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Titre :
Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise
Éditeur :
  • La Pocatière (Québec) :Centre d'agriculture biologique de La Pocatière,[1989]-
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise, 2004, Collections de BAnQ.

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DRUMMOND ÀVEC PLUS de 3700 entreprises, le Centre-du-Québec est une région agricole et agroalimentaire reconnue pour son dynamisme.Soucieux de répondre à une demande qui augmente toujours à chaque année, certains de ses agriculteurs n'ont pas hésité à évoluer vers un mode de production biologique et à répondre aux critères exigés par l'un ou l'autre des organismes de certification.Rappelons que depuis février 2000, l'appellation biologique est réservée et donc encadrée et soumise à une loi provinciale.Près de 17% des entreprises certifiées biologiques de la province sont présentes sur le territoire centriquois.Que ce soit en production laitière, horticole, acéricole, céréalière ou animale, le Centre-du-Québec se distingue par la variété de ses aliments biologiques, lesquels sont produits, transformés et parfois même distribués dans la région.UNE VARIÉTÉ DE FERMES BIO En termes de production biologique, ce sont les entreprises acéricoles, céréalières et laitières qui sont en tête du palmarès.Elles représentent 76% des 106 entreprises certifiées biologiques du Cen-tre-du-Québec.Certes, le secteur laitier conventionnel est celui qui caractérise la région depuis de nombreuses années.Néanmoins, les entreprises laitières biologiques ont elles aussi su se tailler une place de choix, notamment avec la fromagerie L'Ancêtre, située à Saint-Grégoire, qui fait toute la fierté des Centriquois.On y frabrique l'un des meilleurs fromages bio du Québec et, de loin, des plus populaires.Pour ajouter au renom de la place, des causeries et des dégustations de fromages y sont organisées.Avec son mignon restaurant et son alléchant comptoir de vente, la fromagerie L'Ancêtre attire de nombreux visiteurs.La CANNEBERGE : FLEURON DE LA RÉGION Même si elle ne domine pas en nombre de producteurs, la production de canneberges est très importante dans la région.Des 48 producteurs du Québec, 38 se retrouvent au Centre-du-Québec, le long de la rivière Bécancour, à la hauteur de Saint-Louis-de-Blandford, de Notre-Dame-de-Lourdes et de Manseau.Sur l'autoroute 20, on parle ici du coin de terre qui se situe entre les sorties Saint-Cyrille et Val-Alain.Son étendue dans le paysage confère à la région le titre de capitale nationale de la canneberge.Parmi les huit « cannebergières » certifiées biologiques, sept sont situées dans notre région.L'entreprise Fruit d'or inc., présentée dans le cadre de ce dossier, est d'ailleurs le chef de file dans ce domaine.Atoca Notre-Dame inc., la ferme qui approvisionne en grande partie cette entreprise, détient le titre de plus gros producteur de canneberges biologiques au monde.Fruit d'or se spécialise dans la transformation de fruits à l'état déshydraté, qu'elle commercialise jusqu'aux États-Unis.Se sucrer le bec.avec du sirop bio La production de sirop d'érable biologique est elle aussi non négligeable.Trente-quatre producteurs proviennent majoritairement du nord-est de la région.Leurs produits de transformation valent leur sucre d'or.Les épiceries de la région regorgent de ces produits pendant la saison des sucres.UN MARCHÉ BIO: DES PROVISIONS POUR TOUTE LANNÉE Depuis maintenant cinq ans, le Centre-du-Québec est l'hôte d'un des plus populaires marchés biologiques au Québec.Intitulé « Automne en chanson et Les Trésors de la terre », cet événement a comme toile de fond le mariage harmonieux entre la chanson classique et les aliments biologiques.Plus de 5000 personnes franchissent chaque année les portes du site pour se laisser envoûter par des musiciens exceptionnels.Ils en profitent pour rencontrer des producteurs biologiques et faire provision de denrées alimentaires bio pour l'année.C'est un rendez-vous en septembre prochain, à Saint-Eugène-de-Grantham.Journée d’information : 1,2,3.^I0 Un autre événement bio fait salle comble chaque année.Organisée par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) et le Centre local de développement (CLD) de la MRC de Bécancour, la journée d'infor- mation 1,2, 3.Bio est mise sur pied expressément pour ceux et celles qui sont intéressés à faire la transition de l'agriculture conventionnelle à l'agriculture biologique.Le thème de l'édition 2004 portera sur l'horticulture biologique.Il s'agit plus spécifiquement d'une journée qui aura lieu la deuxième semaine du mois d'août - la date exacte n'est pas encore déterminée au moment où ces lignes sont écrites-, et qui offrira l'occasion aux participants de découvrir et de visiter deux fermes horticoles certifiées bio.Plus de détails seront donnés dans le Biobulle du mois de juin.Le Club Lait bio c’est.\ - le premier club d'encadrement ) technique dans le lait bio .25 membres .19 fermes certifiées .6 fermes en transition .des services-conseils orientés vers : j • la santé animale • la prévention î • l'alimentation • la régie • l'élevage • la qualité du lait Le Club Lait bio.r .offre le service de contrôle laitier avec le PATLQ; ! organise chaque année un symposium laitier biologique et des séances de formation.Plusieurs entreprises bio d'ici se distinguent par leurs produits, leur philosophie de production et leur souci particulier pour l'environnement et la santé.Le Moulin Lapierre, où l'on conditionne le grain biologique en farine, les oies biologiques de Baie-du-Febvre et les délicieux plats préparés des Artisans de l'Aube, pour ne nommer que ceux-là, ont pris racine dans le Centre-du-Québec et font de cette région le cœur de l'agroalimentaire biologique québécois.Au plaisir de vous y retrouver.?bîo-buiie 46 cahier régional centre-du-québec 3 Photo : Ferme Odelil CENTRE-DU-QUÉBEC incursion au pays de la canneberge Les Artisans de l’Aube DES MARAÎCHERS DEVENUS CUISINIERS En production bio depuis 26 ans, la ferme Les Artisans de l'Aube s'est orientée progressivement vers la préparation de mets cuisinés.Aux 12 acres de terre en culture maraîchère s'ajoutent 9000 pieds carrés de serre et une cuisine de transformation dotée d'un permis de préparation générale d aliments.« On n'a fait que répondre et s'ajuster à la demande », soulignent les propriétaires.PAR ISABELLE ÉTHIER, AGR.Stéphane Charron, Louise Coulombe et Jacques Charron, les artisans de la réussite.Des convictions mises à l’épreuve Jacques Charron et Louise couiombe font partie de ceux et celles qui ont tracé les premiers sillons de l'agriculture biologique québécoise.« Il fallait y croire, souligne Jacques, puisque nous ramions à contre-courant de l'idéologie dominante.» D'abord établi à Saint-Charles-sur-le-Riche- J lieu sur une ferme laitière, le couple expérimente le | bio en se réorientant vers la culture en serre de ~ tomates, de concombres et de plants pour les s potagers.La production de 24 000 pi2 en serre n'était pas facile à rentabiliser sur une seule saison de production par année, poursuivent les agriculteurs.C'est, entre autres, ce qui nous a amenés à vendre la terre et à déménager vers Portneuf-Station, sur une ancienne ferme ovine.Comme cette terre n'avait pas eu d'herbicide depuis plus de trois ans, nous pouvions nous faire certifier bio l'année même de notre établissement, ce qui était très avantageux pour nous.» Nous sommes en 1988.Louise et Jacques ont quatre jeunes adultes âgés de 16 à 21 ans et sont fiers de leur décision même si un sérieux travail de défrichage les attend.« Du chiendent mur à mur avait eu le temps de bien s'enraciner, se rappelle Jacques ».Qu'importe, leurs convictions l'emportent sur tout le reste.Un an plus tard toutefois, ils apprennent à leur grand mécontentement qu'un projet d'aluminerie, situé à quelques kilomètres de leur ferme, verra le jour en 1990.Coup de théâtre! Pendant trois ans, ces agriculteurs ont dû se battre pour essayer de se faire dédommager puisqu'ils allaient perdre leur droit de pratiquer l'agriculture biologique.«On nous disait qu'il n'y avait aucun danger ni aucune retombée.imaginés» L'expropriation d'une partie de leur terre leur a permis de se relocaliser à Saint-Eugène-de-Grantham, là où ils sont actuellement.« Nous recherchions une terre pouvant être certifiée tout de suite, explique Jacques.Nous n'avions pas les moyens financiers d'attendre trois années avant d'être reconnus bio.Il faut bien comprendre que tant et aussi longtemps que nous ne sommes pas approuvés par un organisme de certification, nos produits sont vendus sur les marchés conventionnels.Sans compter que l'on ne peut pas développer nos propres marchés bio pendant cette période.» En 1991, la ferme Les Artisans de l'Aube sera certifiée par l'organisme OCIA.(Organic Crop Improvement Association ou Association pour l'amélioration des cultures biologiques).Actuellement, l'entreprise est certifiée Québec Vrai.À l’aube d’une NOUVELLE AVENTURE Encore une fois, ces artisans doivent recommencer à défricher une terre aussi riche en chiendent que celle qu'ils viennent de quitter.Au total, la ferme dispose de 57 acres, dont 27 sont cultivables.Trois serres ont été construites, offrant une superficie totale de 9000 pi2.« En plus de la production de tomates, nous avons progressivement développé le marché des plants avec la collaboration du Regroupement pour le jardinage écologique, RJÉ, explique Louise.C'est ainsi que nous sommes devenus producteurs de plants pour différents groupes, tels les jardins communautaires, les producteurs et les jardiniers amateurs.La production de tomates de serre a d'ailleurs été remplacée par celle de plants, qui occupe actuellement toute la superficie de serre disponible.Des concombres, tomates, oignons, carottes, patates, betteraves, etc.sont cultivés pour être vendus à l'état frais dans différents magasins d'aliments naturels de même qu'à Distribue-Vie, un grossiste en fruits et légumes de Montréal.Nous sommes en 1995 lorsque Louise se fait dire par l'acheteur de ce grossiste qu'il n'a finalement pas besoin de ses concombres.« Ça faisait quelques jours qu'ils étaient cueillis, se rappelle l'agricultrice.J'étais déçue, car je savais qu'il était trop tard pour chercher un autre acheteur.Je lui ai À L'ÉPEAUTRE SANS BLÉ D É L I C K S L K S PLATS Cuisinés POUR EMPORTER PÂTISSERIE NATURELLE, SANS SUCRES RAFFINÉS 1327 A MONT-ROYAL EST, MONTRÉAL, QC (514) 528-8843 LES ENGRAIS NATURELS McINNES depuis 1989 Stanstead (Québec) 819-876-7555 fax 819-876-1166 www.biobiz.ca • engrais@biobiz.i Bio-gazon (8-3-3) Bio-jardin (4-3-6) Bio-roche (amendement, basalte) Os fossile (phosphate de roche, 0-13-0) Mica Gluten de maïs (10-0-0) Sans fumier • Sans boue d’égout • Sans remplissage 4 bio-bulle -4-3 cahier régional bas-saint-laurent CENTRE-DU-QUÉBEC incursion au pays de la canneberge A É 1 i Automne en ckanson et -G— te A Les trésers de la Terre Présenter la vocation bio de la région du Centre-du-Québec ne va pas sans parler d'un événement qui depuis 5 ans fait partie des manifestations annuelles importantes attirant au-delà de 5000 personnes.L'évènement Automne en chanson et Les Trésors de la Terre a été mis en place par le Comité de développement local de Saint-Eugène-de-Grantham, aidé entre autres par les propriétaires de la ferme Les Artisans de l'Aube.Cette municipalité d'un peu plus de 1000 habitants compte déjà trois productions maraîchères bio, une boulangerie bio et une cuisine de transformation bio.« Nous voulions offrir l'occasion aux agriculteurs bio de se faire connaître et aux consommateurs de venir discuter avec des producteurs, signale Louise, tout en se renseignant sur l'agriculture biologique québécoise.Je peux vous dire que les agriculteurs ressortent de cet événement revivifiés, valorisés et très heureux.Tout se passe sur le site de notre église paroissiale, où 2 chapiteaux pour le marché bio et un chapiteau sur l'environnement sont à la disposition d'une soixantaine d'exposants.Un spectacle de musique classique anime notre église le samedi soir.Le dimanche, une messe est célébrée, suivie d'un brunch tout bio.Des mini-conférences sur des sujets toujours très liées à l'environnement, à la santé ou à l'alimentation sont présentées pendant toute la fin de semaine.Les visiteurs ont aussi l'occasion d'améliorer leurs connaissances grâce à des inscriptions du style Saviez-vous que., qui sont installées un peu partout sous les chapiteaux.» Cette année, l'événement aura lieu les 18 et 19 septembre.« Notre région est riche et très diversifiée dans le domaine de la production biologique.Pour bonifier la gamme des produits présentés, des agriculteurs des régions voisines sont invités à y participer.» dit en boutade que je n'avais pas d'autre choix que de faire de la relish.À ma grande surprise, il m'a dit qu'il était intéressé et m'a tout de suite demandé 25caisses de cette marinade, soit 300 pots.» Un nouveau bâtiment s’ajoute À LA FERME : UNE CUISINE Pendant deux ans, on expérimente la fabrication et la vente de plusieurs types de marinades bio pour s'apercevoir qu'un marché important était en train de se développer.« La demande était là, précise Jacques.Notre préférence était de cultiver pour le marché de produits frais, mais nous étions prêts à développer la transformation de nos produits à la ferme.Il faut dire également que l'arrivée à temps plein de notre fils Stéphane sur l'entreprise a influencé notre décision.» Diplômé du Cégep de Victoriaville en production maraîchère biologique, Stéphane souhaite suivre les traces de ses parents et prendra en charge la production de légumes.De 1995 à 1998, sa femme Rachel, également diplômée du Cégep de Victoria-ville, et lui seront intégrés au réseau de l'Agriculture soutenue par la communauté (ASC), leur permettant de vendre la récolte non transformée.En 1996, des démarches seront entreprises pour obtenir une subvention du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) dans le but de construire un atelier de préparation générale d'aliments permettant la fabrication artisanale de marinades dans un environnement conforme aux normes sanitaires exigées par les gouvernements fédéral et provincial.Globalement, on parle ici d'un investissement d'environ 100000$.«Nous avons été chanceux de pouvoir trouver de l'équipement usagé, précise Jacques Charron.Les coûts auraient été beaucoup plus élevés autrement.Nous sommes entrés dans notre nouvelle cuisine à l'été 1997.» Pendant trois saisons consécutives, les Artisans de l'Aube produiront jusqu'à 20000 pots de marinades par année.Constat, réflexion ET DIVERSIFICATION Les propriétaires ont vite fait de se rendre compte que les frais d'opération encourus étaient trop élevés pour les quantités de marinades produites.« Comme la cuisine ne fonctionnait pas toute l'année, les frais fixes étaient nécessairement plus élevés.À cette époque-là, si on recule il y a 6 ans, les marchés d'ici ne justifiaient plus d'augmentation de volume de production, expliquent les propriétaires.Il aurait fallu nous positionner sur les marchés d'exportation et par le fait même engager plus de personnel.Cette option ne nous souriait pas du tout.» Encore une fois, c'est en répondant à une commande de fabrication de mets cuisinés que l'on décide d'expérimenter cette nouvelle voie.« Un de nos acheteurs, une coopérative de la région de Brassard, nous demande si nous pouvions lui offrir des « prêts-à-manger», comme on dit dans le jargon commercial.Une autre demande nous est faite au même moment par un agriculteur dans le but de compléter ses paniers ASC durant la période de l'automne.Une fois ces commandes remplies, nous avons décidé d'offrir une gamme de prêts-à-manger à nos clients, et c'est comme ça que le marché s'est développé.» Aujourd'hui, Les Artisans de l'aube produisent un peu plus d'une vingtaine de mets cuisinés différents - soupes, ragoûts de lentilles, pâtés, quiches, pains de légumes, risottos de légumes, muffins, etc.- qui se retrouvent surtout dans des magasins d'aliments naturels de Drum-mondville jusqu'à Hull, en passant par Montréal.Depuis les trois dernières années, la cuisine fonctionne quatre jours par semaine pour les mets cuisinés, et ce, durant toute l'année.Nous utilisons le temps qui reste à faire de la transformation pour d'autres producteurs.Une bonne équipe, de bons produits, du talent, beaucoup d'amour.comment échapper au succès?bio-bulle • cahier régional centre-du-québec Photo : Isabelle Éthier fi'*., CENTRE-DU-QUÉBEC inairsion au pays de la canneberge Outre Louise et Jacques, trois employés sont engagés à temps partiel pour la fabrication des mets cuisinés.« Notre bordereau de commande est envoyé le jeudi matin à tous nos clients, et ils ont jusqu'au soir pour nous répondre.Contre le gaspillage Nous cuisinons les quantités demandées seulement.Cette façon de faire empêche le gaspillage.Si on perd quelques ventes, on ne génère par ailleurs aucune perte de nourriture.Pour nous, c'est important.Nous avons un très grand respect pour la nourriture et nous trouvons dommage tout le gaspillage d'aliments qui se fait chaque jour à cause notamment des pratiques commerciales liées à la consignation.» Sur le chiffre d'affaires total de l'entreprise, les prêts-à-manger représentent actuellement 70%.En ce qui concerne les plants, les légumes frais et les marinades, ils justifient chacun 10% des ventes.Avis aux intéressés : les propriétaires songent à arrêter la production de marinades.Les recettes sont à vendre, et les marchés sont assurés.Bilan de vos 26 années DE PRODUCTION BIOLOGIQUE?Jacques Charron, Louise Coulombe et leur fils Stéphane s'estiment bien chanceux de pouvoir faire ce qu'ils aiment et de travailler dans un environnement sain et harmonieux.« Si vous vous demandez si notre salaire est élevé, je vous réponds tout de suite que non, lance Jacques en souriant.On ne dit pas cela pour se plaindre, puisque nous sommes profondément convaincus que l'agriculture biologique est la voie à suivre pour les générations futures.Vous savez, lorsque les agriculteurs parlent haut et fort de leurs nouvelles technologies plus douces et plus respectueuses de l'environnement, ce sont des techniques issues d'un mode de production biologique, tout simplement.» De toute évidence, ces artisans sont en harmonie avec la vie de manière générale.Un de leurs souhaits s'adresse explicitement à l'État, et ils insistent: «Il est totalement illogique que les frais de certification soient entièrement assumés par les agriculteurs bio.Nous ne polluons pas l'environnement et nous avons l'obligation légale de le prouver aux consommateurs que nous sommes bio et que la nourriture que nous leur offrons n'est pas polluée d'une quelconque façon.Nous ne sommes pas contre la certification, au contraire.Nous sommes contre le fait d'être obligés de payer pour prouver que nous ne polluons pas.Ces frais devrait être assumés par l'État et non par les agriculteurs.» ?Coup d’œil sur la production En ce qui concerne la production agricole proprement dite, précisons qu'il se cultive environ 25 légumes différents et une dizaine de variétés de fines herbes.La totalité des herbes sont cultivées pour être intégrées aux mets cuisinés.Outre les plants, une production de céleri est faite sur environ 1200 pi2 de serre et s'amorce à partir du mois de juin jusqu'au début du mois de septembre.Le compost appliqué aux champs provient du fumier composté de fermes avoisinantes, complété de résidus de cultures.Des engrais verts sont également réintégrés au sol pour régénérer la matière organique.Les terres en culture s'étendent sur une superficie totale de 27 acres, dont une douzaine pour la production.Les engrais verts et la rotation des cultures justifient l'« acrage » qui reste.es produits céréaliers biologiques près de chez vous.0 Homestead Orwta Moulées pour les animaux de ferme : / Volailles, chèvres, porcs et vaches / Moulées complètes avec minéraux / Recettes maison ou sur mesure; en poche ou en vrac / Grains, suppléments et produits de santé animale / Engrais biologiques et minéraux pour le jardin et la ferme J\fos détaillants au Québec : > Le Magasin du cultivateur, Saint-André-Avelin, 819.983.2331 > Les Moulins BGL, Saint-André Est & Saint-Marc-sur-Richelieu, 450.537.3774 > La Ferme des Prés, Sainte-Marie-Salomé, 450.754.3307 > Windmill Point Farm, Île-Perrot 514.453.9757 > Distribution Amibouff, Rouyn-Noranda, 819.763.8056, La Sarre, 819.333.8790 > Meunerie Deux-Montagnes, Saint-Eustache, 450.473.4637 > Les animaux domestiques Quinn, Magog, 819.843.9601 > CAR Parisville, Parisville, 819.292.2322 > Centre agricole Sainte-Justine, Sainte-Justine de Newton, 450.764.3403 Berwick, Ontario KOC 1GO (2 heures de Montréal) Sans frais : 1.877.984.0480 www.homesteadorganics.ca jVous achetons les récoltes céréalières : / Entreposage, séchage, criblage, mise en marché / Soja, maïs, blé, orge, avoine, seigle, sarrazin 6 bio-bulle -46 • cahier régional centre-du-québec Photo : Ferme Atocas Notre-Dame inc CENTRE-DU - QU É BEC incursion au pays de la canneberge ' ¦ -A.; Fruit d’or D’AUTOMNE Bien vertueuse, cette petite baie rouge.Depuis les dix dernières années, on ne cesse de vanter les qualités alimentaires et thérapeutiques de ce fruit jadis associé presque exclusivement à la dinde de l'Action de Grâces et à celle du Jour de l'an.Riche en nutriments de toutes sortes, la canneberge est devenue l'aliment vedette de toute bonne diète et de tout menu santé.Imaginez lorsqu'elle est bio! ! ! Canneberge, atoca ou pomme-des-prés, le même fruit qui ravit.à toutes les sauces.wzm Grâce au travail acharné des propriétaires de la ferme Atocas Notre-Dame inc., Martin Le Moine et Marcel Pilote, il est maintenant possible de se procurer de la canneberge certifiée biologique.Comme l'ont vécu plusieurs agriculteurs certifiés, leur passage au bio s'est fait à coups d'essais et d'erreurs, de pertes de rendements, mais aussi de réussites.Il fallait être audacieux, car à l'époque où Martin et Marcel tentent d'expérimenter le bio, rien ne prédisposait la production de canneberges à bien répondre à l'élimination d'herbicides et d'insecticides, et à l'ajout de compost.«Nous avons eu de l'aide, reconnaît Martin.En même temps, les difficultés rencontrées ont fait qu'à différentes reprises, nous avons failli tout abandonner.Heureusement que nous étions plusieurs à y croire.» L'effort a tout de même porté fruit puisque aujourd'hui, sept cannebergières de la région du Centre-du-Québec sont certifiées biologiques.L’écologie d’une cannebergière Le milieu naturel de la canneberge est la tourbière.Jusqu'aux années 1980, la culture de la canneberge se faisait en milieu humide et en terres noires.Depuis, elle se développe plutôt en milieu sableux.Pour la cultiver, il faut donc réaménager le paysage, aplanir les champs, aménager des fossés et des lacs pour l'irrigation.« La région du Centre-du-Québec, là où est concentrée la production de canneberges, possède des terres très sablonneuses et acides, explique Martin Lemoine.Plusieurs producteurs laitiers ont d'ailleurs quitté ces terres, car elles n'étaient pas propices aux plantes fourragères, ni aux céréales.Je vous dirais que 85% des acrages des cannebergières québécoises sont en sols sableux et très acides.Le reste de la production est concentré en sol organique.» On ne peut le nier, l'implantation d'une production d'atocas transforme l'environnement.«Oui, au même titre que l'on a déboisé pour la culture de fraises ou de bleuets, nuance Martin.Il faut comprendre que l'écologie d'une cannebergière est tout de même riche dans sa flore et dans sa faune puisque l'espace doit être prévu pour englober un plan d'eau, des digues entourant les lits de culture, en plus des allées de passage et des arbres qui très souvent entourent l'emplacement.» L'exemple de la ferme Atoca Notre-Dame en fait foi.La terre s'étend sur 700 acres, la cannebergière sur 100 acres, et le lac naturel sur 40 acres.Un boisé et des espaces naturels occupent quant à eux le reste.« Nous n'avons pas l'intention d'étendre davantage la production.Nous visons plutôt à améliorer nos rendements.» L'aménagement d'une plantation de canneberges implique ce qu'on appelle des lits ou bassins de canneberges.Ceux-ci doivent être creusés, mis au niveau, bien drainés et dotés d'un système d'irrigation de manière à pouvoir être inondés à des temps précis de la production.Ces bassins de culture mesurent 150 pieds en largeur et entre 1000 et 1500 pieds en longueur.«Comme il s'agit d'une culture exigeante en eau, explique Martin, nous devons nous assurer d'en avoir une réserve suffisante.Ici, à la ferme, notre site est doté d'un lac artificiel suffisamment grand.Le système de pompage vers les bassins de culture est fermé.Cela signifie que l'eau utilisée est constamment récupérée et repompée.» Selon cet agriculteur, la faune qui s'y retrouve est très variée.« Le lac est rempli de poissons, et plusieurs espèces d'oiseaux viennent nicher sur ses abords, souligne-t-il.L'été dernier, j'ai vu des grues du Canada s'installer pendant plusieurs semaines.Je suis toujours impressionné par la variété d'oiseaux qui vivent sur notre site.Certes, le fait que la production soit bio aide à établir et à maintenir la flore et la faune du milieu », conçoit Martin.PAR ISABELLE ÉTHIER, AGR.Une fois bien établie, une cannebergière peut produire pendant plus d'une centaine d'années.Les exigences culturales DE LA CANNEBERGE BIO L'établissement et l'aménagement d'une cannebergière ne diffèrent pas selon qu'elle soit bio ou non.Les critères à suivre sont les mêmes.Chaque bassin de culture doit être défriché et décapé en surface.Les débris de végétation sont installés tout autour pour former une digue qui favorisera entre autres la circulation de la machinerie.Le site d'Ato-cas Notre-Dame possède 24 bassins de culture.C'est en 1995, soit deux ans après l'achat de la terre et le début des opérations d'aménagement que les propriétaires décident d'expérimenter la faisabilité de produire de la canneberge bio.Tout un défi, dans la mesure où la première récolte de fruits arrive 3 ans après la construction du bassin.« Nous avons com- mencé nos expérimentations avec le Centre d'agrobiologie du Québec, raconte Martin.Puis se sont ajoutés d'autres partenaires de recherche comme l'Université Laval, le Cégep de Victoriaville et la compagnie Bio-contrôle.Nous avons mené jusqu'à cinq projets de recherche en même temps.Nos champs sont entièrement cultivés bio depuis 2001, soit T-if f i- - Les immenses bassins nécessaires pour combler les besoins en eau des plants de canneberge sont l'icône (de plus en plus familière) de ce type de culture.l3ÎO“fc>i_il le 46 cahier régional centre-du-québec 7 CENTRE-DU-QUÉBEC incursion au pays de la canneberge six ans après le début de la transition.Les premiers essais ont été faits sur quatre champs pour ensuite se poursuivre sur les autres de manière à ce que chaque année, s'amorce une transition de quatre bassins à la fois.» Parmi les différences d'opération culturale, les engrais chimiques doivent être remplacés par du compost.« Plusieurs types de compost ont été essayés, reconnaît Martin.Cette partie n'a pas été facile puisqu'il faut bien comprendre qu'un champ de canneberges ne tolère pas de passage direct de la machinerie, à l'exception de la récolte.Il faut donc épandre le compost sur les côtés.Une année, poursuit l'agriculteur, nous avions fabriqué une machine spécifiquement pour l'épandage du fumier.Non seulement elle a brisé nos champs, mais le compost mis a été libéré trop tôt, favorisant la végétation plutôt que la fructification.» Quel type de fumier utilisez-vous actuellement?«Nous sommes arrivés à un compromis, concède-t-il.Actuellement, comme ce n'est pas possible d'utiliser du fumier certifié bio, nous travaillons avec un compost de fumier de volaille vendu à l'état de granules.Il s'étend plus facilement de cette façon ».D'autre part, aucun herbicide ni insecticide de synthèse n'est ajouté à la production.Le désherbage se fait manuellement, à l'aide du vinaigre que l'on injecte à la base des herbes indésirables.« Comme les lits de production sont sablés à chaque année durant l'implantation et tous les deux ou trois ans par la suite, explique Martin, il faut évidemment s'assurer que le sable ajouté soit exempt d'herbes adventices.Cette pratique culturale a le même effet que le brûlage des bleuetières, poursuit l'agriculteur.Cela favorise la pousse de nouvelles racines et de nouvelles tiges.» Ce sont les insectes qui actuellement causent le plus de difficulté puisque les ennemis des cultures sont assez nombreux.« Nous arrivons à contrôler les populations des chenilles en inondant les champs au printemps et à l'automne, renseigne Martin.D'autres produits sont à l'essai, sans nécessairement être concluants.Des trichogrammes, pièges à pyrale installés au champ, reconnus comme étant très efficaces pour le contrôle de la pyrale du maïs, n'ont pas donné de bons résultats pour la pyrale de la canneberge.Le B.T.et les savons insecticides sont aussi utilisés.Nous faisons également l'essai de la confusion sexuelle avec des cartes de phéromones en pourtour des champs.» En ce qui concerne les rendements obtenus, chaque plant produit de 3 à 4 fruits.« En production biologique, nous réussissons à sauver un seul fruit ou 2.Le rendement moyen des cannebergières bio se situe autour de 11 000 livres à l'acre, comparativement aux 23 000 livres obtenues en production conventionnelle en 2003.» Le point SUR LES BESOINS EN EAU Comparativement à la production de fruits ou de petits fruits cultivés au Québec, celle de la canneberge est plus exigeante en eau.Chacun des bassins doit être inondé à plusieurs reprises: pour le contrôle des populations d'insectes, lors de la récolte et de la glaciation d'hiver pour prévenir le gel des plants.« Cette eau provient de notre lac pour ensuite y retourner et être régénérée par un système de pompage et de drainage.L'eau n'est jamais gaspillée et le moins possible polluée, avertit Martin Lemoine.Le fait de capter les eaux en surface ne crée aucune pression sur les nappes phréatiques environnantes.» La fonte des neiges au printemps est la principale source d'eau.Martin Le Moine, copropriétaire de la ferme Atocas Notre-Dame inc.avec Marcel Pilote.(Producteurs de légumes mriés (’Transformateurs (marinades, sauces, prêt-à-manger) (Plants de légumes et fines herbes en caissettes épuise,Jacques,
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