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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 26 septembre 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1918-09-26, Collections de BAnQ.

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VOLUME IX.— No 227 MONTREAL, JEUDI 26 SEPTEMBRE 1918 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE.3 00 DEVOIR Rédaction et administration: 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES: ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! POUR LES PETITS QUELQUES CHIFFRES L;t Caisse populaire, c'est par excellence l'arme des petits et, comme rien n’est aussi brutalement démonstratif qu’un chiffre, on nous permettra de résumer ici quelques chiffres très clairs.Nous les empruntons à la seconde édition du Catéchisme des Caisses populaires, parue ces jours derniers.Nos lecteurs habituels se rappelleront peut-être que nous en avons déjà cités beaucoup d’autres.A tout seigneur tout honneur.Commençons donc par la doyenne et la plus importante des Caisses, celle de Lévis, à laquelle les sous lentement accumulés ont déjà permis, si nos souvenirs sont exacts, de couvrir un emprunt de sa ville et qui dispose, en tout cas, des plus vastes ressources, qui a fait jusqu’ici les affaires les plus considérables.Depuis sa fondation jusqu’à la rédaction du catéchisme, la Caisse de Lévis a réalisa un total de 9,962 prêts.258 seulement, sur ces 9,962, atteignent ou dépassentje chiffre de $1,000 et, sur ces 258, 126 se tiennent entre $1,000 et $2,000.La catéchisme fait observer en passant que “tous les prêts élevés ont été fails aux fabriques ou aux corps publics’’, ce qui démontre quelle peut être la répercussion de l’oeuvre et le secours qu’elle pourra, avec le temps, apporter aux grandes entreprises.Mais nous nous occupons, pour le moment, de ses clients de choix, de ceux qui, par son esprit même, doivent toujours avoir chez elle la préférence, des petites gens qui ont besoin d’un modeste prêt pour se débarrasser d'une dette criarde, d’un créancier trop exigeant, pour réaliser un perfectionnement dans leur outillage, pour mettre à flot une petite entreprise.Or, sur les 9,962 prêts consentis par la Caisse, 1,227, soit un huitième environ, sont pour des sommes de $1 à $10.(Dans quelle autre institution ces petits emprunteurs auraient-ils trouvé un accès facile?) Les prêts de $10 à $25 figurent à leur tour pour 1,781, ce qui fait, pour l’ensemble des prêts de $1 à $25, un total de 3,008, soit 30% environ du grand total.Les prêts de $25 à $50 sont au nombre de 1,876, ceux de $50 à $75 de 871, ceux de $75 à $100 de 1,007, soit, pour tous les prêts de $1 à $100, un grand total de 6,762 ou plus des deux tiers du total général.La démonstration est-elle assez probante et en faudrait-il davantage pour démontrer la multiplicité des services que les Caisses sont presque seules en état de rendre à cette clientèle de pauvres gens?-— Notez encore que, sur les prêts de plus de $100, il en faut compter 2,081 entre $100 et $300, ce qui fait un total de 8,843 ou près de 90% du total général, pour les prêts de $1 à $300.Notez surtout que ces prêts ori pu être remboursés par fractions, dès que l’emprunteur disposait de quelques piastres ou même de quelques sous et que c’est, avec de nouvelles facilités, un nouveau stimulant pour l’épargne.El que l’on ne croie pas que le cas de Lévis est unique! Excep-L ü'.nc! pur l’ancienneté, par les ressources que le.tenips a permis d’accumuler, par l’ampleur des opérations que celles-ci ont permis de réaliser, le cas de Lévis est identique en son fond à tous les autres.Les civiques exemples supplémentaires que cite à ce propos le catéchisme sont très probants.Ainsi Waterloo, sur un total de 896 prêts, en compte 263 de st à $25, 270 de $25 à $50, 149 de $50 à $75 et 69 de $75 à $100 soit 751 de $1 à $100.Sur les 145 qui restent, 108 sont pour des sommes dé $100 à $200.Saint-Charles de Beilechasse, dans une autre région, nous apporte des chiffres similaires.Sur un total de 2,334 prêts, nous en avons 1,006, près de la moitié, pour des sommes de $1 à $10, 399 pour des sommes de $10 à $25, 386 de $25 à $50, 142 de $50 à $75 et 173 de $75 à 8100 — soit, pour les prêts de $1 à $100, un total de 2,106 sur le total général de 2,334.Et, dans les prêts qui atleignent ou dépassent les 100, 203 se logent entre $100 et $500.A l’Ancienne Lorette, sur un total de 927 prêts, 668 se logent entre $1 et $100: 172 de $1 à $10, 146 de $10 à $25, 163 de $25 à $50, 60 de $50 à$75 et 127 de $75 à $100.Sur les 259 qui restent, 192 vont de $100 à $300.Rien, encore une fois, ne vaut l’éloquence de ces chiffres.La multiplicité des petils prêts démontre la nécessité d’une institution qui réponde, jusque dans les campagnes, aux besoins des petites gens.L’état des Caisses prouve qu’elles satisfont pleinement ce besoin, en même temps qu’elles stimulent l’épargne.Conclusion pratique : favorisons l’établissement des Caisses.Le refrain n’est pas neuf.Nous le répéterons encore — et aussi souvent qu’il le faudra — parce qu'il est profondément utile.Orner HER0UX.NOTES MUNICIPALES IL FAUT DU LAIT A 80S MARCHE Dans le Star de mardi, M.McBride, le président du Baby Welfare.Committee, le même qui tend aujourd’hui la main au public montréalais, déclare que si la ville de Toronto a pu obtenir l’intervention du contrôleur des vivres pour empêcher une hausse indue du coût du lait, la ville de Montréal peut sûrement recourir avec succès à ce moyen.Evidemment, le contrôleur des vivres, qui n’a d’autre but que l’intérêt public, ne refusera pas de faire à notre invite ce qu’il a fait pour Toronto Encore faut-il que la chose lui soil demandée.Les commissaires ne devront pas tarder à accomplir cette démarche, d’autant plus qu’clle leur sera indiquée par Al, l’échevin Creelman.A supposer, en niellant les choses au pis.qu’ils échouassent, il Jcur faudrait, sans tarder, s’autoriser de l’amendement à la charte, adopté à la dernière session de la législature, qui permet à la municipalité de se livrer au commerce du lait.On ne voit pas, d’ordinaire, sans inquiétude les municipalités concurrencer le commerce privé ; mais il est des cas exceptionnels.La nécessité de l’approvisionne-ment du lait à bon marché en est un.Si cotte denrée était seule à monter de prix, le mal serait facilement tolérable et même curable; mais cette augmentation arriverait après le renchérissement général du coût de la vie, frappant toute la nombreuse et prometteuse famille des petits enfants dont le lait est la seule nourriture.Le lait, dans l’alimentation infantile, n’a pas de succédanés.Et, cependant, après tout le reste, on le rempilera par une tisane ou vi ne poudre commerciale dans la confection desquelles il entrera plus d’eau que d’autre chose au grand détriment de la santé des petits enfants, pour qui, ainsi que le rappelle M.McBride, le lait c’est i la vie elle-même.Le président du Baby Welfare Committee assure que les cultivateurs n’ont uas l’ombre d’un pré- texte pour hausser le prix du lait Les pâturages ont été particulièrement bons, si bons qu’on n’a eu que très rarement à donner du grain aux troupeaux.Le fermier doit, comme les autres classes de la société, faire sa part de sacrifice.On se refuse à croire qu’il accepte de jouer le rôle ignoble de profiteur de guerre.M.McBride a-t-il raison?M.Mc-Bride a-t-il tort?Nous n’en savons rien.Les conditions peuvent varier d’une province à l’autre, mais il est certain qu’une enquête du contrôleur des vivres s’impose et qu’elle est d’autant plus pressée qu’un marchand local a déjà annoncé à la clientèle l’avance de ses prix.Si les cultivateurs sont justifiables d’exiger trente-cinq sous du gallon au lieu de vingt-huit, en ce cas, encore une fois, il faudra songer à organiser des posies de dis-tribtttion municipaux et il ne sera jamais trop tôt pour y songer.11 serait dommage qu’après avoir franchi avec une décroissance dans le nombre des décè., la saison la plus critique pour la première enfance.l’hiver vint détruire l’oeuvre, la belle oeuvre de Tété.Assurément, le docteur Boucher, dont le département est tout particulièrement intéressé, aura une solution à proposer ou une ligne de conduite à conseiller à l’administration municipale.LES SALAIRES La commission administrative a promptement démenti la nouvelle de la réduction au chiffre primitif de la taxe foncière, changeant du coup en colère noire la joie prématurée que son inaltérable optimisme avait inspirée à l’un de nos confrères.Et comment pourraient-ils abolir la surtaxe, quand personne n’ignore plus que les renvois ont été comblés, pour la plupart, par des nominations plus haut payees, et que les employés municipaux dont l’organisation est maintenant complète, nous assure-t-on, deman deront ou plutôt exigeront sous peu un relèvement général des salaires?IM.Décary, président de la commission, dans une entrevue à un journal du soir, dit que, dans la confoction prochaine du budget on altachera une importance spécule s’efforcera de réduire ceux qui sont trop gros pour un travail minime et de hausser ceux qui sont trop petits pour un travail important.Cela part d’un bon naturel.Nous sommes en effet d’avis que les salaires sont très inégalement répartis dans l’hôtel de ville et que les gros, les plus gros, échoient rarement au mérite.Mais quel organe choisira-t-on pour faire la classification des employés?Doit-on voir, dans cette entrevue, la promesse de la commission du service municipal ?Seul un examen devant un tel corps qui pourrait, encore une fois, se composer de représentants des grandes adininistratibns publiques, offrirait toutes les garanties d’indépendance et de compétence.Cet examen pourrait répartir les employés dans diverses classes avec une échelle de salaire leur garantissant un minimum et leur imposant un maximum.Si c’est à cela que M.Décary en veut venir, nous n’hésiterons pas à le féliciter.Si les commissaires veulent continuer de distribuer les faveurs au gré de leur fantaisie ou des recommandations du club de la réforme ou autres associations libérales, nous les prévenons qu’ils vont à un échec lamentable.Les employés municipaux sont déjà organisés et opposeront une mena ce de grève.Qu’ils se donnent la peine de lire les journaux et ils verront ce que veulent les employés et ce qui les a portés à se former en syndicat.Un agent de police écrit dans la Gazette d’hier matin: “Nous voulons rétablissement d’un système de service civil placé sous une commission indépendante.Quand une vacance se produira n’importe quel homme pourra essayer d’avoir la place sans craindre de se faire supplanter par un favori politique à qui il arive d’être l’ami.échevin.” Et dire que tout cela leur avait été prédit d’avance et sur tous les tons ! Avec un peu moins de souci du favoritisme et un peu plus de l’intérêt public, les commissaires auraient ajourné à jamais la formation de ces syndicats dont — qu’ils l’admettent ou qu’ils le cachent — ils sont au fond fort effrayés.de même que les contribuables qui paieront les augmentations de salaires justes on injustes extorquées par la force et qui seront sensiblement plus élevées que ne l’auraient été les frais d’une commission du service municipal.QUE SIGNIFIE CE CHANGEMENT?La Commission des tramways a-t-elle donné instruction à la compagnie de refuser les voyageurs porteurs de colis?On nous signale deux cas où le percepteur des billets a enjoint à des femmes qui voulaient prendre la voiture électrique, place Jacques-Cartier, de descendre ou de laisser leurs paquets par terre.Ces voyageuses évincées venaient du marché prochain, et portaient des paniers de tomates de dimensions, à la vérité, assez peu considérable, puisqu’une femme réussissait à les manipuler avec aisance.Si les employés agissent de leur propre initiative, la commission devrait demander des explications à la compagnie; s’il agissent d’après ses ordres, nous serions heureux de savoir qui les lui a inspirés et ce qui les justifie Le commissaire des vivres recommande les achats au marché et le marinage et la mise en conserve des fruits et des légumes.La compagnie des tramways croit-elle que les ménagères vont pouvoir se payer une voiture pour faire leurs emplettes au marché central, quand elles habitent des quartiers, éloignés tout comme si elles vivaient, ainsi que ses directeurs, de et l'honorable Albert Sévi-(La Gazette, 26 sept, page la qualité des commissaires, il im- L.porte peut-être de faire tout de gny suite une observation préliminaire 2.) qui ne manque pas d’intérêt.Si les commissaires vont en Fran —“ Sont-ils assez bêtes ! ” mur-ce, ce sera sans aucun doute pour mura l’ancien ministre en jetant le atteindre l’opinion publique, pour monceau de papier dans le panier, contrebalancer l’effet des attaques “ Hs n’ont pas compris qu’après dont leurs compatriotes ont été l ob-1 m’être mis dans nies meubles, je jet et qui ont trouvé de l’écho jus que dans certaines feuilles françai ses.Est-on sûr que cette défense, si elle touche à certains points, pourra intégralement atteindre !e public français?Car, il y a là-bas telle chose que la censure et, par deux fois au moins, tout récemment, cette censu re s’est appliquée à des études qui nous intéressaient.M.François Veuillot, à son retour du Canada, a donné des impressions sur notre pays.L’article a été publié dans le Bulletin du Comité catholique de propagande française à l’étranger, puis reproduit dans la Croix.Or la plus simple comparaison des textes démontre que l’article de la Croix porte trois paragraphes de plus que ce lui du Bulletin, et ce sont des paragraphes essentiels, ceux où l’auteur a indiqué les “causes particulières’' qui, d’après lui, ont entravé chez nous le recrutement.On ne sau rait imputer ces différences et cette amputation à M.Veuillot; ces procé dés ne sont pas dans sa manière.D’ailleurs, quel intérêt aurait-il eu à ne pas donner dans le Bulletin le texte qui était l’expression inté grale de sa pensée, alors qu’il le publiait dans la Croix?La seule explication plausible, c’est que la censure est intervenue pour purger le texte du Bulletin et, que plus tard, sur des observations spéciales — ou, peut-être par l’intervention d’un esprit plus libre -elle s’est ravisée pour autoriser la publication intégrale dans la Croix.C’est un premier cas.Nous relevons le second dans les Etudes, 1 grande revue fondée par les Jésuites.Le P.Léonce de Grandmaison, directeur de la revue, consacre dans la livraison du 5 septembre un grand article à l’attitude des Canadiens-français.Une page entière a été blanchie, et c’est précisément l’une de celles où l’auteur paraissait vouloir fournir des explications.Nous ne discutons point l’attitude de la censure française.Nous la constatons seulement et nous indi quons les conséquences obvies qu’elle pourrait avoir sur la earn pagne d’éducation dont on prête le projet aux gouvernants de Québec.— O.H.me mets maintenant : simplement dans l’immeuble.” Max S0REL.et qu’il ne voit pas pourquoi on devrait les augmenter.Cependant, cette question sera décidée prochainement.Ernest BILODEAU Chronique d’Ottawa DES JOURNALISTES ITALIENS NOOS VISITERONT Ottawa, 26.— On annonce qu’un groupe de journalistes italiens visiteront prochainement le Canada.Ces visiteurs font actuellement une tournée aux Etats-Unis dans les usines de munitions et autres in- sir George BLOC - NOTES Son explication La Patrie, confrontée avec son texte de premier-Montréal d’il y a quelques mois où elle donnait à Sa Sainteté Benoît XV figure d’agent allemand proposant la paix pour le bénéfice du groupe teuton, ne dit mot.Elle ne peut accuser personne d’avoir tripatouillé le texte de son désormais fameux article,et c’est cela qui lui impose le silence.Peu scrupuleuse s’il s’agit de tronquer et d’altérer les citations qu’elle fait des autres journaux, elle est cette fois-ci incapable de fournir la moindre explication sur l’injure qu’elle lançait au Souverain Pontife à propos de sa note sur la paix, en 1917, car les textes nue nous citons sont bien d’elle, çntierement d’elle, tout-à-_fait d’elle, et ils sont complets.Peut-être Nézyme expliquera-t-il toute l’affai- dustries de guerre et Foster les a invités à pousser leur enquête jusqu’au Canada.Tout por- rg 'jâns son prochain grand article te à croire qu’ils accepteront et te- ^ ja patrfe-?])ans ce cas, souhai- BILLET DU SOIR UNE MÉPRISE Son coeur bondit sous l'impulsion d’un sentiment où s’agitaient tour à tour la joie et l’angoisse : là, sur sa table de travail si longtemps désertée, s'amoncelait une pile de télégrammes à son nom, arrivés des quatre coins du pays, depuis le matin.“ Voyons, se dit-il, l’esprit bercé à l’espoir d’une récompense si bien méritéè, Borden s’est-il enfin décidé à réparer son injustice, en me donnant, comme à ce Blondin, un siège au Sénat, et peut-être un autre dans le ministère ?Sont-ce là des messages de félicitations ?” Il s’avança, n’osant pourtant pas toucher les petits bouts de papiers dont les plis recélaicnt un mystère.“ Strait-ce plutôt, se mit-il à songer en devenant vert d’inquiétude, des invitations à m’en aller au front ; serait-ce une vengeance des électeurs de Dorchester ?’’ Il avait lu la veille la circulaire des autorités autorisant les officiers de milice à prendre du service dans Var mée et ses exploits militaires au la mise en coime organisée du nu- c°llèf>e de Kingston lui revenaient ur.™ P orgamse€ au pu I troublants à la mémoire.“Enfin, fit ront la tournée des principales villes canadiennes.UNE DOUBLE CAMPAGNE.Comme pour confirmer ce que nous disions hier, des dangers que courra le cabinet Borden à la prochaine session, on annonce semi-officiellement aujourd’hui que plusieurs des ministres vont imiter M.Howell et se mettre littéralement en campagne oratoire, afin de renseigner le public sur les grandes choses accomplies par le gouvernement.Et comme par hasard, ce beau projet éclôt juste au commencement de la saison d’automne, et au moment où va commencer l’autre campagne, celle de l’emprunt.“Team-work”, s'est-on dit sans doute en haut lieu.Cela a bien réussi l'année dernière, et il n’y a pas de raison pour n’en pas essayer une autre dose.Comme par hasard aussi, c’est cette semaine même que nous allons assister à la naissance du nouveau journal officiel, la “ Canadian Official Gazette ”, créé sous les auspices du directeur de l’Information publique, qui dépend lui-même très directement du président du conseil privé, M.Rowell.Le nouvel organe unioniste arrivera juste à temps pour n'être pas supprimé automatiquement par un arrêté ministériel que.doit recommander prochainement M.Pringle, commissaire du papier à journal.En vertu de cet arrêté, aucun journal nouveau ne pourra plus être lancé.C’est du moins ce que M.(Pringle a déclaré au cours de l’enquête qui se poursuit devant lui.il est cependant permis de croire qu’on eût trouvé au besoin un autre moyen de ne pas tuer ainsi dans l’oeuf l’initiative nouvelle de notre fécond gouvernement, ün nous apprend que le rédacteur de la feuille nouvelle sera M.Roland Hill, ancien correspondant de guerre, dont sir Robert Borden a prononcé Téloge en plusieurs circonstances à la dernière session, donnant même lecture de descriptions pathétiques de la misère et de la bravoure du soldat, dues à M.Hill.On se demandait alors le pourquoi de cette glorification spontanée, M.Rowell était peut-être le seul à ne pas se poser la même question.LE PROCHAIN EMPRUNT Nous parlions tout à l’heure du blic?II va de soi qu’il n’est pas tolérable que l’on déménage son piano ou sa glacière dans les voitures de la compagnie — il faudrait être doué de presse on devrait continuer la même tolérance qu’autrefois, d’autant plus que la compagnie vient, elle aussi avec la connivence du gouvernement, de contribuer à l’augmentation du coût de la.vie, que les marchés ont pour but de mitiger.Pour adopter ces nouveaux règlements — à supposer qu’ils soient édictés par la commission ou par la compagne — il faudrait être doué d’une absence de sens psychologique à un degré remarquable.Est-ce le moment ou le public est sous le coût d’une augmentation pour le moins ennuyeuse, si elle n’est pas injuste, de prendre ces dispositions vexatoires ?De même la compagnie, qui expliquait les sommes fantastiques réclamées pour l'exploitation de ses générateurs électriques, devant la Commission des Utilités publiques, par le fait qu’il fallait toujours les tenir sous vapeur en cas d’urgence, ferait bien à ce moment surtout de prendre ses précautions afin d’éviter des arrêts de près d’une heure comme il s’en est produit avant-hier sur plusieurs lignes.Ces arrêts irritants s'ils se répétaient jeudi matin le 3 octobre, pourraient avoir un singulier effet.Louis DUPIRE.tons que la Patrie traduise Nézyme en français pour la circonstance.Autrement, elle risque de n’être comprise que d’elle-même.La question du papier Jusqu’ici, les journaux payaient leur papier $57 la tonne; c’était déjà un joli prix, comparativement à celui (le Tavant-guerre.Voici que, maintenant, et pour quelque temps, ils en paieront $72, ce qui fait $3.45 du cent livres.La hausse est considérable, mais elle n’est cependant pas encore ce que veulent les fabri-sants de papier qui en tiennent pour $80 et espèrent obtenir ce prix d’ici quelques mois.La hausse actuelle rend très probable la disparition prochaine du journal à un sou.La Presse d’hier publiait même à ce sujet cette brève note: “Sous la pression de Tavidité des propriétaires de pulperies, le prix du papier à journal monte sans cesse, de sorte que le journal à un sou devient une impossibilité”.Plus de nouveaux quoditiens M.Pringle, le commissaire du coût du papier à journal, disait hier, incidemment, qu’il adoptera bientôt un règlement d’après lequel “aucun nouveau journal du matin ou du soir ne pourra paraître au Canada d’ici à la fin de la guerre”.Des dé pêches ont annoncé ces jours-ci que les fermiers de l’Ontario sont en train de s’organiser pour publier un quotidien dévoué à leurs intérêts, d’ici quelques mois.Faut-il croire que les ennemis ou les rivaux des agriculteurs se serviront de Tarrêt de M.Pringle pour empêcher ce quotidien de paraître avant la fin de la guerre?Et ce règlement nouveau n’imposera-t-il pas de nouvelles restrictions à la liberté de la presse canadienne?Une félonie “Saleté”, “félonie”, “cynisme”, “lâche trahison”, voilà quelques-uns des mots aimables que l’Evènement nous décoche parce que, la semaine dernière, nous citions ici même YE veiling Post de New-York, — le journal acheté récemment par M.Lament, un des associés de la maison de confiance des Anglais dans la finance américaine, la maison Morgan, et donc un journal anglophile, — exprimant des doutes sur l’authenticité de certains docu rité plus douteux” (“others look very dubious indeed”).Attendons nous à ce que l’Evénement dénonce à la censure, tout comme la Pairie, les journaux qui, comme le Post et la New Republic, parlent aussi prudemment des documents en question.Mais l’Evénement suivi) que “Raymond Robins, qui était il a’y a pas bien longtemps encore, clief de la mission de la Croix Rouge des Etats-Unis à Petrograd, a fait unie enquête sur l’authenticité de (Ces documents [dès mars dernier,] et les a trouvés plus que • (New-York Post, 20 septembre 1018)?Fausseté Nous n’avons, paraît-il, jamais eu un mot de reproche, de blâme, de mépris, de dégoût pour les bol-chevtki.C’est du moins ce que dit l’Evénement.Or, il ne s’est pas passé de semaine que nous n’ayons signalé, dans nos titres, dans nos dépêches, dans nos blocs-notes, dans nos commentaires, Taberration sanglante, la cruauté et la folie meurtrière de ces révolutionnaires.Mais Y Événement n’en est pas à un mensonge près, dans sa campagne contre les nationalistes ; aussi ne faut-il pas en exagérer l’importance.Ses rédacteurs font leur besogne.Nationalisme et internationalisme LA CENSURE FRANÇAISE ET LES CANADIENS FRANÇAIS Une dépêche de Québec, publiée dans la Gazette de ce matin, annonce que le gouvernement provincial projetterait l’envoi en France d’une commission chargée d'exposer l’attitude des Canadiens français pendant la guerre et désigne parmi les membres probables de cette com mission MM.Turgeon, Chapais et Béland.Sans discuter le sérieux de la if nerveux, il fau tsavoir”, et d'un geste familier aux artilleurs, il ou vrit une des dépêches, faisant vivement un bond en arrière de crainte d’être atteint par une explosion.4 distance, il lut complètement ahuri : “ Retiens voire clientèle pour sandales.Prix de faveur, bonne durée garantie.(Signé) Ames, fabricant de bottes.” On lui eût annoncé qu’une vérification du scrutin dans Westmount lui donnait la victoire, qu’il n’eùl pas été plus surpris.“ Des scandales : je connais le mot, mais des sandales, qn’pst-ce que cela veut dire ?” dit-il.De plus en plus intrigué, il se mit avec une hâte fébrile à ouvrir d’autres et encore d’autres messages, sans parvenir à comprendre.Une deuxième dépêche disait : “ Mettons tout notre stock de bure de côté à votre disposition.Rabais important ; coupe garantie.(Signée) High Life Tailors, Toronto.” Un troisième ignorant évidemment la calvitie du chaland recherché, écrivait : “ Sollicite insigne faveur de vous faire tes cheveux.(Signé) Labarbe, lonsorial artist ”.Un autre, un viol ami celui-là, télégraphiait de St-Jean, P.Q.: —“ Hélas ! frère, il faut mourir.” (Signé) Jos.Rainville ” ; un autre message était encore plus troublant : “ Avons spécialement enregistré pour vous disque “ chants de Matines".(Signé) VkArota, Montréal." .et ainsi tout le long de centaines et de.centaines de laconiques épttres.La dernière éclaira enfin notre homme : elle venait sûrement d’un facétieux anonyme et était ainsi conçue : “ Applaudissons à décision du “ diable!* encore jeune se faisant ermite r.La confusion de font ce monde,nous dit {’histoire, venait de la publication d’une nouvelle reproduite dans tons les journaux du matin : “ Le vieux monastère dos trappistes à Tracadie, N.-Ev vient d’être vendu à un groupe de quatre, rompre prochain emprunt.Un communiqué ments, relatifs à la conduite des du ministre des Finances donne chefs bolclieviki, documents récem-aujourd hui un aperçu de ce que | ment publiés à New-York et ail-sera la campagne, c’est-à-dire assez ; leurs.Après avoir cité longuement à la Question des traitements, au’on nouvelle, ni l’à propos de l’envoi oubliant MM.A.B.j John A.S.semblable à celle de l’année dernière.Les banques et les bureaux de courtage seront encore appelés à (aire le gros de la besogne, tandis que l’on emploiera aussi l’armée des solliciteurs maintenant familiarises avec la besogne et le territoire qui leur est assigné.Ces bureaux ont déjà commencé leur travail préliminaire et ont reçu ordre de ne lancer aucun autre emprunt d’ici le milieu de décembre environ afin de consacrer tout leur temps et leur effort à la préparation de la grande entreprise nationale.Le tam tam va résonner encore une fois de plus dans toute la vie cana-(lienne, piiblicjue et privée.Il est à espérer que les facilités de souscription permettront à tout le monde de prendre part à l’emprunt ; en d’autres termes, qu’il ne soit pas nécessaire de débourser la somme lout d’un coup, mais qu’on puisse s’engager à verser tant par semaine ou par mois, ainsi que l’on fait aux Etats-Unis.Beaucoup de personnes peuvent dire, là-bas, assure un article de revue, que sans l’emprunt, clics ne seraient pas aujourd’hui en possession de cent, deux cents, trois cents dollars ou plus, qu’elles ont ainsi versés petit à petit dans l'espace d’une année.C’est en facilitant ainsi l’épargne (tue l’on enrichit peuples et individus.et Dieu sait si les Canadiens auront besoin de faire des économies d’ici quelques années.DELEGATION CHEZ M.BALLAN-TYNE M.Ballantyne a reçu, ces jours-ci, une délégation des eonstruc-teurs de navires de la Colombie Anglaise, venus pour demander des prix plus élevés que ceux qui ont cours dans l’est du Canada, sous prétexte que la main-d’oenvre et la vie son! plus chères là-bas el dans toutes les provinces de l’Ouest en général.Le ministre de In Marine a réservé sa décision, tout en exprimant l’opinion que les prix canadiens sont tout aussi avantageux que ceux ayant cours aux Etats-Unis, à Seattle, par exemple, Je Post, qui signale des faits maté riels militant contre l’authenticité de quelques unes de ces pièces, nous ajoutions: “Le fait est que de pareilles étrangetés jettent un jour douteux sur l’authencité des révélations de ces jours-ci”.Un point, c’était tout.11 n’en a pas fallu plus pour faire trépigner de rage l’Evénement, cette feuille ultra-loyaliste.Parce que nous signalions le caractère suspect, selon îe Post, de certaines pièces versées au dossier des Bolcheviki, cela suffit à nous classer au rang des ennemis.Que dire alors du Post lui-même?Que dire d’une autre publication américaine ardemment pro-alliée, la New Republie, écrivant dans sa livraison du 21 sentembre.à propos de ces mêmes documents : “Il n’y a nul pays au monde où l’art de truquer et de contrefaire les documents publics ait atteint un aussi haut degré de perfection qu'en Russie.Le faux était un instrument essentiel du métier de révolutionnaire.Il était également indispensable à la police secrète, dans ses relations avec les conspirateurs politiques trop habiles pour elle.On s’en est largement servi dans la caste gouvernementale elle-même pour pousser les ihlérêts d’une clique au détriment d’une autre.Conséquem ment, lorsqu’une masse de “preuves” documentaires nous arrive de Russie, même si elles sont dommageables à un.groupe que nous voudrions voir ruiné, les observateurs prudents doivent mettre un frein A l'enthousiasme de leur conviction.Certes, le comité de l’information publique apostille de toute bonne foi les documents prétendant démasquer les Bolchevik!.Mais, si nous nous rappelons bien, le même comité a également apostillé des rapports plutôt prématurés de nos progrès dans la construction des aéroplanes.Pour notre part, nous ajournons notre jugement définitif, au sujet de ces documents, jusqu’à ce qu’ils aient été tous publiés et que nous ayons eu l’occasion de vérifier ce qu’ils sont.A première vue, il y en a qui paraissent probables; d’autres paraissent en vé- On nous enseigne assce souvent des théories plutôt abracadabrantes sur l’amour que nous devons avoir pour les autres nations, au point, parait-il, de mettre en péril pour elles notre existence.Sait-on ce que Theodore Roosevelt, l’ancien président des Etats-Unis, pense de pareilles doctrines ?11 le disait assez nettement, il y a (piel-ques jours, au lendemain ou presque de la mort d'un de ses fils sur le front français.“Le nationalisme correspond à l'amour d’un homme pour sa femme et ses enfants.L’internationalisme correspond au sentiment qu’il entretient généralement pour ses voisins.Substituer l’internationalisme au nationalisme, c’est abolir le patriotisme, c’est aussi vicieux, aussi profondément démoralisant que de substituer un dévouement équivoque à tout le .monde à rattachement fidèle envers sa propre famille.Cela mène à Talrophie d'une moralité robuste.L’homme qui aime les autres pays autant que le sien est au niveau Ü -l’homme qui aime les autres femmes autant que la sienne.L’un est méprisable que l’autre”.Le pain mélangé Il y a près d’un mois que lé Devoir a signalé que nous aurions bientôt le pain de farine mélangée à 20 pour cent de substituts du blé.L’état de la récolte canadienne, les besoins de l’Europe, 'l’incertitude quant à la durée de la guerre, la mise en commun de nos ressources matérielles, tout cela rendait inévitable la décision annoncée il y a quelques heures ^ar les dépêches.Il reste à souhaiter (jue nos boulangers du moins ceux qui en sont de véritables, non pas des fabricants de briques alimentaires,— continuent de nous rendre le plus comestible possible lo pain qu’ils nous serviront.Us ont, — ceux du moins qui connaissent leur métier, — assez bien réussi jusqu’ici, à Montréal, surtout chez les Canadiens-français.Les grèves anglaises De trente à quarante mille employés de chemins de far sont en greve, en Angleterre; des câblogrammes reçus ce matin signalent par ailleurs que tous les chantiers de construction navale de la Clyde, en Ecosse, chôment, per suite du mécontentement de milliers d’artisans en navires.Ces difficultés ouvrières diminuent de 50,0011 à 60,000 tonnes par jour la production houil-here du Royaume-Uni, déjà en déficit par suite de l’envoi à l’armée de 75,000 mineurs experts, en mars et avril derniers; elles auront aussi (les conséquences désastreuses sur les lancements de cales marchandes, dont l’Angleterre a grand besoin.Les appels au patriotisme ont eu peu d’emprise sur les grévistes qui ne sont pas retournés an travail et il est manifeste que l’Etat devra user de la manière forte pour empêcher de plus grands embarras dans le monde ouvrier.S’il surgit de pareilles difficultés, de nature à compromettre l’effort anglais et allié, à pareille heure, et au cours d’une guerre comme celle-ci, alors que des centaines de mille hommes exposent leur-vie sur les champs de bataille, par patriotisme et pour une solde tout à fait négligeable, cela ne doit-il pas inquiéter ceux qui pensent à Taprès-guerre et aux problèmes que cela posera?G.P.FIGURINES La vente de ce premier volume de vers de M.Edouard Chauvin va très bien en librairie.On peut se procurer cet ouvrage, imprimé sur papier de luxe, et dont la critique a déjà dit du bien, au prix de 60 sous I’unite, 65 sous par la poste, aux bureaux du Devoir et dans les principales librairies françaises de la ville et de la province.Remise spéciale aux libraires, pour les commandes à la douzaine.LA LETTREJtE FADETTE La lettre de Fadctte et la matière qui l’accompagne habituellemeiAl sont forcément remises à samedi.^ LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 26 SEPTEMBRE 1918 VOL.IX.— No 227 LET—s «U “bti/OIR" LA COLONISATION DU MANITOBA LA RIVIERE ROUGE Le Manitoba est, comme tout le monde le sait, la porte de l’Ouest.C’est cette province qu’il faut traverser pour se rendre dans la Saskatchewan ou dans l’Alberta.De tous les endroits colonisables, le Manitoba, et en particulier la Rivière Rouge, est celui qui offre au futur colon le plus de garanties et le plus de chances de succès.La vallée de la Rivière Ronge, habitée surtout par les Canadiens français, est vraiment merveilleuse.Elle est propre à toutes sortes de cultures et à l’industrie laitière.Dans les nombreuses demandes d’information qui me sont chaque jour adressées par les gens de l’Est, se trouve invariablement celle question : “Avez-vous de la bonne terre là-bas?" Je répondrai à cette légitime enquête de trois manières: lo.Le sol de lu vallée de.la Rivière Rouge est de l’alluvion noir ayant une couche véyctablc de deux pieds, et plus à certains endroits.Le reste du Manitoba consiste en une épaisse couche de riche terroir dont la fertililé est inépuisable; il est essentiellement propre à l’agriculture.Il y a 25 millions d’acres de la meilleure terre arable qui attend la charrue.2o Vn correspondant du Times, de Londres, écrivait, il y a quelques années : “Je déclare n’avoir jamais vu, dans le Nouveau ou l’Ancien inonde, un pays où le sol soit plus fertile et le climat plus salubre qu’au Manitoba et dans la vallée de la Rivière Rouge.Il n’y a aucun doute, selon moi, qu’un homme industrieux et énergique, muni d’une bâche et de grain de semence, peut s’établir, dans la prairie et avoir une excellente ferme.’’ 5o.Le résultat des récoltes de celte année, bien qu’il ne soit pas extraordinaire, parle plus éloquemment encore que ce que j’ai dit précédemment, en faveur de la fertilité du sol.La moyenne du rendement en blé sur la Rivière Rouge varie généralement entre 35 et 40 minois il l’acre.Ainsi des cultivateurs réaliseront, le.transport payé, $35.00 par acre.L’avoine a donné, dans certains endroits, 70 minois à l’acre.Concluons après cela que la richesse de notre sol est inépuisable, surtout si l’on considère que la plupart de ces terrains sont en culture depuis 30, 35 ans et n’ont jamais reçu d’engrais.Dans de telles conditions, le colon pourra évidemment en quelques années, tout au plus, payer sa terre.Les chemins de fer et de.belles routes sillonnent en tous sens cette vallée on le terrain est uni, sans déclivité, sans roche, et sur lequel il y a de l’eau en abondance.\ U n’est pas non plus question de sérjieresse, de gelées, ni de grêle.Si le colon le désire, il pourra facilement se placer à proximité d’une école française ou d’un couvent.Le prix des terrains en friche, sans améliorations, est, en moyenne, de.$10.00 à $35.00 l’acre, selon le lieu et l’adaptation à la culture.Le prix des terrains en culture varie de $20.00 à 860.00 en proportion de la valeur des bâtisses et de.l’étendue de terrain cassé et cultivé.Des propriétés pour lesquelles, dans la province de Québec, on paierait $20,000.00 et plus, peuvent ici s’obtenir pour $6,000.00 et avec des conditions de paiement très faciles.j Pour obtenir de bons résultats, il n’est pas nécessaire de consacrer plusieurs années au défrichement et à la préparation du sol.La plaine vierge et les endroits couverts de broussailles et même d’arbres, dans lesquels on ne rencontre aucune roche, ne demandent qu’à être bouleversés par la charrue ou un engin pour donner l’année suivante une splendide récolte.Le coût du cassage de la prairie est en moyenne de $4.00 par acre; dans les endroits touffus, il faudra payer $12.00.Les engins que l’on loue pour cet ouvrage, peuvent casser jusqu’à 800 arpents de terrain en un mois.“Où et comment établir tous ses grands garçons?" Nombreux sont les pères de familles que préoccupe cette question angoissante.Si vous restez chez vous, vous serez probablement obligés de sacrifier l’avenir de presque tous vos garçons et peut-être de commettre ainsi des injustices à leur égard.Le bien paternel est trop petit, impossible de le diviser entre tous.Il faudra donc que quelques-uns quittent le toit paternel pour la ville, les Etats, l’usine, le chantier, pour où sais-je encore.En venant au Manitoba, votre embarras sera vite résolu.Dans quelques années, vos fils salisfaits seront tous établis autour de vous sur de vastes terres et personne n’aura été sacrifié injustement.Vivre au Manitoba n’est pas un grand sacrifice.Ici, on n’est pas en ferre d’exil.Au contraire, aller aux Etats-Unis, c’est s’expatrier.Tout le Canada est notre patrie, par conséquent, le Manitoba est une partie de nous-mêmes.Ses richesses appartiennent aux Canadiens français par droit d’héritage national.D’ailleurs, ici, au Manitoba, et en particulier sur les rives de la Rivière Rouge, notre vie et notre organisation ressemblent en tous points à la vie et à l’organisation des bords du Saint-Laurent.Prétexter l’ennui serait se donner un, diplôme de paresseux, et par- LE SOIN DE LA VOLAILLE! LE SERVICE DE L’AVICULTURE DU QUEBEC INDIQUE AUX INTERESSES QUELQUES MOYENS D’ENRAYER LES MALADIES QUI DECIMENT UN PEU PARTOUT POULES ET POULETS.CHRONIQUE AGRICOLE A PROPOS DE GELÉE ET DE PLUIES RECOUVREMENTS L*lMez-nous nom charger, moyennant eommlaalon, de torn Ton recouvrementa, quel quo aolt le lieu où demeurent toi débitoura.Une coniultation eat aolllcltée.Mardi Trust Co.ItH, rue Bt-Jacquea Montreal Admlnlatruteura.Exécuteura, Fldéleommlaaairea.»4 ant aana part* à aucun de au* client*.Le Service de l’Aviculture de la province de Québec nous communique ce qui suit: Québec, 26.— Un nous signale depuis quelques jours des symptômes de maladies qui sont en train de décimer, çà et Jà, les troupeaux de poules et de poulets.Enquêtes, examens et analyses complétés sur divers points de la province, nous constatons qu’il s'agit de deux maladies bien distinctes, mais qui toutes deux se manifestent particulièrement et se propagent facilement par une température pluvieuse prolongée, et sur les sois humides et compacts.LA COCCIDIOSE La première surtout, est redoutable parce que moins connue.Elle s’attaque surtout aux troupeaux parqués sur des sols humides et compacts; une température pluvieuse prolongée permet à la maladie de faire des progrès encore plus rapides.La coccidiose s’attaque de préférence aux poulets âgés d’un mois et plus.Mais le germe (coc-cidiosis) leur en est généralement transmis par les oiseaux adultes qui jouissent de la faculté de porter en eux ce germe sans que l’on puisse en soupçonner l’existence, faute de symptômes apparents.Nous parlons ici des adultes.Chez les poulets les symptômes sont très visi blés — abattement, langueur, perte de l’appétit, indigestion, fientes anormales, dépérissement, suivis de la mort quelques1 jours après manifestation de ces symptômes.Dès qu’un poulet est affecté de cette maladie.le bacille peut se transmettre facilement à tout le troupeau.Les déjections, les abreuvoirs et le sol lui-même, surtout s’il est humide, servent alors de médium de transmission.Le sol est facilement contaminé par les déjections et le coccidiosis se propage rapidement en sol humide.Remèdes.— Désinfecter souvent et énergiquement les augets, les abreuvoirs, stériliser quotidiennement les ustensiles servant à l'alimentation en les traitant à l’eau bouillante ou à la vapeur “bouillan te”; mettre 15 à 20 grains de ca-théen dans chaque gallon d’eau destinée à abreuver le troupeau.Pour désinfecter, o» peut employer de l'eau additionnée de 2 Ibs 1-2 de chaux vive plus une roquille de formaline, d’acide phénique ou d’un désinfectant quelconque que le commerce offre sous différents noms, phénol, zenoleum., etc.Tout le bâtiment occupé par la volaille devrait être aspergé de ce liquide.Couvrir le parquet d’une légère couche du mélange suivant-9 parties de sable fin sec et 1 partie de chaux éteinte, enlever celle couche tous les jours et la renouveler, pour quelque temps.Les cours devraient être bêchees une fois la semaine.Toutefois si le troupeau a accès au pâturage, à une couche de verdure, on peut se dispenser de bêcher ou de labourer plus d’une fois.Les déjections doivent être enlevées du poulailler et traitées aux désinfectants indiqués.Isoler immédiatement tous les sujets atteints.Brûler les sujets morts.CHOLERA AVIAIRE L’autre maladie est le choléra aviaire.Cette maladie provient de matières en putréfaction qui s’introduisent avec la nourriture dans le tube digestif de la volaille où elles en déterminent l’éclosion.Symptômes: — Le malade est abattu, triste, nonchalant et insensible à tout ce qui se passe autour de lui, s’isole.Au moindre bruit il enlr’ouvre l’oeil et le referme aussitôt.Le plumage est hérissé et terne; les ailes sont écartées et tombantes; le cou est renfermé dans les épaules; la crête est d’un violet noirâtre.Une diarrhée blanche précède l’attaque.On doit isoler immédiatement les sujets atteints de ce fléau, désinfecter à fond le poulailler, et n’y laisser rentrer les poules que quinze jours après.Préventifs: — Boisson composée de 3 onces de sulfate de fer par gallon d’eau.Nourriture abondante, fortifiante.Suppression de la ver dure et des légumes.Une pâte épaisse, sèche, saupoudrée de la composition suivante, à raison d’une pincée par volaille, est aussi recommandée: Poudre de quinquina, 30 gram mes; poudre de gentiane jaune, 30 grammes; poudre de gingembre, 40 grammes.A la rigueur, il est préférable de faire avaler à chacun des sujets du troupeau une pilule faite de cette composition.Rappelons-nous qu’une fois le microbe du choléra introduit dans le sang de ia poule, la mort n’est qu’une affaire de quelques jours.Ce au’il v a de mieux et de plus prudent à faire est par conséquent de couper le eou aux suiels atteints, si les secours de l’art font défaut, et de les enterrer profondément, ou plutôt de les brûler.1er comme des enfants.Le travail assidu, Tamour de sa famille, la fortune qui sourit doivent, chez des gens un tant soit peu sérieux, dominer tonies ces considérations puériles.Le temps de la guerre est le plus favorable à l’établissement an Manitoba.Cette crise finie, il y aura probablement affluence d’étrangers et surtout d’Américains (nous en voyons déjà les avant-gardes).En tout cas, le prix du terrain augmentera considérablement.C’est donc maintenant au’il faut, sans tarder, venir choisir l’endroit qui nous conviendra le mieux.Pour réussir ici, il n’est pas nécessaire d’être favorisé d’une grande fortune.Il suffit d’être bien doué physiquement et moralement.Ajoutez à cela un petit capital, de l’économie, l’amour du travail, et ce sera la course vers le succès.Jos.'P.GAGNON, curé, Saint-Adolphe, Man.La gelée du 11 septembre qui a sévi plus ou moins fortement, suivant les régions de la province, a causé des torts considérables à certaines récoltes.Ainsi, le maïs à ensilage, dans plusieurs zones, a été tout à fait arreté dans sa croissance et la qualité du fourrage en a souffert énormément; gelées aussi, les fèves, dont on espérait un rendement unique dans notre histoire agricole, et, en bien des endroits, pour beaucoup de cultivateurs, c’est moins que des demi-recoltes que l’on retirera des peines et des sueurs de toute une saison.Les pluies qui nous sont tombées sur le dos depuis une dizaine de jours ne vont pas améliorer la situation.Si l’on prend l’ensemble de la province, on peut dire qu’â peine la moitié de la moisson était engrangée lorsque ces averses quasi-quotidiennes ont commencé ; ce serait donc la moitié de la récolte des céréales, légumineuses, pommes de terre, etc., qui serait fortement endommagée, même en danger de pourrir sur le champ.Il ne faut pas murmurer contre la Providence ; mieux vaut accepter ces épreuves avec philosophie ou plutôt avec une chrétienne résignation, et ensuite ?.ensuite., sauver ce que l’on pourra de la récolte 1918 et préparer la récolte 1919.Gardons-nous du découragement : les saisons, les années comme les jours, se suivent mais ne se ressemblent pas! N’allons pas dire comme ce cultivateur que je rencontrais l’autre jour : “Moi, c’est fini, je ne sème plus de fèves î Deux années sur trois, il n’y a pas moyen d’en récolter ; si ce n’est pas la pluie qui les fait périr au printemps, c’est la gelée qui nous les gâte à l’automne!” Il y a du vrai dans cette double récrimination ; mais il doit y avoir quelque moyen de s’éviter l’occasion de la faire.Certes, dans la plus grande partie du Québec agricole, la saison de végétation est bien courte et l’on n’a pas encore découvert le moyen de hâter la fonte des neiges au printemps et de retarder les gelées hâtives de l’automne ! Mais, se met-on en mesure de tirer profit pour la récolte de tout le temps où la terre est découverte?.En d’autres termes, fait-on tout ce que l’on peut pour allonger la saison de végétation?.Sème-t-on assez lôt au printemps?.A ces questions, je me permettrai de répondre négativement.Sans doute, on ne “lambine” pas, on ne “paresse” pas chez nos “habitants” contrairement à ce qu’en pense un honorable juge de la Cour supérieure ; on met les semences en terre aussitôt que celle-ci est en état de les faire germer promptement.S'il arrive souvent, surtout depuis quelques années que les semailles sont retardées meme jusqu’au commencement de juin, c est à cause de la température froide et des pluies fréquentes dont nous sommes gratifiés ces derniers printemps.Mais, il ne faut pas s’en prendre à ces seules causes pour expliquer le fiasco partiel des récoltes 1918 et 1919 ; il faut aussi et surtout s’en prendre à nous-mêmes: nous semons trop tard, pour la plupart d’entre nous cultivateurs, et, c’est un peu de notre faute.Nous “égouttons nos terres trop superficiellement”, voilà pourquoi leur mise à point, pour la réception de la semence, au printemps, se fait attendre si longtemps.Sans doute, après une semaine ou deux de pluies quotidiennes, même avec le meilleur système d’assainissement du inonde, il ne faut pas songer à enfouir immédiatement la semence, surtout dans un sol argikux ; il.faut attendre que la terre se ressuie, que l’air et la chaleur y circulent de nouveau.Ce sont ces périodes d’attente, après les fortes pluies d’avril et de mai, qui, ordinairement, sont trop longues.Nos réseaux de rigoles trop espacées, de fossés et de “décharges” peu profonds, mal entretenus, bordés de broussailles, à moitié remplis de débris de mauvaises herbes, “ prennent leur temps ” pour nous débarrasser des eaux superflues et souvent n’y suffisent pas.Les première, deuxième, troisième, quatrième semaines de mai, semaines si précieuses pour une végétation active, se passent et l’on voit encore de longues taches noires d’humidité dans les raies de curage et quelquefois même sur le milieu des planches.Prenons le printemps dernier pour exemple : si, avec des fossés plus profonds et mieux entretenus — j’insiste particulièrement là-dessus — des “décharges”, aussi, plus profondes, des rigoles moins espacées, l’on avait réussi à faire ressuyer la terre une semaine plus tôt, l’on aurait pu aussi faire les semailles une semaine plus tôt.Résultats nets : le temps de la moisson eût été avancé d’au moins une dizaine de jours et la plus grande partie de la récolte engrangée avant les pluies désastreuses qui ne nous donnent pas de répit depuis une couple de semaines ; les fèves auraient moins souffert de la gelée du 11 septembre, parce qu’étant plus mûres, même chose pour le maïs à ensilage et le sarrasin.Assainissement trop superficiel: voilà, suivant mon hupible opinion, le défaut le plus commun de notre système général d’exploitation agricole ; ce défaut nous cause cette année des pertes que l’on peut évaluer à plusieurs millions.Il nous en a causé par le passé et il nous en causera encore dans l’avenir, si nous ne nous décidons une bonne fois à y mettre ordre.Si les circonstjènegs le permettent, ce point sera traité plus à fond dans une prochaine chronique.Charles-A.FONTAINE, B.A., B.S.A., Professeur à l’Institut d'Oka.IL VEUT DORMIR AVEC SON PEUPLE Saint-Paul, Minn., 26.— Mgr John Ireland qui vient de mourir, sera enterre mercredi prochain dans le cimetière du Calvaire, selon son désir et M.l’abbé Thomas Walsh, secrétaire particulier du prélat, a déclaré qu’en conséquence la dépouille mortelle ne sera point déposée dans la crypte de la cathédrale.Laissez-moi reposer avec mon peuple, là-bas, sous le gazon vert du Calvaire , lui a dit le prélat mou rant.Les préparatifs des funérailles ne>seront complétés définitivement qu au moment où l’on recevra des nouvelles d’un certain nombre de prélats qui sont encore dans Test ou ils ont pris part aux obsèques dû cardinal Farley.AU BOARD OF TRADE Le secrétaire du “Board of Trade” a reçu avis du "War Trade Board” d’Ottawa que des instructions avaient été envoyées au commissaire des Douanes, lui demandant d'é-mettre un permis général d'importation sur l’expédition des marchandises suivantes venant de l’Angleterre seulement: La toile, le coton et les articles de meme genre, les fourrures et autres produits semblables, le verre et ses composés, les objets en verre ou en fibres de coton ou en fibres végétales, le chanvre de l’Inde, les habits imperméables et le linoleum pour les parquets, la laine ainsi que les autres produits du même genre.Ces articles sont sur la liste des importations restreintes, et il fallait jusqu'ici un permis individuel pour chaque expédition.VENTE D’UN MONASTÈRE Halifax, 26.—- L’ancien menas tère des trappistes à Tracadie, N.E., a été vendu à quatre personnes, à M.A.Sévigny, ancien membre du cabinet Borden; et à MM.A.Berge vin, John A.Sullivan, avocat, et J.Legarie, agent d’immeubles.La propriété consiste en 700 acres de terre et des bâtisses.L’on croit que cette transaction a été faite pour le compte du gouvernement fédéral qui s’en servira comme d’un hôpital pour soigner les soldats blesses et aussi comme d’une caserne après la guerre.LES MILITAIRES EXEMPTS D'IMPÔT Washington, 26.—En vertu d’un amendement que le comité des finances du Sénat vient de faire au projet de ioi sur le revenu, tous les militaires qui sont en service actif, soit sur terre soit sur mer, seront exempts de la taxe sur le revenu, pourvu que leur salaire ne soit pas supérieur à $3,500 par année.OTTAWA DEVIENT UN CENTRE Ottawa, 26.— A partir du 1er octobre prochain, Ottawa deviendra le centre d’un nouveau réseau de la Cie Bell : ce dernier comprendra tout l’Ontario oriental, y compris la vallée de l’Ottawa, jusqu’à Trenton.M.J.E.MacPherson, gérant local de la compagnie, deviendra surintendant général du nouveau district ; il aura pour successeur M.W.J.Cairns, surintendant du district actuel.TORONTO EST COUPABLE Toronto, 25.— Les autorités municipales de Toronto ont été trouvées coupables, hier, en Cour de police, de ne pas avoir laissé en place les échelles de sauvetage de 1 hotel de ville.L’amende dans ce cas varie de $50 à $500; elle a dû ctre fixée hier par le magistrat Kingsford.Le temps qu’il fait ailleurs.LE PAPIER À PRIX FIXE LE COMMISSAIRE PRINGLE ÉTABLIT, POUR TOUTES LES FABRIQUES, LE TAUX DE $69 LA TONNE AU LIEU DE $67.— LES FABRICANTS EN APPELLERONT, DIT Me MONTGOMERY.Ottawa, 26.— M.Robert A.Pringle, C.R., contrôleur du papier, à Tissue de l’enquête, a fixé les nouveaux prix du papu r à journal.Le prix pour toutes les fabriques est de $69 la tonne au lieu de $57, exception faite pour le Fort Frances mille à qui Tou a permis la vente à $74.Ce chiffre est cependant sujet à certaines déductions.L’ordre du contrôleur est pour soixante jours, soit jusqu’au 1er décembre, mais il sera, de fait, rétroactif jusqu’au 1er juillet.Le prix déterminé n’est pas celui que demandaient les manufacturiers, et M.G.H.Montgomery, C.R., avocat des fabricants, a avoué au contrôleur que ceux-ci en appelleraient probablement de cette décision.Voici les prix : Rouleau de papier à journal en lots de wagon, $3.45 le cent livres.Rouleau de papier, moins qu’au wagon, $3.52 le cent livres.Feuilles de papier à journaux en lots de wagons $3.80 le cent livres.Feuilles en lots moins d’un wagon $3.92 le cent livres.On tente de faire enlever les droits sur le sulfite employé par la compagnie de Fort Frances et de réduire le prix de transport chargé sur le bois en grume.Selon le contrôleur de papier, une diminution de quatre dollars sur ces deux items permettrait aux journaux de l’ouest d’ache ter leur papier aux mêmes taux que ceux de Test.Dans son jugement il a aussi fixé la commission qui sera payée aux marchands de papier.Leur bénéfice sera de 0.15 par cent livres en lots de wagon, de quarante sous pour moins d’un wagon et de soixante sous pour moins d’une tonne.A la fin, M.Pringle annonça que les éditeurs de journaux pourraient de nouveau se faire entendre s’ils le désiraient.Me Montgomery déclara que tout ce que le commissionnaire devait considérer était le prix de la fabrication, le capital placé et les risques.Il n’est pas étonnant que les éditeurs réclament d’autres vérifications.Six mois d’enquête, cependant, nous ont conduits aux mêmes résultats que les enquêteurs américains.Aux Etats-Unis, dit l’avocat, les éditeurs ont demandé que le papier fût vendu au prix le plus bas offert par un manufacturier.M.Pringle cita l’opinion de M.Hoover, disant que les prix du papier devaient être assez élevés pour permettre aux manufacturiers de maintenir leurs fabriques.C’est le principe sur lequel il faut baser nos prix.M.Montgomery déclara que Ton avait commis une faute initiale en fixant le prix du charbon sur le pourcentage de la production.Cela a eu pour effet que les mines ont été désertées.Le gouvernement établissant un prix pour la farine a permis aux petits marchands de réaliser de plus gros profits qu’aupa-ravant.Ainsi il faudrait rendre uniforme le prix du papier.Il expliqua ensuite les diverses manières d’évaluer le capital placé.Plus d’un expert opine que le taux doit en être de 20 p.c.En supposant qu’il faille un capital placé de $35,000 pour la production d’une tonne de papier, et que le taux n’en doit être que de 15 p.c.il affirma que la majoration du prix devrait être de $17.50 par tonne.La réduction des intérêts, telle qu’elle apparaît dans les rapports du commissaire, est dans la gradation suivante: John R.Booth & Co.$81.20 Spanish River.78.49 Abitibi Power and Paper.75.63 Rice et frère.73.81 Belgo-Canadian.72.16 Donnaconna.71.22 Laurentide.70.48 M.Victor E.Mitchell, C.R., commença son plaidoyer, exposa la circulation de divers journaux pour réfuter la prétention des éditeurs qui disent que la hausse du prix du papier sera leur ruine.Il opina que $80 la tonne serait un prix raisonnable et que le contrôleur ne pouvait certainement pas aller plus bas que $75 s’il ne voulait pas être critiqué par les manufacturiers.“Je ne veux pas que vous me disiez que mon jugement sera critiqué, et je ne m’occupe pas des critiques, qu’elles viennent des manufacturiers, des éditeurs de journaux ou de qui que ce soit,” dit M.Pringle.Plus tard, M.Mitchell retira le mot “critiquer”.Au sujet du coût de production qui augmente, M.Mitchell déclara que les salaires de la main-d’œuvre étaient augmentés et qu'ils ne reviendraient jamais comme avant la guerre.L’avocat fit remarquer qu’il fallait déterminer le prix d’après la preuve faite à l’enquête seulement.M.G.F.Henderson, C.R., allégua que la compagnie John R.Booth vendait du papier au prix de revient de $63 la tonne.Incidemment M.Pringle avait mentionné dans une réponse le prix uniforme de $62.M.John F.Orde C.R., représentant les intérêts de la firme E.-B.Eddy, déclara qu’il lui semblait impossible que le prix nouveau soit inférieur à $75.Me Phillips, avocat de la manufacture de Fort Frances, insista sur la hausse des taux de transport.Il suggéra $80 la tonne.M.H.H.Stewart, C.R., procureur de la commission, affirma que l’argument de la circulation des journaux ne pouvait rien, attendu qu’elle est incontrôlable.Il admit que les manufacturiers devaient vivre de leur industrie.Il ne fut pas de Tavis des manufacturiers quant au capital requis par la fabrication d’une tonne de papier.Il le fixe à $30,600 au plus.M.H.J.Thomas a même admis que la firme Booth a touché $12.50 de profit sur une tonne qui lui revenait à $28, avant la guerre.M.Pringle déclara qu’il ne savait pas pourquoi il réserverait son jugement.Il annonça les prix mentionnés plus haut.Me Montgomery laissa alors entendre que les manufacturiers en appelleraient probablement de cette décision.Où acheter demain (Enregistré conformément & la lo! du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongchamps, au ministère do l’Agriculture.) c® COMBIEN ME FAUT-IL DEPENSER PAR AN —pour m’habiller ?Voilà la question qu’il faut se poser dans ess jours d’économie intense.Ce n’est pas le prix d’un complet qui importe, mais combien de complets vous devez acheter durant l’année.Les vêtements de Case sont faits de tissus de haute qualité et confectionnés de façon à conserver leur apparence élégante.Ils dureront beaucoup plus longtemps que les vêtements ordinaires et vous occasionneront ainsi une véritable économie.Prix de $25 à $60.Et chez Case on parle français.507 rue Sainte-Catherine ouest XMcr-JiA.LE SANG, C’EST LA VIE.'Hlsto-Fer Garnier EST UN PUISSANT REGENERATEUR DU SANG D’une grande valeur thérapeutique dans tous les cas d’anémie, neuraathénie, tuberculose et de toutes les affections pulmonaires.prix $1 25 En vente partout et aux PHARMACIES MODELES DE GOYER agents spéciaux 180, STE-CATHERINE EST Montréal* et 217, STE-CATHERINE, Maisonneuve.=SCOTT- La bague de fiançailles Sans doute, vous la voulez belle, artistique, pour celle qui doit devenir la compagne de votre vie.Nous vous invitons 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et du nord ; averses.Provinces maritimes : vents modérés, beau et frais.Lac Supérieur : vents frais du nord et du nord-ouest ; beau et frais., Provinces de l’ouest : beau et modérément chaud.RELEVE DU THERMOMETRE.Max.Min Victoria .66 50 Kamloops 46 Calgary 38 Edmonton .56 42 Prince Albert .70 50 Winnipeg .68 34 White River .42 42 Sault Ste-Marie.40 54 Toronto 42 Kingston 50 Ottawa 46 Montréal 46 Québec .58 46 St-.îean, N.-B.,.58 40 Halifax 36, BEASOLEIL.— A Vankleek Hill, le 21 septembre 1!118, à l’âge de 87 an» et 20 jours, est décédé F.X.Beausoleil époux de H.Lafrance, autrefois de Chambly.Les funérailles auront lieu à Vankleek Hill.Le convoi funèbre partira de la demeure de son fils, le Rev.A.Beausoleil, curé, pour se rendre à l’église paroissiale, où le service sera célébré, et de iâ an cimetière rie Chambly, lieu de la sépulture.Fa- i rents et ami» sont priés d'y assister sans j autre invitation.BERNARD.— A la maison-mère des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie Hi>-cheiaga, ie 2.1 courant, à l’âge de 2ft ans et (1 mois, est décédée soeur Jean du Crucifix, née Annette Bernard fille de feu L., A.Bernard, pharmacien.1.0 service sera j chanté samedi, à 8 heures, dans la chapelle du couvent d’Hochelaga, et la sépulture aura lieu à Longucuif, dans le terrain des religieuses.Parents et amis sont : priés d’y assister.MARCHILDON.— A Batiscan Qué., le 25 septembre 1918, â l’âge de 76 ans, 1 mois et 8 Jours, est décédé Joseph Hubert Mar-rhllrion, agent de la Canada SS.Une.l.es funérailles auront lieu samedi, le 28 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure à 8 heure» 80, pour ac rendre à l’église paroissiale de llatlsean, où le ser- j vice sera célébré, et de là au cimetière, | lieu de la sépulture.Parents et amis sont j priés d’y assister sans autre invitation.JEUDI, VENDREDI DEUX GRANDES ARTISTES — PROGRAMME DOUBLE ETHEL CLAYTON ; ALICE JOYCE (ifliis i flans LA SORCIERE J.E PLUS HAUT ENCHERISSEUR »'s,olrp alsacienne _____| En 6 parties Samedi, dimaneha — Clara Kimball Young dan» “Le Pourquoi” 8o.urrL«2ctI.r>deUPari,mCrVelllCUX qUi Vlenne^, de la‘maison Le.* ^ Perùmu & ©'â>{jpa Verrières d'art Pour églises et résidences La seule maison irlando-fran-çaise catholique au Canada Verrières des écoles de Munich française et anglaise Aussi tous verres blancs et de couleur DECES A MONTREAL BARBETTE, Marie-Ange, 20 ans, fille d’Albert Barrette, mineur, 11 Baby.COTE, Alexandre, 70 ans, cordonnier, 037 Bréoosui.DESCHENES, barie Louise St-Jean, 4ft ans, épouse de Guillaume Deschénes, Journalier, HO Savoir.DÊSCOTEAUX, Roland, 3 mois, enfant d’Arthur Descoteaux, journalier, (*>21 Uifon-taine.GAGNE, Germaine, 2 mois, enfant de Joseph Gagné, peintre, 15 Tourvillc.HEBERT, Henri, 5 mois, enfant de J.B.fié- ' bert.mécanicien, 28 Ste-Klisabeth.JURA.lLHlA, Zélle Doynnnrd, 55 ans.veuve de Pierre Jurnjuria, charpentier, 1720 rue Dandurand.SERVICE ANNIVERSAIRE WHI88BLL.—* Vendredi, le 27 courant, à 8 heures, k IVglIse St-Louis de France, sera chanté un service anniversaire pour le repos de PAtne de Jean-Jacques VVhis-sell.Parents et amis sont priés d’y assister.• T* OfC « llfaut Des conditions spéciales sont faites au clergé et aux communautés religieuses Bureau et atelier de fabrica-lion, angle des rues Sainte-Agathe et Perrault.Tel.Bell Est 3948.Montréal « m $$$$$$$ rkt’fc'k ’fciprfr ^^37^5733775207205406775108^76^882717537 2353484848234848235300532323482353230200485353234848480002 MONTREAL, JEUDI 26 SEPTEMBRE 1918 3 voté.IX.— No 227 CALENDRIER DEMAIN, VENDREDI.27 SEPTEMBRE 1918 SS.COME ET DAMIEN.FRERES, MARTYRS Lever du soleil.5 heures 53.Coucher du soleil, 5 heures 46.Lever de la lune, 11 heures 13.Coucher de la lune, 1 heure 59., Nouvelle lune, le 4 octobre, à 10 heures 11 minutes du soir.M ss&ttlà&s’«SORS'»» DEVOIR Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier DEMAIN AVERSES MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum.BAROMETRE 8 heures a.m., 29.98 ; 11 heures 29.97 ; 1 heure p.m., 29.95.a.m.INSTRUCTIONS MYSTÉRIEUSES LES ALLIES PORTENT UN NOUVEAU COUP EN ORIENT EN SYLLABES FRANÇAISES LES ALLIES ATTAQUENT EN EHAIPAGNE CERTAIN CONDUCTEUR DE TRAMWAY DIT AVOIR REÇU L’ORDRE DE NE PAS ACCEPTER DE VOYAGEURS PORTEURS DE COLIS BIEN ORDINAIRES; CE QUE DISENT LES INTERESSES.— MOINS UN.Quelques personnes, en partie des femmes, se sont vu refuser l’accès dans les tramways au cours de la matinée : c’étaient des acheteuses qui venaient du marché Bon-secours, avec des paniers, de grandeur très moyenne, remplis de légumes de toutes sortes.Un des conducteurs du circuit Papineau, sans doute pour expliquer cette malencontreuse innovation, leur a crié, comme ça: “C’est malheureux, mais que voulez-vous: nous avons reçu des ordres”.Des ordres de qui ?Peut-être de la compagnie ; car la commission du Tramway déclare qu’elle n’a pas donné de telles instructions.“Nous n’avons pas même étudié cette question-là, nous a affirmé M.Saint-Cyr au cours d’une interview.Nous convenons cependant, ajouta-t-il, qüe les tramways de voyageurs ne peuvent pas être transformés en wagons à marchandises.” La compagnie fait peut-être respecter un article obscur de son nouveau contrat ?—Y a-t-il quelque dispositif qui puisse justifier d’agir ainsi ?avons-nous demandé à M.Verville.—Bien, je me rappelle que nous avons discuté cette question, a répondu ce membre de la première commission du Tramway.Mais je ne sais pas s’il y a quelque chose a ce sujet dans le nouveau contrat.t'est vague.Au fait je crois qu’il y a quelque chose.Ce qu’il y a de certain, comme nous le faisait observer un citoyen, c’est que si la compagnie a donné de telles instructions, elles viennent a l encontre de celles du commissaire des vivres: Allez acheter vos produits aux marché: cela coûtera moins cher.Car s’il faut que les ménagères pour revenir du marché avec un panier de tomates ou un mi-not de patates, soient obligées de prendre une voiture, on ne voit pas bien comment elles pourront économiser.UN BALAYAGE EN REGLE L’état du boulevard Gouin est devenu tel.au dire du maire, qu’il n’est plus carrossable ; aussi maugrée-t-il contre le service des travaux publies.“Il faudrait une réorganisation complète dans ce service, disait-il ce mp.tin aux journalistes.L’Association des ingénieurs civils devrait être celle qui en choisirait les principaux fonctionnaires.” L’échevin Fillon a déjà fustigé les ingénieurs qui ont surveillé le pavage du boulevard” Gouin.ja la suite du maire, il déclarait egalement, au cours de la matinée, que “l’état de cette artère est pire que la grippe espagnole : les enfants ne oeuvent sortir tant il y a de la boue." UN MONSIEUR ! L’un des “eye openers” rie la commission, autrefois bijoutier à Porcupine, au dire des connaisseurs, se sert maintenant des agents de police de rhôtel de ville pour s’envoyer chercher des cigarettes.—Les érhevins E'ilion, Carmel et Turcot ont été invités à assister à l'assemblée que M.Villeneuve tiendra, ce soir, à l’académie St-Paul, sous les auspices de l’Association des hommes d’affaires du Nord.—Des citoyens de Parc Extension et du Parc de la Madeleine (Sault-au-Récollet) demandent à la ville des trottoirs,-la protection de la police, des pavages, etc., etc.M.AMES CHARGE D’UNE MISSION (Pc notre correspondant) Québec, 26.— Sir Herbert Ames a eu une longue conférence, hier après-midi, avec les membres du comité catholique du conseil de l’instruction publique, qui était en séance au parlement.On ignore le sujet de cet entretien que l’on ne veut pas rendre public maintenant, vu que la même question devra être soumise au comité protestant dans quelques jours.Tout ce que l’on sait, c’est que M.Ames était délégué auprès du comité catholique par le gouvernement fédéral.On dit qu’il s’agit de finances.La rumeur veut qu’il ait été soumis au comité un projet pour restreindre le plus possible les emprunts par les commissions scolaires.Le comité s’est occupé de la distribution du fonds de l'enseignement supérieur et de celui des municipalités pauvres.- ENTRE LE BRÉSIL ET L’AUTRICHE Washington, 26.— Malgré qu’il n’y ait eu aucune déclaration formelle, l'état de guerre existe maintenant entre l’Autriche et le Brésil.Des renseignements sont parvenus a Washington annonçant que sous les instructions de son gouvernement le ministre du Brésil à Vienne a fermé son ambassade et est en route pour son pays.L’on comprend aussi que le ministre autrichien à Rio de Janeiro s’en ira dans son pays sous peu.Des rapports de caractère .officiel disent que les troupes de l’Entente, en brisant le chemin Prilip-Veles, ont isolé la première armée bulgare de sa voie principale de communication, la mettant ainsi en grand péril.Londres, 26.— Les rapports dans les milieux officiels, ici, indiquent que le chemin Prilip-Veles a été brisé à Izvor, ce qui isole la première armée bulgare de sa voie principale de communication et la place dans une position précaire.La première armée est sur l’aile gauche des Alliés, SUCCES DES SERBES Londres, 26.— Les troupes serbes ont atteint mardi, les abords d’Ish-tib, importante base bulgare, dit le bulletin officiel serbe en date d’hier.Ailleurs, à l’est du Vardar, les Serbes ont fait des gains importants.Ils ont aussi capturé la gare de Gradsko, au sud-est d’Uskub, défendue par des Allemands, et ont pris une énorme quantité de matériel, y compris 19 canons.Au nord de Prilip, les Serbes poursuivent les Bulgares qui sont complètement en retraite, et approchent d’Izvor, à mi-chemin entre Prilip et Veles.Voici le texte du rapport: Le 24, les troupes serbes ont remporté un très important succès sur la rive gauche (orientale) du Vardar.Nous avons atteint Krivolak et les abords d’Ishtib (à 18 milles à l’est de Veles), sur le Vardar.et à 38 milles au nord-est de Prilip.Dans cette région, nous avons .capturé un colonel commandant un régiment bulgare, un nombre considérable de prisonniers et 4 howitzers, 3 canons de montagne, 100 voiture et l’attelage et autre matériel.La gare de Gradsko qui était défendus par des Allemands, est tombée entre nos mains, ainsi qu’une énorme quantité de matériel, y compris 19 canons, pour la plupart des pièces de 210 millimètres.Au nombre de prisonniers que nous avons déjà faits, nous avons ajouté deux officiers allemands et plusieurs soldats.A droite de Prilip, nos troupes ont atteint de très beaux résultats.Dans le voisinage d’Izvor (à 15 milles au nord de Prijip), nous poursuivons l’ennemi qui est complètement en déroute et en retraite.LA POSITION DES TURCS f Londres, 26.—La position de la première armée turque est dangereuse, selon des rapports reçus, ici, mais on ne croit pas que l’ar- mée soit menacée d’un désastre immédiat.Les Italiens qui avancent contre cette armée, par le sud, doivent traverser une contrée très difficile avant d’atteindre l’ennemi.On croit que la première armée ennemie, commandée par le général Geshof, devra tenter de battre en retraite vers l’ouest, dans les montagnes de la frontière serbo-albanaise.Le terrain est très accidenté et il est impossible de transporter l’artillerie.Le ravitaillement sera également difficile.Les Serbes, qui ont rompu les communications entre les troupes allemandes et bulgares, prennent part à la course vers Uskub.FERDINAND APPELLE AU SECOURS Paris, 26.—Les nouvelles dispositions prises par le général Fran-chet d’Esperey, dont les troupes ont passé Philep, justifient l’espoir qu’il va exploiter vigoureusement la grande victoire remportée par les Alliés, en Macédoine, dit M.Marcel Hutin, dans l’Echo de Paris.Le roi Ferdinand de Rulgarie a demandé au général Mackensen, actuellement à Rucarest, de prendre le commandement de ses armées pour enrayer l’avance des Alliés dans la vieille Serbie et sauver la Bulgarie de l’invasion, suivant des renseignements reçus, ici, de Suisse.LA FÙTURE CAPITALE SERBE Paris, 26.—Monastir ou Prilip deviendra le siège du gouvernement serbe dès que les Alliés auront définitivement établi leurs lignes au nord de ces villes, suivant M.Ves-nitch, ministre serbe en France.En discutant la victoire des Alliés en Macédoine, M.Vesnitch a affirmé qu'il est presque incroyable qu’ils aient pu remporter un succès d’une telle envergure à si bon compte.Il a dit que l’un des corps les plus puissants qui ont pris part aux combats amenés par le passage du Vardar, se composait de Yougoslaves, chose significative, au moment actuel.Parmi les prisonniers faits durant l’offensive, il y a plusieurs Macédoniens enrôlés de force dans l’armée bulgare.NOUVELLE GREVE IMMINENTE LES TELEGRAPHISTES DE LA CANADIAN PRESS PARLENT D’A RAN DONNER LE TRAVAIL SI ON N’AUGMENTE PAS LEURS SALAIRES.Toronto, 26.— Les télégraphistes de la “Canadian Press” reçoivent moins d’argent qu’avant la guerre, soit les mêmes salaires qu’il y a deux ans.Telles sont les allégations de M.B.Thompson, qui a soumis à la “Canadian Press” la démission de pratiquement tous les opérateurs, à moins qu’ils ne reçoivent une augmentation hebdomadaire de S6.(.es autres agences de nouvelles des Etats-Unis, r“Asso-ciated Press”, l’“United Press”, [’“Universal News Service” ont prémuni leurs employés contre la cherté de la vie.Ceux de la “Presse Associée” gagnent $40 par semaine, jouissant d’une police d’assurance de $1,000 et ont les services d’un médecin en cas de maladie.M.Thompson affirme que la journée de sept heures et demie n’est en vigueur que pour l’ouest.Les opérateurs de i’“Universal Press” à Toronto, gagnent $34.10 pour six jours de 7 heures 30, tandis que pour huit heures, les télégraphistes de la “Canadian Press” ne reçoivent que $30 et l’équipe de nuit $32.50.Il importe de remarquer qu'il existe un contrat pour deux ans conclu entre la “Canadian Press” et la “Commercial Telegraphers Union of America”.Mais les opérateurs agissent individuellement et la convention a été établie par les chefs de deux agences de nouvelles.Les opérateurs prétendent même que ce contrat était un préjudice causé aux équipes de nuit.Au nombre de 90 p.c.les télégraphistes ne veulenl pas entendre les représentations du gérant de la “Canadian Press”, M.C.O.Knowles, et ne se tiennent pus pour liés individuellement par le contrat que ce dernier invoque.AU MARCHÉ DE SHERBROOKE Sherbrooke, 26.— On remarque une augmentation considérable au marché local depuis quelque temps.Les transactions, chaque samedi, se chiffrent à environ $10,000 réparties approximativement comme suit: viande, $4,800; beurre, $2,700; boeufs, $424.00; fruits et légumes, $2,000.-a- AGENTS MILITAIRES À SHERBROOKE Sherbrooke, 26, — Les agents fédéraux sont revenus en notre ville.On ne rapporte encore aucune arrestation.LES PERTES MARITIMES DU MOIS D’AOÛT Londres, 26.—Les pertes maritimes, eai août, ont été plus considérables qu’en juillet chez les Alliés et les neutres : ces pertes représentent, en effet, 327,676 tonnes, soit 3,914 tonnes de plus que le mois précédent.Ce tonnage peut se répartir comme suit : Alliés et neutres, 151,275 tonnes, soit une augmentation de 10,027 tonnes ; Anglais, 176.401, soit une diminution de 6,123.L’Amirauté anglaise fait remarquer, en effet, que si les pertes générales des Alliés, durant le mois d’août, ont été supérieures à celles du mois de juillet, il faut excepter la Grande-Bretagne, dont les pertes ont été beaucoup moindres : août, dit-elle, est le meilleur mois depuis septembre 1916.Le tonnage des navires de 500 tonnes et plus qui sont arrivés ou sont partis des ports anglais, durant le mois d’août, s’élève à 8,158,-FOO, soit une augmentation de 439,741 tonnes sur le mois de juillet.—-m- UNE MISSION QUÉBÉCOISE Québec, 26.— Il semble confirmé d'après l’opinion de certains hom mes publics que le gouvernement provincial étudie en ce moment, à la suggestion de plusieurs personnages importants, la question d’envoyer en France et aux Etats-Unis une mission “pour expliquer l’attitude de la province de Québec dans la guerre et la réhabiliter aux yeux de ceux qui se sont laissés tromper par les calomnies que l’on a répandues sur son compte.” Cette mission comprendrait les principaux hom mes publics de la province.Sir Lomer Gouin lui-même en ferait partie comme chef, et elle comprendrait en outre M.A.Turgeon, le sénateur Dandurand, le sénateur Belcourt, M.Thomas Chapais, le Dr Béland et quelques autres, au nombre d’une dizaine environ.LA BÛLGÂRÎE EST ENVAHIE Salonique, 26.— Les troupes alliâcs ont envahi la Bulgarie, suivant un bulletin officiel anglais.Les troupes anglaises ont pénétré en territoire bulgare, en face de Kosturino, à quelque 6 milles au sud de Stroumitza, base de l’ennemie dans cette région.LES ÉCOLES DU SOIR L’ouverture des écoles du soir établies dans les limites de la cité de Montréal aura lieu, lundi prochain, 30 septembre, à huit heures ,du soir.__.- LE SÉJOUR POURTANT BREF DU LIEUTENANT-COLONEL LEDUC AUX CASERNES DE LA RUE PEEL A EU LE BON EFFET D'Y FAIRE DONNER LES ORDRES EN FRANÇAIS.Français et Américains agissant de concert, lancent un assaut sur un front dont la longueur* n’est pas révélée — C’est la première ruée tentée par les Alliés sur ce point, depuis que Foch a prix l’initiative en juillet.' LE TRAMWAY EST POURSUIVI M.JOSEPH ALLARD RECLAME $5,581, DE LA COMPAGNIE DES TRAMWAYS, POUR LA MORT DE SA FEMME.Grâce à l’initiative du lieutenant-colonel Leduc qui n’est resté que quelques jours aux casernes de la rue Peel, la semaine dernière, tous les ordres des régiments qui y sont casernés seront donnés en français, qu’ils viennent d’Ottawa ou d’ailleurs.Anciennement les ordres du jour étaient affichés à la rue Peel dans la seule langue anglaise, ce qui était une anomalie dans une caserne où il n’y a que des soldats eanadiens-français.Cette nouvelle mesure a semblé plaire à tous les soldats qui aiment mieux, va sans dire, lire les ordres dans leur propre langue.Tous n’ont que des félicitations à offrir au lieutenant-colonel Leduc qui a su faire respecter les droits de la langue française dans une caserne canadienne-française.UNE ENQUETE A LA Rue PEEL On disait depuis quelque temps que plusieurs jeunes gens avaient dépensé certaines sommes d’argert pour se faire exempter du service militaire et ce fait a été confirmé ce matin alors que trois conscrits des casernes de la rue Peel ont déclaré qu’ils avaient dépensé la somme de $300 chacun pour se faire exempter, mais évidemment sans succès.On ne sait pas encore quels sont ceux qui ont reçu cette somme mais cette découverte donnera probablement lieu à une enquête.Les autorités sont sous l’impression que plusieurs jeunes gens ont été exemptés ou placés dans une catégorie inférieure en donnant de certaines sommes d’argent et c’est une des raisons qui forcent le re-gistraire à faire examiner de nouveau nombre de jeunes gens qui ont été placés dans une catégorie inférieure à “A”.LA GRIPPE ESPAGNOLE CHEZ NOS TROUPIERS Le major-général Wilson, commandant du district, nous déclare ce matin qu’il n’y a pas encore de cas de cette maladie dans les dif-ërentes casernes à Montréal.Les rapports d’hier disent cependant que 400 soldats du camp des ingénieurs à Saint-Jean sont atteints de cette maladie.A Montréal, le général Wilson dit qu’on est à prendre toutes les précautions pour se prémunir contre l’épidémie qui fait tant de ravages dans les camps américains.LA FERMETURE DES CAMPS Un ordre de l'adjudant-gênéral à Ottawa contient la date de la fermeture, pour la saison d’hiver, de tous les camps militaires aux dates qui suivent : Val-Cartier, 1er octobre; Petawawa, 1er octobre; Aldershot, 9 octobre; Sussex le 15 octobre et Niagara le 31 septembre.DE PASSAGE AUX QUARTIERS GÉNÉRAUX Le lieutenant-colonel chanoine Sylvestre, assistant-directeur des aumôniers militaires à Ottawa, était de passage aux quartiers-généraux do la milice ce matin.Le colonel Sylvestre était de passage à Montréal pour affaire urgente.LA CLASSE DE VINGT ANS Une dépêche de Toronto laisse entendre que la classe des jeunes gens qui ont atteint vingt ans depuis peu sera appelés dans quelque temps.D’après cette dépêche le ministère do la milice serait à étudier la question.Le registraire n’étant pas à son bureau ce matin, nous n’avons pas pu faire confirmer cette rumeur.LA GRIPPE ESPAGNOLE EST À QUEBEC (De notre c^rrewondanU Québec, 26.— L’influenza espagnole, qui exerce ses ravages depuis plusieurs jours dans la région de Québec, a fait son apparition hier dans la population de notre ville.Le premier cas signalé aux autorités a éclaté à l’Hôtel-Dieu, et la victime, un jeune homme, a suc-combé hier soir.On rapporte que la religieuse qui l’a soigné a été atteinte de la maladie et est en danger.Quatre autres cas ont éclaté .dans des familles du quartier Belvédère.Des mesures sont prises pour enrayer dès le début les progrès de la maladie.-«.L’AMENDE ET LE PÉNITENCIER Toronto, 26.— Jugé comme sujet dangereux, M.Constantine Goshuik, secrétaire du parti révolutionnaire socialiste des bolcheviki, a été condamné par le juge Kingsford à $1,-ÜOO d’amende et à bois ans de pénitencier.En vertu d’un arrêté ministériel.C’est le détective Mourer qui a fait l’arrestation.Goshuik réside aq pays depuis cinq ans.Paris, 26.— Les troupes françaises et américaines ont déclenché une attaque combinée, ce matin, sur le front de Champagne, à 5 heures, annonce le bulletin officiel d’aujourd’hui.Les Français ont repoussé de nouvelles attaques de l’ennemi, au nord de l’Aisne.A un point, les Allemands ont pris pied dans les positions françaises, mais en ont été délogés par une contre-attaque.Voici le texte du communiqué: Entre TAilette et l’Aisne, les Allemands ont renouvelé leurs attaques, hier soir, dans la région d’Allemant et de Moulin-tLaffaux.L’ennemi a réussi, à ce dernier point, à pénétrer dans la ligne française, mais par une énergique contre-attaque, les Français ont rétabli la situation.Plus au sud, les Français ont étendu leurs gains, à l’esl de San-cy, et ont fait des prisonniers.Ce matin, à 5 heures, les troupes françaises se sont portées à l’attaque, sur le front de Champagne, avec l’armée américaine opérant plus à l’est.L’attaque franco-américaine en Champagne est la première ruée tentée par les Alliés dans ce secteur, depuis que le feld-maréchal Foch a pris l’initiative en juillet.Elle est la suite logique du succès que les Alliés ont remporté en Picardie, en refoulant l’ennemi jus-qu’ià la ligne Hindenburg, d’Arras à Laon.Une poussée au nord, en Champagne, menace les lignes de communication en arrière du systè-, me de défense Hindenburg, où les Allemands s’efforcent de contenir les troupes anglo-françaises.La longueur du front d’attaque n’est pas révélée, mais il est probable qu’elle s’étend sur une bonne partie de la distance entre Reims et Verdun, et probablement au delà.Les critiques militaires ont fait remarquer que le front de Champagne est le point où, logiquement, les Alliés peuvent tenter de saper la ligne*Hindenburg.Sur une bonne distance à l’est de Reims, le terrain est assez uni- ei une avance prendrait en flanc Laon et peut-être Saint-Quentin.Chose plus importante, encore, une pareille progression couperait les lignes de communication, à l’est de Laon, pivot des retranchements allemands entre Reims et Ypres.Une trouée des Alliés pourrait séparer les troupes allemandes en deux groupes, sur le front occidental.Les incursions ont été fréquentes en Champagne, de part et d’autre, depuis deux semaines, et quelques commentateurs militaires croyaient reconnaître les signes avant-coureurs d’une plus grande activité.POSITIONS PRISES PAR LES ANGLAIS (Service de la Presse Associée) Londres, 26.— Au nord-ouest de Saint-Quentin, les troupes britan niques ont continué, à exercer une pression sur les lignes ennemies et ont capturé de fortes positions dans le voisinage de Selencv et de Gri-court, mande le rapport officiel d’aujourd’hui.Au nord de Gricourt, dans le secteur de Saint-Quentin, les Tommies ont repoussé des contre-attaques allemandes.Dans les Flandres, les Anglais ont également progressé dans le secteur au nord de- La Bas-sée .Voici le texte du rapport: Des opérations locales ont été continuées avec succès, hier après-midi et pendant la nuit, au nord- ouest de SainUQuentin.Les troupes britanniques ont progressé et ont capturé certains points puissamment fortifiés dans les environs de Selency et de Gricourt, et ont fait plusieurs prisonniers.Outre les contre-attaques déjà si gnalées, lancées par l’ennemi, hier, au nord-est de Fayet, ses troupes ont attaqué deux fois les positions au nord de Gricourt.Ces attaques ont été infructueuses.Hier, les troupes anglaises ont effectué avec succès une opréation locale, au nord-ouest de La Massée, au cours de laquelle ils ont avancé leur ligne et fait plus de 100 prisonniers.Nous avons repoussé une contre-attaque de l’ennemi, pendant la nuit, et plusieurs prisonniers sont restés entre nos mains.Nous avons légèrement amélioré nos positions, hier et pendant la nuit, au nord-est d’Armentières.Dans des rencontres entre patrouilles, entre Armentière et Ypres, nous avons fait plusieurs prisonniers.BULLETIN D’HTER SOIR.(Service de la Presse Associée! Paris, 26.— Bulletin officiel d’hier soir : Dans la région à l’ouest de Saint-Quentin, l'ennemi a tenté cet après-midi, de déloger nos troupes (le l’Epine de Dallon.Nous avons repoussé tous ces assauts.Entre l’Ailette et l’Aisne, la journée a été marquée par de violentes réactions de l’ennemi sur le plateau de la ferme de Moisy et dans la région au nord d’Allemant où de violents combats ont eu lieu pendant toute la journée.L’ennemi a été incapable de recouvrer le terrain que nous avons conquis les jours précédents.Les Allemands ont subi de grandes pertes et ont laissé des prisonniers entre nos mains.Front d’Orient, 24.— En dépit de l’arrivée de nouvelles troupes allemandes l’ennemi continue sa retraite vers le nord.De forts détachements d’arricre-garde résistent violemment.Au nord-ouest de Monastir, sur l’aile gauche des troupes alliées, nous avons dépassé Prilep et avons avancé sur les chemins menant à Krushevo, à Kiohevo, et à Veles.Au centre, les troupes serbes se sont emparées du massif de Popa-dija, à l’est de Babuna, et ont avancé à l’ouest de la Cerna.Nous avons élargi la culée de pont au nord du Vardar et sommes sur les hauteurs entre le Vardar et la Kriva Lakavitsa que l’ennemi franchit en hâte.Sur l’aile droite, les troupes françaises, anglaises et grecques ont fait avancer de fortes avant-gardes, au nord, le long du Vardar, vers Gradetz et Hudova.Elles ont capturé le massif de Kara Bail, au nord du lac.Doiran.Le butin fait augmente constamment.Le 23 septembre, nous avons capture plus de 50 nouveaux canons et aussi une grande quantité de materiel de chemin de fer.I.ES ALLIES PROGRESSENT m^vec IT’armée française, 26 (9 h.10).— Les troupes françaises se sont portées à l’attaque, aujour-(1 nui, en Champagne, dans une épaisse brume, après une préparation d artillerie qui s-est terminée par une heure de martèlement des plus intenses.Les premières indications décelaient que 1 attaque progressait très favorablement.Dans une poursuite contre la compagnie des Tramways de Montréal, M.Joseph Allard rclame la somme de $5,581, en compensation de la mort de sa femme, survenue à la suite d’un accident de tramways, le 3 septembre 1917.L’affaire s’instruit actuellement devant le juge Panneton en présence d’un jury mixte.Le jour de l’accident, Mme Allard revenait d’un voyage aux Etats-Unis et se rendait chez elle le soir en compagnie de son frère, M.Edgard Forest, en automobile.M.Forest monta la rue de Lanaudîère à bonne allure et ralentit à l’intersection de la rue Marie-Anne pour laisser passer un tramway qui venait de l’est; puis il allait franchir la rue lorsqu’un deuxième tramway venant à grande vitesse dans la même direction que le premier vint s’abattre sur la machine, 'la précipita sur la façade d’une maison de la rue Marie-Anne, à quelque quarante pieds plus loin, allègue le requérant.Sous le choc, Mme Allard eut les deux jambes fracassées et reçut des lésions internes fort graves.Transportée à il’Hôtel-Dieu, la victime ne put survivre aux blessures qu’elle avait reçues et expira le 30 septembre 1917.M.Allard motive sa réclamation sur la négligence et l’incompétence des employés de la compagnie qui, à cette heure de la nuit, conduisaient le tramway à une vitesse excessive, sans se soucier du danger LE CHARBON^ERA RARE A SHERBROOKE •Sherbrooke, 26.— Le charbon sera très rare à Sherbrooke cet hiver.M.H.C.King, commissaire du combustible pour notre ville, nous a déclaré, ce matin, que nous ne devons avoir que soixante-cinq pour cent de la quantité reçue l’année dernière.11 est allé à Montréal, lundi, afin de demander à M.H.M.Marier, contrôleur provincial du combustible, d’envoyer à Sherbrooke une quantité de charbon plus considérable que celle qu’il avait tout d’abord fixée.M.Marier lui a répondu que notre ville ne recevrait que le charbon absolument nécessaire.La quantité fixée par le contrôleur provincial est de vingt-six mille tonnes, soit environ douze mille tonnes de moins que l'au dernier.M.GOMPÉRS ETTa FRANCE OFFICIELLE Paris, 26.— La France officielle, par l’entremise de ses ministres, a reçu avec honneur M.Gompcrs, président de la Fédération Américaine du travail, comme “l’interprète de la pensée et de la détermination des Etats-Unis à détruire le militarisme prussien et rétablir le règne international de la paix, de la justice et du droit.” M.Stéphane Piehon, ministre des Affaires étrangères, a fait les honneurs de la réception ainsi que M.Clemenceau, premier ministre, et M.André Tardieu, commissaire des affaires franco-américaines.M.Gompcrs a aussi rendu visite su maréchal Joffre, qui lui a donné l'accolade en disant: “C’est la France qui embrasse les Etats Unis!” ¦-*- GRÈVE AUX CHANTIERS DE LA CLYDE CRISE EN BULGARIE (Service de la Presse Associée) Paris, 26.—Dans les cercles bien renseignés, on rapporte qu’une crise et un complet remaniement ministériel sont imminents, en Bulgarie.La loi martiale a été proclamée à Sofia, selon une nouvelle digne de foi publiée par la presse allemande, dit le Journal, de Zurich.On affirme que le cabinet bulgare siège continuellement et que le roi Ferdinand a tenu, hier, une longue manifestations pacifistes ont ( a Sofia, dimanche, lundi et Suivant des rapports de I a 1 agence Havas, les man fions pacifistes en Bulgarii tent le gouvernement mal à 1’ le ministre teuton a conféré ; roi Ferdinand.Dans certains cercles politiques bulgares, on croit que le prince héritier Boris deviendra régent dans la crise actuelle.Londres, 26.— La plupart des ouvriers des chantiers maritimes de la Clyde ont quitté le travail, suivant l’exemple de leurs confrères qui se sont mis en grève il y a quelques jours.Ils exigent un salaire minimum de 5 livres par semaine (près de $25).Les chefs des unions désapprouvent celte grève, à cause des promesses faites au gouvernement de ne pas suspendre le travail et de soumettre tous les différends à l’arbitrage.Le gouvernement se propose d'agir avec la dernière rigueur, soit en enrôlant les grévistes d’âge militaire, en poursuivant les chefs ouvriers ou en faisant comparaître les grévistes devant le tribunal des munitions, pour leur imposer des amendes.LEUR PROCES VA COMMENCER C’est demain que les individus accusés d’avoir pénétré avec effraction dans la banque locale de Scott Junction, et d’y avoir fait sauter le coffre-fort au moyen de la nitro-glvcerine, subiront leur procès.Us devront en plus répondre à l’accusation d'avoir tenté de péné trer à la banque Brandon-Manito ba, à Brandon.Ils furent dérangés par la police comme ils étaient à forcer la porte d’entrée de la ban que.MESURES CONfRÊLES BOLCHEVIKI AU CANADA Ottawa, 26.— Des mesures seront prises pour annihiler les agisse ments des anarchistes bolcheviki contre la participation du Canada.Aux Etats-Unis, on a pris de telles mesures contre les I.W.W.Un arrêté ministériel vg réfllor tout.DANS LE CABINET ALBERTAIN (De notre correspondant) Québeç, 26.— Un message particulier reçu à Québec annonce que ii Doté, député de Grouard, Alta, à la législature de l’Alberta, a ete assermenté, ce matin, comme secrétaire-provincial de l’Alberta.Le nouveau ministre est le gendre de M.Gustave Gagnon, de Québec.Il est ingénieur civil et député de Grouard depuis six ou sept ans.L'AFFAIRE LEWIS Ottawa, 26.— Quoiqu’un avis d’appel dans la fameuse cause de Lewis, de Calgary, ait été émis, il est peu probable qu’elle vienne devant la cour suprême au terme d’octobre, qui s’ouvre le 8 octobre.La difficulté de prépaner les documents cause le délai, POUR AMÉLIORER LE SERVICE Toronto, 26.— Après une longue discussion au sujet de la possibilité d’employer des femmes sur les tramways, le bureau des commissaires a demandé à M.T.S.Fairty de faire application au bureau dés tramways de l’Ontario pour qu’il force la compagnie des tramways de Toronto de mettre en circulation les 400 chars qu’elle garde en réserve inactive.DONOFRIO FERA DE LA PRISON Une autre plainte ayant été portée contre Giuseppe Donofrio, cello d’avoir infligé des blessures à Antonio Deviola, Tan dernier, à la Côte des Neiges, l’accusé a été trouvé coupable, et condamné à 15 mois do prison par le juge Bazin, en Cour dte sessions, ce matin.i LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 26 SEPTEMBRE 1918 VOL< IX.fo 22?TARIF DES PETITES AFFICHES DEMANDES 20 moM.mm, pt ^ bou pfir mot Huppl*m«nt*ire.DEMANDES D'ELEVES^Jusqu’à 20 mot».'• bous, et H sou pax mot Burolêmentaire.TOUTES LES AUTRlS I>EM ANDES»— tisqu’à 20 mot», 10 sou».1 tou par mot aupplémes* »aire.CHAMBRES A LOUER»—10 «ou» Jusqu’à 20 mots.bou par root supplémentaire.TROUVE î—Jusqu’à 20 mot».10 ious, H «oo ror mot «uppléroentaue.PERDU:—Jusqu'à 20 mot», 10 sons, l sou pa* mot suoplémentaire.MAISONS, MAGASINS.ETC., A IOUKR»-Juoqu’à 2G rr.cte.10 sou».1 sou p«U mot «upplé* mentaire.A VENDRE;—Jusqu fSOmot», l^-«ou», 1 sou^ar mot Funplépn en taire.PERfsONNEL:—25 mot» ou moins, 2^»oafl.1 «on r ''cARrï-i'pROP^^ïONNra-I-.RS •—(rubrlq» ipéciaW).Juagu’i 2U mot».20 «ou»; tu nu par mo* IUÏVÏ8 LEGAUX i—10 nu.I.U*ne «rate ïxtinja lire kwcrtioo 8 nu.pour lot ln»ertiotn subn- "r^MKRCIEMK.NTS:—ün nu le mot am us minim ma de 25 sou».Af .Toute» les annonces H-haut mentionnées sont 11 (1 insertions consécutive» nour le nn* ds 4 payée»- SITUATIONS VACANTES FAITES DE L’ARGENT à la maison en écrivant cartes d’étalage ; rapide et facile a apprendre ; méthode nouvelle, simple ; pas de sollicitation ; nous vendons votre travail ; grosse demande.Ecrivez aujourd nui a American Show Card School, Kyrie Uldg., Yonge et Shuter St., Toronto, Ont._________ "NOTRE NOUVELLE CARTE française de la province de ÿuéhec est prete, et nous avons besoin de.vendeurs pour nous représenter dans les comtés de : Nicolet, Ya-maska, Richelieu, Drummond, Ragot, Rou-ville, Chateauguay, St-Hyacinthe, St-Alauri-cc, Maskinougc, Deux-Montagnes, Champlain et Labelle.Gains de quatre piastres par jour garantis.Ecrire Immédiatement en indiquant l'âge et l'occupation actuelle à la Compagnie Scarborough du Canada, limitée (Scarborough Company of Canada.Limited!, 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tient eu même temps à leur rappeler que tout abonnement par ta poste en dehors de Montreal et payé d’avance bénéficie d’une remise de 20 pour cent, que ce soit pour 3 mois, 6 mois on un an.II faut faire remise par mandat-poste, lettre recommandée ou chèque accepté et timbré, payable au pair à Montréal.LE DOCTEUR NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN-DENTISTE 1708 NOTRE-DAME OUEST Coin Bourget.— Tél.West.1952.Dentisterie de première qualité Spécialité i Pont», Couronne» et Dentier», à prix très modéré».M.Ernest Décary, président de ta commission administrative, vient d’adresser la lettre suivante à M.W.de Marier, commissaire du combustible pour la province de Québec : “Cher Monsieur, “La Commission administrative a étudié ce matin, la question de la rareté et de la cherté du charbon, et les mesures à prendre pour que les pauvres gens n’aient pas à souffrir de la rapacité des marchands, cet hiver.Elle a été heureuse d’apprendre que vous aviez pris l’initiative de faire les arrangement nécessaires pour que des marchands de charbon, dans les différentes parties de la ville, aient dans leurs cours une réserve de charbon à la disposition des familles pauvres et pour que ce charbon leur soit livré sur les lieux en petite quantité à un prix aussi bas que possible.“Je vous prie de bien vouloir accepter, au nom de la Commission administrative, les félicitations les plus sincères pour cette protection que vous avez bien voulu donner à notre population pauvre, et je vous prie de me croire, etc.’’ C’est à la suite de plusieurs conférences de M.de Marier avec nos commissaires que cette campagne a été entreprise.Maintenant qu'elle a été menée à bonne fin, les familles qui ne peuvent se procurer du charbon à la tonne, auront du moins i’as-surance qu’on leur en réservera une quantité suffisante pour qu’elles puissent en acheter soit à la poche, soit même à la livre.COMME A TORONTO On sait que la ville, en vertu d’un amendement à sa charte, sanctionné à la dernière session de la Législature, a maintenant le pouvoir de faire le commerce du luit, de la glace, du pain et du charbon.Si ses finances ne lui permettent pas de s’en prévaloir, elle ne se désintéresse pas pour cela de ces différents genres de commerce, comme on aura pu le constater par ce que nous venons d’écrire et par cette autre lettre qu’elle vient de faire tenir au commissaire des vivres à Ottawa.En même temps qu’il adressait sa lettre à M.de Marier, M.Décary envoyait aussi, hier, la lettre suivante à M.Thomson : “Cher Monsieur, “La Commission administrative de la cité de Montréal a été informée qu’avec votre aide, dés mesures ont été prises à Toronto pour mettre un frein efficace à l’ambition des producteurs de lait qui menaçaient de faire monter le prix du lait.“Comme les commerçants de lait à Montréal ont signifié leur intention d’augmenter aussi le prix du lait, durant l’automne, nous aimerions à nous assurer exactement des mesures que vous avez prises pour empêcher l’augmentation proposée à Toronto, de façon à appliquer le même remède à Montréal.“Nous ne croyons pas qu’il soit nécessaire d’insister sur la nécessité de votre intervention dans cette affaire, vu que vous devez être pleinement au courant de toute la situation”.il y a quelque temps, l'Association des producteurs de lait de To ronto annonçait que le prix de ce produit serait de nouveau augmen té.C’est alors que les consommateurs en appelèrent directement au commissaire des vivres et lui demandèrent instamment d’agir.L’opposition qu’on fît à l'association, fut tellement forte qu’elle décida près que aussitôt d’abandonner son, pro-jet.C’est à la suite d’une menace d’augmenter le prix du lait à Montréal que la commission* a cru devoir s’adresser elle aussi au commissaire des vivres pour qu’il in tervienne.On sait que, il y a quelques jours à peine, il a été question dans le public que les anciens prix du lait par gallon, soit 26 à 28 sous, soient portés à 35 sous.On considère que c’est là un cas qui rend justifiable l’intervention du commissaire des vivres: un arrêté ministériel, passé en novembre 1915, déclare en effet illégale toute entente entre personnes en vue de mettre en vigueur une augmentation irraisonnable dans le prix des vivres.RAJUSTEMENT DE SALAIRES La commission administrative a décidé, hier, d'augmenter, dans les proportions suivantes, le salaire de Certains employés du service de l’aqueduc: Ouvriers Aug.par hr.Plombiers.45 Forgerons.45 Menuisiers.45 Aides.3ü Simples ouvriers.30 Ces augmentations sont rétroactives: clics devront dater du 1er septembre.ASSEMBLEES Vendredi après midi, à 1 h.30, oour les hommes de nuit, et à 8 h.15 pour les hommes de jour, l’Union F’édérative de la Police tiendra deux assemblées.Tous les membres de cette union sont priés d'y assister, car elles sont d’une extrême importance pour eux.Ces assemblées seront tenues à la salle Monarch, 217 rue Ste-Cathe-rine-est.pourTesmarchands ET LES HOMMES D'AFFAIRES Une retraite fermée pour les marchands et hommes d’affaires aura lieu ,à la Villa Saint-Martin, du jeudi soir, 3 octobre, au lundi matin suivant.Le premier exercice commencera à 8 heures, jeudi.(’.eux qui désirent prendre part à cette retraite sont priés d’envoyer leur nom à M.Pierre Desforges, 30, rue Saint-Jacques, tôl.Main 8553, ou au P.Archambault, Villa Saint-Martin, Abord-à-Plouffe.LES MILITAIRES PRÉCAUTIONS NÉCESSAIRES LES 2,500 SOLDATS DU CAMP DE SAINT-JEAN, P.Q„ SONT EN QUARANTAINE — LA GRIPPE ESPAGNOLE Y AFFECTE 355 HOMMES ET V FAIT DEUX VICTIMES — MEDECINS ET GARDES-MALADES PARTIS A LA RESCOUSSE — DIVERS.TAROL GUERIT RHUMES BRONCHITES COQUELUCHE GRIPPÉ EN V/E-fSITE.PARTOUT y DrEd.Morirt & (ie Uée Quebec.Gn Venez faire examiner vos dents par le» DENTISTES FRANCO - AMERICAINS Prix excessivement lias.Extraction des dents sans douleurs au moyen de notre fameuse invention la K1L-CAINE.30 salons absolument privés, d’une propreté parfaite, suivant â In lettre les théories de ('INSTITUT ROCK FELLER et de l’INSTITUT PASTEUR.Tout ouvrage garanti.Matériaux de première classe.Dentistes diplômés seulement.DENTISTES FRANCO - AMERICAINS, 184 ST-DENIS.Un pen plus bas qu» Sts-Catherine.La grippe espagnole a fait son apparition avec tant d’acuité aux casernes de Saint-Jean que les autorités militaires ont cru devoir mettre les soldats en quarantaine.Le major-général Wilson a déclaré hier qu’il y avait actuellement 355 malades sur les 2,500 soldats qui y sont casernes.Les patients^ sont tellement malades qu’on a dû jnt-médiatement les évacuer à l’hopi-tal où deux sont déjà morts et où plusieurs autres sont dans un état critique.Comme dans tous _ les camps américains où cette épidémie sévit, les soldats ne meurent pas directement de la grippe mais succombent à la pneumonie qui suit la grippe.Les autorités ont pris tous les moyens à leur disposition pour enrayer les progrès du mal.Dans la journée d’hier, on a expédié trois cents lits d’hôpital pour les malades et plusieurs médecins sont partis à la rescousse de leurs confrères du camp de Saint-Jean.Tout le camp a été mis en quarantaine et l’on a dirigé des hôpitaux temporaires pour ÿ traiter les malades.Bien qu'on ait pris toutes les mesures pour se préserver de l'épidémie, plusieurs citoyens sont déjà atteints et ont été conduits aux hôpitaux.Comme il y a un grand nombre de médecins et de gardes-malades sur les lieux, on espère pouvoir bientôt triompher du fléau.Il n’y a pas encore de grippe espagnole dans les différentes casernes de'Montréal et on est à prendre des dispositions pour se prémunir contre les atteintes du mal.LES MENNONITES DES ETATS-UNIS Ottawa, 26.— Tous les Mennoni-tes des Etats-Unis qui ont récemment traversé la frontière pour venir s’établir dans l’ouest du Canada et de ce fait s’exempter de la loi militaire américaine, ont manqué leur coup une fois de plus.Ces gens sont arrivés au Canada après avoir acheté différents instruments aratoires et se sont mis à cultiver les terres.Lors de son récent voyage dans l’ouest, M.Calder, ministre de la colonisation et de l’immigration, a reçu plusieurs délégations qui l’ont entretenu de cette question des Mennonites des Etats-Unis.Lorsqu’en 1873, le Canada inaugura sa politique d’immigration il promit aux Mennonites et 41 tous leurs descendants, pourvu qu’ils conservassent leur foi, l’exemption complète du service militaire.C’est sous la foi de cette promesse que ves gens sont venus au pays.Il est évident cependant que le Canada n’avait pas l’intention d’exempter du service militaire tous les Men- J nonites qui habitent l’Amérique duj Nord.Ceux des Etats-Unis qui ont immigré tombent donc sous le coup } du traité passé entre les États-Unis | et ie Canada.D’ici au 28 septembre | les Mennonites auront à choisir en-1 tre la loi militaire canadienne et la 1 loi militaire américaine; c’est-à-; dire qu’ils sont absolument comme] tous les autres Américains qui habitent le pays.ORATEURS CANADIENS AUX ETATS-UNIS Un grand nombre de soldats de retour du front ont demandé la permission de se rendre aux Etats-Unis dans le but d’y faire des discours pour le succès du quatrième emprunt de la victoire dont la campagne commencera bientôt chez nos voisins.Le Club kaki a pris l’initiative de cette mesure et déjà nombre de soldats, qui se découvrent des qualités d’orateur, sont disposés à aller donner un coup.,, d’épaule aux gens de la république voisine.Si les autorités d’Ottawa consentent à ce départ, une douzaine de soldats-orateurs partiront vendredi matin pour se rendre à Albany.La liste des militaires qui partiront ne comprend que des noms de soldats anglais.Un antre_groupe de militaires partira pour New-York sous peu.Déjà une demi-douzaine de militaires sont allés offrir leurs services à la présidente du club kaki.La duchesse de Devonshire visitera les salles du club kaki cet après-midi.LA COUR MARTIALE A MONTREAL Par un décret du 23 septembre, il a été décidé d’établir une cour martiale permanente à Montréal.Cette cour aura pour mission de juger les cas de tous les insoumis et les déserteurs.Elle se composera comme suit: Président, le lieutenant-colonel F.Minden Cole, R.O., F.E.C.Membres: le lieutenant-colonel J.j T.Ostell, 65me régiment; le lieutenant-colonel G.E.Burns, D.I.O., M.D., No 4; le major W.Rond, It.O., C.E.F.,; le major A.P.Grothé, 2me bataillon de dépôt de Québec.Autres membres : Te major T.C.; Keefer, des Ingnieurs Royaux; le j major Paul Fhnile Ostiguy, commandant, C.O.T.C., Laval.Le lieutenant colonel F.H.Hibbard, assistant juge avocat général, du district militaire No 4, est nommé juge avocat, et le capitaine Victor Béique, du 85me régiment, agira | comme procureur.La cour martiale s’assemblera aux endroits et aux dates désignées par le président pour faire les procès de toutes les personnes qui pourront être traduites devant elle.L’on croit que la grande majorité des cas seront ceux des militaires absents sans congé et des déserteurs.Les résultats de ces enquêtes seront envoyés au juge avocat général, aux quartiers-généraux de la Milice, à Ollawa, où une décision finale sera rendue.La période d’amnistie qui avait été accordée aux déserteurs est expirée depuis le 31 août, LES FILLETTES QUI SE DEVELOPPENT ET GRANDISSENT DOIVENT ETRE L’OBJET DE BEAUCOUP DE SOINS.LES PILULES ROUGES DE LA COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO - AMERICAINE LEUR SONT INDISPENSABLES — MERES, VEILLEZ SUR ELLES.Est-il quelque chose de plus pitoyablement triste que la vue de ce petit être, à peine entré dans la vie, et qui déjà, cependant, résume sur sa figure à mine fatiguée, l’indicible souffrance.Et combien en voyons-nous de ees enfants maladifs dont les yeux ne rayonnent uas du vif éclat de bonheur qu’il fait si bon de goûter à l’Age où le coeur se nourrit d’illu- j sions ! Hélas, c’est boire trop tôt au ca-1 lice de la réalité.Une telle existence est empoisonnée à sa source même.Ceux-là que la douleur a trempés —et quel est le mortel qui n’a pas souffert et pleuré — ceux-là qui ont grandi et, par là même, ont connu la souffrance, peuvent-ils rester insensibles devant ces créatures, si frêles, si délicates, qu’il semblerait qu’elles sont condamnées à un martyre continuel.C’est surtout chez la fillette de dix à quinze ans que ce troublant tableau se rencontre le plus fréquemment.A ect âge se déterminent en elle les caractéristiques de son organisme; c’est l’époque où sa nature se révèle en franchissant le premier pas des trois grandes étapes qui subdiviseront sa vie.Dans bien des cas, cette transition de l’enfance à la jeunesse constitue pour nos petites filles, un écueil dont les dangers peuvent avoir des conséquences déplorables par la suite.Il importe donc que la fillette soit discrètement préparée ù supporter ce premier assaut qui ne peut vraisemblablement pas s’effectuer sans altérer, pour le moins, cette faible constitution, dont le travail de formation exige toujours une dépense extraordinaire de forces.Les parents sages, les mères que l’expérience a mûries, comprennent toute l’importance de ce conseil.D’un autre côté, elles ne s’étonnent pas — car elles le comprennent bien — de voir que vers leur dixième année, leurs petits filles deviennent plus pensives, plus troublées même; qu’elles pâlissent graduellement, se plaignent de douleurs étranges et que chaque jour parfois.un mal nouveau s’ajoute à ceux de la veille.Ces pauvres petites perdent bientôt leur air de gaîté, elles deviennent tristes, et dans leurs beaux yeux qui se creusent, perlent souvent des larmes furtives.Plaignez-les ces chères martyres, elles sont déjà femmes par la souffrance.Vous qui connaissez ie mal, hâtez-vous d’y remédier.Si la nature a des droits sur l’humanité il reste évident que celle-ci conserve toujours ses prérogatives.Aidons à la nature à faire son oeuvre; c’est là le secret d’en atténuer le rigueurs.A la petite fille qui grandit, à celle qui est sur le point de franchir celte importante période de sa vie, il faut un surcroît de forces.OTNTEOiM En tons >-.ys Dmuüidez ,0 GUIDE Dr.L'INVEN .i 3)i le Meilleur au Monde Les amateurs de bon tabac canadien apprécient toujours le Rose Quesnel, 1 il car il combine l’arome caractéristique de bon * V Quesnel et la saveur douce et agréable des cen^ autres variétés de tabacs canadiens de choix.THE ROCK CiTYTQBA tv._,.-tikL -AwsxÆ La Banqse d’Epargne de la Cité et du District de Montréal Avis est par le présent donné qu’un dividende de deux dollars et cinquante cents par action sur le capital appelé et versé de cette institution, a été déclaré et sera payable à son bureau principal, à Montréal, le et après mardi, le premier octobre prochain, aux actionnaires enregistrés le quatorze septembre, à midi.Par ordre du Conseil de Direction, A.P.LESPERANCE, Gérant.Montréal, le 27 août 1918.L EAU RIG A GUERIT CONSTIPATfON HABITUELLE 1RTHUR BBUNEAfT.Meaibr®, B®ars® d® Montreal ERÜNEAÜ & DUPUIS COURTIERS Baresu 4e Montré*!, 97 ET 99 S.-FRANÇOIS-XAVIER S«ccur»alra : qUEUSl »t 8U&KL FU dlr.ci ».¦ POST * FLACG.k COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL AVIS ASSEMBLEE GENERALE ANNUELLE Avis est par les présentes donné que l’as-senihlée générale annuelle ajournée des actionnaires de la Compagnie des Tramways de Montréal sera tenue dans les bureaux de la compagnie, Street Railway Chambers, No 7S nu Craig ouest, à midi, vendredi, le 27 septembre 1918 Les livres de transfert seront fermés du 76nie jour de septembre au 26ème jour de septembre, inclusivement.Par ordre du Conseil d’Adminîstratfon, PATRICK DCE FF, Secrétaire-trésorier* Le 29 août 1918.SI VOS AFFAIRES VOUS ENNUIENT, Nos avis sont à votre entière disposition.THE SUN TRUST COMPANY LIMITED, 99, rue St-Jacques Montréal.Casier postal 1180.Tel.Main 292 ) s LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 26 SEPTEMBRE 1918 VOL.IX.— No 227 ALLEMAGNE EXPLICATIONS DE LA DÉFAITE LE GÉNÉRAL VON WRISBERG DIT LES CAUSES QUI, SELON LUI, ONT AMENÉ LES REVERS DE L'ARMÉE ALLEMANDE AU FRONT OCCIDENTAL.— LA RETRAITE MANOEUVRE STRATÉGIQUE Amsterdam, 26.— Le général von Wrisberg a porté la parole au comité principal du Reichstag, au nom du ministère de la Guerre.Suivant un télégramme reçu de Berlin, il a expliqué que l'échec de l’offensive allemande sur le front occidental est dû à ce que l'armée allemande n’a pas surpris les Alliés et à la nécessité de se mettre sur la défensive à l'arrivée de l'armée territoriale anglaise sur le théâtre de la guerre; à la mise en œuvre de troupes indigènes et à l’intervention de divisions américaines.Faisant allusion à l’attaque des troupes de l’Entente dans le saillant de la Marne, le général von Wrisberg a déclaré que la retraite des troupes teutonnes était nécessaire pour “des raisons stratégiques et a complètement réussi.Ainsi, l'ennemi a remporté un succès tactique dans sa première offensive, mais si l'on tient compte de ses grands objectifs stratégiques, on ^ne peut dire que c’est un succès.” L’orateur a affirmé que la victoire anglaise entre l’Ancre et l’Avre provient de l’utilisation de force chars d’assaut et d’une attaque par surprise.Le repliement sur la ligne Hinden-burg provient du manque de positions bien consolidées.Parlant de la victoire américaine dans le secteur de Saint-Mihiel, le général von Wrisberg a dit : “il est dans la nature des choses qu’étant les défenseurs nous ayons perdu un nombre considérable de canons et de prisonniers.Nous pouvons toutefois calculer avec assurance que l’ennemi a remporté ses succès par surprise dans les premiers jours de l'attaque, mais qu’ensuite, il a essuyé les pertes les plus lourdes.Les armées américaines ne doivent pas nous terrifier.Nous réglerons aussi notre compte avec elles.” Le vice-chancelier, von Payer, a défendu l’attitude qu’il a prise dans son discours de Stuttgart, alors qu'il a proclamé que les traités de Brest-Litovsk et de Bucarest ne doivent pas être révisés.Le capitaine.Brueninghaus parlant au • nom du ministère de la Marine a dit que les sous-marins coulent plus de cales que les Alliés n’en construisent et que le nombre des sous-marins est plus considérable qu’à aucune autre période de guerre.Les autorités navales, a déclaré le capitaine Brueninghaus, sont encore convaincues que la campagne sous-marine onstitue l’unique moyen de faire entendre raison à la race anglo-saxonne.Le comte von Hertling a déclaré que le 22 février dernier il a reconnu en principe la possibilité de discuter une paix générale sur la base des quatre points énoncés par le président Wilson, dans le message du 2 février.Mais M.Wilson n’en i pas pris note, alors ou depuis.Entre temps, l’ancien idéaliste et le îélé protagoniste de la paix s’est mué en chef des impérialistes américains.L’orateur a ajouté qu’il sst en faveur de l’établissement d’une ligne internationale, du désarmement universel en proportion égale, de l’établissement de l’arbitrage obligatoire, de la liberté des mers et de la protection des petites nationalités.Nous n’avons jamais caché, a proclamé le chancelier, que toute pensée de conquête était loin de notre esprit.Mais à entendre les déclarations officielles et officieuses de l’ennemi, les Alliés désirent repousser une Allemagne qui dans une criminelle arrogance s’efforce d’établir son hégémonie sur le monde, ils se battent pour la liberté et la justice contre l’impérialisme allemand et le militarisme prussien.Nous sommes plus avisés, a dit von Hertling.La guerre mondiale a été préparée par la politique d’encerclement bien connue d’Edouard VIL Ce n’est pas le parti militariste allemand qui a mis le feu aux poudres.Tandis que le Kaiser s’est efforcé jusqu’au dernier moment de conserver la paix, le parti militariste russe a fait opérer la mobilisation des troupes moscovites contre la volon té du faible tsar, et la guerre est devenue inévitable.Le rapport officiel sur le procès Soukhomlinoff établit clairement ce fait pour quiconque désire voir.Nous attendons avec confiance le jugement de la postérité.Par une campagne de LA SITUATION DE L’ENNEMI S’AGGRAVE PARTOUT Les troupes de l’Entente continuent leur avance en Mésopotamie et en Palestine, mettant leurs adversaires en déroute — Au front occidental, les contre-attaques allemandes ne peuvent empêcher les lignes alliées de se resserrer autour de Saint-Quentin.=*= New-York, 26.— La Presse associée a publié hier soir le communiqué suivant; Les troupes ennemies fuient encore en Mésopotamie et en Palestine, devant les armées de l’Entente, tandis que dans le secteur 1res important de Saint-Quentin, en b rance, les armées françaises et anglai-, ses, après des batailles acharnées, ont resserré de plus en plus leurs lignes et continuent l'investissement de la ville au nord, à l’ouest et au sud.Les Allemands ont résisté et contre-attaqué avec beaucoup de fermeté, mais tous leurs efforts ont été vains.Ils n'ont réussi qu a faire progresser les troupes du feld-maréchal Haig et celles du général Debeny.Sur le front macédonien, sauf a la frontière bulgare où la nature montagneuse du terrain leur permet de résister vigoureusement ù l’invasion du territoire bulgare, les Bulgares et les Allemands battent partout rapidement en retraite devant les Italiens, les Serbes, les Grecs et les Anglais.Rompues a plusieurs endroits, les troupes ennemies sont décontenancées et opèrent par unités distinctes.Selon des rapports officieux, des patrouilles de la cavalerie des Allies ont déjà atteint la frontière bulgare à plusieurs points.Quelques cavaliers hardis ont déjà pénétré en Bulgarie, mais aucun fantassin ne Ta encore fait.On dit fine les Bulgares se replient sur un front de 130 milles.Sur le flanc est et ouest, les Italiens, les Grecs et les Anglais avancent leurs lignes rapidement dans le but d’envelopper l’ennemi, tandis qu’au centre les Serbes ont enfoncé un coin dans la direction d’ishtip.Rien n’a pu les arrêter malgré le territoire difficile sur lequel ils doivent combattre.L’arrière-garde ennemie, qui est armée de mitrailleuses, ne peut que retarder les soldats qui vont délivrer le territoire.Dans la Macédoine occidentale, les Italiens vont vigoureusement de l’avant, au nord, et ont occupé les hauteurs au nord de Topolchani, à mi-chemin entre Monastir et Pri-lep.On n’a pas encore de nouvelles d’une grande activité en Albanie, mais la reprise des opérations, dans cette région, en coopération avec celles de la Macédoine ne saurait tarder apparemment.En Palestine, les Turcs qui restent n’ont guère de chances avec les troupes britanniques et les tribus amies qui les encerclent à l’est du Jourdain.Les assaillants ont fait 40,000 prisonniers et pris 265 canons, et cependant le général Al-lenby n’est pas satisfait des résultats.S’il faut en juger la rapidité avec laquelle les coups sont portés, le général se propose d’écraser complètement les Turcs et la réalisation de ses plans semble assez prochaine.Les troupes britanniques opérant à l’est du Jourdain sont apparemment dans une position favorable pour couper la retraite aux Turcs, au nord, le long de la voie ferrée de l’Hedjaz.Les Anglais approchent à présent d'Aman, le long de cette voie ferrée.Les troupes arabes donnent la chasse aux ennemis qui se replient au nord, à partir de Ma’an, au sud-est de la mer Morte.Sur le front français, les Anglais ont pris le village de Selency, situé a deux milles à l’ouest de ' Saint-Quentin, et les troupes françaises et anglaises qui sont au nord et au sud de cette ligne ont fait de nouvelles avances sur le front allemand.Plus de mille prisonniers et plusieurs mitrailleuses ont été capturés par les Anglais au cours de ces opérations.L’ennemi a livré plusieurs contre-attaques très fortes, à Seteney et à Gricourt, mais les troupes de Haig les ont toutes brisées, et les Allemands ont éprouvé des pertes fort lourdes.Le beau temps est revenu dans le secteur américain du front de Lorraine, mais il ne s’est passé rien d’important si ec n’est le bombardement réciproque ordinaire et la reprise des activités aériennes sur une plus grande échelle.Des dépêches de Berlin disent que les canons américains à longue distance ont créé beaucoup de sensation en Allemagne.Les Américains sont en train de bombarder les secteurs qui sont en arrière de la ligne allemande.Les dépêches ajoutent que les civils se préparent à quitter la ville de Metz ainsi que les autres villes qui sont à portée de canon, au cas où une telle mesure deviendrait nécessaire.LE SEUL POINT DE RESISTANCE Paris, 26.— L’armée alliée du général Franchet d’Esperey rencontre une résistance déterminée sur la frontière bulgare, à un endroit assez éloigné du défilé de Demikapu et de la grae de Strumitza où une violente bataille se déroule sur la rive gauche de la rivière Vardar.Les Bulgares tiennent de fortes positions sur les hauteurs qui protègent leur frontière.C’est seulement à cet endroit qu’ils offrent une grande résistance.Après la chute probable de Vesles, Ton croit que le prochain objectif de l’armée alliée sera Uskub, en vue de rétablir les communications du chemin de fer Salonique-Uskub.De cette dernière ville, il sera plus facile d’entrer en Bulgarie, que s’il fallait entrer par la rgéion de Strou-mitza, où les défenses naturelles sont extraordinairement fortes.Des patrouilles alliées ont atteint la frontière bulgare et à plusieurs endroits ont pénétré sur le territoire bulgare, mais il n’y a pas encore d’infanterie en Bulgarie.L’artillerie bombarde continuellement les défilés des montagnes par où les Bulgares transportent leur plus pesant matériel, sous la protection de nombreuses arrière-gardes.“L’Echo de Paris” dit que les Bulgares dans leur retraite vers le nord, ne seront probablement pas capables de défendre la fameuse passe Babub-na, au sud-ouest d’Uskub, où les Serbes firent une si héroïque résistance au mois de novembre 1915.La passe est près de Vebs, qui est presqu’à la portée des Serbes qui continuent de s’avancer.POSITION DISPUTEE Londres, 26.— Tout le chemin j Monastir-Prilep-Gradsko reliant les deux armées bulgares est aux mains ! des Alliés, suivant des nouvelles re- ; çues, ici, tard, hier soir.La cavalerie des Alliés est à moins de dix J milles de la seconde ligne comprise i entre Veles, Ishtib et Prilep.L’ennemi se bat avec acharnement pour s’emparer de ce chemin et aussi dans le secteur à Touest de Prilep.Les opérations semblent se résumer à une course vers Uskup, vu que les troupes alliées sont aussi proches de la ville que les Bulgares.Les Alliés sont maintenant maîtres de tout le Vardar, de Gievgeli à Gradsko.Les dépêches d’hier soir disent que les Serbes ont capturé 39 nouveaux canons.Les Bulgares battent maintenant1 en retraite sur un front d’environ 130 milles.La seconde armée bulgare, commandée par le génréal Feo- 1 doroff se replient devant les An-glais et les Grecs sur une ligne entre le Vardar et la Strouma.Une invasion de la Bulgarie par les troupes britanniques semble probable.On rapporte que les Bulgares fortifient le chemin de Fobrovo à Stroumitza dont la cavalerie anglaise approche.sion de la Belgique par l’Allemagne, mais passent l’éponge sur l’oppression de la Grèce, l’ingérence dans les affaires de ce pays, l’abdication forcée du roi.Les Alliés prétendent qu'ils combattent pour la protection des peuples opprimés, mais les griefs séculaires et justifiés de l’Irlande ne peuvent être exposés même aux États-Unis.Le gouvernement britannique qui aime particulièrement à parler du droit et de la justice, a trouvé que la reconnaissance du ramassis de Tché-co-Slovaques comme nation belligérante est compatible avec ces principes.Que doit faire le peuple allemand ?Implorer merci et trembler ?Non.Se rappelant son grand passé, sa grande mission future, se tenir droit.La situation est grave mais POUR L'AIDE AU SOLDAT CONFERENCE DE MONT PET IT.M.EDOUARD Au moment de reprendre leurs travaux, les dames du comité de Y Aide au soldat sont heureuses d’annoncer qu’une conférence au : bénéfice de leur oeuvre sera don- ! née par M.Edouard Montpetit, le 26 novembre.Un coin du pays : Percé.Tel est le sujet que traitera le conférencier, infatigable, quand il s’agit de met- j tre le talent au service de la chari- j té.De nombreuses projections lu-1 mineuses accompagneront le discours.On rappelle que le comité tra-| vaille pour les combattants, pour I les hôpitaux, pour les maisons clai- Sarcey ) soldais çais., pour les aumôniers et les du 22ième Canadien-fran- j (Communiqué.) \ mensonges et de calomnies, on a ne justifie pas une dépression pro-1-os (fo.ndees P?r madame Yvonne excité la haine des nations ennemies fonde.L’heure viendra où nos i contre les empires centraux, en ennemis entendront raison et seront ! particulier contre l’Allemagne, une | prêts à terminer la guerre, avant que | haine qui exclut toute modération j la moitié du monde ne soit couverte I et étouffe toute justesse de juge- de ruines et la fleur de l’humanité ment._ _ couchée sur les champs de bataille.Par le fanatisme haineux qui le caractérise le dernier discours du 9 premier ministre français, M.Cle- » t »rr>f\T r ryrmicr’i menceau, semble dépasser tout ce j rV L LLULL U LIMoLl- qu’on a entendu, mais ce discours rWPMPNT CITPPDIPI1D a trouvé beaucoup d’échos aux UKCWCn 1 SUrHUEUK États-Unis.Une fureur belliqueuse fait rage aux États-Unis, et le peu- L’ouverfure des cours à l’Ecole ‘ * .1 pie américain est enivré de l’idée d’enseignement supérieur pour lesMul*air-qu’il doit apporter aux peuples nu».Q„ra n»„ «r».‘-oral M.LAURIER AU THÉÂTRE ST-DENIS Dimanche soir prochain aura lieu au théâtre St-Denis une grande assemblée publique sous les auspi- j ces de Tassoriation canadienne; "Fifth Sunday Meeting", à 8 heures ! J qu H doit apporter aux peuples esclaves des empiras centraux le bienfait de la culture libérale moderne.tout en se réjouissant des millions que les armements font tomber dans les poches des hommes d’affaires.La théorie et la pratique sont deux choses différentes.Le vieux proverbe de la paille et de la poutre, a dit l’orateur, trouve une application constante dans les agissements des pays de l’Entente, qui ne cessent pas de parler de Pinva- I orateur sera sir Wilfrid Lau- rier.jeunes filles aura lieu mardi, premier octobre, à trois heures.Mgr _______ Bruchési présidera.M.Tabbé Char- ! tier, secrétaire de l’Université, lira jON ATTEND LE RETOUR ,1e! ^ ^ ^archevêque le P.Kearney, c.s.c.La séance sera suivie de la collation de dix diplômes de bacheliei* es arts.Mgr Bruchési et le P.Filion, S.J., provincial de la compagnie de Jésus, prononceront des allocutions.A l’archevêché on attend le re- ! tour de Mgr l’archevêque pour au-1 iourd’hui ou demain au plus fard.Monseigneur s’en revient de New-York ou il a assisté aux funérailles de Son Eminence le cardinal Far- ] 1er.^ftiipuis^rèrea LA FETE DES MOISSONNEURS Costumes pour dames et Cabinets de cuisine 11 \ demoiselles Nouveaux costumes très jolis, en serge tout laine, aussi en gabardine, en marine et noir, styles demi-ajustés ; 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