Le devoir, 12 juin 2001, Cahier A
w w w .ledevoir.co in DEVOl ÉCONOMIE RONA: le p.-d.g.Dutton regarde du côté américain Page B 1 LE MONDE Philippines: les rebelles d’Abu Sayyaf défient l’armée Page A 5 V o L .X C I I N 0 1 2 9 ?L K M A RDI 1 2 .1 V I X 2 O O I ; * JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des élèves considérés comme des décrocheurs potentiels étudient dans des isoloirs à l’école Edouard-Montpetit de Montréal.Ixs méthodes visant à contrer le décrochage sont appelées à changer du tout au tout.Legault chamboule l’école pour contrer le décrochage La façon de faire la classe changera considérablement dans six écoles secondaires choisies dans le cadre d’un projet-pilote Timothy McVeigh, 716e Américain exécuté depuis 1976 De vives protestations se font entendre à travers le monde REUTERS Sans un mot et sans remords mais avec un regard pour chaque témoin de ses derniers instants, Timothy McVeigh, l’auteur de l’attentat à la bombe d’Oklahoma City qui fit 168 morts en 1995, a été exécuté hier par injection mortelle.C’est la 716' exécution pratiquée aux États-Unis depuis le rétablissement de la peine de mort par la Cour suprême en 1976, mais seulement la première exécution fédérale depuis 1963.Malgré les protestations entendue à travers le monde, particulièrement en Europe, l’exécution de McVeigh a été pour le président George W.Bush VOIR PAGE A 8: McVEIGH ANDREA COMAS REUTERS À Madrid, une opposante à la peine de mort signe une pétition adressée au président Bush.VSTHTT VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Les mesures pour contrer le décrochage ne suffisent pas et François Legault a choisi de s’attaquer au nœud du problème en lançant un projet-pilote de 7,2 millions de dollars dans six écoles québécoises.Ce n’est pas rien, car ces projets risquent de complètement chambouler le train-train quotidien des écoles.Entouré d’une soixantaine de membres du milieu éducatif, le ministre de l’Éducation a lancé hier matin «l'opération Agir autrement» dans la bibliothèque de l’école secondaire Édouard-Montpetit.«Je le répète sur toutes les tribunes depuis le début de ma tournée des régions: les chiffres sont alarmants, a expliqué M.Legault.Dans certains endroits, le taux de décrochage va jusqu’à 60 %.Des milieux sont plus difficiles que d’autres et il faut réinventer l’école ep conséquence.» Pour ce faire, le ministère de l'Éducation du Québec (MEQ) a choisi des écoles où le taux de décrochage est en moyenne de 41 %.Situés dans six commissions scolaires différentes, ces établissements recevront au cours des trois prochaines années un financement de 400 000 $ chacun.Ces écoles veulent abaisser le taux d'abandon à 26 %, un objectif que le ministre qualifie d’ambitieux.Le financement servira à suivre une cohorte d’étudiants à risque de leur entrée à la troisième année de leur secondaire.Il est à noter qu'un grand nombre de décnxheurs abandonnent leurs études à cette période de leur cheminement scolaire, tes écples choisies sont les suivantes: ¦ Ecole Edouard-Montix'tit (Montréal) ¦ Çcole James Lyng (Montréal) ¦ École Gérard-Fîllion (Longueuil) ¦ École Havre-Jeunesse (Sainte-Julienne) ¦ École L’Escale (Ix)uiseville) ¦ École Samuekle-Champlain (Beauport) C’est joute la façon d’enseigner qui sera repensée.À l’école Édouard-Montpetit, les groupes feront partie VOIR PAGE A 8: DÉCROCHAGE Lutte contre la pauvreté Sirros fait la leçon au PQ KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR L’action communautaire sera-t-elle enfin reconnue ?Québec pourrait adopter dès cette semaine une politique de financement des groupes communautaires autonomes Dans une démarche inusitée, le député libéral Christos Sirros lance un appel aux militants du Parti québécois pour qu’ils s’assurent que les actions du gouvernement issu de leur parti soient en accord avec le programme politique sur le front de la lutte coqtre la pauvreté.A quelques jours de la tenue du conseil national du PQ, M.Sirros a écrit une lettre aux délégués pour qu’il y ait un travail solidaire afin d’aider les plus dé-rilunis.«Ayant pris connaissance de votre programme politique tant sur la question d’une loi sur l’élimination de la pauvreté que sur celle du barème plancher, je m’explique très mal les prises de position de vos porte-parole gouvernementaux.C’est d’ailleurs cette dissonance qui m’incite à vous écrire», peut-on lire dans la lettre envoyée au Devoir.VOIR PAGE A 8: SIRROS INDEX Annonces.A4 Avis publics.B 4 Bourse.B2 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A6 Idées.A 7 Monde.A 5 Mots croisés.A 4 Météo.A4 Sports.B6 Télévision.B 7 Les groupes communautaires sont loin d’avoir l’embarras du choix.Ou bien ils se mettent au service de l’État et voient leurs coffres se remplir ou bien ils refusent et tirent le diable par la queue.Mais heureusement, tout cela n’est peut-être qu’histoire ancienne.FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC La revendication a été formulée et reformulée maintes fois par le milieu communautaire depuis dix ans.Le Parti québécois en a même fait une promesse électorale.à deux reprises.En 1994 et en 1998.Il aura cependant Mu attendre la fin du deuxième mandat pour que celle-ci soit honorée.En effet, le gouvernement entend adopter, d’ici le 20 juin, la première politique de reconnaissance et de finance- .Jacques nadeau le devoir ment de l'action communautaire.Jusqu ici, les groupes communautaires qui choisissaient de s’acquitter de leur mission sociale en Concrètement, cela signifie que les groupes dehors du giron de l’État ont dû se débrouiller par leurs propres moyens.La situation pourrait changer, communautaires autonomes, c’est-à-dire ceux qui besoins: avoir un local, un téléphone, un bureau.ententes de service avec le gouvernement.Celui-ne doivent pas leur survie aux subventions gouver- A l’heure actuelle, nombre d’organismes pei- ci leur dicte en quelque sorte ses priorités en leur nementales, auront droit à un financement de nent à s’acquitter de leur mission.L’argent se fait demandant de fournir tel ou tel service, de com- base.Une telle situation, qui tranche avec le finan- rare et la mobilisation volontaire est souvent insuf- hier tel ou tel besoin.Et l’argent suit, cernent actuel par projets ou services, leur permet- fisante.Certains se tournent donc vers le réseau tra enfin de subvenir à leurs plus simples et criants public.Au prix de leur autonomie, ils signent des VO IR PAGE A 8: ACTIO N MMpj isSfc-.* 1'% m TERRES EN VUES ' « • • • * - LAND IhSIGHTS autochtone 2001 4» 11 au 21 juin à Montréal Québec S: www.NativeLynx.qc.ca FILMS CT VIDÉOS Terres en transe Plus de 60 films et vidéos des trois Amériques, le point de vue indigène dans toutes ses dimensions Au Cinéma ONF (iS44,(ws*MMonnai) ér?é?sf* rrfb festive 8 derniers que Recyc-Québec a voulu adresser sa campagne publicitaire et plus d’une vingtaine de médias ont accepté de diffuser les messages gratuitement.On ne passe pas (Le Devoir) — Un des tronçons de route les plus névralgiques de Montréal, l’échangeur Décarie, a été paralysé hier pendant près de quatre heures après qu’un camion-plateforme ait perdu une partie de sa cargaison.Vers 14h 15, un rouleau d’acier de 15 tonnes s’est déployé en travers de l’autoroute 40 Ouest, à la hauteur de la sortie Côtede-Liesse, avant de franchir le terreplein et de finir sa route du côté est.1 Vux camions ont été endommagés à la suite de l’incident, qui n’a fait par ailleurs aucun blessé.Au moment de mettre sous presse, la Sûreté du Québec menait toujours une enquête pour savoir qu’est-ce qui, de l’arrimage de la cargaison ou d’une défectuosité mécanique, est à l’origine de l’incident.A19 heures, l’autoroute métropolitaine en direction ouest demeurait toujours fermée à la hauteur de l’échangeur Décatie.Le ministère desTransports prévoyait l’ouverture imminente de toutes les voies, le temps que des travailleurs terminent de découper en morceaux l’objet gênant.Un nouveau vaccin (PC) — Un nouveau vaccin contre les infections à pneumocoque, principale source de maladies graves chez les jeunes enfants, vient d’être homologué au Canada Mais à cause de son prix élevé, il pourrait être difficile de l’inclure dans les programmes gouvernementaux de vaccination.Le Prevnar constitue en fait sept vaccins en un seul.11 est efficace à 97 %pour l’immunisation contre sept souches des pneumocoques les plus communs chez les nourrissons et les jeunes enfants, et les plus résistants aux antibiotiques.Il doit être administré en quatre doses, plus une injection de rappel, au coût d’environ 300 $ par enfant, la forme la plus courante d’infection à pneumocoque est l’otite moyenne (infection de l’oreille), qui n’est pas mortelle.Mais dans un petit nombre de cas.la maladie peut se transformer en méningite, bactériémie (infection du sang) ou pneumonie.La Balmet, de Saint-Jean-sur-Richelieu, avait contaminé tout un quartier et ses propres terrains avant de fermer ses portes, laissant à Québec le soin de payer les pots cassés.On a commencé hier à démolir ce symbole de l’inconscience de certains industriels.Mais l’essentiel de la contamination restera sur place, sous une couche d’asphalte sensément temporaire, s’il n’y a pas trop de risque que les poussières de plomb contaminent le milieu environnant.LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Après avoir investi des dizaines de millions dans la décontamination de sols industriels contaminés, Québec songe à mettre en place de nouvelles règles législatives qui obligeraient, dès l’hiver prochain, les entreprises polluantes à suivre annuellement à la trace l’état de leurs terrains et à les décontaminer sur-le-champ avant d’en refiler la factu- Près de 3 000 bacs à recyclage arborant de la publicité seront installés d’ici la fin de 2002 dans les rues de Montréal pour remplacer les poubelles conventionnelles.La Ville de Montréal vient de donner le feu vert à une entreprise privée qui menait une expérience pilote depuis quelques mois sur son territoire.Depuis novembre, 250 contenants munis de trois ouvertures ont été placés sur les trottoirs de rues commerciales à travers la ville.Ces poubelles nouveau genre, de presque deux mètres de long, permettent de récupérer le papier, le verre et le métal, ainsi que les déchets périssables.Les affiches publicitaires apposées sur les deux surfaces, côté trottoir et côté rue, permettront à l’entreprise de générer des revenus dont bénéficiera la ville.C’est la firme OMG Média qui a obtenu le contrat d’exploitation pour la ville de Montréal.Son concept qui est implanté à Toronto et Ottawa, sera aussi appliqué dans plusieurs municipalités de la Rive-Sud et à Laval.Au terme du projet pilote à Montréal, la ville a accordé une note de 85 % au projet selon une grille La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) s’est élevée, hier, contre la demande du juge Serge Boisvert de la Cour du Québec de contraindre un journaliste de Radio-Canada à témoigner devant le tribunal.Le journaliste Philippe Schnobb révélait, en février 1999 sur les ondes de Radio-Canada, les irrégularités qui avaient été commises dans le comté d’Anjou à l’occasion des élections provinciales de 1998.re aux citoyens, garanties financières à l’appui.C’est ce qu’a annoncé hier le ministre de l’Environnement du Québec, André Boisclair, de passage à Saint-Jean-sur-Richelieu pour donner le premier coup de masse à la vieille bâtisse, qui sera jetée par terre au cours des prochains jours avec un bélier mécanique après avoir été nettoyée de ses poussières de plomb au coût de 125 000 $, une autre facture payée par le gouvernement La démolition lui coûtera par ailleurs 211000 $.Le ministre a précisé que le projet de loi qu’il entend présenter à l’automne est essentiel «si on veut que le public cesse de payer pour corriger les erreurs des entreprises» négligentes.D existe, dit-il, de nouveaux produits financiers qui devraient assurer les contribuables qu’ils n’écoperont pas de la facture lorsqu’elles ferment leurs portes, ce qui a constitué un «lourd héritage».La Balmet a fermé ses portes en 1989 après que le ministère de l’Environnement, sous la pression des milieux de la santé, lui eût ordonné de modifier ses pratiques et de nettoyer sa cour, totalement contaminée au plomb.Cette entreprises, qui recyclait des batteries de voiture, avait aussi contaminé tout le quartier voisin.Des dizaines d’enfants et d’adultes ont ainsi été atteints de plombémie.Au lieu d’obtempérer, la Balmet a fermé ses portes, forçant Québec à nettoyer en partie le quartier et à paver la cour contaminée pour y réduire les infiltra- d’exigences, soit l’architecture, la maniabilité, la qualité du tri, la propreté et l’entretien, permettant ainsi à l’entreprise d’implanter ses bacs sur une plus grande échelle.OMG Média doit donc soumettre sous peu un devis final et déterminer quel type de redevances elle remettra à la ville pour l’utilisation des divers emplacements.«Ils ont prouvé leur bonne foi depuis six mois et ont rencontré les normes d'exigences de la ville.Donc, à partir de maintenant, il reste à signer une entente», indique Jacques Tremblay, du service de l’environnement à la ville de Montréal.L’installation des contenants ne requiert aucun investissement de la part de la municipalité et l’entreprise demeure responsable de la cueillette des déchets recyclables ainsi que de l’entretien des bacs.«Nous allons lancer le phénomène à l’échelle pan-canadienne», explique Jean Claude Henri, directeur général d’OMG Média.«Déjà, toutes les grandes villes nous sollicitent pour installer, clés en main, le nouveau réseau de bacs à récupération.Ça résout pour eux une très grande problématique.» Des négociations sont actuellement en cours avec la ville de Québec; d’autres municipalités à travers la province pourraient être intéressées par le concept À la suite de ce reportage, le Directeur général des élections (DGE) avait amorcé une enquête sur Alberto Berardinucci, un militant libéral d’Anjou dont le procès en Cour du Québec s’est ouvert il y a deux semaines.Hier, le DGE entendait obtenir le témoignage de Philippe Schnobb.Il semble qu’on veuille faire témoigner le journaliste pour corroborer l’identification du présumé organisateur de la fraude dans Anjou.La FPJQ estime que cette demande porte atteinte à la liberté de presse reconnue à l’article 2b de la Charte des droits et libertés.«L'obligation de témoigner marquerait une nouvelle jbis à quel point plusieurs de nos magis- tions d’eau, source de Ibdviats dans la nappe souterraine.Cette solution, qui devait être temporaire, pourrait bien devenir permanente.Le terrain de la Balmet contient 8000 tonnes de sols contaminés à des taux supérieurs au critère «C» de la politique de décontamination, le plus haut niveau de danger.D contient aussi 5000 m3 dans la categorie B-C et 13 000 m3 au-dessus du critère B, incompatible avec des usage de type résidentiel.La décontamination coûterait plus de sept millions.Mais Saint-Jean a demandé au ministre une subvention de 277 000 $ non pas pour régler le problème, mais pour faire effectuer une «analyse de risques», ce qui pourrait faire en sorte que le terrain asphalté, probablement un des sites industriels les plus contaminés du Québec, demeure ainsi couvert si un professionnel estime que les toxiques ne nuiront à personne.La nouvelle politique permet cette solution, dénoncée par les écologistes comme la «politique du tapis» sous lequel les promoteurs poussent la poussière.Plusieurs sites montréalais ont ainsi été traités, dont une partie de l’ancienne usine d’East Angus.Saint-Jean veut construire un parc à cet endroit Les analyses des puits qui encerclent la Balmet indiqueraient qu’il n’y a pas d’écoulement souterrain vers le quartier ou la rivière.Fusion nucléaire et magnétique Québec tente de protéger son expertise LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le ministre de la Recherche, de la Science et de la Technologie, David Cliche, a injecté hier 2,3 millions dans la recherche fondamentale sur la fusion nucléaire ou magnétique, pour conserver au Québec ce qui lui reste de masse critique dans ce domaine de pointe.Cette subvention s’additionnera au 1,2 million que l’INRS ajoutera lui-même aux contrats passés avec ses partenaires européens et russes, qui poursuivent leurs travaux en faisant appel aux spécialistes d’ici.Les travaux de l’INRS-Energie en fusion portent sur la mise au point de labos virtuels où on peut' suivre en temps réel ou modéliser le fonctionnement de réacteurs en opération en Europe ou en Russie, ou pour prévoir leur comportement Les chercheurs québécois ont aussi développé une expertise incontournable dans la mesure des températures des réacteurs, qui sont censées rivaliser avec celles du Soleil.Les chercheurs de l’INRS étaient d’autant plus satisfaits de l’annonce d’hier qu’il est rare, disait-on, de' voir des hommes politiques appuyer concrètement la recherche fondamentale, en raison de ses bénéfices' souvent différés.Par ailleurs, disaient-ils, il est impé-' ratif de soutenir l’expertise de l’Université du Québec si on veut maintenir sa capacité d’enseignement au niveau exigé par les défis de la technologie et pour garder les chercheurs québécois sur les créneaux de pointe.L’annonce de la subvention d’hier coïncide avec le lancement en Russie, il y a une semaine, de la candidature de la région torontoise qui s’offre pour accueillir le projet lier International.Ce projet, parrainé par le Japon, plusieurs grands pays européens, la Russie et le Canada, consiste à construire une centrale de 1000 mégawatts basée sur le principe de la fusion magnétique, que l’on présente comme l’énergie propre de l’avenir.L’Ontario s’est engagé à investir dix millions par année pendant 30 ans si elle obtient le projet de centrale, qui serait construite à Claring-ton, en banlieue est de Toronto.Le projet, d’une valeur totale de 12 milliards, propulserait l’Ontario à l’avant-scène internationale avec le plus important projet scientifique international après la construction de la station spatiale internationale.Ottawa a coupé les fonds au projet Tokamak, le seul projet canadien d’importance dans le domaine de la fusion, deux ans avant de parrainer la candidature de Toronto.Hydro-Québec, qui avait décidé sous les pressions de Québec de s’en tenir à des activités payantes à court terme, a démantelé ce réacteur d’intérêt international ainsi que ses équipes de recherche, amputant la masse critique québécoise dans ce domaine et réduisant à néant les chances du Québec d’accueillir ici lier International.trais ne comprennent pas que la liberté de presse est en péril lorsqu ’on transforme les journalistes en rouages du système judiciaire.Les journalistes ne sont pas des informateurs de police», écrit la FPJQ.La FPJQ considère d’ailleurs que le témoignage de M.Schnobb n’est pas essentiel pour l’issue du procès.«La preuve du DGE se suffit à elle-même.Deux des trois sources confidentielles du journaliste ont collaboré avec le DGE», ajoute la FPJQ.L’avocate de Radio-Canada a tenté de convaincre le juge de ne pas faire témoigner le journaliste, et le tribunal rendra demain une décision sur cette affaire.Bacs nouveau genre JACQUES NADEAU l.E DEVOIR Le bac mesure près de deux mètres, on peut y disposer des matières recyclables et non recyclables.es rares députés dissidents qui ont réagi ont soutenu que la fin des disputes ne dépendait pas d’eux.«C’est la base qui insiste sur cette question maintenant.S'il espère une trêve, il ne l’aura pas», a résumé Art Hanger, notant que la chute dans les sondages avait démarré avant les sorties publiques des députés.HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Après l’avoir été sur la langue, les Québécois pourraient bien être consultés sur l’état de leur démocratie.L'idée de mettre sur pil'd une commission nationale sur la citoyenneté et la dénuxTatie fait son chemin, et c’est au tour du Bloc québécois d’en faire la proposition formelle.Réunis ce week-end à Sorel pour célébrer les 10 ans du parti, les bloquâtes ont reçu la suggestion de créer une telle commission.Celle-ci aurait pour mandat de sillonner le Québec et de consulter les citoyens sur les façons d’améliorer le système électoral, la représentativité de certains groupes dans la fonction publique, la participation des régions dans le processus de décision, etc.En outre, on proposerait dans le cadre de cette grande consultation de ne pas attendre que le Québec devienne un pays pour le doter d’une constitution.Ce document, explique le député Lierre Paquette qui est à l’origine des propositions, regrouperait toutes les lois dites fondamentales de la province: la Charte de la langue française, la Charte des droits et libertés, les déclarations officielles sur le contrat moral entre la société québécoise et les nouveaux arrivants, de même que celles reconnaissant aux autochtones qu’ils forment des peuples.Démocratie et souveraineté «Im Commission nationale de la citoyenneté et de la démocratie qu’on propose fera partie de la tournée du chef l'automne prochain, indique M.Paquette.On va tester cette idée-là [auprès des électeurs], c’est sûr qu 'on va la tester auprès du gouvernement du Québec.Mais tout le monde comprend bien qu'on a besoin au Québec d’une forme d'animation collective pour savoir où on s’en va, et on considère que cette commission-là pourrait être un déclencheur important tout comme l’a été d'une certaine façon la Commission sur l’avenir du Québec en 1995.» l/e but du processus sera ultimement de démontrer les limites du fédéralisme canadien, de faire la preuve que la démocratie se porterait mieux si le Québec était indépendant «On identifie la démocratie comme un argument en faveur de la souveraineté», reconnaît-il.Mais il ne s’agit pas de se donner une excuse pour ne rien faire en attendant.«Faut pas non plus évacuer le fait qu’un certain nombre de choses pourraient dès maintenant être corrigées.» Des groupes demandent de protéger la Commission des droits de la personne FABIEN DEGLISE LE DEVOIR A l’unisson.La ligue des droits et libertés du Québec, la Fédération des femmes du Québec, la Table de concertation des lesbiennes et des gais du Québec, la Coalition québécoise pour la reconnaissance des conjoints et conjointes de même sexe, le Front commun pour les assistés sociaux.Au bas de l’échelle ainsi que les Centrales des syndicats du Québec (CSQ) et des syndicats nationaux (CSN) sonnent Talarme: le gouvernement du Québec veut «mutiler» la Com-mission des droits de la personne et de la jeunesse du Québec (CDPJ).Au cœur de la controverse, la «guérilla judiciaire», dénoncent-ils, amorcée depuis janvier 1999 par le gouvernement du Québec afin de contester devant les tribunaux le pouvoir d’enquête et d’intervention de la Commission lorsque cette dernière se penche sur des cas de discrimination provoqués par une loi provinciale, un règlement ou leur interprétation.Actuellement expliquent les groupes sociaux, cette «contestation systématique de la compétence juridique de la Commission» vise six cas de discrimination découlant entre autres de la notion de conjoints de même sexe, de la loi sur la sécurité du revenu ou encore de la loi sur Taide financière.Cinq sont devant la Cour d’appel et un devant le Tribunal des droits de la personne.Pour André Paradis, directeur général de la Ligue des droits et libertés, il y a péril en la demeure.«Le premier ministre du Québec devrait inciter le Procureur général du Québec à changer de cap, explique-t-il, pour mettre un terme à cette mutilation mortelle delà Commission.» Quelle mutilation, se demande-t-on au ca- binet du ministre de la Justice, Paul Bégin?«La Commission a un pouvoir de recommandation et non pas d’enquête, résume Caroline Drouin pour justifier l’attitude du gouvernement face à la CDPJ.L’interprétation des lois relève de la Cour supérieure.Il faut respecter la primauté du droit.» Trop restrictif Une vision restrictive du mandat de la Commission qui, selon Pierre Valois, président de la Table de concertation des lesbiennes et des gais du Québec «soulève de vives préoccupations pour la protection des droits et, notamment, du droit à l’égalité.(.] Cela signifie dans les faits que l’organisme qui a le mandat d'assurer l’application de la Charte des droits serait désormais privé de son mandat quand l’État se rend coupable de violation, laissant les citoyens seuls pour lutter contre la puissance de la machine gouvernementale.» Avec un écueil, s’insurgent les groupes sociaux: l’exclusion des personnes à faible revenu du processus de contestation des dispositions législatives qui, dans ce contexte, ne pourraient jamais avoir les ressources nécessaires pour assumer une poursuite judiciaire en cas de litige.Claude Filion, président de la CDPJ, l’avait d’ailleurs bien vu.Dans son rapport annuel de 1999, il qualifiait à Tépoque l’attitude du gouvernement à l’endroit de la Commission de «recul préjudiciable au plein exercice des droits et libertés des citoyens dans une société où les dures réalités de la discrimination, du harcèlement, de l’exploitation, de la violence et de la négation des droits sont toujours présentes.Ce n’est pas en affaiblissant les pouvoirs des organismes qui, comme la Commission, tentent d’y remédier, que la société en sortira gagnante.» doifoufemc Gambard Vente et service technique 1 f ROLEX m Datejust en acier et or 18 carats 630-A RUE CATHCART.MONTRÉAL, CENTRE VILLE • TÉL 866-3876 L E I) E V 0 I R .I.E M A R I) I 12 J U I N 2 0 01 A 4 ‘LES ACTUALITES* Les forêts de feuillus en danger La forêt a besoin de son vérificateur Le Journal congédie Paule Beaugrand-Champagne LOUIS-GILLES FRA N CŒUR LE DEVOIR Le ministère des Ressources naturelles (MRN) «trahit la confiance du public et manque de transparence» en laissant se détériorer sans intervenir les forêts feuillues du sud de la province.C’est en ces termes qu'a réagi hier le vice-président de l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), Ijouis Bélanger, à l’endroit des révélations du Devoir de samedi sur la faible régénération des forêts feuillues en raison de coupes contraires aux normes et du peu de fiabilité des contrôles gouvernementaux.L’expert cité, Zoran Majcen, du Service de la sylviculture et du rendement des forêts, affirmait avoir dénoncé à plusieurs reprises — mais en vain — cette situation auprès de la direction du ministère.De leur côté, les forestiers syndiqués de la CSN ont réagi à ces informations i>ar la voix d’un porU ^[«rôle, Johnny Simard.«Nous, on n'est pas vraiment surpris, dit M.Simard, car ce qu’on a lu ressemble tellement à ce qu'on voit tous les jours dans les forêts de résineux, où une grande partie du travail d’aménagement ne se fait pas, ce qui compromet grandement la régénératim prévue.» Selon Louis Bélanger, le cri d’alarme lancé par le spécialiste du MRN, une autorité en la matière, «justifie à lui seul la tenue d'une en- quête publique et la création d’un poste de vérificateur, des forêts indépendant du gouvernement et qui ferait rapport à la populàtùm directement.On voit ici un fonctionnaire qui avoue avoir signalé à répétition un problème d'une rare gravité aux autorités du ministère, lequel n'a pas réagi, malgré toutes les assurances drm-nées par le ministre voulant que des correctifs soient apportés dès qu’on déroge aux prévisions de régénération».Pour le Syndicat national de la sylviculture (CNS), on fait malheureusement moins d’aménagement dans la forêt feuillue que dans celle des résineux, préférés par les industriels, même si les bois durs de la forêt feuillue sont les plus chers, mais aussi ceux qui poussent le plus lentement, ce qui devrait impliquer une vigilance accrue du gouvernement à l'endroit de ce «patrimoine».11 est dangereux, ajoute M.Simard, de surexploiter les arbres les plus forts, qu’on abattrait trop systématiquement selon l’expert cité par le Devoir, car ce sont les géniteurs les plus importants et des arbres dont on doit récolter la valeur maximale, ce qui implique qu’on les protège jusqu’à ce qu’ils atteignent cette valeur optimale.Tout le monde en forêt, dit-il, essaie de faire un maximum d’argent en assumant le moins d’obligations possible, envers les travailleurs forestiers comme envers la forêt, ce qui explique la précarité des forêts et aussi déjà main-d’œuvre qui les exploite.SÉVERINE DEFOUNI LE DEVOIR La rédactrice en chef du Journal de Montréal, Paule Beau-grand-Champagne, a quitté le quotidien hier.Un départ déguisé sous la forme d’une démission; tout indique cependant qu’elle se soit fait indiquer la porte.«Je dois quitter le journal aujourd’hui même», écrit-elle dans une lettre personnelle distribuée dans le casier de ses collègues vers 16 heures.«Je ne garde aucun mau- PRESSE CANADIENNE uébec — Une nouvelle guer-re se prépare entre Québec et Ottawa, cette fois dans le secteur de l’habitation.Le gouvernement fédéral a annoncé le 29 mai dernier un programme de 680 millions en quatre ans pour la création de «logements abordables», conformément au programme électoral de l’automne dernier du Parti libéral du Canada.Le programme doit être négocié avec les provinces.Ce programme a été immédiatement pris à partie par la mi- rais souvenir, que des fous rires, des discussions viriles, de la fierté, beaucoup de fierté», écrit-elle.Jointe par téléphone à sa résidence hier soir, Mme Beaugrand-Champagne n’a pas voulu commenter la démission sinon pour dire qu’elle ne s’y attendait pas.L’ex-rédactrice en chef a préféré renvoyer Le Devoir à la direction du Journal de Montréal, qui, elle, s’est fait plutôt laconique.«Je n’ai pas de commentaires à faire», a laissé tombé l’éditeur, Pierre Fnancœur.La direction a par ailleurs déjà nistre québécoise de l’Habitation, Louise Harel.Mme Harel a dit craindre que le Québec demeure traité avec iniquité par ce programme.Il l’a été historiquement, ne touchant dans le passé que 18,5 % des dépenses fédérales de logement social et 21,5 % des subventions à la rénovation, alors que la population du Québec représente le quart de celle du Canada.La contribution fédérale dans le cadre de la construction d’un logement neuf s’élèvera à 10 % du coût de réalisation, avec un maximum de 12 500 $.fait connaître son remplaçant aux employés de la boîte.Il s’agit de Bernard Brisset, ex-directeur des sports au Journal de Montréal.Il a aussi été directeur des communications pour l'équipe de hockey Le Canadien et occupait jusqu’à maintenant le poste de conseiller principal pour Pyramide, une firme de relations publiques.Mme Beaugrand-Champagne avait accepté le poste de rédactrice en chef en avril 1998, après plus de sept ans comme rédactrice en chef adjointe pour la revue «À Montréal, le coût mensuel d'une construction neuve s’élève à 800 $.La contribution fédérale de 10 % (80$ par mois) ne permettra donc pas que les logements locatifs soient abordables pour les ménages à faibles revenus», a noté la ministre Harel.Selon la ministre québécoise, la contribution fédérale devrait être doublée pour avoir un impact réel.Mme Harel a aussi rappelé que le Québec entend demeurer maître d’œuvre de toutes les interventions en matière d’habitation sur son territoire, afin notamment de «rencontrer ses priorités en ma- L'actualité.Des journalistes de la salle de rédaction du Journal de Montréal on dit être «sous le choc» Ds s’attendaient à voir arriver une nouvelle tète au poste d’éditeur, étant donné que M.Francœur, récemment nommé à la tête de Sun Media, cherche présentement un remplaçant La direction n’a pas voulu s’avancer sur la relation qu’elle entretenait avec Mme Beaugrand-Champagne, mais des journalistes de la salle ont clairement indiqué que celled était tendue.dessine tière de lutte à la pauvreté».Pour sa part le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), qui a tenu son congrès annuel en fin de semaine, lance un avertissement aux deux niveaux de gouvernement pour que les sommes consenties dans ce programme à frais partagés soient consacrées à la construction de logements pour les plus démunis.Selon les premières informations, le programme fédéral visent à subventionner les entrepreneurs en construction pour bâtir des logements qui se loueront au prix régulier du marché.Habitation Une nouvelle confrontation se Téléphone: 985-3322 I T O P F T I T F R \ l\ï IV fl N T F ^ Courriel: Télécopieur: 985-3340 L IJ U l Ij l I I L U il il 1/ V L U petitesannonces@ledevoir.cotn 1 • N •D •£ ‘X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100» 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achal-vente-ôchange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES lOI PROPMÉftS À VENDRE OUTREMONT Cottage jumelé.Beaucoup de cachet.Rénovations majeures.3 c.c., 2 1/2 s.de b.Bois franc Foyer.Garage Agents s'abstenir.379 000 $ 277-7600 103 CONDOMINIUMS H COPROPRIÉTÉS CENTRE-VILLE, 3'».rdc.accès services, 77 000 S + stat.int.2 pl @ 10 000$ (514) 282-1723 PLATEAU Condos neufs ^ Chambord (Laurier/St-Joseph) 600à1300 p.c À partir 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Expulser - Poisson.9 - Oestrus - Arbre du groupe des sorbiers.10 - Enlèvement.- Est couché.- Drame.11 - Elle est liée à la fré- quence des sons.-Singes-araignées.12 - Période - Fragile - Habileté.Solution d’hier I I « » « » % t W M '1 5 A Oj 1 O uj* U J.£ f i M | V O e t 1 *_ a e S jï L 1 1 ¦ 1 1 A i ¦ " li V 1 [¥ e « B| 1 Tj7 K ¦ >- e mJ| eli ° A u e | 1 * i a 1 s 1 1 ° M * A *•_ N U 7]t n TTl | ujH lTi L | L A i a H f E | o Ta ¦ ¦ Il O U 1 R.L x a TTl i |r N T t F a e LES PETITES ANNONCES 161 ¦ 176 SOUS-LOCATION CHALETS À LOUER DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 À 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit m m s 1 21 ESTRIE MEMPHRÊMAGOG Bord du lac 230' sur plus de 4 acres de prairies et de pins, super be résidence d'architecte, grand séjour avec mezz.et foyer, s.à manger, cuisine tout confort, 3 c.c., 2 s de b .2 w.c., garage et s.s.spacieux.Extérieur aménagé.Ensemble neuf de grande qualité.Prêt à habiter 490 000$ (819) 876-7590 CHALETS BORD DU FLEUVE MRC Kamouraska 3 ch., 1 s.t> (418) 651-8915.(418)856-4053 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER CDN, rue Gatineau près de l'université et du métro Côte des-Neiges.Immeuble tranquille Grand 4 1/2, boiseries, cuisinière, réfrigé-raleur, 820$ chauffé, sau chaude.Idéal personne seule ou couple (514) 739-7340 COTE-DES-NEIGES Grand 5 U2.haut duplex, près hop.Sl-Mary's.1 1/2 s.de b., les entrées lav'sech et laveuse.Cuisine rénovée.Très éclairé Idéal couple âge 1 200$ chauffé.737-3998 DROLET- Métro Launer 41’ ouved slyle condo, cachet, rdc éclairé, 1 ch, cour-terrasse.600 $/m.1 juillet (450)646-5987 MËTRO BEAUBIEN, rue Cham bord, 3 1/2, entrées lav.'sech.Pour pers calme, 380S.495-4491 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de et à ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.METRO CÔTE-STE-CATHERINE 31/2 meuble, rénové, tout équipé Entrée privée.Libre.675$ chauffé.737-3004 OUTREMONT - 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BESOIN DE VOTRE AIDE A comme coopérant A comme bénévole A comme donateur (514) 387-2541, poste 240 Nous vous aiderons à les aider www monde cg -* LE DEVOIR ?- LE MONDE Un lourd contentieux à régler Bush tentera de charmer l’Europe Les Philippines demandent à la Malaisie d’envoyer deux négociateurs K Kl K DK CASTRO REUTERS Un résidant de l'île de Basilan n'a pu retenir ses larmes après que les rebelles d’Abu Sayyaf eurent pris 15 autres personnes en otage, dont des enfants.Les rebelles d’Abu Sayyaf défient l’armée L’ultimatum est reporté mais 15 autres personnes sont prises en otage AGENCE FRANCE PRESSE Manille — Les rebelles musulmans d’Abu Sayyaf, qui ont menacé de décapiter leurs trois otages américains détenus aux Philippines, ont annoncé hier repousser leur ultimatum mais ont pris en otage 15 autres personnes dans le sud de l'archipel, ont annoncé les autorités.Cette nouvelle prise d'otages est survenue alors que Manille a cédé aux exigences des rebelles de faire entrer en lice deux médiateurs malaisiens, ce qui avait conduit les ravisseurs à suspendre leur menace.«Quinze personnes ont été enlevées.Il s’agit d’ouvriers agricoles et de membres de leurs familles, deux d’entre eux ont 12 ans», a déclaré le colonel Hermo-genes Esperon, commandant de l’armée à Basilan après qu'environ 50 rebelles eurent investi le village de Tairan près de la localité de lantawan, dans l’île de Basilan (sud).Les rebelles détiennent donc 28 otages au total, selon un dernier décompte, ce nouveau groupe étant venu s’ajouter à celui des 13 prisonniers dont la plupart y compris les trois Américains, ont été pris le 27 mai dans un centre balnéaire à Palawan (sud-ouest).Arroyo cède La nouvelle de cette prise d’otages supplémentaires a été diffusée quelques heures à peine après que la présidente des Philippines Gloria Arroyo eût cédé aux rebelles qui exigeaient depuis plusieurs jours l’envoi de deux négociateurs malaisiens.Cette concession d’Arroyo avait été arrachée à la suite d’une nouvelle escalade de la part d’Abu Sayyaf.Un porte-parole de la présidence a annoncé que Mme Arroyo avait demandé hier à la Malaisie d’envoyer ces deux négociateurs.Rigoberto Tiglao a précisé que ces contacts étaient destinés à permettre à un homme politique, Sairin Karno, et à un homme d’affaires, Yousouf Hamdan, de se joindre à un émissaire du gouvernement philippin, chargé de négocier avec le groupe Abu Sayyaf.L'an dernier, ces deux médiateurs malaisiens avaient déjà traité avec le groupe de rebelles philippins pour obtenir la libération de neuf otages malaisiens qui faisaient partie du grouix* enlevé en Malaisie en avril 2(XX) et détenu ensuite dans l’île de Jolo (sud) dont faisait partie 10 touristes occidentaux.Excepté un Philippin encore détenu par les rebelles, tous les otages ont été libérés contre versements de rançons dont le montant total est estimé à 20 millions de dollars ou sont parvenus à s’échapper.Les chefs des guérilleros et en particulier Abu Sa-baya.Khadaffy Janjalani et trois autres responsables rebelles ont été vus dimanche dans la localité de Bu-lanza, selon les services du renseignement militair».Les membres d’Abu Sayyaf se sont rendus maîtres du village et une quarantaine d’hommes armés en interdisent les accès à l'armée, soulignent encore les services d’espionnage.Cette localité est située sur les hauteurs, tout près de chutes d’eau, entourée d’une végétation particulièrement épaisse.Abu Sayyaf est l’un des deux groupes qui luttent pour la création d’un territoire musulman dans le sud du pays, à majorité catholique.L’Europe condamne les rebelles macédoniens Les deux parties cessent le feu intervient dans les zones de combat OGNEN TKORi.OVSKI REUTERS Une famille d’origine albanaise a quitté Aracinovo, hier, un village qu’ont saisi les rebelles.PASCAL RICHÉ LIBÉRATION Washington — Lorsque Bush, en descendant de son avion à Madrid, posera son pied sur le sol européen, il n’aura plus qu’une idée en tête: déminer.Le président américain n’est pas attendu avec des fleurs par les Européens, qui lui reprochent sa politique de défense, ses décisions sur l’environnement, son attachement à la peine de mort, son (jeu d’intérêt pour la coopération internationale, sa diplomatie vis-à-vis du ProcheOrient, des deux Co-rées, de la Chine ou de la Russie.Pour George W.Bush, qui doit participer à une réunion de l’OTAN à Bruxelles, rendre une visite aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union en Suède et rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine en Slovénie, ce sera un vrai parcours du combattant.La Maison-Blanche prépare depuis longtemps cette opération de «charme» avec le souvenir de la première tournée européenne (réussie) de Ronald Reagan: lui aussi partait avec un lourd handicap d’image.La semaine dernière, la conseillère à la sécurité nationale, Condole ;zaa Rice, a d’ores et déjà prévenu que le président insisterait sur les points d’ac-;cord et sur l’importance des relations transatlatiques.«Avec ce [voyage, Bush a l’opportunité de se rattraper et de donner une image de lui plus positive: il a tout intérêt ;à l’exploiter en multipliant les gestes», estime Anthony Blinken, Ü’ancien conseiller aux affaires européennes de Bill Clinton, qui a rejoint le CSIS (Centre for strategie and international studies).I Changement de cap ¦ George W.Bush n’arrive pas 3es mains vides.La semaine dernière, il a renoué le contact avec la Corée du Nord, ce qui a été bien ^accueilli en Europe.A son arrivée jà la Maison-Blanche, il avait par des déclarations très rudes interrompu le dialogue naissant entre les deux Corées, menaçant, selon Iles Européens les chances de paix dans la région.Sur une autre question, celle du réchauffement de la planète, il a commandé un rapport à la National Academy of Science, qui a répété ce que tout le monde sait les •émissions de gaz à effet de serre Réchauffent le climat Ce faisant, il •s’est donné les moyens de résister iaux arguments des groupes de pressions industriels et de sa base conservatrice.Il devrait proposer àux Européens des solutions alternatives au protocole de Kyoto, qu’il a dénoncé en mars.«Il va •montrer qu’il prend cette question très au sérieux«, a annoncé son Iporte-parole, Ari Fleischer.Mais •sur cette question de Kyoto, les 'AGENCE FRANCE-PRESSE ! ASSOCIATED PRESS Israël et les Palestiniens ont tenu hier soir à Jérusalem pendant plus de trois heures une nouvelle .réunion sécuritaire sous les auspices du directeur de la CIA, George Tenet malgré le fossé séparant des deux parties.; «Cette réunion n’a pas été un ¦grand succès», a indiqué une source ;de la sécurité palestinienne, ajoutant que les membres de la délégation palestinienne sont allés rendre compte de la teneur des discussions au président Yasser Arafat.Selon la radio publique israélienne, «la réunion s’est tenue dans une atmosphère tendue, entrecoupée de ,cris, et les Palestiniens ont restitué à •M.Tenet son texte en indiquant qu'il [devait tenir davantage compte de leurs exigences».1 La télévision israélienne a indi-’qué pour sa part que «les Américains ont exercé de fortes pressions [au cours de la réunion pour que les Palestiniens acceptent le texte de M.• Tenet, et le secrétaire d’Etat Colin 'f’ouiell a même appelé M.Arafat à relations transatlantiques ne retourneront jamais au beau fixe.George W.Bush pourrait également, au cours de sa tournée, faire quelques annonces peu coûteuses pour détendre un peu l’atmosphère.Il pourrait par exemple confirmer que les troupes américaines resteront engagées dans les Balkans.«Ou encore, estime Anthony Blinken, approuver explicitement le projet européen de Force de réaction rapide.» Bush en avait déjà accepté le principe lorsqu’il avait reçu Tony Blair.Mais une partie de son équipe restant hostile à cette force militaire européenne autonome par crainte d’une concurrence avec l’OTAN, il reste à lever définitivement l’ambiguité.Amadouer la Russie Lors de sa rencontre avec Vladimir Poutine, en Slovénie, Bush compte convaincre son homologue russe de renoncer à s’accrocher au traité ABM sur la défense antimissile, signé à une époque (1972) où les deux pays étaient adversaires.En exigeant la semaine dernière l’accélération du programme de bouclier antimissile, avec pour objectif d’arriver à un système rudimentaire avant la fin de son mandat, le président américain met la Russie (et le reste du monde) devant le fait accompli: le traité ABM, considéré par la nouvelle administration comme une relique de la guerre froide, est mort Pour amadouer les Russes, Washington devrait tenter de leur faire miroiter les avantages financiers qu'il y aurait à travailler à un système de défense fondé sur «l’amitié».«Je pense que ce sera un succès et les deux hommes vont trouver qu’ils ont beaucoup de choses en commun», a déclaré Rice.Mais son optimisme est peu partagé parmi les experts des questions russes.Bush aura enfin à répondre aux critiques sur la peine de mort, au lendemain de l’execution hautement préparée et largement médiatisée de Tim McVeigh, terroriste d’extrême droite qui a tué 168 personnes en 1995, à Oklahoma City.Condoleezza Rice a prévenu que ce sujet «ne relevait pas des négociations internationales».Ce n’est pas l’avis des Européens, qui considèrent la peine de mort comme contraire aux droits de l’homme.Le président n’évitera pas les remarques de ses homologues européens.Lorsqu’il était gouverneur du Texas, il a participé à 152 executions en six ans.Les Espagnols, qui le reçoivent demain, sont très sensibles à l’affaire Joaquin Martinez.Cet Espagnol de 29 ans a passé plus de trois ans dans le couloir de la mort, avant d’être innocenté des deux meurtres dont on l'accusait, et libéré la semaine dernière.Il est rentré dimanche à Madrid.cet effet sans obtenir son accord».«Les Palestiniens ont accepté que les efforts se poursuivent dans les prochains jours en vue d’une formule de compromis», selon la télévision.Le vice-ministre israélien de la Défense, Mme Dalia Rabin-Fdosof, citée par la radio, a estimé que «les Américains se sont rangés au point de vue d’Israël selon lequel un retour complet au cessez-le-feu doit préluder à la reprise de pourparlers».Pour sa parti le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, entame aujourd’hui au Caire une tournée de cinq jours au Proche-Orient pour chercher les moyens de mettre un terme à la violence entre Israéliens et Palestiniens et de ramener les deux camps à la table des négociations.Annan s’entretiendra demain avec le président égyptien Hosni Moubarak et le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a précisé le porte-parole adjoint de l’ONU, Manoel de Almeida e Silva Le secrétaire général de l’ONU se rendra ensuite en Syrie, en Jordanie, au Liban, en Israël et dans les territoires palestiniens.La Croix-Rouge REUTERS ASSOCIATED PRESS Le gouvernement macédonien et les rebelles albanophones ont décrété hier séparément un cessez-le-feu provisoire, ce qui a permis à la Croix-Rouge internationale de commencer à intervenir dans les zones où sévissent les combats.Cette décision repousse d’autant la menace proférée quelques heures plus tôt par les insurgés de bombarder le centre-ville de Skopje si l’armée macédonienne n'arrêtait pas son offensive contre des villages aux mains des maquisards.En annonçant la trêve, le conseiller du gouvernement, Nikola Dimitrov, a souligné que la décision du gouvernement visait à empêcher deux «catastrophes humanitaires»: une pénurie d’eau dans la ville de Kumanovo et une pénurie alimentaire dans les villages affectés par les combats.Dimitrov n’a pas spécifié la durée du cessez-le-feu, mais il a remarqué qu’il répondait à une demande de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).Dans un communiqué envoyé quelques heures plus tard, les rebelles ont annoncé de leur côté qu’ils cesseraient les hostilités pendant 24 heures, jusqu’à 14h mardi.Ces annonces sont intervenues quelques heures après une offensive lancée par les troupes gouvernementales macédoniennes sur des villages du nord du pays contrôlés par les insurgés albanophones.Des tirs d’artillerie ont été entendus peu après le lever du jour, suivis par des explosions d’obus de mortier et des tirs de mitrailleuses a l’ouest de Kumanovo, où les rebelles tiennent plusieurs villages.Cette reprise des combats traduisait, semble-t-il, le refus de Skopje d'accéder aux demandes formulées dimanche par l’UCK.Les insurgés albanophones ont menacé de frapper l’aéroport de Skopje, les postes de police et d’autres cibles gouvernementales si l’armée macédonienne ne mettait pas un terme à ses opérations.L’aéroport de Skopje a continué à fonctionner hier mais au moins deux compagnies, British Airways et la compagnie yougoslave JAT, ont suspendu leurs vols.Swissair a quant à elle détourné sur Ohrid dans le sud du pays son vol à destination de Skopje.Redoutant une détérioration de la situation en Macédoine, les ministres des Affaires étrangères eu- ropéens, réunis à Luxembourg, ont condamné hier les actions des rebelles albanophones qu’ils ont qualifiées de «terroristes».Les Quinze ont invité le premier ministre macédonien, Georgievski, à participer à leur prochaine rencontre, à Luxembourg également, les 24 et 25 juin La Croix-Rouge internationale a donc pu commencer à intervenir hier: deux blessés du village de I jpkovo, contrôlé par les rebelles, ont pu être évacués.La Croix-Rouge a par ailleurs apporté dans cette zone des jerricans et des kits médicaux d’urgence.Astrid van Genderen Start, porte-parole du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), a annoncé que plus de 33 000 réfugiés étaient passés de Macédoine au Kosovo depuis le début des hostilités en février.«Bush a l’opportunité de donner une image de lui plus positive» La méfiance s’accentue Peu de progrès au Proche-Orient Kofi Annan se rend dans la région K N H K K F TPIY: Belgrade serait proche d’un accord (Reuters) — La coalition gouvernementale est proche d'un accord sur le projet de loi permettant le transfert de l’ancien président Slobodan Milosevic au Tribunal penal international sur l’ex-Yougoslavie (TPIY), a déclaré hier le premier ministre yougoslave, Zoran Zizie.L’alliance réformiste (DOS) de Serbie — coalition rassemblant 18 formations soutenant le président Vojislav Kostunica — et le Parti socialiste du peuple (SNP), s’opposaient jusqu'à présent sur ce sujet.Néanmoins, les deux parties veulent coopérer avec la communauté internationale et le tribunal de hi Haye, a assuré Zizic, au cours d’une visite do trois jours en République tchèque.L’OTAN entre en Géorgie (AFP) — les manœuvres militaires Cooperative Partners-2001 en Géorgie, qui engagent les forces de quatre pays$ membres de l'OTAN et de six États partenaires de l'organisation, ont débuté lundi, sans la participation de la Russie qui voit s’étendre l'influence de l’Alliance atlantique dans son pré-carré.Quatre mille hommes et 34 navires de guerre, participent à ces manœuvres sur la côte géorgienne.Ces exercices, qui s’achèveront le 22 juin, rassemblent quatre pays de l'Alliance (États-Unis, France, Grèce, Turquie) et six États (Azerbaïdjan, Bulgarie, Géorgie, Roumanie, Suède, l Jkraine) qui participent au programme de Partenariat pour la paix.Réunions d’experts sur l’Irak (AFP) — Ijes cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU vont tenir aujourd’hui et demain à Paris des réunions d’experts sur l’Irak, afin de tenter de surmonter les blocages sur un projet de nouvelle résolution.Ces discussions doivent se concentrer sur la liste des biens qui, dans le nouveau régime, resteront soumis à l’approbation du comité des sanctions de TON U pour être imjx)rtés par l’Irak.Ix-Conseil de sécurité de l’ONU entend mettre au |x>int un projet de révision des sanctions contre l'Irak d’ici la fin du mois.Inondations meurtrières (AI1) —Au moins 18 personnes sont mortes dans les inondations provoquées par la tempête tropicale Allison au Texas et en Ix>ui-siane, selon un nouveau bilan diffusé hier.Un décès lié à la tempête a été rapporté en Inuisiane et des responsables du Texas ont souligné que le bilan des morts dans la région de Houston était désormais de 17.Rien qu’à Houston, les dégâts ont été estimés par le maire de la ville I^ee Brown à près d’un milliard de dollars.Il a estimé dimanche à environ 5000 le nombre d’habitations et de commerces endommagés depuis le début des inondations vendredi.Au moins 10 000 autres logements auraient subi le même sort dans le comté proche de Harris.Berlusconi prête serment (AP) — Silvio Berlusconi a prêté serment hier, à la tête d’un gouvernement qui comprend Umberto Bossi, le leader de la Ligue du Nord qui avait retiré son soutien au magnat des médias voilà sept ans lors de son premier mandat ainsi que Gianfranco Fini, qui dirige l’Alliance nationale, ancien parti néo-fasciste.Revenu au pouvoir sept ans après un premier mandat agité, Silvio Beriusconi a formé dimanche le 5fr gouvernement de l’aprèsguerre dans la péninsule à l’issue d’un mois de discussions consécutives à la victoire de son camp le 13 mai.Son équipe est composée de 25 membres — conseillers de longue date, mais aussi différents alliés politiques.Après la cérémonie de prestation de serment le nouveau gouvernement a gajgné le palais Chigi, siège de la présidence du Conseil, pour la passation de pouvoir et la réunion du premier Conseil des ministres.Berlusconi s’est entretenu pendant plus d’une heure avec son prédécesseur Giuliano Amato. A 0 I.E DEVOIR.LE M A K D I 12 J U I N 2 0 01 EDITORIAL Du patient au citoyen Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Rémy Tru-del, revient sur ses positions et consent à ce que les représentants du public au sein des conseils d’administration des établissements locaux soient élus plutôt que nommés.Bien.Il devrait faire la même chose pour les représentants du public au sein des conseils des régies régionales.P Michel Venne ?ar le projet de loi 28, le ministre de la Santé et des Services sociaux modifie l’équilibre des pouvoirs au sein du système.Il confie par exemple aux régies régionales un pouvoir de surveillance et d’enquête auprès des établissements et des pouvoirs accrus pour veiller au respect des plans d’effectifs médicaux en région.Fort bien.Mais il change du même coup les mécanismes de désignation des membres des conseils d’administration des établissements et des régies régionales.Son intention initiale était que lui-même, le ministre, nomme les administrateurs des régies et que ceux-ci nomment les administrateurs des établissements.Le but avoué du ministre est de mieux contrôler l’usage des fonds publics en comptant sur des administrateurs compétents et rigoureux.M.Trudel a annoncé qu’il amenderait son projet de loi pour restaurer le processus électif des membres issus de la population aux conseils d’administration des établissements locaux.Mais il maintient sa décision de nommer lui-même les représentants de la population aux conseils des régies.Pour compenser, il crée un Forum de la population de 15 à 20 membres désignés par la régie, qui, dans chaque région, se réuniront deux fois par année pour consulter et faire des recommandations.M.Trudel devrait continuer en si bon chemin et rétablir le mode électif pour les régies comme il le fait pour les établissements.Les arguments qui militent en faveur des élections des membres des conseils des établissements valent tout autant pour les régies, et peut-être même davantage.En effet, M.Trudel renforce le pouvoir des régies sur les établissements.Or il cède un droit d’éligibilité aux citoyens au palier qui se retrouve avec le moins de pouvoirs, celui des établissements locaux, mais il conserve la mainmise sur le palier (les régies) qui en obtient le plus, en nommant d’office les administrateurs.S’il veut donner du pouvoir aux citoyens au sein du système de santé, c’est au niveau des régies, autant sinon davantage qu’au niveau des établissements, qu’il devrait le faire.Les Forums de participation des citoyens sont une forme de participation populaire inférieure en qualité à la capacité de siéger à un conseil d’administration, d’accéder ainsi à toutes les informations, d’argumenter à l’encontre d'une décision avant qu’elle ne soit prise, d’établir un rapport de force.Bien sûr, le ministre doit prendre les moyens de veiller à la bonne gestion du système, mais il n’a pas besoin de congédier les citoyens pour ce faire.Et si ce sont les modalités d’élection qui font défaut, il peut les corriger, par exemple pour éviter le noyautage par des groupes d’intérêts.Il faut se rappeler du rôle joué par les représentants du public pour légitimer et faire accepter dans leurs régions les compressions budgétaires imposées au système ces dernières années.En gros, depuis dix ans, les milliers de personnes qui ont accepté ces mandats se sont acquittées de leur tâche, celle de faire pénétrer dans le processus de décision des valeurs profanes et des préférences locales, modérer les tentations bureaucratiques du ministère, faire contrepoids aux corporatismes.m ven netelede to i r.ca L’effet McVeigh - ’exécution très médiatisée de Timothy McVeigh L marque une étape importante dans le débat opposant les abolitionnistes aux militants pour la peine de mort.Pour l'heure, on dit bien pour l’heure, il semble que ces derniers aient remporté une ik===J manche.En effet, si l’on en croit un sondage Gallup effectué pour le bénéfice du réseau CNN, 81 % des Américains étaient favorables à son exécution.Ce niveau, ce pourcentage, laisse présager une remontée du soutien à la loi du talion.Sera-t-elle passagère?Nul ne le sait.Reste qu’après avoir enregistré une baisse, au cours des cinq dernières années, de 77 % à 67 %, il est probable que le qualificatif militaire employé par McVeigh — des «dommages collatéraux» —, concernant les 19 enfants morts dans cet horrible attentat, va apporter de l’eau au moulin des partisans.Ces derniers ont désormais beau jeu d’affirmer et de répéter qu’il n'y pas de repentir possible pour certains criminels.L’extrême froideur manifestée par McVeigh arrive à un bien mauvais moment, notamment pour l’organisation Amnesty International.On se rappellera qu’il y a moins de 15 jours de cela, ce groupe a publié son rapport annuel assorti d’une proposition demandant aux Etats-Unis d’imposer un moratoire sur les exécutions inscrites au calendrier, et d'amorcer un débat sur l'abolition de la peine capitale dans tous les États.Hélas, trois fois hélas, cette proposition a eu peu, trop peu d'écho, pour la simple et bête raison qu’elle a été faite presque simultanément à la communication des remarques de l’ex-GI McVeigh.Cela étant, les abolitionnistes peuvent compter désormais sur une Europe plus militante que jamais.Il y a un mois de cela, le président Chirac a profité d'un sommet de l'ONU pour déposer une proposition officielle selon laquelle l’Union européenne veut l'abolition universelle de la peine capitale.Deux mois auparavant, la Cour suprême du Canada, à la faveur de la demande d’extradition de Atif Rafay et Glen Sebastian Burns, a statué: «Il est difficile de faire autrement que de conclure que, selon la vision canadienne de la justice fondamentale, la peine capitale est injuste et devrait être abolie.», Même l’Église a quelque peu évolué sur la question.En 1999, Jean-Paul II a indiqué à une délégation européenne qu’il était pour l’abolition de la peine de mort sur tout l’espace européen, après avoir profité d’une halte aux États-Unis pour souligner que la société moderne dispose désormais de moyens propres à se protéger et qu’elle ne peut donc «nier de manière définitive au criminel la possibilité de se repentir».Au cours des récentes années, le combat mené par des abolitionnistes convaincus a permis un recul très net de l’exécution de handicapés mentaux, en plus de mettre en lumière les carences odieuses du système américain.Espérons maintenant que l'exécution de McViegh débouche sur un débat plus frontal et plus profond.Serge Truffaut ?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE £a4 PtîÎM Ci poNf Nolri AVoNJ BÊSot'4, noos, la VRAi£ ôAoCRE ¦ vvw; « (rfWelTt La vie ne tient qu’à un fil Cycliste, j’aime rouler la douce mécanique de mon vieux Schwinn sur le dos des paysages bucoliques.Trente kilomètres à l’heure sur un deux-pédales, c’est grisant, mais, à 45 ans, quand la pédale intérieure plante dans le sol d’une courbe serrée,on perd quelques secondes de sa vie.Le fracas du casque sur le bitume et l'épaule qui laboure le sol sont un réveil brutal! Je me retrouve à plat-cul au milieu de la route 139, la circulation dans le dos, l’esprit engourdi et les pieds empêtrés dans les pédales.Je vous jure; l’intensité du sentiment est affolante! Quelque chose m’empèse et ça ne va pas! J’ai l’épaule gauche à la place du coude et îe coude qui répond mal.Rompu, je traîne mon orgueil fourbu sur le gravier de l’accotement et tente de reprendre mes sens; soulagé d’être là, après tout.Des gens me surveillent au loin, leurs yeux sont inquiets; ma souffrance semble leur, mais je doute qu’ils sachent quoi faire.Je vérifie ma bécane: ça roule.Je m’appuie deux minutes pour renouer avec l’instant présent et je traîne mes sabots vers eux: parce que par là j’allais.Ici, les non-dit prennent toute leur importance, quand l’un des hommes d’un coup sec bascule sa tête vers l’arrière, expose ses nasaux pour demander «Ça va ?»; et je réponds en hochant la mienne de gauche à droite.Il dégage une compassion plénière et je lui fais signe avec la paume de la main que je n’ai pas besoin de son secours car je vais chercher l’aide ailleurs.Rasséréné je suis de savoir que si je demande assistance, il m’aidera.A travers des mâchoires serrés, j’articule: «Merci beaucoup.» C'est réconfortant de savoir quelqu’un bienveillant LETTRES -?- J’ai certainement une drôle de tête car, chez mon ami, avant que je ne puisse dire un mot les yeux écarquillés, il me balbutie de courtes locutions incomplètes auxquelles je réponds aussi en condensé.Et, de fil en aiguille, je me retrouve à l’urgence de hôpital Sainte-Croix de Drummond-ville.Deux fractures à la clavicule, deux côtes fêlées, un casque fendu, de la ferraille égratignée et l’orgueil écorché sont le lot de mon escapade.Sur ma civière, un sentiment m’envahit; doux celui-là: la gratitude.La vie ne tient qu’à un fil: pourquoi l’éprouver?Ne croyez pas la sagesse un fruit du bel âge: elle est l’apanage de la souffrance! Gilles Pariseau Wickham, 6 juin 2001 Newtown et la langue Jacques Villeneuve nous invite à regarder plus loin que le bout de notre nez quant à la question linguistique québécoise; je succombe.La Suisse parle quatre ou cinq langues «sans se sauter dessus», dit-il.D’abord, ici, on ne saute pas sur quelqu’un qui parle une autre langue que le français.Ensuite, on ne peut comparer l’équilibre des langues en Suisse avec l’équilibre du français et de l’anglais ici.La Suisse peut avoir quatre langues, mais chacune se partage plus ou moins la population; ici, en Amérique du Nord, l’une des langues est largement prédominante et l’autre est fortement minoritaire.Regarder plus loin que le bout de son nez, pour un francophone d’ici, veut dire vouloir maintenir le fragile équilibre de sa langue; cela veut dire aussi protéger le visage français de son environnement, celui de Montréal en particulier.Newtown n’apporte en rien de l’originalité à la langue québécoise, comme on le laisse croire.Jacques Villeneuve est propriétaire d’un restaurant et il a parfaitement le droit de donner le nom qu’il veut à son établissement; mais, comme tout bon propriétaire, il doit tenir compte de ses voisins, de son environnement Il a beau avoir le surnom de Newtown, au Québec, on le connaît sous celui de Jacques Ville-neuve.Je serais allé «Chez Villeneuve», je n’irai pas chez Newtown, malgré le caipacio de boeuf et la tempura de calmars frits, béatement annoncé par un journaliste.Bertrand Drapeau Boucherville, 6 juin 2001 1, Le respect des passages piétonniers Montréal est l’une des rares villes au monde où les passages piétonniers ne sont pas respectés; même à Shédiac, au Nouveau-Brunswick, les automobilistes s’arrêtent quand les piétons traversent les rues.Actuellement, à Montréal, les piétons âgés de moins de 15 ans et de plus de 40 ans qui osent traverser les rues le font au risque de leur vie.Joggeur depuis de nombreuses années, je connais bien la rue et ses moeurs barbares; il m’arrive parfois de remercier un automobiliste qui m’a épargné.Souhaitons que la prochaine administration (et j’aimerais pour ma part que ce soit celle de Pierre Bourque) donne des leçons de civisme élémentaires aux automobilistes, en particulier celle de ne pas frapper leurs concitoyens aux passages piétonniers.Paul Massicotte Montréal, 7 juin 2001 LIBRE OPINION -?- De la préséance de la souveraineté MARCEL LEFEBVRE Président du Rassemblement pour l’indépendance du Québec Dans sa réplique à Michel Venne.Joseph Facal a cherché à valoriser la posa tion du PQ, qui serait en deçà de celle de Bourque-Duchastel.Donc plus recevable que ce qu'en prétend Michel Venne.Claude Bariteau a aussi signalé les erreurs de tir de Bourque et Duchastel.Il a mis le cap sur l'indépendance, ce que ne fait pas Facal.Ce dernier parle plutôt de souveraineté mais insiste principalement sur l'union confédérale qu’il présente comme allant de soi.Sa position contient plusieurs erreurs.La première consiste à se conforter dans l’idée qu’il y aura une entente de ce type avec le Canada, ce qui l’amène, le PQ aussi, à ne pas imaginer qu’il puisse ne pas y en avoir.Ce faisant, il se comporte en politicien irresponsable.Il est tout à fait probable qu’il y ait absence d’entente sur la création d’une union confédérale.B faut alors imaginer la souveraineté sans elle et dire que ce serait tout aussi avantageux, sinon plus, pour le Québec.Deuxième erreur, découlant de la première: celle de laisser quasiment entendre que la souveraineté du Québec, sans cette union confédérale, aurait un petit côté négatif.Ce message implicite ne convaincra jamais les indécis de la viabilité de la souveraineté.De plus, on ne peut pas imaginer la souveraineté et, du même coup, avancer que certains de ses champs d’application pourraient être mis de côté, ties ententes avec le Canada ne peuvent qu’être l’affaire d’une phase ultérieure.qui sera franchie le cas échéant L’ima- giner avant c’est fausser le jeu.C’est dire: faisons la souveraineté pour refaire le Canada alors que c’est le Québec qu’il faut inventer.La troisième erreur consiste à chercher des raisons au nom des Canadiens pour justifier une union confédérale.En politique, il faut construire à partir de données plausibles.Or la seule position connue du Canada est la loi C-20.Avancer que les Canadiens voudront par cette union, éviter de créer un trou entre l’Ontario et les Maritimes et partager des choses en commun à cause du passé qu’ils ont avec le Québec, est un postulat simpliste.La présence de la Colombie-Britannique entre les États-Unis et l’Alaska n’a pas nécessité une union confédérale.Pas plus, d’ailleurs, fut-il nécessaire de faire une telle union pour créer l’ALE et l ALENA.Ce genre de problèmes peut se régler autrement et avec beaucoup plus de souplesse.Il faudrait le dire.Quatrième erreur celle de laisser entendre que le modèle choyé par le PQ, celui de l’Union européenne (UE), est approprié au cas du Québec et du Canada, malgré tout ce qui prouve le contraire.Une telle position sent la pensée magique ou le déterminisme historique.En effet, selon Facal, le PQ aurait toujours voulu faire ici ce qui se passe en Europe, ce que révélerait son histoire.S’il est sérieux en avançant cela, il devrait aussi dire que le PQ.ne rêve qu’à ce qui se passe ailleurs et refuse de penser le Québec dans le contexte nord-américain dont l’ALENA est le modèle d’ententes privilégié.Une autre erreur, sans doute la plus grave, réside dans le fait d’éviter d’imaginer le Qué- bec devenu État souverain membre à part entière des Nations unies.Le texte de Facal, parce qu’il mise sur l’affirmation d’une union confédérale, conduit à ne pas imaginer ce que sera cet État souverain.Cette erreur, majeure, a pour conséquence d'empêcher de dire, lors d’un référendum, ce que sera cette souveraineté, la négociation de l’union confédérale pouvant la limiter.Ce faisant le PQ se piège.Il devient le vendeur d’un projet sans contenu, donc incapable d’éveiller le désir ef la mobilisation.Enfin, dernière erreur elle consiste à ne pas trop savoir quoi dire sur ce que sera cette union confédérale.Donc à demeurer dans le vague, cette union envisagée pouvant être à la fois minimale ou maximale.Un concept accordéon.Penser ainsi, en plus d’entretenir de faux rêves, prépare des lendemains angoissants.Quel indépendantiste voudra d’une union maximale?Quel indécis acceptera qu’il n'y en ait pas?Parler de préséance, de «souveraineté avant l’union confédérale», ne suffira pas à ramener au bercail du PQ ceux qui désirent un véritable pays.Ils veulent voir le pays qui naîtra.Pas une union fictive dont ils savent que le Canada n’est pas preneur.Comble d’absurdité, puisque tous ces ronds de jambe sont faits pour rallier surtout les in-déds, cette position ne répondra pas à leur besoin de certitude d’un lien avec le Canada px>ur le quitter., Pour éviter de s’embourber de la sorte, il importe de se penser indépendamment du Canada et de laisser le Canada s’occuper de lui-même.De penser pxmr nous.Et pienser pour nous, c’est nous penser souverains. LE DEVOIR.LE N! A R D I 12 JUIN 2 0 01 Écrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires et les analyses de ses lecteurs et lectrices.Etant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 8000 caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous prendrons contact avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redaction@ledevoir.com) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n'oubliez pas d’indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.IDEES Réforme du Code du travail Le ministre du Travail peut faire beaucoup mieux MARC LAVIOLETTE Président de la CSN dopté en 1964, le Code du travail du Québec a pour objet de favoriser l'accès à la syndicalisation et le droit de négocier les conditions de travail qui y est rattaché.Depuis son adoption, le marché du travail a cependant connu de tels bouleversements qu’aujourd’hui, il est extrêmement difficile à des groupes entiers de travailleuses et de travailleurs de se syndiquer.Pensons notamment aux travailleurs autonomes et aux entrepreneurs dépendants.Loin de favoriser la syndicalisation de ces nouveaux types de salariées, et ce, malgré un consensus au Sommet de la jeunesse, le projet de réforme du Code du travail présenté par le ministre Jean Rochon, le 30 mai, menace l’existence même d’emplois syndiqués, ainsi que de syndicats dûment accrédités.Accès à la syndicalisation Le projet de loi n’accorde pas la possibilité aux entrepreneurs dépendants de se syndiquer.Selon le ministre Rochon, il serait très difficile d’introduire dans le code l’élargissement de la notion de salariées pour que les entrepreneurs dépendants puissent être représentés par un syndicat et négocier leurs conditions de travail.Pourtant, les droits syndicaux de ce type de salariées existent déjà dans le Code canadien du travail.Le ministre Rochon n’aurait qu’à s’en inspirer ou reprendre les textes pertinents.Source de conflits Il n’est pas normal de perdre son emploi après plusieurs années ou encore d’encaisser une diminution de ses conditions de travail parce que l’employeur décide, du jour au lendemain, de faire appel à la sous-traitance.En pavant largement la voie, par ses modifications à l’article 45, à la sous-traitance et en permettant à un sous-traitant de renégocier les conditions de travail d’un groupe d’employé-es, 12 mois après l’octroi d’une concession partielle, le projet de loi du ministre Rochon permettrait en effet à des employeurs d’obtenir autrement ce qu’ils n’ont pu obtenir lors de la négociation «régulière» de la convention collective.Prenons l’exemple d’un hôtel.Un employeur pour-rait confier en sous-traitance son service de cafétéria durant une période de faible activité, en novembre Ou en décembre.Un an plus tard, il devrait y avoir négociation des conditions de travail des salariés de la concession, soit durant une période où ils ont un moins grand rapport de force.Confrontés à une telle situation, il est permis d’envisager que les syndicats veuillent désormais s’armer de «clauses béton» contre la sous-traitance.La concession faite ici au patronat constitue certainement une source de sérieux conflits de travail.Les modifications proposées à l’article 45 du Code du travail sont par ailleurs inquiétantes pour d’autres motifs.Selon le projet de loi, employeur et syndicat pourraient conclure une entente particulière pour ne pas se prévaloir de l’application de l’article 45 lors d’une concession partielle.Autrement dit, l’article 45 rte remplirait plus, après entente entre les parties, son rôle visant à assurer la transmission de l’accréditation, de la convention collective et des emplois dans un cas de sous-traitance.C’est la première fois qu’un ministre du Travail permettrait qu’on puisse négocier la nature de l’accréditation syndicale émise par le commissaire du travail.Et remettre l’accréditation en question, c’est toucher l’existence même du syndicat Le projet de loi numéro 31, s’il est adopté dans sa forme actuelle, permettrait ainsi à des employeurs d’utiliser leur rapport de force pour tenter de fragmenter le syndicat D s’agit d’une autre source de conflits de travail.L’accréditation syndicale, ce n’est pas négociable.Bien sûr, nous saluons la création de la Commission des relations de travail, que nous revendiquons depuis plusieurs années.Une telle commission devrait permettre d’accélérer le processus d’accréditation syndicale.C’est à l’usage qu’on jugera de son efficacité.Conclusions Ce sont les organisations syndicales qui ont réclamé une réforme du Code du travail, notamment pour que celui-ci réponde aux nouvelles réalités du marché du travail.Qu’on se le dise: ce ne sont pas les employeurs qui ont besoin d’être protégés des effets néfastes des lois du marché ou de la libre concurrence.Ce sont plutôt les salariées, qui ont grandement besoin d’un Code du travail confirmant leurs droits inaliénables de se syndiquer et de négocier leurs conditions de travail.Aussi importe-t-il que le projet de loi n° 31 du ministre du Travail Jean Rochon soit revu pour qu’il réponde à l’objectif même du Code du travail: favoriser vraiment l’accès à la syndicalisation et le droit de négocier ses conditions de travail, y compris pour les nouveaux types de salarié-es.Le ministre du Travail peut faire beaucoup mieux.ANDRÉ BURELLE Ancien conseiller des gouvernements Trudeau et Mulroney n dévoilant les grandes orien- E tâtions du rapport que la Commission sur la situation et l’avenir du français entend soumettre au gouvernement du Québec en août prochain, Gérald Larose a mis sur la table bon nombre de recommandations avec lesquelles je me sens en parfait accord.Mais lorsqu’il nous apprend qu’il recommandera à nos gouvernants ««» changement au régime des droits linguistiques pour les élever au rang de droits fondamentaux» (Le Devoir, 6 juin 2001), je ne le suis plus.Voici un adversaire avoué de Pierre Elliott Trudeau qui pense soustraire la loi 101 aux accusations d’ethnicisme, voire de racisme portées contre elle par les bien-pensants du libéralisme individualiste mur à mur, en nous recommandant de tenir, sur les droits linguistiques, le même langage que le père de la Charte canadienne des droits et libertés.Singulier retournement que celui-là.Et surtout, dangereuse illusion dont il faut, à mon avis, soigneusement se garder.D’abord parce que les droits linguistiques d'un individu, dans la sphère publique, ne sont pas des droits fondamentaux et inaliénables, ensuite parce que faire de la langue une affaire de droits fondamentaux, c’est demander aux tribunaux de trancher en dernière instance une question dont les balises essentielles doivent continuer de relever de la négociation politique et du compromis démocratique entre communautés majoritaires et minoritaires.Droits fondamentaux inaliénables contre droits historiques contingents J’ai maintes fois tenté de démontrer que, contrairement à la thèse soutenue par M.Trudeau, et reprise aujourd’hui par Gérald Larose, les droits linguistiques, dans la sphère publique régie par la loi 101, ne sont pas des droits fondamentaux et inaliénables de la personne, mais des droits historiques et contingents — des droits de citoyenneté — qu’une personne tire de son appartenance à une communauté porteuse de droits collectifs inscrits dans le contrat social et politique d’un pays donné.Que ceux qui en doutent se posent la question suivante.Où serait le droit fondamental et inaliénable d’un Québécois à faire éduquer ses enfants dans une éco)e publique française s’il choisissait de s’établir aux Etats-Unis, en Chine ou en Argentine?La réponse est évidente, ce droit n'existe pas.Inutile d’ailleurs d’aller si loin.Si l’éducation des enfants dans la langue de son choix était un droit fondamental et inaliénable des individus, les Canadiens d’origine allemande, chinoise, ou ukrainienne auraient droit — comme les Canadiens anglophones, francophones ou autochtones — à leurs propres écoles publiques.On sait que nulle loi canadienne ne leur reconnaît ce droit, et pour cause.Le Canada deviendrait en effet une véritable tour de Babel si, dans le domaine public, les droits linguistiques n’étaient pas des droits collectifs dûment inscrits dans la Constitution et limités aux communautés fondatrices du pays, faisant de ces dernières autant de sociétés d’accueil auxquelles doivent s’intégrer les nouveaux immigrants.J’ai écrit dans Le Mal canadien qu’élever les droits linguistiques d’un individu au rang de droits Rapport de la Commission sur la situation et l’avenir du français Le chartisme mal avisé de Gérald Larose Les droits linguistiques, dans la sphère publique régie par la loi 101, ne sont pas des droits fondamentaux et inaliénables de la personne, mais des droits de citoyenneté JACQUES NADEAU I K DEVOIR Gérald Larose a dévoilé les grandes orientations du rapport que la Commission sur la situation et l’avenir du français entend soumettre au gouvernement du Québec en août prochain.fondamentaux, c’était pratiquer une confusion dangereuse pour la paix sociale, canadienne et québécoise.Et pour être absolument clair, j’ajoutais qu’en exigeant des immigrants qu’ils envoient leurs enfants à l’école française et emploient, dans la sphère publique, la langue d’usage officielle de la société qui les accueille, la loi 101 n’attentait pas à un droit fondamental de la personne.Elle ne faisait qu’imposer par une règle de droit une exigence du bien commun que d’autres sociétés peuvent se contenter d’imposer, en toute bonne conscience, par simple pression sociologique.Judiciarisation contre compromis démocratique Faire des droits linguistiques autant de droits fondamentaux, c’est non seulement nier leur caractère historique et contingent mais donner aux tribunaux la responsabilité de trancher, en dernière instance, une question qui relève pour l’essentiel du compromis démocratique entre communautés majoritaires et minoritaires.A l’appui de ce point, je citerai ici un économiste et politologue du reste du Canada, John Richards.Dans un article à paraître dans les actes d’un colloque sur Le Rapport Pepin-Robarts quelque vingt ans après, Richards écrit Face aux conflits intenses — tels les débats sur la langue — la politique majoritaire donne souvent des compromis intellectuellement inélégants, mais acceptables parce qu'ils permettent à tout le monde de considérer que son verre est simultanément à moitié vide et à moitié plein.Par contre, si les membres d'une communauté définissent un conflit en termes de droits fondamentaux, ils refuseront les compromis: il n'y a pas de compromis sur ce qui est fondamental.Si un conflit soulève clairement un droit fondamental, une décision juste veut dire une décision qui respecte le droit en question, quels que soient les inconvénients subis par les opposants.Citant Morton et Knopff, Richards soutient que depuis la Charte des droits que leur a léguée M.Trudeau en 1982, les Canadiens se font une idée floue et exagérée de ce qui mérite d’être considéré comme un droit fondamental de la personne, et que ce fai sant, ils sont en train de perdre leur capacité de pratiquer l’art du compromis démocratique et de la négociation politique entre communautés membres de la fédération canadienne.Le Québec doit-il céder à son tour à cette judiciarisation à outrance des problèmes linguistiques?Et à ce petit jeu ne risque-t-il pas de couper la branche sur laquelle il est lui-même assis?Il faudrait au moins se poser la question.Car l'absolutisation des droits des individus, pratiquée par les charlistes à la Trudeau, s’est montrée carrément allergique aux dimensions communautaires de la loi 101 et à toute asymétrie de droit pour compenser la profonde asymétrie de situa tion que vivent les francophones veaque ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire d la rédaction) ; Louise-Maude Rkxix Soucy, Marie-Claude Petit (commis).La documentation : Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault.Manon Derome, Serge Lapiante (Quéfrrc).Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING.Jacqueline Avril Jean de Billy, Manon Bouchard.Gyslaine Côté, Marlène Côté, Martin Fournier, Véronique Géraud, Anouk Hurbutt, Christiane I/ gauIt.Jacques A Nadeau, Claire Paquet, Micheline Ruelland.(publicitaires).Laurence Thériauh (directrice adjointe), Manon Blanchette, SyMe Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production), Claudine Bédard, Michel Bematchez, Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Can tara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Ymick Martel.Olivier Zuida.PROMOTION ET TIRAGE, Johanne Brien (responsable à la clientèle), Hélène Gervais, Dominique Larivière, (responsable à la promotion des abonnements), Monique L’Heureux, Use Lachapelle.Rachelle Leclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel {responsable des services comptables), Céline Furoy, Obvier Lachambre (contrôleur), Ghislaine Lafleur.Claudette Béliveau (secrétaire administrative), Danielle Laperrière, Caroline Perrier.Danielle Roas.LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général) \ LE Ü E V 0 I K .LE MARDI 12 JUIN 2 ü 0 I A 8 LE DEVOIR ACTUALITES DECROCHAGE SUITE DE LA PAGE 1 d’une cellule (trois groupes par cellule).Des professeurs seront affectés à cette cellule et travailleront en collaboration.Et ce n’est pas tout il n’y aura plus de groupes numérotés.Ces groupes porteront un nom qui, lui, sera choisi par les étudiants.Ils auront un local fixe et ce sont les enseignants qui se déplaceront On favorisera également l’apprentissage interdisciplinaire et par projet «Il y a des jeunes qui arrivent au secondaire avec une image très négative d’eux-mêmes ou des retards scolaires importants», note la directrice de l’école Sa muel-de-Champlain, Céline Jeunet.«Pour certain?élèves, il faut donc modifier les modèles existants.» A court terme, les projets-pilotes signifieront une diminution du nombre de redoublements et ensuite, du taux de décrochage.«On va un Dans ces écoles, la durée des cours sera modifiée pour être peu dans plus souple.Un élève, par exemple, pourra faire des mathé-le sens de matiques pendant tout un avant- .,, midi.On pourra également en- la reiorme, seigner des matières différentes .selon le semestre, mais on va £)e même, on diminuera le annnt-a «lue nombre d’élèves par classe et on encore pius redéfinira le rô]e du titulaire loin», pour lui permettre de mieux encadrer ses élèves.«Tous les pro-soutient iets questionnent les modèles ac- tuels et mettent sur pied de nou-François velles façons de faire», souligne Mme Jeunet Legault.Abus, idées suicidaires, pro- blèmes familiaux, absentéisme, délinquance, toxicomanie.Autant de maux qui affectent le rendement scolaire et qui seront partie intégrante des projets.On vise également à renforcer les liens avec les familles et à susciter la participation de la communauté.«Il faut se rendre compte que le problème est plus large que l’école, mais que l'école peut servir de pivot pour résoudre le problème», soutient François Ijegault.«On veut augmenter l’assiduité en favorisant l’aide par les pairs et les interventions à domicile», précise la directrice de l’école Edouard-Montpetit, Lucie Lalande, visiblement emballée par son projet.«L’école va se rendre à la maison si l’élève ne se rend pas à l’école.» Mais encore, l’organisation de la vie étudiante est également au centre des projets-pilotes.L’idée est d’encourager et d’inciter les élèves à participer à des activités en dehors des heures de cours.Dans cer-taines écoles, cette participation sera obligatoire.Pour faciliter la mise en place des projets, le personnel a accepté de faire preuve de flexibilité dans l’organisation du travail.Puisque la classe sera organisée autrement, cette mesure était absolument nécessaire.Vent de réforme dans l’air?«On va un peu dans le sens de la réforme [qui sera complétée en 2006 au secondaire], mais on va encore plus loin», soutient François Legault.On veut élargir le rôle de l’école en faisant appel aux familles, en réorganisant le travail et en utilisant une pédagogie plus stimulante.» Les écoles ont été sollicitées par le ministère au mois de février dernier et elles ont par la suite été appelées à forger leur propre projet de raccrochage.Le résultat risque de faire boule de neige.«Ces écoles, je l’espère, seront en mesure de démontrer les avantages de l'approche sur mesure au lieu du mur à mur», souligne le ministre.Ce n’est pas d’hier que le ministre de l’Éducation est préoccupé par le taux d'abandon scolaire (un élève sur trois décroche avant la fin de ses études secondaires) .Le décrochage est au cœur des 3000 plans de réussite que les écoles de la province ont signés avec le ministre.Si ces projets font leurs preuves, il restera tout de même à financer le coût de sa multiplication, un facture qui risque d’être salée pour le gouvernement LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9* étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514)985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction ©ledevoir .corn (514) 985-3344 (514) 985-3340 McVEIGH SUITE DE LA PAGE I l’occasion de défendre la peine de mort, à la veille d’une tournée européenne où cette question figure parmi les points de désaccord.«Les victimes de l’attentat d’Oklahoma City n’ont pas obtenu vengeance, mais justice», a déclaré Bush lors d’une brève allocution devant la presse, ajoutant que «conformément aux lois de notre pays, l’affaire est terminée».Après un dernier repas, McVeigh, vêtu d’un pantalon kaki, d’un tee-shirt blanc et de chaussons, a été attaché à une chaise semblable à un siège de dentiste.On lui a ensuite injecté un mélange de pentothal de sodium, de bromure de pancuromium et de chlorure de potassium.Cette dernière solution bloque le cœur et les poumons au bout d’une dizaine de minutes.Avant de mourir McVeigh, a regardé dans les yeux chacun des quelque 30 témoins venus assister à son exécution.Il a ensuite semblé fixer la caméra qui filmait ses derniers instants pour que 232 survivants ou proches de victimes de l’attentat réunis à Oklahoma City, puissent y assister en direct.Dans la salle, des soupirs, des sanglots, des applaudissements et des imprécations ont accueilli sa mort Avant sa mort, McVeigh n’a pas fait de déclaration, mais il a écrit un texte où il a notamment retranscrit un poème du XIX' siècle de William Érnest Henley intitulé Invictus, qui célèbre le triomphe de l’esprit humain et s’achève par ces lignes: «Je suis le maître de mon destin.Je suis le capitaine de mon âme.» Indignation en Europe Hasard du calendrier, cette exécution est survenue la veille de l’arrivée en Espagne du président Bush pour sa première tournée en Europe, où ce sujet figure parmi Ips points de divergence avec les États-Unis.Le président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, Lord Russell-Johnston, a de- ARCHIVES REUTERS Avant de mourir, Timothy McVeigh a regardé dans les yeux chacun des quelque 30 témoins venus assister à son exécution.mandé hier aux États-Unis qu’ils «revoient leur position à l’égard de la peine de mort et s’alignent sur la grande majorité des pays du monde libre et démocratique».La peine de mort a été abolie,, de droit ou de fait, par tous les États membres du conseil, à l’exception de la Russie, de laTurquie et de l’Albanie.Bush pourrait être confronté à l’opposition des Européens dès son arrivée à Madrid aujourd’hui, après qu’un Espagnol de 29 ans, Joaquin Martinez, condamné à mort pour un double meurtre en Floride, eut été innocenté et libéré la semaine dernière après avoir passé 1144 jours dans le couloir de la mort Le chef du gouvernement espagnol, José Maria Aznar, a indiqué qu’il manifesterait son opposition à la peine de mort aù président Bush lors de sa venue en Espagne.La Maison-Blanche a toutefois fait savoir que M.Bush, à l’instar de ses prédécesseurs, considérait cette question comme relevant de la seule souveraineté américaine, pas de discussions internationales.Amnesty International a pour sa part dénoncé une exécution «rétrograde», reprochant aux REUTERS «Les victimes de l’attentat d’Oklahoma City n’ont pas obtenu vengeance, mais justice», a déclaré George W.Bush.États-Unis d’avoir laissé «la vengeance triompher de la justice».Washington s’est «éloigné un peu plus des aspirations de la communauté internationale», a estimé l’organisation de défense des drqits de l’homme.A Madrid, une manifestation était prévue dans, la soirée devant l’ambassade des États-Unis.En France, la Ligue des droits de l’homme évoque «une histoire affreuse dans tous ses aspects».«Le crime est affreux, mais aucune peine de mort n’est admissible», a estimé son président, Michel Tubia-na, dénonçant aussi un «cirque médiatique dénué de toute portée informative».Association regroupant 16 organisations (5000 magistrats) de 12 pays, de la France à la Roumanie à l’Allemagne, Medel (Magistrats européens pour la démocratie et les libertés) a enfin réaffirmé son «opposition à la peine de mort en toutes circonstances».Elle s’accompagne «de traitements inhumains et dégradants assimilables à la torture», estime dans un communiqué l’association, pour qui «nul ne peut s’arroger le droit de décider qu’un être humain est incapable d’amendement».EnfqrçemeM ANDY CLARK REUTERS Des manifestants opposés ou favorables à la peine de mort se tenaient côte à côte hier à l’extérieur du pénitencier de Terre Haute, en Indiana, où a eu lieu l’exécution de Timothy McVeigh.ACTION Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel petitesannonces@ledevoir.com Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont k* siéjre social est situé au 2050, rue De Bleury, ST étage.Montréal (Québec), H3A 3M9.H est Imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800.boulevard Industriel.Saint Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans l«e Detvir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900, boulevard Saint-Martin Ouest.I^val.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 D’un autre côté, il y a ces groupes qui souhaitent maintenir une distance critique face à l’administration.Ceux-ci refusent de se spécialiser pour accommoder le gouvernement et encaisser le chèque agrafé à l’entente de service.Il importe davantage de se coller à sa mission première que de devenir un sous-traitant de l’État peut-on entendre.Mais le respect d’un tel principe se fait parfois au détriment de la survie de l’organisme.Cependant si tout se déroule comme prévu, cette situation pourrait n'être bientôt qu’un mauvais souvenir.La ministre déléguée à la Lutte contre la pauvreté et l’exclusion.Nicole Léger, entend faire approuver par le Conseil des ministres demain ou le mercredi suivant un projet de politique gouvernementale ayant notamment pour but de reconnaître le milieu communautaire autonome et d’améliorer les conditions de son financement Bien que le projet de politique intitulé «L’action communautaire: une contribution essentielle à l’exercice de la citoyenneté et au développement social du Québec» s’adresse au milieu communautaire au sens large, Québec reconnaît pour la première fois le caractère distinct de l’action communautaire autonome (ACA).Les organismes visés doivent avoir un statut à but non lucratif, avoir été constitués sur l’initiative des gens de la communauté, entretenir une vie associative et démocratique et surtout, n’avoir aucun lien avec les services publics.Cette reconnaissance passe évidemment par un meilleur financement du milieu de l’ACA «Le gouvernement reconnaît que nous avons besoin d’un soutien financier principal prépondérant à notre mission globale», se réjouit Marie Leclerc, coordonnatrice du comité consultatif de l’ACA cet organisme composé de gens du milieu qui a pour mandat de conseiller le Secrétariat à l’action communautaire autonome du Québec.Suivant une des recommandations du rapport soumis l’automne dernier par Gérald Larose à la suite de la consultation publique qu’il a menée, le gouvernement a l’intention de mettre sur pied un «dispositif particulier» de contribution gouvernementale.Actuellement, seuls quelques ministères participent au financement de la mission globale de certains orga- Landry fait une mise en garde au RAP MARIE TISON PRESSE CANADIENNE Sorel-Tracy — Le premier ministre Bernard Landry a conseillé aux partisans du Rassemblement pour l’alternative progressiste de bien réfléchir aux conséquences de leurs actes.«Si on se dit souverainiste et si son action militante consiste à laisser passer les forces antisouverainistes, il y a là une question sérieuse», a déclaré le premier ministre aux journalistes, après avoir participé à l’inauguration «Le parti du Parc industriel régional de Sorel-Tracy.progressiste Le Rassemblement pour l’ai- ^ ,, ternative progressiste (RAP), un au Quebec, nouveau parti de gauche, a tenu ^ ^ ses gestes, y compris ceux des cinq dernières un congrès en fin de semaine à Montréal.Ses membres ont accepté un protocole d’union qui sera également proposé aux membres de trois autres formations de gauche, soit le Parti vert, le Parti de la démocratie socialiste et le Parti communiste du Québec.Ce protocole permettra de distribuer les circonscriptions entre , , les divers partis de façon à ce années, C est qu’un seul candidat progressiste , Parti se présente dans chaque cir- 16 ruru conscription lors des prochaines élections provinciales.quCDCCOlS» M.Landry a soutenu que l’arrivée du RAP sur la scène provinciale ne le préoccupait pas parce que le Parti québécois était déjà un parti progressiste.«Si ces débats peuvent faire en sorte que nous le soyons davantage, tant mieux», a-t-il déclaré.Il a affirmé que le Parti québécois avait déjà adopté plusieurs mesures progressistes, comme le salaire minimum le plps élevé en Amérique du Nord (exception faite d’un État américain) et les places de garderie à cinq dollars.«Si on regarde la feuille de route du Parti québécois, on voit bien que le parti progressiste au Québec, dans tous ses gestes, y compris ceux des cinq dernières années, c’est le Parti québécois», a-t-il soutenu.Il s’est cependant prononcé contre l’idée d’un revenu annuel garanti, tel que défendu par des membres du RAP «Ça a été étudié dans toutes les démocraties occidentales, y compris par nous, a-t-il déclaré.On s’est toujours buté sur les coûts astronomiques d’une mesure aussi universelle.» Il a indiqué qu’au lieu de faire une obsession sur une formule impraticable parce que trop coûteuse, le Parti québécois avait plutôt choisi de poser des gestes pour aider les familles.«Il faut être progressiste et concilier la bonne gestion, ce que le Parti québécois sait faire, a-t-il affirmé.C’est plus difficile à faire quand on est au pouvoir que quand on est dans une salle de réflexion où les espoirs de pouvoir sont nuis.» M.Landry a également rejeté les commentaires de la porte-parole du RAP, Suzanne Lachance, qui a vertement attaqué les initiatives du gouvernement péquiste dans le cadre de sa lutte au déficit Le premier ministre a rappelé que c’était une vaste coalition, dans le cadre du Sommet économique de l’automne 1996, qui avait décidé de se fixer comme objectif l’atteinte du déficit zéro.Il a soutenu que la société québécoise s’était ainsi redonné la capacité d’agir en faveur des démunis, en se donnant les moyens de réinvestir dans la santé, l’éducation et la lutte à la pauvreté.«Nous ne pourrions pas faire cela si nous étions encore au bord de la faillite, a-t-il déclaré.Être à gauche, ça ne veut pas dire mal gérer, ça veut dire bien gérer pour avoir de la richesse à distribuer.» SIRROS nismes.Québec entend généraliser cette pratique et ce, de façon récurrente.Cette contribution se ferait sur une période triennale afin que les groupes soient en meilleure position pour accéder à du financement externe.«Ce mode de soutien financier, peut-on lire dans le projet de politique, impose de reconnaître une contribution ne se limitant pas à la seule prestation des services, mais également une contribution visant une participation sociale axée sur l’information, la participation.la responsabilisation et la mobilisation ainsi que sur le renforcement du potentiel des personnes, le soutien des milieux de vie et l’amélioration des conditions de vie.» Les montants qui seront accordés dans le cadre de ce programme, le cas échéant serviront notamment à couvrir les frais généraux et les frais reliés à l’accomplissement de la mission sociale de l'organisme.Si, pour ce faire, un groupe a besoin d’un personnel salarié, la subvention permettra d’assurer les coûts liés à cette embauche.Applaudie par le milieu Cette proposition gouvernementale, contrairement à celles qui avaient été présentées par les prédécesseurs de Mme Léger, a été bien accueillie par le milieu.Lors d’une rencontre nationale qui s’est tenue à Montréal les 29 et 30 mai, plus d’une centaine de personnes des différents regroupements ont été appelées à se prononcer sur le projet de politique.Les deux tiers des délégués ont réagi favorablement Faisant suite à la rencontre, le comité consultatif de l’ACA porte-parole du mouvement a émis un avis favorable mais conditionnel à la politique.«C’est le document qui est allé le plus loin, a commenté la coordonnatrice du comité, Mme Leclerc.Il est assez près des revendications du milieu communautaire autonome pour être jugé intéressant.» Au nombre de trois, les conditions ont trait à certains détails de la politique mais ne concernent en rien les grands principes qui la sous-tendent La ministre Léger s’est évidemment réjouie de cet appui.«Avec ce que l’on a, on est prêts à aller de l'avant, a-t-elle dit en entrevue.Ça devrait passer au Conseil des ministres avant la fin delà session.» Celle-ci, selon certaines rumeurs persistantes sur la colline parlementaire, pourrait se terminer le mercredi 20 juin.SUITE DE LA PAGE 1 En avril dernier, M.Sirros proposait l’instauration d’une commission parlementaire, comme le réclame le Collectif pour une loi sur l’élimination de la pauvreté, pour travailler sur l’adoption d’une loi sur l’élimination de la pauvreté.De plus, le Parti libéral a pris position en faveur du rétablissement de la gratuité des médicaments pour les personnes assistées sociales, de l’indexation automatique de leurs prestations ainsi que la mise sur pied d’un barème plancher.Actuellement, une personne seule reçoit quelque 500 $ par mois.Ce montant peut être amputé si le bénéficiaire décide de partager son logement ou s’il est admissible à un parcours obligatoire d’insertion à l’emploi.Le Collectif pour une loi sur l’élimination de la pauvreté réclame que le seuil de l’aide sociale soit de 750 $ et que le salaire minimum soit haussé à 8,50 $ l'heure.Depuis quatre ans, le gouvernement du Parti québécois n’a pas indexé les prestations de la sécurité du revenu, ce qui représente annuellement pour les bénéficiaires de l’aide sociale une perte de 20 % du pouvoir d'achat Dans le dernier budget Québec a toutefois prévu un ajustement de 30 millions pour l’année en cours.«Si je m’adresse à vous aujourd’hui, c’est parce qu ’au delà de nos différences politiques, je crois qu’il y a bon nombre d’entre vous qui partagez les valeurs qui sous-tendent ces prises de position.[.] J’ai été estomaqué par la sévérité avec laquelle les porte-parole gouvernementaux ont répondu à ces suggestions La fin de non-recevoir du gouvernement fut totale», écrit Christos Sirros.Si le dossier de la pauvreté n’a eu aucun écho ni au PQ ni au PLQ au cours des dernières années, il en va tout autrement depuis cet hiver.Les deux grands partis se retrouvent sur ce terrain, en en faisant un enjeu visible.La démarche du député de Laurier-Do-rion et porte-parole de l'opposition en matière de solidarité sociale survient quelques jours avant la présentation de la stratégie dont doit accoucher le ministre d’Etat au Travail, à l'Emploi et à la Solidarité sociale, Jean Rochon.«Souvent les choses qui attirent l’attention du public viennent en vague.Tant mieux si on s 'entend tous que la pauvreté est un enjeu fondamental; les mentalités ont peut-être évolué», a commenté M.Sirros.
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