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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2001-08-25, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 25 ET DI M A N (HE 2 B A O l T 2 O O LE DEVOIR Rentrée Littéraire S ii’fv1 - ‘ f*r- lê'i VJ 1 r?/A « ’ .V^ïîî S»*-st f v -,) 1 -, M3 V vr .‘f v ¦-V VJ V* U s s» RS j • * î&j >• rJt'J-A 1 V-K\ r* QC 0 ‘c 1 LA CAVERNE DE MONTÉS!NOS < S < -J LU Z >" LU I O LECTURE ET ÉCRITURE UNE DYNAMIQUE ¦ Z l i nouvelle tnuwi «île m.: n x B X Ë V j .J.‘% LU a z 0 2 < U c m > > ALLÉGEANCES ET DÉPENDANCES -1 < U U CULTURE PUBLIQUE COMMUNE * b »> A N C [ Les Guides de la connaissance Ces ouvrages encyclopédiques pour toute la famille expliquent avec limpidité de fascinants phénomènes.Chaque tome est une mine de renseignements.Matériel infographique, photographies d’archives, graphiques, schémas explicatifs, dessins en coupe s'allient aux textes pour permettre une compréhension rapide QUEBEC AMERIQUE Meteo L Univers propose un captivant voyage dans le temps, à la conquête de l'espace, afin de scruter l'infiniment grand Le Multi a l'écran! La Terre retrace l'extraordinaire évolution de notre planète et permet au lecteur de l'appréhender dans toute sa complexité physique et humaine Après plus d'un demi-million d'exemplaires vendus dans sa version papier, voici la version électronique du célèbre Multidictionnaire.La Méteo analyse les grands phénomènes atmosphériques et écologiques pour que le lecteur comprenne mieux le milieu dans lequel il vit Toute la richesse de la troisième édition du Multi plus des milliers d'ajouts spécifiques, dont : les conjugaisons completes de tous les verbes des prononciations difticiles sonorisées : des Illustrations couleur : des tableaux grammaticaux.En version cederom pour Windows ® Parution septembre 2001 www.quebec-amenque.com LE DEVOIR.LES SA M E D I 2 ET RIMANT II E 2 ti A O T T I) t 2 O II I Il E X T R E E LITTER AIRE ESSAIS ÉTRANGERS B I O B R A I’ Il 1 K S Cette incertaine du XXIe post-humanité siècle Une vie pour mémoire être humain est le seul animal ayant la capacité de peser sur le cours de son évolution.Ce qu'on pourrait qualifier non sans ironie de «maîtrise de soi» — découlant de la mécanique ou de la génétique, ou les deux à la fois — ne cesse de s'accroître et d'engendrer des inquiétudes.La question «Que fera-t-on de cette maîtrise?» semble omniprésente dans les essais de cet automne 200L.Ce dépassement de l’humain, voire son abolition, quelle allure aura-t-il?L’avenir de l’humain serait-il le «Robo Sapiens»?Ce titre — et son sous-titre, «une espèce en voie d’apparition» — à publier aux Editions Autrement le fait croire.Deux Américains, Peter Menzel et Faith d’Alusio en sont les auteurs, et ils y présentent non seulement des créatures «intelligentes» conçues au MIT, (tels un robot-chien domestique et des bras bioniques), mais aussi les créateurs dont les cerveaux sécrètent ces êtres «azimoviens».Mais plus certains fantasmes et possibilités relevant jadis de la science-fiction semblent vouloir se réaliser — il y a de moins en moins de fiction et de plus en plus de science, dit Maurice Dan-tec — plus on s’interroge sur l’être humain, ce qu’il est.Homi-nescence (Pommier), le prochain livre du célèbre historien des sciences Michel Serres, promet de proposer des réponses à la question.Ce titre-néologisme signifie «les progrès observés dans les cinquante dernières années participent au processus multicellulaire d’hominisation de l’homme par l'homme».Alors que certains craignent une sortie de l’humain, pour Serres au contraire, tout s’humanise.Dans un registre davantage encyclopédique, on annonce, chez Fayard, la parution de deux tomes de Aux origines de l'humanité, sous la direction du grand paléontologue Yves Coppens.Le premier tome porte sur l'apparition de la vie jusqu'à l'homme moderne et à ses differentes cultures.Le second propose, à la lumières des dernières découvertes, une réflexion sur ce qui fonderait «le propre de l’homme»: de la bipe-die au langage en passant par le rire et le principe de reconnaissance de soi.Sur le même sujet, Pascal Picq publiera, chez Flammarion, Les Origines de l’homme dont la deuxième partie porte sur «l’homme face à lui-même et au dernier ancêtre».L’être humain, pour définir ce qu'il a en propre, s’est toujours comparé à l’animal, lequel apparaît souvent comme une «norme gratifiante» selon Pierre-Yves Bour-dil dans L’Étrange existence de l’animal (Du Relié).Dans le même esprit, voici qui réjouirait sans doute Ordral-fabétix: Ce poisson, notre ancêtre?(PUF), un livre-hypothèse sur le chaînon manquant de Christine Henon.L’homme et le risque Pour éviter les écueils d’une époque de prééminence de la science et de la technique, plusieurs tablent sur la diffusion de la culture scientifique.A noter, dans le même esprit décloisonnant, l'attrayant Dictionnaire culturel des sciences (Du Regard), dirigé par Nicolas Wit-kowski, qui ambitionne de «parler de science différemment» en postulant qu’il est illusoire de comprendre le sens de la science «si l’on n’étudie pas ses interactions avec la politique, la philosophie, l’éthique, la peinture ou la littérature, entre autres».C’est sûrement l’opinion de l’inusable Albert Jacquard, qui proposera cet automne sa Petite science à l’usage des non-scientifiques (Calman-Lévy).Ce monde pétri par les sciences et les techniques engendre, paradoxalement, de l'incertitude.Or, «les sociétés démocratiques sont-elles capables d'affronter les défis» que lui pose cette nouvelle ère?Réponse dans Vivre dans un monde incertain: essai sur la démocratie technique (Seuil), de Michel Talion, Pierre Lascoume et Yannick Barthe.Au fait, «une gestion démocratique du risque est-elle possible?» s'interroge Patrick Perretti-Watel qui cherche aussi à comprendre pourquoi «le risque occupe-t-il une si importante place dans notre société?».Le livre s'intitulera La Société du risque (La découverte), comme celui du sociologue allemand Ulrich Beck.Aubier promet pour octobre, sous le même titre, une traduction de cette œuvre des années 80.L’obsession du risque nuit au progrès, selon Guy Sorman.Dans Le Vert et le noir (Fayard), l’auteur libéral s’en prend au camp de «l'anti-science» et des «ennemis du progrès» à qui il «déclare la guerre à coups de vérités très dérangeantes, à tous ceux qui se réclament de la nouvelle vague salvatrice de l’humanité».Sur des préoccupations voisines, on annonce Les Progrès de la peur, sous la direction de Nayla Farouki; un livre traitant des peurs contemporaines face au clonage, à l'Internet, au nucléaire et à l’effet de serre, dont l’ambition est de juger si ces peurs sont légitimes ou non et «si elle sont fondées sur une évaluation objective des risques».Evaluation que l’on pourra compléter avec Les Experts face aux risques: le cas des plantes transgéniques (PUF), de Alexis Roy.Mais aussi Les Changements climatiques, de Hervé Le Treut et Jean-Marc Jancovici (Flammarion), Climat de panique, de Yves Lenoir, qui prétend révéler la vérité sur le réchauffement de la planète et ses conséquences.Au risque de vous faire foncer dans le décor, soulignons rapidement, sur des préoccupations connexes, L’Homme dans le paysage, d’Alain Corbin.Le XXI’ siècle Où s’en va-t-on?Question que posent inlassablement les essayistes.Quel XXL siècle?, où 36 personnalités dont Philippe Sel- lers, Françoise Giroud et Regis Debray donnent des «des pour déchiffrer le nouveau siècle».Dans une catégorie plus académique, aux Editions Complexe: Quelle géopolitique au XXL siècle?, où l'auteur Gérard Dussouy propose une «théorie du changement» pour un avenir incertain.Le XXI' siècle va pour l'instant i dans le sens de la mondialisation.Ainsi, le thème, de même que l'économie au sens large, suscitent plusieurs essais.De Zaiki l.udi, on prévoit la publication de La Gauche à venir : politique et mondialisation (Aube).Bernard Cas sen.du Monde diplo, publie Porto Alegre (Mille et une nuits), sur cette petite ville du Brésil qui s'auto-gère et proteste contre les maîtres du monde en recevant les anticapitalistes au moment du Sommet de Davos.Dans la même veine: Le Grand bluff capitaliste, de Michel Husson (La dispute); Le Nouveau capitalisme, de Dominique Plihon (Flammarion); l’intrigant Livre noir de la pub.de Florence Ama-lou (Stock) ; Délit de gestion, sous la direction de Salvatore Maugeri (La Dispute).Dans la catégorie des gros noms, le prolixe Bernard-Henri Lévy publiera Les Damnés de la guerre, suivi de Le Génie du mal, un livre de reportage et d'autobiographie (c’est BHL, tout de même), portant sur cinq «guerres oubliées»: Burundi, Angola, Soudan, Sri lamka et Colombie.Sur d’autres guerres, notons la parution de trois nouveaux tomes de La Shoah en France, exhaustive enquête présentée par l'avocat Serge Klarsfeld chez Fayard.Sur le même sujet.Faire mémoire de la Shoah, de Caries Torner (l’Atelicr), un thème qui reviendra dans la somme La Civilisation israélienne de, Shmuel Noah Eisenstadt, aux Fiditions Complexe.Plus près d’une brûlante actualité, soulignons Israël, conquête et impuissance, de Tsvia Walden et Caroline Glorion (Plon).Jacques Attali, pour sa part, publiera Les Juifs et l'argent (Fayard), portant sur les relations multiformes du peuple juif avec l'argent, peuple présent dans toute l’histoire du capitalisme.C’est une autobiographie que publiera Julia Kristeva en septembre sops le titre Ak risque de la pensée (Ed.de L’aube).ANTOINE ROBITAll.l.K Les éditeurs français annoncent plusieurs biographies intéressantes pour les mois qui viennent, Robespierre: la réhabilitation?le personnage de Robespierre demeure, connue la période histo rique à laquelle il se rattache (la Revolution française et la Terreur), non seulement un sujet d'études, mais aussi un espace d'affrontements.FYançois F uret, d.tns un île ses derniers livres.av;üt bien voulu refroidir l’objet -révolution», mais tel ne semble pas être le cas.1 .'an dernier paraissait un recueil des discours de celui qu'on traita par fois de «chef de secte»: Maximilien de Robespierre, pour le bonheur et pour la liberté: discours (Editions La Fabrique, 2000).En introdue lion.Yannick Bosc et Florence Gauthier osaient parler de l'actualité de Robespierre! Or, cet autom ne, on nous promet une biographie intitulée Robespierre: l’homme et l'idée (De F’allois) et signée par Pierre Bessand Massenet lequel, dit-on, «s’efptrce de deeeler l'être hu nuiin sous le personnage historique, de confronter son humeur et son comportement».le livre pourrait faire débat.Dans la catégorie des grandes figures littéraires françaises, il faut souligner aussi la parution du premier tome de la biographie de Victor 1 logo par M;ix ( îallo.Mais aussi un Marcel Proust, par Edmund White, chez Fides; Guy Debord: la révolution au service de la poésie, chez Fayard par Vincent Kaufman; Le visage secret de Marguerite Your-cenar, de Michèle Goslar à la Re-naissance du livre.Quant à Bruno Roy-Henry, il publiera Vidocq: du bagne à la préfecture: sa veritable histoire.Vidocq, avant de devenir le premier policier de FYance sous Louis-Philippe, était forçai.Un autre de ces incroyables personnages français du XIX' siècle qui ont servi sous tous les régimes.Agriculture Biographie d’un Français au nom prédestiné: Olivier de Serres: gentilhomme champestre.1 )e Serres était agriculteur! Selon l’auteur, il fut le premier depuis l’Antiquité à envisager la «science agricole à la fiiis du point de vue du théoricien et du praticien».Intéressant de revenir sur un personnage des premiers débuts de l’agriculture pro- ductiviste, à une époque où.à la fois, on se questionne sur celleri et l’on cherche a retrouver certaines sagesses oubliées.P.tr Henri Gourdin aux editions Actes Sud Science les scientifiques sont à l'honneur cet automne.Notons la biographie de Marie Curie chez Perrin, |*ar Luirent lemire.Première femme nominee professeur à la Sorbonne, Curie ne peut être réduite à sa decouverte de la radioactivité.Elle symbolise la «volonté de connaissance ainsi que l’émancipation de la fi'rnme», annonce l'edi-teur.Aussi, une suggestion pour le collègue Christian Rioux, à Paris, qui a rencontre à quelques occasions ce grand homme: Théodore Monod: savant tous terrains (Sang de la terre), par le journaliste Roger Cans.Monod, décédé l'an dernier, «a milite pour le respect de la rie sous toutes ses fimnes».Pacifiste et antinucléaire, contre l’apartheid ou la chasse, ce n'est qu'à 1 age de 86 ans qu'il acquiert une véritable renommée.Peinture Iconoclaste, la iietite fille de Picasso.Marina?C'est ce que prétend l'éditeur de Grande père (De-noél), une biographie du grand peintre.Musique Suggestion pour les amants de la chanson française qui l'ont récemment vue à Montréal: les vies d’une chanteuse, biographie de Juliette Gréco, de Bertrand Dicale, chez Jean-Claude Littès.On ren verra les amateur de jazz à Miles Davis: l’ange noir, de Not1! Balen, aux éditions Mille et une nuits.Fit les amateurs de Rock à la République invisible: Bob Dylan et la contre-culture, de Greil Marcus chez I tenoel.Russie Deux grands personnages russes feront l'objet d'une biographie: les éditions du Rocher annonce, d’Andreï Gratchev, le mystère Gorbatchev: libérateur ou destructeur?.Quant à l’infatigable Henri Troyat, il s'est attaqué à l'histoire de Marina Tsvetaieva, l’éternelle insurgée (Grasset), |x>èle réfractaire à toute autre révolution qui ne soit lias poétique.A noter enfin, des biographies d’Albert Speer, l’architecte de Hitler (chez Perrin), et de Mao Zedong, chez Fides.Antoine Robitaille ?Dans la catégorie des gros noms, le prolixe Bernard-Henri Lévy publiera Les Damnés de la guerre, suivi de Le Génie du mal QUÉBEC AMÉRIQUE JCUneSSC NOUVEAUTES AUTOMNE 2001 & Une drôle de ministre- DOMIWQUI OÊMm ¥ M : - •Æk Ta voix dans la nuit DOMINIQOC OCMIRS ,«Sk Noémie Les Souliers magiques,, omis Québec jeunesse i / quésec AMtetQM jeunetne t ttâk " Léo Coup'de'vent! lUCtf MrltGf*ON m Pki MH RtHLONliE POUR MoMOm SlNRO Ht ANC Off tARCILO Québec Amimmt jeune** tri Une histoire à dormir debout jejrmse Appelle-moi TOBC-tiUX) LE GRAND BOUM! — -— pu# ut* ufftwoi Une drôle de ministre - Dominique Demers Revoilà Charlotte, l'originale au grand coeur qui ravit les entants.Hourra! elle vire le monde politique sens dessus dessous! Ta voix dans la nuit - Dominique Demers Le plus attendu des romans pour adolescents! La touchante histoire de Fanny, 16 ans, aux prises avec des jeunes qui font la loi dans sa nouvelle école.Noémie - Les Souliers magiques Gilles Tibo Déjà le onzième titre de cette série qui bat des records de popularité! Noémie s'est mis en tête de réaliser des exploits sportifs: péripéties et bêtises garanties! Léo Coup-de-vent! - Lucie Bergeron Les jeunes retrouveront avec joie Abel, dont la vie est à nouveau bouleversée par son grand-père Léo, une vraie tornade.Et que dire des gaffes de Mammouth-la-bête! Première blonde pour Momo de Sinro - François Barcelo Que fera Momo avec un vélo de tille?Se couvrira-t-il de ridicule devant Jessica, la plus belle fille de l'Univers?Une histoire irrésistible.Une histoire à dormir debout - Élaine Turgeon Au secours! Dans ce roman franchement drôle et absolument incroyable, Flavie est de nouveau confrontée à des phénomènes surnaturels! À fleur de peau Martine Latulippe Des appels anonymes, des objets qui disparaissenl, des intrus dans la maison de Marie-Pierre.Un suspense à lire lentement pour faire durer le plaisir.Appelle-moi Zaza! - Louise Champagne Pour combattre la tristesse, Zaza s'improvise voyante.Accrochez-vous car ce roman est rempli d'émotions fortes Le Grand Boum! - Monique Fournier Retrouvez les personnages colorés et les épisodes abracadabrants de la populaire émission de télévision Tohu-Bohu, diffusée à la SRC.Fiches d’exploitation pédagogique disponibles l'esPac cjufBK aMf moût |f*unew Mango, Voyage dans l'espace À la suite du succès de Mango.L Aventure météo (prix Octas 2001, catégorie multimédia grand public).Québec Amérique présente: Mango, Voyage dans t espace.Accompagnés du sympathique Mango et du professeur Rigolo, les entants de cinq à huit ans peuvent désormais parcourir l'espace en récoltant des objets et des indices qui leur permettront de délivrer les constellations laites prisonnières par le vilain Abracadabro.L aventure sera l'occasion de faire des découvertes scientifiques extraordinaires reliées à l'astronomie.Au-delà de 200 animations-surprises amusantes; .Un livre d'histoire écrit par Gilles Tibo; .Deux chansons originales de Luc de Larocheliière; .Un contenu encyclopédique exceptionnel; ! Version hybride.Macintosh ® et Windows ®.www.quebec-amerique.com 1 I) « £ l> £ V 0 1 K .£ £ A M £ 1) I > 5 £ T I) I M A \ (HE 1 (i A O t (t 0 I {ENTREE LITTERAIRE P H LOSOPHIE r Eloge de la pensée à Tère de la technique LITTERATURE FRANÇAISE Florilège d’automne GEORGES LEROUX Ly édition philosophique semble marquer un certain ’ ralentissement chez les éditeurs non spécialisés, alors quelle connaît de riches développements chez des éditeurs universitaires comme la librairie Vrin, qui continue d’être un lieu de haute recherche historique en même temps qu’un espace de discussion pour les questions contemporaines.Même s’il est vrai que la réflexion philosophique n’a cessé d’approfondir son dialogue avec les sciences et l’évolution des techniques, les parutions de cette rentrée montrent un certain repli sur le travail spéculatif et une présence moins étendue au chapitre de la diffusion visant un public plus général.L’histoire de la pensée et des idées constitue une heureuse exception, puisqu’on annonce plusieurs titres.Le jeune éditeur grenoblois Jérôme Millon poursuit par exemple son édition des traductions de Pétrarque, sous la direction de Christophe Carraud {Mon ignorance et celle de tant d’autres, Le Repos religieux).Il fait également paraître plusieurs titres de phénoménologie dans sa belle collection Krisis (Bin Kimura, L’Entre - Phénoménologie de la schizophrénie', Erwin Straus, Du sens et des sens) et il promet une traduction attendue de l’essai de I xidwig Binswanger (Sur la fuite des idées, traduit de l’allemand par Michel Lhipuy).L’intérêt soutenu |xmr l’œuvre de M.Merleau-Ponty justifiait la réédition de l’étude de Renaud Barbaras (De l’être du phénomène sur l’ontologie de Merleau-Ponty).On notera la publication des cours donnés en Sorbonne par le philosophe en 1949-1952 (Psychologie et pédagogie de l'enfant, Editions Verdier).Jean Greisch fait paraître une étude sur Paul Ricœur (!.’Itinérance du sens, Jérôme Millon).le livre le plus attendu demeure la traduction du commentaire de Martin Heidegger sur Platon (Platon: le Sophiste, sous la direction de Jean-François Courtine, Gallimard, «Bibliothèque de philosophie»), Ce cours constitue une pièce maîtresse dans la formation du projet de Être et temps, paru en 1927.Etude de la liberté L’histoire de la philosophie politique continue d’être un terrain d’enquête très fréquenté, et la recherche y est stimulée1 par les questions les plus actuelles.Ije philosophe suisse Mario Turchetti propose une étude de la liberté en négatif (Tyrannie et tyrannicide de l'Antiquité à nos jours, PUF).Un ouvrage se dessine déjà comme une contribution majeure, c’est celui de Jean-Fabien Spitz (John D>cke et les fondements de la liberté moderne, PUF, «Fondements de la politique»).Cet ouvrage étudie la manière dont, à travers l'œuvre de Locke, se transmet à l'époque moderne l'idée de normes morales liant les individus de manière à les former en communautés pré-politiques.Grâce à cette communauté éthique, les citoyens des démocraties modernes sont solidaires sur des principes abstraits de moralité.Notons également l’étude de Nicolas Israel sur le temps et la politique chez Spinoza (Le Temps de la vigilance, PUF, «Critique de la politique»).L'auteur veut montrer que Spinoza - que l’on a coutume de ranger du côté de l’éternité - répond à une inspiration machia-vélienne visant à penser la question du temps et de la politique.Thierry Menissier fait paraître Machiavel, la politique et Thistoire (PUF, «Fondements de la politique»).In modernité se caractérise par les droits d,e l’homme, dont on trouvera une histoire critique, de l’Ecole de Salamanque à Carl Schmitt, dans l’étude de François de Smet (Les Droits de l’homme.Origine et aléas d’une idéologie moderne.Cerf, «Humanités»).Un ouvrage de facture très originale est publié conjointement par les Presses de l’Université I aval et l’Harmattan; il s’agit d’une somme sur la pensée moderne, présentée avec un grand souci pédagogique (l’illustration et les tableaux sont abondants) et assortie d’un cédérom permettant de se relier à quantité de sites Internet complétant la recherche.(Les Grands penseurs du momie moderne, sous la direction de Josia-ne Boulad-Ayoub, et pour le cédérom, de François Blanchard).Cette formule est sans doute promise à un grand succès (PUF «Mercure du Nord»), lit réflexion fondamentale sur l'existence et le lien social n’est pas en reste, mais on note peu de titres en éthique.Jean-Claude Guillebaud donne une suite à son IjC livre le plus attendu : la traduction du commentaire de Martin Heidegger sur Platon essai précédent (La Refondatùm du Monde.1999), sous le titre Le Principe d’humanité (Seuil).De la course aux biotechnologies aux vertiges du cyberespace, des manipulations génétiques aux tendances eugénistes, de la marchandisation du monde à la chosification de la vie, la même question, obsédante, se trouve posée jour après jour saurons-nous encore définir - et défendre -l’irréductible humanité de l’homme?C’est à cette immense question que tente de repondre ce livre.Jean-Michel Truong s’intéresse quant à lui a la politique de l’intelligence artificielle (Totalement inhumaine, Les empêcheurs de tourner en rond), un essai sur l’impact des technologies contemporaines sur le de venir de l’homme.On retrouvera ces questions traitées dans le domaine de la philosophie de l’esprit, sous la plume d’un philosophe montréalais, Daniel laurier (Entre la rime et la raisim, Presses de l’Université de Montréal), qui propose une réflexion sur le naturalisme et l’explication des processus cognitifs.L’auteur soutient que ce programme de recherche est voué à l’échec.Côté sciences et épistémologie, on se réjouira du nouveau livre de Stephen Hawking (L’Univers dans une coquille de noix.Odile Jacob).Hawking y livre sa vision de la meilleure voie possible pour parvenir à édifier la théorie de Tout et rendre compte de tout ce qui se produit dans l'univers.Il s’interroge aussi sur la possibilité de voyager dans le temps et sur l’existence d’univers multiples, hypothèses scientifiques plus sérieuses qu’on ne le croit Edgar Morin, infatigable, poursuit son enquête épistémologique, en publiant La Méthode, V (Seuil).Dans ce volume qui sera suivi d'une éthique, il se propose d'explorer cette insaisissable identité de l’être humain.Qu’est-ce qui nous fait homme?Quelle est la part de la biologie, celle de l’Histoire ou du politique?Françoise Bianchi fait paraître une biographie intellectuelle d’Edgar Morin (Le Fil des idées, Seuil), qu’elle présente à la fois comme philosophe et encyclopédiste intrépide.La réflexion de Jean ladrière sur les sciences n’a cessé de proposer un questionnement éthique, et on pourra lire de lui la réédition de son grand essai écrit pour l’Unesco (Les Enjeux de la rationalité.Les défis de la science et delà technologie aux cultures, Liber).Sous le titre Demain (Fayard), Jacques Derrida et Elisabeth Roudinesco proposent un inventaire critique des grands enjeux du monde qui est à nos portes, depuis la déstructuration du lien familial et des interdits de reproduction jusqu’aux formes nouvelles de l’intolérance et de la violence.L’engagement éthique et politique de Derrida se développe sur de nouveaux terrains, ce qu’annonçait déjà son texte sur le don, lors du séminaire de Montréal en 1997, publié le printemps dernier (Dire l’événement, est-ce possible?, avec Gad Soussana et Alexis Nouss, L’Harmattan) Sur la trace des Indos-Européens Au chapitre des cultures et des religions, notons d’abord le premier volume d’une vaste étude de Jacques Marchand, portant sur les Indo-Européens et les Egyptiens (Une enquête historique sur la sagesse, liber); notons aussi un titre intéressant de Léo Strauss, recueillant plusieurs articles devenus introuvables (Pourquoi nous restons juifs, La Table ronde).Mayer Lambert propose une traduction de Saadya Gaon, un texte fondateur de la métaphysique médiévale (Commentaire sur le Sefer Yetsira, Verdier), où on trouve la grande confrontation du judaïsme, du platonisme et des penseurs musulmans du kalam.Sur un autre registre, l’étude de Philippe Gagnon, de Sherbrooke, sur les rapports de la cybernétique et de la théologie (La 'Théologie de la nature à l’ère de l’information, Fides et Cerf, «Cogitatio fidei»).Causes secondes, cause première, l’auteur propose une réflexion hardie sur le système de la nature, au sein de laquelle le Créateur pour-rait se trouver dans l’impossibilité de modifier ce qu’il a mis en branle.Terminons par un titre qui en surprendra plus d’un, dès lors qu'on l’aura associé à son auteur Régis Debray (Dieu.Matériaux pour l’histoire de l’Étemel en Occident, Odile Jacob).Intéressé par la persistance de la croyance, l’auteur propose une enquête sur l’écriture de la religion, ses destinataires, ses processus.Ainsi se relient dans son travail médiologie et théologie.Q GUYLAINE MASSOUTRE uelle manne nous vaut enco- romans neufs, dans le seul secteur français?Mystère.Jamais la fiction n’a autant reflété l'état du monde qui change.Aperçu d’un secteur en bonne santé, où 97 maisons d'édition romanesque se partagent le marché.•C’est le soir que mes pensées pour vous sont les plus nombreuses», écrit Yves Simon, au nom de tous les romanciers qui attendent ici être remarqués.«Vous êtes mon espérance, comment dire.».Puisons hardiment, dans la corne d'abondance, la pluralité de leurs regards.D’abord, des incontournables de la saison.Kipling et Cervantès dans La Pléiade, pourquoi pas?Ils trônent, au-dessus des contemporains.Que voici.François Weyer-gans, avec Trois jours chez ma mère (Grasset), bilan d’un homme de 50 ans, va courir les prix, murmurent les branchés.Succès prévisible, Amélie Nothomb, avec Cosmétique de l’ennemi (Albin Michel), renoue avec le polar particulier qu’elle affectionne.Plume à la valeur montante, Richard Millet publie La voix d’alto (Gallimard).Qui sera surpris?Le nouveau cru donne des sujets d’hommes: Yves Simon signe La Voix perdue des hommes (Grasset), un texte sur la confession, au cœur de Paris, On attend La Part de l’autre, d’Éric-Emmanuel Schmitt (Albin Michel), ou une vie impossible d’Hitler.François Taillandier, dans Le Cas Gentile (Stock), s’intéresse à un fait divers de violence à Turin.Quand on les a aimés une fois, on les voudra encore.Alain Fleischer, avec Le Trapéziste et le Rat (Seuil), imagine la chute magnifique d’un couple.Seul avec la langue pour objet, Erik Orsenna développe son titre à la lettre: La grammaire est une chanson douce, au Seuil.La voyageuse Pierrette Fleutiaux, avec Des phrases courtes, ma chérie, entre chez Actes Sud/Leméac, pour s’arrêter au lien maternel, d’origine limousine.11 y sera partout question d’écriture.Ceux qu’il faut suivre La concurrence féroce entre les livres est lancée.Leurs auteurs sont de bons ambassadeurs du style français actuel.Souvent, seuls les sujets départageront nos préférences.Les romanciers, eux, écrivent Ainsi, Lorette Nobécourt publiera deux fois: Substance (Pau-vert), qui défie les forces de la foi et du renoncement de prôner l'amour, et Êquarissage (Métropo-lis), un texte hanté par le suicide.Hélène Cixous, dans Benjamin à Montaigne: il ne faut pas le dire (Galilée) poursuit l’identité juive.Ni Raphaële Billetdoux, dans De l’air, ni Marie Rouannet.dans Du côté des hommes (les deux chez Albin Michel) ne font du partage homme-femme le plus grand drame.Quant à la critique littéraire Michèle Gazier, dans Le Fil de soie (Seuil), elle consolidera sa percée littéraire, côté cœur.D’autres nous sont familiers.Féru d’histoire, Marc Lambron publie Étrangers dans la nuit (Gras- SUITE DE POEMES FRATERNELS FaM-OHF Éric, Dominique et louis Cornellier signent un hymne à la gravité du Folklore « Après la disparition de Lapointe, Miron, Langevin, Perrault.Dumont (.) voici que se rajeunit la résistance à la folklorisation de nous-mêmes.» Serge Cantin LANCTÔT ÉDITEUR Joie de nous qui passons de Royds Fuentes-lmbert et Dominique Corneillier JEAN-SIMON DESROCHERS L’Obéissance impure Une œuvre exigeante où le mystère s’amuse à cotoyer l’ironie.LES HERBES ROUGES / POÉSIE Aux Presses de l'Université Lmvil edition La Nouvelle-France Les Français en Amérique du Nord Jacques Mathieu 250 pages 29,95 S I I s PKI NSI s l>l I IPMVI KM II I \\ \l I I n | IX | IOVS IX | IOU< INu’illmt MiUirU o Poll«u k luire.ui UOl sointo I ov (Otiéhot \
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