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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2000-02-28, Collections de BAnQ.

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?FONDE EN 1910 ?La classe moyenne aura « son » budget Ottawa consacrerait trois de ses dix milliards de surplus aux baisses d’impôt LE DEVOI N " 4 2 L E LUNDI 2 « FÉ V K I E R 2 O O O H 7 e CULTURE L’INTÉGRALE DE BUNUEL À LA CINÉMATHÈQUE PAGE B 8 LES ACTUALITÉS LES COLS BLEUS DE VERDUN METTENT FIN A 18 MOIS DE GRÈVE PAGE A 3 LES SPORTS DEUX PODIUMS EN 24 HEURES POUR MÉLANIE TURGEON PAGE B 4 HÉLÈNE BARIL LE DEVOIR On l'attend depuis si longtemps que le ministre des Finances, Paul Martin, n’a d’autre choix que de le livrer, ce premier budget de l’ère des surplus qui soulagera les contribuables de la classe moyenne.L’ampleur du soulagement risque toutefois d’être modeste et étalée sur plusieurs années, s’il faut croire les informations qui circulent depuis plusieurs mois déjà sur le contenu du septième budget Martin.Rumeurs et faites calculées font maintenant partie intégrante du paysage budgétaire et, si on se fie à l’an dernier, elles permettent d’avoir un bon aperçu de ce qui nous attend cet après-midi.Au menu principal, une réduction du fardeau des contribuables à revenus moyens, qui prendra la forme d’une baisse de 26 à 23 % du taux d’imposition, probablement à raison de 1 % par année pour les trois prochaines années.Une augmentation de l’exemption personnelle de base de 7131 $ à 8200 $ pourrait accompagner et bonifier cette baisse de taux moyen d’imposition.En proposant ces mesures, le ministre Martin enverrait le signal attendu des contribuables de la classe moyenne, à savoir que ce budget est enfin «leur budget», estime l’économiste de la Financière Banque Nationale, M.Clément Gignac.«Le gouvernement fédéral sait qu’il doit envoyer un signal clair aux contribuables depuis qu’il a dû ravaler son projet d’aide aux équipes professionnelles de hockey», explique M.Gignac.Il serait donc étonnant que le budget modifie le fardeau fiscal des entreprises.H ne faudrait pas s’attendre non plus une refonte en profondeur du régime fiscal.Mais le budget contiendra probablement quelques mesures destinées aux contribuables à revenus plus élevés, comme une hausse de la contribution maximale admissible à un Régime enregistré d’épargne-retraite, qui passera de 13 500 à 15 500 $.C'est aussi pratiquement certain que le ministre Martin augmentera la part des investissements étrangers admissibles au REER.Le plafond de 20 % serait augmenté graduellement pour atteindre 30 % dans cinq ans, selon les in- VOIR FADE A 8: BUDGET PERSPECTIVES f ___ Uargent du pouvoir L’argent coule à flot.Dans les caisses des candidats George Bush, Al Gore, Bill Bradley et John McCain des sociétés ont entassé des millions de dollars en caressant l’espoir qu’une fois le prochain président élu, celui-ci effectuera ce qu’on appelle communément le renvoi d’ascenseur.Du jamais vu! Pour mener à bien la bataille politique en cours, George W.Bush dispose d’un trésor de guerre évalué à 70 millions $ US.Soit davantage que les sommes réunies par les deux vedettes du Parti démocrate, Al Gore (32 millions $) et Bill Bradley (32 millions $).En ce qui concerne le sénateur John McCain, qui soit dit en passant se promet d’imposer une loi susceptible de casser l’emprise qu’ont les lobbys sur la vie politique américaine, il a amassé une vingtaine de millions.La campagne ayant débuté il y a un bon trois mois de cela, les caisses ont diminué de sorte que McCain doit composer avec des broutilles comparativement à son principal adversaire.Avant de détailler qui donne à qui, avant d’identifier ceux qui ne veulent surtout pas que le prochain président les empêche par voie législative de jouer en rond, mentionnons que la loi en la matière interdit que les entreprises allouent des fonds en leurs noms, en plus de fixer à 1000 $ le montant maximum.Bien évidemment des malins sont parvenus à contourner ces balises.Ainsi dans le cas de Bush, on applique la règle du 10.Le topo, c’est tout simple, consiste pour chaque membre de la direction de telle entreprise à faire signer des chèques par une dizaine de personnes.En l’espèce, il s’agit d’un calque du principe des ventes pyramidales.Cela établi, Bush est le champion toutes catégories des principaux secteurs industriels.C’est à lui en effet que les secteurs du pétrole et du gaz, de l’automobile, des banques, des assurances, de la construction et de la santé ont donné le plus d’argent Dans certains cas, la différence entre les montants accordés est énorme.Selon les chiffres compilés par The Center For Responsive Politics, un organisme de recherche politique, le lobby des professionnels de la santé qui craint comme la peste l’imposition d’un régime analogue à notre assurance-maladie, a refilé 2 millions à Bush, loin devant Bradley (655 000 $).L’industrie pétrolière y est allée jusqu’à présent de 1,3 million $.Gore, dont ce milieu déteste le souci environnemental qu'il affiche, arrive deuxième avec un maigre 90 000 $.Dans le cas du pétrole, les recher-chistes du Center For Responsive Politics ont découvert que deux compagnies texanes fermement opposées aux lois envisagées en matière de pol lution ont «prêté» leurs jets au camp de Bush.Il s’agit de Enron Corporation et Occidental Chemical Corporation.L’industrie de la construction n'y est pas allée de main morte.Sa préférence pour Bush est éclatante.Les magnats du secteur ont donné plus du double de ce qui a été donné à Gore.Ce dernier, il faut le savoir, est le champion de la partie adverse, les syndicats.Ce faisant, on ne s’étonnera pas d’apprendre qu’il en est ainsi avec l’industrie automobile qui a refilé dix fois plus d’espèces sonnantes à Bush qu’à Gore.Cela étant, le champion des démocrates est le favori des industries culturelles et des compagnies téléphoniques.Fort de l’appui qu’il n’a pas cessé de déployer à tout ce qui touche à l’autoroute de l’information, Gore bénéficie aujourd’hui de toutes les affections, financières s’entend, VOIR PAGE A 8: POUVOIR Bush est le champion toutes catégories des principaux secteurs industriels Serge Truffaut « « ?MÉTÉO Montréal Québec Nuageux Ciel variable, avec éclaircies.Max: 5 Min: 5 Max: 5 Min: 4 Détails, page B 3 INDEX Actualités.A3 Le monde.B 5 Annonces.A4 Les sports.B 4 Avis publics.B 3 Mots croisés .A4 Culture.B 7 Planète.B 2 Éditorial.A 6 Religions.B6 Entrevue.B1 Télévision.B 7 www.ledevoir.com ÉRIC ST-PIERRE LE DEVOIR ?•’ V' Après-midi inusité, hier, pour la directrice artistique de l’Ensemble contemporain de Montréal, qui dirigeait au Vieux-Port la première de Y, une œuvre pour sirènes de bateaux et locomotives de Marie Pelletier.Le beau temps aidant, près de 3000 personnes se sont rendues aux abords du musée Pointe-à-Callière pour suivre l’événement.La symphonie portuaire s’est ensuite poursuivie avec l’interprétation de L’Appel de Kondiaronk, de Gilles Tremblay.Nos informations en page B 7.La volte-face de Paul Martin D’un déficit de 42 milliards de dollars à un surplus anticipé d’au-delà de 95 milliards sur cinq ans, les finances publiques canadiennes ont subi, sous la gouverne de Paul Martin, un revirement d’une rapidité sans précédent.Mais ce dernier aurait été impensable sans un changement de cap du ministre lui-même.MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Paul Martin, l’auteur du Livre rouge libéral, était un timide en matière de lutte au déficit se contentant de vouloir le ramener à 3 % du Produit intérieur brut.L’élimination du manque à gagner d’Ottawa ne figurait pas en tête de ses priorité lorsqu’il a pris les rênes du ministère des Finances en 1993.Son premier budget, au début de 1994, ne peut laisser qu’insatisfaits les milieux financiers.Le ministre se fie encore trop à la croissance économique pour atteindre ses objectifs.Des compressions sont annoncées.Le ministère de la Défense, en particulier, écope.Mais ce n’est pas assez.On prévoit toujours des déficits supérieurs à 30 milliards pour les années 1994-95 et 1995-96.«H n’a rien fait de très sérieux dans ce budget», juge encore aujourd’hui John McCallum, économiste en chef de la Banque royale.Selon Gilles Soucy, économiste en chef au Mouvement Desjardins, les événements de l’année 1994 et des premiers mois de 1995 ont forcé M.Martin à revoir son approche.«Il y a eu des assauts sur le dollar canadien, une grande volatilité des taux d’intérêts, beaucoup de nervosité 1* fmt Le» choll li PAUL MARTIN VOIR PAGE A 8: MARTIN Jospin devra s’expliquer D’APRÈS L’AGENCE FRANCE-PRESSE ET LIBÉRATION Paris — Au lendemain de son retour du Proche-Orient, les propos tenus par le premier ministre français Lionel Jospin en Israël continuaient hier à provoquer des remous, tant en France qu’à l'étranger.Critiquées en France, notamment par le président Jacques Chirac (droite), et dans les pays arabes, les déclarations du premier ministre socialiste mettaient dans l’embarras son ministre des Affaires étrangères, alors qu’elles étaient accueillies avec scepticisme en Israël.M.Jospin avait qualifié jeudi à Jérusalem les actions du Hezbollah libanais contre les troupes israéliennes de «terroristes» et rendu la Syrie responsable du gel des pourparlers de paix avec Israël, soulevant une tempête dans les pays arabes, mais également en France.Samedi, à sa sortie d’une conférence en Cisjordanie, il avait été attaqué à coup de pierres par quelques dizaines de manifestants.Dès son retour à Paris, samedi, le président Chirac avait pris contact avec lui pour lui affirmer que Paris jouit au Proche-Orient d’une réputation d’impartialité et que «remettre en cause cette impartialité» reviendrait à «porter atteinte» à la crédibilité de la politique étrangère de la France.Alors que les services de M.Jospin se refusaient à tout commentaire, la présidente du parti RPR (fondé par M.Chirac en 1976) Michèle Alliot-Marie a demandé hier à M.Jospin de «s’expliquer devant les Français de ce dérapage inconcevable».La magouille des maillets Les deux géants du marché de l’art mondial, Christie’s et Sotheby’s traversent la plus grave crise de leur histoire multicentenaire.L’Europe vient de se joindre aux États-Unis pour enquêter sur leur prétendue entente illicite dans le but de hausser les commissions payées par les clients.Une quarantaine de collectionneurs réclament des dédommagements.Parmi eux, le Québécois Herbert Black.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Le roi de la «scrap» de Montréal est en train de faire vaciller les deux plus grandes et nobles maisons de ventes aux enchères du monde, Sotheby’s et Christie’s.Herbert Black, président de l’American Iron & Metal du boulevard Henri-Bourassa Est et grand amateur d'art, fait partie d’un groupe d'environ quarante collectionneurs réclamant des dédommagements aux deux géantes de l’encan, sous prétexte d’avoir surpayé les œuvres.Cette affaire s’appuie sur une enquête du ministère de la Justice des États-unis pour «entente illicite sur les tarifs», enquête amorcée il y a quatre ans et sur le point de déboucher.La Commission européenne a confirmé la semaine dernière avoir lancé ses limiers sur la même piste, il y a deux semaines.Les deux géantes du marché de l’art, féroces rivales d’égales forces par ailleurs, ont instauré en même temps, en 1975, une commission de 10 % prélevé sur les acheteurs.En 1992, comme par hasard, les deux boîtes ont fait passer ce tarif à 15 % pour les objets adjugés à moins de 50 000 dollars (américains).Les œuvres plus chères demeuraient à 10 % de commissions.Deux ans plus tard, les vendeurs goûtaient la médecine de l’apparent gentleman’s agreement.Outre-Atlantique, les amendes pourraient atteindre 10 % du chiffre d’affaires, multiplié par le nombre d’années qu’a VOIR PAGE A 8: MAGOUILLE Vers un recours collectif contre les chauffeurs de la STCUM ¦ À lire, page A 3 VOIR PAGE A 8: JOSPIN m .1, JÀér AGENCE FRANCE-PRESSE Des étudiants palestiniens ont continé hier à dénoncer les propos du premier ministre français.Autres informations en page B 5 «À moi de me diversifier avec les nouveaux Fonds Desjardins Éthique.» Vous visez un bon potentiel de rendement tout en respectant les valeurs auxquelles vous tenez?Les nouveaux Fonds Desjardins Éthique sont la solution tout indiquée pour concilier vos intérêts personnels et financiers.Il s'agit de fonds spécialement conçus pour ceux qui désirent diversifier leurs placements tout en investissant dans des entreprises qui démontrent un véritable sens des responsabilités sociales.En s'associant à Ethical Funds, le plus grand producteur de fonds éthiques au Canada, Desjardins vous permet d'avoir accès à une gamme de fonds réputée, reconnue pour la qualité de ses rendements, et d'allier critères éthiques à rentabilité.Comme tous les fonds Desjardins, les Fonds Desjardins Éthique présentent de multiples avantages : ils vous sont offerts sans frais d'acquisition, de rachat ou de virement ; ils procurent une diversification des styles de gestion avec un seul et même placement ; ils sont admissibles aux régimes enregistrés ; ils requièrent une mise de fonds initiale de 1 000 S ou des versements périodiques d'aussi peu que 50$.Alors, que ce soit pour bâtir, consolider ou diversifier votre portefeuille tout en respectant vos valeurs, exigez les Fonds Desjardins Éthique.Pour en savoir davantage sur ces fonds exclusifs à Desjardins, prenez rendez-vous avec votre conseiller Desjardins ou composez le 1 800 CAISSES.Les Fonds Desjardins sont vendus au moyen d'un prospectus simplifié disponible dans les succursales de la Fiducie Desjardins et dans les caisses Desjardins seulement là où l'autorité compétente a accordé son visa.Il est important de le lire attentivement avant d'investir.La valeur liquidative par part et le rendement du capital investi fluctuent.T % LA PLUS GRANDE FORCE CONSEIL -* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES ou 16 » 19 mars 2000 » Palais on Congrès ur les cols bleus, qui ne recevaient plus que quelque 260 $ par semaine, mais aussi pour les citoyens qui ont dû composer avec une ville plutôt laide, mal déneigée l’hiver dernier, et jonchée de papiers sur les rues et trottoirs tout au long du conflit.Bon nombre de feux de circulation ne fonctionnaient plus depuis belle lurette.LOUISE LEDUC LE DEVOIR Considérant ne pas avoir à faire les frais des piètres relations de travail à la STCUM, des citoyens ont commencé hier, rue Sainte-Catherine, à signer une pétition qui servira de matière première à un recours collectif.Se présentant comme «une simple citoyenne, réceptionniste-secrétaire commis-comptable qui en a plein le tt!*@ des moyens de pression des chauffeurs et des techniciens de la STCUM», Nancy Boileau est devenue l’incarnation du ras-le-bol collectif.Et ambitieuse avec cela.«Je veux 10 000 noms!», lançait-elle hier.L’entête de la pétition en circulation précise que les moyens de pression ont un impact direct sur les usagers, qu’il s’agisse de pertes de salaires, de frais de garde supplémentaires, de frais de taxi ou de rendez-vous manqués.«Nous, utilisateurs des services de transport en commun de la STCUM, demandons d’être remboursés pour l’ensemble des pertes occasionnées par l’application des moyens de pression ayant un impact direct sur les services auxquels les utilisateurs ont droit.» Et ça signait à qui mieux mieux, face aux métro Berri-UQAM, hier, par une journée printanière qui semblait marquer la fin de l’hibernation des Montréalais.«Moi, ça m’a coûté 50 $ en taxi cette semaine», se plaignait l’une des signatures.Mme Boileau expliquait, elle, avoir mis cette semaine jusqu’à 2h30 à se rendre au bureau, alors que le trajet ne lui prend habituellement que 45 minutes.C’est depuis un passage à l’émission de Jean-Luc Mongrain que Mme Boileau a été investie de la mission de défendre les usagers du transport en commun.Saisissant l’occasion au vol, un avocat montréalais spécialisé en recours collectif est entré en contact avec elle.Ne faisant ni une ni deux, Mme Boileau a consenti à rendre public son numéro de téléphone.«J'ai reçu une centaine de coups de fil en quelques jours, et autant de messages électroniques! tes gens sont gentils, cependant: après 22h, le téléphone cesse de sonner! Il est aussi question que l’on me fasse un site Web!» Mr Paul Unterberg, qui pilote le dossier, est ce même avocat qui avait défendu l’étudiant François Dumoulin à la tête d’un autre recours collectif contre la STCUM, celui-là en février 1999 dans la foulée de l’épopée des problèmes mécaniques des autobus à plapcher bas.A l’époque, la STCUM avait opposé une fin de non-recevoir aux usagers, soutenant que la perturbation du service n’émanait pas des procédures Uusine GM de Boisbriand fermée pour une semaine (AP) — Confronté à de faibles ventes de voitures, General Motors suspend cette semaine la production à son usine de Boisbriand, au nord de Montréal, pt dans trois autres de ses usines aux Etats-Unis afin de réduire les inventaires chez les concessionnaires, a indiqué samedi à Detroit un porte-parole du constructeur.Le travail devrait être interrompu jusqu’à vendredi à l’usine de Boisbriand,, a indiqué le por-te-parole de GM, Brian Akre.la production devrait reprendre le 6 mars.Couple retrouvé (PC) — Un couple de personnes Agées de la région de Drummondville qui était porté disparu depuis samedi après-midi a été rt'trouvé sain et sauf, hier midi, dans l’Etat du Vermont EN BREF L’homme de 80 ans, Gérard Laffont, et son épouse, Marie-Ange, 77 ans, avaient quitté leur demeure de Saint-Germain-de-Grantham samedi après-midi à bord de leur automobile.Ils devaient se rendre chez des amis, 13 kilomètres plus loin, mais ils se sont selon toute évidence, perdus.L’homme éprouve des problèmes d’orientation alors que la dame souffre de la maladie d’Alzheimer.C’est la fille du couple qui a reçu un appel téléphonique d’une résidante de Sheldon au Vermont l’avisant que ses parents étaient chez elle depuis llh30 hier matin.La grève continue à rUQAM (PC) — Les étudiants du secteur des sciences humaines, arts, lettres et communication de l'Université du Québec à Montréal poursuivent leur grève pour une deuxième' semaine.Ces étudiants revendiquent certains changements à la gestion de l’établissement Selon leur porte-parole Daniel Vigneault ils veu- Luc BERTRAND Antoine Labelie, le noi du nord MpagBs-9.95$ LIDEC inc.(514)843 5991 un gâant dans tous les sens du mot.En unnin dans tomes les iiDrairles d’entretien de la STCUM.En cour, les usagers n’avaient pas davantage obte nu gain de cause.Vers une grève?En théorie, les usagers du transport en commun pourraient profiter cette semaine d’une certaine accalmie, si les chauffeurs d’autobus respectent tel que promis une ordonnance du conseil des services essentiels émise vendredi.Les employés d’entretien sont convoqués à une assemblée syndicale en deux temps, demain et mercredi.Des négociations intensives se poursuivent du côté des chauffeurs, dont Tultimatum est déjà on ne peut plus clair: s’il n’y a pas d’entente d’ici le 9 mars, il y aura grève.te guerre des nerfs entre la STCUM et ses syndiqués vient de ce que l’employeur a cessé de cotiser à leur régime de retraite, le disant trop généreusement garni, plus, même, que ce que le permet la loi.Selon la convention collective échue depuis janvier, le salaire de base des chauffeurs d’autobus est de 42 299 $.Les employés bénéficient entre autres d’une prime de 407 $, du transport en commun gratuit, d’un minimum de deux semaines de vacances annuelles, auxquels s'ajoutent onze jours de fête payés et une série de congés personnels.lent notamment que seuls les membres de la communauté universitaire siègent au conseil d’administration.loto-québec Tirage du 00-02-26 3 5 10 41 43 45 Numéro complémentaire: 8 Tirage du 00-02-26 6 7 17 27 32 47 Numéro complémentaire: 8 EStra Tirage du M 00-02-25 NUMÉROS LOTS 247152 100 000$ 47152 1 000$ 7152 250$ 152 50$ 52 10$ 2 2$ EBtra MM SAMCOr Tirage du 00-02-26 NUMÉROS LOTS 225932 100 000$ 25932 1 000$ 5932 250$ 932 50$ 32 10$ 2 2$ Imbroglio à Ottawa autour d’un diplomate expulsé des E.-U.AFP ET LE DEVOIR Ottawa/La Havane — Le Canada dit s'attendre à ce qu’un diplomate cubain, Jqsé Imperatori, expulsé samedi des Etats-Unis après avoir été déclaré persona non grata pour espionnage, «quittera sous peu» le Canada pour Cuba, selon un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Patrick Hébert.Ce dernier ne pouvait toutefois confirmer, hier, si le diplomate allait quitter Montréal pour son pays hier soir, comme l'affirmait le FBI (sûreté fédérale américaine).«Je ne connais pas les détails», a indiqué le porte-parole.A La Havane, entre-temps, dans une note officielle dont la télévision a rendu public le contenu, on s’emploie à trouver une «solution honorable» à çe «geste unilatéral absurde» des Etats-Unis.Pour les autorités cubaines, cette affaire est traitée comme un problème épineux que Washington refile à Ottawa.José Imperatori a renoncé à son immunité diplomatique samedi à Washington et il avait entamé une grève de la faim, samedi soir, lorsque des agents du FBI sont allés le cueillir chez lui en banlieue de Washington pour l’escorter jusqu’à l'aéroport Ronald Reagan et le faire monter dans un avion qui a gagné Dorval d’où le GAGNANTS 6/6 1 5/6+ 6 5/6 263 4/6 13 832 3/6 260 440 LOTS 2 013 678,10$ 100 683,90$ 1 837,50 $ 66,90$ 10,00$ Ventes totales: 14 737 236 $ Prochain gros lot (approx.): 2 000 000 $ GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000 $ 5/6+ 1 50 000$ 5/6 37 500 $ 4/6 1 733 50$ 3/6 23 256 5$ Ventes totales: 572 117 $ BBZJ.00-02-25 4 5 12 15 33 40 44 Numéro complémentaire: 46 GAGNANTS LOTS 7/7 0 2 500 000,00 $ 6/7+ 0 228 040,30 $ 6/7 71 2 810,30$ 5/7 4 773 149,30$ 4/7 100 828 10,00$ 3/7+ 92 277 10,00$ 3/7 847 039 partie, gratuite Ventes totales: 12 319 754 $ Prochain gros lot (approx.): 5 000 000 $ TVA.lo réseau des tirages Ls modaWéa iftncaiMwnent dm billet» gagnant» paraissent au verso dm billets En cas de dtsparft* entre cette liste et la liste officielle, cette demièie a priorité diplomate a été conduit à Ottawa par l'ambassadeur cubain à Ottawa, Carlos Fernandez de Cossio.La Havane soutient officiellement que trois affaires sont maintenant reliées: le cas du jeune Eliân Gonzalez retenu depuis trois mois aux Etats-Unis; celui de Mariano Faget, fonctionnaire du service américain d’immigration (INS) arrêté et que l’on accuse d’avoir agi pour le compte de La Havane; et celui d’Imperatori «que l’on empêche d’établir son innocence», selon les dires de l’épouse du vice-consul cubain Imperatori, Raquel Fundora.Cette dernière a reçu hier à La Havane la visite de manifestants dont les propos établissaient un lien entre le traitement réservé «par l'empire» (américain) au jeune Eliân et le dossier monté — sans fondement selon La Havane — contre ce diplomate de 46 ans qui travaillait depuis 20 ans au service des affaires nord-américaines du ministère cubain des Affaires étrangères.À Ottawa on n'était pas en mesure, en fin d’après-midi hier, de confirmer les informations selon lesquelles M.Imperatori avait demandé aux autorités canadiennes un visa pour rester «le temps indispensable» afin de clarifier sa situation.«te Canada a accepté de faciliter le transfert de M.Imperatori de Washing-* ton à La Havane et on s’attend à ce qu’il quitte le pays sous peu», confor-' mément à un accord conclu entre les trois pays, selon Patrick Hébert.D’après la chaîne de télévision canadienne LCN, José Imperatori s’estî réfugié à l’ambassade de Cuba à Otta-' wa.L’ambassade n’a pas répondu au» appels de l’AFP et le ministère cana-j dien des Affaires étrangères ne pou-* vait confirmer une telle information., Selon le communiqué lu à la télévit sion cubaine, le diplomate se trouve à) Ottawa où il poursuit sa grève de la faim pour «protester contre “l’absurde mesure unilatérale’’» appliquée par Washington à son encontre.Gambard Vente et service technique ROLEX Day-Date 630-A RUE CATHCART, MONTRÉAL, CENTRE VILLE TÉL : 866-3876 J n i b I- E I) E V 0 I R .L E L II N I) I 2 K F K V R I K R 2 0 (» (I LES ACTUALITES Institut canadien du tourisme et du commerce électronique André Vallerand dénonce les pratiques douteuses d’un institut fédéral implanté à Shawinigan PRESSE CANADIENNE Shawinigan — Honoraires versés à certains membres du conseil d'administration, jetons de présence aux montants exorbitants, subventions publiques accordées de façon douteuse.Voilà quelques-unes des irrégularités administratives relevées par l’ancien président de l’Institut canadien du tourisme et du commerce électronique (CITEC), André Vallerand, pour justifier la tenue d’une enquête de la GRC et du ministère du Développement des ressources humaines du Canada à propos de cette institution implantée à Shawinigan, dans la circonscription du pre mier ministre Jean Chrétien.André Vallerand, ancien député de Crémazie à l’Assemblée nationale et ex-ministre du Tourisme, a décidé de rendre publiques certaines raisons qui expliquent la fin prématurée de son contrat et de celui du directeur général du CITEC, Richard Bourassa.Ces derniers auraient été remerciés de leurs services le 31 janvier dernier, la veille de la tenue d’une réunion du conseil d’administration du CITEC, lors de laquelle ils avaient l’intention de demander des explications sur certaines manœuvres administratives.lorsque le système comptable de CITEC a été rapatrié à l’interne, en novembre 1999, le directeur général et le président ont constaté que deux des quatre administrateurs, en l’occurrence Mario Pépin et Paul Lemire, «se versaient régulièrement des salaires et honoraires sansqu 'aucun contrat d'emploi ou de services n’ait été convenu entre la direction de CITEC et ces administrateurs», selon M.Vallerand.M.Pépin, directeur général du Groupe Forces et directeur général par intérim de CITEC, touchait 3200 $ par mois, tandis que M.Lemire, homme d’affaires bien connu au Centre-de-la-Mauricie qui a plaidé coupable à d’importantes accusations d’évasion fiscale, encaissait 2500 $ mensuellement.Le 14 décembre dernier, le conseil d’administration composé de Mario Pépin, Paul Lemire, Pierre Guillemette et Pierre Vincent adoptait une résolution par laquelle ils s’octroyaient des jetons de présence de l’ordre de 500 $ par réunion.On a même prévu que la mesure allait être rétroactive à janvier 1999.«Normalement, un organisme sans but lucratif comme CITEC ne donne pas de jetons de présence aux membres de son c.a., qui doivent être bénévoles, explique André Vallerand.Des montants comme ceux-là, on voit ça dans des sociétés comme Hydro-Québec, jamais pour un petit organisme comme le nôtre.Je n ’étais pas d’accord avec cette pratique et j’ai voulu faire part de cette réserve.Je trouve inadmissible qu’on utilise des fonds publics pour des jetons de présence et des honoraires aussi élevés», ajoute l’ex-président Subvention fédérale Depuis la fin de 1998, ce sont donc plus de 100 000 $ qui auraient été versés aux administrateurs et ce, à même la subvention de démarrage de CITEC, qui était de 2,5 millions.Cette somme avait été octroyée dans le cadre des programmes de création d’emplois du ministère du Développement des ressources humaines du Canada, en décembre 1998.André Vallerand évoque même des utilisations discutables d’une partie des montants reçus dans le cadre de la sul> vention de démarrage.Les membres du conseil avaient alors présumément effectué divers placements, dont un dans des fonds du Groupe Investors et un autre dans le Fonds Laprade.Le premier aurait subi des pertes de rendement lors du dernier trimestre, alors que le second serait, selon M.Vallerand, douteux en raison de son caractère à risque.«Des sommes comme celles-là devraient aller dans un compte de banque plutôt que dans des investissements».estime M.Vallerand.Ce dernier allègue que les sommes dont il est ici question transitaient dans un compte bancaire distinct, dont l’existence fut révélée au président Vallerand et au directeur général après que l’institution financière eut envoyé par mégar-de un relevé à l’adresse du CITEC.«Nous sommes conscients qu 'un c.a.peut, à partir des sommes qui lui sont confiées, faire des placements.Mais nous avons indiqué aux administrateurs de le faire dans la plus grande prudence et transparence, parce que ces fonds sont déboursés pour pallier le financement des besoins d'investissement et de trésorerie de l’organisme auquel ces sommes sont dédiées», fait valoir M.Vallerand, en précisant qu’il s’agit toujours de fonds publics.Sitôt remerciés de leurs services, MM.Vallerand et Bourassa ont informé le bureau du premier ministre Chrétien et le ministère du Développement des ressources humaines de la situation, qu'ils jugeaient inadéquate.Le 8 février dernier, un enquêteur de la Gendarmerie royale du Canada a été saisi du dossier.Des rencontres avec André Vallerand, Richard Bourassa, Pierre Vincent, Pierre Guillemette et Mario Pépin auraient eu lieu jusqu’à présent.Par ailleurs, le processus de vérification administrative du ministère n’aurait pas progressé de façon significative.Une fois entamés les pourparlers avec les autorités fédérales, il avait été convenu, selon M.Vallerand, de surseoir à toute action et déclaration publiques, étant donné que deux enquêtes venaient d’être déclenchées.Mais l’inaction actuelle du ministère aurait incité André Vallerand à vider son sac, histoire de faire accélérer le processus de vérification.L’actuel président du conseil d’administration de CITEC, Pierre Guillemette, a refusé démettre tout commentaire.Le Mozambique et le Zimbabwe sont les plus touchés REUTERS toit d’une maison pour Des habitants de la province de Chokwe, au Mozambique, se sont réfugiés sur le échapper aux inondations qui ont frappé cette région de l’Afrique australe.Les inondations font des centaines de morts en Afrique australe AGENCE FRANCE-PRESSE Harare — Les inondations et le cyclone Eline ont fait plus de 300 morts en Afrique australe, selon un décompte étabÉ par l’AFE Au Mozambique, où au moins 164 personnes ont été tuées au cours des inondations et du cyclone, le Programme alimentaire mondial (PAM) a estimé hier que l’interruption des secours aux populations touchées par les catastrophes naturelles engendrerait un accroissement des pertes en vies humaines.Quatre hélicoptères et un avion cargo mis à la disposition du Mozambique par l’Afrique du sud début février pour les opérations de secours pourraient en effet être rapatriés par Pretoria faute de fonds, a déclaré Michèle Quintaglie, la porte-parole de cette organisation des Nations unies.Le gouverneur de Gaza, Eugenio Numaio, a indiqué dans une interview retransmise par la radio publique que la situation était critique dans la capitale de la province de Gaza, Xai-Xai, dont de larges zones sont inondées.Les habitants ont été obligés de se réfugier sur les hauteurs de la ville, a-t-il précisé, tandis que la station d’électricité a été inondée, provo- quant une coupure totale de courant.Les Nations unies ont demandé une aide de 13 millions de dollars pour les opérations de secours au Mozambique.Au Zimbabwe, au moins 33 personnes ont trouvé la mort dans Test du pays, à la frontière du Mozambique, lorsque l’autobus dans lequel elles se trouvaient a été emporté, le 25 février, par les eaux du fleuve Muz-di en crue au passage d’un pont, a indiqué hier un porte-parole de la police.Vingt autres passagers sont portés disparus.Cet accident porte le bilan des victimes des inondations catastrophiques qui frappent le Zimbabwe à 62 morts.Le nombre des sans-abri est estimé à 250 000.Ce bilan devrait s’alourdir, selon les autorités, avec l’arrivée des informations provenant des secteurs dans lesquels tous les moyens de communications ont été coupés.Survivants sans nourriture Les opérations de secours se poursuivaient dimanche au Zimbabwe, mais leur manque d’efficacité a été souligné par des victimes et par le principal parti d’opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), rejetant la responsabili- té sur le régime déjà affaibli du président Robert Mugabe.Les récoltes et les réserves alimentaires ont été emportées par les eaux, laissant les survivants sans nourriture, ont indiqué les autorités.Cette situation a aggravé la misère d’une population déjà affectée par un fort taux d’inflation et de chômage, et s’annonce de mauvais augure pour le président Mugabe alors que les élections législatives sont prévues au mois d’avril.Le passage du cyclone a par ailleurs aggravé la pénurie de carburant qui frappe le Zimbabwe et le Mozambique, les bateaux de ravitaillement n’ayant pu accoster dans le port mozambicain de Beira, sur l'océan Indien, en raison de l’état de la mer.L’Afrique du Sud est également touchée par les inondations et, dans la province Nord, la police chiffrait dimanche à 21 les victimes des pluies torrentielles qui ont suivi le passage d’Eline, portant à 76 tués le dernier bilan du cyclone.Au Botswana, une personne a été tuée et plus de 2000 autres se sont retrouvées sans abri durant les pluies de la semaine écoulée.Il y a deux semaines, de premières chutes torrentielles avaient tué huit personnes et laissé 60 000 autres sans abri.Des ex-employés du Trust National fustigent la banque Scotia PRESSE CANADIENNE Toronto — Un groupe représentant des ex-employés et retraités du Trust National accuse le nouveau propriétaire de la fiducie, la banque Scotia, de vouloir foire main basse sur le surplus de leur caisse de retraite — ce qui représente un montant de plus de 140 millions.Certains des retraités, qui sont actionnaires de la banque Scotia, ont l'intention de soulever la question à l’assemblée annuelle de la banque, mardi, à Calgary.Selon ce groupe, depuis l’acquisition, en 1997, du Trust National, la banque, dont le siège social est à Toronto, a usé de manœuvres juridiques et tenté de gagner du temps dans le but de s’approprier le surplus de la caisse de retraite d’environ 4000 exemployés et retraités.Robert Smallhorn, porte-par ole des retraités, soutient que le groupe a attendu deux ans et demi, en vain, et que la Scotia n’a pas encore indiqué ce qu’elle a l’intention de faire.«L’argent revient de droit aux gens qui ont contribué au régime pendant des années, pas à la banque», a-t-il dit.La banque nie l’accusation.«Il n’y a pas de tentative de la banque de s’accaparer le surplus», a affirmé Catherine Melville, responsable des affaires publiques pour la Scotia.La banque soutient que diverses questions doivent être résolues avant qu’on puisse déterminer ce que l’on fera du surplus et comment respecter toutes les obligations de ce régime envers les employés passés, actuels et futurs.M.Smallhorn affirme que la banque a pris un congé de cotisations depuis 1985 mais que les employés, eux, ont continué à cotiser au régime.Plus d'un millier de membres ont appuyé financièrement le groupe des ex-employés et retraités, a indiqué M.Smallhorn, lui-même un ancien employé du Trust National qui a perdu son poste dans la fusion.Le groupe a embauché Mark Zi-gler, un avocat reconnu spécialisé dans les causes impliquant des caisses de retraite.Il a notamment remporté une bataille judiciaire pour le compte des joueurs à la retraite de la Ligne nationale de hockey, il y a quelques années.M.Smallhorn affirme aussi que la banque Scotia tarde délibérément à prendre quelque décision sur le surplus, de manière à ce qu’il reste de moins en moins d’employés dans le régime actuel.La banque pourrait alors envisager de dissoudre le régime, ou de le fondre dans son propre régime de retraite.La banque Scotia voudrait par ailleurs que l’enregistrement du régime de retraite du Trust National relevé désormais non plus du gouve e-ment provincial mais du gouvernement fédéra], qui régit les régimes de retraite des banques à charte.Téléphone: 985-3322 LES PETITES ANNONCES Télécopieur: 985-3340 MOTS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1- Activité sportive 2- Poivre.— Morceau de bois passé dans les ridelles d’une charrette pour soutenir les charges.3- ‘ Show.4- Boisson gazeuse.— Hachette pour les ardoises 5- Mouche.— Ride, 6- Action de trier.— Courage.7- Connu.— Négliger.8- Fruit.— Pouffé.— Bradype.9- Textile.— Période de I ère tertiaire 10- Rassembler.— Indium.11- Océan.— Inerte.12- Gribouiller.— Perroquet.VERTICALEMENT 1- Eucharistie.— Sau- , cisson.2- Occasion favorable 3- Réchauffer.— Tanière.4- Aubaine.5- Démonstratif — Grand fourmiller.Maximes.— Plat.Siège fixé sur le mulet, — Barre fermant une porte.Patrie du général de Gaulle.— Arbuste.Opinion.— Grillon.Sélénium.— Rugueux.— A moi.Tacha.— Meneur d'ânes.Reçu.— Mohawk.Solution de samedi LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 À 1 7H0Ô Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l'édition du lendemain.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit « - ^5T LES PETITES ANNONCES DU LUNDI 4Ü VENDREDI DE 8 H 3 0 À 1 7 H 0 6 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit ORDINATEURS MAC PERFORMA, 5200CD, carte mo-dem, cd-rom, 32 megs de ram, imprimante.zip drive, 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déclaré que ce projet de loi établit uniquement les responsabilités de la Chambre des communes et du gouvernement du Canada.Ce projet de loi, ajoute-t-il, «n’empiète aucunement sur les responsabilités et prérogatives des autres acteurs politiques», nommément l’Assemblée nationale et le gouvernement du Québec qui restent libres, dit M.Dion, de consulter la population québécoise sur le sujet de leur choix.Jeudi dernier, le ministre québécois Joseph Facal est allé dire au même comité législatif que l’Assemblée nationale adoptera, justement, la question qu’elle voudra et que le peuple sera seul à décider de la clarté du processus.Personne, a-t-il ajouté, n’empêchera les Québécois de faire l’indépendance s’ils le décident un jour.Réagissant à ces paroles, M.Dion a accusé le gouvernement du Québec d’annoncer qu’il «ne va pas respecter la loi».Par cette réaction, M.Dion s’est contredit de manière flagrante.Si, comme il le prétend, le projet de loi n° C-20 n’impose des contraintes qu’aux institutions fédérales, le gouvernement du Québec n’y est donc pas soumis, pas plus que l’Assemblée nationale.Le gouvernement du Québec n’aura donc pas à «respecter» cette loi puisqu’elle ne s’appliquera pas à lui.Il peut donc, comme l’a déclaré M.Facal, ne pas en tenir compte.?Le problème fondamental du projet de Loi n° C-20, c’est qu’il essaie de faire dire à la Constitution canadienne des choses qu’elle ne dit pas.La Constitution est muette quant aux règles à suivre lorsqu’une province cherche à faire sécession du reste du Canada.Une simple loi adoptée par la Chambre des communes ne peut pas combler cette lacune unilatéralement Pour que cette loi puisse fixer des conditions impératives à l’accession du Québec à la souveraineté, il faudrait qu’elle obtienne l’approbation de toutes les assemblées législatives provinciales, y compris celle du Québec, puisque, de l’avis de la Cour suprême du Canada, la sécession d’une province doit être considérée comme un amendement constitutionnel.La Cour a établi l’existence d’une obligation de négocier qui découle de la Constitution, advenant une réponse claire à une question claire sur la sécession du Québec.Ottawa ne peut pas fixer unilatéralement des conditions à cette obligation de négocier.Il est vrai que rien n’empêche la Chambre des communes d’adopter une loi qui détermine le comportement du gouvernement fédéral si jamais une province propose de faire sécession.D’ailleurs, l’effet principal du projet de loi n° C-20, s’il est adopté, sera de lier les futurs gouvernements du Canada à une procédure fixée d’avance dans l’abstrait.Les députés qui voteront sur ce projet de loi devraient réaliser que, ce faisant, ils privent les gouvernements futurs d’une marge de manœuvre qui pourrait être salutaire lorsque la situation se présentera.Mais cette loi aura sans aucun doute des effets de débordement sur les pouvoirs des provinces.Dans un mémoire qu’il nous a fait parvenir, le professeur de droit Patrice Garant met en lumière certains de ces débordements.Par exemple, en donnant à la Chambre des communes le pouvoir de déterminer, durant la période référendaire, si la question est claire, le projet de loi n° C-20 permet au Parlement fédéral de «s’interposer entre la législature provinciale et son électorat, ce qui paraît difficilement acceptable au regard des principes constitutionnels du fédéralisme et de la démocratie», édictés par la Cour suprême dans le renvoi sur la sécession de 1998.Ces dispositions de C-20 pourraient même être considérées comme inconstitutionnelles, violant ces deux principes.En portant un jugement préalable sur la clarté de la question référendaire, le Parlement fédéral s’immiscerait dans un champ de compétence provinciale.En vertu du principe du fédéralisme, les provinces sont souveraines dans leurs champs de compétence.Dans le renvoi de 1998, la Cour suprême affirme qu’une province a compétence pour prendre l’initiative d’un projet de sécession.En jugeant la clarté de la question, le Parlement fédéral se trouverait à interférer dans l’exercice de ce pouvoir dans le but évident de faire échouer au préalable cette initiative.Pour ces motifs, la loi n° C-20 pourrait être déclarée inconstitutionnelle par un tribunal.Dès qu’elle entrera en vigueur, cette loi est susceptible de contrôle judiciaire.N’importe quel citoyen pourrait en contester la validité constitutionnelle.Le refus arbitraire du gouvernement fédéral de négocier éventuellement la sécession après un référendum, serait contestable en justice.Cette loi serait extrêmement vulnérable.Les articles du projet de loi qui déterminent les critères de clarté de la majorité le sont également.On dit qu’Ottawa s’est abstenu de fixer un pourcentage précis pour déterminer la clarté de la majorité afin d’éviter les contestations judiciaires.Or l’imprécision avec laquelle le projet de loi traite de ce sujet pourrait être considérée comme un vice constitutionnel, en ce que cette imprécision va à l’encontre des principes de justice fondamentale garantie par l’article 7 de la Charte de droits et libertés.Une loi sera jugée d’une imprécision inconstitutionnelle si elle manque de précision au point de ne pas constituer un guide suffisant pour un débat judiciaire.Or C-20 donne au Parlement fédéral toute latitude pour déterminer la clarté de la majorité.Le projet de loi n° C-20 pourrait donc être jugé inconstitutionnel parce qu’il sombre dans l’arbitraire le plus total.Autre exemple d’arbitraire.Celui-ci est souligné par quelqu’un qui appuie la démarche fédérale, le professeur de droit de Toronto Patrick Monahan.Dans un avis publié par l’institut C.D.Howe, M.Monahan affirme que les exigences de clarté imposées à la question référendaire outrepassent les principes édictés par la Cour suprême dans le renvoi de 1998, en ce que le projet de loi n° C-20 exclut à l’avance toute question qui ferait référence au maintien d’une union politique et économique.Selon M.Monahan, personne ne peut démontrer qu’une référence au maintien d’une telle union économique obscurcit nécessairement l’expression de la volonté de la population du Québec de cesser de faire partie du Canada.Avec son sens inné de la démocratie (sic!), Jean Chrétien a mis fin abruptement aux audiences parlementaires sur ce projet de loi, et ce même s’il s’agit d’une initiative qui vise à encadrer ce que M.Dion présente comme l'une des décisions les plus graves que les Québécois auraient à prendre dans leur histoire.La poursuite du débat public aurait mis en lumière encore davantage l’arbitraire et la vulnérabilité constitutionnelle de ce projet de loi.Au nom de la primauté du droit, de la légalité, de la démocratie, nous mettons au défi le gouvernement fédéral de soumettre son projet de loi à l’examen de la Cour suprême du Canada.Il ne revient pas au gouvernement du Québec de le faire.C’est le gouvernement fédéral qui s’improvise apprenti-sorcier de la Constitution canadienne.C’est à lui de prouver qu’il a raison.Nous croyons qu’il a tort.mvenneCwledtvoir.ca Ottawa doit soumettre à la Cour ^ suprême l sa loi dite «sur la clarté» LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDREE LAMONTAGNE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ Il CONTRi$uABLC CAtfAPiÊM./*V TAïUR ÆtfMffTF Cela suffit! Cela suffit! Le pacte social a été rompu.La malhonnêteté de nos états, inféodé au capitale, ne peut plus durer.Que ce soient les malversations du gouvernement fédéral, le ridicule orchestré par le gouvernement du Québec au sommet de la jeunesse, tous ces détournements de fonds, ces investissements bidons qui perdurent depuis tant de décennies me scandalisent au plus au point J’en ai assez.Cela ne peut plus durer.Les choses doivent changer.Et quand je vois ces jeimes manifester et crier leur colère, je me dis qu’ils ont raison de se révolter ainsi et d’aller sur les marches du pouvoir foutre la querelle.J’admire leur courage et j’aimerais pour ma part être moins lâche.Qu’esf)érons-nous?Qu’attendons-nous de ce système corrodé, corrompu et imbu?On nous vole notre argent mais à qui le donne-t-on?Que reste-t-il de nos démocraties, de la justice sociale quand seul le profit mercantile et le gain politique dictent la conduite de ceux qui acculent à la misère les plus démunis?S’il subsiste un espoir pour notre jeunesse, c’est bien en ébranlant les institutions du pouvoir en leur taisant comprendre une bonne fois pour toutes que le dépassement de soi n’est viable que s’il est reconnu et payé.On demande aux jeunes d’innombrables diplômes, mille et une compétences, alors que les tenants du crédit et de l’autorité ont eu jadis leur chance de se faire valoir avec de moindres qualités.L’auraient-ils oublié?D fat un temps, oui, où sans même un diplôme, où pouvait accéder aux postes convoités.Alors si j'ai un LETTRES -4- message à passer aux chefs d’entreprises et autres magnats du capitalisme sauvage, investissez donc dans la jeunesse et cessez d’exiger de l’état qu’il vous subventionne pour créer de l’emploi.C’est un véritable chantage, un désengagement éhonté.Et un jour, il y aura un prix à payer.Stephen Tessier, architecte Montréal, février 2000 Quand on veut, on peut Le gouvernement fédéral a fait la preuve récemment qu’il pouvait intervenir énergiquement et légifé rer de façon musclée pour protéger les consommateurs.En effet, ses mesures très fermes d’intervention directe dans la politique des prix et l’administration des affaires d’Air Canada pour empêcher les abus possibles du quasi-monopole que cette comfia-gnie aérienne détient dans le ciel canadien, prouve que lorsqu’il veut intervenir directement dans les affaires d’une compagnie privée, un gouvernement peut le faire.Bien que cette intervention pilotée par le ministre fédéral des Transports, David Collenette, sente quelque peu les représailles et la vengeance pour avoir perdu la face dans la saga Canadian-Air Canada et qu’elle peut paver la voie à l’entrée d'autres joueurs aériens dans le ciel canadien, il n’en demeure fias moins qu’elle est l’illustration parfaite que lorsqu’un gouvernement veut, il peut Or, le gouvernement fédéral pourrait vouloir davantage pour endiguer l’inflation du prix du pétrole.J’aimerais voir la même fermeté, le même leadership du gouvernement fédéral face aux pétrolières qui font la pluie et le beau temps au-dessus de sa tête et qui se moquent carrément de tout le monde.Je suis convaincue que le gouvernement fédéral canadien en l’occurrence, comme celui des Etats-Unis et de n’importe quel autre pays, peut faire davantage pour protéger les consommateurs de carburant et aider de ce fait même l’économie qui souffre de cette inflation du prix du carburant Que ce même gouvernement ne vienne pas me dire qu’il ne peut rien faire, je ne le croirai pas.Francine Bélanger Verdun, 21 février 2000 Je me souviens de quoi?Après la mystification des Trudeau-Chrétien sur la, constitution canadienne, le désenchantement du «beau risque» des Lévesque-Mulroney, les 4entatives» de rapiéçage de Meech et Charlottetown, le récent front commun des premiers ministres provinciaux qui a suscité moins d’intérêt à Ottawa que les clubs de hockey et de baseball; on tente maintenant de réhabiliter un vieux complexe politique de «cocus-contents» en nous proposant de faire un référendum pour quémander à Ottawa (ainsi qu’auprès des autres provinces) encore et une autre fois ce que les Duplessis, Lesage, Johnson père et fils, Bourassa, se sont fait carrément refuser sinon de façon cavalière.Je me souviens de quoi, alors?Mah, protège-moi de mes amis.G.Emile Gaudreau Dollard-des-Ormeaux, 16 février 2000 LIBRE OPINION Affaires culturelles contre culture RICHARD BÉRUBÉ ANDRÉE GIGNAC président culturel et vice-présidente scientifique du Conseil québécois du loisir Pour des centames de milliers d’amateurs des pratiques de loisir culturel et de loisir scientifique, le soutien à la culture apparaît toujours à deux vitesses.Au cours des dernières semaines, les milieux de la culture professionnelle ont fait connaître l’envergure de leurs besoins.Au Mouvement des arts et des lettres (MAL), on estimait les besoins supplémentaires à 75 millions de dollars.Au Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), on souhaitait 45 millions de plus, alors qu’une coalition en arts de la scène demandait en urgence 57 millions de dollars.Les requêtes impressionnent par leur ampleur, plus particulièrement les adeptes de pratiques culturelles amateurs, pour qui de telles demandes équivalent à leur soutien gouvernemental actuel pendant près de 100 ans ! Un apport indispensable mais fortement menacé Les organismes de loisir culturel et de loisir scientifique exercent des fonctions de conservation, de création, de diffusion, de formation, de production et de promotion de la culture sur l’ensemble du territoire québécois.Pour une contribution de moins de 0,47 % des crédits du ministère de la Culture et des Communications de près de 420 millions de dollars, ce réseau rejoint près de 300 000 membres et utilisateurs réguliers, principalement des jeunes, regroupe 2 600 groupes et organismes locaux et régionaux; soutient l’engagement de quelque 60 000 bénévoles et fournit plus de 100 000 personnes/jours de formation.11 maintient plus de 600 emplois à temps plein et plus de 3 0p0 à temps partiel.Pour chaque dollar investi par l’Etat québécois, la contribution directe du milieu est de 9 S sans considérer les retombées économiques indirectes et sociales de leurs activités.Toutefois, depuis plus de dix ans, les organismes de loisir culturel et de loisir scientifique n’ont bénéficié d’aucun nouvel investissement gouvernemental significatif.Certains ont même encaissé une disparition complète du soutien financier.Le soutien de base accordé par le ministère se situe maintenant à moins de 50 % de ce quil était, il y a une décennie, en tenant compte des restrictions budgétaires survenues entretemps et de l’évolution du coût de la vie.Malgré l’essoufflement croissant du bénévolat, la réduction importante des services en terme de qualité comme de quantité, la perte de personnel qualifié due à des conditions de travail en chute libre, rejoignant à maints égards celles dénoncées avec justesse par de nombreux artistes; leurs cris d’alarme répétés sont restés vains.Pire, tout récemment, on les excluait d’un nouveau programme de 15 millions $ (représentant à lui seul plus de sept fois le total de leur financement annuel) pour appuyer le développement et la stabilisation des organismes culturels en difficulté financière.Un choix qui conforte l'idée d’une culture à deux vitesses.Y aurait-il toujours la Culture et la culture ?Depuis la création du ministère des Affaires culturelles dans les années 60, l’importance accordée à la démocratisation de la culture malgré les politiques successives fait toujours défaut.L'accès et surtout la participation véritable des citoyens à la vie culturelle autrement que comme consommateurs continuent d’être accessoires.Les loisirs culturel et scientifique qui, selon la plus récente étude gouvernementale, sont pratiqués chaque semaine par plus de 40 % de la population, ne trouvent en conséquence ni considération, ni soutien adéquat dans un ministère qui, quatre ans plus tôt, les a pourtant repêchés sans demander avis.Un coup de force culturel C’est en avril 1996 que les programmes touchant les loisirs culturels (théâtre, chant choral, harmonies, folklore, etc.), les loisirs scientifiques (histoire, ornithologie, astronomie, sciences naturelles, etc.) et la jeune relève amateur étaient rapatriés par le ministère de la Culture et des Communications.Cette opération surprise fat effectuée en pleine consultation publique nationale sur l’avenir du loisir et visait, prétendait-on, à implanter une approche globale et intégrée de la culture pour l’ensemble de la population.Ce faisant, le gouvernement annonçait la reconnaissance de la place des loisirs dans la culture et un rapprochement avec les professionnels.Une contribution qui mérite reconnaissance, soutien et appui Les attentes des organismes se résument en trois points, soit; — une reconnaissance réelle de-leur rôle en culture; — la mise sur pied d’un levier financier efficace assurant un soutien adéquat et continue au développement des loisirs (jxmrcenta-ge de la taxe de vente, crédits d’impôt, revenus de loteries, etc.); — un investissement supplémentaire, immédiat de quatre millions de dollars dans le fi-, nancement des organismes et dans les programmes de loisir culturel et scientifique, afin de, concrétiser les engagements ministériels d’octobre 1999, de poser des gestes importants, déterminants, et rapides en faveur des organismes.Une réponse à la mondialisation et un coup de pouce à la consommation des produits culturels L’éminent politicologue et économiste, Riccardo Petrella, à titre de fondateur et président du Groupe de Lisbonne, présentait le printemps dernier au milieu culturel son avis sur le rôle et les défis de la culture dans le cadre de la mondialisation du commerce.Il déclarait limitatives les politiques culturelles visant essentiellement l’accès de la population à la culture professionnelle et affirmait plutôt «qu’il faut, donner aux citoyens les possibilités de faire acte, de créer ensemble, c’est-à-dire de vivre le présent et d'imaginer le lendemain; il faut que la mémoire soit entretenue, cultivée, partagée, partout présente dans leur environnement de vie».Une orientation tout à fait conforme à celle préconisée et pratiquée au sein du milieu du loisir depuis des décennies.Cette perspective, mise en parallèle avec les récentes études ministérielles démontrant que les pratiques amateurs ont une forte incidence positive sur la consommation culturelle et que les amateure les plus engagés sont aussi les «clients» les plus assidus des événements et des lieux culturels, prêchent aussi en faveur de gestes concrets en loisir culturel et scientifique.Nous demeurons convaincus que les divers acteurs ailturels ont le loisir d’agir ensemble au profit des citoyens et citoyennes, qui choisissent d’être des acteurs créatifs et actifs de la culture québécoise en s'inscrivant dans une vision québécoise globale et enrichie des cultures savantes, élitistes et populaires. Universités LF.DEVOIR.LE LUNDI 28 FÉVRIER 2 O O O IDEES A 7 Questions sur la pertinence d’une grève étudiante Agir selon nos valeurs C’est de notre société et de notre avenir qu’il est question SIMON-PIERRE GOULET ÉLIZABETH GRENIER VÉRONIQUE HARRINGTON KATHY LAVOIE ALEXANDRE LEQUIN Étudiants en communications à IVQAM rr .~j] a jeunesse semble occuper beaucoup de place Lces temps-ci dans les médias.La grève à l’UQAM, le Sommet du Québec et de la jeunesse, le Sommet alternatif, la manifestation du 22 février à Québec, voilà autant d’événements qui lu.ont fait la une entre la flambée des prix de l’essence et les déboires de la ministre Jane Stewart.D’abord contre la grève à l’UQAM, centrés sur nos préoccupations nombrilistes, nous nous questionnions sur la pertinence d’une grève et sur l’impact qu’elle pourrait bien avoir.Après tout, d’autres s’y sont déjà essayés et n’ont guère obtenu de résultats satisfaisants.Contraints d’accepter le mouvement gréviste dans notre université, appuyé par vote majoritaire, nous nous sommes penchés sur les revendications, qui sont ¦ le retrait des accusations qui pèsent sur les 66 manifestants arrêtés le 24 novembre 1999; ¦ un réinvestissement massif en éducation; ¦ une nomination du recteur de l’UQAM au suffrage universel de la communauté universitaire; ¦ la mise en place d’un conseil d’administration composé d’étudiants, de professeurs et de chargés de cours; ¦ la démission du ministre Legault.Ces revendications ainsi que les moyens d’action envisagés par les grévistes, qui ont décidé de militer en huis dos, nous apparaissaient centrés sur la communauté uqa-mienne.Pourtant, toutes ces demandes sont légitimes, plus universelles qu’elles ne le paraissent à première vue.A quoi se résument-elles?Trois choses: ¦ la liberté d’opinion, d’expression et le droit d’être entendu; ¦ l’accès aux instances décisionnelles; ¦ un réinvestissement dans les programmes sociaux.Nous serions tentés d’appeler cela les ingrédients essentiels d’une démocratie, mais cette expression galvaudée n’arrive plus à faire résonner en nous les concepts fondamentaux qui en sont à l’origine.Comment ne pas se sentir concernés par des revendications de cette nature?Comment ne pas ressentir l’urgence de la situation?Ces demandes concernent tous les étudiants, tous les professeurs et chargés de cours, les infirmières, les camionneurs, les groupes communautaires, tous les acteurs sociaux finalement C’est de notre société qu’il est question et de notre avenir, collectif et individuel! Malgré les spécificités de chaque groupe revendicateur, il n’en demeure pas moins que nous partageons tous un idéal commun, celui d’agir selon nos valeurs et nos aspirations profondes.D est impératif de prendre conscience du cul-de-sac dans lequel nous nous trouvons et de nous doter d’un projet de société.En réfléchissant et en discutant nous avons compris l’importance de la cause et la nécessité.de s’impliquer.Trop souvent nous tenons pour acquis que le pouvoir est ailleurs et que l’ordre des choses ne peut être changé.Contrairement aux apparences, nous avons une voix.Cessons de nous taire et de nous en remettre aux autres! Des exemples récents, comme les manifestations à Seattle contre l’OMC et le Sommet alternatif organisé par des jeunes, nous ont prouvé que des gestes concrets peuvent être faits.Parfois, il suffit simplement d’un grain de sable dans l’engrenage pour que tout son mécanisme soit repensé.RKNÉ MATHIEU LE DEVOIR £ Le contre-sommet a plutôt servi à dénoncer les jeunes à l’intérieur, à savoir qui, des policiers ou des manifestants, a été agressé en premier mardi soir, et à chialer sur le fait que «moi, je suis jeune, pauvre, j’ai des problèmes et le gouvernement ne m'écoute pas».Sommet de la jeunesse Et les vrais problèmes ?MARTIN LAVOIE Étudiant à l’Université Laval .algré tout ce Mque l’on pourra entendre, le Sommet du Québec et de la jeunesse et le contre-sommet qui l'accompagnait sont des échecs.Le - ¦j- — seul point positif est que la population en général sera peut-être sensibilisée aux problèmes des jeunes, pendant une ou deux semaines au mieux.Mais de quels problèmes parle-t-on, au fait?Les a-t-on vraiment ciblés?Je serais curieux de demander à un passant quels étaient réellement ces problèmes; la réponse resterait sûrement vague et imprécise car elle l’est pour moi-même qui ai suivi le sommet Première déception; le sommet.Dans sa belle philosophie du «il ne faut rien laisser au hasard», le gouvernement avait déjà tué le sommet dimanche dernier en réunissant le milieu financier pour s’entendre sur un montant global pour satisfaire les revendications des jeunes.Une telle attitude indiquait d’ores et déjà que les enjeux majeurs du sommet seraient financiers; conséquence directe, les deux derniers jours ont ressemblé à une vulgaire négociation de convention collective entre les fonctionnaires de l’État et le gouvernement Je ne dis pas qu’il n’y a pas un réel besoin de réinvestir en éducation ou que la pauvreté et l’endettement chez les jeunes ne doivent pas être enrayés par des mesures financières, mais tous les problèmes de notre génération ne résident pas seulement dans ces faits.A-t-on parlé sérieusement au sommet du taux anormal de suicide chez les jeunes?A-t-on fait savoir aux chefs syndicaux que leurs conventions collectives nous condamnent à la précarité et à la pauvreté pendant plusieurs années en nous fermant toutes les portes?A-t-on tenté de réfléchir aux moyens que l’on devra prendre pour faciliter la transition entre une population vieillissante très nombreuse et une population jeune beaucoup moins nombreuse qui devra faire les frais de cette population vieillissante?Finalement, a-t-on soulevé le problème d’un système social, politique et économique créé et entretenu par une génération qui n’a peut-être pas les mêmes valeurs et les même préoccupations que nous?Ces thèmes n’ont peut-être été qu’effleurés au cours du sommet car ils ne peuvent pas nécessairement être réglés par des mesures financières et sont probablement beaucoup plus complexes à cerner.Décevant contre-sommet Deuxième déception: le contre-sommet Un contre-sommet qui aurait pu servir à exercer de la pression sur ce qui se déroulait à l’interne en tentant de soulever les aspects mention- nés plus haut, en servant de chien de garde pour dire aux jeunes, à l’intérieur: «on vous appuie mais ne vous laissez pas tromper par le gouvernement car on vous ramènera à l’ordre.» Ce contre-sommet a plutôt servi à dénoncer les jeunes à l’intérieur, à savoir qui, des policiers ou des manifestants, a été agressé en premier mardi soir, et à chialer sur le fait que «moi, je suis jeune, pauvre, j’ai des problèmes et lp gouvernement ne m’écoute pas».A quoi pense-t-on?Est-ce qu’on croit que le gouvernement pourrait s’asseoir avec tous les jeunes de la province et discuter avec eux comme au confessionnal pour savoir que Pierre n’a pas pu mettre de beurre sur son pain hier et que Marie est endettée de 25 000 $?Il faut forcément des porte-parole, et à partir de ce moment, il est évident que toutes les personnes représentées par ce porte-parole ne peuvent être pleinement satisfaites, mais dans le contexte politique actuel, on ne peut rien obtenir du gouvernement sans entrer dans le fonctionnement du mécanisme décisionnel gouvernemental.Je ne remets pas en question la nécessité du sommet ni celle du contre-sommet pour montrer notre intérêt et exercer de la pression sur ce qui se passe «en dedans».Je crois que, cette fois, le tout a dérapé, et ce n’est pas en injectant 300 millions par-ci et un milliard par-là que l’on suscitera un débat de société sur l’avenir et la place des jeunes dans cette société.On ne fait encore que masquer un problème plus profond.Après Hong-Kong et Macao Taipei doit-il craindre Une réconciliation s’installe progressivement au fil des YVES PRESCOTT L’auteur revient d’un séjour à Taïwan.îi a rétrocession de Hong-Kong et de Macao à la Chine communiste amène les Occidentaux à déduire que le retour de Taïwan à la mère patrie est imminent: jamais deux sans trois! Mais qu’en est-il?Jl C’est sous le colonialisme portugais que Macao cesse d’être un village de pêcheurs pour devenir au siècle dernier le Las Vegas d’Extrême-Orient; les Britanniques, quant à eux, prennent possession de Hong-Kong en 1841; c’est à partir de ce pied-à-terre qu'ils poursuivront le commerce de l'opium avec la Chine.Taiwan, par contre, s’est développée dans un contexte totalement différent.Lorsque la nation mandchoue fonde à Pékin la dynastie des Qing, elle règne en souverain étranger et méprisé de 1644 à 1911.Ceux qui refuseront de servir ces nouveaux maitres iront se réfugier à Taïwan, île peuplée d’aborigènes et d’aventuriers hollandais.Cette terre d’exil deviendra un bastion du loyalisme chinois pro-Ming (dynastie vaincue par les Qing et considérée comme un amalgame de parvenus dont les tares sont oubliées en raison de leurs antécédents génétiques irréprochablement chinois), le dernier exode majeur vers Taïwan correspond au retrait des forces de Chiang Kai-shek, qui aura pris soin d’amener avec lui les éléments les plus fortunés du continent.L’importance de la diaspora les émissions diffusées à Pékin, captées à Taïwan en décembre dernier, n’étaient qu'une longue litanie des humiliations qu’ont dû endurer les habitants de Macao aux mains des Portugais; leur retour au bercail était annonciateur de joie, de dignité et de prosi)érité.Premier geste en ce sens, abandonner définitivement le nom de Macao au profit d’Aomen (ou Ama en dialecte local).Il est donc clair que la fin du colonialisme européen ne peut être évoquée comme motif d’intervention dans le cas de Taïwan (de plus, la rétrocession des deux anciennes colonies européennes s’est faite sans effusion de sang).Par contre, une action militaire contre l’ancienne Formose ne peut être que violente et mobiliserait l'opinion de la diaspora chinoise contre Pékin Il s’agit d'une donnée clé souvent omise par les analystes occidentaux; les Chinois d’outre-mer constituent une force économique solide et puissante ayant pignon sur rue de Toronto à Sydney et de New York à Singapour.Conscient de cette force, Pékin, qui appliquait son droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU comme un automatisme pour faire contrepoids à l'influence américaine, abonde pourtant dans le sens de Washington lorsqu’il est temps d’appliquer des sanctions contre l’Indonésie à la suite des massacres au Timor oriental.Il s’agit simplement de punition indirecte à l’endroit de Jakarta pour les émeutes anti-chinoises qui ont marqué la chute du régime Suharto en 1998, la communauté chinoise ayant été associée au camp de l’ancien dictateur.Ce geste prend aussi en compte le fait que 80 % des investissements étranges en Chine communiste proviennent des Chinois de souche vivant surtout dans le Sud-Est asiatique.Cette donnée est d’ailleurs confirmée par des experts de la politique asiatique comme feu Gerald Segal, qui remet en question le mythe de la République populaire comme un marché sans fin pour notre boulimie mercantile.Segal lance d'autres chiffres qui ont de quoi étonner.Bien que la population taïwanaise dépasse à peine 21 millions d'individus, les exportations américaines y demeurent plus importantes que pour le milliard deux cent soixante-six millions d'habitants du continent.Le commerce vers Pékin serait comparable à celui effectué vers la Belgique.Rien d’étonnant à ce que la Chambre des représentants américains ait récemment endossé le Taiwan Security Enhancement Act.Cette loi a été adoptée avec une forte majorité à quelques semaines des élections à Taïwan.Pékin?ans entre les deux nations Une réconciliation qui s’installe Mais en dehors de l’idéologie véhiculée par les politiciens, tant à Taipei qu’à Pékin, et qui semble une sempiternelle reprise des discours de la guerre groide, une réconciliation s’installe progressivement au fil des ans entre les deux nations.Ainsi, il n’est pas rare de trouver des biens de consommation fabriqués à Shanghai ou à Tien-tsin sur le marché taïwanais.Les déplacements vers le continent, impensables il y a 20 ans, sont désormais courants et sont motivés par des raisons aussi bien culturelles qu’économiques puisque, ironiquement, Taïwan est responsable d’investissements importants chez leur frère ennemi, par exemple dans le domaine de la culture du thé.Pékin peut-il s’accommoder de la crise politique internationale qui découlerait de l’annexion forcée de l’ancienne Formose?Le Parti communiste fait face à bon nombre de casse-tête, dont les problèmes ethniques au Tibet et au Xinjiang.La montée de l'Islam dans cette région a amené des délégations chinoises à se rendre en Russie le 16 janvier dernier; l’expérience tchétchène risque de servir de référence.On pense aussi aux adeptes de la secte Falun-gong et du nombre sans cesse croissant de chômeurs, sans compter la corruption, qui a atteint un point tel que, dans son message du Nouvel An, le Parti communiste a invité les intéressés à résister à la tentation d’obtenir des pots-de-vin déguisés sous forme d’étrennes pour l’année nouvelle.Gérer le cinquième de l’humanité n’est certes pas une sinécure.Lorsque l’on questionne les Taïwanais de divers milieux pour savoir si l’on craint une invasion future, la réponse devient prévisible et s’accompagne toujours d’un large sourire: «Ils n ’oseront jamais faire ça!» La guerre idéologique actuelle fait penser aux bons mots de Mao lors de la visite historique de Richard Nixon en 1972.Le grand timonier se fait rassurant.Ne faites pas attention aux propos de nos journaux, tout le monde s’attend à un peu de propagande anti-américaine.Message d’une chargée de cours aux gras-durs t GABRIELLE GOURDEAU Chargée de cours de carrière à l’Université Laval «Ce n’est pas parce que nous ne coûtons pas cher que nous ne valons pas cher.» (Ceci n’est pas un vieux proverbe chinois mais une jeune affirmation québécoise.) essieurs dames du département des littératures de l’UQAM, Ma signature n’a certes pas le poids de celle de votre prestigieuse assemblée puisque je suis payée, à l’Université Laval, pour «faire une partie seulement du travail d’un professeur».Cependant, souffrez que je vienne freiner un tant soit peu votre montée de lait du 7 février dernier à l’endroit de notre vénéré ministre de l’Éducation, M.Legault, en bémolisant vos propos, ne serait-ce que pour faire la lumière — eh oui, encore une fois: comme le disait si bien Gide, «tout a été dit, oui, mais comme personne n 'écoute.» — sur cet OEN1 (objet enseignant non identifié) qu'est le chargé de cours.J’ai l’honneur de vous apprendre que vous avez raison: les chargés de cours ne remplacent pas les professeurs.Es contribuent, comme eux, à la vie universitaire, ils accomplissent, comme eux, bien d’autres tâches qu'enseigner, et ce, pour 30 % de leurs somptueux gages — pour une fois que notre Legault national a raison.Cela dit, votre vision synecdochique de la personne chargée de cours tient de la fable.Enseignants à part entière 1.Côté enseignement, nous sommes les collègues et égaux des professeurs car enseignants à paî t entière.J'en veux pour preuve les pharamineuses exigences en matière de profil d’enseignement que nous imposent les départements avant de nous confier des charges de cours.Cela dit, tout ce qu’un professeur doit faire pour s’acquitter d’une tâche d’enseignement, nous le faisons.Les professeurs ne sont pas nos coachs.Chez nous comme chez eux, chacun est, après Dieu, capitaine à bord de son navire, avec tous les devoirs et responsabilités que cela implique: préparation, enseignement magistral, encadrement des étudiants, corrections (de plus en plus lourdes: les classes grossissent mais nos salaires de misère n’ont pas sensiblement augmenté depuis notre accréditation).2.Les chargés de cours s’adonnent à la recherche par la force des choses.Vous qui êtes justement dans le domaine de la littérature devez pouvoir évaluer la somme de «recherche» qu’il faut abattre pour donner un nouveau cours de matière en littérature.Or il n’est point rare que nos unités nous parachutent dans un nouveau cours de matière où nous attendent souvent une centaine de joyeux drilles avides de connaissance et surtout désireux d’en avoir pour leur argent depuis que nos recteurs leur chantent en chœur les vertus et mérites de l’inénarrable approche clientéliste.Cette recherche afférente à l’enseignement, accomplie par tout chargé de cours obligé comme vous de se tenir à la fine pointe de ses connaissances, oui, cette recherche relève du bénévolat Le bon vieux bénévolat 3.Les chargés de cours publient, et pas durant leur année sabbatique puisqu’Us ne connaissent pas ce privilège.Et pour publier, il faut faire de la recherche.Rémunération?Le misérable 10 % (ou moins) qu'on leur donne, comme à tout auteur, sur chaque exemplaire vendu.Autant dire que cet aspect de leur vie professionnelle tient également du bon vieux bénévolat 4.Les chargés de cours (cf.les dernières conventions collectives) ont accès à des tâches administratives au sein de leur département, et ce, toujours au tarif horaire frisant le 30 % legaultien.Qui plus est, si les départements leur reconnaissaient la réelle valeur de leur bagage scholastico-professionnel (doctorat, publications, expérience et tutti quanti), ils confieraient également aux chargés de cours le tutorat de thèses de maîtrise et de doctorat, ils les intégreraient une bonne fois pour toutes en les impliquant dans la gestion des programmes, des revues savantes, des collaborations interuniversitaires.• Toujours au tarif horaire précité (cf.bénévolat).Et malgré ce fossé entre notre valeur et notre rémunération, si nos universités acceptaient de nous intégrer à temps plein dans la vie départementale, nous continuerions de dire oui.Oui, parce qu’au bout d’un quart de siècle d’études et d’endettement, une jobine de chargé de cours est tout ce qu’on a pu décrocher, a- parce que notre société est hyper-' scolarisée et que nos cerveaux littéraires, même prêts à s’exoder, personne n’en veut à l’étranger, qui déborde de ses propres cerveaux littéraires; b- parce que les universités n’engagent plus de professeurs, compressions obli-, gent; c- parce que, les rares fois où il y a un poste vacant, surtout dans le noble domaine qui nous intéresse, 200 candidats se pointent au concours bidon avec un curriculum vitæ en béton alors que le candidat, de toute manière, a déjà été «pressenti» (lire: choisi); d- parce que, les rares fois où il y a un poste vacant, au Québec, dans le noble domaine qui nous intéresse, on va encore pêcher l’heureux élu dans sa profonde Belgique ou dans quelque autre pays francophone, au grand mépris des lois sur le travail et l’immigration, comme s’il n’y avait pas assez de doctorats québécois pourrissant sur place.Deux groupes de gras-durs Côté professeurs des autres provinces, on a peut-être les mêmes privilèges que ceux du Québec.Sauf votre respect, nous, on s’en balance de cette comparaison entre deux groupes de gras-durs, parallèle qui n’a rien pour améliorer notre situation à nous.Finalement, vos revendications ont de quoi surprendre.Tannés de voir votre travail dénigré?Nous, c’est de l’équation «embauchage massif de chargés de cours = déglin-guement de l’université» que nous sommes tannés.M’enfïn, comptez-vous chanceux.Alors que nous, pour survivre dans ce bordel qu'est en train de devenir notre système d’éducation, nous continuons de louer notre esprit à l’heure au service de cette grasse madame déficiteu-se qu’est notre gouvernement, vous, vous êtes tout de même montés en grade: comparés à nous, vous faites figure de poules de luxe! L’ÉQUIPE DU DEVOIR 1A DÊnAr-rmv , r , a iw ,rn,»Hnn flAnAral.et métaraolitaine Louis Uplerre (adjoint au directeur de rin/brmation).Sylvain Blanchard, Jean Chartier (vie urtaiue), Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d'Avipion (sports), Paule des Rivières (éditorialiste), Jean Pion, LouisGiilesFrincœur U REDACTION Journalistes à infiirmation «énérak ‘ mètropo ^ Lutioues municipales).Benoit Munger (responsable du site Web).Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé): Michel Carneau (caricaturiste) : Diane Précourt (pages éddonales, responsable des pçntes thématiques).MTZluXetcCl^nl.^ (reîfrtro^;'jacques Cretîier eTjaeques Nmltau (photographes) à l’information culturelle : Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillargeon (théâtre).Paul Cauchon (médias), Onto?Montpetit rtiamJ, Odile Tremblay (cinéma).Clément Trudel I .nfornwtion économique : Gérard Correspondantes parlementaire Rachel Rochefort (Ottawa).L- (Public,taires).Léopo’ld Ste Marie fdim'frur^Wori la promotion des abonnements).Monique L’Heureux.Use Lachapelle.Rachelle Leclerc.L'ADMINISTI Nlcole'carrnel ^ur.Claudette Béliveau (secrétaire administrative).Nathalie Perrier.Danielle Ponton.Danielle Ross IA FONDATION DU DEVOIR Roger ^’ire-président exécutif et directeur général).\ \ -?le devoir ?-—- ACTUALITES MARTIN SUITE DE LA PAGE 1 par rapport à la gestion des finances publiques.» La crise du peso mexicain, qui se répercute sur les monnaies des pays endettés comme le Canada, ajoute au sentiment d’urgence.Selon John McCallum, «M.Martin a, en quelque sorte, été converti entre ses deux premiers budgets.U a compris qu’il n’ avait pas d’autre choix que de mener une attaque en règle contre le déficit».Le Canada n’avait plus de marge de manœuvre et sa crédibilité était à son plus bas.«On ne voyait pas le bout.Ça faisait au moins une quinzaine d’années qu’on allait de déception en déception.Les objectifs budgétaires n’étaient jamais atteints.On se retrouvait toujours avec un déficit.Les finances publiques se dégradaient», résume M.Soucy.La première manifestation d'un changement de cap survient vers la fin du printemps quand le gouvernement, inspiré par le ministre Marcel Massé, se lance dans une revue de programmes.Fini les réductions de budget uni-forpies.Le gouvernement fera des choix.A l’automne, Paul Martin, qui a été secoué par l’accueil fait à son premier budget, innove avec son premier énoncé économique et la tenue de consultations prébudgétaires.Sa timidité initiale disparait.Ses cibles de réduction du déficit dit-il, seront «atteintes coûte que coûte».«Il s’est donné une approche budgétaire sur deux ans, à court terme, plutôt que d’essayer de prévoir sur cinq ans.Il s’est fixé des objectifs sévères à partir d’hypothèses économiques très conservatrices.L'erreur qu’on faisait antérieurement était de surestimer la croissance économique, et donc les revenus, et de sous-estimer les dépenses», explique Giles Soucy.Le budget de 1995 porte un grand coup avec des réductions de dépenses de 25,3 milliards sur trois ans.Des ministères, comme celui des Transports, se voient imposer des compressions allant jusqu’à 40 % de leur budget.Les transferts en espèces aux provinces sont massivement réduits et regroupés au sein du Transfert social canadien.Environ 45 000 emplois de fonctionnaires fédéraux seront éliminés, toujours sur trois ans.«Ce fut certainement son moment le plus déterminant et peut-être le moment le plus déterminant des finances publiques canadiennes de l’histoire récente», croit Robert Chodos, auteur d’une biographie politique de M.Martin.L’année suivante, d’autres compressions sont annoncées.La détermination du ministre et l’appui du premier ministre Chrétien ne font plus de doute.Un autre phénomène apparaît, celui des fuites prébudgétaires.Contrairement au passé, elles n’entraînent pas de démission.Un conseiller de M.Martin nie qu’elles soient orchestrées mais personne n’y croit.Selon Lise Basta-rache, économiste principale à la Banque royale, le ministre veut rassurer les marchés, éviter les mauvaises surprises, préparer l’opinion, tester quelques messages.Déterminé à ne pas subir la même perte de crédibilité que ses prédécesseurs, Paul Martin maintient tous les mécanismes destinés à protéger les finances publiques des aléas de l’économie, mécanismes introduits par les conser- vateurs et conspués par l’opposition libérale.La désindexation partielle du régime fiscal demeure en place.La poli-tique monétaire axée sur des cibles d’inflation est reconduite dès 1995.La caisse de l’assurance-chômage continue d’être financée exclusivement par les salariés et leurs employeurs.Izl Prestation nationale pour enfants, annoncée dans le budget de 1997, ne sera pas indexée.Paul Martin aime la certitude, la prévisibilité et la présentation de résultats meilleurs que prévus.Dans le budget de 1998, il introduit une nouvelle mesure: la création d’une réserve pour éventualités de trois milliards qui, si elle n’est pas utilisée, servira à rembourser la dette publique.Les premiers surplus, bien maigres, apparaissent plus rapidement que prévus mais le ministre se tait.«H a une marge financière cachée et la façon de la maintenir cachée est d’annoncer avant la fin de l’année financière une dépense non récurrente», constate Gilles Soucy.Le budget de 1997 annonce ainsi la création de la Fondation pour l’innovation.L’investissement initial de 800 millions sera financé à même l’exercice 199&-97.Toujours dans le budget de 1997, Paul Martin refuse d’admettre que le déficit sera éliminé à la fin de 1997-98.Il attend le budget suivant, en février 1998, pour le faire.Mais là encore, il cache son surplus de l’année qui s’achève en allouant entre autres 2,5 milliards aux Bourses du millénaire.L'an dernier, il a usé du même stratagème pour éponger des dépenses à venir.Cette fois, il accorde l’essentiel des fonds à la péréquation et à un versement aux provinces pour la santé.«Une fois le déficit éliminé, on a senti un flottement.On ne sentait plus une vision définie sur la direction souhaitée pour les finances publiques.Au fond, sa tâche était devenue plus difficile», note Lise Bastarache.Robert Chodos considère malgré tout que l'annonce, en 1998, d’un premier budget équilibré fut un moment marquant.«La nature du débat a alors changé.Au lieu de nous demander quoi faire pour éliminer le déficit, nous avons commencé à nous demander comment utiliser le surplus et nous en sommes encore là.» Mais les cachotteries du ministre lui causent un problème, remarque John McCallum.Sa crédibilité est affectée.On met ses prévisions en doute.Cette situation explique l’amorce d'un nouveau virage constaté l’automne dernier lorsqu’il a profité de son énoncé automnal pour étaler ses prévisions sur cinq ans et, pour calmer ses critiques, associé les économistes des grandes institutions financières à l'évaluation des surplus anticipés, question de ramener le débat sur les choix à taire.Il a toutefois précisé que son futur budget inclurait un plan pluriannuel de réduction d’impôts.Lise Bastarache a le sentiment que l’élimination du déficit a dissipé le sentiment d’urgence et le consensus au sein de l’équipe libérale.«J’ai l'impression qu’il y a plus de tiraillements.Mais aussi longtemps qu’on aura des surplus, le débat va se poser car il s’agit d’un débat de société», conclut-elle.Le budget d'aujourd’hui, de l’avis de tous, sera donc révélateur, dans les circonstances, de l’emprise réelle qu’exerce toujours M.Martin et de l’orientation à venir du gouvernement libéral.POUVOIR BUDGET MAGOUILLE SUITE DE LA PAGE 1 émanant d’Hollywood et des bonzes de l’Internet Grosso-modo, on pourrait dire qu’il est le favori de la nouvelle économie.Le seul secteur ayant alloué davantage de dollars à Bradley qu'aux autres candidats est celui de l’éducation.Celui-ci a versé 785 000 $ contre 740 000 $ à Bush et 600 000 $ à Gore.Fait intéressant l’archi-conservateur qu’est Pat Buchanan a récolté 15 000 $ seulement Plus malins ont été les bureaux d'avocats.Ces forts en lobbying ont donné plus également que les autres.Bush a obtenu 4,7 millions S contre 4,4 millions $ pour Gore et 3,2 millions $ pour Bradley.McCain, probablement à cause de son intention de limiter l’action des lobbys, n’a eu que 500 000 $.Après analyse de la batterie de chiffres appropriés, l’organisme de recherche a brossé un tableau établissant l’origine des financements.La lecture de celukn indique par exemple que Bradley est davantage prisonnier des banques d’affaires que son opposant Al Gore.Les cinq principaux bailleurs de fonds de l’ex-sénateur du New Jersey sont en effet les quatre principales banques d'affaires de Wall Street et la première banque commerciale américaine, soit Citigroup.Dans le cas de Gore, c’est plus diversifié.En haut de la liste, on retrouve la firme de comptables Ernst & Young, suivi de Viacom/CBS, BellSouth, et les deux banques Goldman Sachs et Citigroup.Pour ce qui est de Bush, MBNA America Bank est en tête devant le cabinet d’avocats Vinson & Elkins, AXA la compagnie d’assurances, Andersen Woriwide et Ernst & Young, deux cabinets de comptables.La morale de cette histoire tient probablement à ceci: Bush étant apparu clairement comme le candidat du big business, les électeurs se sont quelque peu rebellés en le faisant trébucher dans trois des quatre principales primaires tenues jusqu’à présent Inégalités salariales dans l’armée Ottawa (PC) — Alors que le gel de salaire des simples soldats des Forces armées canadiennes en oblige certains à fréquenter les soupes populaires, les généraux et les amiraux ont reçu des augmentations de salaires cumulatives allant jusqu’à 7 % entre 1996 et 1998, selon l’édition de dimanche du quotidien Ottawa Citizen.Durant ces deux années, les hausses de salaires pour des centaines d’officiers au-dessus du grade de capitaine ont totalisé près de 2,9 millions, selon des documents du ministère de la Défense obtenus par le journal grâce à la Loi d’accès à l’information.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, .Montréal (Québec), H3A3M9 [?3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) i» Drvoir eut publia du lundi au «amedi par U) Devoir Inr dont le «I^Re «oclal Ml aitud au 2050.rue De Bleury.f étape.Montreal.(Quebec), H3A 3M9.B eut imprime par Imprimerie Québécor Sl jean, «00.boulevard Induatrirl.Saim Jean aur le Rk-hclieu, division de Imprimerie» Québécor Inc., 612.rue Salnl jacque» Oural, Monlreal l.apence Preaae Canadienne eal autorisée à employer el à diffuser les informatlona publiées dan» U Dfvoir U Dnoir esl distribue i»r Messaperie» Dynamique», division du C.roupe Québécor Inc.900.boulevard Saint Marlin Ouest.Inval.Knvol de publication — Enregistrement n 085H Depdl legal: Bibliothèque nationale du Quebec SUITE DE LA PAGE X dications obtenues jusqu’à maintenant Le premier ministre Jean Chrétien n’a jamais reconnu officiellement que l’exode des cerveaux était devenu un problème dans le «plus-se-meilleur-pays-du-monde».Pourtant, la rumeur veut que le budget d’aujourd’hui contienne des mesures pour retenir le type de contribuable susceptible de troquer l’enfer fiscal canadien contre le paradis américain.Ainsi, il est question d’améliorer le traitement fiscal des options d’achat d’actions et des gains en capitaux, et de réduire la surtaxe qui sévit toujours sur les revenus de 65 000 $ et plus.De telles mesures pourraient être contenues dans le budget mais l’économiste Simon Prévost, de BLC Valeurs mobilières, en doute.«Le sort des mieux nantis n’est pas la priorité de Paul Martin cette année», rappelle-t-il.Selon lui, le ministre pourrait toutefois annoncer des intentions à plus long terme pour décourager l’exode de cerveaux Au total, l’économiste de la Banque Lauren-tienne estime que le ministre des Finances consacrera trois milliards $ de ses surplus de dix milliards aux baisses d’impôt Le reste sera partagé entre de nouvelles dépenses et la réserve pour éventualités qui est devenue la marque de commerce des budgets de Paul Martin.Comme M.Martin a promis que les surplus seront partagés à parts égales entre les baisses d’impôt et les nouveUes dépenses, il s’arrangera pour que les équilibres financiers reflètent cette proportion, quitte à faire preuve de créativité dans la comptabilité budgétaire.M.Prévost note que le ministre Martin a déjà utilisé dans ses budgets précédents ce stratagème qui permet de dépenser les surplus avant même qu’ils apparaissent au bilan.«Comme les surplus seront supérieurs aux prévisions, il faudra voir si le ministre ne fait pas la même chose cette année pour camoufler des dépenses», dit-il.Clément Gignac s’inquiète lui aussi de la répartition entre les baisses d’impôt et les nouvelles dépenses dans ce premier budget excédentaire.La tentation de dépenser est irrésistible, après des années de restrictions.En outre, ce gouvernement a une fâcheuse tendance à «décentraliser les déficits et centraliser les surplus», constate-t-il.Au chapitre des dépenses, l’addition atteindrait six milliards, selon les informations disponibles.On sait déjà qu’Ottawa veut investir dans les secteurs de la santé et de l’éducation.Il est question d’une injection de 2,5 milliards dans ces deux secteurs mis à mal par la lutte au déficit et les réductions des paiements de transferts aux provinces.Le gouvernement fédéral pourrait aussi bonifier l’aide aux familles et relancer un programme d’infrastructures en collaboration avec les provinces.Maintenant que l’abondance est revenue, le ministre Martin aurait accepté de réinvestir dans le secteur de la défense, qui recevrait une contribution de près de deux milliards sur trois ans, selon les rumeurs qui circulent.Prospérité oblige, il faut enfin s’attendre à beaucoup de saupoudrage dans des secteurs de pointe, comme l’environnement ou la technologie.JOSPIN SUITE DE LA PAGE 1 C’est son ministre des Affaires étrangères,-Hubert Védrine, qui s’est employé hier à relativiser la portée des paroles de M.Jospin.La politique française vis-à-vis du Proche Orient et du processus de paix reste, a-t-il assuré, «claire et nette».Dans les pays arabes, la presse et les responsables, tout en restant très critiques à l’égard des déclarations de M.Jospin, tendaient également à en relativiser la portée.La presse officielle syrienne a ainsi estimé que Lionel Jospin a commis de «grosses erreurs», mais que sa position n’annonçait pas de nouvelle politique de la France au ProcheOrient En Égypte, la presse gouvernementale a indiqué que le président Hosni Moubarak affirmait «la légitimité de la résistance [du Hezbollah] contre l’occupant» israélien.Mais, tout en affichant une position diamétralement opposée à celle du Premier ministre français, le gouverna ment égyptien s’est jusqu’à présent gardé de critiquer la France ou M.Jospin.En Tunisie, le quotidien gouvernemental La Presse a estimé que les déclarations M.Jospin ont porté «un coup dur» au prestige de la France, tandis que la presse du Golfe stigmatisait le premier ministre français et espérait que Jacques Chirac saurait lui rappeler la position traditionnelle de la France.Quant au Hezbollah, il a demandé hier au premier ministre français de s'excuser, avant d’envisager toute visite au Liban, alors que des manifestations hostiles à Lionel Jospin avaient lieu dans ce pays et dans les territoires palestiniens.Quelques milliers de Libanais et de Palestiniens ont ainsi manifesté à Saida (Liban sud).Des manifestants brandissaient des portraits de M.Jospin frappés du mot «sioniste».A Naplouse, en Cisjordanie, quelque 200 étudiants de l’université Al-Najah ont défilé en brandissant des banderoles hostiles au premier ministre français, dont des portraits ont été brûlés.En Israël, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Aviv Shiron, a qualifié de «succès» la visite de M.Jospin, alors qu’un responsable israélien, qui souhaitait conserver l’anonymat affirmait à Î’AFP qa’«une déclaration, aussi justifiée soit-elle, ne peut suffire à remettre en cause des décennies de politique pro-arabe de la France».Un samedi matin d’intifada Samedi, M.Jospin avait été attaqué à coup de pierres par quelques dizaines de manifestants, à sa sortie de l’université de Bir-Zeit, également en Cisjordanie.Voici de larges extraits du compte rendu des journalistes de Libération: «Barak terroriste, Jospin complice!» crie en français un professeur palestinien.Quand le premier ministre arrive sur le campus de Bir Zeit samedi matin, le ton est donné, mais la protestation dans ce haut lieu du nationalisme palestinien conserve encore un caractère que Lionel Jospin qualifiera lui même de «serein».Ils sont quelques dizaines d'étudiants à l’attendre sagement devant l’Institut de Droit financé par la France.lœur opinion est faite: «J’ai vu Jospin hier à la télévision.Pour moi,la France soutient Israel, comme les Américains», explique une étudiante.A l’écart les enseignants se demandent s’ils vont boycotter la visite.Ils se contentent d'un simple communiqué.Neuf heures 20.Dans la salle, une discussion vive mais polie commence avec un parterre choisi.Le professeur Roger Heacock parle de «changement fondamental face à la politique pondérée qui a été celle de la France depuis trois décennies».Comme la veille, lionel Jospin s’efforce de rectifier le tir.H «condamne» l’occupation du Sud Liban, exige le départ des troupes israéliennes et rappelle la résolution de l’ONU.Sur la défensive, il retrouve les accents chiraquiens: il «condamne» les raids sur les centrales libanaises, «n’accepte pas» les colonies et estime impossible qu’elles «subsistent» après l’indépendance.Il promet que «l’Etat palestinien va exister».Rarement inflexion de discours n’aura été aussi brutale en un laps de temps si court Cela lui vaut des applaudissements presque chaleureux.Dix heureslO.Mais dehors, la foule de plus en plus grosse n’a pas entendu ses propos d’apaisement.Ce ne sont plus des dizaines mais des centaines d’étudiants qui guettent la sortie de Lionel Jospin.Les affiches sont déployées le long du chemin qui mène du bâtiment à la voiture du premier ministre.Le véhicule est entouré de jeunes aux visages graves.L’un des cinq «V.O» (les agents des «voyages officiels» du Premier ministre) présents commence à s’inquiéter.«Nous, on ne peut pas pousser cela», dit-il à un collègue.Il appelle par talkie-walkie l’intérieur du bâtiment: «Dis, il faut que.tu viennes voir.On doit prendre une décision.Ca ne va pas.On ne peut pas assurer la sécurité de tout le monde.» Dix heures 25.À l’intérieur, l'alerte transmise, personne ne touchera aux petits fours.Les ministres sortent en premier par la porte principale.Une erreur.Cela donne le temps aux esprits de s’échauffer un peu plus.Lionel Jospin emprunte la porte de derrière, avec Nabil Chaath, le ministre palestinien de la Coopération internationale.Un choix qui le force à parcourir quarante mètres supplémentaires dans la cohue.11 est accueilli par des «Jospin go home!» et une volée de tracts.Les manifestants enchaînent avec des graviers.les cailloux grossissent à mesure que Jospin progresse vers sa Mercedes blindée.Les «V.O.» ont déployé au-dessus de sa tête leur mallette pare-balle.Cela ne suffit pas.Une pierre le blesse légèrement près du point de calvitie.«Arrêtez! Arrêtez!» crient des Palestiniens.lionel Jospin parvient à s'engouffrer dans sa voiture au moment où un manifestant tente de l’agripper.Le chauffeur veut démarrer en trombe, mais deux véhicules bloquent la voie.Commencent les deux minutes sans doute les plus longues de l'existence du premier ministre.la Mercedes est immobilisée, las «V.O.» se sont éloignés.Les jeunes donnent des coups de pieds sur les portières.Des blocs se fracassent sur le toit.Finalement le convoi parvient à se dégager.Une voiture blesse gravement la jambe le photographe de Y AFP.la cortège fait une halte au siège du gouvernement à Ramallah, le temps pour Arafat de réconforter Jospin par téléphone, la dirigeant français dédramatise: «Dans ces cas-là, il faut aller au dewnt des choses, les accepter» Deux heures plus tard, au ixiint de passage entre Israël et la bande de Gaza, le leader palestinien est là pour accueillir son hôte — et le câliner un peu.SUITE DE LA PAGE 1 duré l’infraction.Le volume annuel brassé par les deux compagnies contrôlant 95 % du marché mondial de l’art dépasse les 4 piilliards de dollars américains.Aux États-Unis le viol de la loi anticartel pourrait coûter des dizaines, voire des centaines de millions aux siamoises.Devant ces accusations et ces menaces, les titres en bourses du duopole ont dégringolé de 45 $ en mai à environ 15 $ la se-maiije dernière.«À ma connaissance c'est la pire crise de leur longue histoire», dit Barbara A.MacAdam, responsable de la rédaction du magazine américain ART-news, rejointe à ses bureaux new-yorkais, vendredi dernier.Sotheby’s et Christie’s ont été fondées à Londres il y a plus de deux siècles et demi: la première appartient depuis deux ans au milliardaire français François Pi-nault; le capital de l’autre demeure plus éclaté.«Les récentes démissions au plus haut niveau des compagnies me semble fournir la preuve de la gravité de la situation.» Le président du conseil de Sotheby’s et la principale administratrice de sa filiale américaine ont remis leur démission au début du mois.Christie’s s’est également imposé une saignée de dirigeants.«Ça me semble même bien pire que des accusations de vente de faux», commente encore Mme MacAdam.La colère d’Herbert C’est pourtant une histoire de faux qui a déclenché la colère d'Herbert Black.En septembre dernier, à la suite d’une enquête du Sunday Times de Londres, Sotheby’s admettait avoir vendu au Montréalais une paire de chaises récentes présentées comme des antiquités de style «georgian».M.Black avait déboursé près d’un million pour les reproductions.Le scandale avait coûté leur poste à deux dirigeants de la section des meubles.L’acheteur remboursé a tout de même décidé de repartir en guerre contre les encanteurs en joignant les rangs de la nouvelle poursuite antitrust «Mais je ne peux rien vous dire à ce sujet», a déclaré la semaine dernière l’entrepreneur-colleetionneur, rejoint à ses bureaux du nord de l’île.«Nous sommes des dizaines de personnes impliquées dans cette poursuite judiciaire et nos avocats ne seraient pas contents si j'accordais une entrevue.Désolé.» En 1998, le magazine Commerce classait son entreprise, la American Iron & Metals, parmi les «dix plus secrètes du Québec».Fondée en 1936, dirigée par Herbert et son frère Ronald, employant plus de 300 personnes dans l’immense «cour à scrap» de l'Est, son chiffre d'affaire oscille autour de 250 millions.Chaque année, Herbert Black se retrouve aussi dans la liste des plus grands collectionneurs d'art du monde du magazine ARTnews.Il possède une exceptionnelle collection d’art moderne.Sa passion pour les meubles chip-pendale l'a poussé à bourrer d'antiquités sa maison du centre-ville de Montréal.Le drôle de moineau se balade en voiture sport, pilote un hélicoptère et fréquente les vedettes.Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que ce personnage excentrique s’attaque à une entreprise contrôlant les prix.Spéculateur à ses heures, Herbert Black était convaincu que le prix du cuivre était forcé à la hausse, dans les années 90, malgré une production mondiale accrue.En quelques jours d’interventions sur les marchés, en 1996, il a réussi à ébranler le géant japonais Sumitomo.L’action solitaire lui aurait rapporté 50 millions, Sumitomo a perdu trois milliards et des enquêtes pour fraudes ont suivi.Cette fois, Herbert Black et quelques dizaines de collectionneurs américains accusent Sotheby’s et Christie’s d’avoir comploté pour fixer à la hausse les montants des commissions payées par les acheteurs et les vendeurs.Certains des plaignants, comme M.Black, une galerie du Minnesota ou un donateur du Musée des beaux arts de l’Arizona, ont dépensé des millions pour acquérir des biens à l’encan et donc remis des centaines de milliers de dollars à l’une ou l’autre des compagnies.D’autres clients liés à la poursuite ont simplement acheté une montre-bracelet ou vendu la vieille armoire héritée d’une tante.Les géantes empêtrées L'harmonisation tarifaire de Sotheby’s et de Christie’s était évidemment connue de tous leurs clients.L’enquête américaine lancée en 1997 tente de remonter la trace des complot jusqu’en 1992.Le mois dernier, elle a bénéficié d'un formidable coup d'accélérateur quand Christie’s a décidé de collaborer avec les enquêteurs sous bénéfice d’impiunité, une procédure courante aux États-Unis.Christie’s a aussi annoncé la modification de sa grille tarifaire; les acheteurs payent maintenant plus (17,5 % de commission) et les vendeurs moins, surtout les bons fournisseurs d’œuvres rares.Sotheby’s a cherché à rassurer clients et investisseurs en prenant une ligne de crédit de trois-quarts de milliards de dollars auprès d’un consortium bancaire.La société cherche aussi à passer au plus vite un accord avec les autorités américaines.N’empêche, dans un certains sens, le mal est déjà fait.Ces entreprises carburent à la confiance et le soupçon seul pourrait leur nuire alors que le marché de l’art connaît un nouveau regain après la crise de la dernière décennie, en partie grâce au commerce électronique.Sotheby’s aurait injecté près de 60 millions dans la création de son réseau de vente en ligne.En plus, ce scandale éclabousse le duopole alors qu’on commençait à peine à oublier les accusations de recel d'œuvres d’art volées ou pillées documentées par le journaliste britannique Peter Watson, il y a trois ans.Travaillant parfois avec une caméra cachée, il avait retracer pour plus de dix millions d’acquisitions et de ventes louches, les rabatteurs de Sotheby’s pillant aussi bien l’Italie que l’Inde ou le Pérou.L'an dernier, des journalistes du Monde ont relancé l’accusation avec leur propre enquête mondiale.«Je juge les accusations de pillage de biens culturels en Europe ou dans le Tiers-Monde beaucoup plus grave moralement», dit Paul Maréchal, conservateur de la collection de Power Corporation, chargé de cours sur le marché de l’art à l’UQAM et habitué des salles des grandes maisons d’encans.Il ne croit tout de même pas que l’affaire du cartel va modifier le contrôle mondial du marché de l'art par Sotheby’s et Christie’s.C’est peut-être dommage, mais il n’y a pas de «cour à scrap» pour ce genre d’entreprise.«Elles ont écrasé la concurrence et je ne vois pas qui pourraient s’opposer à elles.Les acheteurs et les vendeurs n ’ont plus le choix.Ils doivent faire affaire avec ces maisons et ils vont continuer à le faire, sans que cela constitue une caution des agissements immoraux de ces grandes entreprises.» Davie: mandat à l’exécutif syndical Lévis (PC) — I^es travailleurs tit's Industries Davie ont reconfirmé le mandat qu’ils avaient donné à leur exécutif syndical, en avril dernier, d’évaluer toutes les hypothèses jxiur assurer la survie du chantier maritime.Quelque 400 travailleurs, membres de la CSN, étaient réunis en assemblée générale, hier.Le syndicat va donc continuer d’étudier la possibilité de devenir partenaire financier d’un éventuel acquéreur.Le Fondaction de la CSN pourrait être appelé à participer à l’opération.«On va regarder différentes alternatives, dont celle d’être partenaires dans l'entreprise, si bien sûr d’éventuels acquéreurs se montrent intéressés, a dit en entrevue le président du syndicat des travailleurs d’industries Davie, Richard Gauvin.«
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