Le devoir, 15 juillet 1918, lundi 15 juillet 1918
VOLUME IX.— No 165 MONTREAL, LUNDI 15 JUILLET 1918 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$3 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE ., .* * .3 00 LE DEVOIR Rédaction et administration ?] 43.RUE SAINT-VINCEfcIT MONTRÉAL TÉLÉPHONES: ADMINISTRATION: Maia 746V REDACTION» - Main 7460 Directeur ; HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! L’AFFAIRE DE CALGARY Les derniers développements Le dramatüiuc conflit de Calgary a trouvé une solution temporaire, aussi extraordinaire que le reste de l’affaire.On sait où les choses en étaient rendues.La Cour suprême de l’Alberta, ayant déclaré nul l’arrêté ministériel en vertu duquel sont retenus à l’armée les jeunes gens de 20, 21 et 22 ans qui ont obtenu des exemptions régulières, ordonna au colonel Moore de produire devant elle ceux qui avaient invoqué le bénéfice de cette décision Le colonel Moore, obéissant vraisemblablement au nouvel arrêté ministériel qui prétendait annuler les conséquences du jugement de l'Alberta, refusa d’obéir.Ordre fut alors donné au shérif de se saisir de la personne de l’officier.Le shérif n’en put rien faire et une dépêche nous annonça plus tard qu’on était en train de fortifier les quartiers-généraux du colonel Moore, qu’on y installait des mitrailleuses.En même temps, le ministre de la Justice faisait prier le tribunal de suspendre l’exécution de son jugement et il semble qu’alors il se soit produit, dans la coulisse, une tentative de conciliation.Il devenait évident que l’affaire serait i .pidement portée devant la Cour suprême du Canada.Pourquoi, en attendant la décision de celle-ci, ne pas tout laisser dans le statu quo '?I.S solution paraissait convenir aux avocats des conscrits et être acceptable au tribunal albertain — mais à la condition qu’on ne profite pas du délai pour arracher à la juridiction de celui-ci les jeunes gens qui avaient fait appel à son autorité.Or vendredi soir, après une série d’ajournements et des communications avec Ottawa, de la part des représentants du ministère de la Justice à Calgary, une dépêche du ministre de la Justice arriva, déclarant (tue le gouvernement ne voulait point prendre l’engagement d’empêcher le départ des soldats et de les maintenir, en attendant la décision de la Cour suprême du Canada, sous l’autorité du tribunal albertain.C’était le conflit absolu, avec de très graves perspectives.Mis au courant de cette dernière dépêche du ministre de la Justice, M.Harvey, le président de la Cour suprême de l’Alberta, et ses deux collègues présents à Calgary, MM.Beck et Stuart, tinrent une rapide consultation et, en leur nom à tous, M.Harvey lut devant le tribunal une déclaration dont une dépêche au Star de samedi nous a apporté quelques extraits.Ce sera, selon toute probabilité, un document de l’histoire judiciaire et polilique du Canada.“Deux alternatives sont ouvertes au tribunal, dit AI.Harvey.Il peut, ou 'abdiquer son autorité et ses fonctions et avertir ceux qui demandent le redressement et la protection de leurs droits qu’il est impuissant, ce qui signifierait qu’il n’y a pas d’autre pouvoir que la force—en d’autres termes, admettre l’existence d’un état de quasi-anarchie—ou il peut continuer à accomplir les devoirs qui lui ont été confiés que chacun de ses membres a prononcé avant d’etre appelé à la magistrature.fl ne peut // avoir qu’une, réponse à cette Question sur l’attitude que prendra le tribunal.Celui-ci continuera éi accompli r ses devoirs tels qu’il les voit et essaiera, en autant que cela est en son pouvoir, d’assurer protection aux personnes qui s’adressent à lui pour obtenir la permission d’exercer leurs droits légaux.” Le juge en chef fit ensuite observer qu’il était évident que le refus du colonel Moore n’était qu’un incident dans toute l’affaire et que, si la personne qui a reçu l’ordre Je produire les jeunes conscrits ne voulait pas le faire, le tribunal devait, à moins de confesser son impuissance, charger quelqu'un d’obtenir ires conscrits et de les amener devant lui.“En décidant de poursuivre normalement l’exercice de ses fonctions, dit M.Harvey, ce tribunal n’oublie point le fait que le ministre de la Justice désire fortement souligner devant nous, que le Canada a un très grand et très urgent besoin de soldats, mais il est clair que prendre pour notre principe directeur une telle considération serait substituer ét la loi, comme base d’une décision judiciaire, les considérations de.l’heure {expediency).Il nous parait aussi clair que, sans aucun doute, il y a assez de force, quoiqu’il n’y ait pas de droit, derrière les autorités militaires, pour empêcher les fonctionnaires du tribunal d’accomplir leurs devoirs et même pour détruire cl les membres du tribunal et scs fonctionnaires, mais tant que le tribunal existera, il doit essayer d’accomplir son devoir tel qu’il le voit.” Le tribunal ordonnait en même temps au shérif de s’emparer de la personne des conscrits intéressés et de les libérer en attendant la décision du tribunal fédéral.Il ajoutait que le shérif avait le droit, pour faire exécuter ses ordres, dé requérir les services de tous les hommes valides qui vivent sous la juridiction du tribunal — c’esCà-dire, en fait, de toute la province de l’Alberta.J1 semble qu’alors on ait eu l'impression très nette, à Calgary,-qu’il fallait à tout prix éviter un conflit, peut-être sanglant, entre les militaires et les agents du tribunal.Un représentant de la ville convoqua les principaux intéressés, le colonel MacDonald prit sur lui de garantir que les conscrits ne sortiraient point de la province, alléguant que c’était un cas où 11 se croyait justifiable de désobéir, et le tribunal, mis au courant, consentit, sur cette promesse du commandant du camp, à laisser les choses en l’état, en attendant la décision de la Cour suprême du Canada Par son énergique insistance, et grâce à l’attitude prise par le colonel MacDonald, la Cour suprême de l’Alberta a conserve aux jeunes conscrits leur droit de bénéficier du jugement de la Cour suprême du Canada, si celui-ci leur est favorable.* * * C’est jeudi que le tribunal fédéral entendra cette cause historique.La question ne sera point posée sur le cas de l’Alberta mais la décision visera les mêmes principes.Une décision favorable à la thèse gouvernementale réglerait ten\-porairement la chose, en attendant un appel possible au Conseil privé.Une décision adverse ouvrirait un nouveau conflit et provoquerait vraisemblablement une session spéciale du Parlement si le gouvernement persiste à vouloir annuler les exemptions.On a prétendu qu’il pourrait passer outre au jugement de la Lour supreme et faire subséquemment légaliser ses actes; on a dit qu’il ferait tout de suite modifier la loi.Dans un cas comme dans l’autre, il lui faudrait recourir assez rapidement à l’approbation des chambres.D’aucuns prétendent que la situation ouvrière et le conflit qui s’élève entre le Conseil du Service militaire et le ministère de la Milice pourraient aussi hâter la convocation des chambres et le retour des ministres.Le Conseil veut compter parmi les 100,000 hommes que la loi permet de lever, les conscrits qui ont devancé l’appel ; le ministère, point.Or la divergence d’opinion a des conséquences immédiates — car elle vise le point où devra s’arrêter le recrutement obligatoire.On sait que, dans une affaire intentée à Québec, l’avocat de l’un des conscrits soutient même que la limite des 100,000 hommes est déjà atteinte.ihner HEROUX.LE CULTE DE L’INCOMPETENCE Oü L’OX VOIT QU’IL EST IMPORTANT DE NE PAS AVOIR SES BREVETS POUR EXERCER LES FONCTIONS D’INGENIEUR.AU SERVICE DE CONCORDIA, SOUS LE REGIME DE LA REFORME MUNICIPALE.La nomination de M.Mann est un cas-type, un témoignage.Grâce à elle, on connaît le nou- veau système de promotion, substitué à la commission du,service municipal, dont on faisait si grand état naguère.Grâce â elle, on sait que 1 avancement n’est conditionné, à 1 emploi de Concordia pourvue d’un conseil de famillrf, ni parles états de service, ni par la compétence, ni par le souci de l’économie, mais par (les raisons occultes et louches.C’est un témoignage et c’est aussi une nomination-type.On s’en est servi pour sonder l'opinion, et si cclle-ri ne réagit pas puissamment, on verra petit à petit cette nouvelle manie, — sans jeu de mot — se répandre.On verra, enfin, Ja coutume que le gouvernement provincial est en train de faire prévaloir.et dont la nomination du Dr Finnic est le cas le plus frappant, sinon le plus récent, s’établir à l’hôtel de ville.Chômer le 12 juillet deviendra la suprême qualification à un poste, (juel qu'il soit.¦* * ¦» 11 nous parait de plus en plus prouvé que, dans le recrutement de ses candidats, la commission nominee pour restaurer le crédit et le bon nom de Montréal se soucie de la compétence, malgré les avis de son compère le Star, comme du vote des électeurs.A ce sujet, nous avons quelques questions à poser à l’administration et nous espérons, afin qu’elles ne restent pas sans réponse, qu’elles seront reprises par quelque membre du conseil.lo Est-il vrai qu’on a congédié récemment une dizaine d’ingénieurs diplômés de Polytechnique, école qui jouit de la “ reconnaissance ” officielle de la ville et de la province ?2o Est-il vrai qu’on a invoqué, pour Je congédiement de ces ingénieurs.le seul motif d’économie ?3o Est-il vrai qu’on a gardé au service de la ville an moins deux fonctionnaires faisant fonction d’ingénieurs ?4o Est-il vrai que les dits employés ne possèdent aucune espèce de diplômes d’ingénieur civil ?5o Est-il vrai qu’ils touchent un traitement égal sinon supérieur à celui de certains des ingénieurs remerciés ?fio Est-il vrai qu’à l’un de ces fonctionnaires, non pourvu d’un diplôme d’ingénieur, est ronflé l’important travail de la révision des plans de cotisation sur le coût des égoûts,vplans préparés par des ingénieurs diplômés ?7o Est-il vrai que l’article 5125 des statuts refondus de la province de Québec (1909, vol.IL chap.VI, section I) porte entre autres choses que “ quiconque, sans être porteur d’un diplôtne ou d’un certificat d’ingénieur civil, obtenu en vertu de la province de Québec, a— exerce la profession d’ingénieur civil, b—en usurpe les fonctions, etc.est passible d'une amende d’au moins $100.00 et d’au plus $200.00 et à défaut de paiement, d’un emprisonnement n'excédant pas trois mois pour la première offense ?” * ¦* «• A supposer que l’administration soit contrainte, comme nous avons raison de le croire, par le souci de la vérité de répondre affirmativement à foutes ces questions, ne pourrait-elle nous expliquer, par la même occasion, comment il se fait qu'elle, fille de la législature, et responsable à elle seule de ses actes, tienne les lois de celle-ci en pareil mépris?Par la même occasion encore, l’administration ne pourrait-elle nous faire savoir par quel tour de passe-passe, par quelle martingale prodigieuse, on entend réaliser des économies en substituant des incompétences à prix égal, aux compétences?.Voilà, nous parait-il.autant de questions dont les réponses intéressent au plus haut point le public.* •* * Pour nous, la conduite de la commission administrative a cesse de nous étonner, depuis qu’elle a procédé à l’expulsion, sans examen, de fonctionnaires désignés à l’immolation par un dénonciateur redevable de sa nomination à toutes les interventions sauf celle de la compétence.Et nous ne serions pas autrement surpris s’il existait, comme on nous l’a affirmé, une échelle de traitement fondée non pas sur les qualifications du candidat, mais colles de son protecteur, qui serait à peu près comme suit : lo—protégé par un premier mi-nistre—salaire sans limite; 2o—protégé par un ministre provincial ou un sénateur fédéral—pas moins de $1,800; 3o—protégé par un député—pas moins de $1,500; 4o—protégé par le maire (oui par le maire, car celte girouette dé Mé-•léric peut tourrver a tous vents, ses candidats sont toujours tabous) — pas moins de $1.500., ôo—protégé par un brevet universitaire en bonne et due forme—un mois d’avis.H eut été si simple d’éviter tous ces abus dont craque déjà la commission administrative à peine édifiée.en nommant, comme on en avait pris l’engagement, une commission du service municipal.Qu’en pensent les écoles universitaires et les associations professionnelles?Louis DUPIRE.BILLET DU SOIR.LA PLUIE j “ Ennuyeux comme la pluie ” ; c’est à tort que l’on a consacré cette expression.Certes, cela ne porte pas à la gaieté de cheminer sous un parapluie, le nez à terre pour éviter sous nos pieds les flaques d’eau des rues mal pavées ! Entendre le bruit monotone des gouttes de pluie qui heurtent notre vitre, voir le ciel uniformément gris.Venu qui ruisselle des toits, non, cela n’est pas gai, mais les champs ne seront-ils pas plus beaux et plus verts, les germes de la terre plus près d’éclore, quand aura passé ce temps d’orage ?Pour notre pensée, les jours de pluie sont des jours de rebueille-ment.Elle s’extériorise tant aux jours de grand soleil qu’il nous semble qu’elle est perchée partout où il y a de la lumière.Avec les papillons, elle butine sur les fleurs et perche dans les nids avec les oiseaux.Nous jouissons d’une langueur indéfinie qui se précise aux jours de pluie, alors que chacune en profite pour demeurer en sa maison, faire son raccommodage, lire les revues négligées et peut-être écrire quelques pages de soir, journal.Nous aurions vraiment tort de nous ennuyer durant les jours où la pluie, qui favorise en la terre l’éclosion des germes, peut faire naître en notre âme des pensées.Joëla R0HU.HALTE-LA ! LE TRAMWAY ENTEND-IL CONTINUER I)’ I G N O R /•: R LES DROITS DU FRANÇAIS?En 1911, M.Armand Lavcrgne étant député à la législature, avait fait insérer dans le bill du tramway une clause portant que les indications des trajets des voitures seraient rédigées en français et en anglais.Dans les nombreuses amputations que subit le bill, en passant par les diverses étapes de la législation, cet amendement s'en alla avec d’autres lambeaux importants du texte initial.Depuis lors, la compagnie a continué de n’afficher que des indications anglaises.Vingt fois nous avons réclamé du conseil puis de l’une et l’autre commission du tramway qu’elles exigent des affiches bilingues.Gomme on paraît disposé à piller les citoyens sans même y mettre la moindre forme, sans consentir la moindre concession, nous revenons de nouveau à la charge, nous sommons la commission des tramways de sauvegarder les droits de la population.Et qu’on n’oublie pas que la compagnie des tramways reste soumise comme les autres à la loi Lavergnel Pourtant elle a constamment imprimé ses billets en une seule langue.Nous demandons qu’elle se soumette aux ordonnances de la législature, qui s’est montrée pour elle si prodigue de faveurs.Nous devons avoir, et si les citoyens veulent y mettre l’énergie suffisante, nous aurons des affiches dans l'une et l’autre langue et des billets également dans l’une et l'autre langue.Encore une fois, si on objecte que les impressions bilingues seraient trop coûteuses ou qu’elles prendraient trop de place, nous ne sommes pas exigeants, nous nous contenterons d’une seule langue — celle de la majorité.—L.D.BLOC-NOTES Les grèves Nous sommes en pleine période de difficultés ouvrières; à Vancouver, des électriciens ont quitté l’ouvrage et les employés des tramways viennent de suivre leur exemple; les télégraphistes du Great North Western, compagnie dont le réseau est des plus étendus, viennent d’annoncer qu’ils se mettront en grève demain, mardi, s'ils n’obtiennent satisfaction dans leur différend avec leurs patrons; et, à moins que le bureau de guerre des chemins de fer ne parvienne à s’entendre avec une trentaine de mille ouvriers canadiens, d’ici quelques heures, ceux-ci annoncent leur in tention de chômer bientôt ; leur exemple pourrait en entraîner d'autres à les suivre.La déclaration de principes du ministère, la semaine dernière, sur les rapports entre les patrons et les ouvriers, n’a fait qu’exprimer une série de lieux communs qui ne semblent pas avoir plu aux uns plus qu'aux autres.La cherté de la vie “qui augmente rapidement”, reconnait le ministère dans cette même déclaration, est au fond de toutes ces dif ficultés ouvrières, il paraît bien que cela ne fait que commencer.Si les patrons et les ouvriers ne s’en tendent pas bientôt, le public paiera la note; et s’ils s’entendent, L* public paiera également.Comme on le voit, il y a quelque chose de défectueux dans notre organisation économique présente; et la période agitée que nous traversons n’est pas pour faciliter une mise au point pourtant nécessaire.Journalistes de Toronto On aurait pu s’imaginer, au ton que prennent les grands journaux de Toronto à l’endroit du Québec et des feuilles de chez nous, que le journaliste de Toronto est un être tout à fait supérieur.Tel n’est cependant pas l’avis du Catholic Record, de London, qui dit dans son dernier numéro: “Quoi que nous pensions par ailleurs du Devoir, il nous faut admettre que le journal de M.Bourassa, à sa face même, démontre qu’il est écrit et publié par des gens instruits; il y a très peu de quotidiens de l’Ontario dont on puisse en dire autant.Il y a quelques jours, le Globe de Toronto publiait une dépêche de la Canadian Press datée de Montréal et traitant de prétendues négociations relatives aux règlements des écoles bilingues de l’Ontario.A deux endroits, cette dépêche parle de Manager Lata-lippe, qui aurait été partie à ces négociations.Il est évident que le rédacteur du Globe qui a laisse passer cela est mieux renseigne sur le baseball que sur la question bilingue.Manager Latulippe, c’est, en réalité, Monseigneur Latulippe, l’évêque d’Haileyhurv.Le Devoir avait etnplové l’abréviation Mgr, le Globe en a fait innocemment Manager.Voilà qui mérite d'être mis tout à côté de la traduction de c?t autre quotidien de Toronto qui.en donnant une version anglaise de la lettre du cardinal Bégin à son clergé au sujet des incidents de Québec, pendant la Semaine Sainte, a traduit Monsieur le curé par Mr.Cure.Le journaliste ordinaire de Toronto ne peut ni lire le français ni écrire l'anglais.” Nons en savions déjà I quelque chose.Ge n’esl pas La : première fois, du reste, qu'on Ira 1 duit à Toronto J'abbrcviaiioo Mgr.par Manager.Et ce ne sera pas la dernière.Rapprochement M.Martin, notre maire, emploie depuis quelque temps, quand il par le de notre premier ministre, M.Gouin, un tout autre vocabulaire que celui dont il usait, au temps de ses dernières élections.Les deux sont-ils en train de se réconcilier sur notre dos?La question des tramways les rapproche.M.Martin n’a pas renoncé à son projet d’entrer au conseil législatif.Est-H à donner les gages qui auront finalement raison de l’hostilité du premier ministre à son projet de nouveaux honneurs?Ou assistons nous à .quelque nouveau baiser Lamou-rette?Froissé Le Mail and Empire de Toronto écrivait ces jours-ci : “Il faut noter que, tout comme la révolution américaine fut une révolte contre le germanisme sur le Irône d’Angleterre, révolte où Washington lutta principalement contre des mercenaires hessois.” etc.Un lecteur du Mail, descendant de loyalistes émigrés de la Nouvelle-Angleterre au Canada à l’époque de la révolution américaine, lui écrit à ce su jet: “Si cela n’est pas tout à fait faux, cette affirmation est pour le moins très insultante pour l’intelligence et le loyalisme des ancêtres de bien des descendants des loyalistes américains au Canada.” Peut-être.Mais comme, de ce temps-ci, on est en train d’écrire de nouveau et d’une toute autre façon l’histoire des relations des colonies américaines avec Londres pendant la deuxième moitié du XVIIle siècle, ces descendants de loyalistes devront souffrir que les auteurs de la refonte de l’histoire en prennent à leur aise avec la vérité et les détails des événements de cette époque.Leurs réclamations n’y changeront rien.S’expliquera-t-elle ?La Sentinel de Toronto dira-t-elle comment elle a publié, la semaine dernière, en la donnant pour uu-thentique, une prétendue lettre d'un nomme Laniard Desrochers, 17, Côte Place d’Armes, Montréal, écrite sur le papier à lettres d’une maison inexistante à Montréal, Prévôt et Desrochers?A-t-elle fabriqué un faux?A-t-elle donné la lettre sans s’assurer de son authenticité?A-t-elle voulu sc moquer de ses lecteurs, tant et si souventes fois ber nés qu'une fois de plus ne compte pas?Quoi qu’il en soit, il n’y a à 17, Place d’Armes, ni maison Prévôt et Desrochers ni personne qui s’ap pelle Laniard Desrochers et l’almanach des adresses non plus que le bottin téléphonique de Montréal ne renferment aucun nom qui ressemble un tant soit peu à ceux-là.Mais la Sentinel restera muette, en face du faux.Les mites C’est le temps où les mites font des dégâts dans les fourrures et les étoffes de laine.Un entomologiste qui a longuement étudié ces menus insectes a conduit toute une série d’expériences au cours de ses travaux; il en est venu à celte conclusion, dit une revue vulgarisatrice, que ni l’odeur du tabac ni celle du cèdre ne protègent ics vêtements et les fourrures contre les mites.L’odeur de la kerosine non plus que celle de la gazoline ne leur nuisent, dit-il.Seuls le camphre et la naphtaline les tuent, dans des endroits bien clos.Mais les larves des mi tes, qui causent les plus grands dommages, peuvent vivre pendant des semaines sur des étoffes imprégnées de sublimé ’corrosif, un des poisons les plus violents, puisqu’un grain suffit à tuer un homme bien constitué.Avis aux ménagères, s'il n'est pas trop tard pour qu’elles se protègent contre ces insectes nuisibles.Profits de guerre Los brasseries du Royaume-Uni n’ont pas spécialement à se plaindre des restrictions imposées à la fabrication de la bière, en Angleterre, depuis quelques mois.Le Daily Chronicle de Londres rapportait récemment que plusieurs brasseries des Iles Britanniques, faisant des affaires queconques avant la guerre, sont aujourd’hui des plus prospères.Quatre des plus grosses compagnies de brasseurs anglais ont notamment fait des affaires d’or; la maison Alsopp a touché l’an dernier des bénéfices de $1,200,000 contre $340,000 en 1913, la brasserie Ind.Coope & Co., $1,025,000 contre $470.500 en 1913, Watnev, Coomb & Beid’s, $5,-565,000 contre $4,500,000 en 1913, Sait & Co., $490,500 contre $151,500 en 1913.“De 84 brasseries anglaises, 27 paient les plus hauts dividendes qu’elles ont jamais payés depuis leur existence, et bien des autres font plus de bénéfices qu'elles n’en ont jamais eu depuis dix, douze ou quatorze ans”, ajoute le Chronicle ; il dit par ailleurs que 86 grandes compagnies industrielles anglaises ont depuis trois ans, des bénéfices de 50 pour cent plus forts que ceux qp'el-les ont touchés pendant les trois dernières années de paix.Il y a donc partout des industries pour lesquelles la guerre est une excellente affaire.La Canadian Car et la compagnie de munitions canadienne qui a versé en un an 900 pour cent de bénéfices à ses actionnaires sur leur mise de fond initiale ne sont pas des cas isolés.G.P.LE DISCOURS DE LLOYD GEORGE Le discours prononcé hier par M.Lloyd George, en présence des journalistes canadiens, offre un intérêt considérable.Nous en donnons aujourd’hui toute la partie essentielle, et nous aurons l’occasion d'y revenir.EN VACANCES PREMIERES NOTES SUR GNANDLER Le matin, jo me suis mis en route curieusement vers le centre du village, où devait se trouver la pulpe-rie, dont j'entendais déjà le grondement.On s’y rend par une rue large et macadamisée, bordée d'une double rangée de trottoirs en béton qui ne sont pas sans causer un peu d’étonnement, dans ce qu’on croyait être une simple bourgade _ de pêcheurs enserrée par la forêt.La forêt a dû s’éloigner, et c’est maintenant l’Industrie qui prend le pas, même sur la pèche, qui constituait il y a peu d’années la seule occupation de la population.Un bon jour, des étrangers, des Américains, arrivèrent et se mirent à parcourir la contrée, avec des instruments scientifiques, et bientôt ils se mirent à faire l’acquisition de terrains étendus.Les gens ne furent pas longs, en certains cas, à relever la dragée, et l’on cite d’avantageuses transactions qu’ils réalisèrent ainsi.Les Yankees procédaient en vitesse, et payaient sans compter ; et bientôt, une grande étendue de terrain leur appartint, au bord de fermer; ils s’étalent aussi assurés déjà des droits de coupe, des “limites” très étendues dans la forêt gas-pésienne, si riche et à peu près inépuisable, comme quantité.11 s’éleva d’abord une scierie au bord de Teau et non loin du confluent de deux rivières venant de l’intérieur, celle du Nord et celle “du” Ouest comme on l’appelle; les billots de cèdre et d’épinette descendirent au printemps en abondance, et les moulins à bardeaux commencèrent leur chant strident, différent do celui des grandes scies (lui coupent le bois en longueur, pour faire du madrier ou de la planche.Il appert que le surintendant de la compagnie eut un jour l’idée que le pays se prêtait à une exploitation plus vaste, et comme depuis plus d’un quart de siècle la pulpe faisait tourner bien des meules, et quelques tètes, il suggéra la construetion d’une grande usine à pulpe chimique au président, M.Chandler, financier de New-York.De fil en aiguille, Pabos devint Chandler, et l'usine fut édifiée, à grands frais, tout nu bord de la mer, et l’on peut sans doute ajouter, au grand ébahissement de la paisible poy.diViion de ces lieux, (dus experte en morue qu’en “siceité” de pulpe chimique.Et j’ai sous les yeux le produit des efforts et des millions dépensés.lUne vaste et haute usine dont le dessin général rappelle celle que j’ai visitée il y a quelques jours à Bagotvilie, ou plus exactement à Port-Alfred, ainsi baptisé du prénom de M.Dubuc.* * * Comment celui-ci a été amené ù prendre la direction de cette affaire si éloignée de celle de Chicoutimi, je n’en sais rien de précis sinon que les gens racontent que l’entreprise de Chandler périclitait, après trois ou quatre années, pour avoir été bâtie de façon trop coûteuse, trop à coups de millions, ce qui en avait enflé le capital hors de proportion avec le rendement possible.'Comment (M.Dubuc, qui est plus souvent à New-York ou à Imn-dres qu’à 'Chicoutimi, fit la connaissance du groupe financier en question, et comment, se rendant compte de sa compétence, ces Américains empêtres lui demandèrent de les dépêtrer, je n’en sais rien au juste et ne m’en sms point inquiété.Ce qui est certain, c’est que depuis deux ou trois ans il est president et gérant-général de la Saint-Lawrence Pulp and Paper Corporation, siège social à Chandler, et que l’on assure que les Américains lui paient pour cela des appointements royaux.Et toujours par la rumeur publique, et sans rien savoir à ce sujet d’officiel, je suis sous l'impression que l’affaire de Chandler fait maintenant partie de la combinaison connue sous le nom de North American Pulp and Paper Company qui embrasse les deux pulperies mécaniques de Chicoutimi, celle de Val-Jalbert des chûtes Ouiatchouan, et les usines chimiques de Port-Alfred et de Chandler; je fais mon possible pour n’en pas oublier.Le siège social général est à Chicoutimi, où la North-American possède des bureaux importants et qu’on nie dit admirablement organisés.Et Dieu me garde d’essayer d’établir quelles relations peut avoir la North-American avec les diverses entre- prises connexes, chemins *de fer, aqueducs, éclairage électrique, imprimeries, ports et navigation, téléphonés et fabrication d’outillages et machineries, dont .M Dubuc est aussi l’instigateur et le conseiller, même après sans doute qu’elles se sont développées chacune de son côté et avec des fortunes diverses.(>t homme semble avoir un don irrésistible de créer des affaires et' de trouver les hommes pour les faire marcher ensuite.11 a ses critiques comme tout autre, et ils peuvent avoir raison sur maints points; mais au simple point de vue du développement des compétences canadiennes-françaises, son oeuvre prend des allures de grandeur.Et ce n’est que sous cet aspect que je me permets de parler de lui, n’ayant pas à juger du côté purement matériel de ses entreprises, ni même de leurs résultats assurés ou douteux, ce qui échappe à ma com-i pétence.Et il n’est peut-être pas mauvais d’ajouter tout de suite que iM.Dubuc ne peut pas m’avoir fourni lui-même les quelques renseignements que je mêle à ces impressions personnelles, car je ne l’ai pas rencontré depuis deux gns au moins, en une occasion que je suis tenté de rapporter ici sans façon, parce qu’elle montre l’un des côtés de la vie de cet homme, le côté ambulant.: Suivant la délégation de la Bonne Entente, section française, qui faisait visite à l’Ontario, je fus surpris, à Hamilton, le matin du second jour, de rencontrer 'M.Dubuc, au milieu des autres voyageurs québécois.—Comment, lui dis-je, vous voilà vous aussi?—Ah! mon cher ami, me répondit-il en souriant, vous savez bien que si c’est loin, vous êtes sûr de m’y trouver! Badinage qui incluait un pou d’ennui; car on m’assure qu’il commence à ne plus trouver amusante la vie de perpétuel voyage qu’il mène depais quinze ou vingt ans, et qui le fait aller, par exemple, deux fois à New-York, trois fois à Chandler, une fois à Ottawa, et d’autres encore que j’oublie, dans le cours d’un seul mois, et ainsi tout le temps.Le village de Pabos, dont la partie centrale est devenue Chandler, n.’était pas gratifié par la nature autrement que par la beauté de la mer, qui y forme, une baie comme tant d’autres baies gaspésiennes.C’est dire que l’endroit n’est pas spécialement enchanteur, bien que les habitants y soient assez coquettement logés, sur la côte qui s’élève à quelque distance de l’usine, en un autre quartier de ce gros bourg.Mais c’est naturellement elle, l’usine, qui forme le morceau de résistance du village nouveau, dont elle a du reste provoqué la création.Village bâti en équerre, avec une grande rue qui fait angle droit à son extrémité pour aller à la mer et à la gare.C’est vers le centre de cet angle que s’élève la manufacture.Il faut répéter ici ce que je disais l’autre jour de celle de Port-Alfred : une usine de pulpe chimique, c’est tout en hauteur, parce que c’est avant tout des cuves, circulaires et hautes de 52 pieds, qui commencent à 20 pieds de terre environ, et que surmonte un attirail destiné à leur emplissage.Elles sont ainsi trois jumelles, placées à I intérieur d’un haut bâtiment cubique, en ciment si j’ai bonne mémoire.Quatre murs gris et lisses s'élevant a cent vingt pieds de hauteur ; tout près, s’en trouve une autre, en plus petit, en demi-dimensions environ, comme la petite fille de la grosse usine, servant aux fourneaux et cornues où l'on fabrique les acides nécessaires.Placez au pied de ces deux hautes boites une autre boite vitrée, basse et toute en longueur, contenant les canaux, tamis et rouleaux chauffés qui terminent la fabrication du pro-duit, et vous avez une idée d’ensemble de l’établissement.Il fartt cependant ajouter, dans lo cas qui nous occupe, la grande scierie avoisinante, annexe indépendante et qui fait du bardeau sans s’occuper si le gros voisin fait de la pulpe.Deux exploitations différentes, mais sous la même direction.Nous y reviendrons demain.Ernest BILODEAU.1 ENVOYEZ-LEUR UN JOURNAL n y a dans dans les camps du Canada et d’Angleterre, de ce temps-ci, des milliers de soldats canadiens-français.Il faut les tenir en contact avec la vie canadienne, faire en sorte qu'ils sachent ce qui se passe dans leur province et dans leur pays.Le journal est pour cela le meilleur lien de communication entre eux et ce qu’ils laissent derrière eux.Aussi bien convient-il de leur envoyer aussi souvent que possible des journaux de leur province.Le DEY'OIR, pour sa part, à la demande d'un certain nombre de parents et d’amis de ces soldats, consent un abonnement de faveur au bénéfice de ces jeunes gens.Il leur enverra le journal à n’importe quelle adresse, dans les camps militaires du Canada et de l’Angleterre, pendant la durée de leur entraînement, au taux de 25 sous par mois ; l’adresse en pourra être changée sans frais aussi souvent qu’il le faudra, sur simple notification.Cet abonnement est strictement payable d’avance.Les parents et les amis des soldats ne peuvent en faire bénéficier que ceux-ci.~— ." i .i .n ¦ ¦**¦ ¦ ¦ VOL.IX.— No 165 LETTRES AU “DEVOIR” Nous ii# pablioiu que des lettres ¦ignées, ns des communications accompagnées d’une lettre signée, arec adressé authentique.Les correspondants anonymes se-pargneraient du papier, de l’encre, an timbre-poste, et Ü nous une perte do temps, ¦’ils voulaient biea ea prendre note définitivement.POUR LA PROPAGANDE Monsieur le Directeur, Voulez-vous me permettre de vous signaler un bel exemple d activité et de propagande chez nos compatriotes à Saskatchewan.' Ils avaient déjà publié, en anglais et en français, une conférence de Mgr Mathieu, sur le régime scolaire de la province de Québec, al in de répondre, aux critiques qu'on nous adresse très souvent dans les provinces de langue anglaise et qui servent de base aux attaques contre les minorités de là-bas.Ils viennent, aujourd'hui, de publier, en anglais et en français encore, une étude sur la situation scolaire dans leur province.N’est-ce pas intéressant, et cela ne valait-il pas la peine d’être signalé?Votre bien dévoué, X.LA SITUATION RESTE TENDUE LES EMPLOYES DES CHEMINS DE FER ET LES PATRONS SEMBLENT NE POUVOIR CONCILIER LEURS INTERETS.Deux grèves importantes menacent actuellement d’éclater au pays: celle des employés de chemins de fer.affectant 50,000 ouvriers et celle des télégraphistes de la Cie Great North Western Telegraph.La situation s’aggrave par le fait qüe les employés tiennent coûte que coûte a leurs réclamations et que les directeurs des compagnies semblent rendus au maximum de leurs concessions.Les employés de chemins de fer ont refusé les propositions des directeurs, et la commission s’est réunie continuellement depuis trois semaines pour trouver une solution au problème devenu de plus en plus épineux tous les jours.Elle prétend Kion nniniird’hiii inalcré BELLE FETE RELIGIEUSE AU SAULT-AU-RECOLLET Les fidèles de la paroisse Saint-Paul-de-la-Croix inaugurent une nouvelle chapelle et célèbrent en même temps le 25ème anniversaire de prêtrise de leur pasteur, M.l’abbé A.Curotte.bien aujourd’hui malgré les menaces ouvertes des employés, que se rendre à leurs demnades ce serait autoriser la banqueroute des chemins de ! faire Deux événements religieux d un caractère intime et d’un cachet tout à fait paroissial ont réjoui hier les citoyens du Haut du Sault-au-Récol-let, connu sous le vocable de Saint-Paul-de-la-Croix.En effet les fidèles de cette desserte fêtaient a la' lois l’inauguration solennelle de leur nouvelle chapelle, dans l’Ecole Sainte-Madeleine, et les noces d'argent sacerdotales de leur desservant et dévoué pasteur, M.l’abbé A.Curotte, chapelain des Dames du Sacré-Coeur.Outre les invités d’honneur, cette double fête avait attiré près de cinq cents personnes, nouveaux paroissiens de Saint-Paul-de-la-Croix, à la cérémonie religieuse du matin, présidée par M.l'abbé Curotte, fêle de l’action de grâce, et au banquet du soir, offert par les paroissiens, fête du coeur et du souvenir.En l’un et dans l’autre, M.l’abbé Curotte, heureux jubilaire, et père spirituel d'une nombreuse famille, a épanché le trop plein de son âme d’apôtre, animée du plus pur zèle et du meilleur amour du salut des âmes; il a redit, avec un coeur débordant, toute sa joie, tout son bonheur, toute sa gratitude, en des termes aussi bien inspirés que profondément sincères.Et cette vive manifestation d’amour et de reconnaissance a gagné toutes les sympathies.M.l’abbé Curotte aime ses paroissiens pour lesquels il se dévoue depuis huit mois comme il ressent de leur part le plus profond attachement; et celte union intime du prêtre et de ses ouailles est pour lui, la cause du plus grand bonheur, puisqu’elle est la démonstration la plus forte que le prêtre est, à la fois, le père et le meilleur ami des âmes.Aussi ces liens de foi, que nouent les effusions de la gràee divine, sont-ils de nature à accentuer le zèle et le dévouement du pasteur dans l’exercise d’un fécond ministère.Le jubilaire était déjà connu de ses nouveaux paroissiens depuis six ans, alors que chargé d’une longue carrière d'enseignement, ses supérieurs sentirent lp besoin de lui donner un repos ou plutôt u:l nouvel essor à son exubérante activité en le nommant aumônier des Dames du Sacré-Coeur, à leur pensionnai du Sault-au-Récollet.Depuis lors, le dévoué chapelain n’a point compté ses pas, ni épargnés ses démarches, pour ravonner au-delà de l’enceinte fer canadiens, y compris même le Pacifique Canadien que l’on dit pourtant en excellante posture au point de vue’financier La Commission s’est réunie hier après-midi et a fait connaître sa décision par la communication suivante aux délégués : “Comme la Commission des Chemins de fer du Canada a offert à votre comité représentant les employés de l’Union canadiens, lesquels forment dix p.c., de votre union internationale, les mêmes salaires et heures de travail qui s’appliquent maintenant, ou pourrait s’appliquer (résultat de négociations entamées à Washington), aux quatre-vingt-dix p.c., de votre organisation sur les chemins de fer américains, la Commission des Chemins de fer du Canada.pense que vous n’avez aucun de son couvent l’influence salutaire de son zèle apostolique.Cette activité que secondait une parole savante et autorisée, le préparait graduellement au poste et au ministère que l’autorité diocésaine lui réservait.Conseiller d’âmes saintes, il est devenu le guide sûr de fidèles chrétiens qu’il a su édifier.La icte d'hier en donne la cipnfirmaUon la plus convaincante.La solennité de la Dédicace des Eglises ne pouvait mieux convenir à la célébration de la double fête d'hier.Avec cette coïncidence le choix du jour fut des plus heureux, comme celui d’avoir réuni et le jubilé du pasteur et la fête d’inauguration de la chapelle.M.l’abbé Curotte, entouré de parents, d’amis et de ses paroissiens qui lui faisaient couronne, s’est inspiré de la fête des droit moral d’encourager ou d’or-1 Dédicaces pour rappeler des sou-donner une grève et croit que vous devriez accepter son offre qui est l’extrême limite à laquelle elle puisse aller’’.(Signé) La Commission des Chemins de Fer du Canada.W.M.NEAL, Secrétaire gérant.La Commission doit maintenant conférer avec le gouvernement et lui soumettre toute la question.L’autre grève, celle des télégraphistes, est moins grave, mais elle est encore plus imminente.M.C.E.Hill, vice-president de l’Union des télégraphistes commerciaux, a déclaré hier que la grève éclatera dans les bureaux de la Cie Great North Western, dès le commencement de la semaine, et probable ment mardi.A Toronto, il y eut une assemblée des télégraphistes du G.N.W.et du C.P.R.Les employés du Pacifique favorisent une grève qui affecterait le.s deux compagnie et paralyserait toutes les communications.Cependant, il fut décidé de ne venir au secours des employés du G.N.W.qu’en cas de nécessité.Le délai apporté à la déclaration de la grève est dû à la situation de la compagnie Western Union des Etats-Unis, qui a été réglée hier, alors que le président a reçu l'autorisation de prendre le contrôle des lignes de téléphone et de télégraphe.Les employés ont appris hier, que le cabinet, à sa séance de jeudi, se’st déclaré unanime en faveur de la réinstallation de Taylor et Thompson.Z.-A.Cash a insisté de la part de la compagnie pour qu’u ne enquête •'.oit tenue.L’assemblée s’est ajournée sans avoir donné de résultat satisfaisant.LES DOMINIONS AO CHAPITRE AURONT VOIX DE LA PAIX Déclaration de Lloyd George dans un discours au dîner que lord Beaverbrook a offert aux journalistes canadiens en visite en Angleterre.FETE RELIGIEUSE DE LA FRANCE A QUEBEC Québec, 15.— La fête nationale | française a été célébrée, hier, à, Québec, par une messe basse so- ! lennelle dite en la Basilique, à 9 | heures, et à laquelle assistaient plu-j sieurs personnages distinguésè y compris les chefs militaires du dis-: trict.Le sermon a été donné par le | R.P.Rigaud.supérieur des Pères i du Sarré-Cocur.ASSURANCE Tfoaft noufl orcopon# d# ton* le* genre* d’asiiuranres.aux taux le* plu* baa possible*, et noua garantlsaon* vn service effectif et prompt.Si vona «?es quoi que ce soit à faire asRu-rer, nous serons enchantés de tous soumettre les taux.Téléphonez-nous.Marcil Trust Co.136 rue St-Jacqnes, Montréal.Administrateurs, Exécuteurs - testamentaires, Fidéicommissaires.34 ans sans causer de pert* à un client.1 f venirs émus, a la messe solennelle du matin, en citant la parole de Saint-Paul qui résumé tous le.s sentiments qu’il éprouvait en ce jour : “Réjouissez-vous, encore une fois, réjouissez-vous, car le Seigneur est proche”! LA MESSE D’INAUGURATION La nouvelle chapelle (le la desserte Saint-Paul-de-la-Croix occupe de vastes dimensions dans la salle académique de l’Ecole Sainte-Madeleine.Un autel temporaire s’élève modestement à l’un des angles, et tout le décor inspire à la piété et au calme reposant de la prière ("est l’endroit privilégié des fidèles de la future paroisse.La chapelle revêtait hier un air de fête et de triomphe.Près de cinq •cents personnes envahissaient la nef décorée, unies d’un même sentiment de joie et de gratitudç avec leur pasteur, qui célébrait l’auguste sacrifice.L’heureux pasteur et jubilaire ne put retenir les effluves de joie qui inondaient son coeur, en offrant à tous la bienvenue et l’expression de sa plus vive reconnaissance.En une allocution toute de circonstance, iM.l’abbé Uurotte chante sa joie en rendant gloire à Dieu du temple qui lui était dédié en ce jour: “Réjouissez-vous car le Seigneur est proche!” Oui, Dieu est plus près de nous ; et dans cette chape>lle humble et modeste, nous allons mieux Le posséder avec nous.Et M.Uurotte a développé cette pensée.Sans doute Dieu est partout; son’ ubiquité nous enveloppe en tous lieux, comme pour s’unir et vivre avec nous.Mais il est un endroit où Dieu se communique par un contact plus direct, c’est l’église, le temple saint.Les rois ont leur palais; les grands, leur riche demeure; les gens, leur maison: Dieu aussi méritait bien d’avoir une demeure permanente.Ives fidèles ont vou-: lu Lui ériger des temples, aussi ! somptueux que vive est leur foi, aussi belle que la pureté de leur ; amour.L’église est la maison de Dieu : 1 là s’opère la réconciliation entre; Dieu et l'homme pécheur, c’est là1 que s'offre le sacrifice de propitia-i tion, que se donne le baiser de, paix et d’amour.L’autel nous pré-| sente donc une grande consolation,! dans son sens très profond et très ' réel; car le sacrifice nous réunit a Dieu, c’est la voix qui parle, c’est ; le centre même des communira-1 lions divines.Est-ce que Dieu parlant à son | euple ne lui a point promis de eur accorder tout ce qu’il demanderait en son nom: “Tout ce que vous demanderez, je vous entendrai, alors je vous exaucerai et je vous l’accorderai.” L’église est le lien où Dieu parle à son peuple: par l’intermédiaire de ses ministres autorisés sa parole retentit au milieu des fidèles, qui mettent leur vie en conformité avec les divins enseignements.C’est le lieu où s’accomplissent les grands événements de la vie: l’enfant, renouvelé par les eaux du baptême, devient homme chrétien par la communion, la confirmation; là, se fondent les familles chrétiennes comme se consacrent le.s prêtres et se sacrent les évêques.< M.l’abbé exhorte ses paroissiens à aimer leur chapelle, à venir y prier souvent et à y reporter leur pensée et leur souvenir durant les heures de travail.Il implore la bénédiction du ciel sur sa famille spirituelle et la desserte de Suint-Paul-dc-la-Uroix.M.l’abbé Curotte a chanté la messe solennelle assisté des RH.Pères E.Roy, s.!., et H.Roily, s.J., comme diacre et sous-diacre.La chorale du Sault-au-Récollet a fait tous les frais du chant avec succès.LE BANQUET Ce fut le bouquet de fête des paroissiens.Plus de deux cents convives se pressaient dans la salle de récréation de l’école Sainte-iMade-leine convertie en salle à manger, somptueusement décorée, aux tables richement garnies.•Un comité de dames, où l’on devine tant d’attentions et de soins délicats, avait tout préparé pour la circonstance, sous la direction de M.Henri Dubois, organisateur de la fête.Commencé à une heure tardive, le repas se poursuivit avec entrain et gaieté, tant la joie rayonnait de tous le.s coeurs des conviés; le service d’ordre fut parfait, et de gentilles demoiselles évoluèrent autour des tables avec une grâce et une aisance qui charmèrent les convives qu’elles servaient à ravir.Un joli programme musical agrémentait la fête.Des artistes de l’endroit et même de la ville, invités par IM.1.Mouette, exécutèrent des morceaux de chant, de violon et de piano qui sonnèrent une note gaie pendant tout le repas.Mlles Rerthe Brunet, Corbeil, Marguerite Dupré chantèrent des chansons appropriées ; Mlle Helène Sigouin, violoniste, Mlle Bernadette Laurin, pianiste, et Mlle Deslauriers, pianiste, et le trio .1.Filiatraull, Young et 'Paul Filiatrault recueillirent des applaudissements mérités.Des personnages distingués avaient pris place à la table d’honneur : IMiM.les abbés Perrier et Filiatrault les RR.Pères Leclaire, malire des novices des Jésuites, et Fiset, curé de Youville, et nombre de parents’üu jubilaire, et des invités.Comme un banquet demeure inachevé sans discours et présentation de santés, celui d'hier soir n’a point souffert de cette lacune.M.l'abbé Ph.Perrier, compagnon de classe du jubilaire, a présenté la santé du Pape ; il l'a fait avec une maîtrise qui rappelle la sûreté de la science dogmatique qu’il possède si bien à l’égal de M.l’abbé Curotte.La parole du pape, c’est un peu de M.l’abbé Curotte depuis 25 ans, a dit M.l’abbé Perrier au début.Le monde vit des pensées qui en rayonnent.C’est le phare lumineux d’où convergent les rayons de joie, de force et de science, où se dirigent les meilleurs espoirs, où se résolvent les grands conflits.Nous pensons au pape, et c’est avec Londres, 15.— Les gouvernements des Dominions britanniques auront voix au chapitre dans la détermination des conditions dé paix.¦Le premier ministre, M.Lloyd George, a fait cette déclaration au cours d’un discours prononcé au dîner que lord Beaverbrook a offert aux journalistes canadiens en “visite en Angleterre.L'orateur a dit d’abord que cette guerre a ouvert le premier chapitre de l’histoire mondiale du Canada et a parlé de la grande part prise à la guerre par ce pays."Je ne dirai pas que c’est le commencement de d’histoire du Canada parce que vous aviez une histoire auparavant, mais c’est la première fois que vous avez été profilés sur la toile du monde.Je me rappelle le commencement très bien ; je me rappelle que nous nous efforcions d’obtenir une armée pour livrer ce que nous croyions le combat du droit et de la liberté internationale, parce que croyez-moi, sur ma conscience, nous n’avions pas d’autre pensée, quand nous sommes entrés en- guerre.(Acclamations.) Vers qui se tourner d’abord pour obtenir du secours, sinon vers ses proches ’?Us ont vu que nous étions serres de près et que des forces écrasantes refoulaient nos armées.Nous avons tourné les yeux vers d’ouest, vers ie Canada, et nous n’avons pas eu la peine d'appeler à notre secours.Le Canada a transmis une offre magnifique avant même la déclaration de guerre.Il nous a envoyé en six mois une division entière et en neuf mois, cette division s'était couverte d’une •gloire impérissable.Croyez-moi, ce fut le commencement de l’histoire mondiale du Canada.Ce fut un fait d’armes émouvant que celui de votre première division.Je me souviens que j'étais assis au cabinet de guerre et que l'on recevait la nouvelle que les Allemands attaquaient avec des gaz asphyxiants, Nous pensions que ce moyen était en dehors des possibilités même de la guerre allemande.La première chose que nous avons ensuite apprise, ce fui le récit de l’exploit de la première division canadienne, comment elle a rétabli la situation.C’est un grand événement dans votre histoire ; le souvenir s'en transmettra à jamais ; ses tableaux, ses récits, ses descriptions vivront à jamais, tant que les Rocheuses ne rouleront pas à la mer.Cela a été un grand événement dans l'histoire de la guerre, parce que pour la seconde fois les Allemands •étaient arrêtés dans leurs efforts pour s’emparer des ports de la Manche ; s’ils avaient réussi à les capturer, tout le cotées de la guerre était changé.Conséquemment nous avons contracté envers vous une dette de gratitude pour la part que vous avez prise à cette operation.Il n’y a pas seulement l'effet produit sur le pays, il y a l’effet en Europe.Ce fut exactement comme si une robuste jeune nation avait bondi pour ia première fois dans Tempire mondial, Depuis, le Canada a joué un grand rôle dans la guerre.La première division a été suivie d’une deuxième et la deuxième d’une troisième et la troisième d’une quatrième.Je n’ai pas besoin de vous dire que nous sommes pleins d’anxiété.Nous savions parfaitement bien que les légions allemandes leur.Il fut trésorier provincial dans le cabinet Mercier, de janvier 1887 à décembre 1891, et en mal 1897, il devint ministre sans portefeuille dans le cabinet Marchand, en 1891.11 fut tail officiel' de l’ordre de Léopold il et fut aussi fait chevalier commandeur de l’ordre de St-Grcgoire par le pape.Le sénateur Shehyn avait épouse en secondes noces, en 1902, Mme Josephine Leduc.11 laisse trois fils et (jeux filles.Les funérailles auront lieu mercredi matin.des destinées de la race humaine, connue cette guerre l’a prouvé.Un autre point sur lequel, vous devez avoir voix au chapitre, c’est le règlement des conditions de paix.Nous avons discuté les buts de guerre et les conditions auxquelles nous sommes prêts à faire la paix.Au cabinet de guerre, nous sommes tombés d’accord sur cette question, l’an dernier, avec les représentants des Dominions.Nous reconsidérerons le.s mêmes problèmes à la lumière des événements déroulés depuis, et nous reconsidérerons ces problèmes en entier.Je ne doute pas que d’ici à quelques semaines, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et Terre-neuve détermineront les conditions auxquelles nous sommes prêts à conclure la paix.Sauf erreur, nous sommes pas mal d’accord.11 ne doil pas y avoir de paix secrète.11 faut que ce soit une véritable paix.Nous ne faisons pas la guerre pour le plaisir de tuer ou d’être tués, mais afin d’établir une paix juste et durable pour le monde.Vous ne pouvez conclure la paix, à moins qu’il ne soit probable quelle va durer.Dans ce pays, nous avons perdu des centaines de milliers d’hommes et noms avons des millions d’éclopés, et vous au Canada dont les pertes se ‘chiffrent par milliers, et en Australie qui a egalement payé son écot en cette matière, nous ne faisons pas des sacrifices pour établir une fraude sur la terre, et une paix qui ne sera pas une paix véritable sera une fraude non seulement envers cette génération, mais aussi la génération suivante; ce sera une fraude envers l’humanité.” En terminant, l'orateur a rappelé que l'Allemagne a fait 3 guerres qui ont accru son influence et sa force.Et chaque guerre l’a inévitablement encouragée à recommencer.Si cette guerre ajoute quelque chose à sa superficie, à sa grandeur, à sa force, son idéal du militarisme sera élevé.Il est donc important que les Dominions et nous-mêmes soyons complètement d’accord.Il faut briser a jamais, cette fois, le dieu de la force brutale et le brûler dans sa propre fournaise.L’empire allemand a été fondé pra liquement dans la guerre et des sacrifices en commun ont frayé la voie à son unité, et c’est dans (^es sacrifices en commun que l’Empire britannique trouve son unité, mais ce sont de plus grands sacrifices pour une plus grande cause et un idéal plus élevé.M.Lloyd George a finalement remercié la presse ca nadienne pour ce qu’elle a fait.Sir Robert Borden a ensuite porté la parole.Il a dit que c’est un très juste hommage à rendre à la presse canadienne que de déclarer qu’elle a donné son appui à la se, malgré les divergences d’opinions politiques et les préjugés.Au cours d’une élection générale, le gouvernement a entrepris de mettre en vigueur la conscription, et l’a mise en vigueur.Ce ne fut pas le triomphe d’un homme ou d’un groupe d’hommes, mlais simplement le triomphe de la cause que le Canada avec le reste de l’Empire, s'efforce de maintenir et maintiendra jusqu'au bout.FEU M.VICTOR FORTIER Rimouski, 15.— M.Victor Fortier, du département de l’Agriculture, à Ottawa, à peine arrivé ici par VOcenn Limited, est mort d’une syncope, dans le magasin de M.Octave Michaud.La dépouille mortelle a été transportée à Ottawa, où elle repose aux appartements Buckingham, domicile du défunt, en attendant d’être conduite à Ste-Neholastique, paroisse natale de M.Fortier, où auront lieu, mardi matin, le service et l’inhumation.Survivent au défunt : son épouse, née Léopoldine Fortier ; ses frères et soeurs Hansard ni stère Achille, Iraduetcu* au Arthur, employé au mi- i des Finances ; E Imo ul, ]\ aussi employé civil ; Léo, hou-] «cois, de Vian ville, et ses soeurs, Mmes J.A.C.Kthier et J.U.Lu-' fiance, de Ste-Scholastlque.-a- FUNÉRAILLES DE M.F.GLACKMEYER Les funérailles de M.Frédéric .Glackmeyer, fils de M.Charles; Glackmeyer, de l’hûtel de ville, ont • élé célébrées, ce matin, à l’église '; Saint-Louis de France.M, l’abbé jasmin a donné l’absoute et chanté le service funèbre.Après la inesse, la dépouille mortelle a été conduite au cimetière de la (-ôte des Neiges.POUR LÉltÊPOS DE L’ÂME DE Mgr MARTIN En la chapelle du Bon Pasteur,, une messe solennelle sera chantée,] demain matin, pour le repos de) l’âme de Mgr Martin, ancien supé-1 rieur ecclésiastique de la commu- ! nautè.Le temps qu’il fait ailleurs.Décès à Montréal îrfrstéî&’t re; »»>* ™,„.„„i bien » * ses, voici peu de temps.11 m’a parlé des gigantesques préparatifs faits en face de nos lignes.Nous ressentons, la Grande-Bretagne ressent, moins d’anxiété parce que nous savons que ces quatre vaillantes divisions des vétérans du Canada se préparent à défendre ces lignes (acclamations).Cela est une partie de notre orgueil national et une partie du vôtre.Vous aidez, non seulement à combattre au front, mais aussi dans la plus gigantesque production de guerre.J’ai été étonné aujourd’hui d’entendre une remarquable déclaration faite par le ministre des Munitions, si je puis ré- j vêler un secret du cabinet.Il a donné un rapport sur les munitions fa- | briquées au Canada.Sir Robert Bor-1 den était là, et il nous a déclaré que I le Canada a fabriqué depuis le début des hostilités, combien d’obus, pensez-vous?55,000,000 d’obus et 45 millions de boites de cartouches.Je ne pense pas qu’il en fabriquât beaucoup avant la guerre, pas plus que nous.C’est dû a l’initiative et à l’énergie du Canada et à l’habileté d’organisation des Canadiens si nous avons pu accomplir cela.“Tous ces faits, a déclaré le pre-urvivanee.Les sacrifices j niier ministre, vont altérer non seu- fonctions.Il a existé avant tous il domine tout ; il est immortel.Le rocher de Pierre existe et ] existera toujours sans être ébranlé ; il a rompu des révolutions, il a couché des rois et des tyrans dans la tombe, et depuis vingt siècles, il subsiste toujours, avec des paroles de vie et d’espérance.Le pape c’est le centre de la vie du monde ; avec lui nous voulons agir, avec lui nous voulons rester.M.l'abbé Perrier rend hommage au jubilaire d’être resté un romain, animé des plus pures doctrines romaines.“d’en être le tenant dévoué et de s’en faire le brillant défenseur.” Le R.P.Fiset, rédemptoriste, curé de Youville, a présenté la santé du clergé, en retraçant l’influence profonde qu’il a exercée sur le peu-jile canadien depuis la conquête.Fidèle aux traditions léguées par le clergé de France, le clergé canadien a opéré un travail merveilleux au sein des malheureux abandonnés de 1760, rehaussant leur courage, cultivant leur instruction, perfectionnant leur éducation, et se dévouant sans compter pour assurer leur du clergé canadien ont fait tion forte et vaillante.MM.le Dr Dubois et Joseph Filia-Irault ont prononcé quelques paroles au.nom des invités et des daines.M.Gharlebois a lu ensuite une adresse es paroissiens à M.l’abbé Curotte, dans laquelle se marient les sentiments les plus délicats inspirés de la reconnaissance et de l'attachement les plus sincères.M.l’abbé Curotte a répondu en une brillante improvisation, en définissant le bonheur réel, profond et sincère de son âme.Pour livrer libre cours à sa joie, il retraça rapidement scs souvenirs —- c’est la part du passé; il manifesta les meilleurs sentiments de son âme.-c'est la part du coeur; il énuméra les pensées maîtresses qui l’animent.c’est la part des idées.Le jubilaire résuma ainsi son bonheur et sut plaire à tous les convives.On se sépara an chant de l'hymne national aux polîtes heures du matin.Toronto, 15.—Depuis samedi, une légère dépression atmosphérique s’est dirigée vers le nord du Nouveau-Brunswick, venant du milieu de la côte de l’Atlantique, pendant qu’une élévation s’est manifestée dans les provinces à partir du nord.Quelques averses locales sont survenues dans les provinces de l’Ouest, et il y en a eu de continuelles dans les provinces maritimes.Lacs et Baie Géorgienne : vents légers, beau et chaud.Mardi, vents du sud-est, chaud.Orages électriques en plusieurs endroits avant la nuit.Ottawa et Haut St-Laurent : beau et chaud aujourd’hui et la plus grande partie de la journée de mar di.Bas St-Laurent, GoTfe et Rive nord : frais et averses aujourd’hui.Mardi, vents de l’ouest, beau et modérément chaud.Provinces maritimes : vents frais tournant au fort vent d’est et de sud-est ; averses et beaucoup de brouillard.Mardi, vents modérés, nouvelles averses, mais en partie beau.Lac Supérieur : vents modérés, variable, averses locales.Mardi, vents du nord, plus frais avec averses.RELEVE DU THERMOMETRE Calgary.Winnipeg.White River.Sault Ste-Marie.Toronto.Kingston.,ottawa.j Montreal.Québec.St-Jeau.N.-B.Halifax.64 Max.Min.74 46 76 58 80 50 80 54 88 60 82 60 86 56 76 62 66 54 70 50 64 56 BEAUCHAMP, Marie Meloche, 73 aos, veuve d’Albert Beauchamp, menuisier, rue UKAL’LIEU, Alice, 10 mois, enfant de Wii*.frid Beaulieu, journalier, rue Pie IX, 7'J.Parthenais, 1223.BERGERON, F.X., Ci ans, journalier, rua Hébert, 5.BRANCHAUD, Joseph, 89 ans, peintre, rua Drolet.46t.COUTEMANCHE, Adélaïde, 3 mois, enfant de Pierre Courtemanche, Journalier, rua Lagauchetlère, 558 Est.COURTEMANCHE, Flavlcn, 60 ans, journalier, St-Roch de Richelieu.COTE, Fernand, 10 mois, enfant de Napoleon Côté, jardinier, rue Rlel, 161.GRENIER Rosario 0 mois enfant d’Alfred j Chénier, menuisier, rue Ste-Marie, 152.DUPONT, Marcel, 4 mois, enfant d'Oscar Dupont, charretier, rue Berri, 1002.DAOUST, Rose de Lima Martineau, 37 ans, épouse de Ers.Oscar Daoust, machinist»'., rue NVilllbrod, 64.DICKEY, Gérard, 3 ans, enfant d’Arthur Dickey, wattman, rue S oui anges, 32.Dl PONT, Corona, 21 ans, rue Cartier, 16-10.DAIGEAU, Jean, 2 anse enfant de Wilfrid Daigneau, journalier, rue Marie-Anne, 1166.FILIATRAULT, Wilfrid, 45 ans, tréfileur* rue Atwater, 645.GLACKMEYER, Frédéric, 42 ans, employé civil, rue St-André, 670.GAUTHIER, Henri, 31 ans, menuisier, rua j Lasalle, 863.GODARD-LA POINTE, Inouïs, 71 ans, détecti- ( ve provincial, rue Adam, 439.LORRAIN, Julie Thibault.66 ans, épouse d'Hormisdas Lorrain, tailleur de pierre, boni, (rouin.1932.LEBLANC, Céline, 5 mois, enfant d’Alexandre Leblanc, journalier, rue Ottawa, 140.! LASSONDE, Lucien, 3 mois, enfant de Jimmy Lassonde, cordonnier, rue Jeanne I d Arc, 2101.LAMARRE, Dora, 6 mois, enfant de Clovis i Lamarre journalier rue Charlevoix 714.LOISELLE, Gustave, 48 ans, mécanicien, rue Workman, 144.PAQUETTE, Roland, 5 mois, enfant de Joseph Paquette, journalier, rue Frontenac, i 212.PARENT, Mathilda Gadoury, 52 ans, épouse ! de Joseph Parent, mécanicien, rue Pur- \ thenais, 194.ROCHON, Roland, 9 mois, enfant de Jules Rochon, journalier, rue Workman, 301.BOISVERT, Sylvio, 22 ans, détective, ruo Mentana.506.SAÏNTONGE, Pierre, 9 mois, enfant de Jo- ' seph Salntonge.cultivateur, rue St-Denis, 416.SIC.AHD, Adélard, 27 ans, menuisier, ruo Chateaugua, 352.ST-PIERRE, Dorina, 9 mois, enfant d’Edmond St-Pierre, journalier, rue Panet, 152.ST-AMOUR, Gilberte, 2 mois, enfant de Joseph St-Amour, peintre, rue Bordeaux, ; 2592.TREPANTER, Madeleine, 8 mois, enfant do Philorum Trépanier, commis, rue Berri,1 218.TREMBLAY, Lucienne, 4 mois, enfant d'Edouard Tremblay, journalier, rue Bourget, 43.la na- PC lei UNION ST-JEAN Archevêché de Montréal, 12 juillet 1918.Mgr Wilbrod Cléophas Martin, décédé le 10 juillet à l'archevêché de Montréal, était membre de l'Cnion St-Jean, section d’une messe.G.DAUTH, p.d., re du monde.lement notre position mondiale,mais vont apporter aussi un réel changement au caractère de l’Empire britannique.Ce résultat s’est déjà réalisé, jusqu’à un certain point.Il est parfaitement vrai que voici une guerre dans laquelle nous avons engagé l’Empire, alors que nous n’avions pas le temps de consulter les Dominions sur la politique que nous avons adoptée pour protéger les petits pays en Europe, mais vous l'avez approuvée.Désormais, vous avez le droit d’être consultés au préalable sur la po-| litique.Voilà le changement effectué ! par suite de la guerre.L'apport que vous avez fourni pour faire respecter ces traités vous a communiqué le i droit indéniable d’avoir votre mot à dire dans la détermination de la politique qui vous lie, et comme le premier ministre, M.Borden, le sait ; bien, et personne n'a été plus em-• pressé à rendre témoignage à ce fait, ' pour cette raison, le cabinet de guerre impérial est une réalité.Les représentants des Dominions siègent avec les représentants de l’Empire Britannique pour exercer une confirmation.une consultation et une décision dans des conditions absolument égales, touchant les informa-= lions et les pouvoirs.Tout cela opère j un grand changement dans 1’histoire de l’Empire britannique.Vous ne pouvez changer l'histoire de l’Empi L’HÔPITAL NOTRE-DAME FONDS DE SECOUES (1918) La révérende Mère.Supérieure, les gouverneurs et les administrateurs de l’hôpital Noire-Darne ont l’agréable devoir de souligner le témoignage non équivoque de sympathie que vient d’apporter le public de Montréal ci l’oeuvre de l’hôpital, en la dotant d’un Fonds de Secours qui s’élève à plus de §270,000, grâce à la généreuse intervention de sir Hodolphe Forget qui s’était engagé à souscrire $100,000 si la souscription générale atteignait le chiffre de $150,-000.Ils reconnaissent que ce résultat représente de nombreux actes de véritable générosité et de réel dévouement, et désirent offrir à toutes les personnes qui y ont contribué l’expression de leur profonde reconnaissance.A Sa Grandeur Mgr l’Archevêque qui a bien voulu honorer celle campagne de son haut ¦ patronage ; aux généreux souscripteurs de toutes langues et de toutes croyances, grands et petits : à M.René-T.Leclerc, l’habile cl très dévoué président du comité d’organisation ; aux différents chefs et membres des équipes qui ont si vaillamment travaillé à recueillir 1rs souscriptions ; aux journaux de Montréal, dont l’aide en cette circonstance a été spontanée et si puissante, etc.A tons, enfin, l'hôpital Notre-Dame dit le plus cordial merci.(.Communique.) Où acheter demain (Enregistré conformément à la loi au loi du Parlement du Canada, par L.-F.Deslongchamp», ministère de l’Agriculture.) LA ” ST R A T II COXA ” COMPAGNIE D’ASSURANCE-INCENDIE.Siège Social - .- .Montréal ACTIF TOTAL.$373,643.00 Dépôt complet au Gouvernement Nous invitons le.s corporations religieuses et de Fabrique à demander notre tarif spécial.BUREAUX : 90, RUE ST-JACQUES Tel.Main 2181-2182 Cinéma PASSE-TEMPS Cinéma LUNDI, MARDI MERCREDI La grande prima dons dans LA CONQUETE DE L’AMOUR Comédie u GISMONDA, Toto de Victorien Sardou.Ciné-journal JEUDI, VENDREDI — Norma Talmadge dan» de “Lo*e Annie” SAMEDI, DIMANCHE — Marguerite Clark dans “Prunela”.pprùnau & OD'^hea ï Verrières d’art Poar églises et résidences La seule maison irlando-fran-çaise catholique au Canada Verrières des écoles de Munich française et anglaise Aussi tous verres blancs et couleur de Des conditions spéciales sont faites au clergé et aux communautés religieuses « fwt v|W r3n «JJVe ap tjp vJV $7 rjn «¦a * * ^7 ^17 ^7 ip * « éÿ; A t & w.w.-njui, p.d., re du monde, parc e que c'est une I tion subséquente jusqu en février I T., .^.^ .* sec.de l’Union St-Jean., force énorme dans le façonnement j 1900, alors qu’il fut nommé séna-.MORT DU SÉNATEUR JOSEPH SHEHN t (De noire correspondant) Québec, 15.—Le sénateur Joseph Shehyn, ancien trésorier provincial dans le cabinet Mercier, est décédé, hier, à l’âge de 89 ans, à sa résidence de la Grande Allée.Le défunt, qui était le président de la compagnie McCall, Shehyn & Son, marchands de gros de cette ville.j était né à Québec, en 1829.Il fut I ^ ! élu la première fois, en 1875, dépu- Y ____________ .___r J té libéral de Québec-Est à la L£*jw !re britannique sans changer l’histoi-; gislature, et fut réélu à chaque élec- A — J-parce que c’est une | tion subséquente jusqu’en février | wJL *'itv 9?MS •JJL ( t 7*7 |l faut wi fahrica- Sainte- Hureau et atelier de tion, angle des rues Agathe et Perrault.Tel.Bell Est 3948.Montréal "Kî.’VLtJ.S? VOL.IX.— No 165 MONTREAL, LUNDI 15 JUILLET 1918 CALENDRIER DEMAIN, MARDI, 16 JUILLET IMS NOTRE-DAME DU MONT CARMEL Lcrer du aoltll, 4 heurta 28.Coucher du aoleil, 7 heurea 42.Levere de la lune, aoir 1 h.11.Coucher de la lune, 11 heurea 11.Pleine lune, le 23.& 3 heurea 41 minute, d“ XMlBRtMt DEVOIR Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier DEMAIN f BEAU BT CHAUD MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum.«a 78 Mime date l'an dernier.76 Aujourd’hui minimum.63 Mime date l’an dernier.».S8 BAROMETRE S heurea a.m., 211.9» s 11 heures a.m.» 29.86 ; 1 heure p.m., 29.86.LES BOCHES REPRENNENT L’OFFENSIVE Les troupes allemandes déclenchent une nouvelle offensive sur un front de plus de cinquante milles, entre Reims et l’Argonne — La Marne est franchie à plusieurs points — L’ennemi attaque aussi au secteur américain, à l’ouest de Château-Thierry, et particulièrement dans le voisinage de Vaux.Paris, 15.— Les Allemands ont déclenché une nouvelle offensive, la nuit dernière, dans la région entre Reims et l’Argonne.La lutte est engagée sur un front d’environ 80 kilomètres (approximativement 50 milles).Sur le front entre Château-Thierry et la Main de Massives, les Allemands ïe sont portés à l’attaque, annonce le communiqué officiel d’aujourd’hui.Les Français résistent avec énergie au choc de l'attaque, et la bataille se continue.Voici le texte du bulletin : “Après une violente préparation d’artillerie, les Allemands se sont portés à l’attaque, ce matin, de Château-Thierry à la Main de Massiges.Les troupes françaises résistent énergiquement au choc de l’ennemi sur un front d’environ 80 kilomètres.La bataille se continue.LA MARNE EST FRANCHIE Londres,, 15.— Les Allemands ont franchi la Marne à plusieurs endroits, dans l’offensive commencée ce matin, suivant des messages reçus! ici.La principale attaque semble faire rage en Champagne.La “Central News” a reçu des informations dans ce sens.SUR DEUX POINTS Londres, 15.— Les rapports reçus, ici, sur l’offensive allemande, portent que l’attaque s'est déclenchée sur un front de 50 milles, entre Château-Thierry et Bligny, au sud-ouest de Reims.Les Allemands se sont également portés à l'attaque à l’est de Reims, entre Prunay et Maisons de Champagne, sur un front de 25 milles.SOUS UN FEU NOURRI Avec l’armée américaine sur la Marne, 15.— Au cours de leur attaque sur les bords de la Marne, les Allemands ont construit plusieurs ponts sur la rivière.Les Allemands passent sur ses ponts sous le feu de notre artillerie.L’avance allemande est enrayée par les mitrailleuses.Les Américains avec leurs compagnons, les Français, résistent à l’ennemi avec toute la vigueur possible.ATTAQUE A CHATEAU THIERRY Avec l’armée américaine, sur la Marne, 15.(8 h.411).— A l’aurore, aujourd’hui, les Allemands ont lancé une violente attaque contre les positions américaines, à l’ouest de Château-Thierry, en particulier dans le voisinage de Vaux.I.'attaque s’est déclenchée après un bombardement des plus violents avec obus à grande déflagration et obus à gaz, pendant la nuit.Lorsque l’infanterie ennemie a surgi, les Américains sont sortis et ont fait tomber une pluie de balles de mitrailleuses sur les assaillants.Les Américains portaient leurs masques respiratoires.Le bombardement des villes de l’arriére, par l’ennemi, a commencé un imu près (i heures, ce matin.8 h.5o.— Les derniers rapports mandent que les Américains tiennent leur bout, dans la bataille, et maintiennent leurs positions.De gros obus lancés par les canons de marine allemands tombent loin en arrière de la ligne de front actuelle.Plusieurs de ces projectiles se sont abattus à Meaux, a 25 milles de Château Thierry.Dans plusieurs de ces villes, le tir est constant, les projectiles venant de canons de marine de 10 et 12 pouces.Des rapports des positions américaines disent que les Américains “reçoivent bien l’ennemi” clans la lutte désespérée qui se poursuit.A 8 heures 51, on n’avait pas déterminé comment la bataille pro- fcessait dans la région de Vaux.bute la ligne, dans les deux directions du village est couverte de fumée et de gaz.Dans les rares replis, le grondement de la canonnade est ponctué par le crépitement terrible des mitrailleuses et de la fusillade qui semblent être des plus vifs, à Vaux même.Dans cette localité, on ne sait pas si l’ennemi a commencé une aulre offensive, mais ’’intensité du combat indique à ceux qui étaient près des lieux que cette opération est une répétition de l’ai-taque générale attendue.CONTRE-ATTAQUE DES AMERICAINS.Avec l’armée américaie, sur la Marne, 15, — (11 h.50).— Sur ce Front, les troupes américaines ont dirigé une contre-attaque contre l'ennemi, dans la région de Vaux, ce matin, et l'ont refoulé.On rapporte que les Américains ont fait une avance de plusieurs centaines de verges mais cela n’a pas été confirmé Il est manifeste que l’atta- " aVl,L""a,î‘nl, Peut'è‘re.» que allemande dans la région de l"1 a' “"il rcC'S,,S‘a,1CC- vTa5 Vqiiy ;ï /-nm-nlÂtcmprit rtvnrié gpvnnf 1 secteurs à 1 CSt de sion.Dans la région de Condé, toutefois avant la contre-attaque américaine, l’avance teutonne semble avoir éliminé le saillant de la rivière.L’OBJECTIF ALLEMAND.Londres, 15.— On considère ici que l’objectif immédiat des Allemands c’est probablement d’éliminer Reims en s'emparant des hauteurs qui protégeraient leur aile droite, au cours d’une autre avance au sud.1 LE BRUIT DE LA CANONNADE 'A PARIS Paris, 15.— Les habitants de Paris et de la banlieue, dit le “Matin”, ont entendu une violente canonnade, aux petites heures, aujourd’hui.Le ciel, vers l’est, était constamment éclairé comme par un gros orage.Les passants sur les boulevards, après minuit, ont prêté l’oreille aux détonations, tandis que de petits groupes se sont assemblés sur des points élevés de la ville, pour surveiller le ciel, au loin.Le bruit de la canonnade a été particulièrement violent, dans la partie méridionale de la ville.Le secteur le plus proche de Pa ris est celui à l’ouest de Château Thierry, à environ 45 milles au nord-est de la capitale française.Des troupes françaises et américaines y barrent le chemin à Penne mi.UNE POUSSEE AMBITIEUSE Paris, 15.—Les rapports officiels relatifs à la grande offensive commencée, ce matin, contre les positions aillées, dénotent que c’est la poussée la plus ambitieuse depuis ïe 21 mars, alors que les Allemands onl lancé leur assaut contre les lignes anglaises, du voisinage d’Arras à Lafère.Dans l’offensive du 2i mars, le front avait, dit-on, une longueur approximative de 55 milles.La ilgne de l’attaque d’aujourd’hui mesure une cinquantaine de milles, de Château-Thierry, à l’ouest, à Massiges, en Champagne, à l’est.Les Allemands ont suivi leurs précédentes tactiques quant à l’inauguration d’une offensive.Brève préparation d’artillerie d’une très granue violence, puis avance des troupes d’assaut.11 semble y avoir quelque chose de nouveau, cependant, dans cette attaque.L’ennemi a amené de gros canons de marine, derrière ses positions, et bombarde les villes et les villages, loin en arrière du front.La violence du bombardement ressort du fait que la ville de Meaux, à 25 milles à l’ouest de Château-Thierry, a reçu de gros projectiles pendant la nuit.Le but apparent de l’ennemi, en attaquant le long de la ligne, de Château-Thierry, le long de la Marne, sur les hauteurs, jusqu’à Reims, et de là, à l’est, à Massiges, est le même que lors de l’attaque le long de l’Aisne, à la fin de mai.Les Allemands espéraient évidemment trouver les Alliés moins bien préparés dans ce secteur qu'ailleurs.Rien qu’ils aient été repoussés en face de Reims, au commencement de juin, il se peut que la ligne des Alliés, à Test de Château-Thierry, soit plus dégarnie, que de Château-Thierry au nord, jusqu’à l’Aisne, et de là, par le secteur de Picardie, à Yprcs.la's troupes d’assaut allemandes s’attendaient moins Vaux a complètement avorte devant la contre-attaque.Un peu après 11 heures, les régiments de l’infanterie américaine ont lancé une contre-attaque dans la région de Condé.L’opération de Vaux semble une feinte, car peu de temps après qu’elle eût commencé, les Allemands se sont portés à l’attaque, tout le long de la Marne, où les Américains el les Français leur ont vaillamment résistés.Le passage de la rivière a été opéré à la pointe du grand coude, où les fantassins et les artilleurs américains sont morts à leur pns^.D/autres soldats américains Qiff effectué une retraite stratégique, lorsque les Allemands ont attaqué, de Château-Thierry, le long de la Marne, à Test de Dormans, traversant la rivière à d’antres endroits.L’ENNEMI NE PROGRESSE PLUS.Avec Tannée américaine, sur la Marne, 15.— Des rapports reçus un peu après 11 heures sur les combats livrés à Test de Reims, dit que jusqu à une heure auparavant, Ten-uemi n’a pas accompli de progrcs- Château-Thierry et les Allemands espéraient peut-être des gains qui forceraient les Alliés à évacuer les secteurs de Verdun et de Sainl-Mihiel.La rive septentrionale de la Marne est occupée par les Allemands sur une distance d’une vingtaine de milles, a l’est de Château-Thier-ryl.l ue altaque heureuse dans la région de Reims refoulerait les Alliés encore plus à Test sur la Marne, et permettrait à Tennemi de commander le système de communications par lequel les troupes françaises et américaines à Verdun et à Saint-Mihiel sont ravitaillées en vivres et en munitions.Dans cette région est la ville de ChAlons qui passe pour un important centre de ravitaillement.Elle est située à quelque 18 milles de la ligne d’attaque.Les Américains prennent part à la lutte à Château-Thierry, et à Test, le long de la Marne, sur une certaine distance.Leurs positions s’étendent au nord-ouest de Château-Thierry, au village de Torcy, sur la rivière CHgnon.et à Test, le long de la Marne, à Jaulgonne, où POUR CUEILLIR LES CONSCRITS Les autorités militaires sont décidées plus que jamais- de faire la chassé aux insoumis.Quelques centaines de soldats sont rendus dans le district de Vaudreuil pour y rétablir Tordre et pour y arrêter les réfractaires.Depuis samedi soir qu’ils sont campés dans les environs et qu’ils font la battue dans les bois, on n’a pas encore de rapports du travail qu’ils y ont accompli.Le lieutenant-colonel Fiché, commandant du district militaire, n’avait pas encore reçu de rapport ce matin et il est poirté à croire que tout se passera dans Tordre, l’incident de jeudi dernier n’ayant pas été prémédité.D’un autre côté, on apprend que quelques centaines de militaires sont rendus dans le district de Shawinigan et recherchent les insoumis dans les villes de Shawinigan et de Grand’Mère.Le colonel Stearns, prévôt-maréchal du district de Montréal, nous déclare cependant que cette nouvelle est sans fondement.Hier soir, un groupe d’agents de la police fédérale était sur le convoi Ottawa-Montréal et a demandé les papiers militaires de tous les jeunes gens d’âge militaire ou qui semblaient l’être.La même chose a eu lieu, parait-il, dans la rue Sainte-Catherine, samedi soir, et tous ceux qui n’avaient pas les fameux papiers ou dont les feuilles militaires étaient douteuses ont été conduits à la caserne.Les chefs de la police fédérale à Montréal ne sont pas gens communicatifs et ne desserrent pas les lèvres pour donner des renseignements intéressants.“L’expédition militaire à Vaudreuil n’est pas faite dans le but d’infliger une punition aux jeunes gens de Saint-Lazare, déclare le colonel Piché, mais dans le but de faire observer la loi du service militaire.Les troupes qui ont été envoyées avec les agents de la police fédérale ne sont là que pour prêter main forte en l’occasion.” Un autre officier disait aussi que le but de ce dèpioiemerft de force était pour prouver aux jeunes insoumis que les autorités sont capables de les appréhender et de les conduire à la caserne.Dans les environs de Saint-Lazare, particulièrement, il y a plusieurs jeunes gens qui n’ont rien fait pour se conformer à la loi et ce sont ceux-là que Ton veut attraper.L’agent Farrell, qui a été frappé a Saint-Lazare jeudi dernier, est toujours au Royal Victoria où les médecins déclarent que son état est encore sérieux.Farrell n’a pas en core pu faire de déclaration à propos de cet incident.DANS LE C.O.T.C.LAVAL Le capitaine Lebeau, officier du Laval, nous déclare ce matin qu’on a commencé le reerutement de la troisième compagnie.Dès samedi, quelques soldats ont donné leur nom et ont commencé les exercices militaires.Tous les jeunes gens qui veulent prendre du service dans cette compagnie doivent produire au major Ostiguy un certificat de conduite de leur curé et un cerlifi-cat d’études quelconque.Cette troisième compagnie comme les deux autres se composera de jeunes gens ayant une somme d’instruction et certaines autres qualités qu’il faut pour former un régiment d’élite.ils se sont récemment battus.Le général Liggett a environ 220,000 hommes, le premier corps d’armée, dans ce secteur.D’après ce qu’on sait, il n’y a pas d’Américains dans les environs de Reims qui semble le centre de la tempête formidable déchaînée par l’adversaire, à Tau-rore.Au sud-ouest de Reims, dans le secteur, des troupes italiennes ont déjà occupé des positions.LE CHEMIN DE PARIS Washington, 15.— Les Allemands ont choisi le chemin de Paris pour la reprise de leur ruée, croient les officiers, ici, s’il faut en juger par les premiers rapports sur le violent mouvement inauguré au point du jour.La question de savoir si cet effort va être poursuivi contre la capitale française ou s’il prépare la voie ù une attaque subséquente, an nord d’Amiens, sur la route des ports de la -Manche, que Ton regarde comme le principal objectif de tout le plan teuton, soulève des conjectures.L’utilisation de Partillerie lourde pour canonner les villes et les lignes de communication, en arrière, (lécèle que la grande offensive longtemps différée vient de commencer.L’objet du bombardement n’est de rendre difficile le ravitaillement et l’envoi des renforts au point menacé, et les soigneux nré-j paratifs rt “’ennemi dénotent peut-i être qu’il est prêt à continuer Tas-! saut pendant des jours et des se-l mairies, pour pratiquer une trouée.On ne voit pas clairement où le gros de l’attaque va porter.Le point le plus avancé de l’avance allemande sur la Marne, est à Château-Thierry, où le premier corps d’armée américain défend la rive gauche.Le principal objectif de îad-versaire est probablement quelque part à Test de ce point, sur le chemin menant directement à Paris.On regarde comme possible qu'1 le but de l’attaque, c’est Télargisse-ment du saillant de TAisne par la capture de Reims et le recul de tout l’extrémité méridionale de la ] ligne.L’OPINION A LONDRES Londres, 15.— A Londres, l’opinion sur la situation produite par l’attaque allemande en France, c’est que les événements sont très satisfaisants.LES MINISTRES SIBÉRIENS LE CORRESPONDANT DU ‘"DAILY MAIL” A HARBIN NOMME LES CHEFS DU GOUVENEMENT PROVISOIRE RECEMMENT FORME.Londres, 15.— Dans une dépêche en date du 8 juillet, le correspondant du “Daily Mail” à Harbin donne la composition du gouvernement Horvath, en Sibérie, sans mentionner les charges atribuées aux différents ministres.On dit que le général Horvath est le premier ministre provisoire.Les autres sont Vostrotin, membre de la troisième et de la quatrième Doumas; Taskin, démocrate constitutionnel, membre de la troisième et de la quatrième Doumas, qui exerce une grande influence sur les Cosaques du Transbaikai et qui a fait partie de l’éphémère gouvernement Semenoff; Tstrcigodd, vice-ministre des communications dans le cabinet Kerensky; Putiloff, financiec bicn connu sous l’ancien régime, directeur de la Banque Russo-Asiatique et à qui on attribue de Tinfluen-ce sur les finances du chemin de fer oriental chinois; le général Flug, ancien gouverneur militaire de Vladivostok et allié ensuite aux généraux Korniloff et Alexieff dans divers mouvements contre - révolutionnaires; Okorokoff et Kurski, tous deux socialistes, et l’amiral Koltchak, commandant des forces russes à Harbin.Le gouvernement, dit le correspondant, représente tous les éléments politiques, les démocrates constitutionnels, les libéraux et les socialistes; seule une coalition de ce genre pouvait espérer le succès.Un gouvernement purement socialiste à Xikolsk qui négocie avec les Tchèques-Slovaques, avant de se proclamer, n’est pas de nature a avoir beaucoup d’influence.Dans un message en dale du 9 juillet, le correspondant “fait ressortir l’absolue nécessité de l’intervention des Alliés, démontrée par Topéra-bouffe de deux gouvernements rivaux prétendant représenter les Sibériens”.La rivalité entre les deux gouvernements se continuera indéfiniment, c’est probable dit le correspondant, à moins que les Atliés n'interviennent et ne jettent le dévolu sur Tun d'eux.VOTE D’IMPÔTS AUREICHSTAG LES DEPUTES ALLEMANDS APPROUVENT LES CREDITS DE GUERRE DEMANDES PAR LE MINISTRE DES FINANCES.— DISCOURS OPTIMISTE DU PRESIDENT.Amsterdam, 15—Suivant un message de Berlin, le Reichstag s’est ajourné jusqu’au 5 novembre.L’un de ses derniers actes, samedi, a été a adopter tous les bills relatifs aux impôts.Le ministre des Finances a déclaré que ces bills sont plus étendus et plus importants qu’aucun de ceux qui ont été passés, depuis l’établissement ue l'Empire.Après que le Reichstag eut voté les crédits de guerre, le président, M.Fehrenbach, a dit que je Reichstag peut reporter les yeux avec satisfaction sur la dernière session et que le peuple peut aussi regarder avec satisfaction les traités de paix de TEst.H a formulé l’espoir que le gouvernement parviendra à frayer un chemin vers Test, nouant des relations amicales, rétablissant Tordre où règne le désordre et concluant des ententes économiques .“ Nous ne pouvons dire à nos mandants, a-t-il affirmé, qu’ils sont au bout de leurs sacrifices, mais il est à espérer, vu que les souffrances de Tniver dernier ont été mieux endurées que les précédentes et vu que le ciel nous a préservés d’un manque de récolte, que notre peu- ET* fort et fidèle sera aussi capa-le de supporter les misères de l’hiver prochain.” M.Fehrenbach a assuré que le crime de la guerre ne retombant pas sur l'Allemagne et que Tenne-mi, persistant ù désirer l’annihilation du peuple allemand, il ne reste à l’Allemagne qu’à briser ce désir d'annihilation.Il a conclu : “ Nous plaçons notre foi en la protection de Dieu, de notre vaillante et incomparable armée, de sorte qu’avec les victoires de cet été, elle posera les fondements d’une paix ho norable et durable.” UN RÉVENU DÎT HUIJVMILLIARDS Washington, 15.— Le gouvernement américain prépare actuellement une loi fédérale qui rapportera 8 milliards, soit le double de ce que ces lois rapportaient auparavant.L'administration doit rencontrer cette année des dépenses accrues par la guerre que Ton estime à 24 milliards.Les profits de 1918 serviront de base.On estime que 80 pour cent du présent revenu sera obtenu par la taxe sur l’excédent des profils raisonnables et par la surtaxe sur les revenus ordinaires.Les autres 20 pour cent proviendront des taxes sur les objets de luxe.Une taxe sur les ventes au détail de la gazoline et une taxe sur les serviteurs sont aussi à Tétude.On ne vroit pas que le bill soit prêt avant la mi-août.NOMINATION Avep les armées américaines en France, 15.— Le major général William C.Langfitl, a étén ommé ingénieur en chef des forces expéditionnaires américaines.AU TOUR DE MAISONNEUVE M.VILLENEUVE DECLARE QU’IL ENTEND CONTINUEE LA CAMPAGNE ENTREPRISE PAR LE MAIRE CONTRE LES AGIO-TEURS DU FAMEUX PARC — UNE AGENCE D’ENQUETES — NOTES DIVERSES.“La commission administrative n’avait pas besoin d’élever la taxe foncière pour rétablir l’équilibre dans les finances de la ville: elle n’avait qu’à faire rendre gorge aux agioteurs du Parc de Maisonneuve”, disait, jeudi dernier, à l’Auditorium, iM.E.W.Villeneuve.Et les preuves?.Nous les connaîtrons probablement sous peu.On sait que le maire, au cours de la dernière campagne municipale, s’est fait fort de sortir le chat du sac; on a même failli en voir les oreilles.Mais depuis.Aussi, M.Villeneuve a décidé de continuer la campagne dans l’intérêt du peuple.Dans uiy; dizaine de jours, il fera de nouveau des conférences sur la chose municipale et surtout, dit-il, sur la fameuse transaction du Parc de Maisonneuve; il parlera et dans Test et dans l’ouest.UN CANARD Un quotidien du matin écrivait il y a quelques heures: ‘Ale C.-A.Wilson se présentera aujourd’hui même devant la commission administrative pour demander au président, M.Ernest Décary, de faire une enquête sur les états de services de Tex-capitaine Gonzague Savard comme membre de la police de Montréal.L’enquête devra porter, si elle est accordée, •sur les états de services de l’ex-ca-pitaine Savard comme agent, comme détective, comme lieutenant et comme capitaine de police.On sait que l’enquête faite à la demande de Tex-comtnissairc E.W.Villeneuve n a porté, à la demande des avocats de !M.Savard, que sur les actes de ce dernier comme lieutenant et capitaine.“C’est à la propre demande de Tex-capitaine Savard que Me Wilson qui se trouve son avocat, se présentera devant nos administrateurs.” —Qu y a-t-il de vrai là-dedans ?demandait-on à M.Savard au cours de la matinée.—L’est la première fois que j'entends parler de ça, répondit-il.LE TRAMWAY L'échevin Desroches, faisant état d'une rumeur qui circule depuis quelques jours dans les cercles ouvriers, dit que si la commission des services d'utilité publique ne rend pas justice au peuple, on en appellera devant la commission des chemins de fer.—Une délégation de vieux employés municipaux (de 13 à 45 ans de services) de la division est sont venus protester, ce malin, avec Té-chevin O’Connell, contre la décision prise par la ville de les transférer dans les divisions est et nord.—Le directeur de la Sûreté ne veut pas confirmer la nouvelle relative à la nomination de M.D.McLaughlin au poste de chef du bureau des détectives.—Un tuyau vient de se briser rue Sainte-Catherine près Drummond causant d'assez graves dégâts au pavage.—La commission annonce qu’elle ne siégera que trois jours par semaine (mardi, mercredi, vendredi) durant les vacances.—On commence la réfection du pavage rue Craig, entre la rue Gosford et le boulevard St-Laurent.—.Les drapeaux alliés flottent sur les édifices municipaux en l’honneur de la fête nationale de la France.—Demain, pique-nique des enfants à î’île Sainte-Hélène.HAITI DANS LA MELEE Le conseil décide unanimement de déclarer là guerre à l’Allemagne—La 22ième nation alliée (Service de la Presse Associée) Port-au-Prince, Haïti, 15.— Le conseil d’Etat, agissant conformément aux pouvoirs législatifs que lui accorde la nouvelle constitution haïtienne, a unanimement voté la déclaration de guerre à l’Allemagne demandée par le président de la république.* e » Haïti est la 22e nation à déclarer la guerre à l'Allemagne et 7 autres pays ont rompu en plus les relations diplomatiques.L'Allemagne a rompu les relations dijdomatiques avec Haïti, en juin 1917, après que cette république eut protesté contre la campagne sous-marine à outrance et demandé des compensations pour les pertes de vies et les dommages causés au commerce des Haïtiens.Le ministère des Affaires étrangères a publié à cette époque le communiqué suivant: “Vu qua tes demandes sont formulées sous une forme inusitée et que leur réalisation est réclamée dans une pé-| riode qui ne donne même pas le! temps de les examiner, le gouverne-] ment impérial a jugé convenable d«l remettre sur-le-champ au chargé! d’affaires ses passeports.” Dans un message au Congrès haïtien, le président d’Artuguenave a] recommandé une déclaration de! guerre contre i’AJeniagne à la suite de lu mort de 8 marins haïtiens sur( le vapeur français “Montreal” lors; du torpillage do ce navire par un submersible.La déclaration de guerre n’a pas été volée à cette époque, cependant, la commission nommée pour étu-i dier la question ayant rapporté' qu’il n’existait pas des raisons suf-i fisantes de déclarer la guerre.LES MORTS FURENT ACCIDENTELLES TEL EST LE VERDICT RENDU A LA SUITE DES ACCIDENTS DE SAMEDI CHEZ LYMBURNER ET A MONTREAL-EST.La mort des deux employés de l’usine Lymburner est purement accidentelle.Le jury du coroner a signé ce verdict après l’audition de plusieurs témoins.Albert Lymbur-ner, 254?rue Decelles, père d’une des victime» cpii travaillait aussi à la fabrique, declare avoir entendu les ouvriers se plaindre de la faiblesse du plancher.Le patron du département de la trempe des obus, Ovide Colpron, dit qu’il y avait une charge de plus de dix mille livres à l’endroit effondré.Les travailleurs avaient ordre de ne pas le surcharger et d’empiler les obus vis-à-vis les piliers.L.A.Desy, ingénieur eivil de la manufacture, relate que le plancher du troisième étage avait été renforcé au moyen de plaques de fer.Tl croit que Ton peut attribuer l’accident à la rupture d’un arbre de couche qui aurait, en éclatant, fracassé le plancher de ciment qui, sous les vibrations, aurait Cédé à la charge.Le président de la compagnie Lymburner affirme que toute la sûreté possible était donnée aux ouvriers.Pas un d’ailleurs n'a quitté l’ouvrage à cause du danger.Une foule considérable assistait à Tenquète sur la mort des cinq ouvriers de l’usine “Munitions and Metal Products”.Prenant en considération le fait que Webb un des contremaîtres ne savait pas exactement le haut voltage des fils, les jurés Ton! déclaré excu sable de la mort des cinq ouvriers électrocutés.CONGRES DES PATRIOTES L’ASSOCIATION D’EDUCATION DU MANITOBA A TENU D’IMPORTANTES ASSISES OU L’ON A DISCUTE DE QUESTIONS NATIONALES.— Mgr BELIVEAU PRESENT.AVANCE DES ALLIÉS _EN ALBANIE Vienne, 15.— Le bulletin officiel d’hier mande qu’en Albanie, les Alliés avancent graduellement.Dans la vallée de Devoli, les Autrichiens auraient repoussé un escadron français.Sur le front vénitien, l’activité s’est accrue.Les Autrichiens ont repoussé des attaques italiennes au sud-ouest d’Asiago et au nord du mont Valbella.LE CHOLERA À PETROGRAD Londres, 15.— Plusieurs centaines de personnes meurent journellement à Pétrograd, du choléra, au dire des voyageurs arrivés à Stockholm, dit une dépêche de Copenhague, à T“Exchange Telegraph”.L’épidémie, ajoutent ces personnes, sé-vie dans plusieurs parties de la Russie.10,000 OUVRIERS SE , METTENT EN GREVE Lynn, Mass., 15 .— Samedi soir, les employés de la General Electric Co.votaient la grève, et ce matin 10,000 d’entr’eux, se conformant au vote, ne retournaient pas au travail.La demanne des grévistes n’est pas bien définie : on demande des salaires plus élevées et de meilleures con-dilions de travail.La compagnie a des contrats de guerre importants.LES ALLIÉS SUR LA CÔTE MOURMANE Londres, 15.— Les troupes américaines et anglaises ont occupé toute la côte Mourmane.dans la Russie septentrionale, mande une dépêche de Moscou à la “Central News”, par voie d'Amsterdam.SÉANCE SPÉCIALE DU CABINET FÉDÉRAL Ottawa.15.— Le cabine! s’e.sl réuni pour tenir une séance spéciale, à 11 heures, ce matin, a]in de prendre en considération la situation créée par la lettre de la commission de ffuerre des chemins de fer aux employés syndiqués des compagnies ferroviaires.Winnipeg, 15.— L’Association d’Education du Manitoba, société ca-nadienne-française qui organise la résistance nationale, a tenu récemment son congrès annuel.Elle a fait au cours de ces assises un travail intéressant, sérieux et pratique au point de vue du groupement des énergies de la race persécutée dans ses droits.Mgr Bliveau, archevêque de Sainté- j Boniface, a donn son entier concours | à l’oeuvre du congrès et a pris part j à ses délibérations.Sa Grandeur ré'- ! clama en même temps le travail vigi-i lant, inlassable de chaque Canadien j français devant les nécessités de j Theure ; elle indiqua sur quels points i doit porter l’effort : finances, orga- j nisation solide des différents grou- ! pes, recrutement du personnel enseignant.A la séance d’ouverture, le juge.Prudhomme a souligné la situation faite à la langue française dans l'Ouest.L’éclairant des exemples du passé, s’appuyant aussi sur les données actuelles du problème, il a démontré par quels efforts de patriotisme, de clairvoyance ,de bonne conduite, la population de langue française pourra continuer de vivre dans cette province.Il croit que Tassocia-linn a jusqu’ici conformé sa conduite aux circonstances et que la di-, rection donnée à ses compatriotes'! doit rester ce qu’elle fut jusqu’ici, sauf les retouches que pourront com- ' porter les événements.Le juge Prendergast, figure cana-: die nue-française bien connue dans l’Ouest, dut donner, pour des raisons majeures, sa démission comme président de l’association, poste qu*51 occupait avec honneur depuis deux a.is.I^e juge Prudhomme a été élu président pour lui succéder.Les autres officiers sont M.Hormisdas Béliveau, ( vice-président ; M.J.H.N.Uéveillé, trésorier ; M.Louis Philippe Gagnon, secrétaire.KAZAN AUX MAINS DES TCHEQUES-SLOVAQUES (Service de la Presse Associée) Londres, 15.— Les troupes tchè-ques-slovaques se sont emparées de; la ville de Kazan, située à 430 milles i à Test de Moscou, mande une dêpè- ; che de r“ExtTiunge Telegraph” àl Copenhague.La ville a cédé après; une énergique résistance des Boh-sheviki.Kasan se trouve située sur Ta Ka-zaska près de l’endroit où elle se jette dans le Volga.Elle est connue! comme un centre manufacturier et commercial, servant de port de transition entre la Sibérie et de la Russie d'Furope.Elle est à 100 milles au nord de Sinigirsh.où les Rolsheviki ont défait les Tchèques la semaine] dernière.CHANGEMENTS ECCLÉSIASTIQUES M.Tabbe Callaghan a pris possession de sa nouvelle cure, dans la paroisse Saint-Dominique, hier matin.Le nouveau titulaire a été ordonné prêtre en 1900 et était vicaire de Soint-Willibrod ces dernières années.L’abbé Anatole Ecrément, vicaire à Longueuil, vient d’être nommé cure de la nouvelle paroisse de Saint-Maxime.UNE NOTE DE LA RUSSIE À LtANGLETERRE Londres, 15.— M.Tchitcherinqni-nistre des Affaires étrangères de Russie, a adressé une note à la Grande-Bretagne.demandant le rembarquement immédiat des détachements anglais actuellement sur la côte Mourmane, dit une dépêche d’Amsterdam à la “Central News”, basée sur un message de Moscou.PROTESTATION DE TROIS AMBASSADEURS Pékin, 15.— Les ministres an ; glais.français et japonais en Chine ; ont vigoureusement protesté auprès ! du général Horvath, le commandant militaire antibolshévik.qui a formé j un cabinet de guerre provisoire en j Sibérie, lui demandant de retirer la proclamation de sa dictature, j sous couleur qu’elle est peu sage et | inopportune.La proclamation, affirment les ; ministres, est de nature à créer une j situation qui pourra embarrasser le mouvement des Tchéco-Slovaques, mouvement de première importance à ee moment.Le général Hor i vath est prié de répomdre à cette l protestation diplomatique.AU FRONT ANGLAIS Londres, 15.— Dans une opération effectuée, hier soir, les Tommies ont amélioré leurs positions au sud de Villers-Bretonneux, dans la région à Test d'Amiens, rapporte le bulletin officiel d’aujourd’hui.Ils ont fait quelques prisonniers.L’artillerie ennemie a aussi manifesté de l’activité dans la région au sud d’Arras et sur le front des Flandres, au nord de Béthune, et dans les secteurs de Locré et de Dickebusch.L'attaque des Anglais dans les Flandres, hier, indique le bulletin, n été lancée sur un front de 2,000 verges, dans le voisinage du bois de Crête, dans le secteur Dickebusch.; L’attaque a surpris Tnnemi et a réus-; si, tous les objectifs ayant été at-: teints.Tout le démembrement du.matériel capturé n’a pas.été.opéré J LE DEV OUI, MONTREAL, LUNDI 15 JUILLET 1918 V CL.IX.—— No 1(35 TARIF DES PETITES AFFICHES DEMANDES D'EMPMfl:—Jhmju’* 30 mots, JCiouB.rt «ou nar mot euppWmentsir®.DEMANDES D'ELEVES :—jusqu’à 20 mot*.31 hou h.Pt H *ou par mot aupptémentaim.TOITTES LES AUTRES DEMANDES?— ‘usqu’à 20 icota, 10 bous, 1 aou par mot supplftmofr* Uüre.CHAMBRES A LOUERi—10 pous Jusqu'à 20 mots, H sou par mot supplàraeotoire.TRDtJVE:—jusqu'à 20 mots, 10 sous, H soa par mot pupplémentaii'o.PERDU;—jusqu'à 20 mots, 10 sous, l sou par mot supplémentaire.MAISONS, MAGASINS, ETC., A LOUER.*— .'usqu’à 20 mots, 10 sous, 1 sou par mot supply mentaire.A VENDRE:—Jusqu 120 mot», 10 bous, î son par mot supplémentaire.PERSONNEL?—25 mots ou moins, 25sous, 1 soi rarmot supplémentaire.CARTES PROFESSIONNELLES :—(rubriqui spéciale); jusqu'à 20 mots, 20 sous; un aou par mot supplémentaire AVIS LEGAUX?—10 bous la ligne açat© poiffi» 3 ère insertion et 5 bous pour les insertions subsé-teentes.REMERCIEMENTS:—Un sou le mot avec un minimum de 25 soin.Toutes les annonces H-haut mentionnées sont c 10 insertions consécutives r>our lenrix d» 4 payées.SITUATIONS VACANTES FAITES de l’argent à la maison en écrivant cartes d’étaîage ; rapide et facile à apprendre ; méthode nouvelle, simple ; pus de 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TARD ADMISE?LES SOCIALISTES UN CONGRÈS DES RELATIONS D’HYGIÉNISTES EMPLOI DEMANDE Deux soeurs, avec brevet modèle français, anglais, académique français, connaissant anglais, expérience, bonnes références, demandent classe de village, près des chars.Adresser : Institutrices, le “Devoir”, casier 15 J.E.B.ON DEMANDE A ACHETER La Fabrique de St-Edmond, co.Drummond, désire se procurer une cloche pour église.S’adresser au curé de St-Edmond.A LOUER CHAMnnE A LOUER, très propre, prix modéré.496 St-Urbain._____BATEAU A LOUER_____________ pour pèlerinages, excursions, etc.S’ad.à chambre No 1, (SU Notre-Dame Est.Tel.Main 8770.ON DEMANDE A EMPRUNTER $10,000 demandés, garantie de première classe, intérêt 6 p.c.Prenez les renseignements voulus.Une occasion de bien placer votre argent.Ecrire confidentiellement à 2346 le “Devoir”.___________________ $500 et $1,000 demandés d’un particulier.Première hypothèque, soyez sans crainte, les intérêts et le capital seront payés à échéance.Ecrivez L.P., 112, 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nations comprenant les nations de l'Entente existe déjà, a déclaré lord Robert Cecil, sous-secrétaire dlEtat anglais pour le ministère des Affaires étrangères et ministre du Blocus, dans un rapport sur la situation du commerce après la guerre.S’il faut éventuellement admettre l'Allemagne dans cette association économique, a déclaré le ministre anglais, c’est ce qui sera décidé par le principe établi par le président Wilson, le 4 décembre dernier, à savoir si le peuple allemand continue, après la guerre, à être force de vivre sous des maîtres ambitieux, intrigants et intéressés à troubler la paix du monde, il serait impossible de l’admettre dans la ligue des nations ou à participer a la liberté économique.iLord Robert qualifie cette déclaration du président d’une définition des qualifications nécessaires à l’admission dans cette ligue des nations, et a ajouté: “A ces déclarations nous donnons notre plus chaleureux assentiment.” L’Allemagne est le seul obstacle à la ligue économique des nations, dit lord Robert — l’Allemagne telle que décrite par le président Wilson — une Allemagne vivant sous des maîtres ambitieux et intrigants.La politique économique de l’Allemagne vis4-vis tous les groupes ethniques depuis l’océan Arctique à la mer Noire, ajouta-t-il, est absolument contraire à ces principes.L’indépendance et la liberté économique sont les dernières choses que l’Allemagne permettra jamaise aux peuples qui lui sont soumis.Tant que telle sera la politique de l’Allemagne, comment pouvons-nous l’admettre dans une ligue libre des nations dans laquelle nous appartenons déjà?demande lord Robert Cecil.Avant que nous puissions lui offrir la participation à nos ressources, nous devons libérer ses Victimes de l’esclavage économique qu’elle leur impose.Touchant les principes économiques de cette ligue des nations, lord Robert a déclaré que le président Wilson les avait énoncés en termes mémorables le 8 janvier, lorsqu’il prônait l’abolition, aussi étendue que possible, de toutes barrières économiques et l’établissement d’un commerce uniforme parmi les nations consentant à la paix et s’associant en vue de son maintien.Après avoir donné son chaleu-1 reux assentiment à ces déclarations du président Wilson, lord Robert ajouta: ‘'Mais est-ce que c.es déclarations veulent dire nécessairement que nous — la Ligue des nations—nous n’aurons aucun tarif protecteur dans la concurrence commerciale internationale après la guerre ?Non! Chacun l’admet.D’après le programme de la conférence ouvrière interalliée, le droit de chaque nation à la défense de ses propres intérêts économiques et à la conservation d’un approvisionnement suffisant de vivres et de matière première, ne peut être nié.” Chaque membre de l’association des nations aura peut-être à protéger ses sujets d’une façon ou d’une autre, après la guerre, mais notre but doU être un vaste arrangement de relations libérales avec tous les membres de l’association, et par lequel, chacun de nous, tout en préservant sa sécurité nationale,pourra répondre aux besoins et aider au développement de ses associés.Comme de raison, notre arrangement de mutuel assistance n’exclut pas toute compétition, bien que nous soyons désireux que la coopération soit la clef de voûte de nos relations commerciales.Lord Robert Cecil conclut en exprimant l’espoir que le temps n’est pas loin où les Alliés se rencontreront en conseil afin de discuter en détail de cette ligue économique qui mettra en commun les ressources du monde civilisé dans l’oeuvre commune de la reconstruction, de la restauration, de la prospérité.S'ÉTABLISSENT Me ARTHUR HENDERSON DIT QUE LES SOCIALISTES DE CERTAINS PAYS ENNEMIS ADHERENT A QUELQUES - UNS DES BUTS DE GUERRE DU PARTI OUVRIER ANGLAIS.Northampton, Angleterre, 15.— M.Arthur Henderson, chef ouvrier et ancien membre du cabinet de guerre anglais, portant la parole, aujourd’hui à une conférence ouvrière, ici, a déclaré que 4e mois dernier, le parti travailliste anglais a réussi à faire parvenir l’exposé de ses buts de guerre dans les mains des socialistes des pays ennemis, et a reçu 5 réponses jusqu’ici.Les.socialistes bulgares ont répondu qu'ils acceptent pratiquement tous les points de notre mémoire, sauf ceux qui ont trait à la Macédoine.Les travailleurs hongrois ont soumis au comité de Stockholm un programme politique calqué sur 'le nôtre.Le parti socialiste autrichien reconnaît les principes d’une entente inter-alliée comme base de la discussion future.Tl endosse notre projet de système fédéral pour l’Au-triche-Hongrie ét pour les Etats balkaniques.Ils ont toujours répudié la paix de Brest-Litovsk et sont d’accord sur la question de l’Alsace-Lorraine, de l’Italie, de da Pologne, et sur la solution des problèmes coloniaux par l’opinion des peuples concernés.Les socialistes allemands partagent nos vues.La réponse la plus significative, continue Henderson, nous est venue de la majorité socialiste d'Allemagne qui a tenté de d’expédier par Troelstra.La surveillance a empêché le document écrit de nous parvenir.Néanmoins, nous en avons reçu un résumé qui prouve que les socialistes allemands sont prêts à prendre part à une conférence internationale.Il semble évident qu’ils acceptent les principes émis Hans notre communiqué.Question de la responsabilité de la guerre, de la Belgique, de P Alsace-Lorraine, .ces problèmes ils veulent les aborder.Le royaume belge sera indépendant.Ils admettent la grande utilité des pourparlers à l’heure actuelle et se déclarent favorables à l'établissement d’une ligue des nations pour prévenir les agressions.LES 0BSERUES DE Mgr MARTIN VITRES ET- LA CIE CERAMO - VITRAIL i 1410 boulevard Saint-Laurent Vitriers et Miroitiers, Gros et Détail.Glaces Epaisses, Vitres Bombées, Coloriées, Verrières, Opalines, Ornementations, Bi.I seautage.Dessus de meuble.Tablettes, Ml-; rolrs, Reargentafte, Coupe-vents pour automobiles.Dômes et Verres dans le plomb réparés.Drosneetus et rotations snr demande.TELEPHONE SAINT-LOUIS 2S9 BUANDERIE LAVAGES de familles demandés.Humides, 90s ; séchés, $1.15 ; linge uni repassé, *1 55 la boite.DOMINION LAUNDRY, 298 Carrières.St-Louis 6302.REGLEMENTS DE COMPTES MARCHANDS, ouvrier» et Journalier», toutes vos dette» seront payées moyennant dea paiements faciles.Discrétion absolue, vous transigerez avec moi seulement.M.Lemieux.68A.Laurier ouest.METAUX.CHIFFONS.ETC.NOS MARCHES SONi LES MEILLEURS paar rabats du munlUons, eaiyrt jaunu, cuivra rougr, rustus du 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réclamé l’exemption.La police militaire eut tôt fait de mettre le grappin sur les réfractaires.Les in soumis arrêtés ont préféré le bataillon, à la cellule des pénitenciers.L’ENREGISTREMENT DANS YAMASKA Pierreville, 15.—- Le résultat de 1 enregistrement dans le comté d’Ya-maska est le suivant: femmes ins entes, 5,072; hommes, .5,201; ce qui donne un total de 10,273 enregistrements.Les funérailles de Mgr Martin, ancien procureur de l'archevêché, ont eu lieu, samedi matin, à la cathédrale.Sa Grandeur Mgr Bruchési a fait la levée du corps, a chanté le service et a présidé à l’inhumation ; agissait comme prêtre assistant, Mgr Lepailleur ; les diacre d’honneur étaient le chanoine Mousseau, procureur de l’archevêché, M.le chanoine V.Pauzé, supérieur du collège de PAssomp-tion ; le diacre d’office, M.l’abbé R.Lamarche, curé de Laprairie, confrère du défunt ; le sous-diacre, M.l’abbé A.Dagneault, curé de Saint-Cyprien, paroisse du défunt ; le cérémoniaire, M.l’abbé S.Girard, chapelain des Soudes-Muettes, et cousin du défunt ; le turifé-raire, M.l’abbé E.Turcot, de PAs-comption ; les acolytes, MjM.les abbés Sarrault, neveu du défunt, et Marien, du collège de Montréal.NN.SS.Brunault, de Nicole! ; Bernard, de Saint-Hyacinthe ; Forbes, de Joliette ; Latulippe, d’Hai-leybury, assistaient au choeur, ainsi que M.le chanoine Arsenault, de l’archevêché de Québec, MM.les chanoines Campeau, Bouillon et Plantin, d’Ottawa ; Mgr Tanguay, de Sherbrooke ; Mgr Dorais, de Valleyfield ; Mgr Choquette, de Saint-Hyacinthe; le chanoine Sylvestre, Mgr Üubuc et une foule de prêtres de la ville et de l’extérieur.L’inhumation a eu lieu dans la crypte de la cathédrale et Monseigneur a présidé cette cérémonie.A la fin du service, Mgr l’Arche-veque a prononcé quelques paroles d’éloge funèbre : “ Dans k testament qu’il fit au cours de sa dernière maladie, le bien-aimé prélat, que nous pleurons tous, Mgr W.C.Martin, a exprimé un voeu : “ Je prie, a-t-il dit, l’autorité religieuse de me recommander purement et simplement aux prières des prêtres et des fidèles qui seront présents à mes funérailles ”, Humble de coeur, à l’exemple du Divin Maître, pendant toute sa vie, il a voulu que l’humilité raccompagnât dans la tombe, .l’avoue que dire devant cette vénérable et sympathique réunion i d’évêques, de prêtres, de parents et d’amis, ce qu’il n fait pour la gloire de Dieu, pour les âmes confiées à ses soins, pour nos paroisses, nos communautés religieuses, pour la diocèse tout entier ; dire aussi quel collaborateur précieux, quel sage conseiller, quel ami fidèle et dévoué j’ai toujours trouvé en lui eût été un adoucissement à la peine si grande que me rause sa mort.Mais je tiens avant tout à respecter son édifiant désir, et( je me contente d’implorer vos pieux suffrages.T)onnons-lui, mes frères, ce qu’il attend de nous : nos messes, nos communions, nos rosaires, nos chemins de croix ; ce sera le témoignage le plus précieux et le plus efficace de notre affection et de notre reconnaissance.Baissons Je juste Juge le louer.“ Euge serve bone et fidelis, bon et fidèle servi leur ” ; nous unissons nos coeurs et nos voix pour dire la prière de 1’Eglise : Requiem neiernmn doua ei Domine, donnez-lui.Seigneur, le repos éternel.” LE SEPTIEME CONGRES DES SERVICES SANITAIRES DE LA PROVINCE DE QUEBEC AURA LIEU A LA RIVIERE DU LOUP, LES 26 ET 27 JUILLET.— EX-POSITION ANTITUBERCULEUSE.Le septième congrès des services sanitaires de la province de Québec aura lieu à la Rivière du Loup (en bas) Les 26 et 27 juillet prochains.En même temps se tiendra une exposition antituberculeuse^ sous la direction du conseil supérieur d’hygiène de la province de Québec.Le comité d’organisation est composé du 'Dr Arthur Simard, de Québec, président, du Dr J.A.Hutchison, de Westmount, vice-président, et du Dr J.A.Beaudoin, de 'Lachine, secrétaire.Voici le programme du Congrès : PREMIERE JOURNEE.Vendredi, 26 juillet, 2 p.m.— 1.Rapport du comité des voeux : MM.Haye®, Simard, Pelletier, Nadeau, Désaiüûiers, Parrot, Masson, Roy, Finnie, Bordeleau, Grégoire, Baudouin, secrétaire.Voeu au sp-jet de l’inspection des établissements industriels.— M.Louis Guyon, Montréal.Hygiène industrielle.— Dr Jos.Guérard, Québec.2.L’hygiène publique dans la province de Québec.— Dr J.A.Beau-dry, Docteur en Hygiène Publique, Montréal.3.Devoir des municipalités concernant l’hygiène.— Dr S.Boucher, D.H.P., Montréal.4.L’aide que l’inspection régional est appelé à donner aux municipalités.— Dr E.M.A.Savard, D.H.P., Québec.5.Organisation sanitaire d’une petite municipalité.— Dr Frédéric Pelletier, Montréal.6.A propos des maladies vénériennes.— Dr Elzèar Pelletier, Montréal.Les maladies vénériennes, leurs conséquences et leur prophylaxie.— Dr A.C.Bouchard, Trois-Rivières.Discussion : Dr J.E.Laberge, Montréal; Dr J.A.Hutchinson, Westmount; Dr G.Bourgeois, Trois-Rivières.7.Quelques desiderata en hygiène.— Dr F.J.Langlais, Trois-Pistoles.8.L’infirmière hygiéniste.— Dr J.A.Baudouin, D.H.P'., Lachine.OUVERTURE OFFICIELLE.Vendredi, 8 p.m.— Ouverture officielle de la Convention: 1.Discours de M.Jos.Viel, maire de Fra-serville.2.Discours de M.le Dr E.A.Parrot, M.A.L., Fraserville.3.Discours de M.le Dr Arthur Simard, président de la Convention.4.Les microbes, comment, ils naissent, vivent et meurent, avec projections lumineuses.— Dr A.Vallée, Québec.DEUXIEME JOURNEE.Samedi, 27 juillet, 9.30 a.m.1.Quelques considérations sur les statistiques.— Dr J.W.Bonnier, D.H.P., Montréal.2.Statistiques sur le cancer.— Dr M.O.B.Ward, Montréal.3.Hygiène infantile: a) Considérations pratiques en alimentation artificielle.— Dr René Fortier, Québec, b) La lutte contre la mortalité infantile.— Dr E.Gagnon, Montréal, c) Quelques vues sur la mortalité infantile.— Dr A.Corsin, D.H.P., Montréal, d) Les sirops calmants.— Dr L.F.Dubé, Notre-Dame du Lac.c) Température et l’enfant.— Dr Albert .Tobin, Québec, f) Hygiène du nourrisson.— Dr Ernest Pettigrew, Fraserville.4.Comment on se saigne et les remèdes secrets et patentés.— Dr L.F.Dubé, Notre-Dame du Lac.5.A mailing-tube method for daily long-distaftfce bacteriological control of water-supplies.— M.Mac.H.McCrady, Montréal.6.Fausse sécurité donnée par certains établissements de pasteurisation.— Dr Jos.de Va-rennes, D.H.P., Québec.Discussion : Dr Edgar Couillard, D.H.P., Québec._ 7.Nécessité d’un bureau provincial pour l’inspection des j viandes.— Dr A.J.Hood, Montréal, Samedi, 2 p.m.— 1.Projet de ; développement de notre Associa-1 tion de la Convention des Services sanitaires de la province de Québec.— Dr.J.D.Pagé, Québec.2.Obstacles à l’avancement de l’hygiène pratique dans toutes nos mu- nicipalités.— Dr C.31.Paqttln, Québec.3.Le médecin et l'Inspecteur régional, leurs relations.—Dr H.Palardy, 1).H.P., Montréal.4.Diagnostic des maladies contagieuses, Mesures prophylactiques à prendre.—• Dr J.E.Laberge, Montréal.6.Travaux de laboratoire dans l’épidémiologie.— Dr Arthur Bernier, Montreal.6.Les effets éloi- gnés des maladies contagieuses.•— ir J.E.Dubé, Montréal.7.Organisation antituberculeuse du Bureau municipal d’hygiène de Montréal.— Dr H.Gêrvais, D.H.P.Montréal.8.L’inspection médicale des écoles.— Dr Thomas Savary, D.H.P., Pont Rouge.9.Enseignement de l’hygiène à l’école.— Dr Henri SamsoiT, D.H.P:, St-Hyacinthe.10.Drainage à la campagne.— AL Théo.Lafrenière, I.S., Montréal.Discussion: Dr H.Palardy, D.H.P., Montréal.11.Approvisionnement d’eau à la campagne.— M.A.Cousineau, I.S., Montréal.12.L’inspection sanitpjre municipale.— M.Arthur Dic:#re, Lachine.Samedi, 8 p.m.— Inauguration de la ligue antituberculeuse du comté de Témiscouata.— 1.Discours du Dr L.F.Dubé, président.2.Discours du Dr Ernest Pettigrew, vice-président.3.Discours du Dr L.E.A.Parrot, M.A.L., secrétaire.4.Prévention de la tuberculose.'— Dr Arthur Rousseau, Québec.5 Hospitalisation du tubercifleux.— Dr J.O.Leclerc, Québec.6.Dispensaire antituberculeux.— Dr C.J.Frémont, Québec.7.Ce que nous avons fait, ce que nous faisons et ce que nous pourrions faire à Tlns-tltut Bruchési.— Dr J.A.Jarry, Montréal, -é-— L1CHN0WSKY RESTERA A LA CHAMBRE HAUTE Londres, 15.— L’empereur Guillaume, en ayant lui-même fait la guerre demande, selon une dépêche d’Am»-d terdam .a VExchanae Telegraph, Co., une majorité des membre* de1 la Chambre Hante de Prusse a décidé de no pas expulser le prince Charles Lichnow*ky, l'ambassadeur allemand à Londres au moment de la déclaration de la guerre,, qui a publié, en mars, un memo-i randum critiquant la politique étrangère du gouvernement allemand et critiquant le gouvernement idlemand d’avoir commencé la NOS ANCETRES se purgeaient souvent et vivaient mieux.Il» n'employa tent jamais (le purRatifa violents et nuisibles, mais des purgatifs sûrs et Inoffensifs comme L’EAU PURGATIVE RIGA qui assure des selles régulières et faciles, qui lave l’intestin, le débarrasse des toxines, et cela sans causer ni coliques, ni nausées, ni affaiblissemenx.EN VENTE PARTOUT — 25 CENTS LA BOUTEILLE Tallies pour euchre 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(üroux, r.f.3 fl 0 2 o fl! Sf-Pierre, c., .3 fl 1 6 0 2! Pigeon, p.fl 0 fl 2 1 i Totaux .R.-Canadien ., .31 fl 3 • WIOOOOOOO- 24 -() 7 3 '>! LIGUE INTERNATIONALE.Rochester à Buffalo: Rochester .000000010—1 4 Buffalo ., 000211 OOx—4 8 Syracuse à Toronto: Première partie.Syracuse .000000021— 3 11 Toronto .0601 Ü021x—10 9 Newark à Baltimore: Première partie.! Newark .100020010—4 12 Baltimore .000000000—0 4 Jersey City à 'Binghamton: I Première partie.Partie remise.— Pluie.Newark à Baltimore: Deuxième partie Newark .100000200-Baltimore .,4020000üx-Syracuse à Toronto : Deuxième partie Syracuse Toronto .000000000- .010001241- R.H.E.! -3 7 4 -6 7 2 R.H.E.-0 7 4 -9 14 0 SOMMAIRE Strike-out par Olivier.11; strike-i out par Pigeon 5; coups de 3 buts, ! Davis, Miliar, Desjardins; coups de j 2 buts, Leduc, 2; buts sur balles par I Pigeon 1 ; frappe par le pitcher 1.j Temps dp, la partie, 1.55 heure.Arbitres: Harry Cutter et T'.O’Neil.I LES STARS REMPORTENT UNE GRANDE VICTOIRE Ils battent l’Athlétique par 5 à 1 — Les Indiens gagnent une partie qui paraissait perdue.L’OTTAWA EST VAINQUEUR LA PREMIERE JOUTE DE CROSSE \ A EU LIEU SAMEDI .4 MA1SOX- ’ I NEUVE — PIETRE ASSISTAS-1 \jC4% Les Stars et les Indiens ont remporté les honneurs de la journée dans les parties rie la ligue de baseball de la Cité hier au terrain des Shamrocks.Lœ Stars ont défait rAthlétiqu qu'il ne s’oubliera pas.S'il commet une nouvelle infraction, sa garantie sera confisquée, i îl** lanceur Paquette a joué une belle partie retirant 10 hommes an baton, mais il reçut un mauvais support.Paquette, Mullen et O'Sullivan ont fait chauua un deux buts de toute beauté.Résultat par manche: R.H.E.La Casquette.024000000—6 9 3 Indiens .00232000X—7 10 3 Sommaire.— Retirés au bâton, Silverman 5 (8 bits et 6 points en 7 innings), Goyer, 2; (1 hit, 0 point en 2 innings) ; Moffat, 1 (2 buts, 2 points en 2 innings); Shaw, 3, (4 hits, 1 point en 1 inning ; Gilbert, 5, (aucun point).Frappé par le lanceur, Silverman 1.Deux buts.Fish et Ross; trois buts, Watson et Heffernan.STARS-ATHLETIQUE.Résultat par manche: Stars.001103000—5 Athlétique.010000000—1 Sommaire: Deux buts, Mullen, O’Sullivan, Raquette.Buts sur 4 balles, O’Sullivan 1; struck out, O'Sullivan 8; par Paquette 10.Double-jeu: Rice à Rates à Ellartl.Laissés sur les buts, Stars 3; Athlétique o.Umpires: Lefebvre et McEwen.La première joute de crosse de la j saison a eu lieu samedi après-midi ! en présence d’une piètre assistance | due sans doute, à l’autre attraction : qu il y avait au Parc Delorfmier.Malgré tout la joute Ail-Stars— Ottawa a été intéressante et dépourvue de rudesse.L’ex-commissaire Amey a mis la balle au jeu.Les All-i ïî composés de plusieurs joueurs de Montréal ont mené dans les trois premières périodes mais se sont fait rosser dans la dernière et ont finalement été battus par un point.Ras un seul homme a été envoyé a la clôture durant la joute, ce qui prouve bien de la bonne entente qui régnait entre les deux équipes.Pendant quelque temps les specta-leurs furent distraits lorsqu’ils aperçurent non loin du terrain la fameuse aviatrice Ruth Law évoluait dans les airs.Le résultat final a été de 8 à 7.Alignement: Ottawa Buts Point Couverts Défenses Défenses Défenses Centres Attaques Attaques Attaques Extérieurs qui Ali-Stars Brennan Brady Brossard Degan Doran Doutre McCarty Butter Welsh H.Scott Roberts LES PARTIES DANS LES GRANDES LIGUES LIGUE AMERICAINE.Détroit à Washington : Détroit .100000000—1 4 1 Washington .000000000—0 7 3 Batteries : James et Stanage ; Harper et Picinichi.St-LouLs à Philadelphie: Partie remise; terrain détrempé.Chicago à Boston : Chicago .000012110—5 12 1 Boston ., .000000000—0 7 2 Benedict Harrison Sarazin Yeafman Schulty Green Smith C.Denneny tP.Gorman T, Gorman Lascelle Hearn Intérieurs Baillargeon ieu!rÏ!f.reSni1ihert PlKe°n; jUge du .^ SOMMAIRE o ?îîaoVa—T- Gorman.2— Al -Stars—Welsh .3— All-Stars—Scott .4— All-Stars—Baillargeon .o—Ottawa—P.Gorman .o All -S 1 a rs—©ai 11 argeo n „ .„ Deuxième période./—All-Stars—McCarty .8—Ottawa—-P.Gorman .Troisième période._ 0—Ail-Stars—Roberts.li V!îa'va—Gy.Denneny .11—Ail-Stars—Welsh .n -.Quatrième période.' 2—Ottawa—AH.Smith .13— Ottawa—Hearn .* fi'an 14— Ottawa—îlearn ., ." 9 no ta—Ottawa—(Lascelle ." * 430* (Suite à la septième page) ! 2.00 6.00 2.00 5.00 1.00 1.00 9.00 3.00 4.00 4.00 9.00 1.00 CIGARETTES EGYPTIENNES Riz ah 10 POUR 154: En vue de dissiper le malaise créé chez les intéressés et de corriger des impressions et des rumeurs fausses, la maison Lymburner, Limitée fait la déclaration officielle qui suit : Par suite de l’écroulement, le matin de samedi dernier, d’une petite partie de notre établissement, 360 rue St-Paul, deux jeunes hommes furent tués instantanément, tandis qu’un employé était légèrement blessé.Parmi les morts se trouvait Albert Lymburner, un garçon de quatorze ans, neveu de l’un des propriétaires de l’usine.L’autre victime fut Eudore Portugais, fumiste, qui travaillait au sous-sol.L’accident se classe parmi les nombreuses catastrophes qui malheureusement se sont produites dans l’histoire de l’industrie.Le malheur de samedi matin dont furent victimes un parent cher d’un des propriétaires, et un autre homme, employé considéré et fiable, ne pouvait être évité ou prévu même par l’imagination la plus féconde.La perte matérielle—puisqu’il faut en parler—fut insignifiante et l’usine s’est ouverte ce matin comme à l’ordinaire.La gérance a pris et continuera à prendre soin de l’employé blessé, et désire faire part aux familles de M.Lymburner et de M.Portugais de leurs sincères et cordiales sympathise dans leur grande douleur.Lymburner, Limitée, Montréal E.HALLEY, vice-président et gérant général. VOL.I\.— No 165 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 15 JUILLET 1918 7 [commerce et finance! LE MARCHE DELIVRES LA PRODUCTIOS D’OEUFS DIMINUE, DANS NOTRE REGION, MAIS LES ARRIVAGES DE L’OUEST NOUS FOURNISSENT UN SUPPLEMENT APPRECIABLE.— LE BEURRE, ETC.On a constaté au cours de la semaine écoulée, de nombreux arrivages venant des provinces de l'Ouest canadien, ce qui a mis les acheteurs de notre région et de celle de Québec plus à l’aise dans leurs achats, car les approvisionnements, ici, se raréfiaient.Cet afflux des provinces du Canada occidental a eu pour effet de diminuer les stocks de cette partie du pays et de relever un peu les prix là-bas.Les arrivages, dans l’île du Prince-Edouard ont été à peu près au même niveau que l’an dernier à pareille époque ; dans l’Ontario, les prix Ont monté d'un à deux sous.La demande pour consonunation locale continue d'être bonne, par suite du coût toujours élevé de la viande et des autres produits auxquels les oeufs servent de substituts.La modification des conditions du marché du beurre, durant la semaine passée, est insignifiante.Les arrivages continuent de dépasser le niveau correspondant de l’année dernière, mais, néanmoins, les prix demeurent orientés vers les hauteurs, ce qui est une.indication qu’en outre de la demande pour la consommation locale d'aulres intérêts placent aussi des commandes — pour l’exportation vraisemblablement.Toujours est-il que le prix de ce produit ne tend nullement à baisser.Nous cotons:— FARINE ETALON— Franco à bord (f.o.b.) Montréal .810.95 Livrable chez l’acheteur .811.05 En lots fractionnés et aux épi eiers.SI 1.15 OEUFS— Les arrivages d’oeufs se chiffrent par 1,229 caisses, contre 1,360 pour le même jour de la semaine, passée et 778 pour la journée correspondante de l’an dernier.Les arrivages, pour la semaine close samedi, ressortent à 9,712 caisses, comparativement à 8,717 pour la huitaine antérieure et à 5,061 pour la même période de l’année dernière.L’ensemble des arrivages de la période comprise entre le 1er mai et ce jour, s’établit à 131,759 caisses, par comparaison avec 161,525 pour la période correspondante de l’an passé.>enfs récemment pondus, de premier choix.50s Oeufs No 1.46s Oeufs No 2.41 à 42s BEURRE— Les arrivages de beurre pour la huitaine terminée samedi, se présentent à 20,184 colis, ce qui indique un fléchissement de 1,849 colis par rapport à la semaine précédente et une augmentation de 5,371 colis sur la huitaine correspondante de l’an passé, tandis que la totalité des arrivages, pour le laps de temps qui v du premier mai à ce jour, accuse une augmentation de 25,653 colis par romparaison avec la meme période de l’année dernière.De beurrerie,(haut choix) .43*i à 44s De beurrerie,(bon choix).43% à 43sVa De laiterie, (haut choix).38 1-2 à 39s De laiterie, (bon choix).37 à 37 s % FROMAGE— Les arrivages de fromage de la semaine passée se fixent à 104,115 boîtes, soit une augmentation de 14,315 boites par comparaison avec la huitaine antérieure et une avance de 7.991 sur les chiffres correspondants de l’année dernière, cependant que la totalité des arrivages du temps qui va du 1er mai à ce Jour présente un déficit de 15,-415 boife.s par rapport à la période correspondante de l’an dernier.La commission impériale d’achats naye les prix suivants: Fromage No 1.23s Fromage No 2.22s Vi Fromage No 3.22s # * ¦* ENCHERES RURALES Saint-Hyacinthe, 15.— On a enregistré 300 colis de beurre, qui ont été vendu à raison de 43 sous, et 400 boîtes de fromage, qui ont trouvé preneur à 22 sous et quart la la livre.Vankleek-Hill.Ont., 15.—A l’enchère de samedi, on a offert 1,864 boites de fromage blanc.Ee tout a changé de mains à 22 sous el quart la livre.SUCRE— New-York, 15, — Sucre brut, ferme ; traité par moulin centrifuge, $6.053.Sucre granulé fin, $7.50.POMMES DE TERRE— Le ton du marché de l’ancienne récolte des pommes de terre canadiennes demeure ferme, par suite de la rareté de ce produit et de la demande toujours grande.Les Montagnes Vertes se négocient, par l’intermédiaire des marchands à ' ommission (“Jobbers”), à $2.85 et les pommes de terre rouges font -S2.7f> le sac de •0 livres, chez l’acheteur (“ex-store") D’un autre côté, le comparti- ÇA ET LÀ En 1915, 1916 et 1917, les banques canadiennes ouvraient plus de succursales qu'elles n’en fermaient.Le contraire s'est produit durant la période écoulée de 1918, par suite de la réduction du personnel résultant de la mise en application de la loi de conscription militaire: 10 nouvelles succursales ont été créées, cependant que 31 ont disparu, au cours du dernier semestre.Durant la même période de l'an dernier, on avait ouvert 137 nouveaux bureaux et on en avait fermés 21.11 est à rroire que le mois de juillet, par le fait de la fusion de la “Northern Crown Rank” et de la Rauque Royale, indiquera la même tendance.* * * Le conseil du commerce de guerre a adopté, paraît-il, une nouvelle politique en ce qui a trait à la fixation des prix de certaines marchandises, particulièrement en ce qui concerne les matières premières de l’industrie en vente au Canada en concurrence avec le marché américain.On a décidé que certains produits ne devraient i ,s se vendre meilleurs marché .i Canada qu'aux Etats-Unis, et c’est en xrerlu de cette entente que l'Association canadienne de la Pulpe et du Papier (“Canadian Pulp and Paper Association”) se croit justifiable de demander le relèvement du prix du papier, à journal, qui se vend $57 la tonne, cependant que les fabricants américains en obtiennent $62 la lonne chez eux, selon les prix déterminés par les autorités dans les deux pays.* * * Une dépêche de New-York mande qu’un syndicat de banquiers va offrir, aujourd’hui, une émsision de $50,000,001) de billets (notes) 7% de la “Bethlehem Steel Corporation”, sériés de un à cinq ans quant à leur durée, et pouvant rapporter au souscripteur de 7% à 7%, suivant la durée du titre.LA MATINÉE A LABOURSE LE MARCHE DONNE DES SIGNES DE NERVOSITE.— L’IN CE RTT TI DE QUANT A L’AVENIR DOMINE.— LE MOUVEMENT DES AFFAIRES EST LANGUISSANT.Obligations CITÉ DE MONTREAL à 6% =5 ans Remboursables le 1er mai 1923.Titres de $100, $500 et $1,000 payables au porteur ou nominatifs.Prix : 100 plus les intérêts courus.Nous livrons les obligations sans charge, à la banque de l'acheteur à quelque endroit que ce soit, en Canada ou à 1 étranger.Commandez par téléphone ou par télégraphe à nos frais.BEAUSOLEIL, LIMITÉE 263.RUE ST-JACQL'ES.MONTREAL.Téléphone Main 1415.LES BANQUES NEW-YORKAISES ELLES AUGMENTENT DE PRES DE 30 MILLIONS DE DOLLARS LEUR EXCEDENT DE RESER VE.New-York, 15.— L'état de situa tion des banques et compagnies fiduciaires de la ville de New-York, fait ressortir, pour la semaine passée, un excédent de réserve de $56, 262,470 sur la limite légale, soit une augmentation de $29,769,230 par rapport à la huitaine antérieure.Le compte rendu présente les va nations suivantes: Prêts, escomptes, elc.aug.$62,855,000 Encaisse, aug.5,156,000 Réserve en banque fédé raie, aug.40,902.000 Réserve en voûte, dim.434.000 Réserve chez les dépositaires, dim.889,000 Dépôts à demande, aug.76.641,000 Dépôts à termes, aug.2,070.000 Circulation, aug.146,000 Réserve totale.543,725,000 Excédent de la réserve 56,262,470 Augmentation.29,769,230 L'état des banques et compagnies fiduciaires du plus grand New-York.dont les chiffres ne figurent pas dans le tableau ci-dessus, s’établit de la manière que voici : Prêts, escomptes, etc.aug.$672.700 Espèces métalliques, aug.30,300 Billets, dim.747,200 Total des dépôts, dim.14,519,500 Encaisse des banques .13,735,500 Encaisse des comnagnies 69.947,500 -»- ASSEMBLÉE DE LA "CANADIAN CAR” NOUVEAU CONSEIL D’ADMINISTRA TION ELU UNANIMEMENT.L’assemblée générale ordinaire des actionnaires de la Canadian Car and Foundry Company a eu lieu à midi, dans l’immeuble Transportation, sous la présidence du sénateur Curry, président.Le rapport financier dont nous avons déjà donné un aperçu ici même, a été adopté unanimement.Dans ses remarques aux actionnaires, le président fait ressortir la situation favorable où se trouvent les affaires de la compagnie et se montre très optimisme en ce qui concerne l’avenir.H dit que le nouveau conseil d’administration aura à statuer sur la politique à suivre relativement aux distributions de dividende, mais que, personnellement, il croit qu’il Sera peut-être possible à la compagnie.de se libérer de ses arrérages d’ici douze mois.Le conseil d'administration, élu à l'unanimité, comprend les noms suivants, que nous avons déjà publié : Sénateur Curry, Mark Workman, W.W.Butler, sénateur Foster, IL J.Fuller, sénateur C.P.Beaubien, H.AV.Beauclerk, W.F.Angus, A.Hicks Lawrence, K.E.Blackwell.E.Hewitt, AV.McMaster, et l’ancien gouverneur E.C.Smith.Le conflit qui exisiait entre divers groupes d'actionnaires de la compagnie se trouve ainsi à prendre fin.Les menaces de grèves qui planent sur le pays n’ont rien qui puisse stimuler le marché montréalais des valeurs mobilières.La situation militaire des Alliés enten | listes est plutôt favorable, mais on ! annonce, ce matin, une nouvelle of-tensive boche entre Reims et Ar-gonne.Les propos vont leur train, dans les milieux financiers, et l’on se demande ce qui résultera de cet te nouvelle bataille qu'on dit être d’une grande violence.La Bourse est nerveuse, comme toujours à la veille et pendant les grands conflits, parce qu’elle demeure incertaine de l’issue qui leur est réservée.Il s’ensuit donc des déclins marqués, à New-York et à Montréal.Ici, les fléchissements ne dépassent guère la fraction, mais le mouvement des affaires ne peut être pins languis sant.Sept actions de priorité Can.Cement trouvent preneur à 92 et demi; les Canadian Car de priorité cotent 80 et demi.Les actions ordinaires Iron s’établissent à 60 et demi, contre 60 3-4 précédemment; des lots frac tion nés de Scotia s’échangent à 66; 3 actions Smelters changent de mains à 25; les Shawinigan présen tent une autre diminution, .s'établissant à 110 et demi; les AVabasso Cotton marquent 42.soit le même niveau qu’antérjeurement; les Quebec Railway s’Vdabliftsent, par lots fragmentés, à 19 et demi: 15 paris d’Ogilvie s’absorbent à 172; les Canadian Car, les plus en vue des valeurs traitées ee matin, ouvrent à 33, s’ajoutent un quart de point et reviennent à leur niveau du début.Les valeurs suivantes viennent ex dividende aujourd’hui: Tucketts de priorité, 1 3-4 p.c.; Canadian Car de priorité.3 12 p.c.: Hillcrest de nriorilé.1 3 4; Canadian Fairbanks Morse, 3 p.c.OPERATIONS DE LA MATINEE Cours fournis par la maison Bryant, Dunn and Company, 95-97, rue Sainl-François-Xavier, Monl-réal.Actions ordinaires Quisgcc n.13 à 19 1-2.10 à 19.Shawinigan.1 à 111, 30 à 110 1-2, 10 à 110 3-4.Brompton.10 à 34.Canadian Car.33 à .3.3 1-4, 100 à .33, 23 à 33.Canada Cement.23 à 00 ,3-4.Con.Smelting.,3 a 2.3.Ogilvie.15 à 172, 19 172.Scolia.17 à 00.Wabasso Cot'n.23 à 42.25 à 42.15 à 42 1-2, 10 à 42 1-2.10 a 42.Dont.Steel (Torn.23 à 00 1-2.Actions de priorité Canadian Car.2.3 5 SO 1-2.23 à S0 1-2 5 à 81.5 à 81, 50 à 80, 15 i» 80.Canada Cement.1 à 92 1-2, 0 à 92 1-2.Banqae Montréal.1 à 210.OPERATIONS DE LA SEANCE DE SAMEDI Actions ordinaires Mont.!.H, and P.Consolidated (Civic Investment).171 0 73 1-4.Canadian Car.10 à 32 .3-4, 15 à 32 .3-4 25 à .3.3, 25 à 33, 15 à .33 1-8 Shawinigan.25 à 110 3-4.Canada Cernent.100 à 01.100 à 00 .3-4, 210 à 00 3-4, 5 à fil.I.ynll Cons.Co.10 à 77.Steel Co.of Can.50 à fil 1-2, 5 à fi4 1-2, 10 à 65 1-4, 35 h 65.Wabasso Cotton.25 îi 42.Actions de priorité Canadian Car.25 à 78.25 à 78.50 à 78 25 à 78.5 à 79.25 à 79 1-4.150 à 80 , 25 à 80, 15 a 80.10 à 80.25 à 80 1-2, 50 à 81, 25 à 81, 45 à 81, 10 à 81.5 à 81, 25 à 81, 5 à 81, 15 h 81.50 a 81.25 à SI.5 à81.Canada Cement, fi à 92 1-2.Bons Asbestos Corp.8.300 à 71.Banque i ommerce.10 à 185, 9 à 185, 2 à 185.Emprunts de guerre Dominion 1925.31000 à 95 7-8, 3100 à 95 1-2.Dominion 19.37.31000 à 93 7-8, .9500 à 94 $500 à 94.ARTHUR B RUNE ATT.Membra, Roars* do .Montrda) BRUNEAU & DUPUIS COURTIERS Barean de Montrial, 87 ET 99 S.-FRANCOIS-XAVIEB Suceuraales i QUEBEC et 80RBL >11 direct ATM POBT * FLAGG, NawTc* meut des pommes de terre américaines nouvelles donne des signes de faiblesses, et les prix baissent de 50 a v bf>W j titi 4.A *5 146 Int.Mari, pt, Jut.Nickel I Int.Paper .3at.Ra.Tr Ken.Cop.Lark.Steel ; LehighVal.' iMair.Moto.(Mex.Petro.* N.V.N\H,j N orth.Pac.!.Ohio Gaa Peunsylra.Pittsb.Conl „ Press.St.C.Readiajj *< .f Repubh.Ir.46.Rnbb U.S.! 43 'Sinclair OiJi 63r»! South.Pac.! Sont.Rail.V:< 44 37 k 44 tifi 9ik yi m 55 | • St.Paul rfSk S)4 'Tenn.Copp.i6k; [Texas Oïl 42% .Union Pac, \ï'\ Un t^d F .iso M4 U.S Ste.or 122k .: U-S.Steelp.16k L’tahCappc 12lS Vïr*.t II.ioik 3.0%.MW •• - Wi 8ik 2^4 > • *37k 44.44 m dlV* •«3/4 ’4«* .49 \nyf iiok h*»; BOURSE DKi idiNÉS Cours fournis par ia , punu and Co., rue Saint Ko 8ô, Montréal.Apex.Denver.Mm ni b.Fer.< iouiagns.M-own Des.T*>r«vlilson., Dome Ext.Dome Lake.Dome Mines., Gifford.Hargraves.Hollinger.Kerr Lake.Kirk Lake.I.n Rose.McIntyre.McKinley Newray.Ni pissing.Ophir.Petr Lake.Pore Crown.Pore Vi pond., Pres.IL Dome.Provincial.Schumacher.¦'•her Leaf.Temisk.Thomp-Krist.Trethewey.West Wome Con.maison Bryant, François-Xavier, Dur.Offre.3 211 If, 27ô ID :n « Vi 725 1*4 D/i Rio 550 27 36 127 38 15 805 6 8 i.j 12-5 13 2 16 f 18 3094 6 ‘-T* De- mande.4 24 13 300 24 33 9 15 800 405 600 30 128 20 875 0-5 0 14 if Vi 3 29 .31 »>, 21 8 Vi Plus de cinq mille personnes ont assisté samedi après-midi aux courses d’autos au Parc Delorimier et hier après-midi on dit que pas moins de dix mille personnes ont été témoins de cet événement sportif.Groupés dans le grand amphithéâtre, massés prés des clôtures, accrochés aux toits des maisons et des usines les nombreux spectateurs ont applaudi les exploits des meilleurs automobilistes de l’Amérique et ont applaudi les prouesses de Mlle Ruth Law qui a “bouclé la boucle” et a exécuté différents autres tours dans les airs.Sa course contre Chevrolet a été sensationnelle au possible.L’habile pilote ve nait parfois à une douzaine de pieds de l’auto de Chevrolet et semblait devoir plonger sur la machine de son adversaire, D’Allène, Je fameux autobiliste qui a gagné le “Victory Sweepstake” samedi après-midi a vu la mort de près hier lorsqu'au cinquième tour il perdit le contrôle de sa machine qui frappa la clôture et alla s'arrêter dans le champ.Au moment de l’accident, D’Allène suivait d'une couple de pieds, les automobiles de Chevrolet et de Wonderlick qui étaient presqu’en ligne Tune de l'autre.D’Allène se trouvait à ce moment aveuglé par une épaisse poussière et il se heurta à une défectuosité de la route qui retourna sa machine d’un demi-toiu' et la précipita en dehors de la piste.L’accident se produisit de l’autre côté de l’estrade, au bout du tournant de droite, et l’attention des spectateurs fui attirée par un craquement bruyant.Une ambulance.qui était sur les lieux, se rendit sur-le-champ auprès de D'AUène, mais heureusement, ce dernier s'en tirait avec quelques égrati gnures aux jointures de la main droite.Par contre, sa machine, une Marquette Buick, a été pratiquement mise hors d’usage, la partie d'en avant ayant été défoncée par la violence du choc.On dit que le moteur n’a pas un brin de mal.I.a course, interrompue par cet accident, fut ensuite reprise par Chevrolet, Wonderlick et Disbrow.Chevrolet arriva bon premier, après six minutes et trente-deux secondes, suivi do très près par Wonderlick.T.a course avait été de cinq milles.Disbrow, avec sa “Disbrow Special” a vaincu l’aviatrice Ruth Law, dans une distance d’un demi-mille.La distance a été parcouru© en deux minutes et cinq secondes.Chevrolet a battu Disbrow’, dans une course de trois milles, en 3 minutes et 46 secondes et deux-cinquièmes : Wonderlick, concourant avec Wildbury, D’Allène et Braren, a gagné une course de trois milles, en trois minutes et 53 secondes et deux-cinquièmes.Woodbury a fait le tour de la piste en 35 secondes et quatre-eimillièmes; Chevrolet, en trente-six secondes, Woodbury, en 36 secondes et un-cinquième et D’Allène en trente-six secondes et quatre-cinquiènies.I.c “wheel changing contest" a été gagné, hier après-midi, par Chevrolet.Le changement s’est fait on 1!) secondes.Disbrow était le concurrent.LES RESULTATS DE SAMEDI.Event No I.Course sur piste de terre pour le championnat du inonde, trois épreuves de trois milles chacune.Louis Disbrow v.s Chevrolet.— t.Chevrolet, temps, 3.35.Event No 2.Course de 3 milles entre Woodbury, sur une Ducsen-berg, Wonderlick, sur une Simplex, Braren sur une Disbrow Spécial, D’AUène.sur une Marquette.— 1.Wonderlick, temps, 4.10.Event No 3.— Essais pour le record mondial, “flying start", tous les contestants éligibles* 200 dollars au premier, si le record est brisé.1.Wonderlick, temps, 36 secs.Event No 6.Course nouveauté en changeant les roues des machines.Le record mondial est de 14 secondes.1.Disbrow, temps, 14 secs.Event Nn 7.— Sweepstake Victoire, 10 milles, $400 au premier $200 au deuxième.Coureurs: Che- TOUTES LES QUESTIONS ONT LEUR REPONSE au I, O W ’ s par FRESCOTT et sa collaboratrice Hope Eden.Grand numéro de transmission de la pensée.Saxton et Farrell I Grace de Wintress O’Connor et Dixon | et autres “THE BLINDNESS OF DIVORCE’’ Photodrame sensationnel •TWO TOUGH TENDERFEET” Rep.continuelle, de 1 à 11 p.m.TOUTE L’ANNEE.Mat», 10-15c ; soirée, 15-25c.Sam», dim.et fêtes, matinées aux prix des soirées.m Ouvert toute la journée de 1 à 12 p.m.Avec plusieurs nouvelles actractlons.Bientôt : LA FANFARE DE CREATORE A NTIKOB-LflUREftlC Cure Radicale Des Cors 50RE.Emcacc.56N5 Doulcur \T/v Per/TTPfurroi/r 25 franco PUR LA Post t A.J.Laurence.Montreal.i PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit, No 5738.— Ogilvie.Flour Mills Co.Ltd., demand., Solar Yeast Co.Ltd., défend.Le 23ème jour de juillet 1918, à 2 heures ,30 de l’après-midi, à la j place d’affaires de ia dite défenderesse, au i No 101 avenue Pie IX, en la rite de Mont- i réal.seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la dite défenderesse saisis en cette cause, consistant en chevaux, farine, etc.Conditions : argent comptant.S.C.Mar son, H.C.S.Montréal, 15 juillet 1918.PROVINCE DE QUEBEC, District de Mont- I réal.Cour Supérieure, No 2001.— D.C.! Brosseau et Cie, Lté©, de Montréal, demandeur, vs Wm C.Christmas, de YVestmount, faisant affaires à Montréal sous la raison sociale de Wm C.Christmas et Cie.défendeur.Le 25ème jour de juillet 1918, à 10 heures de Pavant-midi, à la place d’affaires : du dit défendeur, au No 3 rue St-Nicolas, suite 411, en la cité- de Montréal, seront ven- j dus par autorité de justice les biens et ef- i fets du dit défendeur saisis en cette cause, * consistant en ameublements rie bureaux, etc.Conditions : argent comptant.R.Robltaille, I H.C.S.Montréal, 15 juillet 1918^ PROVINCE DE QUEBEC, District de Mont-réal.Cour Supérieure, No 104.— Dame Emma Desnoyers, épouse d’Edouard Lalon- ; de, de Montréal, demanderesse, vs Alphonse Lachapelle, de Montréal, d-fendeur.Le 24e jour de Juillet 1918, à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 529 rue Champlain, en la cité de Montréal.: seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en chevaux, voitures, harnais et meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.L.J.S.Racettc, H.C.S.Montréal, 15 juillet 1918.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 2091.— D.C.Brosseau et Cie, Ltée, demanderesse, vs Wm ( .Christmas, de YVestmount.défendeur.Le ‘Même jour de juillet 1918, à 10 heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 65 avenue Columbia, en la cité de Westmount, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en un piano, meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.R.Robitnille, H.C.S.Montréal, 15 Juillet 1918.PROVINCE DE QUEBEC, District dTldonU réal.Cour de Circuit, No 755.— Meagher Bros, and Co.Ltd., de Montréal, demanderesse, vs J.D.Martineau, de Montréal, défendeur.Le 23ème jour de juillet 1918, ii dix heures de Pavant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 4.33 rue Notre-Dame (Maisonneuve), en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, piano, etc.Conditions : argent comptant.H.La-jeunesse.H.C.S.Montreal, 15 juillet 1918.vrolet, Disbrow, Wonrterlich.Woodbury, Braren, D’Allène.— 1.D’Allène, temps, 6.20.Event Xo 8.— Course entre le biplan Curtis de Mlle Ruth Law et Tautomobile ‘‘Sunbeam” de Gaston Chevrolet, pour un pari de $500, 5 tours de piste.— 1.Mlle Ruth Law.LE CLUB ROSEMONT DÉFAIT LE NATIONAL II Les jeunes joueurs de crosse sur lesquels on compte tant pour assurer l’avenir du jeu national, continue de se multiplier pour arriver à cette fin patriotique.Hier après-midi, c’était le Rosemont que l’on voyait aux prises avec le National 11 au terrain du C.'P.R.Cette joute a tourné favorablement en faveur du Rosemont qui afficha dans l’ensemble une meilleure tenue que le National.Celui-ci était privé des services de quelques-uns de ses bons joueurs appelés à Tannée.Le jeu fut très contesté durant les trois premières périodes, et c’est la finale qui décida de la victoire pour le club de M.Hamel, un ancien national de Québec, qui s’intéresse depuis son arrivée à Montréal à la diffusion du jcu'de crosse chez nos jeunes.Tl TT?T7 • Ues obligations sont payables au PORTEUR, mais ill IxCiO • peuvent être enregistrées, sans aucun frais, au nom ————— du DETENTEUR.Elles ne peuvent alors être vendues ou transportées sans le consentement de ce dernier.—ee qui compor- GARANTIE : te en même temps une PROTECTION EFFICACE contre toute perte par le feu ou autrement.Ces obligations constituent un BIEN PRIVILEGIE sur TOUTE la PROPRIETE IMMOBILIERE IMPOSABLE «le la CITE DE MONTREAL—AVEC PRIORITE ABSOLUE sur toutes les HYPOTHE-yUES.On peut souscrire à l’emprunt et obtenir de plus amples renseignements aux bureaux de :— RENE-T.LECLERC Courtier « valeurs de placement 160, rue St-Jacques, Montréal TODLoeet: Mai* 126» «I 1261 MAI0ON PONDS* EN 1»OI W* 1*8 ET A TOUTES LES SUCCURSALES DE LA VERSAILLES, VIDRICAIRE, BOULAIS,™ Montréal Québec 191.rue St-J»ta BANQUE Ü’HOCHELAGA AGISSANT POim LE COMPTE DES MEMBRES DU SYNDICAT DE SOUSCRIPTION, NOUVELLE EMISSION $6,100,000, OBLIGATIONS CINQ ANS 6% DE LA CITE DE MONTREAL REMBOURSABLES DANS CINQ ANS—Le 1er mai 1923 En Coupures de $100, $500 et $1,000 Titres au Porteur ou Nominatifs (enregistrés) Intérêt à 6% payable semi-annuellement les lers mai et novembre.______ _ _ Ces obligations sont payables au PORTEUR, main I I KE.S * Peuvent être enregistrées, sans aucun frais, an nom du DETENTEUR.Elles ne peuvent alors être veni dues ou transportées sans le consentement de ce der, nier,—ce qui comporte en même temps une PROTECTION EFFICACE contre tonte perte par le feu ou autrement.J Ce privilège d'enregistrement est un AVANTAGE qu’offre RARE-i MENT une OBLIGATION MUNICIPALE.GARANTIE : Ces obligations constituent un LIEN PRIVI4 LEGIE sur TOUTE la PROPRIETE iMMO-j _____________________BILIERE IMPOSABLE de la CITE DE MONT4 ' ——KEAt et ont PRiOKITB ABSOLUE sur tou- te» les HYPOTHEQUES.Elles représentent, indiscutablement, le MEILLEUR PLACEMENT MUNICIPAL AU CANADA.Demandez notre circulaire.RENE-T.LECLERC Courtier en Valeurs de Placement.160 rue Saint-Jacques, Montréal.TiKphone: Main 1260 et 1261.(Maison fondé» an Ittl).The Sun Trust Company, Limited EXECUTIONS ET ADMINISTRATIONS.Successions.Fiducies.Fidéicommig.Liquidations et Faillites.Perceptions de loyers.Locations d’immeubles.BUREAU DE DIRECTION Baron Jos.d’Halewyn H.Schetagne .1.C.Gagn,) Chs.Ed.Arpln Président Vice-Président Secrétaire-Trésorier Directeur-Gérant VÎ.C- Honorable J.L.Perron, C.R.Gaspard DeScrres Dr J.P.I.aporto 99 RUE SAINT-JACQUES Casier Postal 1341.Montréal.Justinien Pelletier Trefflé Bastlen J.C.Hébert Tel.Main 2926.Le résultat final fut de 5 à 2 en faveur des Rosemont.Al.E.-C.St-Père, du National, mil la balle au jeu.National II Tellier Comtois Vallée ! Sénécal j Ménard ; Chabot Lanteigne j iA.Gauthier IP.Gauthier [D.Bellerose Substituts Rosemont Tobin Robert Dufresne Hamel Leroux Dufresne Rergeron •E.Leroux Giroux Stacey National; Bouliane, Buts 'Points Couverts Défenses Défenses Centres Utaques Extérieurs Intérieurs McAvoy.Brien, Amiot; Rosemont ; Dusseaull, McGown.iBolduc, iRell.SOMMAIRE t Rosemont—H.Giroux, 8 min.2— Rosemont—(Dufresne, 4.17.3— National—Craig, 4.46.4— 'Rosemont—E.Leroux, 4.52.5— 'National—J.Craig, 5.03.6— 'Rosemont—‘McGogan, 5.09 1-2.7— Rosemont—'Corbet, 5.11 1-2.Arbitres: M.King, Brady et St- Aubin.Juges des buts: Merineau et Brouillet.Chronométreur* : CaouetU et Troy^ _________- Li s LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 15 JUILLET 1918 VOL.IX.— No 165 DUPUIS FRKKES.Limitée.| | DUPUIS FBEKB8, Limitée.( I DUPUIS FBF.RES.Limitée.I Grande vente de mi-été chez DUPUIS r GONTINUATION DE NOTRE VENTE DE MI-JUILLET DANS LES MEUBLES DEMANDEZ DES INFORMATIONS AU SUJET DE NOTRE OFFRE DE PAIEMENTS FACILES AMEUBLEMENT DE CHAMBRE A COUCHER, en acajou, 4 morceaux, comprenant grand bureau avec large miroir, et grands tifojrs, fable de toilette avec trois miroirs, joli chiffonnier et lit, 4,6 x 9 pied.I QC Le tout spécial, à.I isr 1 UNE AUTRE REDUCTION : ameublement de chambre à coucher, 3 morceaux, fini acajou, grand bureau, chiffonnier avec miroir et table de toilette avec trois miroirs.SS1® CIÊJ» Très spécial.WWiWM AMEUBLEMENT DE CHAMBRE A COUCHER, 4 morceaux, en noyer solide, comprenant bureau avec très grand miroir, chiffonnier, table de toilette et lit.Très spécial .144,60 MEUBLES EN OSIER A PRIX DE REDUCTION DE JUIN Trois morceaux pour vivoir, sièges et dossiers rembourrés en cretonne de très belle qualité.Les trois morceaux comprenant une causeuse, un fauteuil et une berçeuse, fini fumé.ilQ Spécial.“vrtfy Célèbres matelas “Health” de Dupuis, matelas recouvert en coutil de très bonne qualité, toutes é| $fj Sommiers en fer de Dupuis, avec deux supports au centre, garantis pour ne pas creuser, toutes « grandeurs, très spécial, chacun.Oreillers en plume, recouverts en bon coutil, pas plus que 2 paires à chaque client.I gSO TANT QU’IL Y EN AURA, la paire.* LITS pliants, pouvant être convertis en lit double la nuit, matelas recouvert de cretonne de très IA bonne qualité, spécial.* *»b@ïI SOFA pouvant être converti en lit la nuit, rembourré en véritable cuir américain, spécial .9.10 LITS TABLE, oxydée en 4 grandeurs différentes : 2.6, 3, 3.6, 4 pieds g ^ gjg, Avec matelas recouvert en bon coutil.—Au deuxième.mm ET COTONS COTON JAUNE, fabrication canadienne, très belle qualité, désirable pour sous-vête- 1 EJfe monts.Valeur rég.25.Spécial, la verge " A REDUCTION TOILE DAMASSEE non blanchie, dessins assortis, offre spéciale pour les hôtels et les maisons de pension.La verge pour.39 Pas de commandes par poste ou téléphone.Au rez-de-chaussée.CHiUfSSCNES POOR DAMES BOTTINES en cuir verni pour demoiselles, tige eu buck blanc, coupe haute, forme large et confortable.Pointures 11 à 2.Valeur ré- O CSÉS gulière 5.00 pour.“ " **** ESCARPINS en canevas blanc de haute qualité, pour dames, bout fuyant, talon haut recouvert en canevas blanc, largeurs B et D ; 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Je serais encore pauvre, mais libre de décider de mon sort sans crainte d’être taxée d’ingratitude.Mes parents, par contre, seraient riches ; je les (^lifterais sans remords, sinon sans regrets, et tout le monde approuverait mon désir de n’être plus à leur charge et de me subvenir h moi-même.Il m’eût alors été loisible, sans chagriner personne, d’aviser à mon propre bonheur et pour cela de vous demander un conseil.pjus intime.” Ici la jeune fille rougit et se tut, confuse d’en avoir autant dit.De ce demi-aveu, si voilé qu’il fftt, Raymond ressentit une émodon qui le îlt rougir aussi.Il n'eut garde da laisser tomber une causerie qui prenait un tour si captivant.“ En quoi votre modeste héritage peut-il diminuer votre confiance en moi et m'enlever tout droit de vous conseiller ?Votre petite dot vous permet de vous marier facilement, de choisir à votre gré.Celui que vous choisirez n’en sera que plus flatté et plus sûr d’être aimé pour lui-même.Je ne vois pas que cela soit bien fâcheux pour vous.—Ni pour vous ! dit Estelle en souriant et lui tendant très franchement la main.Car vous savez bien que, pauvre ou riche, j’ai fait mon choix.” Duluc lui prit la main ; mais il ne la porta pas à ses lèvres, comme, en telle circonstance, l’eût fait M.de la Musardière ou le beau Fernand.Le jeune marchand, dans la vie difficile et-prosaêque-de chaque jour, avait perdu ces belles façons d’un autre temps et d’un tout autre | monde.Il serra énergiquement les i petits doigts qui venaient de se poser si délibérément dans les siens, et son regard droit confirma hardiment leur entente simple et loyale.“ Vous me rendez heureux, heureux, heureux, répéta-t-il d’un accent sourd et profond, comme si cç mot-là, même gros de soupirs, n’eût jamais pu contenir tout ce qu’il éprouvait de joie.—Heureux 7 murmura-t-elle mélancoliquement.Hélas ! nous ne serons pas heureux tout de suite, ni bientôt, ni peut-être jamais ! Avant de penser à moi, il faut que je pense à ma tante, au cousin, à ce vilain oncle lui-même.Je vous connaîtrais mal si vous me gardiez rancune de vouloir assurer le bonheur des miens avant le nôtre.—Mais si précisément notre bonheur faisait le leur ?objecta le jeune homme.Mes affaires sont en bonne voie.J’ai des fonds disponibles.'Sinon avantageux, il me serait agréable,' par amour pour vous et par sympathie pour madame votre tairte, de prêter fi Son Extravagance M.le hayon la somme nécessaire fi le tirer d’embarras.—Croyez-vous que, le refusant de moi, il r«cceptei>ait de vous ?Son arrogance est intraitable en ce moment.Toute proposition de cette sorte lui semblerait un outrage à sa pauvreté.Que voulez-vous que nia pauvre tante fasse sans moi ?Mon refus du beau Fernand les blesse assez cruellement ; leur annoncer nos fiançailles serait leur donner le epup de grâce.Le baron ne me taxe que d’ingratitude ; 11 d’accuserait alors de trahison.“ Tous les méchants diront que J’étais de connivence avec vous, que vous avez conseillé le baron par intérêt et que nous n’attendions que cette dot pour nous marier.Avouez que la calomnie aurait couleur de vraisemblance et que ce serait de ma part, envers ma pauvre chère Hermance tout au moins, très ingrat et un peu traître tout de même ! —Ce sont de bons sentiments.Je le« trouverais meilleurs si je n’y étais sacrifié.Il va nie falloir aussi, je le prévois, me piquer de magnanimité et recommencer à vous donner des conseils désintéressés.qui retarderont d’autant mon bonheur.Ce sera dur 1 —iPlaignez vous, fit-elle gentiment.Vous n’étiez, il y a quelques secondes, qu’un simple confident.Vous venez de passer d’emblée au rang de fiancé.Cela peut s’appeler un, bel avancement, et c’est assez monter en grade pour un seul jour.” Elle ajouta, sérieuse : “ Le mieux serait d’inventer quelque jolie petite ruse pour obliger le baron sans qu’il s’en doutât.Si je savais un moyen quelconque de lui faire accepter ou de lui restituer c£t héritage sans froisser son orgueil, ah t Dieu, que je rendrais tout cet argent de bon coeur ! —Oui, peut-être, fit Raymond pensif, peut-être serait-ce là le meilleur.Mais supposez que, ce moyen découvert, vous avez tiré votre oncle et votre tante de leur embarras d’argent, ne trouveriez-vous plus aucun obstacle à notre mariage ?—Aucun, ” dit Estelle d’une voix résolue.Il lui avait repris la main» et, soit cette caresse très douce, soit la brume qui s’exhalait des herbes humides de la prairie, soit l’ombre plus fraîche qui tombait des saules et des vernes, ils frissonnèrent ensemble.Dans le crépuscule, il la regardait et cherchait fi lire sa peséen au fond de ses grands yeux, sous ses paupières mi-closes.Le peu qu’il voyajt de ses prunelles était plein de sincère et claire ten* dresse.“ Vous me le promettez ?répéta-t-il.Vous m’objecterez .plus votre-1 DUPUIS FREREM.UnrtWe, | gratitude, vos devoirs 7 —Je n’objecterai plus rien.Entièrement rassurée sur leur sort, j’aurai conquis le droit de songer à vous et à moi.Je les quitterai sans remords pour vous rejoindre.—Ne regretterez-vous pas de ne plus voir votre tante ?—Je n’aurai pas à le regretter ; car, elle, la chère âme que j’aime de tout mon coeur, rien ne m’empêchera de la voir.—Votre oncle consentira-t-il à recevoir une parente si bassement mésalliée ?—Ses dédains, je l’espère, n’an-ront qu’un temps.Ma tante m’aime beaucoup, et moi je l’aime tellement, que j’aviserai bien au moyen de rentrer en grâce et de me faire accepter.S’il ne vous faut que cette assurance pour me donner le moyen que je cherche., —Je n’ai rien trouvé encore, dit Duluc ; mgjs avec de la réflexion et du sang-froid, je compte résoudre oe problème.Je vous avoue que le grande Joie que vous me donnez ce soir me trouble un peu l’esprit et m’ôte la lucidité nécessaire.—Donnez-vous tout loisir d’y réfléchir, dit Estelle.J'attendrai dix jours, dix semaines, djx mol»,; dix ans mémo s’il le faut 1.,.Mais j’espère tout de môme que nous au tons, vau» .aiwinoU une LIE AUTRE SfENTE K FEUS ELECTRIQUES DE HAUTE QUALITE Pesanteur 6 livres, plaqués nickel, complets avec corde, bouchon de raccordement ; une nécessité absolue dans chaque maison, économisent du temps et de la fatigue ; avec ce fer, le repassage de- O rv .UVUO MU- , __ ».bonn**ddèci*': ’ ‘ Au deuxième.avant d’être si vieux que ça I " Ils furent très brusquement Interrompus par des abois.Puis, derrière des buissons épineux, qui formaient une haie de clôture entre le bas du massif rocheux et la prairie, des cris et des jurements éclatèrent : “ Taiaut ! lalaut 1 cherche Jac-quin, cherche ce garnement, et palsambleu de morbleu de ventre saint-gris ! apporte-le dans tes crocs 1 ” Mlle de Chauvigny reconnut cette voix.Rien qu’il fit maintenant presque nuit et que les broussailles cachassent entièrement l’homme et le chien qu’il excitait, la jeune fille se leva vivement et voulut s’éloigner, Duluc la retint : '* Pourquoi 7 Qv’est-cc qu’tl y a 7 —iCest mon oncle.Je crotns que nous voyant ensemble.—Je vais Jui parler, fit Duluc avec décision.Ce sera peut-être une bonne occasion de s’expliquer franchement.’’ Au même instant, Estelle eut une surprise plus vive encore.Une «II-houette chétive venait de sortir à la dérobée du buisson, et, courbée en deux, à reculons, sans bruit, cette silhouette cherchait fi gagner l’ombre des saules.¦
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