Le devoir, 17 janvier 2000, Page(s) complémentaire(s)
-?FONDE EN 1910 4- LE DEVOIR Vol.X C I • N " 6 ?1.K L U N I) I 17 ,1 A N V I E H 2 0 0 0 S 7 0 + TAXES LES SPORTS ÉLIMINATOIRES DE LA NFL: ST.LOUIS ET LE TENNESSEE REMPORTENT LE DEUXIÈME TOUR PAGE B 4 IDEES LE NATIONALISME «NÉGATIF» ET LE NATIONALISME «POSITIF» SELON JOHN SAUL PAGE A 7 LE MONDE ASSASSINAT DU GRAND «SAIGNEUR» DE LA GUERRE PAGE A 5 PERSPECTIVES Manning amuse les libéraux En menaçant de démissionner si ses partisans refusent de se joindre à une nouvelle formation de droite, le chef réformiste Près-ton Manning a semé la zizanie dans ses rangs mais ravivé l’intérêt pour le sort de son parti.En particulier dans les rangs libéraux.Les déboires du Parti réformiste et de son chef Preston Manning amusent les libéraux fédéraux.Mais si les événements de la dernière semaine conduisent à un échec de l'Alternative unie, ils auront de quoi réfléchir car leur propre avenir à la tête du pays pourrait être affecté.Personne ne le dit aussi crûment On préfère rappeler la force des libéraux dans les sondages et souligner la division et le désarroi des partis d'opposition.Le président du caucus national libéral, Paul De Villers, soutient que la victoire de son parti dépendra davantage de la bonne santé de l’économie que de celle du Reform.Il convient seulement que certains de ses collègues ontariens devront surveiller leurs arrières si l’Alternative unie échoue.«Je pense qu’il faut examiner la situation comté par comté parce qu’il y a des comtés, com-Comellier me [e mien, où le Reform est arrivé « « « deuxième.S’il s’affaiblit, c’est en notre faveur.Mais dans d'autres comtés, les conservateurs étaient deuxièmes et ils peuvent faire des gains si le Reform a moins d'appuis», a-t-il dit au Devoir.Ce n’est qu'en privé que certains conseillers libéraux acceptent d’être plus candides.«Si les réformistes rejettent l’AU et si Manning démissionne, le Reform redeviendra un mouvement de l’Ouest et là, on peut se demander si, discrédité en Ontario, il pourra conserver sa part de marché.Dans ces circonstances, le Parti conservateur pourrait peut-être faire un peu mieux et regagner quelques anciens bastions.[.] Ironiquement, d’un point de vue libéral, le PLC ferait mieux lors des prochaines élections si, plutôt que d'échouer, M.Manning était le chef de l’Alternative unie», d’expliquer l’un d’eux.Depuis 1993, les libéraux fédéraux ont largement profité de la division du vote de droite pour accéder au pouvoir, en particulier en Ontario où le PLC a arraché, au cours des deux dernières élections, tous les sièges sauf deux.C’est justement pour mettre fin à cette emprise libérale que M.Manning a présenté, il y a environ deux ans, son projet d’Altemative unie.Jugeant que le Reform ne parviendrait pas à prendre le pouvoir assez vite à son goût, il a suggéré de créer un nouveau parti qui rallierait toutes les forces d’allégeance conservatrice, ce qui mettrait fin à la division du vote.Le hic, cependant, est qu’il n’a pas réussi, même en mettant tout en jeu, à rallier les conservateurs.11 a haussé la mise vendredi dernier en indiquant dans une lettre qu’il serait candidat à la direction de l’Alternative unie si ce projet allait de l’avant Par contre, si les réformistes refusent dans le cadre d’un référendum qui se tiendra en mars, de se joindre à l’AU, il promet d’abandonner le parti qu’il a fondé car il verrait ce rejet comme une retraite du Reform vers ses terres de l’Ouest.Ce passage a fait bondir ses troupes et donné un regain de vie au mouvement en faveur d’une révision de son leadership.Un vote sur la question doit être tenu lors du congrès du parti à la fin janvier, à Ottawa.Les adversaires de l’AU, au sein du Refonn, estiment que M.Manning a donné un coup fatal à leur parti puisqu’il a dit à tous ceux qui, en Ontario en particulier, commençaient à croire en un Reform moins régionaliste qu’Us se sont trompés.En somme, c’est l’AU ou rien.Le président de la Canada West Foundation, le professeur Roger Gibbins, croit que leur pessimisme est justifié.«Le Reform va soit disparaître —si les membres appuient l’AU —, soit sortir de l’exercice très affaibli.Il est difficile de voir une issue positive pour lui.[.] Quand un chef présente son propre parti comme un échec, il réduit les options offertes.Ou le parti adopte la solution suggérée ou il s'autodétruit en quelque sorte.» M.Gibbins note que le Reform demeurera une force dans l’Ouest si l’AU est rejetée, mais «ce sera une force en déclin».Il avoue toutefois avoir de la difficulté à croire «qu'un parti qui a eu autant de succès au coms de la dernière décennie en soit arrivé là».Tom Flanagan, qui a été conseiller de M.Manning aux premières heures du Reform et qui est aujourd’hui professeur de sciences politiques à l’Université de Cal-gary, croit que les militants réformistes convaincus ne VOIR PAGE A 8: MANNING Manning a-t-il donné un coup fatal à son parti?Ma ti o n MÉTÉO Montréal Québec Ensoleillé Ciel variable, et froid.Max:-15 Min:-18 Max: -1C> Min: -22 Détails, page A 4 I N D E X Annonces .A4 Le monde .A 5 Avis publics.B 3 Les sports .B 4 Culture .B 8 Mots croisés.B3 Éditorial .A6 Planète .B 2 Entrevue .B 1 Religions .B 6 Idées .A 7 Télévision .B7 www.ledevoir.com Le Chili redevient socialiste REUTERS De partisans félicitent Ricardo Lagos qui a vaincu le candidat de droite Joaquin Lavin.Kellogg à l’assaut des écoles LOUISE LEDUC LE DEVOIR Tony Le Tigre, qui sort de plus en plus ses griffes, risque bien de faire fondre la visibilité de Bonhomme Carnaval.Ne se satisfaisant plus de ce que le festival hivernal de la Vieille Capitale publicise maintenant son événement sous l’appellation obligée de «Carnaval de Québec Kellogg», l’entreprise commanditaire organise maintenant un concours de dessins en se lançant à l’assaut des salles de classes du Québec.Pour recruter de jeunes consommateurs, rien de tel.Depuis trois ans, Kellogg voit déjà son nom être associé à grands traits au Carnaval de Quebec.Sa mascotte.Tony Le Tigre, est mise en vedette aux cérémonies d’ouverture du Carnaval de Québec.Des stands Kellogg sont installés autour de la Place des Enfants, avec distribution de produits Kellogg.Mais, gourmand, Kellogg veut maintenant rejoindre ses consommateurs en pleine classe.Impossible pour les enfants de s’inscrire individuellement à son concours.Non, c’est toute la classe qui devra, pour pouvoir l’emporter, s’être inscrite à son concours de dessins et avoir proposé l’allure du char allégorique Keüogg de l’an prochain.Plus encore, pour qu’une classe gagne le concours, le directeur de son école devra «d'abord répondre correctement et sa>is aide, dans une période de temps limitée, à la question d’habileté mathématique posée au téléphone», peut-on lire dans les règlements.Autre condition: «Les gagnants acceptent que l’on utilise sans compensation le nom et/ou la photographie de l’école et/ou du professeur et/ou du directeur dans toute publicité.» Le grand prix, d’une valeur de 13 140 $, consiste en un voyage aller-retour en autobus pour 36 élèves et 10 adultes à partir de l’école gagnante, jusqu'à Québec «en supposant un départ de Gaspé, le point le plus éloigné».Enfants du Nu- V01R PAGE A 8: KELLOGG 27 ans après Allende, Ricardo Lagos D’APRÈS AFP, REUTERS, AP ET LIBÉRATION Santiago — Ricardo Lagos, candidat de la Concertation démocratique (centre-gauche), deviendra le premier président socialiste du Chili depuis Salvador Allende, renversé lors du putsch du 11 septembre 1973, à l’issue du deuxième tour de l’élection présidentielle qui s’est tenu hier.«C’est un Allende déguisé», a dit de lui le général à la retraite Fernando Paredes, l’un des auteurs du putsch.Le candidat de droite Joaquin Lavin, 46 ans, a reconnu lui-même la victoire du leader socialiste, 61 ans, en venant saluer et féliciter Ricardo Lagos à son PC de campagne dans l’hôtel Carrera situé face au palais présidentiel de La Moneda, près de la Place de la Constitution au centre de Santiago.Les deux hommes sont apparus à l’une des fenêtres de l’hôtel devant lequel s’étaient massés des milliers de manifestants saluant la victoire du candidat socialiste.Lavin a reconnu sa défaite après l’annonce par le ministère de l’In- térieur que Ricardo Lagos avait obtenu 51,32 % des voix contre 48,68 % à Joaquin Lavin, selon des chiffres portant sur le dépouillement de 99,77% des suffrages.Sur un total de 6 380 929 bulletins de vote dépouillés, Lagos a obtenu 3 675 255 voix contre 3 486 696 à Lavin, soit une différence de plus de 188 559 voix.Dès l’annonce de ces résultats des milliers de partisans de Ricardo Lagos ont conunencé à célébrer bruyamment la victoire du candidat socialiste dans les rues de la capitale.Lavin était considéré comme le candidat de la droite le mieux placé depuis des décennies pour accéder à la présidence.Membre de î’Opus Dei et de l’Union démocrate in.-.pL.idan-te (UDI, pro-Pinochet), cet économiste libéral s’était efforcé durant la campagne de prendre ses distances avec le général Auguste Pinochet, dont il avait pourtant activement soutenu le régime par le passé.Au premier tour du 12 décembre, Ricardo Lagos et Joa- La littérature québécoise a son Who’s Who MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Une bibliothèque idéale pour le Québec?Et pourquoi pas?L'idée a germé dans la tète d’un imprimeur, l’un de ces travailleurs de l'ombre qui mettent la dernière main à la fabrication d’un livre.Lui-même assidu des librairies, Pierre Goulet, président du groupe d’imprimeurs Scabrini, a décidé de réagir à sa façon au manque de références québécoises dans les commentaires des libraires.«J’arrête souvent des libraires et je leur demande de me recommander un titre ou deux, raconte-t-il.Les gens sont plutôt gentils mais me suggèrent le plus souvent des titres américains.Cestunpeu dommage.» Ce constat décevant en poche, l’imprimeur a décidé de concevoir une sorte de compte rendu des coups de cœur d’amoureux du livre, Les Essentiels de la littérature québécoise.Une bibliothèque idéale version québécoise destinée aux libraires et aux lecteurs en mal de titres.Invités à répondre à un questionnaire et à nommer cinq de leurs coups de cœur québécois en matière de littérature, toutes époques confondues, une centaine de libraires, profes- VOIR PAGE A 8: LITTÉRATURE VOIR PAGE A 8: CHILI ¦ Pinochet au Chili cette semaine?page A 5 Lagos a obtenu 51,32 % des voix contre 48,68% pour Lavin «liberté, liberté, liberté.» Le Québec rend hommage à Georges-Henri Lévesque JEAN CHARTIER LE DEVOIR Le père Georges-Henri Lévesque a eu une influence déterminante sur la disparition de la chape de plomb qui pesait sur le Québec de 1940 à 1960, ainsi que sur la déconfessionnalisation du Mouvement coopératif, de l’Union catholique des cultivateurs et du mouvement ouvrier.Voilà le consensus qui ressort d'uqe série de témoignages obtenus à la suite de son décès à l'âge de 96 ans.Le Dominicain avait fondé l’Ecole de service social de l’Université Laval en 1938, puis la Faculté des sciences sociales en 1943.Marcel Pépin fût son élève de 1946 à 1949 et il estime que le père Lévesque était le professeur qui avait de loin la plus forte influence sur tous ses élèves.D’ailleurs, ils se sont tous engagés dans des mouvements sociaux.L’ex-président de la CSN s'en souvient: «R était très original, il disait ce qu 'il pensait dans ses cours, il ne partait pas des livres et c’était un réformateur.J’ai beaucoup de peine à l’annonce de sa mort.» Yves Martin, le conseiller de huit premiers ministres depuis 1960, y compris de Lucien Bouchard présentement, a été son élève de 1950 à 1954.11 dit: «Il a favorisé l’entrée du Québec dans la modernité.Il était intéressant comme professeur mais c’est comme animateur qu’il a été très important.Il a déconfessionnalisé les coopé-ratives et les syndicats de 1940 à 1960.C'est lui qui était à l'origine des gros débats dans les années 1940 et 1950.» Georges-Henri Lévesque savait s'entourer d’étudiants qu’U envoyait étudier aux Etats-Unis ensuite.Lui-même avait étudié à Lille.Vers 1948, Duplessis supprima une subvention de 50 000 $ à sa faculté.Mais il n'y eut pas de dénonciation virulente.Les choses ne se faisaient pas ainsi.Pour Yves Martin, l’influence du père Lévesque a été plus détenninante en- VOIR PAGE A 8: LÉVESQUE «D n’était ni un intellectuel, ni un chercheur au sens strict, mais un extraordinaire orateur, un rassembleur, un grand constructeur» + t « i t \ LE DEVOIR.LE LUNDI 17 JANVIER 2 0 0 0 A 8 LE DEVOIR ACTUALITES LITTERATURE SUITE DE LA PAGE 1 seurs de littérature et critiques littéraires ont conçu ensemble un bassin de 1500 suggestions touchant 210 titres différents.«Quel plaisir de fureter entre les allées d'une librairie le samedi après-midi, de bouquiner tranquillement, de découvrir et de feuilleter les nouveautés», peut-on lire en quatrième de couverture du petit ouvrage distribué gratuitement dans plusieurs librairies depuis quelques jours.Mais devant la quantité de titres exposés, que choisir?Une nouveauté?Un best-seller?Ou le conseil du libraire.«Malheureusement, par manque d'information ou.par oubli, on nous proposera souvent un auteur français ou une traduction, laissant ainsi de côté la production d'ici», ajoute-t-on sur le guide.Destiné donc à orienter les lecteurs indécis, le petit guide n'a demandé la participation que des lecteurs dits «objectifs», laissant les éditeurs de côté.«Je n'ai pas voulu qu'on les associe au projet, raconte Pierre Goulet sur un ton amusé.Je voulais absolument éviter toute bisbille.Et ces gens-là sont nos clients, après tout!» Vos douze «auteurs essentiels», selon le bon jugement de ces experts, font partie de la tradition littéraire à laquelle on goûte invariablement Michel Tremblay (recensé pour une douzaine de ses titres), Gabrielle Roy, Anne Hébert, Jacques Poulin, Marie-Claire Blais, Chrystine Brouillet, Marie Laberge, Hubert Aquin, Yves Beauchemin, Dominique Demers, Réjean Ducharme et Gaétan Soucy.Quelques-uns de vos «titres essentiels», le plus souvent recommandés par les lecteurs professionnels interrogés: en tête de lice, L'Avalée des avalés, de Ducharme, suivi de près par La petite fille qui aimait trop les allumettes, de Gaétan Soucy, cet auteur qu'on a souvent apparenté à Réjean Ducharme.Egalement Bonheur d'occasion (Roy), La grosse femme d'à côté est enceinte (Tremblay), Volkswagen Mues (Poulin), Le Roman de Julie Papineau (Micheline Lachance), Les Filles de Caleb (Ariette Cousture) etAnnabelle (Laberge).La liste des titres recensés recèle ensuite les auteurs les plus diversifiés, de Denis Monette à Germaine Guèvremont en passant par Sergio Kokis, Marie-Paule Villeneuve, Robert La-londe, Jacques Perron, Abla Farhoud et Gilles Gougeon! Pascale Navarro, critique littéraire au journal Voir, a répondu à ce questionnaire.«Que ce soit par le côté européen ou américain, je trouve (pc'on est en effet un peu colonisé, expüqiie-t-efle.Et ce genre d'initiative ne peut avoir qu'un effet rafraîchissant pour orienter ceux qui ne savent pas trop quoi lire.Et il y en a!» A la librairie Champigny, rue Saint-Denis, des exemplaires des Essentiels de la littérature québécoise sont disponibles depuis quelques jours.«On voit déjà des gens se promener avec le guide sous le bras et chercher tel ou tel autre titre», relate Maude Lemieux, directrice de la librairie.Ayant elle-même proposé ses cinq coups de cœur, elle y voit une recension représentative de ce que les gens cherchent «H y a de tout, et c'est ça qui est intéressant.Du contemporain, des best-sellers, des titres qui font partie des must de la littérature québécoise.Ça répond très certainement à un besoin pour des gens qui n 'ont pas un intérêt direct pour la littérature et ne savent pas vraiment quoi choisir.» Françoise Careil, de la Librairie du Square, a elle aussi participé en soumettant ses choix personnels.Mais le résultat ne l'enchante guère: «Si les gens ne connaissent pas déjà les noms qu'il y a là-dedans, vraiment, ce n'est pas reluisant.C'est même plutôt décourageant.Mais c'est une réalité du Québec, que voulez-vous.» Dans l'arbre de Noël de Pierre Goulet, il y avait quelques exemplaires des Essentiels de la littérature québécoise cette année.Ce Who's Who des livres québécois a fait fureur au sein de son cercle d'intimes.«Je vous assure qu'après avoir eu ce cadeau, des amis à moi ont acheté des livres.» D'ailleurs, cette généreuse initiative n'est pas désintéressée.«Si on peut faire acheter des livres, c'est certain que ça nous reviendra finalement, au moment où on réimprimera les livres demandés», affirme le président du groupe Scabrini, qui se spécialise dans le court tirage (5000-8000 exemplaires) et fait affaire avec la presque totalité des éditeurs québécois.Seul problème à l'horizon: le manque de denrées livresques.Les 5000 premiers exemplaires du guide se sont littéralement envolés, 5000 autres sont frais sortis des presses, et le groupe Scabrini comptait s'arrêter à 15 000 exemplaires.Hier matin, cependant, une demande provenant de quatre commissions scolaires a orienté le projet vers d'autres avenues.KELLOGG «Tant qu'il ne s'agit pas de concours parrainés parMolson ou O'Keefe!.» LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, fr étage, Montréal (Québec), H3A3M9 IS1 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3346 (514) 985-3390 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3344 (514) 985-3340 SUITE DE LA PAGE 1 navik, pas la peine de participer.La date de départ a été fixée au vendredi 2 février 2001 et ia date de retour, au dimanche 4 février 2001.Kellogg entend donc faire passer aux enfants deux nuits dans un hôtel de Québec et leur remettre un total de 3500 $ en argent de poche.Deux autres prix aux finalistes consistent en un ordinateur d’une valeur de 2000 $ chacun.Kellogg a déjà annoncé la semaine dernière son concours sur fil de presse, mais il n’a pas été possible de savoir de quelle façon serait publicisé ce concours dans les écoles, tous les employés de la firme, nous a-t-on dit, étant actuellement en congrès à Palm Springs.Au Carnaval de Québec, on est au courant de ce concours qui s’inscrit dans la foulée de la commandite de l’événement.«Kellogg est associé à l’événement depuis trois ans», précise la porte-parole Lucie Martin, mais ce concours se tient pour la première année.» Mme Martin confirme que le Carnaval de Québec fait depuis trois ans sa promotion sous l’appellation «Carnaval de Québec Kellogg» et que l’entente de commandite doit être renouvelée après la tenue du Carnaval de cette année.Mme Martin a dit ne pas être autorisée à dévoiler le montant de la commandite de Kellogg.À la Commission scolaire de Montréal, qui se dit submergée de demandes de ce genre pour ses écoles, on n’était pas au courant de celle-là.Elle ne manquera pas d’alimenter, cependant, la réflexion des membres du comité de la CSDM qui se penchent sur les questions de commandite et qui se réuniront d’ailleurs ce mercredi.Une nécessaire réflexion La présidente de la CSDM, Diane de Courcy, membre de ce comité, soutient que chaque fois qu’une telle demande est soumise au conseil d’établissement d’une école, il se doit de se pencher sur la valeur éducative du projet.L’entreprise doit se garder aussi d’exiger quoi que ce soit en retour.«Or, il est extrêmement rare qu’une entreprise ne demande aucune compensation, sous la forme de visibilité ou de promotion.» Informée des prix promis par Kellogg, Mme de Courcy s'est exclamée: «Cela représente beaucoup d'argent.» Incapable de se prononcer davantage puisqu’elle n’avait pas pris connaissance de tous les règlements du concours, Mme de Courcy soutient cependant que tout le dossier de la commandite la préoccupe beaucoup.Elle croit d’ailleurs qu’il ne faut pas laisser à chaque école le soin de décider de les accepter ou non.«Le réseau doit faire preuve d’une certaine cohésion.» À Québec même, à la commission scolaire de la Capitale, on n’était pas non plus au courant du concours récemment lancé.Après avoir été informé des règlements, le secrétaire général de la commission scolaire, André Boucher, ne semblait rien y trouver de nocif.«Çq peut être intéressant pour certaines écoles et celles qui voudront participer pourront le faire.Il reviendra à chaque école, voire à chaque professeur d'en juger.On se sert souvent de projets semblables dans le cadre de nos cours d’arts plastiques ou de dessin.» Bien qu’il sourcille à la perspective de voir un directeur u’école être contraint de répondre à une question d’habileté mathématique, M.Boucher se montre ouvert au concours Kellogg.«Tant qu’il ne s’agit pas de concours parrainés par Molson ou O’Keefe!.» Dans son communiqué, Kellogg Canada soutient que «son association avec le Carnaval n'est que l’une des nombreuses manifestations de son soutien au développement de bonnes habitudes de santé chez les enfants».Kellogg conclut en se disant le leader au Canada en matière de céréales et en rappelant son engagement «à éduquer les consommateurs en matière de nutrition».Les «Corn Flakes» sont les céréales les plus connues de la famille Kellogg.Elles contiennent du mais en flocons moulus, du sucre glucose-fructose, du sel, de l’arôme de malt, du colorant naturel et des vitamines.(514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) CHILI Retour de Pinochet sur fond de crise économique SUITE DE LA PAGE 1 quin Lavin avaient obtenu respectivement 47,96 % et 47,52 % des voix, soit une différence de quelque 31000 voix.Ce résultat avait constitué un sérieux revers pour Ricardo Lagos, avocat et économiste de 61 ans, ancien ministre du président démocrate-chrétien Eduardo Frei, et la Concertation démocratique au pouvoir, regroupant la Démocratie chrétienne, le Parti socialiste, le Parti pour la Démocratie et le Parti radical.La coalition gouvernementale avait enregistré un recul de près de dix points par rapport à la précédente présidentielle, dans les régions de Santiago et de Valparaiso-Vina del Mar (100 km à l’ouest de la capitale).Ricardo Lagos doit succéder le 11 mars prochain au président démocrate-chrétien Eduardo Frei.Collaborateur d’Allende Président de l’Alliance démocratique, qui regroupait dans les années 80 la majorité des partis opposés au régime militaire, il fut l’un des partisans les plus convaincus de la nécessité de participer au référendum d’octobre 1988, qui se solda par un échec pour le général Augusto Pinochet et ouvrit la voie au retour de la démocratie.Le 25 avril 1988, Ricardo Lagos avait stupéfié le pays en pointant un index accusateur vers les caméras de télévision qui le filmaient et en enjoignant au général Pinochet de quitter le pouvoir.Deux ans plus tôt, il avait été emprisonné après qu’un commando de guérilleros eut mitraillé un convoi de Pinochet tuant cinq de ses gardes du corps.D avait été libéré trois semaines plus tard après une intense campagne internationale.Ricardo Lagos fut un collaborateur du président Salvador Allende, élu le 4 septembre 1970 avec 36 % des voix, et renversé le 11 septembre 1973 par le coup d’Etat du général Pinochet Allende l’avait désigné en 1973 comme ambassadeur en Union Soviétique, une fonction qu’il ne put cependant occuper, sa nomination ayant été rejetée par l’opposition.Lorsque qu'on lui rappelle cette époque, Ricardo Lagos se contente d’indiquer que «c'est le passé».«Aujourd’hui nous entrons dans le XXle siècle», dit-il, soulignant que l’actuel monde «globalisé» est différent de celui de l’époque Allende, lorsque l'Amérique latine vibrait sous le choc de la révolution cubaine.Brillant universitaire, avocat et économiste, Ricardo Lagos s’identifie à un socialisme moderne, rénové, proche de la social-démocratie.Sous sa conduite, le socialisme chilien a renoué avec la démocratie-chrétienne, opposée au socialisme sous le régime Allende.Après être devenu avocat, il passa un doctorat en économie à l’université américaine de Duke (Caroline du Nord) en 1962, et fut professeur à l’Université du Chili pendant les dix années suivantes.Entre 1974 et 1978, il travailla à l’Université de Caroline du Nord, aux Nations unies et à l’Organisation internationale du travail, Ricardo Lagos a été ministre de l’Éducation du président démocrate-chrétien Patricio Aylwin (1990-1994) et ministre des Travaux publics du président Eduardo Frei, une fonction qu’il a abandonnée il y a huit mois pour se lancer dans la campagne des présidentielles.Des dossiers urgents attendront le nouveau président dès le 11 mars.Le premier concerne la situation économique.Le Chili est officiellement entré en récession en 1999, la baisse du PIB étant estimée entre 1 et 1,5 %.Or le pays s’était habitué à une forte croissance depuis le début des années 90, avec un taux moyen de 7 % entre 1990 et 1998.La raison de ce mauvais résultat économique se trouve du côté des marchés asiatiques.Leur crise s’est fortement répercutée au Chili.Son économie, essentiellement tournée vers l’exportation, est en effet très exposée, surtout depuis la baisse du cours du cuivre, sa principale richesse.Cette grave crise économique s’est bien sûr retrouvée au cœur des campagnes des deux principaux candidats qui ont promis le retour de la croissance dès cette année.Certains indicateurs montrent en effet que l’activité économique reprend doucement depuis fin 1999.Le taux de chômage, qui avait atteint un taux maximum de 11,5 % en août dernier est, depuis, revenu à 10 %.Et les deux candidats se sont engagés à créer plusieurs dizaines de milliers d’emplois dans les mois à venir.Le nouveau président chilien devra cependant se pencher attentivement sur les conséquences sociales de cette crise devant laquelle l’État semble désarmé.Le projet de loi de protection des chômeurs, qui permettrait le versement d’une indemnité en cas de licenciement, reste par exemple bloqué depuis plusieurs années.Et l’augmentation dqs sans-emploi n’a pas accéléré son adoption.Le nouveau président devra aussi se prononcer sur les privatisations.Le gouvernement sortant a en effet procédé à la vente de secteursclés de l’économie, tels que les télécommunications ou l’énergie.Et d’autres projets sont actuellement en attente, par exemple la privatisation des deux principaux ports du nord du pays.Certaines décisions ont en effet été retardées par l’organisation du scrutin présidentiel.C’est le cas de plusieurs contrats d’armement dont l’achat d’une demi-douzaine d’avions de chasse.Le budget de l’armée sera d’ailleurs l’un des dossiers épineux du nouveau président Les deux candidats en lice estiment que la législation actuelle doit être modifiée.Une loi permet en effet aux forces armées de percevoir 10 % des recettes générées par l’exportation du cuivre produit par l’entreprise publique Codelco.Au-delà des questions économiques ou sociales, le programme présidentiel devra se concentrer sur les nombreuses réformes politiques qui restent en suspens depuis le retour de la dictature.Pour autant l’actuelle composition du Sénat ne laisse guère espérer une prochaine amélioration du fonctionnement démocratique du pays.Car l’opposition de droite, soutenue par les sénateurs désignés, parvient à bloquer tout projet de révision constitutionnelle.Et la Constitution de 1980 adoptée par le gouvernement militaire n’accorde pas au président le droit d’organiser un référendum sur ce sujet Reste l’avenir de Pinochet L’éventuel retour de l’ancien dictateur au Chili ne suffira pas à clore en effet la vive polémique qu’a suscitée sa détention en Angleterre.Et U est fort probable que le prochain occupant de La Moneda sera contraint de décider si le Chili maintient ou non sa volonté de déposer une plainte contre l’Espagne devant le Tribunal pénal international, le gouvernement estimant que Madrid aurait dû accepter de tenter de trouver une solution diplomatique à cette affaire.MANNING SUITE DE LA PAGHE 1 baisseront pas les bras facilement, mais leur parti ne sera plus le même.Serait-ce aussi la fin de la carrière politique de M.Manning?Tom Flanagan n’en est pas si sûr.D note que le chef réformiste ne parle pas de se retirer de la politique, adve-nant un échec de l’AU, mais seulement de quitter la direction du Reform.Il en conclut que M.Manning menace implicitement «de détruire le parti comme on le connaît en allant quand même de l’avant avec TAU en traînant avec lui ses plus fidèles supporteurs».M.Flanagan rappelle que le congrès de l’Alternative unie, qui doit mettre en branle la création du nouveau parti, aura lieu avant la tenue du référendum au sein du Reform.Une multiplication des partis de droite a de quoi faire rêver les libéraux.Chose certaine, ils sont ravis de voir leurs opposants en difficulté.Mais pas au point de déclencher une élection prématurée pour en profiter, avertit Gordon Ashworth, chargé avec John Rae de démarrer l’organisation électorale du PLC.M.Rae et lui seront au caucus libéral présessionnel du début février, mais «nous ne parions pas d’une élection en 2000», insiste-t:il.Selon un haut gradé libéral, il serait inapproprié de déclencher des élections uniquement pour profiter des problèmes des adversaires.Selon lui, le PLC ne peut répéter le geste de 1997, qui a failli lui coûter sa majorité.«Il ne suffit pas d’avoir une excuse pour déclencher des élections prématurées, il faut avoir une raison valable et il n’en existe pas à ce moment-ci», dit-il.Concert-bénéfice pour les agriculteurs Toronto — (PC) Certains artistes canadiens parmi les plus populaires se sont rassemblés, hier, le temps d’un concert-bénéfice visant à sensibliser la population à la crise vécue par les exploitations agricoles familiales à travers le pays.Ainsi, Gordon lightfoot, Burton Cummings, Randy Bachman, Ronnie Hawkins et Kevin Parent sont montés sur la scène du Centre Air Canada de Toronto pour faire connaître au public le sort difficile des petits fermiers qui sont menacés par les mauvaises conditions qui affectent les récoltes et les pressions du commerce international.Le concert était le plat de résistance d’un événement d’une journée complète de sensibilisation, diffusée sur les ondes de CBC News-world afin d’attirer l’attention sur le déclin que connaît l’industrie agricole au Canada.L’événement avait été orchestré par le député libéral fédéral Dennis Mills, de Toronto, aidé de politiciens fédéraux et provinciaux.La chute des prix des denrées et les diminutions de subventions ont des effets désastreux pour certains fermiers indépendants.Des dizaines de milliers d’entre eux sont aux prises avec de graves problèmes financiers et plusieurs pourraient être forcés de déclarer faillite.Plus tôt, des fermiers de la Saskatchewan ont exprimé leur frustration lors d’un rassemblement a l’hôtel de ville de Régina, diffusé en direct sur les ondes de CBC Newsworld.Certains d’entre eux racontaient comment ils ont travaillé pendant des mois dans les champs et finalement perdu de l’argent.Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir etU publie du lundi au samedi par I-e Devoir Inc.dont le ai^ife social situé au 2050, rue De Bleury, fr étaRe, Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor lasallc.7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.I.'aRence FYesae Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans Le Devoir.U Devoir est distribue par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor '.Inc , 900, boulevard Saint Martin Ouest, Uval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 core que celle de M" Parent et de M®1 Charbonneau dans l’histoire du Québec.En 1953, les Dominicains ont acheté Kent House, la maison du gouverneur aux chutes Montmorency pour 500 000 $, à la suite de l’intercession du fils de Louis Saint-Laurent comme agent immobilier, précise le père Jean-Paul Montmigny.Dès le départ, le père Lévesque a dirigé cette maison vouée aux débats intellectuels.Le père Benoît Lacroix, le Dominicain qui fonda la revue Maintenant, estime que ce rôle d’animateur avec les leaders sociaux fur plus important que son activité à ITJni-versité car il organisait des congrès de façon très amicale de 1953 à 1963.«H était l'envers du Refus global.On ne parie pas assez de ça.Il voulait élargir les frontières avec un engagement au sens large, ouvert sur le monde.C’était plus stratégique cette position qu’à l’Université Laval.» Le père Lacroix, âgé de 84 ans, a fondé l’Université du Ruanda avec le père Lévesque en 1963 et il a partagé son voisinage au retour au monastère de Saint-Albert Legrand.D dit que le père Lévesque défendait l’idée que la liberté vient de Dieu, autant que l’autorité.C’est ainsi qu’il a amené «un tournant décisif dans les mentalités», en soutenant ce principe.Il n’affrontait pas Duplessis, «cela se faisait moins directement à cette époque» et, de toute façon, «Duplessis était plutôt un homme de coulisse».•Vous savez, dit le père Lacroix, il a encouragé Marie-Claire Blais à écrire ses premiers livres, il avait un côté libérateur des arts, puis il a conseillé tous les hommes politiques de 1950 à 1980.Il avait des liens personnels avec René IJ-vesque qui l'estimait beaucoup et il a même béni son premier mariage tandis que le chanoine Groulx a plutôt béni le mariage de Michel Chartrand.Il y avait ce mélange entre le public et le privé.» LEVESQUE Fernand Daoust, l'ex-président de la FTQ, se souvient de discussions du père Lévesque avec les ouvriers à la maison Montmorency: «On mangeait avec lui, 30 ou 40 présidents de syndicats et permanents du Congrès canadien du Travail et de la Fédération des unions industrielles.On faisait nos séances de formation.C’était sa maison, le lieu du bouillonnement intellectuel.B était un homme immensément curieux, provocateur, stimulant.Il nous poussait au pied du mur pour connaître nos orientations.Je vois ses yeux pétillants, narquois, c'était un bon vivant.» Le père Lévesque faisait des blagues avec les ouvriers sur «les forces de l'obscurantisme», il leur envoyait des messages sur un ton sarcastique.Et U parlait du Québec moderne.«Les syndicats étaient une source d'opposition aux pouvoirs politiques», rappelle Fernand Daoust Le père Lévesque savait prendre le pouls de Montréal à la maison Montmorency, et de l’usine juste en bas.Le père Lévesque était très attaché au Mouvement coopératif et il en parlait avec nostalgie.Car il avait fondé le Conseil de la coopération dont il fut le premier président D se voyait comme un «conspirateur» de la déconfessionnalisation du Mouvement, signale Fernand Daoust.«On aimait l'endroit, on ne perdait pas de gens le soir, c’était beau, tout le monde aimait ça.» Parfois, les mineurs, les bûcherons et les ouvriers apportaient même des bouteilles à la maison Montmorency et lui il tolérait çu Marcel Pépin se souvient que Dons Lussier le remplaçait quand il partait en voyage et qu’il l'imitait dans ses cours.Lui, il est entré à la Fédération du textile en 1948, puis à la Métallurgie.Il dit «Pour le père Lévesque, la grève était un mal nécessaire.Marchand et moi, nous avons discuté de la déconfessionnalisation du CTCC avec lui.Mais il s’est occupé surtout de TUCC.Il s’en prenait au père Bonnier, Taumônier jésuite, en riant; il disait: «il veut des patates catholiques.Moi, je veux de bonnes patates».» C’est également le père Lévesque qui a affronté le père Cousineau, l’aumô- nier jésuite du CTCC, juste avant la naissance de la CSN.Claude Morin a été l'un de ses élèves, de 1950 à 1954.Le père Lévesque lui a conseillé d’étudier aux États-Unis avant d'enseigner, ce qui a mené Claude Morin à l’Université Columbia de New York, de 1954 à 1956.fi rappelle: «Je suis né à Montmorency comme Fernand Dumont.Je me souviens d’une rencontre à la maison Montmorency en 1959 avec Georges-Emile Lapalme, Maurice Lamontagne et Maurice Sauvé.Mais ce n’est pas lui qui a amené le slogan «Maîtres chez nous», c'est René Lévesque.» Stéphane Dion dit que son père, Léon Dion, était un proche du père Lévesque.«Il a créé un espace de liberté, poussé par sa foi.J’aime les personnalités fortes qui cherchent quelque chose au lieu de faire comme tout le monde, pas nécessairement l’affrontement mais quelque chose d'autre.» Le ministre fédéral dit qu'il a été marqué davantage par Vincent Lemieux, le professeur de la génération suivante des Sciences sociales.Guy Rocher a aussi été un disciple du père Lévesque.Il a écrit à son sujet qu’il n’était «ni un intellectuel, ni un chercheur au sens strict» mais«WH extraordinaire orateur, un ras-sembleur, un grand constructeur».En d’autres termes, il inculquait «le dynamisme dans l’action».Finalement, le journaliste Louis Martin parle de l’incident du Palais Montcalm, un soir qu'il donna l’espoir à tout le monde.«Alors que la chape de plomb était trop lourde sur le Québec, il a commencé un discours en disant dès le début: «Liberté, liberté, liberté».Toute la salle s’est levée en délire.» Le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, le chef de l’opposition, Jean Charest et le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, lui ont tous rendu hommage hier.Les Dominicains font savoir que sa dépouille sera exposée au couvent Saint-Dominique, du 175, rue de la Grande Allée Ouest, à Québec, jeudi soir à 19h, tandis que les funérailles auront lieu samedi 22 janvier, à 11 h, en l’église Saint-Dominique.f LE DEVOIR.LE LUNDI 17 JANVIER 2000 B ;> ?LES SPORTS* Voici la patineuse la plus rapide du monde - JERRY LAMPE N REUTERS LA PATINEUSE ALLEMANDE Gunda Niemann-Stirnemann a amélioré hier son record du monde de patinage de vitesse sur 5000 mètres en parcourant la distance en six minutes et 56,84 secondes, à l’occasion des championnats d’Europe.Elle a amélioré son temps de quatre dixièmes de seconde, prenant ainsi une option sur la deuxième place du classement cumulatif, derrière sa compatriote Anni Fiesinger, alors qu'elle n’était que quatrième avant l’épreuve du 5000 mètres.Friesinger, en tête au terme de trois des quatre épreuves, a fini troisième du 5000 mètres en sept minutes et 07,37 secondes, devant la Néerlandaise Renate Groenewald.Plus tôt dans la journée, c’est l’Autrichienne Emese Hunyadi qui avait remporté le 1500 mètres en une minute et 7,58 secondes.Internationaux de tennis d’Australie Les temps changent, mais le jeu demeure ASSOCIATED PRESS Melbourne — Avec l’an 2000, le tennis serait entré dans une nouvelle ère, comme semble l’indiquer la profonde refonte du classement masculin.Pourtant, à l’aube de la 88' édition des Internationaux de tennis d’Australie, les préoccupations restent les mêmes.Hors compétition, on évoque les grosses chaleurs prévues par les météorologues et la possibilité d’une fermeture du toit du central par mesure de protection.Sportivement, on évalue les chances qu'a l’Américain Pete Sampras de battre enfin le record de 12 titres majeurs qu’il détient conjointement avec l’Australien Roy Emerson.On s’interroge aussi sur la capacité d’André Agassi de poursuivre sur la lancée de 1999.Saura-t-il confirmer le statut conquis par ses victoires à Roland-Garros et à Flushing Meadow et sa nouvelle appartenance au groupe restreint des champions parfaitement polyvalents en Grand Chelem?Les humeurs changeantes du fantasque champion en titre Yevgeni Kafelnikov sont aussi d’actualité.Le Russe, tête de série numéro 2, bénéficie d’un tableau très facile qui lui permet de rêver d’une défense réussie de son bien, aucun grand serveur ne se présentant sur son chemin avant le stade des demi-finales.Et le tennis australien, requinqué, est à l’honneur.Si l’ambiance est passablement euphorique à Melbourne, c’est que la victoire niçoise en Coupe Davis de la bande à Newcombe a permis surtout à Mark Philippoussis et, par association et émulation, à Uey-ton Hewitt, de passer à un stade supérieur de leur carrière respective.En remportant les tournois d’Ade-laide et de Sydney au cours de deux semaines grisantes, Hewitt vient de prendre la tête de la course vers les sommets de l’an 2000, qui désormais remplace l’ancien classement mon- dial de l'ATP.Ce dernier est conservé comme repère «technique», servant notamment de critère pour les admissions dans des tableaux et les désignations des têtes de série en Grand Chelem.Le nouveau système couronnera un numéro un mondial à la fin de chaque année puis remettra les compteurs à zéro en franchissant le seuil du nouvel an.Quant à Philippousis, même si le tournoi sur invitation de Melbourne n’était qu’une exhibition, son forfait pour torticolis samedi a fait planer un doute sur sa forme physique.Ses victoires sur Kafelnikov et Sampras et la confiance qu’il manifeste font rêver tous les fans des Antipodes, impatients qu’ils sont de voir un des leurs devenir aux Internationaux d’Australie le premier champion du cru depuis Mark Edmondson en 1976.Ils ne sont pas les seuls à voir s’esquisser un éventuel grand dessein.S’il est difficile d’imaginer im Français menant à bien un projet de premier titre majeur sur le central nouvellement baptisé Rod Laver Court, il n’en va pas de même chez les Françaises, et notamment chez Amélie Maures-mo.Finaliste surprise et véritable révélation du tournoi 1999, finaliste dans la foulée de l’Open Gaz de France, où elle avait dominé la Suissesse Martina Hingis, la jeune Française a vécu ensuite une saison en demi-teinte, marquée plutôt par des pépins de santé que par des exploits.Elle vient brusquement de se réveiller lors du tournoi de Sydney, faisant étalage d’un jeu rappelant en plus complet ses exploits de l’an passé.Affûtée, sans états d’âme et maîtrisant parfaitement ses émotions, Maures-mo y a battu successivement sa compatriote Mary Pierce (4' mondiale), Martina Hingis (1^) et l’Américaine Lindsay Davenport (2e) pour conquérir le titre et grimper au 6e rang mondial.Un tableau assez facile lui permettait déjà d’envisager un parcours honorable.Son exploit de Sydney lui donne le droit de rêver.L’Impact invaincu à domicile PRESSE CANADIENNE Ly Impact de Montréal a remporté i hier une quatrième victoire en autant matchs à domicile, s’imposant par 22-20 contre le Blast de Baltimore.L’Impact s'approche à un demi-match du Blast, les meneurs de l’Association américaine.L’équipe montréalaise mène la section centrale en vertu d’un dossier de 12-8.Dans un match très ouvert, où les revirements et les buts se sont succédé en rafales, Chris Stathopoulos a réalisé son sixième tour du chapeau de la saison, en plus de récolter deux aides, tandis que Jocelyn Roy a réussi un cinquième doublé.C’est toutefois Nick DeSantis qui a été désigné la première étoile du match, lui qui a récolté deux buts et trois aides à des moments cruciaux de la rencontre.Le meilleur marqueur montréalais, Giuliano Oliviero, qui en était à son centième match de saison régulière au soccer intérieur dans I’uniforme de l’Impact, a marqué un but et récolté trois aides.Mauro Biello a quant à lui récolté ses premiers buts depuis le 10 décembre.Il a marqué ses huitième et neuvième buts de la campagne, en plus de récolte une aide.John Limniatis a marqué l'autre but montréalaise, son premier.•On avait beaucoup d'attaque aujourd'hui, tout le monde a contribué», a souligné Biello, qui a raté six match cette saison à cause de blessures et d’un rappel par l’équipe nationale canadieime.Le Canadien progresse à petits pas Au cours des derniers jours, le Tricolore a récolté cinq points sur une possibilité de six FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE La dernière semaine vient de démontrer combien il sera difficile au Canadien d’accéder aux séries.Au cours des derniers jours, le Tricolore a récolté cinq points sur une possibilité de six après des victoires contre Detroit et Buffalo et un match nul face à Boston.Pourtant, la troupe d’Alain Vigneault occupe toujours le 12‘ rang à sept points des Rangers de New-York installés au huitième et dernier rang donnant accès aux séries.Le Canadien n’a plus droit à l’erreur.Igor Ulanov a d’ailleurs bien résumé la situation après le match de samedi.•Nous avons eu une bonne semaine, c’est vrai.Mais on ne peut se permettre de perdre un seul point au classement.Il sera trop tard si on attend les 10 derniers matchs avant de démarrer.C’est maintenant qu’il nous faut hausser notre jeu d'un cran», a fait valoir le défenseur.D’abord la manière Vigneault se montre très prudent dans son analyse des derniers jours.Il se garde bien de parler de classement et de séries éliminatoires.L’en-traineur préfère discourir sur la manière de jouer plutôt que sur le résultat des matchs.«Je suis plus intéressé par le processus, dit-il.Ce qui me préoccupe, c’est l'intensité, l'ardeur et la préparation des joueurs.C'est une chose dont on parle depuis longtemps.» Ijà semaine écoulée a quand même été positive à bien des égards.Certains jeunes sont ressortis, ce que Vi- gneault a reconnu avec une satisfaction évidente.José Théodore bien sûr, mais aussi Jason Ward, Francis Bouillon et Arron Asham.Pour une fois, la relève du Canadien semble en mesure de porter le flambeau.Ward a réussi son deuxième but de la saison à Buffalo.Mais surtout, il a su inspirer Scott Thornton et Jim Cummins, ses compagnons de trio, par son jeu énergique.»Je joue davantage, ce qui me donne confiance, explique Ward, qui a été le premier choix du Canadien en 1997.Je crains moins de commettre des erreurs.C'est pourquoi je ne me débarrasse plus de la rondelle comme avant, je suis plus patient.» Bouillon joue également avec aplomb.Le jeune défenseur n'a plus à prouver qu'il a sa place dans la ligue nationale.A Buffalo, il a marqué le but de la victoire tout en participant à celui de Ward.Contre Boston, il a mérité une aide lors du but de Karl Dykhuis.Son jeu en défense est également solide.Excellent patineur, Bouillon n’est jamais débordé à un contre un.Son centre de gravité très bas lui permet aussi d’appliquer de bonnes mises en échec.Vigneault n’osera plus le retirer de la fonnation comme il l’a fait récemment.Asham, lui, se tire bien d’affaire à la gauche de Shayne Corson et de Dai-nius Zubrus.11 dérange l’adversaire tout en créant des occasions de marquer.Il fait de plus en plus penser à un jeune Mike Keane.Théodore, enfin, a été brillant devant le filet.Il n’a accusé que trois buts en trois matchs, ce qui n’est pas sans perturber Jeff Hackett qu’un rien ne dérange.Mais ça, c’est une autre histoire.Guren doit prendre son mal en patience FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Miloslav Guren est devenu presque invisible dans l’entourage du Canadien.Ignoré par Alain Vigneault depuis cinq semaines, le jeune défenseur a été retranché de la fonnation lors des 15 derniers matchs.Guren s’entraîne quotidiennement avec l’équipe mais sans espoir de participer à un match.•C’est frustrant, dit-il.Je suis jeune et je veux jouer.En fait, j’ai surtout besoin de jouer ajin de progresser.» Guren, qui est âgé de 23 ans, a obtenu sa chance en début de saison.La brigade défensive était décimée par les blessures — Vladimir Malakhov, Patrice Brisebois.Igor Ulanov, Scott Lachance, Craig Rivet — et Alain Vigneault l’a employé dans 24 matchs (1-2-3 et un différentiel de moins-5).Guren a vu son temps de glace diminuer progressivement depuis l’arrivée de Karl Dykhuis, l’éclosion de Francis Bouillon et le retour des blessés, notamment Brisebois et Ulanov.Aujourd'hui, le patineur natif de Uherske Hradiste, en République tchèque, doit regarder les matchs de la tribune de la presse.•j'aimerais jouer à Québec, dit-il.Au moins, je pourrais retrouver ma condition physique de match, sans parler de ma confiance, je me vois mal jouer dans la Ligue nationale après une aussi longue absence.L’équipe joue aussi très bien, ce qui rend mon retour encore plus incertain.» Un seul réserviste Alain Vigneault se défend de compromettre sans raison le développement de Guren.«Il est notre seul réserviste en santé», plaide l’entraîneur.Samedi, Vigneault avait huit joueurs sur la touche en raison de blessures.•Il faudrait aussi l'offrir au ballottage si on décidait de le retourner aux Citadelles», fait valoir Vigneault.Guren en est à sa quatrième saison professionnelle et c’est un risque que la direction n’osera jamais prendre dans son cas.Guren doit donc prendre son mal en patience en attendant le retour des blessés et une éventuelle transaction.Vladimir Malakhov, Scott Lachance et Igor Ulanov sont les défenseurs les plus susceptibles de partir avant la date limite des échanges le 14 mars prochain.«fai hâte qu ’il se passe quelque chose», dit Guren sans grande conviction.Dakar 2000 Un nouveau départ AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Le Dakar-2000 doit prendre un nouveau départ, aujourd’hui, en Libye, six jours après la révélation de menaces terroristes qui ont provoqué l’annulation de quatre étapes au Niger, suscité les polémiques et relégué la course au second plan.Avec une étape comprenant une spéciale de 146 kilomètres, l’épreuve tente de reprendre son cours normal.Les lauréats de l’an passé (Jean-Louis Schlesser et Richard Sainct) occupent les deuxièmes places des classements autos et motos, à 6 min 15 sec et 22 min 22 sec respectivement du pilote japonais Kenjiro Shinozu-ka (Mitsubishi) et du motard espagnol Joan Roma (KTM).Hier, Sabha (Libye) a accueilli le dernier Antonov 124 transportant des véhicules du rallye.Dix-neufs vols de ce gigantesque avion cargo ont été nécessaires pour boucler l’opération que la société organisatrice TSO (Thierry Sabine Organisation) a appelé.Reine de Sabha.Au total, le pont aérien établi depuis mercredi soir entre Niamey et Sabha a pennis le transport de 155 voitures, 76 camions, 147 motos et huit hélicoptères, a indiqué TSO.Quant aux concurrents, ils ont effectué le transfert dans la journée de dimanche alors que les directeurs de course, les mécaniciens et une partie des suiveurs devaient quitter Niamey aujourd'hui pour se rendre directement à Waw El Kebir, terme de l’étape.Cette opération de grande ampleur, au coût estimé de 10 millions de francs — le quart du coût du rallye —, a été montée après l’alerte des autorités françaises et américaines sur des menaces terroristes contre le Dakar 2000 dont la caravane compte au total 1365 personnes.Le karaoké et le Ténéré Selon une source proche des services secrets français, des services de renseignements de plusieurs pays occidentaux ont mis en commun et recoupé les informations dont ils diposaient et faisant état d’une menace terroriste «réelle» sur le rallye lors de son passage au Niger.Des reconnaissances aériennes et des interceptions radio ont alors été effectuées avec des «moyens performants» au-dessus de la région, permettant de relever des «traces sérieuses» de convois armés qui se mettaient en place «avec un support logistique».Les autorités nigériennes ont toujours nié la réalité de ces menaces et affirmé que la sécurité de la caravane était assurée.Us ont accusé TSO d’avoir «cédé aux injonctions» de Paris et ont évoqué un avenir improbable pour le rallye dans sa région fétiche d’Agades et du Ténéré.«Il est hors de question que le rallye, qui draine ce genre de sottises, revienne chez nous», a déclaré vendredi dernier le ministre nigérien du tourisme, Rhissa Ag Boula.Les concurrents, mis au chômage technique, se sont occupés de diverses façons pour tromper l'attente.Promenades en pirogue, visite du zoo, découverte des restaurants de la capitale du Niger et fréquentation du Koudou, une discothèque dont le karaoké a connu un gros succès, ont remplacé l’aventure sur les sables du Ténéré.Place à la course désormais.A moins d’une semaine de l’arrivée du rallye au Caire, les conditions promettent toutefois d’être différentes.Fraîcheur et même pluie sont attendues sur le rallye.BIATHLON Cyr rate la cible PRESSE CANADIENNE Ruhpolding, Allemagne — Steve Cyr, de Val Bélair, a connu hier des ennuis au tir et il a dû se contenter de la SD place lors de l'épreuve du 12,5 kilomètres poursuite de la Coupe du monde de biathlon.Le champion olympique Halvard Hanevold de la Norvège a remporté sa première course de la saison, inscrivant un temps de 35 minutes et 14,0 secondes.Il a eu une fiche parfaite au tir.Son compatriote Ole Einar Bjoerndalen, le meneur au classement général de la Coupe du monde, a enlevé le deuxième rang, terminant à une seconde du vainqueur.Le Français Raphael Poirée a monté sur la dernière marche du podium.Cyr, qui a passé la dernière saison au sein de l’équipe nationale de ski de fond, a raté huit cibles sur 20, la deuxième pire fiche (à égalité avec deux autres concurrents) au tir.«Le tir m’a fait mal plus que jamais, a déclaré Cyr, neuvième lors des championnats du monde en 1997.C’est frustrant car je suis en grande forme.Je roulais sur mes skis aujourd’hui.J'avais vraiment de la vitesse.Il y a une période de réadaption au tir car les pulsations sont présentement très hautes.Surtout en poursuite car on roule à un train d’enfer et ça demande une stratégie très différente.J'attends ma journée encore, je ne me décourage pas.C’est surtout le mondial (en février) que je vise.» Cyr, qui vise une quatrième présence aux Jeux olympiques en 2002, a été le seul Canadien à se qualifier pour la poursuite, une épreuve réservée aux 60 premiers lors des sprints de samedi.L’athlète de Val-Bélair a mérité sa place en enlevant la 521' place, samedi, tandis que Jean Paquet prenait la 89 place.Du côté féminin, Martine Albert, de Rimouski, a fini au 63' rang, samedi, lors du sprint de 7,5 kilomètres chez les femmes.scorr olson Reuters .Mike Tyson a été accueilli par une foule de journalistes à son arrivée à Londres.Tyson est à Londres AGENCE FRANCE-PRESSE Londres — Le boxeur américain Mike Tyson, qui doit combattre le 29 janvier à Manchester contre l’Anglais Julius Francis, a atterri hier à 17h22 à l’aéroport de Londres-Heathrow, à bord d’un Concorde de British Airways, ont annoncé les autorités de l’aéroport.Tyson était entouré de plusieurs ganies du corps personnels, et un dispositif spécial de sécurité avait été prévu par les responsables de l’aéroport, en liaison avec la police.Ancien champion du monde des poids lourds, Tyson n’a jamais boxé sur le sol britannique.Les 21 000 places pour son combat ont déjà été vendues par le promoteur britannique Frank Warren.La,venue en Angleterre de Tyson, condamné en 1992, aux États-Unis, à six ans de prison pour viol, a suscité de nombreuses réactions depuis quelques joins.La loi britannique permet en effet d’interdire l’entrée dans le pays à des personnes condamnées auparavant pour des crimes passibles de plus de 12 mois de prison.Tyson a bénéficié cette semaine d’une intervention du ministre de l’Intérieur britannique, Jack Straw, pour entrer au Royaume-Uni, en raison de •circonstances exceptionnelles», notanunent l’impact économique du combat Championnat d’Italie de football La Juventus récolte le titre de champion d’hiver Il s’agit d’un pas certain vers le titre national AGENCE FRANCE-PRESSE Rome — La Juventus Turin, qui a repris la tête du Championnat d’Italie de football après sa facile victoire sur Pérouse 3 à 0, a été sacrée champion d’hiver grâce au match nul de la Lazio 0 à 0 à Reggiana, hier, lors de la 17e journée.A mi-parcours, la Juve, avec 36 points, a devancé d’une longueur la Lazio pour ce titre honorifique mais qui s’est souvent traduit par le sacre en fin de saison.Ainsi, en 67 exercices, le champion d’hiver a été ensuite sacré à 45 reprises, et lors des 11 dernières saisons, neuf ont conquis le scudetto.La Juventus, emmenée par un excellent Zidane, a ouvert le score sur un penalty de Del Piero à la suite d’une faute de Morabito sur FiUppo Inzaghi.Mais malgré une nette domination, les Turinois ont dû attendre les dernières minutes pour assurer leur succès grâce à un splendide coup franc de Zidane (89) et un but de Kovace-vic (90), qui a repris de près un ballon de Tac-chinardi renvoyé par le gardien adverse.«Ce résultat montre que nous avons bien travaillé cette saison», a commenté l’entraîneur Carlo Ance-lotti, en poste depuis février dernier.«Je ne suis pas satisafait du résultat.C'est très difficile de jouer ici, mais je ne cherche aucune excuse», a pour sa part affirmé son collègue de la Lazio, Sven Goran Eriksson, dont l’équipe a été dépassée pour la deuxième fois en quinze jours par la Juve.Brouillard à Milan Les Romains, décevants depuis la reprise après les fêtes de fin d’année, ont été sans inspiration en milieu de terrain tout en se montrant fébriles en attaque.«Nous avons pris un bon départ.Ensuite, l'équipe s'est désunie et n a pas joué sur sa valeur.Mais le Championnat est loin d’être fini», a ajouté Eriksson à l’issue d’une rencontre très heurtée.Pour son premier match avec la Reggiana, Massimo Taibi, prêté par Manchester United, a été impérial dans les buts.L’AS Rome, avec sa nouvelle recrue Hidetoshi Nakata, a tué le match devant Vérone en première période (3-1) grâce à deux buts de Totti (1,42) et un contre son camp d’Apolloni (7).La Roma occupe la troisième place à égalité de points (32) avec Parme, tenu en échec à Lecce (DO).L’Inter Milan a fait plaisir à son président Massimo Moratti, contraint de prendre son vélo pour aller au stade en raison du brouillard inter-dissant toute circulation automobile.Les hommes de Marcello Lippi, plus solides collectivement depuis l’arrivée de Seedorf, auteur d’une passe décisive, sont venus à bout d’une coriace équipe de Cagliari (2-1).Enfin, Torino a mis fin à six défaites consécû-tives en allant l’emporter à Piacenza 20.En 67 exercices, le champion d’hiver a été ensuite sacré à 45 reprises I
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