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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2001-05-30, Collections de BAnQ.

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?w w w .I e d e v o i r .c o in ?V o L .X C I I y ° 1 1 8 ?________________________________________________________________________________________________L E M E R C R E I) I 0 M A I 2 0 0 I________________________________________________________________________________________________ ____________________ S 7 c + T A X K s .I $ LE DEV ft ACTUALITÉS Les cyclistes pourront rouler en taxi Page A 3 LE MONDE Demande est faite de fermer le dossier Pinochet L Page A 5 Les jeunes deviennent affaire d’État Tout geste du gouvernement du Québec devra être soumis à un examen particulier FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC Chaque décision prise par le gouvernement sera désormais examinée sous l’angle jeunesse.Une «clause d’impact jeunesse» sera en effet incorporée à tous les documents appelés à transiter par le conseil des ministres afin que la première politique jeunesse au Québec, déposée hier, ne soit pas qu’un ensemble de vœux pieux.Accompagné du premier mi-nistrç Bernard Landry, le ministre de l’Education, François Legault, a dévoilé hier les orientations qui guideront le gouvernement dans le dossier jeunesse au cours des prochains mois.Il faudra cependant attendre jusqu’à un an pour que ses intentions se transforment en actions et qu’un budget soit lié à cette politique.La «clause d’impact jeunesse» se révèle ainsi être la part la plus sub- _stantielle du document intitulé Im jeunesse au cœur du Québec.Cette mesure obligera les ministères à ajouter une section jeunesse à tous VOIR PAGE A 8: AFFAIRE Mentor, mentor 1- \ .•fM : JACQUES NADEAU LE DEVOIR LA VIE SCOLAIRE de Sekou a changé du tout au tout en l’espace d'un an.Pris en charge par le Projet Prométhée, l’adolescent de 13 ans a bénéficié de l’aide d’un mentor, le pompier Sylvain iMuzier.Comme une centaine d’autres jeunes à risques de la CSDM, Sekou a appris à voir l’école d’une autre façon.Mais le projet risque de disparaître, faute de financement.Nos informations en page A 2.PERSPECTIVES My Way Un gouvernement de consolidation.Bernard Landry a accordé lundi sa première entrevue à titre de premier ministre à l’équipe éditoriale du Devoir.Sans qu’on puisse savoir en quoi se distinguera le gouvernement Landry, quel sera le projet de gouvernement du nouveau premier ministre, mis à part le fait que ce gouvernement s’appliquera à consolider et à raffiner les réformes entreprises par le gouvernement précédent et qu’il ne s’écartera pas des grands principes sociaux-démocrates du parti fondé par René Lévesque?Un gouvernement de transition, une expression que M.Landry ne veut pas faire sienne, une transition qui doit mener directement aux prochaines élections.D’ici là, on fera l’économie des grandes réformes qui ont le don de susciter, à court terme, de l’insatisfaction, en attendant les effets bénéfiques que ?l’on prévoit à terme.Bernard Landry n’a pas de third way à proposer, comme l’a fait Tony Blair qui s’appuyait sur les idées neuves d’intellectuels progressistes, par une vague raisonnée de la gauche anglaise.Ce sera plutôt My Way, comme dans la chanson de Sinatra, la voie de la continuation, question de ne pas faire de vagues.Les seuls projets de loi d’importance étudiés lors de la session sont le produit du gouvernement Bouchard, de la réforme du Code du travail aux changements proposés par Rémy Trudel dans la gouverne du réseau de soins de santé, un Robert Dutrisac VOIR PAGE A 8: MY WAY INDEX Annonces.B 6 Bourse.B 4 Avis publics.B 5 Carrières.A4 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Le monde.A 5 Les sports.B 6 Mots croisés.B 5 Nature.B 5 Télévision.B 7 Météo.A2 Une plante envahissante menace les cours d’eau Le Vermont demande au Québec de faire sa part dans la lutte contre la châtaigne d'eau LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La châtaigne d’eau, une plante envahissante capable de proliférer à une vitesse vertigineuse dans les eaux stagnantes des plans d’eau, a entrepris d’envahir le Québec par le Richelieu.Elle a colonisé de manière fulgurante en trois ans la rivière du Sud ainsi que son embouchure dans le Richelieu, dans lequel cet affluent agricole lui offre un milieu de prédilection en raison des apports importants d’engrais.L’été dernier, la châtaigne d’eau, qui a déjà envahi,une partie du lac Champlain et plusieurs Etats de la Nouvelle-Angleterre, avait remplacé dans l’embouchure de la rivière du Sud à peu près toutes les autres plantes, au point de constituer une menace pour la survie de certaines espèces de riz sauvage très rares qui y subsistent encore.Avisé en 1997 par la biologiste Louise Gratton, consultante et chargée de cours à l’université McGill, le ministère québécois de l’Environnement n’a encore mis en place aucun plan d’urgence pour amorcer l’éradication de cette plante exotique, répandue partout en Europe, en Asie et en Afrique, ce qui augmente le risque qu’elle gagne le fleuve et le lac Saint-Pierre dont elle pourrait transformer l’écologie en quelques années.Si Québec n’a pas placé cette plante exotique sur sa liste des menaces sérieuses VOIR PAGE A 8; MENACE MICHELLE DURAND.CIME Photographiée l’été dernier, la rivière du Sud, tout en méandres, située à quelques kilometres de Saint-Jean-sur-Richelieu, ressemblait à une crème de brocoli.Adoption de la loi sur les jeunes contrevenants C’est la • consternation au Québec SÉVERINE DEFOUNI LE DEVOIR Tristesse.Incohérence avec les valeurs du pays.Grand [ws en arrière, les réactions des intervenants auprès des délinquants juvéniles du Québec à l’adoption du projet de loi fédéral C-7 sur les jeunes contrevenants (voir autre texte ci-dessous) symbolisent un jour de deuil pour la réhabilitation de ces jeunes.«On vient de faire d’eux des gens qui vont poursuivre leur carrière criminelle», a dit Inde Delorme, directrice adjointe de la Protection de la jeunesse aux centres jeunesse de Montréal.Depuis 1999, tout le Québec s’était mobilisé pour contester le projet de loi qui mettait l’accent sur la punition plutôt que sur la réhabilitation.Le taux de récidive des criminels juvéniles du Québec est le plus faible au pays.In succès serait dû à une méthode privilégiant le travail auprès de la personne qui commet le délit plutôt que l’intervention sur le délit lui-même.Cependant, malgré les motions unanimes votées par les députés de l’Assemblée nationale contre le projet de loi, malgré de nombreuses démarches faites auprès de la ministre fédérale de la Justice, Anne McLennan, Ottawa va de l’avant et renverse cet ordre de priorités cher au Québec en faisant correspondre à chaque type de délit son ordonnance.Une approche qui fail dire à Pierre üi-marche, directeur général de l’Association des centres jeunesse, «qu’Ottawa veut se chercher des votes dans l’Ouest», l’Alliance cana- dienne.qui représente les électeurs de l’Ouest, préconisant un durcissement de la loi, tout comme les conservateurs, d’ailleurs.«Le taux de criminalité juvénile a baissé au pays depuis les neuf dernières années, alors pourquoi cette loi?», a demandé M.lamarche.D’une part, la nouvelle loi propose un durcissement face aux jeunes contrevenants qui commettraient un des cinq tyjx's de crime suivants, dont sont responsables moins de 1 % des criminels juvéniles québécois: meurtre prémédité aux premier et deuxième degrés; tentative de meurtre; VOIR PAGE A 8: CONSTERNATION Les libéraux ont la conscience tranquille La loi controversée sur les jeunes contrevenants a été adoptée hier par la Chambre des communes et, malgré la prétendue unanimité au Québec contre cette loi, tous les députés libéraux québécois ont voté en sa faveur.Ainsi, le projet de loi C-7 a été adopté à 143 voix pour et 106 voix contre.Tous les députés allian- VOIR PAGE A 8: CONSCIENCE Fièvre aphteuse Le tapis des illusions PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Si vous rentrez d’Europe, d’Argentine ou du Brésil, vous devez frotter vos chaussures sur un tapis désinfectant., tout comme l’a fait le prince Charles lors de sa dernière venue au Canada.Officiellement cette mesure de stérilisation vise à éliminer — tuer — le vilain virus de la fièvre aphteuse avant qu’il ne pénètre au Canada! En réalité, la solution aqueuse composée de vinaigre, de cristaux de soude ou d’acide citrique dans laquelle vous trempez vos semelles est plutôt un «exercice de sensibilisation» au sérieux qu’il faut accorder aux mesures de prévention instaurées pour contrer l’introduction du virus de cette épizootie en Amérique du Nord.Comme le fait remarquer le docteur Serge Messier, directeur du département de pathologie et microbiologie de la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, «le passage sur le tapis ne désinfecte que les semelles alors que le virus peut aussi bien se trouver sur le dessus des chaussures que sur VOIR PAGE A 8: ILLUSIONS ARCHIVES LE DEVOIR A beau s'essuyer les pieds qui vient de loin: ce n’est pas vraiment cela qui va stopper la fièvre aphteuse.C a h i e i l i v s Lectures d’été samedis juin 2001 LE DEVOIR I.K DEVOIR, LE M E R C R E D I :$ O M Al 2 0 01 Organisme sans but lucratif offrant un service de mentorat dans douze écoles montréalaises Loi antidéficit Prométhée risque de décrocher Lachine perd son hôpital de jour pour personnes âgées «Nous n’avons pas les sources de revenus nécessaires pour assurer notre survie» VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Il y a un an, Sekou risquait fort d’aller rejoindre les décrocheurs.L’adolescent de 13 ans en arrachait en mathématique et la motivation scolaire périclitait Puis, il y a eu le Projet Prométhée.Grâce à ce projet, Sekou a été jumelé à Sylvain Laurier, un pompier qui est devenu son mentor.Une heure par semaine, ils jouent au basket ou au hockey, ils font un brin de causette.Sekou parle de ses profs, de ses amis, de sa famille.«J’si appris à parier sans être intimidé, confie Sekou.C’est vraiment intéressant, je me sens maintenant plus à l’aise avec d’autres personnes.» Le Projet Prométhée est un organisme sans but lucratif offrant un service de mentorat dans douze écoles montréalaises situées en milieux défavorisés.Chaque année, une centaine de bénévoles parrainent autant de jeunes qui risquent de décrocher.Un peu comme les Grands Frères, les mentors se veulent avant tout des modèles et non des tuteurs.«On ne vient pas remplacer les parents et on ne devient pas de grands amis, mais il faut essayer d'inspirer et d’être à l’écoute, raconte Sylvain.Au bout d’un mois, j'ai vu Sekou quatre heures, mais c’est quatre heures qu’il aurait pu passer ailleurs.Et si ça lui permet de gagner une estime de soi, c’est vraiment bénéfique.» Le petit organisme sans but lucratif fête aujourd'hui ses dix ans, mais l’heure n’est pas aux réjouissances.Faute de financement, le Projet Prométhée risque de disparaître des douze écoles montréalaises où il est ancré.«Les besoins sont multiples et la demande pour nos services ne cesse de.croître, mais nous n ’avons pas les sources de revenus nécessaires pour assurer notre survie», indique la directrice générale, Ginette Sauvé.Le budget n'est que de 75 000 $ et cet argent doit être amassé à gauche et à droite chaque année, puisque Prométhée ne jouit d’aucune subvention récurrente.Et pourtant, se vante l’organisme, le taux de succès à son programme de mentorat est de 90 %.«En attendant une vraie réforme scolaire qui se moule mieux à notre société, il faut des projets comme ceux-là», soutient le porte-parole de Projet Prométhée, le comédien Frédéric Angers.A l’école I^a Voie, située dans le quartier Côte-des-Neiges, on compte sur 16 mentors pour 860 élèves.«Si on calcule que le tiers des élèves vont décrocher [le taux de décrochage est de 38 % à la CSDM], on peut facilement comprendre que nous aurions besoin de plus de bénévoles», précise le directeur de l’école, Jean-Guy D’Amour.Le directeur est convaincu que le projet est efficace parce qu’il s’appuie sur le contact personnel entre l’élève et son mentor, relation qui est parfois difficile à établir dans une classe nombreuse.«À titre de professionnel de l’enseignement, je crois que c'est la solution pour enrayer le décrochage», ajoute-t-il.Seul le soutien financier du gouvernement provincial ou fédéral pourra sauver leur projet, croient les responsables de l’organisme.Une demande de financement a d'ailleurs^ été envoyée au ministère de l’Education du Québec en juin 2000, mais cette demande a été refusée.«Selon les informations que nous avions, l’organisme avait de très bons commanditaires et on ne nous a pas fait part de difficultés financières», explique l’attachée de presse du ministre François Le- ARCHIVES LE DEVOIR Le décrochage scolaire au Québec touche tout le monde: du secondaire à l’université.gault, Anne Marcotte.«C’est un très bon projet et nous serons très attentifs à leurs demandes s’ils nous réécrivent», assure-t-elle.Le Projet Prométhée a été la bougie d’allumage d’une douzaine de pro- grammes de mentorat dans d'autres régions du Québec et d’un projet à Calgary.Des Belges sont même venus consulter l’organisme avant de mettre en place leur «Prométhée» à Bruxelles.Les employés d’entretien se mettent en grève PATRICIA BERGERON LE DEVOIR uatre mille des 4500 employés d’entretien affiliés à la FTQ de la region de Montréal, de la Mauri-cie, de la Montérégie et de l’Ou-taouais ont déclenché une grève générale, hier à minuit.Le nœud du litige porte sur les salaires et la charge de travail.Selon le négociateur syndical Raymond I archer, le vote a mobilisé 1700 employés, qui ont rejeté les offres patronales à 60 %.«Nous n'avons pas encore reçu de contre-proposition, il n'y a pas eu de négociation», a-t-il indiqué.Les employés exigent une augmentation de 0,50 $ l’heure, soit 1,50 $ pour un contrat de trois ans.les employeurs offrent une hausse de 1,35 $.En outre, les employés veulent avoir la possibilité de déposer un grief quand ils estiment être en situation de surcharge, avant la réprimande ou le congédiement la dernière augmentation re- LA MEIÉO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd hui Ce Soir Jeudi Vendredi Samedi m.ix 13 8 HH max 18 9/20 SS 12/21 monte à septembre 2000.Le salaire horaire d'un employé d’entretien est de 12,15 $ pour les travaux lourds et de 11,85 $ pour les travaux légers, pour un salaire annuel d’environ 17 000 ou 18 000 $.La partie syndicale soutient que les employés ont subi plusieurs années de gel salarial.Il a été impossible de joindre le négociateur de la par tie patronale à ce sujet hier.A Montréal, la grève touche en particulier les édifices à forte population.A l'UQAM, la grève implique une soixantaine de syndiqués et touche 70 % des pavillons.L’université compte sur le service d’encadrement de son contractant pour entretenir les secteurs d’urgence: garderies, cafétérias et toilettes publiques.«Il n'y a pas d'inquiétude majeure pour l’instant», a dit Denis Gaumont, directeur du service de conciergerie et de logistique.«Nous sommes en session d’été.» Au delà de l’obligation de respecter la grève, «l’UQAM fait preuve de tolérance et de compréhension et espère que le conflit prendra fin rapidement».A la Place Desjardins, les locataires ont été prévenus par lettre hier des nouvelles fréquences de l’entretien ménager.L’effectif de 80 employés sera réduit de moitié.Seul le ramassage des déchets organiques se fera tous les jours; les autres tâches seront menées à bien une fois la semaine.Les comptoirs alimentaires ne sont pas touchés puisqu’ils se chargent eux-mêmes de leur entretien.La partie syndicale a indiqué hier que quatre plaintes seront déposées ce matin en vertu de l’article 109 de la Loi sur les normes du travail, qui interdit le recours aux briseurs de grève.^ # !'! t NEIGE I emperatures : MAX ! MIN 22'9 IRA Goose Bay ia8 Blanc Sabion I :5 II M Al 2 0 0 1 IDÉES Lettre à Dyane Adam, Commissaire aux langues officielles La métropole bilingue d’un Québec français.LOUIS DUCLOS Ex-député fédéral libéral hère Dyane, En raison de notre amitié, j’ai suivi au cours des dernières se maines avec une attention particulière, mais également avec stupéfaction, le débat suscité par vos interventions devant les tribunaux en vue de la défense des droits linguistiques des minorités de langue officielle.Connaissant votre attachement au Québec et à la langue française, je dois vous confier que je ne parviens pas à comprendre comment vous pouvez cautionner, en défendant l’indéfendable, la mauvaise foi qui caractérise trop de nos concitoyens anglophones et même certains francophones quand il s’agit d’égalité linguistique en ce pays.C’est en effet faire preuve de mauvaise foi que de prétendre que les minorités francophones hors Québec et la minorité anglophone québécoise doivent bénéficier rigoureusement des mêmes garanties constitutionnelles sur le plan linguistique.C’est comme si on osait prétendre que le pot de fer est tout autant à risque que le pot de terre lorsqu’ils sont appe lés à s’entrechoquer.C’est sans doute cette vision tronquée du rapport de force entre les deux principaux groupes linguistiques du Canada qui amène le Commissariat aux langues officielles à confondre allègrement la mesquinerie du gouvernement Harris à l’endroit de la communauté franco-ontarienne dans l’affaire de l’hôpital Montfort d’Ottawa avec la bataille héroïque que livre le Québec pour assurer la prépondérance du français sur son territoire tout en respectant les droits fondamentaux de sa minorité de langue maternelle anglaise.Vous conviendrez avec moi que cette minorité qui assimile encore la majorité des immigrants que reçoit le Québec et qui contrôle elle-même toutes les institutions (écoles, collègues, universités, hôpitaux, journaux, postes de radio et de télévision.) dont elle a besoin pour assurer son épanouissement en cette terre d’Amérique, anglophone à 98 %, a toutes les caractéristiques du pot de fer.Quant au groupe franco-ontarien, vous savez mieux que moi que l’assimilation au profit de l’anglais y fait de tels ravages qu’il est au s si fragile que le pot de terre.A ce sujet, je me souviendrai toujours d’un bref séjour à Sudbury, en 1997, où j’avais pu constater que le français était presque totalement absent de l’affichage commercial dans cette ville comptant pourtant 35 % de francophones.Cela étant, Û serait tout à fait aberrant de comptabiliser comme membres de la communauté anglophone, comme vous le préconisez, tous les allo-phones qui n’ont pas le français comme langue d’usage et de gonfler ainsi le nombre d’arrondissements de la nouvelle ville de Montréal ayant droit à un statut bilingue.En effet, si la Cour supérieure devait vous donner raison, c’est l’objectif même de francisation du Québec de la Charte de la langue française qui serait sérieusement compromis.A titre d’exemple, et j’espère que vous en êtes consciente, votre victoire devant la cour aurait comme conséquence d’imposer au Québec l’obligation de consentir à plus ou moins brève échéance, compte tenu du recul constant de la population francophone sur Hle de Montréal, un statut bilingue à l’ensemble de la nouvelle ville issue des fusions.Or celle-ci constitue le cœur et le moteur de ce Québec qui doit être aussi français que la province d’Ontario est anglaise.Vous voyez d’ici la belle affaire: un Québec français dont la métropole aurait un statut bilingue! Est-ce que vous souhaitez qu’une telle absurdité se matérialise?En fait, je m’explique difficilement comment vous avez pu accepter de vous associer à la contestation de la politique linguistique du Québec par ces groupes anglophones revanchards qui sont généreusement subven- tionnés par le gouvernement fédéral et qui n’auront de cesse que le jour où la Charte de la langue française aura été totalement démantelée.1 «^s propos extrémistes et ridicules qu'ils tiennent à l'appui de leur cause démontrent bien qu’ils ne méritent pas que vous leur serviez de caution.Je crains malheureusement que vous n’ayez guère le choix et que ce soit là le prix à payer pour vos dédouaner aux yeux de ces fanatiques ontariens qui n’apprécient aucunement votre intervention, fort legitime d’ailleurs, devant la Cour d’appel de l’Ontario pour empêcher que l’hôpital Montfort ne devienne un gros CISC à l'instigation du gouvernement Harris.Je sais, chère Dyane.que vous baignez à Ottawa dans un milieu où le Québec est constamment mis au pilori.Je le sais parce que j’en ;ii fait personnellement l’expérience pendant une décennie.Heureusement, je crois que vous avez la force de caractère nécessaire pour vous soustraire éventuellement à cette obsession antiquébécoise.Je vous le souhaite de tout mon coeur.| \ CHARLES-H LECLERC Dyane Adam Le cas Jeffords Uaccident de parcours Le Canada craint l’immigration africaine PIERRE VADEBONCŒUR Écrivain If - épisode Jeffords repose tout de L* même sur une arithmétique té-' nue — un seul vote individuel, un fil, un minuscule hasard —, trop I ténue pour qu’on puisse croire à une mise en échec définitive des effarantes politiques de George W.Bush.Comment imaginer que des géants de l’économie contrôlant plus que jamais la politique des Etats-Unis et venant presque de crier victoire se laissent refouler comme ça?On manœuvrera, on jettera du lest, abandonnant telle politique pour garder telle autre, on fera pression, on corrompra qui il faudra, on prendra appui sur l’ultracapitalisme et le nationalisme impérialiste de beaucoup d’éléments des deux partis, on y mettra le temps qu’il faudra, mais il serait naïf de penser que les forces intéressées, écrasantes, se laisseront déstabiliser, à terme, au point de perdre la partie, du moins sur les questions de réar-mement, d’occupation militaire de l’espace, de politique orientale, de domination mon-dialiste de l’économie sur la politique, de loin les plus alarmantes.En quelques mois se sont dessinées les visées de l’extrême droite américaine libérée! Les pires nouvelles arrivaient coup sur coup.Ce qui allait se passer n’était pas sans rappeler le développement subit et forcené de la machine de guerre allemande dans les années 30 (sans les déploiements martiaux, ni la rhétorique de l’insulte, ni le despotisme avoué: les républicains au pouvoir s’en tiennent aux actes, derrière le paravent de la Constitution et de la «démocratie»).La rapidité avec laquelle tout se décidait trahissait une volonté de puissance qu’on est forcé d’interpréter.Quelle mégapolitique était en marche?Que s’empressait-on d’installer qui, dès le début, serait irréversible?Qu’était-ce que ce coup de force international, sinon celui d’une volonté de mettre la politique américaine et donc la politique mondiale dans une fatalité dont elles ne pourraient plus sortir?Le bouclier antimissiles.L’armement de Taïwan.Puis le JIM BOURG REUTERS Le sénateur américain James Jeffords.concept si belliqueux de la militarisation de l’espace.La répudiation du protocole de Kyoto.Le développement et l’accaparement projetés de toutes les sources d’énergie, nationales ou nop, polluantes ou non, accessibles pour les Etats-Unis, déjà démesurément dilapidateurs.Enfin, par-dessus les Etats et contre eux, avec leur concours, d’ailleurs, on poursuivait l’instauration antipolitique de l’ordre économiste, malgré et à la faveur d’un verbiage soi-disant démocratique, comme à Québec.Comment peut-on croire que cette machine reculera d’une manière définitive à la suite d’un accident de parcours?Même dans la population, il y avait plutôt un mouvement pour accepter l’aberration.Et l’Europe mêrçie ne savait plus trop comment s’asseoir.A suivre, par conséquent DENIS EAR OSE Chelsea .u début des années 70, A j’ai travaillé comme étudiant au service d’immigration Canada à Paris.Nous devions étudier les u==J demandes provenant de certains pays européens et africains.J’avais reçu l’instruction d’évaluer de façon beaucoup plus stricte les demandes provenant d’Afrique afin de faire en sorte que les demandeurs n’atteignent pas le nombre de points requis pour avoir la chance d’émigrer au Canada.Nous avions vite fait de les faire échouer mais il ne fallait pas leur envoyer la réponse tout de suite.Il fallait attendre un mois pour envoyer la lettre de refus afin de donner l’impression que leur dossier avait été étudié à fond.Au cours des 30 dernières années, j’ai eu l’occasion de visiter à quatre occasions l’un de ces pays africains, le Maroc.Lors de ma première visite, dans les années 60, j’avais été fortement impressionné par l’odeur des fleurs d’oranger à l’ouverture des portes de l’avion et j’avais été très bien accueilli par des juifs marocains de la région de Fès.Le Manx est un pays très tolérant et il n’a jamais persécuté sa minorité juive.Sa population de 30 millions d’habitants est jeune et dynamique.Ixirs d’une quatrième visite au Maroc, cette année, j’ai rencontré une personne avec qui j’échangeais depuis quelque temps, entre autres sur la musique sacrée.Cette personne m’a appris qu'il y avait un festival de musique sacrée à Fès au Maroc (http://umv.fé2féstival.org/).En tant que membre du Festival de musique sacrée de l’Outaouais, j’ai été impressionné par le programme «mondial» de cette organisation (rpusique de l’Inde, du Maroc, de l’Egypte, des Etats-Unis, de la France).J’ai invité mon ami à venir me visiter au Canada pour découvrir le Festival de jazz de Montréal et le Festival international de musique de chambre d’Ottawa.Il a fait une demande de visa de séjour soigneusement préparée.La demande a été refusée malgré le fait que j’avais garanti de pourvoir à tous ses frais.Le refus est irrévocable.Il faut aller devant la Cour fédérale pour contester cette décision.Pourquoi?Parce que des gens comme lui (il est pourtant bien éduqué et a l’intention de retourner au Maroc) font des demandes de statut de réfugié.Il risque de vouloir immigrer au Canada Sa demande est refusée sans aucune possibilité d’appel.Donc, pour pouvoir revoir mon ami marocain, je devrai aller passer mes vacances dans un pays étranger car le Canada refuse tous ces touristes qui pourraient vouloir immigrer au Canada Il est à croire que c’est un crime que de vouloir immigrer au Canada.Il me semble qu’une telle politique radicale, inflexible et négative nuit énormément à l’industrie touristique canadienne.Combien de touristes potentiels sont refusés tous les jours?Combien de Canadiens doivent sortir de leur pays pour pouvoir rencontrer leurs amis?Je me suis laissé dire par un directeur de personnel d’un grand hôtel que le Service d'immigration canadien avait une horreur de tous les résidants nord-africains et qu'il était pratiquement impossible de faire venir les gens les plus qualifiés, grands chefs ou non, de ces pays.Ijù discrimination systématique des années 70 au Service d'immigration contre l’Afrique semble donc aussi forte, sinon pire, aujourd’hui qu'il y a 30 ans.Serait-ce par hasard parce que ce sont des pays francophones?A lain - Robert Na d«>« u ?Le cirque La semaine dernière, un juge de Corpus Christi, une ville au sud de Sun Antonio, au Texas, a ordonné à 21 délinquants sexuels de placer des écriteaux devant leur résidence sur lesquels on devrait lire ce qui suit: «Danger, un délinquant sexuel habite ici.» Cette mesure est assortie d’une obligation analogue selon laquelle les délinquants sexuels doivent apposer des autocollants aiv borant le même message sur le pare-chocs de leur véhicule automobile.les plus chanceux seront soustraits à ces deux premières mesures mais devront néanmoins envoyer personnellement une lettre à tous les résidants de leur quartier afin de les informer qu’ils sont des délinquants sexuels.Pour le juge Manuel Banales, dont les décisions ne peuvent certainement i>as être qualifiées de banales, cette ordonnance ne fait que mettre en application la loi texane qui oblige les délinquants sexuels à s’enregistrer auprès des autorités publiques.«L’idée essentielle, dit-il, c'est que tout le monde mus surveille.» Cette obligation émanant du pouvoir judiciaire s'ajoute à celles adoptées par le pouvoir législatif de l'Etat du Texas.En plus d’exiger l’enregistrement des délinquants sexuels, la loi texane permet la divulgation de renseignements nominatifs sur Internet et autorise le ministère de la Sécurité publique à envoyer des cartes [xistales aux voisins des délinquants sexuels.Cette obligation faite aux individus condamnés [xmr atteinte aux mœurs publiques n’est cependant pas nouvelle.En Californie, par exemple, c’est depuis 1947 que les délinquants sexuels sont obligés de s’enregistrer auprès du poste de police le plus près de leur résidence, fis encore, les rapports homosexuels entre adultes consentants, décriminalisés depuis 1976, figurent dans la banque de données californienne! Mais l’effervescence du débat entourant la constitution de tels registres et l'obligation corrélative, ixiur les délinquants sexuels, de s’y enregistrer résultent de l’adoption d’une loi par le Congrès en 1996, laquelle enjoint aux autorités étatiques concernées d’exercer une surveillance permanente des délinquants sexuels.Cette loi, dite de Megan, a été ainsi nommée à la mémoire de Megan Kanka, une fillette de quatre ans du New Jersey qui a été violée puis tuée par un délinquant sexuel en liberté conditionnelle qui habitait en face de chez elle.Croyez-le ou non, cette attitude |>an-optique est même devenue une attraction des plus courues dans les foires de certains comtés de la Californie.Inauguré par le ministre de la Justice, le stand de Megan permet au simple quidam de consulter les ordinateurs du ministère de la Justice afin de savoir si des déviants sexuels habitent son quartier.Vous croyez que cette attitude puritaine est l’apanage exclusif de nos voisins du Sud?Détrompez-vous! C’est, à ma grande surprise, l’une des questions de l’heure au Canada.Il y a deux semaines, le ministre de la Justice de la Saskatchewan, Chris Axworthy, avertissait Anne McLellan, ministre fédérale de la Justice, que si son gouvernement n’agissait pas, il parrainerait personnellement un projet de loi visant à doter sa province d’un registre pour délinquants sexuels.Et cela, sans compter que le 10 mars dernier, la Chambre des communes appuyait une motion de l'Alliance canadienne, laquelle prévoyait que le gouvernement fédéral devrait établir un registre national des délinquants sexuels avant le 30 janvier 2002.Ce n’est pas tout.Emboîtant le pas à la législature de l'Ontario, qui faisait adopter le 12 avril 2000 la \xn à la mémoire de Christopher Stephenson, visant à créer et à tenir un registre des délinquants sexuels en vue de protéger les enfants et les collectivités, la législature de la Colombie-Britannique a récemment adopté une loi qui permet au gouvernement de la province d’exercer une étroite surveillance des délinquants sexuels.La Christopher’s law, comme on désigne dorénavant la loi ontarienne, a été la première au pays à importer, si je puis m’exprimer ainsi, la Megan's law.Que nous faut-il penser de tout cela?la première question qui se pose est celle de savoir si cette mesure, qui semble prendre de plus en plus l’allure d’un cirque, peut véritablement avoir un effet protecteur.Ne contribue-t-elle pas, au contraire, à susciter des craintes obsidionaies, voire une psychose au sein de la population?Des mq-j sures comme celles ordonnées par le juge Banales : n'ont-elles pas l’effet d’attiser la vindicte populaire?Que dire alors de la réinsertion sociale des délinquants sexuels?Déjà, des criminologues américains s’interrogent sur l’effet de cette oppression des délinquants sexuels, de laquelle résulte un phénomène nouveau: le Megan's flight, lui-même responsable de la constitution d’un nouveau groupe d’exclus (les délinquants sexuels) qui, de l’errance à la clandestinité, désespèrent d’échapper à la vindicte populaire.Il faut dire aussi que l’adoption d’une législation qui oblige l’identification des délinquants sexuels et la création d’un site Internet est moins coûteuse à court terme et plus payant d’un point de vue électoral que la prise en charge médicale et pluridisciplinaire des délinquants sexuels.Cette tendance américaine qui détourne les ressources budgétaires étatiques du secteur sanitaire et social vers le secteur policier et judiciaire est emblématique.A mon avis, cette mesure devrait être répudiée par la ministre de la Justice et aussi, il faut l’espérer, inconstitutionnalisée par la Cour suprême du Canada.a lain- robert.nadeaixfasymfKitico.ca Alain-Robert Nadeau est avocat et docteur en droit constitutionnel.En plus d’exiger l’enregistrement des délinquants sexuels, la loi texane permet la divulgation de renseignements nominatifs sur Internet L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l'information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l'information).Valérie Dufour (général), Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d'Avignon (sports), Faule des Rivières (éditorialiste).Jean Dion.Louis-Gilles Krancceur (environnement).Benoît Munger (responsable du site Internet), Brian Myles (justice et faits divers).Isabelle Paré (santé): Michel Garneau (caricaturiste): Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques); Martin Dudos et Christine Dumazet (rrlecteurs), Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l'information culturelle Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillargeon (théâtre), PatilCauchon (médias)XnroWw Montpetit (livres).Odile Tremblay (cinéma), à l'information économique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information).Claude Lévesque.Claude Turcotte; À l’information internationale Jean-Pierre l^gault.Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste); à l’information politique Hélène Buzzetti, Manon Cornellier {correspondantes parlementaires à Ottawa).François Cardinal.Mario Ckxitier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec).Kathleen Lévesque .Mari^Hélene Alarie (secrétaire à la rédaction) ; Inuise-Maude Rfoux Soucy, Marie-Claude Petit (commis).La documentation Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault Manon Derome.Serge Uplanle (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa) \A PUBLICITÉ ET LE MARKETING.Jacqueline Avril.Jean de Billy.Manon Bouchard.Gyslaine Côté.Marlene Côté.Martin Fournier.Véronique Géraud, Anouk Hurbutt, Christiane I^egauh, Jacques A.Nadeau.Claire Paquet.Micheline Ruelland.(publicitaires).laurence Thériauh (directrice adjointe).Manon Blanchette.Sylvie l^aporte, Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production).Claudine Bédard.Michel Bernatchez.Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Can tara, Richard Des Cormiers.Donald Filion, Yanick Martel.Olivier Zuida.PROMOTION ET TIRAGE.Johanne Brien (responsable d la clientèle).Hélène Gervais, Dominique I^riviere.(responsable à la promotion des abonnements).Monique L’Heureux.Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables).Céline Furoy.Olivier Lachambre (contrôleur).Ghislaine lafleur.Claudette Béliveau (secrétaire administrative), Danielle Laperriere, Caroline Perrier.Danielle Ross IA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).\ A K L E I) F.V 0 I R , L K M K R C R F [) I :S () M Al 2 0 0 1 MY WAY SUITE DE LA PAGE 1 projet qui porte la marque de l’efficacité technocratique qui caractérisait Pauline Marois au poste de ministre de la Santé et des Services sociaux.Certes, le gouvernement Landry s’est lancé dans la lutte contre la pauvreté.Mais on attend toujours que le ministre d’Etat au Travail, à l’Emploi et à la Solidarité, Jean Rochon, dont M.Landry ne cesse de vanter les capacités, accouche de la stratégie gouvernementale en ce sens.Pour faire bonne mesure, le gouvernement doit ajouter aux 300 millions en trois ans prévus dans son plan de lutte contre la pauvreté les 800 millions consentis aux régions-ressources pendant la même période.Mais même Jean Rochon, esprit systématique et systémique par excellence, ne pourra pas réinventer la roue.My Way, c’est aussi, avec Bernard Landry, une manie de s’en prendre au messager.Ixirs de cette rencontre au Devoir, le premier ministre s’est une fois encore adonné à son sport favori, semble-t-il, en accusant ma collègue Kathleen Lévesque d’avoir traité le candidat défait dans Mercier, Claudel Toussaint, d'«ethnique de service».Or c’est M.Toussaint lui-même qui, dans son discours d’investiture en janvier, s’était défendu d’être l’ethnique de service choisi par le Parti québécois pour réparer l’affaire Michaud, une perception publique légitime que le candidat a senti le besoin de dissiper d'emblée.Pour le reste, Bernard Landry a donc choisi la voie de la continuation, s’inspirant de la prudence qui vient naturellement à un vieux loup.Sur le plan des relations du Québec avec Ottawa, le premier ministre s’en remet à la Conférence des premiers ministres provinciaux, où il développera, avec les autres grosses provinces comme l’Ontario et l’Alberta, espère-t-il, le thème du déséquilibre fiscal, du rapatriement des points d’impôt.Cette stratégie a déjà bien servi Lucien Bouchard, qui avait convaincu Mike Harris, et le gouvernement fédéra] avait été forcé de hausser le Transfert social canadien.Bernard Landry prend presque une attitude d’affaires: ce sont des questions d’argent, qui ne tournent pas «autour de concepts philosophiques» ou de changements constitutionnels.Le Québec n’optera pas pour l’offensive frontale avec Ottawa.I.e gouvernement ne se lancera pas dans une bataille avec le gouvernement fédéral en créant son propre régime d’assurance parentale, par exemple, même si la loi vient d’être adoptée à l’unani-mité par l'Assemblée nationale.Plus généreuse que le programme fédéral, l’assurance parentale à la québécoise n’a aucune chance tie voir le jour sans l’assentiment plus qu’improbable de Jean Chrétien.Bernard Landry s’y est résigné.Ne pas faire de vagues pour se faire réélire avec une solide majorité qui permettrait au gouvernement Landry de préparer le prochain référendum.Le terme «partenariat», avec tout ce qu’il comportait de flou artistique, disparaît.In question du prochain référendum portera sur la souveraineté assortit' d’une union confédérale, c’est-à-dire le partenariat avec un parlement commun.Même si personne au Canada anglais n’y voit son intérêt.Et tant pis pour la loi C-20, qui interdit ce genre de question, nouvelle variation de la souveraineté association définie il y a plus de 30 ans.I-e style, c’est l’homme, dit l’adage.Peut-on parler d’attentisme tactique dans le cas de Bernard landry?D'une stratégie patiente dont on verra les fruits vermeils plus tard?Chose certaine, on cherche encore le style Landry, son style de gouvernement, surtout.Peut-on parler d’attentisme tactique dans le cas de Bernard Landry?D’une stratégie patiente dont on verra les fruits plus tard ?LE DEVOIR les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel petitesannonces@ledevoir.com Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050.rue De Bleury.^ otage, Montréal.(Québec).H3A 3M9.11 est imprime par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900.boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n 0858.Dépôt legal: Bibliothèque nationale du Québec.-?LE DEVOIR ?-—- ACTIIAUm CONSTERNATION SUITE DE LA PAGE 1 homicide involontaire; agression sexuelle; crimes graves où il y aurait récidive.Ces jeunes seront passibles dès l’âge de 14 ans de peines pour adultes et on rendra possible la publication de leur nom.D’autre part, ceux qui auront commis des délits mineurs se verront astreints à des mesures qu’on appelle extrajudiciaires (allant de l’avertissement à l'imposition d’une amende ou à l’obligation de fàire des travaux communautaires), au détriment de la possibilité de faire placer le jeune en centre jeunesse afin qu’il suive des programmes de réhabilitation.«En se concentrant essentiellement sur l’infraction plutôt que sur l’individu, c’est soit qu ’on banalise les petits crimes, soit qu’on revient quasiment à la lapidation», a affirmé M.Lamarche, également coordonnateur de la Coalition pour la justice des mineurs, qui regroupe des représentants du monde de la justice, des intervenants sociaux, des policiers, des syndicats et des universitaires.Sans s’opposer aux sanctions extrajudiciaires, qui sont «de bons outils» déjà utilisés par les intervenants, M.Lamarche a dit croire que le succès du Québec repose sur le dosage entre l’intervention auprès des jeunes et ces mesures.«Cette loi va tout à fait à l’encontre de la philosophie de réadaptation sociale que le Québec a développée, a-t-il poursuivi.Le jeune ne sera plus exposé à des programmes qui ont fait leurs preuves mais juste à la prison.]e ne vois pas comment ça va aider un jeune de le faire placer dans la même cellule qu’un Hells Angel.» «Avec ce projet de loi, on envoie le 1 % des jeunes qui commettent des crimes graves parfaire en prison leur criminalité en les exposant à des modèles criminels adultes tandis qu’on perd la possibilité d’intervenir auprès des autres 9ÿ %», a pour sa part illustré Lucie Delorme, de la DPJ.A l’heure actuelle, les intervenants sociaux tracent un profil de personnalité des jeunes contrevenants pour comprendre ce qui les conduit à com- mettre un crime.Ces jeunes sont placés en garde ouverte ou fermée dans des centres jeunesse où ils sont soumis à des programmes de réhabilitation et de responsabilisation afin de réduire les risques de récidive.Dorénavant, cependant, les peines imposées seront uniformes pour chaque délit donné.L’impact sera grand sur l’avenir des jeunes contrevenants, a dit croire Lucie Delorme, qui a donné en exemple le vol de voiture, perçu comme un délit mineur par la loi.«Certains jeunes peuvent voler une voiture pour s’amuser le temps d'une fin de semaine.D’autres sont cependant impliqués dans des réseaux criminels; ils s’en font un style de vie.Si on ne nous permet plus de distinguer ces deux types de voleurs et, donc, si on n’intervient pas tout de suite auprès de celui qui s’enfonce dans la criminalité, on vient de le perdre pour toujours.» Diane Trudeau, de la Commission des services juridiques, avait la voix faible lors de notre entretien téléphonique.«Ils viennent de défaire des années de travail», a lancé l’avocate, qui travaille depuis 16 ans en droit criminel adulte et jeunesse et qui est membre de la Coalition pour la justice des mineurs.«Le système pour adultes ne fonctionne pas, on le voit.Mais au moins, en jeunesse, ça nous donnait espoir», a-t-elle dit, déplorant qu’on ait décidé de calquer le système judiciaire juvénile sur celui des adultes.Mme Trudeau a rappelé que si les libéraux provinciaux ont fait apporter des amendements pour donner au juge le pouvoir d’ordonner la mise sous garde d’un jeune contrevenant, cet ajout tient plutôt du détail technique, l’esprit de la nouvelle loi ne privilégiant plus les mesures qui permettent de soigner le jeune, comme c’était le cas dans la précédente loi fédérale.«Il y a un bon vouloir de tous les intervenants, juges et avocats, à poursuivre sur la même lignée qu 'actuellement, a dit Mme Trudeau.Mais je crains que l’Ouest, qui réclame des lois plus sévères pour les jeunes, ne fasse monter une cause jusqu’en Cour suprême.Dès ce moment-là, on n’aura plus le choix.» CONSCIENCE SUITE DE LA PAGE 1 cistes, bloquistes, conservateurset néo-démocrates présents ont voté contre.Le bloquiste Michel Bellehumeur, qui avait livré une lutte acharnée contre le projet de loi (parlant pendant des heures sans interruption en comité pour bloquer les travaux et faisant une tournée du Québec), s’est dit «extrêmement déçu».«C’est très triste pour les jeunes de voir que les libéraux du Québec ont suivi la ligne du parti.Ils ont fait les suiveux.Si vous regardez les résultats, 143 pour contre 106, j’ai compté vite vite 21 députés libéraux du Québec qui étaient présents.S’ils avaient voté selon l'unanimité du Québec, s’ils avaient bien représenté les Québécois, ce projet de loi ne voyait pas le jour.Il y a un examen de conscience à faire de leur part.» Cette loi sur les jeunes contrevenants a été décriée au Québec notamment parce que les peines imposées aux jeunes seront désormais uniformes pour un délit donné plutôt que variables selon les besoins de réhabilitation de chaque jeune.Les quelques députés libéraux québécois interrogés hier après le vote se sont dits à l'aise avec leur position.«Je ne crois pas qu’il y a unanimité», a indiqué Hélène Scherrer, députée de Louis-Hébert.«Pour avoir parlé à plusieurs personnes, le projet de loi a été changé pour corriger la première perspective, qui faisait en sorte qu’on protégeait la société contre les jeunes.Maintenant, on a vraiment mis l’accent sur [le soutien à fournir] aux jeunes adolescents.J'ai travaillé dans le milieu comme travailleuse sociale et je suis persuadée qu’au Québec, oui, il y avait une bonne loi, mais que cette loi-là vient bonifier la loi actuelle.» Clifford Lincoln, député de Lac-Saint-Louis, a pour sa part refusé de se faire lier les mains par les groupes de pression ou les intervenants.«Ça ne veut pas dire que, chaque fois qu'il y a des groupes qui s’opposent à quelque chose au Québec, il faut que je les suive.Je suis un homme libre.» Quant à André Harvey, député de Chicoutimi-I^ Fjord, l’unanimité au Québec contre le projet de loi C-7 est selon lui une invention bloquiste.Et si tous les intervenants consultés se sont dits contre, dit-il, c’est parce que «les bloquistes et les péquistes sont infiltrés dans beaucoup d’organisations».\jà ministre de la Justice, Anne McLellan, a présenté la loi C-7 comme une loi qui «reflète les valeurs fondamentales des Canadiens».«En matière de justice juvénile, les gens ont des opinions assez tranchées sur [la façon dont] la société devrait traiter les jeunes contrevenants, a-t-elle reconnu.Je respecte cette diversité de points de vue, mais en bout de piste, c’est la responsabilité du gouvernement d’agir, et c’est ce que nous avons fait.» la ministre McLeÛan a rappelé que 206 millions de dollars avaient été prévus pour assurer la transition vers le nouveau système.L’application de la loi pourrait prendre un peu de temps car les intervenants policiers et judiciaires devront recevoir de la formation.Hélène Buzzetti De notre bureau d’Ottawa MENACE SUITE DE LA PAGE 1 pour ses milieux humides, il a par contre été impérativement invité à le faire récemment par le gouverneur du Vermont, Howard Dean, qui a écrit le 13 avril dernier au premier ministre, Bernard Landry, en invoquant l’entente de réciprocité Québec-Vermont en matière de coopération environnementale pour que la province investisse rapidement l’argent nécessaire au contrôle de cette plante, considérée par le Vermont comme une menace majeure pour un des joyaux naturels.En effet, la châtaigne d’eau, découverte pour la première fois aux Etats-Unis en 18,59 et qui infeste depuis 1940 la partie sud du lac Champlain, menace désormais d’envahir la partie nord du lac canado-américain où se situe une des plus belles réserves naturelles du Vermont, un milieu humide exceptionnel qui se déverse dans la baie de Missisquoi, explique le gouverneur Howard dans sa lettre, dont copie a été obtenue par Le Devoir.Il faut dire que la rivière du Sud et la baie de Missisquoi sont séparées l’une de l’autre uniquement par la tourbière de Venise-en-Québec, un de ces milieux humides que les années de hautes eaux relient directement l’un à l’autre.Ce chemin aquatique pourrait précipiter le passage des graines de châtaignes, qui s’accrochent aux troncs, aux branches, aux animaux, aux embarcations, etc.Or la baie de Missisquoi, qui est gorgée de phosphore et d’azote d’origine agricole — au point d'être envahie l’été par des algues bleues toxiques —, serait un endroit de prédilection pour la châtaigne d’eau, qui y paralyserait cependant toute navigation! La baie en question est peu profonde et les châtaignes peuvent prendre racine jusqu’à des profondeurs de cinq mètres! Le gouverneur du Vermont précise au premier ministre l andry que la châtaigne d’eau a conquis plus de 88 kilomètres dans le sud du lac Champlain parce que ses prédécesseurs avaient baissé la garde devant l'envahisseur et.les budgets! Jusqu’ici, le Vermont a investi plus de 3,5 millions pour contrôler l’expansion des châtaignes d’eau et une somme de 350 000 SUS par an demeure nécessaire pour maintenir les acquis.la Québec, précise le gouverneur Dean, devrait prendre cette menace au sérieux et investir l’argent nécessaire à l’éradication de la plante jugée comme une menace, du moins du côté américain.Or le ministère québécois de l’Environnement semble préférer les études plutôt que les plans d'action comme celui mis au point par le Centre d’interprétation du milieu écologique (CIME) du Haut-Richelieu.Le CIME a demandé une subvention de 50 000 $ au début de l’année, qui lui a été refùsée par le Programme d'aide relatif aux priorités environnementales 20004)1.géré par l’Environnement.Ce ministère a préféré accorder 30 000 $ à la Société de conservation des milieux humides du Québec pour «améliorer la protection de la biodiversité des terres humides de la rivière du Sud par l'identification des secteurs prioritaires à protéger et la sensibilisation des Propriétaires fonciers concernés», selon le communiqué du MENV du 25 janvier.Le CIME a préparé un plan d’éradication de 240 000 $ avec Canards Illimités, qui est prêt à investir à lui seul 120 000 $ si l’Environnement, la Société de la faune et des parcs (FAPAQ), la Fondation de la faune du Québec et la MRC font une modeste contribution.Avant-hier, Denise Gouin, du bureau du sous-ministre de l’Environnement, ne pouvait expliquer le refus de la subvention demandée par le CIME.«Mais cela ne veut pas dire que le ministère ne mettra pas, ne trouvera pas d’urgence les 10 000 $ qu'on nous demande», disait-elle en découvrant le problème.En réalité, la part de l'Environnement a été fixée à 15 000 $ par année pour les deux prochaines années, selon le plan de financement préparé par le CIME, un plan d'éradication dont la mise en marche devrait débuter dans quelques semaines.La châtaigne d’eau est «heureusement» une plante annuelle, précise Pierre Bilodeau, du CIME.Elle ne se reproduit pas aussi facilement que la myriophylle à épis, une autre «tueuse de lacs», dont chaque brindille est capable de reprendre racine, ce qui transforme son éradication en multiplication! Mais la châtaigne d’eau produit annuellement une quinzaine de fruits, capables de produire chacun une dizaine de plants, explique le gouverneur Dean dans sa lettre à Bernard Landry.Et le gouverneur précise que les fruits peuvent survivre une bonne décennie dans la vase, ce qui suppose une certaine constance dans les efforts! Il faut donc, explique Pierre Bilodeau, déraciner la plante mécaniquement entre juillet et la fin d'août, avant quelle ne produise ses fruits.Et répéter l’expérience tant qu'un rejeton peut se reproduire.Pour la biologiste Louise Gratton, la châtaigne d’eau est probablement «la pire des quatre plantes étrangères» susceptibles d'envahir les cours d’eau québécois au point de les atrophier parfois de façon irréversible.Elle place dans cette liste la salicaire pourpre «que les Québécois continuent de vendre en pépinière pendant que tout le reste du Canada tente de l'éliminer», le myriophylle à épis et la fragmite ou roseau commun, qui chasse notamment les quenouilles des milieux humides.Une plante comme la châtaigne d'eau, dit-elle, bloque la lumière en couvrant à peu près totalement la surface de l'eau.Il en résulte une impossibilité pour les autres plantes ainsi que pour la microfaune et la nticroflore de se développer.La sauvagine de la rivière du Sud, par exemple, y perdra sa nourriture de base, soit les graines des plantes chassées par la châtaigne, dont le fruit n'est cornes- AFFAIRE SUITE DE LA PAGE 1 les documents qu’ils soumettront au conseil des ministres afin d’y préciser les incidences prévues sur la situation présente et future des jeunes Québécois.Selon M.Landry, cela permettra dorénavant au gouvernement de prendre des décisions «plus cohérentes, plus souhaitées par les jeunes et plus discutées avec les jeunes».Pour concevoir le plan d’action, qui devrait voir le jour did l’été prochain, Québec a mis sur pied un comité de suivi composé exclusivement de jeunes si on fait exception du ministre Legault, qui présidera les rencontres.Dbc-sept personnes de divers milieux veilleront ainsi à conseiller le ministre sur les priorités qui devront le guider pour convertir ses intentions en interventions.Le premier ministre a par ailleurs annoncé la création d’un comité composé de onze ministres qui conseillera le gouvernement sur les questions relatives à la jeunesse en plus d’assurer une plus grande cohérence dans ses interventions.Quatre grands principes devront éclairer les membres du gouvernement Ces orientations ont été rédigées avec l’aide des principaux intervenants du milieu.Les voici.¦ Engager la société dans une culture de la relève.On propose ainsi de miser sur l’éducation et la formation, d’augmenter la place des jeunes dans les lieux décisionnels et d’influence et d’améliorer l’intégration de la relève.¦ Assurer le développement du plein potentiel des jeunes.Le gouvernement dit ainsi vouloir promouvoir une chance égale pour tous les jeunes, un soutien accru au rôle parental et le loisir, le sport et le bénévolat comme voies complémentaires de développement ¦ Faciliter l’accès au marché du travail et améliorer la qualité de vie professionnelle.On veut mieux mieux préparer les jeunes à la vie professionnelle, améliorer les conditions liées à l’emploi et faciliter la conciliation de la vie familiale avec les études et le travail.¦ Développer un sentiment d’appartenance.Québec veut promouvoir l’idée de jeunes actifs et engagés dans leur milieu ainsi que celle d’une société inclusive et ouverte sur la diversité des jeunes.Avec de telles orientations, le premier ministre a indiqué que son gouvernement voulait que «la société québécoise non pas rende les jeunes dépendants d’elle mais les intègre au point qu’une véritable solidarité intergénérationnelle s’établisse pour que chaque couche d’âge apprécie l’autre, la soutienne, lui fournisse les moyens spécifiques à son époque de la vie».Hormis les jeunes libéraux, tout ce qui grouille dans le milieu jeunesse a applaudi la politique dévoilée hier.Dans l’ensemble, on se dit satisfait mais impatient de voir Québec passer de la parole aux actes.Les fédérations étudiantes, tant universitaire (FEUQ) que collégiale (FECQ), se sont dites satisfaites du travail accompli par le gouvernement, travail dont elles ont été complices puisqu'elles ont participé à l’élaboration du document La FEUQ a qualifié à'«ambitieuse» cette politique jeunesse.Mais «après avoir occupé les groupes jeunes, il est temps de s’occuper des jeunes», a lancé la présidente de la FEUQ, Andrée Mayer-Périard.Elle souhaite que d’ici neuf mois, le gouvernement ait rédigé son plan d’action afin que la distribution des prochains crédits s’en ressente.Le Conseil permanent de la jeunesse n’avait lui aussi que de bons mots pour la première politique jeunesse du gouvernement.Précisant que ce document est réclamé depuis plus de dix ans, la présidente intérimaire, Annie Simard, a indiqué que «cette politique donne aux jeunes des poignées solides sur lesquelles ils auront prise pour infléchir l’action gouvernementale.Le gouvernement est désormais lié par ce document et toutes ses actions devront s’inscrire en droite ligne avec les orientations de la politique.Les jeunes veilleront au grain», a-t-elle indiqué.Même son de cloche du côté du groupe de pression Force jeunesse, qui précise, par la voix de son président Martin Koskinen, que «ça va maintenant être plus difficile de faire semblant d’ignorer les faits».L’aile jeunesse du Parti libéral du Québec a toutefois critiqué le nouveau document gouvernemental.«Un an après les promesses du sommet, on s'attendait à un peu plus», a dit la présidente de la Commission jeunesse du PLQ, Isabelle Merizzi.«Le plan d’action est assez éloigné dans le temps alors qu'on en avait promis un en 1995 puis en 1998», a-t-elle ajouté.ILLUSIONS SUITE DE LA PAGE X les vêtements des voyageurs! Ce passage obligé vise davantage à faire passer un message.pour que les gens fassent preuve de responsabilité quant au contenu de leurs bagages».Les produits carnés, les aliments crus ou mal cuits renfermant des produits camés peuvent en effet être infectés par le virus et contaminer les animaux vulnérables qui, rappelons-le, sont les animaux à double sabot tels que les moutons, les bovins et même des animaux sauvages comme le chevreuil et l’orignal L’épidémie de fièvre aphteuse est pourtant clairement sur son déclin en Grande-Bretagne.Alors qu’au pire de l’épidémie on découvrait plusieurs dizaines de nouveaux foyers d’infection par jour, on en a dénombré que deux le 29 mai dernier.Malgré cela, le gouvernement canadien ne relâche pas sa vigilance.Les voyageurs en provenance des pays touchés devront continuer de se soumettre aux mesures de prévention: passer sur le fameux tapis et répondre à un interrogatoire plus «musclé» qu’à l’habitude sur le contenu de leurs bagages.En principe, les voyageurs ne doivent rapporter au Canada aucun produit à base de viande, produit laitier et autre produit d’origine animale qui ne soit pas en conserve.S’ils le font ils doivent obligatoirement les déclarer.«La déclaration de ces produits n ’entraîne pas de sanction, mais il y a une peine sévère si vous négligez de le faire», précise Frédérique Moulin, de l’Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA).Chaque voyageur reçoit également un dépliant dans lequel on demande d'«éliminer toute trace de terre et de fumier sur les vêtements et les chaussures qu’il a portés durant son séjour», et ce, surtout s’il a visité une ferme.On insiste aussi pour que les voyageurs ne fréquentent pas de ferme, de ranch, de zoo ou de parc national au cours des 14 jours qui suivent leur retour au Canada.Les vacanciers estivaux seront-ils soumis à ces restrictions?D n’est pas nouveau que l'on recommande d’éviter de fréquenter une ferme au retour d’un voyage à l'étranger.mais de s’essuyer les pieds avant de rentrer au pays, c’est une autre affaire! «Nous suivons de près la situation dans les pays touchés par l’épizootie, explique Frédérique Moulin, et nous effectuons régulièrement une analyse des risques.Dès que nous sentirons que les épidémies sont sous contrôle, nous relâcherons les restrictions.» La réponse n’est pas plus précise.
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