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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2000-01-20, Collections de BAnQ.

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-?FONDE EN 1910 LE DEVOIR Vol.X C 1 N " 9 LE JEUDI 20 J A N V1ER 2 0 0 0 87c+ta.\es= 1 $ / T o h o x t o I $ ACTUALITÉS SHARPE DIT DÉFENDRE LE DROIT À LA VIE PRIVEE ET LA LIBERTÉ D’EXPRESSION PAGE A 2 SËRIES+ LA TÉLÉ DES ÉMOTIONS CULTURE PLACE AU CANAL CRIME PAGE B 8 MONTRÉAL L’OUVERTURE DE LA CASERNE 26 EST DEVANCÉE D’UN AN PAGE A 3 Fr a nçois Cardinal PERSPECTIVES La solution du béton Pour régler le problème de congestion de la grande région métropolitaine, le ministre Guy Chevrette présentera à la fin février une solution qu’il qualifie de «globale».Pourtant, à la lumière des informations livrées mardi, plusieurs experts s’interrogent sur l’efficacité et l’originalité des moyens qui seront mis en avant pour désengorger le bourbier montréalais.ien que le gouvernement fédéral ait manifestement outrepassé ses compétences, il y a une semaine, en dévoilant les résultats de deux études portant sur la situation du transport routier dans la région montréalaise, son geste a au moins le mérite de brosser un portrait clair et net de la situation.Alarmante.On apprend notamment que la Rive-Sud a connu une augmentation de sa population de 31 % en dix ans alors que le nombre de véhicules a connu une croissance fulgurante de 77 %.Conséquence: le trafic sur l’ensemble des ponts desservant la Rive-Sud a augmenté de 113 % depuis 1967.Le retard de l’action des divers gouvernements du Québec ces dernières années a créé une situation que le ministre des Transports, Guy Chevrette, qualifie d’«inacceptable».A cet égard, il promet de rendre publiques à la fin février des solutions aux maux de la grande région de Montréal lors du dépôt de son plan de transport, attendu depuis des lunes.Mardi, le ministre affichait ses préférences: le document comprendra trois grands projets reliés au transport en commun, certes, mais surtout deux projets routiers lourds, dont le prolongement de l'autoroute 30.# * Pu béton, encore du béton.A ce sujet, les spécialistes sont formels.«Les investissements routiers à grande échelle n'apparaissent plus comme la solution la plus appropriée», résume-t-on dans un document intitulé Transports urbains et développement durable, réalisé par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en 1995.Que faire pour diluer le trafic?L’objectif principal, selon les experts, est de changer les mentalités de l’automobiliste.Mais il faut également indique Ottavio Galel-la, expert-conseil de la firme de consultants Trafix, que le ministre Chevrette joigne à son plan de transport un plan d’aménagement du territoire digne de ce nom.Plus facile à dire qu’à faire, semble nous répondre le gouvernement.C’est pourquoi il se contente d’aligner les billets verts devant les promoteurs œuvrant dans le béton plutôt que d’accompagner ses projets de mesures coercitives pour inciter l’automobiliste-roi à se départir de son carrosse.Lors de son allocution de mardi dernier, M.Chevrette n’a pas soufflé mot au sujet de telles mesures.Il a effleuré le sujet des postes de péage, il est vrai, mais en voyant cet outil comme une manière de financer de nouvelles artères bétonnées.«Le péage est perçu comme un instrument de collecte de fonds ou de taxes indirectes», déplore M.Ga-lella.L’autre volet, celui de la gestion du trafic, n’est malheureusement pas pris en compte, ajoute-t-il.Une planification plus contraignante du stationne ment est une autre mesure à laquelle le gouvernement pourrait avoir recours.Pour que le stationnement puisse contribuer à la résolution des problèmes d’encombre ment de la circulation, il faut qu’il soit planifié et régie menté, estime l’Association des transports du Canada (ATC), un organisme non partisan dont les 55Ô membres disent notamment représenter les gouverne ments fédéral et provinciaux.À titre d’exemple, la ville de Lausanne, en Suisse, a différencié trois types de stationnement pour limiter les déplacements motorisés individuels: 1- le stationnement pendulaire (déplacement domicile-travail), que les autorités politiques veulent éliminer à la faveur du transport en commun: 2- le stationnement visiteur (déplacements de loisirs, d’achats ou d’affaires), que la municipalité souhaite privilégier par le maintien d’emplacements de courte durée, histoire de ne pas nuire à l’activité économique du centre-ville; et 3- le stationnement habitant (à proximité des logements), contrôlé par un système généralisé de vignettes.Cet exemple montre tout simplement qu’il est possible d’emprunter une telle avenue sans que les automobilistes ruent nécessairement dans les brancards.VOIR PAGE A 8: BÉTON Que faire pour diluer le trafic?Changer la mentalité des automobilistes.METEO .SP Québec Ennuagement Max: -14 Min: -25 Montréal Neige intermittente.Froid.Max: -13 Min: -19 Détails, page B 5 INDEX Annonces.B 5 Bourse.B 3 Avis publics.B 4 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Le monde.A 5 Les sports.B 6 Mots croisés.B 4 Politique.A 4 Télévision.B 7 Ottawa met le paquet AVERTISSEMENT : LA CIGARETTE CAUSE LE CANCER DU POUMON 85% des cancers du poumon sont ceueis per le tabagisme.80% de qui s ceux oui sont atteints vont mourir loin: en moins de 3 innées.Sa nié Canada AVERTISSFMENt LA CIGARETTE CAUSE DES MALADIES DE LA BOUCHE ! altintée ée cigarette cause le cancer.In perte de rfe^ts et peut causer des maladies ppne de nen de yenciv** AVERTISSEMENT : LE TABAGISME PEUT VOUS RENDRE IMPUISSANT La cigarette peut provoquât l'im puissance sexuelle cat elle réduit la circulation du sang dans la pénis.Cala peut vous rendre incapable d'avoir uae érection.Quelques-uns des messages très explicites qui apparaîtront sur la moitié de la surface des paquets de cigarettes.Ottawa n’y va pas par quatre chemins.Un incinérateur de BPC aux portes du Québec L’Ontario n’a pas consulté sa voisine Tabagisme LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Un incinérateur de déchets fortement contaminés aux BPC et de produits pharmaceutiques sera bientôt en activité à Cornwall, à moins de deux kilomètres de la frontière du Québec, qui se trouve dans la direction des vents dominants provenant de cette ville ontarienne.Les activités de cet incinérateur, qui pourrait desservir plusieurs entreprises montréalaises, ont été approuvées par l’Ontario Environmental Assessment and Appeal Board (EAB), l'équivalent du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) au Québec, avec cette différence que l’organisme ontarien rend des décisions exécutoires et non des recommandations.La décision de l’EAB a été rendue au début de novembre.Un débat houleux avait opposé plusieurs groupes écologistes à la société Stablex, à la fin des années 80, quand elle avait songé à construire un incinérateur de BPC à Val-leyfield, dans la même région.Cette fois, le projet n’a fait aucune vague dans la région.Le EAB n’a fait aucune publicité au Québec, coufirmait-on hier à ses bureaux de Toronto, mais uniquement dans les médias de Cornwall, même si la portion québécoise d’Ak-wesasne se retrouve dans le panache de retombées et que ses leaders se sont opposés au projet avec virulence.VOIR PAGE A 8: BPC r Panique en Equateur REUTERS LA DÉCISION du gouvernement de Jamil Mahuad de dollariser l’économie a créé un véritable vent de panique en Équateur.Depuis le 9 janvier, le dollar a remplacé la monnaie nationale, le sucre.Ce chambardement a eu pour effet de jeter à la rue la classe moyenne du pays du jour au lendemain.Ceux qui ont des dettes doivent désormais rembourser de trois à cinq fois le montant, tandis que ceux qui ont de l’épargne ne pourront la récupérer que d’ici sept ou dix ans.Depuis une semaine, le prix de nombreuses denrées alimentaires a triplé.Cette situation explosive a semé la colère dans la population.À preuve, ce jeune manifestant qui se dresse contre des soldats en arborant un gilet à l’effigie du révolutionnaire cubain Che Guevara.Nos informations en page A 5.Des images-chocs contre une «plaie nationale» Rock croit qu'en plus des messages, il faudra hausser le prix du tabac MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Un cœur malade, un cerveau coupé en deux, des gencives noircies, un poumon cancéreux, une cigarette ramollie destinée à illustrer l’impuissance.Ce sont quelques exemples des imageschocs que Santé Canada veut voir imprimer sur la moitié de la surface des paquets de cigarettes d’ici la fin de l’année pour lutter contre ce que le ministre fédéral, Allan Rock, appelle une «plaie nationale».Le ministre de la Santé, Allan Rock, a annoncé hier deux projets de réglementation, dont un qui durcira le ton des avertissements apparaissant sur les emballages de produits du tabac.Le second exigera des compagnies de tabac des rapports plus détaillés sur toutes leurs activités.«Les compagnies savent que leur emballage est un outil de communication puissant et l’utilisent peur diffuser leur message.VOIR PAGE A 8: TABAC Frais de scolarité Les patrons heurtent de front les étudiants M A RI E - A N D R É E C H O U I N A RI) LE DEVOIR La proposition de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain de libéraliser les droits de scolarité pour permettre aux universités québécoises de regagner un niveau de financement acceptable a littéralement fait bondir hier la Fédération étudiante universitaire, qui la juge «irrecevable».«Voilà encore une fois une vision de très courte vue qui suggère de faire passer les étudiants à la caisse sans même tenir compte de leur situation financière», réagissait hier Daniel Baril, président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).«C’est une proposition tout à fait hors d’ordre et inadmissible.» La Chambre de commerce du Montréal métropolitain VOIR PAGE A 8: ÉTUDIANTS Le cerveau, spécialiste de la voix humaine La revue Nature publie les résultats passionnants des travaux d'un étudiant de McGill On savait déjà que le cerveau décodait de façon particulière la parole.Ce qu’on ne savait pas, c’est que le cerveau distingue la voix humaine de tous les autres sons qui passent par l’oreille.Mais à partir d’aujourd’hui, le monde entier le saura grâce aux travaux d’un étudiant de l’université McGill publiés à la une de la prestigieuse revue scientifique Nature, www.ledevoir.com JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Le téléphone sonne.Vous décrochez.La communication est mauvaise, vous entendez difficilement votre interlocuteur.Mais vous avez immédiatement reconnu cette voix que, de toute façon, vous reconnaîtriez entre mille.Non seulement vous savez que votre mère est à l’autre bout du fil, mais vous avez également deviné, au ton de sa voix, qu’elle est fâchée que vous ne l’ayez pas appelée depuis une bonne semaine.Plus que la capacité de comprendre la parole et le mes- sage verbal, le cerveau possède également cette formidable faculté de décoder une foule d’informations à l’écoute d’une voix.En entendant une personne rire, gémir ou parler une langue qu’il ne comprend pas, le cerveau sait s’il s’agit d’un homme ou d’une femme, quel est son âge approximatif et quel est son état émotionnel.D’ailleurs, a prouvé Pascal Belin, la voix stimule un endroit précis du cortex auditif du cerveau, juste au-dessus du sillon temporal supérieur, une longue et profonde fissure du lobe temporal qui se situe en haut des oreilles.VOIR PAGE A 8: CERVEAU 2k Vue latérale d’un cerveau humain.Les zones colorées sont responsables de la perception de la voix.Ci-dessous: la voix telle que reproduite par un spectrograinme, incapable, contrairement au cerveau, de révéler quelque émotion que ce soit.v ' ; fil ç #1 $ l ?I * n LE DEVOIR.LE JEUDI 20 JANVIER 2000 A: 2 LES ACTUALITES EN BREF Les funérailles de Pierre Labelle auront lieu demain (PC) — Les funérailles de l'humoriste Pierre Labelle, 58 ans, décédé mardi d'une défaillance cardiaque, se dérouleront demain à la basilique Notre-Dame.Exceptionnellement, les funérailles n’auront pas lieu en matinée.«C’est à 13h, à la demande de René Angélil, pour lui donner le temps de venir», a indiqué hier Louise Bureau, recherchiste et auteure des textes de l’émission Y a plein de soleil.Cette émission de variétés pour les 50 ans est diffusée le dimanche à TQS.Pierre Labelle y participait avec ses compagnons de métier de longue date, Louis-Paul Allard, Tex Lecor et Roger Joubert.«Comme il l’a dit, c’est son ami d’enfance, son frère.C’est comme s’il perdait un frère», a expliqué Mme Bureau.«Il aimait tellement Pierre», a-t-elle ajouté.Les deux hommes ne se voyaient pas souvent mais ils gardaient le contact.«Ils se voyaient au moins une fois ou deux par année.Par exemple, Pierre a été invité au mariage de René et Céline.Ils sont restés très près l’un de l’autre tout en étant loin de l’autre», a-t-elle dit.Décès de Tactrice Hedy Lamarr (AP) — L’actrice américaine d’origine autrichienne Hedy Lamarr, pionnière du cinéma glamour qui avait fait scandale en apparaissant entièrement nue dans le film Extase en 1933, a été retrouvée morte hier à son domicile de Floride.Elle avait 86 ans.Un porte-parole du shérif local a confirmé le décès de l’ancienne star, précisant qu’une enquête avait été ouverte pour en connaître l’origine.Cette brune incendiaire, qui incarnait la femme fatale dans les productions hollywoodiennes des années 30 et 40, avait joué dans plus d’une trentaine de films, dont le Samson et Dalila de Cecil B.DeMille en 1949, son plus grand succès.Elle avait également joué avec le réalisateur français Marc Allégret en 1955 dans L’Amante di Pa-ride, un film sur l’éternel féminin où elle était Hélène de Troie.Les protestataires tentent de faire témoigner Chrétien (PC) —Un avocat des manifestants arrêtés au Sommet de l’APEC de 1997 a tenté une fois de plus, hier, d’obtenir que le premier ministre Jean Chrétien soit appelé à témoigner à l’enquête sur le comportement de la GRC pendant ce sommet.L’an dernier, le commissaire de l’enquête, Ted Hughes, avait refusé une demande à l’effet que la commission émette une sommation permettant aux avocats de convoquer M.Chrétien.Mais des avocats des manifestants ont continué leurs dé marches en vue de faire témoigner M.Chrétien.Hier, l’avocat Joseph Arvay en a une fois de plus appelé à M.Hughes.«Je ne peux absolument pas comprendre comment on peut dire que M.Chrétien n’a pas d’informations pertinentes à fournir», a-t-il déclaré.M.Chrétien est le meilleur témoin à convoquer au sujet de son implication dans les préparatifs de sécurité en pré vision du sommet, a-t-il poursuivi.CLUB 14021 HOMME Liquidation de costumes importés d’Italie Prix régulier, 999$ soiaé499s 100% pure laine vierge Griffés Une cravate d’une valeur de 95$ vous sera offerte à l’achat d’un costume.Valable Jusqu'au 29 février 2000 La pornographie juvénile devant la Cour suprême Sharpe dit défendre le droit à la vie privée et la liberté d’expression La Cour suprême a terminé hier l’audition de la cause controversée sur la pornographie juvénile.John Robin Sharpe s'est montré confiant de l'emporter, se présentant comme le défenseur du droit à la vie privée et de la liberté d'expression.Dans un ultime plaidoyer, le procureur de la Colombie-Britannique a exhorté les juges à ne pas toucher aux lois sur la pornographie juvénile, au nom du bien-être des enfants.BRIAN MYLES LE DEVOIR Ottawa — John Robin Sharpe regrette presque d’avoir livré bataille devant les tribunaux après avoir été surpris en possession de matériel pornographique juvénile il y a cinq ans.«Je ne me suis pas porté volontaire pour ça, et j'ai dû y réfléchir.Si j’avais plaidé coupable dès la première occasion, ce serait fini et pratiquement oublié», a-t-il commenté hier quand le rideau est tombé sur deux journées mouvementées de plaidoiries à la Cour suprême.M.Sharpe a subi et remporté ses deux premiers procès après avoir été arrêté avec des dessins et œuvres de fiction considérés comme de la pornographie juvénile en vertu du Code criminel.La Cour suprême et la Cour d’appel de la Colombie-Britannique s’étaient rendues à ses arguments selon lesquels les parties en question du Code criminel allaient à l’encontre du droit à la vie privée et du droit à la liberté d’expression.M.Sharpe a été jugé pour possession seulement et a toujours prétendu que le matériel dont il est l’auteur était utilisé à des fins personnelles.Mais hier, il a bien failli se commettre lorsque pressé de questions par les journalistes qui le talonnaient.«Faites-vous circuler le matériel à d’autres personnes?», a interrogé un journaliste lors du point de presse.«J’ai des amis, vous savez.», a dit John Robin Sharpe avant de s’interrompre.«Donc, ce n’est pas pour usage privé?», a renchéri le reporter.«Quel est votre problème?Qu'est< iminn (|urbr(oi*e do pfofrtH-urr» et profettttm de fraruiit 1.800-267-0947 CONSULAT GENERAL DE FRANCE A QUEBEC Société d'édition FORCES f>Tyï1lDIFFUSIONl MULTIMEDIA de çomtés et des congrès régionaux.A ce chapitre de la citoyenneté, la dernière version de ce projet de programme politique se lit ainsi: «La nation canadienne-française n’existe plus sur le territoire du Québec; elle a fait place graduellement à la nation québécoise qui inclut toutes les citoyennes et tous les citoyens.» La direction du parti rendra public ce matin à Ottawa le cahier des résolutions que les congrès régionaux ont votées en vue du congrès de la fin du mois.Busieurs comtés y expriment le vœu que l’on retranche cette phrase voulant que «la nation canadienne-française n’existe plus».De part et d’autre, l’on s’attend à ce que ces divergences de vues contribuent à un vigou-reqx débat entre les congressistes.A la sortie d’une réunion du caucus des députés, hier à Ottawa, M.Duceppe a émis l’opinion qu’il n’y a pas de divergence de fond entre les résolutions des militants des régions et la proposition principale du parti.«Les débats de comté et de région ont confirmé cette orientation et l’ont beaucoup améliorée, ce qui fait que les incompréhensions se sont transformées en appuis.» Partenariat et financement L’offre de partenariat devant être faite au Canada anglais au lendemain d’une victoire du OUI sera également au centre des délibérations de ce congrès.Dans sa Proposition principale, la direction du parti accorde une grande attention aux intérêts des minorités linguistiques et culturelles, y compris le respect des droits de la minorité anglophone du Québec et des nations autochtones.L’on y suggère de mettre de l’avant plusieurs formes de partenariats.Or, il est manifeste que ce texte est apparu superfétatoire à plusieurs comtés, qui proposent tout simplement de le biffer.En fin de compte, c’est peut-être le débat sur la démocratisation du financement du parti qui risque d’être le plus déchirant.L’héritage laissé par René Lévesque en est l’enjeu.En vertu des statuts actuels du Bloc, seules les personnes ayant la qualité d’électeur peuvent contribuer au financement du parti.Et pas plus que 5000 $ par année.En novembre dernier, Gilles Duceppe a commencé à s’éloigner de ses propres statuts en annonçant la mise sur pied d’un fonds de promotion de la souveraineté.Les grandes corporations, les banques, les pétrolières et les fabricants de cigarettes allaient pouvoir contribuer à son financement Il était alors accompagné par Jacques Parizeau, l’ancien ministre de René Lévesque qui a donné au Québec sa première loi sur la démocrati- sation du financement des partis pli-tiques.Depuis lors, les contributions d’un individu à un parti provincial ne peuvent dépasser 3000 $ par année.Cette semaine, la direction du Bloc a relancé le débat.Dans une lettre au Devoir, le député de Richelieu-Nicolet-Bécancour plaidait en faveur d’un assouplissement des règles de financement en acceptant les contributions des entreprises.C’est un point de vue que partagent plusieurs autres députés.Mais ils sont tout aussi nombreux, dit-on, à refuser que la caisse du parti s’abreuve à même les dons des grandes compagnies.Et les résolutions qui témoignent de ce malaise au sein de la base militante ne manquent pas.La religion À l’instar des péquistes, les bloquistes discutent de la place de la religion à l’école.La proposition principale de la direction du Bloc appuie l’esprit du rapport Prouk, en préconisant la création d’écoles laïques, ouvertes et pluralistes.Les résolutions acheminées par les militants de la région de Montréal suggèrent des amendements accessoires, mais on appréhende les réactions des délégués des régions éloignées.Enfin, après avoir discuté avec ses députés de la stratégie à déployer contre le projet de loi C-20 sur la clarté du processus référendaire, le chef du Bloc a annoncé l’envoi d’un mülion de copies du projet de loi annoté et commenté dans les foyers québécois.À quoi et à qui servent les trois milliards des programmes d’insertion à l’emploi?Les Ressources humaines sont dans la brouillard HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le ministère fédéral du Développement des ressources humaines ne sait pas à quoi servent les trois milliards de dollars de subventions qu’il verse annuellement pour favoriser l’insertion à l’emploi, il ignore qui en bénéficie et ne peut pas dire combien de bénéficiaires profitent de cet argent C’est le constat accablant qu’a fait hier quelques hauts fonctionnaires du ministère en rendant publique une enquête interne sur l’administration des multiples programmes d’aide à l’emploi que finance Développement des ressources humaines Canada (DRHC).Les vérificateurs internes ont étudié 459 demandes de subvention ou de contribution soumises à DRHC entre avril 1997 et juin 1999.Ces demandes ont été faites par divers promoteurs dans le cadre de programmes tels que le Fonds transitoire pour la création d’emplois, l’aide à l’alphabétisation ou encore le financement d’emplois d’été et de stages pour les jeunes, et ont reçu le tiers des trois milliards de dollars alloués annuellement par le ministère à l’ensemble de ses programmes d’insertion à l’emploi.L’enquête révèle que, si les règles de gestion des dossiers existent, il appert que les fonctionnaires ne les appliquent pas systématiquement, loin s’en faut Ainsi, une fois sur quatre (dans 25 % des cas), le ministère n’a pas entre les mains une description des activités qu’il subventionne ou auxquelles il contribue.Une fois sur quatre, le ministère ne sait pas au juste qui bénéficiera de l’argent versé, et 46 % des dossiers n’indiquent pas le nombre prévu de participants.Une fois sur duc (11 %), les fonctionnaires de DRHC ignorent quels résultats on entend atteindre en versant l’argent.Globalement, 87 % des dossiers révèlent un manque de supervision et 97 % ne contiennent aucune indication que le ministère a vérifié préalablement si le promoteur du projet lui devait de l’argent Hier, les hauts fonctionnaires du ministère qui ont exposé ces résultats affirmaient qu’il s’agissait là de pratiques condamnables et que des mesures correctives avaient déjà été mises en place, dont la tenue de séances de formation pour les employés de DRHC.L’absence d’une preuve tangible au dossier ne signifie pas nécessairement que les vérifications n’ont pas été faites, ont par ailleurs fait valoir les hauts fonctionnaires.Cette enquête interne arrive au moment où le Vérificateur général du Canada mène sa propre enquête sur les subventions et contributions du gouvernement fédéral, incluant celles de DRHC.Commencée à l’automne et devant durer un an, l’enquête évaluera si les subventions sont versées dans le respect des normes de programme établies.Depuis un an, l’opposition officielle à la Chambre des communes talonne le gouvernement à propos de subventions accordées en vertu du Fonds transitoire de création d’emplois à des entreprises sises dans la circonscription du premier ministre, Jean Chrétien.Le fonds a été instauré en 1996 pour aider les entreprises à créer des emplois durables dans des régions où le taux de chômage dépasse 12 %.Le quotidien The National Post révélait notamment que des subventions avaient été accordées à des entreprises dans la circonscription de plusieurs ministres bien que le taux de chômage y était inférieur à 12 %.Un député libéral, Roger Gallaway, s’était même plaint de ce qu’une contribution de un million de dollars avait été refrisée dans sa circonscription, mais acceptée dans celle de la ministre du Développe ment des ressources humaines, Jane Stewart, même si le taux de chômage y était aussi inférieur à 12 %.La ministre responsable a nié que l’enquête interne dévoilée hier démontrait la possibilité qu’une mauvaise gestion ait pu conduire à une interférence politique dans l’attribution des subventions.«Il n’y a absolument aucune preuve de cela, a dit Mme Stewart.Mais je sais que si l’administration est négligée, s’il manque des pièces justificatives aux dossiers, cela ouvre la porte à ce genre de questions.» ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, juge que le Parti libéral du Québec, en refusant d’appuyer le projet de loi 99 sur les droits fondamentaux du peuple québécois, sous-estime la responsabilité d’Etat qui lui incombe, ce que la population québécoise sanctionnera tôt ou tard.Selon le chef de l’ADQ, le Québec se retrouve dans une position qui ressemble à celle de 1981, quand le Parti libéral, dans l’opposition, «a été interpellé pour bétonner une position québécoise», ce qu’il avait consenti à faire en appuyant une motion, présentée par le Parti québécois et négociée entre les partis, dénonçant le rapatriement unilatéral de la Constitution canadienne.«J’ai le sentiment qu’ils [les libéraux] sous-estiment la responsabilité d’État que les Québécois attendent d’eux.D’ailleurs, les sondages ont commencé à le démontrer», a dit M.Dumont, qui fait référence à des sondages indiquant que le PLQ a perdu du terrain depuis le dépôt du projet de loi fédéral «sur la clarté».«De ne pas s'associer à une loi de l’Assemblée nationale faites parler votre c ur! Contribuez au Fonds de Recherche de l’Institut dç Cardiologie de Montréal en vous procurant votre petit c ur antistress pour seulement En vente chez Umprix.Petro-Canada.Excellence Sports.Les Restaurants Giorgio, Steak- frites et Le Coin mensal.Bentley, J ovin.Unie.Voyageur, Agnew 2* Non taxable «T Refus d’appuyer le projet de loi sur les droits du Québec Dumont juge durement la position du PLQ qui vise à mettre un pied à terre devant cette intrusion fédérale, c’est un geste qui doit quand même être évalué à sa face même», a soutenu M.Dumont, ajoutant que le PLQ sera jugé par la population pour ce geste.Selon M.Dumont, le PLQ a tort de tabler sur la passivité apparente de la population en regard des questions constitutionnelles ou même sur l’ennui qu’elles suscitent.«Ce n’est pas parce que les Québécois ne sont pas dans les rues avec des pancartes sur cette question [.,] qu 'ils ne retiennent pas moins le comportement des acteurs.C'est comme une inscription gravée dans leur esprit pour l’avenir», ce qui leur permet de savoir conunent les politiciens «se positionnent en période de crise ou d’attaque face au Québec», a fait valoir M.Dumont.«Les questions constitutionnelles, ce sont des questions identitaires», a poursuivi le chef de l’ADQ.Les positions que prennent les partis politiques sur des questions identitaires, «ça demeure des choses que les gens n'oublient pas».M.Dumont estime que «les Québécois comme peuple» élisent pour les représenter le premier ministre du Québec, «le seul représentant de ce peuple sur la scène internationale».Dans le reste du Canada, la fidélité première de la population revient à Ottawa, et les premiers ministres des autres provinces sont davantage «des administrateurs d’un territoire». LE DEVOIR.LE .1 E I' D I 2 0 .1 A N V I E R 2 0 0 0 A 5 le devoir LE MONDE / Equateur La CDU reste dans la tourmente REUTERS Des manifestants dressent une barricade sur une route à Ottavalo, au nord de Quito,alors qu’un convoi militaire attend patiemment de pouvoir passer.La dollarisation s’avère douloureuse NICOLE BONNET LE MONDE Quito — «Dollarization es dolor!» La dollarisation est douloureuse, proclame cette banderole brandie par deux femmes dans le théâtre de la Maison de la culture de Quito, où sont réunis près d’un millier de clients des banques pour un programme de télévision en direct, qui va durer trois heures.Le spectacle semble relever d’une cour des miracles, dont les acteurs appartiennent — ou plutôt appartenaient — à la classe moyenne équatorienne.Car ils viennent de plonger, couvre le respect qu’il a perdu en faisant son entrée dans*;, l’arène publique.Lester Pearson, qui fut adoré lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères — on lui attribua le prix NobeL, de la paix —, devint vite objet de mépris quand il accéda ï au poste de premier ministre.John Diefenbaker, héros !| de l’Ouest, fut ridiculisé peu de temps après la très j grande victoire de 1958 et l’imposante majorité qu’if I avait acquise.Pierre Trudeau, dont on se rappelle l’ent* gouement qu’il suscita — la trudeaumanie —, fut détes- * té au Canada anglais peu de temps après son élection; ilüj ne conserva le pouvoir, par la suite, que grâce à l’appui T incontournable des Québécois.Brian Mulroney, qui*?remporta la plus grande majorité de l’histoire du Canada en 1984, fut l’objet de haine de la part de ses concitoyens anglophones.Mais la vie continue.Pierre Trudeau est maintenant^ plus aimé et admiré au Canada anglais qu’il ne le fut jamais-comme premier ministre.On honore la mémoire de Lester Pearson.On accorde généralement aux politiciens re-w traités une considération qu’ils n’avaient jamais eue alors-,* qu’ils détenaient le pouvoir.js De pair avec le révisionnisme historique qui ratisse lar^, ge, on note une nostalgie primaire qui, par moments, peut, se révéler gênante.» ’ ¦ U Dans le mode nostalgique D y a quelques jours, interviewé par le journaliste Peter -Mansbridge, de la CBC, l’analyste Rex Murphy a donné " dans la veine des sentiments pleins de regrets, disant que*.; nos politiciens ne seraient plus ce qu’ils étaient.Où sont -donc les hommes d’Etat d’antan?, se lamentaient en chœur l’intervieweur et l’interviewé.„, On aurait pu penser qu’ils parlaient de Churchill et d^j Roosevelt, de Gorbatchev et de Reagan, de Laurier et de (Henri) Bourassa.ou même de Trudeau et de Lévesque.'^ Mais non.Mansbridge, le grand animateur de téléjournal,'' parlait des premiers ntinistres William Davis, de l’Ontario,-" et Allan Blakeney.Et Murphy, le commentateur érudit ayant ses racines à Terre-Neuve, évoquait avec nostalgie l’art oratoire de feu Joey Smallwood.' - Pardon?On donne ici dans le mode nostalgique, l’évosa cation de deux politiciens qui eurent en commun la so., J briété, l’intelligence et la prudence extrême mais qui, au^ pouvoir, se comportèrent de manière évasive, ennuyante ou carrément grisâtre, et d’un troisième politicien, M.‘ Smallwood, un tyran qui a pu susciter une certaine fasci-' ' nation.En s’abandonnant ainsi à .a nostalgie, on ignore tout simplement — ou on néglige — la véritable nature-des enjeux politiques actuels.Car aujourd’hui, les politi^’ ciens, aussi sous-estimés soient-ils, sont sur la ligne duv’ haut risque.w Chantal Hébert a écrit ici mardi sur la transformation qui, a cours en Ontario grâce à un Mike Harris réfractaire.En, Saskatchewan, Roy Romanow risque l’avenir de son parti, en faisant l'essai d’un gouvernement de coalition avec les li4, béraux.A Terre-Neuve, Brian Tobin met en jeu la prospéré ' té future de sa province avec la querelle qu’il alimente avec’ Inco au sujet de l’exploitation minière de Voisey’s Bay.Et Lucien Bouchard se retrouve sur la corde raide.Que des chefs de parti Au fédéral, on peut se désoler de l’improvisation qu’on note en matière de gouvernance — les politiques face à des dossiers aussi divers que le transport aérien, la santé, les sans-abri et le hockey en sont des exemples —, mais sur le plan strictement politique, il faut avouer qu’on ne voit que des chefs de parti qui prennent de gros risques, qui jouent même leur va-tout quant à leur carrière politique.Jean Chrétien mise sur la «loi sur la clarté» pour damer !' le pion au mouvement souverainiste.Il a réussi à diviser l! les partis d’opposition, comme s’il s’y était pris avec une jj hache.On peut critiquer Jean Chrétien, dire qu’il joue avec jt le feu, qu’il est inutilement provocateur, qu’il se sert de fa-!! con machiavélique de la faiblesse de ses adversaires, qu’il" fait payer le pays pour ce comportement qui traduit un dé*' sir de laisser sa marque dans l'histoire.Mais ü faut reconnaître que c’est un geste audacieux, si Preston Manning a fait le constat qu’il ne pourra jamais devenir premier ministre en étant chef du Reform Party^ Par calcul froid et brutal, il a donc décidé de tuer le parti!! qu’il avait fondé pour en créer un autre.On peut dire qu4!i c’est insensé, que c’est manipulateur et que ça ne mènerâ;, qu’à la réélection des libéraux.Mais c’est du jamais vu,« c’est à couper le souffle.J Joe Clark a décidé que, malgré les grandes réticences j] de son parti et de son entourage et malgré l’appui à la lojjj sur la clarté qu’apportent les citoyens de la circonscription! de Calgary, où il veut se faire élire lors des prochaine!1 élections, U combattra de front ce projet de loi.D a provoqué un mouvement de dissidence dans son caucus et des démissions dans son entourage.Celui qui a mené l’attaque contre le rapatriement de la Constitution en 1982 — et contre les amendements quelle entraînait — agira dç, même manière avec le projet de loi sur la clarté.C’est têtu,' c’est malhabile, c’est politiquement stupide, mais c’est tout' à la fois courageux, comme toute action qui se fonde su?1 un grand principe.À Le refrain voulant que nos politiciens sont sans principes et sans audace a tellement cours qu’il risque deï nous faire passer à côté de l’évidence.Il y a de grand*! drames politiques qui se jouent maintenant sous no»?yeux.Nous avons devant nous le spectacle inusité des chefs politiques qui abandonnent toute prudence efr, jouent le tout pour le tout Graham Fraser est correspondant du Globe and Mail â Ottawa.,e gfrasertàglobeandmait.ca " L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Innrnalke-s h l’informirtion itfnérale et métropolitaine : Louis lapierre {adjoint an liimtnr de l'information).Sylvain Blanchard.Jean Chartier (vie urbaine), Marie-Andrée Chouinard {éducation) Yves d'Avignon (sports): Paule des Rivières (éditorialiste), Jean Dion, I-oms-Gilles Francœm, (tmironne * /Tj 11 11 I 'hapulle Louise Leduc Kathleen 1 tuJitinu— —u mie»; n«nr.;t Sr.a~sr.eakU a., citn WnKi Rrian Mvles (justice ft faits divers).IsahHIe Pars- (snnti)' Michel riai-neati (cariraturistf.) : Diane Précourt (bases éditoriales, responsable des hases tkémntinue^ • Martin Duelos et Christine Puniazet (relecteurs)', Jacques (irt économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), taire à Ottawa), M U PUBLICITÉ I (directeur a w Olivier 7nirta DDOMrmnN IFTTIKAIjH iviarune /\UUII1 luirwc-irw-e/, juuaiim; uirai «• im i larcin: vjcj vtu», L
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