Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise, 1 janvier 2005, Supplément 1
WÊÊEÊk y§ §ggg| Sigigë?, - ' i>.-> ^ ; LE B I C3 EN RÉGION w.ME i ^pïi; .*23?¦ ^ s , -i V>TTr ';.H i^P GARANTIE ^Unllnli I lev.àBloi $L©M>E$10L0ÇIQÜ& r™»P?i Parlez-en MALT, parlez-en BIÈRE, mais PARLEZ-EN! 500 ml, BIÈRE BLONDE su 1 4.5 % aie./ vol.BLOND BEER on Ices Bière blonde avec un arôme de grains frais.Les saveurs du malt se distinguent par leur goût onctueux.Les houblons sont subtils et laissent une finale légèrement piquante qui lui donne un étalement herbacé persistant.LA MkBERIE MICROBRASSERIE coopérative de travail Salon de dégustation non-fumeur ouvert tous les jours de midi à lhOO am.310, rue St-Roch, Québec.10 assion Paniers de légumes sans pesticides 514-606-0482 514-724-6277 1282, St-Régis sud Saint-Isidore (route 207) Danielle et Marc-André Voile de protection contre les insectes , Vers une agriculture plus respectueuse de l’environnement.____.478 Notre Dame, St-Rémi, Québec, J0L 2L0 Faillis de plastique biodégradable.Sans Frais: 1-800-667-6279 Nous avons également : Machineries (location et vente), Pièces et Systèmes d’irrigation, Tapis capillaires, Cabarets, Cuves, Paniers, Pots,etc.www.labarberie.com MONTÉRÉGIE OUEST où souffle le vent bio Le biologique en Montérégie Ouest Une constante augmentation La Montérégie Ouest ne fait pas exception aux autres régions de la province ou du monde entier pour la progression de l'agriculture biologique.Depuis janvier 2005 les demandes d'agriculteurs pour cheminer vers le mode de production biologique affluent à plus d'une par semaine.Certains désirent se renseigner sur une production spécifique comme le bieuet ou les fraises tandis que d'autres souhaitent entreprendre un virage à 100% vers le bio.Évidemment, nous savons que toutes les demandes ne se concrétiseront pas en une nouvelle entreprise biologique sur notre territoire.Qu'importe, ce secteur bouge beaucoup et de plus en plus.Terres de légumes et de céréales En 2002, nous avions sur notre territoire 21 entreprises enregistrées au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ), alors qu'en 2003, il y en avait 30, en plus de sept autres qui étaient en pré-certification.La dernière mise à jour pour la Montérégie Ouest a été refaite spécifiquement pour ce Bio-bulle.Nous avons maintenant 46 entreprises en incluant les pré-certi-fiées du printemps 2003.Le tableau ci-contre indique les différentes productions qui sont biologiques sur notre territoire en comparaison avec les données provinciales pour 2002 et 2003.Les productions maraîchères ont augmenté de 8 à 14 entreprises en 2004; ce nombre inclut les entreprises en pré-certification à l'été 2004 (elles devraient être certifiées à l'été 2005).Les grandes cultures comme le soya ont connu une hausse de 10 à 22 entreprises qui sont devenues biologiques ou qui ont produit des récoltes biologiques sans pour autant être entièrement biologiques.Quelques-unes de ces entreprises nous avaient consultés à leur tout début.La question DE LA TRANSITION Un producteur qui veut débuter en production biologique doit connaître les exigences de cette production.Il est surprenant de constater que cette connaissance est très variée.La dernière semaine de février, un client me mentionnait que pour faire la transition vers le biologique, il devrait attendre 7 ans.Cette perception freine beaucoup de clients potentiels.Il faut donc expliquer les préalables pour les productions animales et végétales tout en spécifiant qu'avant d'élever des animaux selon une régie biologique, il doit s'assurer une alimentation biologique correspondant aux proportions prescrites dans le cahier des charges de son organisme de certification.De plus, les animaux doivent avoir l'espace requis pour assurer leur bien-être, puis avoir accès à l'extérieur, etc.Toutes ces spécifications se retrouvent dans le cahier des charges ou sur le site du Conseil des appellations agricoles du Québec (CAAQ).Donc, concernant le commentaire du client sur les sept années de transition, il se peut que cette transition dure 7 ans, car il y a plusieurs éléments qui influencent le temps nécessaire à une certification complète.Un cas intéressant : un producteur dit ne pratiquement rien mettre sur ses prairies, sauf du fumier et de la chaux depuis plusieurs années.De plus, il vend ses fourrages en spécifiant bien ses pratiques culturales sans pour autant être certifié.Or, selon les superficies exploitées, il est possible que ce producteur n'obtienne pas la juste valeur pécuniaire pour son produit, même s'il semble satisfaire aux critères de certification; il ne peut vendre son produit comme étant certifié biologique.ANDREW FRÈVE, M.SC., AGR.La production maraîchère EN DEMANDE Les gens veulent faire de la production agricole sur de petites superficies, moins de 5 hectares, et ils ont déjà de petits lopins de terre qui permettent cette vocation tardive.Évidemment, la proximité des grands marchés comme Montréal et toutes les villes au sud de l'île constituent une bonne source de clients potentiels que les nouveaux producteurs recherchent.Cas typiques de la région Un cas bien typique de cette volonté de produire des aliments qui ne font pas intervenir des produits de synthèse ou des plantes modifiées génétiquement est celui de ce producteur et de son fils ayant chacun leur entreprise agricole et qui pratiquent la culture sur billon depuis de nombreuses années.Ils décident donc de produire avec la méthode biologique.Ils ont débuté en cultivant, avec l'association Cultures sans herbicide, des récoltes certifiées Un Grain de santé afin de récupérer les pertes que la transition peut engendrer: baisse de rendement (gestion des mauvaises herbes), sols non parfaitement préparés, etc.En 2005, à sa troisième année, le fils aura toutes ses cultures et ses terres certifiées à 100%, alors que le père atteindra les 60% cette année et les 100% en 2006.Un autre cas: le producteur qui cultive près de 1000 hectares et qui décide de faire ce virage; il envisage donc un créneau qui pourra lui permettre des revenus très intéressants.Finalement, un cas plus rare, le producteur en production maraîchère conventionnelle depuis plusieurs années qui décide de faire la transition vers la production biologique; il était pré-certifié en 2004.On ressent donc cette volonté de faire plus ou autant avec moins d'intrants.Évolution du nombre de fermes biologiques en Montérégie Ouest et au Québec, de 2002 à 2004 II faut noter que plusieurs produits sont faits sur une même entreprise.Nous avons considéré une seule production, soit la production principale, afin que l'entreprise n'apparaisse qu'une seule fois dans le tableau.À ces données, il manque: porc, poulet, autres élevages, œufs, plantes médicinales, miel et champignons.fc>io-fc>ulle 58 cahier régional montérégie ouest; 3 Photo : Anne Whiteside «fi— MONTÉRÉGIE OUEST où souffle le vent bio Une municipalité voudrait se faire reconnaître biologique Sur notre territoire, nous avons même une municipalité qui, via un CLD, nous a contactés afin de savoir s'il était possible de faire de l'agriculture biologique sur tout son territoire.Évidemment, la marche est haute, mais la proximité avec Montréal est un atout formidable.Comme nous savons que l'agriculture biologique est respectueuse de l'environnement, qu'elle n'utilise pas de produits de synthèse comme des fertilisants chimiques, et qu'elle ne tolère pas les OGM, ces contraintes à la production, sous nos conditions d'industrialisation, attireraient énormément de visiteurs et faciliteraient la vente des produits bio.Cette tendance vers une agriculture plus douce est une réalité, et nous constatons que le plateau de saturation des clients est encore loin d'être atteint; il y a de la place, et c'est une façon de diversifier ses produits tout en continuant la culture de ses terres.Nous sommes bien loin des 6,2 millions d'hectares certifiés biologiques en Amérique latine, où l'Argentine et le Brésil cultivent respectivement 2,8 et 0,8 millions d'hectares dans 1781 et 14003 fermes (source: IFOAM, février 2005).Cette situation mondiale devrait nous faire réfléchir sur l'avenir et le potentiel de l'agriculture biologique.Ici, il existe un tremplin pour faire avancer les choses : il s'agit de l'association Cultures sans herbicide et de sa certification Un Grain de santé, qui permet une transition plus douce.On aurait tendance à se questionner sur ce revirement rapide d'une entreprise quand on sait qu'il n'est pas nécessaire que la ferme soit entièrement certifiée biologique, c'est-à-dire que la certification permet de progresser à un rythme plus lent afin de respecter les sols.Or, le choix de faire un virage rapide se fait en considérant tous les autres volets de cette pratique: l'environnement, l'analyse de sa situation financière actuelle, le parc de machinerie, les conditions des terres, des sols, les mauvaises herbes, la planification à court et moyen termes, et finalement, la qualité et la quantité des travaux.Un sol en bonne condition permettra au producteur de mettre à profit le potentiel de ses terres par des rotations et des apports d'engrais de ferme qui favoriseront une croissance optimale des plantes.Aides et services GOUVERNEMENTAUX Depuis trois ans, le MAPAQ a mis en place le Programme de soutien au développement de l'agriculture biologique (PSDAB), qui a trois volets et qui permet à certains producteurs ou regroupements de mettre au point des techniques de production ou de contrôle de problèmes spécifiques.Il y a eu beaucoup de projets qui ont été réalisés, et la liste en est disponible sur le site d'Agri-Réseau (www.agrire-seau.qc.ca) en cliquant sur l'onglet Agriculture biologique.Ce site contient 22 onglets en plus de l'agriculture biologique.Évidemment, la section Agriculture biologique inclut les productions animales et végétales et elle est consultée par de nombreux clients agricoles, scientifiques et autres.C'est le site de référence pour ceux qui veulent faire une transition ou qui veulent démarrer en production biologique.Prenons un autre exemple: un client veut connaître les organismes de certification qui peuvent certifier ses produits.En cliquant sur l'onglet Lois, certifications, normes, politiques, une série de textes sur le sujet défilera et répondra rapidement à ses questions.La section du site sur l'agriculture biologique est celle qui enregistre actuellement le plus grand nombre d'inscriptions.Ce sont d'ailleurs des employés du ministère, entre autres, qui participent à y intégrer les informations pertinentes pour les clients.Parmi les aides et services gouvernementaux disponibles, mentionnons le Réseau d'avertissements phytosanitaires (RAP), toujours sur le site d'Agri-Réseau, qui rend disponible les informations de dernière minute sur les ennemis des cultures.Prenons l'exemple d'un biofongicide accepté pour la production en serre : RootShield.C'est un champignon (Trichoderma harzianum Rifai, souche KRL-A62) qui pousse déjà à l'état naturel au Québec, dans nos sols, sur le bois mort.Il est présent sous forme de spores et disponible en deux formulations.Ce champignon, en se développant sur les racines avant l'apparition de la maladie, protégera ces dernières contre les maladies racinaires comme Pythium, Rhizoctonia, Fusarium.Ce réseau donne donc plusieurs moyens de remédier à des problèmes de ravageurs en production biologique; il suffit de s'inscrire pour les cultures qui nous intéressent.Il y a également les répondantes et répondants en agriculture biologique qui peuvent répondre à vos questions, faire le diagnostic des besoins, apporter ou orienter vers des services internes et externes s'ils sont disponibles, et participer à des projets spécifiques.Regroupements de mise en marché Les producteurs qui font partie du réseau québécois d'Agriculture soutenue par la communauté (ASC) sont assez nombreux depuis sa mise sur pied en 1996 par le groupe Équiterre.Depuis, à ce modèle, s'est ajoutée une autre manière de s'assurer de la distribution de ses produits.C'est un projet-pilote, Garderie bio, qui vise à approvisionner des centres de la petite enfance (CPE) de la région de Montréal.Ce projet a mis à contribution une de nos fermes bien connues, la ferme Cadet-Roussel, située à Mont-Saint-Grégoire.Un autre regroupement, Val-grain inc., dont quatre producteurs biologiques transforment les grains en moulées pour porc et volaille biologiques, est présentement à la recherche de clients pour ses produits.Agriculteurs bio exposants.Une quinzaine de producteurs biologiques étaient exposants pendant une journée, le 12 juin, lors de l'exposition annuelle de la municipalité de Ormstown en 2004.C'est le CLD Haut-Saint-Laurent qui a participé activement à l'organisation de l'exposition, laquelle fut un succès avec plus de 11 000 participantes et participants.Un autre CLD, celui des Jardins-de-Napierville, organisera une autre journée en agriculture biologique dans le cadre des Journées horticoles régionales, à Saint-Rémi, au début décembre 2005.L'agriculture biologique connaît présentement une croissance soutenue dans la région et concerne autant les petites que les grandes entreprises.Les défis sont nombreux pour ces entrepreneurs, et il est certain que l'agriculture biologique n'est pas à la portée de tous.Plusieurs la choisissent par conviction, mais rien ne pourra remplacer une bonne période de réflexion et un accompagnement professionnel vu l'importance du virage encouru.Il faut garder à l'esprit que ce sont de nombreux volets de la production qui seront chambardés.Tout est possible, il faut commencer et progresser étape par étape.Bonne saison 2005! ?4 bio-bulle 58 cahier régional montérégie ouest: M0NTÉRÉG1E OUEST où souffle le vent bio Mario Fradette Situé à quelques kilomètres du poste frontalier de Saint-Bernard-de-Lacolle, ce lieu permet l'envol de près de 400 papillons en liberté.Au total, l'endroit permet d'observer 35 espèces différentes de lépidoptères provenant pour la plupart du Costa Rica et des Philippines.Si le rapport avec l'agriculture biologique peut à prime abord être difficile à établir, il faut savoir que l'existence et la survie de ces centaines de papillons mêlés à quelques colibris interdisent toute forme de pesticides à l'intérieur de cet écosystème recréé.Une lutte biodynamique efficace Les plants de bananiers, d'hibiscus, de fleurs de la passion et de budlejas composent l'environnement végétal de l'Arche et apportent l'essentiel de la nourriture des papillons.La flore qui s'y trouve est traitée selon l'approche biodynamique, qui rejoint le L’arche des papillons Place À UNE AUTRE NATURE Il est des passions que l'on souhaiterait voir plus souvent dans nos environs.Celle de Chantal Daoust et de Mario Fradette nous permet en toute saison de profiter d'une escapade sous les tropiques à peu de frais.Bienvenue à l'Arche des papillons.PAR DAVID LONGUÉPÉE concept du jardinage autofertile.Ainsi, quelques grenouilles ont été introduites pour dévorer les fourmis qui auraient la mauvaise idée de proliférer autour des arbres présents.De plus, ces grenouilles ne peuvent se développer qu'en fonction de la nourriture présente, même si leurs prédateurs naturels, les échassiers par exemple, ne sont pas là pour les chasser à leur tour.Des coccinelles sont également présentes en nombre suffisant pour chasser les pucerons des feuilles nécessaires au développement des chenilles.Les moucherons, quant à eux, n'ont pas le temps de se développer puisqu'ils sont très vite chassés sans pitié par les colibris, qui constituent la deuxième attraction du parc.Des oiseaux-mouches TRÈS COLORÉS Si l'observation des papillons constitue le principal attrait de l'Arche qui porte leur nom, sept colibris offrent aux visiteurs le spectacle de leurs jeux, batailles et autres voltiges aériennes à l'intérieur de la serre.Comme les papillons, les colibris sont nectarivores et pollinisateurs des plantes.Certaines espèces se sont ainsi reproduites par l'action combinée des butinages des lépidoptères et des oiseaux.C'est pour satisfaire la passion de Mario que le couple décide d'introduire quatre colibris du Québec (deux mâles et deux femelles) et trois colibris du Pérou.Très jeune, Mario avait déjà importé des colibris pour en faire l'élevage chez lui.Lorsque leur projet d'Arche va prendre forme, le souvenir de cet élevage lui sera bien utile pour lancer sur une plus grande échelle son nouveau projet.Les colibris font partie de la famille des trochilidés, laquelle est la deuxième famille d'oiseau en importance dans le monde.Il en existe 328 espèces différentes, avec des tailles pouvant varier entre deux pouces pour le plus petit, originaire de l'île de Cuba, et 8 pouces pour le plus grand.« Le colibri est plus connu sous le nom d'oiseau-mouche, indique Mario.Cet oiseau a pour principale caractéristique d'être le seul à pouvoir voler sur place ou reculer en volant.Ses battements d'ailes sont incroyablement rapides, variant entre 70 et 80 bat- Chrysalide ou cocon?« Ce sont principalement les chenilles des papillons de nuit qui fabriquent un cocon qu'elles tissent sur des branches ou entre des feuilles.Le cocon constitue ainsi une enveloppe supplémentaire à la chrysalide.» Avec la belle saison qui arrive à grand pasr nos jardins s'apprêtent doucement à refleurir.Laissez vous charmer par nos merveilleuses tisanes toutes en couleurs et certifiées biologiques.Chaudes ou froides, elles sauront vous réconforter ou vous rafraîchir! cft.simplement pour le plaisir des sens! St-Jacques-lé-inajeur, Qc.418.449.4075 fc> 1 o b till e 58 • cahier régional montérégîe ouest: 5 MONTÉRÉGIE OUEST où souffle le vent bio tements à la seconde.Les colibris ont des performances cardiaques dignes des records Guinness, puisque lorsqu'ils volent, ils peuvent atteindre 1200 pulsations par minute, raconte l'oiseleur.Même lorsqu'il est immobile, ses pulsations sont très importantes, au nombre de 400 par minute.» Seule la nuit permet de ralentir de manière conséquente le rythme de l'animal, à 45 pulsations/minute.Pour simple comparaison, les battements de l'être humain sont de l'ordre de 55 au repos, et jusqu'à 180 à la suite d'un effort important.Ces performances cardiaques pourraient nous faire douter de leur longévité.Or, il semble que les colibris sont des oiseaux qui peuvent vivre assez longtemps.« Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c'est en captivité que le colibri vit le plus longtemps.Il se reproduit assez facilement et peut vivre jusqu'à 12 ans.Dans la nature, sa longévité dépasse rarement les 5 ans, nous explique l'ornithologue.Les prédateurs y sont beaucoup plus nombreux, et la nourriture n'y est pas aussi abondante.» Hormis ces performances physiologiques étonnantes, les colibris sont très intéressants à observer pour les relations qu'ils établissent entre eux.« Ce sont des oiseaux solitaires et batailleurs.Ils ont un instinct territorial très développé, raconte Mario.Ainsi, la femelle élève seule son petit et ne compte absolument pas sur le mâle.» Chaque colibri de la serre possède sa propre bouteille de nectar et va la défendre d'attaques éventuelles.Un jeu de territorialité s'instaure régulièrement pour la conquête par un colibri plus batailleur de la nourriture d'un autre.Mais ce sont des jeux sans grande conséquence puisque lorsqu'un des colibris devient agresseur, il a de fortes chances d'être agressé en retour par un autre oiseau qui aura saisi l'opportunité de sa niche vide.Mais leurs jeux ne les empêchent pas de faire bon ménage avec les autres hôtes de l'Arche, les papillons.Des ailes de toutes LES COULEURS La serre est avant tout organisée pour l'accueil des papillons.Ceux-ci peuvent être observés dans un milieu très proche de leur état naturel, et des visites guidées d'une vingtaine de minutes sont proposées aux visiteurs afin de leur permettre de mieux comprendre ces insectes merveilleux.« Même si le visiteur n'est pas guidé, il y a de nombreux panneaux explicatifs dans la serre lui permettant de suivre le papillon à différentes étapes de sa vie », explique Mario.Ainsi, 400 à 500 lépidoptères vivent en permanence dans la serre, et ce, à différents stades d'évolution.Un papillon a une durée de vie moyenne de trois semaines.Aussi, il est nécessaire pour les propriétaires d'importer régulièrement des chrysalides et des cocons de fermes d'élevage du Costa Rica et des Philippines pour maintenir la population.« Le processus de reproduction des papillons est très complexe.Nous présentons environ 35 espèces de lépidoptères, mais seules six ou sept de ces espèces peuvent se reproduire dans notre serre, car nous possédons leur arbre hôte, raconte l'éleveur.» La notion d'arbre hôte implique que la chenille du papillon va pouvoir installer sa chrysalide dans l'arbre pour assurer son développement.Chaque espèce de papillon est donc tributaire d'une plante hôte, mais peut une fois adulte se nourrir à un arbre commun à plusieurs espèces.Ainsi les fleurs du Buddleja et du Calliandra nourrissent bon nombre de papillons présents dans la serre.Tout autant que leur mode de reproduction complexe, les couleurs chatoyantes des papillons valent à elles seules le détour.« Il faut savoir que les décorations des ailes des papillons prennent toute leur importance à l'état sauvage, explique l'éleveur.Elles leur permettent d'éviter leurs prédateurs, les oiseaux.» Parfois, leurs ailes les camouflent tel le papillon Vitré {Greta Oto), dont les ailes transparentes le font se confondre avec les feuilles.D'autres fois au contraire, elles sont là pour impressionner.Le papillon Hibou {Caligo), par exemple, est semblable à un hibou comme son nom l'indique.Le papillon Cobra est encore plus impressionnant puisque le dessin de ses ailes ressemble à un serpent.Ce papillon atteint la taille respectable de 30 cm.« La cohabitation des papillons et des colibris ne pose aucun problème », souligne Mario.La création d’un écosystème Ce beau spectacle n'est rendu possible que par une organisation sans faille.La serre est continuellement maintenue à 25 °C et à une humidité de 75% pendant la journée, seule possibilité de maintenir en vie ces animaux pour la plupart originaires des Tropiques.Les chrysalides sont installées dès leur arrivée dans des cages d'émergence, sortes de crèches pour papillons.Les éclosions ont souvent lieu en début de journée, et il n'est pas rare pour les visiteurs matinaux de voir émerger un papillon de sa chrysalide.Durant dix mois consécutifs, soit de février à octobre, les hôtes de l'Arche aux papillons offrent aux visiteurs un spectacle remarquable.Au fait, a quoi servent les papillons lorsqu'il sont en pleine nature?« Ils sont à la base de la chaîne alimentaire », explique celui qui depuis l'âge de 5 ans s'intéresse à ces insectes.Saviez-vous d'ailleurs que seulement 2% des œufs de papillons se rendent à pleine maturité, les autres ayant servi de nourriture aux prédateurs?Aux humains que nous sommes, les papillons nous rappellent que la nature est remplie de richesse, de couleurs, de beauté et de diversité.?% ¥ .j* Outre le liquide sucré produit par les fleurs (le nectar), certains papillons se nourrissent de la sève des arbres blessés.D'autres sont attirés par les végétaux et les fruits avariés.JS II existe un trait caractéristique similaire entre les poissons et les papillons.Quel est'il?sdjiieDd sjna~i 6 bio-bulle 58 cahier régional montérégie ouest: MONTÉRÉGIE OUEST où souffle le vent bio La ferme Cadet-Roussel Pionnière ET COMMUNAUTAIRE SUR TOUTE LA LIGNE À l'ombre du mont Saint-Grégoire, l'une des neuf collines montérégiennes, se blottit l'une des fermes les plus souvent citées lorsqu'il est question de l'agriculture biologique et de son lien avec la communauté.Un autre regard sur la terre, l'agriculture et son devenir.Bienvenue à la ferme Cadet Roussel.PAR DAVID LONGUÉPÉE C’est bien avant l’heure que jean Roussel sera conquis par la nécessité de l'agriculture biologique.Né en 1943, dans le nord de la France, il grandit dans une famille de huit enfants qui auront comme point commun de tous reprendre le métier paternel en devenant à leur tour agriculteurs.Le phénomène est suffisamment rare dans la France des trente glorieuses pour être souligné, d'autant que le père cultive une autre particularité, celle de se faire des amis outremer avec lesquels il correspond régulièrement.L'un deux n'est nul autre que le sous-ministre à l'Agriculture du gouvernement Lesage, Ernest Mercier, qui arrivera à persuader l'un dés huit enfants d'émigrer au Québec en lui vantant les grands espaces, le nouveau monde, et une société distincte alors très en mouvement.Le début d'une aventure Jean sera le seul à se laisser tenter par l'aventure et immigrera en 1968 pour se lancer dans la culture des endives, inexistante au Québec à cette époque.Le jeune agriculteur souhaite faire connaître ce légume, et il mise sur son originalité et sur sa facilité de conservation en pays nordique.Jean Roussel s'installera au départ dans la région des terres noires, située entre Sherrington, Napierville et Saint-Michel, une région célèbre et reconnue pour la richesse de ses sols et leur teneur élevée en matière organique.Si ces terres sont propices à la culture de la plupart des légumes, elles sont par ailleurs trop riches pour les endives.Ce constat fait, ce français d'origine déménagera à Saint-Grégoire deux ans plus tard sur des terres prêtées par des amis.C'est donc en 1970 qu'il amorcera la production d'endives, malgré toutes les difficultés liées à cette production.« Les endives ont besoin d'énormément de soins et supportent très mal les pesticides, explique Jean Roussel.Il est donc indispensable de les cultiver en régie biologique.» L'agriculteur achètera très vite 30 hectares de terre et en louera 40 autres dans le but de les acheter un jour.« Au Québec, les baux ruraux n'existent pas, poursuit-il.En France, à prix égal, un bailleur est privilégié pour l'achat de la terre Terme aux Ferme écologique en voie de certification biologique Culture et vente de fleurs et de fruits Glaïeuls, dahlias, hémérocalles.Pommes, poires, prunes, cerises, sureau.Fruits frais et transformés, jus de pommes et de fruits, produits maison Fleurs coupées, bulbes, plants Grandes cultures : foin et céréales Venez imiter noejardine, cueillir im&jruite, pâmer une journée eu plein air.211 route 221, Lacolle (Qc) JOJ 1J0 450.246.2688 auxhirondelles@sympatico.ca :ÊÎ dès L’Arche des au Canada bio-bulle 58 • cahier régional montérégie ouest: 7 - rm MONTÉRÉGIE OUEST où souffle le vent bio qu'il a cultivée, ce qui induit une reconnaissance du travail accompli, explique le maraîcher.Au Québec, cette reconnaissance n'existe pas, et le bailleur doit renchérir s'il veut acheter sa terre.» l'agriculteur, sa terre est autosuffisante et ne nécessite pas de fumier.Le compost de bouse augmente la force terrestre, donc la racine de la plante, explique le fermier.La silice, elle, favorise les forces cosmiques, donc renforcit la plante et son équilibre.» sonne pour s'occuper des 37 hectares de céréales.Ce qui revient finalement à la même quantité de travail pour le même salaire.Dixième année de paniers ASC Le clan Roussel.aimer la terre et la vie Une pratique BIODYNAMIQUE QUOTIDIENNE De son apprentissage français, Jean a apporté une pratique biologique de l'agriculture qui, à l'époque, va complètement à contre-courant de la tendance agricole des années 70, laquelle se veut productiviste à n'importe quel prix.Il veut, lui, respecter les rythmes de la terre et se tourne vers la culture biodynamique.C'est aussi le temps pour lui de la rencontre de son épouse, Madeleine Heurtebise, une Parisienne alors enseignante à la Chambre de commerce de Paris.Leur mariage aura lieu en 1977, et Madeleine devient agricultrice.Le couple se complète à merveille : à lui les cultures, à elle la mise en marché, avec une approche pragmatique des restaurants et des marchés, et un changement d'orientation des productions.Progressivement, en effet, Jean Roussel va diversifier ses champs et développer la polyculture de la ferme.Les difficultés inhérentes à la production d'endives, liées à l'absence de main-d'œuvre, font partie des causes principales d'abandon de celle-ci.En 1995, l'agriculteur passe de sept hectares d'endives à un demi-hectare.Il se réoriente vers le maraîchage et la culture céréalière diversifiée.Entretemps, la ferme aura vécu toute l'épopée des premières certifications avec le MAB (Mouvement d'agriculture biologique) en 1980, les certifications Déméter en 1990, Québec Vrai puis Garantie bio en 2003.«Je m'inscris complètement dans une approche biodynamique des cultures, raconte le maraîcher.La biodynamie aide à l'équilibre de la plante grâce aux préparats et au calendrier de Maria Thun.» Pour L'entreprise d'étend sur 70 hectares dont 60 en culture.Les dix derniers hectares sont constitués de boisés et de bandes tampons qui protègent les terres certifiées des champs cultivés en régie conventionnelle.La répartition des terres s'établit ainsi : sept hectares de cultures maraîchères, 37 en cultures céréalières de toutes sortes, blé, soya, chanvre, sarrasin, etc., et une quinzaine d'hectares de pâturages et fourrages pris sur les terres en jachère.La ferme possède également une douzaine de vaches et une centaine de poulets qui constituent le cheptel animalier de l'endroit.« Il est étonnant de constater la disparité des revenus entre les cultures, nous dit l'agriculteur.La ferme fait des ventes de 130000$ par année: 100000$ viennent des jardins, 20000$ viennent des céréales, et les 10000$ restants viennent de la vente de viande bovine.» Si le rapport des ventes va indiscutablement aux jardins par opposition à la culture céréalière, Jean nous explique que les jardins nécessitent cinq personnes à temps complet pour sept hectares de culture, alors qu'il suffit d'une per- Jean et son épouse Madeleine sont des innovateurs à plus d'un titre.En plus d'avoir été parmi les premiers à cultiver leurs terres de manière biologique, ils ont été approchés en 1995 par l'ASEED, l'ancêtre d'Équiterre, pour devenir une ferme expérimentale dans la distribution de paniers de légumes directement aux consommateurs, une mise en marché que l'on baptisera par la suite l'Agriculture soutenue par la communauté.Laure Waridel et Élizabeth Hunter les contactent, car elles veulent démontrer la vitalité du système des paniers, déjà existant aux États-Unis et en Europe.Une vingtaine de paniers vont être vendus chaque semaine durant la première année.Le succès est tel que dès l'année suivante, le nombre de paniers double puis augmente chaque année pour se stabiliser, dix ans plus tard, autour de 300.«Nous distribuons chaque semaine 12 variétés de légumes différentes, et ce, pendant 18 semaines, explique Jean Roussel.Nous proposons trois formats de panier afin de satisfaire aux différentes exigences des consommateurs qui croient en ce système.» Deux cent cinquante sont livrés à Montréal et une cinquantaine dans la région à des prix variant entre 300 et 600$ pour la saison.Une revue mensuelle imprimée par la ferme permet aux familles d'avoir des nouvelles de l'entreprise et de savoir ce qui s'y passe.Fiducie foncière POUR SAUVER LA TERRE C'est un peu dans le même esprit que l'agriculteur a lancé l'idée d'une première fiducie verte.Avec l'aide de son ami Paul Thibault, un avocat sensibilisé aux problèmes agricoles, il réussira à concevoir une formule juridique permettant à plusieurs individus de devenir ensemble copropriétaires fonciers.Cette formule est présentée en détail sur le site internet de la > Lterme vmidû Vian4e 4e boeuf, veau, porc et saucisses, ail plants pour jarciin Cmi-mai) aussi âisponibles : foin, grains, paille, fines herbes, maïs sucré Boutique ouverte le sameâi 4e 9b30 à 17b et autres jours sur appel Riche en saveur.le vrai bon goût 4'antan! 876, 5e Rang nor4, Saint-lgnace-4e-Stanbri4ge (4-50) 296-4974- forgisab(g)avanf:4ges.net l'eauvive aliments naturels l'eau vive aliments naturels 248, rue St-Georges Mt-St-Hilaire (Québec) J3H 2Y1 t 450.464.5767 f 450.446.5293 eau.vive@bellnet.ca Prop.Nelly Vidal 8 bïo-bulle 58 cahier régional montérégie ouest MONTEREGIE OUEST où souffle le vent bio Là ferme Passion bio Bio, UN PEU, BEAUCOUP, PASSIONNÉMENT.C'est pour retrouver le plaisir d'une entreprise à taille humaine que les propriétaires de la ferme Passion bio se sont orientés vers la culture biologique de leurs légumes.Issu d'une famille d'agriculteurs, Marc-André Dubuc voulait faire cesser la spirale du développement incessant qui sévit actuellement dans l'agriculture conventionnelle.PAR DAVID LONGUÉPÉE > ferme (www.fermecadetroussel.org), Jean y explique sa volonté de donner à ses enfants les moyens de reprendre la ferme familiale sans crouler sous les dettes.Ainsi, une fiducie nommée Pro-tecterre est formée pour vendre des parts sociales vertes aux particuliers, qui deviennent ainsi partenaires de la ferme.Chaque part est vendue 2000$ et permet à son détenteur de devenir en quelque sorte associé de la ferme.Elle lui donne également accès en priorité à la viande produite sur la ferme et aux paniers de légumes.Pour permettre à des partenaires moins fortunés d'investir dans la fiducie, Pro-tecterre a divisé un certain nombre de parts en quarts de part au coût de 500$.« Le but de cette fiducie n'est pas de s'enrichir, précise l'agriculteur, mais de permettre à la prochaine génération de reprendre la ferme sans tomber dans la spirale de l'endettement.» Cette idée originale a été amenée par Jean-Charles, leur fils de 27 ans qui, tenant de sa mère le sens des affaires, a ramené cela de voyages aux États-Unis, où cette pratique est plus courante.Anne, leur fille de 25 ans, plus proche du caractère paternel, pourrait ainsi reprendre la ferme avec son mari Charly.Si le principe de la fiducie fait appel principalement à la générosité et au sens civique des associés, le système est étudié pour éviter une prise de contrôle abusive d'intérêt par des individus animés d'intentions moins vertueuses.La réussite du projet ne fait aucun doute puisqu'à ce jour, 70 pour cent des parts ont été vendues.Une association, Agriculture écologique associative, a été créée dans le but de lier et d'harmoniser les trois groupes qui la composent, soit la ferme, les paniers ASC et Protecterre.L'avenir de l'agriculteur et de son épouse est aussi programmé pour un retrait progressif des affaires.Mais comme il le dit lui-même, ce sera seulement un retrait de la gestion de la ferme, pas du travail de la terre.Grâce à ce qu'il appelle l'agriculture associative, Jean Roussel pourra poursuivre son métier avec un rythme plus ralenti en ayant la satisfaction d'avoir permis à sa descendance de prendre le relais sans leur imposer le dur et lourd poids de l'endettement foncier.L'année 2005 sera également marquée par le dixième anniversaire des paniers ASC, ce qui donnera lieu à une journée « portes ouvertes » et à un repas champêtre, lequel donnera des fonds à Protecterre.Encore une fois, nous sommes face à une nouvelle façon de faire et de pratiquer l'agriculture.Encore une fois, c'est sur une ferme biologique que cela se passe.?Pendant plusieurs années, ie couple vivra le quotidien d'une ferme conventionnelle.Marc-André, qui a étudié en techniques maraîchères à l'ITA de Saint Hyacinthe, a repris à l'issue de ses études, en 1986, la ferme familiale située à Saint-Isidore.Une terre de 130 acres où sont cultivés les choux-fleurs pour l'essentiel de la production et le brocoli pour compléter.En 1988, sa conjointe Danielle Leduc le rejoint sur la ferme, mais continue pendant quelques années son travail à l'extérieur.C'est à la naissance du deuxième enfant, en 1994, qu'elle fera le choix de laisser son emploi pour se consacrer à l'éducation de ses garçons, Olivier, Christophe, et Hugo, aujourd'hui âgés de 13, 10 et 8 ans.Pendant près de vingt ans, Marc-André se concentre sur la bonne tenue de la ferme en compagnie de son frère.L'entreprise se développe progressivement, mais le jeune agriculteur éprouve une lassitude de plus en plus grande devant les exigences du métier.« En agriculture conventionnelle, il faut toujours penser à grossir, pour pouvoir vendre au plus bas prix possible», explique-t-il.Un incident désagréable qui aurait pu tourner mal, en l'occurrence un jet de pesticide dans l'œil, le fait réfléchir sur le bien-fondé de ces applications chimiques.En 2003, après mûres réflexions, le couple décide de quitter la ferme familiale et d'acheter une terre de 4 hectares à Saint-Isidore pour tenter l'essai de la culture biologique.UNE AFFAIRE DE FAMILLE Dès la première année, une vingtaine de variétés de légumes sont cultivées.Pour Marc-André et Danielle, c'est un retour aux sources qui n'a pas forcément la même ampleur.L'agricultrice apprivoise tout à coup un univers qu'elle connaissait alors très peu, soit la récolte des légumes et la gestion des paniers.Ceux-ci seront livrés selon la formule bien connue de l'agriculture soutenue par la communauté (ASC).Dès la première année, ce sont 50 paniers qui sont distribués chaque semaine.Danielle s'occupe également d'une partie de l'irrigation des champs quand cela est nécessaire.Les trois garçons l'accompagnent dans ses tâches et se montrent déjà des assistants de premier ordre.« Le premier été, raconte-t-elle, j'ai dû tout apprendre sur le tas.Je me souviens d'un soir où il fallait absolument irriguer le potager.Olivier, qui avait déjà suivi son père les années précédentes, a tout de suite su comment placer la pompe vis-à-vis du tracteur.Sans mes enfants, je n'aurais jamais pu venir à bout de toutes ces tâches.Le travail en culture biologique, en plus de permettre de produire de meilleurs légumes, a pour effet de cimenter davantage Suite en page 13 > Aliments CMerci iMère Nature Aliments Biologiques Aliments en Vrac Épicerie Fine Marché Jean-Talon 282 Place du Marché du nord, Montréal Tél.: (514) 274-3962 Marché Maisonneuve 4445 Ontario Est Montréal Tél.: (514) 899-1066 Promenade Ontario 3623 Ontario Est, Montréal (514) 528-7295 info@alimentsmerci.com 10% d'escompte sur présentation de ce coupon fc>io-fc>u Ile 58 cahier régional montérégie ouest: 9 Photo : Ferme Passion bio MONTÉRÉGIE OUEST où souffle le vent bio Les entreprises bio de la Montérécjie La Fromagerie Peveril Carole Bilodeau 3500 Montée de la Station Sa i nte-J usti ne-de-Newton 450.764.3443 Fromage de chèvre frais, savon de lait de chèvre Certification Québec Vrai Vente à la ferme, dégustation La récolte d'Osiris Danielle Turpin Daniel Bigras 139, Bord de l'eau Sud Saint-Marcel 450.794.2778 www.biosiris.ca Fines herbes et assaisonnements embouteillés en 100 ml et 200 ml Certifié Garantie Bio Écocert sans gluten Ferme Passion Bio Danielle Leduc Marc-André Dubuc 97, Poupart Saint-Isidore 450.454.5502 Ferme pré-certifiée Maraîchage Paniers de légumes livrés chaque semaine Vente des légumes à la ferme directement du potager Domaine Valton Osiris Catherine et Jean Valton 559, chemin des Trente Saint-Mathias-sur-Richelieu 450.658.7131 fvalton@globetrotter.net Légumes, fruits, légumineuses, céréales Paniers ASC Vente à la ferme le samedi après-midi de mi-juillet à octobre La ferme aux hirondelles Robert Patenaude 211, route 221 Lacolle 450.2046.2688 Fruits du verger Fleurs vivaces et coupées Produits du terroir Kiosque ouvert de mi-juillet à novembre.Légumes disponibles en libre cueillette sur appel Ferme pré-certifiée La Ferme Michaca Produits biologiques certifiés Épicerie complète, légumes, viande congelée Stand sur les marchés Jean-Talon et Atwater de Montréal Valgrain Steven Lalonde David Lamb 2890, Tullocgorum 5 producteurs de céréales Ormstown Céréales et oléagineuses pour nourriture animale se sont constitués en coopérative.450.829.3933 www.valgrain.com/indexfr.htm Ferme Cadet-Roussel Jean Roussel 730 rang Chartier Mont-Saint-Grégoire 450.346.4993 www.fermecadetroussel.org les.roussel@globetrotter.net Légumes cultivés à la ferme Paniers ASC Les 10 ans des paniers ASC seront fêtés cette année à la ferme.Première ferme constituée en fiducie au Québec avec l'association ProtecTerre Aquafuchsia foods Francine Brazeau 20 rue Séguin Rigaud 450.451.0314 www.aquafuchsia.com Pousses et germes Petits oignons perlés Légumes de serre il Cidrerie du Verger Gaston Christian de Cavel 1074, chemin de la Montagne Mont-Saint-Hilaire 450.446.2552 Pommes et sous-produits de la pomme, gelée, beurre de pomme, vinaigre de cidre Cidres de glace, apéritifs Produits certifiés par Garantie Bio Écocert Vr/jP disponibles à la cidrerie vs*2 Visite guidée pour les groupes disponible sur réservation téléphonique Fromagerie Au gré des champs 400, rang St-Édouard Daniel Gosselin Saint-Jean-sur-Richelieu Suzanne Dufresne 450.346.8732 Fromages d'Iberville et Gré des Champs Céréales Produits certifiés par Garantie Bio Écocert Les jardins de la Montagne ,02- ran9 de la M°nta9ne c | .D 3 Rougemont Sylvain Brunet 450.469.5358 Jocelyne Charbonneau ., , , _ ., , jardmsdelamontagne@videotron.ca Légumes variés, fines herbes et petits fruits Vente de panier ASC Pommes certifiées bio depuis 2003 Les Jardins de Mère Nature Bernard Alonso 6360, route Rougemont Saint-Jean-Baptiste 450.467.5418 Ferme éducative Verger et jardins en permaculture Jus de pommes, miel, œufs et poulets Pour groupe seulement.Atelier thématique d'une journée ou d'une fin de semaine, repas bio ou végétarien.Réservation obligatoire.10 bio-bulle 58 cahier régional montérégie ouest MONTÉRÉGIE OUEST où souffle le vent bio Encore des entreprises bio de la Montérégie Verger Aux quatre vents Alain Désilets Louise Désilets 404, rang de l'Église Henryville 450.299.2183 www.verger-biologique.com Fruits et légumes de saison Possibilité d'auto-cueillette de pommes au début d'octobre Jus de pommes et vinaigre de cidre Ouvert tous les samedis et dimanches du 1er juillet au 1er novembre, de 13h à 17h Le Général Upton Christian Champigny Louise Gélinas 305, Principale Upton 450.549.6333 Huile de tournesol Champy Produits d'alimentation bio Fromages artisanaux et bio .Aliments du terroir Crème glacée artisanale Faites une halte et prenez une bouchée à la terrasse du Général Fermé le lundi Ferme Halde enr.Famille Halde 842, chemin des Patriotes Saint-Mathias-sur-Richelieu 450.467.8049 shald@videotron.ca Production laitière Plantes médicinales Plantes disponibles à la ferme Visites de groupe sur appel Ferme Formido Richard et Isabelle Forgues 879, 5e Rang Nord Saint-Ignace-de-Stanbridge 450.296.4981 forgisab@avantages.net Bœuf, veau, ail, fines herbes Plants pour jardins également disponibles Produits certifiés par Garantie Bio Paniers ASC Les Jardins Glenorra Julie Tardiff Ian Aldridge 2048, North River Road Ormstown 450.829.2411 Maraîchage Paniers ASC Produits du terroir Certification Garantie Bio Kiosque ouvert les samedis et dimanches de mai à novembre Ferme Pleine Terre Éric Thibault Andrée Gagnon 615, rang du Coteau Saint-Jacques-le-Mineur Framboises noires, jaunes et rouges Mûres Vente à la ferme Auto-cueillette sur appel Érablière Mont Écho Catherine Zellweger Robert Joannisse 672, chemin Mont Écho Sutton www.montecho.com robert@montecho.com Sirop d'érable et produits transformés Produits certifiés par Garantie bio Écocert distribués à l'IGA Sutton et aux marchés bio Outremont et Maisonneuve durant l'été Les Jardins de Tessa Frédéric Duhamel 14 chemin Ballerina Frelishburg 450.298.1227 tessasgarden@sympatico.ca Paniers ASC livrés dans le Centre-Sud et Villeray Marchés d'Outremont, le dimanche (~C~^ et de Frelishburg Les fruits de la paix Marielle Bernier Serge Émond 696, rang Cleary Saint-Joachim-de-Shefford 450.539.4401 bernier_emond@sympatico.ca Paniers ASC Sirop d'érable maison il Ferme Bio-Rard Famille Bérard 384, rang Casimir L'Ange-Gardien 450.293.3448 Volailles et moulées biologiques Garantie Bio Écocert Présent au Marché Jean-Talon Vy/7$ à la boucherie St-Vincent Vente à la ferme Ferme DP Verly Pierre Verly Bromont 450.534.3932 pverly@endirect.qc.ca Grains biologiques certifiés Garantie Bio Écocert La Bergerie MC Michel Moniere Claire Garand 1147, 4e Concession Elgin 450.264.4768 b.mc@rocler.com Agneaux certifiés Garantie Bio Écocert Ouvert à l'année du jeudi au dimanche de 9h à 17h Vente à la découpe, entier ou demi Pendant l'été, participation au circuit du paysan Prix compétitif www.circuitdupaysan.com Erablière du Chevreuil Serge Valiquette 189, rue LsParizeau Les Coteaux 450.267.0447 sergev@rocler.qc.ca Produits d'érable biologiques certifiés Québec Vrai Vente à la ferme et disponible en Montérégie et à Montréal en magasins d'alimentation naturelle et certains IGA fc>io-fc>cillcï 58 • cahier régional montérégie ouest 11 "«.=': ^of^S rA Qu'il soit question de germination en pots, de germination sur le terreau, de conservation par la déshydratation ou de transformation en jus de céréales, fruits, légumes, noix et autres, le Petit Centre D'Art répond à vos besoins et vous offre déshydrateurs, extracteurs à jus, germoirs, mélangeurs et semoirs.PETIT CENTRE D'ART C.P.25177, Sherbrooke, Qc J1J4M8 819-822-2161 / 800-780-2 1 61 — -“O LIVRAISON PARTOUT as* COURS D'UTILISATION D'APPAREILS RECETTES ar >*$Tm M > /J 12 bio-bulle 58 • cahier régional montérégie ouest MONTEREGIE OUEST où souffle le vent bio ?Suite de la page 9 la famille.» Danielle est heureuse de voir que ses fils sont plus souvent en compagnie de leur père depuis l'adoption par celui-ci de la mise en culture biologique.Elle trouve que leur estime d'eux-mêmes s'améliore de par le travail qu'ils accomplissent dans la famille.Au printemps 2004, ce sont 110 clients qui se sont inscrits pour recevoir un panier de légumes hebdomadaire.Le bouche-à-oreille des premiers clients, un article dans le journal local et deux soirées d'information offertes à un public volontaire ont fait leur œuvre.Comme l'offrent de plus en plus d'entreprises, les propriétaires de la ferme Passion bio acceptent un paiement en deux versements.« Notre objectif est de permettre à un plus grand nombre possible de personnes d'accéder à des légumes biologiques.Or, c'est parfois difficile d'avoir la liquidité nécessaire pour payer toute une saison de légumes en un seul versement.» Lors des soirées d'information, les deux maraîchers mettent l'accent sur la somme de travail que réclame un potager et éduquent le public à une meilleure compréhension du métier d'agriculteur.Là GESTION DESJARDINS Pendant que son épouse s'occupe de la mise en marché des paniers, Marc-André prend en charge tout le côté technique des cultures.Son calendrier de production l'absorbe pendant plus de neuf mois puisque le travail démarre dès la fin des neiges.Pour l'agriculteur, organiser le marché de plus de 110 familles n'est pas une mince affaire.Tout commence à la mi-mars avec les premiers semis, qui ont 10 assion Cadet-Roussel Agriculture Écologique Associative A.E.A 10 ans d’ASC paniers de légumes: été-hiver-printemps priorité avec achat d’un PSV de Protec-Terre http://fermecadetroussel.org info@fermecadetroussel.org (450) 346-7274 lieu jusqu'à la mi-avril.Les légumes sont d'abord plantés en serre pour faciliter leur croissance et éviter un retour de la neige qui pourrait étouffer les premiers plants.Toutes les productions sont plantées en même temps, les salades, les choux, les oignons, etc., mais seront récoltées à des temps différents.Pour les choux, oignons et poireaux, il faut compter plus de 110 jours en terre entre la semence et la première récolte.Les laitues arriveront beaucoup plus vite dans le panier des consommateurs puisqu'il faut seulement 50 jours à celles-ci pour être prêtes à la consommation.Très vite les journées de travail de l'agriculteur s'allongent.Les légumes passent de la serre au champ à un rythme régulier.«Certains légumes croissent lentement, explique Marc-André.D'autres, comme la laitue, exigent une attention particulière; non que la laitue soit difficile à cultiver, mais parce qu'elle devient amère très rapidement.» Aussi, c'est un travail permanent d'observation des légumes qui attend l'agriculteur en pleine période estivale, et ce, pour limiter les pertes de plantes arrivant trop vite à maturité.L'irrigation est aussi un problème constant puisqu'il importe que la plante, qu'elle soit en serre ou en champ, ne manque jamais d'eau.Marc-André a ainsi mis en place un système d'irrigation goutte à goutte sous plastique assurant à la plante l'humidité nécessaire à sa croissance.La culture en régie biologique implique également pour le maraîcher un contrôle régulier des mauvaises herbes.Disons plutôt des herbes adventices.Ce travail est rendu nécessaire par l'abandon des herbicides, mais la résurrection d'un espace naturel digne de ce nom est la plus belle des récompenses pour le jardinier.« Il est certain que la charge de travail est supérieure en régie biologique, car chaque action est précédée d'une réflexion, explique l'agriculteur.Mais le plaisir de produire un légume sain est tellement fort qu'il justifie à lui seul toute cette charge.» Pour Marc-André, une interrogation subsiste pourtant.De ces années de cultures conventionnelles, il a appris la supériorité des plants hybrides.Il déplore que le choix des semences autorisés par les certificateurs soit plus limité, car il estime que les plants hybrides permettent une meilleure gestion des récoltes, ce qui finit par profiter au consommateur, entre autres pour le prix.Pour lui, les produits biologiques ne doivent pas être réservés seulement à une catégorie de consommateur pouvant payer, mais accessibles à tout un chacun, même si pour cela, il faut briser l'image de pureté de l'aliment biologique.Un débat passionnant en perspective.?^-^0/)/ En culture biologique depuis 1955 Iff MHfck cA.Jean et Catherine Valton Légumes et fruits de saison Farine et céréales diverses îerme vO 559, chemin des Trente Saint-Mathias-sur-Richelieu (Qc) J3L 6A2 450.658.7131 Répondeur et fax 450.447.0334 tous les samedis ^ entre 13h et 17h de la mi-juillet £ à la fin d'octobre fc>ïo-~fo»Ljll
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