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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2000-12-16, Collections de BAnQ.

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L E DEVOIR.L E S S A M EDI I li E T D I M A X » HE 17 D E (' E M B R E 2 0 0 0 B I I LE DEVOIR - LES SPORTS HORS-JEU Je a n Dion Etre désiré Pourquoi tu parles toujours d’argent, monsieur Dion?, nous demandait l’autre jour un lecteur dont la perplexité était rien moins que touchante.Emotionnelle, comme ils disent aux Amateurs de sports.Et savez-vous quoi?Il a raison.À force de se cantonner ainsi, on développe un cœur de pierre.On oublie qu’au fond, ce qui compte, c’est le dedans.La beauté intérieure.On oublie aussi qu’au fond, ce n’est pas une question d’argent.Ils le disent tous, ça doit être vrai.Remarquez, il y en a qui ne le disent pas.Prenons un exemple au hasard: Anna Kournikova.Ça va faire râler Im Gazette des femmes, mais que voulez-vous, quand on fait de l’information, on ne regarde pas la bride.Anna, donc, a déclaré récemment à propos des fans masculins: «Je suis comme un menu: ils peuvent regarder, mais ils ne peuvent pas se me payer.» Joli, comme tournure, se me.Bon, bien sûr, Anna ne parle pas français même s’il s’agit de la langue de l’amour, mais c’est ce que ça donne comme traduction: they can't afford me.Enfin.Et puisque vous nous amenez sur le sujet d’Anna, profi-tons-en pour faire le point.Anna et Martina Hingis ont gagné ensemble le double lors d’un tournoi à Moscou le mois dernier.Puis elles se sont retrouvées à Santiago, au Chili, pour un match hors concours.Pendant l’affrontement, Martina a à un * * * moment donné contesté une balle qui avait atterri tout près de la ligne, tellement près que ça frôlait l’attouchement illicite.A alors éclaté une dispute entre les deux jeunes dames.«Tu penses être la reine, mais tu sais bien que c’est moi la vraie reine», a bitché Martina.Et Anna s’est mise à pleurer.(Elle a ensuite gagné le match et les invectives se sont poursuivies dans le vestiaire.) Ceci pour dire que vous voyez bien que vous avez beau être belle, jeune, riche et blonde sans même avoir recours au shampoo colorant, vous avez quand même un dedans fait de vulnérabilité et il vous arrive de regarder votre époux en vous interrogeant dans votre faible intérieur: m’aime-t-il pour moi ou pour quelqu’un d’autre?Et sinon, pourquoi?Eh oui, c’est comme ça.Donc, ce n’est pas une question d’argent.Est-ce que vous voulez-vous-tu des preuves?La première s’appelle Mike Hampton, un lanceur de baseball.La semaine dernière, Hampton a signé un contrat de huit ans d’une valeur de 121 millions de beaux dollars américains avec les Rockies du Colorado.Mais il n’y a que les fâcheux pour s’exciter la pilosité fémorale avec des chiffres et des calculs de Séraphin.Hampton l’a dit: s’il a choisi les Rockies, c’est parce qu’il y a d’excellentes écoles à Denver où il pourra envoyer ses enfants.La deuxième s’appelle Mike Mussina, un autre lanceur de baseball.La semaine dernière, Mussina a signé un contrat de six ans d’une valeur de 88,5 millions de beaux dollars américains avec les Yankees de New York.Mais il n’y a que les fâcheux, etc.Mussina, dans sa quête — et permettez qu’on fredonne un peu La Quête de Brel pour se donner du tonus et s'amorcer un samedi diguidou: Telle est ma quête / Suivre l'étoile / Que m’importent mes chances / Que m’importe le temps / Ou ma désespérance / Et puis lutter toujours / Sans questions ni repos / Se damner pour l’or d’un mot d’amour—, cherchait: 1- la sécurité financière, et on le comprend, ce n’est pas pour l’argent mais pour la paix d’esprit de sa petite famille, il ne gagnait que sept ou huit millions ces dernières années et on n’est jamais trop à l’abri d'un coup dur; 2- une bague de la Série mondiale; 3- une équipe située pas trop loin de son village de Pennsylvanie (Montoursville; population: 4594) où il a grandi et rencontré sa charmante épouse; et 4- ici, on n’insistera jamais assez, «le sentiment d’être désiré».Or les Yankees, contrairement à d’autres équipes qui se fichent du dedans, ont vraiment fait sentir à Mussina qu’il était désiré.Le gérant Joe Torre et trois joueurs, Derek Jeter, Paul O’Neill et Andy Pet-titte, lui ont téléphoné pour lui dire qu'ils l’aimaient (d’une amitié virile, s’entend), et pas à frais virés à part de ça.En plus, à New York, Mussina se joindra à une rotation de partants aguerrie, ce qui signifie qu’il n’aura pas la foutue pression de gagner à tous les matchs, qui peut vraiment mettre un homme en état d’ulcère à l’estomac, sans parler de la dysfonction érectile qui nous guette tous même si notre conjointe est un pétard de tous les diables qui fait tout et prend des bains de bouette pour avoir l’épiderme soyeux comme de la soie.Nous pourrions vous donner d’autres preuves, des dizaines et des dizaines, mais ça ne nous tente pas vraiment.L’esprit de contradiction, comprenez-vous?Nous préférons attirer votre attention, qui à n’en pas douter décline considérablement au fur et à mesure que cette chronique s’enlise, sur un autre phénomène intéressant, lié mais en même temps séparé, si ça existe.Ce phénomène, vous l’aurez deviné, c’est le raisonnement circulaire.Ainsi Manny Ramirez, un autre joueur de baseball, a signé un contrat d’une valeur minimale de 160 millions de vous savez quoi avec les Red Sox de Boston.Or les Red Sox tentent actuellement d'obtenir des fonds de la Ville de Boston afin de construire un nouveau stade, le Fenway Park étant selon eux désuet.Evidemment, le contrat de Ramirez a fait dire aux contribuables communistes qui s'opposent au projet que si les Red Sox avaient autant d'argent pour un joueur, ils en avaient assez pour un stade.C’était sans compter le maire Thomas Menino, qui y est allé d’un chef-d’œuvre: les Red Sox doivent être aidés pour un nouveau stade, a-t-il dit, afin de pouvoir payer Ramirez.Et l'embauche de Ramirez, a-t-il poursuivi, est essentielle si les Red Sox espèrent remplir le nouveau stade.Ça nous rappelle un ancien copropriétaire des Expos, tiens, qui affirmait que les salaires augmentaient dans le baseball majeur en raison de l’ouverture de nouveaux stades et expliquait qu’il fallait de nouveaux stades afin de composer avec la hausse des salaires.Nous suivez-vous, ou sommes-nous plus simple- ment en train de devenir fou ?jdionUpledevoir.corn BOXE Davey Hilton devient le sixième champion du monde québécois Il a battu Thobela par décision partagée des juges ROBERT LAFLAMME PRESSE CANADIENNE La boxe québécoise a sacré le sixième champion mondial de son histoire et la famille Hilton lui en a fourni un deuxième.Plus de 13 ans après que son frère Matthew eut remporté, à l’âge de 21 ans, le championnat du monde des super mi-moyens de l’IBF, Davey Hilton a décroché la couronne des super-moyens (168 livres) du WBC, hier soir, au Centre Molson.Disputant le plus important combat de sa carrière à l’âge de 37 ans, l’aîné des «Fighting Hilton» s’est battu comme un champion afin de vaincre le Sud-Africain Dingaan Thobela, qui a fait honneur à sa réputation de bon encaisseur et de solide bagarreur.Hilton (39-2-3) l’a emporté par décision partagée des juges au terme d’un combat de championnat mondial qui a tenu en haleine les quelque 9569 spectateurs présents.Thobela (40-8-2) a quitté l’arène dès qu’on a confirmé la victoire serrée du 14‘' aspirant «C’a été le plus difficile combat de ma carrière, a dit Hilton.Thobela s’est battu comme un champion.J’ai compris pourquoi il avait couché [Glenn] Catley.Il possède une droite redoutable même s’il est lent.Il m’a atteint solidement à quelques reprises.«J"ai connu des moments difficiles vers le milieu du combat, a-t-il admis.Les combinaisons ne sortaient pas rapidement.C’est parce que je ne boxe pas assez souvent.J’ai besoin de boxer» Hilton, porté en triomphe par les membres de son clan, a par- tagé sa conquête avec son grand-père malade et toute la population du Québec.«Je sais que j'ai fait beaucoup d’erreurs dans ma vie, mais je suis content d’offrir ce championnat aux Québécois.» Présent au Centre Molson, le Britannique Glenn Catley a dit qu’il s’attend d’affronter Hilton au cours des 90 prochains jours, comme l’a décidé dernièrement le WBC.Mais le directeur général d’InterBox Yvon Michel a fait savoir qu’il contestera la décision des dirigeants du WBC.Catley lui-même n'a toutefois pas écarté la possibilité de conclure une entente avec InterBox afin de permettre à Eric Lucas de se mesurer à Hilton.«Je suis toutefois prêt à prêter l’oreille aux offres d’InterBox.» Catley s’est dit quelque peu impressionné par Hilton.«Il est pas mal pour un gars de 37 ans, mais il ne fera pas le poids contre moi qui en ait 28», a-t-il commenté en ajoutant que la décision aurait tout aussi bien pu aller du côté de Thobela.Le combat s’est déroulé comme les deux pugilistes l’avaient envisagé.Hilton, fougueux, a martelé le champion de coups secs au corps dès le départ.Thobela n’a pas bronché.Il a augmenté le rythme à partir du troisième assaut.Hilton a tenu son bout, connaissant une excellente séquence au septième round.Thobela a démontré son savoir-faire pour s’en sortir.Hilton est revenu à la charge au round suivant, y allant de combinaisons rapides qui ont soulevé la foule.Thobela a continué de foncer, ne montrant aucun signe de fatigue.Mais Hilton n’a pas baissé les bras non plus, pavant la voie à un furieux 12'' round.Hockey Lemieux espère chausser ses patins dès le 27 décembre Son nom est déjà inscrit au-dessus de son casier PRESSE CANADIENNE Pittsburg — Mario Lemieux projette de commencer à s’entraîner avec les Penguins de Pittsburgh mardi et espère faire son retour au jeu le 27 décembre lors d’un match à domicile contre les Maple Leafs de Toronto.Lemieux, qui a pris sa retraite à la fin des séries éliminatoires en 1997, a cependant indiqué que la date de son retour au jeu pourrait être modifiée en fonction de son rendement lors des séances d’entraînement.«Plus tôt je reviendrai au jeu, le mieux ce sera, a dit Lemieux.Mais quand j’effectuerai mon retour, je serai prêt à jouer à un haut niveau.Je n’ai aucun doute que je peux y parvenir.» Le nom de Lemieux est déjà affiché au-dessus de son ancien casier à la patinoire d’entraînement des Penguins.Lemieux, qui détient 16,75 % des actions de l'équipe, a l’intention d’accompagner les Penguins lors du voyage à l'étranger à Fort Lauderdale et Tampa.JASON COHN REUTERS Le propriétaire des Penguins donnait une conférence de presse le 11 décembre dernier pour annoncer son éventuel retour au jeu.La date est maintenant fixée.EN BREF Le Canadien perd 2-1 au New Jersey (PC) — C’était une question de temps avant que le match bascule du côté des Devils du New Jersey.Pendant deux périodes au Continental Airlines Arena, le Canadien s’est défendu du mieux qu’il a pu, José Théodore repoussant les attaques répétées des champions de la coupe Stanley.Mais en troisième, les Devils sont parvenus à concrétiser leur domination lorsque Randy McKay a marqué à 2:36 durant un avantage numérique à la suite d'une belle passe d’Alexander Mogilny.Les Devils l’ont finalement emporté 2-1, infligeant au Canadien une cinquième défaite (0-5-1) en six matchs.Le Tricolore présente maintenant un dossier de 4-7-1 sous le nouveau régime.Oleg Petrov a marqué l’unique but du Canadien.Mogilny a réussi l’autre filet du New Jersey.Martin Brodeur, qui en était à un 18' départ de suite, a fait face à 18 lancers pour inscrire la 258‘ victoire de sa carrière.Il a ainsi rejoint Ken Dryden au 28' rang des meilleurs gardiens de l’histoire de la LNH.IA MEIEO D'ENVIRONNEMENI CANADA Aujourd'hui Ce Soir Dimanche Lundi mai 1 min j max -1 ^b-10/-7 = # 77 / & 7*7 IvfcNTEUX BROUILLARD r-LUiÇ AVERSE OR A 3F NEIGE VrRGl.AS Températures : MAX / MIN t r'V -is/-: Goose Bay [Kuujjuarapik A ,,5r~ 'Blanc Sablon -17/-25 ¦ -17/-18 La Grande IV Chibougamau -7/-9 ¦ •c- j y ¦ -2/-; y/ Iles de la Madek •2 Madeleine •* ¦ -3/-6 Val d'Or * * jRivière-du-Loup -3M ¦ r-5-9 Chicoutimi J | Québec J - /'7^7 yM IM W [rois-Rivières f 1/-6 ¦ , ________Shert Montréal 1/-6 ¦ , 3/2 s iherbrooke : Aujourd hui Ce Soir Dimanche Lundi Mardi ** r Aujourd'hui Ce Soir Dimanche Lundi Mardi Météo-Conseil 1 900 565-4455 Frais applicables Environnement Canada La météo à la source Dopage HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G P N DP BP BCPts Ottawa 18 8 4 0 95 69 40 Toronto 17 8 4 2 105 71 40 I Buffalo 1610 2 1 83 75 35 | Boston 1015 3 3 76 10726 Montreal 9 20 3 0 75 95 21 Section Atlantique New Jersey 1510 5 0 99 73 35 Pittsburgh 1413 3 1 89 92 32 Philadelphie 1312 6 0 81 86 32 NY Rangers 1516 1 0 10911431 NY Islanders 9 15 4 2 70 87 24 Le problème de l’EPO sera résolu en mars AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Le problème de l'EPO (érythropoïétine) sera résolu en mars prochain, a annoncé hier Hein Verbruggen, président de l'Union cycliste internationale (UCl), sans entrer dans les détails.Hein Verbruggen a seulement précisé que la méthode française de détection de l’EPO exogène dans les urines jouait «un rôle important» dans la résolution du problème.L’EPO, dont l’usage massif a été mis en lumière par l’affaire Festina, était jusqu’à cette année le produit dopant vedette et indétectable des sports d’endurance.«J'ai la quasi-certitude que pour nous autres, en mars, l'affaire sera résolue», a déclaré le président de ruci.«La méthode française joue un rôle important là-dedans.Je ne veux pas anticiper parce qu’il y a pour le moment trop d’incertitudes sur ce que Ton va faire exactement mais nous allons résoudre le problème de l'EPO pour le début de Tannée prochaine.Je ne veux pas en dire plus», a ajouté Hein Verbruggen.A ce jour, la seule méthode de dépistage de l’EPO, validée par le CIO, impose un double contrôle combinant le test urinaire français et un test sanguin mis au point par un laboratoire australien.L’EPO est une hormone sécrétée naturellement par l’organisme.Synthétisée en laboratoire, elle est utilisée sous une forme exogène dans le traitement de maladies rénales et de certaines anémies.Ayant pour effet de stimuler la production de globules rouges, elle permet d’augmenter les capacités d’oxygénation des muscles, donc leur résistance à l’efforL A propos de l’affaire qui touche l’équipe de l’Américain Lance Armstrong, vainqueur des deux derniers Tours de France, Hein Verbruggen a rappelé la position de l’UCI: «L’Actovegin n’est pas un produit interdit par le règlement.» 'On sait qu’il ciradait en masse chez beaucoup de sportif à Sydney», a ajouté le président de l’UCI à propos de ce produit norvégien constitué d'extraits de sang de veau.D‘ Parquet de Paris a ouvert une information judiciaire contre l'équipe américaine US Postal le 22 novembre pour «infraction à la loi relative à la prévention de l'usage de produits dopants, incitation à l’usage de produits dopants et infraction à la législation sur les substances vénéneuses».Enfin, Hein Verbruggen a annoncé que tous les contrôles portant sur la détection des PFC (perfluo-rocarbones) pendant le dernier Tour de France avaient été négatifs.Section Sud-Est Washington Caroline Atlanta Tampa Bay Floride 1211 6 1212 4 1113 6 9 15 3 6 13 6 72 77 31 71 83 29 86 10129 81 10323 66 86 23 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale St.Louis 21 4 3 0 101 54 45 Detroit 1711 2 2 97 86 38 Nashville 1114 6 1 71 85 29 Chicago 1017 2 2 77 97 24 Columbus 9 19 2 2 64 10022 Section Nord- Ouest Colorado 21 5 5 0 97 67 47 Vancouver 16 9 4 2 107 82 38 Edmonton 1613 4 0 97 89 36 Calgary 9 14 6 4 73 94 28 Minnesota 8 17 5 2 61 79 23 Section Pacifique San José 18 6 4 0 84 60 40 Dallas 16 8 4 1 80 61 37 Los Angeles 15 9 7 0 107 91 37 Phoenix 14 8 8 0 77 67 36 Anaheim 11 15 4 3 80 10029 Hier Caroline 5 Buffalo 3 New Jersey 2 Montréal 1 St.Louis 6 Atlanta 3 Floride 4 Pittsburgh 1 N.Y.Islanders 3 Toronto 2 Detroit au Colorado Chicago à Dallas N.Y.Rangers à Anaheim Aujourd’hui Caroline à Boston, 19h00 Floride à Buffalo, 19h00 Calgary à Toronto, 19h00 Pittsburgh à Montréal, 19h00 N.Y.Islanders à Ottawa, 19h00 New Jersey à Philadelphie, 19h00 Edmonton à Washington, 19h00 Detroit à St.Louis, 20h00 Chicago à Nashville, 20h00 Columbus à Vancouver, 22h00 San José à Phoenix, 21 hOO Tampa Bay à Los Angeles, 22h30 Demain Dallas au Minnesota, 14h00 Tampa Bay à Anaheim, 20h00 Lundi Floride à N.Y.Rangers, 19h00 Columbus à Montréal, 19h30 San José à Washington, 19h00 Edmonton à Detroit, 19h30 FOOTBALL ASSOCIATION AMERICAINE Section Est G P N Moy.PP PC Miami 10 4 0 .714 283 182 N.Y Jets 9 5 0 .643 294 277 Indianapolis 8 6 0 .571 376 303 Buffalo 7 7 0 .500 263 314 N.-Angleterre 4 Section 10 0 .286 i Centrale 239 301 x-Tennessee 11 3 0 .786 291 191 x-Baltimore 10 4 0 .714 286 138 Jacksonville 7 7 0 .500 328 282 Pittsburgh 7 7 0 .500 263 231 Cincinnati 3 11 0 .214 161 329 Cleveland 3 12 0 .200 Section Ouest 161 395 x-0akland it 3 0 .786 403 263 x-Denver 10 4 0 .714 440 340 Kansas City 6 8 0 .429 322 318 Seattle 5 9 0 .357 270 339 San Diego 1 13 0 .071 226 376 ASSOCIATION NATIONALE Section Est N.Y.Giants 10 4 0 .714 283 208 x-Philadelphie 10 5 0 667 335 238 Washington 7 7 0 .500 258 242 Dallas 5 9 0 .357 281 313 Arizona 3 Section 11 0 .214 i Centrale 200 410 x-Minnesota 11 3 0 786 359 307 Tampa Bay 9 5 0 .643 336 217 Detroit 8 6 0 .571 277 277 Green Bay 7 7 0 500 303 281 Chicago 4 10 0 .286 Section Ouest 193 318 N.-Orléans 9 5 0 .643 310 272 St.Louis 9 5 0 643 479 412 Caroline 6 8 0 .429 271 236 San Francisco S 9 0 .357 362 384 Atlanta 3 11 0 .214 216 377 Aujourd'hui Washington à Pittsburgh, 12h30 Oakland à Seattle, 16h05 Demain Detroit à N.Y Jets, 13h00 Denver à Kansas City, 13h00 San Diego en Caroline, 13h00 Atlanta à La N.-Orléans, 13h00 N.-Angleterre à Buffalo, 13h00 Jacksonville à Cincinnati, 13h00 Tennessee à Cleveland, 13h00 Green Bay au Minnesota.13h00 Chicago à San Francisco, 16h05 Indianapolis à Miami, 16h15 Baltimore en Arizona, 16h15 N.Y.Giants à Dallas, 20h35 -Lundi St.Louis à Tampa Bay, 21h00 1 B 12 LE DEVOIR.LES SAMEDI 16 ET DI M A N CUE 17 D É C E M B R E 2 O O O -* LE DEVOIR ?- PLAISIRS SAVEURS ET GOURMANDISES À table pour un Noël traditionnel Philippe Molle Comme dans Les Trois Messes basses d’Alphonse Daudet, nous attendions, transis de froid dans une église sans chauffage, que monsieur le curé finisse son sermon qui retentissait à nos oreilles comme la leçon de morale aux paroissiens.I.e réveillon, comme la neige, se faisait attendre, et nous avions hâte au Minuit, chrétiens et à l’arrivée du p’tit Jésus.Après les salutations d’usage, dans l’allégresse, nous avons quitté l’église pour nous rendre à la maison sans, pour une fois, nous faire prier.Tous, nous avions hâte de retrouver la table mise et le sapin d’épinette chargé de guirlandes.Une fois assis, comme chaque année, mon père se ?levait pour nous dire: soyez re- connaissants au Seigneur et pensez aux p’tits Africains et aux pauvres qui n’ont rien à manger.Coupables mais affamés, pour nous, Noël commençait.C’était alors le temps d’une paix.Le petit Fauchon de Montréal Cette année, pour préparer Noël, pourquoi ne pas aller Chez Louis, un commerce assez particulier du marché Jean-Talon, tenu par la famille Boivin?Les Boivin ont ce savoir qui se transmet de génération en génération.Depuis des années, ils ont su rapprocher la terre de l’assiette.Francine Boivin perpétue cette tradition en compagnie de son mari, Charles, «l’artiste».Les choses ont bien changé depuis le début des années 60 alors que les premiers propriétaires, la famille Bisanti, y vendaient du raisin pour le vin et des tomates pour la sauce.En 40 ans, Chez Louis est passé du Moyen Âge au raffinement d’une trilogie de sens: couleurs, odeurs et saveurs.L’exotisme et la tradition se partagent ce patchwork de goût Le jardin du monde Dans ce petit Fauchon de la place Jean-Talon, tout est histoire de famille et, comme le veut la tradition, les enfants Boivin continuent le travail des parents.Un des fils, Sébastien, est l’acheteur qui, chaque semaine, grâce à Internet, glane le monde à la découverte de nouvelles saveurs ou de produits inusités.Incroyable que l'on puisse en quelques instants parcourir du regard la planète agricole.Fournisseurs des riches et célèbres maisons bourgeoises québécoises dont ils préservent l’anonymat, ils livrent aux clients leur jardin particulier, comme Tout baigne dans Thuile Tout juste le temps de revenir de Toscane pour valider certains renseignements dont je vous parlerai bientôt dans les chroniques sur l’huile d’olive.Mais je dois vous annoncer que l’huile d'olive, tout comme le vin, sera excellente cette année.Nous retrouverons la nouvelle récolte à partir de février ou mars à Montréal.L’huile nouvelle peut se présenter filtrée ou non filtrée mais n’a pas connu de décantation ou de repos prolongé en cuve.Elle a cette particularité d’être beaucoup plus fruitée en bouche mais peut parfois être plus astringente.Toutefois, cette huile, lorsque fraîche, est une huile fragile qui se garde de trois à six mois.La Toscane fait partie des régions géographiquement protégées où on retrouve 32 variétés d’olives différentes.Un moulin à huile (Frantoio) en utilise de deux à six variétés différentes pour la confection d'une huile fine IGB La différence se fait comme pour le vin: en fonction du maître huilier, qui ajoute les huiles (mélanges) pour le caractère précis de la maison.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Cette année, pour préparer Noël, pourquoi ne pas aller Chez Louis, un commerce assez particulier du marché Jean-Talon, tenu par la famille Boivin?les petits légumes de M.Daignault ou les noisettes sauvages en provenance de l’île aux Coudres, qu’eux seuls savent trouver.Dans cet environnement, le jean côtoie le manteau d’astrakan et les chefs voisinent les consommateurs passionnés.Tous, ils sont à la recherche du temps perdu ou d’un regain d’exotisme.Ici, les légumes oubliés retrouvent vie: topinambours, salsifis, crosnes, pitayas, truffes fraîches ou roquette, dans l’attente interminable de plaisirs rabelaisiens.Comment oublier ces saveurs de Noël que notre mémoire olfactive a su graver au fil du temps?Châtaignes, amandes, noix et dattes fraîches partagent aussi cette magie de Noël avec ce qui, jadis, était tout un cadeau: une orange.On y trouve aussi la pomme de terre rate, les haricots extrafins, les asperges blanches, la salade de mâche, la frisée niçoise, les petits pois frais, dix variétés de champignons, des truffes, des noix du Brésil, des abricots frais du Chili, des cerises cœur-de-pigeon, etc.Gastroscopie JACQUES GRENIER LE DEVOIR Chez Louis, on glane le monde à la découverte de nouvelles saveurs ou de produits inusités.Du caviar de l’Abitibi Disponible à Montréal et ailleurs au Québec, le caviar de l’Abitibi (grains fins gris noir) est particulièrement intéressant cette année.Vous pouvez en trouver dans certaines poissonneries ou encore au Marché des saveurs, marché Jean-Talon, à Montréal.Foie gras du Québec Désormais, il existe plusieurs éleveurs gaveurs qui produisent au Québec un excellent foie gras de canard cru.Ne l’achetez pas trop gros.Le poids idéal?Entre 500 et 600 grammes, pour éviter la fonte.Disponible dans les boucheries et épiceries fines ainsi que dans certains grands magasins.Les La recette de la semaine Feuilleté tiède au saumon fumé et pleurotes Pour quatre personnes 500 g de pâte feuilletée fraîche ou surgelée 8 tranches de saumon fumé 60 ml (4 c.à soupe) de fromage frais (quark) 30 ml (2 c.à soupe) de câpres fines 8 pleurotes fraîches 30 ml (2 c.à soupe) d’huile d’olive extravierge 15 ml (1 c.à soupe) de vinaigre balsamique 30 ml (2 c.à soupe) de parmigiano reggiano râpé ou en copeaux Sel au goût Au final: 1 jaune d’œuf avec 15 ml (1 c.à soupe) d’e^u Etalez la pâte au rouleau à un quart de pouce d’épaisseur et découpez quatre losanges de quatre pouces de hauteur.Disposez les losanges sur une plaque à four, badigeonnez le dessus avec le jaune d’œuf battu.Faites cuire au four préchauffé à 375 fiC.Dans un mélangeur ou un robot, réduisez en purée les câpres et le fromage frais.Faites chauffer l’huile d’olive et faites revenir les pleurotes pendant deux minutes.Ajoutez le vinaigre balsamique.Assaisonnez.Ouvrez les feuillets dans l’épaisseur, tartinez le fond du mélange de câpres et de fromage.Disposez ensuite le saumon fumé puis ajoutez sur le dessus les pleurotes et le parmigiano reggiano.Refermez avec le couvercle de pâte et servez.Note: on peut aussi ajouter une sauce légère de yogourt et d’olives noires hachées.Ou icio REVUE GOURMANDE de S^éyc/sitcUion Édition du 3* millénaire En librairie “5* c’est le DEBEUR que vous voulez, ne vous laissez pas imposer autre chose P’ RESTAURANTS - VINS - GASTRONOMIE mêmes produits se retrouvent cuits, en conserve, sauf chez certains charcutiers, comme La Queue de cochon, où on le fait excellent, cuit sous vide et mariné au sauternes et au cognac.Probablement le meilleur en ville.Cidre de glace Pour accompagner le foie gras, essayez un cidre de glace de pommes, comme celui de La Face cachée de la pomme ou encore le Clos Saint-Denis.Ils peuvent aisément remplacer un sauternes avec le foie gras.Tout aussi excellent à servir avec une tarte aux figues et aux dattes.Chef cuisinier et consultant en alimentation, Philippe Mollé nous présente chaque samedi dans cette page la recette qu’il exécute en direct à l’émission Le Samedi et rien d’autre, animée par Joël Le Bigot, sur les ondes de la Première Chaîne de Radio-Canada.SOURCE SOCIETE MONTALBANO Coopérative de Montalbano, en Toscane, dans la petite communauté Da Vinci, nom donné en mémoire de Leonardo Da Vinci, né dans le village.V w A< A DEM IF CUI 1NAIRF.(514)393-8111 www.academ1ecul1naire.com ) Offrez des Cours de cuisine en cadeau avec les articles Bases culinaires I appropriés ! 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«La différence, aujourd’hui, c’est que les artistes québécois ne s’appuient plus sur des initiatives individuelles mais sur de grands groupes», dit Lampron.VOIR PAGE C 2: CHANSON F Le passé plus actuel que jamais La plus captivante des expediences d'archéologie et d'histoire présentée à Montréal Muser d arr.lirnlngie et d histoire de Mnnlrc.il I’iiiyit.aCai.I.ikhi: Québec CS CS Villi-ec pointe .1 < allie De 10 h ,i 1 / h du inarth au vcihIhhIi Do 11 lia 1/ li 'iarnedi cl dimanche Québec îïïï ap Ville de Monlréal .,.,Wiifrr _______________ Miimt .1 Jri Im,II,un P A ft T f N A R | A T *1 tl luvfOW di Moulu,il Le Musée esl subventionné pnr la Ville rie Montreal CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÈRENT EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR LE DEVOIR.LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 DÉCEMBRE 2 0 0 0 C 2 ?Ratage, mode d’emploi Il y a deux ans.de passage à Amsterdam, je faisais, comme tout bon visiteur en transit dans le coin, la tournée des chefs-d’œuvre au Musée Van Gogh.Nulle part au monde on ne trouve assemblées autant de toiles du maître des Tournesols.Ai-je éprouvé ailleurs le choc du génie à ce point?Il me semble que non.C’est qu’ils nous offrent un parfait corps à corps avec l’illumination créatrice, ces tableaux-là.On en reste tout sonné.Je vous parle de chocs alors qu’une salle du même musée, un peu plus haut, devait m’en procurer d’une autre nature.Dans une petite pièce plus sombre que les halls des merveilles, des esquisses, des tableaux ratés du maître d'Arles, apparemment piteux d’être là, s’aggloméraient sous une vitrine.Je me suis approchée afin de mieux voir, me pinçant pour y croire: aucun doute, c’était bel et bien des Van Gogh, mais versant ombre, pour ainsi dire, en un ramassis de couleurs et de formes douteuses.Remarquez, aucun panneau n’indiquait que cette pièce renfermait les œuvres ratées, mais l’œil en saisissait en une fraction de seconde l’évidence absolue.Existe-t-elle toujours, cette salle?Le Musée Van Gogh a été rénové dernièrement et j’ignore ce qu’il est advenu de la brochette des essais et erreurs.Un autre artiste aurait peut-être jeté ces pochades au feu.Méconnu de son vivant.Van Gogh ne pensait sans doute jamais léguer quoi que ce soit à la postérité, ni chefs-d’œuvre ni erreurs de parcours.Présumons qu’il s’est désintéressé de ses échecs.Je suis restée longtemps plantée devant les mauvais Van Gogh, troublée à leur vue d'ailleurs.Ils me Odile Tremblay semblaient témoigner de l’itinéraire du peintre autant, sinon plus (les tics d’un créateur sont particulièrement apparents dans l’échec), que les éclairs de ses toiles inspirées.Après tout un Renoir de mauvaise cuvée n’a pu trouver preneur à l’encan montréalais cette semaine.Lui aussi se gourait parfois.Veut, veut pas, les maladresses des génies rassurent son homme et sa femme (les géants sont humains.la preuve).Lorsque, à notre petite échelle, on rate quelque chose — ce qui se produit fort souvent —, reste à puiser quelque consolation à l’idée que les plus grands n’y échappent pas.Ce qui ne change rien à nos déboires personnels, bien entendu, mais remonte le moral un bon coup.Revoyant en pensée les croûtes de Van Gogh, je suis tombée l’autre soir sur un ouvrage français aussi étrange que rigolo.D est signé Pierre Bayard, publié aux Editions de Minuit et s’intitule Comment améliorer les œuvres ratées?.Les œuvres en question étant essentiellement littéraires, précisons-le (mais je présume que ça vaut aussi pour les autres).Ne reculant devant rien, l’auteur s’attaque aux œuvres, à son avis gâchées, de maîtres consacrés devant lesquels la postérité s’incline bien bas: Ronsard, Corneille, Hugo, Voltaire, Proust Giono et compagnie.Chacun d’entre eux ayant publié, à ses yeux, sinon l’impubliable, du moins une maladroite esquisse, en généra] mal connue, faisant tache sur son gros nom, Vaste et universel sujet que celui du ratage.A ceux qui tâtent d’une forme artistique quelconque (ça inclut le journalisme, art mineur s’il en est) et qui gâchent du plâtre à tout venant, ce livre vient montrer la marche à suivre.Comment rater son coup en quelques leçons, donc?Plusieurs voies s’offrent au créateur destiné à s’égarer dans le caniveau.«Choisir un sujet idiot, intraitable ou mal découpé, peut conduire aux pires déboires», prévient Pierre Bayard.Avis aux intéressés! Suivez le guide.Et de fournir l’exemple du poème Dieu de Victor Hugo, entortillé autour d’un thème trop vaste abordé de travers.Mauvais! Autres sources d’errances garanties: les intrigues trop alambiquées — ce fut le cas, semble-t-il, de YHéraclius de Corneille, auquel son auteur aurait lui-même avoué ne rien comprendre — ou démesurément hermétiques, tel L’Amour de Marguerite Duras, livré sans clés; en un éclair de lucidité, la romancière qualifia un jour son texte de pure imbécillité.Comme quoi il faut parfois s’incliner devant l’irréparable.Maintes voies royales assurent le glissement vers l’échec, par exemple choisir un genre inadapté au sujet traité où à sa propre personnalité.«Le cas de figure idéal pour nous — c’est-à-dire le pire — étant celui d'un écrivain qui choisit un sujet intraitable et une forme inadaptée pour s’engager résolument dans une œuvre qui ne lui convient pas», précise Bayard.Pour rater le coche, il suffit en outre d’élire une mauvaise période de son existence afin de pondre, de s’y prendre trop tôt ou trop tard — chaque âge de la vie étant propice à un type d’ouvrage et impropre à un autre —, d’aborder à mauvaise distance ses personnages en les laissant patauger dans leurs limbes.«Il n’est pas pire destin pour les habitants des mondes littéraires, parmi les multiples infortunes susceptibles de s'abattre sur eux, que de se sentir abandonnés par leur créateur même.» La dernière étape consistant de fàit à cesser de croire aux créatures informes engendrées par son propre esprit.Allant plus loin dans son implacable démonstration de l’échec, Pierre Bayard ose l’hallucinante entreprise, tantôt d’améliorer les œuvres ratées des maîtres en question, tantôt de les empirer jusqu’à l’absurde, double projet apparemment au-dessus de ses forces.Il nous convainc surtout d’une chose: seul le ratage permet au commun des mortels de communier un moment avec les génies dans les sphères inférieures où ils glissent parfois.Tous unis dans l’échec.Après tout, il faut pouvoir fréquenter les grands artistes dans un cercle ou dans un autre, ne serait-ce qu’à l’heure de les voir rejoindre la foule assemblée au cœur du plus bas.otrem blayfdledevoir.com Chanson SUITE DE LA PAGE C 1 TVA International (qui produit Notre-Dame de Paris et gère la carrière de l’humoriste Stéphane Rousseau) collabore étroitement avec TF1 et la chaîne privée M6 par le truchement de sa filiale Zone 3.Les sociétés échangent des spectacles et signent des ententes de promotion qui impliquent les télévisions et les machines publicitaires des deux pays.Ainsi, Pierre Lampron fera bientôt venir au Québec une des comédies musicales qui fleurissent ces jours-ci à Paris.Ne vous étonnez donc pas de retrouver Garou dans les jeux-questionnaires de TF1 et Patrick Bruel dans les shows de chaises de TVA.C’est donnant donnant! Cela va jusqu’à la conception des émissions de variétés.«Nous pouvons maintenant planifier ensemble et à long terme le développement de la carrière d’une vedette», dit Lampron.Un arrière-goût de marketing Les critiques français n’ont donc peut-être pas tout à fait tort lorsqu’ils trouvent aux artistes québécois un arrière-goût de mar-.keting qui leur reste en travers de la gorge.Car l’invasion québécoise ne fait pas l’unanimité.¦ «J'ai parfois l’impression que tous les artistes québécois suivent la recette de Céline Dion», dit Ludovic Perrin, critique du journal Libération.«Ils braillent à la télévision sans aucune subtilité et utilisent leur voix comme s’il s’agissait de remporter une compétition sportive.Le ‘formatage” touche jusqu’à l’écriture des textes, qui ont tous la même rythmique.» Selon Arme-Marie Paquotte, critique au populaire magazine Télérama (plus d’un demi-million d’exemplaires par semaine), l’engouement pour les Québécois est lié à celui pour les chanteurs à voix.«On ne change pas une recette qui marche.Céline Dion a lancé le mouvement et tout le monde s’est engouffré derrière elle.Les Québécois ont des voix puissantes mais un répertoire souvent sans intérêt.Entre Garou et Céline Dion, on ne peut pas dire que la chanson québécoise soit particulièrement novatrice.» La gigantesque opération qui s’est abattue sur la France a son prix.Un prix que paient les artistes, qui renoncent souvent à leur originalité.Pour jouer le jeu de la mondialisation, il faut des artistes qui couvrent le plus de terrain possible, reconnaissent les critiques et les producteurs.«Je regrette que Garou, qui avait commencé dans le blues, se retrouve à chanter des chansons de variété pour des raisons de rentabilité commerciale, dit Anne-Marie Paquotte.Je préférais de loin ce que faisait Daniel Lavoie avant de chanter dans Notre-Dame de Paris.En écoutant Belle, on a aussi oublié le génial compositeur de Parc Belmont Où est passée la folie créatrice d’une Diane Dufresne?Elle a été remplacée par des clones.En France, Axel Red fut le clone de Vanessa Paradis et Lara Fabian est celui de Céline Dion.Ce sont des produits de laboratoire issus d’une ‘Une ibée cabeau?« «CMS ANUfl, *4 PAGB, * HUB COMBAHEZ LA FATALITE! ABONNEZ-VOUS Un an : 30 $ Deux ans : 55 $ Étudiant : 25 S (sur justificatif) Oui, je désire un abonnement de an(s), au montant de TÉlfPHO* (_ -)- Je désire offrir en cadeau un abonnement de à la personne suivante : .an(s), au montant de .KUphoni (_ J- Je paie par chèque (à l’ordre de Relations) O Montant total : Visa O Mastercard CH «*(«> « ia etm______________________________________ FKmAtlON_________________________________SKAMUKI_________________________ «» tfUPHONE : (514) 387-2541 ma rfilcontuA : (514) 387-0206 paa couAAm : AfiATmNS@CJF.oc.CA MA LA POSIt : RtLATlWS a/S Md! HllfNi OfSMAAAIS, 25, AUC JAAAY Oucsr, MONTAtAl (Qu(bec) H2P 1S6 ARCHIVES LE DEVOIR La France n’a pas encore découvert des noms qui ne traversent pas la frontière parce qu’ils n’entrent pas dans le moule.Jean Leloup est un de ses artistes, mais pour combien de temps encore?usine qui fabrique les mêmes yogourts pour tout le monde.» Pas besoin de les écouter longtemps pour découvrir que les derniers disques d’Isabelle Boulay et de Garou — pour ne prendre que ceux-là — ont été spécialement conçus pour le marché français.Tous les ingrédients y sont mélodies mielleuses, textes convenus, paroliers à la mode et arrangements coulants.Exit les ballades country de Jean Daraîche qu’affectionne tant Isabelle Boulay sur scène et les blues à la Tom Waits qui faisaient la joie de ceux qui ont connu Garou à Magog.Un fabricant ne ferait pas autrement pour vendre des chaussures.Welcome in Paris! Il faut savoir que la grande télévision populaire française laisse moins de place à l’originalité que sa cousine québécoise.C’est même un univers inaccessible pour la plupart des artistes français.Contrairement à Montréal, et à moins de circonstances exceptionnelles, jamais un Richard Desjardins ou une Jorane ne seront invités à une grande émission populaire parisienne.Manu Chao a beau fracasser les records en Amérique latine et vendre 800 000 disques (à peine moins qu’Isabelle Boulay), la télévision ne veut pas le savoir.Même chose pour Lhasa de Sella, qui a connu un réel succès en France sans passer par un grand studio de télévision.«C'est vrai qu’on retrouve toujours les mêmes noms à la télévision», reconnaît François Deletra- ze, du Figaro Magazine.«Or le marché québécois est justement un marché à taille humaine qui permet à un artiste de qualité de réussir sans être un pur produit de marketing.Au Québec, le bouche à oreille peut encore fonctionner, alors qu’en France, il faut des années pour arriver au même résultat.Une Lynda Lemay ne serait ja- mais sortie si rapidement ici.» L’an dernier, au Festival d’été de Québec, Ludovic Perrin avait été étonné de découvrir des noms qui ne traversent pas la frontière parce qu’ils n’entrent pas dans le moule: Jim Corcoran, Urbain des Bois, Chloé Sainte-Marie, Jean Leloup, etc.«En France, on a une vision passablement étriquée de la chanson québécoise qui ne correspond pas à la réalité.» Aujourd’hui, des artistes de la qualité de Gilles Vigneault et de Pauline Julien ne pourraient plus faire l’Olympia, m’ont déclaré plusieurs observateurs du monde de la chanson.Les critiques français n’hésitent pas à parler de «disneylandisation» d’un secteur autrefois réservé aux «artisans» (pour reprendre un mot de Michel Rivard).D’aucuns diront qu’il est toujours bon d’avoir des locomotives.Mais encore faut-il qu’il y ait du monde dans le train, précise Anne-Marie Paquotte.«En France, le Québec est devenu synonyme de grosses voix.Vous vous êtes enfermés dans un genre assez étroit.Les chanteurs québécois qui parviennent jusqu’à nous sont l’équivalent de l’équipe française de football qui gagne le Mondial.C'est quand même bizarre que le pays qui a accouché de Félix Leclerc adhère à rultralibéralisme en matière de chanson.» Qu'est-ce que l'Atopie textuelle?> www.atopie.qc.ca textuelle THEATRE DU P7IT LOUP aîiHiüIJiMHOi PCOT?11 S ¦> A 7 AMS MAISON DES ARTS DELAVAL 27 et 28 décembre *15 h.BILLETTERIE : 450.667.2040 CARBONE 14 présente rsuRu de Anne-Marie Théroux « Un cadeau qu’on souhaite à tous les enfants.» /W.voh.s/?c, Monvcoi du 26 déc.au 6 janv.USINE Q Enfants 10S / Adultes 15$ / Infos et réservations 521,4493 / Admission J90.1245 w ^ L E 1) E V OIK.I.F.S S A M EDI I ti E T I) I M A \ l HE 17 1) E ( E M B R E ' 0 0 0 c CINÉMA Insondable Sade FOX SEARCHLIGHT PICTURES Kate Winslet, en femme de chambre complice de Técrivain séquestré, dans Quills.QUILLS Réalisation: Philip Kaufman.Scénario: Doug Wright Avec Geoffrey Rush, Kate Winslet Joaquin Phoenix, Michael Caine, Billie Whitelaw.Image: Rogier Staffers.Musique: Stephen Warbeck.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Décidément, Sade se porte beaucoup depuis quelque temps.Biographies du Divin Marquis, film cette année de Benoît Jacquot qui donnait la vedette à Daniel Auteuil.On n’y échappe pas.Même s’il fut déjà réhabilité par les surréalistes et si son univers damné aspergea de rouge l’écran de Pasolini, il fait couler de l’encre et rouler la pellicule plus que jamais.Voici que Philip Kaufman lui consacre un nouveau long métrage: Quills.Le cinéaste de The Right Stuff et de L’Insoutenable légèreté de l’être livre d’ailleurs un bien meilleur film que celui de Jacquot In où le réalisateur français mettait en scène un Sade dans la cinquantaine (détenu dans la maison de santé de Rebus), Kaufrnan décrit un homme en fin de vie (pensionnaire de l’asile de Charenton).Dans les deux cas, les scénarios sont teintés de beaucoup de fiction, des personnages sont apparus, des propos furent créés de toutes pièces car le quotidien derrière les barreaux du suüùreux auteur de Justine n’est pas toujours très bien documenté.Si l’on excepte l’irritant de la langue anglaise à l’heure de traduire un pan de l’histoire de France, Quills remporte brillamment le pari d’incarner une figure presque insondable.Sade de Jacquot apparaissait trop tamisé, mais Kaufman fait éclater le même personnage en lui apportant une frénésie, une passion, une folie dont le long métrage français paraît par contraste d’autant plus orphelin.Le tout sans verser dans la pornographie (aucune scène «chaude») et sans en avoir besoin.Très réussi vraiment ce Quills, avec un rythme haletant soulignant l’outrance et le désir perpétuel de dominer autrui qui marquent la personnalité du héros noir.Geoffrey Rush (l’acteur de Shine) rend toute la complexité du marquis, pervers et attachant, assassin s’affichant contre la peine de mort, et il le rend avant tout à travers son bouillonnement créatif.Un des plus grands mérites de ce scénario est d’avoir mis l’accent sur ce besoin de plumes, de parchemins, d’encre, car Sade, que l’on veut brimer en haut lieu, sera privé de ses outils d’expression petit à petit.C’est avec son sang et sur des vêtements élimés que sa frénésie de mots pourra finalement s’exprimer.Aux côtés de Geoffrey Rush, plus faibles mais néanmoins crédibles, Kate Winslet, en femme de chambre complice de l’écrivain séquestré, et Joaquin Phoenix, en bel abbé troublé par son amitié avec Sade et son amour pour Madeleine, jouent un peu les faire-valoir.Aucun rôle de demi-tons ne peut rivaliser avec la performance incendiaire de Geoffrey Rush et seul Michael Caine, qui campe le vilain médecin déterminé à casser le célèbre patient de Charenton, offre un coffre d’interprétation assez solide pour offrir la réplique à Rush.L’univers sordide de l’asile de Charenton en un XK'' siècle de misère (le marquis de Sade y est mort en 1814) est bien traduit en ces antres repoussants de saleté, au milieu de pensionnaires hagards ou patibulaires (plusieurs de ces rôles sont joués par de véritables handicapés mentaux).Décor et rythme se répondent jusqu’au malaise.Tourné avec force plans-séquences qui laissent aux liens le temps de se tisser, aux tensions celui de monter, Quills parvient à donner un aperçu de l’âme ardente et torturée de celui qui fut un écrivain scandaleux mais passa le plus clair de sa vie adulte derrière les barreaux des prisons et des asiles, de l’homme qui vécut de son vivant une damnation qui transperce soudain l’écran.La rédemption du mâle américain WHAT WOMEN WANT De Nancy Meyers.Avec Mel Gibson, Helen Hunt, Marisa Tomei, Alan Alda, Ana Gasteyer.Scénario: Josh Goldsmith, Cathy Yuspa.Image: Dean Cundey.Montage: Thomas J.Nordberg, Stephen A Rotter.Musique: Alan Silvestri.États-Unis, 2000, 120 minutes.MARTIN BILODEAU \ A 1’exception notable de Kathryn Bigelow (Point Break), dont le très étonnant dernier film, The Weight of Water, devrait prendre l’affiche d’ici février, les femmes qui font profession de cinéaste à Hollywood semblent éter-nernellement abonnées aux romances révisionnistes et aux comédies postféministes.Ainsi, Nancy Meyers, réalisatrice de What Women Want, qui prenait l’affiche hier, appartient à la famille des Nora Ephron (You’ve Got Mail), Penny Marshall (A League of Their Own), Martha Coolidge (Rambling Rose) et Joan Chen (Autumn in New York), désormais intégrées à la grande confrérie des cinéastes où, plutôt que de secouer l’establishment, elles en sont réduites à fantasmer sur la rédemption du mâle contemporain.Et jamais rédemption n’aura été aussi peu coûteuse que celle du personnage de Mel Gibson dans What Women Want.Depuis qu’il a subi un choc électrique, ce publicitaire quadragénaire, irrécupérable play-boy, par ailleurs père d’une adolescente (Ana Gasteyer) qui ne l’aime pas, est doté du pouvoir d’entendre les pensées des femmes.Ce qui le place en position de force par rapport à elles, particulièrement sa nouvelle supérieure (Helen Hunt), qui lui a ravi le poste qu’il convoitait et dont il reprendra à son compte les idées qu’elle n’a pas eu le temps de verbaliser.L’amour s’en mêlera, comme on s’en doute, les voix qu’il entend lui permettant de mieux comprendre «ce que les femmes veulent».Car ce qu’elles veulent, tout nous porte à croire qu’il peut le leur offrir.Voilà un élément sur lequel Nancy Meyers (The Parent Trap, scénariste de Private Benjamin) aurait sans doute souhaité ajouter quelques bémols, eût-elle AjJ i J8?^ & REPRISE EXCEPTIONNELLE DU 12 DÉCBMBRE AU 6 JANVHR Conception ot mite on scèno: Looiio Forestier Direction musicale et arrangements: Jean-François Groulx théâtre Avec Louise Forestier, Jocoues Godin, Kathleen Fortin, Lynda Johnson, Héline Major, Loois Gagné et Serge Postigo du rideau vert Assistance i la mise on scène ot règle: Manon Bouchard Musiciens : J«on-fronçols Groulx ot Jwn-Borlrond Carbou Cenceptenrs : Claude Goyetle, François Barbeau, Michel Beaulieu et Edward Freedman (514)844-1793 www.rldeouverl.qc.ca 4&i4 rue Soint-Denh - mène laurier Servi» de garderie 1er samedis el dimonches en molinte, sur rèservallon seulement.Hydro Quebec obtenu le pouvoir de mettre en péril la virilité de sa vedette et reçu du scénario, bien écrit mais faussement rebelle — de la part des auteurs de la sitcom populaire The King of Queens —, une consigne claire en ce sens.Or, en feignant le contraire, le film ne fait que flatter la virilité du héros, expliquant d’abord son machisme dans un préambule qui l’excuse.Son admiration pour Frank Sinatra, mille fois suggérée, finit de le rendre attachant aux yeux des femmes qui, bien avant que son pouvoir ne le transforme en un parfait Cary Grant, mangeaient déjà dans sa main.Mais passons outre le manque de rigueur de l’argumentation puisque le film se consacre plutôt à faire un inventaire de scènes comiques et d’instants d’émotion réglés au quart de tour.Passons outre, aussi, les invraisemblances que la proposition fantaisiste cautionne et qui ne sont ici que les instruments d’un cinéma de comédie qui, comme la sitcom dont il s’inspire, fonctionne à l'instant et à l’instinct, jamais à la constance et la réflexion.Bref, à défaut de faire s’affronter les psychés masculines et féminines, What Women Want reporte la collision sur la rencontre de Mel Gibson, homme de corps, et Helen Hunt, femme de tête, un étrange et suffisant centaure résultant de ce croisement d'atomes.Gibson ayant eu la virilité préservée.Hunt, de son côté, a eu droit à sa scène d’émotion avec laquelle elle pourrait s’offrir un deuxième billet pour les Oscars.11 reste que la réconciliation des sexes, dont Hunt est une fière ambassadrice depuis la sitcom Mad About You, a été reportée à plus tard et que, en macho lâché sans skis sur la pente savonneuse des émotions, Mel Gibson mérite, bien plus qu’elle, la sympathie des spectatrices.C’est une femme qui nous le dit.I HÉÂXRE DU INJ O E! V IA 11 JVfoiNDE MONSIEUR ROUflRV de Robert ialonde inspire de gustavï haubert ESfiSasBfiUaU&BLiisE en scene di lorraine «KC GILLES RENAUD, MARIETIFO, GABRIEL SABOURIN, JACQUES LEBLANC, JEAN-JACQUI BOUTET LORRAINE CÔTÉ, HUGUES FRENETTE.EDITH PAQUET LOU BABIN ET PATRICIA NOUN ASSISTANCE A LA MISE EN SCENE ET RÉGIE JULIE BEAUSÉJOUR AVEC LE THÉÂTRE DU TRIDENT ET LE THÉÂTRE FRANÇAIS DU CNA Omni 4F RwUioCunwda DES LE 16 lANVHn • 866-8668 www.tnm.ttc.ca Offrez Monsieur Bovary en cadeau .» Voyage au bout de l’honneur LUNA PAPA De Bakhtiar Khudojnazarov.Avec Chulpan Khamatova, Moritz Bleibtreu, Ato Mukha-medshanov, Merab Ninidze.Scénario: Irakli Kvirikadze.Image: Martin Gschlacht, Dusan Joksi-movic, Rotislav Pirumov, Rail Ralchev.Montage: Kirk Von Heflin, Evi Romen.Musique: Daler Nasarov.Allemagne-Autriche-FYance-Suisse-Russie, 1999,107 minutes.MARTIN BILODEAU Le cinéma, en soi, est un pays.Plusieurs cinéastes s’y réfugient, d’autres s’y égarent.Bakhtiar Khudojnazarov, manifestement, appartient à ces deux familles.Émigré en Allemagne depuis 1993, ce tadjik de 35 ans signe avec Luna Papa son troisième long métrage — par ailleurs projeté en octobre au Festival du nouveau cinéma et des nouveaux médias —, une comédie qui tient à la fois de la fantaisie baroque et de l’étude sociale, et s'inscrit dans le sillage d’Emir Kusturica.A la différence que Khudojnazarov n’est pas, comme son modèle, un magicien.Le père de Luna Papa est plutôt un artisan consciencieux, dont la démarche se résume à ordonner une panoplie de flashes et de symboles inégalement inspirés en un récit cohérent, drôle et rondement mené.L’histoire, qui a pour théâtre la steppe au carrefour de l’Ouzbékistan, du Tadjikistan et de l’Afghanistan, est celle d'une jeune fille de 17 ans, Mamlakat (Chulpan Khamatova), qui se découvre enceinte des œuvres d’un soi-disant comédien dont elle n’a pas vu le visage et qui l’a prise dans le noir, abusant du fait qu’elle avait baissé la garde et que son père (Ato Mu-khamedshanov), qui veille seul sur elle, était absent.F'urieux, ce dernier entreprend de trouver celui qui a déshonoré sa fille, quitte à confronter, aidé de son fils déficient intellectuel (Moritz Bleibtreu) et suivi de sa fille, tous les acteurs du pays.Comme le veut la tradition, leur voyage les conduira au bout d’eux-mêmes, où des taureaux tombés du ciel et autres coïncidences étranges leur indiqueront le chemin d’un avenir où le matériel et le spirituel entrent en collision.Comédie sur le destin et la conception, racontée du point de vue de l’enfant qui va naître, Luna Papa est en même temps un guignol absurde, polisson et bondissant, néanmoins hésitant et flou, en mal d’une identité qu’harmoniserait une poésie par trop brouillonne.Reste que, malgré ces bémols, le film subsiste et survit, grâce principalement à ses interprètes, chez qui le cinéaste a déniché une vérité et une folie rares, un peu à la manière de Tony Gatiif, Luna Papa rappelant à plusieurs égards le merveilleux Gadjo Dilo.Dans le rôle de cette Vierge Marie en quête d’une union qui effacerait son péché, Chulpan Khamatova est d’une délicate frivolité, jouant la brebis et la lionne, selon l’exigence de son très instable tempérament.Superstar allemande depuis le succès de Cours, Ix>la, cours, dans lequel il jouait le petit ami de Ixila, Moritz Bleibtreu prête sa gueule de cervidé à un personnage de débile étrangement nuancé, victime d’une guerre injuste (celle de l’Afghanistan) qui l’a laissé diminué.Enfin, en patriarche coléreux blessé par l’opprobre dont sa fille est la victime, Ato Mukhamedshanov domine la distribution d’inconnus professionnels, ambassadeurs malgré eux d’un cinéma visiblement produit dans un climat de passion contagieuse.Comédie sur le destin et la conception, racontée du point de vue de l’enfant qui va naître gÉ» f f 1% Conception et interpretation ’ r Alexis Martin i K.Jean-Pierre Roniard | Si | mZ Des le 6 février 2001 (Mé'mCllti/ J ^pace Libre , Reservations 521-4191 production Nouveau Theatre Expérimental I.E I) E V 0 I R .L E S S A M E I) I I (i ET L) I M A X CHE 17 DÉC E M B R E 2 0 0 0 De la pure magie l OMMI VOUS N'EN AVtZ IAMAIS VUi: ! •UN RUSH QU ON RESSENT PLUS SOUVENT AU CIRQUE DU SOLEIL QUE DEVANT LE GRAND ECRAN.” "MERVEILLEUX, UN MELANGE DE IAMES BOND.DE PETER PAN ET DE ZORRO.” Valérie Leiarir I EST KIEN MFJU EUR I F MATIN SUC «FANTASTIQUE.SUBTIL.PASSIONNANT, EMOUVANT.DU GRAND ART.» I la.nl, Desdk-nee.MONTRE Al CE SOIR SKI « ?FASCINANT ET MAGIQUE.UN FABULEUX CONTE ROMANTIQUE.DU GRAND CINÉMA!» Paul Henri T.i'nlci LE IOURNAI.DF MONTRE A! «LE FILM A VOIR, EXTRAORDINAIRE !» Kernaril Mkhaud.INOK ANI PKESEM SKI «UNE FABLE ENLEVANTE.UN VÉRITABLE VOYAGE.SI VOUS AVEZ ENVIE DE VOUS AMUSER1» ° .(¦cneeicve Rbiur.I E SEITIEMI .%#:•/GAGNANT Y, L TJ :: pkix mi puni ir s! 3^ I 4 CHOW YUN FAT MICHELLE YEOH /np.Tigre& Dragon &_un hlm nr: ANC Leè croucjliingtiücr.com ¦ A L’AFFICHE! • VERSION FRANÇAISE ¦ I-CINÉPLEX OOÉON-1 i-CINEPLEX ODfON-1 [QUARTIER LATIN ?H BROSSARD ?| I— MEGA-PLEX ” GUZZO 1 i-CINEPLEX ODEON——j [TASCHEREAU 18 ?! | LAVAL (Carrefour) ?| V.ORIGINALE AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS |-FAMOUS PLAYERS-1 i-FAMOUS PLAYERS-1 [PARAMOUNT ?[ I COLOSSUS LAVAL ?| Voyez le film que la critique salue comme: «LE MEILLEUR FILM DE L'ANNÉE !>» Tcffonto Star - Toronto Sun Vancouver Sun - New York Times Chicago Sun -Times Rolling Stone - Boston Globe San Francisco Chronicle Maclean's Magazine Time Magazine «Surveillez Laura Linney aux prochains OSCARS* ! » — Granam Fuller.INTERVIEW MAGAZINE •Mark Ruffalo se révèle comme un émule de Marlon Brando !» — ENTERTAINMENT WEEKLY «Un vrai bijou !» — Stephen Holden.THE NEW YORK TIMES «Intelligent et délicieusement amusant! J’ai adoré ce film!» — Joe Morgenstern, THE WALL STREET JOURNAL / flSTMlHSIIItKi ?m % | nm nu ¦ Mumuii scdtiii i: ¦/ Hiitni in nuis il mills v i Miiiun lunsxnn | f KSTIHt WtlKMIMUl M HIM IE IIS XltMIS V IIUnilUlMIMJflllMSCfMIISTi | / fISIITM MS IlliS N Mill II MITKlk Y iMUini inn.nu sittm si jni liciMimii | (aura linney • mark ruffalo rory culkin • matthew broderick YOU CAN COUNT ON ME un film de Kenneth lonergan 5®.version originale anglaise -T- f—CINÉPLEX OOÉON—i y «ai, À L’AFFICHE! [faubourg Stephen Holden, THE NEW YORK TIMES «?» -L'EXPRESS - L’HUMANITÉ -LE FIGARO -LES INROCKUPTIBLES OWER imJM Un film 4e Zhang Yang À L’AFFICHE! v o avec sous-titres français ÉMA A.if'.iF P n t r I C 3538, toll.SMiiitit ?L e e * eenirisMltm.|s1WB1 www.sonyclassics.com/showe SONY PICI l Hh.S CLASSH S o avec sous-titres anglais CINÉMA DU PARC 3575 Du Parc 281-1900 ?Jacques Perrin présente Himalaya «Des images grandioses, inoubliables.Des images qui font rêver.» Le Jmirmil de Montreal J «L’aventure humaine L’ENFANCE D’UN CHEF est réelle, et le pari f n mm iL Éric Valli -¦ft technique titanesque, et c’est réussi.» Voir «Paysage à couper le souffle, tout est superbe.» Le Nouvel Observateur «Splendide.» 1.’Express Film/ l tumtdats BUC- UATE // m À L’AFFICHE! ?SON DIGITAL VERSION ORIGINALE ANGLAISE f FAMOUS PLAYERS 9TARCITÉ I r—FAMOUS PLAYERS——i I FAMOUS PlAYERS-I r—MÉOA-PLEX-QUZZO—l I MONTRÉAL ?i I COLOSSUS LAVAL ?11COlisiE KIRIOAHO ?| iSPHERETECH 14 ?! f—MÉOA PLEX - OUZ/O—1 f—CINÉPLE X OOÉON-1 r—I FS CINÉ MAS GUZZO —-Y r—LÉS CINÉMAS GUZZO-“l [TASCHEREAU 18 ?| | FAUBOURG ?[ IlACORDAIRE 11 ?! IDES SOURCES 10 ?| à LAISSEZ-PASSER r——CINÉPLEX OOÉON-1 r—CINÉPLEX OOÉON—i A L AFFICHE! IcÔTE-DES-NEIQES ?11 LASALLE (Place) ?| Ce n t ris SOURCE BLACKWATCH L’action de Shower se déroule dans un des derniers bains publics de la ville où les habitués viennent se faire masser, échangent des potins, engagent des combats de grillons et pataugent dans l’eau chaude.Mélancolique chant du cygne SHOWER Réalisation: Zhang Yang.Scénario: Zhang Yang, liu Fen Dou, Huo Xin, Diao Yin Nan, Cai Xiang Jun.Avec Zhu Xu, Pu Cun Xin, Jiang Wu, He Zheng.Image: Zhang Jian.Musique: Ye Xiao Gang.A Ex-Centris et au Cinéma du Parc.V.o.en mandarin avec sous-titres français.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Le thème du fils longtemps disparu qui refait surface sous le toit familial (l’enfant prodigue, quoi!) paraît, c’est le moins qu’on puisse dire, éculé.Il n’existe pas de mauvais sujet, faut-il croire, car les thèmes les plus usés parviennent à se renouveler à travers un regard sensible et un cadre original.Shower, du Chinois Zhang Yang, en constitue la parfaite illustration tant il parvient à nous émouvoir par l’humanité et la tendresse de son climat Ce soin patient apporté par le cinéaste à peindre son portrait de groupe sans se laisser distraire par une action frénétique à poursuivre à bride abattue nous vaut cette grâce, ces touches de vérité parsemées comme des perles.Shower démarre sur les chapeaux de roues avec une très hilarante scène d’ouverture où une douche ultramoderne asperge et frotte l’usager comme un lave-auto une bagnole.Cet éloquent symbole d’une société moderne aseptisée jouera du pur contraste avec le bain public à l’ancienne dirigé par le père du héros, cadre principal de l’action.Shower fait un peu songer par sa thématique (en bien meilleur) à Hamam du Turc Ferzan Ozpetek.Dans les deux cas, un citadin pris dans le tourbillon de la vie moderne se retrouve, par les détours de circonstances familiales, à la tête d’un bain public, établissement en fin de course, témoin nostalgique d’une époque révolue.L’histoire est celle de Da Ming (Pu Cun Xin), parti longtemps au loin, qu’une carte postale de son frère attardé mental invite à rentrer à Pékin au chevet d’un père qu’il croit mort mais qui vit bel et bien.Le vieux maître Liu (Zhu Xu) dirige un des derniers bains publics de la ville où les habitués viennent se faire masser, échangent des potins, engagent des combats de grillons et pataugent dans l’eau chaude.Le charme du film est de montrer tous les petits travers, les manies, les drames de chacun avec humour et sensibilité.La sagesse, la bonté, le courage du maître sont les vrais baumes de cet établissement de désuétude.Ce sont ces valeurs sans prix que la vie moderne menace, d’où la mélancolie du chant du cygne.Le film se tisse des rapports de tendresse qui unis- sent le père à Fr Ming (Jiang Wu), son fils handicapé.Il joue aussi avec bonheur sur la symbolique de l’eau qui guérit les blessures de l’esprit permet à un chanteur mort de trac d’entonner 0 sole mio sous le jet et purifie ceux qui passent le pas du bain public.Même Da Ming, le fils procjigue, y trouvera sa rédemption.Emu par la grandeur d’âme du père, il se fera à son tour happer par ce monde au bord du gouffre.C’est d’ailleurs un des seuls points faibles de Shower d’évacuer facilement l’existence antérieure du héros, qui tourne bien vite le dos à compagne et travail pour épouser la destinée des siens.A saluer: le jeu des personnages secondaires, qui imposent leurs univers avec un humour teinté de mélancolie.Touchantes aussi les performances de Zhu Xu, en vieux sage malicieux, et de Jiang Wu, en convaincant fils déficient.Le héros, incarné par Pu Cun Xin, semble plus monolithique, mais son rôle appelle sans doute une certaine raideur.Dans l’ensemble, Shower parvient à traduire l’indicible sentiment des beautés condamnées, à l’heure où le progrès leur tranche le cou.Il laisse dans son sillage une fine nostalgie et quelques raisons de plus de méditer sur la bêtise humaine sacrifiant ses trésors comme un enfant casse ses jouets; par inconscience, par ignorance, pour rien, en somme.Frileux miroir YOU CAN COUNT ON ME Réalisation et scénario: Kenneth Lonergan.Avec lüura linney.Mark Ruffalo, Rory Culkin, Matthew Broderick, Jon Tenney.Image: Stephen Kazmiers-ki.Musique: Lesley Barber.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Primé au Festival de Sundance, son interprète masculin couronné au dernier FFM, You Can Count On Me, premier long métrage du scénariste Kenneth Lonergan, est l’un de ces films qui arrivent partout précédés d’une excellente rumeur.Il faut dire que bien des ingrédients à succès se retrouvent dans le pouding: famille dysfonctionnelle, rapports adultes-enfant, choc des valeurs dans une petite ville frileuse de l’État de New York tendant un miroir à l’Américain moyen.Le film charme et irrite pourtant tout à la fois.On se passerait des violons, de la morale appuyée de la sœur bien-pensante, tout en s’intéressant au profil du jeune homme vagabond.Au programme: un bon duo d’acteurs, le frère bohème Terry (Mark Ruffalo) et Sammy, sa sœur conservatrice (lüura linney), très tôt orphelins, soudain réunis sous le toit familial de la petite ville en question, entre deux errances de Terry.Celui-ci roule sa bosse d’un État à l’autre, quand il ne croupit pas à l’ombre.Sans crier gare, il vient donc s’installer un bout de temps chez sa sœur, bouleversant sa vie.\jü partie la plus réussie est sans contredit la rela- tion d’amitié qui se noue entre le frère irresponsable et le petit Rudy (Rory Culkin, au jeu très sensible), neveu privé de père n’ayant d’yeux que pour cet oncle fascinant.Peut-être parce que notre société carbure moins aux rites religieux que l’Amérique profonde, on a peine à croire au personnage de Sammy, à la fois pimbêche toujours rendue chez le pasteur et jeune femme qui se tire en l’air avec son patron dont l’épouse est enceinte jusqu'aux yeux.Ses contradictions appa-raissent trop accusées pour apparaître crédibles.La scène où elle fait venir le pasteur afin de sermonner son frère tombe littéralement sur les nerfs.Il y a pourtant des moments charmants, notamment les duos oncltMieveu, surtout lors de la scène à la salle de billard, mais la facilité est toujours au poste.Trop d’émotions se perdent entre la comédie et la peinture sociale, sans creuser la psychologie des personnages qui demeurent en surface d’eux-mêmes et desquels un scénariste plus solide aurait tiré infiniment plus de jus.Entre une mise en scène conventionnelle et un scénario qui glisse sans faire de vagues ni atteindre le noyau dur des motivations de ses héros, You Can Count On Me possède surtout un vernis de surface.Lonergan eût mieux fait de verser un peu de satire au menu pour faire grincer les gonds de son intrigue, pour réconcilier Sammy avec ses contradictions, pour paraître moins dupe de figures un peu convenues.Son cinéma manque d’audace et d’une petite touche de cruauté capable de rendre une galerie de ixirtraits un brin anémiée soudain savoureuse.f > TIGRE ET DRAGON'DANCER IN THE DARK'AÏE'SHOWER O Dimanche 17 Décembre CHER PÈRE NOËL précédé oe LUDOVIC, UNE POUPÉE DANS LA NEIGE du 24 au 31 décembre matinées Ciné-Kid (relâche le 25) r .i iiim O Étudiant+âge d'or : 6$ En semaine avant WhOO : 6$ Admission generale: 9$ o Horaires + infos: 514.847.2206/www.ex-centris.com I ClNf k"’ EiiTdli lin !¦• r**ll«l« rnnipr, m SODfC.Con««ll rlns Artf du CjmimIii.Cnmml itt» Aits (to In.«imnunmil» nth.n de Mnnliftnl ei Piii|mele« T»iih bu e,|.,iii* ; i L K I) E V O I R .LES S A M EDI I li ET I) I M A N ( HE 17 I) E (' E M B R E 2 (I 0 O (’ â JAZZ Cadeaux «cool» et autres MÉDIAS Pieuvres en manœuvre SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Alors, comme ça, le père Noël est à la veille de ramoner les cheminées de la biénergie pour déposer ses emplettes acquises au prix fort, celui priant intérêt à 17 %, et on ne sait pas trop quoi acheter?Allons-y avec quelques suggestions formulées selon cette règle de politesse qui se conjugue avec le droit d’aînesse.Pour maman, alias «mam» ou «mom», comme disent souvent les jeunes d’aujourd’hui, on opte pour ce double compact que vient de rééditer l’étiquette Verve: Ella Fitzgerald Sings The Irving Berlin Book avec le grand orchestre dirigé par Paul Weston.C’est léger, frais comme la rosée du matin.C’est drôlement bien foutu.C’est même parfait.C’est de la bonne ambiance.Et puis, il serait temps que tout un chacun dans la maisonnée médite sur cette chanson, Mow About Me?, et que le tout un chacun écoute Supper Time, Remember, It’s A Lovely Day Today, Tm Putting All My Eggs In One Basket et autres ritournelles composées par le prolifique Irving Berlin.Pour le paternel, histoire de le faire rigoler, Verve, encore elle, a confectionné un excellent petit coffret comprenant trois compacts.De qui?Louis Armstrong.OK! On sait que d’Armstrong, on a l’embarras du choix.Reste que Verve a bien baptisé son produit: The Ultimate Collection.Avec ça, on a le meilleur de ce merveilleux artiste qu’était l’homme à la trompette d’or.L’ensemble couvre la période allant de 1924 à 1968.Maintenant, on descend d’un cran.Après analyse, c’est sérieux, de la cohorte démographique des 35-50 ans, et après découpe selon le sexe, on souffle dans l’oreille du monsieur qui veut offrir de la miouse à sa moitié qu’on ne sait icnmiv li ai LquU Ànmti iTfc# ll-.la.ite in» Lxiub.n» l-jjgUâciioG r plus nommer de peur de s’attirer les foudres des croisés-croisées du politiquement correct, et on propose donc un Patricia Barber et un Paolo Conte.Pas l’un ou l’autre: les deux.Profession oblige, on a noté que les femmes sont sensibles à l’art de la chanteuse et pianiste Patricia Barber, qui a ceci de singulier: elle maîtrise à la perfection cet art du cabaret.Pas celui de Claude Blanchard mais bien celui de Berlin.Celui que le cinéaste Bob Fosse avait imprimé sur pellicule.Intitulé Night Club, ce nouvel album de Barber a paru sur étiquette Blue Note.Et le Conte?Son dernier, Razmataz, sur East West, est aussi séduisant que les autres.C’est de la bonne, de la très bonne chanson jazzée.Un autre pour madame?Le dernier compact du trompettiste Dave Douglas, intitulé A Thousand Evenings, sur RCA/BMG.Accompagné de Mark Feldman au violon, Guy Klucevsek à l’accordéon et Greg Cohen à la contrebasse, Douglas propose un jazz de chambre oscillant entre la mélancolie praguoise et le tango des ruelles de Buenos Aires.Oups! Blague à part, il y a beaucoup de cela.On inverse le sujet; on va de madame à «moossieu».Si ce dernier est un grand consommateur de la note bleue, on le ravira avec le double compact que Blue Note a consacré à ce grand méconnu que reste le saxophoniste alto Sonny Criss.Baptisé The Complete Imperial Sessions, ce double, c’est le meilleur de Criss dans les années 50, accompagné notamment par les immenses pianistes Sonny Clark et Kenny Drew.C’est du be-bop d’excellente facture.Un régal.Si notre homme est du genre réflexion zen, s’il est quelque peu méditatif, il devrait beaucoup apprécier le nouveau Charles Lloyd.Saxophoniste ténor davantage fort en thème qu’en version, autrement dit grand artiste, Lloyd nous offre, avec The Water Is Wide sur ECM, l’un des meilleurs albums de l’année.Enfin, le clou du présent papier: The Sex Mob, sur Knitting Factory Records.Fondée par le trompettiste Steven Bernstein, cette formation new-yorkaise mélange les genres avec un rare bonheur.Elle passe d’un classique de Duke Ellington à une chansonnette des Rolling Stones, d’un James Brown à des compositions originales, le tout avec une maestria qui force l’admiration.Surtout, surtout, surtout, cet album est bourrée d’humour.Le Bernstein dispense beaucoup, beaucoup de rires.?Dans la catégorie «on se moque encore et toujours de l’amateur, que l’on considère comme un cochon de payant», la palme de la semaine revient au Café Sarajevo.La semaine dernière, il nous annonce avoir demandé au batteur Mathieu Léger, rythmicien très sympathique, d’animer des jam-sessions.Ça fait que.Avec les copains, on se rend là.Et alors?De jam, il n’y a pas eu et il n’y aura pas.Pour quelle raison, s’il vous plaît?Ils n’ont pas donné de raison.Et la politesse?Nom dé diou! année 2000 s’est ouverte sur un coup de tonnerre.Non, je ne parle pas du pétard mouillé du bogue mais de l’annonce de la transaction America OnLine-Time Warner, dont l’onde de choc s’est propagée aussi au Canada.Elle se terminera de façon tout aussi agitée alors que jamais les grands empires médiatiques n’ont été aussi tentaculaires.Prenons TVA Voilà un réseau qui a réalisé 40 millions de dollars de profits l’année dernière mais qui n’hésite pas à imposer des compressions importantes parce que les résultats de son premier trimestre sont en baisse.Les investisseurs sont inquiets parce que les plans de Québécor ne sont pas encore très clairs concernant ce qu’il fera de TVA L’action de TVA chute.Mais la chaîne a encore beaucoup d’argent.Elle est la plus écoutée au Québec, ses magazines comme Sept jours.Dernière heure ou TV Hebdo sont lus par une majorité de Québécois et elle a même des intérêts dans le spectacle (rappelons que, lorsque les activités de Motion ont été intégrées à TVA International, TVA s’est retrouvé producteur de spectacles comme Notre-Dame de Paris à Montréal ou comme celui de Stéphane Rousseau).Lorsque Québécor aura intégré TVA sa nouvelle structure Québécor Média sera une pieuvre: les magazines TVA fusionneront avec ceux de Québécor {Clin d’œil.Filles d’aujourd'hui, etc.), le Réseau TVA multipliera les collaborations avec les journaux Québécor, les portails Internet respectifs comme La Toile du Quebec, InfiniT et Canoë seront intégrés et Québécor disposera d’un marché captif d’abonnés au câble pour multiplier son impact Les grands empires médiatiques privés fonctionnent ainsi: on peut faire des profits et mener à fond de train un imposant programme d’acquisitions pour étendre ses tentacules, mais par la bande il faut faire payer de temps en temps aux employés les risques que l’on prend.Les syndiqués de TVA n’ont pas trop apprécié cette semaine de découvrir, après avoir été obligés de se serrer la ceinture, que les dirigeants qui quittaient le navire partaient avec des millions de dollars en actions.Remarquez que les syndiqués de TVA ont encore une job, eux.Pour leur part les 1300 téléphonistes de Bell mis à pied il y a deux ans doivent apprécier au plus haut point de lire ces jours-ci que BCE, la société mère de Bell, nage dans les milliards et est toujours au cœur des rumeurs d’achat de tous les petits empires qui lui passent sous le nez.Nous mentionnons BCE parce que l’intégration de TVA à Québécor continue de susciter les rumeurs les plus folles.Ainsi, plusieurs soutiennent que Pierre Karl Péladeau pourrait vendre TVA à BCE pour financer P a u I Cau chou * ?X /7 à : t , / l’achat de Vidéotron.Cette rumeur est très vivace, y compris à la haute direction de TVA (enfin, ce qu’il en reste, de cette direction).Pour notre parti il nous apparait vraiment douteux que Pierre Karl Péladeau veuille se débarrasser d’une chaîne très rentable qui lui pennettrait de canaliser sur ses sites Internet un ensemble de produits télévisuels ainsi que ses produits en presse écrite et magazines.Car après tout, pourquoi toutes ces manœuvres depuis un an?Pour parier sur l’avenir d’Internet, justement, à la suite de la transaction AOLTime Warner, et pour se protéger de la supposée concurrence des grands empires étrangers.De toute façon, BCE a amplement de quoi s'occuper sans TVA BCE est déjà en piste pour acheter le Canadien de Montréal, ce qui lui permettra de rentabiliser encore plus ses chaînes spécialisées dans le domaine du sport (dont les chaînes acquises grâce à l’achat de CTV).Et il apparaît plus logique que BCE achète TQS, que Québécor vient de mettre en vente.Pour ce tare, BCE pourrait d’ailleurs s’allier à Cogeco, qui possède une petite part de la propriété de TQS et qui possède également un droit de refus sur la vente de la chaîne.Histoire de générer des fonds, Cogeco pourrait de son côté décider de vendre ses stations de radio à Astral, qui possède déjà non seulement la majorité des chaînes spécialisées francophones en télé et plusieurs chaînes anglophones mais également 14 stations AM et FM, dont Radio Energie et Radiomédia.Astral possède également une société d’affichage publicitaire, le tout pouvant former un bouquet sensationnel à offrir aux annonceurs.Comme on le voit, on ne s'ennuie pas dans le merveilleux monde des médias et on ne risque pas de s’ennuyer dans les prochains mois.Dommage que, derrière toutes ces transactions, qui ont aussi à voir avec la diversité des voix et des sources d’information, l'intérêt réel du public soit très rarement invoqué.On aura amplement l’occasion d'en reparler.au retour des Fêtes, qu’on vous souhaite bien joyeuses.pca u chon(àlede vo i r.corn F R E E undersoil m) dominie duval jotin howard jo« mcpheo Jouer bien serré BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR Lorsqu’il a mis les pieds sur la scène de la Casa Del Popolo, avec le prolifique bassiste Dominic Duval et le batteur montréalais John Heward (celui-là mieux connu pour sa peinture abstraite), le mercredi 6 décembre dernier, le très respecté multiventiste Joe McPhee n'avait pas joué à Montréal depuis une longue mèche (15 ans, ont dit les organisateurs).Ce fut une belle occasion de se replonger au cœur d’un free jazz dont les racines sont les années soixante, avec les limites que cela implique (nombre de ces intervalles étaient connues), mais aussi avec les étonnements de mise: inimitable, McPhee allait faire sortir le cuivre de son sax, parfois approcher le bruit du vent (ce que ses collègues, pleins d’écoute, allaient respecter) et produire des sons métalliques, pourtant porteurs de poésie, inédits, retrouvant le souffle comme instrument.Plus tôt dans l’année, le trio avait publié un album, le très bien nommé Undersound, repérable sur étiquette britannique Léo Records.Sur les dix pièces de l’album, aucune ne ne ressemble et les idées musicales sont d’une clarté que seule, sans doute, l’expérience permet (Duval a joué auparavant avec Heward aux côtés de Glenn Spearman, sur d’autres enregistrements, et McPhee avec Heward et aussi avec Duval).Respectant un répertoire somme toute restreint de gestes musicaux, sans chercher à pousser à tout prix les limites de l’instrument (ou de l’audible), bien que le sax soprano soit poussé vers les profondeurs de son cousin, le ténor, le trio ne fait pas pour autant l'économie de la diversité, ce qui mène les musiciens à une écoute remarquable, à un dialogue serré.De plus, la formation se tient en équilibre entre la musicalité et la sonorité pure, sauf sur Undersound #6, où les lignes glissantes de McPhee se lamentent de façon mémorable.Plus que les instruments, le trio pousse à fond les possibilités de la formation sax-batterie-contrcbas-se.Les couloirs étroits que lon- i gent les musiciens permettent de belles rencontres.La contrebasse parfois s’enroule autour des lignes claires du sax soprano, parfois va rejoindre derrière la batterie que Heward confine à des roulements, des ponts entre la conversation des deux autres.L’ensemble se fait parfois musclé, ailleurs investi des micro-sonorités et des timbres qui confondent l’oreille, par de minuscules fluctuations du souffle (en cela, McPhee rappelle le Britannique Evan Parker) ou par le fait que la basse se fait mimétique, approchant le son du sax.L'album commence et se termine par des excursions solo de basse, que Duval triture comme la guitare ou caresse (frappe, parfois) de l’archet dans des phrases tourbillonnantes.De même, on retrouve sur le disque une utilisation rafraîchissante du Kalimba par Heward, dans les passages plus énigmatiques ajoutant aux textures de l’album.Vérifications faites, le disque est disponible.La patience sera peut-être de mise, il faudra certainement commander (ce genre de contribution ne fréquente malheureusement pas toujours les bacs).L’attente en vaut la peine.LA VITRINE DU DISQUE D E NOEL ( 2 ) Un trésor dans mon jardin UN TRESOR DANS MON JARDIN CHANSONS, CONTES ET COMPTINES DE GILLES VIGNEAULT Artistes divers La montagne secrète/ Folle avoine (Universal) Ce n’est pas un disque de Noël en cela que personne n’y chante l’heure solennelle, mais c’est le plus beau cadeau que l’on puisse faire à un enfant en cette saison.En n’importe quelle saison, de fait.Et pas seulement aux enfants non plus.Ces admirables chansons, contes et comptines de Gilles Vigneault sont donnés tout aussi admirablement par des artistes de renom, dont certains sortent de l’expérience franchement transfigurés.Imaginez Richard Desjardins chantant pour les tout-petits: La Marmite, p’tit reel ragoûtant, lui va à ravir.Nancy Dumais, chanteuse pop, navigue bien joliment à travers J’ai pour toi un lac.Macha Grenon, comédienne, sert brillamment l’histoire de l’arbre à ampoules électriques qui devint réverbère.Jusqu’à Luck Mervil et Lynda Le-may, à qui j’accorde si peu d’ordinaire, qui perdent leurs tics énervants et s’anoblissent au contact des merveilles du grand renard argenté.Il y a sur ce disque, louable initiative de la famille Campagne (Hart Rouge et entourage), tout ce qu’on souhaite aux enfants: des trésors d’imagination, d’intelligence et de sensibilité dans un jardin de poésie et de mélodies heureuses.Et surtout pas d’enfantillages à la Patou, ni de didactisme à l’horizon, rien que des chansons sans âge (aux textes magnifiquement illustrés dans le «Accessible, fin, magnifique sur toute la ligne.» •trhir-tr A.Brunet, La Presse Au sommet de son art d'interprète.Karen Young prouve avec éclat qu'elle est en plus une créatrice aux ressources immenses, -tcietf'te-tr R.Tremblay, Le Soleil .Karen Young a collé au Cantique des notes, des sons et des rythmes fascinants.S.Cormier, Le Devoir Disque compact en vente chez tous les bons disquaires livret).Ma préférée?Capot l’ourson, par Michel Rivard avec sa fille Adèle: attendrissement garanti ou argent remis.Sylvain Cormier Un trésor iirmx Dion ivîitlii tewMK, ft*m et fet!tf
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