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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2000-05-12, Collections de BAnQ.

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LE D E V 0 I K .LE VE N D I! EDI 12 M Al 2 0 0 0 LE DEVOIR ECONOMIE Prévisions de la Banque du Canada L’économie canadienne continuera à tourner à plein régime JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — La Banque du Canada a révisé ses prévisions à la hausse, hier.L’économie canadienne continuera de fonctionner à plein régime cette année avec une croissance de 4 à 4,5 % du PIB.Selon la banque, la croissance au Canada dépasse actuellement toutes les attentes.Elle est alimentée par une économie mondiale plus solide que prévu et, bien entendu, par les bons résultats de nos voisins du Sud.A la fin de l’année dernière, la banque prévoyait une croissance de près de 3,75 %.«La tenue .CSSCi.de i’éconumie de_ puis la publication de notre dernier rapport au mois de novembre a dépassé les attentes», a déclaré le gouverneur Gordon Thies-sen, en rendant public son rapport du printemps sur la politique monétaire.Les chiffres de la banque rejoignent ceux des économistes que l’on jugeait optimistes il y a un mois.L’année dernière, l’économie canadienne a crû de 4,2 %.Par contre, l’inflation pourrait augmenter, mais dans les limites fixées par la banque.«Un essor aussi vigoureux va probablement donner lieu à me intensification des pressions sur la capacité de l’économie cette année.Nous pensons que l’inflation [.] va monter graduellement pour passer de 1,5 % à 2 %», a affirmé M.Thiessen.La fourchette établie par la banque va de 1 % à 3 %.Dans ces limites, l’inflation est jugée acceptable.Tout en jouant de prudence entretemps, M.Thiessen prévient qu’il devra sans doute hausser les taux d’intérêt l’année prochaine pour limiter la croissance qui, si elle continue à ce rythme, pourrait faire éclater l’inflation.Dans les documents distribués hier, la banque admet quelle est surprise par la bonne tenue de la situation actuelle.En fait, selon les chiffres les plus récents, l’économie canadienne semblerait «tourner à un régime supérieur à celui qui correspond à sa capacité de production estimée», écrit-on.De plus, on s’est rendu compte que la banque avait «sous-estimé la capacité de l'économie de produire des biens et services sans que s’intensifient les pressions inflationnistes».M.Thiessen a expliqué que ces écarts poussent la banque à être plus prudente que jamais dans son approche.«Il faut être vigilant.Si vous laissez les pressions inflationnistes recommencer, cela peut causer des problèmes.Cela va arrêter la croissance de l’économie», a-t-il dit.Appelé à faire des commentaires sur le dollar canadien, M.Thiessen a affirmé, une fois de plus, qu’il croit que la devise rattrapera le dollar américain à long terme.Mais, à court terme, son optimisme a quand même eu un effet immédiat sur le dollar canadien, qui a clôturé en hausse de 0,22 C US pour s’établir à 67,20 CUS.«Un cheval gagnant», selon Claude Blanchet La SGF pourrait réinvestir dans Domtar HELENE BARIL LE DEVOIR Plutôt que de vendre sa participation dans Domtar, comme tout le monde s’y attend, la Société générale de financement pourrait au contraire réinvestir dans la compagnie pour appuyer son expansion.C’est ce qu’a laissé entendre le président de la SGF, Claude Blanchet, qui rencontrait la presse pour présenter le^ résultats financiers de la société d’EtaL «Pour moi, c’est un cheval gagnant», a résumé M.Blanchet au sujet de Domtar, dont la SGF est actionnaire depuis plus de 20 ans.Ce placement est maintenant le plus ancien de son portefeuille, mais la SGF estime tout de même qu’il n’est pas arrivé à maturité.«Le management est neuf et a fait un travail énorme de rationalisation et de réductions des coûts, mais ce n’est pas terminé», a précisé Claude Blanchet.Selon lui, le travail de Raymond Royer et de son équipe ne se reflète pas encore dans la valeur boursière de la compagnie.Il y reste encore «un an ou un an et demi» de travail à faire et ce n’est donc pas le temps de vendre, estime-t-il.Dans son bilan, la SGF accorde à son placement dans Domtar une valeur comp- table de 343 millions et une valeur au marché de 621 millions.L’action de Domtar se transige actuellement autour de 17 $.Le président de la SGF croit que Domtar deviendra de plus en plus rentable.«M.Royer vise un rendement de 15 %», dit-il.En outre, l’entreprise est en bonne position pour faire des acquisitions.«Domtar est plutôt un prédateur qu'une proie», soutient M.Blanchet, qui précise que la compagnie est sollicitée pour améliorer la productivité d’autres usines.C’est dans ce contexte, selon M.Blanchet, que la SGF pourrait être invitée à réinvestir dans la compagnie.Profit en hausse Par ailleurs, à sa première année complète d’activités, la super SGF a réalisé un profit de 115,8 millions de dollars, en hausse de 47 % sur l’exercice précédent.Cette performance est toutefois attribuable à la vente de quatre placements de la «vieille» SGF, soit Cu-linar, Tembec, Donohue-Matane et le Centre d’insémination artificielle du Québec.Par exemple, la vente de sa part de Culinar a rapporté un profit net de 67,7 millions à la SGF.En 1999, le rendement de la SGF a été de 8,4 %, ce qui n’est pas beaucoup plus que le coût des capitaux.Mais sur cinq ans, le rendement atteint 15 %, objecte Claude Blanchet, et c’est ce qu’il faut considérer.La SGF a sensiblement accru le rythme de ses investissements, qui sont passés de 119 millions à 362 millions.Cette injection de fonds publics a généré des investissements totaux de 1,5 milliard.Ces investissements devraient se traduire par 5000 emplois de plus.Le président estime que la SGF a maintenant atteint son rythme de croisière et qu’elle pourrait même arriver plus vite que prévu à investir les deux milliards qui lui ont été consentis par son actionnaire le gouvernement québécois.La SGF a présentement 80 projets d’investissements dans son pipeline, a fait savoir M.Blanchet, dont 58 ont fait l’objet de protocoles d’entente.Parmi ces projets, le plus important est un investissement de trois milliards du fabricant taïwanais de semi-conducteurs, Mosel Vitelic.«C’est un dossier très actif pour lequel on attend une décision avant la fin de l’année», a indiqué M.Blanchet.La SGF mise aussi beaucoup sur son association avec la famille Reichmann de Toronto, qui veut ARCHIVES LE DEVOIR Claude Blanchet construire un gigantesque parc d’attraction à contenu technologique au centre-ville de Montréal.Le Technodôme est particulièrement intéressant pour le nombre d’emplois permanents qu'il générera, a dit M.Blanchet.Nasdaq : un pas en avant pour le Québec, selon le président de la Financière Banque Nationale EN BREF La BCE laisse ses taux inchangés (AP) — La Banque centrale européenne (BCE) a décidé hier de laisser ses taux d'intérêt directeurs inchangés, alors que s’élèvent des voix demandant une intervention de la BCE pour enrayer la chute de l’euro contre le dollar.le principal taux, celui de refinancement, relevé d’un quart de point deux semaines auparavant, est donc maintenu à 3,75 %.Le président de la banque européenne, Wim Dui-senberg, n’a pas exclu une intervention dans l'avenir.Toutefois, «la stabilité des prix dans la zone euro sera maintenue, et les citoyens de l’Europe peuvent avoir confiance, leurs économies et leurs retraites conserveront leur valeur sur le long terme», a-t-il affirmé.Danone avale Naya (Le Devoir) — Breuvages Naya passe ra bientôt aux mains de Danone, une grande société française qui s’installe de plus en plus au Québec.Naya ne s’est jamais remis de sa brève relation avec Coca-Cola, qui après avoir retiré une proposition d'achat lui a coupé ensuite l’entrée à son réseau de distribution aux Etats-Unis, c’est-à-dire au marché principal de cette petite entreprise de la région de Mirabel.Naya a dû se mettre sous la protection de la loi de la faillite.cause connaîtra son dénouement final la semaine prochaine.Danone en deviendra l’actionnaire principal.Cette société possède déjà les marques d’eau minérale Labrador, l^urentienne et Evian.HELENE BARIL LE DEVOIR Le président de la Financière Banque Nationale, Pierre Brunet, estime que l’arrivée de Nasdaq à Montréal est plus qu’un symbole parce qu’elle offre au Québec une place au sein d’un réseau international.«C’est un pas en avant», a dit M.Brunet hier, lors d’une rencontre de presse.Le président de la plus importante maison de courtage québécoise ne critique pas la façon dont le gouvernement québécois a procédé pour s’entendre avec Nasdaq.«Ça été fait de façon très entrepreneuriale», a-t-il commenté sans rire.Le gouvernement québécois a suspendu les pouvoirs de la Commission des valeurs mobilières du Québec afin de pouvoir conclure une entente avec Nasdaq.Un projet de loi a été déposé cette semaine pour que Nasdaq obtienne le statut de Bourse sans passer par la procédure normale.Le geste a soulevé un tollé dans les milieux financiers de Toronto.Une réaction normale, estime Pierre Brunet.«Le conflit de perception ne date pas d'hier», s'est-il contenté de dire.Le président de la Financière Banque Nationale estime que la création de réseaux internationaux comme ceux de Nasdaq est une réalité inévitable.«Je peux même prédire que Nasdaq et la Bourse de New York vont former une seule Bourse.» Selon lui, l’arrivée de Nasdaq ne changera rien sur le plan réglementaire, puisque les entreprises qui y seront inscrites devront respecter les règles de la CVMQ.Les entreprises québécoises et canadiennes ne peuvent que profiter de cette ouverture sur le marché américain des capitaux, estime M.Brunet.«Peu importe le secteur, le ratio cours-bénéfice est toujours 20 % plus haut, donc c’est intéressant pour les entreprises», a-t-il expliqué.M.Brunet qui a 34 ans d'expérience dans la vente de valeurs mobilières, ne s’inquiète pas trop de l’ave- nir de l’industrie.Le day trading et Internet ne sont pas pour tout le monde, estime-t-il.La plupart des gens sont trop occupés pour faire eux-mêmes leurs transactions, ils veulent un bon service et sont prêts à payer pour l’obtenir, selon lui.Ce p’est pas demain que le Canada et les Etats-Unis partageront la même devise, mais ça va arriver, estime par ailleurs Pierre Brunet.«La mondialisation, ce n’est pas nous qui allons l’arrêter.» Il ne faut toutefois pas rêver à la parité.Ce ne sera pas un dollar canadien pour un dollar américain, comme certains le croient, mais plutôt 0,70 $ pour 1 $ US.Onex se porte très bien depuis l’échec de son OPA pour Air Canada PRESSE CANADIENNE Toronto — Le conglomérat Onex n'a pas le moindrement souffert de l’échec de sa tentative de prise de contrôle de l’industrie canadienne du transport aérien, comme en témoignent ses résultats du premier trimestre, rendus publics hier à l’occasion de l’assemblée des actionnaires.Le bénéfice net d’Onex pour les trois premiers mois de l’exerdce a plus que doublé, s’établissant à 172 millions, par rapport aux 74,9 millions de la période correspondante de l’année dernière.D s’agit d’une progression de 130 %.Depuis l'abandon, en novembre dernier, de son projet d’acquisition et de fusion des deux principaux transporteurs aériens du pays, Air Canada et Canadien International, la direction d’Onex a consacré ses efforts à accroître la rentabilité de ses nombreuses entreprises oeuvrant dans des secteurs aussi variés que la technologie, la transformation alimentaire, les finances, l’industrie automobile ainsi que les services.Lors de l'assemblée d’hier, le chef de la direction, Gerry Schwartz, a dit aux actionnaires que «la mission d’Onex est de créer de la valeur ajoutée», en plus de s’assurer que cette valeur se reflète dans le cours des actions.Il a à peine été fait mention, au cours de cette assemblée, de l’offre publique d’achat d’Onex pour Air Canada.Cette OPA hostile avait dû être abandonnée après que la Cour supérieure du Québec l’eut jugée illégale en vertu de la loi fédérale.Une actionnaire a félicité M.Schwartz A«, il, fît CdnTbê lit fiNALElwEMÎ LÇ fV\i/vn*ÎR£ Uë6Aul,T A Viciïê T>t , L'A ! .Rendre à César Un cinéaste est mort, mais bien peu se souviennent qu’il fut un cinéaste.La notice parue dans le journal du 9 mai ne décline guère les qualités de l’homme, donc le statut qu’il occupa au début de sa carrière.D se nommait Vincent Paquette.Son titre de gloire: avoir été le premier réalisateur francophone engagé par l’Office national du film du Canada.Nous sommes en 1941.Les dirigeants de l’ONF ne voient pas le besoin de tourner des films en français.Cette brave populace peut bien se contenter de traductions! Mais le calcul s’avère une erreur.Les Québécois ne se reconnaissent pas dans les premiers films de l’ONE Dormons-leur leur pitance, engageons un des leurs.Paquette entre à l’ONF avec pour tout bagage une expérience à la radio.Il apprend sur le tas, comme 0 peut Son premier film, La Cité de Notre-Dame (1942), souligne le tricentenaire de Montréal.Les moyens dont bénéficie le réalisateur sont minuscules: de la pellicule 16 mm alors que les films de prestige, anglophones, sont tournés en 35 mm.Le destin de ce film est compliqué, mais, pour Paquette, c’est la version française qui compte, et elle parle de la fière image de Montréal.Son film traduit la spécificité d’approche d’un Canadien français ^ ° à un sujet qui l’interpelle.En 1943, Paquette prend en charge les pre- LETTRES -?- mières actualités francophones, la série Les Reportages, injustement méconnue.Il participe d’une manière ou d’une autre aux 117 films de la série.La fin de la guerre fragilise sa position, comme celle des autres francophones d’ailleurs.Il demeure au service de l’ONF jusqu'en 1948 avant de prendre en charge la production cinématographique chez CIL puis d’entrer au gouvernement fédéral.Il fut un pionnier, il a supervisé des cinéastes comme Maurice Blackburn, Jean Palardy ou Jean-Yves Bigras.Il a ouvert la voie à tous les cinéastes francophones qui œuvrent depuis 60 ans à l’ONF.Il mérite, à ce titre, une pensée de la part de tous les cinéphiles québécois.Pierre Véronneau Lachine, 9 mai 2000 Le triomphe des modérés Voilà plus de 25 ans que «l'influent» Bernard Landry «pompe» de la modération dans le Parti québécois.Pas étonnant que nous ayons assisté au triomphe des modérés lors du dernier congrès de ce parti.Les modérés, c’est-à-dire des délégués triés sur le volet gentils, tempérés, politiquement corrects et surtout très réceptifs au pouvoir de suggestion de leur chef, Lucien Bouchard, lui-même un grand modéré du genre à ne pas vouloir déplaire à trop de monde.Il est bien connu que le premier ministre n’a rien d’un pur et dur malgré des intonations d’homme fprt soulevées par une émotivité peu commune.Éminent stratège habile à s’entourer de gens qui pensent comme lui, Lucien Bouchard a réussi à obtenir sur le plancher du congrès ce qui ressemble à une véritable cote d’amour à son endroit, mais 91 % de votes provenant de modérés ne donnent pas nécessairement l’heure juste quant à la cote d’amour que cet homme pourrait recevoir de la part de la population en général.Un congrès, c’est d’abord une affaire de famille mais il y a plus.M.Bouchard est peut-être debout sur un bloc de glace glissante même s’il paraît avoir été placé sur un solide socle de ciment au 14'' congrès du PQ.Seul l’avenir nous dira si le premier ministre peut avoir sur la population en général autant d’emprise qu’il en a eu sur les membres modérés de son parti.Guy Milot Montréal, mai 2000 I love you Internautes, réjouissez-vous que le virus nous ait atteints un 4 mai.Imaginez un 14 février! La planète entière aurait été paralysée-Tristan Latreille Montréal, 7 mai 2000 LIBRE OPINION -?- urant la mascarade qui tint lieu de campagne électorale pour la présidence de la Russie, Vladimir Poutine, à une question posée afin de savoir s’il y aurait des changements radicaux adve-nant sa victoire, avait rétorqué: «]e ne vous le dirai pas.» Peu après cette réponse illustrant à l’envi l’avarice démocratique de cet ex-espion du KGB, celui-ci signa un texte où il se promettait de lier la sauce «entre les valeurs universelles et les valeurs spécifiquement russes» ainsi «qu ’entre le patriotisme fondé sur un État fini et le libéralisme».Si on abandonne la partie langue de coton, les valeurs universelles et spécifiquement russes, il nous reste cette histoire de patriotisme, d’État costaud et de laisser-aller économique.A cet égard, on ne pourra pas reprocher à Poutine de s’être traîné les pieds! Au lendemain de son intronisation, le 7 mai, il a clairement laissé entendre que la Tchétchénie demeurerait sous la protection (sic) de l’administration présidentielle pendant encore deux ans.Cette semaine, les indépendantistes tchétchènes ont répondu par la bouche de leurs fusils en tuant 18 soldats russes.Une manière, sanglante il est vrai, de rappeler aux Russes ce que le président tchétchène Aslan Maskhadov ne cesse de marteler depuis des semaines: les uns et les autres doivent amorcer des né- ______ gociations immédiates et sans conditions.Partisan Serge Truffaut d’un nationalisme fort, voire d’un impérialisme mus- •> -o- ?clé.Poutine semble avoir fait son choix: écraser la ré- bellion tchétchène au risque d’un long et coûteux enlisement plutôt que la négociation.Voilà qu'après avoir fait écho à la volonté clairement exprimée de bâtir un État national fort, Poutine vient d'illustrer comment il entend faire de la Russie un État conjuguant l’économie avec le libéralisme.Mais certainement pas au sens où on l’entend dans le monde anglo-américain.A ce propos, la nomination, avant-hier, de Mikhail Kassianov au poste de premier ministre, poste dont il assurait l’intérim depuis janvier, n'augure rien de bon pour tout ce qui a trait à la démocratie économique.En effet, le parcours effectué jusqu’à présent par le nouveau chef de gouvernement indique qu’il est un des hommes liges de ce groupe qu’on appelle les oligarques.Ce sont ces gens qui, depuis des années maintenant, spolient le peuple russe en gonflant leurs coffres à coups d’extorsion, de détournement de fonds et de magouilles en tout genre.Les plus connus ,d’entre les oligarques sont Roman Abramovitch et Boris Berezovski.À eux deux, ils monopolisent 70 % du marché de l’aluminium de la Russie.Toujours est-il qu’avant d’être premier ministre, Kassianov fut ministre des Finances après avoir été haut fonctionnaire de ce ministère.À ce titre, il a été acteur direct ou indirect de l’assèchement du trésor russe au profit des oligarques.En fait, tout le passé de cet homme indique que les réformes urgentes et nécessaires pour mettre un terme à la dilapidation des biens publics risquent de ne jamais avoir lieu.Kassianov premier ministre, les malfrats peuvent dormir tranquilles.struffautCaledevoir.ca Le partenariat Canada-Afrique : privilégier une nouvelle approche YAOVI BOUKA Président du Club des entrepreneurs et professionnels africains au Canada/Québec (CEPAQ) SJ il y a une région du monde qui retient l’attention des acteurs économiques et politiques canadiens en cette année 2000, c’est sans aucun doute l’Afrique.Il est vrai que le passage à l’an 2000 a été marqué par un coup d’État militaire dans l’un de ses pays les plus stables, la Côte-d’Ivoire.À cet égard, il faut reconnaître que le pays de feu Hou-phouet Boigny appartenait jusqu’alors à la stricte minorité de ceux n’ayant jamais vécu une telle intervention des hommes en kaki dans leur vie politique.Dans cette optique, l’alternance politique pacifique que vient de vivre le Sénégal à la suite des dernières élections présidentielles constitue un événement historique d'envergure qui mérite d’ètre salué à bien des égards.Au Canada, de toutes les initiatives prises cette année dans le but de promouvoir et renforcer les liens économiques et politiques entre l’Afrique et le Canada, la plus audacieuse est celle annoncée par Maria Minna, ministre du Développement international, le 4 novembre 1999.Baptisée «Afrique en direct», cette initiative dont la mise en œuvre est prévue ce moisci vise, selon le communiqué émis à cet effet, à «resserrer les liens économiques et politiques [du Canada] avec les pays émergents de l’Afrique subsaharienne».Dans cette offensive, le Canada et ses provinces, après avoir développé au cours des dernières années, tant à travers la Francophonie que le Commonwealth, des relations privilégiées avec les pays francophones et anglophones de l'Afrique, ont, sur cette lancée, inclus le Mozambique, pays lusophone, parmi les pays sélectionnés.Cette approche qui ouvre de nouvelles perspectives en affaires, au delà de la dimension linguistique, constitue un facteur qui va dans la bonne direction.En ce qui a trait aux critères politiques et économiques envisagés, on peut se demander pourquoi des pays en vue, tels que le Mali, le Zimbabwe ou le Botswana, n’ont pas été retenus.Par ailleurs, certains s'interrogent sur la raison pour laquelle la Conférence de Montréal prévue au mois de mai prochain a changé d’intitulé.En effet, le titre initial était «L’Afrique en direct» mais s’est maintenant transformé en «L’Afrique et le Moyen-Orient».Les composantes de la cible ont-elles été modifiées?Il faudra attendre de vivre les faits pour être fixé.Une plus grande consultation et une implication accrue des Africains du Canada y est vivement souhaitée.Au delà de la dimension géographique de ce projet, ce qui préoccupe le plus tant les diplomates africains au Canada que les professionnels et gens d’affaires afro-canadiens, c’est le fait que ces derniers ne se sentent pas suffisamment consultés et impliqués dans la mise en œuvre de ce projet.En effet, l’Agence canadienne de développement international, organisme responsable de ce projet, a choisi, comme agent d’exécution du projet, l'Alliance des manufacturiers et exportateurs du Canada (AMEC).Il s’agit là de son privilège.Mais encore.Comme on le sait, il existe au Canada des organisations afro-canadiennes à caractère économique qui travaillent depuis des décennies, souvent avec les moyens du bord, à la promotion des relations d’affaires et de partenariat entre le Canada et l’Afrique.Quelques défis à relever Le premier d’entre eux est d’ordre culturel.En effet, alors que les Canadiens sont des Nord-Améri-cains, donc des personnes très pressées de régler leurs affaires, les Africains en général aiment pour leur part prendre le temps de réfléchir et de négocier avant d’arriver à un accord.Il faudra donc aux gens d’affaires canadiens de la patience, du tact et de la persévérance pour réussir durablement dans leurs affaires en Afrique.Le second défi tient au niveau inégal d’intégration et des infrastructures économiques.En effet, alors qu'au Canada toutes les infrastructures sont déjà en place, en Afrique, elles sont au stade des balbutiements, à celui de bâtir.Et si ces nouvelles infrastructures constituent dans les faits des occasions d’affaires pour la partie canadienne, il s’agit dans un premier temps, pour la partie africaine, d’un fardeau de coûts qu’il faudra financer.À cet égard, lorsque les pays concernés disposent d'énormes gisements de pétrole, le Nigeria ou la Côte-d’Ivoire par exemple, la situation est relativement facile.Ce qui n’est malheureusement pas le cas de tous les pays africains.Pour relever ce défi et permettre à tous ces pays de disposer durablement de recettes d’exportation et fiscales suffisantes qui soient à même de faire à la fois vivre leurs populations et d'assumer les coûts des nouvelles infrastructures, il faudrait d'une part favoriser l’entrée, tant au Canada que dans les autres pays industrialisés, de leurs produits d’exportation et d’autre part établir des PME, conjointes ou non, créatrices de valeur ajoutée.Tout ceci est possible, même dans le cadre de la nouvelle structure économique.Pour ce faire, il faudrait mettre en place un réseau de nouvelles institutions financières, de type capital de risque, à propriété et vocation multiples et variables.Dans cette optique, les mécanismes financiers actuels entre le Canada et l’Afrique, prévus par l’ACDI à travers son programme de coopération industrielle, et ceux de la Société pour l’expan- : sion des exportations (SEE) ne semblent plus adaptés à la situation nouvelle.Il en est de même pour ceux de la Banque africaine de développement et la Société financière internationale dans son programme spécial de soutient à l’investissement en Afrique, connu sous le sigle APDE Il faudrait en effet un nouveau type d’institution financière multilatérale à gestion privée, destinée à promouvoir, à soutenir et à développer le commerce et l’investissement privé en Afrique.C’est le genre d’institution que préconise le Club des entrepreneurs et professionnels africains au Canada/Québec (CEPAQ), baptisée à juste titre Fonds de soutien et de développement du commerce et de l’investissement privé en Afrique.Ce fonds devra être constitué à partir de contributions publiques et privées des pays membres du G8, de ceux de l’OPEP, de l’épargne privée africaine placée dans les banques occidentales et de celle de la diaspora africaine résidant à l’étranger.Sur le plan politique, le défi majeur à relever réside d’une part dans le rôle accompagnateur que le Canada pourrait jouer dans la mise en place et le renforcement d'un système et des structures de gouvernements démocratiques en Afrique et, d’autre part, dans celui de, la résolution des conflits et du maintien de la paix.A cet égard, une complicité positive entre le Canada, l’Union européenne et l'ONU ne pourra que faciliter la tâche. LE DEVOIR.LE VENDREDI 12 MAI 2 O O O A 9 IDEES Les positions de Stockwell Day et de Joe Clark sur la Constitution Le jour et la nuit JEAN ALLAIRE Fondateur de l’Action démocratique du Québec ANDRÉ TREMBLAY Ancien conseiller constitutionnel de Robert Bourassa «Le jour sort de la nuit comme une victoire.» - Victor Hugo tockwell Day recevait la semaine dernière l’appui de trois personnalités politiques québécoises (Denis Hardy, Gérard Latulippe et Michel Rivard) et de nous-mêmes.Dans une lettre cosignée, nous avons tous souligné que les propositions constitutionnelles de Stockwell Day correspondaient très largement aux positions fondamentales du Québec.L’initiative des signataires ne cherchait nullement à créer quelque embarras au Paru conservateur et à l’honnête homme qui le dirige.Toutefois, des critiques en provenance notamment de la direction de ce parti ont reproché aux cinq signataires d’avoir donné un coup de poignard dans le dos de M.Clark et de ne pas avoir compris que le programme du Parti conservateur était similaire à celui de M.Day.La prétendue similarité de programmes mérite le seul commentaire qui suit.Notre commentaire tiendra principalement compte du programme officiel du Parti conservateur («Bâtir un Canada pour le citoyen») qui diverge radicalement des orientations de Stockwell Day.(Le rapport de la Commission politique nationale du Parti conservateur d’avril 2000 n’ajoute rien de significatif.) Pour le Parti conservateur, la priorité ne réside pas dans les changements constitutionnels, parce qu’il faut éviter les querelles (comme le dit Jean Chrétien).On fera des clarifications et on fera de la cogestion de la fédération canadien- ne, même si cela veut dire intervenir dans des champs provinciaux par l’établissement d'objectifs communs «dans des domaines de compétence partagée, voire de compétence exclusive» des provinces.Ses priorités résident dans «le rééquilibrage et la réactualisation de la fédération canadienne».Comment?D’abord en confinant les provinces aux questions d’intérêt purement local, comme l'exploitation forestière, les mines, le secteur récréatif, le logement les affaires municipales et la formation, et en modifiant la Constitution afin que les pouvoirs en matière de mariage, de divorce et de faillites personnelles soient attribués aux provinces (que de générosité!).Ensuite, en élargissant la capacité dintervenir du fédéral afin que celukn puisse adopter «des mesures destinées à mettre en œuvre de nouveaux mécanismes de codécision et de cogestion visant des dossiers d’intérêt commun, à commencer par les soins de santé, l'éducation et le soutien du revenu».Dire non Il faut dire non et non à ce mécanisme de cogestion qui, sous une nouvelle appellation, perpétue la présence fédérale dans les sphères de responsabilité provinciale.M.Day veut au contraire respecter la lettre et l’esprit de la Constitution du Canada et sortir le fédéral de ces champs.Une autre priorité ou objectif du Parti conservateur consiste à renforcer l’union économique.Pour y parvenir, il ne semble pas craindre encore une fois de ravager les champs provinciaux.Le Parti conservateur s’est-il vraiment interrogé sur les conséquences à l’égard des compétences provinciales d’une clause de libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux?Pourquoi, au nom du dogme du renforcement de l'union économique canadienne, faudrait-il adopter des normes nationales communes partout et attribuer au fédéral «tous les outils législatifs nécessaires à l’amélioration des relations économiques du Canada»?On peut difficilement aller plus loin dans la centralisation! Tout en poursuivant le même objectif d’abolir les barrières interprovinciales, M.Day propose que ce soit les provinces seules qui négocient librement leur union économique, sans ingérence d’Ottawa.Le programme de Stockwell Day reflète ainsi davantage les préoccupations des différents gouvernements du Québec et devraiL nous l’espérons, devenir le programme officiel de l’Alliance canadienne.Il est encore perfectible, nous y trouvons cependant des éléments prometteurs de réponse positive à la revendication la plus fondamentale du Québec, à savoir la délimitation du pouvoir fédéral de dépenser et la reconnaissance du droit pour une province de se retirer, avec compensation, de tout programme fédéral de dépense dans un secteur de responsabilité provinciale.Le Parti conservateur voudrait, de son côté, permettre aux provinces de se retirer, avec compensation financière, «de toute modification constitutionnelle visant à transférer des pouvoirs législatifs au Parlement fédéral».Il s’agit ici d’une chose bien différente et de faible importance par rapport au droit de retrait d’un programme de dépenses établi par le gouvernement canadien.À l’opposé Nous avons, bien entendu, pris connaissance du rapport de la Commission politique nationale du Parti conservateur qui sera étudié cette semaine à la convention de Québec.Nous applaudissons à sa dénonciation des coupes draconiennes dans les transferts aux provinces, mais les moyens préconisés pour mettre cellesci à l’abri des compressions unilatérales fédérales restent à préciser, alors que Stockwell Day propose à cette fin l’idée de laisser aux provinces le droit de percevoir elles-mêmes tous les impôts avant de remettre à Ottawa la part qui lui revient.Les différences et les divergences entre les positions de MM.Clark et Day sont donc claires comme le jour.Maintenant, si les conservateurs de Joe Clark veulent vraiment voir des similitudes et des ressemblances entre le programme constitutionnel du Parti conservateur et celui de Stockwell Day, ils n’ont qu’à modifier du tout au tout leur programme en fin de semaine à Québec.L’ensemble des Québécois s’en réjouira et, qui sait, un nouveau pas aura été franchi en vue de l’union des forces d’opposition à Ottawa.Le classement des écoles aux examens du ministère de l’Éducation Un simulacre d’évaluation ! Soins de santé LIONEL LEBLANC e samedi 6 mai dernier, on publiait le classement des écoles aux examens unj-formes du ministère de l’Éducation de juin 1999.A tous les bulletins de nou- velles de la journée, on ne cessait de répéter les noms cités au palmarès provincial en qualifiant l’une de la meilleure école du système public, l’autre, du réseau privé.Rares sont les commissions scolaires qui ne cherchent pas à récupérer tant bien que mal les données d’un tel classement dans le but de projeter une bonne image auprès de la population desservie.Cela fait penser au tristement célèbre palmarès des collèges de la revue L’actualité paru en février 1991.Combien de décisions regrettables, fondées sur le classement de ce palmarès, furent-elles prises dans les années suivantes?Bien malin celui qui pourrait le dire! Pourquoi publier de tels résultats?Certains pourraient arguer que la principale source de financement étant publique, le gouvernement a le devoir de rendre des comptes à la population, laquelle, par voie de conséquence, a le droit de savoir.Mais savoir quoi au juste?Quelle école est la meilleure?Quelle école est la pire?la meilleure école publique est-elle moins bonne que la pire école privée?Lieux communs Ces interrogations sont à ce point simplistes et infantiles qu’elles ne dépassent pas les préoccupations insignifiantes des bonimenteurs de sports ou les lieux communs des prévisions de la météo, sources de discussion aussi inépuisables que stériles.Au fait, quels renseignements peut-on bien tirer de pareil bilan de rangs et de moyennes arithmétiques?Quel lien y a-t-il entre la moyenne arithmétique obtenue par une école et la qualité de l’enseignement qui y est dispensé?Pour que la relation d’ordre entre deux rangs soit représentative de la qualité de la formation prodiguée, il faudrait pouvoir contrôler la qualité des élèves impliqués dans l’évaluation de chacune des écoles visées.Or un tel contrôle exigerait la connaissance de très nombreuses variables reliées aux préalables scolaires de chacun, à leur quotient intellectuel — paramètre non seulement controversé, mais difficile à mesurer fidèlement —, au milieu socio-économique d’appartenance et que sais-je encore.De plus, les moyennes arithmétiques publiées font intervenir un ensemble de matières scolaires tellement différentes qu’on ne voit pas clairement quelle signification ces moyennes pourraient bien véhiculer.A titre d’exemple, deux écoles ayant une même moyenne arithmétique pourraient dissimuler des réalités extrêmement différentes: l’une étant excellente en français, mais médiocre en sciences; l’autre, bonne en mathématique, mais lacunaire en histoire.L’ignorance de l’anglais pourrait-elle être compensée par une meilleure connaissance du français, ou réciproquement?Une bonne maîtrise de l’histoire peut-elle racheter des lacunes graves en mathématiques ou vice versa?La moyenne arithmétique des diverses notes d’évaluation, dans une école donnée, décrit-elle le degré d’acquisition des connaissances de l’étudiant moyen, à supposer qu’il existe, ou bien la proportion des élèves forts et des élèves faibles dans ladite école?Marge d’incertitude Bref, comment peut-on établir une équivalence, du point de vue de l’excellence scolaire, à partir de la seule connaissance de la moyenne arithmétique globale obtenue aux examens — même s’ils sont uniformes — de fin d’année?De plus, quelle est la marge d’incertitude sur les chiffres publiés?Sans une connaissance précise de cette marge d’incertitude, quelle crédibilité accorder au classement de§ écoles?A quoi peut bien servir la connaissance du rang de chaquç école aux examens du ministère?A choisir la meilleure école où envoyer son enfant?A déterminer quelle école recevra davantage de subventions?Il y a fort à parier que l’école qui a obtenu la meilleure moyenne aux examens du ministère est une école qui regroupe les meilleurs élèves — et personne ne peut s’attribuer le mérite d’un tel état de fait à part ceux qui ont eu le courage de sélectionner les meilleurs, à supposer que ce fut le cas.Y envoyer un élève médiocre ne fera pas réussir davantage celui-ci, mais y envoyer un grand nombre d’élèves médiocres fera baisser la moyenne arithmétique de ladite école, ce qui lui fera perdre le premier rang qu’elle occupait avant leur arrivée massive.Dans ce dernier cas, l’école n’occupant plus le premier rang, elle ne serait plus considérée comme la meilleure.Elle verrait même ses subventions diminuées quoique ses mêmes enseignants — pourtant jugés excellents avant l’arrivée des cancres — seraient toujours là.N’est-ce pas là un paradoxe quelque peu étrange?! Aujourd’hui, on abuse des chiffres allègrement: on confond nombres et évaluation.La popularité des ordinateurs personnels et des logiciels de calcul numérique — chiffriers, tableurs —, loin de corriger la situation comme on pourrait le croire, amplifie le problème à un degré extrême chez les esprits déformés — ou peu formés — qui se laissent séduire par des simulacres d’évaluation naissant de raisonnements raccourcis.Pourquoi publier des résultats, tels le classement des écoles — rangs et moyennes arithmétiques —, qui se prêtent bien inutilement à des raisonnements spécieux ne visant qu’à confirmer mythes et préjugés?! La situation dénoncée ici n’est pas imputable aux outils de calcul, ni à l’exactitude des chiffres publiés, c’est plutôt le jugement des soi-disant analystes et interprètes qui est en cause.L’euthanasie cachée Si c’était ma mère ?CAMILLE CASAVON Étudiante en anthropologie =ji ne institution londonienne a été récemment U très embarrassée lorsqu'une de ses patientes (une enseignante de 66 ans) a protesté vivement lorsqu’elle a déçouvert dans son dossier médical la mention: «À ne pas réanimer».=J L’euthanasie fait encore jaser.Mais qu’est-ce ue l’euthanasie en fait?Est-ce un acte criminel ou un acte e délivrance?La plupart des gens semblent très per-lexes devant ce dilemme et, pour ne pas faire frémir l’opi-ion publique, certains intervenants hospitaliers préfèrent ratiquer l’euthanasie subtilement.D’abord, je tiens à souligner que je suis intervenante en anté et qu’après avoir été témoin de décès non naturels ifligés à des personnes (âgées dans mon cas), j’ai réagi Jrtement.D’autant plus que cette situation se produit ans un contexte où les libérations de lits sont pressantes.!n effet, on est dans une conjoncture où le principe de l’offre et la demande» n'est pas applicable: la demande les patients) étant trop importante pour l'offre (nombre de lits) disponible.Donc, sommes-nous dans un système de santé qui vise la «plus-value» ou dans un système de santé qui privilégie l’être humain?Et dans cet esprit de «rendement» et de «rentabilité», qu’adviendra-t-il de notre système de santé dans 25 ans.Voici ce que je sais de cette pratique.À petit feu C’est souvent après une réunion entre le médecin et la famille que tout commence: le patient est malade — cancéreux, cardiaque, très hypothéqué ou même dément — et la famille est exténuée de voir son parent dans cet état.Alors, le médecin, souvent avec l’insistance du personnel infirmier qui trouve que le patient en question nécessite trop de ,soins, demande à la famille de commencer la morphine.Evidemment, selon la dose que le patient reçoit il tiendra le coup encore des jours, des semaines et parfois même des mois.Et c’est là que l'on voit le patient mourir à petit feu.Au début, il mange encore, et par la suite ça devient de plus en plus difficile jusqu’à la dysphagie totale; ensuite il maigrit, dort tout le temps et finit par mourir au bout de son souffle.Aussi, ce qui me bouleverse le plus, c’est de voir un patient confus, mais sans aucun problème de santé grave, subir un tel sort sous prétexte qu’il n’a plus de qualité de vie.Au fait, c’est quoi, la qualité de vie?Pensez-vous vraiment qu’en entrant dans une institution pour le reste de leur vie les patients ont réellement une qualité de vie?Pensez-vous que d’être à la merci (se faire changer de couche, se faire alimenter, etc.) d’un personnel qui parfois est fatigué, impatient, voire impoli augmente votre qualité de vie?J’en doute.Souvent les gens me disent: «Si c’était votre mère, est-ce que vous la laisseriez souffrir comme ça?» A cette question je réponds: «Si c’était ma mère, /essaierais de ne pas la placer en institution.» Au fond, je dénonce cette pratique pour rappeler au commun des mortels qu’ailleurs, en dehors de leur foyer, il existe des situations troublantes qui méritent d’ètre connues.Finalement, je trouve ça hypocrite de faire un procès à quelqu’un qui a mis fin aux jours de sa fille pour le bien de celle-ci (l’affaire Latimer) et de voir nombre d’intervenants mettre, plus subtilement il va sans dire, fin aux jours de certains patients.Comme vous pouvez le constater, tout ceci est très délicat.Mais demandez-vous, lorsque vous irez dormir si c’était ma mère, que ferais-je?Des renforts dès cet été Les étudiantes infirmières pourront profiter de stages rémunérés dans les établissements de santé GYSLAIN E DESROSIERS Présidente de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec compter de cet été, les hôpitaux et les centres de soins de longue durée pourront, du 15 mai au 31 août, offrir un stage rémunéré aux étudiantes infirmières ayant réussi la deuxième année de leur formation au cégep ou à l’université.Dans un règlement qui a reçu la sanction du gouvernement, l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec en a établi toutes les conditions.Cet «externat» s’inspire du mentorat et de l'alternance études-travail en sciences appliquées et rappelle aussi l'époque d’avant 1970, quand les étudiantes des écoles affiliées aux hôpitaux y constituaient, durant leur formation, une imposante main-d’œuvre.(L’inconvénient, c’est quelles y travaillaient à bon marché.) Ces écoles ont toutefois eu le grand mérite d’avoir formé des infirmières solides sur le plan scientifique et fort compétentes.(Le départ en grand nombre de ces infirmières, à l’été 1997, a d’ailleurs laissé le réseau de la santé complètement désorganisé.) Un aspect fondamental de leur formation était l’intégration de la théorie et de la pratique.A la même époque, le Code des professions et la I/)i des infirmières et infirmiers ont réglementé l'admission à la profession, son exercice et la sanction de l'exercice illégal.Les étudiantes ne furent plus autorisées à exercer (en dehors des stages supervisés sous la responsabilité des collèges et universités).Ainsi, un fossé s’est creusé peu à peu avec les établissements de santé et.chose plus grave, avec les infirmières expérimentées.Depuis, la majorité de ces étudiantes travaillent l’été à l'extérieur du système de santé.Un projet futuriste Plusieurs facteurs ont amené l’ordre à se pencher sur ce projet.Des plaintes avaient été énoncées par les établissements de santé concernant les déficiences de la formation.Le virage ambulatoire limite beaucoup la diversification des stages cliniques, vu la diminution du nombre de lits des hôpitaux.Puis, le désintérêt des jeunes pour la formation infirmière s’est aggravé; le taux d’abandqn d’environ 45 % au programme collégial s’est accru.A plusieurs reprises, des étudiants ont aussi exprimé Les leur déception de ne pouvoir travailler l’été dans leur domaine de conditions compétence.Enfin, dans un contex- , te de pénurie, la qualité des soins prevues nous préoccupe tout comme les v .risques de préjudices envers les au rGglCment patients.offrent L’étude d’un externat vu comme élément de réponse à ces préoccupa- Apn Oaranries fions fut donc accélérée.Cette hypo- ” thèse avait été présentée au ministère de protection de la Santé et des Services sociaux en marge des travaux sur la formation in- du public firmière (1999) faits par le comité-conseil du ministère de l’Éducation (MEQ).Devant le consensus qui semblait se dégager — de rehausser et de prolonger cette formation —, il fallait prévenir le danger de se retrouver une année sans diplômées admissibles à la profession.Et si le Québec optait pour une formation rehaussée au niveau universitaire, un programme intégré DEC-bac de cinq ans exigerait sans doute de changer le statut des étudiants ayant réussi la 3' et la 4e année, afin de leur permettre de faire des actes professionnels l’été (avec limitations, il va sans dire).Ainsi, la prolongation des études infirmières ne causerait aucune pénurie.Des milliers d’étudiants de 3e et 4e années seraient disponibles tous les étés, soit le double au moins des candidates actuelles à l’exercice.Et cette formation serait une des rares à offrir un «job d’été» quasiment garanti.Du même coup, on suppléerait aux pénuries estivales, tout en consolidant les apprentissages.Même si le MEQ n’a pas encore statué sur le rehaussement de la formation, il nous a paru pertinent d’analyser la situation pour le groupe de 2' année en tenant pour acquis un éventai] plus restrictif d’actes que pour les 3r et 4' années.La pénurie d’infirmières et la protection du public Contrairement aux apparences, ce programme n'a pas été conçu uniquement pour faire face à la pénurie d’infirmières, même si, de toute évidence, il pourra contribuer à alléger certaines des difficultés majeures appréhendées pour les étés qui viennent.Les conditions prévues au règlement, notamment pour l’encadrement, offrent des garanties de protection du public.L’ordre entend en surveiller l’application et inviter les hôpitaux à utiliser judicieusement ces externes.Le règlement prévoit qu’elles ne peuvent exercer dans les unités spécialisées, notamment l’urgence et les soins intensifs.Enfin, la responsabilité personnelle de l’étudiante sera engagée puisqu’une enquête pour comportement dérogatoire à la déontologie pourrait, en cas de faute lourde, lui faire perdre son immatriculation.C’est là un autre mécanisme de protection.L’arrivée des externes en soins infirmiers de 2° année n'est pas une solution à la pénurie d'infirmières expérimentées, mais les hôpitaux consultés ont jugé qu’elles pourraient être utiles.Elle améliorera tant l’accessibilité aux soins que leur qualité en contexte de pénurie et, en période estivale, quand tout le personnel régulier (infirmières, infirmières-auxiliaires et préposés) prend des vacances.Il s’agit toutefois d’un programme strictement volontaire.Bref, ce programme peut contribuer à alléger à moyen terme la pénurie d'infirmières, dans la mesure où il améliorera le taux de diplomation et l’attrait pour ces études, ainsi que la rétention des diplômées en région.I P E DU DEVOIR L ’ É Q U IA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l'in/ormation), Sylvain Blanchard, Jean Chartier (vie urbaine), Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d’Avignon (sports)-, Faule des Rivières (éditorialiste), Jean Dion.Louis-Gilles Francœur (environnement), Judith Lachapelle, Louise Leduc, Kathleen Lévesque (actualités politiques municipales).Benoît Munger (responsable du site Web), Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé)-, Michel Garneau (caricaturiste) ; 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A 10 LE DEVOIR, LE V E X I) R E I) I I 2 M Al 2 (l 0 0 -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES RDI ENERGIE SUITE DE LA PAGE 1 Mais jusqu’à hier, le fait que le BIC avait directement versé une subvention à BCE Média pour financer l’émission était tenu caché.Informé de cette situation par l’article du Devoir, le directeur général de l’information de Radio-Canada, Claude Saint-Laurent, a donc annoncé en fin de journée le retrait des ondes de la série Le Canada du millénaire.Le ministre responsable du BIC au gouvernement fédéral, Alfonso Gagliano, a indiqué au Devoir hier soir qu’il «regrettait» la décision de Radio-Canada mais qu’il la respectait.La maison de production de M.Scully livre également à RDI, sous le chapeau de Scully RDI, une autre émission, consacrée aux lectures de différentes personnalités publiques, qui n’est pas en cause ici.Cette série sur la littérature doit être en ondes ce soir.Selon les informations obtenues auprès de RDI, la chaîne paie les émissions de Scully RDI à la pièce, à raison de deux par semaine.Le producteur n’a donc pas à être payé pour les émissions non diffusées du Canada du millénaire, une série qui devait se poursuivre jusqu’à l’automne.Par contre, l’émission Scully RDI continue en soi d’être en ondes et RDI doit examiner aujourd’hui quelles sont les émissions disponibles en inventaire pour savoir ce qu’on mettra à l’affiche dimanche soir sous le chapeau de Scully RDI.Dans les ententes signées avec les producteurs indépendants, Radio-Canada inclut une clause selon laquelle les producteurs «s'engagent à respecter l’esprit et la lettre de la politique journalistique de Radio-Canada, l’une des plus rigoureuses qui soient, de dire Claude Saint-Laurent.Dans ce contexte, l’omission du commanditaire principal du Canada du millénaire est inadmissible parce qu’elle ne permettait pas d’établir le lien possible entre ce commanditaire et la série.Radio-Canada tient à ce que les téléspectateurs connaissent tous les commanditaires de ses émissions d’information.Cela ne nous laisse donc pas d’autre choix que de retirer la série».Dans sa déclaration, M.Saint-Laurent ajoute avoir informé M.Scully de cette décision.«M.Scully a reconnu que le nom du BIC comme principal commanditaire aurait dû être mentionné au générique et a dit comprendre la décision de Radio-Canada qui n’en n’avait pas été informée», conclut le grand patron de l’information à Radio-Canada.«Inadmissible» Plus tôt dans la journée, la présidente du Syndicat des communications de Radio-Canada, Micheline Provost, s’est dite «scandalisée» d’apprendre que le BIC avait commandité Scully RDI par l’intermédiaire de BCE Média, de façon cachée.«C’est inadmissible, dit-elle.La crédibilité de l’information à Radio-Canada doit être libre de toutes attaches.Comment, par exemple, M.Scully pourrait-il faire une entrevue avec Jean Monty?[le président de l’empire BCE]».Le ministre Gagliano a soutenu que le financement du BIC n’impliquait pas d’intervention directe dans le contenu de l’émission.Nous avons approuvé les grandes lignes du projet, dit-il, et «on ne discutait pas du contenu de chaque émission».M.Gagliano a également ajouté que, dans le partenariat établi avec BCE, «nous n’avons pas exigé l’identification du BIC dans les émissions».Il s’agissait d’un projet particulier pour le millénaire, explique-t-il, avec des Canadiens qui réfléchissent aux enjeux du siècle.A sa connaissance, le BIC n’a pas l’habitude de subventionner des émissions de télévision.Rappelons que le BIC a été créé en 1996 par le cabinet fédéral pour servir de soutien aux Canadiens «qui cherchent à s’impliquer dans la promotion de l’unité du pays», comme l’expliquait à l’époque la ministre Sheila Copps.Pour sa part, le chef du Bloc québécois a déclaré à sa sortie des Communes que dans toute cette histoire BCE jouait le rôle d’un prête-nom.M.Duceppe ne remettait pas en cause le contenu de l’émission de M.Scully mais, expliquait-il, «il est surprenant que le BIC finance une compagnie comme BCE, qui vraisemblablement n’a pas besoin de subvention, et que son nom n’apparaisse pas.L’argent du BIC transite par un prê-te-nom qui s’appelle BCE, dont le président est Jean Monty, qui est aux bourses du millénaire.Ça traficote toujours dans la même gang».LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par 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retranche des responsabilités confiées à l’organisme la réglementation de la production d'Hydro-Québec, ce qui représente environ la moitié de son actif.Ce faisant, il répond aux souhaits d’Hydro-Québec, qui voulait empêcher la Régie de l’énergie de réviser ses tarifs après une évaluation de l’ensemble de l’actif de la société d'État.La Régie conserve toutefois ses prérogatives en matière de transport et de distribution d’électricité.Le projet de loi établit «un contrat patrimonial» avec les consommateurs québécois de 3,24 C le kWh pour un usage domestique, tarif qui passe à 2,47 C le kWh pour le très grand consommateur industriel (tarif L) et qui varie selon la grille de tarifs d’Hydro-Québec.Ces tarifs sont garantis sur une quantité d’énergie annuelle de 165 TWh, qui correspond à 112 % de la consommation annuelle d’électricité au Québec.Ce prix du kWh, auquel on ajoute les frais de distribution, n’augmentera pas.«Il ne pourra qu’être diminué», assure-t-on dans le communiqué du ministère.Hy-dro-Québec s’est engagée à geler ses tarifs jusqu’en 2002, et si possible jusqu’en 2004.En conférence de presse hier, M.Brassard a soutenu que ce projet de loi, auquel se sont opposés d’anciens titulaires du ministère des Ressources naturelles comme Guy Chevrette et François Gendron, n’avait pas été dicté par les vœux d’Hydro-Québec, bien qu’il emprunte de larges pans de la proposition tarifaire qu’Hydro-Québec avait déposée devant la Régie de l’énergie il y a deux ans.«Ce n’est pas le souci de répondre aux attentes d’Hydro-Québec.C’est le souci et la préoccupation de sauvegarder ce qu’on a l’habitude d'appeler le pacte social qui a maintenant 40 ans, a dit M.Brassard, de sauvegarder l’interfinancement qui assure ces bas prix résidentiels, en même temps que de permettre à Hydro-Québec de progresser sur la voie de la rentabilité.» «Je reconnais effectivement que nous soustrayons aux compétences de la Régie la fonction production», a dit M.Brassard.Selon le ministre, permettre à la Régie de réglementer les tarifs d’Hydro-Québec, comme le prévoit sa loi, aurait pour résultat l’abandon de l’interfinancement — les tarifs institutionnels et commerciaux subventionnent des tarifs résidentiels — et une hausse des tarifs résidentiels de l’ordre de 25 à 30 %.C’est oublier le pouvoir de directives du ministre, qui peut dicter à la Régie de l’énergie de préserver l’interfi-nancement «Ce pouvoir de directive a été contesté devant les tribunaux» par certains de la Coalition Arc-en-ciel, a invoqué M.Brassard.Le projet de loi prévoit que, pour ses nouveaux besoins en électricité, Hydro-Québec Distribution procédera par appel d’offres, auquel participera Hydro-Québec Production.La Régie de l’énergie sera chargée de surveiller la procédure d’appel d’offres et d’approuver les contrats d’approvisionnement visés.Pour la critique de l’opposition officielle en matière énergétique, Nathalie Normandeau, le projet de loi «est une gifle monumentale à l’endroit des pouvoirs de la Régie de l’énergie».La députée libérale de Bonaventure estime que «le Québec vient de subir un recul pour tout ce qui concerne la gestion de l’énergie au Québec».Elle note le manque de cohérence du gouvernement, qui adoptait en 1996 une politique énergétique créant la Régie de l’énergie et qui la renie quatre ans plus tard.«Le ministre des Finances [Bernard Landry] a décidé qu’Hydro-Québec se transformerait en machine à imprimer de l’argent, a dit Mme Normandeau.C'est justement pour répondre à cette commande du ministre des Finances que le ministre des Ressources naturelles a amendé la Loi de la Régie de l’énergie et l’ampute de tout le volet production.» Le gouvernement s’arroge un autre pouvoir dévolu à la Régie de l’énergie, celui de fixer les quote-parts et le prix maximal des autres sources d’énergie, comme l’énergie éolienne et les petites sources d’énergie hydraulique.Il permet également aux MRC de s’associer au secteur privé dans des sociétés en commandite afin de développer de petites centrales de moins de 50 MW.Les producteurs d’électricité générée à partir de la biomasse forestière pourront vendre cette énergie à des entreprises situées sur un emplacement adjacent.Enfin, les grands consommateurs industriels (plus de 5 MW) pourront choisir un autre fournisseur qu’Hydro-Québec dans le cadre d’un projet-pilote.En matière d’exportation d’électricité, les pertes ou les bénéfices seront à la charge du gouvernement, qui assumera également les pertes (ou rarement les bénéfices) des contrats spéciaux.HÉRITAGE SUITE DE LA PAGE 1 était pourtant sa mission principale.On lui enlève le mandat d’assurer une gestion de l’énergie qui tienne compte des préoccupations sociales et environnementales.On lui enlève aussi le mandat de choisir les projets en fonction d’une planification intégrée des ressources, ce qui lui permet de faire main-basse sur les rivières, sans parler du fait que le gouvernement récupère le pouvoir de fixer les quotes-parts des différentes filières et les prix des sources d’énergie qu’il entend privilégier.On croit rêver!» Le gouvernement dit qu’il introduit la concurrence entre les producteurs, explique de son côté Gilles Le-françqis, qui représente les producteurs privés; mais c’est pour permettre à Hydro-Québec de venir concurrencer — avec des coûts inconnus — les producteurs privés jusque dans les projets de 0 à 50 MW.Et ce, en plus d’ajouter désormais les MRC comme éventuels producteurs.Luc Boulanger, représentant des grands consommateurs industriels, a ajouté que le gouvernement s’arrange pour «mettre la main» sur les profits croissants de la production de l’électricité, qui augmentent au fur et à mesure que les centrales achèvent de se payer.«Hydro-Québec, a-t-il dit, veut empocher la rente que les consommateurs devraient toucher après avoir payé eux-mêmes pour les équipements de production.Et le gouvernement met la Régie en situation d’imposer dans quelques années aux consommateurs des augmentations de coûts pour les tarifs de transport et de distribution, les seuls secteurs actuellement non rentables mais qu’il faudra renflouer de 25 à 28 % à la fin du gel avec lequel le gouvernement endort la population maintenant.» Une étude commandée par la Coalition arc-en-ciel et rendue publique récemment chiffrait à 1,5 milliard de dollars les revenus qu’Hydro allait pouvoir soutirer aux consommateurs à la faveur du projet de loi 116, qui plonge le dossier de l’énergie «dans une nouvelle Grande Noirceur», selon la coalition.Non seulement, concluent les porte-parole de la coalition, «le gouvernement réserve le gâteau à Hydro pour accaparer plus facilement le glaçage, il s'arrange pour laisser la facture aux consommateurs» tout en masquant les enjeux de l’opération grâce à une commission parlementaire dont les invités seront triés sur le volet.EN B Pas d’affichage aux abords des routes et des ponts (Le Devoir) —Alors qu’Ottawa s’apprête à multiplier le nombre de panneaux publicitaires aux abords des ponts fédéraux, le ministre des Transports du Québec, Guy Chevrette, a déposé un projet de loi allant dans le sens inverse, hier.Ce dernier interdit toute publicité, même installée sur une propriété privée, orientée de manière à capter l’attention des usagers d’un pont ou d’une route.Il prévoit en outre une amende de 2000 à 10 000 $ en cas de contravention.Le MTQ ou le gestionnaire de la voie peut exiger le retrait d’un panneau installé malgré l’interdiction et, au besoin, procéder lui-même à l’enlèvement jusqu’à ce que la loi ne soit plus en vigueur, soit le 1" juillet 2001.Ottawa ne sera toutefois pas sujet à cette loi et pourra, comme cela a été annoncé, ériger 60 panneaux de plus sur ses terrains situés de chaque côté des ponts fédéraux.R E F Les évêques et la religion à l’école (Le Devoir) — L’abolition du statut confessionnel des écoles québécoises constitue une option «prématurée et peu respectueuse de la volonté des parents», estime l’Assemblée des évêques du Québec, qui réagissait hier au projet de loi sur la place de la religion à l’école présenté par le ministre de l'Éducation, François Le-gault.Les évêques reconnaissent toutefois la «difficulté» que constitue le maintien du statut confessionnel avec la Charte des droits et libertés, ce qui s’est traduit jusqu’à maintenant par un recours répété aux clauses dérogatoires.«La clause dérogatoire permettrait d’assurer le respect du droit des parents tant que ceux-ci opteront.de façon majoritaire, pour la reconnaissance d’un .statut confessionnel pour l’école», soutient l’Assemblée des évêqués.RÉHABILITER SUITE DE LA PAGE 1 Malgré ces tentatives législatives, le Canada n’a toujours pas de loi encourageant la dénonciation et protégeant les whistleblowers.C’est au Nouveau-Brunswick que se trouve le seul texte juridique de ce type en vigueur au Canada La Loi sur les normes d’emploi adoptée en 1998 prévoit une protection des employés qui dénoncent leur employeur, qu’ils soient du secteur public ou privé.Mais le porte-parole au ministère de la Justice de la province, Dan Toner, dit n’avoir aucune indication que la loi a été utilisée jusqu’à présent Le Canada est également qn retard par rapport à d'autres pays du monde.Les États-Unis ont adopté le Whistleblower Protection Act en 1989 et la Grande-Bretagne, son Public Interest Disclosure Act en juillet dernier.L’Austrplie protège aussi ses dénonciateurs, et plusieurs de ses États ont adopté au cours des dernières années des législations à cette fin.Le besoin d'un projet de loi se fait sentir particulièrement parce que les moyens actuellement mis à la disposition des employés sont inefficaces.Ils doivent souvent se résigner à déposer un’grief par l’entremise de leur syndicat, grief qui doit s’attaquer à un élément très précis mais qui ne peut pas dénoncer une situation dans son ensemble.«Ce n’est pas parce que nous ne sommes pas équipés pour faire face à ces cas», explique Steve Jelly, de l’Alliance de la fonction publique du Canada, qui compte environ 140 000 membres.«Mais c’est qu’il n’y a pas de protection générique des dénonciateurs, pas de cadre général.Présentement, les juges exigent des plaignants qu’ils épuisent d’abord tous les processus de plainte interne avant d’intenter quoi que ce soit devant les tribunaux.Cela veut dire que l’on doit s’adresser à son supérieur, puis à ses supérieurs à lui, et ce, jusqu’au sommet.» Une responsabilité, justement, que le sénateur Kinsella trouve injuste.«C’est totalement injuste et inacceptable que la responsabilité de prouver que l’employé dénonciateur a fait la bonne chose repose sur ses épaules.Parce que tout concourt à montrer que dans neuf cas sur dix, ces employés sont harcelés, isolés, et qu’ils ont ainsi, souvent, des moyens financiers limités.» Pas un substitut aux syndicats Si les syndicats appuient le projet de loi S-13, le Conseil du trésor, lui, ne trouve pas pertinent d’adopter une telle loi, contraire selon lui à la culture de la fonction publique fédérale.«Nous préférerions aborder la question de la dénonciation à partir d'une approche qui fait partie d’un cadre sur les valeurs et l’éthique», a fait valoir la porte-parole Joanne Toews mercredi devant le comité du Sénat qui étudie S-13.«Travailler à un seul aspect [comme! la mise en place de mécanismes qui aident les fonctionnaires à faire part de leurs préoccupations sans avancer sur les autres éléments du cadre d’éthique ne permettrait pas d’effectuer les changements dont nous avons besoin.» Le Vérificateur général avait réclamé en 1995 l’implantation d’un tel cadre d’éthique, et le Conseil du trésor, cinq ans plus tard, y travaille encore.Le projet de loi S-13 ne satisfait pas non plus Joanna Gualtieri, la fondatrice de FAIR, un regroupement d’une vingtaine de dénonciateurs.Elle trouve qu’il ne va pas assez loin.Il faut protéger non seulement les dénonciateurs avérés mais aussi les dénonciateurs potentiels, dit-elle.«Le problème avec le projet de loi, c’est qu’il est “proactif’, pas réactif.Il protège les dénonciateurs qui sont passés aux actes mais ne protège pas les “whistleblowers" potentiels.Les personnes qui pourraient éventuellement parler sont facilement identifiables.Ds employeurs les sentent de loin.Alors, elles peuvent subir des pressions même si elles ne parlent pas.» Le député Pierre de Savoye ne voit pas comment une loi DÉDÉ SUITE DE LA PAGE 1 dernier selon les résultats de l’autopsie pratiquée au Laboratoire de médecine légale de Montréal.Des analyses toxicologiques ont été commandées afin de déterminer si Dédé Fortin, 38 ans, avait absorbé des drogues ou des médicaments avant sa mort M.Fortin a été retrouvé mercredi après-midi par sa copine et des proches qui s’inquiétaient d'un silence qui durait depuis dimanche.Le leader des Colocs était attendu mercredi en matinée à une conférence de presse pour annoncer un spectacle avec Richard Desjardins.Après avoir forcé une fenêtre à l’arrière de l’appartement, les proches sont tombés sur un Dédé Fortin sans vie, gisant dans son sang, au salon, avec un couteau planté dans la région du thorax.Le fait qu’il n’y avait ni traces d’entrée par effraction ni traces de bagarre et que des notes manuscrites ont été retrouvées sur place laisse présumer que Dédé Fortin s’est enlevé la vie de brutale façon.Toute la journée hier, plusieurs fans sont venus déposer de petites notes et des gerbes de fleurs devant l’appartement de ce populaire chanteur, réputé pour sa franchise et son audace.Sortis de nulle part au début des années 90, Les Colocs se sont vite acquis une solide réputation auprès du public avec des textes sombres et des mélodies enjouées.Le groupe ne se remettra sans doute pas de la disparition de Dédé Fortin, la bougie d’allumage, le cœur et l’inspiration des Colocs.De la formation originale, il ne restait que lui et Mike Wawatzky.En apprenant le décès de M.Fortin, l’auteur-composi-teur-interprète Kevin Parent s’est dit sous le choc.Il appréciait particulièrement «l’originalité et l’audace» de l’artiste originaire du Lac-Saint-Jean.Michel Rivard ne tarissait pas d’éloges pour celui qui «écrivait magnifiquement bien».la ministre de la Culture, Agnès Maltais, s’est dite attristée par le départ de ce «créateur remarquable».«R a su toucher le cœur des Québécois parce qu ’ils se reconnaissaient dans sa musique et ses paroles universelles, métissées et souvent festives», a-t-elle dit Dédé Fortin laisse un vide dans le paysage culturel québécois.Seule son œuvre colorée lui survit.Avec la Presse canadienne FESTIVALS SUITE DE LA PAGE 1 demeurent faméliques.Les festival semblables de Grenoble, Limoges ou Strasbourg jouissent d’enveloppes quatre fois plus importantes.En Avignon, le plus presti-gieux rassemblement international de théâtre de la francophonie dépense une bonne dizaine de millions, et par année s’il vous plaît.Le Québécois Denis Marleau inaugurait l’édition 1998 dans la cour du palais des Papes avec un Nathan le sage qui a coûté bonbon.Jamais le FTA ou le Carrefour ne pourraient rendre la politesse à une star de la scène européenne.Avec leur régime minceur, les festivals québécois doivent le plus souvent se contenter de spectacles à petit déploiement, comme ce Costume de Peter Brook, utilisant une poignée d’acteurs.Pire, les conditions de réception font que les artistes étrangers passent souvent en coup de vent, sans participer pleinement à la fête.Cette logique du «trois petits tours et puis s’en vont» mine l’esprit même des échanges internationaux.la règle fédérale de financement obligeant les festivals à programmer une moitié de «contenu canadien» provenant d’au moins trois provinces n’arrange pas le portrait, au contraire.Sur les treize spectacles du Carrefour, sept proviennent du Québec, de l’Ontario ou de la Saskatchewan.Ce nombrilisme imposé nivelle souvent la programmation par le bas ou fait subir une pression immodérée à des spectacles ne souffrant pas la comparaison avec les meilleurs présentations nationales ou internationales.«Pour qu’un festival ait un impact, qu’il remplisse vraiment sa mission, il doit présenter une programmation de qualité qui se renouvelle à chaque édition et qui représente vraiment la production internationale actuelle», note Louise Vigeant, rédactrice en chef des Cahiers de théâtre Jeu, dans l’éditorial ouvrant le numéro de décembre dernier.«Pour parler en des termes plus “affairistes’’ s’il le faut, disons que, pour être concurrentiels avec les festivals qui se donnent ailleurs dans le monde, nos festivals doivent absolument avoir plus d’argent.» «Words, words, words», comme le dit une pièce étrangère.Franchement, à moins d’un miracle, le vœu ne sera pas exaucé.Le FTA et les Coups de théâtre ont bien été intégrés à Festivals Montréal, «une structure permanente de concertation et d’action», un groupe de pression, quoi, lancé cette semaine.Cependant, au dernier budget provincial, le ministère du Tourisme a reçu 30 millions pour venir en aide aux «événements majeurs internationaux».Une quinzaine de festivals en tout et en tout genre, de jazz ou de musique pop, mais rien pour le théâtre.pourrait répondre à cette préoccupation.«Ça m’apparaît un peu difficile de présumer des intentions.Mais il faut rappeler que le seul recours d’un fonctionnaire n’est pas la législation.Si le fonctionnaire n’a pas commis d’acte “répréhensible”, il y a quand même un syndicat qui le protège.R y a toute une structure de griefs qui lui permettrait de réintégrer ses fonctions ou de recevoir compensation, bref que justice lui soit faite.Je crois que le projet de loi ne peut pas s'impliquer dans les relations de travail.S'il le faisait, il ouvrirait une boîte de Pandore.Les syndicats seraient privés de leur devoir, celui de protéger le droit de leurs membres à un traitement équitable dans l’exercice de leurs fonctions.» Rien n’indique que le projet de loi du sénateur Kinsella sera adopté.Après tout, le Parti libéral avait promis dans son livre rouge de 1993 qu’il passerait une loi protégeant les dénonciateurs.Sept ans plus tard, rien n’a encore été fait.Et le sénateur Kinsella est conservateur, pas libéral.Pierre de Savoye, qui a déjà goûté à la médecine partisane, doute fort que le projet de loi réussisse à faire son chemin jusqu'à la sanction royale.«Ma pauvre expérience de parlementaire m’indique que lorsque le gouvernement libéral au pouvoir a quelques appréhensions, généralement, les choses se discutent, parfois même un peu longuement, mais n’arrivent pas à conclusion.» Le père du projet de loi S-13 pense autrement C’est lui, rappelle-t-il, qui avait déposé et fait adopter un projet de loi ajoutant l'orientation sexuelle sur la liste des motifs illicites de discrimination de la loi canadienne des droits de la personne.La Chambre des communes a pris le relais.«C’était un débat difficile qu’aucun gouvernement ne voulait lancer par peur de susciter de la grogne parmi ses députés.Mais en le faisant d’abord au Sénat, la moitié du chemin est fait, et ça aide les ministres à continuer par la suite.Je crois que c’est la même chose avec la loi sur la protection des dénonciateurs.J’ai de bonnes indications de la part du gouvernement qu’on pourrait appuyer mon projet de loi.» Culture Page B 9 Les sports Page B 6 Tourisme Page B 4 -* LE DEVOIR ?- PLAISIRS L E I) E V O I R , L E V E N I) R EDI I 2 M A I 2 O O O RENDEZ-VOUS lire et délires Bouquiner est un passe-temps, une passion, un vice, une dépendance La mondialisation des marchés n’a jamais eu meilleur goût que sur les rayons d’une bibliothèque.Dans cet univers horizontal, les auteurs se côtoient, des mondes se frôlent, s’épaulent et se donnent la réplique, sans rien perdre de leur identité nationale.Bouquiner est un passe-temps, une passion, un vice, une dépendance, un sale défaut pour quiconque y est étranger.Le ministre de la Santé n’a pas encore cru bon apposer sur les jaquettes des avertissements terroristes: «Lire peut vous consumer.» JOSÉE BLANCHETTE «Je déteste lire.J’éprouve à l’avance l'ennui des pages inconnues.Je ne suis capable de lire que ce que je connais déjà.» «Je ne connais pas de plaisir qui vaille celui des livres; et je lis peu.» - Fernando Pessoa ur la liste des drames qui guettent un bibliophile, il n’y a rien comme l’évocation d’une inondation ou d’un incendie.I>es déménagements et les séparations aussi, sur un mode mineur, qui vous obligent à diviser, tirer au sort, subtiliser, racheter, pleurer le disparu.Le livre s'entend.On demeure toujours de bons amis, on reste en bons termes même si l’on ne se fréquente plus.Ce qui n’est pas toujours le cas avec l’ex.L’incendie, donc.Le livre est un fabuleux combustible, et pour l’esprit et pour la flamme qui le dévorent tous deux.11 y a bientôt huit mois, lorsqu’un incendie a ravagé une partie de mes livres, toute ma littérature érotique, la poésie et le ciel (les livres bouddhistes et le yi-king) réduits en cendres, j’ai pu mesurer l’étendue de ma névrose, de mon attachement viscéral, de mon rapport complexe et fatalement pervers avec les livres.Incompréhensible aux yeux d’un illettré, tout simplement fucké pour un analphabète, bref, parfaitement intellectuel.Les gens qui s’occupaient de la restauration à l’entrepôt ont mis trois semaines à les récupérer un à un et j’ai embrassé sur les deux joues le responsable qui m’annonçait qu’on les sauverait, lui qui se désolait pour mes électroménagers.Une dame en particulier s’est attelée à la tâche et m’a exhibé ses bouts de doigts raidis par la corne comme ultime preuve de ses efforts.Chaque couverture était nettoyée de sa suie à l’aide d’un dégraisseur et les tranches sablées des trois côtés sur une brosse en acier rotative.Cette femme me connaît davantage que mes meilleures amies; elle en profitait pour lire à ses deux collègues des passages salés soulignés au feutre rose dans I^es Pensées de San Antonio.Elles ont souri et rougi toutes les trois en m’apercevant la première fois.J’ai eu l’impression d’être plus nue qu’à ma naissance.Mais voilà, elles m’ont rendu mes compagnons de vie quasi intacts.J’ai préféré l’indiscrétion à la désolation de me retrouver à jamais seule sans cette partie essentielle de mon cerveau où survit ma mémoire.Cette anecdote m’est revenue en tête à la lecture du livre Bouquiner d’Annie François (Seuil).Junkie littéraire qui avoue lire partout, même au volant, l’auteur raconte l’étendue de son manque non sans nous arracher un ou deux sourires et quelques soupirs de soulagement.Le rapport au livre n’est pas simple: «Tout est plaisir, tout fait problème.» Editrice, Annie François bouffe les livres par métier (des essais scientifiques, je crois) et les engrange par passion.Son petit essai très personnel est un pur délice de connaisseur qui, sans jamais jouer à l’expert, nous fait partager l’endroit et l’envers de ses manies de lecture en nous suggérant quelques titres précieux au passage.La sensualité du livre-objet ne lui échappe pas, son odeur tirant tantôt sur le poivre, tantôt sur l’amande amère non plus.Sa musique aussi lorsqu’elle parle des gros livres au papier fin publiés chez Laffont: «Bouquin, quand on l’effeuille lourdement, émet un brave bruit de bouse bovine qui, bien que pastoral, n’a rien de symphonique.» Chaque court chapitre évoque un aspect particulier de cette dépendance de l’aficionado.Comme elle, je ne me résous pas à corner les pages, mais contrairement à elle, je barbouille presque tous mes livres au surligneur de toutes les couleurs.Un sacrilège, je sais, mais mes livres sont presque toujours des outils de travail.Beaucoup plus discrète, l'auteur de Bouquiner les marque du bout de l’ongle pour retrouver une citation ou un passage.Comme elle, j’ai horreur des couvertures rigides, «dont l’impeccable alignement dans les bibliothèques donne une impression de jamais lu».Comme elle, il m’arrive d’écrire toutes sortes de choses (j’ai noté des noms de parfums dans le sien) sur la dernière page, mais je n’annote jamais, sauf exception, en marge.Je fuis La Pléiade, quoique, pour économiser l’espace, ils sont irremplaçables.Je ne raffole pas des biographies, leur préfère les essais et les romans.Je ne jette ni ne vend jamais mes livres, je les donne au Centre des femmes de la rue Saint-Urbain ou les distribue aux amis.Parfois, ils finissent sur le trottoir où ils disparaissent en moins d’une.Parlons prêts et emprunts, la gangrène de toute bibliothèque.C’est décidé, et cette fois, je tiendrai bon: je ne prête plus (j'offre plutôt un exemplaire neuf) car un livre prêté est à jamais perdu.Et c’est trop d’amputations accumulées.J’en ai perdu dqs tas comme ça, mes préférés en fait.Eric ne m’a jamais rendu l’exemplaire de Quelques adieux de Marie Laberge qui m’avait tant fait pleurer, je ne sais plus à qui j’ai prêté L’Amour au temps du choléra et ma mère est toujours en possession d'Un grison d’Arcadie de Pierre Magnan après bientôt un an.Quoiqu’avec elle, c’est sans danger, ils me reviennent toujours, mais il me manque tout de même un oeuf de ma couvée.Pour des raisons d’intimité, j’ai refusé de me délester du dernier Laferrière alors que deux amis me le réclamaient Il est encore plein de sable de la Domi-nicanie et ce que j’y ai souligné me tra- C’est décidé, et cette fois, je tiendrai bon: je ne prête plus car un livre prêté est à jamais perdu JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les junkies littéraires lisent même au volant ou.sous la pluie, comme ces trois aficionados croqués près des stands des bouquinistes du Vieux-Port de Montréal.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le rapport au livre n’est pas simple: «Tout est plaisir, tout fait problème.» hit trop.«Autant dire que prêter est un problème, abonde Annie François.Il faut expurger le livre, le déshabiller, le désensabler, l’arracher à son rayonnage, le dépayser.» Et le racheter (faute de le retrouver), ce qui vous prive du plaisir de la femiliarité.«Que j’aimais mon vieil exemplaire fatigué!», dit-elle encore.J’évite aussi ce qu’Annie François appelle les «tourments de l’emprunt».Une fois lu, s’il est bon, on regrette de ne pas l’avoir acheté.Et si on l’achète, «[.] il aura l’air tout couillon, lu mais pas même ouvert».Quant au rangement, c’est un univers bien délicat, constamment à revoir, provoquant les jumelages les plus incongrus et du plus haut comique.Ainsi, ce matin même, mes trois ouvrages sur les lieux d’aisance, Backhouses of the North, Les Lieux et The Complete Loo (et encore, il me manque Histoire et bizarreries sociales des excréments, que j’ai retourné à Pinard), sont passés de l’étagère des guides de voyage (allez savoir ce qu’ils visitaient) pour aller rejoindre les livres sur l’étiquette et le savoir-vivre.Marguerite du Coffre et Elizabeth Post en ont vu d’autres, me dis-je, et elles sauront mieux que quiconque survivre à l’affront.ARCHIVES LE DEVOIR Les boutiques de livres d’occasion: paradis et enfer des boulimiques de la lecture.Feuilleté: le programme du Festival de la littérature mondiale qui commence aujourd'hui et se poursuit jusqu’au 20 mai.Bien sûr, le exte de Louis Aragon lu par Jean-Louis Trinti-gnant accompagné à l’accordéon par Daniel Mille, Im Valse des adieux me tente beaucoup, même à 58 douilles le billet Mais il y a aussi les 5 à Souhaits littéraires au Saint-Sulpice et le Carte blanche à Patrice Desbiens le vendredi 19 mai à 20h30, animé par Michel Garneau à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal.Laissez-passer disponibles à compter d’aujourd'hui: ¦=¦ 872-2266.www.uneq.qc.ca/festival Aperçu: un lecteur endormi dans un des fauteuils de la librairie Indigo.Belle photo.Appris: que certains lecteurs de cette chronique achètent tous les livres dont je parle.Ça m’embête un peu parce que tous les livres ne conviennent pas à tous et à toutes.Mais bon.si vous n’en avez qu’un à acheter cette semaine, choisissez Bouquiner d’Annie François.Promis: à une amie de lui racheter un exemplaire du livre de l'intranquillité de Fernando Pessoa réédité intégralement l’an dernier chez Christian Bourgois (publié initialement sous le pseudonyme Bernardo Soarès; Pessoa avait quatre «hétéronymes»).Le livre est déjà tout barbouillé et je l’ai emmené se faire baptiser au Portugal.C’est écrit comme un journal, par bribes.Tiens, celle-ci, page 65: «Ni le plaisir, ni la gloire, ni le pouvoir, mais la liberté, rien que la liberté.» Tripé: sur la jaquette callipyge du dernier Djian, un roman porno dit-on: Vers chez les blancs (Gallimard).Lira, lira pas?Je sais pas.Libé en dit beaucoup de bien.Voir l’a descendu.Qui croire?Annie François dit ne se fier qu’au bouche à oreille en ces matières.Je crois que je vais attendre que René Ho-mier-Roy l’ait lu.CAHIER SPECIAL PARUTION 20 MAI 2000 commerce élec Qw fl L e commerce ele uebec.com >q u ® TOMBÉE PUBLICITAIRE: 12 MAI 2000 I LE DEVOIR.LE VENDREDI 12 MAI 2000 B 2 PLAISIRS RES Sous le soleil exactement Rémy Charest Assis bien confortablement sur la terrasse du Montego, je contemplais l’hôtel de ville de Sillery et, surtout, le grand panneau «Non aux fusions!» qui déparait plutôt sa pelouse.Sillery, me disais-je, est avantagé par rapport à sa voisine de l’ouest, Sainte-Foy.En effet, puisque l’hôtel de ville est modeste et un brin daté, ça fera moins mal de le voir perdre sa fonction, comparativement au mausolée post-moderno-soviétique que Mme Boucher a par tous les moyens réussi à faire ériger en son fief Cet avantage politique, possiblement théorique, n’est certes pas le seul.Sillery a des boisés anciens, de l’histoire et des artères commerciales agréables, telle cette rue Maguire (qu’on prononce presque «ma gloire» avec la francisation locale des mots anglais) au bout de laquelle est installé ledit Montego, fief animé de la «cuisine ensoleillée», comme ils l’annoncent fièrement, c’est-à-dire un croisement d’influences un brin sudistes, des chaleurs de l’Asie du Sud-Est en passant par la Californie et parfois l’Italie.Essayez seulement de trouver une rue aussi agréable à Sainte-Foy (ou dans à peu près tout le reste de la banlieue québécoise)! Vous trouverez probablement des restaurants aussi agréables, certes, mais les rues sont un cauchemar livré à la merci des automobilistes, des endroits où on ne veut guère marcher, ni flâner à la terrasse d’un resto.Et ce n’est pas une fusion qui va changer tout ça.Trêve de politique, la gastronomie nous ramène à l’ordre.Même si le soleil du ciel est quelque peu voilé, le décor également ensoleillé du Montego — couleurs chaudes et primaires vives à l’intérieur comme sur les chaises de la terrasse et jusque dans les assiettes — peut faire briller la journée à lui tout seul.Après tout, on est ici dans un res- * r?toclub, la partie club exigeant un décor travaillé, beaucoup d’animation et de la musique pleine de rythme.D’ailleurs, à ce chapitre, il y a bien eu quelques repas où l’intensité des rythmes latins combinée à celle du brouhaha des dîneurs et à l’empressement général de la salle a bien failli avoir raison de moi.Ce midi-là, c’était assez tranquille, je dois dire, et sur la terrasse, de toute façon, on était plutôt dans la trame sonore am- biante, celle des conversations énergiquement adolescentes des élèves du collège Jésus-Marie promenant leurs jupes à carreaux jusqu’au comptoir laitier d’en face ou à la boîte à sous-marins d’à côté, des voitures qui passent calmement, des promeneurs qui arpentent les trottoirs, provisions en main.Bref les rouleaux asiatiques au poulet, coupés de biais en quatre morceaux pour rehausser la présentation, bien relevés de gingembre pour à la fois en enrichir et en rafraîchir le goût, étaient vraiment délicieux.Encore plus originaux, les raviolis croustillants de canard et d’escargots profitaient d’une petite infusion goûteuse et bien concentrée pour mettre un peu de moelleux autour du croustillant de la pâte.Avec un bon petit verre de rosé, cette boisson si symbolique des beaux jours, le départ était pris.f* BRUCE ROBERTS Le passage par les papilles ayant souvent un effet sur l’état d’esprif nous en étions à parler vacances.A penser plage et boisés, promenades tranquilles et lectures paresseuses, jeux d’enfants et nuits sans bruit, quelque part au bord des Grands Lacs.Et soleil, certainement, ce qui nous ramène aux plats.L’entrecôte marinée à la japonaise a de quoi vous renouveler le goût du bœuf.Tendreté, rehaussement du goût vers quelque chose de plus complexe, un peu plus salé et relevé, la pièce était superbe.Et les petits chips de patate douce et de pomme de terre disposés en empilade au milieu du plat étaient fort agréables en plus de nous changer de la sempiternelle érection de thym qui se plante partout dans les assiettes chic, dirait-on.L’escalope de veau était superbe, elle aussi, avec sa sauce au gorgonzola et chèvre, le goût de fromage étant équilibré juste comme il faut pour éviter un excès de richesse et pour laisser le goût de la viande prendre sa place au soleil.Pas qu’on n’avait pas bien mangé jusque-là — mine de rien, les petits legumes frits, c’est de la calorie, ça! —, mais on imagine mal finir le repas sans dessert Prêts à attendre quelques minutes, nous optons pour le rocher californien (un beau contraste avec son petit gâteau en boule au chocolat, chaud, servi à côté de sa glace à la menthe et chocolat, froide comme de raison et aussi en boule) et pour une excellente crème brûlée à l’orange et Grand Mamier, l’orange rafraîchissant bien ce riche dessert qui se distinguait particulièrement par la qualité de son miroir de sucre brûlé, lisse et brillant, cassant en beaux éclats sous le coup de la cuiller.Traînant encore un peu après, comptant les vacances en minutes plutôt qu’en jours, pour le moment, nous sommes finalement repartis sur la rue.On ne voyait presque plus le soleil, caché qu’il était derrière un vaporeux voile gris.De la terrasse de notre resto ensoleillé, nous ne nous en apercevions même pas.MONTEGO RESTO CLUB 1460, avenue Maguire Sillery (418) 688-7991 Un repas à la carte pour deux personnes (entrée, plat et dessert) vous coûtera 60 $ avant vin, taxes et service.Pour placerj annonce gral • Composez le (514) 985-2507 av télépho^p^tonalité, • ÉcoutezTes instructions, vous recevrez un numéro de membre et un code d’accès.Une seule boîte vocale par personne.• Appelez avant lundi 9h afin que votre annonce paraisse le vendredi et le samedi suivant • Les messageries vocales Vox-tel et Le Devoir n’assument aucune responsabilité concernant les rencontres faites par l’entremise de son service de télé-rencontre.• Les utilisateurs du service doivent avoir plus de 18 ans.Un nouveau service de boîtes vocales.ilencoifres Pour répondre annon aux «ces: • Notez le numéro de l'annonce • Composez le 1-900451-6528 Des frais de 2,18 $ par minute seront portés à votre compte de téléphone.Pour savoir si vous avez des messages: • Composez le (514) 985-2507 • Entrez votre numéro de membre suivi du code d'accès Sans frais.Pour récupérer vos messages: • Composez le 1-900451-6528 • Entrez votre numéro de membre suivi du code d'accès Des frais de 2,18 $ par minute seront portés à votre compte de téléphone.Jy : , r\ .Renotîntres INTERNET: www.compagnie.com/ledevoir Rencontres Femme cherche homme Deux jolies femmes de 40 ans Établies dans les Cantons de l'Est, à la tête d’une PME, ayant troquées les embouteillages pour le plaisir de la campagne, recherchent 2 hommes de la grande ville, fous, sérieux, drôles, matures et libres, pour échanges de grand air contre nuits animées montréalaises.4290 Eurêka Femme pétillante, 52 ans, S’S”, poids santé, n-fumeuse, aime le vélo, oiseaux, campagne, ciné, opéra, aimerait rencontrer H à chérir, pour nourrir des projets, créer moments privilégiés et inventer un amour.4281 ?Variation sur un même thème Mi-50aine, retraitée, typée, épicurienne et cultivée, férue d’art, de voyages, d'humour raffiné, désire compagnon avec affinités, 5085 ans, pour partager cette belle aventure qu'est la vie.4283 ?Femme active et passionnée Belle femme mi-40aine, grande, mince, chev noir frisé, allure jeune et décontractée, autonome, un penchant pour la spiritualité, le yoga, culture, cherche belle H grand, libre, équilibré, début 50aine, pour partager des plaisirs tantriques.4232 h Sherbrooke Femme mi-50aine, S’S", 145 1b, d'une grande simplicité, adepte du TaëChi, aime la marche, nature, ciné, s’intéresse au tantrisme, cherche compagnon 45 ans et plus, authentique, honnête et sensible, aimant partager ce qu’il vit et ressent 4138 4* Montréalaise 41 ans, 5’5”, rondelette, sans enfants, sélective, cherche H 40-47 ans, célibataire ou divorcé, sans jeunes enfants, entregent, excellente "culture générale, aux activités diversifiées.4285 ?Blonde aux yeux bleus 5’4”, poids santé, autonome, authentique, spontannée, sensuelle, chaleureuse, aime le tennis, randonnée, gastronomie, cherche un complice 47-57 ans, sensible, enjouée, courtois, tolérant, attentif, sachant communiquer, rire et pleurer.4286 4* Indépendante Femme de 72 ans, positive, active, chaleureuse, aime les voyages, causette, concerts, bridge et vélo, marche et jardinage, cherche H n-fumeur, indépendant, actif, avec affinités.4287 4* Culture et nature 60 ans, jolie, sereine, humaine, toujours curieuse de tout ce qui touche la culture et la nature, assez sportive, cherche homme libre pour une relation de qtglité.4289 Belle femme de 40 ans Belle femme ronde, passionnée d’art, aime la nature sauvage, l'eau, la réflexion, le bon vin, cherche H de coeur, de bois et de culture.4257 Élisabeth 39 ans, très jolie, paraît jeune, bien dans sa peau, assistante dentaire, aime la vie, rigoler, cherche un professionnel, universitaire, distingué, 4048 ans, pour un but sérieux.4272 4* Montréalaise Femme libre et romantique, professionnelle, début SOaine, grande, mince, sans enfants, aime les arts et la culture, cuisine, voyages, l’humour, cherche compagnon n-fumeur de préférence, pour partager une certaine complicité, fou-rire.4271 ?Du soleil dans les yeux Femme passionnée, 52 ans, ST, 125 1b, bien dans sa peau, chaleureuse, aime rire, vit pleinement le moment présent, souhaite rencontrer H libre, SOaine, n-fumeur, relation authentique et complice.4256 4* Saison de chasse ouverte Femme vivante, vraie, intellectuelle, capable de légèreté et de profondeur parfois insoutenables, cherche H de même acabit, n-fumeur, ni trop laid ni trop beau, 5’9" ou plus, 5565 ans.4270 4* Professionnelle de la santé 39 ans, poids prop, passionnée de la vie, de tendresse, de joie de vivre, cherche H stable et de confiance, équilibré, avec ou sans enfants, pour relation amoureuse avec évantuellement projet de famille.4273 4* Rive-Sud Professionnelle de 29 ans, célibataire, sensible, sans enfants, n-fumeuse, belle apparence, aime le ciné, soupers tète-â-tête, golf, vélo, cherche professionnel 28-34 ans, 5’7” et plus, respectueux, fidèle, pour relation stable à long terme.4277 4“ Femme vive et passionnée Créatrice, réalisatrice, s’intéresse à la philo, à l’art, l’histoire, aux sciences, cherche un complice 3548 ans, à l’intelligence vive, pour partager intensité créative, ferveur de vivre et échanger quelques balles de tennis.4278 ?Une touche de romantisme Frédérique, 42 ans, apparence jeune, 5’4”, poids prop, châtaine, yx verts, aime la danse, les voyages, cherche H 4555 ans, apparence saine, dynamique, ambitieux, accompli, doux, tendre, affectueux.4254 ?Si compréhension mutuelle 44 ans, enrobée, aime le ciné, lecture, nature, cherche H 5(460 ans, pas contraignant attentif, affectueux, branché « spiritualité •, pour une relation amicale.4260 4* Dynamique, active, intense Professionnelle universitaire, 5’5”, 125 1b, châtaine, yx bruns, n-fum, allure jeune, authentique, pas banale, cherche H moins de 55 ans, n-fum, au coeur noble, cultivé, sportif, distingué.4266 4* Dynamique, déterminée, passionnée Jeune femme professionnelle, attentionnée, aime le plein air, vélo de montagne, rollerbla-de, cherche H 25-40 ans, S'il" et plus, n-fum, sportif, drôle, aimant la vie.4267 Cultivée, sérieuse, active Région de Québec, début 60aine, autonome, cherche un compagnon au coeur tendre et généreux, de belle app, aimant les voyages, balades, marche, spectacles, romantisme.4259 4* Flamme élevée et arrondie De Québec, riche de son demi-siècle, n-fum, sens de l’humour, cherche l’éclat d’un flambeau sincère et cultivé, n-fum, qui ne s’éteint pas au moindre courant d’air, pour partager son feu.4265 52 printemps Grande, mince, déterminée, enthousiaste, dynamique, sans enfants, cherche homme distingué, professeur ou ex, non-fumeur.4237 4* Professionnelle de l’éducation Début SOaine, sans enfants, sportive, aime la nature, la musique, cherche ami sensible et respectueux, d’âge semblable, pour partager moments agréables.4241 4* Grande même très grande De Montréal, femme de 5’10”, look jeune, allure élancée, mince, n-fumeuse, sans enfants, autonome, prête à vivre des choses à deux, cherche H 45-55 ans, pas trop sérieux, libre du passé, pour échange, dialogue et bons moments de tendresse et d’aventure.4246 ?En dilettante Femme mi40aine, habite Québec, marginale, aime la littérature, ciné, musique classique, cherche H libre, amoureux des mots, habité par le rêve, qui a le goût du partage.4247 4* Sympa, raffinée et pétillante 49 ans, grande et mince, au look jeune et stylé, sans enfants, aime chocolat et opéra, musique, littérature, cherche compagnon autonome, vivant, qui aime converser, sensible, cultivé, branché et heureux, avec bon sens de l’humour.4234 4* Pour ne phis être seul Jeune 40aine, mince, jolie, sensible, mère d’un enfant de 7 ans, aime recevoir, cuisiner, balades en forêt, lecture, cherche H équilibré, simple, noble de coeur, n-fumeur, avec ou sans enfants, pour le plaisir de partager et d’être ensemble.4251 4» Construire quelque chose de beau Jeune Antillaise de 27 ans, mère d’une fille de 5 ans, apprécie les sorties en plein air, musée, resto, cherche H sobre et n-fumeur, romantique, pour relation stable.4252 4* A la belle âme Jeune femme avec sens de l’humour cherche H avec affinités dans le but de trouver le grand amour.4204 Homme cherche femme Intelk) sportif Alexandre, homme fin-30aine, joli, mince, charmant sourire, charmant regard, adore l’art, les voyages, gastronomie italienne, cherche jolie jeune femme cultivée, sachant apprécier les plaisirs de la table le bon vin, le plein air.4284 4» Journaliste Début SOaine, ST, beau, romantique, rêveur, drôle, de nature plutôt sauvage, grand désir d’intimité, à la recherche d’une jolie page blanche, recto ascendant Verseau, professionnelle, 35-42 ans, capable de partage et d’échanges.4280 4* Relation remplie de bonheur Homme de coeur, vif d’esprit, début SOaine, professionnel, sportif, calme, chaleureux, avec penchant pour les arts, musées, ciné, cherche F bien enrobée, fin 30aine-40aine, passionnée, professionnelle ou artiste, plutôt jolie, pour belle histoire d’amour.4127 ?Robert le bienheureux Homme de S’H”, 160 1b, 51 ans, parait plus jeune, passionné, actif, en forme physiquement et mentalement, amateur de cuisine, voile, voyages, musique, cherche F libérée, avec du caractère, autonome, affectueuse, 4268 Intérêts variés Philippe, 5’8’’, 165 1b, professionnel, 48 ans, souriant, simple, plutôt actif, aime faire ses voyages, cherche F 40aine, un peu aventurière, sens de l’humour, pour partager amour et aléas de la vie.4274 ?F Intellectuel déraciné De Bordeaux, 1,78m, poids moyen, chev bruns, désire s’enraciner avec F féminine, non conformiste, sens de l’humour, un peu cultivée ou aventureuse, pour but très sérieux.4255 4* Partager un coin de paradis Michel, des Cantons de l’Est, début SOaine, passionné, amant des arts, cherche F sensible, sensuelle, sportive, cultivée.4258 ?Tendresse, affection, voyages Vieux jeune homme laissé pour compte, fin SOaine, simple, sympathique, chaleureux, penchant pour l’introspection, la philosophie, la spiritualité, cherche F avec âme avancée.4261 4» Propre et discret Célibataire sans enfants, début 30aine, 6’, 200 Ib, paraît bien, cherche F 24-45 ans, pour des relations occasionnelles.4262 ?Humaniste dans la 40aine Professionnel simple, sensible, raisonnable, intérêts variés, cherche femme mince, active, pour relation saine basée sur la communication.4242 4* Homme de coeur Robert, des Laurentides, 5’8”, poids santé, dirigeant d’entreprise, tous ses cheveux, sans barbe ou moustache, enjouée, actif, romantique, aime les voyages, sports, cherche jolie professionnelle 3539 ans, pour partager tous les raffinements de la vie.4248 4> Dangereusement en forme Homme vertueux, 6’, svelte, positif, hyper curieux, apprécie autant les conversations de haut niveau que les prestations sportives, cherche F 29-37 ans, mince, n-fumeuse, gentille, animée d’une joie de vivre, relation sérieuse, amoureuse et exclusive.4249 ?Ulysse Ayant bourlingué sur les 5 continents, cherche une partenaire 2540 ans, libre, discrète, bon chic bon genre, ayant pied à terre à Montréal et/ou à la campage, pour partager havre de paix et de sensualité.4250 ?St-Jean-sur-le-Richelieu STI”, 1701b, mi-30aine, formation universitaire, cherche F moins de 40 ans, n-fomeuse, mince, délicate, intellectuelle, raffinée, pour sorties au resto, ciné, marche, vélo.4228 4> Etre heureux Pascal, 32 ans, STO”, 175 Ib, n-fumeur, professionnel, sans enfants, sérieux, cultivé, avec de bonnes valeurs, cherche F de confiance, avec affinités, pour relation stable et heureuse, avec projet de famille.4230 •F Professionnel comblé 40aine.culturel, actif, ayant beaucoup voyagé, insolite, cherche F un tantinet sorcière, avec qui partager sa bonne humeur et faire quelques projets.4231 4* Richard, début 40aine, 6’1”, costaud, chevelure à la Richard Geere, marginal, allu re jeune, positif, curieux, sensible, généreux, voyageur passionné, aime les enfants et les considère, amateur de vin et bouffe santé, cherche F 3045 ans, ouverte et communicative, simple, sensuelle, avec ou sans enfants, en quête d’innatendu.4235 4» Sensible, intelligent, cultivé 58 ans, père de 2 ados, bonne connaissance de lui-même, aime le travail psychocorporel, taï-shi, méditation, cherche F avec affinités, pour explorer ensemble le yoga tantrique.4216 4* Sensuel et réfléchi Croisement d’intellectuel et d’artisan, SOaine accomplie, 6’, cherche une compagne mince, jolie, vive d’esprit, son enfance apprivoisée, en quête d’un destin à deux.4163 4* Intelk) recherche intello Prof d'université, 54 ans, jeune de corps et d’esprit, gourmant de vie, cherche F belle universitaire, moins de 45 ans, mince, enjouée, férue d’art, de culture et de sciences, pour complicité de tendresse.4217 4* Professionnel sensible André, début 40aine, mince, belle apparence, intègre, curieux, fidèle, désire partager avec F svelte, intelligente, n-fumeuse, positive, sensuelle, élégante, capable de mettre temps et énergie à entretenir une belle relation amoureuse.4223 4» Personne calme et curieuse 43 ans, 5’5’’, 1801b, châtain, yx bruns, n-fum, sans enfants, aime le ciné, spectacle, voyages, cherche une compagne agréable, intelligente, ouverte, simple, pour partager des activités communes.4197 4' Exécutif, actif et romantique 48 ans, S’S", belle app, jovial, aime le vin, les voyages, le ski alpin, cherche jolie F de dix ans plus jeune que lui, universitaire, sportive, bien dans sa peau.4202 4* Professionnel d’allure jeune 41 ans, 6’2», 2001b, père de 2 enfants, ouvert, sensible, aime le cinéma de répertoire, le plein air, sports, cherche F dans la 30aine, active, passionnée, jolie, pour relation amoureuse et complicité.4191 4» Ame bouddhiste et coeur humaniste Grand garçon sympa, peu conventionnel, 51 ans, chev blancs, très en forme, papa à mi-temps d’un garçon de 5 ans, cherche grande amie, jeune de coeur et d’esprit, pas banale, mince, autonome, n-fum.4178 4> Homme cherche homme John, 50aine, grand, mince, cherche un complice, amant de la nature, i pour amitié et construire une belle relation.4279 Femme cherche femme Partenaire de sortie, culture et voyage.\ I à j i L E DEVOIR.LE V E X [> R E 1) I 2 M Al 2 0 0 0 PLAISIRS B ;i VINS Mas de Daumas Gassac : le Château Latour du Languedoc ?La topiaire Je rencontrais chez lui, à Aniane, il y a une quinzaine d’années de cela, Aimé Gui-bert de la Vaissière, vigneron au Mas de Daumas Gassac, dans la Haute Vallée du Gassac, en Languedoc.Je l’ai revu en début de semaine.Même fougue, même ferveur, même clarté de discours.Même approche terrienne des choses, lente et mesurée, inspirée de cette tradition paysanne qu’une mondialisation tous azimuts en matière de clones, de techniques et de goûts nivelle et banalise hélas toujours plus insidieusement au fil des millésimes.Mais pas chez lui.Les vins ont-ils perdu de leur magie depuis ma première visite?Non seule ment ils se sont ennoblis avec le temps, ils permettent plus que jamais à l’émotion pure de s’épanouir, sans artifices ni concessions aucunes.Guibert dénichait le bon filon au cœur de la garrigue il y a plus de deux décennies de cela II s’offre aujourd’hui un cru de la fibre des grands.Et quel cru! Au palmarès de la classification encore non officielle des vins du Languedoc (mais a-t-il réellement besoin de cette reconnaissance?), Daumas Gassac est, selon plusieurs, dont moi, le premier cru du Languedoc.Une espèce de Châ teau Latour dont les cabernets sauvignons anciens issus de sols glaciaires profonds et bien drainés s’enrichissent d’un indice de poly-phénol particulièrement élevé (parmi les plus tanniques de France) et où, en plus, chardonnay, petit manseng et viognier s’épanouissent ?avec beaucoup d’originalité à l’intérieur d’un microclimat froid (rare dans ce coin de pays) bénéfique à la bonne tenue aromatique des vins.La dégustation de cinq millésimes ; en rouge de Daumas Gassac en dit d’ailleurs long sur l’ambition du personnage cabernet sauvignon: les robes sont toujours profondes, même après 20 ans de bouteille, les parfums complexes et racés ne sont pas étrangers à ces nuances nobles de boîte à cigares et de cuir frais rencontrées dans le célèbre Pauillac, et les textures, admirablement bien liées, font toujours l’éloge de tanins à la fois redoutables et dominateurs mais qui sa-.yent aussi être d'une distinction et d’un civisme déconcertants.Avec le Mas de Daumas Gassac 1982, on a l’impression que la plante et le terroir exhalent le même souffle profond de pureté à l’intérieur d’une envolée tertiaire où les épices orientales, le café grillé, la figue et le bois se fondent interminablement Grand vin à maturité (****1/2,2).Le millésime 1986, d’une étonnante jeunesse, évoque encore une fois ces bordeaux du même millésime Aimé Guibert de la Vaissière dans son vignoble.JEAN AUBRY Jean Aubry aux tanins construits, chargés, fruités, parfumés et d’une remarquable fraîcheur.Se libère au compte-gouttes tant il offre plusieurs niveaux de langage (****1/2,3).Avec le 1990, kirsch, pruneau, cèdre et tabac nous offrent le profil de l’année mûre, à la limite du confit Encore une fois, texture très fine, homogène, substantielle et détaillée.Un gentleman au-dessus de ses affaires (****, 2).Le 1997 (32,75$ - 714725*) ensuite, plus «aéré», plus linéaire, se savoure déjà bien actuellement mais pourra tenir (***1/2,2) alors que la version 1998 qui nous arrivera sous peu démontre encore une fois que Daumas ?Gassac sait être puissant sans renier l’élégance, être tannique tout en demeurant courtois.Le corps musclé d’une Jeanne d'Arc derrière sa cotte de mailles, version Luc Besson (****1/2,3).Les blancs ne sont pas en reste et présentent «deux visages» selon qu'ils offrent le profil plus méditerranéen de jeunesse avec une dominante de viognier et celui plus rhodanien, voire plus bourguignon, après une décennie de bouteille.Le Daumas Gassac blanc 1999 qui suivra le 1997, d’une robe tendre et séduisante, sautille actuellement sur des notes troublantes de rose, de muguet, de lavande et de muscat où se fondent des saveurs amples, féminines et détaillées, d’une extraordinaire rémanence.Et toujours cette fraîcheur! (****, 3).Parfums subtils de cire d’abeille, d’abricot confits, d’épices, et saveurs suaves, brillantes et expansives arrondies par une pointe de sucre résiduel pour le millésime 1996 qui a encore de belles armée devant lui (****, 2).Un partenariat avec la coopérative locale a permis à Aimé Guibert et à son fils Samuel, récemment «rappe- lé» au domaine (après cinq ans de stage chez Montana en Nouvelle-Zélande), de vinifier des Vins de Pays de l’Hérault très pertinents mais surtout très savoureux.Rien de compliqué ici, mais droiture, expression fruitée et, surtout, authenticité.A mille ares des «produits» sans vjces ni vertus à faire pleurer d’ennui.Etonnant Terrasses de Guihem 1999, à base de clairette et de sauvignon, aux nuances discrètes de coing, de gomme de pin, et aux saveurs moelleuses, affirmées et longues en bouche.Vivement sur les tablettes! (***, 1).Très pur Eraus 1999 (100 % sauvignon, à venir), aux notes de fougère et de mimosas s’ouvrant sur un palais lisse et vivant où perce l’agrume mûr (***, 1).Je pense pouvoir affirmer que le savoureux Moulin de Gassac 1998 (9,95 $ - 554105) devrait constituer le compagnon idéal de vos premiers méchouis (et les suivants) tant il offre, en douceur, un fruité juteux que l’assemblage de grenache, de carignan, de sy-rah, d’alicante, de cinsault et d'aramon (tous vinifiés ensemble) rend plus pertinent encore.Franc et rustique: l'écho du terroir (**1/2,1).La cuvée Elise 1997 (16,05 $ - 894865) est plus colorée est aussi plus complexe tout en demeurant soyeuse et soutenue avec ses nuances de mûre et de garrigue.Complet (***, 2).Du beau travail d’artisan.?11 n’a.peut-être pas le velouté de la Cuvée Elise mais le Bergerac Equus du négociant Yves Pages (11,50 $ -537274) se distingue dans le millésime 1999 après un 1998 qui nous laissait sur notre faim.Un rouge souple, léger, presque mordant à boire pour sa jeunesse sur charcuteries et autres rusticités du genre (**, 1).Plus puissant et riche Zinfandel Montevina 1997, Sierra Foothill Country (14,95 $ -553065), qui, sans faire dans la dentelle ni dans le raffinement livre une belle masse de fruit sur un ensemble moelleux et équilibré.Le rafraîchir à 14 °C avant d’affronter les mets berbères, afghans, mexicains, voire orientaux (**1/2,2).Succulent Cabemet Sauvignon Special Reserve 1997 de la maison chilienne Santa Carolina (13,95 $ - 275925), au fruité abondant déferlant avec un remarquable sans-gêne sur une bouche corsée, fraîche et épicée (***, 1).Enfin, un pinot noir qui arrive tout doucement à maturité, vendu à prix tout à fait raisonnable: Pinot Noir Coastal 1996 de Mondavi (20,95 $ - 465435).Le fruité laisse place ici à un registre épicé qu’un tanin frais et velouté pousse en fin de bouche vers des parfums subtils de rose fanée et de bois.A découvrir (à 14 ou 15 °C) sur la côte de veau grillée ou les pâtes aux champignons (***, 1).Et voilà que Roberto Anselmi remet ça avec son Soave Classico San Vincenzo 1999 (14,65 $-098996), comme si les arômes de pomme et de citron d’une grande clarté du millésime 1998 et les saveurs rondes, vivantes et anisées n’avaient pas suffi! Désolé, cher lecteur, mais il faudra encore vivre avec la main heureuse de Roberto pour le splendide 1999 (***, 1).Plus concentré celui-là, avec un caractère boisé bien intégré à la trame fruitée, le Sau-mur blanc Vieilles Vignes du Domaine Langlois-Château 1998 (24,05 $ - 856674) place lui aussi, encore une fois, le chenin blanc sur les rails du succès.Beaucoup de précision et de vitalité sur un ensemble fin et long en bouche.Des Saint-Jacques à la crème avec ça?(***1/2,3).Belle surprise enfin de la maison Mommessin: un Mâcon Villages Vieilles Vignes 1998 (15,95 $ - 542613) fort convaincant, au bon goût de pomme fraîche, le tout très bien vinifié.Une belle surprise, j’vousdis (***, 1).Vin-plaisir Fixin 1997, Vincent & Denis Berthaut (28,85 $ - 880500): le Fixin prend déjà, à quelques ares de Gevrey-Chambertin, cette espèce de profil animal, farouche mais aussi conquérant qui, loin de déplaire aux dames, rassure les messieurs sans pour le moins du monde les intimider.Les Berthaut en rajoutent ici avec un pinot généreux, large d’épaules, aux tanins étoffés et bien construits et aux parfums déjà complexes de fruits rouges, de réglisse, de résines et de bois.Un bourgogne de propriétaire vendu à bon prix qui devrait rassasier les amateurs de jolis crus de la Côte de Nuits (***1/2,2).* Code SAQ utile pour mieux repérer le produit.(514) 873-2020, 1 800 298-2545 ou www.saq.com Vins notés de * à ***** avec des 1/2.Potentiel de vieillissement du vin 1: moins de cinq ans; 2: entre six et dix ans; 3: dix ans et plus.Signature du jardin BCBG JEAN-MICHEL NORMAND LE MONDE C* est le dernier chic jardinier, le must de la création horticole, l’accessoire qui donne la petite touche de raffinement excentrique à la pelouse de la propriété familiale.Le printemps est là et la topiaire — un végétal à feuillage persistant taillé en forme de boule, de pyramide, d'animal ou encore de fontaine — s’impose comme la coqueluche du jardin bourgeois.Débordés, les pépiniéristes spécialisés ne savent plus où donner du sécateur.Cette «forme vivante de sculpture décorative» réalisée à partir de buis, d’if, de laurier, de houx ou de cyprès à croissance très lente s’émancipe progressivement des gazons aristocrates.Elle se propose aussi en version miniature pour balcons.Témoin de ce succès, la topiaire accueille les visiteurs dans les restaurants branchés et les salons huppés.Bernard Magniant (Casa Ixipez) a multiplié les motifs topiaires sur ses tapis et même sur les faiences de son catalogue.«Les gens adorent l’élégance de ces sculptures végétales, dit-il.Elles ont un petit côté “orangerie du château de Versailles” qui plaît énormément.» L’art topiaire est, en effet lié au jardin à la française et son ordonnancement rigoureux.Néanmoins, tout a commencé avec le topia romain, le jardin d’agrément entretenu par un esclave (topius) souvent d’origine perse, syrienne ou égyptienne.La sculpture végétale décorative représente des animaux sauvages, des figures mythologiques.Vieille tradition française L’art (opiaire reste très vivant au Moyen Age, mais c’est à la Renaissance qu'il prend tout son essor, surtout en Italie.En France, les créations de Lenôtre jouent avec la verdure des buis taillés alternant avec la blancheur des statues.«En 1990, lorsque nous avons débuté la restauration des jardins du château de Versailles, les buis avaient grandi.En examinant des aquarelles anciennes, nous nous sommes aperçus qu'à l’époque il existait une multitude de topiaires», se souvient Jean-Pierre Ba-belon, ancien directeur général du Château et du Domaine de Versailles, qui accueille de nouveau des végétaux taillés en pion de jeu d’échecs ou en figures géométriques.Vieille tradition française tombée en désuétude, la topiaire est aujourd’hui une mode importée de Grande-Bretagne et d’Italie.Les horticulteurs transalpins, en particulier, ont contribué à faire baisser les prix en proposant sur le marché des produits plus accessibles.Les producteurs français ont suivi.Lorsqu’il se veut majestueux, l’art topiaire reste toutefois d’essence aristocratique.A Jargeau (Loiret), Chantal Ferotin sculpte d'imposantes fi- gures de chevaux, de cerfs ou de sangliers très appréciées dans les parcs des belles demeures de Sologne.«Pour mettre en valeur une topiaire, il faut disposer d'un site qui s'y prête et de beaucoup d'espace.Une telle figure dans un jardin de banlieue, ce serait dommage», insiste cette passionnée d’aviation qui s’est confectionné un buis en forme d’avion.Cette vision élitiste du jardin classique est battue en brèche par certains professionnels.Christian Barthélemy, fondateur de la société Topiary à Saint-Brice (Vienne), entend bien participer à une opération de démocratisation.«Il faut rendre la topiaire accessible, la faire sortir du cénacle des accessoires de jardin de très haut de gamme», explique cet ancien des arts déco qui s’est spécialisé dans les figures mobiles d'assez petite taille et réalisées à partir d'une mousse végétale mise au point à l’aide de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et fixée sur une armature légère recouverte de lierre.Il suffit d’arroser et de tailler régulièrement pour que la sculpture garde son aspect.Parmi les commandes spéciales réalisées par Topiary figurent entre autres une sirène, un sous-marin (conunandé par un ancien officier de la Marine) ou une énorme théière.Un client de Belgique a adressé une photo le représentant sur un banc et a fait représenter la scène, en lierre.Pipe, scorpion, rat.On connaît également d’énormes tortues végétales paraissant ramper sur le gazon, et même de gigantesques taupes émergeant du sol.Parmi d’autres fantaisies, citons cet extrait d’un catalogue italien proposant des sculptures végétales en forme de pipe, de saxophone, de scorpion, de méduse, de chat, de rat, de voiture de Formule 1, de voilier, d’hippopotame, de raquette de tennis, de bicyclette, de cœur entouré de deux pigeons, de parapluie.Ce foisonnement n’est peut-être pas si éloigné du grain de folie du jardin populaire, ses poteries animalières, ses mini-fontaines et ses cailloux multicolores.La topiaire, homologue bourgeois du nain de jardin?Le prochain incontournable, promettent les spécialistes, sera la sculpture végétale d’intérieur.«Im topiaire, c’est le bornai à la française.Elle s’inscrit dans un vaste mouvement de va-et-vient: le jardin est entré dans la maison, mais il tend aussi à devenir une extension de l’habitation, une pièce supplémentaire avec son propre mobilier», s’amuse Arnaud Maurières, paysagiste attitré du pépiniériste Delbard et artisan du nouveau jardin du Musée national du Moyen Age de Cluny, boulevard Saint-Germain, à Paris.Où l’on pourra bientôt découvrir des topiaires à la mode médiévale.endez-vous ourmands r L Depuis 1960 _ (fine cuisine italienne «Un mélange typiquement italien d’audace et de traditions» Josée Blanchette, Les meilleures tables de Montréal 1999 Table d’hôte midi et soir Ouvert dimanche Fête des mères Lundi au vendredi 11 à 23h ‘ samedi 16h à 2 3h • dimanche fermé 273-7734 65, rue Saint-Zotique Est f» rès Saint-Laurent) Pâtisserie Confiserie 273-9335 819, rue Laurier Est Métro Laurier Chocolaterie SPÉCIAL HOMMAGES AUX MAMANS ^1 Desserts et Chocolats en folie FERME les dimanches et lundis TIBERIUS TORANTE I TA LI A N O - BAR & SALON DE CIGARE Sous le thème de U Mo 'MANCE Tous les vendredis et samedis soirs, souper dansant avec orchestre «Live».Réservez dès maintenant 801, bout de Maisonneuve Ouest, TéL: (514) 840-0722 Au p ’lit LyonnaL) Restaurant FronçaLi - Spécialité* Lyonnaise* Table J’bote midi et *oir ouvert du mardi au samedi « Vous reviendrez.caria nourriture y e*t bonne et que l’ambiance y e*t aiuoichaleureuse.» J.-P.Tastet, Le Devoir, janv.2000 1279, rue Marie-Anne e*t (coin Chambord) 525-2424RSVP COUSCOUS ET SPECIALITES MEDITERRANEENNES livraison de 17 à 22 h «Le couscous au méchoui de La Gazelle est réputé sur le Plateau.» J.Blanchette Fermé le dimanche • Licence complète • www.restaurant.ca/lagazelle 201 -A, Rachel Est (coin Hôtel de Ville) Mtl 843-9598 Brunch gastronomique de la fête des Mères fg restaurant sera ouvert dès 11 heures, le dimanche 14 mai Ouvert du lundi au vendredi pour le dîner et tous les soirs dès 17h30 pour le souper 2so, avenue dee pine ait, mu Réservations : 287-9127 Pour annoncer dans cette rubrique, contactez Jean de Billy au 985-3322.-, .%a 3 coup &e cccw Le jg ejes ^ 7' - j.-::: ,__T^irUS te 1)eoolr, 30 Mc.J) Venez découvrir la fine cuisine métissée dans une ambiance ensoleillée au rythme des Caraïbes 1751, rue Fullum 525-6861 RSVP Dans un décor feutré des années ‘30 RESTAURANT FRANÇAIS Spécial du midi: 6,95$ Tâble d’hôte du soir: 10,95$ Moules à volonté du lundi au mercredi 12,95$ Brunch réputé Samedi & dimanche De lOhOO à I6h00 I 1.95$ Café Ciné-Lumière (entre Laurier et Fairmount) 514-495-1796 Projections de films à tous les soirs - Écouteurs Bistro du Lapin Aqile « Spectaculaire.Uct enchantement pour les yeux et le palais.» Les clients du Bistro du Lapin Agile 4.rue Maple, Sutton (450) 538-4355 www.lapinagile@escoffier.net Fine cuisine italienne Ristorante Italiano DEPUIS 1963 Cabines privées 2 à 4 personnes - Salons privés 15 à 30 personnes TABLE D’HÔTE MIDI _ aussi TABLE D’HÔTE _ 1 partir de à partir de SPÉCIAL SOIRÉE du lundi auj^di Pain à l’ail et Bruschetta Choix de pâtes et de sauces inclus le soir I 2.35, Jean-Talon est (2 mes à l est 735-0220 soif) MAISONS DE CAMPAGNE À LOUEE GASPESIE Ste-Anne-des-Monts.Petite maison, bord de mer Weal pour 2 pers.3751sem (514)981-0303 ILES-DE-LA-MADELEINE Maison 2 étages, emplacement et ensoleillement optimais restaurée avec goût, toute équipée 425$ sem.juillet et août.200$ sem mai.juin ou septembre.(819) 868-4236 soir ou message ILES-DE-LA-MADELEINE.-a son d'é te, près de la mer.3 c.c.à la semaine Juillet-août-sept (450) 653-9455 PARC FORILLON.bond mer.très jolie maison, tt équipée.2 c c Sem, (418)892-5449 http.lounsme ville gaspe qc ca PERCÉ (Gaspésie) Charmante 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76 ans, est décédé THonorable Jules Deschênes.Il était l'époux de feu Jacqueline Lachapelle, infirmière graduée.Il laisse dans le deuil leurs cinq enfants: Louise (notaire Jacques Péri-gny), M* Mireille.Pierre (Danielle Lessard), M- Yves (Andrée Savard) et Jean-François, ainsi que quinze petits-enfants et quatre belles-sœurs et l'amie qui l'a fidèlement accompagné durant ses dernières années: madame Gisèle Rivest, de Ville de Laval.Admis au Barreau du Québec en 1946, il a été concurremment professeur pendant sept ans ef avocat plaideur pendant vingt-cinq ans: auteur de dix livres et de plus d'une centaine d'articles, conférencier invité au Canada et dans plus d’une douzaine de pays étrangers, fondateur du Conseil interprofessionnel du Québec, juge sous le premier Accord de libre-échange Canada-USA, juge à la Cour d'appel du Québec, puis juge-en-chef de la Cour Supérieure du Québec (1973-1983), président de la Commission d'enquête sur les criminels de guerre au Canada (1985-1986), président de la Commission d'enquête de l'Organisation internationale du travail sur la Roumanie (1989-1991), président de la Société Royale du Canada (1990-1992).juge élu par l'Assemblée Générale des Nations-Unies au Tnbunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (1993-1997), Le juge Des-chènes était Compagnon de l'Ordre du Canada.La dépouille mortelle est exposée au Salon Alfred Dallai-re inc., 1111, rue Laurier Ouest à Montréal, le vendredi 12 mai de 19000 à 22000 et le samedi 13 mai de 13000 à 17000, puis de 19000 à 22000.Le senrice funèbre sera célébré à l'église St-Germain d'Outremont, Côte Ste-Catherine et Vincent d'Indy, le lundi 15 mai à 13000, et sera suivi de l'inhumation au cimetière Notre-Dame ^des Neiges tat ntoi oodcakw (514) 257-8711 MKcLOPPEAIENr 1-888 234-8533 ' " ’ El miA www ctovp otg Aujourd'hui Ce Soir Dimanche Lundi CfcAiüMlk max 23 _ WW T’ F IvENTFuX BRQUIL.ARr ‘’I F A.j HÿL QRApL Mi -.i LK.LV,' Températures : MAX / MIN 4ffrr 1/-2 Blanc Sablon Goose Bay Kuujjuarapik ¦ 10/3 La Grande IV Sept-îles ¦ 6/3 îles de la Madeleine 'ivyir Chibougamau 15/6 ¦ livière-du-Loup 15/7 ¦ vUcChicoutim./ T QUT Ofe w!w y™ pip 17/11 ¦/ ois-Rivières f i ¦ 19/9 Val d'Or Lever 5h27 Coucher 20h16 ¦ 18/11 •herbrooke 20/12 r,Wtj ü LU m tu 13 O Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi ^ 4* *k_ -__ Ww WW Wt' IWr 17 16 8 15 SS 6 12 Aujourd'hui Ce Soir Samedi lé* WW max 23 Dimanche Lundi v!mT m'fr Météo-Conseil 1*1 Environnement Canada 1 900 565-4455 Frais applicables La météo à la source 1 t L E I) E V OIK.I.E V E X l> K E 1> I I 2 M Al 20 O 0 B LE DEVOIR LE MONDE La course au poste de sénateur de l’État de New York Les affrontements se multiplient en Sierra Leone EN BREF Giuliani est en difficulté Il pourrait se retirer de la course Freetown se prépare BKHKAK1S REUTERS Un jeune garçon de Freetown attend, en compagnie de centaines de civils, un bateau pour se rendre près de l’aéroport Lungi.t MICHEL MOUTOT AGENCE FRANCE-PRESSE New York — Atteint d'un cancer et en plein vaudeville conjugal, le maire de New York, Rudolph Giuliani, qui, il y a peu, devançait Hillary Clinton dans la course au poste de sénateur et surfait sur la vague du succès, est plus affaibli que jamais.En annonçant publiquement mercredi qu'il se séparait de sa femme, la journaliste de télévision et actrice Donna Hanover, celui que tous les New-Yorkais appellent Rudy a déclenché une réaction en chaîne qui risque fort, estiment les analystes, de l'écarter de la course au poste de sénateur de l’État de New York, à pourvoir en novembre prochain.Peu après, une Donna Hanover visiblement outrée jetait un gros pavé dans la mare du maire en confinnant ce qu’il avait toujours démenti: sa relation intime, pendant plusieurs années, avec une ancienne porte-parole.«Pendant des années, il m'était difficile de participer à la vie publique de Rudy à cause de sa relation avec un membre de son équipe», a-t-elle lancé.Selon des sources citées par le New York Times, son mari ne l'aurait pas prévenue avant d’annoncer publiquement leur séparation.M.Giuliani, surpris par des pappa-razis, avait récemment reconnu entretenir une liaison avec une New-Yorkaise divorcée.Pour un politicien qui proposait que les dix commandements soient accrochés aux murs des écoles pu- AGENCE FRANCK-PRESSE Harare — In Commission de supervision des élections (ESC), nommée par le gouvernement, a estimé hier que les conditions pour la tenue d’élections législatives «libres et honnêtes» n’existaient pas au Zimbabwe en raison du climat de tension actuel.La tension est provoquée notamment par l'occupation de centaines de fennes blanches par d'anciens combattants depuis février.Les fermiers blancs et les vétérans vont rencontrer aujourd’hui le président Robert Mugabe pour tenter de trouver une solution pacifique à la crise.«L'ESC est gravement préoccupée par la vague de violences politiques et d’intimidations qui a caractérisé la période préélectorale, selon un communiqué.Elle note avec une grave préoccupation que 18 personnes ont perdu la vie en raison des violences préélectorales.Si ce qui est rapporté par les médias est crédible, la tendance est telle que nous devrions bientôt parvenir à une situation bliques, cette révélation est potentiellement dévastatrice.Juste après son émouvante apparition, une chaîne locale a diffusé un message de campagne dans lequel M.Giuliani affirme, depuis une tribune: «Nous devons être honnêtes les uns avec les autres!» Il a été surnommé «Rudy le coureur» hier par le New York Post qui jusqu’à présent le soutenait Dans un éditorial, le New York Times estime que «cette conjonction de difficultés médicales, personnelles et politiques est formidable.Il y a une limite au fardeau politique qu ’un candidat peut porter».«Rudolph Giuliani est l'homme public américain qui a le plus besoin d’un long repos», estimait pour sa part l’éditorialiste du Daily Neus Jim Dwyer.Citant des sources proches du maire, la chaîne locale NY1 a assuré dès mercredi que Rudy Giuliani «s'achemine vers un renoncement» dans la course au poste de sénateur.M.Giuliani a assuré qu’il n’entendait pas faire connaître sa décision hier, mais il est évident quelle ne pourra plus tarder.En cas de retrait de Rudy, le candidat de remplacement partirait avec une sérieuse longueur de retard sur Hillary Clinton, qui laboure n]éthodi-quement les 62 comtés de l’État de puis près d’un an.Interrogée sur la question, Mme Clinton a refusé de commenter les déboires personnels de son adversaire, se contentant d’assurer que «quel que soit mon opposant, je continuerai à mener ma campagne».qui ne mène pas à la tenue d’élections libres et honnêtes», ajoute-t-elle.En faisant du problème de la terre le thème dominant de sa campagne électorale, M.Mugabe tente de contrecarrer le principal parti d’opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), qui insiste sur la crise économique.Deuxième puissance économique de la région, le Zimbabwe traverse une crise économique sans précédent, bi croissance du PNB a chuté de 7,3 % en 1996 à 1 % en 1999.L’inflation s’est envolée de 19 % en 1997 à environ 60 % actuellement.Le taux de chômage atteint 50 %.La saison des ventes aux enchères du tabac, première recette à l’exportation du Zimbabwe, a commencé fin avril de façon catastrophique, peu de planteurs mettant en vente leur production.Une pénurie de blé commence à se faire sentir.En principe, les agriculteurs devraient faire actuellement les semailles pour les moissons de blé d'octobre.AGENCE FRANCE-PRESSE ASSOCIATED PRESS Freetown — Les affrontements avec les rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF) se poursuivaient hier en Sierra Leone tandis que les préparatifs étaient en cours à Freetown pour la défense de la ville contre une possible attaque des combattants de Foday Sankoh.La mission des Nations unies (MINUSIL) d’un côté, l’armée sierra-léonaise (SLA), les miliciens progouvernementaux Kamajors et leurs alliés, les anciens putschistes du Conseil révolutionnaire des forces armées (AFRC), de l’autre, toutes ces forces adoptent depuis le début de la semaine une attitude plus offensive contre la rébellion, avec laquelle la guerre semble désormais ouverte.Les combattants du RUF ont lancé dans la nuit de mercredi à hier deux attaques contre des positions de Casques bleus de la MINUSIL non loin de Freetown, à Newton et Port Loko (20 kilomètres au sud-est et 40 kilomètres au nord-est de la capitale) mais ont été repoussés, selon la MINUSIL.Par ailleurs, deux unités de Casques bleus kényans, encerclés depuis le 2 mai à Makeni et Magbu-raka (140 et 150 kilomètres à l'est de Freetown), ont rompu ce siège le 9 mai, avec l'aide de la force d’intervention rapide indienne de la MINUSIL.et ont réussi à gagner des positions tenues par les anti-RUF.Cette opération spectaculaire — la crise actuelle avait débuté dans ces deux localités — a toutefois été entachée d’une bavure.La colonne partie de Makeni a été la cible de tirs de la SIA, qui pensait avoir affaire à des rebelles équipés des uniformes et du matériel dérobés aux Casques bleus.En dépit des premiers résultats de cette mobilisation, l'ONU se garde de crier victoire, d'autant que Foday Sankoh reste toujours introuvable.Le leader de la rébellion a mystérieusement disparu depuis le 8 mai après que ses hommes eurent tiré sur une manifestation anti-RUF devant sa résidence à Freetown.«Nous espérons ne pas en arriver à une bataille rangée [à Freetown], mais en effet, nous nous y préparons», a dit le porte-parole de l’ONU à New York, Fred Êckhard, faisant état d'informations sur des mouvements de rebelles.«Nos préparatifs militaires se poursuivent», a souligné à Freetown le porte-parole de la MINUSIL, David Wimhurst.Il a toutefois refusé de fournir des détails sur ces préparatifs, se contentant d’indiquer que les positions des Casques bleus dans et autour de la capitale «se renforcent d'heure en heure».Alors que 300 Casques bleus sont toujours retenus par le RUF et 200 autres présumés captifs.M.Wimhurst a indiqué que la MINUSIL avait eu «des contacts avec certains leaders du RUF à ce sujet» depuis la disparition du caporal Sankoh.La force d’intervention britannique, arrivée le 8 mai en Sierra Leone pour évacuer les étrangers mais également chargée d’une mission d’assistance de la MINUSIL, continuait de son côté hier à acheminer du matériel depuis l’aéroport de Lungi (au nord de Freetown) vers la capitale.«Les centaines de soldats d’élite britanniques riposteront s’ils sont attaqués par les forces rebelles, mais ils n 'ont pas de mission de combat», a indiqué hier le chef du Foreign Office, Robin Cook.«Si nos troupes sont attaquées, elles répliqueront, je ne veux pas que les rebelles se méprennent sur ce point», a-t-il ajouté.SILVIA G ALI PEAU LE DEVOIR L> UNICEF craint que le conflit qui t sévit en Sierra Leone ne dégénéré avec le recrutement d'enfants-sol-dats, une opération qui aurait déjà commencé, et ce, malgré l’engagement des militaires de ne pas avoir recours à de telles pratiques.«À Makeni, le commandant des rebelles du Front révolutionnaire uni [RFU] a réussi à mobiliser une quarantaine d'enfants cette semaine», a te» moigné René de Grâce, directeur général d’UNICEF Canada.L'opération rappelle de terribles souvenirs.Pendant la guerre civile des dix dernières années en Sierra Ix'one, 5000 enfants ont été mobilisés.«Pour servir dans les forces, on a essentiellement recruté des garçons.Ils servaient de chair à canon», a-t-il poursuivi.5000 autres enfants ont aussi été enlevés pendant la même période.«Ils servaient de porteurs De son côté, la Russie s’est dite prête à envoyer une centaine de militaires pour renforcer les Casques bleus.Moscou suit la situation sur place de très près, plusieurs de ses ressortissants faisant en effet partie des Casques bleus pris en otages par les rebelles.Le chef d'état-major russe.Valeri Manilov, a précisé lors d’une conférence de presse que le contingent envoyé sur place pourrait inclure des unités d’élite.L’envoi de militaires en Sierra Leone doit cependant encore être approuvé par le président russe Vladimir Poutine et par la Chambre haute du Parlement, a précisé le ministère de la Défense dans un communiqué.dans le conflit, de cuisiniers ou d’esclaves sexuels.» Lors des accords de paix de Lomé en juillet dernier, toutes les parties se sont engagées à ne plus avoir recours à de telles pratiques.Mais les événements des derniers jours laissent craindre le pire.«On a des craintes à cause de ce qui s’est passé.Cela risque d'être pire.» Depuis quelques mois, divers programmes de réunification des familles et de reconstruction des écoles ont été mis sur pied, des programmes maintenant mis en péril par la reprise des conflits, a signalé René de Grâce.L’UNICEF déplore que tous les espoirs de paix de l'accord de juillet soient ainsi mis à mort.Les enfants nés dans cette guerre n’ont jamais connu la paix; c’est «une génération perdue», a dénoncé le directeur général.Au dire des psychologues de i’UNICEF, de nombreux enfants seraient désormais victimes d'«anxiété chronique».La demande d’asile d’Eliân examinée (AP) — La Cour d’appel fédérale d'Atlanta, en Géorgie, s'est penchée sur le cas du petit Cubain Eliàn.Les trois juges doivent déterminer si l’enfant de six ans est trop jeune pour être considéré comme un demandeur d'asile et si le fait d’habiter dans un pays sous régime communiste compromet les droits parentaux du père, Juan Miguel Gonzalez.Les magistrats ont affirmé qu'ils rendraient leur décision rapidement mais cela pourrait prendre des semaines.Embuscade en Ingouchie (AP) — Dix-neuf soldats russes ont été tués et quatre autres blessés, dans ce qui semble être une embuscade tendue hier par les indépendantistes tchétchènes en Ingouchie, frontalière de la République sécessionniste Un soldat est porté disparu.Les rebelles ont ouvert le feu sur le convoi qui passait près du village de Galach-ki, selon le capitaine Mikhail Kliam-khoiev, porteparole du ministère in-gouche de l’Intérieur.L’origine de l’affrontement ne semble pas claire, a-t-il ajouté, soulignant toutefois que cela correspondait aux méthodes des indépendantistes.Li présence militaire russe est très forte en Ingouchie, où se sont réfugiés environ 200 000 Tchétchènes fuyant les combats.Kabila forme un «Parlement de transition» (AFP) — Le président laurent-Dési-ré Kabila a annoncé hier à Kinshasa la formation d’un «Parlement de transition» en République démocratique du Congo (RDC) qui sera «inauguré» le 1' juillet.M.Kabila a déclaré que la formation de ce Parlement s'inscrit dans le cadre d'une «démocratisation» de la RDC.Ce Parlement de transition, également qualifié d’«Assemblée constituante» par le chef de l’État, comptera 300 membres.Faute de pouvoir organiser des élections du fait de la guerre, les parlementaires seront «cooptés dans la transparence» et «sans complaisance» par une commission représentative, a assuré M.Kabila.Les Tigres avancent (AP) — Les rebelles séparatistes tamouls semblent resserrer leur étau sur la pointe nord du Sri-Lanka.Après deux jours d’offensives, les Tigres affirmaient hier avoir pris deux localités dans la périphérie de Jafüna, leur objectif final.L’armée de l’air srHankaise a répliqué par un raid aérien.La radio des Tigres libérateurs de l’Eelam tamoul (LTTE) a annoncé la prise de Kolombuthurai et de Maniyathotam, précisant que de nombreux soldats de l’armée sri-Ian-kaise avaient été tués.La Commission de supervision dénonce le climat actuel Le Zimbabwe ne peut tenir des élections libres L’UNICEF s’inquiète Des enfants chez les rebelles nniAj SJURIt Rééquipez-vous à neuf, neuf, neuf.Si le ion de votre chaîne manque de relie/), ôi votre iy&tème ne rend pad toutes les subtilités de vos disques préférés, il est peut-être temps d'en chanser.Composé d’un récepteur/lecteur CD et de deux haut-parleurs, cet ensemble est signé N/'D / B&W.Deux grands nom nuii 2000 à i y h >( ) En vente chez: Archamb.iult Musique 500, rue Sainte-Catherine Est (514) 849-6201 (frais Je senlcet Par telephone au (514) 274-17*6 \ la porte, une heure avant le concert Prélude en mi majeur Quatuor en La Américain Trois prélude Scâremouche Sérénade De la France au Québec Suite queue leu leu S.Bach A.Dvorak G.Gershw D.Milhaud G.P.Telemann ('ouRineau C'ouRineau Ministère de la Culture c.r’r et des Communications oOr PANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500 12 242397 986 COUR SUPERIEURE (chambre de la famille) PRESENT: CAROL COHEN, J.C.S.SUSAN PONCE demanderesse-intimée c.PATRICIO PEREZ défendeur-requérant ¦et- LE SOUS MINISTRE DU REVENU DIRECTION DE LA PERCEPTION DES PENSIONS ALIMENTAIRES ASSIGNATION ORDRE est donné à SUSAN PONCE de comparaître en cette cour situé au 1 est rue Notre-Dame, à Montréal, pour le 16 juin 2000 à 9hC0 en salle 2.17 du palais de justice de Montréal, suite à la publication du présent avis, dans LE DEVOIR.Une copie de la requête en changement de garde d éniant et en annulation de la pension alimentaire et de leurs arrérages, la déclaration solennelle, l'avis de présentation, de l'avis de dénoncialion de pièces remises, ainsi que le formulaire de lixalion des pensions alimentaires pour enfants a été remise au greffe de la Cour à l'intention de la demanderesse-intimée.Montréal, le 5 mai 2000 CAROL COHEN, J.C.S.PANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL No.: 500-12-251933-002 CUUR SUPERIEURE (Chambre de la famille) Présent: le greffier adjoint DANIELLE NARCISSE partie demanderesse c.STEVE THOMAS partie défenderesse ASSIGNATIUN ORDRE est donné à la partie défenderesse, de comparaître au greffe de cette cour situé au 10 rue St-Antoine et district de Montréal, salle 1.100 dans les 30 jours de la date de publication du présent avis dans le Devoir: Une copie de la déclaration de divorce a été remise au greffe à l'intention de monsieur Steve Thomas Montréal, le 2000 mai 03 MICHEL MARTIN Greffier adjoint PANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO 500-22-042793-003 CUUR UU QUEBEC Procédure allégée présent le greffier adjoint EVELYN STEINBERG HAMOVITCH, YETTA BROWNSTEIN-SWIFT, DAVID HAMOVITCH partie demanderesse c.3104-2153 QUEBEC INC.GINETTE BLAIS partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à 3104-2153 Québec Inc.et Ginette Blais de ccmparaitre au greffe de cette cour situé au palais de justice 1 rue Notre-Dame est, salle 1.100 dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le Devoir.Une copie de la déclaration a été remisé au greffe à l'intention de 3104-2153 Québec inc.et Ginette Blais Lieu: Montréal Date: 2000 mai 09 Michel Martin Me Neil H, Slein STEIN & STEIN 1 Place Ville Marie, suite 2310 Montréal.PO.H3B3M5 Tél: 866-9808.Fax: 875-8218 AVIS D'INTENTION DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie FORMCRAFT INC demandera à l'Inspecteur général des institutions financières de la province de Qubéec la permission d'obtenir sa dissolution.Montréal, le 10 mai 2000 FASKEN MARTINEAU DuMOULIN Procureurs de la compagnie@L: AVIS est par les présentes donné que.contormément aux dispositions de la Loi sur les compagnies (Québec), LUPUS QUEBEC demandera à l'Inspecteur général des institutions linancières la permission d'obtenir sa dissolution.La présidente.Monique Martineau {•lOxfam w Québec î h-t**** 514937.1614 1.877 937.1614 (sans frais) mwv.otlimifc.ct AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et noLis signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d’erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.¦r:ee COMMISSION DES SERVICES ÉLECTRIQUES DE LA VILLE DE MONTRÉAL APPEL D'OFFRES Contrat n" 927 Modifications et additions au réseau municipal de conduits souterrains dans et au voisinage de la rue Hochelaga, entre la rue Honoré-Beaugrand et un point situé à l’est de la rue Georges V Sont admis à soumissionner les Entrepreneurs généraux détenant les licences appropriées en vertu de la Loi sur le bâtiment (L.R.Q., c.B-1.1).De plus, seules sont acceptées les soumissions des Entrepreneurs qui se sont procuré les documents d'appel d'offres disponibles à compter du 16 mai 2000.au bureau de la Commission des senrices électriques situé au 75.rue de Port-Royal Est, bureau 610, à Montréal, contre un montant, non remboursable, de cinquante dollars (50$).Lm soumissionnaires devront également, pour être admis à soumissionner, s'être procurés, contre un montant non remboursable de cent vingt-cinq dollars (125$), une copie de la version du devis normalité approuvé par la Conseil d'administration la 16 février 2000, disponible au même bureau.Une séance d'information obligatoire aura lieu le 18 mal 2000, à 10 heures, au bureau de la Commission, situé à l'adresse mentionnée précédemment.La soumission doit être déposée à nos bureaux avant 14 h le 20* four de mai 2000.La séance d'ouverture publique se tiendra Immédiatement après Chaque soumission doit être accompagnée d'un cautionnement de soumission pour un montant de soixante-quinze mille dollars (75 000.00 $).L'Entrepreneur soumissionnaire a la responsabilité de s'assurer du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour te contenu de leur soumission, et doit s'assurer qu'ils détiennent les licences et permis requis.La Commission ne s'engage é accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires Division - Gestion de projsts Commission des services électriques dé la Villt dé MontrésI MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1- Planche.— Bière.2- Acide sulfurique.— Provenir.3- Refus.— Cépage du Bas-Languedoc.4- Agitation bruyante.5- Garnir un voilier.— Personnes bavardes.6- Petite ode.— Ville du Pérou.7- Lithium.— Gaine.— Système d'unités.8- Apparence trompeuse.— Bordure.9- Quelqu'un.— Coup.— Germanium.10- Habillera de vêtements du dimanche.11- Niveau.— Pâté de maisons.12- Enlever la crête.— Feinte.VERTICALEMENT 1- Aérostat 2- Appesantir.3- Marchandise — Couvrir d’iode.4- Petit ruisseau.— Mollusque fossile.5- Souillure.— Misaine.6- Lui.— Pronom familier.— Garantie Recevoir, Habitude.— Masse de pierre.Gag.— Monument mégalithique.Roche volcanique.— Choisi.Poulie.— Caesium.— Énorme.Parera.— Bienheureuse.Solution d’hier i i I ?LE DEVOIR ?I) R V O I R V K N I) R R I) I M A I '> O O O Grosses pointures sur la Croisette & 4 REUTERS J’attendais beaucoup du dernier film de Ken Loach (au centre), d’où la légère déception d’usage.À l’affiche cette semaine ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Cannes — Vatel, qui ouvrait mercredi le bal cannois, paraît déjà évanoui, fantôme retourné à sa tour du XVir siècle.C’est que la compétition vient de démarrer sur des chapeaux de roues.Nulle vraie fausse note jusqu’à maintenant (mais aucun coup de maître non plus).Du disparate et du solide.Au menu: un lancinant film de l’Iranienne Samira Makhmal-baf, une œuvre manichéenne du Britannique Ken Loach (mais parsemée de moments forts) et une savoureuse comédie thriller du Français Dominik Moll.Place au cinéma donc! La pluie peut bien tomber et les starlettes se rhabiller.On s’enfonce en salles obscures, on écoute les réalisateurs commenter leurs œuvres, on observe leur comportement non verbal aussi, parfois si éloquent.Tenez! celui de Samira, par exemple.Elle n’arrête pas de tirer sur son tchador noir pour cacher des couettes rebelles, mais les cheveux dépassent un peu.Elle paraît nerveuse, pesant ses mots, craignant la gaffe.Belle, des yeux de braise, cadette des cinéastes en 53 ans de compétition cannoise.Vingt ans à peine.Samira Ma-khmalbaf, qui avait fait sensation ici en 1998 avec son premier long métrage La Pomme, accompagne cette fois le troublant Tableau noir.Phénomène à paliers, que cette fille.Le fait d’être une jeune Iranienne lâchée lousse, comme on dit, sur la Croisette semble écorcher le mythe de l’oppression des femmes au pays des barbus.Mais ce tchador qu’elle tiraille.Entreprise familiale Samira est la fille du grand réalisateur Mohsen Makhmalbaf, ce qui change sans doute tout à tout Ce dernier a coscénarisé, monté, produit les films de sa progéniture (et s’apprête à en faire autant pour sa femme).Le cinéma des Makhmalbaf est en train de devenir, mine de rien, une sorte d’entreprise familiale.C’est bien connu: Cannes utilise les grandes stars internationales comme scintillantes vitrines.N’empêche.pas uniquement frivole, il offre aussi une épaule amie aux cinématographies dont la vie n’est pas toujours rose à la maison, sur le flanc de la censure à tout le moins.Celle d’Iran, par exemple.Difficile de déterminer là où s’arrête le travail du père, là où commence celui de la fille.Le Tableau noir évoque les films de Mohsen, alors on cherche.Samira.Dans un court métrage tiré des Contes de Kish, présenté ici l’an dernier, le réalisateur de Gabbeh et de Salam Cinéma montrait un homme en marche avec une porte sur le dos.Troublante similitude: Le Tableau noir commence à peu près de la même façon.Des instituteurs portent comme des baudets leur tableau noir au dos, errant à travers les montagnes du Kurdistan en quête d’élèves.En guise de héros, des groupes nomades, vieillards cherchant à rejoindre clandestinement l’Iraq, enfants contrebandiers qui passent et repassent les frontières au péril de leur vie.Le film, fidèle à la tradition cinématographique iranienne, se colle au documentaire et aux acteurs non professionnels.C’est troublant, criant de naturel, essentiellement tragique, mais confus.Ces longs plans sur des marches interminables, en des paysages magiques de sécheresse, confèrent au Tableau noir un côté incantatoire qui prend néanmoins à la gorge.Samira affirme que l’idée est de son père, quelle l’a développée avec lui, en revendique la réalisation, même s’il fut l’artisan du montage.Allez vous y retrouver.Pas question pour elle de situer tout l’arrière contexte du conflit Iran-Iraq.Son film entend montrer plutôt les victimes emblématiques de toutes les guerres.En filigrane, on comprendra que l'allégorie constitue la seule façon de déjouer le comité de surveillance iranien.Place au flou historique dans ce Tableau noir aux hiatus, aux flottements, à l’œuvre inachevée mais aussi à l’esprit lancinant, bouleversant parfois.Celui de Mohsen, sans doute, dont on retrouve la marque partout.Si Le Tableau noir est récompensé au palmarès, à croire qu’il faudrait lui offrir un prix de famille.Les codes iraniens ne sont décidément pas les nôtres.Le drapeau rouge de Ken Loach J’attendais beaucoup du dernier film de Ken Loach, d’où la légère déception d’usage.Le plus gauchiste des cinéastes britanniques, le créateur de My Name is Joe et de Raining Stones sait brosser des chants universels à travers des drames sociaux, très humains, trouvant leur rédemption dans la solidarité.Bread and Roses, tourné à Los Angeles, dans un milieu de Latinos émigrés qui vivent d’emplois précaires, offrait une thématique en or à notre homme.D’autant plus que le film en est un sur le mouvement syndical, avec employés de ménage exploités, pris en main par un délégué syndical aux méthodes anarchiques mais à la foi ardentes (Adrien Brody).Bon! Bread and Roses possède des moments très forts, dont une confrontation entre les héroïnes, deux sœurs d’origine mexicaine (Pilar Padilla et Elpedia Carrillo), l’une résignée, l’autre en révolte.Ken Loach est présent tout entier dans cette direction d’acteurs solide, sauf qu’en tournant hors de chez lui, il a égaré son sens des nuances et livre un combat du méchant capitaliste contre le bon syndicaliste assez primaire, hélas! Un parfum noir de comédie Rien de plus disparate que les univers qui nous furent jusqu’ici présentés à l’écran.Premier film français (sur quatre) à émerger du chapeau de la compétition: Harry, un ami qui vous veut du bien, de Dominik Moll, nous entraîna en des rives de comique et d’effroi à la sauce Hitchcock pas mal assaisonnée du tout.Le second long métrage du cinéaste à'Intimité est un suspense ficelé au poil doublé d’une comédie de mœurs aussi drôle que grinçante.Sergi Lopez (découvert dans Western) porte la chose sur ses épaules, en ami tombé du ciel qui veut aider un jeune ménage à trouver le bonheur, quitte à assassiner ce qui les perturbe.Lopez se révèle un parfait méchant, tant il est cool et n’annonce pas ses couleurs.Le scénario non plus ne se dévoile pas tout de suite mais joue de tensions, d'humour, de terreur, de rêves intimes, même si quelques ficelles dépassent ça et là.Luirent Lucas et Mathilde Seigner, le petit couple de l’histoire, courtisent les demi-teintes avec bonheur et le bateau du scénario penche sans chavirer.Je ne sais pas si cet Harry raflera quelque chose au palmarès.Habituellement, les films de genre repartent bredouilles, mais on peut lui prédire d’ores et déjà un grand succès public.Et pourquoi Cannes ne réconcilierait-il pas les deux, après tout?Luc Besson n’a-t-il pas été nommé à la présidence du jury dans ce but-là?CENTER STAGE États-Unis, 2000,113 minutes.Drame musical de Nicholas Hytner avec Amanda Schull, Zoe Saldana, Peter Gallagher.De jeunes étudiants en danse inscrits aux cours de l’American Ballet Theatre se livrent une compétition acharnée pour être parmi les six finalistes qui participeront à la soirée de gala de la prestigieuse institution.• V.o.: Colisée Kirkland, Paramount, Cavendish, Place LaSalle, Lacordaire, Des Sources, Mega-Plex Spheretech, Mega-Plex Taschereau LA CHANCE DE MA VIE (ME MYSELF I) Australie-France, 1999,104 minutes.Comédie sentimentale de Pip Karmel avec Rachel Griffiths, David Roberts, Sandy Winton.Pamela, une journaliste célibataire dans la trentaine, vit une crise existentielle.Après une tentative de suicide, elle se voit confrontée à son double, qui est mariée et mère de trois enfants.• V.o.: Cavendish, Faubourg • V.f.: Quartier latin JOE GOULD’S SECRET États-Unis, 2000,107 minutes.Drame biographique réalisé et interprété par Stanley Tucci, avec lan Holm, Hope Davis.Dans les années 40, Joe Mitchell, journaliste au New Yorker, écrit un article sur Joe Gould, un sans-abri excentrique.Ce diplômé de Harvard a tout laissé tomber pour se consacrer à un livre monumental répertoriant les expressions des gens ordinaires.• V.O.: Centre Eaton SCREWED États-Unis, 2000,82 minutes.Comédie de Scott Alexander et Larry Karaszewski, avec Norm Macdonald, Dave Chappelle, Elaine Stritch.Chauffeur au service de la détestable Miss Crock, Willard décide de kid- napper le chien de la vieille dame pour lui réclamer une rançon.Mais lorsque le cabot s’évade et revient à la maison, Miss Crock est amenée à croire que c’est son chauffeur qui a été enlevé.• V.o.: Colisée Kirkland, Côte-des-Neiges, Faubourg, Place LaSalle, Lacordaire, Des Sources, Mega-Plex Spheretech, Mega-Plex Taschereau TERRE CHAMP DE BATAILLE (BATTLEFIELD EARTH) Etats-Unis, 2000,118 minutes.Drame de science-fiction de Roger Christian avec John Travolta, Barry Pepper, Forest Whitaker.En l’an 3000, alors que la race humaine est asservie par le peuple extraterrestre des Psychlos, le courageux chasseur Jonnie Goodboy Tyler tient tête à Terl, le chef de la sécurité psy-chlo, qui cherche à exploiter les humains à ses propres fins.• V.o.: Carrefour Angrignon, Colisée Kirkland, Greenfield Park, Laval, Paramount, Côte-des-Neiges, Lacordaire, Des Sources, Mega-Plex Spheretech • V.f.q.: Place LaSalle, Quartier latin, Paradis, lange lier, Terrebonne, Sainte-Thérèse, Mega-Plex Pont-Viau, Mega-Plex Taschereau, Mega-Plex Centre Jacques-Cartier TIME CODE États-Unis, 2000,97 minutes.Drame de mœurs de Mike Figgis avec Jeanne Tripplehorn, Salma Hayek, Stellan Skarsgard.A Los Angeles, l’actrice Rose fait croire à sa maîtresse Lauren qu'elle se rend à une audition, alors qu’en réalité elle va auprès de son amant producteur.Mais la comédienne ignore que Lauren a glissé un micro dans son sac pour l’espionner.• V.o.: Paramount Source: Médiafilm «Un film absolument délicieux! Rien ne peut décrire la surprise que m’a causée ce film!» - Andrew Sarrls, NEW YORK OBSERVER «UNE COMÉDIE DÉBRIDÉE!» - Peter Travers, ROLLING STONE MERVEILLEUX! DEUX FOIS BRAVO! - Roger Ebert, RütiER EBERT AND THE MOVIES at ma n la chance Vl6 version française de Me Myself I menant en vedette Rachel Griffiths ’fjBlackwatch bU DIM RIB U T IO I-CINÉPLEXOOtOW—I l-ONÉPIEX OOfON—| r—CMCPIEX OMON —n IQUART1ER LATIN H BROSSÂRO 11 LAVAUOBlerte») | -VERSION ORIGINALE ANOI AISE —————— G|—— aNÊPCEX OOÉON—^ CINÉPULX OOfON-I 1 FAUBOURG 11 CAVENDISH (MailM La petite voix du cœur » est un film merveilleux: brillamment drôle, profondément émouvant et les interprètes sont superbes.k.K N X/CHS Radin, la» A La Petite yoix du cœur (version française de Where the Heart Is) L* AFFICHE! VERSION FRANÇAISE « CINÉPLEX ODÉON-1 r—LES CINÉMAS GUZZO—I i CINEPLEX OOEON-1 i—MEGA-PLEX ” GUZZO—J IQUARTIER LATIN ?11 LANGEUER 6 ?11 LASALLE (Place) ?1 [TASCHEREAU 18 ?| IlONGUEUIL (Place) ?11 PONT-VIAU 16 ?11 UVAL (Carrefour) ?| IST-EUSTACHE ?j I-CINÉPLEX ODÉON-1 i-CINÉPLEX ODÉON-1 i—LES CINÉMAS GUZZO—| r—LES CINÉMAS GUZZO—1 I ST-BRÛNO ?11 BOUCHERVILLE ?| ItERREBONNE 8 ?11STE-THÉRÉSE 8 ?I I-CINÉPLEX ODÉON-.i-CINÉPLEX ODÉON-1 r GALERIES ST-HYACINTHE *1 |-CAPITOL-1 [CARREFOUR D0RI0N ?11 PLAZA DELSON ?1IST-HYACINTHE ?11 ST-JEAN ?| I-CINÉMA DE PARIS-1 |-CINÉPLEX ODÉON-1 i-CINÉ-ENTREPRISE-1 i-CARREFOUR DU NORD—i IVALLEYFIELD ?| IcHATEAUGUAV ENCORE ?11 ST-BAS!LE ?11 ST-JÉR6ME ?| aussi à l’affiche en version originale anglaise «t F/ L KJniün DEf ECJLivAiwEf ET EüL/vA/Mf QuESECOif P^-EfEN/TE QUEBEC A L’HONNEUR A MONTRÉAL EfTivAL DE LA .Uttéaatvaé \ MON/DlALÉ i Le samedi 13 MAI il h Brunch littéraire : Rencontre avec Claire Martin Animation : André Ricard.Maison des écrivains.Entrée libre.Réservation obligatoire : (514) 828-3061 13 h Débat : À quoi sert l’histoire ?Avec Jacques Mathieu, Yves Beauregard, Yvon Desloges, Gaston Deschênes et Réal Ouellet.Animation : Danielle Bombardier.Musée Pointe-à-Callière.Entrée libre.14 h Rencontre d’auteur : Mafias, science, terrorisme et médias : apprivoiser les nouveaux pouvoirs Avec Jean-Jacques Pelletier.Animation : Stanley Péan.Maison des écrivains.Entrée libre.Info-festival : (514) 828-3061 Site dufestival : www.uneq.qc.ca/testtval **%*%&< 17 h Lectures : 10 ans de mots et d’images Avec Anne Peyrouse, Gabriel Lalonde, Lyne Richard, Michel Pleau, Jean Désy et Elaine Bégin.Animation : Jean-Pierre Gaudreau.Salon des Terrasses Saint-Suipice.Entrée libre.19,h littérature et cinéma : Requiem contre un plafond ( P^Utit'f-Avec Gilles Pellerin, Jérémy Peter Allen et Yves Jacques.Maison de la culture Plateau Mont-Royal.Entrée libre.20 h 30 Spectacle littéraire : Québec dans sa littérature Avec Aude, Roland Bourneuf, Christiane Frenette, Monique Laforce, Serge Lamothe, Monique Miville-Deschênes, Huguette Orly, Gilles Pellerin, Michel Pleau et André Ricard.Animation : Sébastien Ricard.Maison de la culture Plateau Mont-Royal.Entrée libre.Laissez-passer : (514) 872-2266.Canada Québec COMSIlt 7 OIS ARTS |t DIS II MMES DU OUfIff CONSEIL DESERTS Ville rte Montréal LE Devoir yogourt > L ' ' L \JkiiON DEC ECA/vAiN/Ef ET ECAlvAiN/f QjJE&ECO/f PlLÇçÇsrrÇ LES 5 À SOUHAITS 10 MA, EmyAL DE LA .L/TTEAATUAÉ V MOWOl ALE J À l’heure de l’apéro, des 5 à 7 littéraires, animés par le poète José Acquelin, en présence des musiciens Pierre St-Jak et Normand Guilbeault.Vendredi 12 mai, de 17 h à 19 h Lectures de Michel van Schendel, François Pelletier, Joël Pourbaix et Louise Desjardins.Dimanche 14 mai, de 17 h à 19 h Lectures de Nicole Brossard, Hossein Sharang, Yves Robitaille et Salah El Khalfa Beddiari.Lundi 15 mai, de 17 h à 19 h Lectures de Paul Chamberland, Louise Blouin, Rachel Leclerc et Yong Chung.Mardi 16 mai, de 17 h à 19 h Lectures de Claudine Bertrand, André Roy, Etienne Lalonde et David Wormaker.Mercredi 17 mai, de 17 h à 19 h Lectures de Jean Morisset, Mireille Cliche, Alfredo Lavergne et Alexandre Trudel.Jeudi 18 mai, de 17 h à 19 h A l'occasion de la remise du Prix de poésie des Terrasses Saint-Suipice de la revue Estuaire 1999, lectures données par les finalistes de ce prix.Vendredi 19 mai, de 17 h à 19 h Lectures de Lucien Francoeur, Fernand Durepos, Jean-François Poupart et Kim Doré.Info-festival : (514) 828-3061 Site du festival : www.uneq.qc.ca/festival Cariadîî Québec Samedi 20 mai, de 17 h à 19 h Lectures d'Antonio D'Alfonso, Alain Fisette, Francis Catalano, Charles Leblanc et Eugène Pilote.Au Salon des Terrasses Saint-Suipice, 1680 rue Saint-Denis, métro Berri-UQAM.Entrée libre.CONSEIL DtS>fRTS USfflNT-SW/KtJl -niv» du l'MtiuU j foi ih« Arn CONSfll DU ARTS fl DmiTTRit DU QUtlK Ville do Montréal LE DEVOIR ! » i
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