Le devoir, 5 juin 2000, Cahier B
LE DEVOIR Culture Page B 8 Les sports Page B 4 Religions Page B 6 L'ENTREVUE LE DEVOIR.LE L II X I) I JL I N 2 0 0 0 Guy LeBlanc Contre vents et maires Le président de l’UMQ saura-t-il maintenir la cohésion dans ses troupes i Malgré une forte ébullition en son sein, TUnion des municipalités du Québec (UMQ) joue un rôle majeur dans l’actuelle réorganisation municipale grâce à ses 273 membres représentant plus de cinq millions de citoyens.L’importance du changement de garde qui a chamboulé le haut de la pyramide de l’UMQ il y a quelques semaines n’est donc pas à sous-estimer.Mais le nouveau président, Guy LeBlanc, saura-t-il maintenir le couvercle sur la marmite municipale qui semble parfois près de sauter?m a FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR e maire de Trois-Rivières, Guy LeBlanc, se veut inébranlable.En fait notamment foi son récent couronnement à la tête de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) ainsi que les soubresauts du dernier congrès qu’il a présidé à la fin avril.Mais c’est avec une facilité déconcertante qu’il semble utiliser à son profit les obstacles qui jonchent son chemin.Au dernier congrès de l’UMQ, cer-tains opposants du maire LeBlanc ont déposé une proposition afin de lui barrer le chemin vers la plus haute marche de l’organisation et de reconduire l’ex-président, Mario Laframboise.Mais c’est en raison d’un vote à résultat nul que la motion a été défaite: 17 pour, 17 contre.M.LeBlanc a donc pu grimper de la première vice-présidence à la présidence.Mais ne lui parlez pas du manque de légitimité qui pourrait accompagner une telle accession, il vous rabrouera tout de go: «]e ne peux avoir me plus grande légitimité que celle que j’ai puisqu’il n’y a pas eu d’élection à la présidence.J’ai été élu par acclamation», répond-il sans équivoque, comme pour faire oublier la polémique entourant l’accession d’un maire de ville-centre au haut de la pyramide hiérarchique de l’UMQ.Depuis, on a voulu calmer le jeu au sein de l’UMQ.Les questions trop épineuses telles que les fusions ont été écartées et laissées au bon soin des élus locaux.«Il y a des sujets pour lesquels j’ai été mandaté et d’autres que les «L’UMQ n’est pas aussi polarisée que certains peuvent parfois le laisser entendre» membres ont voulu garder pour eux afin de défendre eux-mêmes leur position», précise M.LeBlanc.A l’image de son président, l’UMQ mise donc sur la prudence en raison de l’hétérogénéité de ses rangs.«À l’Union, vous avez des villes-centres, périphériques, de région, de région éloignée, vous avez la capitale, la métropole, les Municipalités régionales de comtés [MRC].On représente pas mal le Québec urbain d’aujourd’hui.237 municipalités, c’est quand même énorme!» Mais c’est en écoutant les maires des petites et grosses municipalités que M.LeBlanc confie s’être rendu compte «que l'UMQ n'est pas aussi polarisée que certains peuvent parfois le laisser entendre.Il y a une grand diversité qui fait la richesse de l’Union.Il faut tout de même rappeler que l'UMQ existe depuis plus de 80 ans.Elle a vu des périodes ou les opinions étaient très diversifiées et elle va en voir d’autres.Mais tout ça est très sain parce que ça se fait dans le plus grand respect».Mais les frasques des opposants à la réforme de la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, sont-elles teintées du «respect» démontré par les élus municipaux?Rappelons par exemple que, pour manifester leur dissidence, plus d’une centaine de maires avaient précipitamment quitté la plénière du congrès précisément au moment où Mme Harel se présentât au micro.Le lendemain, forts d’un avis juridique, les mêmes joueurs avaient forcé l’assemblée, contre la volonté du bureau de direction, à prendre position sur le projet de réforme Harel, ce qui fut fait dans une atmosphère on ne peut plus tendue.«Il y a eu, lors de l’Assemblée générale, des discussions desquelles je suis ressorti très encouragé, a répondu le président Même si certains sujets étaient très délicats, il y a eu une écoute et un respect des membres.Tout le monde en est sorti galvanisé et encouragé.Il y a eu écoute et il srw.«r- ¦ ilia; JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le président de l’UMQ fait appel au sens de la responsabilité des élus municipaux pour que cessent les futiles pertes de temps, comme celle qui a entouré la naissance de l’organisme de prospection Montréal international.respect et on a ainsi prouvé que les élus municipaux étaient des gens responsables.» Inébranlable, disions-nous.Et Mme Harel, a-t-elle été écoutée?«L’écoute c’est une chose, a tranché M.LeBlanc, mais accepter tout ce qui est proposé, c’est autre chose.» Pour lui, les prises de position «musclées» de certains acteurs ne sont que des manifestations de la démocratie québécoise en marche, «un modèle dans le monde».Sus au statu quo Déplorant qu’en laissant l’étalement urbain gruger tout sur son passage, «le gouvernement et les municipalités [aient] travaillé ensemble pour que ça coûte très cher à la collectivité», M.LeBlanc reprend aujourd’hui le credo de l’UMQ depuis plus d’un an: il faut en finir avec le statu quo.«On ne se contera pas d’histoire.On a un grand territoire et il y a eu un développement qui s’est fait rapidement et qui a imposé des coûts majeurs en ce qui a trait aux infrastructures surtout quand on s’étend plutôt que de se concentrer.On a des deuxièmes, troisièmes et quatrièmes couronnes alors qu’il faut des villes plus concentrées et Iwrmonisées.» En ce sens, le président de l’UMQ fait appel au sens de la responsabilité des élus municipaux pour que cessent les futiles pertes de temps, comme celle qui a entouré la naissance de l’organisme de prospection Montréal international.«Il a fallu deux ans pour s’entendre sur le financement de cet organisme.Mais pendant que Ton discutait, c’est comme si on avait perdu deux ans quant à la création d’emplois, la prospection des marchés internationaux, au maintien des avantages que le Québec a développé, etc.Ce n’est pas normal que ça prenne deux ans pour s’entendre sur des sujets comme la représentation internationale.La concurrence internationale n ’attend pas etTe Québec n 'a pas le luxe de perdre du temps, à moins que Ton soit bien plus riche qu’on ne le pense.» Politicien social Il est surprenant d’entendre un vieux routier de la politique dire qu’il n’a aucunement l’impression de faire.de la politique.Surtout lorsque ce dernier est maire de père en fils.C’est pourtant le cas de Guy LeBlanc, maire de Trois-Rivières et président de l’Union des municipalités du Qué- £» JACQUES NADEAU LE DEVOIR Maire de Trois-Rivières et président de l’UMQ, Guy LeBlanc ne croit pourtant pas que son travail dans le monde municipal soit très politique.bec (UMQ).«Je ne considère pas la sphère municipale comme de la politique.Sans être vraiment du travail social, ça touche un peu à ça.» Mais pour que ça «touche un peu à ça», le notaire LeBlanc a dû y mettre un peu du sien.Maire depuis plus de dix ans, c’est avec fierté qu’il fait mention des particularités de la politique trifluvienne.«R n’y a aucun parti politique.Les gens sont indépendants et travaillent en équipe.Personne ne critique pour critiquer parce que telle ou telle décision ne cadre pas avec les vues de son parti ou parce que c’est le rôle de l’opposition d’être toujours en désaccord.R ne faut donc pas voir ça comme de la politique, mais plutôt comme m groupe de citoyens qui ont la confiance des citoyens» Mais M.LeBlanc reconnaît que depuis qu’il a pris les rênes de l’UMQ, le travail qu’il effectue est plus politique.Comme il est à la tête de l’organisme depuis seulement quelques semaines, il est évidemment difficile de savoir s’il réussira à imprégner son style à l’UMQ.Un style qu’il dit «très pratique et pragmatique».«Je veux des résultats concrets.J’aime les dossiers qui avancent, précise-t-il./ai également la préoccupation d’avoir une vision d’ensemble des dossiers » Bien heureux d’avoir une formation de notaire, M.LeBlanc estime qu’elle pourra lui être très utile dans ses nouvelles fonctions.«Quand on est devant deux parties, on doit être un intermédiaire et ne pas soutenir Tune ou l’autre des parties.Le notaire est justement la personne qui fait l’équilibre entre plusieurs parties.» Autant peut-il être fier de son travail au municipal, autant M.LeBlanc peut-il être réticent à parler de sa brève escapade en politique provinciale.En 1998, le candidat libéral a mordu la poussière devant son ami, le candidat péquiste Guy Julien.Mais ce que la postérité retiendra le plus de ce duel, ce sont malheureusement les propos de M.LeBlanc à l’endroit du chef libéral Jean Charest qu’il avait comparé au «cheuf», Maurice Duplessis.Mais avec la popularité dont le maire jouit à Trois-Rivières, ce dernier a rapidement pu mettre cet échec de côté.Force est de constater que les Trifluviens lui ont fait comprendre, en somme, qu’ils ne voulaient pas le voir quitter la scène municipale où son travail est plus qu’apprécié.F.C.L’UMQ soutient donc qu’une réforme des structures régionales s’avère essentielle.«R faut avoir un grand parapluie avec une instance décisionnelle», clame son président.En commission parlementaire sur la création de la Communauté métropolitaine de Montréal, il y a quelques jours, M.LeBlanc a déposé au nom de l’UMQ un mémoire en ce sens.On peut notamment y lire que l’UMQ accueille avec satisfaction la création d’une telle instance non élective, composée d’élus locaux et sans pouvoir de taxation.Toutefois, c’est au sujet du partage des coûts des équipements à portée régionale ainsi que de la croissance de l’assiette foncière que l’UMQ en a à redire.Au sujet du partage des équipements à caractère métropolitain, l’UMQ souhaite qu’ils soient limités à un petit nombre, en tenant compte de critères comme l’unicité, le rayonnement et la notoriété.«Ces équipements doivent avoir une certaine unicité.Par exemple, tout le monde a des parcs et des arénas.Es ne devraient donc pas se retrouver dans la liste.À l'opposé, s’il y a un aéroport dans la région, il doit avoir sa place sur la liste.» Idem pour la notoriété et le rayonnement de l’équipement.«On a développé des critères pour tenter de restreindre la liste pour qu'elle ne soit pas une liste à n’en plus finir, sinon ça n’a pas de bon sens.» Il se dit d’ailleurs fort agréablement surpris de voir que la liste que le comité d’élus de la région métropolitaine a arrêtée O’Insectarium, le Cosmodôme, le Biodôme, le Planétarium et le Jardin botanique), soit si courte.Pour ce qui est du partage de la croissance de l’assiette foncière, l’UMQ souhaite que les discussions soient accélérées pour mettre en avant ce que l’on appelle dans le jargon le Tax Base Sharing (TBS).Essentiellement, ce concept consiste à répartir dans une agglomération donnée une portion des bénéfices générés par de nouvelles constructions ou des travaux d’amélioration d’importance.«Plus on va tarder à le mettre en place, plus les résultats vont prendre du temps à se faire sentir.C’est comme planter un arbre.On ne peut pas tirer dessus.Plus on attend pour le mettre en terre, plus on va attendre les résultats longtemps.» CAHIER SPECIAL 17 JUIN 2000 anniversaire tCharte des DROITS , et LIBERTES du Québec TOMBÉE PUBLICITAIRE: 9 JUIN 2000 v i « 1089 LE DEVOIR.LE LUNDI 5 J U 1 N 2 O O O B 2 ?LE DEVOIR ?NE TECHNOLOGIES Dialogues autour de Windows Sur les traces du chroniqueur, deux lecteurs vivent actuellement l’expérience Win 2000 J’ai toujours grand plaisir à recevoir vos courriels, je ne vous l’ai jamais caché.J’aime cette interaction avec vous, amis lecteurs et amies lectrices du Devoir.Mais mon plus grand plaisir, c’est lorsque vous incluez, dans vos missives électroniques, votre numéro de téléphone.J’aime à imaginer votre tête lorsqu’au moment ou vous vous y attendez le moins, dring dring, «c’est le chroniqueur du Devoir qui SOURCE SAMSUNG Un des nouveaux écrans plats de la société Samsung.««MM! vous cause».Michel D u m a i s Par exemple, la chronique de la semaine dernière, sur l’utilisation de Windows 2000, m'a valu de recevoir un courrier plus abondant que celui auquel je m’étais attendu.Après tout, Windows 2000, ce n’est pas vraiment sexy.Et pourtant.Une constante: vous en avez marre de Windows 98/95 et de son instabilité chronique.Même en reformatant votre disque dur et en installant à neuf ce système d’exploitation, il ne se passe pas plus de deux mois sans que soit reparti la galère du plantage à répétition.Un géant aux pieds d’argiles que ce Windows 98.Vous vous imaginez bien que de constater qu’une simple utilisatrice, en l’occurrence ma toloc, pouvait délaisser à tout jamais Win98 pour Windows 2000 et régler ainsi tous ses problèmes de «crash» sur un ordinateur tout ce qu’il y a de plus ordinaire, ça vous a intéressé plus d’un lecteur.Ou d’une lectrice.Comme Danielle Soulière.Après une correspondance entre elle, ma chère coloc, et votre pas très humble chroniqueur, la voici prête à faire le saut vers Win2000.Malgré son prix qui le met hors de la portée de toutes les bourses.La stabilité a un prix, faut croire.Et même si cet été, la nouvelle version de Windows 98, Windows ME {Mille- nium Edition), nous promet enfin, après toutes ces années, de régler une fois pour toutes tous ces plantages à répétition, n’en croyez rien.La version de Windows ME que j’utilise, une bêta, soyons honnête, offre quelques améliorations par rapport à Windows 98, mais entre ME et 2000, il y a un monde de différence.Et le tout plante encore.Tandis qu’avec Windows 2000, j’attends encore le plantage.Même chose du côté de la coloc.Un qui fiit surpris cette semaine, c’est monsieur Marc-Antoine Charbonneau.«Dring, dring! C’est le chroniqueur du Devoir!» Le chanceux, son employeur, une.très grosse société d’Etat, lui a confié un magnifique portable Compaq, Windows 98, et de l’instabilité à revendre.Outre les tâches bureautiques ordinaires, M.Charbonneau fait tourner de colossales feuilles de calcul sous Excel.Et régulièrement.le système s’effondre! Inutile de dire que ce vaillant travailleur est un candidat idéal pour Win2K.D’ailleurs, il nous a promis de nous reparler de son installation Windows 2000 après une semaine ou deux d’utilisation.Je me permets donc ici, gentiment de le relancer.Et Linux dans tout cela?Surprise, dans tout le courriel de la semaine dernière à propos de Windows 2000, un seul m’inter- pellait sur Linux.«Je trouve bizarre de vous lire vous enthousiasmer sur Windows 2000, alors que vous êtes normalement pro-Linux.Cessez donc d'encourager Bill Gates.Etes-vous pour ou contre Linux?» Je ne suis pas pour ou contre Linux, pas plus que pour ou contre Windows 2000.Les deux systèmes ont chacun leurs avantages et leurs défauts.Je vous dirais cependant que je suis en faveur du logiciel à code source libre, ce qui est tout à fait autre chose.Entre un système d’exploitation et un mouvement aux implications plus profondes, le choix est simple.Vive l’Open Source! Que l’Oncle Bill décide de rendre libre le code source de Windows 98 ou 2000, bien, tout comme Richard Stallman, le pape du mouvement, je serai le premier à lever mon chapeau pour l’Oncle Bill.Pour le reste, que ce soit MacOS, Win2000 ou 98, BeOS, ou GNU/Linux, sachez que tous tournent actuellement sur mon ordinateur, en mode natif ou en mode émulation, avec l’aide du logiciel VM-Ware {www.vmware.com).Et toc pour ceux qui veulent une fois de plus m’entraîner dans une guerre de religion.Windows Update?Dépassé! Je n’ai vraiment jamais aimé la fonction Windows Update intégrée aux différents systèmes d’exploitation de Microsoft.Selon Microsoft, en fréquentant régulièrement la section Windows Update de son site Internet, notre système est censé toujours avoir les dernières rustines logicielles permettant de limiter au maximum les risques de trous de sécurité.Je ne saurais dire pourquoi mais, j’ai, depuis les tout débuts, la vague impression que cette fonctionnalité n’est pas vraiment bien implémentée.Mais qui allait donc me confirmer ce que mon instinct me laissait entendre?Le site d’informations technologiques CNET {www.cent.com) vient récemment d’authentifier mes soupçons en proposant en ligne aux internautes, une trousse à outils complète leur permettant de vérifier sinon seulement le système d’exploitation est à jour, mais en plus, de valider si tous les progiciels installés sur mon ordinateur comportaient les dernières mises à jour.Grâce à CatchUp CNET {http://catchup.cnet.com) une application malheureusement uniquement disponible en anglais, il est maintenant possible d’aller beaucoup plus loin que le simpliste Windows Update.Une fois l’application lancée, CatchUp parcourt le disque dur de votre ordinateur pour s’assurer que les dernières rustines logicielles pour TOUTES vos applications se trouvent installées en plus de vérifier pour tous les trous de sécurité connus.Par exemple, depuis plus d’une semaine, le site Windows Update m’indiquait que mon système d’exploitation de base, Windows 2000, avait reçu toutes les pi-qûres possibles.Pourtant, lorsque je fis examiner mon système par CatchUp, celui trouva plus de six brèches possibles dans la sécurité de mon ordinateur en plus de me proposer sur-le-champ un correctif me permettant de résoudre sur ces problèmes.Plus les enfants grandissent, plus les jouets coûtent chers Vous connaissez le vieux dicton?Dans mon cas, il n’a jamais été aussi vrai depuis que j’ai aperçu les nouveaux écrans plats de la société Samsung, un 15 pouces et un 17 pouces.Pourquoi un écran plat?Question d’espace, de confort visuel, et de précision d’affichage.Malheureusement, bien que les prix des écrans plats à cristaux liquides aient beaucoup diminué, en acquérir un est encore un luxe.Mais voyez un peu le nouvel écran de Samsung.Doté d’un design très pur, cet écran plat qui repose sur un socle très compact offre, pour le modèle 170 MP de 17 pouces, un angle de vision de 80 degrés avec une résolution maximale de 1280 x 1024.Mais là où Samsung frappe fort, c’est en intégrant directement un syntoniseur télé (TV Tuner) directement à l’écran.Ainsi, il est possible de brancher directement le câble, ou un magnétoscope, un lecteur DVD, un caméscope.Si vous êtes curieux de savoir de quoi il retourne, faites marcher votre souris jusqu’au site de Samsung Canada {www.samsungcana-da.com/products/infosys/syncmn-tr/150_l 70mp.htm).LE COIN DU PINGOUIN Habla Pingouin?Excusez l’espagnol du chroniqueur, mais c’est à peu près tout ce qu’il sait dans cette langue si chantante.Cependant, les communiants à l’Église du Pingouin qui la parlent et l’écrivent mieux que moi seront enchantés d’apprendre la sortie d’El Corrector, la version espagnole du correcteur orthographique et grammatical Correcteur 101 de Machina Sapiens.Dans la grande tradition Linux, El Corrector est maintenant disponible pour téléchargement sur le site de Machina Sapiens {www.ma-chinasapiens.com/elcorlinux.html) et est actuellement le seul outil du genre disponible sous Linux.A quand une version du Correcteur 101 anglophone sous Linux?Que l’Oncle Bill décide de rendre libre le code source de Windows, je serai le premier à lui lever mon chapeau Relais d’affaires REIMS & CHATEAUX LA FINE FLEUR DES MAITRES HÔTELIERS SAINTE-ADELE LAURENTIDES,___________________________ HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE Chambres magnifiques et salles de réunion confortables dans un cadre exceptionnel à Sainte-Adèle, Restaurant couronné *Table d’Or du Québec en 1998* et ?America’s Top Table 1998 numéro 1 au Québec par Gourmet Magazine*, fine cuisine régionale et cartes des vins élaborée, toutes les activitées à proximité.450-229-2991 MONTÉRÉGIE SAIN T-MARC-SU R-LE-RICHELIEU HOTELLERIE LES TROIS TILLEULS A St-Marc-sur-le-Richelieu.Une hostellerie paisible et confortable, dans une demeure d’un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel n’a qu’un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mente de la Restauration».5 salles de réunions disponibles.Nous avons différents forfaits à vous proposer.(514) 856-7787 LAURENTIDES HÔTEL SAINT-SAUVEUR-DES-MONTS MANOIR SAINT-SAUVEUR Hôtel de villégiature «4 étoiles», situé au cœur du village de Saint-Sauveur.220 magnifiques chambres et 13 salons de réunion.Activités sportives inténeures et exténeures.Forfait Affaires: à partir de 60$/pers./nuit, occ.double, incl.petit déjeuner, hébergement, stationnement intérieur, Sauveur ^ Pauses café’ équipement AV de base, frais de service.(450) 227-1811 (Mtl direct) 1-800-361-0505 www.manoir-saint-sauveur.com Pour annoncer, contactez Jean de Billy au 985-3322 ou au 1-800-363-0305 I / a i < I est au milieu des averses et des blocages de rues pour cause de Tour de l’île que s’est poursuivi le festival au cours du week-end.Même si la conclusion approche — les Coups de théâtre se terminent demain après-midi — six spectacles différents roulaient encore hier.Mais allons-y dans l’ordre avant de vous faire quelques suggestions de dernière minute.Samedi, Julie et moi avons vu deux productions coup sur coup à l’Espace Go.La première, Amour, délices et ogre, se présente comme une «installation théâtrale» destinée aux enfants d’au moins six ans.La chose est bien nommée et se révèle tout à fait délicieuse.Si vous ne le savez pas déjà, ça se déroule à l’intérieur d’un immense gâteau occupant toute la salle.On y pénètre deux par deux dans un univers de sensations à fleur de peau et en explorant une sorte de couloir des délices où bonbons, fruits, légumes et desserts divers se laissent goûter des yeux et du bout des doigts jusqu’à ce qu’on arrive, en bout de piste, dans un petit cabaret où nous attendent quatre tableaux vivants, sans paroles.Ici, le théâtre se mange et le théâtre se touche et le théâtre se vit aussi sous forme de longs fils de réglisse qu’on sert aux tables, bercés par la musique d’une maxi-mouche frappant fort adroitement sur des ustensiles de cuisine pendant qu’une petite scène s’anime devant.Les petits tableaux qu’on y présente sont simples.Drôles.Bouffons.Séduisants.Et tout le monde a craqué avec un plaisir évident.Quelle merveilleuse façon d’initier les enfants au théâtre! Mais on devra m’expliquer pourquoi ce spectacle ne s’adresse pas prioritairement aux tout-petits, aux trois et quatre ans, popr être plus précis.A peine une demi-heure plus tard, nous plongions dans un univers beaucoup plus complexe, celui du chorégraphe Paul-André Fortier et de son Jeux de fous, un spectacle destiné aux enfants d’au moins 12 ans.Un spectacle particulièrement énergique dansé sur une bande sonore aussi éblouissante par moment qu’assourdissante à certains autres.Souplesse, fluidité ou rigidité des séries de mouvements, qu’en dire sinon que ce type de production dans un festival de théâtre jeune public ouvre sur la créativité des enfants puisque la danse a cette particularité de se lire à plusieurs niveaux selon ce que l’on veut bien y mettre.Hier après-midi par contre, Les Deux Sœurs du Théâtre de Quartier et Portofino Ballade, une production suisse, nous réservaient quelques surprises assez agréables.Inventer le monde Les Deux Sœurs, le tout dernier texte de Louis-Dominique Lavigne présenté par le Théâtre de Quartier au Théâtre La Chapelle, se situe à la frontière même de deux mondes; celle qui sépare l’enfance de l’adolescence, Pauline de Mathilde.Sur le mode habituel à Lavigne, on y plonge dans tous les univers avec des illustrations de la vie quotidienne ordinaire et des préoccupations qui en découlent tout comme en de constantes trempettes poétiques dans l’enfance et le merveilleux, le tout saupoudré de caricatures souvent hilarantes.Ainsi, Pauline parle encore aux arbres et à ses toutous alors que Mathilde en est déjà à rêver d’amour en écoutant les Spice Girls et autres Backstreet boys.Tout cela est mené avec beaucoup d’allant et d’énergie sur un plateau tournant occupé par deux espaces scéniques différents.Probablement pour faire plaisir aux jeunes, la production fait abondamment appel à la musique et aux numéros chantés, ce qui ne m’a pas semblé ajouter ou enlever quoi que ce soit au petit drame ordinaire qu’on nous raconte ici.Manquerais-je d’ouverture?Encore?Vraiment?Dans un tout autre registre, Peter Rinderknecht nous attendait en fin d’après-midi à l’Usine C avec un petit bijou de spectacle débordant d’intelligence, d’invention et de poésie itou; Portofino Ballade.Ici, un contrebassiste un peu nerveux accueille l’assistance.Il toussote.Radote.Joue tout seul avec une sorte d’échiquier près de son instrument Se décide enfin à présenter son petit concert.Et c’est là que tout se met à basculer dans un monde absolument farfelu construit sur une infinité de petits détails, la plupart d’entre eux reliés, de façon toujours également étonnante à la contrebasse.C’est que notre musicien semble s’amuser à inventer le monde.Son instrument est habité par un coucou, qui est en fait un petit humain qui loge là dans un trois pièces meublé minuscule, avec son harmonium et avec son fils, qui lui s’ennuie à mourir et ne veut surtout pas finir comme son papa.Toujours sur le ton de la confidence, à voix basse, avec un merveilleux accent guttural, Peter Rinderknecht nous raconte l’histoire de cette relation difficile qui se terminera ailleurs, sur le sable de Portofino près d’un petit café pourquoi pas, avec l’Afrique de l'autre côté des vagues.Bref, un séduisant délire pimenté d’adorables maniaqueries.Un moment intéressant du festival.Aujourd'hui et demain, on s’apprête à fermer boutique Lili du Dynamo Théâtre prend l’affiche à l’Espace Go cet après-midi à 13h30 alors que Hansel&Gretel du Gruppe 38 du Danemarc plante son décor au Théâtre Prospero Peter Rinderknecht, dans Portofino Ballade.CHRISTIAN A1.T0RFER à la même heure avant de déménager le lendemain à l’Usine C.Une fois qu’on aura vu ces deux derniers spectacles, on pourra tracer le bilan de ces sixièmes Coups de théâtre.CONCERTS La Symphonie du Millénaire triomphe au-delà des espérances Le méga-événement imaginé par Walter Boudreau attire 40 000 personnes à l’Oratoire Saint-Joseph FRANÇOIS TOUSIGNANT Sceptique j’étais, confondu je fus.Les co-directeurs artistiques de la Symphonie du Millénaire devaient jubiler — comme tous les participants et les témoins réunis en foule à l’Oratoire — du succès incroyable de cette manifestation qui s’inscrit d’office dans les annales en lettres dorées rutilantes.Imaginez: 40 000 personnes, des enfants, des retraités, des religieuses, des jeunes, des gens de toutes origines confondues ont célébré la grande messe de la musique contemporaine.Cela a de fortes chances d’être le plus grançl triomphe de Walter Boudreau.A l’image de ce qui a été entendu et accompli samedi soir, il faut bien n’avoir de cesse d’user de superlatifs.Lui et Denys Bouliane, qui a aussi pris part à la direction artistique, ne sont pas hommes de demi-mesures.Avec leurs quinze ensembles réunis, une armée de technicien de Radio-Canada, une équipe d’éclairagistes et la troupe de dix-neuf compositeurs ils ont réussi à faire un spectacle qui est bien plus que l'addition de ses parties.On craignait l'amalgame arbitraire, la facilité.Rien de cela.Une très haute tenue artistique — dans les limites du genre monumental — et des élans absolument inspirés qui côtoient des passages plus ordinaires.Chacun y trouve donc son compte, le néophyte comme le spécialiste.Ainsi satisfait on s’intéresse à ce qui semble moins familier, se réjouit du plus connu.Et la musique «contemporaine» est propulsée de l’avant.La réalisation technique frise le miracle.Les techniciens de la SRC montrent leur force incomparable.Malgré certaines «lour- l 1 Æm JACQUES GRENIER I.E DEVOIR La soprano Pauline Vaillancourt a participé à l'événement.deurs» dans les graves, tout a pu être clairement entendu (du moins, s’il en manquait, nul n’en a paru gêné, ce qui ajoute à la gloire).Encore ici, on a évité le piège de l’effet surajouté pour laisser l’effet imaginé s’épanouir.La preuve est faite, dans un site aussi gigantesque, il est possible de sonoriser avec bonheur.Ce n’est pas l’acoustique «naturelle», mais là n'est pas le propos; cette forme d’art a pleinement droit à son propre son et on ne saurait parler de transposition comme lorsqu’on va au Stade olympique.Cette musique est conçue pour cette sorte d’environnement, les compositeurs en ont tenu compte.Et cela sonne! Cet exploit technologique est à la hauteur de ce qu’ont achevé les chefs des divers ensembles.On se sentait vraiment en présence d’un événement solidement tenu et rigoureusement rendu.Le plus beau coup de chapeau qu’on puisse leur rendre — en incluant aussi tous les musiciens — c’est reconnaître que cette atmosphère d’union dans l’effort vers un but commun, un idéal quasi démesuré, ils l’ont transmise à la foule.Voilà la magie de ce type de manifestation: quand elles réussissent, elles rassemblent, malgré les «longueurs», que tout un chacun trouvera ici ou là.Le but de cette forme d’art, comme les Symphonies portuaires qui participent de la même renaissance d’idée d’art urbain pour les foules, n’est pas à chercher en lui-même.Cela serait une erreur.Il se révèle dans la chimie disparate de tous les éléments.dont le public est en fait un des instruments.Personne n’allait là entendre un chef-d’œuvre absolu ou voir des effets visuels de génie.Tous se sont cependant rendus à l’Oratoire avec cette incroyable bonne volonté de vivre un moment d’art collectif, volonté suscitée par les instigateurs.Ce genre d’ambition démesurée a déjà donné la Tétralogie (Wagner) ou la Symphonie funèbre et triomphale (Berlioz).Voilà le genre de perspective d’ouverture dans laquelle il faut situer cette Symphonie du millénaire, un spectacle aussi éblouissant qu’ancré dans l’éphémère, aussi actuel que déjà condamné à être du passé.Qui saura imaginer une suite?E N Uhistoire est mise au jour près d’Alexandrie Alexandrie (AFP) — Une équipe de plongeurs dirigée par l’explorateur français Frank Goddio a découvert près d’Alexandrie des statues, des colonnes et un intéressant sarcophage, présentés comme les vestiges de deux cités antiques, Hérakleion et Menou-this.Situés à proximité de la ville de Canope, à l’embouchure de la ramification occidentale du Nil, les deux sites renferment des vestiges pharaoniques et gréco-romains, ont déclaré samedi lors d’une conférence de presse le secrétaire général du Conseil supérieur des Antiquités égyptiennes (CSA), Gaballah Ali Gaballah, et M.Goddio, qui est à l’origine de cette découverte.Les deux cités étaient jusque-là célèbres, respectivement, pour leurs temples d’Hercule et d’Isis, dont les BREF ruines sont localisées, sans certitude, sur la terrq ferme, dans la baie d'Aboukir.A l’issue de deux ans de fouilles sous-marines, les plongeurs ont tiré des eaux des statues, des sphinx et îles colonnes de l’Ancienne Egypte, dont certains remontent à la 26' (VIe -VII1' siècles av.J.C) et à la Sfr dynasties (IVe siècle av.J.C), et des pièces de monnaie des époques byzantine et islamique.Ils ont découvert également un sarcophage en basalte datant du Ve siècle av.J.C, dont le couvercle présente des textes héro-glyphiques qui constitueraient le plus vieux doci|ment d’astronomie trouvé en Egypte, ont indiqué les explorateurs, en présentant des photos et des films montrant les différentes pièces.Ces découvertes prouvent que la région, qui a connu son heure de gloire avant la fondation d’Alexandrie, en 331 av.J.C., a survécu jusqu’au VIII' siècle, pendant le califat islamique des Ommeyades, selon le CSA PAVILLON DES ARTS DE STE-ADÈLE présente en collaboration avec GROUPE d'AVIATION INNOTECH —EXECAIRE Colette Boky et Diane Boeki AU PROGRAMME Boky et Boeki, le temps d’un jazz Samedi 10 juin à 20 h K F S 1 RV AT ION: (430) | BiUeti25$ (incluant vin & fromage après le concert) T journal -montreal 1Î64, chemin Picrre-Pèladcau (sortie 6*) de l'autoroute de* Laurentides) è 584589
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.