Le devoir, 5 novembre 2001, Page(s) complémentaire(s)
L K I) K V 0 I h L K LI N I) ! 5 N 0 V K M R R K 0 0 A ELECTIONS MUNICIPALES Le maire sortant de Hull dirigera Gatineau MJean Garon réélu à Lévis ¦ Yves Lévesque élu à Trois-Rivières ¦ Les Sherbrookois font confiance à Jean Perrault JEANNE CORR1VE.AU LE DEVOIR T es résidents de plusieurs ré-L/gions du Québec sont allés aux urnes hier, couronnant les maires de nouvelles villes aux limites redessinées.À Gatineau, c’est Yves Ducharme qui a remporté la victoire à la mairie, pendant qu’à Lévis, l'ancien ministre Jean Garon et onze de ses conseillers dirigeront la nouvelle Ville de la Rive-Sud de Québec.A Sherbrooke, le gain prévisible de Jean Perrault s’est confirmé et, à Trois-Rivières, Yves Lévesque a fait mentir les sondages en déclassant son rival et favori dans les sondages, Alain Croteau.Gatineau Dans l’Outaouais, c’est Yves Ducharme, maire de Hull, qui a remporté l’élection à la mairie de la nouvelle Ville unifiée de Gatineau en remportant 54,4 % des suffrages, soit 47 975 voix, devant son adversaire Robert Labine qui a récolté 45,6 % des voix.On s’attendait à cette victoire de M.Ducharme que trois sondages avaient favorisé durant la campagne électorale.Le taux de participation a été de 53 % alors qu’habituellement, il oscille autour de 40 %.Durant sa campagne, Yves Ducharme préconisait une baisse des impôts fonciers pour 80 % des contribuables en 2002, Robert Labine promettait plutôt un gel de taxes jusqu’en 2005.En fin de campagne, M.Labine a fait l’objet d'accusations de conflits d’intérêts par le conseiller Claude Bonhomme, une attaque vue par certains comme du harcèlement.Le système de vote électronique s’est déroulé sans anicroche puisqu'il s’agissait d’une troisième expérience pour la ville de Hull, et d’une deuxième pour Gatineau.Rappelons que la nouvelle Ville comptera 225 000 habitants avec le regroupement des Villes de Hull, Gatineau, Masson-Angers et Buckingham, devenant du même coup la quatrième ville en importance au Québec.Sherbrooke En Estrie, tel que prévu, Jean Perrault a remporté la victoire devant Richard Gingras et Léon Paquette.Au moment d’aller sous presse, Jean Perrault détenait une avance de 15 000 voix.Le déroulement du scrutin à Sherbrooke a été perturbé par une défaillance du système informatique qui a provoqué des temps d’attente importants aux bureaux de scrutin (une heure d’attente dans certains cas) et a retardé la compilation des résultats.Le maire de l’actuelle Ville de Sherbrooke, Jean Perrault, détenait durant la campagne une importante avance qui laissait peu de doutes sur le résultat du scrutin.Parmi ses engagements, il promettait la création de 4000 nouveaux emplois dans la région grâce aux économies réalisées par la fusion.De son côté, son adversaire, Richard Gingras, maire de Saint-Elie-d’Orford, avait promis que les contribuables de l’actuelle Ville de Sherbrooke verraient leurs taxes baisser s’il était porté au pouvoir.La ville de Sherbrooke, fruit de la fusion de plusieurs municipalités dont Sherbrooke, Rock Forest, Lennoxville et Fleuri-mont, devient avec ses 139 448 habitants, la septième ville en importance au Québec.Trois-Rivières GATINEAU (38/38) Yves Ducharme Robert Labine 47 975 40 227 LEVIS (28/28) Jean Garon Christian Jobin 29 984 15 532 Richard Gingras 000 Léon Raquette 000 Jean Perrault 000 Alain Croteau 23111 Yves Lévesque 25 891 Léon Méthot 8989 Serge Simard 190 En Mauricie, Yves Lévesque a remporté une victoire inattendue à la tête de la nouvelle Ville de Trois-Rivières où quatre candidats se faisaient la lutte.Il a défait le favori, Alain Croteau, avec 25 891 des voix contre 23 111 pour son rival.Il s’agit d’une surprise puisque, durant la campagne, plusieurs sondages avaient favorisé M.Croteau, maire de Cap-de-la-Madeleine, au détriment de M.Lévesque, maire de Trois-Rivières-Ouest, et Léon Méthot, président du Grand Prix de Trois-Rivières.Les électeurs ont été nombreux à se rendre aux urnes et on a enregistré un haut taux de participation, estimé à près de 58%.Rappelons qu’à la suite de la publication d’un sondage en fin de campagne, des rumeurs avaient laissé entendre que M.Méthot se joindrait à Yves Lévesque pour lutte contre M.Croteau.Les adversaires étaient toutefois restés sur leurs positions et M.Méthot a récolté 8989 voix.La nouvelle ville regroupe les municipalités de Trois-Rivières, Cap-de-la-Madeleine, Trois-Rivières-Ouest, Saint-Louis-de-France, Sainte-Marthe-du-Cap et Pointe-du-Lac, se classant ainsi au huitième rang des villes au Québec.Lévis Finalement, sur la Rive-Sud de la région de Québec, la victoire est allée à l’ancien ministre Jean Garon qui a obtenu une majorité de 65,88 % des voix.Avec l’élection de 11 de ses conseillers, il s’agit d’un gain convaincant pour son équipe.Son opposant, Çhris-tian Jobin, maire de Saint-Etienne, a récolté 34,12 % des votes des électeurs.Le taux de participation s'est élevé à 48,7 %.La ville de Lévis, résultat de la fusion de plusieurs villes dont févis, Charny, Pintendre, Saint-Etienne-de-Lauzon et Saint-Nicolas, comptera 125 000 habitants.ARCHIVES PRESSE CANADIENNE Yves Ducharme ARCHIVES PRESSE CANADIENNE Jean Perrault ARCHIVES LE DEVOIR Jean Garon Jacques Olivier, premier maire du nouveau Longueuil A Laval, victoire facile de Gilles Vaillancourt LONGUEUIL (956/957) Jacques Olivier 75 639 Marguerite P.Richard 46 244 LAVAL (772/786) Philippe Garceau 26 539 Daniel Lefebvre 25 693 Gilles Vaillancourt 70 335 «I ¦ Il \ ¦ VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Deux villes, mais deux campagnes électorales semblables.Pas de débat.Pas de sondage.Les citoyens de Longueuil et de Laval ont néanmoins tranché et ont élu à la mairie Jacques Olivier et Gilles VaillancourfA Longueuil, Jacques Olivier a remporté une victoire facile contre son adversaire, Marguerite Pearson Richard.Au moment de mettre sous presse, 35 candidats de l’Équipe Olivier/Parti municipal Rive-Sud avaient été élus sur un total de 42 districts électoraux.Un autre candidat de M.Olivier menait.Son adversaire n’a pu faire élire que quatre conseillers.Le taipc de participation a été de 45 %.Agé de 57 ans, M.Olivier devient ainsi le premier maire de la nouvelle ville de Longueuil, désormais troisième ville de la province en importance après Montréal et Québec.Il est à noter que cette élection constitue la dernière étape de la fusion des villes de Longueuil, Saint-Hubert, Boucherville, Saint-Lambert, Greenfield Park, LeMoyne, Brossard et Saint-Bruno.La nouvelle ville de Longueuil prendra vie le 1er janvier.L’ancien ministre libéral fédéral a donc gagné son pari, lui qui a mené une campagne assez discrète axée sur le développement économique.Lors de sa campagne électorale, Jacques Olivier a pro- wiiaÉii Jacques Olivier se dirigeait vers une victoire facile, hier soir.mis de faire du développement économique de Longueuil sa priorité.Il est le propriétaire d’un des plus importants concessionnaires automobiles du Québec.Marguerite Pearson Richard n’aurait donc pas fait le poids.Conseillère municipale depuis 13 ans à la ville de Saint-Hubert, cette enseignante du collégial a dû faire face à une équipe imposante.M.Olivier avait en effet dans ses rangs plusieurs anciens maires des villes fusionnées dont Claude Gladu (Longueuil), Francine Gad-bois (Boucherville) et Michel La-tendresse (Saint-Hubert).Sur l’île Jésus, Gilles Vaillancourt a également fait flèche de tout bois en ralliant près de 60 % du scrutin.Il a facilement remporté la victoire sur ses adversaires l’avocat Philip pe Garceau et l’ingénieur Daniel Lefebvre.Même si l’on avait additionné les votes des deux candidats ensemble, ils n’auraient pas réussi à déloger le maire sortant.Parmi les 21 districts électoraux, les candidats du Part; du ralliement officiel (PRO)/Èquipe Vaillancourt menaient ou étaient élus partout sur le territoire au moment de mettre sous presse.Un succès qui semble total.Un vote de confiance de la population lavalloise.En 1997, M.Vaillancourt avait rallié 41% du suffrage et remporté la victoire dans 16 des 21 districts.Il était opposé à trojs autres candidats.A 60 ans, Gilles Vaillancourt entreprend donc un quatrième man- JACOUKS r,RENIER 1 K DEVOIR dat.Au cours de la campagne à la mairie, il a joué la carte de sa longue expérience en politique municipale pour séduire l’électorat.Il siège au conseil municipal depuis 1973.Son parti est au pouvoir depuis 1981.Gilles Vaillancourt fait du déve-loppement économique et de la protection de l’environnement ses deux priorités.Il a promis de faire des représentations auprès du gouvernement du Québec pour devancer les travaux de prolongement du métro à laval et de l’autoroute 25.le maire s’est également engagé à attirer de jeunes familles à s’installer sur l’fle Jésus, à mettre en place un programme d’accession à la propriété et de baisser les taxes municipales.L’ouest de l’île La peur de Tinconnu Les nouveaux Montréalais semblent s'être résignés, mais le maire de Westmount en a toujours gros sur le cœur JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Même opposés aux fusions municipales et à la disparition de leur ville, de nombreux électeurs en banlieue de Montréal ont semblé s’être faits à l’idée qu’une nouvelle structure englobera toutes les municipalités de l’ile au janvier 2002.Et tous ceux que Le Devoir a pu rencontrer hier s’entendaient pour dire que l’élection revêtait une importance bien particulière dans ce contexte.Pour Loretta Levinson, une résidente de Westmount, il ne faisait aucun doute que l’élection d’hier représentait une étape majeure: «Je crois que c’est la première élection ici qui a de l’importance», a-t-elle déclaré à la sortie du bureau de vote.Bien qu’elle soit plutôt favorable à l’idée des fusions, elle entretient bien des doutes quant à leur impact sur sa qualité de vie et le coût des services à la population.L’avenir réservé aux résidents de banlieues inquiète aussi Denise Pelletier.«On se sent un peu nerveux parce que c’est l’inconnu.Les fusions n’ont pas été un succès partout, loin de là.Im ville de Westmount est bien administrée, et on espère que ce sera la même chose dans une grande ville», a-t-elle confié.«Ça suit le courant mondial d’universalisation et de globalisation.D’autres villes le font et cette tendance se maintient à Montréal», croyait pour sa part Patricia Curran.Moins optimiste que ses concitoyens, le maire actuel de West-mount, Peter Trent n’avait pas le cœur à rire quand il s’est présenté à l’école Westmount Highschool sur la rue Saint-Catherine pour déposer son bulletin de vote.Non seulement cette élection marquet-eDe la fin de son règne (qui se terminera le 31 décembre prochain), mais elle s’impose comme le symbole des premières batailles perdues contre les fusions.«Je suis très amer.Je n accepte pas d’être “déélu"par le gouvernement du Québec alors qu'il reste enco-re deux ans à mon mandat», a-t-il lancé a sa sortie du bureau de scrutin.Porte-parole des villes qui JACQUES NADEAU LE DEVOIR Peter Trent, maire de Westmount, a exercé son devoir de citoyen de la nouvelle ville, hier, mais ce n’était visiblement pas de gaieté de cœur.avaient contesté la loi 170 devant la Cour supérieure, Peter Trent a refusé de se présenter comme candidat à cette élection et n’entend pas se mêler de politique municipale dans les prochains mois: «Je ne peux tolérer de m’impliquer dans la nouvelle ville», a-t-il ajouté.Il songe plutôt à profiter de son départ pour prendre des vacances.S’il a perdu les deux premières manches devant les tribunaux dans la contestation des fusions, Peter Trent compte sur la requête présentée par 15 municipalités devant la Cour suprême pour poursuivre la lutte contre le gouvernement Et hier, il en avait gros sur le cœur à l’égard du Parti québécois qui a commis selon lui un abus de pouvoir en instaurant des fusions forcées, non seulement à Mont-réaj mais dans les régions aussi.A Côte-Saint-Luc, même résignés, certains ne lâchaient pas la serviette: «La fusion résulte d’une loi provinciale.Donc, je n’ai pas le choix pour le moment.Mais si la cause est ramenée en cour, je vais continuer à m’opposer à la fusion», a indiqué Gracia Oliel.A ses côtés, Elliott Spiro croyait tout de même que les promesses du Parti libéral d’engager un processus visant la «décision» n’était pas très réaliste: «Je pense que même si le Farti libéral est élu, ce sera très dif ficile de faire la “défusion "delà ville de Montréal une fois que tout est déjà fait.Ça sera peut-être un peu comme Jean Chrétien et la TPS.» Un autre citoyen, sans être trop inquiet des fusions, craint toutefois que la ville devienne trop grosse et impersonnelle: «On voit ce qui se passe aux États-Unis actuellement; ils font l'inverse avec la transformation de régitms en petits villes avec des “défusions".Et à Toronto, la fusion n’a pas été un gros succès.On espère què les nouveaux administrateurs front leur travail comme il faut et vont respecter leurs promesses concernant le niveau des taxes» Par ailleurs, le nouveau mode de scrutin électronique a semblé enchanter les électeurs rencontrés par Le Devoir.«L organisation était impeccable et la formule simple.En fait, les explications écrites étaient beaucoup plus complexes que la chose elle-même», a commenté Patricia Curran.* r1 I.E I) E V 0 I K .L E i- U S L> I 5 \ 0 V E M B R E 2 0 0 1 A 8 EDITORIAL Maintenant, au travail ! LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE.LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE lj) première élection à la mairie des grandes villes fusionnées du Québec nous offre un portrait réjouissant d’exercice de la démocratie locale, mais combien rempli d’inconnu quant à l’avenir de ces nouvelles entités.e n’est une surprise pour personne que le maire sortant de la Ville de Québec ait remporté la victoire sur la mairesse de Sainte-Foy, Andrée Boucher.M.L’Allier est un homme politique compétent et respecté qu’une large majorité de citoyens de la région de la capitale nationale imaginait fort bien comme leur représentant, même en étant opposée à la fusion.Au contraire, Mme Boucher était perçue comme une femme décidée, mais «localiste» et trop peu désireuse de relever le défi de construire une nouvelle grande ville.A Montréal, la situation était différente.La lutte a été serrée du début à la fin de la campagne et, si Gérald Tremblay a été élu, c’est qu’il bénéficiait du large appui de la banlieue, mais aussi qu’il représentait la nouveauté pour plusieurs citoyens de la ville même de Montréal.Contrairement à Mme Boucher, M.Tremblay n’a jamais parlé contre les fusions, mais plutôt pour la décentralisation.Une nuance qui lui a permis de trouver des appuis dans les deux camps, mais qui le place désormais dans la situation difficile de concilier les intérêts de ceux qui sont radicalement contre les fusions et de ceux de la majorité des Montréalais.Voilà d’ailleurs le plus grand défi qui attend le nouveau maire de Montréal: faire oublier les guerres de clochers du passé pour donner une âme à cette grande ville.Si Le Devoir a appuyé la candidature de Pierre Bourque à la mairie, ce n’était évidemment pas parce que le maire était sans défauts, mais parce qu’il offrait la meilleure assurance de respecter la lettre et l'esprit de la loi qui a créé la nouvelle ville.Au contraire, M.Tremblay n’a jamais jusqu’ici laissé entendre clairement qu'il se porterait à la défense de la nouvelle ville si elle était attaquée.Maintenant qu’il est élu avec une majorité confortable, le maire doit se prononcer sans équivoque pour Montréal et s’engager à défendre sans concession l’intégrité de son territoire tel que défini par la loi.Tout en remerciant le maire sortant, M.Pierre Bourque, à qui il faut reconnaître un grand dévouement au service de Montréal et du projet «Une île, une ville», félicitons par la même occasion le nouveau maire, Gérald Tremblay, de même que les autres maires élus partout au Québec dont Jean-Paul L’Allier (Québec), Gilles Vaillaneourt (I^ival), Jacques Olivier (Longueuil), Yves Ducharme (Gatineau), Jean Garon (Lévis), Jean Perrault (Sherbrooke) et Yves Lévesque (Trois-Rivières).jrsansfacon@ledevoir.ca Le cercle vicieux ir- • il u cours des quinze derniers jours, il a été question de Al'après-talibans d'autant plus souvent que les accidents de parcours et les atermoiements ont été nombreux.On misait beaucoup sur l’ascendant qu’avait le commandant Abdul Haq sur des chefs patchounes !==—J pour qu’il scelle l’arrimage de certains d’entre eux au sein de l’Alliance du nord.Mais, voilà, comme on le sait, Abdul Haq, que les Américains considéraient comme une de leurs pièces maîtresses, a été liquidé par les talibans.Il y a quinze jours encore, le président Pervez Moucharraf soutenait que les talibans modérés devraient faire partie de la future coalition.À cette position, le secrétaire d'État Colin Powell avait fini par se rallier.Aujourd'hui, l’un comme l’autre ont modifié du tout au tout leur point de vue; grâce ou à cause des.Russes! Ces derniers ont lourdement insisté pour qu’aucun taliban, qu’aucun de ces intégristes qui contrarient leur ambition en Tchétchénie, ne s’asseye à la table autour de laquelle on va fixer la forme du futur gouvernement.Dans le dossier qui nous occupe, la somme des problématiques sur les fronts intérieur et extérieur est de loin plus élevée qu’elle ne l'était par exemple au Kosovo.Pour des raisons qui tiennent à la fois de la géopolitique et des intérêts économiques, le front extérieur est beaucoup plus encombré qu’il ne l’était au Kosovo.L’Iran, la Chine, le Pakistan, les Etats-Unis et la Russie sont et demeureront plus fermement campés sur leurs positions qu’ils ne l’étaient au Kosovo.En ce qui concerne, l’Iran il ne faut pas s’étonner d’entendre ses dirigeants évoquer régulièrement le respect de leurs intérêts que l’administration Clinton avaient bafoués au milieu de la décennie antérieure.On se souviendra en effet que lorsqu’on obtint en 1994 l’assurance que cette partie du monde regorgeait de richesses énergétiques, le président Clinton s’activa de manière à ce que l’accès de l’Iran au sein du Azerbaijan International Oil Consortium lui soit interdit II a réussi.Mais l’Iran entend bien prendre sa revanche dans le cadre du présent conflit.L’attitude du Pakistan risque d’être plus ambiguë, moins claire, plus difficile à ciseler que celle par exemple de l'Iran.Entre le Pakistan et l’Afghanistan, les contentieux sont nombreux.Il y a tout d’abord ce conflit historique qui aujourd’hui encore fait sentir son écho.En 1954, une guerre frontalière éclata entre ces deux pays lorsque le roi Zaher Chah, dont on il est souvent question aujourd’hui, décida d'affirmer les prétentions de son pays sur les territoires pakistanais peuplés par les Patchounes et les Baloutches.C’est d'ailleurs à la faveur de ce conflit que l’Afghanistan — la monarchie afghane! — s’aligna sur Moscou étant donné que le Pakistan avait signé une alliance militaire avec les.Etats-Unis en 1954! Qui plus est, dans le cas du Pakistan il est peut-être bon de rappeler ceci: lors du conflit entre l'URSS et les Afghanistan, le chef d'Etat pakistanais de l’époque, le général Zia Ul-Haq obtint des Etats-Unis que tous leurs soutiens à la résistance afghane, et notamment les financiers, soient administrés et distribués par son gouvernement.Résultat?75 % des sommes perçues allèrent aux franges islamistes les plus radicales, soit les sunnites et non les chiites.En un mot, l’organisation de l’après-talibans s’avérera d’autant plus difficile que le nombre d’invités incontournables dépasse, et de loin, les cadres de l’Afghanistan.Serge Truffant ?Jean-Robert Sansfaçon «¦ ?«• En TMi’*/ Dé NOUS CRfusffc NiPÎPC PouLÊ/ Df lA noovEi.it ViLli Sont KJ A "A ?< LoCovRE •' VV.\K/^ twl « oj Pu WfTT Jour- UN .CÜET LtÇ NOUVEAUX ARRcnÎ>i$ I s IM Droits semblables.Un tragique attentat, ces jours-ci, au Pakistan rappelle à l’attention le sort malheureux des chrétiens et tenants d’autres confessions religieuses dans la plupart des pays islamiques du monde, y compris les plus modérés, y compris ceux qui se disent nos «alliés».Rappel d’autant plus important que cette persécution brutale, qui a lieu depuis de nombreuses années, d’une manière incessante, est généralement passée sous silence dans la plupart des médias occidentaux.Concernant l’attentat au Pakistan, on aurait souhaité cependant que lesdits médias ne se limitent pas à en relater les circonstances mais qu’ils le situent dans son contexte global et véritable.Car, faut-il le rappeler, il ne s’agit pas d’un acte isolé.Il n’a pas seulement à voir avec la situation en Afghanistan et cadre très bien avec le prosélytisme agressif de l’Islam présent dans bien des pays d’Asie et d’Afrique: Nigeria, Indonésie, Soudan, etc.Vous vous devez de faire état de ces faits concernant la géopolitique de l’Islam.Vous vous devez de rappeler que si les musulmans peuvent pratiquer librement leur culte et édifier des mosquées dans les pays occidentaux, les adeptes d’autres religions, dans aucun pays islamique, extrémiste ou modéré, ne possèdent des droits semblables.(Une question: combien y a-t-il d’églises chrétiennes dans les pays musulmans?) Bien plus, si ces tenants d’autres religions s’essaient à convertir des musulmans (une attitude pratiquée agressivement par les musulmans partout dans le monde), ils risquent la peine de mort dans nombre de pays islamiques.Vous devez dire ces choses et ne pas céder au terrorisme de la rectitude politique.Vous LETTRES -^- devez aller contre Tôslamiquement correct» ambiant.Sylvain Turgeon Montréal, le 29 octobre 2001 Gare à la chasse aux sorcières ! Ça y est! A la suite des événements du 11 septembre, une chasse atqc sorcières est en train de prendre forme aux Etats-Unis.Il est désormais difficile d'exprimer une opinion dissidente sans se faire vilipender et même risquer sa sécurité économique, morale, et physique.H faut être très vigilant pour qu’une telle maladie ne se répande parmi nous au Québec.Depuis quelques jours, plusieurs lecteurs réprimandent Le Devoir pour avoir publié un article d’Omar Actouf dans lequel il a eu le courage de nous rappeler, entre autres, le lien qu’il voyait entre le sentiment de haine envers les Etats-Unis, de populations entières et la feuille de route des Etats-Unis en politique étrangère.Nous avons le droit de ne pas être d’accord avec lui sans pour autant exiger qu’il garde le silence.La démocratie est un idéal difficile à atteindre et sa réalisation laissera toujours à désirer.Voilà pourquoi nous devons exercer une vigilance constante pour empêcher que des forces fascisantes ne limitent nos droits et libertés au nom de la sécurité.Par ailleurs, le syndrome de la tyrannie de la majorité a souvent comme effet d’étouffer la dissidence.Ainsi, Orwell, dans sa préface à Animal Farm nous met en garde contre la plus insidieuse des formes de censure, celle qui consiste à culpabiliser ceux qui osent critiquer l'ordre établi.Gérald Le 9 octobre 2001 Les Québécois refusent de se donner un pays Malgré nos Gaston Miron, Félix Leclerc, Pierre Perrault, Rosaire Morin, René Lévesque et tant d’autres, les sondages montrent que les Québécois refusent de se donner un pays et désirent demeurer un petit peuple d’arrière-garde bientôt mûr pour l’assimilation.Ils ne comprennent pas le simple calcul que deux gouvernements coûtent plus cher qu’un seul {«Ce n’est pas sorcier», comme dirait René Lévesque).Même sans son option souverainiste, le Parti québécois serait battu aux prochaines élections.Entre les lignes, cela signifie que l’option souverainiste, malgré son occultation dans le quotidien, pourrait toujours resurgir, si.Si un homme de taille se levait, parlait haut et fort, ranimait le feu.Je ne blâme pas Bernard Landry, qui accomplit un travail de géant, mais sa place n’est pas à la tête de ce parti, malgré tout le bien que je pense de lui.Où est-il, cet homme (ou cette femme) qui ferait lever la pâte, descendre les gens dans la rue, réveillerait le cœur des étudiants?Les parents, les professeurs, les chefs de file, etc., parlent-ils d’indépendance chaque jour, défendent-ils la souveraineté du français?Les fédéralistes, eux, défendent leur option jour et nuit Un pays aujourd’hui ou jamais! Demain, «nous serons tous morts, mon frère».Les survivants parleront de ce Québec au passé.A moins qu’une personne armée de tous les courages, de tous les espoirs, change la donne défaitiste.Perdrons-nous quatre ou cinq autres années (peut-être les dernières) aux mains du Parti libéral?Luc Perrier Montréal, le 26 octobre 2001 LIBRE OPINION -?- La construction de logements pour personnes âgées permet de libérer de grands logements pour les familles ROBERT CHAGNON Expert-conseil en habitation, directeur général de l’Association des résidences pour retraités du Québec (ARRQ) La construction de logements pour personnes âgées permet de libérer des grands logements qui peuvent être occupés par les familles.Cette approche pourra contribuer à diminuer le taux de vacance si bas.Devant le constat des difficultés de logement des familles à faible revenu au Québec, des solutions à long terme doivent être apportées.Selon l’article de Josée Boileau intitulé Construire des logements sociaux ou stimuler l'accès à la propriété, publié le 13 octobre, il semble que les plans du gouvernement en la matière s’orientent vers la construction de logements pour les familles à faible et moyen revenu qui ont de la difficulté à trouver un logement qui leur convient.Une partie de la solution ne réside-t-elle pas dans la construction de logements abordables pour personnes âgées?En effet, d’ici 25 ans.la proportion de personnes âgées passera de 13 % à 25 % au Québec.Les personnes de 65, 75 et même 85 ans seront de plus en plus nombreuses.En fait, le groupe des 65 à 74 ans représente aujourd’hui 58 % de l’ensemble des personnes âgées.En 2031, il n’en représentera que 52 % et en 2051,43 % des aînés.Ce qui démontre qu'il y aura de plus en plus de gens des groupes de 75 à 84 ans et de 85 ans ou plus parmi les aînés.Il faudra davantage de logements adaptés à leurs besoins, puisque les pertes d’autonomie, en croissance avec l’âge, seront plus nombreuses.Plusieurs personnes âgées habitent encore le même logement que lorsqu’elles ont élevé toute leur famille.Souvent, elles désirent y demeurer le plus longtemps possible ou du moins continuer à vivre dans leur milieu et leur quartier.Mais, pour une raison ou une autre, elles se demandent si elles devraient déménager dans une résidence pour personnes âgées.Cela peut être à la suite du décès du conjoint, à cause de la difficulté à se déplacer, de l’anxiété, de l’ennui ou tout simplement par manque d’intérêt à préparer les repas ou à vaquer aux tâches d’entretien intérieur et extérieur.Parfois, le logement actuel peut être facilement adapté par l’installation de barres de soutien dans la salle de bain, mais l’accès aux étages sans ascenseur est plus complexe.Des personnes âgées pourront se sentir plus en sécurité contre les incendies dans une résidence en béton avec gicleurs, comme une conciergerie.Dans les nouvelles résidences pour aînés, les équipements adaptés aux personnes ayant des difficultés de mobilité sont plus modernes, par exemple, les portes s’ouvrant Mais ces nouvelles constructions coûtent cher et entraînent des loyers élevés.Avec le nombre de personnes très âgées en croissance, il est impératif de considérer l’augmentation du nombre de personnes en perte d'autonomie dans la planification des logements disponibles au Québec.Il faut construire plus de logements adaptés à leurs besoins et leurs capacités dès maintenant pour éviter une pénurie.Actuellement, le taux de vacance des logements de personnes âgées est de moins de 1 % et il est d’environ 5 % pour les résidences de chambres et pensions.Même si des personnes songent à déménager dans une résidence, plusieurs ne pourraient pas le faire à cause des listes d’attente ou à cause du prix élevé du loyer.C’est le temps de faire quelque chose pour rendre disponible les logements en résidences pour personnes âgées.Le gouvernement fédéral, dans son plan d’action en matière de logement, aura 160 millions à investir au Québec en quatre ans.Cela implique une réflexion quant aux meilleurs investissements à faire.En axant principalement la construction de logements sur les besoins des familles en difficultés, le gouvernement ne répondra pas aux besoins de la société québécoise vieillissante.Par contre, si l'on arrive à orienter les subventions vers les logements pour personnes âgées, on pourra rétablir un équilibre dans la question du logement abordable au Québec.L'aide financière à la construction de logements pour personnes âgées pourra aider la construction de logements HLM pour les personnes âgées à faible revenu.Il faut aussi des logements à prix abordables pour les aînés à revenu moyen.Sans l’aide gouvernementale, les logements neufs coûtent très cher et les loyers sont inévitablement élevés.Si des logements abordables qui conviennent aux begins des personnes âgées étaient disponibles, elles seraient probablement intéressées à y habiter.Leur ancien logement qui répond déjà aux besoins d’une famille, serait libéré pour un autre ménage.Quitte à ce qu’une partie du fonds gouvernemental pour l’habitation soit affectée à la rénovation de ces logements.Le coût abordable de ces logements familiaux rénovés les rendrait peut-être accessibles à la propriété par un nouvel acquéreur, comme le souhaite la ministre responsable de l’habitation.Louise Harel. LE DEVOIR.LE LUNDI 5 NOVEMBRE 2 O O 1 ?CULTURE ?B 7 MÉDIAS THÉÂTRE De CNN a Al-Jazira, la télévision est Uenjeu de la guerre L'offensive idéologique américaine est liée au fait que, sur le plan international, la guerre des images échappe de plus en plus à Vadministration Bush On ne peut pas dire que tout va pour le mieux dans les médias américains.Sentant qu’il n’a pas le contrôle souhaité sur l’opinion publique, le Pentagone vient de signer un contrat de quatre mois avec une grosse firme de relations publiques, Rendon Group, afin de mieux «communiquer avec une variété de groupes de par le monde» selon un porte-parole du Pentagone.Selon le groupe américain de surveillance des médias FAIR (Fairness and Accuracy In Reporting) le coût du contrat frôle les 400 000 $ et l’enjeu est considérable: il s’agit pour le Pentagone de remettre en perspective les frappes américaines en Afghanistan alors que des travailleurs de l’aide humanitaire témoignent de plus en plus de la détresse des civils devant ces bombardements.Depuis le début de cette guerre contre le terrorisme, le gouvernement américain est obsédé par l’idée de passer le mieux possible son message et il rêve d’une presse qui parlerait d’une seule voix, la sienne.L’administration Bush peut compter sur des alliés, bien sûr.Le réseau Fox, par exemple, est notoirement le plus patriotique de tous.Et la semaine dernière le Washington Post nous apprenait que le président de CNN, Walter Isaacson, à écrit une note de service à tous ses correspondants étrangers pour leur demander de ne pas mettre trop l’accent sur les souffrances des Afghans.Il faut équilibrer les images de bombardements civils, soutient-il, et toujours rappeler en ondes que le régime taliban abrite des terroristes meurtriers.Il s’agit là d'une formidable bataille d’images qui préoccupe vraiment l’administration américaine.Toujours la semaine dernière, la Maison-Blanche annonçait la mise sur pied du Coalition Coordination Center, sorte de groupe de travail créé avec le bureau du premier ministre Tony Blair pour que les administrations américaines et britanniques puissent communiquer plus rapidement une position conjointe auprès de différents médias étrangers.Cette offensive idéologique américaine est liée au fait que, sur le plan international, la guerre des images échappe de plus en plus à l’administration Bush.CNN, qui avait l’habitude de «contrôler» les images diffusées sur la planète, fait maintenant face à Al-Jazira, cette fameuse chaîne d’information continue arabe basée au Quatar et qui, comme le soulignait récemment le Financial Times, permet «l’émergence d’une opinion publique arabe».Il s’agit là d’un changement majeur par rapport à il y a dix ans, alors que l’américaine CNN était la seule chaîne internationale à porter les images de la guerre du Golfe.Les hasards de la programmation télévisuelle au Québec font en sorte que ce soir deux réseaux diffusent deux longs reportages différents et fort instructifs sur Al-Jazira, soit RDI à 20h dans Grands reportages (avec un documentaire de Paul C au c ho n ?France 2) et TV5 à 21h30 dans le cadre du magazine belge L’Hebdo.Vous y découvrirez une chaîne de télévision pas très différente des autres grandes salles de rédaction du monde, avec ces dizaines d'écrans de télévision sur les bureaux et ces employés cernés et stressés qui courent de droite et de gauche! Par contre les vêtements occidentalisés côtoient les costumes traditionnels de sheiks.Al-Jariza («péninsule» en arabe) atteint quelque 35 millions d’arabes et comme n’importe quel autre média au Québec ou dans le monde elle tente de coller aux intérêts et aux préoccupations de ses auditeurs.Tout en laissant place aux réactions israéliennes il semble donc que plusieurs de ses reportages soient plutôt pro-palestiniens.Et elle estimç que ben Laden,a le droit de se faire entendre.A ceux qui, aux Etats-Unis, l'accusent de tous les maux parce qu’elle a diffusé les vidéos de ben Laden elle réplique avec une certaine ironie que tout autre média dans le monde paierait une fortune pour avoir une entrevue exclusive avec ben laden.Ses informations elle les reçoit tout simplement parce qu’elle est la seule télévision en place en Afghanistan et qu’elle est la seule à rayonner sur l’ensemble du monde arabe, fait-elle remarquer.Comme toutes les télévision du monde Al-Jazira a ses débats internes et ses contradictions (ses dirigeants soupçonnent ouvertement le correspondant de la chaîne à Kaboul d’avoir des sympathies avec les talibans!), mais elle a également créé une véritable révolution en proposant des débats contradictoires enflammés sur ses ondes, du jamais vu dans certains pays arabes où les médias sont censés demeurer à plat ventre devant l’État.D’ailleurs plusieurs dirigeants arabes n’apprécient pas du tout Al-Jazira.mais ils doivent maintenant tenir compte de son impact sur l'opinion publique arabe.Après avoir fortement critiqué la chaîne, l’administration américaine tente maintenant de séduire les dirigeants de Al-Jazira, de se faire inviter en entrevue, réalisant que la bataille idéologique doit maintenant se poursuivre sur ses ondes, au grand dam de CNN qui ne peut plus prétendre jouer au leader.Il s’agit là d’un effet curieux et inusité des terribles attentats du 11 septembre.pcauchon@ledevoir.com Un mot vaut mille images DE LA VIE, ENTRE AITRES CHOSES DTvan Bienvenue.Mise en scène: Antoine Laprise.Decor Jonas Bouchard.Costumes.Aime Henry.Éclairages: Sylvain Letendre.Vidéo: Pasaü Sanchez.Conception sonore: Larsen Lupin.Musique: Keiji Haino, Christian Bouchard et Loren Mazzacane.Avec Francine Beaudry, Jean-Guy Bouchard, Paul-Patrick Charbonneau, Martin Desgagne et Caroline Lavoie.Présenté par le Théâtre Urbi Orbi à la salle Fred-Barry jusqu’au 24 novembre.SOPHIE POULIOT Le pouvoir de l’évocation est énorme.Bien souvent, plus on démontre, moins on illustre et, surtout, moins on émeut.C’est en l'occurrence le cas des trois récits dTvan Bienvenue présentés sous le titre unificateur De la vie, entre autres choses.Le dernier des trois récits est le meilleur exemple de ce phénomène.Mélodrame avait été présenté l’an dernier lors de l’opus 2(XX) des Contes urbains.Cette histoire est celle d’une mère chef de famille monoparentale dont le fils accuse un retard intellectuel plus qu’important.Elle apprend qu'elle souffre possiblement d’un cancer et pretère donner la mort à son protege plutôt que de l’abandonner aux bras de l’assistance publique.Ce récit, conté l’an dernier par louison Dams, émouvait, la même histoire, jouée par quatre personnages.perd l'essentiel de sa force.Peut-on blâmer la mise en scène?Disons qu'elle est simple.Très simple.Cependant, y avait-il d’autres avenues envisageables pour des textes d'un tel réalisme?Difficile à dire, la scénographie, par contre, n’est certainement d'aucune aide.Froide, simple aussi, voire simpliste, elle est essentiellement constituée de quelques poteaux et de deux murets.dont le potentiel d’évoca tion est fort réduit.Autre élément de la production qu’il est hélas permis de taxer de simplisme est le texte lui-même.Si Mélodrame arrive tant bien que mal à troubler le spectateur, le propos des deux autres récits le laissera sans doute plutôt indifferent.Dans la nuit où ils ont tué le gros comédien, on tente de cerner les motifs qui ont poussé un prostitué et un jeune consommateur de drogue à assassiner un comédien homosexuel dont les piètres atouts physiques le réduisaient à délier les cordons de sa bourse pour connaître les plaisirs de l’alcôve.Certes, la vie urbaine comporte son lot de violence gratuite, de plaies sociales, de perdition et de drames qui pourraient être évi- tes.mais en quoi est-il utile de le rwlire sans apporter quelque nouvel element au débat?Ix' propos, bien que coloré d’un langage cru et d'un réalisme indéniable, s’avè; re ainsi stérile.Le même commentaire peut) aussi s’appliquer au deuxième récit.Claude et Mussolini, orchestré autour de la vile cruauté de tous , ces iconoclastes sans scrupules qui osent couper quelques lignes des textes dramatiques.Appel aux barricades pour dramaturges incompris — ne le sont-ils pas tous lorsque leur œuvre n'est pas vénérée?—, cette histoire est non seulement simpliste, elle est empreinte d'un narcissisme patent.Heureusement, lueur au bout de ce tunnel urbain, certains des comédiens arrivent à se tirer honorablement d’affaire.Paul-Patrick Charbonneau, Francine Beaudry et Jean-Guy Bouchard se démarquent particulièrement.11 y a fort à parier que de tels textes auraient été mieux servis par la formule du conte.Car un bon conteur sait tenir ses auditeurs en haleine, et le fait de présenter les événements du point de vue subjectif du narrateur, plutôt que le spectateur soit le témoin omniscient de tous les événements, peut permettre à certaines histoires au potentiel restreint d'intéresser, voire de toucher.La force de l’évocation, disions-nous.Les talibans ont réitéré leur avertissement à destination des journalistes .-' - 111 Michel Peyrard attend la libération ! de ses confrères pakistanais ASSOCIATED PRESS Paris — Le journaliste français Michel Peyrard, libéré samedi par les talibans, a décidé d’attendre à Peshawar (Pakistan) la libération des deux journalistes pakistanais arrêtés avec lui, avant de rentrer en France, a-t-on appris hier auprès de Paris-Match.«Il veut attendre deux ou trois jours», a précisé Guillaume Clavières, responsable du service photo de l’hebdomadaire.«Il veut aussi faire reconduire son visa par précaution.» libération d’Irfan Qureshi et de Mukkaram Khan pourrait intervenir «sous 24 heures ou 48 heures», selon la même source.Les deux journalistes pakistanais qui voyageaient avec Michel Peyrard devaient être libérés samedi, mais, à la dernière minute, ils ont été renvoyés à Jalalabad, a expliqué le journaliste français.Leur remise en liberté aurait pu avoir lieu hier, a déclaré samedi un responsable taliban qui a accom- \ pagné le grand reporter à la frontière.Dans un communiqué diffusé samedi, le secrétai- | re général de l’organisation Reporters sans fron- ^ hères (RSF) Robert Ménard s’est dit «très heureux» ! de la libération de Michel Peyrard, mais «très inquiet : pour les deux journalistes pakistanais Irfan Qureshi et Mukkaram Khan toujours détenus à Jalalabad».«Nous continuerons à tout mettre en œuvre pour obtenir leur libération», a-t-il ajouté.RSF a aussi rappelé que les talibans détenaient toujours un journaliste japonais, Yanagida Daigen, arrêté le 23 octobre, et les deux guides de la jour naliste britannique Yvonne Ridley, ainsi que la tille de l’un d’eux.Samedi, les talibans ont réitéré leur avertissement à destination des journalistes, prévenant que tout étranger pénétrant en Afghanistan sans autorisation serait traité comme un espion et jugé en conséquence.TITRE 11 Pour participer, regardez l’émission Cent titres à Télé-Québec les lundis à 20 h 30 ou les mardis â 13 h 30 entre le 8 octobre et le 13 novembre 2001 inclusivement Inscrivez le titre du livre dont parle l’artiste invité ainsi oue la date de diffusion de l’émission sur le coupon-réponse ci-joint et envoyez-Ie par la poste à: Conceun *0*1 +rtr* pour Leeèt Trtres' \TU>, am bo CmnA, tAorrtn&d foo«t>ez) Tirages: le lundi 19 novembre 2001 Valeur totale des prix: 3 050 $ Les règlements du concours sont disponibles auprès de Pixcom, de Télé-Québec, des librairies Renaud-Bray et du journal Le Devoir Un seul coupon-réponse par enveloppe.Les fac-similés sont acceptés.18 ans et plus Résidant du Québec Aucun achat requis.A gagner.2 coffrets du Grand Robert en 6 volumes et un bon d’achat de 2 000 $ échangeable dans les librairies Renaud-Bray.Adresse Province No de tél.(rés.) .Code postal.NodetéUbur.).Titre du livre.Date de diffusion de l'émission Date de clôture du concours: 15 novembre 2001, 17 h.LE DEMUR fix J, < • I • a « • b • «.« v A L A TUE V ISI 0 N Ce soir Virginie La Vie la vie Mon meilleur ennemi L Or Le Téléjournal/Le Point Sport L Aventure olympique I (23:25) / Politique (0 25) Le TVA Ultimatum Méchante Dans ma Un an plus tard / RBO - The Documentaire Le TVA Le Grand Blond / Sports / Pub 18 heures Semaine caméra St-Émile; chute de Nortel / The Musique Garou, Marc Dupré Lot.(23 52) (23:58) Macaroni Ramdam Tous Les Choix 1045, des Cent Cinéma / LES GLANEURS ET LA Les Choix Tous Cultivé et L Effet tout garni contre un de Sophie Parlement.Titres GLANEUSE (2) Documentaire de Sophie contre un bien élevé Dussault Le Journal Flash / L.Fun noir / .voir pour Cinéma / PASSE-TEMPS INTERDITS (6) Le Grand Journal 110% Phantasmes Sexe et (17:00) Plamondon J.-M.Anctil le croire avec Ally Sheedy, Eric Stoltz J Confidences RDI Junior .Actions Bulletin de guerre Al-Jezira, guerre.images! |Le Téléjournal/Le Point I Bull, guerre [Le Canada aujourd'hui Bull santé Téléjournal Chiffres.Pyramide Jrnl FR2 | Complément d enquête I .d'îles L Hebdo / Pakistan Bibliotheca [Jrnl (23:03) d.RJ : police Contact Animal Africa Technopolis Biographies La Femme bionique Cinéma / RAMBO 1.: (5) L argent.| Copines.la vie La Loi.Médecine.Copains C est mon choix .cigogne I Copines.Femmes Jeux.| Infoplus d.M.Net M+ 15 ans Hip Hop Journée Britney |M.M.Collection (14 00) Max Musique Musicographie [Génération 70 / 1975 [ Max Lounge | Musicographie Max .araignée E.McDowd .galaxie Jumelles.Dawson .galaxie Vice Versa La Classe.Nascar.Max Steel .Mimi?Angela.I Bébés Simpson Henri pis.La Clique | Quads! Simpson [Henri pis Ren et | Sports 30 Sports 30 .les lignes .semaine Championnat de snooker Championnat de billard Sports 30 Concours forestier 2001 Boxe 30 Journées .Desjardins L’Histoire à la une Série noire Institutions Cinéma / TRAHISON À ATHÈNES (4) avec Robert Mitchum Jesse Cook Création / Y.Menuhin Ovation / Canadian Brass Paris Modes / Japon Cinéma / LES ENFANTS DU DIMANCHE (3) Auteur libre Au nord du 60e Médicopter Le Clown [Collection Romance Sexe â New York Force de Frontières.l'inexpliqué .nerdz Techno.Invasion Planète Terre Histoires extraordinaires [Alerte Météo Highlander Histoires .Canada Plaisirs.D'ici & Le Québec Suivez le guide Lonely Planet Golfs.Id ici & .les voiles | USA VR | Destinât.Pali, Mali Volt | Panorama gènes | .science [Cinéma / LE BON ET LES MÉCHANTS (4) Panorama Volt |CBC News: Canada Now This Hour It s a Living Far from Home (1/3) [The National National [ Fortier Puise Access H Drew Carey .to be a Millionaire?[Ally McBeal The Sopranos .(23 16) Sports .(17:30) .National Bob .ET.Boston Public Cinéma / UPRISING avec L.Sobteski (2/2) Body.Sports E T (0 07) Creatures Brainb.(Vista Studio 2 Cinéma / A KILLING KINDNESS (4) avec W.Clarke Imprint Studio 2 News ABC News King .Hill Frasier .to be a Millionaire?| NFL Football / Broncos - Raiders | News News CBS News ET.(King of.| [Yes, Dear [Raymond [Becker | Family Law News Late Show
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