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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2000-11-25, Collections de BAnQ.

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w w w .1 e d e v o i r .c o m LE DEVOI n r.-, LES ARTS jtfaÿ Cinémathèque québécoise: ——^ radioscopie d’un péril Page C 1 LIVRES Harry Potter: regards sur un vrai phénomène Page D 1 i § V o i.X (I I N" 2 7 O L E S S A M E D I 2 T> ET 1) 1 M A N C H E 2 N O V E M K H E 2 0 O l) I , 9 5 $ + T a X E s = 2 , 2 f> $ Enquête Sondagem-Le Üevoir-CKAC La crainte des fusions croît La campagne des maires a eu un écho dans la population ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Quoi qu’en dise le gouvernement, les maires de banlieue ne sont pas les seuls à voir d’un mauvais œil ses ambitieux projets de regroupements municipaux.Selon une enquête Sondagem réalisée pour Le Devoir et CKAC, 52,8 % des Québécois se disent en effet défavorables «au projet de fusionner une grande partie des municipalités du Québec», alors que seulement 34,7 % se disent favorables et que 12,5 % sont restés indécis ou discrets.Réalisé auprès de 912 personnes du 17 au 23 novembre, soit au lendemain du dépôt du projet de loi 170 sur la réorganisation municipale dans les régions de Montréal, Québec et Hull, le sondage tend à révéler que la campagne active de dénonciation et de résistance menée depuis les dernières semaines par les maires de banlieue a eu un certain impact sur l’opinion publique.Il y a un mois, en effet, un sondage CROP-in Presse évaluait à 46 % la proportion des Québécois défavorables aux fusions, contre 41 % en laveur et 13 % d’indécis.Cette tendance ne devrait toutefois pas avoir d’influence au Québec sur les résultats des élections fédérales de lundi.Bien que les opposants au projet du gouvernement aient appelé au vote contre le Bloc québécois en guise de protestation, l’enquête semble indiquer qu’ils ont peu de chance d’être entendus.«IjBS données révèlent que l’opinion des gens sur cette question est beaucoup plus déterminée par leur affiliation partisane que le contraire», remarque Jean Noi-seux, de la firme Sondagem.Cela explique, poursuit-il, le faible écart étonnant entre l’opinion des répondants dont la ville est directement menacée de fusion et celle des autres, qui suivent le débat de plus loin.Parmi les répondants directement concernés, 64 % VOIR PAGE A 14: FUSIONS Enquête Sondagem-Le Devoir - CKAC Êtes-vous en accord avec la fusion de toutes les municipalités de l’île de Montréal?pas d'accord d accord 2C.8 % 56,9% pas de réponse: 13,5% Après répartition des indécis 912 répondants au Ouébec Marge d'erreur: 3,3 %, 19 fois sur 20 Suspense au rendez-vous Des luttes serrées sont prévisibles dans près d’une vingtaine de circonscriptions à travers le Québec Jean Chrétien JACQUES NADEAU LE DEVOIR Gilles Duceppe I.J’ EN CAMPAGNE La chaise musicale a campagne électorale qui s’achève aura plutôt servi à déterminer non pas l’avenir du pays, mais celui de tous les chefs en présence.Les gagnants sont rares et le grenouillage sera intense après le 27 novembre.Le chef libéral Jean Chrétien sera pris avec des tensions vives et immédiates au sein de son caucus, déjà frustré par la discipline de fer qu’il impose depuis sept ans.Leur acuité sera d’autant plus grande s’il devait former un gouvernement minoritaire.La campagne a confirmé qu’il était un poids pour son parti, au point qu’il a dû, pour en amadouer certains, laisser entendre qu’il réévaluerait ses plans d’avenir d’ici trois ans.Le parti et plusieurs députés ont carrément fait appel à Paul Martin pour aider leur cause.Partout on le dit, Jean Chrétien va gagner par défaut et malgré lui.Personne ne croit qu’il sera encore là dans quatre ans, surtout pas dans l’entourage de ses aspirants dauphins.On se défend bien toutefois de vouloir profiter de la situation pour lancer une campagne pour le déloger rapidement.«Ce serait contre-productif II suffit de vouloir forcer Jean Chrétien à faire quelque chose pour qu’il fasse l’inverse», notent des partisans des camps Martin et Rock.L’image de Jean Chrétien, à l’issue de cette campagne, est tout aussi, sinon plus négative qu’au début.Il aura toutefois confirmé son flair politique lorsque vient le temps de choisir le moment propice pour une élection.Doté d’une équipe de campagne solide, il a aussi affiché sa détermination de bulldozer face à ses adversaires.Tout porte à croire qu’il aura la troisième victoire qu’il voulait, mais il sait maintenant que la VOIR PAGE A 14: CHAISE Ma non Corne Hier ?KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Si les électeurs québécois affirment avoir trouvé la campagne électorale ennuyeuse, la soirée des élections de lundi sera peut-être de nature à raviver leur intérêt.On ne sait toujours pas si les libéraux pourront former un gouvernement majoritaire, et au Québec, où bloquistes et libéraux sont toujours au coude à coude, Le Dcw/r estime qu’au moins 18 circonscriptions pourraient donner lieu à des luttes serrées.Le délicat dossier des fusions municipales, pourtant de compétence provinciale, pourrait jouer un rôle déterminant dans au moins quatre comtés où la lutte s'annonce de toute façon très chaude.Dans la région de Québec, la réorganisation municipale a enflammé les opposants, qui ont décidé d'associer le projet du gouvernement du Parti québécois au Bloc québécois.Du coup, ils invitent la population VOIR PAGE A 14: SUSPENSE actions Pour un gouvernement minoritaire Le temps est venu de prendre position dans la présente campagne électorale fédérale.Bernard Descô-teaux analyse la situation et en vient à la conclusion qu’il serait préférable qu’un gouvernement minoritaire soit élu.Pour ce faire, les nationalistes québécois doivent encore une fois opter pour le Bloc québécois.Dans le reste du Canada, les électeurs doivent choisir les conservateurs.Bilan du Bloc C’est essentiellement une lutte à deux que se sont livrée bloquistes et libéraux au Québec, une lutte au coude à coude depuis le début Combat inégal Le combat Chrétien-Day était inégal dès le départ.Et, au bout du compte, c’est le vieux loup de mer qui coiffera le jeune matelot au poteau.D’un océan à l’autre Nos cinq chroniqueurs invités font une dernière tournée nationale pour dresser le bilan de la campagne à Halifax, Montréal, Toronto, Edmonton et Vancouver.¦ À lire en pages A 6, A 7, A 8, A 9, A10 et A12 Le hockey au temps de Il fut un temps où la société québécoise était tricotée serré comme une flanelle bleu-blanc-rouge.Cela se passait le samedi soir.Autour des télévisions, dans les chaumières, les esprits s’échauffaient, les gens se disputaient, s’enthousiasmaient autour d’un événement incontournable: la sacro-sainte soirée du hockey, avec ses buts, ses perdants, ses étoiles, ses passions.LE MONDE Arafat et Barak se téléphonent Yasser Arafat et Ehoud Barak se sont entendus hier lors d’une conversation téléphonique pour tout faire afin d'arrêter les violences qui sévissent dans les territoires occupés depuis septembre dernier.Les deux hommes se sont engagés à reprendre une coopération minimale en matière de sécurité et à rouvrir les bureaux de liaison fermés jeudi.C’est depuis le bureau du président russe, Vladimir Poutine, qu’Arafat a répondu à l’appel de Barak.Un certain affaiblissement de l’influence américaine dans le processus de paix permet à Moscou de reprendre une certaine place dans le dossier comme médiateur.¦ À lire en page B 9 INDEX "SI Annonces.BU) Idées .A 13 oo Ul Avis publics B 12 Monde .B 9 LaJ Bourse .B 8 Mots croisés B 11 d Carrières.B 4 Météo .Bit .B 1 Plaisirs .B 14 o Fonds .B 6 Sports .B 12 CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Pour quiconque est né au Québec, l’enfance a des relents de patinoire et de tempête de neige.Et pour la plupart des adultes d’aujourd’hui, l’enfance porte aussi l’aura du hockey.Ils sont vingt, journalistes, écrivains et comédiens, à avoir accepté de livrer ces souvenirs du passé, regroupés dans un superbe ouvrage collectif intitulé Une enfance bleu-blanc-rouge, dirigé par Marc Robitaille et publié aux 400 Coups.C’était le temps de la télévision en noir et blanc, celui où les foules au Forum étaient surtout composées d’hommes portant le chapeau mou, celui où les enfants ne craignaient pas les doigts gelés d’une journée d’hiver autour d’une patinoire extérieure, entre deux coups de hockey dans la bande.C’était aussi le temps de la gomme balloune qui accompagnait les cartes de joueurs de hockey, à huit cartes et une gomme pour dix sous, qu’on s’échangeait allègrement dans les cours d’école, et c’était le temps des émeutes pour Maurice Richard.Les amateurs ne faisaient pas de quartier.C’était corps et âme qu’ils prenaient pour le Canadien.«[.] les épisodes les plus colorés m’ont été racontés: le grand-père qui passe la télé à travers la fenêtre parce que le Canadien est éliminé», écrit Ronald King.On aimait ses joueurs plus que soi-même, prêt à les défendre comme des idoles ou des frères.«Ça prenait de la force de caractère pour aimer Marc Tardif.Il fallait en permanence défendre son allure rebelle, excuser ses humeurs taciturnes, vendre aux incultes l’authenticité de son talent et expliquer pourquoi Lafleur était si.surfait», écrit Marie-France Bazzo, relatant ses premières amours.L’influence marquante de ces héros sur leurs jeunes émules est inquantifiable.«Un jour, je ferais comme Bobby Hull.Mieux, un jour, je serais Bobby Hull», écrit Jean Dion au sujet du numéro-9 adulé de son enfance.Avec des résultats plus ou moins concluants puisque, même pas un tour de patinoire plus tard, il ajoute: «Après VOIR PAGE A 14: HOCKEY la passion LUC-SIMON PERREAULT Photographie extraite A'Une enfance bleu-blanc-rouge.LAROUSSE 00 S y$§ /w -MS jeunes LAKv p jêâ A V) V) O P S?” i Q; *** v*: P'j 000 mots Plus d« Tjl :>;s*.-/'illustrations thématiques Les familles de mots Les synonymes et les ton traites Un atfas compagnon indispensable pour la réussite scolaire fkr iu.778313000696 JÊÊÊÊÊÊÈÊÊjÊÊ ojjrez-leur un cadeau semé d'étoiles.SUPPLEMENTAIRES Depuis le 8 novembre Mmm i a miSE SUPPLEMENTAIRES VLl 'w, ^ Jusqu’au 8 décembre iTnïïJ^HH ÏÏ7TÏÏI i ¦IC I ^ ¦ I m £É: II» Æ?« I H ___*L •v \ l A I N u 24 avril au 14 |uin cmouiETTf «©& Dès le 27 février Du ¦i» 'perte ¦ I I ¦ | Du 23 mai au 23 septembre « m -, T! MATINÉES à 13 h 30 Admission générale : 10 $ SOIREES Spectacles à compter de 37 S Soupers-spectacles i compter de S9 s Billets en vente* i la billetterie du Casino de Montrial et sur le réseau ADBB8SI0M au (514) 790-1245 ou au 1800 301-4595 * Moyennant les fnti de service.Rrbt sttfets à chaapetneot sans pfésstL Groupes de 20 personnes et plus : (514) 392-2749 ou 1088083-8823 Forfaits hébergement offerts: 1888898-7777 Jc ( lirnil*9*' \ Nombre de pl*c#* de MONTREAL www.casinos-quebec.com/cabaret f plut ! » L K I) E V 0 I R .LES S M EDI 2 ET I) I M A N (’ M E 2 ti N 0 V E M B R E 2 0 0 0 -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES A 1 iberté revue littéraire de caractères et d’opinions Le téléspectateur enchaîné Il aura bientôt accès à 283 stations.s’il est prêt à payer pour un décodeur numérique Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes a approuvé près de 300 services de télévision numérique qui pourront être distribués selon le bon vouloir des câblodistributeurs et des opérateurs de télévision par satellite.Le CRTC ne prévoyait pas faire connaître sa décision avant la mi-décembre mais il a dû aller de l’avant parce que le National Post a publié la liste des gagnants dans son édition d’hier.PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le CRTC autorise la création de près de 300 nouvelles chaînes de télévision spécialisées, en mode numérique, qui pourraient envahir les ondes dès l’année prochaine.L’annonce de la création de ces chaînes, qui fait suite à des audiences publiques tenues l’été dernier, devait se faire à la mi-décembre, mais le CRTC a procédé en catastrophe hier après que le National Post de Toronto a divulgué dans son édition d’hier une première liste de chaînes autorisées.Le CRTC a qualifié cette divulgation de «malencontreuse et inappropriée» et a publié la liste complète des chaînes choisies parce qu’il s’inquiétait «des répercussions possibles sur les marchés financiers des sociétés cotées en Bourse qui sont visées».Les documents officiels du CRTC, qui justifient les décisions, ne seront disponibles qu’à la mi-décembre.Le CRTC avait reçu près de 450 projets de nouvelles chaînes spécialisées numériques.Il en a finalement accepté 283.Mais la diffusion de ces nouvelles chaînes demeurera limitée pour le moment puisque pour les recevoir le téléspectateur abonné au câble devra posséder un décodeur numérique branché sur son téléviseur.Et payer, bien sûr.Deux catégories Le CRTC avait délimité deux catégories de chaînes.Les chaînes de catégorie 1, les plus importantes, doivent offrir au moins 50 % de contenu canadien et les distributeurs (câble ou satellite) sont tenus de les proposer au consommateur.Le CRTC a accepté 24 % des demandes reçues, soit 21 chaînes sur 87 demandes.De ce nombre, cinq seront francophones: LCN Affaires, une chaîne d’affaires de TVA, Transcontinental et BCE; Télé Ha! Ha!, une chaîne d’humour de TVA et du Groupe Rozon; 13' rue, une chaîne de suspense pour adolescents proposée par TVA, Rogers et Global; Info Sport, un projet de RDS; et Perfecto, une chaîne de mode créée par Musique Plus.Les services de catégorie 2 doivent offrir 35 % de contenu canadien et les distributeurs ne sont pas obligés de les offrir au consommateur.Dans cette catégorie, le CRTC a accepté 72 % des demandes, soit 262 projets sur 361.C’est dans cette catégorie qu’on trouve les projets les plus spécialisés et les plus variés.Toutes les grandes entreprises ont vu des projets acceptés, que ce soit Astral, TVA, CTV, Alliance-Atlan-tis, Rogers, Corus, CHUM, BCE ou Québécor.Les projets sont presque tous anglophones.Plusieurs projets de chaînes ethniques sont acceptés, tout comme différents services de nouvelles régionales (proposés entre autres par CTV).Mais on trouve aussi des chaînes spécialisées consacrées au jazz, aux jeux vidéo, aux arts martiaux, aux films d’horreur, aux sports extrêmes, à la danse, aux automobiles, à la santé, aux activités nautiques et ainsi de suite Contestation d’un prix du Gouverneur général LE DEVOIR La romancière montréalaise Anne Stone prétend avoir grandement collaboré à la rédaction de l’essai Notes from the Hyena’s Belly de Nega Mezle-kia, qui vient de remporter un prix du Gouverneur général.Elle demande donc que cette collaboration soit reconnue et récompensée.Des de- mandes en ce sens ont été entreprises par une firme d’avocats représentant Mme Stone.Une lettre datée du 30 mars dernier affirme qu’à l’exception des vingt dernières pages de l’ouvrage, «tout le livre a été rédigé par notre cliente [Mme Stone]».La lauréate a pour sa part déclaré hier au National Post qu’elle n’avait embauché la romancière que pour corriger son manuscrit.Le livre racontant les spuve-nirs d’une enfance de guerre, en Ethiopie, a été publié par Penguin Canada.«La récompense est accordée à l’auteur du meilleur livre de l’année et, si un nègre a été utilisé, c’est au nègre que doit revenir la récompense», a déclaré au journal de Toronto une porte-parole du Conseil des arts du Canada, chargée d’adminis-ter les prix du Gouverneur général.Journée sans achat JACQUES NADEAU LE DEVOIR NîoNDt Jean PELLERIN GUERIN J (514)842 3481 40 pages - 4,95 $ Escales au haut du menue tieir le moMe avec les yeex au cœur.208 pages -17.50$ En ueme dans louies les Moraines Milagros ORTIZ-B.Le leur où le pùre Noël se perdit dans le désert au delà du bilinguisme.GUERIN En uenie nans loutes les iiDrairies (514)842-3481 TAPIS Claude Bouchard 1 tapis i«fc Quaiue Z SOUS-TAPIS Gratuit 3 INSTALLATION Gratuite 12 mois h un* int»'m*i% * JUSOLIA 65 m.¦ de RABAIS TAPIS CARPETTES PRELARTS BOIS STRATIFIE RIDEAUX DOUILLETTES COUVRE-LITS SPÉCIAL INVENTAIRE TAPIS commerclll $0 S» p.c.TAPIS berbère $1 19 p.c.TAPIS peluche SI «9 p c TAPIS sisal 12.49 p.c PRÉLARt sam cirage *1.79 p.c.1875, Panama, Brossard (450) 923-1234 (1 rue '.-t'!';’; ) 3645, boul.St-Joseph Est, Montréal •SB* Æjf! 729-0091 rentre SLMk 1 LES ÉLECTIONS À LA PREMIÈRE CHAÎNE DE RADIO-CANADA L’heure de la réflexion Bilan de la campagne Dimanche magazine 26 novembre 4 Animation : Ginette Lamarche et Raymond Archambault Réalisation : Lucie Benoit et Michel Tremblay 95,1 FM Montréal 106,3 FM Québec première chaîne ÿ Radio-Canada LE ü E V 0 I K .LES SA M EDI > 5 ET DI M A X < Il E 1 (i X 0 V E M B R E 2 0 0 0 A 4 ?LES ACTUALITÉS- Encore des problèmes pour franciser les entreprises Fronde contre l’agrandissement d’une synagogue NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — La francisation des entreprises œuvrant au yuébec éprouve de nouvelles difficultés, révèle le dernier rapport annuel de l’Office de la langue française.Un quart des moyennes entreprises de la région de Montréal ont actuellement des gestionnaires qui ne connaissent pas le français.Les moyennes entreprises sont définies comme celles comptant enfre 10 et 49 employés.«U s’agit là d’une situation préoccupante, car dans m tel environnement, il est difficile d’imaginer que l’on puisse travailler en français, les instructions de travail étant forcément données en anglais ou dans une autre langue», mentionne le rapport annuel, déposé cette semaine à l’Assemblée nationale du Québec.L’ampleur du problème dépasse ce qu’on peut prévoir car ce problème touche 24,5 % des entreprises de moyenne dimension de la région de Montréal.L’Office analysera de plus près le dossier dans les prochains mois.Entre-temps, l’Office invite les établissements touchés à faire une priorité de la formation linguistique des cadres de ces entreprises.Ces derniers sont en effet des personnages clés pour l’utilisation du français dans les entreprises.L’Office note par ailleurs que l’utilisation de plus en plus importante des nouvelles technologies et d’Internet par les entreprises «pose de nouveaux défis à la francisation dans les milieux de travail».«La présence envahissante de l'anglais est bien réelle» sur Internet, note le rapport.L’Office invite les entreprises à acquérir des logiciels et du matériel informatique en français.Elle incite les fabricants de ce matériel à fournir aux consommateurs québécois des produits en français.«Une vérification faite en mars dernier auprès de 31 détaillants d’importance indique que la présence du français dans les produits informatiques progresse très lentement et demeure toujours aussi précaire», signale le rapport de l’Office.Cette semaine, dans ce dossier, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) a incité le gouvernement à ne pas modifier les dispositions de la Charte de la langue française relatives au droit de travailler en français tant que les États généraux sur la langue ne seront pas terminés.«Le gouvernement a mis sur pied des Etats généraux de la langue française justement pour traiter de ces questions.Pourquoi ne pas attendre les résultats de ces travaux avant de légiférer à la pièce sur une question aussi fondamentale que la langue de travail?», demande le secrétaire général de la FTQ, René Roy.Selon la centrale syndicale, les modifications prévues dans le projet de loi 171, déposé à l’Assemblée nationale, il y a quelques jours, affaibliront le droit de travailler en français.Ce projet de loi retire à l’Office de la langue française la compétence pour trancher les litiges dans les cas de violation du droit de travailler en français.Elle confie cette responsabilité à un arbitre de griefs ou au Commissaire du travail.La FTQ prétend que l’on refile aux commissaires des responsabilités politiques que certains d’entre eux risquent de ne pas vouloir assumer.D serait donc préférable de continuer à se prévaloir des compétences acquises en cette matière par l’Office depuis presque un quart de siècle.VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Outrés par l’arrogance de la Ville, les voisins de la congrégation Belz, située sur la rue Jeanne-Mance, contesteront devant les tribunaux l’autorisation d’agrandissement de la synagogue.C’est ce qu’ont signifié une soixantaine de familles résidant dans ce secteur du Mile-End hier en expédiant une mise en demeure au maire de Montréal, Pierre Bourque.Elles exigent que le comité exécutif désavoue sa décision de laisser le regroupement hassidim agrandir de nouveau sa synagogue et qu’il applique son propre règlement de zonage.La dérogation sera soumise au conseil municipal mardi.«Nous sommes d'opinion que le règlement d’exemption que la Ville s’apprête à adopter sera illégal et ultra vires des pouvoirs de la Ville, précisent les avocats des résidants.Soyez donc formellement avisés que l’adoption de tout règlement visant à accorder une exemption spéciale pour fins de culte concernant le 5348 de la rue Jeanne-Mance sera vivement contestée devant les tribunaux.» En juin 1999, la Ville adoptait «un moratoire à l’examen de toute nouvelle demande d’autorisation d’occupation à des fins de lieu de culte» en attendant qu’une étude décortique cette problématique.Au mois d’août dernier, le comité exécutif mandatait son Service du développement économique et urbain pour concocter une nouvelle politique sur la question.Du même souffle, les élus décidaient de «refuser toute demande de permission spéciale pour des lieux de culte situés dans un secteur où seule l’habitation est autorisée et de maintenir un moratoire sur les permissions spéciales pour les lieux de culte».Pourtant, arguant que la demande de la congrégation Belz avait été faite avant l’adoption de cette résolution, le projet d’agrandissement a tout de même été soumis à la Commission du développement urbain (CDU) pour enfin, le 17 novembre dernier, être approuvé par le comité exécutif.Avant d’enclencher les mesures judiciaires, les avocats laissent la porte ouverte au maire et à son équipe.Ils lui demandent de ne pas faire adopter la dérogation lors du prochain conseil municipal.«On veut qu’ils suspendent le règlement le temps de s’asseoir avec nous et qu’on leur fasse part de nos arguments dans ce dossier», a expliqué Mr Yves Joli-Cœur.Cette demande ne semble pas avoir ému le principal intéressé.Dans un bref communiqué émis hier après-midi, le bureau du maire a indiqué avoir bien reçu la mise en demeure.«Il [Pierre Bourque] s’est dit assuré que les avocats de la Ville de Montréal sauront défendre adéquatement la position de son administration dans cette affaire, écrit-on.Étant donné la menace de poursuite que comporte la mise en demeure, le maire préfère ne pas commenter.» Un procureur de la Justice enquête sur l’effondrement du viaduc de Laval Hommage au civisme Félicitations à nos héroïnes et nos héros! A l’occasion de la cérémonie Hommage au civisme, qui a eu lieu le 20 novembre dernier à l’Assemblée nationale, le ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration, monsieur Sylvain Simard, a remis les médailles et les mentions d’honneur du civisme.Ces distinctions ont pour but de souligner les gestes de civisme exceptionnels posés par des citoyennes et des citoyens qui portent assistance à des personnes dont la vie est en péril.Vingt-neuf personnes ont reçu la mention d’honneur pour avoir accompli un acte de courage ou de dévouement dans des circonstances difficiles.Le gouvernement du Québec a décerné neuf médailles du civisme à des personnes qui ont accompli un acte de civisme dans des circonstances périlleuses.BAS-SAINT- LAURENT Marco Bélanger Michel Lefrançois À l’arrière, de gauche à droite : M.Richard Chapdelaine de l’Estrie (représentant sa conjointe Sheryl Binney, décorée à titre posthume), M.Jean-Yves Béchard de la Gaspésie, M.Danny Leblanc de la région Chaudière-Appalaches, M.André Brière de l’Estrie (représentant sa fille Métissa, décorée à titre posthume), M.Daniel Douville de Laval; à l’avant: M.Richard Nadeau de l’Estrie, M™ Artete Amaral (représentant son pis Fernando Amaral de Montréal), M.Sylvain Simard, ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration, M.Luka Brousseau (10 ans) de la région de la Capitale-Nationale et M.Michel Lemay des Laurentides.SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN Joël Landreville Rémi St-Gelais Frédéric Tremblay CAPITALE-NATIONALE Yves Blais Gaston Mercier MAURICE ]ean Harnois Michel Noël MONTRÉAL Danielle Bergeron Chantal Dufort Stéphane Labrie Jean-Luc Larose OUTAOUAIS Carol Tremblay CÔTE-NORD Frédéric Benny-Chambers www.mrci.gouv.qc.ca GASPÉSIE-ÎLES- DE-LA-MADELEINE Gaston Geoffroy Georges Roy CHAUDIÈRE- APPALACHES Marjorie Bilodeau Martin Giguère Normand Giguère Diane Lévesque LANAUDIÈRE Jimmy Mackenzie LAURENTIDES Marie-Chantal Martel Alain Montreuil Michel Sabourin Patrick Sirois MONTÉRÉGIE Réjean Larouche CENTRE-DU- QUÉBEC Jonathan Allie Benoît Houle QuébecSS Ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration Charte des droits et libertés de la personne Québec (PC) — Le ministère de la Justice collabore désormais à l’enquête criminelle en cours sur l’effondrement du via-duc de Laval, qui a fait un mort et deux blessés en juin dernier.M'Jean-Pierre Major, un substitut du procureur général, y a été assigné, il y a deux semaines, et pourra éventuellement porter des accusations criminelles, a indiqué hier le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard.M.Ménard croit que le coroner, les policiers et la Justice sont capables de faire toute la lumière sur cet accident II juge donc «prématurée» la tenue d’une enquête publique comme l’ont redemandée les libéraux, à l’Assemblée na- tionale.«Indépendamment des conclusions auxquelles arrivera le corps policier, c’est le Procureur général qui prendra la décision de porter ou non des accusations», a-t-il précisé.La police de Laval a déclenché une enquête le lendemain de l’effondrement du viaduc de l’autoroute 15, soit le 19 juin dernier.Quelle performance ! i Comptables agréés du Québec C’est le taux de réussite des candidats québécois qui se présentaient pour la première fois à l'examen national des comptables agréés.C’est la meilleure performance canadienne.Félicitations aux candidats.On est fiers de vous! Merci à nos partenaires universitaires.Pierre Brochu, FCA Président du Conseil Malgré les fluctuations des marchés boursiers, les nouvelles sont toujours bonnes ! Avec les Obligations à taux progressif Placements Québec, vous investissez l'esprit tranquille.• Capital garanti sans limites par le gouvernement du Québec.• làux progressifs des plus avantageux garantis pendant dix ans.• Remboursables chaque année sans pénalité.De 5 ,50% la première année Jusqu'à fi 50 la première les nouveaux fonds dixième année Venez nous rencontrer eu Carrefour l'industrielle Alliance.977.rue Sainte-Catherine Ouest Ivoiein de l'entrée du magasin Simone, niveau métro}, du lundi eu vendredi de 11 h X é 17 h 30.et les samedis et dimanches de 13 h 30 n ts h X, jusqu'au X novembre 2000 — 1 800 463-5229 Pour la région de Québec, composez le 521-5229.Heures d’ouverture : du lundi au vendredi de 8 h à 20 h, et les samedis de novembre de 10 h à 16 h.OBLIGATIONS À TAUX PROGRESSIF PLACEMENTS QUÉBEC www.placementsqc.gouv.qc.ca Québec ;ements Québec t LE DEVOIR.LES SA M EDI 2 5 ET I) I M A S ( If E 2 (i \ O V E M li H E 2 O O O A .') ?LES ACTUALITÉS* Agressions sexuelles Premier partenariat entre Québec et l’industrie pharmaceutique Témoignage d’un ex-Rock Machine Hermann acquitté BRIAN MYLES LE DEVOIR L* ancien propriétaire de garde-' rie Byron Hermann a été acquitté hier à Valleyfield de trois accusations d’agressions sexuelles contre des fillettes.La Cour du Québec a jugé la preuve insuffisante pour condamner M.Hermann, 45 ans.Il était accusé d’agressions sur des fillettes d’âge préscolaire inscrites à sa garderie de Hudson à l’été 1999.La Couronne a fait témoigner une des jeunes filles sans grand succès durant le procès.E est difficile pour un enfant de verbaliser ses souvenirs devant un tribunal, a expliqué la procureure Patricia Compagnone.La quantité de renseignements fournis s’en est trouvée réduite.^ Selon le tribunal, la Couronne n’a pas réussi à démontrer hors de tout doute raisonnable que Byron Hermann avait bel et bien commis des crimes sexuels sur les enfants de trois et quatre ans placés sous sa garde.Le juge Pierre Laberge s’est quand même dit préoccupé par les pratiques sexuelles de M.Hermann, attiré par le fétichisme et l’exhibitionnisme.Byron Hermann fut directeur et éducateur de la garderie Casa Del Sol pendant 14 ans à Hudson.Il a pu exercer ses fonctions malgré une triple condamnation pour grossière indécence en 1992.Au volant de sa voiture, E s’était masturbé devant deux autobus scolaires qui circulaient sur l’autoroute.Des élèves l’avaient suipris.M.Hermann a bénéficié d’une sentence suspendue assortie d’une probation de deux ans en plaidant coupable.Il a dû suivre des thérapies pour régler ses problèmes sexuels.Le premier traitement s’est conclu par un échec, le deuxième l’a un peu aidé.Même si l’une des conditions de sa remise en liberté lui interdisait d’entrer en contact avec des enfants à l’époque, M.Hermann n’a jamais abandonné son poste de cürecteur de la garderie.Malgré son antécédent judiciaire, il a pu conserver son permis d’exploitation.Byron Hermann portait un déshabillé de femme lorsque les poUciers ont procédé à son arrestation, en novembre 1999.En cour, il a expliqué qu’il est toujours excité par les dessous féminins et les relations sadomasochistes.Byron Hermann a toujours nié les allégations voulant qu’il soit un pédophile.Durant son procès, deux psychologues spécialisés dans les comportements sexuels ont d’ailleurs confirmé qu’il n’avait aucun intérêt pour les mineurs.Un prix pour Auger Toronto (PC) —Michel Auger, journaliste de la scène judiciaire au Journal de Montréal, s’est vu décerner le prix Tara Singh Hayer lors du troisième gala de remise des International Press Freedom Awards, qui avait lieu jeudi soir à Toronto.Le reporter du Journal avait été la cible d’une attaque dans le terrain de stationnement du quotidien, en septembre, après qu’il eut monté un dossier sur les gangs de motards criminels.En forme et détendu, M.Auger s’est dit chanceux de toujours être en vie.E a affirmé avoir rencontré maintes victimes de crimes, tout au long de sa carrière entreprise U y a 36 ans, mais qu’il ne s’était jamais attendu à en devenir une lui-même.'(J'étais étonné d’avoir été attaqué, a-t-il déclaré./’ai toujours pensé que je courais le risque de voir ma voiture endommagée, mais pas d’être abattu comme ça, en plein jour, par des criminels.» Rogar Chartrand Clins d’œil au temps Mgv Ourtnnd M MVMtaa-féwiiMn •< hifMair (imOtr.Il i oMtl i* iccoflt|Ni finit ion pèrt ootnm I# Qvéboc.SEPTENTRION soptontHon.qo.os Matois promet un fonds «assez costaud» sur l’Alzheimer Dans vingt ans, près de 120 000 Québécois seront touchés par cette maladie et d'autres troubles cognitifs ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le ministère de la Santé et des Services sociaux se joindra à trois sociétés pharmaceutiques majeures pour créer un fonds d’un million de doUars en deux ans afin d aider les milliers de personnes vivant avec des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer ou d’autres maladies cognitives.Hier, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois, s’est associée aux compagnies Janssen-Or-tho, Novartis et Pfizer pour annoncer la constitution d’un premier partenariat entre le gouvernement et l’industrie pharmaceutique afin d aider à financer certains services.Québec ne contribuera que pour 100 000 $ de ce fonds destiné à financer des projets visant à soutenir les aidants naturels.Malgré ce faible apport, Mme Marois affirme que le gouverne- ment ne se défile aucunement de ses obligations.«Je ne dis pas que c’est suffisant, mais c’est significatif à ce moment-ci.Quand il n’y a rien, qu’on ajoute un million, ce n’est pas dérisoire», a-t-elle insisté.Questionnée sur la faible somme que représentent les montants consentis par les trois partenaires privés eu égard aux profits faramineux encaissés par ces géants de l’industrie pharmaceutique, la ministre affirme que ce projet sera l’occasion pour ces compagnies de jouer un rôle social.Cette dernière a d’aüleurs garanti qu’U n’y aurait pas de Uen entre les projets retenus et les produits vendus par les partenaires.Nathalie Ross, porte-parole de la Fédération des sociétés Alzheimer du Québec, s’est dite heureuse de cette annonce, qu’elle considère comme un «début encourageant» pour donner un répit aux proches des 74 000 personnes affectées par la maladie d’Alzheimer au Québec, dont 34 % ont plus de 70 ans.Dans 20 ans, près de 120 000 Québécois seront touchés par cette maladie et d’autres troubles cognitifs.D’ailleurs, la ministre Marois a soutenu qu’eUe comptait bientôt dévoiler un plan d’action «assez costaud» sur l’Alzheimer, qui comprendra notamment des allégements fiscaux pour les famiEes des personnes atteintes.Interrogée sur les appels à l’aide lancés par les CLSC, forcés récemment de Emiter leur aide à domicile faute de budgets suffisants, Pauline Marois s’est dite consciente qu’il «fallait rehausser les ressources».«Dès que nous aurons les ressources pour ce faire, nous le ferons, puisqu’on sait qu’il y a du rattrapage à faire de ce côté-là.» Pauline Marois Un scandale de corruption éclabousse la police torontoise Toronto (PC) — lu police de Toronto est éclaboussée par ce qui pourrait devenir le pire scandale de corruption de son histoire.Un total de 13 policiers, dont huit anciens membres de la brigade des stupéfiants, sont présentement accusés d’avoir détourné de l’argent devant être versé à des délateurs.Selon une enquête interne, les montants détournés ne seraient pas importants.L’Association des policiers de Toronto s’est dite indignée par les accusations portées contre huit policiers arrêtés mercredi.Selon le syndicat, le total des montants présumés détournés ne dépasserait pas 2100 $.Cinq autres policiers avaient été accusés plus tôt cette année d’avoir détourné des montants totalisant 4700 $ de la caisse réservée aux délateurs.Le syndicat envisage d’intenter des poursuites contre le Service de police de Toronto.Les montants peuvent paraître ridicules, mais les accusations, elles, sont sérieuses: vol, fraude, contrefaçon, abus de confiance.S’ils sont reconnus coupables, les accusés pourraient être condamnés à des peines de prison.Dans un tel cas, Es perdraient leur emploi.Ce scandale paralyse les tribunaux.Depuis le 6 décembre 1999, au moins 50 affaires judiciaires qui nécessitaient le témoignage d’un ou de plusieurs des policiers accusés demeurent pendantes.Les procureurs de la Couronne se demandent même si les procès reliés à ces causes auront lieu.Par aiEeurs, les huit derniers policiers arrêtés devront comparaître devant la cour en janvier.«H est malheureux qu’on ait accusé ces agents sur la base de témoignages de délateurs, a déclaré leur avocat, Gary Clew-ley.S’il existe des témoins aussi peu fiables, je ne sais pas où les trouver.» Paradis a vécu l’enfer BRIAN MYLES LE DEVOIR Deux vendeurs de drogue pas très doués pour «la business», quatre écervelés qui se font arrêter dans un bar armés et menaçants, des finances chancelantes, des funérailles à répétition pour les frères d’armes.Peter Paradis a vécu une pénible fin de carrière au sein des Rock Machine.M.Paradis témoignait hier pour une deuxième journée contre huit de ses anciens «employés», des revendeurs de Verdun accusés de trafic de stupéfiants et de gangstérisme.Le procès attire toute l’attention du crime, de la police et de la justice puisque la loi fédérale antigangs y est invoquée pour la première fois depuis son adoption en 1997.Membre en règle des Rock Machine, Peter Paradis dirigeait un réseau de vente de drogue bien implanté dans les rues de Verdun jusqu’à son arrestation l’automne dernier.Devenu délateur, il purge une peine de 12 ans de prison.Depuis jeudi, il raconte avec aplomb le fonctionnement intime des Rock Machine, une bande composée de «hang around», de «prospects» et de
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