Le devoir, 11 mars 2000, Cahier A
FONDE ?EN 1 9 l 0 ?LE DEVOIR Exigez L'Agenda ! N " 5 a UÎS S A M H I) I 11 E T I) 1 M A IV ( Il E I 2 M A R S 2 O O 0 LES ACTUALITÉS POLITIQUE CINAR: LES AUTEURS QUÉBEC S’APPRÊTE À LANCER QUEBECOIS RÉCLAMENT + LES ETATS GÉNÉRAUX LEUR DÛ DE LA LANGUE FRANÇAISE PAGE A 2 PAGE A 5 i .i) r> $ + t a x e s = 2 .2 r> $ PLAISIRS DANIEL PINARD: PARFUMS DE THÉ PAGE C 14 Après le déficit Zero C’est mardi prochain que le ministre des Finances, Bernard Landry, présentera son budget de l’année 2000-01.En guise de préparation à cet exercice, nous avons préparé plusieurs textes d’analyse et de commentaires que vous pourrez lire aujourd’hui, lundi et mardi à la une du Devoir, dans ses pages économiques et en éditorial.Mardi, une équipe complète de journalistes sera présente au huis clos qui précède le discours du ministre et, mercredi, ils vous livreront tous les détails de ce budget tant attendu sur plusieurs pages réservées pour l’occasion.De deux à trois milliards comme marge de manœuvre ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les économistes font le même constat: Bernard landry dispose d’une marge de manoeuvre appréciable de deux à trois milliards de dollars pour concocter un budget qui alliera les baisses d’impôts au réinvestissement dans la santé et l’éducation.«R roule sur l’or.R a beaucoup de marge de manœuvre», s’exclame Benoît Durocher, économiste chez Addenda Capital.«Lors du dernier budget, le ministre Landry a largement sous-estimé les revenus autonomes», fait observer Lise Basta-rache, économiste à la Banque Royale.Pour l’exercice qui se termine, les surplus qu’a dégagés le gouvernement avoisinent 1,4 milliard par /-apport aux prévisions qu'a retenues le ministre d’Etat à l’Économie et aux Finances dans son budget 1999-2000.Certes, une partie est passée à une hausse récurrente des dépenses, notamment quelque 100 millions associés au règlement dans la fonction publique, un peu plus généreux que prévu, mais l'essentiel sera consacré à des dépenses non récurrentes pour éliminer ou réduire les déficits des hôpitaux ou des universités.On peut arriver à ce chiffre de 1,4 milliard par une autre voie.Dans le dçrnier sommaire des opérations de l’État pour la période de six mois se terminant à la fin de septembre, le ministère des Finances avait montré un surplus de 431 millions.A cela s’ajoute une somme de 482 millions qui avait été budgetée et dont le gouvernement n’a pas eu besoin pour le laisser dans un compte en fiducie à Toronto.Enfin, il y a les «surplus inespérés» dont a parlé le premier ministre Lucien Bouchard la semaine dernière et qui proviennent des fortes ventes au détail durant la période des Fêtes.M.Bouchard a évoqué le chiffre de 500 millions qui serait apparu dans les livres de l’État à la fin de janvier.Total: un peu plus de 1,4 milliard.Certes, le ministère des Finances, en septembre, a révélé que le gouvernement s'était engagé dans des dépenses additionnelles de 390 millions, mais l'effacement du déficit accumulé de l’assurance-médicaments, une dépense non récurrente, a compté pour 200 millions de cette somme.C’est donc dire qu’environ un milliard en recettes fiscales supplémentaires, et peut-être un peu plus, sera intégré d’entrée de jeu au budget de 200D01 de Bernard Landry si on compare la réalité avec ses prévisions vieilles d’un an.Pour l’année financière qui s’amorce, M.Landry pourra tabler sur une croissance économique vigoureuse qui oscillera entre 3,5 et 4 %, selon les économistes consultés.«L’an dernier, le ministre a été encore plus conservateur dans ses prévisions que par les années passées.J’espère qu’il sera un peu Bernard Landry pourra tabler sur une croissance vigoureuse V .*•:** JACQUES GRENIER LE DEVOIR SECOUEZ-VOUS, les Smashing Pumpkins sont en ville! La bassiste montréalaise Melissa Auf der Maur (ci-dessus), anciennement du groupe Hole, le flegmatique leader chauve Billy Corgan, James Iha et Jimmy Chamberlain, batteur de la première heure, donnent ce soir, ô surprise, un spectacle au Spectrum de Montréal, ayant d’abord fait une virée dans les locaux de MusiquePlus hier.La formation retourne aux sources après le mielleux Adore.Parmi les derniers survivants de la vague grunge, les Pumpkins ressortent les guitares sur leur récent Machina - The Machines Of God.Les Pumpkins redeviennent plus corrosifs.Moins romantiques?Certains les désignent comme les Cure des années 90.Liste d’attente sans précédent en cardiologie Le nombre de patients vivant dans l’espoir d’une chirurgie a presque doublé depuis juin dernier VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR La situation est intenable pour les patients montréalais qui ont besoin d’une chirurgie cardiaque.Pas moins de 620 personnes s’entassent sur la liste d'attente.Et la situation risque d’empirer, puisque depuis juin 1999, le chiffre a presque doublé.«Avant, on tenait toujours notre liste autour de 40 patients, ce qui représente environ un mois d’attente.Présente- ment, ils sont 129», explique le Dr Yves Langlois, chirurgien à l’Hôpital général juif (HGJ).Le médecin précise que, de ce nombre, 24 personnes sont déjà hospitalisées et que celles-ci passeront en premier.«R faut compter trois ou quatre semaines avant d’opérer ces patients, ajoute-t-il.Et ceux qui attendent chez eux n’auront pas la chance d’être admis, parce qu’il y a tout le temps des cas plus urgents.Mes confrères dans les autres hôpitaux La cour ordonne la démolition d’un Loblaw BRIAN MYLES LE DEVOIR Les affaires sont vraiment mauvaises pour Loblaw à Brossard.Le géant de l’alimentation est contraint de démolir une succursale toute neuve — sur ordre de la Cour supérieure — sous prétexte que le bâtiment n’est pas conforme à la réglementation municipale.Dans une décision aussi inattendue qu’inusitée, la Cour supérieure a bel et bien ordonné la démolition du Loblaw situé à l’angle de l’avenue Panama et du boulevard Pelletier, à proximité du Mqil Champlain, où se trouve déjà un concurrent affilié aux Épiciers Métro.VOIR PAGE A 14: LOBLAW Un centre de transfert de déchets en face du futur hôpital de McGill LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La société de gestion des déchets Services Matrec entend construire d’ici le 1" juillet un «centre de transbordement» de déchets domestiques et commerciaux sous l’échangeur Turcot, qui pourra compacter annuellement dans des remorques de 51 pieds quelque 300 000 tonnes métriques de déchets domestiques et commerciaux, à 200 mètres du futur Centre universitaire de santé de McGill (CUSM).Cette opération de compactage permettra à Matrec d’exporter plus économiquement en dehors de l’ile les déchets de Montréal et éventuellement, de ses voisines, une VOIR PAGE A 14: DÉCHETS VOIR PAGE A 14: ATTENTE Stockwell Day pourra-t-il séduire TOntario ?Tout n’est pas gagné pour la nouvelle étoile de la droite MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Stockwell Day, la nouvelle étoile de la droite canadienne, a plus d’un atout pour ravir la direction du nouveau parti de l’Alliance canadienne.Il est jeune, bilingue, bon communicateur.Il a l’expérience du pouvoir et projette une image nouvelle du conservatisme.Mais ce n’est pas parce qu’il peut séduire les réformistes et conservateurs de l’Ouest qu’il est mieux armé que Preston Manning pour conquérir l’Ontario, la cible de ce remue-ménage.Selon le politologue Peter McCormick, de l’université de Lethbridge, en Alberta, remporter le leadership du nouveau parti sera le défi le plus facile à relever pour Stockwell Day.Stockwell Day PRESSE CANADIENNE «Transformer le nouveau parti en une machine capable de faire la percée que le Reform n’a jamais pu réali- ser en Ontario sera plus ardu.» C’est que M.Day n’est pas seulement un champion du conservatisme fiscal qui a valu deux victoires à Mike Harris en Ontario.Il est aussi un ferme défenseur de valeurs sociales très conservatrices, valeurs fortement influencées par ses convictions fondamentalistes chrétiennes.Reg Whitaker, professeur de sciences politiques à l’université York, à Toronto, et observateur de la première heure du projet d’union de la droite, estime qu’il s’agit de son talon d’Achille.«Ses convictions morales ne vont pas lui nuire pour devenir chef de la nouvelle Alliance.Ça peut même l’aider en mobilisant en sa faveur la droite chrétienne fondamentaliste.[.] Mais une fois chef, cela peut lui nuire avec les électeurs ontariens.» VOIR PAGE 14: DAY VOIR PAGE A 14: MILLIARDS Lire aussi: ¦ L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon: Le retour d’ascenseur, page A 12 ¦ Cinq scénarios pour des baisses d’impôts, page C 1 METEO Montréal Québec Risque d’averses Un peu de neige.de neige.Max: -3 Min: -13 Max: 1 Min: -10 Détails, page C 13 INDEX Annonces.Cil Uvres .D 1 Bourse .C 7 Le monde.AU lx's Arts .B 1 Ijcs sports.C 12 Avis publics .A 10 Montréal .A 5 Économie.Cl Mots croisés C 14 Éditorial .A 12 Politique .A 6 www.ledevoir.com Pardonnez-nous nos péchés LEglise fera son mea-culpa historique dimanche LOUISE LEDUC LE DEVOIR Jean-Paul II demandera officiellement pardon demain pour les péchés commis par l’Église catholique çn 2000 ans d’histoire.Pêle-mêle, le pape reconnaîtra que l'Église a erré en matière de croisades, d’inquisition, d'excommunications, face aux femmes, envers les autres religions et à l’endroit de certaines ethnies.La déclaration historique se contentera donc de généralités et taira manifestement les feules contemporaines les plus délicates.«Une démarche pénitentielle, aussi publique soit-elle, ne peut prendre l’aspect d’une autoflagellation spectaculaire et encore moins être regardée de loin avec une certaine curiosité malsaine», annonce le cardinal Roger Etchégaray, président du Comité du Grand Jubilé de l’an 2000.Dans son communiqué, le Vatican fait la nomenclature de ses péchés et les répartit en six catégories.Seront donc confessés, lors de la messe de demain, en la basilique Saint-Pierre: ¦ les péchés commis «au service de la vérité» (guerres de religion, croisades et Inquisition); ¦ les péchés «qui ont compromis l’unité du corps du Christ» (les excommunications et les persécutions) ; ¦ les péchés «commis dans le cadre des relations entre les peuples de la première alliance, Israël»; ¦ les péchés contre l’amour, la paix, les droits des peuples, le respect des cultures et des autres religions, «en parallèle avec l’évangélisation»; ¦ les péchés contre la dignité humaine, envers les femmes et les ethnies; ¦ les péchés dans le domaine des droits fondamentaux VOIR PAGE A 14: ÉGLISE REUTERS Le pape Jean-Paul II LE DEVOIR.LES SAMEDI II ET DIM A N C H E 12 MARS 2 0 0 0 LES ACTUALITES Un million versé à un auteur virtuel Les auteurs québécois réclament leur dû Ils désavouent l’entente conclue avec Cinar PAUL CAUCHON LE DEVOIR Plus de 70 auteurs sont montés au front hier pour dénoncer la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD), qui a négocié avec la compagnie Cinar le remboursement d’un million de dollars payés à un prête-nom.L'affaire prend l’allure d’une véritable crise chez les auteurs québécois eux-mêmes puisque l’entente SACD-Cinar avait été acceptée par un comité formé, lui aussi, d’auteurs bien connus.«Nous dénonçons la SACD, nous sommes indignés, consternés» a déclaré hier Anne Boyer, coauteur du Retour et de Deux frères à TVA porte-parole des protestataires.Le groupe des 71 invite tous les auteurs à faire front commun pour que la SACD remette les sommes remboursées aux véritables auteurs québécois qui ont signé des œuvres pour Cinar.Cette démarche ne sera pas facile puisque plusieurs auteurs auraient cédé leurs droits à Cinar.qui en a profité pour faire enregistrer comme auteur «Erika Alexandre», pseudonyme d’Hélène Charest, la sœur de la présidente de Cinar, Micheline Charest, à qui ont été versés en quatre ans 980 000 $ en droits d’auteur.La SACD est une société française JACQUES GRENIER LE DEVOIR Anne Boyer, porte-parole des 71 auteurs qui dénoncent l’entente intervenue entre la Société des auteurs et compositeurs dramatiques et Cinar.dont la filiale québécoise récolte auprès des diffuseurs les droits pour les auteurs enregistrés chez elle.Le 21 décembre la SACD a exigé le remboursement de 980 000 $ d’«Eri- ka Alexandre», après avoir fouillé sur les allégations de prête-noms chez Cinar.La somme a été remboursée en 48 heures.«C’est Cinar qui a remboursé la somme et le faire aussi rapi- dement s’apparente à un aveu de culpabilité» déclare Anne Boyer.L’entente de remboursement a été discuté par le comité des auteurs de la SACD, présidé par l’auteur Luc Dionne et qui comprend, selon Anne Boyer, des gens comme Denys Ar-cand et André Melançon.Anne Boyer en faisait partie mais elle affirme avoir démissionné à ce moment-là de la SACD, «parce que j’étais en désaccord avec l'idée de négocier avec quelqu’un qui nous a fourrés», lance-t-elle.En quelques jours, 71 auteurs se sont joint à la protestation, signant une lettre ouverte qui comprend des noms comme Janette Bertrand, Michel-Marc Bouchard, Roger Cantin, Marc-André Forcier, Guy Fournier, Fabienne Larouche, Claude Meunier, Lise Payette, Sylvie Payette, Monique Proulx, Louis Sai'a, Réjean Tremblay et autres.Les protestataires ne comprennent pas comment la SACD a pu verser pendant quatre ans près de un million à un seul auteur, montant phénoménal pour un auteur québécois.Ils affirment également qu’il y a trois ans un auteur qui avait renoncé à ses droits à cause d’un contrat «abusif» avait informé la SACD qu’«Erika Alexandre» n’avait écrit aucune oeuvre et touchait les droits à sa place.La SACD n’aurait rien fait, jusqu’à ce que le scandale des prête-noms chez Cinar éclate à l’automne.Les protestataires exigent qu’Erika Alexandre-Hélène Charest soit rayée de la liste des auteurs puisque que les populaires émissions pour enfants de Cinar continuent de générer des droits importants de par le monde.On voudrait que ce soit les québécois auteurs des textes qui puissent toucher les véritables redevances.A la SACD.on se refusait hier aux déclarations publiques mais on annonce pour lundi une conférence de presse.Une enquête indépendante?Par ailleurs le Bloc québécois a réclamé hier une enquête indépendante sur les pratiques douteuses dans l’industrie télévisuelle au pays, principalement sur la gestion des subventions et des crédits d’impôt à la production télévisuelle par le gouvernement fédéral.Le député bloquiste Stéphane Bergeron, qui a sollicité une telle enquête, exige également le départ de Tex-dirigeante de Cinar, Micheline Charest, de son siège au conseil d’administration de la Fondation des bourses du millénaire.«Ce qu ’on cherche à savoir c’est si Revenu Canada et Téléfilm n’ont pas délibérément fermé les yeux sur l’utilisation de prête-noms par Cinar ou toute autre maison de production», a déclaré M.Bergeron à la Presse canadienne.Le député Bergeron constate qu’il y ait d’autres partenaires de Cinar, notamment la SACD, «qui semblaient vivre avec le fait que l’entreprise se rendait coupable de pratiques un peu douteuses» dit-il, et le Bloc cherche à savoir «s’il n’y aurait pas eu une attitude analogue de la part des agences gouvernementales impliquées».La ministre du Patrimoine, Sheila Copps, avait rendu public le 17 février une enquête interne qui concluait que l’ensemble du système des programmes d’aide était «généralement adéquat» mais qui recommandait un encadrement plus strict M.Bergeron affirme disposer «d’informations» selon lesquelles cette enquête n’aurait pas été au fond des choses, fi estime qu’Ottawa s’en serait servi pour tenter d’étouffer l’affaire.Le Bloc québécois a aussi demandé au gouvernement libéral d’exiger que Mme Charest quitte son poste au conseil d’administration de la Fondation des bourses du millénaire.«Dans les circonstances, il est plutôt étonnant qu’elle continue d’occuper cette fonction, qui a une incidence directe quant à l’utilisation de fonds publics destinés aux étudiants d’un peu partout à travers le Canada», déclare-t-il.Lire la lettre en page A 13 Avec la Presse canadienne Les étudiants de McGill disent non à Coke Pepsi avait un contrat exclusif depuis déjà cinq ans MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Alors que le référendum de McGill a indiqué par une faible majorité la division des étudiants quant à la présence exclusive de Coca-Cola sur le campus universitaire, l’Association étudiante de l’université McGill (AEUM) voit s’achever un contrat d’exclusivité de cinq ans avec Pepsi.Au terme d'un référendum, près du tiers des étudiants de McGill (5000 personnes) ont affirmé, avec une majorité de 56,4 %, qu’ils n’appuyaient pas le contrat d’exclusivité que l’université McGill négocie actuellement avec Embouteillage Coca-Cola Itée.Malgré la division évidente de la communauté étudiante sur le sujet, la direction de l’université n’est pas insensible à l’opinion défavorable émise et ne cache pas sa déception face au désaccord des étudiants quant à une liaison avec le géant Coke.«Nous avions ici une solution de rechange [à notre situation financière difficile] qui n'interférait aucunement avec la mission académique de l’université et qui allait renflouer un peu les coffres de l’établissement, a expliqué hier Luc Vi-net, vice-principal aux affaires académiques.C’est avec un certain désappointement que nous voyons que les étudiants n’approuvent pas cette idée.» Interrogé quant à l’emploi d'une formulation passée laissant présager l’abandon du projet par l’université, M.Vinet corrige toutefois: «C’est à l’imparfait au sens où nous présumions du partenariat avec la société estudiantine de McGill.» La direction réaffirme au passage sa «longue tradition d’incorporation des étudiants à toutes les instances décisionnelles».«Les étudiants ont toujours eu voix au chapitre à McGill, affirme Luc VineL Ils l’ont exprimée ici et nous n ’allons certainement pas l’ignorer.» Mais alors que les étudiants se sont prononcés contre le contrat actuellement négocié avec Coke, l’Association étudiante de l’université McGill (AEUM) — qui approuve l’entente et participe aux négociations avec McGill et Coke à titre d’intervenant — voit se terminer sous peu une entente d’exclusivité de même type, mais de moindre envergure, avec le géant.Pepsi! «Ça fait cinq ans que nous avons un contrat d’exclusivité avec Pepsi, confirme le président sortant de l’AEUM, Andrew Tischler, incapable de préciser les sommes versées par Pepsi.Les étudiants s'opposent au contrat avec Coke, parce que c’est à la grandeur de l’université, mais l’association est actuellement liée avec Pepsi, qui nous interdit tout concurrent dans l’édifice des étudiants [édifice Shatner].» La faible majorité obtenue n’ébranle pas outre mesure M.Tischler.L’intérêt de son association pour une telle source de revenus — on parle d’une dizaine de millions environ pour un contrat d’au moins 11 ans — s’explique essentiellement par le désengagement du gouvernement envers les universités québécoises, et particulièrement McGill.Le vice-principal Vinet affirme d’ailleurs que la lecture du budget provincial de mardi prochain pourrait avoir une incidence sur la suite des événements.«Nous allons rediscuter de tout cela, mais il est certain que, si notre situation budgétaire était grandement améliorée [par les annonces de Bernard Landry], nous réorienterions peut-être notre tir.Il ne s’agit pas ici de se mettre à la solde du privé à tout prix.» Les opposants au contrat d’exclusivité avec Coke savouraient hier leur victoire, si mince fut-elle.«La balle est maintenant dans le camp de l'université, a expliqué François Tanguay-Renaud, v-p externe de l’Association des étudiants de droit.Nous nous attendons à ce qu’elle écoute le message des étudiants.» Le mouvement d’opposition au contrat compte de plus «entreprendre des actions» si l’administration décidait malgré tout de donner le feu vert à l’entente d’exclusivité, a-t-il poursuivi, sans toutefois préciser la nature de ces actions projetées.Rappelons que les universités du Québec à Montréal et Laval ont toutes deux récemment choisi d’interrompre des négociations avec un géant de distribution de boisson gazeuse à la suite de pressions étudiantes.Gland solde d’aiwuwm chez Pahimim jn Jusqu au 15 mars 2000, commandez l’armoire Patrimoine de votre choix m et obtenez 15% de réduction EP fl y à l âchât.Cette offre s applique sur les (jt* , f Wfh armoires de chambre, ftUArtm* ^ de salle à manger ainsi que sur les armoires audio-vidéo.Au Centre Décor 440, 3932 Autoroute Laval bluest.Laval (Qc) H7T 2P7 (450) 687-6867 Pour hommes Habits italiens à partir de 299$ Pour femmes Tailleurs partir de 250$ Pour I ni C i iilit Jr Commmc Momli.il :,S|-70W i 107, ,l\.lin l’.irt Iirji-1 .turiiri 277-755N Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 S /< O' D Q COLLOQUE SUR LES LEADERS DU QUÉBEC CONTEMPORAIN La Révolution tranquille : 40 ans plus tari Thèmes La santé L’éducation Le modèle économique québécois La question nationale Les grands enjeux Avec la participation d'une quarantaine d'intervenants, dont Bernard Landry, Jean Charest, Stéphane Dion, Jacques Parizeau, Alban D’Amours, Claude Blanchet, Guy Rocher, Pierre Curzi, Gérald Larose, Louis Roquet, Lorraine Pintal et plusieurs autres 30,31 mars et f avril 2000 Renseignements: Site Internet: www.uqam.ca Téléphone: (514) 987-6964 Québec ss Québec Si é.rSSSZ 4 I K [) £ y 0 I R .LES S A M E D I 11 E T 1) I M A X ( HE 12 M A R S 2 0 0 0 LE DEVOIR ACTUALITES du 16 au 19 mars 2000 » Palais o«i Congrès * Montréal aSpiritueüX«Montiéal Un salaire trop élevé selon les normes de l’industrie La patronne d’ADM gagne 185 000 $ Nycol Pageau-Goyette veut conserver ses deux chapeaux en dépit des recommandations contraires de Coopers & Lybrand Le rapport de vérification d’Aéroports de Montréal (ADM) réalisé par le gouvernement fédéral en 1997 concluait notamment que le salaire de la présidente du conseil d’administration, Nycol Pageau-Goyette, était exagérément élevé par rapport à ses homologues.Depuis, pourtant, les émoluments visés ont été révisés.à la hausse.FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Lors de la cession des aéroports de Dorval et de Mirabel à ADM en 1992, il était entendu avec le gouvernement fédéral que, cinq ans plus tard.Ottawa ferait les vérifications qui s’imposent pour s’assurer que tout va bien dans le meilleur des mondes.Le Devoir a appris que ledit rapport de vérification signalait par contre l’important écart qui séparait le salaire de la présidente du conseil, Nycol Pageau-Goyette, de celui de ses collègues du domaine aéroportuaire.Depuis, pourtant, la rémunération de Mme Pageau-Goyette n’a fait qu’augmenter, pour atteindre aujourd’hui 185 000 S.C’est qu’en plus de son poste de présidente du conseil d’administration, elle a plus que doublé l’importance de ses responsabilités en janvier 1999, en se voyant octroyer la fonction de chef de la direction d’ADM alors que le poste de président de l'organisme était aboli.Nycol Pageau-Goyette a donc un très grand pouvoir sur cette organisation dont elle cumule les deux plus importantes fonctions.Elle doit à la fois gérer le quotidien des aéroports de Dorval et de Mirabel tout en ayant une vision de leur développement à long terme.A 185 000 $ par année — «sans jetons de présence ni avantages sociaux» outre son stationnement, tient-elle à préciser —, Mme Pageau-Goyette ne considère toutefois pas sa rémunération trop élevée, compte tenu du nombre d’heures de travail par semaine qu’elle passe au boulot et les responsabilités qui lui reviennent.Dans une entrevue réalisée la semaine précédant la publication des révélations faites par Le Devoir quant à la douteuse gestion qui a eu cours à ADM entre 1992 et 1998, Mme Pageau-Goyette a affirmé travailler actuellement 110 heures par semaine, et ce, en raison de ses nombreuses implications: présidente du conseil d’administration et chef de la direction d’ADM, présidente de la Société de promotion d’Aéroports de Montréal (ADM), présidente du conseil et chef de la direction des filiales ADM-lnternational et ADM-Commercial, responsable des communications, des relations gouvernemen- tales et communautaires ainsi que du secrétariat corporatif.Et c'est sans compter les fonctions qu’elle occupe à l’extérieur d’ADM, telles que la présidence du conseil de la Société du parc des îles et la vice-présidence du conseil du Fonds de solidarité de la FTQ.«Une unicité de pensée» D’ailleurs, un rapport daté de décembre 1998 réalisé par la firme Coopers & Lybrand (aujourd’hui Price-waterhouseCoopers) recommandait précisément qu’une «distinction claire» soit faite entre les deux postes les plus hiérarchiquement élevés de l’entreprise, révélait Le Journal de Montréal dans sa livraison d’hier.Coopers & Lybrand cite plusieurs ouvrages de référence qui «suggèrent maintenant que les rôles de président du conseil et chef de la direction soient séparés».En dépit de ces recommandations, la présidente du conseil choisissait d’occuper le poste de chef de la direction pas plus tard que le mois suivant Pour justifier la décision prise de faire converger vers une même personne l’ensemble des plus hautes responsabilités, Nycol Pageau-Goyette parle en entrevue de l’importance, «au moment où nous sommes, d’avoir une unicité de pensée entre le conseil et la direction [.] On a décidé d’avoir une équipe de direction solide.On n’a pas une grosse équipe, mais plutôt une Nycol Pageau-Goyette Hépatite C L’administrateur du fonds d’aide est désigné PRESSE CANADIENNE Cl est finalement Crawford Expertises Canada qui a été désigné à titre d'administrateur du fonds de 1,2 milliard de dollars destiné aux victimes de l’hépatite C, contaminées lors d’une transfusion sanguine.La décision a été rendue publique hier par la juge Nicole Morneau, de la Cour supérieure du Québec à Montréal.L’administrateur aura comme responsabilités de recevoir les demandes des réclamants, de traiter leur dossier, de les évaluer, de prendre une décision et d'effectuer les paiements en conséquence.L'administrateur devra aussi aider les personnes qui en auront besoin pour remplir les formulaires.Il devra également dispenser des services en français, en plus de l’anglais.l e fonds de 1207 000 000 $ a été institué pour venir en aide aux personnes qui ont été infectées par le virus de l’hépatite C au Canada, entre le 1er janvier 1986 et le 1" juillet 1990, à la suite d’une transfusion sanguine ou de l’utilisation de sang ou de produits sanguins.Ce fonds avait été institué à la suite d’une convention de règlement intervenue le 15 juin 1999, entre d’une part le gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux et territoriaux et d’autre part, les représentants du recours collectif pour les personnes infectées.équipe solide qui travaille très fort», explique-t-elle.«Nous nous sommes dotés d’un comité de régie d'entreprise formé de trois administrateurs», a-t-elle ajouté, soit les membres du conseil Michel Langlois, Normand W.Guérette et Claude F.Lefebvre.«Le comité joue le rôle de garant, précise-t-elle.C'est lui qui va aller plus loin dans les dossiers, qui va poser des questions.Chaque année, il fait l’évaluation du conseil et de sa présidente.[.) De plus, on a augmenté le mandat des comités présidés par les membres du conseil d’administration.» Le rapport de Coopers & Lybrand précise bel et bien que lorsqu’un conseil s’investit de la sorte, des précautions particulières doivent être prises pour s’assurer que «les activités du conseil n’empiètent pas sur les secteurs qui relèvent normalement de la responsabilité de la direction».Le rapport recommandait ainsi qu'une procédure d’évaluation du rendement soit mise sur pied.Ce qui fut fait.Par contre, les auteurs du rapport, David E.Smith et Kerry Wilson, estimaient également qu’il était nécessaire de prévoir des dispositions exigeant la rotation obligatoire des membres du conseil.Or il semble que rien ne fut fait.Sur les sept administrateurs actuels, plus de la moitié siègent au comité depuis sa création.Le comité de régie n'est quant à lui formé que de membres étant chez ADM depuis ses premiers jours.Laurent Dubé Le chasseur de vent contes, fatales et fariboles fauteur a réunîtes tableaux qui se bousculaient dans sa tète depuis plus de quarante ans.Dans cette gerbe de contes, de fables et de fariboles, on retrouve à la fois l'écho de son Bas-du-Fleuve natal, la sagesse du juge et le charme de nie d’Orléans dont II est adoptif.SEPTENTRION www.saptentrlon.qc.ca Guu deC^r 'uq œvi/rosbois LIBRAIRE Livres ANCIENS d MODERNES arts de la scène beaux-arts décoration histoire littérature reliure d art W ACHAT VEMTE CATALOGUE 1220, ave Bernard, n' 15 Oulremonl (Québi) N2V lV6 Télépk one: 490-0170 Malgré tous les défauts de ses véhicules La compagnie Sherbus change de propriétaire L’acquéreur prévoit de rajeunir la flotte d’autobus au coût de cinq millions PRESSE CANADIENNE La compagnie Sherbus est passée hier aux mains de la Corporation d’autobus National, le jour même où la Société d'assurance automobile du Québec révélait que la moitié de sa flotte d’autocars présentent des défectuosités majeures.Les expertises de la SAAQ, effectuées au cours des derniers jours dans les garages du transporteur, s’accompagnent de 14 avis d'infraction totalisant plus de 8000 $ d’amendes.La Corporation d'autobus National, une société de transport privée de Châteauguay, a fait savoir quelle investira au moins 13 millions de dollars dans l’entreprise de Sherbrooke, dont près de cinq millions dans l’acquisition de huit nouveaux autobus qui prendront la route d’ici 30 jours.«Notre investissement ne se limitera pas à ces huit nouveaux véhicules, a dit M.Auger.D'ici la fin de l'année, nous ferons l’acquisition d’au moins sept autres autobus qui remplaceront progressivement les plus anciens véhicules de la flotte actuelle de Sherbus.» D'ici un an, a-t-il ajouté, toute la flotte d’autobus de Sherbus, qui compte 20 véhicules, devrait être constituée de véhicules qui auront moins de deux ans.Pour l’instant, faute d’avoir effec- tué dans les délais requis des réparations urgentes sur ses autocars, le transporteur interurbain Sherbus a écopé hier d’amendes totalisant 8000$.La Société de l’assurance automobile du Québec a relevé 14 infractions après avoir inspecté 21 autocars du transporteur.Au terme de cette inspection, la société a établi que onze des autocars comportaient des défectuosités mécaniques majeures, en sus d’une centaine de défectuosités mineures.«La moitié, c’est trop, c’est beaucoup trop», a commenté le porte-parole de la SAAQ, Roger Saint-Laurent.«Nous avons constaté des problèmes de sorties de secours non fonctionnelles, d’essieux craquelés et quatre cas de freins déréglés.Ce n ’est certainement pas sécuritaire.» Cette affaire a débuté par un incident survenu le 26 février quand un autocar aux couleurs de Sherbus a perdu deux roues arrières sur l’autoroute 20.Quelques jours plus tard, les contrôleurs routiers ont intercepté un autre véhicule de passagers dont les feux arrière ne fonctionnaient pas, qualifié de véritable «tombeau roulant» par un représentant de la société d’Etat.La direction de Sherbus devra faire effectuer les réparations sur tous les véhicules inspectés avant qu’ils ne puissent reprendre la route.PRET POUR LA SAI50N DES ALLERGIES?Un médicament en vente libre n’est peut-être pas l’idéal.Des milliers de gens bénéficient tout i’été d’un soulagement prolongé des allergies dues aux arbres, aux plantes et à l’herbe à poux grâce à de simples injections anti-allergiques pré-saisonnières.Pour plus de renseignements, contactez votre médecin avant le début de la saison.Illergy Therapeutics (canada) ud.www.allergy-therapeutics.com ceTso 10000000$ Ça change pas le monde, sauf que.loto-ciiiebec $49 LE DEVOIR, LES SAMEDI II ET DIMANCHE 12 MARS 2 0 0 0 .A 4 LES ACTDALITES Facture de 356 millions UUMQ poursuit Québec FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Telle qu’elle l’avait annoncé en décembre, I’Union des municipalités du Québec (UMQ) a emprunté la voie juridique pour faire annuler la facture de 356 millions de dollars que Québec a imposée aux municipalités pour l’an 2000.L’UMQ et seulement quatre municipalités requérantes ont officiellement déposé hier matin en Cour supérieure une requête en jugement déclaratoire, arguant que l’objectif principal poursuivi par le gouvernement en instaurant cette contribution en 1997, soit l’atteinte du déficit zéro, est pleinement réalisé, rendant obsolète la facture de 356 millions.«On voulait agir le plus vite possible, et le plus vite possible, c’était hier, a laissé tomber le président de l’UMQ, Mario Laframboise.On pense que la facture pour une troisième année est de trop.Le gouvernement a été de mauvaise foi lors des discussions sur le pacte fiscal.Tout ce qu’il souhaitait, c’était de reconduire la facture une fois de plus.» La requête déposée au Palais de justice de Québec invoque d’ailleurs comme motif additionnel d’annulation de la contribution en l’an 2000 le fait que le gouvernement et la ministre des Affaires municipales, Louise Hard, «n’aient pas agi de façon conciliable avec les exigences de la bonne foi», ce que rejette la ministre Hard.«La tenue de près d'une vingtaine de séances de négociation avec l'UMQ l’automne dernier et de deux rencontres officielles avec le premier ministre, a indiqué Mme Hard, démontre bien que le gouvernement négociait de bonne foi dans le but d’en arriver à une entente.Je ne peux accepter qu’on impute au gouvernement la responsabilité de l’échec des négociations qui n’ont pu permettre d'en arriver à une solution acceptable pour l’ensemble du monde municipal.» L’UMQ explique pour sa part que le gouvernement aurait unilatéralement mis un terme aux négociations sur un pacte fiscal le 9 décembre en alléguant qu’il n’y avait pas consensus entre les municipalités sur un mécanisme pour assurer une réduction des taxes.L’union réclame en conséquence l’annulation du décret du 15 décembre dernier par lequel la contribution municipale est rendue obligatoire pour l’an 2000.«Nous avons réuni les éléments de preuve nécessaires pour démontrer que le gouvernement s’est livré à une négociation de façade pendant les derniers mois de 1999 et sans avoir fait de propositions formelles aux municipalités», a indiqué le président de l’UMQ.Paiement sous protêt La date limite pour le premier versement de la facture est le 31 mars.Puisque l’UMQ ne s’attend pas à avoir de réponse du tribunal avant 90 jours, elle a recommandé à ses 246 membres, le 6 mars, de faire ce versement sous protêt de manière à signifier au gouvernement que ce paiement est fait contre leur gré et sous la contrainte.«La loi prévoit des intérêts et des mécanismes de pénalisation pour les municipalités qui ne paient pas leur contribution.Nous ne voulons pas exposer les contribuables municipaux aux représailles du gouvernement, mais nous souhaitons protéger les sommes versées à l’Etat dans l’éventualité où la Cour supérieure déclarerait nul le droit du gouvernement de rendre applicable pour l’année 2000 la contribution des municipalités», a expliqué le président de l’UMQ.Même si seulement Sillery, Aylmer, Rosemère et Saint-Basile-le-Grand ont signé la requête, le conseil d’administration de l’UMQ a déjà approuvé cette décision à l’unanimité.Gaspésie Une région à rebâtir Des femmes témoignent de leur attachement à ce coin de pays Tout le monde le sait, tout le monde le dit et le répète, l’économie de la Gaspésie sombre.Mais ce qu’on entend moins souvent, c’est que la Gaspésie, c’est aussi une qualité de vie hors du commun, des bouffées d’air frais à profusion.Une vingtaine de Gaspésiennes sont venues à Montréal pour en témoigner avec, pour tout bagage, une foule d’idées en tête pour relancer leur petit bout de province.SILVIA GALIPEAU LE DEVOIR De tous les âges et de tous les profils, ces Gaspésiennes sont venues à Montréal pour rendre compte de leur région.Infinnière, étudiante, conjointe d’un ex-travailleur de l’usine Gaspésia ou bien journaliste, un point les unit: leur amour du pays.Elles sont venues témoigner de leur condition à l'émission Droit de parole de Télé-Québec, diffusée hier soir et en reprise dimanche à 15h.Tantôt d’un optimisme quasi surprenant, tantôt d’un réalisme frisant le négativisme, rien ne les arrête: après avoir constaté le déclin de la région, il est maintenant temps d’agir, clament-elles haut et fort Premier constat: l’image noire de leur région, telle que véhiculée par les médias, est biaisée.Et cela ne daterait pas d’hier.«Cela jhit 50,60 ans.La Gaspésie n’a jamais eu l’image qu’elle aurait dû avoir.L’économie allait bien mais on donnait toujours l’air d’être à l’autre bout du monde», dénonçait Marilyn Cura-deau, épouse d’un ex-travailleur de l'usine Gaspésia à Chandler.La Gaspésie, cette terre de «vieux pêcheurs», a L'avenir se pense avant de L'Université de Montréal : une valeur sûre pour l'avenir.se faire.Qu’il soit question de santé, de haute technologie, d’environnement, d’enjeux sociaux, de nouvelles techniques de gestion, l’avenir doit être pensé.Avec ses deux Écoles affiliées, l’École Polytechnique et l’École des HEC, l’Université de Montréal est l’une des plus grandes universités canadiennes de recherche offrant des programmes d’études de 1", 2' et 3' cycles dans presque tous les domaines du savoir.L’Université de Montréal, laboratoire des grandes tendances de demain, est résolument tourné vers l’avenir et vers le monde Visitez-nous au www.umontreal.ca.«Mi Université de Montréal JACQUES GRENIER LE DEVOIR Ces Gaspésiennes font preuve tantôt de réalisme, tantôt d’optimisme, quant elles parlent de l’avenir de leur coin de pays.Chose certaine, disent-elles, il est grand temps de cesser de parler; il faut agir.renchéri Sophie Gagnon, journaliste à TVA Comme si la région se limitait à deux ou trois clichés usés à la corde.«Cela m’irrite», a poursuivi Suzette Arsenault, commissaire du développement économique à Bonaventure.Si on parle toujours des usines qui ferment des villes qui se vident et des familles qui subissent un exil forcé, on omet souvent d’évoquer les raisons qui en poussent certains à rester en Gaspésie.Marie-Andrée Ped-neault, étudiante au cégep de Carie-ton, a choisi de poursuivre ses études universitaires en enseignement afin de pouvoir revenir, une fois ses études complétées, travailler dans sa région.«Si mon programme n’avait été offert qu’à Montréal, j’aurais choisi un autre programme.Je suis habituée de vivre dans un milieu où on connaît tout le monde.Ici [à Montréal], tu n’es rien.Ici, les arbres, j’en vois pas trop, et la mer non plus.» Elle a aussi affirmé que beaucoup de jeunes autour d’elle tiennent le même discours.Sophie Gagnon en a d’ailleurs témoigné: «Je viens d’une famille de cinq enfants.Et c’est ma génération qui commence à faire ce retour en Gaspésie.On est conscients qu’il faut une certaine qualité de vie.H y a autre chose dans la vie que simplement avoir une job.» Ce que Marilyn Curadeau ne corrobore pas.«Pour avoir une qualité de vie, il faut avoir de l’argent dans ses poches», a-t-elle dénoncé avec un brin d’amertume.Son mari n’ayant plus d’emploi, elle va certainement devoir quitter la région.«Depuis quelque temps, j’ai de la misère à voir les oiseaux.» Car malgré la beauté du paysage et le potentiel de certains secteurs, il n’en demeure pas moins que la région porte un lourd fardeau: le plus haut taux de chômage au Canada, qui atteignait 22,3 % en 1998, en plus d’un vieillissement chronique, largement alimenté par l’exode des jeunes.L’âge moyen en Gaspésie tourne aujourd’hui autour de 37 ans.La fermeture d’une seule usine a des conséquences à l’échelle du territoire.La saga de la fermeture de l’usine Gaspésia à Chandler en témoigne quand on sait qu’elle a entraîné la fermeture de boutiques dans la ville et le départ de nombreuses familles.«Chandler est une ville morte!», dénonçait Marilyn Curadeau.Loin de baisser les bras, les Gaspésiennes ont mille et une idées en tête.Pour attirer les jeunes, il faudrait modifier certains fonctionnements du système d’éducation afin, entre autres, de permettre aux jeunes de faire leurs stages en Gaspésie.Suzanne Inmy, pré- sidente de La laiterie à Baie-des-Cha-leurs, n’est pas en reste en matière d’idées pour relancer l’activité économique: acheter des biens et services locaux, lancer un programme d’incitatifs fiscaux pour attirer les entreprises.Suzette Arsenault a poursuivi en suggérant la création de pôles économiques par secteurs d’activité, reconnaissant qu’une seule ville gaspésienne ne peut être à la fois culturelle, agricole et industrielle.Toutes ces femmes s'entendent aussi pour relancer le gouvernement afin qu’il s’engage pleinement dans la relance de la région en tenant compte du fait que la Gaspésie se distingue des autres coins du Québec.«Nous avons des réalités différentes, la région est grande, la population est dispersée», précisait Lovia Castilloux, infirmière.Bref, les coûts en matière de transport et de temps ne sont pas négligeables.Optimistes?«Cela dépend des jours.Quand on a un coup dur, on tombe à terre, et le lendemain, on se retrousse les manches», témoignait Suzanne Lamy.Mais, toujours, elles gardent espoir, un espoir tout de même teinté de réalisme.«Oui, on a espoir, mais par inconscience.Si on avait su les conséquences, avoir su ce qui arriverait à la région, on n’aurait pas dit qu’on avait espoir.» I S - C I ANS «AS-SMUT-UWmBrt OfcCOHMtO» de C ¦>JrTVW.ANAPÊS Et FAUUM18 REViTEMEHTS DE S0 TERRAsseS ?Votre guide rénovation ?44 pages ?Conseils pratiques Abonnez-vous 1 800 665-5372 EN VENTE DÈS MAINTENANT! LE DEVOIR.L K S SAMEDI 11 V.T I) I M A N (’ H K 12 MARS 2 0 0 0 \ 5 ?LE DEVOIR ?- POLITIQUE Contre le tandem Chrétien-Dion Congrès régionaux du PQ André Harvey rêve à l’alliance de 1984 PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Aussi longtemps que l’opposition sera divisée et morcelée, les libéraux de Jean Chrétien continueront de se vautrer dans l’exercice du pouvoir.Sans coalition, il y a peu d’espoir de mettre un terme dans un proche avenir à ce sombre épisode du fédéralisme dominateur.Bref, le salut du pays passe par la coalition, mais avec le Parti conservateur.Voilà qui résume l’analyse politique du député conservateur André Harvey, le représentant du comté de Chicoutimi à la Chambre des communes.«Il faudrait refaire la grande coalition de 1984 et de 1988», a déclaré André Harvey cette semaine au cours d’un entretien avec Le Devoir.A son avis, la situation est suffisamment grave pour lancer un appel à la conscience collective des Canadiens et des Québécois.Il ne fait plus de doute dans son esprit que le tandem Chrétien-Dion est en train de détruire le pays.Ce qu’il appelle la «stratégie de la provocation», il la voit depuis 30 ans polluer le paysage politique, d’abord avec Pierre Trudeau, puis depuis 1993 à travers les incessantes bravades de Jean Chrétien et de Stéphane Dion à l’endroit du Québec, comme l’avis demandé à la Cour suprême et le projet de loi C-20 sur la clarté.D’avoir recours à cette politique de la confrontation lui paraît d’autant plus insensé qu’elle nuit à la promotion du fédéralisme et qu’elle creuse le fossé de l’incompréhension et de la méfiance entre le Québec et le Canada, entre les communautés francophone et anglophone.Il lui semble évident que cette stratégie de la provocation est entièrement responsable du spectaculaire succès remporté par le camp du OUI au référendum de 1995.«Cette stratégie a largement contribué à durcir l’attitude du Canada anglais envers le Québec.» Quant à ce gage d’espoir que représente l'hypothèse de la coalition, André Harvey n’ose pas trop y croire, considérant qu’il rejette à l’avance toute forme d’alliance avec le Reform Party de Preston Manning.Essentiellement, il souhaite que le projet de l’Alliance canadienne s’effondre, que les réformistes déçus se joignent au PC et que les bloquistes avides de former une nouvelle coalition passent sous le leadership de Joe Clark.Si le cannibalisme émiette les forces de la droite, si l’Alliance canadienne limite ses ravages aux frontières naturelles du Réforme Party, ce sera un moindre mal pour le PC, dont l’avenir dépend principalement de l’Ontario et du Québec.André Harvey est convaincu que si le Parti conservateur pouvait faire la démonstration de sa capacité de reprendre un jour le pouvoir, il grugerait considérablement dans le vote nationaliste qui a déserté le PC pour se réfugier au Bloc québécois.«L’idéal, ce serait que le Bloc décide de faire une coalition avec nous.» Mais on n’a qu’à constater l’état de décrépitude du Parti conservateur au Québec pour comprendre que ce n’est pas demain la veille.D est en reconstruction, nous dit le député Harvey.Dans les plus beaux jours de Brian Mulroney, l’aile québécoise du PC comptait plus de 50 000 membres.Aujourd’hui, on établit ce membership à plus ou moins 5000 membres.Pour recruter de nouveaux membres, il faut un minimum d’organisation, mais ça prend de l’argent et le PC est plus pauvre qu’il ne l’a jamais été.Tout récemment, l’un des piliers de l’organisation québécoise, Robert Martinbeault, a abandonné le navire.Mais André Harvey ne désespère pas.H voit poindre ce jour où les nationalistes québécois comprendront que voter pour le Bloc, c’est voter pour le maintien des libéraux de Chrétien au pouvoir et que c’est voter contre l’intérêt supérieur des Québécois.D’autant plus, fait-il valoir, que la question constitutionnelle devrait être un argument de plus pour faire confiance aux conservateurs.Pour la première fois de sa longue histoire, c’est dans la ville de Québec, du 11 au 14 mai, que le Parti conservateur tiendra son congrès national.Et le député de Chicoutimi est convaincu que les Québécois seront ravis de prendre connaissance de la position constitutionnelle qui sera soumise aux congressistes.Ce qu’il en sait, il n’ose le dire, mais il lui paraît évident que le Québec devrait s’appliquer à revendiquer de nouveaux pouvoirs et à profiter du fédéralisme évolutif, plutôt que de perdre son temps et ses énergies à quémander sa reconnaissance de société distincte.«Et Joe Clark a prouvé qu’il est capable de défendre les intérêts du Québec.» formation f — Producteur L’aventure de la production d’un court métrage, d’une télésérie, d’un long métrage nécessite des connaissances.L’IN IS vous offre : des ateliers dispensés par des professionnels du milieu.[ r Jeudi 30 mars, UftHlfHI de i/hoo à 2ohoo : • Le rOle créatif du producteur PAR RAPPORT A CELUI DU SCÉNARISTE ET DU RÉALISATEUR.Cette conférence gratuite s'adresse uniquement aux personnes défi inscrites à une ou plusieurs journées de formation.Contrairement aux autres ateliers, cette activité se déroulera dans les locaux de l’INIS, au 301, boul.de Maisonneuve Est.(§3 Berri-UQAM Vendredi 31 mars de 9(100 à 121130 : • Développement & Chaîne de titres.De 13(130 à 18(100 : • Postproduction cinéma-télévision pour néophytes.I Samedi r avril, de 9(100 à 12(100 : • Droits.• Assurances de production.De 13(100 à 18(100 : • Les principales conventions collectives.• Le rôle de l'Association DES PRODUCTEURS DE FILMS ET TÉLÉVISION DU QUÉBEC (APFTQ).| Vendredi 7 avril, de 9(100 à 13(100 : • Le budget de production.• La structure financière.De 14(100 à 18(100 : • Téléfilm Canada.• Le Fonds Canadien de télévision.• Le crédit d’impôt fédéral.I Samedi 8 avril, de 9(100 à 12(100 : • LaSODEC.• Le crédit d'impôt provincial.De 13(100 à 18(100 : • Distribution CINÉMA & TÉLÉVISION.• Comment approcher UN DISTRIBUTEUR ET UN TÉLÉDIFFUSEUR.L’inscription se faisant par journée et non par atelier, on doit s’inscrire obligatoirement à 1.2.3 ou 4 jours complets de formation.La conférence du 30 mars est gratuite.POUR LES QUATRE JOURS DE FORMATION : 400 $ {347.75 + 24.34 TPS + 27.91 TVQ) Étudiants : 300 $ (260.81 +18.26 TPS + 20.93 tvq) (carte valide exigée) CHAQUE IOUR DE FORMATION : 120 $ (104.33 + 7-30 TPS + 8.37 TVQ) Étudiants : 90 $ (78.24$ • 5.48 TPS + 6.28 tvq) (carte valide exigée) Les prix incluent la TPS et la TVQ.INSCRIPTION AVANT LE 24 MARS EN TÉLÉPHONANT AU (514) 232-8767.Les ateliers du 31 mars, 1-7 et 8 avril se dérouleront dans les locaux du CRIM (Centre de recherche informatique de Montréal), situé au 550, rue Sherbrooke Ouest, bureau 100.McGill, sortie Union.1 .T NT S INSTITUT NATIONAL DE L IMAGE ET OU SON AVEC LE CONCOURS DE : Association ois Producteurs oi Films itm Télévision ou Quéiec: Q Telefilm Canada CanadS W Centre 4e reeherthe informatique 4e Montréal CRIM Québec lancera des états généraux sur la situation du français Des présidents d’associations y voient un moyen de noyer le poisson PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Pour établir un diagnostic réaliste de la situation du français et mettre en œuvre une réforme de la politique linguistique, Québec s’apprête à lancer les Etats généraux de la langue française.La décision émane du groupe de travail, composé de cinq ministres, que le premier ministre Bouchard a mis sur pied l’automne dernier pour tracer un bilan de la situation et formuler des recommandations devant assurer le caractère français de la région métropolitaine.Présidente de ce groupe de travail, Louise Beaudoin a expliqué hier au Devoir que cette initiative vient combler le besoin depuis longtemps démontré de procéder à une large consultation, à un débat de société sur la question linguistique.«En l’an 2000, il faut se poser la question: qu’est-ce que vivre en français au Québec?» Ministre responsable de la Charte de la langue française, Mme Beaudoin estime que le temps est venu de prendre conscience du fait que la situation a sensiblement évolué en 25 ans compte tenu de deux tendances lourdes, deux variables qui n'avaient pas la même importance à l’époque: la mondialisation et l’intégration des immigrants.La proposition de tenir des états généraux sur la situation du français sera soumise en fin de semaine aux délégués péquistes du congrès régional de Montréal-Centre.C’est à la demande de la ministre que le président régional Mario Beaulieu en fera la suggestion aux congressistes sous la forme de motion d’urgence.Les présidents des 14 associations de comté de la région ont amorcé hier soir les débats qui se poursuivront aujourd’hui à l’École de technologie supérieure.L’intervention de la ministre a déplu à de nombreux présidents de comté, qui y voient une astuce du bureau du premier ministre pour tenter de noyer le poisson.Plusieurs comtés de Montréal-Centre demandent au gouvernement de modifier les dispositions de la Charte de la langue française pour que la fréquentation obligatoire de l'école française s’étende aux cégeps.D’autres réclament l’abolition de la loi 86, qui a assoupli 84 des 215 articles de la loi 101, ce qui a eu pour conséquence de favoriser le retour au bilinguisme institutionnel et d’affaiblir le pouvoir d’attraction du français.La décision du comité ministériel en faveur de la tenue d’états généraux irrite le président du comté de Mercier, André Reny, qui y voit une façon de neutraliser les débats sur la langue, n trouverait plus équitable pour les militants de la base qu’on les laisse réfléchir, discourir et participer à leur guise plutôt que de faire dévier le débat vers d’autres instances extérieures que ne contrôlent pas les péquistes.Pour sa part, le président de Saint-Henri-Sainte-Anne, Eric Cimon, trou- ve déplorable que le gouvernement ne fasse pas confiance au processus démocratique défini par les statuts du parti.Il estime que les militants devraient avoir toute latitude de débattre du projet de société auquel ils aspirent sans se faire distraire par les interveptions inopinées du gouvernement.A son avis, l’intrusion des ministériels dans le débat n’est rien pour encourager la participation aux activités du parti.Le président de Montréal-Centre, Mario Beaulieu, réfute ces allégations, précisant que les états généraux proposés par le gouvernement n’auront pas lieu avant sue mois et qu’il ne faut pas y voir l’intention de priver les militants de faire le débat entre eux.Entre-temps, le calendrier et le processus demeurent inchangés: toutes les résolutions adoptées dans le cadre de congrès régionaux seront acheminées au congrès national de mai et y seront débattues, y compris la question linguistique sous tous ses angles.A .Incluant • V6 VTEC de 225 chevaux • Boîte SportShift séquentielle Sièges chauffants en cuir • Chaîne Bose® avec lecteur de Cl) • Climatiseur • Phares haute intensité (HID) et tellement plus.Vivez votre plus beau printemps La toute nouvelle Acura 3.2CL Type S 2001 vision qui inspire un élan de passion, acura ACURA DE LAVAL 2500, boul.Chomedey, Laval (450) 682-4050 tl’.D.S.E eh ^ I07.3 FM Z *s«.tllf RDC K TJ r> JiMMH.iij 12 h à 22 h 12 h à 18 h L'Association québécoise des agences de vins, bières et spiritueux et son partenaire principal laSAO, présentent le Salon des vins et spiritueux de Montréal.PU ASSOCIATION QUËIVÊCOISB DES AGENCES DE VINS, [\ I È RES ET SPIRITUEUX INC.( $8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 MARS 2000 ! -HOMMAGE À MARCEL PEPIN* T ' .- - Un maître Tout au long de sa carrière, il a tenu parole, une parole donnée envers une humanité, envers des gens en JACQUES NADEAU LE DEVOIR L’ancien président de la CSN fêtait avec ses cinq enfants sur la terrasse de son appartement au centre-ville l’été dernier.On le voit entouré ici, dans l’ordre habituel, de Michel, Marcel, Marc, Marie et Louis.PIERRE VADEBONCŒUR Extrait de l’hommage rendu jeudi à l’occasion des funérailles de lexprésident de la CSN, Marcel Pepin.Marcel et moi avons travaillé ensemble pendant environ dix ans, à partir de 1965, et un peu moins qu’aupara-vant à partir de 1970.Je ne lui faisais guère sentir qu’une présence attentive et une sorte d’appui très sûr.C’était une façon tacite de lui signifier que nous étions foncièrement d’accord.Cette présence assurée dont ses proches collaborateurs l’entouraient, 3i en avait sans doute besoin car le poste de président de la CSN a toujours été rude — et, jusqu’à un certain point, solitaire.Cette solitude, qui est de la fonction, était aussi un peu dans le caractère de Marcel.Il a commencé sa carrière syndicale un peu avant 1950.Comment, à son sujet, ne pas essayer d’évoquer le syndicalisme de ce temps-là?Une CTCC encore fragile, une organisation de services artisanale, un personnel permanent très mal payé, à peu près rien, pour les permanents, de ce qu’on appelle des conditions de travail — une situation assez précaire, en somme, pour les individus comme pour la centrale.Mais, en revanche, un élan, un allant qu’on aurait dits intimement liés à cette précarité.Un sens inconditionnel du service, une profondeur de conviction et il faut bien le dire, un désintéressement allant de pair avec cela et allant de soi.Cette obscure période — on est en plein duplessisme, on vit dans une société sclérosée — laisse par contraste dans mon souvenir l’image d’un lieu de liberté et de clarté, qui était le CTCC.La mémoire embellit peut-être, à cette distance, ce que l’on vivait ainsi vraiment en symbiose avec les travailleurs.Mais le fait est qu’on y trouvait un esprit dont, sincèrement, je ne pense pas qu’il ait jamais été dépassé ni surpassé.Un militant absolu Pepin a entrepris son action vers ce moment-là, dans ce climat, dans cette situation générale de nécessité.Tout était nécessaire: le besoin, l’action pour y répondre.Ce nouveau permanent arrivait dans un milieu tel que je l’ai décrit: un milieu assez austère, exaltant, plein d’humanité, exigeant — et pauvre.Et où la colère, qui n’était pas feinte, se manifestait également.Chez Marcel, sans éclats, sans injures, sans aucune violence extérieure.Quelque chose d’important avait vraiment lieu: une lutte sociale tout à fait fondamentale, menée dans des conditions difficiles, avec les moyens du bord.Pepin correspondait déjà, par sa nature même, à ce qu’il allait trouver à la CTCC et que je viens de décrire.Il y correspondait pour ainsi dire exactement.Cette ressemblance, cette convenance étonnent.Le sérieux de cet homme jeune, le but qu’il s’était fixé pour la vie, la rigueur dont il allait faire preuve, son dévouement pour la cause, son intégrité enfin rencontraient, à la CTCC, quelque chose d’incomparable dans la société d’alors et, je dirais, dans toute société: un mouvement social où dominait très certainement un idéal; en fait, un idéal très pur, permettez-moi de risquer ce qualificatif d’un autre âge.Pepin fut un militant absolu et l’est resté toute sa vie, même dans la maladie et jusque dans les tout derniers jours, et non seulement dans l’idée mais dans les faits, dans les actions.Il lui est arrivé de se tromper, comme c’est le lot de tout homme d’action et de toute personne qui réfléchit, encore que son action ait été d’une singulière efficacité et démontré l’exercice d’un jugement d’une rare qualité.G avait des facultés intellectuelles de premier ordre, tout le monde le sait chair et en os aujourd’hui.Et du courage.Cependant, sa pensée politique était à mon avis moins sûre que sa pensée syndicale.Mais celle-ci était remarquable au plus haut point Un engagement Une chose en particulier s’est continuellement avérée sans faille: son engagement D a tenu la promesse qu’il s’était faite à 20 ans.C’était, à cet âge, comme s’il avait donné sa parole.Ce fut comme si, tout au long de sa carrière, il tenait parole.Une parole donnée envers une humanité, envers des gens en chair et en os.G n’a jamais repris cela.Cette parole, sa parole, l’a gardé de tout accommodement de tout compromis avec la facilité, dans le domaine de son action.G a payé de sa personne tant et plus: par des heures et des semaines de travail interminables (c'était prodigieux), par des risques collectifs et personnels assumés, par la façon intrépide dont il s’exposait au jugement au blâme, à la discussion publique, ouvertement lui qui pourtant n’était pas d’un naturel frondeur.Sa ligne de conduite, fixée une fois pour toutes par la fidéfité qu’il éprouvait envers ses origines ouvrières et par son sentiment envers les travailleurs, ses contemporains, ne lui laissait pas de latitude.G fut un homme de devoir.Une curieuse image me vient dans le même ordre d’idées.Quand je pense à la centrale syndicale que j’ai si bien connue, puis quand je pense à notre ami, je rapproche les deux et G me semble que Pepin représente, comme un de ceux qui ont le plus contribué à l’édification de la CSN et comme celui qui y a le mieux et le plus complètement contribué, il représente, dis-je, par sa stature, la valeur morale de cette centrale, cette valeur qu’il y avait lui-même trouvée en 1949.Je n’ai évidemment besoin de rien conclure au terme de cet hommage.La conclusion — ne trouvez-vous pas?— est déjà dans ce que j’ai pu vous dire en ne faisait rien d’autre que de décrire l’homme, rien d’autre que de lui emprunter cette leçon.Car, sans l’avoir voulu, sans même s’en rendre compte, Marcel Pepin était un maître.éch Les travailleuses et travailleurs perdent un grand défenseur de leurs droits «Ardent défenseur des intérêts des travailleurs et des travailleuses, monsieur Marcel Pepin a grandement marqué le syndicalisme québécois et le monde des relations du travail.Homme de conviction, fin et redoutable négociateur, il a toujours défendu avec acharnement les salariés-es et il a insufflé un vent de changement au sein du mouvement syndical en appuyant fortement l'idée d'une action renouvelée, axée sur l'émergence de rapports sociaux plus égalitaires au sein de la société québécoise.Je souhaite également souligner l'apport considérable de monsieur Pepin à l'édification du droit des rapports collectifs, tant au moment des débats publics ayant conduit à l'adoption du Code en 1964 qu'au cours de sa longue carrière qui l'amena à représenter fidèlement une partie du mouvement syndical au Conseil consultatif du travail et de la main-d'oeuvre et dans de nombreux forums publics.Les travailleurs et les travailleuses viennent de perdre un défenseur acharné de leurs droits et tout le Québec se trouve, du même coup, subitement privé de l'un de ses bâtisseurs de notre État moderne.» Diane Lemieux, ministre d'État au TYavail et à l'Emploi, ministre du TYavail et ministre responsable de l'Emploi Québec ss Marcel Pépin (1926-2000) Diplômé de la jeune faculté des sciences sociales de l’Université Laval en 1948, Marcel Pepin a consacré sa vie au progrès du syndicalisme au Québec.L’Université Laval rend hommage à ce grand bâtisseur du Québec moderne.UNIVERSITE LAVAL Aujourd'hui Québec, demain le monde.Le portrait d’un homme qui a consacré sa vie aux plus démunis ianckVi i niTfu I A \ C U ' I Un héritage profond et vivant MARC LAVIOLETTE Président de la CSN Extrait de l’hommage rendu jeudi à l’occasion des funérailles de l’ex-président de la CSN.Marcel, ces funérailles nous réunissent pour la dernière fois tous ensemble.[.] Marcel, tu nous as légué un héritage riche, un héritage profond, un héritage qui est toujours vivant Gérard Picard, pour qui tu avais tant de respect, t’avait légué l'art de la négociation et le sens de la lutte contre l’obscurantisme.Cet héritage, tu l’as enrichi et mis au service du combat social.Ce deuxième front que tu as ouvert tu y tenais avec une très grande détermination.Tu étais convaincu que ce deuxième front est incontournable pour bâtir une société à visage humain et apprendre à compter sur nos propres moyens pour contrer le capitalisme.De plain-pied, tu as participé à l’éclosion de la Révolution tranquille, à laquelle nous devons nos outils colledife.Dans ces années d’effervescence où le Québec moderne a pris forme, tu as joué aussi un rôle de premier plan pour la syndicalisation des employés du secteur public.C’était surtout des femmes.Cela a forcé les pouvoirs publics à les respecter.Une grande victoire Tout le monde se souvient de ce premier Front commun que tu as construit et dont tu seras la figure marquante.Comme toujours, nous n’avions pas l’appui des élites, mais la grève et le tollé populaire qui suivirent la condamnation et l’emprisonnement des trois chefs syndicaux ont forcé le gouvernement à plier.Ce fut une grande victoire.On te reprochait d’être un radical.En fait, tu as été de ceux qui regardent en avant, qui osent et qui bousculent pour faire avancer les choses.Ceux qui te connaissaient te respectaient et te savaient constamment à la recherche d’une solution.Ils te savaient intègre et passionnément épris de justice et d’équité.Ce deuxième front que tu as ouvert, nos actions le portent encore.Tu nous as souvent dit que, pour avancer, il est nécessaire de regarder vers des chemins nouveaux.Ça nous a servi.Quand les récessions ont frappé durement nos milieux de travail, nous avons décidé d’aller chercher de nouveaux droits, dont celui de la transparence économique des entreprises, de la formation continue, et aussi celui d’une participation active des syndiqués à la réorganisation de leur travaU.j Après que tu as quitté la présidence de la CSN, nous avons voulu continuer le même combat, et pas seulement dans les milieux de travail.A notre tour, nous avons contribué à l’adoption de législations à caractère social.Et à chaque fois, nous avons travaillé en coalition avec d’autres groupes.VOIR PAGE A 9: HÉRITAGE ¦ i -r L’béritage que nous laisse cet ancien du Collège de Joliette enrichit notre vie collective.Nos sincères condoléances aux membres de sa famille.Le directeur général, Donald Fortin Université de Montréal La direction, le personnel enseignant et non enseignant et les étudiants de l’École de relations industrielles offrent leurs plus sincères condoléances à la famille de Marcel Pepin qui, pendant plusieurs années, fut un collègue et un professeur hautement apprécié. 1.K DEMUR.LKS SAM EDI 1 1 E T I) I M A N C H E 12 M A R S 200 0 MARCEL PEPIN HERITAGE «Tu nous as laissé ce goût du risque et de Vaudace pour chercher et ouvrir de nouvelles avenues» SUITE DE LA PAGE A 8 Tu nous l’as constamment dit, les avancées sociales ne se font que dans la mesure où nous sommes capables de développer des solidarités et de larges coalitions.Lors du Sommet du Québec et de la jeunesse, la solidarité qui soudait les organisations syndicales, les groupes sociaux et les jeunes autour de revendications communes a mené le gouvernement à y donner suite.Tu étais heureux que ce soit d’ailleurs un des présidents de la CSN qui assume le rôle de médiateur et d’artisan de l’entente survenue à l’issue de ce usommet [.] Marcel, on te doit aussi d’avoir été .un précurseur de l’incontournable nécessité d’être présent sur la scène internationale.Tu es le premier président d’une centrale syndicale québécoise à avoir été élu à la tête d’une organisation internationale, la Confédération mondiale du travail.[.] Dans ce champ de lutte aussi, il nous faudra cette détermination et .cette solidarité, que tu nous as apprises, pour combattre les inégalités.Elles se sont creusées au fil des vingt dernières années en raison des deux grandes récessions et de la montée du néolibéralisme.Les changements qu’elles ont entraînés te préoccupaient [.] Un démocrate engagé Marcel, tu as été un démocrate engagé.Ce ne fut pas toujours facile, ces trente ans de militantisme à plein temps dans le mouvement syndical.Des grèves, il y en a eu, souvent décriées.Les appels à la solidarité dans des causes sociales ne manquaient pas non plus.Tu naviguais à travers tout cela, gardant le cap.[.] Ton dernier appel, tu l’as livré au congrès de la CSN de mai 1999.Nous l’avons fait nôtre.Tu voulais une refonte du Code du travail dont Je premier article énonce sans détour que cette loi doit faciliter la syndicalisation.Sans compter les heures, sans ménager les efforts, tu as donné le nieilleur de toi-même, privant ainsi souvent ta famille de ta présence.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Marcel Pepin Nous la remercions.Deux de tes enfants ont même décidé de s’investir dans ce mouvement que tu affectionnais tant.Ils y travaillent maintenant depuis de nombreuses années.Marcel, nous te devons, nous les élus du mouvement d’aujourd’hui et d’hier, les syndiqués de la CSN, les salariées de la CSN ainsi que bien d’autres dans le mouvement syndical, ce flambeau du combat social que tu nous as transmis.Tu nous as laissé ce goût du risque et de l’audace pour chercher et ouvrir de nouvelles avenues afin que notre société progresse et s’humanise.Marcel, merci.Locoshop Angus 2600, rue William-Tremblay bureau 110 Montréal (Québec) H1Y3J2 Société développement Locoshop Angus 2600, rue William-Tremblay bureau 200 Montréal (Québec) H1Y 3J2 La Société de développement Angus et le CIFER Angus rendent hommage à Marcel Pepin pour sa contribution exceptionnelle au Comité de relance Angus qu'il a présidé durant toute la durée des travaux, soit de 1995 à 1997.Au nom de la collectivité de Rosemont-Petite-Patrie, un grand merci.la pass i oji /V ETRES Marcel, toute notre gratitude pour ton implication déterminante au sein de notre conseil dé*administration.Caisse d^conomie Desjardins des travailleuses et travailleurs (Québec) Dès 1963, Marcel Pepin écrivait au gouvernement à propos de la création de la Caisse : «.si la Caisse devait être engloutie exclusivement dans des placements sans aucun profit ou peu rentables, la structure du plan en serait compromise.» En 1966, Marcel Pepin siégeait au premier conseil d'administration de la Caisse.La Caisse de dépôt et placement du Québec a su faire fructifier le premier million de dollars du régime de retraite des Québécois, bien au-delà des attentes les plus optimistes, grâce à des gens comme Marcel Pepin qui lui ont apporté vision et impulsion.Elle gère aujourd'hui un actif de plus de 100 milliards de dollars.Elle contribue toujours au développement économique du Québec, notamment en étant partenaire d'un nombre croissant d'entreprises.Marcel Pepin avait vu juste Caisse DE DÉPÔT ET PLACEMENT DUQUÉBEC «Une chose en particulier s'est continuellement avérée sans faille: son engagement.Il a tenu la promesse qu'il s'était faite à vingt ans.C'était, à cet âge, comme s'il avait donné sa parole.Ce fut comme si, tout au long de sa carrière, il tenait parole.Une parole donnée envers une humanité, envers les gens en chair et en os.Il n'a jamais repris cela.Cette parole, sa parole, l'a gardé de tout accommodement, de tout compromis avec la facilité.» — Pierre Vadeboncœur Marcel, Pour les nombreux combats que tu as menés à nos côtés Pour ton audace et ta ténacité Pour ta rigueur et ta clairvoyance Pour la force morale que tu nous as transmise Pour ton sens élevé de la démocratie Et pour avoir tant contribué à ce que Pou nous respecte davantage Les travailleurs et les travailleuses te remercient.1 A 10 DEVOIR.LES SAMEDI I) I M A .V C II E 12 M A R S 2 0 0 0 Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS LEGAUX ET APPELS D'OFFRES Sur Internet: www.offres.ledevoir.com AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Vcuilliv, s'il vous, plaît, pren.fire connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute,anomalie qui s'y serait glissée.En cas d'erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NOiSwm-oisus-ooe COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT: SYLVETTE CORBEIL Requérante c.CAROLINE FEVRE ET MARCEL DUBREUIL DIRECTEUR DE LA PROTECTION DE LA JEUNESSE ET DIRECTEUR DES REGISTRES DE L’ETAT CIVIL Mis-en-cause ASSIGNATION ORDRE est donné à MARCEL DUBREUIL de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame Eet, selle 2.1 e, le 27 avril 2000 à B h 30 de l’avsnt-mldl, suite A la publication dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la présente Requête en changement de nom d'un enfant mineur, affidavit, avis de présentation, Requête en nomination d'un tuteur pour l'enfant, affidavit et avis de présentation a été remise au greffe à ( attention de MARCEL DUBREUIL lieu: Montréal Date: 9 mars 2000 MICHEL MARTIN GREFFIER ADJOIN Dans l'aifaire de la faillite de: LES ENTREPRISES VALTON INC., 1900, Sauvé Est, #100, Montréal (Québec) H2B 3A8.AVIS est par les présentes donné que LES ENTREPRISES VALTON INC.a fait cession de ses biens le 29 février 2000, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 21 mars 2000, A 10 h 00.au 7100, rue Jean-Talon Est.bureau 600, Anjou (Québec) HIM 3S3 Daté le l” mars 2000.Johanne Serpone, CIP Le Groupe Serpone, Syndic de PailUte Inc.7100.rue Jean-Talon Est Bureau 600, ANJOU (Québec) Tél.: 355-6553 Téléc, s 355-8423 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO.500-02-082898-003 COUR DU QUÉBEC PRÉSENT PROTONAIRE ADJOINT LIBERTY MUTUAL INSURANCE COMPANY Parti® demanderesse -VS- PLOMBERIE DU SOLEIL INC.Partie défenderesse ORDRE est donné à PLOMBERIE DU SOLEIL INC.de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame est, Montréal dit district, salle 1.100, dans les (30) trente jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR Une copie de la présente de la déclaration.avis à la partie défenderesse, liste de pièces et pièces a été remise au greffe à l'intention de PLOMBERIE DU SOLEIL INC.Lieu : Montréal Date : 9 mars 2000 MICHEL PELLERIN GREFFIER ADJOINT Avis public Service du greffe Ordonnance Avis est donné que le comité exécutif, à son assemblée du 8 mars 2000, a édicté l'ordonnance suivante: Règlement sur les véhicules hippomobiles, les quadricycles et les vélocabs (R.R.V.M., chapitre V-1, a.22) 35 Ordonnance modifiant l'Ordonnance générale sur les véhicules hippomobiles Montréal, le 11 mars 2000 Le greffier, M* Léon La berge CANADA PFIOVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-22-042530-009 COUR DU QUÉBEC PRÉSENT GREFFIER ADJOINT COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c.3087-7591 QUÉBEC INC.Partie défenderesse ORDRE est donné à 3087-75B1 QUÉBEC INC.de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame est, salle 1.100.Montréal, dans les (30) trente jours suivant la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR Une copie de la présente Déclaration, avis au détendeur, liste de pièces et pièces a été remise au greffe à l'attention de 3087-7591 QUÉBEC INC.Lieu : Montréal Date : 8 mars 2000 MICHEL PELLERIN GREFFIER ADJOINT H&M DIAMOND ASS.INC.345 AVENUE VICTORIA, SUITE 400, WESTMOUNT (QUÉBEC) H3Z 2N2 TEL : (514) 483-2303 TÉLÉC.: (514) 483-2373 AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DANS L'AFFAIRE DES FAILLITES DE : 3257787 CANADA INC., un corps politique, dûment Incorporé selon la loi, antérieurement faisant affaires dans la ville et district de Montréal, province de Québec, au 5929, Transcanadienne.Compagnie débitrice AVIS est par les présentes donné que 3257797 CANADA INC.a déposé une cession le 8* jour de mars 2000 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 23* Jour de mars 2000, à 12 h de raprès-midi, au bureau du Syndic, 345, ave Victoria, bureau 400, Westmount, Montréal (Québec).9003-0826 QUÉBEC INC., un corps politique, dûment incorporé selon la loi, antérieurement faisanl affaires dans la ville de Dollard-des-Ormeaux, district de Montréal, province de Québec, au 26, Place Calumet, sous le nom et raison sociale de «FUSEXPRESS».Compagnie débitrice AVIS est par les présentes donné que 9003-0826 QUÉBEC INC.a déposé une cession le 3- jour de mars 2000 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 23- jour de mars 2000, à 11 h de l'avant-midi, au bureau du Syndic, 345, ave Victoria, bureau 400, Westmount, Montréal (Québec).2957-5016 QUÉBEC INC., un corps politique, dûment incorporé selon la loi, antérieurement faisant affaires dans la ville de St-Laurent, district de Montréal, province de Québec, au 5200, de la Savane, #230.Compagnie débitrice AVIS est par les présentes donné que 2957-5016 QUÉBEC INC.a déposé une cession le 2* jour de mars 2000 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 23- jour de mars 2000, à 10 h de l'avant-midi, au bureau du Syndic, 345, ave Victoria, bureau 400, Westmount, Montréal (Québec).Daté à Westmount (Québec), ce 9 jour de mars 2000.H 6 M Diamond 8 Associés.Inc.Syndics VENTES PAR SHÉRIF AVIS PUBLIC est par la présente, donné que les TERRES ET HÉRITAGES sous-mention-nés ont été saisis et seront vendus au temps et lieux respectifs mentionnés plus bas.MONTREAL Avis de vente immobilière en vertu de l'article 670 C.p.c.Canada • Province de Québec Cour Supérieure - District de Montréal No.: 500-17-006616-992 500-18-000774-001 Banque nationale du CANADA, corporation légalement constituée en vertu de anques ayant son siège social ' - “ Mo la Loi des I au 600 de la Gàuchefière Ouest, Montréal, Québec, H3B 4L8 et ayant une succursale au 8599.Maurice Duplessis, Montréal, Québec, H1É 4H7; partie demanderesse contre Kettly CANTAVE.résidant et domiciliée au 12,245, 62ième avenue, Montréal, Québec, HIC 1T9; partie défenderesse et L’OFFICIER DE LA PUBLICITÉ DES DROITS DE LA CIRCONSCRIPTION FONCIERE DE MONTRÉAL; mis-en-cause.DÉSIGNATION La demi-indivise de Madame Kettly Cantave de l’immeuble ayant front sur la Soixante-deuxième avenue, en la ville de Montréal, quadier Rivière-des-Prairies, connu et désigné comme étant le lot MILLE DEUX CENT CINQUANTE-SEPT de la subdivision officielle du lot originaire SOIXANTE-SEIZE (76-1257) du cadastre de la Paroisse de Rivière-des-Prai-rles.Avec toutes les constructions dessus érigées et notamment celle podanl le numéro 12,245.Soixante-deuxième avenue, Montréal, Québec HIC 1T9.L'immeuble servant de résidence familiale La mise à prix est fixée à 25,300.00 $ soit 50 % de l'évaluation municipale de la moitié indivise de l'immeuble portée au rôle d'évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires Municipales, en vertu de la loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions législatives.L’adjudicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé, à l'ordre du shérif du district de Montréal, au moment de l'adjudication 12,650.00 $ soit 25 % de l’évaluation municipale de la moitié indivise de l'immeuble portée au rôle d évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires Municipales, en vertu de la loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions législatives.Pour être vendu au bureau du shérif, Palais de justice de Montréal, au 1 rue Notre-Dame est, local 8.119, Montréal, orovince de Québec H2V 1B6 le VINGTIÈME (20e ) jour d'AVRIL 2000 à DIX heures (tOhOO) Avis de vente immobilière en vedu de l'article 670 C.p.c, Canada - Province de Québec Cour Supérieure - District de Montréal No.: 500-17-005337-996 500-18-000764-002 Groupe mon- DICO, corporation légalement constituée ayant son siège social et sa principale place d'affaires au 8750, Marconi, en ia ville de St-Léonard, province de Québec.Ht R 3W5; partie demanderesse contre 127629 CANADA INC., ayant une place d'affaires au 4161,40e Rue, Appartement 3.en les cité et district de Montreal, province de Québec, H1Z 1V5; partie défenderesse et L'OFFICIER DE LA PUBLICITÉ DES DROITS DE LA CIRCONSCRIPTION FONCIÈRE DE MONTRÉAL; mis-en-cause.DÉSIGNATION CADASTRALE •¦Un emplacement connu et désigné au cadastre officiel de la Paroisse de Sault-au-Récollet de la circonscription foncière de Montréal, étant composé de: a) Une partie du lot numéro QUATRE CENT SEIZE de la subdivision officielle du lot originaire numéro TROIS CENT SOIXANTE-CINQ (365-Ptie 416) au cadastre officiel de la Paroisse de Sault-au-Récollet, circonscription foncière de Montréal; MESURANT un pied (1') vers le nord-ouest et vers le sud-est, soixante-dix pieds (70') vers le nord-est et vers le sud-ouest, pour une superficie de soixante-dix pieds carrés (70 p.c.), mesures anglaises et plus ou moins et BORNÉE comme suit: vers le nord-ouest, par le lot 365-422, 55iëme rue, St-Michel; vers le nord-est par une autre partie du lot 365-416, vers le sud-est par une autre partie du lot 365-416, passage; et vers le sud-ouest, par la partie du lot 365-417 ci-après décrite, tous dudit cadastre; b| une partie du lot numéro QUATRE CENT DIX-SEPT de la subdivision officielle du lot originaire numéro TROIS CENT SOIXANTE-CINQ (365-Ptie 417) au cadastre officiel susdit; MESURANT trente-trois pieds (33') vers le nord-ouest et vers le sud-est, soixante-dix pieds (70') vers le nord-est et vers le sud-ouest, pour une superficie de deux mille trois cent dix pieds carrés (2,310 p.c,), mesures anglaises et plus ou moins et BORNÉE comme suit: vers le nord-ouest par le lot 365-422, 55ième rue, Saint-Michel; vers le nord-est par la partie du lot 365-416 ci-haut décrite, vers le sud-est par l'autre partie du lot 365-417, passage; vers le sud-ouest par la partie du lot 365-418, ci-après décrite, tous du cadastre susdit; c) Une partie du lot numéro QUATRE CENT DIX-HUIT de la subdivision officielle du lot originaire numéro TROIS CENT SOIXANTE-CINQ (365-Ptie 418) au cadastre officiel susdit; MESURANT seize pieds (16') vers le nord-ouest et vers le sud-est, soixante-dix pieds (70') vers le nord-est et vers le sud-ouest, pour une superficie de mille cent vingt pieds carrés (1,120 p.c.), mesures anglaises et plus ou moins et BORNÉE comme suit: vers le nord-ouest, par le lot 365-422 (55ième rue St-Michel); vers le nord-est par la partie du lot 365-417 ci-haut décrite, vers le sud-est par une autre partie du lot 365-418 (passage) et vers le sud-ouest par une autre partie du lot 365-418, tous du cadastre susdit.ADRESSE: 4130, 55ième rue à Saint-Michel, ville de Montréal, Québec Ht Z 1E7.Sujet à deux servitudes de vue, selon les termes des actes inscrits sous les numéros 1405362 et 1405363.Les murs nord-est et sud-est de la bâtisse sont mitoyens comme démontrés sur le certificat de localisation préparé par Yves Gascon, arpenteur-géomètre, le 10 novembre 1983 sous sa minute numéro L-1738.» La mise à prix est fixée à 40,000.00 $, soit 25 % de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires Municipales en vedu de la loi sur les fiscalités municipales et modifiant certaines dispositions législatives, que l'adjudicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé, é l'ordre du shérif du district de Montréal, au moment de l'adjudication.Pour être vendu au bureau du shérif, Palais de justice de Montréal, au 1, rue Notre-Dame est, local 8 119, Montréal, province de Québec H2Y 1B6 le DIX-NEUVIÈME (19ième) jour d'AVRIL 2000 à DIX (tOhOO) heures.Le shérif adjoint Michel Pallerln 1, Notre-Dame est Bureau 1.01 Montréal,Québec H2Y 1B6 Bureau du shérif Cour supérieure Montréal, le 29 février 2000 Longueuil Ordonnance de saisie et vente Immoblllèra Canada - Province de Québec Cour du Québec - District de Longueuil Nos: 500-22-036813-999 505-18-000039-008 Re: Bref d'exécution BANQUE CANADIENNE IMPÉRIALE DE COMMERCE, 750, rue Lawrence ouest, W2, Toronto, Ontario, partie demanderesse, contre RACZKO, Peter, résidant et domicilié au 370, rue Richard, en la ville et le district de Longueuil, J4L 3A4, partie défenderesse, et L’OFFICIER DE LA PUBLICITÉ DES DROITS DE LA CIRCONSCRIPTION FONCIÈRE DE CHAMBLY, mis-en-cause.Désignation ¦•Un immeuble connu et désigné comme étant le lot SOIXANTE-QUATORZE de la subdivision officielle du lot originaire CENT VINGT (120-74) du cadastre officiel de la paroisse de St-Antoine de Longueuil, bureau de la publicité des droits de la circonscription foncière de Chambly.Avec bâtisse y dessus érigée portant le numéro civique 370, rue Richard, Longueuil, province de Québec, J4L 3A4.-> L'immeuble servant de résidence familiale, la mise à prix est fixée à 55 900,00 $ soit 50 % de l'évaluation de l’immeuble portée au rôle d'évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales en vertu de la Loi sur la fiscalité municipale.Au moment de la vente, l'adjudicataire devra verser au shérif un montant minimum de 27 950,00 $, en argent ou par chèque visé à l’ordre du shérif du district de Longueuil, ce montant représentant 25 % de l'évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales en vertu de la Loi sur la fiscalité municipale.Pour être vendu au Palais de Justice de Longueuil, 1111, boulevard Jacques-Cartier est, salle RC-21, LONGUEUIL, QUÉBEC, le DIX-HUITIÈME jour d'AVRIL 2000 à QUATORZE heures.Bureau du shérif Cour du Québec Longueuil, le 6 mars 2000 Le shérif-adjoint ELIZABETH S.GOBEILLE PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE LONGUEUIL, NO DE COUR: 505-32-009088-999.COUR DU QUEBEC (Chambre civile).REAL LEBREUX.¦ R.LEBREUX ENR,.partie(s) demanderesse(s) -vs- 2752-6995 QUEBEC INC., -GLP TRANSPORT-, partie(s) défenderesse(s).Le 21 mars 2000 à 13h00 heures de l'après-mdl, au lieu d entreposage de défenderesse au numéra 200, bout.Sl-François-Xavier à Delson.district judiciaire de Longueuil, seront vendus par autorité de justice les biens el effets de la partie défenderesse saisis en cette cause, consistant en: 1 remorque réfrigérée de marque Utility, année 1988.couleur blanche et acc„ 2 essieux, 48 pieds.n/s: 1UYVS2482JC842402.immalriale RM-14532 Québec avec unité réfrigéré Thermc King n/s 0876957320.Conditions: argent comptant.Lemoyne, le 09 mars 2000.NORMAND POISSANT, huissier de justice.GRENIER, POISSANT & ASSOCIES, huissiers, tél.: (450)466-2628 PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTREAL.NO.DE COUR: 713 152 753, COUR MUNICIPALE.CLAUDE THEORET.en qualité de percepteur.partie(s) demanderesse(s) -vs-GREEVY, ALLAN, partie(s) défenderesse(s).Le 23 mars 2000 a 10h30 heures de l’avant-midi au domicile du défendeur au numéro 231, ave.Braebrook en la ville de Pointe-Claire, dislricl judiciaire de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la partie défenderesse saisis en celte cause, consistanl en: 1 téléviseur de marque ProScan d’environ 61- avecacc., 1 machine Pine Ball avec acc., 1 aspirateur de marque Kenmore avec acc.et autres biens saisie en cette cause.Conditions: ARGENT COMPTANT Montréal, le 09 mars 2000.DENIS TEASDALE.huissier de justice.GRENIER 8 ASSOCIES, huissiers, tél.: (514)397-9244 CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE JOLIETTE, COUR DU QUEBEC, NO 705-61-902872-965 ET 705-61-902874-961.Percepteur des amendes, partie demanderesse -vs-Quirion Martin, partie défenderesse.Le 23ième jour de mars 2000 à tOhOO, au 1440, des Roses, St-Gérard-de-Majella, dislricl de Joliette seront vendus par autorité de justice les biens et effets de Quirion Martin, saisis en cette cause, consistant en: 1 Mazda 323 vert, série JN1BCZ317NO152801 et 1 Hyundai Scoupe LS rouge série, KMHVE31K6MD05132 et acc.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISE.Information: Michel Gaucher, huissier du district de Jolielte.MICHEL GAUCHER, huissier de justice, 264, rue de Boisbhand, Repenligny, Qc.J6A8A1 Tél.: (514)-654-65tt CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE TERREBONNE, COUR DU QUEBECfPROCEDURE ALLEGEE) 700-22-000736-974.CENTRES JEUNESSE DES LAURENTIDES, partie demanderesse, YVAN PREVOST, partie défenderesse.AVIS PUBLIC DE VENTE EN JUSTICE, PRENEZ AVIS qu’en vertu d’un bref d'exécution, les biens de YVAN PREVOST seront vendus par huissier le 22 mars 2000 à 10h00, au 7008.Bazinet, Ste-Agathe Nord.Qc.conformément audit bref.Lesdits biens consistent en: 1 véhicule Blazer 4X4 bleu 2 portes et acc., 1 tondeuse à bois marque MTD Yardmachine 25 ton Logspliter plusieurs autres ilems.Conditions: argent comptant ou chèque visé.Palrice Sauvé, huissier de District de Terrebonne.DESJARDINS 6 ASSOCIES, huissiers de justice, 10 rue de Martigny ouest, St-Jérome, Qc J7Y 2E9, Téi.: (450)569-9596.fax: (450)569-9718 CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL.COUR DU QUÉBEC.CHAMBRE CIVILE.NO: 500-22-008323-977.PAUL E.LARIVEE COUVREURS INC.C.ARTHUR KOFMAN.ANNONCE Le 24-03-2000 à HhOO heures au 11909, Frigon, Montréal, seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de ARTHUR KOFMAN saisis en cette cause, consistant en: un véhicule automobile de marque Volvo de couleur rouge vin, mm.EJX 066, équipemenl el mobilier Oe bureau ass., mobilier de maison assorti.Condition: COMPTANT ou CHEQUE VISE.Informations: (514)256-3622.Daniel Barrette, huissier de justice Richard Gagné, huissiers de ustice, 5199, rue Sherbrooke est.bureau 2670, Montréal, Québec, H1T 3X1.Téléphone: (514)256-3622.PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTREAL, COUR DU QUEBEC, CHAMBRE CIVILE, NO: 500-02-083294-004, STRUCTURES METROPOLITAINES CANADA LTEE VS ANTHONY CHIDEAN.ANNONCE: Le 23-03-2000 à 10hOO heures au 5501, Adalbert, app.1201, Côte St-Luc seront vendus par autorité dé justice, les biens el effets de ANTHONY CHIDEAN saisis en cette cause, consistant en: 1 véhicule Chevrolet Cavalier 1997, 4 portes, gris Conditicn ARGENT COMPTANT ou CHEQUE VISE.Information: (514)350-9000.MARIO MATTEAU, huissier de justice.Bouchard el Associés, huissiers de justice.District de JOLIETTE, NO: 705-05-004493-998.COMMISSION DE LA SANTE ET DE LA SECURITE DU TRAVAIL C.FA MAÇONNERIE INC.Le 22 mars 2000 à 13h00 heures, au 640, Industriel à Mascouche, seront vendus par huissier, les biens saisis en cette cause soit: 3 malaxeurs à cimenl, nombreuse scies à cimenl, 1 camion GMC «lop-kick», 6 roues, 1 chariot électrique, 1 chariot élévateur au propane Clark, 1 lot d'échafaudages, 1 scie à maçonnerie Honda, 1 table à dessin, 1 bureau de travail, 1 chaise de dessinateur, 1 télécopieur Besther Fax 150, 1 perceuse à percussion Bosh, 1 chargeur à batterie Motomaster, t chariot élévateur Sky Trak International, etc.Conditions: argent comptant ou chèque visé.Dany Grand Maison.H.J.BELANGER 8 ASS.(450)759-5556 District de JOLIETTE, NO: 30-99RT-221.MUNICIPALITE DE SAINT-CALIXTE C.CLAUDE COMTOIS.Le 23 mars 2000 à 12:00 heures, au 245, Mario à Sl-Calixte, seront vendus par huissier, les biens saisis en cette cause, soit: 1 •mini-lrail» Honda, 49cc.1 ensemble de poids et haltères, t banc à exercices, 1 exerciseur Health Ware, 2 taille-bordures à essence, 1 chariot "diable-, 1 four micro-ondes Beaumark, 1 divan en tissus.Conditions: argent comptant ou chèque visé.Dany Grand Maison, H.J.BELANGER 8 ASS.(450)759-5556 AVIS ^article 59 alinéa 1 de la Loi sur la Régie de l'énergie édicte que la Régie doit fixer annuellement un montant, par litre, au titre des coûts d'exploitation que doit supporter un détaillant en essence ou en carburant diesel.Le 29 juillet 1999, la Régie a fixé dans sa décision D-99-133 ce montant à 3 cents le litre.La Régie se propose d'examiner le bien-fondé de reconduire ce montant pour la prochaine année.La Régie tiendra une audience publique à cet effet et demande aux parties intéressées de lui faire parvenir, au plus tard le 27 mars 2000, leur demande d’intervention, conformément à sa décision D-2000-36 et à l'article 8 de son Règlement sur la procédure de la Régie.Les intervenants reconnus devront, par la suite, présenter par écrit et selon un calendrier à être déterminé tous les documents, renseignements et arguments qu'ils jugeraient nécessaires aux délibérations de la Régie.Pour toute information, il est possible de communiquer avec la Régie, soit par téléphone au (514) 873-2452 ou sans frais au 1-888-873-2452, soit par télécopieur au (514) 873-2070.Le Règlement sur la procédure de la Régie, de même que ses décisions, peuvent être consultés sur son site Web (http://www.regie-eneigie.qc.ca) PUBLIC Fixation annuelle d’un montant au titre des coûts d’exploitation que doit supporter un détaillant en essence ou en carburant diesel R-3438-2000 RÉGIE DE L'ÉNERGIE Le Secrétaire de la Régie de l’énergie Régie de l’énergie 800, place Victoria, 2* étage, salle 2SS, Montréal, Qc, H4Z IA2 AVIS L’article 48 de la Loi sur la Régie de l'énergie permet à la Régie de l'énergie, sur demande ou de sa propre initiative, de fixer ou de modifier les conditions auxquelles l'électricité est fournie par Hydro-Québec.La Régie peut demander au distributeur de lui soumettre à cet égard des propositions de modification.Dans ce cadre et conformément à l'article 25 de sa loi, la Régie a décidé par sa décision D-2000-35 de convoquer une audience publique afin de procéder, dès à présent, à un examen des conditions actuellement prévues au Règlement 634 sur les conditions de fourniture de l'électricité.La Régie a également déterminé que sa démarche ne viserait pas les dispositions tarifaires applicables à la fourniture de l'électricité, mais seulement ses conditions normatives.La première étape à laquelle la Régie convie Hydro-Québec de môme que les intervenants est celle d'une rencontre préparatoire.La Régie désire en effet, dès ce stade, entendre les participants sur leurs préoccupations quant aux éléments sur lesquels pourrait porter le processus d'examen qu'elle amorce.À titre préliminaire, la Régie a identifié certains sujets de discussions : • Le contrat d’abonnement, • Les pratiques de crédit et de recouvrement d'Hydro-Québec, • Le mesurage, la facturation et les modalités de paiement, et enfin.• L'information â la clientèle notamment à l’égard des frais de service.En vue de cette première étape, la Régie invite donc tous les intéressés à lui faire parvenir leurs demandes d'intervention, conformément à ['article 8 du Règlement sur le procédure de la Régie, au plus tard le 27‘mars 2000.La rencontre préparatoire te déroulera au siège social de la Régla da l'énergie, 800, place Victoria, 2e étage, salle 266.1, Montréal - LE 26 AVRIL 2000 A 9 h 30.Pour toute information, il est possible de communiquer avec la Régie, soit par téléphone au (514) 873-2452 ou sans frais au 1-888-873-2452, soit par télécopieur au (514) 873-2070.Le Règlement sur la procédure de la Régie de même que ses décisions peuvent être consultés sur son site Web (http://www.regie-energie.qc.ca) Le Secrétaire de la Régie de l'énergie l’U B L IC Audience sur les conditions de fourniture de l'électricité par Hydro-Québec R-3439-2000 régie de l'énergie Me Véronique Dubois Secrétaire de la Régie de l’énergie Régie de l’énergie 800, place Victoria, bureau 255 Montréal (Québec) H4Z IA2 Téléphone :(5I4) 873-2452 Télécopieur:(514) 873-2070 PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE MONTREAL, NO DE COUR 678 548 430.COUR MUNICIPALE.PERCEPTEUR COUR MUNICIPALE DE MONTREAL, partie demanderesse VS Bélisle Pierre, partie défenderesse Le 23 mars à 12h00.au lieu d'entreposage situé au 150, rue Duke, ville et distnet de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la partie défenderesse saisis en cette cause, consistant en: une véhicule automobile de marque Ford Econoline 150, 1986, immathculée ZMM438 portant le numéro de série 1FTDF15Y6GHA39873.Conditions: ARGENT COMPTANT Montréal, le 09 mars 2000 Huissier de justice GRENIER 8 ASSOCIES, huissiers, tél.: (514)397-9277 PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTREAL, NO.DE COUR 670 710 692.COUR MUNICIPALE.PERCEPTEUR COUR MUNICIPALE DE MONTREAL, partie demanderesse, VS Bunema.Kabeya, partie défenderesse.Le 23 mars à 12h00, au lieu d'entreposage situé au 150, rue Duke, ville et district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens el effets de la partie défenderesse saisis en cette cause, consistant en: un véhicule automobile de marque Honda Civic 1989, immatriculée 686ETL portant le munéro de série 1HGEB3502KA804607.Condilions: ARGENT COMPTANT Montréal, le 09 mars 2000.Huissier de juslice.GRENIER 8 ASSOCIES, HUISSIERS, tél.: (514)397-9277 CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE HULL, COUR MUNICIPALE DE LA VILLE DE HULL, 570-CH-99-036B7-3, CARMEN RIVET, PERCEPTEURE DES AMENDES, partie demanderesse, BEAUDOIN, CHRISTIAN, partie défenderesse.AVIS PUBLIC DE VENTE EN JUSTICE PRENEZ AVIS qu'en vertu d'un bref d’exécution, les biens de BEAUDOIN, CHRISTIAN seront vendus par huissier le le 23 mars 2000 à tOhOO, au 571, 73ième Avenue, Laval, Qc, conformément audit bref.Lesdits biens consistent en: 1 téléviseur marque Hitachi 8 acc., 1 vidéo marque Sanyo noir S acc., 1 stéréo marque GPX noir S acc.Conditions: argeqt comptant ou chèque visé Informations: MICHEL LANbRY, huissier du district de Montréal.ALBERTSON, LANDRY 8 ASSOCIES, huissiers.Tél.: (514)278-2414, fax: (514)278-9667,7012 boul.St-Laurent, suite 205.Montréal, PQ, H2S 3E2.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTREAL, COUR DU QUEBEC (CHAMBRE CIVILE), No 500-02-075731-997.SOUS-MINISTRE DU REVENU DU QUEBEC, partie demanderesse, BAS DEV SHANDAL, partie défenderesse.AVIS DE VENTE JUDICIAIRE.PRENEZ AVIS que le 23/03/2000 à 11:00 au 342, West Acres, Dollard des Ormeaux, dislricl de Montréal, seront vendus par autorilé de justice, les biens et effets de BAS DEV SHANDAL, saisis en cette cause, soit: automobile Jacquar 1987.Conditions: ARGENT ou CHEQUE VISE, St-Eustache.ce 09 mars 2000, ALAIN TRUDEL, huissier de justice.A/s PHILIPPE, TREMBLAY, DION 8 ASSOCIES, HUISSIERS.PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTREAL.NO, DE COUR 677 796 853.COUR MUNICIPALE, PERCEPTEUR COUR MUNICIPALE DE MONTREAL, partie demanderesse VS Brassard, Stéphane, partie délenderesse.Le 23 mars à 12h00.au Itou d'entreposage situé au 150, rue Duke, ville el district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la partie défenderesse saisis en cette cause, consistant en: un véhicule automobile de marque Honda Accord 1987, immatriculée 780EZT portant le numéro de série 2HGCA5633HH003587.Conditions: ARGENT COMPTANT.Montréal, le 09 mars 2000.Huissier de justice.GRENIER S ASSOCIES, HUISSIERS, tél.: (514)397-9277 PROVINCE DE QUEBEC District de Montréal Numéro 500-04-021430-005 COUR SUPERIEURE PRESENT Greffier-adjoint HERMINIE 0BAS partie demanderesse c.» JIMMIE L.BROWN partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à JIMMIE L.BROWN de comparaître au greffe de cette cour situé au 10 est Si.Antoine, Montréal, salle 2.17 le 12 avril 2000 suite à la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie de la raquête pour garde a été remise au greffe à l'intention de JIMMIE L.BROWN.Lieu: Montréal Date: 2000 mar.07 MICHEL MARTIN AVIS PUBLIC DE CLOTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que Fernando ST-LAURENT, en son vivant retraité domicilié au 1736 avenue Victoria, app.#366, Sf-Lambert(Québec) J4R 2T7, est décédé à St-Lambert le 15 août 1999.Un inventaire des biens du délunt.a été reçu devant Me Johanne Viau, notaire, le 6 mars 2000 et peut être consulté à son bureau situé au 12,179 boul.Taylor â Montréal(Québec) H3M 2K1.Donné à Montréal, ce 6 mars 2000, Me Johanne Viau, notaire.CANADA s PROVINCE DE QUEBEC district Numéro: 500-12-251328-005 COUR SUPERIEURE PRESENT: greffier adjoint .Patricia Esther Chavez Becerra partie demanderesse c.Marco Antonio Carriüo Jauregui :1 ’ partie délenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Marco Antonio Carrillo Jauregui de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame est, Montréal est, salle 1.100 dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans Lé-Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de Marco Antonio Carrillo Jauregui.Gi Lieu: Montréal Daté: 2000 mar.09 MICHEL MARTlKl CANADA PROVINCE DE QU BEC District de Montréal No 500-12-251305-003 COUR SUPERIEURE PRESENT GREFFIER ADJOINT Dame Rajni Madanlal partie demanderesse c.Chander Mohan Joshi partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Chander Mohan Joshi, de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, à Montréal, province de Québec, salle 1.100 dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le Devoir.Une copie de la déclaration en, divorce a été remise au greffe.à l’intention de Chander Mohan Joshi.Lieu: Montréal Date: 2000 mar.08 MICHEL MARTIN PROVINCE DE QUEBEC VILLE DE CHÂTEAUGUAY AVIS PUBLIC RUES DEVANT DEVENIR LA PROPRIÉTÉ DE LA VILLE (ARTICLE 422 L.C.V.) Avis public est par les présentes donné par le soussigné, greffier pour la Ville de Châteauguay, comme suit: 1.Le dix-sept août mil neuf cent quatre-vingt-dix-neuf (17 août 1999) le conseil municipal de la Ville de Châteauguay a approuvé par résolution, des descriptions afférentes à certaines rues, boulevard, passages et* places, afin d'en devenir propriétaire, conformément à l'article 422 de la’ Loi sur les Cités et Villes (L.R.Q., chapitre C-19).2.Ces descriptions ont été faites par M.Gilles Drolet, a.g., en date du 5, 9, 15 et 16 juillet 1999 (descriptions techniques 99-22224-1 à 18, mi-» nutes 14121 à 14131 inclusivement, 14148 à 14150 inclusivement, 14171 â 14173 inclusivement et 14178 dudit arpenteur-géomètre) d'après des plans cadastraux et des livres de renvoi faits et déposés conformément à la Loi sur le cadastre (L.R.Q., chapitre C-1) 3.Les rues concernées peuvent être sommairement décrites comme suit: Rue des Érables Les lots: 53-215-1,53-216-1,53-216-2 et Ptie 53-215 Rue Latour Les lots 13-77 et Plie 13 RueThéber[|eLelot51-45 , Rue Watt Les lots 47-4, Ptie 47-16 et Ptie 47-61 Rue Smith Le lot 49-31 Partie Rue Campeau Le lot 56 Partie Rue Ashmore Le lot 49-9 Partie Roo Taylor Le lot 278-296 Partie s Rue Scott Le lot 5-202 Partie Rue Bernard Le lot 143 Partie Rue Olivier Ouest Les lots 47-9 Partie superficie 450 p.c, 47-9 Partie superficie 9750 p.c, 47-16 Partie, 47-47 Partie Rue Desrochers Ouest Le lot 278-379 Partie Boulevard Saint-Francis Le lot 51 Partie Rue Dorais Le lot 212-43 Partie Rue Cardinal Le lot 52 Partie * Rue Edward Sud Le lot 52 Partie Carré Rlchnrd Le lot 226-76 Partie i De la paroisse de Saint-Joachim de Châteauguay, circonscription foncière de Châteauguay.4.Le texte intégral de l'article 422 de la Loi sur les Cités et Villes est ci-après reproduit: ”422 Les rues ou ruelles ouvertes au public depuis au moins dix (10) ans deviennent propriété de la municipalité dès que sont accomplies les formalités suivantes: 1.Approbation de description.- Le Conseil approuve par résolution une description de toutes rues et ruelles ou de toute partie de celles-ci.pour lesquelles la municipalité entend se prévaloir du présent article; 2.Comment la description est laite.- Cette description doit être faite d'après un plan cadastral et un livre de renvoi laits et déposés conformément à la Loi du Cadastre (chapitre C-t ); 3.Dépât.- L'original de cette description doit être déposé au bureau du greffier de la municipalité et une copie certifiée par un arpenteur-géomètre doit être déposée au bureau du registrateur de la division d'enre-1 glstrement où se trouvent les terrains visés; 4.Avis.• Le greffier de la municipalité fait publier deux (2) fois dans la Gazette Officielle du Québec et dans un journal quotidien circulant sur le territoire de la municipalité, avec un intervalle d'au moins trois (3) mois et d’au plus quatre (4) mois entre chaque publication, un avis contenant: a) le texte intégral du présent article; b) une description sommaire des rues et ruelles concernées; c) une déclaration â l'effet que les formalités prévues aux paragraphes f.et2.ont été accomplies.Prescription.- Tout droit auquel des tiers pourraient prétendre à la propriété du fonds desdites rues ou ruelles est prescrit s'il n'est pas exercé ’ par action devant le tribunal compétent dans l'année suivant la dernière publication dans la Gazette officielle du Québec.Exception.- La municipalité ne peut se prévaloir du présent article à l'égard de rues ou ruelles sur lesquelles elle a prélevé une taxe au cours des dix (10) années précédentes, S.R., 1964, c.193, a.430; 1968 c -23, a.8; 1996, c2, a 210.« Donné è Châteauguay, le 3 novembre 1999 < - Me Peul Brunet, greffier Et ¦Fi J WWWMAéttVlf* h'M ont.t LE DEVOIR.LES SAMEDI II ET DI M A N (' HE 12 M A K S 2 (I O O A I I LE DEVOIR LE MONDE La présidentielle américaine La campagne vire au centre WILL LESTE ASSOCIATED PRESS 'Wf ashington — Après s’être assu-V V ré le soutien de leur électorat traditionnel lors des primaires, le républicain George Bush Jr.et le démocrate Al Gore n’ont désormais qu’une seule idée en tète d’ici la présidentielle du 7 novembre: séduire les électeurs indépendants, sans lesquels nul ne peut accéder à la Maison-Blanche.En raison d’une bataille plus difficile que prévu face à John McCain pour l’investiture républicaine, Bush a passé plus de temps, depuis le début de la campagne, à éliminer ce rival coriace qu’à caresser les électeurs du centre dans le sens du poil.Du coup, ces électeurs indépendants, qui, au départ, préféraient pour une large part Bush à Gore, se répartissent désormais quasiment à parts égales entre les deux candidats, selon les sondages.Le gouverneur du Texas se devait donc de reprendre son travail de persuasion envers cette frange volatile de l’électorat, dopée par la candidature rebelle de McCain.Ce à quoi il s’est attelé dès le lendemain du Super Tuesday.«John McCain a visé juste», a reconnu le gouverneur Bush dans une entrevue au lendemain de cette série de primaires.«Les partisans de McCain entendront mon message de réforme: réforme des écoles, réforme de l’armée, réforme de la fiscalité et renouveau de l’esprit de l’Amérique.» Les électeurs indépendants interrogés lors des primaires républicaines de mardi étaient aussi nombreux à avoir un jugement favorable que défavorable de Bush, selon des sondages réalisés à la sortie des isoloirs par Voter News Service pour l’AP et des chaînes de télévision.Mais quelque 60 % d’entre eux ont voté pour McCain.En début de campagne, le gouverneur du Texas avait pourtant réussi à séduire une grande partie des électeurs indépendants et modérés.D’une manière générale, les enquêtes d’opinion montrent qu’un tiers des Américains jugent Bush trop conservateur et à peu près autant considèrent Gore comme trop libéral (à gauche).La bataille des primaires désormais achevée, l’un comme l’autre vont devoir faire campagne au centre et, pour cela, épluchent avec attention les enquêtes expliquant comment McCain avait réussi à attirer aussi bien des électeurs démocrates, indépendants et nouvellement républicains.«C’est un plus gros problème pour Bush que pour Gore, mais tous deux vont devoir accentuer leurs efforts afin d’élargir leur base électorale», estime Al From, président du Democratic Leadership Council, un organisme modéré.Lors de son entrée en lice, Bush avait prévu d’économiser ses fonds de campagne et de s’en tenir à un discours modéré tout au long des primaires.Mais, après la victoire surprise de McCain à la primaire du New Hampshire, le gouverneur du Texas a jeté cette stratégie aux orties.Il s’est mis à lorgner à droite, visitant une université ultraconservatrice de Caroline du Sud, refusant de rencontrer des militants gays républicains et entretenant des liens informels avec le leader évangéliste réactionnaire Pat Robertson.En fait, la bataille de Bush contre McCain semble avoir eu pour effet de donner du gouverneur du Texas une image d’homme de droite, image jugée injuste par une partie de ses partisans.Ce que pensent les deux candidats à la présidence Soutenez-vous le droit à l’avortement?Peine de mort Stes-vous favorable à la «discrimination positive» ?Augmentation des dépenses militaires?4/ George Bush Jr.oui Al Gore OUI non oui oui oui Construction d’un système de défense antimissiles?L’argent public doit-il aider des parents à envoyer leurs enfants dans des écoles privées?Favorable au traité de Kyoto sur l’effet de serre?oui, dont une rallonge de 20 milliards de dollars sur cinq ans pour la recherche et le développement et une autre de un milliard pour augmenter les soldes.oui, même si cela viole le traité ABM signé avec Moscou en 1972 oui oui, pas de sommes précises oui, mais d'ampleur limitée et avec l’accord de la Russie non non Armes à leu taire passer l'âge légal pour acheter une arme de poing à 21 ans, mener des contrôles — s'ils sont instantanés — sur les acquéreurs dans les loires aux armes, signer (avec réticence) une loi imposant des crans de sûreté pour éviter que les enfants ne se blessent.M.Bush pense surtout que les lois actuelles ne sont pas correctement appliquées Immigration plus de visas pour les ouvriers agricoles qualifiés Impôts plan de réduction des taux d’imposition évalué à 483 milliards et proposant de ramener progressivement sur cinq ans tous les taux, le plus bas passant à 10 % et le plus haut à 33 %.Doublement du crédit d'impôt accordé pour l'éducation des entants, qui passerait à 1000 S oui présentation d’une carte d’identité pour les futurs acheteurs d’armes de poing, obligation faite au* tabricants et aux armuriers agréés de signaler toutes les ventes aux autorités locales, interdiction de vente des -Saturday night specials» (petits revolvers bon marché), augmentation des contrôles des acheteurs et crans de sûreté pour protéger les enfants pour mettre fin aux pénuries d’emploi réductions d’impôt limitées, dont certaines concernant l’éducation et la retraite, et hausse du plafond de revenus pour jouir de remises d’impôt EN BREF La KFOR accroît ses contrôles (Reuters) — La force multinationale de paix au Kosovo (Kfor) a annoncé hier le renforcement des contrôles à H frontière administrative entre la Sfcrbie et la province albanophone pour éviter que la tension qui règne dans la vallée de Presevo gagne l’ensemble de la région.«La situation dans la zone frontalière de la vallée de Presevo constitue une menace pour la paix et la sécurité» au Kosovo, a déclaré le général allemand Klaus Reinhardt, commandant des forces de l’OTAN au Kosovo.«L’instabilité qui règne [dans la vallée de Presevo] ne sert l’intérêt de personne», a-t-il ajouté.Reinhardt devrait donner le détail des mesures de sécurité adoptées dans le courant de la soirée.Depuis juin dernier, au moins 6000 Albanais ont fui le sud-est de la Serbie vers le Kosovo, se plaignant de harcèlement et d’intimidation de la part des forces de sécurité serbes.L’Espagne aux urnes demain Une journée de réflexion avant de voter Les sondages donnent Aznar gagnant AGENCE FRANCE-PRESSE REUTERS Madrid — Les dés sont jetés pour les élections législatives de demain en Espagne où les candidats ont lancé leurs ultimes forces dans la bataille hier, dernier jour de campagne officielle.Le favori du scrutin, le chef du gouvernement sortant José Maria Aznar, 47 ans, leader du Parti populaire (PP) de centre-droite, et son adversaire, le socialiste Joaquin Almunia, 51 ans, devaient clore leur campagne tard hier soir avec de grands meetings populaires à Madrid.M.Almunia et son partenaire communiste Francisco Frutos, alliés dans un pacte de la gauche inédit et noué in extremis, ont préféré réunir séparément leurs militants ce dernier jour de campagne.Mais ils ont posé ensemble hier devant les photographes et donné une conférence de presse commune, leur unique apparition conjointe en deux semaines de campagne.Ils ont tous deux appelé l’électorat de gauche à se mobiliser pour former «une majorité progressiste».L’opposition socialiste assurait qu’elle réduisait l’écart avec le Parti populaire de José Maria Aznar.M.Aznar a consacré la matinée à diriger l’habituel conseil des ministres du vendredi, le dernier de la législature.Aujourd'hui, veille du scrutin, les quelque 34 millions d’électeurs inscrits sont invités à observer la traditionnelle «journée de réflexion» avant de se rendre aux urnes demain.Au Pays basque (nord), ces élections vont se dérouler sous le signe de la peur et du conflit basque, ravivé par la rupture de la trêve de l’ETA en décembre.L’organisation indépendantiste armée, responsable de 772 assassinats depuis 1968, a tué trois fois depuis la fin de janvier.Elle a lancé un appel au boycottage des élections et à Y «abstention active».Le ministère de l’Intérieur, qui redoute un nouvel attentat avant le scrutin de demain, a annoncé le déploiement exceptionnel de 130 000 policiers et gardes civils pour protéger les électeurs.La peur de représailles par les indépendantistes radicaux a conduit un plus grand nombre de basques à choisir cette année le vote par correspondance qui s’est accru de 30 % par rapport au dernier scrutin national de 1996.Les sondages donnent une avance de trois à cinq points pour M.Aznar sur son adversaire socialiste.Mais, comme lors de la précédente législature, il n’ob- \] Vamos a Mas SERGIO PEREZ REUTERS Des supporters du Parti populaire, présentement au pouvoir, durant un rallye hier.tiendrait pas la majorité à la Chambre (176 sièges sur 350) et devrait avoir recours à l’appoint de l'incontournable formation du dirigeant catalan Jordi Pujol, Convergencia I Unio (OU).M.Aznar, qui dirige l’Espagne depuis quatre ans, jouit d’un bilan économique positif: réduction du chômage, forte croissance, entrée de l’Espagne dans l’euro.Il est aussi activement secondé dans sa campagne par un pouvoir médiatique qu’il a su habilement mettre en place depuis son accession au pouvoir, tant dans la presse écrite que radio-télévisée.La Radio Télévision espagnole publique (RTVE) a fait l’objet depuis janvier de 29 plaintes pour discrimi- nation, émanant de tous les partis à l’exception du PP M.Almunia a reçu le soutien actif du leader historique des socialistes et ancien chef du gouvernement (1982-96), Felipe Gonzalez.D espère, dans une interview publiée hier par El Pais, que les électeurs vont se mobiliser «pour éviter que l’Espagne ne devienne la chasse gardée des copains d’Aznar», un leitmotiv pendant sa campagne.En Andalousie, les électeurs sont aussi appelés à renouveler demain le Parlement régional, qui devra désigner à son tour le futur président de cette région.Cette fois, c’est le candidat socia-Hste Manuel Chaves qui devrait être reconduit, selon les sondages.Témoignage sur les inondations au Mozambique «Comme une punition de la nature» SILVIA GALIPEAU LE DEVOIR T a ville de Maputo est détruite.Les routes sont dé-truites, les maisons ont été emportées par les pluies.[.] Mon oncle a dû quitter sa maison avec ses enfants, et quand il s’en est retourné, il n’y avait plus de maison!» Regina Fernando, du Mozambique, était de passage cette semaine à Montréal.Quelques jours en terre sèche, mais inquiète et pressée de rentrer au pays auprès des siens.Regina Fernando a quitté la capitale du Mozambique, Maputo, le 28 février, et doit repartir pour sa ville demain.Invitée ici par l’organisme CUSO dans le cadre de la Marche mondiale des femmes, elle est elle-même coordonnatrice du mouvement des femmes dans une centrale syndicale mozambicaine.Pendant une semaine, elle a laissé çlerrière elle son mari infirmier et ses cinq enfants.A son départ, les inondations commençaient à s’intensifier.Maputo était déjà inondé et tout le monde appréhendait le passage de l’ouragan Eline, qui avait déjà fait des ravages dans une bonne partie du centre du pays.Regina Fernando a la chance d’habiter dans un immeuble à l’étage qui n’a pas trop été affecté par les pluies, aux dires de son mari.Mais partout ailleurs au pays, les pluies ont fait leurs ravages.«La base du Mozambique, c’est l’agriculture, mais avec les inondations, l’agriculture est foutue.Les maisons sont détruites et, pour reconstruire, cela va être très long.Combien de temps?C’est impossible à imaginer tant que la pluie continue de tomber», expliquait-elle.Dans les rues, on ne voit que les cimes des arbres, racontait-elle.Les voisins se sont tous réfugiés dans les étages supérieurs des immeubles, chez des proches ou des amis.Mais tous n’ont pas eu le temps.Cette année, les inondations ont été particulièrement violentes et surtout subites.«Les autres années, une alerte était donnée et les gens avaient le temps de quitter les régions affectées.Mais cette fois-ci, c’est arrivé beaucoup trop vite.Cela fait 50 ans que ce n’est pas arrivé.Mais c’est la nature.» Fatalisme?«Oui, c’est la nature.Le pays sortait de la guerre (civile], il a fallu tout reconstruire.C’est arrivé tellement vite, comme une punition de la nature.» Une explication que nombre de Mozambicains mettraient de l’avant, affirmait-elle.«Les gens souffrent tellement, ils ne peuvent pas avoir d’autre parole.Ce doit être une pénalité de la nature.» Malgré cela, elle croit que son peuple aura la force de reconstruire le pays.«Le peuple mozambicain est très fort.Nous sommes sortis d'une guerre de 16 ans et, en cinq ans de paix, nous avons construit beaucoup.Nous ne pouvons pas nous démotiver.La base du peuple mozambicain, c’est l’instinct de survie.» Y JACQUES NADEAU LE DEVOIR Regina Fernando retourne chez elle demain.En attendant, l’aide internationale se poursuivait hier, ralentie toutefois par les pluies qui ne cessaient de tomber.Le gouvernement canadien a annoncé cette semaine un don supplémentaire de 10 millions de dollars, portant l’aide canadienne à un total de 11,6 millions.Hier, Ottawa envoyait un ultime chargement d’aide humanitaire transportant 35 tonnes d’articles de secours.La Croix-Rouge canadienne dépêchait au même moment quatre hommes sur le terrain, pour coordonner la livraison.Par ailleurs, sur place, le nombre de vols de secours étaient fortement réduits hier, en raison des pluies torrentielles qui devraient se poursuivre tout au long de la fin de semaine.Le nombre de personnes affectées par les inondations aurait grimpé à deux millions, dont 250 000 déplacés ou sans-abri.Les organismes internationaux commencent à lancer des appels afin que la communauté se mobilise pour venir en aide aux pays voisins également touchés, notamment le Zimbabwe et Madagascar.Avec l’Agence France-Presse Chili Lagos devrai s’imposer ; aux forces armées Larmée de terre a donné son soutien au général Pinochet AGENCE FRANCE-PRESSE Le nouveau président chilien Ricardo Lagos succédera aujourd’hui à Eduardo Frei alors que des fêtes sont prévues à travers un pays choqué par l’accueil solennel réservé par l’armée au général Pinochet, à son retour au Chili, mais qui sera absent des cérémonies.Dès ses débuts, le gouvernement de Lagos, le troisième de la Concertation démocratique au pouvoir depuis la fin de la dictature en 1990, aura un défi de taille à relever guérir les séquelles du régime Pinochet et notamment s’imposer aux forces armées.L’accueil de l’ex-commandant en chef de l’armée de terre par les militaires, lors de son arrivée à Santiago le 3 mars, a ravivé des souvenirs douloureux.«La patrie a souffert» du déploiement d'hélicoptères et de soldats armés de mitraillettes, au son de marches militaires, s’est indigné M.Lagos.Malgré son retour au Chili, le général Pinochet n’en est pas quitte avec les poursuites engagées pour les crimes commis pendant son régime: 72 plaintes sont instruites par le juge Juan Guzman Tapia, qui a demandé la levée dç son immunité de sénateur à vie.Et l’Etat s’est associé à la procédure, notamment pour l’affaire de la «Caravane de la mort», un commando militaire qui a exécuté plus de 70 prisonniers politiques après le coup d’Etat de 1973.Hier, l’armée de terre chilienne a assuré «de tout son soutien» son ancien chef, l’ex-dictateur Auguste Pinochet «Je suis face à un défi majeur, fournir [.] m énorme effort pour démontrer au monde que nous sommes un pays démocratique où commande l’autorité élue par le peuple et où les forces armées sont disci* plinées, obéissantes et n’interviennent pas», a lancé M.I^gos.Le futur directeur de la banque cerè traie, Jaime Estevez, a déclaré quq l’heure a sonné d’en finir avec le «pino-chétisme» des militaires, annonçant que le gouvernement émettra «dans les prochaines semaines une déclaration officielle de doctrine des Forces armées».Selon le prochain ministre de l’Intérieur, José Miguel Insulza, «il n’y a pas de régime réellement démocratique s’il existe une branche des forces armées qui se convertit en opposition politique».Mais Pinochet a indirectement joué un rôle politique.Car M.Frei a lutté pour obtenir son retour, craignant qu’une atteinte à la souveraineté chilienne puisse «être le détonateur d’une crise institutionnelle aux conséquences majeures».Selon lui, la prochaine étape consistera à ce «que les tribunaux chiliens, et pas d’un autre pays, soient ceux qui appliquent la loi».«La grande confiance dans les mots et les valeurs des droits de l’homme et des institutions démocratiques doit se traduire dans les faits», a ajouté M.Frei dans son discours d’adieu jeudi devant La Moneda, face à plus de 7000 personnes.En 1990, le président Patricio Ayhvin s’était fixé comme priorité de rétablir le respect des droits de l’homme, bafoués par la dictature qui a fait plus de 3000 victimes, dont 1198 disparus.Aujourd’hui, M.Frei passera le relais à M.Lagos, élu le 16 janvier avec 51,31 % des voix, devant le Congrès à Valparaiso.Puis le nouveau président prononcera un discours à Concepciôn avant d’entrer à La Moneda Quatre-vingts délégations étrangères sont attendues, dont 15 chefs d’Etat et de gouvernement comme le président argentin, Fernando de la Rua, le chef du Conseil italien, Massimo D’Alema, et le premier ministre portugais, Antonio Guterres.En revanche, Pinochet ne devrait pas être là: il a quitté la capitale jeudi et s’est reclus dans sa propriété de Bucalemu, à 120 kilomètres.EN BREF Ulster: avant pâques ?(AFP) — Un rétablissement des institutions d’Irlande du Nord suspendues en février est possible dès avril, mais seulement si les protagonistes de la crise font des concessions, a prévenu hier le ministre britannique en charge du dossier.«Avec de la bonne volonté et de la bonne foi des deux côtés, il se peut qu'il y ait une possibilité en avril, avant Pâques, pour relancer les institutions», a déclaré Peter Mandelson.«Mais cela implique que les gens fassent des efforts, soient préparés à prendre des risques.Cela demande que chaque camp voie les choses du point de vue opposé et soit prêt à ménager ce point de vue», a-t-il estimé. A 12 I- E » K V 0 I R , LE S SAMEDI II ET I) I M A N C H E 1 M A R S 2 0 0 0 EDITORIAL L Jean-Robert Sansfaçon ?Le retour d’ascenseur Après des années de vaches maigres, le budget 2000 du ministre des Finances, Bernard Landry, qui sera présenté mardi, doit être l’occasion d’apporter des corrections radicales à des problèmes qui handicapent le développement social et économique du Québec.a conjoncture économique étant favorable au delà de tout espoir, le ministre Bernard Landry est maintenant en mesure de concrétiser plusieurs des promesses faites au cours des dernières années.Selon des prévisions avancées par des économistes du secteur privé, dont notre collègue Robert Dutrisac rapporte aujourd’hui les grandes lignes dans le premier d’une série d’articles qui nous conduiront à la présen- _____________ tation du budget, Québec aurait à sa disposition plus de un milliard de dollars non prévus pour l’année en cours et plus du double de cette somme l’an prochain.Cela est dû, bien sûr, aux compressions sévères des dernières années, qui ont brisé la spirale de l’endettement, mais aussi à la conjoncture particulièrement favorable à la croissance des recettes budgétaires.À tel point que, pour n’importe quel gouvernement, la tentation serait forte de jouer au père Noël en saupoudrant l’argent au gré des pressions politiques dont il est l’objet.Remercions le ciel de ne pas être en période électorale, ce qui devrait permettre au ministre des Finances de profiter de l’occasion pour s’attaquer à des problèmes de nature structurelle.Parmi eux, il y a d’abord le remboursement rapide des dettes accumulées par les institutions dans les grands réseaux de l’éducation et de la santé.Le premier ministre a lui-même laissé entendre qu’on radierait ces dettes à même les excédents de la présente année, ce qui serait une fort bonne décision.À la condition, bien sûr, que la formule adoptée soit équitable, c’est-à-dire qu’elle ne récompense pas indûment les institutions dont les déficits ont été causés par le manque de discipline des dirigeants.Toujours au chapitre des dépenses, tous s’entendent pour dire qu’il est urgent de réinvestir en santé et en éducation.Non pas massivement, comme on l’a souvent entendu récemment, mais progressivement et selon des priorités clairement identifiées.En santé d’abord.Maintenant que l’on connaît l’ampleur des augmentations consenties aux employés de l’État, il faut moderniser les installations et les équipements spécialisés; il faut aussi ajouter des ressources dans les centres de soins de longue durée, les services à domicile et la mise en réseau des cliniques publiques et privées, ainsi que dans certaines spécialités médicales où les listes d’attente réduisent les chances d’une guérison rapide.Ce sont là des dépenses indispensables pour assurer la pérennité du système public.?En éducation, la priorité doit aller à l’aide à la réussite scolaire au primaire et au secondaire, à la lutte contre le décrochage au secondaire et au collégial et à un certain réinvestissement dans nos universités.Ce réinvestissement doit tenir compte du fait que ces dernières consacrent encore et toujours des millions de dollars à la protection de privilèges hérités d’une époque révolue, tels les fameux congés sabbatiques qui devraient être assumés par les professeurs eux-mêmes et non pas par les contribuables.En matière de justice sociale, la priorité doit aller au relèvement des barèmes d’aide sociale pour les prestataires inscrits à des programmes de réinsertion, à la correction de quelques iniquités flagrantes, notamment à l’endroit de ceux qui partagent un logement et de celles qui sont pénalisées parce qu’elles reçoivent une pension alimentaire.Le budget doit aussi donner un signal clair quant aux orientations du gouvernement en matière d’environnement, par exemple en annonçant des investissements déterminants dans les infrastructures de transport en commun.De tels investissements s’imposent pour faire de Montréal, centre économique du Québec, une ville encore plus attirante pour des entreprises de haute technologie à la recherche d’un cadre de vie et de travail agréable et compétitif à tous égards.A l’endroit des entreprises, il faut, d’une part, continuer d’encourager la recherche et le développement par des crédits fiscaux alléchants, mais le temps est venu de procéder à une évaluation exhaustive de l’efficacité de ces programmes d’aide.D’autre part, le fardeau fiscal des entreprises québécoises étant dans l’ensemble assez compétitif par rapport à celui des concurrents, il n’y a pas lieu de le réduire de façon significative; on doit plutôt procéder à des ajustements, comme la révision de la taxe sur le capital et l’harmonisation avec les mesures contenues dans le récent budget fédéral.En revanche, la majorité des Québécois s’entendent pour dire que le temps est venu de donner un coup de barre du côté de la fiscalité des particuliers, la plus lourde en Amérique.En cette matière, le Québec a pris un retard considérable et s’en trouve pénalisé.La taxation n’est pas la vengeance des pauvres sur les riches Ottawa vient de tracer la voie au ministre Bernard Landry en rétablissant l’indexation des tables d’impôt et en annonçant la réduction progressive du taux d’imposition pour les ménages qui gagnent entre 30 000 et 85 000 $ par année.Lors de ses deux derniers budgets, Québec s’était surtout attardé à réduire les impôts des ménages dont les revenus se situaient sous la barre des 50 000 $.Il faut maintenant rehausser le pouvoir d’achat de la classe de salariés qui a le plus contribué à renflouer les coffres vides de l’État, celle dont les revenus individuels se situent au-dessus de 30 000 $ par année.Même les plus hauts salariés, les médecins spécialistes par exemple, doivent pouvoir profiter d’une réduction d’impôts susceptible d’ajouter à leur intérêt de pratiquer au Québec.A l’heure actuelle, plus de 40 % des contribuables, ceux du bas de l’échelle, ne paient aucun impôt à Québec.En revanche, les gens qui gagnent plus de 50 000 $ par année et ne comptent que pour 10 % des contribuables paient la moitié de tous les impôts.Il y a des limites à surtaxer des gens sans générer des effets aussi pervers que le travail au noir ou l’exode des cerveaux et entraîner une désaffection pour tout ce qui est public.Que chacun paie son dû à la mesure de ses moyens, soit, mais sans plus.La taxation n’est pas un geste de vengeance à l’endroit des plus fortunés! Au contraire, elle doit être la contribution comprise et acceptée de ceux qui sont actifs à l’égard de la société.lout en accordant l’attention nécessaire à la relance des services publics amochés par les compressions des dernières années, le prochain budget Landry doit donc proposer à son tour l’indexation des tables d’impôt et des divers crédits fiscaux, mais aussi une réduction significative du fardeau de ceux qui ont dû abandonner à l’État la plus grande part des faibles augmentations de leurs revenus obtenues depuis dix ans.En plus de leur faire justice, cette mesure contribuera à réduire l’écart qui se creuse année après année entre la fiscalité québécoise et celle des nos voisins.Et, ce faisant, à rendre le Québec plus accueillant aux investissements susceptibles à leur tour de combler le fossé de trois points de pourcentage qui sépare toujours notre taux de chômage de celui de l’Ontario.jrsan,ifacon(àledevoir.ca le devoir FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU MARIE-ANDREE LAMONTAGNE.LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ ! H4 ! TAS vu,t;-P4i C ^ ^'AZTI L-'PEItAL tfrt?V£>Tf£ LETTRES -?- Le vrai «PM» Le suspense s’est dissipé.Les Canadiens savent maintenant qui des deux «PM» mène le jeu à Ottawa.Le budget du 28 février dernier démontre hors de tout doute que le vrai «PM» est le ministre des Finances Paul Martin et non le premier ministre Jean Chrétien comme on aurait pu le penser.C’est le montant alloué à l’aide étrangère qui a finalement vendu la mèche: non seulement le budget a-t-il ignoré les engagements pris par le premier ministre dans le discours du Trône d’augmenter le budget de l’aide étrangère mais le statu quo du financement octroyé à l’Agence canadienne de développement international rend proprement dérisoires les promesses grandiloquentes de coojDération accrue faites par M.Chrétien il y a trois mois en Afrique.Jean-François Tardif, Leticia Sanchez-Vega Hull, mars 2000 Mise au point de droits Réaction à l’article de Francine Burnonville «Un long combat pour l’égalité, de la déclaration des droits de la citoyenne à l’équité salariale» Ma critique porte sur deux aspects de la vie d’Olympe de Gouges tels que décrits par l’auteure.Le premier point concerne la date à laquelle la révolutionnaire rédigea la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.Elle ne fut pas écrite en 1793 comme l’affirme Mme Francine Burnonville, mais bien en septembre 1791 à la fin des travaux des constituants sur l’établissement de la Constitution.Déçue que les députés n’aient pas abordé la question des droits civiques et politiques des femmes, Olympe de Gouges rédigea sa Déclaration et l’adressa à la reine Marie-Antoinette.Cette erreur factuelle de l’auteu-re est lourde de conséquences puisqu’elle montre qu’elle ne connaît nf le contexte historique ni le texte de la citoyenne du Montauban.Mon deuxième point porte sur l’interprétation des causes qui ont amené Olympe de Gouges à la guillotine.Dans son article, Mme Burnonville soutient que la révolutionnaire fut guillotinée popr son militantisme envers les droits des femmes.A mon avis, cette vision fausse la réalité.En effet, si elle fut trouvée coupable et condamnée à la peine de mort, ce n’est pas pour ses opinions féministes, mais pour avoir défendu la cause des girondins, groupe politique proscrit par la Convention nationale.En terminant, la sociologue Francine Burnonville aurait eu fort à gagner de faire une meilleure critique des sources concernant Olympe de Gouges.Philippe Münch Étudiant à la maîtrise en histoire (UQÀM) Montréal, 6 mars 2000 Les Arts-Z-Artistiques Monsieur Lucien Bouchard Laissez moi vous rappeler qu’en 1643, un an après la fondation de Montréal, à Boston, on a adopté une législation qui rendait l’instruction des enfants obligatoire, sous peine d’amende.Au Québec, on a pris un recul stratégique et nous avons at-tendujusqu’en.1943 pour adopter une législation similaire, avec un retard de 300 ans.Si on fait le bilan du chemin parcouru, depuis 1943 — et surtout en accéléré depuis la fin des années 60, on peut modestement parler d’un miracle culturel québécois, qui va de l’affirmation créatrice des peintres à la prise de parole des poètes, de l’éclosion de la chanson à l’apparition des cinéastes, de l’émergence d’une dramaturgie à l’invention du théâtre pour enfants, de l’explosion de la danse, de la musique contemporaine et de la musique actuelle jusqu’à la naissance coiffée du tout dernier à se manifester: le cirque.Les créateurs québécois n’ont pas attendu l’existence politique d’un pays pour l’amener à maturité.C’est la culture qui donne une voix, un corps et un visage au Québec; tout comme c’est elle qui est sa face visible dans le monde.Bref, aujourd’hui, c’est la culture qui reste en avance sur le pays qui normalement rendrait avec.Si l’histoire est la mémoire du politique et de l’économique, la culture est la vision, la gestation et la mise en œuvre de l’avenir.Elle seule le voit là où les trois autres se contentent du futur.Mais là, l’avenir est fatigué rare.L’avenir est tanné.La culture québécoise a beau être un miracle, ça ne veut pas dire pour autant que, pour subsister, elle soit condamnée, par nature, à budgéter le miracle, à perpétuité.C’est ce qu’elle fait depuis des années, et, personnellement, je m’entends répéter qu’on doit gérer la décroissance, depuis 1977.Si le politique, l’économique et l'histoire ne reconnaissent pas la culture comme un besoin et un service essentiel, au même titre que la santé, l’éducation et l’enlèvement de la neige, la culture ne sera plus en mesure d’assurer, à ses frais, le service essentiel qu’elle rend à la société québécoise: celui d’être garante de sa souveraineté, de son indépendance et de sa liberté.Jean-Claude Germain Montréal, 7 mars 2000 REVUE DE PRESSE -?- www.jeanchretien.out ANTOINE ROBITAILLE Jean Chrétien n’est pas le «master ofhis own domain», rapportait David Rodenhiser, du National Post, mercredi.«Domain» comme dans «nom de domaine».Défini ainsi par l’Office de la langue française: «Partie d’un nom Internet identifiant spécifiquement le site d’une organisation donnée».Or toute personne se rendant sur www.jeanchretien.com tombera sur.un site gérant un palmarès de célébrités n’ayant aucune espèce de rapport avec le premier ministre.L’appât du gain pousse certains internautes à enregistrer des noms de domaine encore libres qui, un jour, seront peut-être convoités par leurs propriétaires naturels.Ou leurs opposants.Le Post rappelle que le Parti libéral ontarien, lors de la dernière campagne électorale, avait acheté d’un entrepreneur de Brampton, Naresh Raghubeer, l’adresse wwuxmikeharris.com.Les libéraux y avaient monté un site anti-Harris.Depuis, M.Raghubeer a enregistré ou acheté la moitié des noms de domaine des premiers ministres canadiens.L’investissement n’est pas énorme, 75 $ US, du moins pour un enregistrement «J’investis dans les leaders qui mtjait leurs preuves ou dans les leaders dont on peut s’attendre qu’ils les feront», a déclaré l’homme d affaires, qui dit du reste n’avoir aucun scrupule à vendre ses noms de domaine au plus offrant Quant au propriétaire de www.jeanchretien.com et de www.ralphklein.com, il s’appelle Jeff Burgar et prétend ne pas s intéresser à ce type de spéculation, souhaitant plutôt un jour, y publier la biographie de ces personnages publics.?Remarquez, il n y a peut-être pas beaucoup d’argent à gagner avec l’adresse wwwjeanchretien.com ces temps-ci dans le ROC, où on réclame de façon unanime, sauf erreur, le départ du chef libéral.A la source: le «Shovelgate», pour reprendre l’ex-pression du Ottawa Citizen désignant le scandale du «pelletage» de un milliard de dollars au ministère des Ressources humaines.la crédibilité du pre- mier ministre semble avoir été entamée comme jamais.Les éditorialistes et commentateurs s’en donnent à cœur joie.Le Citizen publiait hier une affiche dans le genre «Recherché» où la photo de Jean Chrétien était coiffée d’un «Unwanted.».L’explication au bas de l’affiche se lisait ainsi: «[.] pour son favoritisme dégradant et sa mauvaise gestion.A été vu pour la dernière fois sur un terrain de golf près de l’auberge de Grand-Mère.Récompense pour quiconque le convaincra d’y rester.» Jean Chrétien est à plusieurs égards de la vieille école, répètent les journaux du ROC sur tous les tons.D’abord, parce qu’il croit que les subventions créent des emplois, écrivait le Globe and Mail mercredi.En fait, affirme le Globe, ce principe est en soi «corrompu et corrupteur».«Ces subventions ont pour ambition de créer des emplois précisément là où la logique économique a démontré que c’est impossible.[.] Ce programme prend un milliard de dollars qui auraient pu être consacrés aux hôpitaux et aux universités pour les donner à des entreprises qui ont leurs entrées politiques afin de construire des chambres d’hôtel, des terrains de golf[.\ ou pour ériger des fontaines musicales.» Pourquoi?Le premier ministre «affirme qu’il est important que les gens, spécialement au Québec, voient leurs impôts à l’œuvre».Verdict du Globe.«Cet homme est complètement déconnecté de la réalité du Canada de l’an 2000.» ?Vieille école?Le Globe ajoutait «Depuis son élection en 1963, le premier ministre a beaucoup appris sur la politique.Une des leçons est la suivante: les Canadiens ont la mémoire courte en ce qui a trait aux gaspillages du gouvernement.» Ce ne sera pas le cas, cette fois, si l’on se fie à ce que clament les médias d’un bout à l’aulre du ROC.Le Globe explique: «Les temps ont changé et les leçons des années 70 ne sont plus toujours fiables en l’an 2000.» Le Edmonton Sun: «Le scandale continuera de faire la une des journaux afin que l’on se répète quoti- diennement pourquoi nous avons besoin d’un nouveau gouvernement à Ottawa.» Certaines allégations de corruption ont particulièrement fâché les observateurs.«La puanteur se dégageant de la circonscription de Chrétien (où trois enquêtes criminelles sont en cours] devrait nous alerter», écrit le Calgary Sun.Même le spectre de Mulroney a été agité.Jeffrey Simpson tentait de s’imaginer «quelle sorte de mégatollé» il y aurait eu dans le ROC si l’on avait appris que la police «enquêtait dans la circonscription de Brian Mulroney».Barbara Yaffe, dans le Vancouver S««, usait de l’image suivante, hier «Le menton de Chrétien grossit à vue d’œil», faisant référence à l’autre «p’titgars», de Baie-Comeau celui-là.Yaffe qualifie «de grande arrogance» l’augmentation des crédits accordés au ministère des Ressources humaines, «qui a gaspillé effrontément un milliard de dollars».Elle voit aussi de «l’arrogance dégoulinante» dans le refus de Chrétien de témoigner à l’enquête de la GRC sur le «Peppergate».A propos du scandale poivré, le National Post écrivait mercredi que la différence entre celui-ci et le «Shovelgate» est la suivante: «Si la vaporisation du poivre de Cayenne n’a duré que quelques minutes, celle de l’argent des contribuables, elle, ne connaît pas de répit» Le Edmonton Sun se montrait sadique, mercredi.Devant un scandale comme celui des ressources humaines, le Sun dit que le réflexe est de demander la tête du ou de la ministre.Mais non, dit le Sun, «nous demandons à tout le monde qui est couvert de boue», notamment la ministre Jane Stewart et son chef Jean Chrétien, «de ne pas démissionner».La logique du Sun: «N'enlevez pas aux Canadiens le plaisir de vous mettre tous à la porte aux prochaines élections.» D’autres, comme le Calgary Herald, croient qu’il est temps que le «premier ministre passe le flambeau».Sinon?Réponse de Richard Gwyn, dans le Toronto Star d’hier: «Si Chrétien reste, l’histoire se souviendra de lui comme du leader qui a empêché Paul Martin de le remplacer.» La presse du Canada \ LE DEVOIR, LES S A M E D I II ET 1) I M A X C HE 12 M A R S 2 O O O A 13 IDEES Lettre ouverte à la SACD Le scandale des prête-noms ous avons appris avec stupeur, par le truchement des médias, que Cinar avait utilisé un prête-nom pour avoir accès aux redevances versées par la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) aux auteurs de télévision.Les Productions Cinar vient de rembourser à la SACD les 980 000 $ qu’elle avait ainsi perçus indûment, en lieu et place des vrais auteurs.Comment un tel abus a-t-il été possible?La SACD a-t-elle exercé la vigilance nécessaire?Nous sommes en droit de nous poser de sérieuses questions.La SACD est une société internationale dont le siège social est à Paris.Elle perçoit à travers le monde des droits payés par les diffuseurs pour les œuvres de son répertoire.Année après année, nous avons confié à la SACD ce que nous avons de plus précieux: nos œuvres.Plus de 300 auteurs québécois ont inscrit au répertoire de la SACD leurs films, leurs émissions de télé, leurs pièces de théâtre.C’est en notre nom, et au nom des auteurs européens, que la SACD perçoit des forfaits auprès des diffuseurs.Les sommes perçues appartiennent aux auteurs.Une énormité suspecte Comment Cinar s’y est-elle prise pour avoir accès aux redevances de la SACD?n semble que les 980 000 $ aient été versés à un seul prête-nom, «Erika Alexandre», pseudonyme d’Hélène Charest, membre inscrit à la SACD.Peut-on croire que pendant trois ou quatre ans la SACD Québec ait signé une série de chèques équivalent à un million de dollars à une seule personne sans se poser de questions?L’énormité de la somme à elle seule aurait dû paraître suspecte: jamais un auteur québécois n’a touché autant d’argent à la SACD, même pour des œuvres diffusées en Europe.D’autre part, nos auteurs les plus prolifiques ne signent pas une dizaine de séries en quatre ans comme semble l’avoir fait Hélène Charest, alias «Erika Alexandre».En principe, la SACD possède des mécanismes de contrôle pour empêcher ce genre d’abus: chaque fois qu’un auteur veut inscrire une œuvre à la SACD, il doit en fournir le texte et remplir un «bulletin de déclaration» qui doit être signé par tous les auteurs de l’œuvre.Chez Cinar, les vrais auteurs étaient dépouillés de leurs droits d’auteur.Il semble que, une fois les textes écrits et produits, Hélène Charest, alias «Erika Alexandre», une personne qui n’écrit pas et n’a jamais écrit, allait déclarer ces textes à la SACD et remplissait le bulletin comme à elle en était le seul auteur.Mais il aurait suffi, au cours des ans, qu’un administrateur de la SACD regarde le générique de l’une des émissions qu’Hélène Charest avait ainsi enregistrées à la SACD pour s’apercevoir que les noms de nombreux auteurs figuraient à côté de celui d’«Erika Alexandre» et que le çrédit d’Hélène Charest était ainsi libellé: «Ecrit en collaboration avec Erika Alexandre.» Un auteur qui «écrit en collaboration» ne peut se déclarer le seul auteur d’une œuvre! Passe encore que la SACD se laisse berner par une fausse déclaration pour l’une des séries, mais en quatre ans et une dizaine de séries, une vigilance minimale lui aurait permis de se rendre compte du stratagème.D’autant qu’il y a trois ans, un auteur de Cinar, l’un de ceux que l’on dépouillait de ses droits par un contrat abusif, a fait des démarches auprès du personnel de la SACD et dénoncé le fait qu’«Erika Alexandre» n’écrivait pas une ligne et touchait ses droits à sa place.Mais la SACD n’a rien fait pour remédier à la situation, elle n’a rien entendu, rien vu, rien dit., jusqu’à ce que le scandale des prête-noms éclate dans les médias.Dans l’ignorance Jusqu’ici, la SACD a tenu ses membres dans l’ignorance et agi comme si l’affaire ne constituait qu’un simple problème administratif.Mais cela concerne tous les auteurs.Sans les pratiques laxistes et négligentes de la SACD, jamais Cinar n’aurait pu s’emparer de 980 000 $.La SACD mine la confiance que nous mettions en notre société de perception.Qui nous dit qu’Hélène Charest, alias «Erika Alexandre», est le seul prête-nom empochant les redevances de la SACD sans y avoir droit?Il est temps que la SACD nous dise clairement comment elle entend procéder pour réparer les torts faits aux auteurs.Les 980 000 $ remboursés par Cinar ne doivent pas être retournés à Paris.Nous exigeons que la SACD prenne les mesures nécessaires afin de remettre aux auteurs spoliés les sommes que s'était attribuées «Erika Alexandre».Nous exigeons qu'Hélène Charest soit radiée de la liste des membres de la SACD et qu'à l'avenir les redevances qu'elle touchait, au Canada comme en Europe, aillent aux vrais auteurs.Nous exigeons que la SACD convoque au plus tôt une assemblée spéciale exclusivement consacrée à ce sujet d'importance, où toute la vérité nous sera dite.Nous réclamons la création d'un comité indépendant, issu de l'assemblée, qui fera un examen complet du mode de gestion et proposera des redressements afin que plus jamais pareil problème ne se reproduise.Nous en avons assez de la culture du secret: nous voulons une SACD démocratique, ouverte, gérée par ses membres, et non pas une administration opaque voilant ses opérations sous le couvert de la confidentialité.M** JACQUES GRENIER I.E DEVOIR Quatre porte-parole des signataires de la lettre ouverte, Michel d’Astous, Louise Pelletier, Anne Boyer et Fabienne Larouche, hier, avant la conférence de presse qu’ils donnaient.Les signataires sont tous membres de la SACD Michelle Allen, Joanne Arseneau, Danielle Aubry, Suzanne Aubry, Jacqueline Barrette, Manon Berthelet, Muguette Berthelet, Janette Bertrand, Robert Blondin, Charlotte Boisjoli, Mario Bolduc, Estelle Bouchard, Michel-Marc Bouchard, François Boulay, Anne Boyer, René Brisebois, Chantal Cadieux, Diane Cailhier, François Camirand, Normand Canada-Marquis, Roger Cantin, Marie-Josée Cardinal, Nathalie Champagne, Sylvain Charbonneau, Alain Chartrand, Phil Comeau, Céline Côté, Bernard Dansereau, Danielle Dansereau, Michel D'Astous, Gilles Desjardins, Isabelle Doré, Dominique Drouin, André Dubois, Christiane Duchesne, Gilbert Dupuis, Denise Filiatrault, Marc-André Forcier, Guy Fournier, Monique Fournier, Robert Geoffrion, Marc Grégoire, Robert Gurik, Alain Jacques, Fabienne Larouche, Louis-Dominique Lavigne, Nicole Lavigne, Anne Lecours, Jefferson Lewis, Suzanne Mancini-Gagner, Claude Meunier, Pauline Michel, Normand Mongeon, Bernard Montas, François Patenaude, Lise Payette, Sylvie Payette, Annie Pierard, Andrée Pelletier, Louise Pelletier, Maryse Pelletier, André Poulin, Monique Proulx, Isabelle Raynauld, Hubert- Yves Rose, Louise Roy, Louis Saïa, Jacques Savoie, Francine Tougas, Réjean Tremblay, Marie-Claude Trépanier Université de Montréal Le français est en régression constante YVETTE DELLIAC Syndicat des employés de l’Université de Montréal, SCFP-1244-FTQ CLAUDETTE GARIÉPY Syndicat des employés de l’Université de Montréal, SCFP-1244-FTQ MICHEL MOISAN Professeur de physique, Université de Montréal epuis plusieurs années, nous dénonçons l’inertie, voire un laisser-aller consenti, de la part des autorités de l’Université de Montréal face à la progression constante de la langue anglaise dans les activités d’enseignement et de recherche, situation qui, par ailleurs, ne rend plus crédible le titre qu’eüe s’est décerné de première université francophone en Amérique du Nord.Le clientélisme est le moteur sous-jacent de cet abandon progressif du français comme langue commune de l’ensemble des activités au profit de l’emploi de l’anglais dans certaines activités d'enseignement et comme langue de communication dans plusieurs groupes de recherche.Ainsi, à titre d’exemple, notre direction a maintenant tendance à exiger la connaissance de l’anglais de la part de nombreux membres de son personnel (sauf le personnel d’entretien) sans par ailleurs s’assurer de la qualité du français de ses futurs employés, y compris des professeurs, qu’ils soient québécois ou étrangers.Au premier cycle, les étudiants continuent pour la plupart à mal écrire en français sans être sanctionnés (et surtout corrigés) et le nombre de thèses rédigées en anglais ne cesse de croître, principalement depuis que l’on peut présenter celles-ci sous forme d’un ensemble d’articles (évidemment rédigés en anglais).On sera également surpris d’apprendre que les instructions d’utilisation des appareils des laboratoires de recherche sont pour la plupart disponibles en anglais, de même que les consignes de sécurité corres-ixmdantes (ce qui n’est pas conforme aux exigences de la CSST).Notons, enfin, que cette progression de l’anglais et la mauvaise qualité du français continuent d'être dénoncées tant par les étudiants que par le personnel enseignant et non enseignant Une politique Pourtant dès 1993, nous avions demandé à la direction de l’université d’établir une politique linguistique pour la promotion du français au sein de l'institution, ce qui nécessitait une analyse linguistique dans les facultés, départements et services.Ce n’est qu’en 1995, sur nos instances et à la suite d'articles dans les journaux, que l’Assemblée universitaire a chargé un groupe de travail de «préparer un état de question sur la place du français» dans notre établissement.Ce comité s’est contenté d’effectuer un sondage, plutôt superficiel, des facultés, départements et services.Présenté à l’Assemblée universitaire en mars 1996, ce rapport n’était accompagné d’aucun plan d’action ni même de prise de position au vu des résultats de l’enquête.Cepen-dant, toujours à la suite de pressions, deux ans plus tard, l’Assemblée universitaire instituait un comité ad hoc sur la place du français à l’Université de Montréal, avec mandat de préparer un rapport diagnostique sur les problèmes et pratiques en matière de français et de suggérer des mesures correctives.Ce rapport n’est sans doute pas dans la liste des priorités de notre administration à l’Assemblée universitaire puisque sa présentation devant cette instance est sans cesse remise à plus tard.Comme point de départ d’une politique du français à l’université, nous avions déjà suggéré l’application des obligations de la Charte de la langue française concernant les entreprises.Cette idée a d’ailleurs été reprise dans un rapport préparé en juillet 1999 par Jacques Maurais pour le compte du Conseil de la langue française, rapport dont nous citons quelques-unes des propositions.Une analyse En premier lieu, on pourrait étudier la possibilité de décrire la situation du français dans les universités, un peu sur le modèle de l’analyse linguistique que doivent faire les entreprises.Cette étape franchie, les universités pourraient adopter une politique linguistique.Même si cela n’est pas prévu dans la loi, il serait bon que cette politique reçoive l’assentipient de l’Office de la langue française.Le ministère de l’Éducation, qui tient les cordons de la bourse aux subventions, pourrait même «inciter fortement» les universités à collaborer avec l’OLF.La politique devrait s’adapter aux différents cycles universitaires et tenir compte évidemment de la nécessité de connaître une deuxième, voire une troisième langue, dans certaines disciplines.En deuxième lieu, les services d’achats des universités devraient recevoir des consignes très strictes pour faire en sorte que le matériel qu’ils achètent ait des inscriptions en français et que la documentation de base soit aussi disponible en français.Il faudrait porter un soin particulier au matériel informatique.Les consignes pourraient s’inspirer de la politique d’achat du gouvernement du Québec et de la politique d'utilisation du français dans les technologies de l’information.En troisième lieu, les universités pourraient évaluer l’application des 38 recommandations du Conseil de la langue française dans son avis sur le français dans les sciences.Dans ce texte, le CLF émettait en particulier la proposition suivante en ce qui concerne le milieu universitaire: «Le Conseil [de la langue française] croit que toute sensibilisation, toute réflexion ou encore toute action qui pourraient engager les instances supérieures des milieux universitaires à prendre acte en faveur de la promotion du français scientifique et technique seraient d’un poids certain auprès des scientifiques.H incombe non seulement à ces derniers mais aussi à l’ensemble de la communauté universitaire d’engager des actions qui soutiendraient la place du français dans l’information scientifique et technique» (La situation du français dans l’activité scientifique et technique, Québec, 1991, page 70).En quatrième lieu, il faudrait s’assurer que les demandes de subventions adressée^ aux organismes fédéraux soient rédigées en français.Évidemment, cela pose un problème car plusieurs évaluateurs recrutés par ces organismes seraient incapables de lire le français.Mais s’il y a front commun des universités et des centres de recherche du Québec, on peut croire que les organismes subventionnaires fédéraux finiront bien par s’adapter.Une connaissance pratique En cinquième lieu, on pourrait songer sérieusement à imposer, sous peine de renvoi, «une connaissance pratique» du français à toute personne au service d’une université francophone depuis plus de deux ans (comme nous l’avions déjà suggéré).En ce qui concerne plus particulièrement la qualité de la langue proprement dite, çn pourrait envisager les mesures suggérées par Marie-Éva dp Villers, directrice de la qualité de la communication à l’École des HEC, que l’on peut résumer sous les rubriques suivantes: ¦ adoption de l’épreuve de la note de synthèse (test de français du MEQ, adopté en 1989, que l’on pourrait administrer à nos étudiants du premier cycle à l’instar de l'École des hautes études commerciales de Montréal et des grandes écoles françaises): ¦ mise à jour et diffusion des terminologies françaises; ¦ qualité de la langue des recueils de cours et des manuels; ¦ compétence linguistique des futurs enseignants; ¦ programme de subvention à l’édition de manuels en français.Finalement, de guerre lasse devant l'inertie de notre direction et constatant que l’employeur se soustrayait de plus en plus aux maigres obligations de la Charte de la langue française (chapitre 6, articles 46 et suivants: postes bilingues), nous avons écrit à Louise Beaudoin, ministre responsable de la Francophonie et de l’application de la Charte de la langue française.Nous attendons actuellement les résultats de cette communication (aucun accusé de réception un mois après l’envoi) en souhaitant que la ministre et ses collaborateurs viendront soutenir nos efforts pour faire de l’Université de Montréal une institution réellement francophone.Jean Larose ?De notre identité romaine Occidentaux, quels traits possédons-nous en propre, au regard des Moyen ou Extrême-Orientaux, autochtones et autres antipodes^ L’Espagne, les États-Unis, l’Australie sont occidentaux, le Maroc ne l’est pas.C’est l’héritage européen, non la position relative au couchant, qui définit la civilisation' «occidentale».Français, catholique, philosophe, spécialiste de l’Antiquité et du Moyen Âge arabe, Rémi Brague propose une définition romaine de notre identité.Rome passe pour n’avoir rien inventé elle-même (sinon le droit), elle n’aurait que transmis un contenu prestigieux inventé par d’autres: Athènes et Jérusalem.Brague rappelle que nous ne pouvons être «grecs» et «juifs» que parce que nous fûmes d’abord «romains».Ainsi naquit notre identité: «La structure de transmission d'un contenu qui n’est pas le sien propre, voilà justement le véritable contenu.» Tout en n’apportant rien de nouveau, les Romains apportent la nouveauté même: l’ancien comme nouveau.L’idée même d'identité s’en trouve renversée: notre identité résulte d’un arrachement et non d'un enracinement Le Romcin n’a pas d’identité propre, il lui est propre de s'approprier l'étranger: «fes Romains avouent volontiers ce qu’ils doivent aux autres.A la différence des Grecs qui revendiquent avec fierté une prétendue autochtonie, les Romains rattachent leur origine à une non-autochtonie, à unç fondation, à une transplantation dans un sol nouveau.» A Rome, le pouvoir parle grec, tous les maîtres d’école sont des Grecs.Imagine-t-on Washington et New York, l’administration, les collèges et les universités, l’élite de l’empire américain se gouvernant et éduquant ses enfants dans une langue étrangère admirée comme supérieure à la sienne?Arriver en deuxième Dominer le monde et donner chez soi la première place à une culture étrangère! Le christianisme recommence cette structure, Israël étant à l’Église romaine ce qu'Athènes est à Rome, l’origine du «message»; Jésus n’est-il pas le fils du Dieu des juifs?Être européen, c’est donc reconnaître qu’on est arrivé en deuxième, admirer ce qui fut en premier et chercher à l’égaler en se l’ap- En propriant.Voilà ce qui confère à la fois sa dynamique conquérante et sa pos- abandonnant sibilité de renouvellement — autrement dit, de «renaissance» — à l’iden- le grec tité occidentale.«Être romain, c’est se percevoir comme grec par rapport à ce et le latin, qui est barbare, mais tout aussi bien , comme barbare par rapport à ce qui C est est grec.» Les Japonais, qui entretien- .fontaine nent avec la Chine ce même rapport ,d roni£“ne de secondarité, ne sont pas pour rien ^ Jouvence de notre culture, son avenir que nous tarissons la puissance dominante de l’Àsie.«Être romain, c’est avoir en amont de soi un classicisme à imiter, et en aval de soi une barbarie à soumettre.» On sait maintenant que l’Europe n’a pas connu une mais toute une série de renaissances, dès la fin de l’Antiquité; ce phénomène distingue notre civilisation.Or une renaissance n’est justement que «la contestation par une lecture nouvelle d’une lecture ancienne d’un même corpus de textes»-, un texte classique est un texte auquel il est toujours possible de revenir pour en faire une nouvelle traduction.À condition d’avoir conservé le texte en langue originale.Les Arabes, par exemple, qui ont beaucoup traduit les Grecs, n’en ont pas gardé les textes originaux, estimant qu’ils les avaient perfectionnés en les traduisant.De même que leur religion abroge les précédentes et ne se réfère à la Bible que comme au germe in-abouti du Coran, leur langue, divine et parfaite, dispense; d’avoir à rien conserver en dehors d’elle.Tout ce qui passe à l’arabe s’accomplit en perfection.Dans la brillante civili-; sation arabe, rien d’analogue au sentiment d’indignité du latin en face du grec.Le marcionistne C’est assez dire qu’en abandonnant le grec et le latin,; c’est la fontaine de Jouvence de notre culture, son avenir que nous tarissons.Le malentendu actuel consiste à croire que les textes latins et grecs ont cessé de nous parler quand, en réalité, ce n’est qu’une «lecture ancienne», celle que nous avons reçue de la Renaissance italienne et de l’âge classique, qui a perdu son sens pour nous.La tentation de rompre entièrement avec l’Antiquité, de congédier l’origine étrangère admirable, porte un nom dans l’Église.C’est le marcionisme, d’après ce Marcion qui proposa, au deuxième siècle, d’abandonner l’Ancien Testament le nouveau devait suffire aux chrétiens.Cette tentatiop, constante mais toujours repoussée dans l'histoire de l’Église, se retrouve aujourd’hui dans la culture et la, pédagogie.Quand Brague écrit qu’être romain, «c’est faire l’expérience de l’ancien comme nouveau et comme ce qui sé renouvelle par sa transplantation dans, un nouveau sol»; comment ne pas penser à l’Amérique?À quel point fat romaine la fondation du Nouveau Monde, voire l’idée même de monde nouveau! Or les États-Unis, ivres de domination, semblent aujourd’hui succomber à la tentation mar-cioniste de se considérer comme leur propre origine, autochtone et suffisante, de se croire effectivement la source de tout ce qu’ils répandent dans le monde en oubliant leur admirable origine européenne, reniant ainsi moins la culture de l’Europe que le principe si fécond de la secondarité culturelle — héritée du Vieux Continent — de Rome — elle-même humble seconde d’Athènes et Jérusalem.Europe, la voie romaine (Folio) est l’ouvrage d’un érudit mais pas un livre d’érudition.Il réalise l’idéal de vulgariser sans flatter le vulgaire, d’ouvrir un domaine difficile au public cultivé sans le réduire à des schémas simplistes.On se reconnut si bien dans cette courroie romaine de transmission qu’il semble naturel, le livre fini, de prolonger la réflexion de l’auteur en direction de l’identité romaine québécoise.http://www.magi.polymtl.ca/bourdeau/jlarose/ ' L’ÉQUIPE DU DEVOIR , L\ RÉDACTION Journalistes à l’Information générale et métropolitaine : Gérald Pallaire (adjoint au directeur de l'information), Sylvain Blanchard, Jean Chartier (vit urbaine), Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d'Avignon (sports): Paule des Rivières (éditorialiste).Jean Dion, LouitéGilles Francœur '«l'imnnement).Judith Lachapelle, Ionise leduc, Kathleen Lévesque (actualités politiques municipales), Benoit Munger (responsable du site Web), Brian Myles (justice etjaits divers).Isabelle Paré (santé): Michel Carneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques): Martin Duclos et Christine Dumazet (sélecteurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; A l'information culturelle : Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillargeon (théâtre), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres), Odile Tremblay (cinéma).Clément Trudel (musique) : à l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l‘information).Hélène Baril.Claude Lévesque, François Normand, Claude Turcotte: à l’Information internationale : Jean-Herre legault, Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste) ; à l'information politique : Pierre O'Neill, Hélène Buzzetti, Manon Comellier (correspondantes parlementaire à Ottawa), Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec): Marie-Hélène Alarie (secrétaire d la rédactiim) : Julie Tremblay, Marie-Claude Petit (commis).La documentation : Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault, Manon Derome, Serge 1 aplanie (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Jacqueline Avril, Jean de Billy, Gyslaine CAté, Marlène Côté, Anouk Hurbutt, Manon Bouchard, Christiane Legault, Jacques A Nadeau, Claire Paquet, Chantal Rainville.Micheline Ruelland.Sébastien Saint-Hilaire (publicitaires), léopold Ste Marie (directeur adjoint) Manon Blanchette, Sylvie laporte.Micheline Turgeon ; Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production), Claudine Bédard, Michel Bematchez.Itiilippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Marie-Josée Hudon, Sébastien Vallée, Olivier Zuida.PROMOTION ET TIRAGE Martine Aubin (directrice), Johanne Brien (responsable d la clientèle), Hélène Gervais.Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements), Monique L'Heureux, Use Lachapelle.Rachelle Leclerc.L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Jeanne-d'Arc Houde (secrétaire à la direction): Céline Furoy, Patrick Inkel (contrôleur).Ghislaine Infleur, Claudette Béliveau (secrétaire administrative).Nathalie Perrier.Danielle Ponton.Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (l’icc-président exécutif et directeur général).¦4 A 14 LE DEVOIR, LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 MARS 2 0 0 0 LE DEVOIR ACTUALITES L’horaire détaillé de la Chaîne culturelle radio chaîne culturelle Radio-canada aujourd'hui, en page 8 de L’^i&enda du Devoir ATTENTE LO B LAW SUITE DE LA PAGE 1 me disent la même chose: c’est impossible de faire entrer des patients qui attendent pour une chirurgie élective.» En effet, les huit centres montréalais qui effectuent des chirurgies cardiaques sont bondés.C’est l’Institut de cardiologie de Montréal (ICM) qui, avec ses 166 patients, décroche la palme des listes d’attente.De leur côté, les trois hôpitaux du CHUM cumulent 169 patients en attente et les deux établissements du CUSM, 112.L’hôpital du Sacré-Cœur ferme la marche avec 44.En temps normal, la liste d’attente tourne autour de 400 noms.«Ce n’est pas un problème d’équipement, de médecin, de lits ou de locaux, mentionne le Dr Langlois.C’est uniquement un problème de budget.» Le spécialiste soutient que tout est en place à l’HGJ pour ouvrir une deuxième salle d’opération et augmenter la cadence.Mais voilà, les sous ne sont pas là.«Il faut de l’argent pour payer le personnel et les blocs opératoires», répète-t-il.Ce constat, ni le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) ni la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre ne le nient.«Malgré le fait qu’en 1998-99 on a effectué 506 opérations de plus [pour un total de 4883], la liste a continué à s'allonger parce que les clients sont plus nombreux», constate le directeur général de la Régie, Marcel Villeneuve.Pourquoi?Le directeur mentionne le vieillissement de la population et le retard d’une semaine «de production» causé par la grève des infirmières de l’été dernier.Ces explications ne sauraient cependant suffire à expliquer que, depuis décembre, la liste s’est allongée de Liste d’attente pour les chirurgies cardiaques Établissements Patients en attente CHUM: Hôtel-Dieu 49 CHUM: Hôpital Notre-Dame 80 CHUM: Hôpital Saint-Luc 40 Hôpital général de Montréal 44 Hôpital Royal Victoria 68 Institut de cardiologie 166 Hôpital du Sacré-Cœur 44 Hôpital général juif 129 TOTAL 620 519 à 620 personnes.La Régie régionale convient que, pour abaisser la liste d’attente à un niveau raisonnable et opérer les 265 personnes qui attendent une chirurgie depuis plus d’un mois, il faudrait que les centres effectuent 52QO opérations par année.A 10 000 $ la chirurgie, un budget supplémentaire de 5,2 millions est nécessaire.Selon le scénario de la Régie régionale, ce montant permettrait à l’ICM d’ouvrir une salle d’opération supplémentaire et aux autres centres d’augmenter le rythme de leurs chirurgies.«Six cent vingt personnes en attente, c'est beaucoup», admet le Dr Luc Deschênes, directeur général des affaires médicales et universitaires au MSSS.Il constate depuis quelques mois l’évolution rapide de la situation à Montréal, mais aussi dans la région de Québec.«Il va y avoir des annonces rapides, assure-t-il.Ça ne va pas prendre un mois, ce sera dans les prochains jours, surtout pour les mesures urgentes.» Or ces mesures de «dépannage» font grincer des dents les médecins.«En octobre, la ministre a promis d’agir immédiatement.Elle a créé un comité qui a émis des recommandations, mais on n’en a pas encore vu la couleur», remarque le Dr Langlois.11 se rappelle qu’en 1997, une autre crise des listes d’attente avait provoqué des inquiétudes.Pour juguler la crise, le gouvernement avait ainsi permis 600 chirurgies de plus à l’ICM et quelques autres dans le reste des centres de cardiologie montréalais.«Nous, ça nous a donné 14 chirurgies de plus par an, ce n’est pas une vraie augmentation.» Le Dr Langlois se méfie donc de l’injection de fonds d’urgence.«Il faut penser à long terme et cesser de donner de l’argent pour éliminer la liste d’attente.Quand on patche, ça ne sert à rien parce que ça va revenir.» Le Dr Deschênes confirme que le MSSS étudie présentement des mesures à court terme pour résoudre le problème, mais il indique que l’objectif ultime est d’augmenter le budget global.«A Montréal, on nous dit qu’il y a en place le potentiel et les ressources.C’est donc possible d’augmenter l’activité sans penser à ouvrir d’autres centres.» Il manque maintenant les fonds pour les faire rouler.DAY MILLIARDS SUITE DE LA PAGE 1 moins conservateur dans le prochain budget», indique Simon Prévost, économiste à la Banque Laurentienne.Au milliard de l’an dernier qui se répercutera cette année, M.Inndry pourra compter sur 1,6 milliard de plus en raison de la croissance économique, a calculé Mme Basta-rache.C’est presque trois fois plus que les 668 millions que le vice-premier ministre avait inscrits dans son budget de l’an dernier au chapitre des recettes supplémentaires pour 2000-01.On doit ajouter à ces chiffres la cagnotte de 841 millions que le gouvernement fédéral a versée dans un compte en fiducie pour les dépenses en santé au Québec.Le gouvernement Bouchard doit dépenser cette somme au cours des deux prochaines années.Dans l'hypothèse où M.Landry répartit ce montant de manière égale sur les deux exercices, le gouvernement disposera d’un apport supplémentaire de 420 millions.On arrive aisément à une marge de manœuvre de deux à trois milliards.Selon Gilles Soucy, économiste au Mouvement Desjardins, Bernard Landry est en mesure d’annoncer, dès maintenant, des baisses d’impôts équivalentes à sa promesse portant sur l’ensemble du mandat du gouvernement, soit 1,3 milliard.Il pourra réinvestir en santé et en éducation, réintroduire la pleine indexation des tables d’impôt, lancer un ambideux programme d’infrastructures routières pour désengorger Montréal et faire davantage pour encourager l’innovation technologique.«La croissance économique est très solide», assure M.Soucy.Erratum ¦ Sous la photo qui accompagnait hier le texte sur les funérailles de Marcel Pepin, en page A 3, nous avons mal identifié la personne aux côtés de Louis Laberge.Il s’agissait de Lucie Dagenais.Nos plus sincères excuses.S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.SUITE DE LA PAGE 1 M.Day, qui a appris avec le temps à doser ses sorties, ne fait pas toujours dans la dentelle.Ancien pasteur associé du Bentley Christian Centre et administrateur de l’école mise sur pied par cette église, il a, avant d’entrer en politique, mené une campagne, infructueuse, pour que le régime de santé publique ne couvre plus les frais d’avortement.Il s’est toujours opposé à ce que la loi albertaine sur les droits de la personne protège les homosexuels contre toute discrimination.Il était un de ceux qui favorisaient, à cet effet, le recours à la clause nonobstant, ce que Ralph Klein a refùsé.Alors qu’il était ministre des Services à la famille et des Services sociaux, M.Day a toutefois réussi à interdire aux gais et lesbiennes le droit d’agir comme familles d’accueil pour les enfants en difficulté.Selon lui, on devrait interdire dans les écoles le roman Des souris et des hommes, du romancier John Steinbeck, à cause des blasphèmes qu'on y trouve.Il s’est déjà dit en faveur de camps de travail pour les jeunes contrevenants.Enfin, il y a cette poursuite en diffamation à laquelle il fait face depuis qu’il a attaqué dans un journal local l’avocat d’un homme accusé de possession de pornographie infantile.Selon M.McCormick, Stockwell Day défend des positions sociales conservatrices idéologiquement plus «pures» que Preston Manning.«Sur le plan fiscal, M.Manning et lui s’entendent parfaitement, qu’il s’agisse de rembourser la dette, de réduire la taille du gouvernement ou d’abaisser les taxes.Par contre, M.Day défend avec plus de force que M.Manning ses convictions sociales très conservatrices.[.] Dans l’Ouest et en Alberta, c’est une force.En Ontario, ce sera un problème.» Le désir de percer en Ontario est pourtant à l’origine de ce projet de nouveau parti.Depuis 1993, la division du vote de droite entre conservateurs et réformistes a permis aux libéraux fédéraux d’y rafler pratiquement tous les sièges et d’assurer leur majorité.Incapable de progresser, le chef réformiste Preston Manning en est venu à la conclusion qu’il fallait rassembler la droite sous une seule bannière, ce qui a conduit à la création de l’Alliance canadienne réformiste-conservatrice en janvier.Ce parti ne verra le jour que si les membres du Reform acceptent par référendum que leur parti et l'Alliance s’unissent.Le résul- tat, dont personne ne doute, sera connu le 25 mars.Selon Reg Whitaker, certains facteurs jouent quand même en faveur de M.Day en Ontario.Le projet de nouveau parti a l’appui de députés et ministres de l’équipe Harris, ainsi que des principaux organisateurs à l’origine de ses deux victoires et du programme de la Révolution du bon sens.«Leur travail serait facilité si M.Day était chef plutôt que M.Manning, car il n’aurait pas le problème d’image qu’a M.Manning auprès de nombreux Ontariens.Un nouveau parti avec M.Manning à sa tête ressemblerait trop à l'ancienne formation», ]uge le politologue.M.Day, note-t-il, a aussi une expérience que M.Manning n’a pas.Député provincial depuis 1986, il a été ministre du Travail, leader parlementaire, ministre responsable des Services à la famille et des Services sociaux avant de devenir trésorier en mars 1997.«Et il a bien réussi au poste de trésorier de l’Alberta, ce qui peut impressionner bien des électeurs en Ontario», dit-il, en particulier dans la ceinture de Toronto, une région où le Reform n’a jamais réussi à s’implanter.L’Alberta connaît des surplus imposants et M.Day a annoncé l’introduction, dès janvier prochain, d’un taux d’imposition unique de 11 %, une politique reprise par les partisans de l’Alliance canadienne.M.Day a aussi la réputation de pouvoir travailler avec des gens aux idées opposées, ce qui lui a permis de rallier dans son camp, dès jeudi, un des députés réformistes les plus libéraux, lan McClelland, et un des plus religieux, Jason Kenney.C’est aussi une des raisons qu’a invoquées jeudi le premier ministre albertain Ralph Klein en donnant son appui à M.Day.M.Klein est reconnu pour être plus libéral que son ministre sur le plan social.L’an dernier, il avait averti les promoteurs du nouveau parti des dangers de se mêler de moralité.«Mais les fortes convictions de M.Day sur le plan social demeurent sa principale faiblesse.Il va peut-être arriver à la surmonter et à limiter ses effets négatifs, mais cela signifie qu’en Ontario, il aura un défi important à relever pour arriver à promouvoir le nouveau parti.H devra éviter d'être dépeint comme une personne qui tente d’imposer ses convictions morales à travers ses politiques», dit M.McCormick.Le défi est de taille, car ses adversaires, les conservateurs de Joe Clark et les libéraux de Jean Chrétien, n’hésiteront pas, eux, à en parler durant la prochaine campagne électorale.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au 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informations publiées dans U Devoir.I* Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint Martin Ouest, I^vai, Envoi de publication — Enregistrement n" 0858, Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec EGUSE SUITE DE LA PAGE 1 des personnes, notamment face aux pauvres.Dans le document intitulé Mémoire et réconciliation, préparé par la Commission théologique internationale et sur lequel s’appuiera le mea-culpa de ce premier dimanche du Carême, on insiste sur la nécessaire «purification de la mémoire».«Celle-ci consiste en un processus visant à libérer la conscience personnelle et commune de toutes les formes de ressentiment ou de violence», peut-on lire.Le Vatican sait bien que son geste, aussi prudent soit-il, suscite un malaise certain, «lié à des contextes historiques et culturels particuliers pour lesquels le seul fait d’admettre la reconnaissance des fautes commises par les fils de l’Église peut signifier de céder devant les accusations de ceux qui lui sont hostiles par principe».On précise donc que le but de l’exercice n’est absolument pas d’examiner les cas historiques mais bien d’éclairer «les présupposés qui fondent le repentir de fautes passées».Pour le père Normand Provencher, oblat de Marie immaculée et professeur de théologie à l’université Saint-Paul, la déclaration du pape est un pas dan$ la bonne direction, vers une plus grande humilité de l'Eglise.Seulement, le père Provencher regrette que la déclaration ne cible que des événements du passé, lointains, dont les victimes sont mortes et enterrées depuis belle lurette.«Le pardon ne sera vrai et sincère que si le pape ose changer certaines attitudes.Autrement, il serait trop facile de demander pardon.» Entre autres cas de péchés bien contemporains, le père Provencher songç notamment au traitement réservé aux femmes dans l’Eglise et à celui réservé aux chrétiens divorcés.Aussi, selon lui, «l'Eglise aurait avantage à se montrer plus ouverte aux débats et à accorder plus de liberté de parole aux théologiens et aux chercheurs».Ces excuses publiques relèvent-elles donc d’une simple opération de relations publiques?Le père Provencher soutient que non.«Le geste est magnanime, sincère et évangélique.» Encore des inconnues Selon l’AFP, le mea-culpa de l’an 2000 débutera par une station du pape et des cardinaux devant la l’ietà de Michel-Ange, suivie d’une procession pénitentielle vers l’autel sur lequel aurqnt été disposés sept candélabres et un exemplaire des Evangiles.Le pape devrait ensuite* prononcer un discours.On ignore cependant le ton exact du mea-culpa.«Prendra-t-il la forme d’une réelle demande de pardon ou d’une simple reconnaissance de torts?», se demande le père Provencher.Bien que l’on en sache encore très peu sur le contenu exact de la déclaration, les juifs prédisent déjà que la déclaration n’ira pas assez loin.Selon Michel Friedman, vice-président du Conseil central des juifs eq Allemagne, le pape devrait sans détour admettre que l’Église catholique, sous le nazisme, n’a qu’exceptionnellement refusé «le Troisième Reich et qu’elle ne s’est jamais — ou alors très peu — opposée au régime responsable de l’Holocauste».Dire, aussi, que «beaucoup de ceux qui acclamaient Hitler étaient hélas chrétiens».Parmi les autres mécontents se trouve la communauté homosexuelle.L’un des dirigeants italiens de cette communauté, Franco Grillini, déplore «que le Vatican demande pardon à tout le monde sauf aux homosexuels, qui figurent parmi les nombreuses victimes des violences théo-cratiques d’hier et d’aujourd’hui».La démarche surfe §ur une vague mondiale de demandes de pardon.L’Église de France s’est excusée d'avoir collaboré à divers degrés avec les nazis, Bill Clinton a demandé pardon pour l’esclavage des Noirs, l'Afrique du Sud fait étalage des crimes de l’apartheid, les communistes se sont expliqués sur le goulag.Le pape lui-même a déjà demandé pardon dans pas moins de 100 textes, selon un compte fait par le père Provencher, qui suit de près toute cette question de repentir.Le pape a entre autres admis les fautes de l’Eglise face aux Indiens d’Amérique, face aux victimes de l'Inquisition et face aux juifs.Au Québec Pour l’Église du Québec, que signifie ce jour du Pardon de demain?Pour l’instant, vraiment pas grand-chose.Bien que le Vatican soit très informatisé et ait son propre site Internet, l’information sur le jour du Pardon a été révélée au compte-gouttes et sur le tard.C’est ainsi qu’à l’Archevêché de Montréal, on a reçu il y a quelques jours à peine les souhaits du Vatican, qui privilégiait une messe spéciale du pardon demain, dans toutes nos églises.De toute manière, il ne faut pa$ s’attendre à de grandes déclarations de la part de l’Eglise du Québec.Comme on le précise à l'Assemblée des évêques, chaque diocèse est appelé à y aller de ses propres initiatives, de façon isolée, et de sa propre reconnaissance de torts.SUITE DE LA PAGE 1 Le Loblaw devait ouvrir ses portes sous peu, laissant présager une guerre sans merci pour la vente des tomates, pommes de terre et autres denrées.Mais c’était compter sans les avocats de Gérard Villeneuve.L’épicier affilié à la bannière Métro a fait valoir en Cour supérieure que Loblaw a obtenu des permis de construction et d'amélioration émis par la Ville de Brossard en violation avec le règlement de zonage en vigueur.Et le juge Claude Tellier lui a donné raison.«Sur une période de quatre ans, on a émis deux permis de construction, trois permis d’amélioration, une extension de permis périmé, et tout ça pour le même projet qui, dès le départ, est jugé inacceptable en vertu des règlements de zonage», résume M.TelUer dans sa décision.«On aurait voulu tenter un coup de force et mettre tout le monde devant m fait accompli qu’on ne s’y serait pas pris autrement», ajoute-t-il.Le juge TeÜier a déclaré nuis cinq permis de construction ou d’amélioration émis à Loblaw.D laisse au géant ontarien de l’alimentation 90 jours pour démolir et remettre le terrain dans son état naturel.Si Loblaw se défile devant ses obligations, la Ville de Brossard sera tenue de payer la facture.«Chose certaine, je suis pleinement satisfait», a déclaré l’épicier Gérard Villeneuve, qui avait adressé une mise en demeure à la Ville de Brossard et à Loblaw dès le premier jour des travaux de construction, le 4 octobre 1999.Dans sa décision, le juge Tellier expose les détails les plus infimes de l’arrivée de Loblaw à Brossard: comment le Comité consultatif d’urbanisme était défavorable à recommander le changement de zonage; comment Loblaw a écrit et récrit ce projet, prévoyant un supermarché d’alimentation (évalué entre 10 et 15 millions de dollars) et un ensemble immobilier, sans jamais satisfaire pour autant aux exigences des règlements municipaux; comment Loblaw a obtenu un permis initial pour la construction puis d’autres permis pour les agrandissements; comment Pro-vigo a intenté des recours en justice pour faire arrêter la construction, sous prétexte que les règlements municipaux étaient bafoués; comment Provigo a abandonné ces batailles juridiques aussitôt après son rachat par Loblaw.Le juge Tellier en arrive finalement à la conclusion que la Ville avait accepté le projet dès le départ, même s’il n’était pas conforme au règlement de zonage.«La seule question à trancher est de savoir comment le faire passer, comment passer à travers les mailles du filet des règlements», écrit-il.Or les villes doivent agir de bonne foi dans l’application des règlements qu’elles adoptent, dit-il.Elles doivent éviter de se prêter à ces exercices où Ton
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