Le devoir, 17 mars 2001, Cahier C
I.K I» K V O I K .I K S S A M KHI 17 h I HI M A \ t IM I 8 NI \ U s L* (t O I LE DEVOIR La réo du théâtre Outremont permet de renouer avec l’histoire d un haut lieu du spectacle à Montréal Plus de vingt ans après Père glorieuse des Paul Piché, Harmonium et autres Jean-Guy Moreau, les vétérans de l’Equipe Spectra réintègrent la salle de spectacles où ils ont appris le métier de producteur: c’est à eux que la Ville d’Outremont a confié, pour vingt ans de plus, le bel édifice revampé de la rue Bernard.SYLVAIN CORMIER CHRONIQUE Castaftore et Falbala Page C 2 THÉÂTRE Attachant Mammouth Page C 3 MÉDIAS Les deux côtés de la médaille Page C 7 Danse Page C 4 Cinéma Page C 5 Disques Page C 8 Premier show de chanson à l’affiche: Paul Piché.On prend les mêmes et on recommence?Pas tout à fait Eh ben non.Pas vu Harmonium quand Fiori et ses apôtres créèrent L’Heptade en dix jours au théâtre Outremont J’aimais assez peu Harmonium, en vérité.Trop sage dans les nuages.Moi, c’est plutôt Slick & The Outlags que j’ai applaudi à tout rompre dans le vénérable théâtre Art déco.Slick & The Outlags?Groupe anecdotique de rock’n’roll avec Yves Jacques dans le rôle de Slick.De fait, je me souviens surtout qu’à quinze ans je découpais les résumés de films ayant rapport au rock dans le programme de l’Outremont (dont la mémorable affiche triple A Hard Day’s Night - Help! - Let It Be: sacré marathon!).Programme dont la couverture tachait les doigts.J’y pense parce que André Ménard, dans son bureau aux cinq mille disques de la rue Sherbrooke, énumère à ma demande et à l’occasion de la réouverture prochaine du fameux lieu — gala le 20 mars, Angèle Dubeau et Iri Pietà les 23 et 24, Paul Piché les 30 et 31 — les bons coups de «son» Outremont.Entendez: la première salle où Spectra Scène, compagnie fondée par Alain Simard et lui en janvier 1977, produisit des spectacles.Autant de spectacles auxquels je n’assistai pas, mais dont j’eus comme tout le monde les échos sur disque.Depuis Louise Forestier et son long-jeu à longue jupe intitulé Louise Forestier au théâtre Outremont, avec le cœur de tous nous autres, enregistré en 1975 au temps des productions Beau-Bec de Paul Dupont-Hébert — «l’école du spectacle» de Ménard —, le passage était presque obligé pour les artistes qui comptaient: le plus souvent, on gravait là son live.«On a beaucoup immortalisé de spectacles à l’Outremont: Plume, Clémence, Jean-Guy Moreau.L'Outremont, c’était devenu la salle naturelle des artistes qui avaient un répertoire de qualité, les Séguin, Beau Dommage, Diane Dufresne.Ç’allait avec le cinéma de répertoire que Roland Smith présentait.» VOIR PAGE C 2: SPECTACLE À ; * 4|PC ¦k i;i:\ii-loi bi i IM Jü \! \lî- \1 il Wltli 2t«i1.2UH té ’A -a Quebec 22 It Devoir TTt; h ur _ y y K I) K VOIR I.K S S A M K l> I 17 K T L) I M \ \ I || K | H \| \ |{ s .11! T S Castafiore et Falbala LU univers de la bédé, c’est rigolo tant qu’on ^ voudra, mais fKiur les modèles féminins inspirants, on n’est pas très gâtées.Faut dire que les vrais classiques du genre sont un peu vieillots.Or la Castafiore, son Air des bijoux, son hystérie et son nez crochu n’ont pas requinqué l’image des dames.Vous me direz qu’Hergé était un homme avec une mentalité d’avant-guerre particulièrement misogyne, réduisant les femmes aux rôles de servantes ou d’enquiquineuses.N’empêche que les promenades enfantines parmi les bulles des Tin tin ne me faisaient pas trop aimer mon propre sexe.À eux les aventures trépidantes.A elles le cassage des pieds et des oreilles.Tintin et le capitaine Haddock avaient survécu aux vilains des sept mers mais pétaient les plombs devant cette cantatrice hystérique.Rastapopoulos, passe encore.Mais le Rossignol milanais! Noon! Aux abris! On les comprenait, d’ailleurs.Petite, j’aimais bien les Bob et Bobette de Willy Van-dersteen.Il faut dire que la jeune Bobette se jetait comme son frère dans de folles aventures.Intrépide et tout, la Bobette.Une petite fille pouvait s’y identifier sans s’ennuyer mortellement Mira Falardeau, spécialiste de la bédé, vous dira qu’avant les années 70, il y eut des héroïnes dans la bande dessinée pour enfants, énergiques, combatives et tout ce qu’on voudra.Et d'ajouter que la grande époque de la bédé vit ensuite naître quelques œuvres féministes.Sauf qu’à côté de ça, une vague plus porno a commencé à monter, sans Odile T rem blay discontinuer ni renouveler les rôles depuis, comme on s’en doute.Les autres modèles s’essoufflaient de leur bord.la bédé classique se collait de plus belle aux vieux modèles.«Aujourd'hui, la situation s’est dégradée, explique Mira Falardeau.Les femmes qui en font sont très marginalisées et la représentation féminine dans la bédé est de plus en plus stéréotypée.» Quand je fais mon petit survol personnel, il me semble que, toutes époques confondues, le portrait n’était pas très reluisant pour bobonne et compagnie.Bébête, la Schtroumpfette, privée de bouche et de cervelle, la Bécassine des années folles.Quant aux mangas japonaises contemporaines, elles sont, pour ce que j’en ai vu, d’un machisme à hurler.Ajoutez que les bédéistes à la Bretécher ne courent guère les rues.De fait, l'univers du phylactère demeure plus uniformément macho que bien d’autres, la littérature ou le cinéma par exemple, où les femmes sont quand même assez présentes.l>e Festival d’Angoulème, consacré en France a la bédé, s'etait donne en janvier une présidente, Florence Cestac.Mais il faut prendre les exceptions pour ce qu’elles sont Ce qui nous amene, on l’aura compris, a la sortie cette semaine du 3F Astérix, claironnée par les trompettes de la promotion.Le brave petit Gaulois roule a vide depuis quTJderzo navigue en solitaire.Astérix et Latraviata répète inlassablement les vieilles formules d’antan sans les renouveler.Pas forts, les albums des dernières années.Et les femmes, là-dedans?Bon cru, mauvais cru, on les a reléguées aux rôles de mégères ou d’allu-meuses.Il y a bien eu le coup de chapeau à Cléopâtre, mais son nez changea la face du monde; ça valait bien un rôle clé dans un des albums.Bonemine, l’épouse du chef, a son caractère et cogne sur les Romains après avoir bu sa louchée de potion, mais son royaume demeure sa chaumière.On est en 50 avant Jésus-Christ, remarquez.Sauf que justement, dans le dossier de presse qui accompagne l’album, l’historien André Pelletier se fend d’un long texte pour expliquer à quel point la femme gauloise de cette époque, guerroyant et appelée à participer aux affaires publiques, possédait plus de droits que sa consœur romaine.11 a beau citer, à titre d’exemple d’ouverture d’esprit, le personnage de maîtresse-femme de Maestria dans l’Astérix de 1991, La Rose et le Glaive, allez nous convaincre qu’Uderzo émerge des clichés! H nage dedans, pour les femmes comme pour tout le reste.Ça saute sans doute davantage aux yeux quand l’album est raté.Prenez Falbala, la sémillante blondinette au corps d'amphore à laquelle Laetitia Casta devait prêter son anatomie à l’écran.Sa beauté d’aguicheuse fait craquer les hommes.On n’a rien contre ça, remarquez, mais côté innovation.Omniprésente, la Falbala, dans Astérix et Latraviata.Même qu’elle se dédouble.Une usurpatrice romaine doit séduire Obelix pour lui soutirer ses trésors.Le charme comme arme de guerre.Pas très original, quand on y pense.Dans ce 3 F Astérix, les deux héros héritent de mères envahissantes sorties on nç sait d’où.A quoi s’évertuent celles-ci?Ben voyons! A tenter de marier leurs grands fils, enlisés dans des vies de garçon.«Enfin , Obélichou, quand te décideras-tu à prendre une gentille épouse qui te fera une cuisine saine et équilibrée?» demande la maman à son gros fiston trop gavé de sangliers.La génitrice d’Astérix posera à son p'tit finaud la même question.Et toutes deux d’organiser une grande fête dans l'espoir d'accoupler leurs rejetons aux donzelles du coin.Ils n’ont pas l’air de trouver ça très tentant, nos héros.«Je ne te cache pas que j’aimerais que nos pères nous reviennent bientôt», soupire un Astérix brûlant d’échapper à l’emprise des mamans.Je revoyais en pensée Tintin fuyant la Castafiore.Aux abris! Plus ça change.otreinblayCq ledevoir.com SPECTACLE SUITE DE LA PAGE C 1 L’Outremont, dans les années 70, c’était ça: le rendez-vous des cinéphiles patentés, mais aussi le chef-lieu des chanteurs granules et leurs sympathisants.Sol, par exemple, était granule dans l’âme, Clémence aussi.Justement, Marc Favreau voudrait bien fouler à nouveau la scène de l’Outremont avec les grandes galoches de son clown.«Fl a téléphoné pour savoir s'il y a des dates à l’automne», sourit Ménard.I .’annonce officielle début janvier de la réouverture de la salle, plus d’une décennie après sa fermeture, a ra- meuté l’amicale des anciens de la fleur au fusil.«Les artistes de l’époque s’y intéressent, c’est sûr.Le public aussi.Il y a certainement chez le baby-boomer une nostalgie de cette salle-là», admet sans ambages Ménard.D’où la reprise du spectacle de Paul Piché?«Oui, c'est un clin d’œil.» NOUS NE SERONS PAS VIEUX MAIS DÉJÀ LAS DE VIVRE Adaptation théâtrale et mise en scène de GUY AlLOUCHERIE f Avec ; Paul-Patrick Cnarbonneau Éva Daigle Annie La Rochelle Éric Leblanc Jean-Sébastien Ouellette Maude Robillard Marie-Claude Tremblay Du 16 au 31 mars 2001 les vendredis à 20 h et samedis à 16 h (Mothées et soirees scolaires en semant, I0h30,13h3û et 1%) Assistance à la mise en scène et regie Hélène Rheault Decor Michel Gauthier Costumes Marie-Claude Pelletier Eclairages Alain Lortie Musique Marc Vallée Chorégraphiés Catherine Martin -T H É À T R E____ DENISE-PELLETIER 43S3, rue Sainte-Catherine Est Papineau ou Viau, autobus 34 îî Pie IX.autobus 139 •ESletterie* 514253-8974 Une coproduction Théâtre du Trident et Compagnie Hendrick Van Der Zee Le Théâtre français de Toronto présente Les de Dostoïevski adaptées du russe par Anne Nenarokoff-Van Burek mise en scène de Jean-Stéphane Roy assisté de Geneviève Langlois •tLr- Ur trwnçau de Toronto Jessica Heafey François Grisé Dennis O'Connor Concepteurs : Rudy Braun Meunda Sutton Keith Thomas Du 6 AU 24 MARS 2001 DU MARDI AU SAMEDI À 19 H 30 ms tOt )IV4S»S Spectra Scène, devenue entretemps l’Equipe Spectra, réintègre donc son aima mater.Mais avec pas mal énormément d’expertise dans le corps: le branle-bas annuel des Fesuval de jazz, FrancoFolies et autres Montréal en lumière, les 18 ans de gérance du Spectrum, les récentes acquisitions du Mé-tropolis et du théâtre Olympia, c’est du solide.De quoi se faire plaisir.In location de l’Outremont au proprio municipal (loyer annuel de 50 000 $), n’est-ce pas l’empire Spectra s’offrant le velours de la revoyure?«C’est sentimental, concède Ménard, mais j’espère aussi que c’est une bonne affaire.» L’administration de l’Ou-tremont, comme pour les autres salles de Spectra, est menée par l’équipe habituelle de Michèle Neveu (laquelle travaillait précisément au guichet du cher vieux théâtre dans les années 70).«On va assurer toute la conduite des affaires, résume Mèmxà.Jusqu’au dernier rouleau de papier hygiénique.» A cela près qu’Outremont a bloqué une cinquantaine de jours par an pour ses événements locaux et communautaires.Entre préservation et modernisation Tous ceux qui visitent l’endroit ces jours-ci le disent c’est encore l’Outremont.On s’y reconnaît, on s’y retrouve.Le grand rideau coupe-feu signé Emmanuel Briffa est en place.Les entrelacs de lignes si finement dessinées sur les murs, les voûtes au plafond sont intacts.La saga des travaux de rénovation (voir l’encadré) n’a visiblement pas eu pour conséquence de jeter des millions par les sorties de secours: on a préservé et restauré tout ce qu’on a pu tout en rendant la vieille salle capable d’accueillir des productions en tous genres.«C’était cassé pas mal, décrit Ménard.Les années sans chauffage avaient désagrégé des plâtres, boursouflé les murales, craqué les boiseries, etc.Tout a été rendu à l’état d'origine.Mais ce sera maintenant ce que ça n’avait jamais été, c’est-à-dire une vraie salle de spectacles.» Structure solidifiée, pente du parterre relevée en gradins, balcon corrigé en conséquence, capacité ramenée de 1300 à 800 places, toilettes refaites, grand bar construit sous les gradins, scène élargie, mur d’arrière-scène insonorisé («C’était l’enfer, avant, pour les résidants»), véritables loges aménagées, mécanique scénique installée de toutes pièces, acoustique redéfinie («On souhaitait un écho assez limité, que l’on peut contrôler»): il y a eu un sacré rafistolage.Mais tout n’est pas fini.Les murales de part et d’autre de la scène ont été retouchées, celles des côtés attendront l’injection de sous neufs.«Quand on pense que ç’a failli devenir une bâtisse à bureaux, c’est pas si mal», évalue Ménard, qui compare le résultat «mixte» au Théâtre de la Ville, à Paris.On en fera quoi, outre un chez-nous pour artistes des années 70?«C’est une salle qui doit être la plus généraliste possible.Pas jusqu ’au métal, mais de la chanson au rock à la musique classique.Et un peu de théâtre privé.Le lieu a déjà son esprit: les gens vont y revenir naturellement.» Ce qu’on n’y verra pas, cependant, ce sont les fameux programmes doubles ou triples qu’imposait le proprio cinéphile: «On n’avait pas le choix, rigole Ménard.Si on ne trouvait pas quelqu ’un à 22h et à minuit, il programmait des films.Je me rappelle d’une soirée où il y avait Félix Leclerc à 19h et [le jazzman] Larry Coryell à minuit!» Ménard était forcément là, lui, les dix soirs du «mythique» spectacle d’Harmonium.«La veille de la première, il y avait Ravi Shankar.Il avait fait son show devant les instruments d’Harmonium.On avait sorti une grosse courtepointe avec un soleil pour cacher la quincaillerie de Serge Local et la batterie de Denis Farmer.C’est moi qui avais amené Ravi à l’Outremont dans ma Vega.J’étais tout content.Un chum de George Harrison dans ma Vega.» A venir à l’Outremont: gala d’ouverture le 20 mars; Angèle Dubeau et La Pietà les 23 et 24, Paul Fiché les 30 et 31.Théâtre Outremont: la saga C) était une somme, en 1929.Pensez: 339 000 $ pour une grosse boîte rectangulaire dans le chic village — déjà huppé — d’Ou-tremont.L’architecte montréalais René Charbonneau (1881-1969), surtout connu pour ses églises et ses résidences, voulait l’impossible, rappelle Dane Lanken dans son très beau livre Montréal Movie Palaces (Penumbra Press, 1993): un palace «intimiste» où les gens des alentours seraient «confortablement installés».D’où la lumineuse brique jaune, les murales pastorales, l’intérieur «radieux».Le génial peintre Emmanuel Briffa — à qui l’on devait les fresques du Corona — conçut un décor tout en motifs floraux et entrelacs de lignes délicates.Bijou d’art déco.I.a soirée d’ouverture, le 4 octobre 1929, donna le ton à l’endroit: d’emblée, chanteurs et cinC ma par tagèrent la scène.Suivirent 40 paisibles années de programmes doubles et d’occasionnels spectacles.C’est seulement en 1971, sous la dynamique houlette du cinéphile Roland Smith, que l’Outremont devint le temple du cinéma de répertoire, assaisonné à partir de 1975 par les spectacles de variétés des productions Beau-Bec de Paul Dupont-Hébert puis, deux ans plus tard, par le dynamique duo Ménard-Simard et son Spectra Scène.Vendu en 1987, la vidéocassette maison ayant tué le cinéma de répertoire, TOutremont vécut sa période de flou pas du tout artistique: découpage en bureaux, division en minicinémas, transformation en centre culturel, les scénarios vinrent et passèrent.Récupéré par la Ville d’Outremont au début des années 90, on entreprit de le rénover.Budget explosé, manigances et hauts cris, on finit par interrompre les travaux en 1996.Quelques durs hivers plus tard, on relançait le projet, achevé ces jours-ci, dont la facture finale avoisine les 12 millions de dpllars.Loué pour vingt ans à l’Equipe Spectra, le tenace palace reprend aujourd’hui sa place.En digne septuagénaire.S.C.Dans la lignée du travail sur HITLER : 11 SK' A - SECTION N°20 CONCEPTION ET ÉCRITURE Alexis Martin et Jean-Pierre Ronfard MISE EN SCÈNE Alexis Martin AVEC Jacques Baril Martine Beaulne Daniel Brière ’ Michel Charette Sophie Dion * Jean Maheux DÉCOR.COSTUMES ET ACCESSOIRES Julie Charland ÉCLAIRAGES Sylvie Morissette RÉGIE Colette Drouin DIRECTION TECHNIQUE Éric Locas PRODUCTION Nouveau Théâtre Expérimental Du 16 mars au 7 avril 2001 du mardi au samedi à 20h30 matinées: 24, 31 mars et 7 avril à I5h à Espace Libre.1945 rue Fullum réservations 521-4191 HI k 4 00 I E 1) K V 0 ! i.L E S S A M EDI 17 E I D I M A \ ( H E I S M A R S 2 0 0 I ( «» THÉÂTRE Un couple tout ce qu’il y a d’attachant Un Dostoïevski tout en innocence et en naïveté MAMMOUTH ET MAGGIE Une pièce de Marc Doré, Jacques Laroche, Véronika MakdisséWarren, Tony Conte et Hughes Frenette.Mise en scène: Marc Doré.Interprètes: Jacques Laroche, Véronika Makdissi-Warren et Pascal Robitaille (musicien) .Costumes: Sharon Scott Décor et éclairages: Christian Fontaine.Régie: Christian Garon.Au théâtre Périscope, 2, rue Cré-mazie Est à Québec.Jusqu’au 7 avril 2001.DAVID CANTIN En 1999, Mammouth et Maggie prenait l'affiche dans des conditions pas toujours faciles au Centre international de séjour de Québec.Il n’en fallait pas moins pour que la rumeur commence a circuler.Un spectacle fort original venait de naître.Voilà qu’en ce moment, à Québec, la jeune troupe des Productions Préhistoriques récidive avec cette nouvelle mouture (jans la salle bleue du théâtre Périscope.A l’image de ses interprètes, fort talentueux, il faut courir voir cette comédie tragique au sujet d’un couple qui ne sait pas trop comment se séparer.Avec un titre pareil, on imagine un spectacle jeunesse.Pourtant, il n’en est rien.Les spectateurs assistent plutôt à un drôle de duel entre deux clowns de théâtre.«Je m’en vais!»: ces mots qui sortent de la bouche de Mammouth, dès les premières minutes de la pièce, en disent long.Maggie réplique sans la moindre retenue: «Si tu veux partir.tu peux.» Ansi commence une joute verbale et physique qui finira par étourdir ce couple qui mesure sans cesse l’intensité émotive qui l’unit.C’est une naïveté contagieuse que partage Mammouth et Maggie sur une scène où brille l’art de l’interprète plutôt que l’accessoire visuel.Comment retrouver l’autre à travers sa propre solitude, son amour, son cafard?On suivra cette traversée humaine, aussi absurde que comique, jusque dans la vieillesse qui accompagne ces échanges hauts en couleur.En fait, cette pièce se laisse guider par sa structure, qui a sans doute fait appel à l’improvisation.Les répliques s’enchaînent à un rythme démentiel.Les deux comparses ne se gêne d’ailleurs pas pour donner tout ce qu’ils ont en eux.Il faut suivre Jacques Laroche, qui ne manque pas de faire le bouffon afin de mieux défendre ce rire capable d’évoquer une intelligence sans gêne.Le chantage qui rapproche Mammouth de Maggie les mène à virevolter un peu partout.Comme le décor n’existe pratiquement pas, le couple exagère, d’une situation loufoque aux mimiques les plus cocasses.Sur le côté de la scène, on remarque l'accordéoniste (et bruiteur) Pascal Robitaille qui utilise tout ce qu’il peut pour rendre plausible l’illusion théâtrale.Plus qu’un simple musicien, il amène beaucoup d’invention à ce spectacle.La langue de Mammouth et Maggie se veut féroce, inventive et surtout très ludique.On croirait même qu’il y a du Beckett, voire du Ducharme, derrière tout ça.On a rarement vu Jacques Laroche et Véronika Makdissi-Warren dans des rôles aussi révélateurs.Il est facile de constater, du même coup, qu’ils ont pris part à l’écriture de ce texte étourdissant.La complicité entre ces deux clowns de théâtre vaut à elle seule le détour.En laissant tomber, cette fois, les nez rouges, est-ce que la magie disparaît?Au contraire, le côté humain apporte des réso- '¦ - SOURCK THÉÂTRE PÉRISCOPE Jacques Laroche et Véronika Makdissi-Warren dans Mammouth et Maggie, une touchante comédie tragique racontant l’histoire d’un couple qui ne sait pas trop comment se séparer.nances encore plus pertinentes.Du rêve à la réalité drôlement concrète, les célébrants ne manquent pas de secouer l’attention qui règne dans la salle bleue du Périscope.De plus, la mise en scène de Marc Doré demeure franchement énergique.On utilise parfois une vieille valise ou quelques accessoires pour orner les lieux, mais rien de plus.Le dépouillement s’avère efficace.Les costumes de Sharon Scott sont élégants du point de vue de cette esthétique de clochard.On suivra donc Mammouth et Maggie pendant près de 90 minutes.La trame peut sembler bien mince, mais le résultat ne ment pas.Ce bavardage touchant étonne, de la jeunesse aux années plus tardives des protagonistes.Comme le dira Maggie, «les mots sont comme des sacs [.], on ne sait jamais ce qui en sort».Pour un plaisir sans cesse renouvelé, on découvre que ce couple a beaucoup à dire derrière les apparences de ses singeries.Aors que bien des compagnies cherchent à tout faire pour renouveler le langage théâtral, ce petit groupe de créateurs croit encore à la présence inépuisable du comédien.Une grande réussite de la part de ces artisans des Productions Préhistoriques.Un déplacement qui en vaut le coup au Périscope.LES NUITS BLANCHES De Fiodor Dostoïevski.Traduction: Anne Nenarokoft-Van Burek.Mist' en scène: Jean-Stéphane Roy.Décor et costumes: Rudy Braun.Eclairage: Melinda Sutton.Musique: Keith Thomas.Avec Jessica Heafy, François Grise et Dennis O’Connor.lYesente par le 'ILieàtre français de Toronto à la salle Fred-Barry jusqu’au 24 mars.SOPHIE POULIOT De grands gestes caricaturaux rappelant les premiers films muets, des acteurs exaltes dont le jeu frise l’hystérie: le scepticisme envahit l’auditoire.L’attitude dubitative du spectateur, sur le point de se muer en exaspération, emprunte toutefois, et très rapidement, la voie de l’amusement, puis de l’intérêt.L’adaptation théâtrale de la nouvelle de Dostoïevski intitulée Les Nuits blanches, proposée par le Théâtre français de Toronto (TFT), fait du récit de l’auteur tourmenté une comédie dramatique aux accents d’innocence et de nostalgie.L’initiative surprend, mais ravit.Le directeur artistique de la troupe to-rontoise, le Québécois Guy Mignault, a choisi pour metteur en scène Jean-Stéphane Roy, celui-là même qui a dirigé pour le TFT en 1999 la Soirée Tchékhov, présentée elle aussi à la salle Fred-Barry dans le cadre d’un échange théâtral québéco-ontarien.Roy a cette fois tablé sur la dichotomie présent-passé, en doublant le personnage du narrateur, Coisissant de le montrer ainsi simultanément jeune et âgé.Ix; premier découvre le sentiment amoureux, alors que le second en savoure les réminiscences.Car c’est bien d’amour qu’il s'agit.Celui d’un jeune homme angoissé, presque misanthrope, pour une jeune fille candide.Celle-ci, constamment attachée — au sens propre du terme, soit par une épingle qui relie leurs deux robes — à sa grand-mère aveugle et dominatrice, est tombée, une année avant le moment du récit, amoureuse du joli locataire de sa geôlière.la fortune manquant au bellâtre, celui-ci part pour Moscou, espérant y trouver quelque richesse et promet à sa fiancée de revenir, dans un an très exactement, pour l'épouser.Un an plus tard, la belle attend, à la tombée de la nuit sur un pont de Saint-Peters bourg, le retour du bien-aimé.C'est là qu’elle le rencontre, "lAti».Celui que l'auteur russe ne de-signe que par le vocable Lui ne possède pour toute identité que celle du narrateur, un rêveur qui ne sort de chez lui qu'à la nuit tombée, qui ne fréquente person ne et ne vit qu’à travers les histoires qu’il s'invente.Après leur rencontre inopinée, les deux protagonistes se reverront encore les trois soirs suivants, le jeune homme — amoureux de l’ingénue il va sans dire — devenant le complice de sa nouvelle amie dans sa recherche de l’homme quelle aime.Bref, un amour non partagé, et qui le restera jusqu’à ce que Nastenka, déçue de ne voir poindre son fiancé, accepte l'amour du mystérieux Lui, qu’elle se découvre prête à payer de retour.Mais les roucoulades se termineront abruptement avec le retour de l’amant exilé.Ainsi, les deux narrateurs éconduits vivent et revivent celte rencontre, le cadet mêlant l’angoisse à l’enthousiasme, l'aîné avec nostalgie, mais une nostalgie douceâtre, tout heureux qu’il est d’avoir vécu quelques instants de réel bonheur.Car Iss Nuits blanches propose, entre autres, une réflexion sur la distinction entre le bonheur engendré par le rêve et celui, plus tangible bien que souvent aussi éphémère, vécu dans la réalité.Techniquement, la présence des deux narrateurs est très bien exploitée.Ix's voix superposées, les échos, les répliques réparties selon que les commentaires sont faits a priori ou a posteriori confèrent à la production un dynamisme encore accru par le jeu humoristique mais sans excès des comédiens, ainsi que par la scénographie.Des rideaux transparents et amovibles permettent de créer différentes atmosphères, ainsi que de varier l’aménagement de la scène.Revisiter Dostoïevski en livrant son texte avec légèreté et humour, sans le délester de sa portée philosophique, voilà un défi de taille.Il est relevé avec brio par le Théâtre français de Toronto.L’adaptation du TIT fait du récit d’un Dostoïevski tourmenté une comédie dramatique aux accents d’innocence et de nostalgie.Une initiative qui surprend, mais ravit.LE THEATRE DE LA MANUFACTURE PRESENTE LE MONUMENT teonanls.U totale quoi i U Presse ^ ^ un mmt Oe mire des p/es suM et i mire fnrtp et sensible, le Devoir |É^ :iuà de COLLEEN W AGNER traduction de CAROLE FRECHETTE MINE EN SCÈ NE : M VRTINE BEAI ENE \\ec : MAXIME DENOMMEE 11 MONIQCE MERCI RE \NN1ST\N VI VMM (NM CM : VI.I.AINROA I OV mu RV : M\R< -VNDRt COI I OMRE - III VIHONO DOAN - DVNIEI.EORTIN D AMF.I.E I.ÉVENQt E -1 \RNI N I I PIN ¦ .1 \( Ql EN I EE PEUTTIER • (.1 t NIM VRD 13 FEVRIER AU 24 MARS 4559, l’APINEAC Le Devoir res.: 15141 fj ~ LAUCORNE v" Théâtre d’Aujourd'hui 3900, rue Saint-Denis (Métro Sherbrooke) Montréal H2W 2M2 (514) 282-3900 www.theatredaujourdhui.qc.ca Direction : René Richard Cyr, Jacques Vézina Prime à la création 1999 du Fonds Gratien Gélinai Théâtre d'Aujourd'hui de Sébastien Harrisson mi Alice Ronfard Robert Lalonde Jean Marchand Jacinthe Laguë Angelo Barsteni Jean Bélanger Marie-Pierre Fleury Jocelyne Montpetit Rodrigo Anrbal Rojas Anne-Catherine Simard Deraspe Gabriel Tsampalieros DERNIÈRE SEMAINE ! « Lumineuse cette histoire d'amour [.] un heureux choix » - LE JOURNAL DE MONTREAL « Il y a des fulgurances d'expression, des constats périlleux et un humour parfois décapant.» - LA PRESSE « Les personnages sont humains et tangibles, et leur propos sont portés par une langue adroite et rythmée.» - LE DEVOIR « (.] un texte étonnant, percutant et singulier à souhait.I.1 Un morceau auquel il faut assister.*> - icimontreal corn l.) Un morceau auquel il faut assister.Jorge Accame POUR LA 1*~ FOIS EN FRANÇAIS LE GRAND SUCCÈS ARGENTIN ,v/ théâtre du rideau vert V Du 6 au 31 mars 2001 Traduction : André Melançon Mise en scène .Guillermo de Andrea Avec Kim Yaroshevskaya, Linda Sorgini, Marie-Chantal Perron, François L’Écuyer, Pauline Lapointe et Cari Alacchi Assistance à la mise en scène : Carol Clément Concepteurs: Yvan Gaudin, François Barbeau, Michel Beaulieu, Osvaldo Montes, Jean-Marie Guay et Alain Jenkins (514)844-1793 - www.rideauvert.qc.ca 4664, rue Saint-Denis - métro Laurier.Service de garderie les samedis et dimanches en matinée, sur réservation seulement.M Affichage AstralMttifci' Télé Québec I.K I) fc V O I R .I K S S A M K I) I 17 K T 1) I M A X < H £ 18 M A R S 2 0 0 1 C I il ) TO HO La série Danse Danse Danser dans la ville La chorégraphe vancouvéroise Lola MacLaughlin s'amène à Montréal pour la première fois Pour son œuvre Four Solos - Four Ciliés, MacLaughlin n’a pas choisi, comme point d’ancrage créatif, des villes d’Asie mais d’Europe.Un spectacle qui semble aller un peu à contre-courant de la tendance actuelle sur la côte Ouest, présenté au théâtre Centennial de Lennoxville le 20 mars et à l’Agora de la danse du 22 au 24 mars.A M) H K K MARTIN Formée à la Simon fraser University de Vancouver et à la f'reie Universitàt de Berlin, passionnée du travail de Pina Bausch et de l’Ausdruckstanz allemand, signataire de plusieurs œuvres, dont Thin Cities (1996) et Lap Dogs and Other Restrictions (1997), Lola MacLaughlin n’est pas connue à Montréal.Et pour cause.Elle ne s’y est jamais vraiment produite.On l’a déjà dit, Montréal est toujours un passage important pour un artiste de la danse.Mais pour les chorégraphes de la côte Ouest, notamment ceux de Vancouver, où l’on retrouve un bassin fort intéressant d’artistes de la danse, la métropole n’est pas si accessible.Le fait d’être du même pays ne semble pas avoir une très grande signification ni une influence particulière.11 est difficile pour eux de faire une tournée pancanadienne qui passe par Montréal, comme il demeure difficile pour les chorégraphes montréalais de faire une tournée d’un océan à l’autre.«Les dernières années, c'était vraiment difficile de faire des tournées au Canada.Normalement, il était possible pour nous de voir des compagnies du Québec.Mais depuis quel-ques années, c’est plus rare, l/i difficulté est donc devenue dans les deux sens.» Échanges limites Les échanges entre l’Est et l’Ouest sont malheureusement limités, et cette limitation, que l’immensité de notre belle géographie n’aide en rien, dessert dans une certaine mesure la danse québécoise et canadienne.Cons-cients de cette faille, les acteurs du milieu ne sont toujours pas arrivés à trouver une solution viable à moyen et à long terme.Que se passe-t-il vraiment?À la suite de la lecture des Villes invisibles, MacLaughlin s’est intéressée à ce que pouvait véhiculer une ville en matière d’énergie et d’imaginaire ta Compagnie de Danse Tango Libre et le Théâtre de l'Esquisse présentent: Mise en scène et’ chorégraphies de Gerardo Sanchez Assistance à la chorégraphie: Agata Jakubczyk Textes de Pablo Neruda Jeudi au samedi, du 22 mars au 7 avril 2001 à 21h00 au 1650, Marie-Anne Est, Montréal Réservations: (514) 527-5197 22 au 24 mars 20011 20 h 00 L’Agora de la danse présente Lola Dance (Vancouver) (.) une remarquable intelligence chorégraphique.Ma* Wyman | Vancouver Province ê foufrsolos.tour cities Chorégraphe Danseuses Berlin Vienne Venise Bruxelles Lola MacLaughlin Jennifer Murray Hope Terry Andrea Gunnlaugson Susan Elliott I.K DKVUIR Ce spectacle fait partie de la Série La diffusion de ce spectacle a été rendue possible grâce au programme Accueil de spectacles étrangers du Conseil des arts et des lettres du Québec TRC CENTeNNIAl Egalement à l'aHiche au Theatre CentenniRl,' Lennoxville.le 20 mars a 20 h 00 Billetterie (819)822 9692 Hffiffl L’AGORA DE LA DANSE “J;!*00 IIIMII1 840.RUE CHERRIER METRO SHERBROOKE 790-1245 Heureusement, il existe des exceptions.Des projets qui, soutenus par un certain nombre de diffuseurs, parviennent non sans effort à voir le jour.La venue de Lola MacLaughlin à Montréal la semaine prochaine relève de ce miracle occasionnel.Présentée dans le cadre de la série Danse Danse, cette rareté sera suivie, à la saison prochaine, d’une nouvelle création réalisée en collaboration avec des diffuseurs de cinq villes canadiennes, soit Vancouver, Whitehorse (eh oui!), Edmonton, Ottawa et Montréal, de plus mem-bre du réseau Candance.Une première au pays.«Far le passé, j’ai déjà été produite.Mais c’est quelque chose de nouveau pour le réseau Candance que de se réunir de cette manière pour produire une œuvre.Je pense que c’est la première fois qu’ils le font.Je suis vraiment honorée d’être la première à bénéficier de ce partenariat.» Un projet qui servira probablement, du moins on l’espère, de tremplin à cette artiste de la West Coast dont on dit beaucoup de bien.Un projet qui nous permettra aussi de voir, de nouveau, son travail dans un avenir rapproché.Entre-temps, pour son premier passage à Montréal, Lola MacLaughlin a choisi de présenter Four Solos - Four Cities, une pièce qui a fait l’unanimité depuis sa création en 1999.Non seulement Four Solos - Four Cities arrive à l’Agora de la danse avec une belle réputation, le concept dont cette pièce épiane est des plus intéressants.A la suite de la lecture du roman l/s Villes invisibles d’Italo Calvino, la chorégraphe s’est intéressée à ce que pouvait véhiculer une ville en matière d’image, d’énergie, de rythme et d’imaginaire.Elle a donc choisi quatre villes européennes, Berlin, Vienne, Venise et Bruxelles, quelle a explorées sous toutes leurs coutures.«J’ai voyagé dans ces villes et j’ai ramené de ce périple quatre grosses enveloppes pleines.J'avais ramassé des images et des pensées ayant trait à différentes expériences que j’avais vécues et rapportées sur papier.J’ai aussi ramené des cartes postales qui me plaisaient et toutes sortes d’autres souvenirs.J'ai aussi capté les mouvements de chaque ville avec une caméra vidéo.J'ai recueilli beaucoup de matériel pour alimenter ma création.» C’est donc à une véritable invitation au voyage que nous convie Lola MacLaughlin avec ces quatre 1 DANIEL COLLINS Pour son premier passage à Montréal, MacLaughlin a choisi de présenter Four Solos - Four Cities, une pièce qui a fait l’unanimité depuis sa création en 1999.solos aux accents européens.Pour ceux qui connaissent les villes en question, le plaisir sera de voir comment l’artiste est parvenue à restituer l’identité de chacun de ces centres urbains.Pour ceux qui ne sont pas familiers avec ceux-ci, ce sera l’occasion de se laisser aller à rêver librement.«Dans le choix de mes interprètes, je savais que pour Berlin, je voulais quel-qu 'un avec une technique forte et qui soit jeune.Pour Vienne, je voulais aussi un interprète technique- ment très fort mais avec beaucoup d’élégance et de classe.Pour Venise, je cherchais quelqu’un qui soit délicat et lyrique, tandis que pour Bruxelles, je désirais quelqu’un qui, dans sa danse, était un peu sauvage mais en même temps très enraciné dans le sol.» Des choix de prime abord tout à fait justifiés, qui en disent déjà long sur la vision de la chorégraphe face à ces quatre villes et sur le regard quelle porte sur la réalité esthétique et identitaire de ces îlots du monde.L’écrit, la musique et la danse A compter de cette semaine et jusqu’à la fin avril, dans le réseau des Maisons de la culture, Lucie Grégoire présente Trajectoires.Pour cette nouvelle aventure de création, elle s’est associée à l’écrivaine Denise Desautels et au guitariste Rainer Wiens.Un spectacle tout en délicatesse où les mouvements rencontrent la poésie des mots et celle de la musique.Dates et horaires à surveiller! Un hommage à l'enfance et à la vie m pour les enfants de 4 à 8 ans La, toute dernière création du Théâtre, du, gros Mécano jwésentée, en colUboration avec L'Association des diffuseurs culturels des banlieues de Montréal (AÜICUB) Texte et mise en scène : Reynold Robinson Distribution : Denise Dubois et Jean Guy Découvrez en famille Boléro en tournée près de chez vous Info et réservations GRANDE H.ii.iai.uiü.H Vendredi 23 mars 19 h Pierrefonds 514-624-1100 Samedi 24 mars 15 h Lachine 514-634-3471 poste 302 Samedi 21 avril 15 h Pointe-Claire 514-630-1220 Samedi 28 avril 15 h Kirkland 514-630-2719 Dimanche 29 avril 14 h 30 Outremont 514-495-6208 Conservez cette annonce pour dates et lieux des représentations Également présenté pour la clientèle scolaire de : • Beaconsfield • Dorval • ile-Bizard • LaSalle • Montréal-Nord • Outremont • Sainte-Geneviève ~ • Saint-Laurent • Soint-Léonard/Anjou • Verdun Québec SS VILLE DC e I quebec cinéàma Pour /’horaire complet, consultez I 111VIHR MAGAZINE CULTUREL [F Animation : Yves Desgagnês Journaliste Emmanuelle Gemouci V."‘ K l> K V (I I.Y S S A M Y It I K I l> I M A \ ( Il Y IS M \ I! > 2 0 0 I I! T S CINE M A Tête-à-tête méditatif Papa poule panique POLLOCK Réalisation: Ed Harris.Avec Ed Harris.Marcia Gay Harden.Amy Madigan, Bud Cort.Scenario: Barbara Turner.Susan J.Emsh-willer.Image: Lisa Rinzler.Montage: Kathryn Himoff.Musique: Jeff Beal.Etats-Unis, 2000.123 minutes.MARTIN BILODEAU Sur le plan cinématographique, la vie de l’artiste-peintre Jackson Pollock (1912-1956) n’avait rien de fascinant, du fait sans doute quelle comporte peu d'événements permettant de l’inscrire dans un canevas narratif.Or, le regard qu’Ed Harris a posé sur le père de Y action painting, à titre de metteur en scène (pour la première fois de sa carrière), et à titre d'acteur (il est d'ailleurs candidat à l’oscar pour ce rôle), en a fait un beau personnage, intense et d'une complexité qui n’a rien d’artificiel.Ainsi, le premier s’est attelé, à travers une mise en scène rigoureuse, à explorer les contradictions du peintre, aussi intense sur la toile que dissipé dans la vie.Le second s’est attardé à révéler, dans ses gestes, ses regards et ses rares paroles, la schizophrénie de l’homme, ainsi que sa soif d’une reconnaissance (par ses pairs, par sa mère) qui, une fois gagnée, provoquera son déséquilibre.Le film s’ouvre sur un travelling qui nous invite à contempler l’instant où se produit ce déséquilibre: le théâtre est celui d’un vernissage consacré au peintre, en 1950, à New York; une jeune femme fend la foule pour se faufiler jusqu’à l’artiste, puis lui demande d'auto-graphier son exemplaire de Life Magazine, paru l’année précédente, et dans lequel Pollock était sacré génie.A la fin de cette scène muette, noyée dans un brouhaha subtilement distorsionné, Harris, alias Pollock, regarde en arrière, enclenchant du coup l’immense flash-back qui constitue, pour l’essentiel, le film que nous verrons, où le cinéaste s'attarde à montrer l’artiste en action.Ainsi, à ce geste d’échange, maintes fois illustré, du peintre penché sur sa toile posée à même le sol où elle semble aspirer les couleurs fusant de son pinceau (technique supposément empruntée à Max Ernst, mais attribuée ici SOURCE BLACKWATCH Ed Harris est Jackson Pollock en plus de réaliser ce film où il cherche à faire découvrir, à renforts d'hypothèses et d’exemples, comment l’homme et l’œuvre ont pu cohabiter, en identifiant les gestes qui traduisent le duel intérieur.à un «accident»), Harris oppose une recherche contraire, de combat entre l’ombre et la lumière.Lee Krasner (remarquable Mar-cia Gay Harden, candidate à l’oscar du second rôle), est témoin et arbitre de ce combat: peintre d’avant-garde qui, au début des années 40, a mis en veilleuse son propre travail pour faire connaître celui de Pollock, quelle a épousé et en qui elle a été la première à reconnaître un grand maître de l'expressionnisme abstrait — bien avant, d’ailleurs, que Peggy Guggenheim (excellente Amy Madi-garç) ne fasse de lui son protégé.A l’opposé du récent Before Nightfall, dans lequel Julien Schnabel faisait le portrait de l’écrivain cubain Reinaldo Arenas, Harris a évité le piège de l’exhaustivité, pour se concentrer sur les années qui ont le plus compté dans la vie de l’artiste, soit celles qu’il a partagées avec Krasner.Si bien que le film aurait pu porter leurs deux noms (comme Henry and June, par exemple), la chose n’étant contredite que par le dernier chapitre, moins fort, d’ailleurs, où Pollock décline en solo dans sa maison de I.ong Island, avant d'aller se jeter dans les bras de la mort, comme James Dean l’année précédente.Harris ne prétend cependant pas expliquer l’homme, où même décortiquer l’œuvre de création.Le cinéaste cherche plutôt à nous faire découvrir, à renforts d’hypothèses et d’exemples — rapportés dans l'ouvrage Jackson Bollock: An American Saga —.comment l'un et l’autre ont pu cohabiter, et identifier les gestes qui traduisent le duel intérieur.Contraint par l’Histoire, Harris a dû cependant composer avec-une série de figures importantes de l'époque (Willem DeKooning, joué par Val Kilmer, Clement Greenberg, campé par Jeffrey Tambor, etc.), qu’il représente au détour de scènes d’intérêt inégal.Car Pollock, par dessus tout, tient du tête-à-tête méditatif entre Harris et son ami — auquel il ne veut que du bien.MEILLEUR ESPOIR FÉMININ Realisation: Gérard Jugnot.Scenario: Gérard Jugnot et Isabelle Mergault.Avec Gérard Jugnot.Bérénice Bejo.Antoine Pulery.Sabine Haudepin.Mohamed Hicham.Image: Pascal Gennes-seaux.Musique: Khalil Chahine.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Il y a sans doute une clientèle qui colle aux comédies de Gérard Jugnot, le réalisateur d’f 'ne époque formidable, encore qu'elle soit certainement plus importante en France qu'ici.Bien des rires sont très colles aux ridicules hexagonaux.Ils ont peine à nous atteindre vraiment, à moins d'offrir un cru supérieur à portée plus universelle.Meilleur espoir féminin n'a guère cette prétention.D’autant plus qu’en s’offrant à lui-même le rôle principal d’Yvon, coiffeur hystérique toujours au bord de la crise de nerfs, Gérard Jugnot donne surtout mal aux dents.De fait, son personnage, gesticulant, affolé, irrite rapidement.Jugnot sera le papa poule d’une belle jeune fille de 17 ans, laetitia (Bérénice Bejo), qui refuse de devenir coiffeuse en suivant les traces de papa mais rêve de cinéma.De fait, un premier rôle s’offre à elle.Uaubaine! Mais papa renâcle.Ix- film tente de naviguer entre la pure comédie, la satire sociale et les scènes demotion.Ces dernières ont bien du mal à s’imposer à travers le mitraillage des répliques, somme toute répétitives.Meilleur espoir féminin a pourtant ses éléments plus forts, dont le portrait assez amusant (mais déjà vu) du milieu du cinéma, antre des mauvaises mœurs, avec des clins d’œil aux reality shows, à la frivolité des liens humains qui se créent au milieu de cette effervescence factice.En parallèle, la vie paisible et assez ennuyeuse dans le salon de coiffure d'un petit bled breton constitue un contraste, somme toute rigolo, sur lequel repose la dynamique de Meilleur es- poir féminin.Double décor, double rythme.L’axe du film est aussi le duo papa-fillette.Gérard Jugnot en fait trop, donc, mais c'est quand même lui le pivot de l’affaire, et il a relégué ses vis-à-vis aux rangs de faire-valoir, dont Berenice Bejo, charmante en Lolita mais dans l'ombre du personnage principal.L'inquiétude d’Yvon, qui craint toujours le pire pour sa Uietitia, est un élément appuyé jusqu’à plus-soif, avec des gags qui s’usent vite.Ce n'est qu’à la toute fin, quand Yvon perdra pied, de- passe par la vie de sa fille dont il est exclu, que l'emotion percera un [x-u l’écran.Meilleur (Spoir féminin avait des ambitions souterraines au delà de sa vocation de comédie, celle d’opposer des codes de valeurs: le clinquant par rapport à l'amour véritable.Cela dit.à vouloir trop susciter le rire, il a du mal à changer de registre pour aborder ries rives plus sérieuses.Meilleur espoir féminin reste un film de Jugnot qui met en vedette Jugnot et noie un |x-u tout le reste, sans multiplier les sources rie tire.VI SOURI.I I IONS OAI 1 Bérénice Bejo et Sabine Haudepin.* ' -W .,A ii ijldf/LUV lïliAMÛxUJÎ, U1 i'AJîJJD-Jï À IfAJ ! J ID’S J:, • Uj 1É UÎÆhZiïï UilJ J J-i J ÛIH PAZ Al ïlAl\ au -LAUitEi rr '/VEIL, cil 1É LIVE LION D OR *¦ HMI\ M l'I M MM .INK! ’ ?«Le Cercle enchante les cinéphiles du monde entier! «Une oeuvre lumineuse, implacable et miraculeuse! Un film de CHARLES MATTON LE CERCLE ,|n him df (alar Panahi j Caméra cfoi Léopard dot If Lion d'or A L’AFFICHE ! f 7Ae J e m Ce n t r i s 13h15 - 15h00 - 19h15 « «tfi* «TawnitTtai hucum v J V( tArnnm W W, touvï trw V n Le film événement à ne pas manquer! h KLAUS MARIA BRANDAUER ROMANE BOHRINGER JEAN ROCHEFORT RICHARD BOHRINGER RICHARD BOHRINGER M INARIOSVIÙr M-XTION • linio, n-! !! \R: ¦ s MvrnN .' I Of:-, ’III M’I'f i !*r|-R.» ÿrlCTJ, I R\\! ' HS i ,i I - .'U CRÉATION COSTUMES Bl MARI! ARNAlIIJ • MRECTH'R 1)1 IA PHOTOORAPHII I’ll RRI BITOUI V • MÜS10UI NICOLAS MAttON SON BéHNARD SAIS PVrttICf ORISOILT ’ DOMIMUUI HÉNNHXTIï • l oi'Uc nil ' T! ’ IA Vll'.l k! WINWtOV PLTERVAX VÏHjHPOKl ÉR1K St II : -Il tl M r\lt ! M CRUS M \! \ • ' i1 ' I I’tR HI \h.' ;ll IhUStS, ¦ IT:i!|il ! Il I fi S SS, R II ' HKMOi' Ht i, UtSII RI h I fi www.remhrandt-lelilm.tom t(.une comédie pleine de tendresse et t°üt à fa't réussie.^ - Le Parisien u.une comédie drôle et touchante.» - France-Soir Heillalr respoir reirunin Un film de Gérard Jugnot Gérard Jugnot Bérénice Bejo OrwtJ Jugnofi B4r6nre Bejn.S*b>n» Hmxhfnn.Didier f lamand, Daniel Martin.Hubert Stunt Marary, Oérêfd I.|.»I M»,jjFl - O Ch«n(al Lautn.M(4iaiiiiwl HrbnrTi An(nin* Dularjr Gi'amqu’i' fc va— a.Ta ky H1 ilgadi -,- I-FAMOUS PLA/Hlf,-1 ,-CINtPLEXODFON-1 ?] | COLOSSUS LAVAL ?! [boucherville ?J A L'AFFICHE! [3 «.rnaÿ{nifi1 II E3onr s nijd i x BKHNAf (I ) itMC >NI ) » ÉLISE GUILBAULT • LUC PICARD °»1 r—FAMOUS PLAYERS-» i-FAMOUS PIAYFRR—a r—FAMOUS PIAYFRS- 13 À L'AFFICHE! I parisien ?j [ Versailles ?11centre laval ?-1 A L'AFFICHE! ü: devoir j „ V oaKXHALi »vac aou* rrrHE» ««AWÇAist ——— €3 1 CINSPLEX OOtOi —1 1 MAISON OC C-iNÉMA j CQI |QUARTIER LATINV| [SHERBFiOOKE ?| ^ * - DES LE VENDREDI 23 MARS! & [g ^ w ^ Y.• .i < 3536 b0,,l St-Laaranl e X ce n l r 1 S (514| S47 ?Z06 Hfin atphèr* EQUINOX CONSULTEZ LES OUIDE8 Ce n t r i s LAUZ0N, LAUZ0NE / IN THE MOOD FOR LOVE îles silences du| 514 847.2206: horaires + infos + www ex-centris.com O Étudiant*âge d'or $6 Semaine avant I8I1OO : S6 Admission générale: $9 esir I / LE CHAPEAU I THE HMI / FAST FOOD.FAST WOMEN/LE CERCLE ioayerehi llhOO,dimanchei7nriarsCiné-Kid: le monde de buster I- K I) K V (I I K .L f.S S A M K l> I 17 E T [) I M A X ( ME IS M A K S 2 0 (I I < (i ?N É M A SOURCE CINEMA DU PARC The Legends of Rita renoue avec une urgence, une économie de moyens, un mélange d’analyse historique et de réflexion humaine sur les mécanismes de la révolte.Les mécanismes de la révolte THE LEGENDS OF RITA Réalisation: Volker Schlôndorff.Scénario: Wolfgang Kohlhaase et Volker Schlondorff.Avec Bibiana Beglau, Martin Wuttke, Nadja Uhl, Harald Schrott, Alexander Beyer.Image: Andreas Hofer.Au Cinéma du Parc, en version originale allemande avec sous-titres anglais.O I) I LE LE TREM BLAY DEVOIR Après s’être un peu fourvoyé en Amérique dans le polar Palmetto, après avoir auparavant adapté le roman de Michel Tournier à travers L’Ogre, force précédentes incursions dans des œuvres à gros budget, pas toujours réussies d’ailleurs, Volker Schlondorff revient un peu au cinéma de ses sources, qui plus est dans sa langue maternelle, l’allemand.Celui qui nous donna jadis Les Désarrois de l’élève Tôrless et Le Tambour avait trop cédé aux mirages des grosses machines scintillantes en y égarant sa griffe.Se diluait en parallèle la fameuse Nouvelle Vague allemande, autrefois si incisive.The Legends of Rita (mis en chantier depuis 1993) renoue avec la thématique d’un certain cinéma social.Il renoue aussi avec une urgence, une économie de moyens, un mélange d’analyse historique et de réflexion humaine sur les mécanismes de la révolte.Comme si, après quelques échecs ou semi-réussites commerciales, le purgatoire que s’offraient certains réalisateurs accro- rq U LU CÛ 'LU ZD O D Û CONCOURS DE CREATION DE LA MÉDAILLE Le concours de création de la médaille des Prix du Québec est actuellement ouvert.À compter de cette année, les lauréats des prix culturels et scientifiques recevront la même médaille.L'invitation à participer à ce concours s'adresse aux artistes professionnels en arts visuels, particulièrement les sculpteures et les sculpteurs, de même qu'aux artisanes et aux artisans joailliers.Modalites du concours Les artistes qui désirent participer au concours peuvent le faire en présentant une maquette originale.Le devis de la maquette est disponible sur demande au Secrétariat des Prix du Québec et dans le site Web des Prix du Québec à l'adresse suivante : http : //www.prixduquebec.gouv.qc.ca Un jury évaluera les maquettes et établira un classement.Chaque artiste dont la maquette fera partie du groupe ayant obtenu les dix meilleures notes recevra une somme de 1 000 $.L’artiste retenu pour réaliser sa maquette touchera 3 500 $ pour la fabrication du premier exemplaire de la médaille et une somme de 1 700 $ pour chacun des onze exemplaires supplémentaires.Le travail devra être terminé au plus tard le 21 septembre 2001 Date limite pour s'inscrire La maquette, le curriculum vitæ de l’artiste et un court texte expliquant le concept de la maquette doivent parvenir au plus tard le 25 mai 2001 à l’adresse suivante : Ministère de la Culture et des Communications Secrétariat des Prix du Québec dans le domaine culturel Direction des communications 225, Grande Allée Est, bloc B, 2' étage Québec (Québec] GIR 5G5 Tél.(418) 380-2363, poste 7229 Pour renseignements : Claude Janelle : (418)380-2363, poste 7220 E Ang Lee CJIN rILUVl l ! I /A 1 N Vj ^TlGREs, Dragon som rnrruRts classics' \o VERSION FRANÇAISE ¦ r——CINEPLEX ODEON-1 r FAMOUS PLAYERS STARCITÉ l |— MÉGA-PIEX" GUZZO-1 | CINÉPLEX OOEON-1 [QUARTIER LATIN ?11 MONTREAL ?j | TASCHEREAU 18 ?11 LASALLE (Place) ?| I JACQUES CARTIER 14 ?11 COLOSSUS LAVAL ?11ST-EUSTACHE ?11 BOUCHERVILLE ?| I-CINEPLEX ODÉON-1 t FAMOUS PLAYERS STARCITE i |-CINÉMA 9-1 i—FLEUR DE LYS-1 |CARREFOUR 00SI0N ?11 HU LL ?11 ROCK FOREST ?1 lîROIS-RIVIÉRES 0.?I I-,'INEMA CAPITOL —, f-CINEMA PINE -, i-CINÉMA ST LAURENT —, , MAISON DU CINEMA-, |DRUMMONDVILLE ?11 STE-ADÉLE ?I IsOREL-TRACY ?| 1 SHERBROOKE ?| CINÉMA BIERMANS—i r—CINÉ-ENTREPRISE—i I CINÉMA DE PARIS 1 r—CINÉMA LAURIER —1 SHAWINIGAN ?11 ST-BASILED I | VALLEYFIELD ?11 VICTORIAVILLE ?V.ORIGINALE AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS I CINÉPLEX OOEON i 1 DAUPHIN ?| U rtmriNAl F 1 FAMOUS PLAYERS ¦ i r—FAMOUS PLAYERS 1 originale | paramount ?1ICOUSÉE KIRKLAND ?] SOUS-TITRES I— LES CINÉMAS GUZZO 1 i CINÉMA PINE l anglais [DES SOURCES 10 ?11 STE-ADÈLE ?| Comme un long fleuve embrouillé ENEMY AT THE GATES (L’Ennemi aux portes) De Jean-Jacques Annaud.Avec Jude law, Joseph Fiennes, Rachel Weisz, Ed Harris, Bob Hoskins, Eva Mattes.Scénario: Jean-Jacques Annaud, Alain Godard.Image: Robert Fraisse.Montage: Noëlle Boisson, Humpfrey Dixon.Musique: James Homer.Allemagne États-Unis, 2000,135 minutes.MARTIN BILODEAU L) e cinéma de Jean-Jacques 'Annaud (Sept ans au Tibet, Le Nom de la rose, L’Amant) est un cinéma de mode d’emploi.Un cinéma épique, certes, mais aux pics polis, aux élans mesurés, aux plis repassés, d’où l’émotion est presque toujours escamotée au profit des formes.Le reproche s’applique encore une fois à Enemy at the Gates (L’Ennemi aux portes en version française), son huitième long métrage, qui a pour théâtre la prise de Stalingrad par l’armée allemande à l’automne de 1942.Du corps de ces images d’immeubles en ruines, de cadavres étripés et de statues démantibulées rappelant les fresques de Géricault, Annaud et son scénariste Alain Godard ont dégagé les deux survivants qui seront à l’avant-plan de leur histoire.Vassily Oude Law), inspiré d’un personnage ayant réellement existé, est un simple soldat des montagnes de l’Oural, envoyé au front (autant dire à l’abattoir) par Staline et qui doit sa survie à la providence autant qu’à son incroyable talent de tireur.Rattaché au service de renseignement de l’Armée rouge, Danilov (Joseph Fiennes), qui a survécu aux côtés de Vassily, fera le récit, dans le journal officiel, des exploits du jeune soldat afin de donner un héros à la défaite et remonter le moral des troupes, qui en ont bien besoin, Reste, à la surface de ce fleuve embrouillé, un grand feuilleton populaire, désespérément Annaud là où il se voudrait Spielberg d’autant que le bouillant Khrouchtchev (Bob Hoskins, ridicule) désespéré de les voir regagner du terrain.Enemy at the Gates se veut une réflexion sur l’héroïsme, que le cinéaste agence en un triangle amoureux (impliquant Vassily, Danilov et une jeune volontaire campée par Rachel Weisz) et en un duel polaire opposant le jeune franc-tireur russe, qui continue de déstabiliser l’occupant, et un major allemand (Ed Harris) venu de Berlin pour lui régler son compte.Annaud effleure ses thèmes les plus intéressants — la réalité du héros et sa représentation mythique, la rédemption au miroir des deux francs-tireurs, puis l’amitié trahie, que symbolisent ici l’ange blond (Vassily) et fange noir (Danilov) — au profit d’une histoire d’amour conventionnelle à laquelle il s’accroche comme s’il s’agissait du seul élément digne d’être épargné d’un éventuel naufrage.Il en est pourtant la cause la plus évidente, avec le jeu des acteurs, d’une maladresse étonnante, en raison sans doute des personnages unidimensionnels dont chacun semble désespérément chercher les sources d’existence au delà des deux ou trois motifs de psycho 101 dévoilés au préambule comme des secrets de grande valeur.Reste, à la surface de ce fleuve embrouillé, un grand feuilleton populaire, quelque peu démodé et désespérément Annaud là où il se voudrait Spielberg.Car on ne compte plus les analogies, voisines du plagiat, avec Schindler’s List (pour la musique de James Horner, presque identique à celle de John Williams), Saving Private Ryan (pour la boucherie de la séquence d’introduction, même si le cinéaste la filme en plan large) et Empire of the Sun (pour la figure de l’enfant dont la guerre tuera l’innocence).Bref, à trop vouloir se rapprocher du soleil, Jean-Jacques Annaud s’est brûlé les ailes.ALEX BAILEY Vassily (Jude Law), un simple soldat des montagnes de l’Oural, envoyé au front par Staline.Il devra sa survie à la providence autant qu’à son incroyable talent de tireur.ANTOINE DE CAUNES N0ZHA KH0UADRA ns MC )N PAYS UN FILM DE ALEXANDRE ARCADY *VK lAPARTiof s MATHILDA MAY • SAID AMADIS • SAMY NACERI -WADECK STANCZAK • PIERRE VANECK • DORA 00LL • FRANÇOIS-XAVIER N0AH • MARIE GUILLARD • JEAN-CLAUDE DE BORDS • FRANÇOISE ARMELLE-CHICHE V.ANTOINE LAC0M81E?ALEXANDRE ARCADY RENE B0NNEU GRANDE VACANCE fOUIONS U AWW4RI0N ^ ' " *¦ • BENJAMIN STORA - ROBERT ALA2RARI : - TONY E6RY - ALEÀnORE AIA * ^ AAKiûu PHILIPPE SAROC - ' lOflE VAN EFFENTERRE « ¦.«-n JEAN PAUL BATTA6SIA - ROBERT BENMUSSA u- AIEMNORE FRMS »» ¦ u v*'iw > CANAL ?STUDIO CAN Al» STUDIO IMAGES 6 15 O www.lM-liaM.wtl l?À L’AFFICHE EN EXCLUSIVITÉ r^ARisiENs>7~| 1hin.^.0hjn ^DIGITAL ^tvh 19e Festival International dl'Film l'Art sur ¥ ÎBO FILMS DE 25 PAYS DU 13 AU 18 MARS 2001 CENTRE CANADIEN D’ARCHITECTURE Théâtre Paul-Desmarais 1920, rue Baite CINÉMA ONF 1564, rue Saint-Denis CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE Salle Fernand-Seguin 335.bd.de Maisonneuve Est MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN Salle Beverly Webster Rolph 185, rue Sainte-Catherine Ouest GOETHE-INSTITUT 418, rue Sherbrooke Est MUSÉE DES BEAUX-ARTS Auditorium Maxwell Cummings 1379, rue Sherbrooke Ouest 2 INFO FESTIVAL www.artfifa.com L K I) K V U I K .i K S S A M K I) I K I I* I M A \ ( Il I I S M A H S =\ Il ï S M U S I Q l E MEDIAS Maxime Leforestier et Michel Rivard.PATRIC K SANFAt, ON 1 K 1H VOIR Amis à vie Maxime (Le Forestier) débarquait la semaine dernière à Montréal pour la promo d’un nouvel album, L'Écho des étoiles: entre les entrevues, il a passé le plus clair de son temps à l’émission Studio TV5 de son pote Michel (Rivard).Normal.Un quart de siècle de chansons et d’amitié, cela se nourrit.SYLVAIN CORMIER Dans le grand local de répétition de Solotech, rue Gilford, ils ne la jouent pas copain-copain.Ni œillades entendues, ni K V O I R .I K S S A M KHI 17 K T l> I M A \ ( Il K 18 MARS J 0 0 I ( !» \TTRINE SUITE DE LA PAGE C 8 l'orgie en musique: ça jammait.jammak.jammait à llnttni.Mais jamais en vain: les extraits fournis ici.qui remplissent tout le deuxième disque, sont brillants d'attention réciproque.Comme en jazz, ces virtuoses créaient leur rock à mesure.Forcement, ça ne pouvait durer.Le Fmmpton a moins bien vieilli: déjà, en 1976, à l'époque de son massif et fulgurant succès — record de ventes toutes categories pour un double disque —, on comprit vite que toute l'affaire tenait au machin-truc-chose que le frisotte Peter mâchouillait en même temps qu'il jouait ses solos de guitare — nommément le Talkbox.On admit après coup que l'on avait acheté Alive! pour trois chansons, la ballade Baby I Love Your Way et les deux showcases du bidule: l'épique ik> You Feel Like We Do et Slunv Me llte Way.On se lassa vite, et l'album acheva ses jours dans les ventes de débarras de l’Amérique du Nord.Ce n'est certes pas l’ajout de quatre titres à un double disque déjà trop long qui ravivera l'intérêt Pour collectionneurs de Pif Gadget seulement.S.C.LIVE TOURNÉE 2000 Jean-Pierre Ferland GSI Musique (Musicor) Rien à redire sur le spectacle: on avait aimé sur place, on aime autant sur disque.Ferland y navigue souvts rainement entre immortelles {Fleurs de macadam, Le Petit Roi), entreprises de séduction {Tes belle, Si je savais parler aux femmes), beaux morceaux retrouvés (Les Framboisiers, Le soleil emmène au soleil) et titres forts des deux derniers albums acoustiques (J’aime un homme, On oublie qu'on oublie, La Musique).On a eu la bonne idée de tout inclure: les présentations font évidemment partie de l’expérience Ferland.Un spectacle si satisfaisant — aux tartinades de la choriste Lynn Jodoin près — méritait non seulement un enregistrement de belle qualité (il l’a) mais un emballage de bon goût: il ne l’a pas, loin de là.En lieu et place, on obtient une sorte de trophée, un énorme live en lettres majuscules dorées sur fond brun crotte séchée.Ça rappelle les compilations en série d'une autre époque, genre «le disque d’or de Jean-Pierre Ferland».Fin de meeting un chouia expéditive chez GSI Musique?Le point pochette, suppose-t-on, s’est perdu dans le varia.Dommage.S.C.il ) K 11 D S Q U E S CLASSIQUES Chanter, méditer et jouer FRANÇOIS TOI SIGNANT FAIREST ISLE Chansons anglaises anciennes de John Dow land.Thomas Campion, Thomas Morley, William Bvrd, John Jenkins et Henry Purcell.Barbai'.; Bonney.soprano; Jacob Heringman, luth; quatuor de violes Phantasm, Tie Academy of .Ancient Music.Dir.: Christopher Hogwood.Decca 466132-2.Dire que c’est joli et intéressant porterait ombrage à la qualité de ce récital si varie.On re trouve cette variation dans les ac-compagnements, les tons, les styles et humeurs que Barbara Bonney sait dénicher dans un répertoire où d’autres se contentent d’être naïvement faciles ou sim-plistiquement «mode à l’ancienne» («mode» au masculin comme au féminin, soit dit en passant).Non: elle décide, avec ses divers partenaires, que cette musique lui appartient, aujourd'hui, pour qu’on se la réapproprie avec notre sensibilité actuelle, qui tranche drôlement avec ce que font les cantatrices à «voix» limitée qui doivent se cantonner dans ce répertoire par incapacité de faire autre chose.Cela n’est pas le cas de Bonney: elle le fait par volonté et par choix, oubliant les limitations techniques au vestiaire.Donc, par liberté.Le résultat est séduisant autant que convaincant.Dans un monde du disque où ce type de concept de produit pullule, celui-ci se démarque sans qu’on se pose quelque question que ce soit sur «l’authenticité» de la chose mais plutôt, tout naturellement, par la simple realisation des affects qui mène vers une realite actuelle de ces genres musicaux et du fait qu’on puisse y prendre plaisir sans se sentir retro.Rien d’essentiel, mais bien du nécessaire.Fera la nuance qui voudra PECKOY - GAGE Richard Strauss: neuf mélodies diverses; Othmar Schoeck: six mélodies diverses: Alban Berg Vier Lieder (Quatre lieder), op.2.Dagmar Peckova, mezzo-soprano; Irwin Gage, piano.Supra-phon SU 3434-2 231.Vous vous offrez un grand tris-son expressionniste languissant et d’une lassitude extrême (pas de cri, que du sombre appel à la mort) pour accompagner votre insurmontable fatigue existentielle de fin d’hiver.Alors, vous tamisez l’éclairage et allez directement à la plage n“ 19 de cet enregistrement.Commence alors le (aussi bref) cycle de quatre lieder, numéro d'opus 2 de Berg.La musique, on le sait, est géniale.L’interprétation, ô miracle, trouve ici, pour la première fois au disque à ma connaissance (si on fait exception de la rare version Fisher-Dieskau), une réalité qui transcende l’interprétation: cela s’appelle la vérité.Dagmar Peckova ne se contente pas de chanter les notes, d'articuler totalement le texte (pointilleux en diction, vous allez être servis): elle le fait entrer dans notre Seele — c’est le concept allemand qui parle de lame à la fois au sens psychanalytique, religieux et quasi maladif du terme).Elle nous fait entrer dans cette Stimmung (autre concept si allemand, difficile à traduire, qui va de l’état d’âme à l’union en accord avec un certain état, comme le ôm — ou aum, selon votre orthographe — des Hindous) si particulière et troublante de cette esthétique sombre.Sans délire, à qui’veut mieux participer à cette esthétique si curieuse qu’elle fascine morbidement, les lieder de Strauss retenus sont exactement de la même auge: rendus noirs et sans complaisance des difficultés de la vie et de l’amour dans une civilisation qui va s’effondrant et dans laquelle des artistes forts s'interrogent et ne trouvent aucune réponse autre que dans l'oubli dans le passe, la negation du present et la fuite dans une desolation sans fond.On compare un peu avec les interpretations d'Anne Sofie von Otter.Cette dernière possède une plus belle voix, mieux maîtrisée et plus prenante chez Strauss, mais cette aspiration désolé vers le vacuum des sentiments.Engagement total de son partenaire.l'inimitable Irwin Gage qui.ici, se surpasse de mille lieues! Il chante (on l'entend même marmonner souvent sur le disque) avec toute son âme et, même si la prise de son le désavantage légèrement, il est aussi désespéré que la cantatrice.On veut s'abandonner à ce spleen, uniquement pour en ressusciter.Entre les deux, des raretés de Schoeck, de même inspiration, qui illustrent bien le Zeitgeist du tournant inaugural du XX' siècle en Europe centrale.Des lieder magnifiques que vous découvrirez avec plus qu’intérèt.Un disque troublant, que vous adorerez autant que vous le cacherez, histoire de le celer pour vos moments de laisser-aller existentiel qui, malgré leur noir, nourrissent l’âme et nous forcent à avancer tellement c’est beau, bien fait et génialement conçu comme programme.BRUCKNER - BOHM Anton Bruckner: Symphonie n" 8 en do mineur.Orchestre de la Tonhalle de Zurich.Dir: Karl Bôhm.Palexa CD-4522.Archives encore, de celles qui pourraient enrichir votre vie, que cette parution.Bon, il faut vivre avec le hiss (le bruit de fond qu'en variétés on arrive à gommer mais pas en «classique», sinon on perd trop de la qualité de base de ce qu’est la musique).Les sommets sont ici dans la plus belle symphonie de Bruckner.L’Orchestre de la Tonhalle de Zurich s’avère une grande, très grande formation sous la baguette si inspirée de Bohm, lui qui ne fait pas d’effets spirituels, qui restitue simplement la musique, ce qui la rend encore plus Invitation à la Mélomanie Une série de 8 cours d'initiation à la musique classique basée sur 1 écouté commentée d’extraits sonores CLAUDIO RICIGNUOLO de l’Orchestre Métropolitain Claudio Ricignuolo est un passionné de musique un formidable vulgarisateur.» YVES BEAUCHEMIN Nouveau : cours à la carte Session printemps: ¦ Série classique Début des cours : 28 mars Séances d’information gratuites (514)385-5015 (Zj&Ær www.melomanie.coni ORC Hi S T R E " METROPOLITAIN YANNICK NEZF T-SFGl IN cet hfre< prenez^0 Lorraine Desmarais trio A * ( \ Hydro VXtv Québec présente Série «Topaze» fcÜ Beloeil > ustn 464-4772 Centre culturel Ste-Geneviève > (914) 626-1616 Salle Pauline-Julien L’Assomption > (450) 589-9198 Théâtre Hector-Charland Longueuil > [4591 G7o isis Théâtre de la ville Terrebonne > [4501 492-4777 Théâtre du Vieux Terrebonne Joliette > (4501 759-6202 Salle Rolland-Brunelle St-Hyacinthe > 1450) 771 3388 Salle du Collège St-Maurice Sept-lles > 1418) 962-0100 Salle de spectacle de Sept-îles E3 Baie-Comeau > 1416) 295 2009 Théâtre de Baie-Comeau J )} -I K Ml.Mireille Proulx .lj“Y,.R!5!.d,°ü Terrebonne > 1450) 482-4777 Le Moulinet St-Jean > (4M) 358 3949 Cabaret Théâtre du Vieux St-Jean le Bend du roi du drum Beloeil > usai 464-4772 Centre culturel Longueuil > (45Q) S70-iii6 Théâtre de la ville Québec SS S»*0 H m Jd 1 M M A m Une violiniste prodigieuse QUI SERA UNE RÉVÉLATION! *1+ l, DIMANCHE, 25 MARS 2001 ¦ ¦ ¦¦ Cinquième salle, Place des Arts violon au piano, Louise-Andrée Baril - Sonate (1917) de Debussy - Sonate no 2, op.94bis de Prokofiev - Sonate no 3 BWV 1005 (Adagio et Fugue) de Bach - Fantaisie brillante (Faust-Gounod), op.20 de Wieniawski.Matinée spéciale pour toute la famille.Dans un studio adjacent, pour enfants de 8 à 13 ans, atelier de chant choral, d’éveil et d’initiation à la musique.Coût : 3 $ par enfant.Maximum : 35 enfants.RÉSERVATIONS, PRO MUSICA (514) 845-0532 ou 1-877-445-0532.BILLETS : 22 $, 10 S (étudiants) TAXES INCLUSES.REDEVANCES EN SUS EN VENTE A LA BILLETTERIE DE LA PLACE DES ARTS : (514) 842 2112 /'c£> .dk Delta -f* I Hydro L Québec «Érneraude» UN VIRTUOSE PHÉNOMÉNAL! « Vous avez magnifiquement interprété mes transcriptions ! J de Liszt et Mendelssohn.^» (Vladimir Horovitz, 1987; Êk îftlIK 52e SAISON LUNDI, 19 MARS 2001 Salle Maisonneuve, Place des Arts piano - Bach-Busoni Prélude du Chorale BWV 639 Chaconne (de la Partita no 2 en ré mineur, BWV 1004) - LlS2T Grandes Études d’après Paganini, S.141 - HOROWITZ Variations sur des thèmes de « Carmen » de Bizet - Liszt-Horowitz Rhapsodie hongroise no 19 en ré mineur - Horowitz Étude-fantaisie « Les vagues », or.4; Valse; Danse excentrique - Liszt-Horowitz Variations sur la « Marche nuptiale », d’après Le songe d’une nuit d’EtE de Mendelssohn.:i> delta momtMai BILLETS : 25 S, 20 S.12 $ (fTUOUHTJ) TAXES INCLUSES.REDEVANCES EN SUS EN VENTE A LA BILLETTERIE DE LA PLACE DES ARTS (514) B42-2112 COMJi poignante, résolvant facilement les problèmes itu finale, écrasant de puissance dans l'adagio, fou d'energie retenue dans le scherzo et d’une toute personnelle direction dans la version éditoriale retenue du premier mouvement.(Oui, ainsi je le confesse, j'ai d'abord écouté la symphonie à l'envers avant de me la faire jouer à l'endroit, un truc de critique que je partage avec vous et qui fait que, souventes fois, la perspective change.) Pourquoi donc se procurer une telle version alora qu'il y en a de nouvelles?Pour la necessaire perspective que les chefs légendaires ap portent à un texte, comme on va au théâtre pour revoir un classique dans une autre distribution, ce qui change parfois la perception mais toujours mi-riehit le goût, une notion en i>cnx« tuel développement — même si certains voudraient que tout soil tixé dans le bel on.A MHSICAN’S MUSICIAN S.Prokofiev: Concerto pour violon no 1 en ré majeur, op.19; D.Chostakovitch: Concerto pour violon no 1 en la mineur, op.99; F.Kreisler: Caprice viennois, Liebesleid, Sehôn' Rosmarin, la Précieuse (à la manière de Couperin), Pæludium & Allegro (à la manière de Pugnani).Steven Staryk, violon.Accompagnements: Vancouver Symphony Orchestra, dir.: Kazuyoki Akiyama; Toronto Symphony Orchestra, dir.: Andrew Davis; Jane Corwin, piano.CBC - Ix‘s Disques SRC, collection «Perspective Millenium 2000», PSCD 2023.Encore un secret.Cette fois, je vous donne des explications.Il y a le inonde du jet-set.Avec de grands interprètes et de moins la' Premier Concerto de Prokofiev est fascinant du début à la tin pour le jeu du soliste.Le Chostakovitch reste désespérément ennuyeux.bons mais qui ont ce que les anglais appellent stamina.11 y a aussi plein, mais là.plein de merveilleux musiciens qui.pour une raison ou une autre, optent pour une carrière plus "modeste».Force de caractère et force des choses, soit, mais aussi choix de l'être.Steven Staryk fait partie de cette classe exceptionnelle de violonistes qui ont eu ce qu'on |>eut appeler une «petite carrière», le qualificatif étant inversement proportionnel a la qualité du mus! cien.Je lui dois entre antres une intégrale des sonates pour violons et piano de Beethoven qui tient de la hauteur de vue de I leiletz.(."est dire! L i lte parution se veut un hommage.Un frémissement de deception point cependant: au disque.Sla ryk ne rend pas ce qu’il était en salle.Oublions ce léger desap pointement car.parfois, un té moignage vaut mieux qu'un ou bli.Fc Premier Concerto de Prokofiev esl fascinant du début à la fin pour le jeu du soliste.I e Chostakovitch rosie desespéré ment ennuyeux, à moins de pouvoir vivre avec celle esthétique: bien joué en solo, il exemplifie l’ordinarité de l'orchestre.le mieux, ce sont ce que j'appelle généralement des blueltes de Fritz Kreisler.Oui, ce sont des clins d'u*il, mais il les fait si génialement qu’on ne peut y résister.la raison esl toute simple: il n'y a pas.pour Staryk, de mauvaise musique qu'il admette dans son répertoire.Simplement de la musique qui, même plus légère, reste un art.A nous d'en devenir complices.Les chanceux qui l'ont vu sur scène seront comblés; les autres apprendront qui est ce grand musicien qui, malgré la modestie de sa carrière, avait le calibre de bien des plus célèbres.Les Lundis classiques Rideau Vert sous la direction artistique de Francine Chabot 26 mars à 20 h Autriche Concert : Mozart et Schubert avec Robert Crowley, clarinette Véronique Potvin, alto Danielle Boucher, piano Kimy McLaren, soprano Francine Chabot, piano Billets Adultes : 20 $ Étudiants ¦.10 $ Réservations : (514) 844-1793 D M U5TCA1 ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN YANNICK NÉZET-Sf CÀJIN BANQUE NATIONALE GALA 3> TEL ^ -q\ Exceptionnel ! Du jamais entendu à Montréal ! Rachmaninov Concerto pour piano n” 1 Concerto pour piano n° 2 Concerto pour piano n” 3 Angela Cheng Richard Raymond André Laplante Les musiciens de TOM sous la direction de Yannick Nézet-Séguin £ Lundi 26 mars 2001 19 h 30 Place des Arts 514 842 2112 www.orchestremetropolitain.com CORÎfll wr.yTr-,
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