Le devoir, 14 avril 2001, Cahier F
L K DEVOIR.1 E S S A M E DI II ET D I M A N l II E I .* A \ R I I » O 0 I LE DEVOIR Télécommunications Réseaux et services Gi7 Tocco «Dans quelques années, il n'y aura plus de réseaux de téléphone comme on l'entend aujourd'hui.» Pour celui qui a participé étroitement à l'implantation du réseau informatique de l'UQAM, l’industrie des télécommunications est irrémédiablement vouée à la croissance.Page 3 Téléphonie La nouvelle téléphonie ajoute au service traditionnel Internet et la mobilité.Au Quebec, deux joueurs ont dans le secteur beau jeu: Bell et Télus Québec.Le défi: répondre aux besoins du nouveau consommateur.Et, pour demain, la vidéo par la téléphonie.Page 4 C'était la solution miracle.C'était pour demain.Fini le fil de cuivre, bienvenue la fibre optique Cela ne sera pourtant pas.Tout est remis à plus loin, les coûts étant élevés et la récente décapitalisation des places boursières coupant les revenus à tout le secteur de la nouvelle technologie.Faudrait-il alors croire que ce nouvel univers promis par les technologues n’était que de la science-fiction, une série de projets aussi utopiques les uns que les autres, et qu’il faille ainsi reléguer ces images d’avenir aux oubliettes?Il semblerait que non.Michel Saulnier est un responsable de la recherche et du marketing chez Bell.Les jours à venir de la téléphonie lui semblent radieux: «Ily a quelques années, on n’aurait jamais pensé arriver à la maison avec des puissances de 1 ou 2 mégabits.On perfectionne constamment les protocoles pour en augmenter la vitesse.Il n’est pas impensable du tout d’en arriver à obtenir d’ici quelques années du 5,6, 7 et 8 mégabits sur du service DSL À ces vitesses tout est possible, y compris la vidéo sur demande.» En clair, débrouillé, le message transmis indique que les compagnies téléphoniques sont confiantes, avec le système présentement mis en place dans les secteurs résidentiels, de répondre aux besoins du consommateur.Pour preuve, et les usagers d’Internet savent ce dont il est question, une transmission à un mégabit, c’est du gâteau, un téléchargement d’un fichier MP3 à un dixième de cette vitesse créant déjà de l’enthousiasme.Alors, à 80 fois plus rapide, il est permis de rêver.La deuxième génération de la téléphonie, cette DSL (acronyme anglais désignant le Digital Suscriber Line, et qui dit digit, dit numérique), permet en fait de satisfaire aussi les besoins actuels des entreprises.courant passe optimisme latent Mille milliards et plus Heureusement Car, s’il eut fallu attendre la téléphonie de la «troisième génération» pour que les télécommunications se développent, le retard eut été grand.On sait les sommes impliquées pour un tel projet II y a deux ans, quand le monde financier carburait au «e-commerce» et composait des menus faits de nouvelles technologies, Bill Gates avait évalué l’implantation à l’échelle mondiale d’un tel système à 1700 milliards de ses dollars.Donc, une facture en apparence trop élevée (pour comprendre ce que de tels chiffres recouvrent comme réalité financière, ces 1700 milliards, c’est un peu moins que le budget de l’année en cours déposé par l’administration américaine et un peu plus que les coupures d’impôt souhaitées par le président Bush pour les 10 prochaines années).Recul donc, dont les fabricants de fibres optiques, et la compagnie canadienne Nortel est de ceux-là, ressentent les effets.Sur le plan de la recherche, tout est prêt II suffit que la demande pour la fabrication et mise en place des réseaux soit exprimée.Et de ce côté, l'optimisme serait de mise.Internet s’implante lentement et solidement L'industrie le dit, et Bell comme Vidéotron tiennent le même discours: la pénétration des foyers est réelle.Les familles québécoises sont ainsi de plus en plus «branchées» et chez les jeunes, l’engouement est réel: ils «tchattent» à grands coups de clavier et piratent on ne peut mieux toute la musique offerte, montrant là leur grand talent pour la consommation.Les générations plus âgées hésitent toujours, fidèles à leurs habitudes (la banque et la caisse virtuelles font toujours peur, comme les numéros de cartes de crédit qui se promènent en liberté sur les fils).Hésitations de consommation que l’industrie ne voit durer encore qu’un court temps (quelques mois?quelques années?) car dans le secteur du commerce, du moins en ce qui concerne les échanges commerciaux entre entreprises, le pli est pris.Et cela va se poursuivre.D a ainsi suffi cette semaine de quelques bonnes nouvelles, souvent constituées non par le dévoilement de marges de profit augmentées mais par l’annonce de déficits opérationnels moins grands qu'appréhendés, pour que le marché boursier prenne de la vigueur et que l’indice composite NASDAQ remonte (quitte à retomber quelques jours plus tard).Dans un tel climat, le monde des télécommunications attend.D claironne moins qu’auparavant ses visions du futur.Temps de latence.On pourrait ainsi croire qu’il y aurait toujours un écart entre le virtuel et la réalité Normand Thériault TECHNOLOGIE Superserveurs Page 3 Page 4 CELLULAIRE Page 5 NANOLITHOGRAPHIE Page 7 LE FUTUR en 10 technologies Page 6 'Èmé.•• Sy ' • %:likg 11 : , v'fev ,'v >> ¦ »: - ¦ ¦’ v 1 ¦si.mÈÈÉàMM’W* .?"*»*« *! " V : » ; ' p V' ¦æî&iztJsK viA 4Ù.ij .- ; at .î .'* SI -'t ¦ ' \ * t* ‘ '* ^ * ^ H1H Ne jouez pas votre avenir, investissez plutôt.hp superdome est un nouveau type de serveur d'entreprise; un nouveau type de service d'entreprise.Il allie la pensée de l'ordinateur à la recherche qui se poursuit sans cesse.Sa puissance n'a d'égal que sa flexibilité.En effet, grâce à sa grande flexibilité, le hp superdome se prête parfaitement à l'architecture IA-64.Cette flexibilité vous permet également d'exploiter plusieurs systèmes tels que UNIX**0, LINUX, Windows"0 2000, et d'autres qui n'ont pas encore vu le jour.Voyez loin; visitez hp.com/superdome.m I L £ i) £ VOIR.L £ S S A M £ I) I I I £ T l> I M A \ l II £ I A V K I I i O O I ELECOMMIWICATIOXS l’ne entrevoie avec Gil Tocco Un irréversible bond en avant suivra Nortel est prêt pour l’implantation de la fibre optique V i ppggpp sS|:|fc 1 SOURCE HP Il existe toujours un décalage abrupt entre le réseau de transport et le réseau d’accès.Quand les deux réseaux en seront arrivés au même niveau, on pourra utiliser des applications qui comportent beaucoup plus d’informations, en particulier au niveau de la vidéo numérique et de tout ce qui relié à l’imagerie.«Dans quelques années, il n y aura plus île réseaux tie téléphoné comme on l'entend aujourd'hui.» Pour qui a participé étroitement à l’implantation du réseau informatique de l’I QAM, l’industrie des télécommunications est irrémédiablement vouée à la croissance.Les propos enthousiastes de Gil Tocco.RÉGI N A LI) H A K Y K Y Nombre d’investisseurs ont été financièrement pénalisés par les prévisions successives à la baisse annoncées récemment par les dirigeants de Nortel, ce fleuron canadien et mondial de l’industrie des télécommunications, qui figure toujours à titre de numéro un de cette industrie dans l’optique et le sans fil.De façon plus globale, spécialistes et observateurs scrutent depuis quelque temps avec attention tout le secteur de la nouvelle économie, qui connaît des soubresauts et marque un net ralentissement.Pour autant, les télécommunications sont profondément incrustées dans le paysage et, peu importe leur rythme de croissance, elles sont désormais intimement liées au présent et au futur de l’homme à tout jamais branché sur la planète par l’intermédiaire de réseaux qui gagnent en puissance et en performance.Mathématicien et associé principal de Sciencetech Communications, Gil Tocco se penche sur l’évolution des télécommunications à la lumière des connaissances techniques qu’il a acquises en la matière.Celui-ci a entre autres participé étroitement à l’implantation du réseau informatique de l’UQAM.11 se montre maintenant persuadé que l’industrie des télécommunications est irrémédiablement vouée à la croissance.Cependant, bien malin serait celui qui pourrait prédire le rythme de ce bond en avant.Pour des raisons purement économiques, l’industrie a mis la pédale douce sur la croissance rapide et est passée au mode ralenti.«Tout cela n’a rien à voir avec la technologie et avec les caractéristiques d’une entreprise comme Nortel, tes compagnies de télécommunications, qui sont loin d’avoir finir de rebâtir complètement leurs infrastructures, procèdent au rythme de la demande.Plus la demande est forte, plus on se dépêche de construire et d’ajouter tout ce qu’il faut.Si l'économie en général baisse ou si on craint qu elle faiblisse, les compagnies ralentissent le rythme des commandes et vont un peu moins vite parce qu elles savent pertinemment, comme n’importe qui, que si l’économie se porte moins bien le nombre de communications va diminuer», ce que laisse voir la situation actuelle selon cet expert de la question.Voilà qui ne saurai! d’aucune façon remettre en cause l’évolution des télécommunications.11 confirme ce point de vue et il en donne les raisons: «C'est un processus qui a été entamé mais qui est loin d'etre terminé.On est présentement sur la ligne de démarcation entre une ancienne technologie basée sur la téléphonie et une nouvelle qui va remplacer tout cela.Dans quelques années, il n'y aura plus de réseaux de téléphone comme on l'entend aujourd’hui.Je ne sais pas quand, mais c’est porté à disparaître complètement.» Réseaux de transport et d’accès A propos des changements technologiques, il fournit une ex plication claire.«Lorsqu'il est question d'électricité, on parle du réseau de transport et de celui de la distribution.En matière de télécommunications, on retrouve les réseaux de transport et d’accès, te réseau de transport, qui regroupe ce qui se passe entre les gros commutateurs et les divers équipements, est maintenant équipé en fibre optique pour la partie du filage dans toutes les compagnies.Far conséquent les vitesses ou bandes passantes que Ton peut atteindre par ce moyen de transport sont plutôt élevées et on se montre rela- tivement confortables avec cette realite technologique.» Quant aux reseaux d’accès, le problème se pose du fait qu’ils sont bases sur la téléphonie qui relie les points de chute ou les maison par le support du fil de cuivre.11 poursuit ses explications: «Consommateurs et entreprises doivent composer avec le fil de cuivre à cause des coûts trop élevés de la fibre optique.On a développé des technologies pour faire plus rapide, comme l'Internet à haute vitesse, mais c'est encore trop lent et on n'arrive pas à être au niveau du réseau de transport.Il existe toujours un décalage abrupt entre le réseau de transport et le réseau d’accès.Quand les deux en seront arrivés au même niveau, ça voudra dire qu’internet pourra démarrer vraiment, ce qui n 'est pas le cas à l’heure actuelle.On pourra utiliser des applications qui comportent beaucoup plus d’informations, en particulier au niveau de la vidéo numérique et de tout ce qui relié à l’imagerie.» Les incessantes découvertes Pour l’instant, les tentatives se multiplient pour contourner le problème.Toutefois, à son avis la fibre optique d’aval en amont entraîne des coûts prohibitifs, le modem câble manque de puissance et il en faut un par ordinateur, le satellite ne fonctionne que dans un sens et il faut quand même utiliser le téléphone qui, lui-même, a été «boosté» à l’aide de différentes technologies sans que les résultats véritablement adéquats et escomptés aient été obtenus.«On a besoin de beaucoup plus que ça.In solution pourrait se trouver du côté du sans-fil où la bande passante pourrait s’avérer beaucoup plus large», émet-il comme une hypothèse dont il ne peut fixer la réalisation dans le temps.Un jour, la bonne technologie finira bien par se pointer.Pour mieux illustrer la fébrilité de l’industrie et ses incessants développements, il explique qu’à partir cle là, d’autres problèmes vont alors se poser et perpétuer le dynamisme du marché: «Le réseau de transport deviendra à son tour insuffisant.En dehors des fils de ce dernier, qui sont en fibre optique, tous les autres équipements, tels les commutateurs, les aiguilleurs, les serveurs de sécurité, etc., relèvent Bientôt, il n’y aura plus de réseaux de téléphone comme on l’entend aujourd'hui de l'électronique.In prochaine generation de ces équipements devra viser à reagir suffisamment vite pour accepter et gérer la quantité astronomique d’informations qui arrivent par la fibre optique: ils devront être convertis à l’optique.» les compagnies de télécommunications sont parfaitement au courant de cette situation, l es premiers équipements commencent à faire leur ap| writ ion et Nortel occupe la tète du peloton dans ce marché.«Quand on parie dis technologies optiques et non de fibre.Nortel est ineontistabh ment le premier au monde suivi de iMcent.Nortel est le premier dans l'optique et dans le sans-fil», assure M focco.Ia's multinationales emboîtent le pas D’autres faits se dégagent.Le clients d’entreprises comme Nortel et Lucent s»' recrutent pan ni les compagnies de telecommunications qui, à leur tour, puisent leur principal bassin de clientèles chez les gouvernements et les multinationales.«tes gouvernements trai-nent un peu de la patte, mais les multinationales mettent actuellement leur business sur le réseau pour faire du commerce interentreprises.Eux le finit et je vous garantis qu’il ne s’arrêtent pas.Far exemple, l’industrie automobile est en train de se bâtir entièrement sur Internet.Cette dernière s'est regroupée pour monter le plus grand système de commerce électronique au monde.» Les entreprises de moindre taille se révèlent beaucoup plus sensibles aux variations de l’économie.Dans le cas de telles dépenses, le retour sur investissements se fait attendre et elles n’ont souvent pas les reins assez solides pour patienter durant de longs laps de temps.«En ce moment, c’est la panique, te marché boursier est à la baisse et on parle de ralentissement et de récession.Donc, elles attendent.Toutes les entreprises, sauf les super-grosses, disent on va faire ça un tout petit peu plus tard.Dans un tel contexte, le commerce électronique subit un ralentissement et les communications diminuent.Les compagnies de télécommunications donnent un coup de frein et, en fin de compte.Nortel et les autres en subissent les conséquences.Voilà comment ça se passe!» conclut finalement Gil Tocco.Entre-temps, le chantier n’en continue pas moins d’être ouvert et de s’activer.Superserveurs Le Québec et Pinformatique Portrait d’une industrie en pleine croissance SOURCE COMPAQ Selon le géant informatique COMPAQ, ses récentes innovations technologiques vont lui permettre d’accélérer considérablement les vitesses de transaction, de réduire de façon draconienne les coûts et de créer une toute nouvelle capacité d’action face à toute croissance.S8ss«* f, COMPAQ Prttorio COMPAQ PrttaM COMPAQ Pftsûriô COMPAQ Pmorio COMPAQ fittWU) COMPAQ Le ralentissement économique au Québec?«Connaît pas», répond l’industrie informatique.Présentation donc des derniers modèles de HP, IBM, Sun, Compaq et Dell.ANDRÉ SALWYN Le ralentissement noté dans l’activité informatique à travers le continent nord-américain ne semble pas affecter le Québec.En fait, Catherine Gourdeau, consultante chez Hewlett Packard à Montréal, signale qu’au Québec «on ne ressent pas cela.On continue d’être occupés.» Cette demande à l’égard de super-serveurs est importante car elle reflète l’activité des entreprises dans des domaines comme le traitement de transactions en ligne (OLTP), la gestion intégrée des entreprises, la veille économique et celui des applications Internet, scientifiques et techniques.Pour Hewlett Packard, elle signale en outre que les entreprises n’ont pas peur de viser «trop gros» ni «trop loin».Le nouveau serveur 9000 Entreprise de HP est en effet le serveur le plus puissant à l’heure actuelle, n’ayant pas moins de 64 unités centrales, ce qui en fait un appareil d’une grande polyvalence.Cette polyvalence, en effet, lui permet non seulement de s’adapter simultanément a plusieurs plates-formes mais d’être compatible avec toutes les applications existant sur le marché à l’heure actuelle.Ainsi il n’est de secret pour personne qu’Ora-cle.un des plus grands fournisseurs de progiciels de gestion intégrée a choisi ce type de serveur pour ses propres services internes.«C’est le système le plus rapide que Ton puisse trouver dans un environnement OLTP et il a été conçu pour être redondant, c’est-à-dire qu’avec lui, il n’y a pas d’arrêt lorsque Ton passe d’un environnement à un autre», affirme encore Catherine Gourdeau.IBM.Sun Microsystems et Compaq offrent aussi des superordinateurs et ces entreprises indiquent, elles aussi, que la demande au Canada est sppérieure, en général, à celle qui est notée aux États-Unis.IBM IBM qui enregistre le plus grand montant de revenus provenant de ses ventes de serveurs, vient d’annoncer le lancement du e-Server zSe-ries 900 64-bit z/OS qui donne à ses utilisateurs la possibilité de transférer de façon dynamique les tâches qui lui sont assignées en vertu de priorités établies par eux.Cette fonctionnalité considérée comme un «directeur de ressources intelligent» donne au système le pouvoir de détecter automatiquement la partie du système dans la- quelle une demande de ressources a soudainement augmenté et d’y pourvoir.Un exemple de l’utilité de cette fonctionnalité se trouve dans un magasin en ligne pendant une période d’achats.La demande de ressource peut se déplacer des applications qui traitent des demandes de renseignement sur les produits, à la prise de commande, et aux demandes pour savoir où en est l’expédition.Sun Microsystems De son côté, Sun Microsystems qui, selon la firme d’enquête IDC, est l’entreprise qui vend le plus de serveurs au monde, se concentre surtout sur des serveurs de gamme moyenne.Dans cette gamme, grâce à sa famille de serveurs Entreprise et Netra, Sun est le chef de file incontesté quant a l’expédition de serveurs UNIX avec 37 % du marché suivi de HP avec 30 % et IBM avec 11 %.Si on considéré le marché total des serveurs comprenant les systèmes d’exploitation UNIX, Microsoft Windows NT, MVS mainframe et tous les autres, on remarque qu'aux États-Unis le marché est maintenant contrôlé par IBM.Sun, HP Compaq et Dell.Compaq et Dell Compaq, de son côté, a choisi des niches dans lesquelles, cette entreprise excelle comme les bourses, par exemple.En fait, 95 % des opérations sur titre a l'échelle mondiale se font en utilisant des solutions Compaq.Cette entreprise vient d’ailleurs de signer d'importants contrats avec les bourses de Toronto, de Montréal et de Sydney qui se préparent a affronter une importante croissance de leur volume d'affaires et exigent des serveurs capables de composer avec des taux de transactions très élevés.La bourse de Toronto vient en effet d’acheter quatre serveurs Himalaya S74000 de Compaq.Quant a la bourse de Montréal, elle a préféré des Himalaya S72000 et la bourse de Sydney a choisi des serveurs AlphaServer DS20E.Chaque ser- veur a certains avantages: celui choisi par la Bourse de Montréal, par exemple, est destiné au SAM (Système automatisé de Montréal).Selon Rob Ireland, un porte parole de Compaq, le Himalaya S72000 destiné a ce système va permettre d’accélérer les vitesses de transaction, réduire les coûts et créer une nouvelle capacité permettant de faire face à toute croissance.Quant à Dell, cette entreprise se concentre sur quatre familles de serveurs PowerEdge répondant a des besoins commerciaux particuliers.Chaque famille offre une gamme de produits ciblés.Par exemple, les serveurs PowerEdge SC Value Tower disposent de fonctionnalités et de services conçus pour de petits réseaux et petites entreprises a des prix abordables.Comme les serveurs PowerEdge Performance Tower se caractérisent par de hauts niveaux de performance, de disponibilité et d’évolutivité, ils représentent des solutions d’une solidité à toute épreuve pour les applications les plus critiques. I.F.It F V (t I H .I.K S ' M F It I II F T I) I M A \ (HE I .1 AVRIL ¦' (I (I I E L E C Oil M L N If ATI O X S Téléphonie résidentielle Avec ou sans fibre optique Le classique téléphone est en voie de disparition JACQUES GRENIER LE DEVOIR La numérisation des centraux a permis l’ajout d'une panoplie de services à valeur ajoutée tels l’afficheur du nom et du numéro, la messagerie ou la sonnerie personnalisée.I>a nouvelle téléphonie ajoute au service traditionnel Internet et la mobilité.Au Québec, deux joueurs ont dans le secteur beau jeu: Bell et Télus Québec.Le défi: répondre aux besoins du nouveau consommateur.Et, pour demain, la vidéo via la téléphonie.K K (, INA U) 11 A K V K Y 1e marché de la téléphonie locale ou résidentiel-^ le par voie de lignes terrestres s’est stabilisé au Québec apres avoir connu une fébrilité passagère.Différents joueurs ont tenté durant quelque temps de courtiser et de conquérir sans grand succès la clientèle québécoise à la suite de la déréglementation des marchés imposée par le Conseil de la radio-diffusion et des télécommunications canadi-ennes(CRTC).Aujourd’hui, Bell et Télus Québec, hier encore connu sous le nom de Groupe Québec-Tel, se partagent presque à eux seuls le territoire et le marché du local.A l’ordre du jour de la téléphonie résidentielle, figure toutefois en priorité la convergence qui, grâce à la présence de plus en plus marquée du numérique, procure maintenant au consommateur de multiples services et une interactivité accrue.Les compagnies s’efforcent de diversifier leurs marchés et de rapprocher la fibre optique le plus près des domiciles afin d’être en mesure de rendre leurs réseaux plus performants.Elles s’efforcent d’élargir la bande passante des réseaux et d’augmenter la vitesse de transmission des données pour satisfaire des clientèles branchées et exi- m* JACQUES GRENIER LE DEVOIR 1a‘s consommateurs portent leur engouement sur des produits plus évolués que la traditionnelle téléphonie résidentielle.géantes.Emporté par le puissant courant des technologies de pointe, le classique téléphone domiciliaire n'existera tout simplement plus dans quelques années.I^t présence de Bell En terme de téléphonie locale, Bell et sa filiale Télébec en Abitibi accaparent toujours le gros du marché au Québec, soit autour de 92 %.Chef divisionnaire/recherche marketing chez Bell, Michel Saulnier laisse tout de suite savoir que le secteur résidentiel a évolué très vite et que ce marché est rendu déjà très loin par rapport au petit téléphone noire à roulette d’antan.«En téléphonie ou en télécommunications résidentielles, il est aujourd’hui impossible de passer à côté du virage Internet, de celui de la mobilité et de tous les produits émergents.Le taux de pénétration du Net, qui se situe à 45 ou 50 % de la population, commence à représenter un service de masse.Tout le portrait du consommateur traditionnel est modifié par le Net et par la mobilité », affirme-t-il.Il est évident que dans ces deux créneaux, les joueurs sont plus nombreux et que la compétition est beaucoup plus vive.La valorisation numérique du réseau a été à l’prigine de l’ajout de la gamme des services «Etoiles Bell» qui sectorisent et élargissent le marché.«On ne développe plus de la technologie pour de la technologie.Notre groupe préfère être à l’écoute des consommateurs pour comprendre leurs besoins et tenter d’y répondre sur le plan technologique.On fonctionne beaucoup plus par segmentation», laisse savoir le chef de division.Michel Saulnier croit que les coûts inhérents au prolongement de la fibre optique vers le domicile sont trop élevés pour que les compagnies envisagent une telle opération.Afin d’élargir la bande passante et d’augmenter la vitesse de transmission des données, il suggère plutôt que des technologies, comme le DSL utilisé pour la transmission à haute vitesse, soient améliorées et raffinées.«Il y a quelque années on n’aurait jamais pensé arriver à la maison avec des puissances de 1 ou 2 mégabits.On perfectionne constamment les protocoles pour en augmenter la vitesse.Il n’est pas impensable du tout d’en arriver à obtenir d’ici quelques années du 5, 6, 7 et 8 mégabits sur du service DSL À ces vitesses tout est possible, y compris la vidéo sur demande», soutient-il.A son avis, pour l'heure les consommateurs portent leur engouement sur des produits plus évolués que la traditionnelle téléphonie résidentielle.«Si on regarde ce qui est populaire et ce qui grandit à un rythme de croissance effarant, ce sont les services à haute vitesse Internet et la mobilité.C’est très clair que l’émergence et la croissance du marché surviennent actuellement dans ces deux lignes de produits», assure M.Saulnier.Télus Québec se positionne Jules-A.Brillant a fondé en 1927 la compagnie QuébecTel.Dans le Bas-du-Eleuve, ce prolifique entrepreneur rimouskois a tour à tour contribué à la mise au monde du téléphone, des journaux, de la radio, de la télévision de même que du transport maritime et aérien, te territoire traditionnel et monopolistique de QuébecTel couvrait à l'époque et couvre toujours la Côte-Nord au complet à partir de Tadoussac vers l’est, tout le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie et à peu près tout ce qui entoure la ville de Québec.La clientèle résidentielle se chiffre à 200 000 abonnés et celle en provenance du milieu des affaires à 100 000 autres.L’une et l’autre ont généré l’an dernier des revenus d’environ 300 millions de dollars dans les coffres de l'entreprise.Il y a environ un an, QuébecTel fusionnait avec TELUS, notamment pour résoudre son problème de propriété étrangère.TELUS, qui est le résultat du regroupement de trois compagnies de l’Ouest du pays, figure comme l’une des grandes sociétés de télécommunications au Canada qui, grâce à cette opération, a devancé de deux ans sa percée du marché québécois en achetant 70 % des actions du Groupe QuébecTel.Le Québec compte pour 25 % du total du marché canadien de la téléphonie.TELUS a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 6,4 milliards de dollars et elle est le principal fournisseur de services dans l’Ouest canadien.Depuis l’acquisition de Clearnet, la famille TELUS est devenue la plus grosse compagnie au Canada en terme de revenus en provenance du sans fil.Il y a quelques semaines, QuébecTel, qui était dans les faits déjà devenue le bras droit de la compagnie mère dans le développement de sa stratégie nationale pour le Québec, prenait officiellement le nom de TELUS Québec.Les progrès enregistrés Président et chef de la direction au Québec, Hugues St-Pierre souligne que le réseau a été numérisé au fil des ans et que dès 1991, QuébecTel a rayé de la carte les lignes rurales partagées par plusieurs abonnés.En 1995, la compagnie fut la première au Canada à lancer son service Internet «Globe-Trotter» disponible gratuitement sur l’ensemble de son territoire.«La numérisation des centraux a résulté dans l'ajout d’une panoplie de services à valeur ajoutée tels l’afficheur du nom et du numéro, la messagerie, la sonnerie personnalisée, etc.De la sorte, le marché des travailleurs autonomes s’est développé.Grâce à ces options, il est possible de mettre en place à la maison le bureau d’affaires virtuel.Ces gens-là peuvent avoir accès au Net, posséder leur ligne fax et disposer d’un répondeur virtuel», fait-il valoir.Telus Québec privilégie une approche de segmentation dçs marchés du côté de sa clientèle résidentielle.A titre d’exemples, le président s’exprime ainsi: «Les services téléphoniques assurent plus de sécurité aux personnes âgées dont le maintien à domicile est facilité.L’avènement de ces options-là a fourni l’occasion de cibler des clientèles comme les aînés, les jeunes, les travailleurs autonomes et les familles avec jeunes enfants.L’ensemble de ces options et des nouvelles qui seront créées permet de préparer des paniers de service qui comblent des besoins précis.» Pour l’avenir, il est clair que les attentes des clientèles se manifestent du côté de l’élargissement des bandes passantes afin de faciliter le télé-chargement d’informations et le déroulement des applications vidéo.«Je pense que finalement on va relier graduellement les maisons aux réseaux par le biais de la fibre optique et non pas en format DSL ou par modem à haute vitesse comme c’est actuellement le cas.À ce moment-là, il sera possible à domicile d’avoir accès à des films ou autres produits à distance et à des services médicaux dans des cliniques ou dans des hôpitaux», envisage Hugues St-Pierre.CONVERGENCE L’avenir selon Vidéotron Linformatique à portée de téléviseur X Dès 2002, le téléviseur et l’ordinateur deviendraient compatibles.Après le courriel reçu via la télé: les jeux en ligne sans ordinateur.L'offensive du monde du câble dans le secteur initialement contrôlé par les compagnies téléphoniques.Foutefois, il est impensable de voir la télé remplacer totalement l’autre petit écran.CLAUDE LAFLEUR De plus en plus les technologies des communications «convergent», c’est-à-dire que, partageant les mêmes modes d’échange, elles peuvent aisément être associées et combinées.Déjà, toutes les informations qui sont en format numérique — images, sons et toutes les autres données converties en séries de 0 et de 1 — peuvent facilement voyager par fil.par câble et par ondes et être lues par ordinateur et à l’aide d'un nombre croissant d’appareils comme les téléviseurs et téléphones numériques, les lecteurs CD et DVD, etc.Il est d'ailleurs significatif que le numériseur (le scanner) surclasse de plus en plus l’imprimante comme complément naturel de l'ordinateur puisque cette sorte de photocopieur permet de convertir en format numérique des documents tels que les photos de nouveau-nés, de soirées d'amis ou de mariages.qui sont ensuite acheminées par courriel ou affichées à la vue de tous sur une page Web.On observe de surcroît la convergence des grandes entreprises qui, souvent, se disputent àprement les ressources d’information, qu’il s’agisse de technologies, de logiciels ou données (filmographies, banques d'images et de textes, etc.).Ici même au Québec, des entreprises comme Québécor, Videotron, Bell Canada et autres «des» cherchent à «fusionner » tout ce qui communique autour d'elles.Parallèlement, ces télécoms se font concurrence pour nous offrir une gamme sans cesse étendue de services de com- munications: téléphonie, Internet, services télés, etc.L'une des tendances aisément observables ces temps-ci consiste précisément à faire converger les services de télévision et d’Internet, notamment en nous offrant l’accès à la grande toile à partir d'un téléviseur.L’offensive de Vidéotron D’ailleurs, le 28 février dernier, Vidéotron annonçait le lancement du «tout premier service de convergence numérique entre la télévision et Internet» en offrant à ses clients du service de télé numérique la possibilité d'envoyer des courriels.Le câblodistribu-teur annonçait du coup que, d’ici quelques mois, ses clients «pourront surfer sur le Net à partir de leur téléviseur et accéder à des services interactifs».Jean-Paul Galarneau, directeur-général des communications chez Vidéotron explique: «Nous offrons la télé numérique qui, grâce à un terminal que vous mettez sur votre téléviseur, vous procure une image améliorée — jusqu'à 30 %, dit-on, selon le téléviseur — alors que le son est de qualité CD.Maintenant, ceux qui sont dotés d’un terminal numérique peuvent se procurer un clavier à 99 $ qui leur permet d'envoyer des courriels à partir de leur télé.» M.Galarneau précise que Videotron offrira au debut de l’été l'accès complet à Internet à partir de cet ensemble.«Au courant de l'automne, poursuit-il, on va commencer à ajouter des jeux.» Dans un premier temps, il s’agira de jeux qui seront téléchargés sur le téléviseur alors que les jeux en ligne — permettant de jouer contre des concurrents par l'entremise d’Internet — suivront au début de 2002.«Plus tard, dit-il encore, au cours de 2002 probablement, vous pourrez aller chercher votre courriel tant sur le téléviseur que sur votre ordinateur et vous pourrez même prendre, toujours à partir de votre téléviseur, les messages enregistrés sur votre boite vocale.» Toutefois, à ses yeux, il ne fait aucun doute que la télévision ne remplacera jamais l’ordinateur, ni l’inverse.«Démystifions bien une chose, lance-t-il d’un ton assuré, l’ordinateur est avant tout un outil de services — qui permet de faire de la recherche et de communiquer — alors que le téléviseur reste avant tout un moyen de divertissement.Ce sont deux choses bien différentes!» Ainsi, selon lui, Internet accessible par téléviseur sera davantage un complément aux canaux télé.«Bientôt, raconte-t-il.vous pourriez intervenir dans une émission en cours.en posant par exemple une question à Claire Im-marche à partir de votre salon, question que celle-ci verra s'afficher sur un écran et à laquelle elle pourrait répondre en ondes.» Autre exemple: en regardant une émission de sport, on pourra accéder directement à la page Web de l’équipe ou d’un joueur.«Ce sera, lance M.Galarneau.réellement ce à quoi les visionnaires ont rêvé dans le passé: la télévision interactive!» Utilisations publicitaires Evidemment, admet-il sans peine, cette technologie intéressé beaucoup le monde publicitaire.Par exemple, en voyant une annonce d'automobile, on pourra accéder par Internet directement à une page web qui donne bien plus d’informations.dont la liste des concessionnaires du voisinage.M.Galarneau relate en outre deux approches différentes concernant l'accès à Internet par la télé.Certains fournisseurs préconisent en effet des systèmes qui transforment le «petit écran» en un écran d’ordinateur; on accède à un canal spécial (le 99, par exemple) d'où le téléviseur se convertit en mode Internet.«Mais, forts des nos expériences sur Vidéoway et UBl, relate-t-il, nous nous disons chez Vidéotron que ce n ’est pas là l’avenir.» L’entreprise préconise plutôt un système qui nous permet de continuer de suivre une émission télé tout en surfant sur le Net: «En gardant l’image télé en mortaise, en haut à droite de l'écran, vous pouvez vous servir de votre courriel ou accéder à des pages Internet.» M.Galarneau souligne en outre qu’il ne faut cependant jamais oublier que, normalement, on est à 18 pouces de son écran d’ordinateur mais à 12 et 18 pieds de notre télé! Vidéotron estime qu'internet accessible depuis un téléviseur intéressera principalement les personnes qui n'ont pas d’ordinateur chez elles et qui ne sont pas prêtes à investir les 1000 à 1500 $ nécessaires pour s'en procurer un.Ces personnes pourront ainsi posséder une adresse électronique, ce qui leur permettra d'utiliser ce mode de communication de plus en plus répandu.Il évoque aussi une autre clientèle: celle des personnes qui aimeraient faire des transactions bancaires électroniquement mais qui hésitent à se rendre à un guichet automatique de peur de mal paraître: «Dans nos recherches, dit-il, nous avons constaté que lorsque les mêmes services sont offerts à partir de leur téléviseur, ces personnes ont une tout autre attitude.Elles nous ont dit: “Je ne vais pas au guichet automatique mais si j’avais les mêmes services sur mon téléviseur chez moi, alors là, ça ne me ferait rien de les utiliser parce qu’il n’y a personne qui me voit.Si donc je fais une erreur, je ne dérange personne.» «Les gens ont toujours peur de faire des erreurs!» conclut-il.ARCHIVES LE DEVOIR Pour 1 automne, Vidétron commencera à ajouter des jeux.Dans un premier temps, il s agira de jeux qui seront téléchargés sur le téléviseur alors que les jeux en ligne — permettant de jouer contre des concurrents par I entremise d'Internet — suivront au début de 2002. LE DEVOIR.LES SAMEDI 14 E T D I M A V < Il E I 5 AVRIL 2 O O 1 E L E C 0 iM M T XIC A T10 X S K r» Téléphonie cellulaire Le MP3 de la parole Ils travaillent pour Nokia et AT&T.La compagnie est basée à Montréal.Les laboratoires sont à Sherbrooke.L'objectif de VoiceAge est de rendre la voix numérique chaleureuse, agréable à l’oreille.PIERRE VALLÉE La téléphonie cellulaire s’est répandue ces dernières années comme une traînée de poudre.Les utilisateurs se dénombrent de nos jours par centaines de millions partout sur la planète et l'appareil est devenu aussi familier que le téléphone conventionnel et le four à micro-ondes.Pourtant peu de gens savent que le fonctionnement d’un très grand nombre de téléphones cellulaires profite d'une technologie développée au Québec dans un laboratoire de recherche et de développement de l’Université de Sherbrooke.Cette technologie s’appelle AC-ELP (Algebriac Code-Excited Linear Prediction).La technologie ACELP permet la compression de la parole, élément essentiel de la téléphonie cellulaire.Mais le hic avec la compression de la parole, c'est que plus la parole est comprimée, plus elle perd de sa qualité.C'est ce que la technologie ÂCELP vient corriger; elle offre une compression sans trop de perte.Cela permet de transmettre et de stocker des données vocales sans baisse de qualité ce qui donne, une fois l’oreille collée à l’écouteur, une voix agréable à entendre, près du timbre naturel.Elle donne à la voix de la proximité et de la chaleur.C’est au debut des années 90.à la Faculté de génie électrique de l’Université de Sherbrooke, dans le laboratoire de Redwan Salami, ingénieur, que cette technologie a été mise au point.Depuis plus de 10 ans donc, on estime que l'équipe de chercheurs a consacré environ 100 000 heures en recherche et développement.En 1993, l'Université signe une entente avec l’entreprise SP1ROLAB pour la valorisation de sa technologie.L'année suivante, une filiale est créée SPIRO LAB-TE-LECOM.En 1999, une nouvelle compagnie est fondée.Il s'agit de VoiceAge qui a pignon sur rue à Montréal.Redwan Salami est un des actionnaires de VoiceAge et vice-président à la recherche.On compte parmi le personnel de l’entreprise 11 nationalités différentes.C’est que la réputation de VoiceAge est internationale.«Voies sommes passes de huit à trente-deux employés en 18 mois, explique Paul Goulet directeur des communications, et nous comptons d'ici peu augmenter ce nombre de 25 %.» VoiceAge présentement s'occupe de la commercialisation de la technologie ACELP et de ses nouveaux derives.S1PROLAB-TELECOM gère les brevets et la propriété intellectuelle.«Nous voulions éviter ainsi toute apparence de conflits d’intérêt», souligne Paul Goulet.Malgré la création de ces entreprises, VoiceAge demeure très près de l'Université de Sherbrooke, cette dernière étant actionnaire de l'entreprise.Une partie des recherches d'ailleurs s’effectue toujours dans l'institution d’enseignement La téléphonie cellulaire fonctionne selon des normes qui varient si l’on est en Amérique, en Europe, en Asie ou ailleurs sur le globe.la première strategie commerciale fut donc d’obtenir ces normalisation internationales.«VoiceAge en détient présentement huit de ces standards internationaux ce qui fiait qu à toutes fins utiles, la plupart des téléphones cellulaires dans le monde se servent de notre technologie.» La deuxième stratégie commerciale fut le développement de pro- duits proprietaires, tailles sur mesure pour un fabricant ou un exploitant de telephones cellulaires.«C'est ce que nous avons fait, par exemple, pour Nokia et .4T& T.¦ La troisième stratégie fut de développer de nouvelles technologies s'appuyant sur ACELP mais en prévision de l’arrivée de la troisième generation de tele phonie cellulaire.Une telephonie cellulaire entièrement numérisée qui permettra non seulement la transmission de la parole mais aussi celle d’une foule de données.Déjà, on a vu apparaître les téléphones cellulaires qui permettent de naviguer sur Internet.Cette nouvelle generation de téléphonie cellulaire devrait aussi permettre de minimiser la régionalisation des normes.«Nous travaillons à cc que cette nouvelle génération de téléphonie cellulaire soit interoperable.» Le marché de l’Internet n’a pas été oublié.ACELP.net a été développé à cette fin.Présentement RealNetworks avec le logiciel RealPlayer et Microsoft avec le logiciel MediaPlayer se servent de la technologie ÂCELPnet pour la compression et la transmission de la parole.«C'est ce qu 'on appelle en anglais /'audio streaming, nous sommes en quelque sorte le MP3 de la parole.» l>es développements à venir Selon Redwan Salami, la compression de la parole est promise à un brillant avenir puisque les usages futurs seront encore plus nombreux et variés.«Je pense entre autres à la téléphonie encryptee.a la videoconference.à la telephonie tactique, au courrier vixvl.au téléachat et au multiplexage des canaux - On (xaise aussi à la convergence entre les differentes plates-fonnes de communications.«Il sera possible de recevoir ou d'envoyer un message vocal à la fins sur Internet et par telephonie cellular rv», precise Paul ( Soûlot.Il donne en exemple les sites de rencontres ixt-sonnelles qui profiteront s.ms aucun doute de toutes ses technologies.Sans oublier la messagerie unifiée où il y aura un seul point de chute pour l’ensemble de la messagerie.«Il sera possible d'accéder à ses messages partout dans le monde, peu importe la plateforme.~ À cet égard, VoiceAge a développé une nouvelle technologie qui se nomme VoiceShuttle.Elle facilite, entre autres, le multiplexage des canaux.«Lorsqu'une entreprise de communication augmente ses abon- nes.explique Redwan Salami, elle augmente aussi le nombre de ses transmissions et se retrouve avec dis pointes d'achalandage Im réponse traditionnelle consiste à multiplier le nombre d’ordinateurs qui traitent l'information.Li technologie de l bi-ceShuttle permet de rencontrer les exigences de as pointes d'achalandage sans multipliir sans fin les ordinateurs C'est plus efficace et surtout beaucoup moins coûteux.» Ce à quoi nous assistons ptvson-tement, selon MM Salami et Cou let.et ce qui deviendra rapidement une réalité de tous les jouis est une revolution qualitative, la plus impur tante depuis au moins 25 ans.Non seulement les communications vocales augmenteront et louts usages seront de plus en plus varies, mais les utilisateuis chercheront la souplesse et surtout la qualité.I .'utilisateur voudra de plus en plus communiquer vocalement avec son interim cuteur avec une qualité de voix se rapprochant d'un véritable face à lace.C'est là un des nombreux délis qu'entend relever VoiceAge et son oqui|x- «Nous sommes en excellente position sur les marches internationaux et l'on peut dire que nous avons le vent dans lis miles», aftirme Paul Goulet.L'on pourrait rajouter: le vent dims la voix.Vous ne smtrxenez-Tbéopoxe.0h tkou d’un cour ! -^- La rexeoiznAbtce, * V ' Mil 1» ' °V^1 1*1» «Mi ' H -1 : ®ttflj||ll§ \ -r ' ¦ :: iiBS àSti# ïfiSHKîï Üai® t ; ‘ ;a iüfti i#sa w« IliSfii .' ' 7 ': •- _ vl ?: :- ilia lil i^y: ' ÿ .' ;t;l i 11 ^irp?n ; ‘ .-t ¦ ¦ lipIP **>»•*: ' y mm "''îM&'ï" ¦ mm ¦ ~ ¦ ii= mm Smm mm S®f ! ¦ mmm
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.