Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

Le devoir, 2000-12-02, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
L K l> K V (Il H , L K S S A M E I) I 2 E T I) I M A X (' Il E :S I) K < K M B R E 2 0 II (I ?LE DEVOIR * 1346.Cartulaire du collège de l’Ave Maria.Le fondateur du collège veut que les étudiants fassent œuvre de charité.À la Toussaint, 20 paires de souliers neufs sont données aux pauvres.A *>.-> \«i 'CHIVES NATIONALES.PARIS.iis .0 IlM T r.CHRONIQUE Les charmes de Vhorreur Page C 2 MÉDIAS Numérique.Page C 6 ARTS VISUELS Géologie du rêve Page CIO FORMES Comment vivre Page C12 Cinéma Page C 4 Disques Page C 8 sont iches?À Ottawa, aujourd’hui, des délégués au premier Sommet mondial des arts et de la culture se demandent comment favoriser la participation financière du secteur privé, comment augmenter les dons, les commandites, le mécénat.Sûrement pas en imitant le Québec qui, pour une Phyllis Lambert ou un Daniel Langlois, compte ses pingres à la douzaine.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR oël, les guignolées, le protocole compassionnel médiatisé.Et qu’en est-il au total de l’année?Les Québécois sont reconnus comme les Canadiens les moins généreux: leurs dons de charité totalisent seulement 100 $ en moyenne par habitant par rapport à 180 $ au pays et 280 $ à Terre-Neuve.Et pour les nourritures célestes?Les riches du Québec sont-ils aussi chiches envers les arts et la culture?Allons-y voir.L’aide privée à quelque 112 organismes en «arts de la scène» (danse, musique et théâtre) subventionnés par le Conseil des arts et des lettres du Québec a augmenté de près de 30 % entre 1994-95 et 1997-98.Les dons et commandites totalisaient alors 11,2 millions, soit environ 12 % de tous les revenus.Pas mal?Pas si on se compare, en utilisant cette fois les dernières statistiques publiées par le Conseil pour le monde des af- faires et des arts du Canada (CMAAC).L’organisme documente l’évolution du mécénat artistique depuis près d’un quart de siècle.Les données de 1997-98 recueillies par sondage auprès des 171 plus importantes compagnies canadiennes des «arts du spectacle» (danse, musique et théâtre, encore une fois, mais aussi opéra) confirment qu’au Québec, à peu près 12 % des revenus proviennent du secteur privé.Seulement, ce résultat ne donne que l’avqnt-dernière pjace à la pingre province, juste devqnt la minuscule Ile-du-Prince-Edouard mais derrière la Nouvelle-Ecosse (où 15 % des revenus proviennent du secteur privé), l’Ontario (22 %) et même Terre-Neuve (35 %).La moyenne oscille autour de 22 %.Les riches du ROC sont moins chiches.«Le mécénat artistique n’est pas une tradition établie au sein de la communauté francophone, en tout cas, pas comme dans la communauté juive, par exemple», affirme Jean-Pierre Goyer, président de Bombardier Trust et directeur général de l’Orchestre métropolitain.Début octobre, M.Goyer a prononcé une conférence devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain précisément pour demander aux gens d’affaires de donner bien davantage aux arts.«La grande entreprise est surtout impliquée dans le soutien aux hôpitaux et aux universités, poursuit-il en entrevue.Les campagnes de Centraide dépassent presque toujours leurs objectifs de financement.Mais l’art et la culture demeurent les parents pauvres du mécénat, surtout de la part des petites et des moyennes entreprises.» VOIR PAGE C 2: RICHES Nouveau spectacle multimedia de Pouite-à-Callière si Mon m'otfiil CODlG.o Le passé plus actuel que jamais la plus captivante des experiences d’archéologie et d histoire présentée a Montreal Muser il .nclieulmiii et d tu si ou e de Mon Québec ùv m, Iiml.llmil PniM.1 I ,|I||I i C 2 I.K I) K V 0 I K .L E S S A M E l> I t K T I) I M A X e rythme du film en pâtit et s'étiole.Tel quel, Yana’s Friends parvient encore à charmer et à séduire (avec quelques bémols), en plus d'ouvrir une porte sur une vie quotidienne israélienne qu'on connaît mal et sur la difficile intégration des immi-grants dans la Terre promise, I LE DEVOIR.LES SAMEDI 2 ET I) I M A X (' Il E 3 D E ( E M H R E 2 O O O ( .) Un scénario éculé Le cinéma français fréquente trop souvent les mêmes ornières des amours triangulaires AÏE Réalisation et scénario: Sophie Fillières.Avec André Dussolier, Hélène Fillières, Emmanuelle Devos, Anne Le Ny.Image: Christophe PoUock.Musique: Michel Portai.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Le cinéma français ne se renouvelle pas toujours.Parfois (trop souvent), il fréquente les mêmes ornières des amours complexes et triangulaires avec force verbiage pour enrober la partie d’avance-recule.Là où Rohmer excelle, tant d’autres font du surplace.Aïe de Sophie Fillières, malgré une volonté d’entraîner son propos du côté de l’insolite, en mêlant mythomanie et fantastique, ne parviendra guère à renouveler son thème rabâché.Il faut dire que le personnage du quinquagénaire tombeur qui s’offre de belles jeunes femmes, quitte à les faire souffrir au passage, est devenu un cliché au royaume du septième art en douce France.Celui A'Aïe est interprété par André Dussolier.Il s’appelle Robert.Il est à la fois dragueur et angoissé, en quête de l’âme sœur et terrorisé, macho pas très intéressant qu’on a fréquenté à l’écran jusqu’à plus soif.Difficile d’extraire du jus de ce type de pomme.Triangle il y a donc, puisque entre Claire, une ancienne flamme dont il se sent encore amoureux (Emmanuelle Devos), et Aie (Hélène Fillières, sœur de la cinéaste), une jeune beauté serveuse et mannequin à ses heures qui s’entiche du héros, la partie balance.Le personnage le plus intéressant du lot est sans contredit cette Sophie Fillières livre ici un film plus ennuyeux qu’autre chose, que seul le personnage d’Aïe aurait pu sauver Aie, mythomane, boulimique et anorexique, qui entend faire découvrir Tamour à cet homme.Mais il n’est pas assez développé et l’interprète manque de charisme.Avec cette figure mi-sorcière, mi-fée qui se croit extraterrestre par surcroît, Sophie Fillières, qui signe ici son second long métrage, aurait pu toutefois faire exploser sa structure dramatique et ses dialogues, les entraîner carrément du côté du merveilleux.Fallait-il vraiment qu’on emprunte une nouvelle fois les ornières des dialogues amoureux non inspirés?Emmanuelle Devos dans la peau de Claire, femme qui vient d’accoucher et qui oscille entre un compagnon qui la trompe et un Robert occupé avec Aie, apparaît bien passive.Son rôle ne sera jamais défini, otage et faire-valoir de la liaison des autres.Cela dit, c’est vraiment l’incarnation de l’adolescent quinquagénaire par André Dussolier qui irrite le plus, tant il s’enlise dans la banalité.La cinéaste aurait pu s’aventurer du côté de l’humour.La scène avec les parents d’Aïe et celle aussi qui met Robert aux prises avec ses propres géniteurs méritaient d’être jouées sur le mode comique, d’autant qu’elles démontrent à quel point les relations parents-enfants demeurent prisonnières des premiers moules même après le passage à l’âge adulte.Mais elles sont livrées sans explications ni répliques dotées d’un peu d’envol.Dans une mise en scène qui ne renouvelle pas le cinéma indépendant de l’Hexagone mais se contente de suivre ses tendances, Sophie Fillières livre ici un film plus ennuyeux qu’autre chose, que seul le personnage d’Aie aurait pu sauver mais auquel manquait un scénario solide pour le porter.SOURCE SEVILLE PICTURES Le cœur de Robert (André Dussolier) balance entre Aïe et Claire, une ancienne flamme dont il est encore amoureux.2 MILLIONS DE SPECTATEURS EN ERANCE! 2 CÉSAR Meilleure photo Meilleure musique de film ) i EN NOMINATION POUR L’OSCAR DU MEILLEUR FILM EN LANGUE ÉTRANGÈRE Himalaya Jacques IVrrin iutm-rIi «Des images grandioses, _ _ # I inoubliables.Des images U i fYl O I O 17 O qui font réier.» Il 1 111 a 1 d Y a 1 - ^1 J «L'aventure humaine LENFANCE DUN CHEF fs! réelle, el le pari .Éric Valli .eebnique lilauesque.el e est réussi.» W «Splendide.» euRi^Aces BUC ('.MC CINÉMA "T SOURCE DOMINO FILMS Tout le côté cosmopolite de Vancouver est mis en exergue à travers My Father's Angel, un film où des immigrés serbes et bosniaques sont placés nez à nez dans un pays sans guerre.Souvenirs de guerre MY FATHER’S ANGEL Réalisation: Davor Maijanovic.Scénario: Frank Borg.Avec Tony Nardi, Timothy Webber, Tygh Runyan, Brendan Fletcher, Asja Pavlovic, Lynda Boyd.Image: Bruce Worral.Musique: Schaun Tozer.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Primé au festival de Vancouver (huit Leo Awards), My Father’s Angel est un de ces rares films indépendants à pousser dans le terreau de Vancouver où les productions américaines s’étalent à pleins tournages.Tout le côté cosmopolite de la métropole de l’Ouest est mis en exergue à travers un film où des immigrés serbes et bosniaques sont placés nez à nez dans un pays sans guerre.Mais ceUe-ci ne vit-elle pas toujours dans le cœur des réfugiés?L’aspect le plus intéressant de ce film (au message quand même trop appuyé) réside dans cette di- mension belliqueuse demeurée omniprésente hors des Balkans.Le cinéaste, Davor Marjanovic, est lui-même un fils de Sarajevo, tout comme Asja Pavlovic, qui incarne la femme bosniaque rendue muette par les viols successifs dans son pays.Le film sera une confrontation entre une famille bosniaque — dont Ahmed, le père, un musulman pieux persuadé qu’un ange viendra le sauver, incarné avec beaucoup d’intensité par Tony Nardi — et une famille d’origine serbe.Au sein de celle-ci, le père, Djordje (Timothy Webber), exchampion de soccer, installé à Vancouver avant le conflit, se montre convaincu, tout comme sa femme, que les journaux mentent et que les Serbes ne sont pas les monstres décrits par les médias.Davor Marjanovic a brossé un tableau hautement tragique de sa famille bosniaque, dont le mari et la femme souffrent de graves troubles mentaux, surtout elle, prostrée, muette, réclamant d’être alimentée comme une enfant Asja Pavlovic en donne une interprétation proche du mime, d’un expressionnisme accentué.Entre un père paranoïaque et une mère ayant sombré dans la démence, Enes, le fils adolescent qui fuit l’école (Tygh Runyan), apparaît comme l’élément sensé du foyer.Il aura tôt fait de se colletailler avec le fils de Djordje.Le film souffre d’osciller entre deux tons: il jongle avec la pure tragédie, incarnée avant tout par le personnage d'Asja Pavlovic, enfermé dans la démence, qui ne peut guère évoluer dramatiquement.L’actrice ne pourra que conserver la même tonalité de bout en bout avec beaucoup de redondance.Ailleurs, notamment dans le rapport qui se tisse entre papa bosniaque et papa serbe, des accents de comédie se mettent à vibrer mais ils s’insèrent bien mal dans le drame terrible qui lui fait contrepoids.Le film boite entre divers genres; il eût mieux fait de se choisir un ton et de s’y tenir, la satire ne parvenant pas à tenir la route au milieu d’un contexte trop noir.Par ailleurs, le personnage du Serbe est mal développé.Candide, débranché des réalités de la guerre des Balkans, il semble tombé de la planète Mars.D'autant plus que son interprète, Timothy Weber, joue beaucoup trop froidement, sans la chaleur qui eût pu sauver son rôle de l’insignifiance en lui apportant quelque outrance.Acteur ayant surtout travaillé auparavant à des productions commerciales, Weber n’a pas la souplesse et le sens des nuances que le personnage réclame.Son jeu atone souffre de l’effet de contraste avec celui, complexe et émouvant de Tony Nardi.Petite production ayant manifestement souffert des budgets minimes, d’une difficulté à trouver le ton juste et d’un choix d’acteurs à deux vitesses.My Father's Angel suit pourtant des pistes intéressantes, aborde des réalités douloureuses soulignées par l’excellente musique de Schaun Tozer, mais a du mal à unifier trop d’éléments disparates en une œuvre vraiment porteuse.Daniel AuteuiI « Un rôle à sa mesure, celui d'un homme paradoxal! » Énc Fourlanty VOIR «Un hymne à la provocation qui ne laissera pas indifférent» Picrifitte Hélène Roy I A TRIBUNE 1 liliti «le Ih-mimI Jnniilol a\«’r Daniel Vnleiiil el l-iltl l.eliescn www-sade-lefilm.com REMÉÏESâ CTI OH! LméJU r—CINÉPLEXODÉON—1 r—— CINÉPLEXODÉON-il CINÉPLEX ODÉON-1 ' _ , , , [QUARTIER LATIN ?] I DAUPHIN ?11 LAVAI IGaleriosI ?] A L’AFFICHE! 1—CINEPLEXODEON——1 f—CINEPLEX ODEON— I BOUCHERVILLE ?11 BROSSARD ?version originale française , I avec sous-tltrea anglais I STE-APELE ?| i vous1 voulez.je peux UnhluT oiuourcuse de tous ! 5?«SUSPICION SI BIEN JDUÉ.11 ¦ Mill Imlii).U hnif «GENE HACKMAN ET MORGAN FREEMAN NOOS OFFRENT ONE JOUTE PSYCHOLDGIQBE.» ¦ Min lilrt lissiir, li «mu «C’EST UN SUSPENSE EXTREMEMENT BIEN CONSTRUIT, EXTREMEMENT INTELLIGENT, SUB1IMEMENTINTERPRETÉ.I • Rot Mir-H), Hisfe llJMHrSMBTninraiFlllmsilliilflWVIV BKUUM UBlUmiurnmlMIHMI Jü Ml «¦ 11 hm IF1H (ffl uuu m‘Mtt’n « Ji Him «nu ann m fl f ¦—BliWlBfffWiflIfl mmmm /ÎWBMBBMlABWÏfll AfTBIF Mmm iMirrmmiMMWivwaii 021 v™ «ipTVfl n alexfilms^com • VERSION FRANÇAISE « i FAMOUS PLAYERS STARCITÊI I FAMOUS PLAYERS-| r— MEOA-PIEX ¦ 0UZ20 —11 MEGA-PLEX— QUZZQ —I I CINEMA GALERIES-I MONTRÉAL 1IPARISIEN [pQNT-VIAU 16 Tl | JACQUES CABDER H ?11 QRANBV ?1 13 __^ MOM MQITÀL_f—FAMOUS PLAYERS—n p-LES CINEMAS GUZZO—Y f—FAMOUS PLAYERS—n i; AFFICHE! 1 centre eaton ?|| des sources 10 ?11 centre laval ?I DUSSOLIER FILLIERES Aïe un Fiai «i SOPHIE FILLIÈRES : UNE COMEDIE HIEAEIANIE, RADE, FINE, ORIGINALE.HELENE FILLIÈRES ESI SIDERAN1E! (fit Furlmili.UDIU FESTIVAL INTERNATIONAL DU NOUVEAU CINEMA 2000 Revelation Irancaise au Festival International é Film de Toronto 2000 "U n k Bulk Vick h kl! ,7 I IIKRI \ UOI.IT.K \MlIHt.\IO\IIS ’ .**1 •w* Wow! Un Film Qui ^ Voi s Rlnyi.rsi r \.» " I arn kinu.I S\ K II IW IVltl RI I )| NlKO t VI >l\< , |l\.L'HONNEUR À TOUT PRIX lUTsiiin Irancaise île Men ( )f llonon fil] llÜ] À L’AFFICHE! I^arTsienTII ?soxdmitai | À L’AFFICHE EN EXCLUSIVITÉ A /* A n t r i < 3536‘boul S^-Laur•n, l C il 11 1 > B,||etler|8; (514) 847-2206 15M5 - 17h15 ¦ 19h30 • 21h3Ü • VERSION FRANÇAISE i FAMOUS PLAYERS STARCITÊ 1 |—CINÉPLEX ODÉON——1 r—LES CINÉMAS——l P—MEGA-PLEXJ-QUZXO —i MONTREAL ?1 [QUARTIER LATIN ?] I LANQEUER 6 ?11 JACQUES CARTIER 14 ?1 f—CINÉPLEX ODÉON—I r—MÉOA-PLEX"* 0UZ20 —i r— MÊOA-PLEX' OUZZO —1 r—CINÉPLEX ODÉON —i I LASALLE (Place) ?11TASCHEREAU 18 ?| IPONT-VIAU 16 ?M ST-BRUNO ?| ^LES CINÉMAS OUZZO—i i—LES CINÉMAS OUZZO-n r—CINÉPLEX ODÉON—i-CINÉMA- 1 TERREBONNE 8 ?11STE-THÉRÉSE 8 ?11 LAVAL ICarrâfour) ?11ST-EUSTACHE ?f—CINÉPLEX OOÊON——I P—CINÉPLEX ODÉON—p—CINÉPLEX ODÉON—y r GALERIES ST-HYACINTHE -y [BOUCHERVILLE ?! IcAHREFOÜR DORK)w7| I PLAZA DELSON ?IIST-HYACINTHE ?! I CINÉ-ENTREPRISE 1 r—*CINE-ENTAEPRtSE —, r—CARREFOUR OU NORD—l | -CINEPLEX ODÉON—R [PLAZAREPENTIONY?! I ST-BASILE ?I U8T-JÉR6ME?11CHÀTEAIKÜJIYENCOBE/1 A L*AFFICHE! ysonoibitu.IwlIeyfield'TI VERSION ORIGINALE ANGLAISE r—CINÉPLEX ODÉON « f—CINÉPLEX ODÉON-1 I FAMOUS PLAYERS —1 f— LFS CINÉMAS OUZZO—i IéQYPTIEN IFAUBOURO ?11 COLISEE KIRKLAND ?| IDES SOURCES 10 ?I r—MÊOA-PLEX» OtJXXO I LES CINÉMAS OUZZO—S r—CINEPLEX ODÉON-1 r—CINÉPLEX OOÉOR-» ISPHERETECH 14 ?! iLACORDAmE 11 ?11 CXVEHPjSH (M«ll) ?11 LASALLE IPI»C«) ?I r—OSXÉPLEX OOEOR^—1 r—-CINÉPLEXODÉON—X | —— CINEMA , I.CINÉMA PIRE- TlAVAL 1 BROSSARD ?11ST-EUSTACHE ?11 STE-ADÉLE Ce n t r i s DANCER IN THE DARK • AÏE • USA ET LE TIGRE AUX DENTS DE SABRE • LA MOITIE GAUCHE DU FRIGO • RESSOURCES HUMAINES oaranirhyfi n Admission aencrale 9S O horaires et infos: 514 847.2206 I www.ex-centris.com O Etudiant et âge d'ot 6$ En semaine avant 18 00 heures C>S W P r >’ .-nwruip MIDI1 r.nir\lc>v'c cafter de .ca de^00 tes cûnédens Ooré^rophie de Louise Lussier Gos'tOnes de Cqtoiirie Mehdeh * Escale *1^.>n ^ O / P^econpTqnçfé QMx 5 q JO 9/7S sj |q musrçje pouvaiT vroime/iT changer le rnonde Un Théâtre musical fbu, fbu, fbu pour "toute la famille Dans le Oddre de la série Passion Jeunesse du Centre Pierre-PéJodeau prése/rfé per Q^'oSbec samedi 9 décembre Deux represented"ons seule/ne/rF à l’i-hOO eT 16h30 Préservât"ons : (5® 987-6919 renseignements : www.smcq.qc.ca ara*,,.I w .«r.¦.«•.•ofi .v w T*MU0 Centre Pierre-Péladeau Salle Pierre-Mercure 300, boulevard De Maisonneuve Est à Montréal Conception graphique Simon Du puis HluMration vrronlquepaquet# hotmail com l C 8 L E I) E V 0 I K .1.E S S A M EDI 2 E T 1) I M A \ ( Il E :i D É (' E M B R E 200 0 JAZZ REMI ARSENAULT La prestation suave du guitariste Jack De Keyset, au Campus.Un talent gros comme ça SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Se hisser dans un des coins du jazz, l’occuper pleinement et entièrement l’espace d’un instant ou deux, n’est évidemment pas évident.S’y maintenir le temps de plusieurs instants tient de la gageure, parce que, comme dirait l’autre, le très commode sieur de La Palice, maintenir le tempo de la java sur des rythmes qui oscillent entre la danse et ce décapage du cerveau, ce nettoyage des neurones, si sain et si essentiel, cela nécessite un talent gros comme ça Trompettiste de son état, davantage que de métier, Dave Douglas fait partie du groupe sélect de ces musiciens qui défendent leur coin de jazz avec une constance remarquable dans la qualité et l’innovation.A l’instar de son mentor, John Zorn, Douglas travaille simultanément sur différents fronts.Pour cela, il dirige évidemment, comme le dirait le simplet La Palice, plusieurs groupes.Le plus passionnant d’entre eux étant celui qui rassemble Mark Feldman au violon, Greg Cohen à la contrebasse et Guy Wucevsek à l’accordéon.Il y a un peu plus d’un an, ces corsaires du jazz fondu dans cette musique de chambre comme l’aimaient les anciens avaient confectionné une petite merveille parue sur étiquette Winter & Winter.Ces jours-ci, ils nous reviennent avec une galette éditée cette fois par RCA/BMG.Le titre: A Thousand Evenings.Pour la plupart les compositions portent la signature de Douglas.Une est de Nat Adderley, il s’agit de The Little Boy With The Sad Eyes, l’autre est du trio Newley, Bricusse, Barry.Elle s’intitule Goldfinger.Oui.oui.c’est cela.le Goldfinger avec James Bond.En tout on l’a calculé pour nous, Douglas et ses compagnons de grande fortune proposent un peu plus de 66 minutes.Autant de temps pur se régaler, se délecter.Car le jazz de Douglas oscille entre le be-bop de pure obédience et les antichambres de la musique tzigane, le classicisme d’un Brahms et les syncopes chères aux modernistes.Cet album, ces Thousand Evenings, c’est la version jazz du Désert des tartares.En bleu et noir ¦ Dans son dernier numéro, la revue Jazzman propose, entre autres choses, unç entrevue avec Dave Douglas.A propos de la composition, il confie: «Je suis très lent.Pour une heure d’écriture, j’en ai déjà passé trois, stériles, devant la page blanche.Je fonctionne par projets successifs:'quand l’un est en préparation, je refuse les concerts^ consacre tout mon temps à élaborer le répertoire.Je m'enferme à la maison jusqu’à ce que ce soit fini.» ¦ Résultats du 65" référendum du magazine Down Beat le trompettiste Terence Blanchard a été sacré musicien de l’année, Wandering Moon du même Blanchard est considéré comme le meilleur disque de l’année, Joe Lovano est premier saxo ténor, Phil Woods pour l’alto, le Dave Holland Quintet est la formation de l’année, Brad Meldhau, le pianiste de l’année.Le bluesman de l’année?B.B.King.¦ Au Campus, cette semaine, tous les chats étaient noirs.Noircis jusqu’au plus profond de leur moi-même.Tout cela à cause de la prestation très suave que le fin guitariste Jack De Keyser a signée.Dans le désordre, soit l’ordre impeccable, De Keyser a détaillé les singularités du booga-loo, a louangé la Pretty Woman, a confié qu’il était un Hoochie Co-ochie Man, a souligné qu’il ne pouvait pas la quitter, a demandé à voir la couleur de son argent, a fait l’ambiance.Il a surtout fait de l’authentique.Ce fut très gratifiant ce fut le bonheur de la semaine.CHANSON La mission de Claire Lafrenière SYLVAIN CORMIER Elle a déballé son sac.Littéralement.En a sorti des partitions anciennes aux caractères pleins de fioritures, un cahier des chansons de Lionel Daunais, des rouleaux de papier perforé.L’odeur du papier centenaire a empli le salon.Avoir pu, Claire Lafrenière aurait apporté le contenu entier de la maison qu’elle partage avec son compagnon et collaborateur René Gélinas à Sainte-Victoire.Les meubles, les instruments de musique, surtout.Pour que je comprenne bien que tout ça vit.Au présent.Claire Lafrenière a débarqué chez moi comme on arrivait à Ellis Island en provenance des vieux pays au début du siècle: avec sa vie dans une valise.Enthousiasme compréhensible.Après ayoir cogné à tant de portes depuis des années, voilà que quelques-unes s’ouvrent.La relationniste de presse lise Raymond a décidé de s’occuper d’elle par coup de cœur et a envoyé aux chroniqueurs son premier album produit à compte d’auteur.Ma tendre aimée a écouté le disque avant moi et m’a dit: tu dois la rencontrer.J’ai tendu l’oreille et compris: ce fascinant florilège d’airs oubliés du répertoire canadien-français, très sobrement intitulé Chansons urbaines du Québec 1900-1950, est l’œuvre d’une missionnaire.Et la mission de Claire Lafrenière doit être appuyée.Dont acte.Présentons-la: Claire Lafrenière a fait et continue de faire carrière dans le théâtre de rue.Comme marionnettiste.Le duo Claire et René promène un Guignol de marionnettes à gaines depuis près de vingt ans.Bachelière en musique, elle a aussi toujours chanté.Du Brassens, du Boby Lapointe dans les boites.Jusqu’au jour où.«En voyage à Paris pour présenter notre Guignol, nous nous disions qu’il serait bien d’enrichir notre théâtre d’un peu de musique, comme autrefois, pour attirer les gens.On nous a dit: allez chez Alain Vian.» Oui, Vian comme dans Boris: c’est son frangin, restaurateur d’instruments anciens.«Il nous a montré un Célestina.Le son nous a hypnotisés: on se Test approprié.» Le Célestina est un type d’orgue de Barbarie de facture américaine, dans la «grande famille des instruments à manivelle harmoniques».De préciser Claire Lafrenière, détail essentiel: «avec le Célestina, on peut s’accompagner en chantant».Sacrées trouvailles Claire et René ont acheté le bel objet et quatre rouleaux.Et créé, une fois revenus au Québec, un spectacle minimal.«On passait et repassait nos rouleaux.» Un agronome de Danville, patenteux à ses heures, leur a offert de fabriquer des rouleaux de chansons québécoises.«Un vrai magicien.Il n’a pas de machines comme à Paris.Il fait ça sur sa table de cuisine avec un X-Acto.» Et Claire Lafrenière de me sortir un rouleau neuf de son sac, avec ses centaines de petits rectangles.«L’orgue de Barbarie nous a fait développer un spectacle de chansons du début du siècle, d’Aristide Bruant à Charles Trenet.Grâce à notre patenteux, on a peu à peu intégré des chansons DANIEL Bachelière en musique, Claire Lafrenière a toujours chanté.Du Brassens, du Boby Lapointe dans les boîtes.québécoises.La Bolduc, Conrad Gauthier, le soldat Lebrun.Très vite, on a constaté que le public réagissait beaucoup à ces chansons-là.Les regards brillaient.Et plus j’en connaissais, plus elles me jetaient à terre.» D’où la mission.«Je me suis rendu compte qu’il y avait un gros trou dans la mémoire de la chanson d’ici.Entre le folklore et les immenses succès de La Bolduc: toute la grande époque de la musique imprimée.J’ai eu une petite subvention du Conseil des arts et des lettres pour aller dans les archives.Ç’a été extraordinaire.Tout un répertoire m’attendait.» Jacques Cléroux, historien et collection- neur de partitions, a aiguillé les recherches et aidé à identifier les auteurs, compositeurs, interprètes et éditeurs.C’est aussi lui qui a signé les textes du livret, qui mettent en contexte les remarquables chansons de l’album.«J’ai réuni les chansons qui parlent le plus au présent, sous un grand chapeau que j’ai appelé Chansons urbaines 1900-1950.C’est ce qui a accompagné l’ère de l’industrialisation.» Le premier titre, La Marche des propriétaires, chanson-scie, cause fort éloquemment de la vie de locataire en ville.«Chez eux notr’ salair’ s’en va tout’s les s’maines./ Les réparations ne baiss’nt pas Tloyer; / Mais Tpro-prio dit: N’sois donc pas en peine, / Car Vanné’ prochaine, afin d’te’r’mercier; / Je t’augmenterai / Tant que j'pourrai.» Claire Lafrenière sourit: «Ça n’a pas tellement changé.J’ai vécu ça pendant cinq ans sur le Plateau.» Un autre titre juteux à souhait et pertinent en diable, La Chanson des élections, se chante sur l’air de Sous les ponts de Paris: «On faisait des promesses avant les élections, / Et après on nous laisse comme de vrais rejetons./ Et pour finir de nous emplir, / On vient nous imposer la taxe./ Mais un beau jour à notre tour, / Nous leur mettrons un cataplasme.» L’album de Claire Lafrenière, c’est ça: de sacrées trouvailles où passé et présent se télescopent.«Le but, soutient l’interprète avec emphase, n’est pas d’écrire une thèse, mais de faire vivre ces chansons sur scène et sur disque.Pas revivre.Vivre.» VITRINE DU DISQUE Monsieur Henri-la-joie CHAMBRE AVEC VUE Henri Salvador Source/Virgin (EMI) Quand cet homme-là sourit — et il sourit pour ainsi dire tout le temps —, il y a du soleil.Pas n’importe quel soleil.Le soleil blanchi à la chaux de la Méditerranée, un soleil fidèle qui suit Henri Salvador comme un porte-bonheur.Et même quand le soleil de la Méditerranée fait sa quotidienne escapade de l’autre côté de la Terre, l’homme de LES BOREADES Ensemble de musique baroque sur inslruineuts d'époque Francis Coipron directeiüiftiswjue ¦¦ ^ les Muses réunies > Sonates et Tombeaux de Couperin, Rebel et Marais VENDREDI 8 DÉCEMBRE 2000, 20H Chaptlla Notr*-Dam«-da-Bon-S« AIMEZ-VOUS l’ACCORDÉON?Cayenne sourit encore et illumine la nuit méditerranéenne.Où qu’il soit, à quelque heure qu’il soit, quand Henri-la-joie est là, c’est la fête au soleil et aux crustacés, comme chantait Bardot dans La Madrague.Et c’est ainsi depuis les années 30.La fête, la guitare, le jazz, les rythmes ondulants, le temps qu’on prend tranquillement parce qu’il ne revient pas, c’est ce qui nous a gardé ce bon Henri aussi gaillard depuis près de sept décennies de réjouissante carrière: voyez comme il porte allègrement ses 83 printemps.Sept décennies! En 35, il est auprès de Django au Jimmy’s Bar, bien avant que le gitan ne devienne le géant Reinhardt.En 39, il gratte sa grosse guitare à ouïes dans l’orchestre de Ray Ventura, ton-ton de Sacha Distel.Au début des années 40, il clapote dans la baie de Rio et contracte la maladie incurable de la bossa.En 57, il est le pote attitré de Boris Vian, coquin d’homme qui lui fait chanter du rock’n’roll de pacotille pour rigoler un brin en l’affublant du ronflant pseudonyme de Henry Cording (Rock’n’Roll Mops, Va tfaire cuire un œuf, man!) mais qui lui pond aussi son hymne national du noceur indécrottable: Le SAISON Série 2000-2001 Lo Nef \ bdhwn ^ tVt'f ’ ,'OOO i.l KRkll K K\ I1RKM l III |l \\ l'\! I I \h(M M l R 7‘Mi.nu si Denis.il H7k H,l I i U |>»i«me ( M Ii ’IM/-27K7 • Tflfin|mnir ( .1 ti 1H| 27k7 Si.inomblt IIfmrs rl’oiixn hirr : IiijkIi mardi - m.Ti i.-.li i 101, a loin • jrildt tpnilrrdi itoil ., ‘.fl lu • viimd, dimani lu- dfh a |7|,| Pierre Blanchette LE DIMANCHE 3 DÉCEMBRE Jusqu'au 30 décembre Nimbes - œuvres récentes Jusqu'au 9 décembre galerie Linda Verge VERNISSAGE GALERIE SIMON BLAIS 4521 rue Cldtk Monlredl H2T 2IJ 514 8491165 Ouvert du mardi ou vendredi 911119 a 17h50 e!Je samedi lOha I7h Artistes DE LA GALERIE Variation sur le rouge 90 av.Laurier Ouest Tél.: (514) 277-0770 du mardi au vendredi de 11 h 00 n I 7 h 00.samedi de lü h 00 a I 7 h 00 GALERIE BERNARD iRirn VISION PALUMBO - RODA - FUCITO t L E 1) E V 0 I K .E E S S A M E I) I E T I) I M A \ < Il E I) E C E M B R E 2 (Ml II r 11 ARTS S U E L S a ¦ a - 'S Swfit SOURCE PAUL LITHERLANL) La Chasse au diable, de Mathieu Beauséjour.Pour compléter l’installation, tout au fond de la salle, un socle sur lequel sont posées des cornes d’animaux est placé devant un miroir noir de même format que les sérigraphies.Le spectateur aura vite compris qu’il pourra à son tour entrer dans le jeu et devenir un diable.Histoire d’argent DEVIL’S FACE Mathieu Beauséjour Galerie Verticale 2084, boul.des Laurentides, espace 200, Laval Jusqu’au 17 décembre SONIA PELLETIER Depuis 1991, Mathieu Beauséjour s'adonne à une pratique que l’on pourrait rapprocher de celle de la «manœuvre».Il s'agit ici d’une action performative se déroulant au quotidien et consistant à estampiller l’énoncé «Survival virus de survie» sur tous les billets de banque qui lui passent entre les mains.Plusieurs de ses expositions se présentaient sous la forme de bilans et de rapports administratifs reliés à ce processus numismatique.Les résultats de ces actions ainsi compilées ont donné lieu à de nombreuses expositions à Montréal.L'artiste a complété un cycle en présentant en mars 2000, au Centre Copie art (Montréal), une installation montrant formellement et conceptuellement un dernier et neuvième rapport annuel.Le projet que l’on peut voir actuellement à la galerie Verticale (Laval) se situe quelque peu dans un autre registre, bien que le corpus utilisé soit relativement le même que dans certaines œuvres antérieures.Cette fois-ci, Beauséjour s’est inspiré de la littérature venant d’un fait historique relié à l’impression d’un billet de banque du Canada.L’histoire nous est révélée dans un texte sur un mur à l’entrée de la galerie, et l’on peut également le lire sur un site Internet (http:// www.agenceto-po.qc.ca/devilface).Extrait du fait cocas-se: «En 1952, la Banque du Canada commande à George Gundersen, de la British American Bank Note Company, le design des billets pour la prochaine émission due en 1954.M.Gundersen exécute la gravure du portrait de la reine Elizabeth II d'après une photographie prise par Peter-Dirk Uys, un des photographes officiels de Sa Majesté.Le travail suit son cours normal, les billets sont imprimés et mis en circulation.En 1954, une plainte d'un citoyen stupéfait se fait entendre à la Banque du Canada; les cheveux de la reine laissent apparaître les traits d’un visage démoniaque derrière l’oreille.» A la suite de cette plainte, après quelques déboires et re- Beauséjour s’est inspiré de la littérature venant d’un fait historique relié à l’impréssion d’un billet de banque du Canada cherches, on apprend que les billets seront retirés de la circulation et annulés par les institutions bancaires.(Tout comme les billets estampillés «Survival virus de survie» de Beauséjour, on y a apposé Ip tampon «Cancelled».) A l’époque, la croyance en l’existence de Dieu et du diable était certes communément admise, mais il faut reconnaître qu'on a envie de douter aujourd’hui de la véracité de l’anecdote.La suite du texte — que le lecteur pourra lire en son entier sur le site ou alors sur place, à l'exposition — tourne à la saga loufoque.Est-ce de l’ordre des faits ou pure fiction?L’énigme fait sourire.On comprend que l’histoire puisse se révéler une source d'inspiration pour un artiste dont le paradigme est depuis longtemps celui de l’argent.Cette source-là lui semblera intarissable.Dans la même grande salle, un ensemble de sérigraphies noires et identiques faites à partir du né- gatif de la photographie originale du visage de la reine fait face au texte.Au centre de l’espace, une projection vidéo assez singulière et tout aussi intrigante que ce fait divers — et qui constitue, à notre avis, l’une des surprises de cette exposition — rendra le spectateur perplexe, car il s’agit d’une image infographique montée sur masonite et collée au mur.Au préalable, on a filmé une séance de projection de diapositives, et ce film est projeté sur l’image infographique.Tout ce dispositif sert surtout d’éclairage.Le subterfuge est intrigant Pour compléter l’installation, tout au fond de la salle, un socle sur lequel sont posées des cornes d’animaux est placé devant un miroir noir de même format que les sérigraphies.Le spectateur aura vite compris qu’il pourra à son tour entrer dans le jeu et devenir un diable.La facture générale de ce projet semblera moins austère que les plus récentes expositions de l’artiste.Peut-être son contenu y est-il pour quelque chose.Beauséjour a, pour ses prochaines recherches, l’intention de s’attarder davantage sur le côté formel et matériel de la monnaie.Une histoire d'argent à suivre.r CEG - CENTRE D'EXPOSITION DES GOUVERNEURS Situé en aval de la rivière Richelieu, au delà des balises urbaines, le CEG est un centre d'artiste qui contribue, depuis dix ans, à la promotion de l'art actuel.Le CEG diffuse la diversité des productions et des recherches artistiques actuelles qui innovent sur les plans théoriques et pratiques.• ARTISTES, GROUPES D'ARTISTES, COMMISSAIRES qui désirent présenter des œuvres inédites, des projets expérimentaux, des événements spéciaux sont les bienvenus! Date de tombée: 31 janvier 2001 Contenu du dossier: - curriculum vitæ - dix diapositives d'œuvres récentes - démarche artistique - description de votre projet - enveloppe de retour affranchie • CEG - CENTRE D'EXPOSITION DES GOUVERNEURS 90, Chemin des Patriotes Sorel-Tracy (Québec) J3P 2K7 Tél.: (4S0) 780-5720 cexpgouv@loginnovation.com APPEL DE DOSSIERS J villes en mouvement Une jeune entreprise avec plus de 20 ans d'expérience.* Encadrement de qualité muséale • Service complet de laminage ute uve • Impression grand format laminage • encadrement • Impression numérique 2'700.rue Rachel Est.Momré.il (Quebec) H2H IS7 Tél 514 890.6668 • Tclec.: 514 890 6346 atootecpi euve@qc.airn.com 25 % de rabais sur laminage et encadrement sur mention de cette publicité.Sur rendez-vous.du 15 novembre 2000 au 1er avril 2001 CCA Centre Canadien d'Architecture 1920, rue Baile, Montréal 514 939.7026 www.cca.qc.ca Préienté par Scotia Capitaux ûû BntX|tm (**< Mor\tT««l mncTi* " (J5 STCUM Au bord du vertige YVES GAUCHER Galerie René Blouin 372, rue sainte-Catherine Ouest, local 501 Jusqu’au 16 décembre BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR Il s’agit de la dernière exposition du peintre, qu’il n’aura pas vue.Décédé le 8 septembre dernier, Gaucher, ce pionnier de l’abstraction et réinventeur de la gravure au Québec, était à la préparation d’une toute nouvelle exposition; elle aura été magistrale.Dix tableaux et deux gravures rythment actuellement les cimaises de la galerie René Blouin.Gaucher n’aura finalement pas fait faux bond à l’abstraction géométrique.11 avait fait éclater les règles de la gravure dans les années 50 et 60, réalisant avec les presses des œuvres que d’autres croyaient impensables.Dès les années 60, il s’était fortement inspiré de la musique moderne, parvenant à des œuvres d’un dépouille-ment tel qu’elles avaient été à l’époque mal reçues, causant une cassure dans la popularité montante de l’artiste.La suite En hommage à Webern (1963) provenait d’une volonté de transcrire visuellement les reliefs rythmiques d’une musique sérielle.Est-ce un effet causé par la disparition de l’artiste?Mais ces œuvres, les dernières de sa main, semblent renouer avec cette série mythique et ainsi fermer la boucle.Comme si le peintre, à la veille de disparaître, avait voulu retourner à d’anciennes écritures.Trop facile.Quiconque a suivi Gaucher sait que la seule direction à prendre pour lui était celle qui le menait toujours ailleurs, dans la continuité de son travail.En cela, il aura été moderniste jusqu'à la fin.Reste que ces œuvres, dans lesquelles les manifestations du peintre sont minimes — une blessure à l’épaule retenait Gaucher de peindre de grands formats: il se sera rabattu sur de petites surfaces, ne cédant en rien à l'inactivité —, même dans un genre que certains disent sclérosé, parviennent à mettre en jeu une dernière fois les surfaces des tableaux, à flirter avec le risque.Ces collages •sur papier nous mènent au bord du vertige.Comme des annotations, les lignes de couleurs et les carrés flottent sur les fins papiers de ces collages.Il faut voir graduellement les lignes de couleurs rouge, jaune et bleu s’amenuiser d’une surface à l’autre, jusqu’à menacer de disparaitre.Dans les œuvres les plus fortes de cette nouvelle suite, les fines lignes horizontales cadencent le bas des tableaux, là où anciennement la science de la perspective organisait des espaces mesurables.Ces espaces et cette science, Gaucher aura su les ployer dans le langage de l’abstraction.Dans cette suite, la matrice est cassée.On verra Mondrian hanter ces œuvres, mais Gaucher atomise même jusqu’à la grille, à laquelle s’accrochait le maître au début du siècle.Si bien que, dans le plan du tableau.les lignes et les formes glissent dans des plans fictifs — à la couleur revient le rôle de modeler des espaces —, en plus de filer face à nous de gauche à droite (ou inversement).Avec aussi si peu de moyens plastiques, l’artiste aura su aviver les plus délicats mouvements.Pour peu,on retourne au langage musical de la suite à Webern.D’autant plus que ces carrés d’acrylique découpés dans la couleur pure (on pense aux papiers découpés de Matisse), parfois insérés dans des embossages réguliers du papier, inaugurant encore d’autres mouvements de surface, sont collés à des papiers fins et neigeux.A leur tour, ces blancheurs impures évoquent des étendues sans fins, d’une profondeur impossible à dire.Gaucher aura toujours soigné l’aspect technique de ses œuvres.Pour les toutes dernières, il a collé des papiers les uns sur les autres (papier Tosha chiné sur papier Moriki et sur papier Rives), jouant des contrastes comme des textures, des rendus comme des intensités de blanc et de gris.Deux gravures complètent le cycle, l'une en grisaille, dans la petite salle, que l’artiste n’aura jamais vue, tirée après sa mort.Pour ces œuvres magistrales, Gaucher a utilisé la technique Ukyo.e (sur papier Moriki), une technique japonaise du XVIIP siècle, parmi les plus raffinées qui puissent exister.Ne serait-ce que pour atteindre l’intensité de la teinte aubergine de quelques-unes de ces lignes, vingt passages à la presse ont été nécessaires.La technique, à base d’eau, est des plus risquées et exige une précision irréprochable.Sur cette pièce, que le galeriste a eu raison d’isoler des autres, le silence n’est brisé que doucement, par des couleurs innommables, qui semblent poindre du fond sans fin de la feuille de papier.Gaucher, par la gravure, nous aura encore une fois conduits au bout du langage, aux confins de l’expression.Gaucher avait fait éclater les règles de la gravure dans les années 50 et 60, réalisant avec les presses des œuvres que d’autres croyaient impensables ^— p-.a—' Association dos •^""VI centres d'exposition de l'Afc>1ttt>1-T'^m1sc«mintgue Invitation aux artistes, aux commissaires et aux institutions qui désirent présenter un projet d’exposition L’alliance étroite entre les cinq centres d’expositions de la région de l'Abitibi-Témiscamingue constitue un formidable réseau de diffusion pour les artistes et les commissaires.Toutes soutenues au fonctionnement par le MCCQ, les institutions membres de l'ACEAT vous propose un réseau de diffusion professionnel.Date limite d'inscription: L'ACEAT existe depuis 1980 et le 31 janvier 2001 regroupe les institutions suivantes: Votre dossier doit comprendre les documents suivants: AMOS Centre d’exposition d’Amos Curriculum vitae Marianne Tmdel, directrice 20 diapositives Démarche artistique LASARRE Projet d'exposition Centre d'art Rotary Dossier de presse Pauline Vallée, directrice Enveloppe de retour affranchie ROUYN-NORANDA Centre d'exposition de Rouyn-Noranda Louise Boudreault, directrice Faire parvenir votre dossier à VAL-D'OR Marianne Trudel, présidente Centre d'exposition de Val-d'Or ACEAT Marie-France Beaudoin, directrice Valérie Crassi, conservatrice aux expositions 222, 1 ère Avenue Est Amos VILLE-MARIE J9T 1H3 Salle Augustin-Chénier Téléphone: (819) 732-6070 Christine Dufresne, directrice Télécopieur: (819) 732-3242 Courriel: exposition@ville.amos.qc.ca ?» (' 12 l K I) K V 0 I R .L E S S A M E I> I 2 E T I) I M A X < Il E li I» É < E M II K E 2 (I 0 (I ?LE DEVOIR * BRYCE DUFFY Bruce Mau Life Style, qui vient de paraître aux Editions Phaidon, fait !‘his-toire de 20 années de vie professionnelle du designer graphique Bruce Mau, dont 15 années passées avec l’équipe de son studio.Life Style est aussi une réflexion, un manuel pour décoder «l’économie mondiale de l’image», voire la déjouer.L’ouvrage sera lancé officielle- ign, iütnu 'l urulttfvt using full-color irntl||| of bodies derived frorj^F classic,if artworks.¦ull-coit>r images set JHs dark grounds they Booked beautiful.But IBri we cropped into th^^ind romowedg^gsg occ^si ground (or the cov^^Bvtgw.sotnet^S’hv looked horrible.I cjfc'l undarst^Mwhv.81 There was huge J apprclik the color proofs, botiov^^É^j^^mako thcr™ more intense on press.I caused the printers enor mous grief.W« were adjusting colors for twelve hours, and though the printers fr.gft patient, they (inall “Wo’ve do ent vivre ¦T Lecture libertine du XVIII'' siècle en France ment le lundi le 4 décembre à Toronto, après avoir reçu un très bon accueil en novembre aux Etats-Unis était Royaume-Uni.CHARLES-ANTOINE ROUYER Toronto — Un sous-titre tout indiqué pour Life Style aurait pu être: «Bruce Mau, un designer au pays du logo, un homme, une équipe, une méthode».Le pays du logo: penche sur cette fin de XXe siècle, sur le comment du pourquoi, sur le où va-t-on et sur le pourquoi on ne change pas de direction, par ici plutôt que par là.puisque les designers (avec les artistes) sont des fabricants d’images et de culture.En somme, les designers sont à l’origine des flèches des panneaux indicateurs le long de la route tout autant que de la route elle-même, de la voiture, des vêtements, de la nourriture, de la musique qui joue à l’intérieur de la voiture, sans oublier les panneaux publicitaires.Du graphisme au design Bruce Mau, c’est une réussite internationale discrète (à l’image de l’homme, réservé, corpulent, posé, faux timide au sourire généreux), loin des projecteurs, en dépit de quelques grands noms dans son fichier de clients, dont Rem Koolhas et le livre intitulé S,L,MfXL, Frank Gehry et, tout récemment, réalisé dans un cadre collec- SOURCE: ÉDITIONS PHAIDON c’est le règne incontesté de l’image commerciale.Un homme: c’est-à-dire le designer, autodidacte, de son propre aveu; l’équipe: multidisciplinaire, sans contredit; et une méthode de travail où forme, contenu et contexte ne cessent d’interagir.Life Style, c’est une réflexion sur le design à partir d’exemples empruntés notamment au graphisme, un hommage au livre en tant que médium et une remise en question de ce que Bruce Mau appelle l’économie mondiale de l'image.«Détournement [de design]: nous cherchons à récupérer et à réinvestir le terme “style de vie” pour qu’il évoque le rôle du designer dans les vies que nous menons et dans le monde où nous vivons», annonce l’avant-propos.Dans Life Style, un designer graphique, manipulateur d’apparences et créateur d’identités commerciales, s’interroge à haute voix et de concert avec son équipe.Il se tif, le Parc Downsview Park à Toronto (Formes, 1" et 2 juillet 2000).Bruce Mau, qui vient de passer le cap des 40 ans, a débarqué de son Sudbury natal, dans le nord de l’Ontario rural, dans la grande ville, Toronto, pour entrer à l’Ontario College of Arts, à peine sorti de l’école secondaire.Il connaît une première année comme touche-à-tout en guise d’apprentissage et décroche à 20 ans son premier travail de designer.Il part ensuite en Angleterre pour le compte du magazine I.D., revient à Toronto et fonde, en 1985, le studio Bruce Mau Design, composé d’une équipe multidisciplinaire (architecte, cinéaste, conservateur, artiste, graphiste.) qui compte aujourd’hui 20 personnes.Bruce Mau, c’est aussi Stress, une installation multimédia pour le compte du Wiener FestWochen de Vienne, présentée sous la forme d’un «work in progress» à Toronto cet été et dont les images ponctuent la fin du livre life Style et ses 20 années de design, entre 20 et 40 ans.Stress, et ses vignettes multimédias qui vont de A à Z, est un bilan du monde industrialisé et capitaliste, accélérateur d’un mode de vie qui emporte les êtres en cette fin de XX' siècle.la conclusion est un condensé des principes humanistes de ce fils de mineur de Sudbury fie tra- vail de nuit rappelle Bruce Mau en entrevue, «c’est comme souffrir de décalage horaire en permanence, sans avoir eu le plaisir d’être allé en Europe»).Un ballet visuel et écrit Life Style se termine avec Stress et s’ouvre sur treize images, chacune accompagnée d’une courte légende — «sans transition», souligne Bruce Mau, car la page-titre n’arrive qu’en page 27.La première image apparaît en deuxième de couverture: il s’agit de Celebration, le quartier conçu par Disney, à Orlando, à partir des principes du nouvel urbanisme.Celebration est le reflet d’une ghettoïsation des classes aisées et témoigne d’une volonté de dessiner des banlieues-villages où il fait bon vivre, alors que l’Amérique se réveille à peine, avec une formidable gueule de bois, de l’excès d’étalement urbain des banlieues résidentielles à grand galop d’automobile.Dans le coin inférieur droit de cette photo de Celebration reproduite sur une double page, on peut lire la légende: «La question du “style de vie”, ou de choisir comment vivre, se heurte aux impératifs du logo et de l’image.» Suivent des photos de la fusion Time Warner-AOL, d’un faux Venise à Las Vegas ou du fameux colonel Sanders du poulet Kentucky, symbole d’une «franchise qui remplace les frontières nationales, abolit la cloison entre local et régional».Entre ce clip en 13 «icônes» sur double page et Stress, une succession de textes, courts et longs, à la typographie grande ou réduite, avec photos, schémas architecturaux, reproduction intégrale de la mise en page d’un livre, gros plans de couverture de livre, recherche typographique — près de 600 pages où images et mots occupent à tour de rôle le devant de la scène, dans un ballet visuel et écrit, dans une alternance entre le pas de deux et le solo, ainsi que toutes les combinaisons intermédiaires.Tranches de vie Le contenu de l’ouvrage documente abondamment les travaux réalisés par le studio.Par endroits, de courtes évocations de la vie personnelle du designer et de certaines de ses théories viennent s’immiscer, formant ainsi une triple trame narrative, tout au long du livre qui compte sept parties.Soulignons enfin les huit couvertures en tissu soyeux, c’est-à-dire une multiplication d’emballages différents, comme un clin d’œil au design de type consumériste (acheter toute la collection au lieu d’un seul livre) et à une production de masse personnalisée, qui permet au lecteur d’acheter l’ouvrage en fonction de ses goûts.Bruce Mau joue ici sur tous les tableaux: artistique, commercial et philosophique (avec un album imprimé en Chine par un éditeur américain et qui paraît juste avant les fêtes de Noël.) En un mot, Life Style est un beau livre.C’est aussi un torrent d’idées et d’images que l’on voudra assimiler à petites doses chaque fois.La forme est magnifique, tout en étant parfois déroutante.Quant au contenu, qui peut se révéler souvent très technique, il rebutera les néophytes ou passionnera les initiés.Parallèlement, cet essai multimédia fascinera par son recul et la synthèse proposée, étourdira par sa diversité et son foisonnement, à l’instar de ce monde de convergence technologique où nous entrons.Life Style — intimiste, un brin nombriliste à vouloir, pour son auteur, passer le cap des 40 ans en faisant ainsi état de ses réalisations personnelles, mais dont les visées demeurent éducatives, un livre généreux dans sa volonté de transmettre une expérience et humaniste — est un ouvrage qui existe peut-être avant tout pour partager certaines clefs trouvées au fil de ces 20 années de design.Post-scriptum: les anciens disaient: «On creuse sa tombe avec ses dents.» Le style de vie ne porte-t-il pas en lui, en définitive, un certain style de.mort?carouyerfa home, com «S’il est un problème auquel le XX' siècle a été confronté, c’est sans contredit celui de la vitesse», lit-on en regard d’une photo d’un avion de l’armée américaine franchissant le mur du son.«1m vitesse a des Imites et nous avons passé le siècle à les identifier et à les repousser [.] La vitesse s’est immiscée dans toutes les facettes du design [.] Tandis que nous pénétrons dans le XXI' siècle, j’ai le sentiment que le nouveau problème qui se pose à nous sera celui de la croissance.[.] Peu d’entre nous sont prêts à admettre qu'au-des-sus de la croissance plane en permanence son opposé intrinsèque, son alter ego, la mort.» Life Style, section «Growth as an Event», p.497.«Les limites du studio [Bruce Mau Design] évoquent une membrane devenant un peu plus perméable de jour en jour, une sorte de Gore-Tex de l’information.En fait, les limites s’estompent progressivement alors que les membres du studio avancent vers l’extérieur et les collaborateurs extérieurs y entrent.[.] Durant nos périodes les plus productives, nous avons été les élèves des professeurs les plus remarquables du monde.Nous avons étudié: l’architecture avec Frank Ghery, l'urbanisme avec Rem Koolhaas, le mobilier avec RolfFehlbaum, la technologie avec Manuel de Landa, la composition avec Gordon Monahan, l’art avec Michael Snow la danse avec Meg Stuart, l’économie avec Michel Feher, Paris avec Nadia Tazi, le cinéma avec Chris Marker, Los Angeles avec Julia Bloomfield, la modernité avec John Cage, le passé avec Lynne Cooke, et la vie avec Sanford Kwinter.» Life Style, section «A Studio is Not a Tree», p.223.Pour Noël, pensez originalité et qualité.Pensez Design! Pour des cadeaux qui sortent des sentiers battus.une visite à la Galerie de IWM s’impose! Institut de Design Montréal 390, rue Saint-Paul Est Marché Bonsacours (niveau 31 Montréal (OuébecI Canada H?Y 1H2 Téléphone (51é|866-?436 Télécopieur (514)866-0881 Courriel idm
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.