Le devoir, 30 décembre 1918, lundi 30 décembre 1918
VOLUME IX.— No 306 MONTREAL.LUNDI 30 DECEMBRE 1918 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.4M) UNION POSTALE.8 OO Édition hebdomadaire CANADA.$2 OO ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE.3 OO LE DEVOIR Rédaction et administrations 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE : Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5153 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LES ÉLECTIONS ANGLAISES Trois ou quatre faits saillante émergent de l’amas de dépêches que nous apportent les journaux de ce matin: le très grand succès de Lloyd (îeorge, la disparition virtuelle de deux partis historiques : le vieux parti libéral et le parti nationaliste irlandais, l’échec quasi-total des can- j didatureS féminines, le succès relatif des travaillistes, le caractère très particulier de la coalition victorieuse.Le triomphe, prévu dès la première heure, de Lloyd George démontré, une fois de plus, que le premier ministre avait bien raison de dire: Je ne m'y connais peut-être pas beaucoup en fait île stratégie militaire, mais,-pour la stratégie politique, c’est autre chose.Il a su utiliser au bénéfice maximum de son groupe le privilège que lui laisse la constitution britannique de choisir l’heure de la lutte.Il revient au pouvoir avec une énorme majorité, scs principaux adversaires anglais ont été écrasés, mais il doit être le premier a se demander: De quoi demain sera-t-il fait?Car cette majorité est composite et par là fragile; elle se recrute en plus, pour les deux-tiers, parmi les unionistes : ses ennemis traditionnels, et ces unionistes peuvent, avec leurs congénères restés en dehors de la coalition, commander une majorité absolue de la Chambre.Associés, les unionistes eoalitionnistes et indépendants feraient un bloc de 381) sur un total nie 707 députés, et encore faut-il compter que les sinn feiners ne devant pas siéger à Westminster, il n’y aura là que 635 députés à peu près.Le héros de la grande victoire de samedi est don-à la merci d’un Coup de main de la part des unionistes.— On attend de lui, dit une dépêche, un grand programme de réformes économiques et sociales, et cela cadrerait avec son passé, mais c’est alors précisément u.ue risquerait tout de suite de se poser entre lui et le gros de ses partisans le plus efficace principe de division.Car le parti unioniste est d’abord un parti conservateur.D’autre part, le succès relatif des travaillistes, qui grossissent leurs effectifs parlementaires, en dépit du cyclone, alors que les libéraux traditionnels sont presque balayés, est un indice, après beaucoup d’autres, que c’est précisément sur le terrain économique et social que se feront les grandes luttes de demain.Ces luttes, c’est en dehors du parlement surtout, par le moyen des syndicats et de l’agitation populaire qu’elles se poursuivront; le parlement ne fera qu’en enregistrer le contrecoup.Alors que la haine antiallemande, qui a été, prétend-on, le grand facteur du succès coalitionniste, est un sentiment qui ira forcément s’affaiblissant avec les années, les revendications économiques et sociales ont toute chance de s’aggraver à mesure que se prolongera l’effet économique de la guerre.Devant le conflit de classes que tout présage, le succès électoral de tel homme ou de tel groupe compte pour fort peu de chose.Du point de vue international, le trait le plus saillant de l’élection, c’est, de toute évidence, l'extraordinaire succès des sinn feiners.Les champions de la self determination doivent être satisfaits: si jamais une “petite nationalité” a clairement manifesté ses sentiments, ’est bien celle-ci.Sinn feiners et nationalistes d'abord sont d’accord pour réclamer l’application à l’Irlande du principe de la self determination: ensemble ils détiennent les qualre-cinquièmes des sièges de l'Irlande et représentent la presque totalité des Irlandais de race; puis, les sinn feiners.dont le programme vise à l'indépendance absolue de l’Irlande, ont remporté un succès tel que les dépêches de source anglaise proclament qu’ils sont aujourd’hui les maîtres absolus dé l’Irlande.Non seulement ils ont enlevé un nombre de sièges énorme, maps leurs majorités sont très considérables et le correspondant de la Gazette nous (lisait l’autre jour que leursbui versa ires nationalistes ont fini par adopter virtuellement leur programme.— Et notez bien que ce plébiscite a été fait avec le mécanisme électoral britannique, sous les yeux des autorités britanniques, en face d’une armée d’occupation britannique, sur le nom do candidats dont un très grand nombre, sinon la majorité, sont actuellement détenus dans les prisons britanniques, alors que le directeur de l'organisation électorale du sinn fein a été emprisonné par ordre du secrétaire d’Etat pour l’Irlande, M.S.-h or U.Cela a été fait au bénéfice d'un parti qui ne groupait, il y a cinq ans, que des artistes, des savants, des économistes et contre (pour ce qui concerne les circonscriptions proprement nationalistes) un grand parti traditionnel, fortement organisé, dont le chef, lui-même battu dans sa vieille circonscription, a fait deux fois de ‘la prison pour la cause de l’Irlande.A moins qu’on ne veuille appliquer le principe de la self determination que dans les pays qui appartenaient jadis aux Empires du rentre, on ne voit pas bien comment ce verdict pourrait être ignoré.11 est certain, en tout cas, qu’un effort énorme se fait pour amener le président Wilson à prendre en main la cause de l’Irlande et que les protagonistes iu mouvement n’hésiteront point à tirer du succès dès sinn feiners toute !a puissance d'argumentation qu'il recèle.La question d’Irlande est aujourd’hui posée, avec éclat, devant le monde entier.Orner HER0UX.calmants se dissipe.Comme les lits sont peu nombreux, il faut dans tous les cas où le séjour à l’hôpital doit être de plusieurs heures interner le petit malade sans quoi il paralyserait tout le fonctionnement du dispensaire en gardant ce lit dont d’autres attendent la vacance pour subir leur opération.Mais voilà que l’on se dirige vers la chapelle.En passant nous jetons un coup d’oeil à la salle où opérait naguère le docteur Falardeau que i influenza a enlevé à la science.Son nom est sur toutes les bouches, et à l’hôpital, trois mois n’ont lias réussi à faire “d’une mort récente une vieille nouvelle”.Les docteurs Perron et Adhémar Gagnon continuent habilement le travail de leur prédécesseur qui était aussi leur ami.Le remplaçant officiel sera nommé par l’Université, nous dit-on, et son nom n’a pas encore été révélé.Après la bénédiction du Saint-Sacrement la visite des salles a con-tin ué.Le manque d’espace nous force de nous en tenir là pour aujourd'hui; nous continuerons demain.Louis DUPIRE.Chronique d’Ottawa ENCORE BOB ROGERS SILLET DU SOIS VISIONS GASPESIENNES L’ARBRE DE NOËL A STE-JUSTiNE La fête annuelle de l’arbre de Nor! avait lieu vendredi dernier, sous la haute présidence de Mgr l’arehevè-que.à l’hôpital Sainte-Justine.Infirmières bénévoles, dames patron-nesses, médecins et amis de Tinsti-tution ont fait, au dispensaire et dans les salles, la distribution des jouets et des friandises, remerciés par un regard reconnaissant de ces veux d’enfants malades (pie la fièvre illumine.La distribution a commencé au dispensaire.Là se dressait un sapin robuste, haut comme le plafond.Parmi sa verdeur vivace s’éîait épanouie une merveilleuse frondaison de jouets de toutes les descriptions, de houles de verre aux reflets les plus inattendus qui font la joie des enfants.Lu un quart d'heure, l’arbre était dépouille, et les petits s’en allaient contents serrant dans leurs bras leurs trésors.Une discrète charité s'était enquisc des besoins de chacun et quelques pelils étaient jhnrgés en plus îles joujoux de lourds paquets solidement ficelés.Ils contenaient de chauds vêtements, non seulement pour eux mais même pour les petits frères et les petites soeurs bien portants qui ne fréquentent pas l'hôpital.Qu'on songe au bonheur qu'a dû produire le déballage de ecs chauds lainages arrivant en même temps que les premiers froids sérieux de rhiver.L’ordre le plus parfait a présidé à la distribution des jouets comme l’impartialité la plus scrupuleuse a inspiré la confection des colis.Chacun porte les nom cl prénom du destinataire, de sorte qu'il n’y a pas d'erreur possible.Autrefois, on procédait avec moins d’ordre.Les messieurs qui, même dans rrs jours d'universelle égalité, ne peuvent se défendre d’une certaine admiration pour l'adresse et la force lançaient les jouets au-dessus des lèlcs de «la juvénile assistance.Au plus fort, U* plus gros lot ! C’était beaucoup plus amusant.Mais religieuses et bienfaitrices sr sont tôt émues des pleurs et (tes dé- ceptions des petits vaincus de ce bref struggle for life et, désormais, chacun obtient son lot sans coup férir.Ce lot — cela témoigne des croissantes sympathies que l'hôpital recueille — nous paraît augmenter chaque année.Ce qui n'ein-pêehe pas les religieuses de trembler jusqu’à la dernière minute qu’il n’y ail pas assez de jouets pour tout leur petit monde.Vaines anxiétés maternelles ! Les commissionnaires sonnent jusqu’à l’après-midi de l’arbre de Noël à la porte de l’institution.Et tous les ans les petits enfants de pauvres s’en vont pourvus comme des enfants de riches.Ceux-là du moins qui ne connaissent de belles dames que celles qui les combien! de gâteries, qui les dorlotent quand ils sortent de la torpeur du bromure d’étyl ou du chlonoforme, seront réfractaires aux idées bolchévisles, Ils sauront que s’il y a des jouisseurs égoïstes de la fortune il en est, par contre, qui ne sont qù'intendants de la Providence.* “ * Lue centaine de paires d'yeux sc tournent alternativement vers l’arbre et vers la porte guettant l’entrée de Monseigneur qui, ils en sont prévenus, tient à distribuer lui-mêtne les premiers cadeaux.Nous avons estimé leur nombre à une cinquantaine, peut-être sont-ils plus : les enfants tiennent si peu de place ! Mais notez que re n’est là qu'une infime fraction des clients du dispensaire.On opère, en effet, un triage parmi eux.Seuls les plus pauvres participent à la fête (le l’arbre de Noël ; il faut éliminer ensuite les plus netits, qui feraient sans en être pries, h* plus indésirable des concerts.Ils ne sont pas oubliés mais on leur porte leurs étrennes à domicile.S'ils venaient accompagnés, il n’y aurait pas de place pour eux tous.Ainsi ce que nous voyons là.ce tassement excessif c’est la scène de tous les jours de dispensaire.L’hôpital est déjà Irop petit.Et cette exiguïté cause bien des ennuis.Pour les interventions chirurgicales un peu graves, il faut retenir les patients Quelques heures après l’opération jusqu'à ce que l'effet des En revenant des magasins, vers les neuf heures du soir, il m'est venu à l'idée d'entrer en passant au Château pour y acheter le Devoir qu'autrement je 7i aurais que le surlendemain, lundi.Je ne savais pas à quel point celte inspiration était bonne.Dès mon entrée dans le grand vestibule, où trône un Laurier de marbre, j’ai remarqué que, l'une des petites salles aliénantes était transformée en.vestiaire.“Ce n’étaient que festons, ce jn’étaient qu’aslragales” avec beaucoup de chapeaux et de paletots autour.Qu’est-ce qui se passait ?Délégation, bal, conférence ?Je m’enquis à mon ami le chef des garçons auquel me lient des sentiments de solidarité nationale, depuis que je lui ai parlé français rien qu’à lui voir le visage, qui respire la savoureuse soupe aux pois et l’avenue Guignes, pour le moins.—Oui, U y a une conférence en haut.—En français?—Sure ! L renseignement était complet au an! que bilingue, et je filais déjà vers l'ascenseur.Au premier je me trouvai à l’entrée d’une pièce vaste et riche, à la Versailles si l’on veut, au fond de laquelle on voyait une vingtaine de personnes attentivement penchées au-dessus de.la, balustrade qui donne sur la salle de bals et de concerts: c’est ma toge accoutumée: j'entendais une voix au timbre doux, i un peu chantant, une voix canadienne j française.— Mais qui est celui-là ?Par-dessus une douzaine de têtes, j je lançai un regard inquisiteur vers .Vestrade et j’aperçus un grand garçon \ de noir vêtu, très élégant sous l’habit, chevelure généreuse et sombre, traits de statue romaine : je n’en pouvais croire mes yeux : Montpetit ! Et j’allais manquer cela ! L'auditoire était considérable, et il écoutait de toutes oreilles.Je vis par Vallure de.l'orateur, que j'ar-rivais assez tard et que la causerie proprement dite louchait à sa fin ; c'était présentement un chapelet de, pensées élevées» d’aspects, sculptés par les mois, de la merveille nationale faisant le.sujet de l’étude : le Rocher-Percé, et ses environs.Et ce fut trop vite terminé, dans des applaudissements un peu intimidés par tant, d’inlellectualité.Heureusement, il restait les projections, et leurs explications improvisées, qui devaient ramener à l’incomparable village tous ceux qui y sont déjà passés.et probablement y diriger tes autres, l’été prochain.Mais quelles beautés, el que la photographie ainsi agrandie en rend bien le charme empoignant ! La baie en échancrure coupée par la jetée, le Mont Sainte-Anne et les Trois-Soours fermant l’horizon, les barques à l’ancre, et plus près Vile Bonaventure et la Merveille elle-même ! Sous la parole chaude, amusée, un peu railleuse parfois de Mont-petit, j’ai “appris" le Rocher mieux qu’eu deux voyages personnels : et gui pourrait décrire la sensation “d’empoignemenl” par laquelle tout l’auditoire a passé à mesure qu’apparaissaient sur la toile les évocations de cette nature devant, laquelle les adjectifs se dérobent impuissants ! L'église “faillie du sol", la route du Découragement, la jeune, fille installée au bord extrême de Vabîme de sept, cents pieds qu'est le.flanc crayeux du Mont Sainte-Anne, Vile Bonaventure, et tes oiseaux innombrables, et ce bruit plaintif, semblable, à des rouets tournant sans cesse, en un mot tout ce qu'offre A la fois Percé d’étrange, de saisissant, d’apocalyptique, et en même temps de paisible et de.riant au soleil dorant la mer maternelle et.nourricière.Et vous n’aurez dit cela, et montré cela, qu’à deux endroits, à deux pauvres points sur la carte, nationale ?Et tous les autres qui vous goûteraient tant, qui apprécieraient si bien, gui vibreraient si hautement aussi, ils s’en passeront 1* Vous n'avez ni la volonté, j'en suis sûr, ni le droit même de les priver ainsi, Montpetit ! Il faut que vous donniez une vraie tournée de.conférences, ou à tout le moins une brochure renfermant tout votre texte scandé, et toutes les illustrations, avec vos commentaires en italique ; allons, prome.ttez-nous cela, pour nos étrennes I L'Oi t sur ats.Ottawa, 28 décembre.11 y aurait calme plat dans la politique sans un autre banquet do mille couverts que s’est fait offrir M.Robert Rogers, qui cherche évidemment à “mettre dans le mille” comme on dit familièrement, par tous les moyens possibles et qui trouve sans doute celui-ci à la fois facile et agréable.Il est curieux de noter une fois de plus comme les agences de nouvelles respectent une démarcation entre l’est et l’ouest du pays, car elles ne nous ont presque rien laissé savoir des préparatifs de cet événement politico-gastronomique, tandis que toute la presse occidentale en retentissait quotidiennement.Il n’y a là rien de nouveau, du reste, et s’il fallait que les faits-divers d’outre grands-lacs nous fussent mis sous les yeux avec la même abondance que ceux de Toronto ou de Montréal, l’Est frissonnerait de la fréquence des crimes commis dans les homesteads des prairies, où l’on n'est pas plus méchant qu’ailleurs, peut-être, mais où la population est plus mêlée et se compose d’un grand nombre d'éléments prêts à se choquer les uns contre les autres, dans l’isolement et le grand silence complices de ces vastes espaces.Une autre conséquence qui en résulterait serait de faire ressortir plus fort encore les inconvénients de l’immigration sans contrôle sérieux, et la leçon ne manquerait pas d’utilité au moment où le sif-tonisme nous prépare une nouvelle invasion dont le nombre plutôt (lue la qualité formera la base essentielle.M.Rogers ne paraît pas s’être préoccupé de cette question dans le discours réchauffé qu'il a servi à ses convives de Winnipeg, “franchement conservateurs, et venus des provinces de l’Ouest en général” nous dit le compte rendu.11 s’est borné à répéter son cri d’alarme contre les préparatifs du parti libéral à un nouveau conflit électoral: les libéraux unionistes sont restés libéraux, dit-il, citant les paroles de M.Rowell, qui aurait dit l’année dernière que la guerre finie lui et les siens retourneraient sous la houlette de t'M.Laurier.Si M.Rowell a dit cela, il doit s'en repentir amèrement, et en tout cas personne ne s’attend à ce qu’il s’y conforme; mais le prétexte est bon pour M.Rogers, dans ses fonctions improvisées de berger du troupeau tory, et il ne se fait pas faute de s’eu servir.* * ¥ Qu’y a-t-il de sincère dans cette série de “pow-wows” provinciaux, et quelle proportion de manœuvre s’y cache ?On doit se le demander avec plus d’intérêt encore à Winnipeg même, où cette manifestation succède à quelques semaines d’intervalle à celles qui ont marqué le passage de sir John Willison, et dont l’écho nous est à peine parvenu, tandis qu’on l’amplifiait dans la presse de l'ouest.M.Willison est allé serrer les chers fermiers sur son cœur et les assurer de toute l’amitié des manufacturiers de l’Est; et il s'est fait lui aussi servir de succulents prairie chickens au grand hôtel Fort-Garry, avant de faire entendre son évangile de paix et de concorde, qui devait faire grincer de loin les dents de M.Crerar.Quelles ficelles ont fait agir ces deux pantins au même lieu et, presque dans le même esprit, à deux ou trois mois d’intervalle?Ou entend bien que la Canadian Manufacturers Association active M.Willison et fait mouvoir M.Rogers; mais qui est en arrière de la Manufacturers Association ?Quel est le chef d'orchestre puissant, et invisible?Et n’est-il si invisible que parce qu’en effet il se trouve depuis quelque temps absent du pays?Mais à quoi bon prononcer un nom qui commence à prendre des relents de croque-mitaine?Le nom ne fait rien à l’affaire, a dit à peu près Shakespeare, et ce qui importe surtout cest la morsure et non pas le sexe du chien qui l’a infligée.* * * Conservateurs en action, libe-raux en rumeur; et que fait pendant ce temps le cabinet autour duquel ont lieu tant de bruits et de tiraillements?Il ne fait rien du tout, sinon quelque nouvelle commission de temps en temps, comme si M.Rogers ne venait, pas de déclarer que ce qui pourrait le plus soulager le pays à l’heure actuelle ce serait un arrêté supprimant du coup toutes les commissions créées depuis cinq ans à chaque fois qu'il eût fallu prendre une décision.En dépit d’un peu d’exagération, l'idée n’est pas mauvaise tuais ce n’est pas M.Rowell qui commencera à la mettre à exécution.Quant au chef nominal, nu “père” véritable do runionisme, on ne peut que répéter qu’il a là-bas des atouts dans son jeu et qu’il saura bien nous les servir au bon moment.Le tout est.de savoir si les autres cartes ne seront pas tellement mêlées alors que sa, mise n’aura aucun effet.C’est ce que nous verrons en temps et lieu.En attendant la session s’approche, trop vite au gré dos ministres, qui se sentent devenir de moins en moins parlementaires, ./t mesure que la convocation du S parlement approche.Y anr -t-il un débat, par exemple, sur la représentation du Canada au congrès de Versailles, et la déconvenue anglo-canadienne s’y fera-t-elle jour en toute naïveté?C’est assez probable, et combien d’autres discussions en marge du véritable j travail parlementaire ne s’y laissent-elles pas prévoir?"Des mots, des mots, cueillons des roses” a dit le poète; il se pourrait bien qu’on pût suivre ce conseil à la lettre avant que se termine la longue et confuse palabre dont nous sommes menacés pour la bonne moitié peut-être de l’année qui va commencer.Ernest BILODEAU BLOC- NOTES Diplomatie secrète L’autre jour, lord Northcliffc demandait que la conférence de paix de Versailles eût lieu à ciel ouvert et que le public pût apprendre ce (lui s’y passerait.“U n’y a rien de pire qu’une atmosphèp de secrets el de demi-vérités”, disait le propriétaire du Times.Pour une lois, beaucoup de gens seront de I avis de Northcliffc.Une revue américaine, la Xation, écrit même à ce propos : “11 est de la plus liante importance que les Américains se rendent compte de la situation très grave que lord Northcliffc décrit sans exagération dans sa récente entrevue.En dépit d’une censure très sévère, — et dont les rigueurs persistent, tant pour les nouvelles aux journaux que pour la correspondance particulière, depuis la signature de l'armistice, — et des dépêches très optimistes de correspondants américains qui nous disent comme quoi le président Wilson a apaisé toutes les craintes et est sûr d’obtenir ee qu’il veut, le fait reste qu’il ne s’est encore rien passé d’important ouvertement, pour une paix démocratique, et que les gouvernements américain et alliés n’ont encore donné aucune preuve qu’ils se proposent de faire quoi que ce soit à la connaissance du public.Ni M.Lloyd George, ni M.Clemenceau, ni M.Orlando n’en tiennent pour la libre discussion des conditions de paix et rien ne parait les avoir mis en garde contre l’état de choses actuel.pas plus les protestations du parti ouvrier anglais que celles du travail et des socialistes en d’autres pays.On ne peut même plus compter M.Wilson au rang des défenseurs de la diplomatie à ciel ouvert; car, bien qu’il passe pour avoir exprimé le voeu que la conférence se tienne portes ouvertes, non seulement il n’a rien fait, du j moins à la connaissance du public, j pour donner suite à son voeu, mais ill s’entretient lui-même secrètement ; et chaque jour avec les représentants des gouvernements alliés, j quant à leurs réclamations respectives et a leur attitude envers ce que l’on suppose être son programme.On pourrait peut-être s’alarmer moins de tout cela, si les gens avaient la certitude raisonnable que ce qui se passe portes closes est bien tel que le peuple le veut et pour son plus grand bien.Mais il nous manque malheureusement le moindre indice de ce côté.” Le reste de l’article de la Xali ou est encore plus franc.Le cas de M.Rowell Le Statesman de Toronto ne laisse guère de répit à l’ancien chef du parti libéral à Toronto, M.Rowell, passé armes el bagages aux rangs des unionistes et en train de s’enfoncer dans le toryisme.Dans une brève étude sur le rôle de M.Rowell alors qu’il était chef d’opposition à la législature ontarienne, le Statesman dit ceci de l’ancien chef libéral ; “Sous la direction de M.Rowell, la fortune du parti libéral ontarien a changé.Les presbytériens écossais et les catholiques irlandais virent à leur grande stupeur l’affaiblissement des fibres du libéralisme ontarien, au lieu d’assister à l’affermissement de la foi libérale.Une paralysie insidieuse mina tôt les forces du parti si sagement et si bien guidé jusque-là par Mowot.Lr paternalisme émasculé du nouveau mouvement de “réforme” parti de i Toronto remplaça un libéralisim ;luen défini et agressif.L’homme (I Etat eut comme successeur un i predicant ampoulé de conventicules j et la plate-forme très vaste où pou-I valent se coudoyer tous les citoyens canadiens disparut, noyés par les I préjugés de race et de religion.On j le vit bientôt, au changement qui 'prit place dans l’organisation libérale ontarienne.Deux ans après que Rowell fut devenu chef, il n’y avait plus de eatholique de langue anglaise dans l'exécutif.Les catholiques a tendances politiques libérales restèrent à la porte, ou entrèrent dans le parti par I» soupirail ou bien encore par-dessus la clôture.L’On tario Reform Association ne choisit plus (pie des candidats chez qui les catholiques libéraux de langue anglaise manquaient tout à fait, tandis que les catholiques purent remarquer un nombre de plus en plus grand de clergymen parmi les candidats de Rowell, dont plusieurs n'a-vaient jamais été libéraux jusque-là.” Voilà qui est bien conforme aux faits.Bcaverbeook Il est encore à l’affiche.La Weekly Despatch de Londres dit que, dans la coulisse, on félicite fort Beaverbrook du résultat qu’il a eu comme couronnement à scs manoeuvres politiques en faveur de Lloyd George, dont il a organisé les élections anglaises.Il n’y a personne comme les grands manieurs d'argent pour s’adresser aux électeurs.ion sali de quelle façon.Sir Clifford Sifton qui est outre-mer et passe pour être en train de préparer une prochaine élection générale au Canada, — elle aurait lieu avant la fin de 1919, — doit fréquenter Beaverbrook, — s’il peut en apprendre quelque chose.Il lui en a peut-être même appris.L,a censure M.Clemenceau sc serait déclaré il y a quelques heures en favour de l’abolition à Irès brève échéance de la censure politique en France.Le Droit, qui commente cette nouvelle, écrit: “Au Canada, quand son gera-t-on à faire la même chose ?Si la censure politique n’est plus nécessaire en France, elle peut difficilement l’être ici.” Le bon sens le dit.Mais il y a des gens qui répondront à cela : “Ne comparez pas votre' cas à celui de la France.La France est un pays de grandes personnes.Les grandes personnes peuvent tenir des propos interdits aux enfants.Au Canada, nous ne sommes que des enfants”.Quelqu’un d’autorisé a déjà parlé ainsi à des Canadiens.On peut s’attendre à ce que cela se répète.Le Lac Saint-Jean Le bureau fédéral chargé de distribuer des documents publics et des ouvrages officiels vient de nous envoyer entre autres volumes une intéressante étude sur une partie de la région du Lac Saint-Jean.11 sc vend 10 sous, rue York, à Ottawa, au bureau même qui nous l’adresse.Le volume est en français et paraît bien traduit.Il traite de cette région sous différents aspects, notamment du point de vue géologique et minier.Tel quel, il est à lire.Avis à ceux qui s’intéressent aux publications françaises d’Ottawa.11 convient d’insister pour obtenir le texte français.G.P.LA LETTRE DE HSr L’ARCHEVEQUE Mgr l’archevêque, se faisant l’éloquent interprète de toute la population de Montréal, vient d’adresser aux communautés religieuses du diocèse une lettre où il les remercie du dévouement et de l’abnégation allant jusqu’au sacrifice de leur vie — puisque quinze de ces infirmiers et de ces infirmières volontaires' sont morts à la tâche — dont elles ont fait preuve pendant l’épidémie | d’influenza.Le manque absolu d’espace nous j contraint d’ajourner à regret la publication de cette lettre.Nous Tin-1 sérerons demain et nous recommandons à nos lecteurs de la lire.Elle révèle, en effet, une page d’histoire qui menaçait de rester ignorée du plus grand nombre; elle venge, en leur opposant l’argument irrefutable des faits, les communautés de toutes les récriminations ou les calomnies dont elles sont injustement Tobjet.UNE TEMPETE EN CHAMBRE LES D ELUTES SOCIALISTES, FONT ENTENDRE DES VOCIFERATIONS QUAND M.STEPHEN BICHON, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES, SE LEVE' POUR DEFINIR LES CONDITIONS DE PAIX DE LA FRANCE.(Service de la Presse associée) Paris, 30.— L’orage qui était menaçant depuis quatre jours à ta chambre française, a éclaté samedi après-midi, quand M.S.Pichon, ministre des affaires étrangères, parmi les violentes interruptions des socialistes et les manifestations i des partisans du gouvernement, a expliqué les termes de paix de la France.Le ministre a déclaré que la France voulait que Ton accorde toute la publicité possible aux procédures de la conference de la paix.Il a annoncé que l’intervention en Russie était inévitable, mais qu’elle serait défensive de la part des troupes françaises, et que si des opérations d’offensive étaient entreprises, ce serait par des troupes russes.11 était évident depuis une semaine que les ennemis du président du conseil Glemenceau étaient déterminés à empêcher, par tous les moyens possible, le vote du budget de 10,-500,000,(100 de francs pour les trois premiers mois de 1919, à moins que le gouvernement ne fît connaître par l’entremise du président du conseil ou du ministre des affaires étrangères, les termes de paix de la France.D’un autre côté, on avait prédit que le gouvernement ne ferait pas de déclaration avant lundi.M.Franklin-Bouillon, du comité des Affaires étrangères, envenima la discussion en attaquant vivement M.Pichon et la politique étrangère du gouvernement.Depuis jeudi, le cabinet gardait un silence obstiné.Il refusa de répondre à toutes les questions, mais lorsque M.Pichon monta à la tribune samedi après-midi, il étail prêt à répondre.11 déclara : .1.Que le gouvernement est d’accord sur la plus grande publicité à donner à la conference de la paix, il répondait ainsi à l’interpellation du député socialiste Marcel Cachin vendredi dernier, demandant au président du conseil Clemenceau si on abandonnerait le huis dos à la conférence de la paix et si les discussions seraient rendues publiques.2.Que le gouvernement français a adopté le principe de la ligue des nations et qu'il Iravailie actuellement à la réaliser, ee qui était une réponse au socialiste Braeke.3.Que le gouvernement ne veut aucune annexion, mais se réserve le droil de fixer les frontières de TAlsace-Lorraine, afin de se proté- iger contre les attaques futures.C’é-jtait la réponse à une question de M.Franklin-Bouillon.4.Que le gouvernement ne croit pas que la question de la représentation diplomatique du Vatican doive être discutée actuellement.5.Que l'intervention en Russie est inévitable.A propos île Tintervention en Russie, M.Pichon a expliqué en lisant les instructions que Clemenceau avait données au commandant-général qu’une telle intervention n’est pas une intervention offensive pour le moment, mais défensive, afin d'empêcher l’invasion des Bolchevik! en Ukraine, dans le Caucase et dans l’ouest de la Sibérie.A l'avenir, une intervention offensive pourrait être nécessaire afin de détruire le bolchevisme.Une telle offensive peut être conduite par les troupes russes, dont cent mille hommes sont actuellement prêts à marcher sur Odessa.L'armée du général Berthelot e« Roumanie est prête si l’on tente d'intervenir en Ukraine.Pendant que M.Pichon lisait les VOLUMES D’ÉTRENNES Oh peut se procurer au Devoir et dans les meilleures librairies de la province les volumes suivants, publiés au Devoir: Billets du soir, de Lozeau .troisième série, — les deux premières sont épuisées, — 50 sous l'unité, 55 sous par la poste; Lettres de Fadctlc, troisième et quatrième séries, •— les deux premières sont épuisées, — 50 sous l’unité chacune, 55 sous par la poste; Autour de la Maison, par Michelle LeNornmnd, deuxième édition, 50 sous l’unité, 55 sous par la poste; Par nos champs et nos rives.Blanche Lamontagne, 75 sous l’unité.80 sous par la poste; La Confédération canadienne, par l'abbé Groulx, 75 sous l'unité, plus 5 sous pour frais de port._ Le Devoir tient aussi à la disposition de ses lecteurs des exemplaires de la seconde édition du Clash \ de M.William-Henry Moore, reliés toile, au prix de 81.75 l’unité, 81.95 par la poste, envoi recommandé.Accompagner chaque commande1 .- — à l'administration du Devoir d'une 'uslruedons de Clemenceau, les so-remise par mandat-poste, bon-poste c'bus les se mirent a crier: ou chèque accepté au pair, dûment , 8 a erre recommence”, timbré.président de la Chambre, M.Descnnnel, menaça d’expulser l’un j des députés socialistes les plus tur-buienls.M.Pichon fit face à la j tempête avec beaucoup de calme.Il refusa péremptoirement de répondre a la demande des noms des délégués français à la conférenc# de la paix.La Chambre, dit-il, doll donner au gouvernement sa confiance.Le tumulte recommença et on remarqua que d’autres députés s’étaient joints aux socialistes.La Chambre tient une séance, ce soir, car le budget doit être voté avant minuit.Je 31 décembre, par la Chambre et par le Sénat.U > a eu trois séances aujour-d hui c’I il y en a eu deux tous les jours dp cette semaine.Un seul vote a été pris.Ce fut vendredi, alors (ine le gouvernement ne perdit rien de sa force en dépit des tentatives de ses adversaires".M.Marcel Cachin, socialiste, allégua que le ministre des Affaires étrangères avait dit que l'entente était décidée positivement .à ne pas intervenir en Russie au point ' de vue militaire.M.Pichon nia avoir fait une Idle déclaration.“Je n’ai jamais dit que l’intervention était abandonnée, que le gouvernement ne l’envisageait pas comme la presse.” ' Au cours des discussions sur les crédits provisoires M.Franklin-Rouilton.ancien ministre (les missions à Tctranger et vice-président.«In comité des Affaires étrangères à la Chambre, déclara que la question de TAlsace-Lorraine et du bassin de la Sarre, selon son comité, ne formait qu’un même problème.”1^ M.L’ABBE CHARTIER NOMMÉ CHANOINE M.l’abbé Emile Chartier, secrétaire général de TUniversité Laval, a été nommé chanoine titulaire de la cathédrale de Montréal.PERM AUX MAINS DES TROUPES RUSSES Paris, 30.— Des troupes russes se sont emparées de Perm, forteresse des Bolchéviki et y ont capturé au-delà de 18,000 prisonniers.Cette déclaration a clé faite aujourd’hui par M.Pichon, ministre des Affaires étrangères.Perm, capitale du gouvernement de Perm est le point de départ du chemin de fer nord-sibérien.C’est Tun des principaux greniers des importations et exportations sibériennes, la ville est aussi célèbre par sa prison où sont écrnués les exilés sur le chemin de la Sibérie.-*- ’*** A LA CHAMBRE TURQUE Londres, 30.— Suivant des rapports d’Athènes, .des désordres se continuent à Constantinple et de gros Incendies ont éclaté dans le quartier Parmttkkapol de Pera, et dans le faubourg de Kadi Keui.On rapporte que la Chambre turque des députés s'est dissoute, par suite de l'opposition d'-s! députés tennes-turcs, 1 (Suite à tn 2r page) 2 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 30 DECEMBRE 1918 VOL.IX.— No 30fi LOYD GEORGE L’EM- LE cabinet PORTE HAUT LA MAIN Q Le parti coalitionniste inflige une défaite écrasante à tous ses adversaires — Les Sinn Feiners balaient l’Irlande où ils obtiennent des majorités énormes — De Valera défait Dillon — Pas de femmes au Parlement.Londres, 30.—Les rapports coin |>1ets (les élections du nouveau par donnent les résultats sui 40 pu- lement, vants : Coalition nistes-unionistes .Coalitionnistes-libéraux .Coalitionnistes-travaillisles .Unionistes.Libéraux partisans de M.As- quith.Travaillistes.Parti National.Indépendants .Socialistes.Sinn Feiners.Nationalistes irlandais .Les résultats des élections ibliés samedi annoncent le triomphe de la coalition Lloyd George, la défaite complète d’Asquith, des pacifistes et des candidats féminins, ¦et la victoire des “Sinn Feiners” .sur toute la ligne.La victoire du gouvernement de coalition avait été prévue, malgré les rumeurs qui avaient circulé entre la date de la votation et celle du dépouillement du scrutin, à savoir que les ouvriers rapporteraient un succès inattendu, mais ou ne s’at-(tendait jamais à ce que M.Lloyd George remportât une telle majo-aûté dans Je nouveau parlement.La victoire surprend même les coali-tionnisles les plus optimistes.Comme le cabinet de coalition se compose maintenant en bien plus grande partie de conservateurs que sic- libéraux, le résultat de la première élection tenue depuis l’extension du droit de suffrage et l'octroi du droit de vote à des millions de femmes, est des plus révélateurs.Sur quatorze candidates, une seulement pourra siéger à la Chambre des Communes.Ce sera la comtesse Markievicz, une “Sinn feiner”, qui a été élue dans le comté St-Patrick de la ville de Dublin.Coin-mie les “Sinn Feiners” refusent de siéger à Westminster, la Chambre des Communes comme jusqu’ici, ne se composera que d’hommes.Toutes les autres candidates, y compris plusieurs femmes les plus en vue dans le mouvement féminin, ont été ' attues.Mlle Christabel (Pankhiii vint près d’être élue.Elle a été battue que par une faible majorité par un travailliste.Les Sinn Feiners ont non seulement balayé l'Irlande comme on le prévoyait, mais ils ont été élus par d'énormes majorités, et les nationa-Oistes n’auront plus que sept repré-.«entants dans le nouveau parle-iment.'N John Dillon, le chef nationaliste, a été défait par M.E.De Valera, Sinn Feiner, dans East SMayo, par une majorité de plus de quatre mille voix.D’un autre côté, M.Jos.Devlin a défait De Valera dans Belfast Ouest.De Valera •était' (aussi condidat dans le comté de (South Down.Le vote, d’après le dépouillement du scrutin, a été très faible compa->ré au nombre d’électeurs enregistrés; Il n’est pas encore possible d’avoir les chiffres du vote des soldats et des marins.On doit aussi eon-isidèrer que la défaite du parti d’As-¦quilh, en particulier des anciens ministres, dans la plupart des cas, •peut être attribuée en partie à la division des votes dans des circonscriptions électorales où il y avait trois candidats sur les rangs.Aucun des ministres du gouver-•nernein de coalition n’a été défait.¦bien plus, ils ont été réélus par une très grande majorité.Par exemple, j Ja majorité du premier ministre ! iLloyd George est d’environ douze I gnille, celle de Winston Churchill, •de quinze mille et celle de Bonar (Law, treize mille.Les majorités de plus de dix mille iont été communes chez les coali-jtionriistes.D’autre part, les pacifis- j (tes ont-été pour la plupart battus à' plate couture.Les candidats qui ont été défaits parmi ce groupe sont Philip Snowden, lames Bamsey ; MacDonald, Willi; Anderson, (dé-j P'Jté ouvrier dan ; division d’At-! tercliffe dans Je comté de Sheffield), Arthur Henderson, (le chef ouvrier), Robert Outhwaite, (cx-dr-i puté libéral dans Henley), Frederic jW.Jowett, (ex-député ouvrier dans Branclford Ouest), George Lands-j pury, (ex-député socialiste pour la • division de Bow Bromley dans le : jcomté de Tower Hamlets), et Char-1 lies P.Trevelyan, (l’ex-secrétaire ! parlementaire de l'instruction pu-clique).La défaite de Herbert.Asquith.i’ex-premier‘ ministre, est une des surprises de l’élection.Il a été défait en même temps que la plupart |de ses meilleurs lieutenants, \ compris sir John Simon, ex-secrétaire de l’intérieur ; Reginald McKenna.1 ex-chancelier de l’échiquier; Wal ser Runciman, ex-président du [Board of Trade ; Herbert Samuel, ex-ministre des postes; Charles F Alasterman.l’cx-chancelier du duché de Lancaster, et autres.Les candidats ouvriers n’ont pas etc heureux, bien qu’ils l’aient été un peu plus que les partisans d’As-qu:th.Ils espéraient qu’au moins 'cent de leurs membres seraient élus et n’en ont fait élire qu’environ I décision soixante-quinze, dont dix sont coali-tionnistes.D’un autre côté, les 3.ANATOLE VANIER Avocat 97, RUE ST-JACQUES Bureau S3 BANQUES D’EPARGNE LA BANQUE D'EPARGNE DK LA CITE El DU DISTRICT DE MONTREAL.Bureau principal.ITfl rue S»-Jaequea, ,t uuatur- ¦* •uccursaiea U Montréal- __ BOIS 1st charbon Charbon Scranton Coke, Beau cl net.Donner, votre commande im- | tnédiatement à In ntaison avantageusement Connue cl qui domic satisfaction absolue.I fel de jour on de nuit.ASSOCIATION DES GARDES-MALADES VILLE-MARIE (134.rn« Saint-Déni», Montré»!, liiét/hvn» li«U t «bat 24«b.notaikes^ C* inumnl oat imprim* an no 43 r >, •afnt Vinrent, * ètontt éal, par l'IMPRIMK., filB POPULAIRE (h reanon.nblMé limit*#).i.N.Chevrier, gérant générai.Plianole du Dr J.U.Lalonde 1320 NOTRE-DAME OUEST Vendredi, le 3 Janvier, * i heures p.m., sern livré le gramophone Corona h l’heti-reux gagnant.Avis aux possesseurs de coupons de les rapporter avant cette date.Un coupon est donné A tout acheteur de 20 sous.11 s'agll de mettre sur le dos de ce coupon le nombre de pieds de ruban enfermé dans un bocal scellé.çais.^ _ J plus gai des tintamarres parmi tout Le Comilé de l’Alliance française, ce petit monde.Chaque enfant rc-(Communiqué).i(,-iit en plus de scs étrennes une mé- .___ _____ ______ *-*•- daillc de la Vlrlairc cl un portrait I erennr,-» êt coile’ctiôn g«t) era la.Offrir une paire de chaussurcH n,,ss?d',«n(.musique cl, comme cadaen.c’est donner p,îr M«r l’archoyêque, le jDr Hrissct des Nos et M.(icnnoyer.( quelque chose de pratique et tou- Celle fête avait été organisée pari ., , » les membres de l'Union Nationale I jourfi apprécié.Voyez - nous Française.pour vos achat* du Jour de l’An, CHEZ — Rodrigue ei Alain, 248-250 boul.St-Laurent.ES CHEVALIERS COLOMB 1)1 Véritable 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largement, cl un vertige lui tourna la tête.Ce sol, dont il humait ainsi la senteur vivifiante, était-il possible qu'il fdt sien?Ses idées tourbillonnèrent en un tel vacarme qu’il en fut assourdi.—C’est à devenir fout pensa Rei^ nard.Et il se sauva précipitamment vers son gilc.Derrière lui, le château restait silencieux.Seules, quokmes allées et venues feutrées, autour de la mala- de, animèrent le premier étage.Les grandes pièces du rez-de-chaussée demeuraient vides, dans l’obscurité croissante.Mais quelle vie intense et douloureuse s’était réfugiée entre les murs épais de la vieille tourelle! C’était là, dans le studio d'Andrée, à l’écart des oreilles curieuse et des importunités indiscrètes, que M.de la Fagery avait communiqué à sa fille l’histoire tragique et prodigieuse, qui consommait leur ruine.Andrée écouta ec récit, dans Tétât à demi-conscient qui vous fait penser, durant un cauchemar: —Je rêve, heureusement! De telles choses ne sont pas croyables!.Tout à 'l’heure, je m’éveillerai.Et ces atrocités s’évanouiront.Assise dans une chaise archaïque, la nuque appuyée au dossier de chêne armorié, allongeant ses mains fines sur les appuis de bois courbes, la jeune fille restait Immobile, fixant sur son père des yeux élargis.—Alors?bégaya-t-elle, quand il se tnt.AI.de la Fagery se leva, ne pouvant plus sc dominer.—Alors?.Ma pauvre enfant, e‘cs:t )n fin des fins pour nous, voilai.Nous avons usurpé la possession de Vnndeuil pendant près de trente ans.A présent, nous devons le restituer à ses propriétaires légitimes, les enfants de Lu-cile iMausseron.—'Usurpé?répéta Andrée, comme un mot dont elle eût ignoré le sens Tout à coup, elle laissa tomber son visage dans .ses mains et, le cou ployé, sanglota éperdument.Le voile se déchirait.Le cauchemar était bien cette réalité extravagante.Vandeuil! Vandcuil ne leur appartenait plus! Vandcuil, dont elle connaissait les moindres pierres, les plus chétifs arbustes! VandeuH, où se concentraient ses meilleurs souvenirs d’enfance! Vandeuil, dont chaque détour, chaque buisson lui rappelait une impression d’nntan, une anecdote de l'intimité familiale, une parole de sa mère, un enseignement de son père, les songes vagues et délicieux de son adolescence!.Vandeuil, dont les fleurs, les arbres, les horizons changeants, étaient la chronique vivante le sa jeune existence et lui racontaient tant de choses, lisibles pour elle seule! Vandeuil ,où, le matin même, elle entrevoyait Ja possibilité d’un bonheur.tout de tranquillité, de renoncement.de dévouement filial! A Vandcuil, Andrée croyait rester forte, soumise à Tirrériédiable.Une barrière de verdure garantissait sa paix, la protégeait des atteintes ex- térieures, de la malveillance ou de la pitié étrangères^ Et il lui faudrait quitter ceüe retraite! A celte idée, elle sentait son coeur se glacer du même effroi que le naufragé sous lequel sombre la barque de sauvetage.Ces sensations, le père les éprouvait avec plus d’intensité encore.Ce dernier coup avait raison de sa résignation aux récents malheurs et de son énergie à la lutte.Tant qu’il était certain de retrouver son cher asile, M.de la Fagery avait supporté, d’une âme stoïque, son appauvrissement en partie volontaire, puisant dans sa conscience la vigueur de réagir.Mais à présent, tout lui manquait Il se voyait usé, vieilli, écrasé par une succession de calamités, impuissant à sauvegarder la destinée de l'enfant chérie, pour laquelle il eût souhaité toutes les joies terrestres.Un murmure do récriminations et de plaintes s’échappa de ses lèvres : —C’est tropl C'est trop!.Mon Dieu, quand vous lasserez-vous de nous frapper! Voici donc la récompense d’une probité excessive! Oh! si j’avais pu prévoir, 11 y n trois semaines, cette complication insensée! Non, je ne me serais pas dévoue si sottement.J’aurais dégagé | mes responsabilités et laissé mon ! frère aller au gouffre.comme ! l’eussent fait tant d’autres.Tout ! se tourne contre nous! Et me voici les mains vidées!.Abominable ; vieille! Que n'a-t-elle révélé plus tôt son méfait! Du moins, aurais-je pu | prendre à temps nies precautions, i ménager une planche de salut.Je n’aurais pas cédé mon cabinet, et, en continuant de travailler, je t’eusse refait un patrimoine.Ah! ma ; petite, ma petite! H ouvrit son gilet, suffoquant.Andrée, terrifiée par cette explo-! sion, se jeta contre son père et lui mit la main sur la bouche, pour arrêter le flux de paroles amères ; —•Tapa, ne dis plus de telles choses.Ce n’est plus toi qu’il me semble entendre.lEt j’ai tant besoin de le trouver près de moi.avec toute ta sagesse «i généreuse, ta raison si ferme et si éclairée.Toi.en qui j'ai une confiance sans borne, oh! ne parle pas comme un homme mauvais?Ne dis plus ces mots presque blasphémateurs.No regrctle pas d’avoir été bon et probe à l'excès.Ta fille t’en admire et t’en aime davantage.Pense que s’il fal-lait recommencer, tu agirais de même.Et c’est la vérité.Je te connais trop pour en douter, va! D'un pas trébuchant, il gagna le divan cl s’y lai si \ tomber.Andrée s’assit devant lui, à terre, sur carré de velours el lui prit mains.—Ne la maudis plus, surtout, e Songe que Pauline Desnouettcs rnitra bientôt devant le bon Di Tes reproches sont inutiles et l’atteignent plus.Elle a péché p nous.Ce n’est pas â m us de la c damner.Plaignons-la, sans r coeur: elle a dû bien souffrir.Pense à ce qu’a dû lui coûter Ta de sa faute! —'Mais, cette réparation, nous paierons les frais! dit sourdem Al.de la Fagery.Celte faute, q dans la bonté de ton coeur, tu m’ gages à oublier, boule versa Ici il tinées de deux familles.Herm Montai eût-il été réduit à un po subalterne si sa mère avait été m en possession de la fortune qui revenait?Leurs existences ne fussent-elles pas développées .ml KMMitî.Et nous, les bénéficiait apparents de cello injustice, nine fûmes favorisés que pour ne sentir plus amèrement frustrés, i jourd’hui.(A suivre) O Jcmrnat cm nnprtni» su .in « nM ••Int-VIurrnt.4 Mantrrnt.pur rtMfntMS-JllK l*0!,trt.AlRIt (4 rpspsnsnttltlb limité*!, I N On-virr.cln*r«?U 6 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 30 DECEMBRE 1918 — No SU I * Vie Si >ort«>c H l^a v ^ 'k LES ECHECS TROISIEME VICTOIRE DU LAFONTAINE AU CLUB DE REFORME LE VERDUN ET LE WESTMOUNT TRIOMPHENT AUSSI DE LEURS ADVERSAIRES.LES RÉFORMES SCOLAIRES Le Canadien remporte la victoire contre Toronto L’équipe de Kennedy a triomphé par 6 à 3 samedi soir au patinoir Jubilee—Les protégés de Charlie Querrie ont fait leur possible pour éviter la défaite — Corbeau et Malone avec les locaux.Le Canadien a triomphé du Toronto par 6 à 3 samedi soir au pa-1 tinoir Jubilee dans une joute des 1 séries de la N.H.L.en présence .d’une assistance assez considérable.\ Le Bleu Blanc Rouge s’était assure : pour cette rencoutre des services i de Joe .Malone et de Bert Corbeau ! et la présence de ces deux joueurs :aida beaucoup les locaux.La partie de samedi fut jouée sur une belle couche de glace et cela a eu le don de permettre aux joueurs de Kennedy d’éclipser leurs adversaires sous le rapport de la vitesse.Les “Canayens” se montrèrent fort supérieurs à leurs adversaires et la victoire d’avant-hier fut plutôt facile.Il ne faut pas conclure pour tout cela tpie la partie ne fut pas intéressante ét que les Torontoniens n’ont accompli aucune besogne car au contraire la joute fut de toute beauté et les gars de la Ville Reine firent des efforts désespérés pour éviter une défaite mais ils durent cependant baisser pavillon devant la supériorité de leurs rivaux.Les locaux sc montrèrent plus habiles que les protégés de Charlie Querrie dans leurs lancers et ils surent mieux profiter des nouvelles règles du jeu qui permettent ne faire des passes en avant au centre de la glace.La joute .fut exempte de rudesse.Randall fut le seul joueur à être puni pour une offense majeure et encore le délit n’était pas très grave.Les arbitres Marshall et Ross donnèrent satisfaction aux intéressés.Tous les joueurs du Canadien firent noblement leur devoir mais nous devons une mention spéciale à Vézina, Lalonde et Didier Pitre-car ces trois joueurs se sont surpassés.Cameron, Noble et Lindsay furent les joueurs les plus en évidence sur l’équipe des visiteurs.Voici l’alignement des clubs et le sommaire des parties : Canadien.Buts Défenses Défenses Avants Centres Avants - Canadien: Le club Lafontaine marche de victoire en victoire et ses succès j ne surprennent pas ceux cjui ont vu j ses joueurs à l’oeuvre et subi leurs I redoutables assauts.Il a accumulé ! 18 points à son crédit, depuis les débuts de la Ligue, distançant de trois et de quatre points les deux clubs réputés colme les plus solides de la deuxième série.Les équipiers du Nord End ont expérimenté à leur désavantage samedi soir, l’adresse et la ruse des membres du Lafontaine; ils n’ont pu s’en tirer qu’avec trois points.Le National a relevé fièrement la tète en donnant du fil à retordre aux Westmountais qui ont triomphé par deux points seulement.Et le |club Verdun, classé jusqu’ici parmi les plus faibles, a courageusement \M.RAOUL DAXDURAND, DANS UNE CAUSERIE, RECLAME L’INSTRUCTION OBLIGATOIRE, "COMME REMEDE POUR PARER A LA SITUATION QUI DEVIENT DE PLUS EN PLUS ALARMANTE." M.le sénateur Raoul Dandurand était l'hôte du club de Réforme au lunch-causerie de samedi midi.M.Dandurand a parlé de l’instruction, de notre système et de notre métho-de ^provinciales; il a montré ce qu’il en croit être les défectuosités et a préconisé les remèdes que, d’a près lui, on devrait LOEWS Grand programme de fête BILLIE BURKE dana THE MAKE-BELIEVE WIPE “PATTY” ARBUCKLE dana “THE SHERIFF" Programme apécial de vaaderille ANNA CHANDLER Clayton et Lennie — Tom Dawiea and Co.— Orben et Dixie — Alexandria.Représentations continuelles : 1 à 11 h Après-midi.10-I5s ; soirées.15-23s ; samedis, dimanches et jours de fête, prix des soirées.i jfcf* *******7 (Smith.Pac, '^?vjsont Kali.lOV^Iîit.Paul ; l'con.Copp Tc*aa OU ; Union Pacr.Un ti4 1 |U.S, Bte.ar.U.S.Steel*.UkUtahCajipe lO.’Vy Virg.Ghc.4nVâ| VN «votUsghou: •8 Willyawol 40^ I 27> 17* U* il O* 'rA VU WH IM» m W/J M?HKTflXiK MRDXKAÜ.Membra, llearae «la Montré») BRUNEAU & DUPUIS COURTIBSa Itaretu 4 boites, par comparaison avec 1.821,793 il y a un an.I,’ensemble du marché des substances alimentaires est calme et les prix sont nettement forts.Le rendement des fêtes apportera i! quelques fléchissements?Nous cotons : FARINE-TYPE—- * à born (f.o.b.) Montreal.’.811.25 Livrable au moulin.§11.35 En lots fractionnés et aux épiciers.$11.45 OEUFS— Les arrivages d’oeufs ressortent à 213 caisses, comparativement à 130 pour ic même jour de la semaine dernière et 189 pour la période correspondante de l’an passé.La totalité des arrivages de la semaine passée s’établit à 2,480 caisses, comparativement à 2,366 pour la huitaine correspondante de l’année dernière, cependant que ics arrivages de la période comprise entre le 1er mai et ce jour se totalisent à 268,818 caisses, soit un déficit de 31,789 caisses par comparaison avec le meme laps de temps de l’année dernière.Oeufs tout récemment pondus .75 à 78s Oeufs d’automne, choisis spécialement .59s Oeufs entreposés, de choix 54 à 55s Oeufs entreposés, No 1 .50 à 51s Oeufs, “de fantaisie”, tout récemment pondus .73 à 75s Oeufs tout récemment pondus .70s Oeufs frais, de choix .55s Oeufs entreposés de choix 54s Oeufs entreposés, No 1 .50s BEURRE— Les arrivages u.Les ai très nominations à Péchsvinat omt MM.Dr W.H.Rondeau, A.R.Whitatl, les échevins R.B.Common, Aid.E.Herbert Brown el Grafftey, >R.L.Scott, A.Kirke Ca-1 inei-on, Stuart Rutherford et G.F.Smaüpiece.L’ASSOCIATION DES MUNICIPALITES A une réunion de comité des i chefs des municipalités tenue avant-hier, on a décidé de recommander la formation d’une union des municipalités canadiennes dans le but de promouvoir le bien-être des municipalités urbaines ou rurales de la province.Le comité qui a été choisi par, une récente convention des chefs J des municipalités de la province de Québec, réunis à la demande du “Canadian Municipal Journal”, est le suivant : — Le maire Bouchard, M.A.L.de Saint-Hyacinthe, prési-1 dent de TUnion des municipalités canadiennes ; le maire Beaubien Outremon ; le maire Thurber, Lon-gueuil ; i'échevin Robert Ryan, Trois-Rivières; l’éclievin R.Prieur, Pointe- aux - Trembles ; Frederick Wright, éditeur du “Canadian Municipal Journal”, et Aug.Angers, secrétaire.La première convention de l'union aura lieu au commencement de Tannée prochaine ; on y discu-tera des questions vitales touchant ! les conditions municipales de la! province.EN L’HONNEUR DU COLONEL DUBUC Le club des Ingénieurs a donne un banquet en l’honneur du lieute- J nant-coloneil Dtibuc, ancien commandant du 22ième bataillon cana- ! dien-français.Plus de 200 convives | y ont assisté.Le juge L.-T.Maréchal | présidait.Il y eut discours et santé I à la fin du banquet.LA VOIX DE SON MAITRK II n’est pas trop tard pour vous procurer un véritable V1CTROLA Le cadeau qui fera le plus de plaisir à tous les membres de la famille et qui met à votre disposition les plus célèbres artistes du monde musical.Y AURA-T-IL CHEZ VOUS UN VIC-TROLA POUR LE JOUR DE L’AN?Victrola $34 à $427 VENDUS A TERMES FACILES e» DESIRE.Vous pouvez entendre le Victrola à notre magasin, ou v jü.attend, même sans intention d’achat, le plus cordial accueil.Demandez notre catalogue contenant la liste de plus de 9000 sélections, ainsi que notre s^-i^léinent spécial de rd^'ds français.FOI l- A LUES INCORPOREE Tel Est 1H44.Magasin reste ouvert tous les 210-;.J uSÏ, RUE STE-CATHERINE -u Sanguuie soirs jusqu’au premier de l’An, f Venez chez Dupuis pour vos derniers achats.Le choix est encore considérable ÉPICERIE Licence de* lu rom mission des vivres du ( unada.No 8-878, w SPECIAUX POUR MARDI Nous fraîches, mélangées, hi Ii>.89 A in non fermenté, aux cerises ou framboises, la bouteille.35 Vin Port ou de fraises, la liôûteiile.35 Vin de cassis ou raison, la bouteille.35 Sirop de table “(iuava”, la bouteille.35 Noix de pistache, la 1b.33 Dattes “Royal Excelsior”, le paquet.27 (îâteaux aux fruits.Prix.45 et .53 Essence pour chartreuse, crème de Menthe, Bénédictine ou Curaçao, la bouteille.25 (»in-gc-ro-la, fait un gallon de vin gingembre, la bouteille.35 f) Pin mes de table, la douzaine.40 Oranges “Sunkist”, grosses et juteuses, la douzaine.UrroN pamplemousses, pour.25 Criée de table, M pour.29 Cacao Fry.la boîte U.IL.23 Huile d’olive pure, la bouteille .20.45, .S3 et .Olives Lunch Queen, la bouteille .20, 25.30 a • *.«P.40 Sauce aux tomates de Clark, la bouteille .20.•28 et.35 Confitures au xfraises ou framboises pures, la jarre i livre.33 Sucre à glacer, la livre.15 Tomates, marque La Perle de Chambly, la grosse boite.-$7 Petits pois verts, la Imite.] .[1 5 Fèves jaunes ou vertes (en gousses), Ut bte .20 Maïs sucré en conserves, la boite.24 Pèches, poires ou ananas, dans le sirop épais.la boite.23 Abricots dans le sirop épais, la boite .25 et .45 Cerises au marasquin, rouges, la bouteille .25 Nous avons un assortiment complet de biscuits de tous les genres à deH prix réduits.Au aous-sol.Chaussures pour hommes BOTTINES ik-feutre pour hommes, semet-e de cuir, moyenne épaisseur pu semelle de f e u t r e très épaisse ; 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