Le devoir, 5 mai 2000, Cahier A
FONDE E N 1 9 ?1 O ?PAGE B 10 PAGE A 2 PAGE B 7 Les0B£té Quand la santé est cotée en Bourse Aux Etats-Unis, les HMO ont très mauvaise presse ALEXANDRA SZACKA New York — Dans son bureau de la 36' Rue à New York, le Dr Scott Gold, oto-rhino-laryngologiste dans la jeune quarantaine, vient de finir ,une intervention chirurgicale mineure.A la sortie, son patient paje de sa poche le coût total de l’intervention, soit 2500 $.A charge pour lui de se faire rembourser 80 % du montant par sa compagnie d’assurances.Rien d’étonnant, direz-vous, au paradis de la médecine privée.Dans ce pays où l’assurance-maladie universelle, comme chez nous, reste impensable et où 40 millions de citoyens n’ont toujours pas l’ombre d’une couverture dans le domaine de la santé.Mais les choses ne sont pas tout à fait aussi simples.Jusqu'à récemment, la très grande majorité des patients du Dr Gold ne sortaient leur portefeuille que pour payer une sorte de ticket modérateur de 20 à 25 $ par consultation.C’est que 70 % de sa clientèle lui était envoyée par les HMO, Health Maintenance Organizations ou Sociétés de soins administrés, sorte de compagnies d’assurances bien spéciales qui administrent aujourd’hui la santé de millions d’Américains.Mais en ce qui concerne le Dr Gold, cette époque est révolue.Jusqu’à 15 millions de membres Il y a un an, Scott Gold, spécialiste des sinus diplômé de la prestigieuse université Brandais et de la non moins célèbre école de médecine Mount Sinai de New York, a opéré un changement important dans sa pratique.Il a cessé complètement toute collaboration avec les HMO, qui ont pourtant connu un essor fulgurant au cours des 25 dernières anpées.Aujourd’hui, il y a plus de 700 HMO à travers les Etats-Unis.Les plus importantes peuvent avoir jusqu’à 15 millions de membres.VOIR PAGE A 5: BOURSE ¦ Autres informations en page A 5 Un message d’amour piégé Le virus ILOVEYOU s'est propagé dans le monde comme une traînée de poudre MYRIAM CHAPLAIN-RIOU AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — De la Chambre des communes londonienne aux salles de marché en passant par le Congrès américain ou les plus grands groupes européens ou asiatiques, le virus ILOVEYOU s’est propagé hier comme une traînée de poudre en infestant le courrier électronique de ses victimes.Apparu hier matin en Grande-Bretagne et au Danemark, ce virus, «le plus destructeur jamais connu à ce jour», selon plusieurs éditeurs d’antivirus, a ensuite contaminé la France, l’Allemagne, la Suisse, la Belgique, l’Espagne, l’Italie mais aussi le Canada (et le Quéjoec), l’Australie, Israël, Hong-Kong, Taiwan ou encore les Etats-Unis.Le ministère de l’Intérieur français a lancé une alerte générale.A Londres, la Chambre des communes a dû couper toute sa messagerie électronique pour éviter l'infection.De très nombreuses sociétés européennes et américaines ont également été contraintes de fermer leurs messageries électroniques.«Le manque à gagner commercial risque de représenter des millions de livres sterling», a indiqué Graham Cluley, responsable d’une société britannique spécialisée dans la lutte antivirus, Sophos.VOIR PAGE A 10: VIRUS METEO Montréal Ennuagement et fort risque d’averses.Max: 21 Min: 11 Québec Passages nuageux.Max: 21 Min: 7 Détails, page A 4 -4 INDEX urgence des plans de réussite promis par le ministre ' de l’Education, François Legault, se fait de plus en plus sentir si l’on en croit les résultats des épreuves uniques du ministère, rendus publics hier: presque partout, de la réussite à la moyenne générale en passant par la diplomation, les taux sont à la baisse.Chaque année, les résultats des élèves de 4e et 5l secondaires de l'ensemble des écoles du Québec, publiques et privées, sont scrutés à la loupe.Après avoir présenté, l’an dernier, des résultats plus élevés que lors des années précédentes, les élèves jugés en juin dernier ont moins bien réussi que leurs prédécesseurs, et ce, à presque tous les niveaux.In chute affichée n’est toutefois pas dramatique et se limite presque partout à un ou deux points de différence, ce qui ne permet pas, semble-t-il, de cibler un facteur à l’origine de la baisse.Toutefois, au tableau des bonnes nouvelles, l’écart entre les résultats des filles et ceux des garçons s'est amoindri, et ce, au profit des garçons.Cette annonce survient après une année d’insistance sur la différence présentée par les deux genres en matière de réussite.Cette année, le taux de réussite des élèves de 4' et 5’ secondaires aux 14 épreuves uniques du ministère de l’Education — sept en français, sept en anglais — s’élève à 87,8 % alors qu'il avait atteint les 90 % l'an dernier.Cette baisse n'inquiète pas Jacques Tardif, directeur de la sanction des études au MEQ.«Il faut regarder les statis- RÉSULTATS AUX ÉPREUVES (en pourcentages) Moyenne Taux de réussite 1998 1999 1998 1999 Ensemble du Québec 76,3 75,0 90,0 87,8 Enseignement public 75,0 73,5 88,7 86,0 Enseignement privé 83,0 82,1 97,0 96,4 Enseignement en français 76,7 75,4 90,5 88,4 Enseignement en anglais 72,2 70,4 84,7 81,4 Filles 77,1 75,8 91,0 88,5 Garçons 75,5 74,1 89,0 87,0 Source : ministère de l'Éducation du Québec tiques des cinq dernières années pour se rendre compte que de légères fluctuations sont normales, à la hausse ou à la baisse, sans qu’on ne puisse les expliquer de façon précise», précise M.Tardif.lit note moyenne obtenue pour l’ensemble des épreuves a elle aussi un peu baissé, passant de 76,3 % l’an dernier à 75 % cette année.De tous les étudiants qui avaient démarré leurs études secondaires en 1992-93, près de 73 % ont obtenu leur diplôme sept ans plus tard, une baisse là aussi de un point par rapport à la cohorte précédente.Les épreuves VOIR PAGE A 10: NOTES Radio-oncologie Les experts proposent trois nouveaux centres de traitement Un plan d’action est dévoilé ce matin ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le comité d’experts en radio-oncologie, qui doit rendre public ce matin son plan d’action à Montréal, recommande au ministère de la Santé d’ouvrir d’ici 2008 trois nouveaux sites de traitements du cancer au Québec et d’ajouter 16 appareils au parc d’équipements de radiothérapie.Ces recommandations sont au cœur du plan d’action que livrera ce matin ce comité de spécialistes, mandatés à l’été 1999 par la ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois, pour trouver des solutions afin de mieux planifier à long terme les services de radiothérapie au Québec.D’emblée, les experts concluent que la demande croissante de soins contre le cancer nécessitera l’ouverture de nouveaux centres de traitement au Québec.Ces derniers proposent notamment de privilégier l’ouverture d’un site en Mon-térégie, probablement à l’hôpital Charles-Lemoyne, puisque tout indique que cette région connaîtra le plus haut taux de croissance des nouveaux cas de cancer dans le futur.Un autre nouveau centre devrait aussi être aménagé sur la rive sud de Québec, entre 2005 et 2008, moment où le CHUQ aura atteint sa capacité maximale.VOIR PAGE A 10: CANCER LES ACTUALITÉS Revoir en profondeur la politique agricole La commission Beauchamp ne parle plus dans son rapport de contrôler la pollution agricole mais de revoir en profondeur la politique agricole elle-même, dans son ensemble, pour l’intégrer dans une vision environnementale.Pour les commissaires, la «société s’attend à ce que les activités de ce secteur subventionné respectent ses convictions et ses choix»: un défi aux aspects complexes mais dont les enjeux sont désormais beaucoup plus clairs.¦ Nos informations en page A 3 DEVELOPPEMENT ^RENDEMENT tous VT^imujs a ( îtss* dt deoot h ' ' d* ^ ‘ et le nnwi'tdle; co m nn e ho mon ond j world ho n:en En kiosque et en librairie dès maintenant FORCES soo, rue Sherbrooke ouest, bureau 450 Montréal (Québec) H3A 3C6 Téléphone : (514) 286-7600 Télécopieur : (514) 286-2230 l A 2 LE DEVOIR L E V E N I) R E D I M A 2 0 0 0 LES ACTUALITES Parti progressiste-conservateur Les députés resserrent les rangs derrière Clark MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Après avoir essuyé un coup après l’autre sans trop réagir, plusieurs députés conservateurs de Joe Clark sont sortis de leurs gonds hier, niant avec vigueur avoir servi un ultimatum à leur chef lors de la réunion hebdomadaire de leur caucus, mercredi.Il aura fallu une manchette du National Post pour finalement déclencher un mouvement de colère chez les députés, déjà ébranlés par une cascade de mauvaises nouvelles depuis quelques semaines.Le Post indiquait en une hier que les députés conservateurs auraient donné deux semaines à leur chef pour démontrer publiquement la force de son leadership.Sinon, il risquait de voir ses députés se rebeller.Au cœur du litige: l’impatience des élus de voir M.Clark aux Communes.«Totale fabrication», a soutenu, furieux, le président du caucus, Rick Borotsik, au cours d’un point de presse convoqué pour démentir la nouvelle.«Ce n’est qu’un mensonge», a renchéri sa collègue Elsie Wayne.«Il s’agit d’une tentative délibérée de mire à un parti fédéral de la part d’un journal national, et ce, en diffusant des faussetés», a insisté le leader parlementaire Peter MacKay.Au cours de la journée, tous les dé- putés interrogés étaient unanimes.Jamais ü n’avait été question d’ultimatum au caucus ou ailleurs, même s’ils conviennent tous vouloir voir leur chef aux Communes.Certains, comme le Québécois David Price, disent sonder leurs électeurs pour jauger les chances de leur chef lors d’une élection partielle.M.Price espère même savoir d’ici dbc jours quels comtés présenteraient le terrain le plus favorable.Au Post, on reculait un peu hier, mais pas totalement La question n’aurait pas été discutée au caucus du mercredi mais la veille, lors d’une rencontre des députés de l’Atlantique à laquelle des adjoints de M.Clark assistaient La seule bonne nouvelle est venue hier de l’un des adversaires de M.Clark lors de la dernière course au leadership, l’avocat montréalais Michael Fortier.Il a fait parvenir une lettre aux membres du parti pour réitérer son appui à son chef.Il dit comprendre l’inquiétude des partisans face aux remous causés par l’Alliance canadienne.Cependant, écrit-il, «nous devons tous continuera lui offrir notre appui inconditionnel si nous souhaitons parvenir à réaliser nos objectifs électoraux» qui, selon lui, sont, «au strict minimum», de former l’opposition officielle aux Communes.Les députés, de leur côté, misent beaucoup sur l’élection partielle du 15 mai, à Terre-Neuve, et leur congrès d'orientation, qui aura lieu à Québec la semaine prochaine.Alliance canadienne Stockwell Day vend sa position constitutionnelle en français Le candidat à la direction de VAlliance courtise les Québécois Depuis quelques jours, la course au leadership de l’Alliance canadienne a pris le détour québécois.En plus de s’allier les électeurs ontariens, les candidats de ce nouveau parti veulent arracher des votes au Bloc québécois.VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Imitant son adversaire Torn Long, Stockwell Day est venu faire de l’œil aux Québécois hier.L’aspirant au leadership de l’Alliance canadienne espère charmer la Belle Province avec sa vision décentralisatrice et son bilinguisme.«]’ai une organisation maintenant au Québec, a-t-il dit aux membres des médias lors d’une visite à la station de radio montréalaise CKAC.Ce sont des hommes et des femmes de tous les partis politiques qui veulent vendre des cartes [de membre du nouveau parti] et qui veulent m’appuyer, car ils voient que je soutiens les provinces.Ils voient aussi que je peux parler français.» L’ancien trésorier et ministre du Travail albertain a indiqué qu’il avait Stockwell Day rencontré une vingtaine d’organisateurs hier matin.Il espère faire une percée au Québec grâce à sa position constitutionnelle, qui a d’ailleurs reçu l’appui du fondateur de l’Alliance démocratique du Québec, Jean Allaire.«Le gouvernement fédéral ne respecte pas les partitions fiscales.Si nous avons une province comme le Québec ou une autre qui veut dépenser, il faut que le fédéral négocie avec la province, a lancé M.Day.Il y a des choses dans la Constitution qui sont claires.La responsabilité militaire, par exemple, est fédérale.Mais concernant les domaines sociaux, l’éducation et la santé, s’il y a des provinces qui veulent dépenser leur argent pour ces programmes importants, le gouvernement fédéral doit le leur donner.» Questionné pour savoir si sa posi- tion constitutionnelle favorisait une fédération au détriment d’une confédération, Stockwell Day a répondu du tac au tac.«Ce n’est pas nécessaire de démanteler la confédération.Mais le mot “constitution” est intéressant.Il y a des gens qui disent que c’est parce qu’il commence par “con”, a-t-il raillé.Mais on peut toujours travailler pour faire un pays fort.» Sent-il le vent de la «machine bleue» derrière l’ex-allié du gouvernement Harris, Torn Long, lui pousser dans le dos?«La machine est importante, mais le plus important c’est d’avoir les citoyens derrière nous», a-t-il expliqué.Au sujet de sa position sur la peine capitale, le candidat au leadership de l’Alliance a répété qu’il l’appuyait dans certaines situations.«Ce n'est pas à moi ou aux députés à l’introduire.Mais je pense qu’il y a des cas exceptionnels où la peine de mort est nécessaire, par exemple quand un criminel tue des enfants ou quand un criminel continue à tuer des citoyens en série et quand il n’y a pas de doute sur sa culpabilité.» «Le plus important, c’est d’avoir les citoyens derrière nous» Malgré le fait qu’on associe Stockwell Day avec la droite, le candidat ne croit pas qu’il faille sauter aux conclusions.«Droite ou gauche, c’est aux citoyens à décider.Quand j’étais ministre du Travail en Alberta, j’ai pris des mesures pour augmenter les bénéfices des travailleurs blessés», a-t-il laissé tomber.A sa sortie du studio, Stockwell Day a également commenté l’ultimatum qui aurait été donné mardi au chef du Parti conservateur, Joe Clark, par les membres de son caucus.Ses députés lui auraient donné deux semaines pour démontrer son leadership national, sinon il y aurait révolte dans ses rangs.«J’ai toujours respecté Joe.Les bras de l’Alliance canadienne sont toujours ouverts, a lancé M.Day.Chaque fois qu’un parti éprouve des difficultés, c’est toujours difficile pour le chef.» Entre-temps, Stockwell Day a poursuivi sa visite éclair au Québec.«Plus je pratique mon français, mieux c’est pour moi.Le plus important, c’est d’écouter, et j’écoute soigneusement.» Assurance-médicaments Matois confirme la hausse des primes \ ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC La ministre d’État à la Santé et aux Services sociaux, Pauline Marois, a confirmé hier que les primes d’assurance-médicaments pour les adhérents au régime public vont doubler pour atteindre 350 $ par an.La ministre répondait au député libéral de Vaudreuil, Yvon Marcoux, lors de la période des questions à l’Assemblée nationale.Mme Marois a précisé que les personnes les plus démunies ne seraient pas touchées par cette hausse.Elle fera connaître les détails de sa réforme du régime d’assurance-médicaments la semaine prochaine.En février, Mme Marois avait lancé une révision du régime public d’assurance-médicaments, qui couvre trois millions de personnes et qui accusait un déficit de 79 millions en 1999-2000.Sept scénarios avaient été évoqués, dont six comprenaient des hausses de la prime fixée à 175$ par an.La ministre avait également défendu l’idée d’utiliser des médicaments génériques plus tôt afin de faire des économies en mettant un terme à la politique préférentielle du gouvernement à l’endroit des multinationales qui fabriquent des produits brevetés.Cette mesure du «prpc le plus bas», qui aurait permis à l’Etat d’épargner plus de 14 millions par année, avait été écartée par le gouvernement qui craignait de nuire aux investissements en recherche-développement promis par l’industrie pharmaceutique.En commission parlementaire, le Regroupement des assureurs de personnes à charte du Québec avait dressé un bilan très positif du régime d’assurance-médicaments.Mais son porte-parole, le président du Groupe SSQ, Pierre Genest, avait soulevé le problème évident du sous-finance-ment du régime public, indiquant qu’il fallait que la prime annuelle soit majorée dans une fourchette située entre 300 et 350 $.«Une île, une ville» Pas question de districts bilingues ROBERT DUTRISAC FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Le gouvernement ne modifiera pas la Charte de la langue française pour permettre la transformation des villes bilingues en districts bilingues au sein d’agglomérations fusionnées comme Montréal «une île, une ville».C’est ce qu’a confirmé hier la ministre responsable de la Charte de la langue française, Louise Beaudoin, en marge de la commission parlementaire sur l’étude de ses crédits ministériels.«Le gouvernement a pris la décision de ne pas introduire cette notion de district bilingue», a-t-elle dit, soulignant que le comité ministériel avait été unanime à cet égard et que la décision avait été ratifiée par le conseil des ministres.L’article 29.1 de la Charte de la langue française permet à une ville d’obtenir un statut bilingue dans la mesure où elles fournissent des services à des personnes majoritairement d’une langue autre que le français.Permettre à des districts ou à des quartiers de devenir bilingues, «c’est contraire à toute l’architecture même de la Charte», a dit Mme Beaudoin.Pourquoi permettre la création de districts bilingues à Montréal?«Pourquoi pas dans l’Outaouais, dans l’Estrie, à Laval ou ailleurs?», s’est-elle demandé.Mme Beaudoin a souligné que le gouvernement tiendra compte de l’effet des fusions sur le caractère français des nouvelles agglomérations.Montréal est une ville d’immigrants, comme Toronto, mais «nous, on veut que ça se fasse en français», a dit la ministre.«Comme disait le juge Bellavance [qui vient de rendre une décision confirmant les règlements sur la langue d’affichage], on est dans une situation unique.Donc, ça nous prend des solutions uniques», a-t-elle poursuivi.L’île de Montréal comprend 14 municipalités dont le statut est bilingue.Elles perdraient ce statut si le projet du maire de Montréal, Pierre Bourque, de faire de l’île une seule ville se réalisait.Au cabinet du maire Bourque, Madeleine Champagne a indiqué que l'absence de districts bilingues, «ça ne nous dérange pas», dans la mesure où la Ville de Montréal pourrait continuer à fournir des services dans les deux langues.«Le maire Bourque et la ministre Hard sont sur la même longueur d’onde», a-t-elle dit.Du côté de l’Union des municipalités de banlieue de Montréal (UMBM), on indique que sans districts bilingues, le projet «une île, une ville» ne pourra jamais devenir réalité.«Cet élément nous confirme que jamais Québec ne pourrait décréter la fusion de Montréal en une seule ville.l M A I 2 O O (I LE DEVOIR *- ACTUALITES Rapport de la commission Beauchamp sur l’eau Québec doit se donner une politique globale en agriculture Avec le rapport de la commission Beauchamp sur l’eau, le débat sur l’agriculture et l’environnement ne pourra jamais plus se limiter aux surplus de fumiers et aux épandages de purin.C’est désormais toute la politique agricole qu’il faut revoir, écrit-elle, et cela, «à court terme, c’est-à-dire immédiatement ou au plus tard d’ici un an»! Pourtant, à Québec, on se disait avant-hier confiant de régler le problème avec un échéancier de 10 ans.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR C* est en Montérégie que se concentrent 80 % des travaux dits «d’entretien» des cours d’eau de la province, réalisés avec les travaux de drainage au coût de 250 millions.Le résultat: 100 % de tous les petits affluents du Richelieu ont été «reprofilés», c'est-à-dire que ces anciens cours d’eau ont été transformés en fossés d’évacuation pour les eaux contaminées par les engrais, les pesticides et la terre érodée des champs, les trois ingrédients de la pollution dite «diffuse» parce qu’elle suinte de partout Ces chiffres tirés du rapport de la commission Beau-champ sur l’eau illustrent comment l’agriculture moderne a transformé des milieux naturels entiers en machine à produire des aliments à bon compte, ce qui fait bien notre affaire à tous ultimement.La Montérégie, principale région productrice de porcs et de lait du Québec, est le cas type de l’agriculture industrielle concentrée géographiquement convertie à la monoculture et à l’agriculture intensive.Quarante municipalités, note le rapport, y sont en situation de surplus et les grandes cultures requièrent des doses massives d’engrais et de pesticides.La soif de revenus y incite les agriculteurs à labourer et à ensemencer jusque dans les fossés et cours d’eau malgré les normes sur la protection des bandes riveraines, que personne n’applique, un sujet escamoté de façon surprenante par la commission qui recommande pourtant leur élargissement.Selon le rapport, trois millions de tonnes de terre arable filent ainsi chaque année dans les eaux publiques avec engrais et pesticides.Québec a ciblé jusqu’à présent les fumiers et les purins avec son vieux règlement de 1981 et un programme pour la construction de fosses à purin, dont les résultats sont qualifiés de «mitigés» parce qu’on n’a pas attaqué, au fond, la manière de produire mais un épiphénomène, et en raison aussi «du pouvoir politique très considérable du milieu agricole dans le système politique qui est le nôtre», une façon de dire que le poids de produire écrase souvent les nouvelles valeurs des sept millions de propriétaires des cours d’eau publics! Phosphore et azote combinés, selon la commission, «couvrent les besoins des cultures de façon excessive, soit 167 % pour l’ensemble du Québec», plaçant 425 municipalités en situation de surplus sur les 1185 à vocation agricole.Et le gouvernement, ajoutent les commissaires, ne connaît même pas le nombre des animaux élevés en sus des autorisations de l’Environnement Dans le seul dossier analysé, celui de la Chaudière, les porcheries excédaient de 29 % les permis de l’Environnement et selon le Vérificateur général, Québec a versé en subventions 100 millions de trop pour cette production en majorité exportée, notamment pour des cochons élevés au noir! La commission s’inquiète de ce que l’UPA n’a même pas tenté de vérifier la concordance entre les permis et l’importance des élevages dans son récent «portrait» de l’agriculture.Pour retenir ces déjections, 113 millions ont été dépensés, précise le rapport.La liste d’attente est pire que dans les hôpitaux: 3600 producteurs sont en attente de subventions pour construire leurs fosses de rétention.Quelque 7400 fermes en sont équipées mais 8000 en ont un urgent besoin! On comprend dès lors pourquoi non seulement les cours d’eau sont menacés par les pathogènes, les pesticides et les nitrates cancérigènes mais aussi les eaux souterraines, ce qui pourrait s’avérer irréversible et contre- carrer la productivité agricole dans quelques années, ajoute le rapport.Pire, le gouvernement n’a pas atteint en l’an 2000 son objectif de réduire de 50 % l’usage des pesticides.Et la commission note que les deux tiers des agriculteurs utilisent non pas les agronomes mais les services-conseils, gratuits, des compagnies d’engrais et de pesticides! L’irrigation et l’aquaculture consomment par ailleurs 40 % des eaux souterraines exploitées au Québec.Dans les piscicultures, on injecte directement dans l’eau les antibiotiques, ce qui peut augmenter la résistance des bactéries qu’on veut vaincre! La «révision majeure» de l’assainissement agricole dépasse largement la conformité aux normes d’épandage et les problèmes bien réels d’odeurs: «Les stratégies de fertilisation devront être raffinées pour réduire les impacts des charges excédentaires d’azote et de phosphore.L’objectif de réduction de 50 % des pesticides pour l’an 2000 a été reporté à 2003: son atteinte est impérative.Les programmes agro-environnementaux devront être accélérés.Les aménagements hydro-agricoles, comme les milliers de kilomètres de cours d'eau reprofilés avec leurs impacts sur le lessivage de contaminants et la perte de sol arable, devraient désormais être évalués en tenant compte des impacts cumulatifs.» Pour la commission, il faut revenir à une agriculture plus polyvalente et plus durable, comme l’agriculture biologique, l’actuel parent pauvre.D’où l’idée d’appliquer la «conditionnalité environnementale» comme mesure de transition et la mise en place de «mesures de contrôles et de suivi» parce que «les efforts d’assainissement basés sur le volontariat ont atteint leurs limites» et pour savoir si l’aménagement de bandes riveraines, suffisantes cette fois, atteignent leurs objectifs de protection.La commission n’hésite pas non plus à réclamer l’application du principe pollueur-payeur aux nouveaux industriels ruraux comme pour leurs homologues urbains.Réaménagement de la rue Notre-Dame Seul le statu quo est inacceptable Les opposants au projet de 1983 estiment aujourd'hui qu'il est nécessaire d'agir JEAN CHARTIER LE DEVOIR Les audiences publiques sur le réaménagement de la rue Notre-Dame ont commencé hier dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve tandis que le président de Pro-Est, Jean-Guy Chaput, déclarait que le statu quo est inacceptable pour le quartier.La Table de l’Est a fait l’unanimité sur cette question.En 1983, Jean-Guy Chaput était parmi les opposants à la continuation de l'autoroute Ville-Marie à l’est du pont Jacques-Cartier.Cette fois, le président de la Société de promotion et de concertation de l’est de l’île de Montréal dit que la question de construire une nouvelle autoroute Décarie n’est plus sur la table mais qu’on ne peut assurément pas s’en tenir au boulevard actuel, où tout le monde entre n’importe comment.On parle d’un aménagement urbain qui permettra aux résidants du quartier d’avoir une vue sur le fleuve et plusieurs accès à des parcs ainsi qu'à une piste cyclable, même en favorisant le développement industriel près du port, toutes choses qui n’étaient pas envisagées au moment de la destruction de 1300 logements, près de la rue Notre-Dame, en 1975.Il signale que la sortie anarchique cause des bouchons terribles, rue Notre-Dame, tous les jours.Il montre un camion au bout de la rue Orléans; étonnamment, celui-ci recule, rue Notre-Dame.«C’est absurde», dit-il.L’idée n'est pas de rouler à très grande vitesse mais de ne pas être arrêté à tout bout de champ.«Il y a plein de choses inadmissibles sur Notre-Dame.» Il explique: «Entre l’autoroute panoramique et la voie souterraine», la solution passe par six voies sans feux rouges ni sorties innombrables.Il souhaite la revitalisation de la périphérie du fleuve.En 1983, c’est la question des sorties de l’autoroute qui avait causé le branle-bas.«On doit compléter la voie de ceinture de Montréal dans l’est», ajoute le directeur des communications de Pro-Est, Pierre Baraby.Ça n’a pas de sens que le déversoir de l’est aboutisse n’importe où dans Hochelaga-Maisonneuve et Longue-Pointe, le territoire de trois terminaux de conteneurs.Pour sa part, le président des 220 marchands dè la Promenade Ontario, Said Ameri, estime que les bouches de métro de la rue Hochela- ga ont été une erreur de localisation parce qu’elles ont évité d’amener les gens à proximité des conpnerces d’Hochelaga-Maisonneuve.A l’inverse, elles servent aux citoyens pour leurs achats, à la Place Versailles ou au centre-ville.Il souhaite qu’on ne refasse pas la même erreur avec la rue Notre-Dame.Autrefois, on comptait 90 000 habitants dans le quartier, à l’époque des Ateliers Angus, mais il n’en reste plus que 30 000.La mauvaise situation des bouches de métro signifie la mort des rues Ontario et Saint-Catherine, selon M.Ameri.Le président des audiences du Collectif en aménagement urbain Hochelaga-Maisonneuve, Paul Leguerrier, entend recevoir rapidement, avec ses commissaires, 75 organismes et individus; un mémoire sera remis dès le mois de juin au BAPE et au ministre des Transports.Toutefois, il paraît étonnant que le ministère des Transports n’ait pas fait circuler le rapport de 200 pages de Luc Noppen sur les façons de mettre le patrimoine d'Hochelaga-Maison-neuve en valeur même si on construit la nouvelle autoroute et, parfois, un nouvel espace public la surplombant ïïiliilSJtfl; * * * »'* » M.i.,, Le rapport des audiences sur le réaménagement de la rue Notre-Dame sera remis au BAPE en juin.Réorganisation municipale Les élus de la Rive-Sud se font priés de participer aux travaux du comité FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR La Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud a pris la plume afin de presser les élus à réintégrer le comité consultatif sur la réorganisation municipale.La lettre dans laquelle l'organisme prend position sera certainement sur la table ce matin alors que les maires et préfets de la Rive-Sud se rencontrent pour évaluer s’il est pertinent ou non de retourner négocier avec le mandataire du gouvernement, Louis Bernard.Tout porte à croire que les élus sortiront de la réunion avec une bonne nouvelle pour la ministre des Affaires municipales, Louise Harel.Les cinq préfets proposeront aux maires de réintégrer le comité.Les élus de la Rive-Sud avaient assisté à une première rencontre où ils avaient fait connaître leurs doléances à M.Bernard.Ils ont toutefois refusé de retourner s’asseoir tant que leurs demandes, soit le dépôt du livre blanc et la reprise des négociations sur un pacte fiscal, ne trouvaient pas d’écho.Maintenant que ces deux revendications ont été satisfaites, la Chambre de commerce estime qu’il est «vital» pour le développement futur de la Rive-Sud «que les deux sièges [destinés à la couronne sud] soient occupés».Dans la lettre daté du Tr mai, le président Jacques Dignard poursuit «A notre connaissance, une seule personne, soit Claude Gladu, agissant comme maire de Longueuil, occupe un siège.Sans aucunement mettre en doute les capacités de M.Gladu, nous sommes d’avis que dans l’intérêt de la Rive-Sud, il serait impératif de dépêcher une deuxième personne au comité, en tant que représentant des élus de la couronne sud, conformément à ce qui est prévu dans le livre blanc.» fl poursuit: «Vu le rôle important qu'est appelé à jouer ce comité, la Rive-Sud doit se mobiliser et exercer au maximum l’influence qu'elle détient de droit.Il y va des intérêts de l’ensemble des municipalités et des entreprises.» Aujourd’hui, les préfets demanderont à leurs collègues de réintégrer le comité d’élus à la lumière des événements des derniers jours.Avec le dépôt du livre blanc, la couronne sud a pu avoir un début de réponse à ses questions.De plus, souligne M.Bourbonnais, le congrès de l’Union des municipalités du Québec qui s’est achevé samedi a été déterminant sur la position des préfets sous deux aspects.Primo, la reprise des négociations sur un pacte fiscal constituait une condition au retour des élus de la Rive-Sud.Secundo, l’issue du vote sur la proposition voulant que le gouvernement retire le livre blanc a également pesé dans la balance.Pacte fiscal La FQM se joint aux négociations MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC La Fédération québécoise des municipalités (FQM) a annoncé hier qu’elle prendra part désormais aux négociations sur le nouveau pacte fiscal entre Québec et les municipalités.Le président de la FQM, Florian St-Onge, a obtenu de la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, la formation d’un comité technique formé de représentants des deux unions municipales pour discuter du partage des 380 millions présentés la semaine dernière, lors du Congrès annuel de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), comme un cadre de proposition en vue d’un pacte fiscal municipal.En fait, les discussions au sein de ce nouveau comité technique seront d’abord acheminées à la TQM (Table Québec municipalités).Elles devraient aussi servir à alimenter la réflexion déjà entreprise lors des travaux sur le pacte fiscal dirigés désonnais par le ministère des Finances.Ces travaux, auxquels prend part le ministère des Affaires municipales, ont abouti à un cadre de discussion avec l’UMQ autour d’une ristourne récurrente de 320 millions aux municipalités d’ici cinq ans et d’une valeur ajoutée de 60 millions provenant annuellement de nouvelles sources de revenus, dont des redevances de développement Flexibilité.Remboursables chaque année sans pénalité.Progressivité.C-7 Taux concurrentiels garantis pendant 10 ans.Tranquillité ?JL Garanties sans limites par le qou\ par le gouvernement.Heures d'ouverture: du lundi au vendredi, de 8h à 20h et les samedis de mai, de 10 h à 16 h.la dixième année Æ 1 800 463-5229 Pour la région de Québec, composez le 521-5229.OBLIGATIONS À TAUX PROGRESSIF PI AfFMFNTC QUÉBEC www.placementsqc.gouv.qc.ca Québechh Placements Québec I- K I) K V O I H .LE V E X I) K E [) I 5 M AI 2 0 0 0 LES ACTUALITES Canadienne exécutée au Vietnam La famille veut aller chercher la dépouille SILVIA GALIPEAU LE DEVOIR Argent ou pas, la famille de Nguyen Thi Hiep, la ressortissante canadienne d'origine vietnamienne exécutée la semaine dernière au Vietnam, est déterminée comme jamais à se rendre au pays pour récupérer le corps de la défunte.C’est que le temps presse.La tradition bouddhiste leur laisse 49 jours pour réaliser leurs rites bouddhistes traditionnels.«Nous avons fixé une date, le 6 Juin, pour nous rendre au Vietnam.Jusqu'à cette date, nous allons essayer d’amasser de l’argent», a indiqué hierTaung Le, le fils de la défunte.La famille a commencé une collecte de fonds et tente de recueillir 20 000 $ afin d’être en mesure d'envoyer ses 14 membres au Vietnam.Là-bas, ils veulent deux choses: récupérer le corps de la défunte et apporter tout le support moral possible à sa mère, condamnée à la prison à rie.Des considérations culturelles et religieuses sont à l’origine de leur requête.Dans la tradition bouddhiste, «il y a une période de 49 jours de transition.C’est une phase intermédiaire entre une vie et une autre.Après ces 49 jours, c’est la renaissance», a expliqué Mathieu Boisvert, professeur en sciences religieuses à l’UQAM.Pendant cette période dite de transition, la famille et les proches doivent réaliser une série de rites pour orienter la personne défunte vers l'autre monde.Mais sans ces rites, «l’esprit errera indéfiniment et sera perdu», a poursuivi Andras Schreck, avocat et membre de l’Association pour la défense des personnes injustement condamnées.La prison, elle, attend trois ans avant de remettre le corps aux familles.Le gouvernement canadien assurera toute l'aide possible à la famille en ce qui concerne les contacts diplomatiques, une fois qu’elle sera arrivée sur les lieux.Le ministre des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy, a également appuyé publiquement leur requête pour libérer la mère âgée, et ce pour des raisons humanitaires.Nguyen Thi Hiep a été fusillée lundi dernier, et aussitôt inhumée.Elle avait été reconnue coupable de trafic de stupéfiants il y a de cela quatre ans par les autorités vietnamiennes.Sa mère, immigrante reçue, était avec elle lors de l’arrestation.Elle est condamnée a perpétuité.Le gouvernement rietnamien a surpris tout le monde la semaine dernière.Il s’était engagé auprès du gouvernement canadien à deux reprises au mois de décembre dernier à suspendre l'exécution, le temps d’examiner de nouvelles informations fournies par la police torontoise, lesquelles innocentaient la jeune femme.En début de semaine, Ottawa a annoncé une série de sanctions diplomatiques pour signifier son indignation par rapport au dénouement de l'affaire.Depuis, le gouvernement rietnamien est demeuré muet Équité salariale à l’université Concordia La CSN veut faire renverser une décision La centrale accuse la Commission sur l’équité de manquer de transparence FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Outrée par le manque de transparence et de coopération de la Commission sur l’équité salariale dans le dossier de l’université Concordia, la CSN a entamé hier un recours juridique en Cour supérieure afin de forcer la commission à refaire ses devoirs.Précisément la CSN a déposé une requête en révision judiciaire, mandamus et jugement déclaratoire pour rendre nulle la décision rendue par la commission dans ce dossier.La requête vise aussi à faire reconnaître Di-Anne Robin et la Concordia University Support Staff Union (CUSSU) parties intéressées auprès de la commission dans ce dossier.Selon la CSN, la commission refuse d’entendre les syndicats et de transmettre les renseignements pertinents qui leur permettraient de faire valoir les droits des membres.C’est pourquoi la centrale demande au tribunal d’annuler la décision rendue le 17 mars par la commission, qui conclut qu'il n’y a pas de discrimination salariale à l’endroit des femmes à l’université Concordia.«Manifestement, la commission ne reconnaît pas les femmes visées par le chapitre 9 delà Loi sur l’équité salariale comme étant des parties intéressées», a dénoncé hier la vice-présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, lors d’une conférence de presse.«Elle les traite comme des tiers alors que, ma foi, ce qui est en cause, c’est leur salaire et leur droit à légalité.» Jointe hier par Le Devoir, la porte-parole de la Commission sur l’équité salariale, Johanne Tremblay, a refusé de commenter le recours entrepris par la CSN.Si cette dernière obtenait gain de cause en Cour supérieure, les conséquences pourraient être majeures pour la commission, estime Guy Martin, procureur de la CSN.«La commission devra à l'avenir, dans ce cas-ci et dans les autres cas, ajuster sa façon de faire pour permettre aux personnes concernées de faire valoir leurs prétentions», a dit M.Martin.Et si la cour devait rendre nulle la décision rendue par la conunission, c'est le chapitre 9 de la Loi sur l’équité salariale qui pourrait être remis en cause, selon M.Martin.Tout un chapitre de la loi sur l’équité pourrait être annulé Ce chapitre permet aux employeurs prétendant avoir complété un programme d'équité ou de relativité salariale dans leur entreprise avant l’adoption de la loi, en novembre 1996, de demander à être soustraits de l’application de la loi si ce programme est conforme a certaines exigences prévues par la loi.C’est a la commission de déterminer s’il remplit ces exigences.Au demeurant, la CSN ne croit pas qu’il faille se rendre jusqu'à une déclaration de nullité du chapitre 9.En effet, tout ce qui a été fait en fonction de ce chapitre serait déclaré illégal, invalidant ainsi les 160 rapports présentés à la commission.«Pour nous, il serait suffisant que les syndicats soient parties prenantes et participent au processus», a souligné M.Martin.A ce jour, sur les 160 rapports qui lui ont été soumis, la Commission sur l'équité salariale a rendu 52 décisions.De ce nombre, 67 % sont favorables aux employeurs.Cela signifie que les programmes mis en place par les entreprises respectent les exigences prévues par la loi.Le train Le Riverain UAMT se lance dans le développement touristique L’agence souhaite diversifier ses sources de revenus pour résoudre ses ennuis financiers FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Ayant de la difficulté à joindre les deux bouts, l’Agence métropolitaine de transport (AMT) souhaite diversifier au possible ses sources de revenus.C’est pourquoi elle élargit son mandat jusqu’à y inclure le développement touristique de la région métropolitaine.Premier d’une série de projets qui seront annoncés au cours des prochains mois, le train récréotouristique Le Riverain fera ainsi le lien entre le centre-ville et l’ouest de l’île dès le 23 juin.Cette excursion ferroviaire aura comme point de départ la gare Windsor et longera le lac Saint-Louis jusqu'à la pittoresque municipalité de Sainte-Anne-de-Bellevue.Le trajet de 90 minutes sera ponctué de nombreux attraits patrimoniaux commentés par un guide-animateur.Celui-ci accompagnera le public pour le sensibiliser aux détails historiques des lieux à découvrir, dont certains ne sont visibles que depuis la voie ferrée.Cette initiative constitue le premier «train de la découverte», un concept que l’AMT souhaite étendre à plusieurs lignes ferroviaires qui sommeillent les fins de semaine.Mais ne s’éloigne-t-on pas du mandat premier de l’agence, soit soutenir, développer, coordonner et promouvoir le transport collectif?Aucunement, répond sa présidente, Florence Junca-Adenot «Il faut cesser de penser aux transports en commun comme étant simplement le fait de déplacer des personnes d’un point à un autre.H faut aussi penser en termes de services diversifià.» Cette approche, l’AMT s’en fera de plus en plus le porte-étendard puisqu’on matière d’exploitation des transports en commun, elle tire le diable par la queue.«Nous sommes en perte de vitesse pour les transports en commun, il faut trouver de nouvelles sources de revenus.» En effet, dans le rapport annuel déposé mercredi à l'Assemblée nationale, Mme Junca-Adenot indique que les revenus des taxes sur l’essence et des droits sur l’immatriculation, qui n’ont pas atteint les objectifs escomptés, ne suffisent plus au déve- loppement des transports en commun.En outre, la contribution municipale que l’on prévoyait à hauteur de 17 millions n’a pas dépassé 15 millions.Cela dit, plutôt que de tendre la main au gouvernement.l'AMT tente de grappiller de l’argent çà et là en diversifiant ses sources de revenus.D'où Le Riverain.Etant donné le faible coût du concept (600 000 $) — qui s’autofinancera dans le temps de le dire, précise l’AMT —, le projet devrait permettre de renflouer les coffres.graduellement.On s’attend à récolter 200 000 $ la première année de service.C’est peu, mais Mme Junca-Adenot précise que ledit train récréotouristique n’est qu’un projet-pilote qui devrait faire de$ petits.A titre d’exemples de filons qui pourraient éventuellement être exploités, le vie^président du service des trains de banlieue, Raynald Bélanger, cite le train des pommes vers Saint-Hilaire, le train des sucres vers Rigaud ou le train du ski ou du vélo vers les laurentides.«Il suffit d’avoir de l’imagination et un peu de volonté.» Catimini BOUTIQUE Enfants Deslongchamps Vêtements pour enfants 0-18 ans • Vêtements de maternité 1007, rue Laurier Ouest, Outremont Tel.: 274-2442 AVIS LEGAUX ET APPELS D'OFFRES Québec Régie des alcools, des courses et des jeux AVIS DE DEMANDES RELATIVES À UN PERMIS OU À UNE LICENCE Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d’une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, Service des greffes, 1, rue Notre-Dame Est, 9* étage.Montréal (Québec) H2Y 1B6.Nature de Endroit la demande d’exploitation 157821 Canada inc.LE 12 CHEZ WAN ENR.625, 32e Avenue Lachine (Québec) H8T 1Y2 Dossier: 221-911 Bar-terrasse le St-Paul inc.BAR-TERRASSE LE ST-PAUL INC.5129, bout.Lévesque Est Laval (Québec) H7C 1N3 Dossier: 225-276 9088-4966 Québec inc.CABARET MANNEQUIN 7425, rue Saint-Jacques Montréal (Québec) H4B 1W6 Dossier: 229-567 Les entreprises L, Watkins inc L'EN-CAS 2100, boul.de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3H 1K6 Dossier 248-328 3 Bars dont un avec autorisation de danse et spectacles sans nudité, 1 Restaurant pour vendre 2 Bars 1 Restaurant pour vendre Addition d'autonsation de spectacles sans nudilé dans 1 Bar existant (suite à cession) Changement 51, rue de catégorie de Prince- 2100, boul.de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3H 1K6 CAFÉ DE NUIT 3 Restaurants 51.rue Prince- pour vendre Arthur Est dont 2 sur Montréal (Québec) terrasse à H2X 1B1 3 Bars dont Dossier: 314-302 2 sur terrasse Yves Richer, Carole Maucieri RESTO PUB MAISONNEUVE 4476 et 4486, rue Ontario Est Montréal (Québec) HIV 1K7 Dossier: 344-028 Aramark Québec inc.CONCESSIONS DU VIEUX PORT PAVILLON JACQUES- CARTIER Quai Jacques- Cartier Montréal (Québec) H2Y 1G6 Dossier: 435-974 2313-1329 Québec me.ROCK SANNA CAFÉ BISTRO 5557,avenue Monkland Montréal (Québec) H4A 1E1 Dossier: 893-172 Café Milano inc.CAFÉ MILANO INC.5188, rue Jarry Est Saint-Léonard (Québec) H1R 1Y4 Dossier: 1170-398 9012-1732 Québec me.BAR FUZZY 3, Place du Commerce Bureau JLMN Brossard (Québec) J4W 2Z6 Dossier: 1171-362 1 Bar avec spectacles sans nudité sur terrasse 1 Restaurant pour vendre Permis additionnel de 1 Bar sur terrasse (suite à cession) Prolongation des heures d'exploitation de 2 Bars avec danse, projection de films et spectacles sans nudité de 3h00 am à 8h00 am dans la nuit du 3 au 4 juin 2000 avec vente et consomma tion dulcool 3.Place du Commerce Bureau JLMN Brossard (Québec) J4W2Z6 9016-6778 Québec inc.RESTAURANT HOMARD PLUS 3319.boul Taschereau Greenfield Park (Québec) J4V 2H5 Dossier 1408-558 9078-8860 Québec me LE BISTRO LAST CALL 1857.boul des Laurentides Bureau 4-5 Laval (Québec) H7M 2P8 Dossier 1471-044 1857, boul des Laurentides Bureau 4-5 Laval (Québec) H7M 2P8 Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Téi.985-3344 Fax 985-3340 Sur Internet : www.offres.ledevoir.com Courriel : avisdev@cam.org AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE TOMBÉE CANADA.PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTREAL.COUR DU QUEBEC.500-61-086645-984.PERCEPTEUR DES AMENDES partie demanderesse.WES0L0WSKI, ADRIAN, partie défenderesse.AVIS PUBLIC DE VENTE EN JUSTICE.PRENEZ AVIS qu'en vertu d'un bref d'exécution, les biens de WES0L0WSKI, ADRIAN seront vendus par huissier le 17 mai 2000 à 10:00.au 5119, Valery.St-Léonard, Oc, conformément audit bref.Lesdits biens consistent en: 1 téléviseur marque Magnasonic & acc.1 vidéo marque Sharp noir & acc.1 table de travail à 6 tiroirs & acc.Conditions: argent comptant ou chèque visé.Informations: MICHEL LANDRY, huissier du district de Montréal.ALBERTSON.LANDRY & ASSOCIES, huissiers.Tél.: (514)278-2414, fax: (514)278-9667.7012 boul.St-Laurent.suite 205, Montréal.P.Q.H2S 3E2 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL 505-12-252207-000 COUR SUPERIEURE CHAMBRE DE LA FAMILLE PRESENT: greffier adjoint JESUS CESAR FORERO RODRIGUEZ partie demanderesse c.JESSITH YULIANA VEGA TOSCANO partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est'donné â Jessith Yuliana Vega Toscano de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est, rue Notre-Dame à Montréal, salle 1.100.dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans Le Devoir «W T t l l E DE APPEL VERDUN D’OFFRES Soumissions cachetées, visant la fourniture de marchandises, l’exécution de travaux ou services énumérés ci-après, adressées au Greffier de la Ville, 4555, rue de Verdun, Verdun (Québec).H4G 1M4, seront reçues jusqu'à 10h30 à la date d’ouverture déterminée.On peut se procurer les documents de soumission au bureau du Greffier de la Ville, 4555, rue de Verdun, Verdun (Québec), H4G 1M4.Les soumissions seront ouvertes publiquement à l’endroit, à la date et à l’heure indiqués ci-dessous.NO DU PROJET: S00/009 Reconstruction de la rue de Verdun entre Desmarchais et Argyle DISPONIBILITÉ DES DOCUMENTS: Le mardi 9 mai 2000 OUVERTURE: Date: Le mercredi 31 mai 2000 Heure: 10h30 Endroit: Hôtel de Ville, salle 302 4555, rue de Verdun, Verdun (Québec) COÛT POUR DOCUMENTS: 100,00 $ (non-remboursable) GARANTIE DE SOUMISSION EXIGÉE: 10 % du total de la soumission et valide pour soixante (60) jours.Tout versement par chèque visé ou mandat sera fait à l’ordre de la Ville de Verdun.Seules les personnes, corporations et compagnies qui auront obtenu le document d’appel d’offres directement du bureau sus-indiqué sont admises à soumissionner.La Ville de Verdun ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et à n’encourir aucune responsabilité pour les frais ou perles subis par les soumissionnaires.Donné à Verdun (Québec) ce 5 mai 2000 G.Cyr, o.m.a Greffier 'DÉVELOPPEMENT i ET MIX (514) 257-8711 1-888-234-8533 wwwdevporg Une copie de la déclaration en divorce a été remise au grelfe à l'intention de Jessith Yuliana Vega Toscano.Lieu Montréal Date: 2000 mai 03 MICHEL MARTIN Changement de nom d une personne majeure Prenez avis que Nancy (Rose Jacinthe Lisa Kavagiio) Jacobsen domiciliée à 2050 Lambert Closse Montréal, Qué.présentera au Directeur de l’état civil une demande pour changer son nom en celui de Nancy (Rose Jacinthe Lisa) Jacobsen.Montréal, 4 avril 2000 Nancy Jacobsen FAWAriA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL No: 500-12-252228-006 CUUR SUPERIEURE Division de la famille (Divorce) PRESENT: greffier adjoint YESILE TURKMEN demanderesse c.MEHMET YILDIRIM defendeur ASSIGNATION ORDRE est donné à MEHMET YILDIRIM de comparaître au greffe de celle Cour situé au 10, est rue Saint-Antoine, Montréal, salle 1.100, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l’intention de MEHMET YILDIRIM Lieu: Montréal Date: 2000 mai 03 MICHEL MARTIN AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d'erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.LA METEO D'ENVIRONNEMENT CANADA V Cantralda du Grand Montréal Il DON DI CHANG! R US CHOSES •5141288 Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi WP max 22 Chibougamau 16/6 W yf f ’’W’ VENTEUX BROUILLARD PLUIE AVERSE ORAGE NE'GE VERGLAS Températures : MAX / MIN Goose Bay J/'3 Blanc Sablon Gaspé ¦ 9/3 ! îles de la Madeleine jRivière-du-Loup P 15/5 / r 20/8 pis-Rivières 22/11 ¦ 21/1 _____ Sherbrooke vJTTTT Montréal /'7'/ Aujourd’hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi o Jkâfc % %¦ max 21 min 7 Aujourd’hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi 'l'.ÏÏJl'll max 21 min 10 VjWJT St *Êk Météo-Conseil Environnamant Canada 1 900 565-4455 Frais applicables La météo à la source M I L K I) K V O I R .L K V K X D R K I) I .'i M A I 2 0 0 U A 5 SANTE La justice se mêle de santé Actuellement, 33 Etats américains sont à légiférer dans le domaine des HMO ALEXANDRA SZACKA New York — Au mois de décembre dernier, à la première du film L’Initié au chic Ziegfeld Theater de New York, il n’y avait pas qu’Al Pacino ou Michael Mann, le réalisateur, qui faisaient courir journalistes et paparaz-zis.Sous les lumières aveuglantes des caméras de télévision, un personnage réel, l’avocat Richard Scruggs, répondait aux questions des interviewers, curieux d’en savoir plus sur son rôle dans les événements qui ont inspiré le film.C’est qu’à sa façon, Richard §cruggs est devenu une vedette aux Etats-Unis.D’abord, dans les années 80, il s’est battu avec succès contre les producteurs d’amiante.Puis, dans les années 90, il a contribué à l’extraordinaire défaite des compagnies de tabac, qui ont finalement été forcées de payer 240 milliards de dollars pour dommages causés à la santé des Américains.M' Scruggs vient d’enfourcher un nouveau cheval de bataille: les HMO, ou Health Maintenance Organizations.En octobre dernier, il a déposé une poursuite contre Aetna, la plus grande de ces «Sociétés de soins administrés».Le motif: la HMO serait selon lui coupable d’une activité frauduleuse consistant à promettre aux membres des soins de santé de qualité tout en refusant ces soins le temps venu pour maintenir sa marge de profits.Deux mois plus tard, l’avocat du Mississippi a intenté des poursuites similaires contre quatre autres grandes HMO.Au royaume de la poursuite judiciaire que sont devenus les États-Unis, il n’est pas étonnant de voir les HMO faire de plus en plus le pain et le beurre des avocats.Une nouveauté sur la scène judiciaire puisque, jusqu'à tout récemment, de telles poursuites étaient impossibles contre les HMO, même si la vie ou l'intégrité physique ou psychologique des patients étaient enjeu.Poursuites coûteuses C’est l’État du Texas qui, en 1998, a ouvert le bal.la Géorgie et la Californie ont récemment,emboîté le pas.Actuellement, 33 États américains sont à légiférer dans le domaine des HMO.On s’attend à ce que le Patient’s Bill of Rights, actuellement débattu au Congrès, donne le droit à T Plus de la moitié des médecins américains sont prêts à mentir pour imposer une thérapie menacée par les critères financiers d’une HMO.ARCHIVES LE DEVOIR tous les Américains de contester les décisions de ces sociétés et de les poursuivre, le cas échéant.Dans le paysage actuel des soins de santé aux États-Unis, où près des trois quarts des HMO sont des entreprises à but lucratif cotées en Bourse, ce projet de loi fédéral est vu d’un très bon œil par les patients et les groupes de consommateurs.Mais les HMO, qui font face à la pire crise financière de leur histoire, le voient autrement, et la valeur des actions ne cesse de baisser.«Le droit de poursuivre les HMO est une très bonne chose», affirme Marc Rodwin, professeur à la School of Public Affairs de l’Université de l’Indiana.«Ça va les rendre plus responsables, elles prendront plus de précautions.» Ne risque-t-on pas de voir se multiplier les plaintes au point de rendre le système inopérant?Le, professeur Rodwin ne le croit pas.À preuve, il cite une étude récente de l’université Harvard selon laquelle, contrairement à une idée très répandue, peu de gens rapportent les fautes professionnelles dont ils ont été victimes de la part du corps médical.Seulement un cas sur trente ferait l’objet d’une plainte.Il y a aussi une autre solution que les procès tous azimuts.A la mi-avril, le ministre de la Justice du Texas en est arrivé à une entente hors cour avec la compagnie Aetna.Devant la menace d'une poqrsuite de la part des autorités de l'État, la HMO a consenti à cesser de verser une prime au médecin qui contribue à réduire les dépenses liées aux soins de leurs patients.Passe-droits En attendant qu’un cadre juridique protège un peu plus les consommateurs contre les abus des administrations des HMO, certains médecins accordent des passe-droits à leurs patients pour les assurer d'une qualité de soins qu’ils jugent essentielle.Selon un sondage publié l’an dernier par la revue Archives of Internal Medicine, plus de la moitié des médecins américains sont prêts à mentir pour imposer une thérapie menacée par les critères financiers d’une HMO et un tiers sont prêts à signaler aux administrateurs une «bosse» suspecte, même inexistante, au sein d’une patiente pour obtenir une mammographie.Et la propension au mensonge serait directement proportionnelle à la gravité de l’enjeu.¦ Quelque 44 millions d’Américains, soit 16,3 % de la population, n’ont aucune assurance-maladie.¦ On s’attend à ce que les dépenses de santé atteignent 16,3 % du PNB américain dans quelques années, quand les baby-boomers vont commencer à prendre leur retraite.¦ En 1987,13 % des Américains ayant un plan d’assuranee-maladie faisaient partie d’une HMO.Aujourd’hui, cette proportion est de 75 %.Cinquante millions d’Américains sont maintenant membres d'une HMO.¦ Aux États-Unis, les primes d’assurance-maladie ont monté en moyenne de 4,8 % l’an dernier.¦ Au cours du dernier trimestre de 1999, les profits des HMO américaines sont tombés de 64 %.¦ Depuis 1994, la marge de profit des HMO a diminué de moitié.¦ Le Patients Bill of Rights, débattu actuellement au Congrès, donnera aux patients le droit de choisir leur spécialiste, le droit au traitement d’urgence et le droit de poursuivre les HMO partout aux États-Unis.BOURSE SUITE DE LA PAGE A 1 Mais le Dr Gold, lui, n’accepte plus les patients qui lui étaient envoyés par les différentes HMO auxquelles il adhérait, à moins qu’ils ne consentent à payer et s’arrangent ensuite avec leurs assurances.«Ce n 'était plus possible.Je passais de moins en moins de temps avec mes patients et de plus en plus d’heures à remplir des paperasses et à attendre les autorisations.» Sans parler des honoraires qui, selon le médecin, n’ont pas cessé de diminuer d’année en année.«Oui, ma clientèle a baissé de 20 %, et même de 50 % dans le cas des chirurgies.Mais je préfère les choses comme ça et, franchement, je m’en sors mieux qu 'avant financièrement.» Tout comme le Dr Gold, de plus en plus de médecins américains se retirent des HMO.A New York, par exemple, à l’Hospital for Special Surgery, il est pratiquement impossible désormais de trouver un chirurgien qui accepte les patients venant des HMO.Pourtant, 75 % des Américains qui cotisent à un plan d’assurance-maladie le font dans le cadre d'une HMO.Sans parler de ceux qui ont des plans gouvernementaux comme Medicaid et Medicare (pour les gens âgés et les bénéficiaires de l'aide sociale), tous deux abonnés aux HMO.Des origines socialistes In naissance des HMO aux États-Unis remonte aux années 30.C’est d’abord en Californie que les premières Sociétés de soins administrés, d’inspiration socialiste, ont vu le jour sous la pression de syndicats et de certains médecins soucieux d’offrir aux travailleurs des soins de santé intégrés à un coût minimum.Mais l'explosion des HMO modernes date de l’administration Nixon (1968-72), qui, la première, a mis en place une législation obligeant les entreprises à offrir à leurs employés au moins un plan d'assurance-maladie administré par une IJMO de la région.Subventions fédérales aidant, les États-Unis ont vu se multiplier ces sociétés qui étaient, au départ, sans but lucratif.Le fonctionnement est simple.Le patient doit choisir dans une liste de médecins qui lui est fournie et la HMO s’arroge le droit de contrôler jusqu’à un certain point les décisions du docteur.lœ médecin n’est donc plus le seul juge des besoins de son patient.Un groupe d’administrateurs, à l’aide de méthodes de gestion modernes, de négociations de prix de groupe et de collecte de données, four- ARCHIVES LE DEVOIR Les médecins affiliés aux HMO demeurent la plupart du temps dans leurs cabinets privés.nit un cadre de fonctionnement intégré qui a pour but d’optimiser les soins et de contrôler les coûts.Les médecins affiliés aux HMO demeurent la plupart du temps dims leurs cabinets privés, mais pratiquement chacune de leur décision est sujette à approbation par les administrateurs.Ils ont accès à un grand volume de patients, mais ils doivent négocier leurs honoraires, souvent à la baisse par rapport aux prix du marché libre.Souvent aussi, ils sont encouragés à participer à des plans de prévention, de vaccination et d’éducation qui, ultimement, sont censés améliorer l’état de santé de la population et diminuer les coûts d’une façon beaucoup plus globale.Certaines HMO, comme, par exemple, la pionnière Kaiser Permanente, possèdent même des cliniques entières où les patients trouvent tout sur place: généralistes et spécialistes, laboratoires d’analyse et de radiographie, chirurgie ambula toire et phannarie.Tout le personnel médical et paramédical y est payé au mois, et non à l’acte.«Les HMO ont rendu les médecins et les hôpitaux plus conscients des coûts», affirme le D’Jean Emond, chef des transplantations hépatiques à l'hôpital Columbia-Presbyte-rian de New York.Mais en plus de contrôler les coûts, les HMO devaient améliorer les soins, promouvoir la médecine préventive et libérer les forces du marché.Or les choses ont tourné autrement Histoires d’horreur Il y a quelques mois, lors d’un débat sur le Patients Bill of Rights à la Chambre des représentants, à Washington, les deux membres du Congrès qui présentaient le projet de loi ont invité un garçon de sept ans qui, à l’âge de cinq mois, avait été amputé des deux mains et des deux jambes à la suite d'une gangrène.La mutilation aurait pu être évitée si la HMO à laquelle cotisaient ses parents avait accepté de faire soigner l'enfant à l’hôpital le plus proche.Devant son refus, les parents ont dû faire pas moins de 100 kilomètres pour conduire leur bébé à l’hôpital sous contrat avec leur HMO.Un fimeste délai qui a fait toute la différence.Des histoires d'horreur comme celle-là, il y en a tout plein aujourd’hui aux Etats-Unis.Dans les librairies, on peut trouver quantité de titres du genre Ne vous laissez pas tuer par votre HMO ou, plus tragique encore, La Mort par HMO.Pas de doute: les HMO ont mauvaise presse.On s’en plaint, on s'en retire et selon un sondage récent Washington Posf-ABC, 52 % des Américains ont une mauvaise opinion des Sociétés de soins administrés.Entre autres, plusieurs médecins se sont révoltés contre certaines HMO quand ces dernières ont essayé de leur imposer ce qu’on a appelé la gag rule, qui interdisait aux praticiens d'informer leurs patients de l’existence d'un traitement plus onéreux que celui suggéré par la société.«C’est vrai qu'on assiste actuellement à un backlash, dit Victor Rodwin, professeur à la Wagner School of Public Service de l’Université de New York.Pourtant, les HMO ont des mérites.Elles ont développé des techniques de gestion, d’information et de sélection des médecins.Elles ont mis en place des modèles intéressants pour intégrer de façon optimale les soins de première ligne, les soins spécialisés et hospitaliers.Surtout, elles ont développé des façons de gérer le risque financier en le transférant en partie aux fournisseurs de services, comme les médecins et les hôpitaux.» Des coûts sous contrôle Mais le plus grand mérite des HMO a sans doute été de fi einer l’explosion des coûts de la santé.Dans un pays où 14 % du PNB est dépensé à ce chapitre, ce n’est pas négligeable.Entre 1987 et 1992, les dépenses en santé grimpaient en moyenne de 11,5 % par an.Entre 1993 et 1996, cette augmentation est tombée à 3,7 %.Selon les spécialistes, l’an dernier, les HMO américaines ont fait économiser entre 150 et 250 milliards de dollars, sur une facture totale de mille milliards.Le fr einage des dépenses ne s'est fait sentir qu'à partir du début des années 90, quand les HMO sont devenues massivement des entreprises à but lucratif.Aujourd’hui, 70 % d’entre elles sont cotées en Bourse et 80 % des compagnies d’assurances traditionnelles ont développé leur propres branches HMO.Un secteur qui paraissait très prometteur pour les investisseurs.Mais la frénésie n'a pas duré parce que la rentabilité n’a pas suivi.Au point où l’on se demande aujourd'hui si ces entreprises sont en mesure de rationaliser davantage sans couper dans la qualité de soins ni augmenter substantiellement les cotisations.En 1997, par exemple, la majorité des HMO aux États-Unis ont été déficitaires, avec des pertes accumulées de 800 millions de dollars.«A court terme, on peut gagner de l’argent, déclarait récemment au New York Times Howard Berliner, chef de la gestion des services de santé à la New School for Social Research de New York, mais à long terme, ce n 'est pas possible.» Le D'Arnold Relman, ancien rédacteur en chef du prestigieux New England Journal of Medicine, va encore plus loin.«Si j’étais analyste financier à Wall Street, a-t-il déclaré récemment, je recommanderais de se tenir à /’écart des actions de toutes ces sociétés.» Les HMO américaines se trouvent donc aujourd'hui à la croisée des chemins.Elles doivent à tout prix réviser leur fonctionnement, quitte à revoir même certains de leurs principes.A lire demain Quelles sont les solutions au problème québécois?JOURNEE DE L'INFIRMIERE AUXILIAIRE DU QUÉBEC Depuis 50 ans, votre santé nous tient à coeur Les 16 400 infirmières et infirmiers auxiliaires, qui contribuent à l'humanisation des soins, sont des ressources essentielles dans le secteur de la santé.Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec 531, rue Sherbrooke Est, Montréal (Québec) H2L 1 K2 Téléphone : (514) 282-9511 Sans frais : 1 800 283-9511 Télécopieur : (514) 282-0631 Pour nous joindre : oiiaq@oiiaq.org Visitez notre site : www.oiiaq.org V*.•0.010 ?0100 •0 600 0.000 •0.500 0.000 ¦0.150 -0.080 ?0.050 0.000 ?0,050 *0,090 0.000 ?1.450 ?0,450 -0.350 -0.250 ?0.550 -OiSO ?0.350 0.000 •0.050 -0.050 -0.030 ?0.200 ?0.160 ?0.850 ?1.150 ?0.080 ?0.400 ?0.050 -0.600 -0.350 ¦0,100 ?0.300 ?2,000 -0030 0000 ?0,200 -0 850 -0,250 0.000 0.000 *0,020 -0,300 ?0,400 -0,500 +0,250 -0,200 ?0,200 +0,100 ?1.500 0,000 ?0.010 -0.020 -0,080 0,000 -0,010 -0,250 -0,150 -0.090 -0.750 -0,100 ?1,400 -0,250 -0.050 -0.020 0.000 ?0.800 -0,020 ?0,100 -0,080 ?0,300 *0.040 0,000 -0.050 0,000 ?0,030 *0.100 -0.500 -0600 0.000 +0.180 0.000 ?0.030 0,000 ?0.050 -0.250 +0.600 *0,050 +0,070 +1,500 0.000 +0.250 -0.950 ?0,250 -0.200 0,000 -0,050 0,000 +0,500 0,000 ?1,500 ?1,800 0.000 0,000 -0,020 ?0.010 -0.250 ?0.500 ?0,010 -0,400 0,000 ?0.100 -0.300 0.000 -0,200 0.000 0.000 -0,500 -0,300 -0,450 -0,500 -0,200 -0.050 -0,150 -0,130 ?0.400 +0,450 +0.100 -0,030 -0.030 ?0,800 -1.300 ?0,060 ?0.020 ?0.090 ?0.130 +0.600 ?0.050 0.000 ?0,320 -0,450 -0,040 -0,150 -0,250 ?0,100 -0,060 -2,150 ?0,020 ?0,350 0,000 -0,005 -0.040 0,000 -0.200 -0,040 ?0,080 0,000 ¦0,010 ?0.200 -1,150 -0,550 -0.150 +0,110 0.000 0.000 +0,070 +0.650 +0,010 0,000 -0.250 0.000 +0.020 -0.150 -0.750 -0.100 +0.070 -0.020 +0.150 -0.450 -0.900 +0.050 +1,750 -0.250 -0.350 ?0,050 0.000 +0.080 -0.150 0.000 +0.600 0.000 ?0.300 ?1.000 ?0.700 0.000 ?0.050 0.000 +0,200 ?0,400 -0,300 ?0,050 *0,500 ?0,100 ?0,010 -0,020 ¦0,190 ?0,005 ?0,200 ?0050 0 000 ?0,010 •0030 ?0,070 -0,200 -0,200 +0.250 ?0.070 0.000 0.000 ?0.200 -0.950 ?1.000 -0.010 ?0.200 +0.250 -0,250 0.000 ?0.850 ?0.030 -0,550 ?0.250 •0,100 -0.300 -0.200 •0,400 +0,100 0,000 ?0,750 -0,050 -0,150 -0350 -0,600 +0.400 ?0,650 LE DEVOIR LE VE N I) R E D I M A I 2 O O O LE MARCHE BOURSIER ntm Mm Uni ta hm.ta.n*N VMM tart ta hm.ta.ta* Mm M ta hm ta.CûnTire 164 49.500 49.500 49 500 -1500 Genicom o 4400 0,640 0,610 0.610 -0.030 Mite! Corp 476664 39 350 38500 38900 -0.200 dire AI 218235 20.750 20.050 20100 -0600 Gendis 100 4.250 4.250 4.250 0,000 Mobile Cio 8700 0450 0.450 0,450 0.000 CUtS Af 21'335 38100 3/.5ÜU 37 900 -0.350 GenMnrto 6200 0,3/0 0.350 0.370 ?0.020 Mobile C 65990 2 900 2.650 2.880 +0130 CUtiiB 1190 38 500 3/750 37.750 -0450 GMC 256 131.250 131,250 131,250 •1750 Motta; 5465 27000 26.000 27.000 «0250 CUtu ser r 6100 21.000 20 400 21.000 ?0 500 Genesis E 306975 9,500 8.800 9.450 ?0.650 MoisonAf 221764 25150 24,000 25.000 ?1 750 CdnWsBk 17468 19250 18 550 19 000 ?0 350 Genetrono 6400 6.900 6,250 6.350 •0,550 MofsonB 3411 24,150 24,150 24.150 0.000 CdnWonc 1000 4.800 4800 4 800 -0.100 Germum 76200 16.950 16,650 16.750 -0200 Monarch 0 137 11250 11.250 11,250 0.000 CdnZo 57975 0,450 0440 0.440 0 000 GenScio 34350 1.300 1,110 1.120 -0,180 Moneyswo 1500 0,370 0,360 0.370 0 000 CanamAf 1150 3.550 8 450 8 550 ?0100 Gentra Inc 8522 14.500 14.250 14,250 -0,100 Momrscob 700 15.000 14.900 14.950 +0050 Canarco 21500 0,350 0.320 0.330 ?0.020 Gentra G 500 13,500 13.500 13.500 -1,400 Moore 926880 4.600 4.250 4.480 ?0,240 CanCapp 4300 24 300 24.100 24300 ?0 250 Gentry o 8000 0,750 0,710 0,710 -0,040 Mortice K 14944 7,000 6.850 7.000 0000 Cancoro 28000 0.550 0,550 0,550 0.000 Geomaqu u bbOUO 0255 0.240 0.250 ?0,015 Mosaic Gr 307811 17,200 16.900 17,050 ?0050 Cantor 264557 17.700 17.050 17,100 -0,600 Getty Co 1000 0,110 0,110 0.110 -0.010 Mosaxltec 5900 17,500 15.550 16.950 -1,000 Cangens 13835 8 500 7,750 8.500 ?0 750 Gildar A o 24461 50.950 48.500 50.750 ?0,250 Mosso 329810 1,950 1.650 1.800 -0250 Canlanlce 2000 0250 0,250 0,250 0.000 Gimbel o 12100 0,550 0.540 0.540 -0,010 Motion IA 24600 5,450 5.400 5.450 ?0 050 Carminée 60133 0,740 0.650 0,740 0.000 Gitennes o 8500 0,210 0,185 0.185 ?0,005 Mount Rea 7500 2.400 2.300 2.400 -0,050 Canjtilp 200 25 250 25250 25250 0.000 Glamis 218610 3,090 2.850 2.900 -0,050 Mtn Prov o 86600 0.860 0.800 0,860 Canwstnv 1750 16 500 16,300 16.500 +0 400 Glentel 2910 4,150 4.100 4100 -0,150 500 1,300 1.300 1.300 ?0,100 CanwestGf 77760 16,650 16,000 16,350 ?0.350 Gtobl eiect 21000 1250 1,150 1.150 3.000 Mjilen Tr 102100 21,000 21.000 21.000 ?1.000 Cara Af 3251 3.800 3,520 3680 -0,020 Global Pac 6100 0,520 0,510 0.520 ?0,010 Multiacbv o 72855 3,830 3.400 3.400 -0.200 Carma A 2035 4.95C 4950 4 950 0,000 Global T p 3500 13 500 13.300 13.500 -0250 MytecT 85325 8150 7.550 7.550 -0,500 Carmanah 93700 0,090 0,070 0.070 ?0005 Global thr 165656 24.750 23,000 23.500 +0,500 MBS tech 340 5.000 5.000 5.000 0.000 Cars4u 16496 1.180 0 990 1,060 -0 040 Gfyko bio o 13100 7,150 6 800 6.800 -0200 MCE Dw 41416 0,130 0,100 0.105 -0,015 Cascades : 33450 8.100 7.950 8.000 •0,100 GResrvAo 15000 1,000 0.950 1.000 0,000 MCE En w 26500 0450 0.410 0.450 0000 Cassia- o 5200 0.700 0.700 0.700 -0.030 Goldcorp A1283869 9 850 9,400 9.700 ?0200 45542 7650 7.150 7,400 ?0200 Cathedrto 5000 0,320 0.300 0.320 ?0.020 Goldcorp B 2200 10500 9 500 10.500 ?1,500 Mps aüeiix 200 18,150 18.150 18.150 ?0.150 Causeway c 11500 0.830 0,790 0,790 -0,030 Gldn Rul o 1U0UU 0,140 0,130 0.130 -0,040 MQLomia 2300 6350 6.250 6250 -0.050 CaussaCo 53500 0200 0,175 0.175 -0,015 G Star 11700 1,500 1320 1.490 ?0.230 MSPowr 135469 14,000 13.500 13.800 ?0.300 Cavell En 500 0.240 0240 0,240 -0,020 Gidfarb A f 1000 6 000 5.500 6 000 ?0,750 NSRReso 1000 0,110 0.110 0.110 0.000 Cedarasft 5700 9,400 9.100 9.400 -0,050 Goidsfako 15/550 0690 0,470 0.640 -0.060 MTS Corn 8700 1200 1,110 1.110 -0090 Celestica 436571 72.000 68.300 69.590 -1.250 Goran Cap 190 2,500 2 500 2.500 ?0,160 200 1.650 1.650 1.650 Cell Loc o 100675 32250 31.350 31,750 ?0.250 GL Power 900 18 050 18.050 18.050 0.000 5700 6.000 5.500 5.500 -0450 CenAlta En 16983 5.500 5.400 5,400 -0,100 Gt WUfe p 2200 19.500 19.000 19000 -0250 Mapier o 100185 2.250 1900 2.030 -0220 CFundAf 600 5.150 5,150 5.150 ?0,150 GtWüfeco 2/592 23200 22.500 23 000 -0250 Mai Bk Can 677417 20.850 20.550 20.750 -0.150 CentrlunO 23335 8.400 8,300 8.350 0,000 Gw irfeco b 100 26 650 26650 26.650 0,000 MatBkll 200 25.850 25 850 25,850 -0.300 Centurion o 56C3C 0,540 0.500 0.510 ?0,010 Gw lileco c 1400 28 000 27 550 27.550 -0,150 Mat Bk 12 750 25.500 25,500 25.500 0 000 CertcmCJ 108900 86 000 82.000 83.750 -0.250 Gw lileco 1 700 24,750 24,650 24.650 -0.150 Mat Chaîna 42065 1,100 1.040 UOO ?0.060 Chaîna ta 7100 0.590 0.560 0,590 +0.040 Gw liteco d 29/5 22.100 22,050 22100 0.000 Nelson GW o 14000 0,120 0,110 0.110 -0,010 CaneIR 12000 0.345 3,250 0.330 -0.020 Gtr ténor o 8250 0,250 0.220 0220 0,000 Nelvana f 600 28.500 28.400 28.500 ?0.100 Chapter 1 263855 13.500 13.200 13.500 +0.400 GreyWotl 53100 1850 1,750 1.750 -0.100 NetDnv o 8000 0.700 0,650 0.700 0.000 ChaptrOo 16575 5.250 4,700 4.700 -0.400 Greystar o 126479 0.900 0.800 0 850 -0.020 55615 9150 8,850 9.000 0,000 Chief Int 1 10800 30 850 29.000 30.350 ?1.800 Greyvest 1000 0.350 0,350 0 350 0,000 Nevada 0 o 51500 0,540 0.490 0.500 -0.050 CHUM 159 50.000 50.000 50,000 0,000 Group Ws o 1500 0,510 0.510 0.510 -0,080 Mevsuno 29000 0,430 0.420 0.420 ?0,035 CHUM B f 4895 44.800 44.000 44.800 ?1,800 Guard CA f 15300 /,25ü 7,150 7.150 -0.100 Newalta 8244 3,450 3.250 3.450 ?0.200 Churchill 37050 1.800 1.650 1.700 -0.040 Gulf Can 2209184 /,550 6,800 7.050 +0,150 Mewbndg 166686 60,250 55.150 60,250 *6,350 Cinram 127743 8.100 7,800 7.800 -0,200 Gulf C Ip 703184 3,340 3.150 3,190 -0,030 MfICapAf 6000 9.900 9.400 9,900 ?0,650 Cintecho 600 4.750 4,750 4.750 ?0.550 Gulfstrm 102/21 1800 1,/60 1,800 ?0.040 Mewgro A 8948 13,450 13.250 13,450 ?0.200 Circa o 73450 1.100 0,930 1.000 -0.080 Guyanor b c 21707 0,700 Ü,/00 0 700 0,000 Newkidco 5550 3 200 2.900 2,900 +0.100 Circuit W 6075 1.900 1,850 1.900 ?0.100 Hip intrac 37300 2,450 2,250 2,250 -0.100 Newport 160650 4.900 4.800 4,850 -0.100 Clairvest 10000 4000 4,000 4 000 ?0.100 Haemcur o 22530 3,200 2,900 3.200 ?0,100 Newquest A 85440 0,220 0.200 0,200 -0,015 Clanca 143214 29.100 28,300 28.300 •0,100 Haley 2800 2,250 2,100 2.100 ?0,040 235969 8900 8.450 8,750 ?0.150 Clahca p 1200 25.650 25.650 25.650 +0.100 Hamond A f 500 1,300 1300 1.300 ?0,050 2900 6.850 6.800 6.850 ?0.050 Clarke l 10600 8250 8.100 8.250 -0,050 Harrows A 1U40UÜ 5,000 4,900 4 900 0,000 Mbl china 8500 2,550 2,250 2,300 -0.100 CauOe R 158100 0,820 0,700 0.790 ?0,040 Hartco 5500 3,600 3.500 3.600 ?0,050 Noranda 1 581133 14,900 14.450 14.500 -0.400 Clearly C 200 2,090 2.090 2.090 ?0.290 Hawker 900 0.950 0,961) U%
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.