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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 8 novembre 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1919-11-08, Collections de BAnQ.

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I VOLUME X.— No 262 MONTREAL.SAMEDI 8 NOVEMBRE 1010 DEUX SOUG LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 Cl' UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.g 50 UNION POSTALE.3 00 Directeur DEVOIR Rédaction et administration: 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main S121 ¦vj-,.,.Adminiatration, Main 6153 HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! CHEZ LES FRANCO-AMERICAINS Une grande fête de famille — Pour continuer l’œuvre des anciens On célébrera ces jours-ci — dimanche, lundi el mardi — chez les Franco-Aimérirains du Massachusetts une grande fête de famille.Il s'agit du cinquantenaire de la paroisse Sainte-Anne-de-Kall-Hiver, la plus ancienne paroisse canadienne du .Massachusetts, Tune des plus anciennes d‘i la Nouvelle-Angleterre.Le programme associe Igs anciens et les tout jeunes; on fêtera les fondateurs et l’on n’a cru pouvoir mieux, continuer leur oeuvre qu’en assurant, à l'occasion du cinquantenaire de la paroisse, la création d’une nouvelle école.iLe projet, officiellement lancé il y a quelques semaines, a été réa-Lsé on quelques jours.On demandait $100,00(1, on en a obtenu $104,000.ü-a campagne paraît avoir été rudement, joyeusement menée, à la Canadienne.Nous avons soils les yeux toute une série de chansons de cir-« cuistance et d’un bien curieux intérêt.On y retrouve à la fois, sous une forme très populaire, la noble fierté paroissiale et le souvenir des vieilles chansons, des vénérables cantiques du temps jadis.Tout le .passé sert ainsi à l’édification du présent.Sur l'air de la Claire fontaine, de Malbrouck s’en va-l’en f/verre, de Vive la Canadienne, de J'cn-r/tif/eai ma promesse au baptême, un poète du cru a chanté la nécessité tie l’école chrétienne, la beauté du sacrifice joyeusement consenti; il a rappelé le souvenir des anciens, incité les jeunes à marcher sur leurs traces, à parfaire leur oeuvre.Voyez plutôt ceci, sous le titre Mun coeur voie! à la banque.'!! et sur l’air de Vive la Canadienne : On a l’une belle église, Vole, mon coeur vole, vole, vole, On a l’une belle église, Qu’a coûté des bidons (bis) / Tout doux ¦ Qu'a coûté des bidons.Mais faudrait une école, Vole, mon coeur vole, vole, vole, Mais faudrait une école .Et ça coût’ cher comme tout (bis* Tout doux Et ça coût’ cher comme tout Tout doux Et ça coût’ cher comme tout.Pour avoir notre école, \ oie, mon coeur vole, vole, vole, Pour avoir notre école.Mes amis, forçons-nous (bis) Tout doux Ucys- amis, forçons-nous.Voyez encore ceci, qui se chante naturellement sur i’air de Malbrouck : .Sainte Anne s’en va-t-cn guerre; Mironton mironton mirontaine.Suinte Anne s’en va-t-en guerre; Bien sûr que ça viendra.Ca viendra pour la Fêle; Mironton mironton mirbniaiix.Ça viendra pour la Fête; ?Et ça va déborder.Avant qu’la Fête se passe; Mironton mironton nüroniuiuc.Avant qu’la Fête se [kissc; - Cent mille seront votés.f Lorsque Sainte Anne s’en mêle, Mironton mironton mirontaine.Lorsque Sainte Anne s’en mêle, Qui donc peut résister?Et Sainte Anne veut qu’ça monte; Mironton mironton mirontaine.Et Sainte Anne veut qu’ça monte: Si haut qu’ça peut monter.Etc.L'auteur n'a sûrement pas prétendu^faire concurrence a Louis Mcr-¦cier ni briguer la succession de Heredia — mais il connaissait son pu-iblic, les ressorts de son coeur, la puissance des vieux rythmes familiers, jde ceux dont l’accent vibre dans nos plus intimes, dans nos plus vieux souvenirs.Tl faut être Canadien peut-être pour comprendre ces choses, «nais tout Canadien les comprendra.Tout Canadien sentira la puissance évocatrice, l’allure conquérante de ces humbles chansons.Elles auront sûrement accéléré la chute des bidons dans l’escarcelle des quêteurs patriotes; elles auront renouvelé le prodige de la fable antique et fait surgir du sol les murs de l’école nouvelle.On écrira, nous l’espérons, l'histoire détaillée de cette paroisse Sainte-Anne-dc-FalHliver.Le livre sera d’un intérêt puissant.On y verra les humbles commencements de cette communauté paroissiale, qui possède aujourd’hui, avec sa belle église, écoles et hôpital, et qui fut la mère de'cinq ou six autres paroisses.Une poignée d’ouvriers se groupe jFabord autour d’un prêtre de France, dans une modeste maison.De cette maison, on passe ù une humble église.Puis, la vie paroissiale se 'développe, s'organise.Les congrégations, les sociétés d’hommes, de femmes, de jeunes filles réunissent et retiennent les fidèles.Ceux-ci prodiguent leur dévouement et leur argent et, petit à petit, s’édifie l'oeu-we admirable d’aujourd’hui.L’ascension sociale se poursuit en même temps et les Franco-Américains tiennent aujourd’hui dans la vie de la cité américaine une large place.Mais les fils heureux n’ont pas voulu oublier les humbles débuts de leurs pères.Un I mm mage spécial sera rendu aux anciens et l'on a même composé à ce propos un chant qui rappelle mélancoliquement la vie d’autrefois.Aux vieux l'on fait dire, et c’est tout un raccourci d’histoire : BILLET DU SOIR PROFITEUSES Nous avons vu comment une jeune fille s'était amassée une dot rondelette grâce à l’invcnlion d'une pelle trouée et grâce aussi à l'heureuse protection d’un ministre qui avait vu, croit-on, dans l’ingénieux appareil l’image de son esprit.,, par rapport au trou.Faire fuMune à vendre des trous c’était déjà pas mal mais encore le fait n'avaif rien de si extraordinaire.Un trou ce n’esl rien; mais on ne connaît pas un trou sans qu’il g ait quelque chose autour qui lui donne une valeur.Demander plutôt aux marchands de passoires, aux fabricants de tamis, voire aux dentellières.Eh bien! il s’est trouvé à Montréal, sans l’appui d’un ministre ni même d’un èchevin, des profiteuses qui ont amassé des sommes fabuleuses en vendant.rien du tout ; et moins elles en vendaient, si tant est que rien du tout puisse être encore moins que rien du tout, plus la recette augmentait.» On débitait ça à la vergtf.“Combien de verges en moins, Madame?c'est tant ; moins que cetn, très bien.Mademoiselle, ça ne vous coûtera que vingt-cinq piastres de plus.” Et ainsi allait le commerce.Disons-en un mot avant d’aller plus loin.*• Tout le monde sait quelle perturbation créa dans le monde des modistes la venue du prince de Galles.Depuis plus d’un mois, des quatre coins de la ville, les commandes de toilettes pleuvaient.La soie, fort en demande, était épuisée et l’on voyait le moment où il faudrait mécontenter des milliers et des milliers de clientes.Eaale d’entente quand au prix exorbitant qu’on Mirait dû réclamer en raison de l’avalanche des demandes, la corporation des modistes évaluait à un chiffre fantastique la perle qu’allait lui causer son imprévoyance.On avail bien tenté des démarches auprès des Pyjama tiirls pour leur faire faire une' campagne en faveur de leur costume si simple, mais on avait échoué.La présidente d’an mol sec avait répondu : “Le pyjama, vous n’y pense; pas! Autant nous demander de nous mettre dans un sac”.On en était donc au désespoir quand l’une des modisfês eut une idée lumineuse.“Ils ne veulent pas de sacs alors c’est clair, elles ne veulent rien : donnons-leur-en”.Entre personnes intelligentes on se comprend à mi-mot.Dès le lendemain, l’ordre étant donné partout, le projet fut aussitôt rnis à exécution.Il fit fureur.—Oui, madame, c’est cent piastres pour cette robe ; si vous la uoule; tout à fait dans le ton, il faudra ajouter cinquante piastres pour découvrir les épaules; celle-là, c’est deux cents piastres y compris ce que nous mêlions en moins dans le dos; jusqu’au bas des reins ça sera trois cents, oui.madame.— En voilà une toute à fait chic; cinq cents si vous mettez une bretelle pour la tenir: ou six cents avec un simple cordon de soie., c’est d’un léger.Et dire qu’il y a des mécontents pour protester parce qu’on aug-rnen/e le pain d’un sou ! Max SOEEL.On a travaille dur En ce pays lointain, sans être toujours sûr Du triste lendemain.On n’entendait jamais La tangue du pays: Le doux parler français Sur des lèvres d’amis.Pour gagner notre argent.Dans l’humide atelier, On devait essuyer D’ignobles traitements.Et pour nous consoler.La Sainte Religion Xe parlait an sermon Qu’un langage etranger.On a dû recueillir A grand’peinc les sous.Pour tous nous réunir Et prier Dieu chez nous.v Ms out peiné, et, dans leur humilité, ils furent grands.Leurs fils bénissent et nous souhaitons que le récit de leur modeste et glorieux effort se répande, non seulement chez les Franco-Américains mais dans notre vieille province.IPar-dessus les frontières il servira la cause de L fraternité, de la fierté française.• * Orner HER0UX.Dans un local prêté.Un prêtre doux, pieux.Enfin nous a parlé Lu langue des aïeux.Et bientôt s’éleva L’humble maison de Dieu An Petit Canada: Que nous étions heureux! Vous êtes fiers, enfants! D’un temple si parfait: Ah! n’oubliez jamais Ia-s humbles commençaids.Ils vont bientôt partir Ceux à qui vous devez Un pieux souvenir: Pour vous ils ont peiné.UNE VISITE CHEZ LES SOURDS-MUETS Nous sommes allé chercher l’Institution des sourds-muets avenue de l’Epée, à Outremont.Nous savions que les Clercs Saint-Vialeur y avaient une maison, et que l’abbé de l’Epée avait été un grand ami des sourds-muets.Il n’en fallait pas plus pour nous induire en erreur.La sincérité nous force, d’ailleurs, de confesser que nous savions très peu de choses de cette oeuvre admirable avant la lecture au prône dominical et la publication dans les journaux de la belle lettre de Mgr l’archevêque.Un bon frère eût tôt fait de nous mettre sur la bonne voie.On n’aime jamais se tromper, même dans les petites choses, et il est naturel ue se chercher des excuses en se disant que les autres à notre place n’auraient pas mieux fait.Et c’est ce à quoi nous pensions en nous rendant rue Saint-Dominique, à bonne enseigne cette fois : “Combien de gens à Montréal, songions-nous, sauraient trouver cette institution et combien en ont ouï parler,?’’ L’ignorance assez générale de cette bonne oeuvre est inexplicable, sauf quand on se souvient de cette maxime que le bien se fait sans bruit.Il se passe, en effet, à cette institution des sourds-muets, tous les jours et à toutes les heures du jour, des choses prodigieuses, des miracles de tous les instants de la charité chrétienne.Les sourds entendent, ils entendent avec leurs yeux, mais peu importe puisque ceux-ci font l’office de leurs oreilles fermées.Les sourds entendent et les muets parlent.Us parlent avec une netteté, une qualité de voix étonnantes et qui révèlent bien l’application inlassable, les incessants efforts des frères enseignants pour arriver à façonner une voix avec l'informe émission de son que produisent les cordes vocales des sourds, un bruit rauque et inharmonieux comme le cri d’une bête fauve.Pressés par l’heure, car il n’était pas loin de midi quand nous sommes parvenu à l’institution, nou$ avons fait, en compagnie du Père directeur, une rapide visite dans les salles de classe.Nous aurions bien voulu la prolonger, mais les règlements des communautés sont inflexibles et.à midi, la cloche proclame l’heure du repas, bien en retard sur les jeunes estomacs.Cependant, nous avons pu être témoin d’un rapide examen portant sur les sujets les plus variés, le bon Père Cudieux, de même que le préfet des études tenant bien à nous convaincre qu’il n’y avait pas de “truquage” comme si ce soupçon avait pu passer dans notre esprit.On nous a gradué les impressions.Nous avons fait un moment de séjour dans la classe des tout petits, des “oralistes” débutants.I.es benjamins n’ont guère plus de huit uns.Ils en sont aux premiers balbutiements, mais leurs progrès sont tout de même beaucoup plus rapides que ceux du bébé qui entend, puisqu’ils mènent de front l’étude de l'écriture, de la lecture et de l’émission des sons.Quatre ou cinq ont défilé au tableau.Avec une lenteur qui marque bien l’effort qu’ils doivent faire pour arriver à créer avec leur bouche des sons qu’ils n’ont jamais entendus, ils èpplaient les lettres assemblées formant syllabe.Tous les parents qui ont essayé d’apprendre à épeler à un jeune enfant auront idée de la patience inouïe des professeurs, dont les plus jeunes ont au moins 20 ans d’enseignement, vingt ans de cette lutte corps-à-corps contre les difficultés qui rebuteraient tous ceux qui n’ont pas pour les soutenir la charité du Christ et des grâces d’état.Que de fois il faut épeler à un enfant normal, la formation des syllabes qui ne paraissent à son oreille sceptique avoir aucun rapport avec le son collectif des lettres qui les composent.Le petit muet, lui, n’entend pas les sons et il faut qu’il arrive a les deviner avec les yeux.Mais comme les progrès sont rapides ! Déjà en deuxième et troisième année, te maître surveille mais il parle assez vite.“Cours”, dit-il, à l’un, et celui-ci se met à courir.Puis il fait réciter, aux élèves, des prières, mais il ne se hasarde pas encore à interroger sur toutes les matières du programme.Le visiteur aurait peut-être de la peine à les entendre.Dans la classe suivante, on tient une conversation en règle.Les élèves nous renseignent sur le métier de leur papa, sur la date de leur entrée dans l’institution, répondent fort bien aux questions de catéchisme, voire même de géographie.La précision _ de leur-; réponses nous étonne même à ce point que nous demandons au frère s’ils ne sont pas aussi avancés que les enfants de leur âge dans les écoles de la commission scolaire (ils ont treize, quatorze ans).Sûrement, nous répond-il.Nous faisons les plus forts concours avec les enfants normaux -de nos autres institutions et ils réussissent tout comme eux à l’examen”.Avant que nous quittions la classe, on nous fait la démonstration la plus concluante de tbules: l'un des élèves en interroge un autre sur le catéchisme.Ils se comprennent parfaitement, et tous les deux sont sourds.Après quelques années de séjour supplémentaire à l’institution, ces élèves pourront comprendre les gens de leur entourage, où qu’ils sc trouvent, même si ceux-ci mangent leurs paroles comme on dit.Midi sonne: les petits muets défilent avec un minimum de bruit pour sc rendre au réfectoire.Nous croisons.en passant, une autre categorie d’élèves.Ceux-là sont sépares de ceux que nous venons de voir et r.e les rencontrent qu’au réfectoire.Ce sont ceux qui sont trop faibles, physiquement et intellectuellement pour suivre la méthode orale.Us parlent par signes.Le P.Cadieux arrête un petit bonhomme de 10 ans qui nous débite avec une rapidité de gesticulation extraordinaire le “Je vous salue Marie”, il faut les éloigner des autres.Le langage naturel du muet, c’est le signe.S’ils fréquentaient ceux qui suivent la méthode orale ils retarderaient leur progrès.Le R.P.Dumas, qui a été long-temps professeur à Montréal, a visité de nombreuses institutions en Europe.Il écrivait récemment au bon et dévoué P.Cadieux que “notre institution tient un rang excellent soit pour la qualité de la parole.soit pour le degré de l’ihstruc-' lion donné à nos élèves.” II doit avoir raison.La voix des sourds n’est pas comme celle des autres.Ils parlent sur le même ton monotone.mais ils pourraient facilement prendre -la voix de tête ou la voix gutturale, ajouter ce dé,agrément pour l’oreille au recto tono.11 n’en est rien.Dans les classes supérieures, les professeurs ont réussi à bien situer leur voix.Elle n’est ni trop haute ni trop basse, médiane, et n’a rien de choquant pour l’oreille.Bien des normaux ont un organe plus irritant, flûte, nasillard ou rauque.D’ailleurs on pourra juger de l’exactitude de ce que nc-us disons dans bon nombre d’églises de Montréal, puisque quelques curés ont eu l’idée ingénieuse de faire réciter par des élèves de l’Institution, un “Notre Pcrr” et un “je vous salue Marie” pour le succès de la quête avant qu’ils accompagnent les quêteurs de banc en banc.Comme ii y a 150 élèves à l'institution, il s'en trouvera peut-être dans toutes les paroisses, si tous les curés le désirent.Les élèves sont 1rs plus heureux élèves du monde.Ailleurs ils ne prisent pas l’école.On bâille pendant la classe.Eux, au contraire, n’aiment rien autant que de s’instruire.et c’est la récompense de leurs professeurs.Aussitôt qu'ils comprennent ce que leur sera l'usage de la parole, ii n'y a plus rien poulies retenir Ils éprouvent le contentement d'un pauvre prisonnier ficelé comme un saucisson à qui son geôlier viendrait tous les jours couper un lien.Et la science les libère.Elle les corrige d'une foule d’idées fausses.L’un d'eux ne croyait-il pas que le Christ était nn malfaiteur.Quand il désobéissait.sa maman lui montrait le cru-'ifix et il croyait qu’elle signifiait par là qu’elle allait le mettre en -roix pour le punir.Voit-on cette 'succession d’idées fausses que la patience du maître a dissipées.Le petit sourd-muet, jusqu’à ce qu’il s’instruise, est un petit mal- CHRON1QUE D'OTTAWA Le coup du Grand-Tronc Le Sénat ratifie, «ans vote, l’achat de ce chemin de fer, après avoir légèrement amendé le bill — Aux Communes, le gouvernement, à 65 voix de majorité, fait voter 50 millions pour les soldats.Ottawa, 7.— La troisième lecture du bill du Grand-Tronc u passé au sénat comme un coup de lait dans le gosier d’un sénateur altéré.Quelques menus discours dépourvus de passion, puis la mise en "question” ¦de ta mesure, un instant de silence révélant que l’opposition n’exigeait lias Je vote et le président a decla-lé “carried on division”.Le greffier s’est levé, feuilleton en mains, et a proclamé “bill numéro 33, ayant trait à l’acctuisition du chemin de 1er du Grand-Tronc, adopté en troisième lecture”, mettant dans ces derniers mots un peu d’emphase, comme lorsque l’on met h dernière main à une besogne qui donna par moments des inquiétudes.Puis la Chambre haute a passé à une autre question, et celle-ci était bâclée.A l’exception d’amendements de détail apportés par le sénat et qui rendront nécessaire le retour du bill aux Communes, à la seule fin cependant d’acquiescer à ces suggestions de la Chambre Haute.Le principal de nes amendements a été présenté vendredi matin par le leader du sénat, M.Lougheed.et limite la valeur des actions diverses devant être fixée par les arbitres de façon à ce que l’intérêt total ne s’élève pas à plus de cinq millions de dollars par année.Le gouvernement en est venu hier même à ce compromis motivé en partie par l’amendement de M.Lvnch-Staunton.qui accordait unr limite encore plus élevée à l'intérêt retombant sur le trésor public, et la gauche ne s’v est pas opposée formellement.Comme pour appuyer sa proposition, du reste.M.Lougheed a introduit cet après-midi un nouveau sénateur dans la personne de M.Proudfoot, l’ancien chef de l’oppo-'ltion libérale de Ih législature d’Ontario.Celte nomination amenait au chiffre de six la majorité probable du gouvernement, mais cet appoint n’a pas été plus nécessaire que l'autre, le gouvernement faisant une fois de plus l’ex-, .pêrience d’un axiome de Napoléon ; disant qu’il vaut mieux manifester sa force (pie d'être obligé de s’en servir.Aux Communes, un ainéhdement de M.Mackenzie-King comportant le renvoi en comité du rapport de celui-ci sur les réclamations des soldats.défendu par M.Cahier, a été défait par 65 voix de majorité, les ministériels se trouvant en nombre (t les libéraux en nonne partie absents pour la fin do semaine.Fr dépit d’un nouveau discours rie AT D.-A.Lafprtnne le vote sV-d inseril à 100 contre 35 le colonel Currie ci M.Smith d’Ontario Sud.votant avec la gauche.AU SENAT au heureux : on ne veut pas de lui dans les jeux.On l’éloigne, on le bouscule, on le bat parfois.Il demande des choses par signe, on ne le comprend pas et on paraît l’ignorer.11 se croit abandonné, délaissé, honni, et la vie lui est une douleur continuelle.A l'insti tution il apprend le catéchisme, puisqu'il apprend a parler ou du moins à écrire.!! peut ainsi communiquer avec l'extérieur, établir le contact avec, la société environnante, sortir de son exii.donner un but à sa pauvre vie fermée, espérer en un ciel d’éternelle félicite.On conçoit qu’il goûte la scien ce et qu’il soit reconnaissant à scs maîtres.-, A l’école qui est la saule institution catholique pour les garçons, il y a 150 élèves.Il devrait y en avoir plus, mais le Ideal est trop peu spacieux.De plus, on devrait garder les élèves plus longtemps pour qu’ils se perfectionnent dans leur métier.Mais comment faire?Iis habitent une maison qui a soixante-dix ans, trop exiguë, trop vieille, trop mal aménagée.Et cela ne vaut plus la peine de la réparer, d’y appuyer de nouveaux bâtiments.D'ailleurs un superbe immeuble est déjà a demi construit, mais à demi construit seulement.La Communauté de Saint-Vialeur y pourra transporter ses protégés, les mieux preparer pour la lutte pour la vie.y installer de plus deux oeuvres nécessaires, celle des vieillards sourds-muets et celle d’un jardin d*NSi vACAM’JblS STT-NOCtHAPIIi: U« d *4 iVJo^Owi 4 Ci* tUb.inii^.üi Vv/i4i» iiC^.i’CV.i-viiLii4ULi \oiiv pi’o^rtelL' 4 Mam oî 4à.I .iv n ciAuiuica oc- ; ani.m-r ^ tmplr, 1 OU COIIUIICitCC, T# llil CM'.ûiü.M uu?voir.(-UL.Cii*o*2.juj.;* Ctiu-iNoioCiiS fUJ.J'd pur MMiiaiiu-.:iü (»t*l4 «1 < •at*r‘«1 iVi i i v*^.t l .K.•¦•“i «.ujk.s i* claiUgc , ci ladle • »*» î coure.ucu.ic dèiU»4.u>.Sous vous •J''«a c».tu.ci.i co T'uisvaiS »t vcncioiis ‘¦ir u a s uii.i v-iii i ciiièigiH“iH*ii.s jcrivt/.AllJoUl o nui AliiLl’iCtlil .Silo k (.il’U Nciiooi, c-, i i-U.ltCi IV^i’iC, **j,*a\ cl N.iutèl’t • o4'Cillto.Ldi Uci'ut ui 1 i c >n i.oiiiiiiiU'è u ItiLi- P»i.'>4.t 5)i4ii.i l.iiil tll -.1» li .gout • u.i.m ,,u jj.tlu.v ut it i.i.s ilürtres se* i.istumiti/it, oiM'-site, as Jl- uuA.p-.a"i 'lu sun,*, im it-mrdc vcgebié et i.t que au LatuiUa.qui ‘ a a i*'U i u, iet < t et.i i ; u 1 : Ma- boite pajitu!e nu:*, .Montreal.ne *,( iitiio,*tuiev.— N mh VèU-., tots naiici* •uu’l ;jOo- elujti parti 'pe ^ nd '.I iMitiltf-Tent.’t>l.Ksî (».".( .cnAo tout 'lui l'MKt * «UI t t 2\ 1 si 1 I onmi.OEUFS RT VOLAILLES .tj»r-:y ers, (>îl boulevard Sl-Lnurent.REMBOïJRR! 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les personnes désireuses de se procurer des billets devront s adresser à Mme A.Pinsonnault, 8d9, Üxenden Av.Tel.Up 4442: Mmes \V.LaMothe, Turcotte, Papineau, 0.Leblanc, P.Béique, Carroll, J.Archambault, lady Anger, UaO Z.Hébert, A.Boyer, G.Boyer, r.LES MATIERES PREMIERES SONT DE NATURE A RE-MEDIER A L’INCLEMENCE DES VENTS FROIDS ET DE LA NEIGE HUMIDE.ILS SONT TAILLES DE MANIERE A DONNER LE MAXIMUM DE PROTECTION, SANS PERDRE POUR CELA UN TANT SOIT PEU DE LEUR CHIC.LES MODELES SONT VARIES ET AVANTAGEUX ; ET LES PRIX SONT CONFORMES A LEUR VALEUR.MAGASINS MAXBEAl^S LIMITÉE 219 rue St Ja^cjyes Montreal Parti® Ouest 463 rue St .Catherine O.¦ ».A.A.Rqjp 469 51,Catherine E* ¦' dernier rapport.• •?45.75 i Contributions 1916-1917.10.lié l “ 1917-1918.25.00 “ 1918-1919.520.00 ; Euchre 685.84 : Sorties 323.30 Oriflammes, tuniques et lainages 109.25 17.05 $1,736.79 DEPENSES : Administration cl frais de réception 379.88 .Oriflammes, tuniques et !* lainages 151.20 1 Euchre 219.93 Clairons 21.00 Loyer à Club Le Monta- gnard Limitée 222.00 Sorties 487.71 $1,481.72 ae en Banque .255.07 $ ,736.79 BILAN ACTIF Balance en Banque .$ 255.07 • Prêt, à Club Le Monta- < gnard Limitée .140.00 !; Versement actions de Club Le Montagnard Limitée 85.00 , Terrain Lac Masson .50.00 .Clairons et caisses .130.00 ¦ Costumes, corps de clai- * rons 250.00 1 Divers, mobilier, ruban.150.00 Lawn Tennis, kiosque et hangar 300.0(1 Tuniques et lainages .150.00 Contributions recevables 75.00 $1,585.07 PASSIF Comptes payables 200.00 Surplus .1,385.07 81,585.07 Comptant sur votre approbation, Messieurs, réecVez ’les salutations de votre tout dévoué, J.A.MORAND, Trésorier.L’ENCRE A PLUMES RESERVOIR MASSÉ (ENCRE FILTREE) NE BLOQUE PAS LES PLUMES SIX NUANCES: noir, bleu, bleu noir, vert, violet et rouge.Demandez-la à votre fournisseur ou adressez-vous à LA CIE TECHNO-CHIMI-MIQUE MASSE Fabricante 5B chemin Côte St-Paul Montréal.Tel.Westm.545.Curran, L.J.Forget, A.Geoffrion, R.Thibaudeau, Geoffrion, R.Archer, Guy LaMothe; Mlles J.Do-rion, E.LaMothe, P.Lachapelle.M.Athanase David, secrétaire provincial, donnera, le 4 décembre, à la salle Saint-Sulpice, une conférence sons les auspices du comité central.MAXIMUM DE SATISFACTION ¦*> Le seul fait de confier à des experts la fabrication et la réparation de ses voitures, — c’est s’assurer le maximum de satisfaction.POUR Fabrication et Réparation DE de toutes sortes VOITURES Depuis le simple BOGHEI au CAMION le plus lourd 11 n’y a pas d’autre atelier qui puisse vous donner un meilleur service — et à meilleur compte.AUTOMOBILES Nous faisons une spécialité de réparations d’automobiles — peinture, vernis, bourrure — “Top Covers” — “Seat Covers” — radiateur, engin moteur — carburateur, ressorts, batterie, soudure à l’oxygène — transmission.Tous travaux de ce genre sont l’objet de nos meilleurs soins.ARTHUR ETHIER 226-228.rue Beaudry.Carrossier expert 26 ans en affaires Téléphone Est 1012.RhVUEDOMl icaine R.P.D.Laîerrièrc, O.P., L’Ecriture et la Vie; 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Publiée sous les auspices du Ministre des Finances du Canada par le Comité Canadien de l’Emprunt de la Victoire 28 A l?j! 'Md «1! mt FA.Y Or net iiijifjiiauiiiu'iii: / V I M CW?M 'CS'.John min?f fywL Ml t y fr VOL.X.— No 2G2 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 8 NOVEMBRE 1919 11 COMMERCE ET FINANCE SITUATION AVANTAGEUSE NOTRE ENCAISSE DANS LES DIFFERENTES BANQUES DU PAYS EST ACTUELLEMENT DE SLUTS,000,000 — AUGMENTATION EN SEPTEMBRE — OBLIGATIONS ENVERS LES BANQUES —L’EMPRUNT NATIONAL.MARCHÉ DE MONTREAL SEMAINE PRENANT FIN, LE 13 NOVEMBRE 1910.THÉÂTRE PASSE-TEMPS Florence Reed est à l'affiche aujourd’hui ci demain citras “La Femme sous serment".(réc.) La campagne de l’Emprunt de la Victoire se poursuit activement depuis plusieurs jours; les rapports publies jusqu'à date sont des plus encourageants pour les organisateurs de ce nouvel emprunt national.La somme de $300,000,000 fixée par le gouvernement sera largement dépassée, dit-on, dans certains quartiers.On compte, pour arriver à un succès sans précédent, sur les fortes sommes d’argent qu’il y a dans les banques canadiennes à l’heure présente.Pendant le seul mois de septembre les dépôts d’épargnes ont augmenté de $66,000,000 dans les (Ififé-rentes banques du pays et dépôts ordinaires de $31,000,000.On arrive au compte des dépôts d’épargne à la somme de $1,227,000,-1)00 tandis que la feuille de dépôts udinaires se clôt par une somme de $650,000,000, soit un grand total de $1.878,000,000; cette somme était dans les banques à la fin du mois de septembre dernier.L’argent en banque ne rapporte qu’un intérêt de 3 1-2 pour cent par année, tandis que l’intérêt payé par le gouvernement est de 5 1-2 payable deux fois par année.On comprend qu’un grand nombre de déposants vont déplacer leur argent pour le convertir en obligations du gouvernement.L’opération est d’ailleurs à la portée de tous puisque les gérants de banque sont autorisés à faire l’opération voulue dès que le client leur en fait la demande.D’un autre côté au cours de ce même mois de septembre, les banques ont encore fait de fortes avances au gouvernement, soit à peu près $50,000,000.Depuis quelques années le gouvernement emprunte de fortes sommes des différentes banques canadiennes, sommes nécessaires à l'administration des affaires du pays et remboursables à terme relativement court.La dette du gouvernement envers les banques est actuellement de $323,000,000 si on y ajoute les $50,000,000 prêtés au cours du mois de septembre.Si le gouvernement réussit, comme on s’y attend, h faire couvrir et au-delà le montant fixé pour l’emprunt actuellement sur le marché, il verra tout de suite à ( mbourser partie de ces avances ax banques afin de remettre le cré-lit individuel sur une base plus nor-• a'e.Les banques étant obligées de i cler au gouvernement quand - ce-ui-ci le.demande il s’ensuit que le .édit des banques est forcément dus limite et les industries privées ii ressentent immédiatement le con-rc-coüp ne pouvant plus se procurer les fonds dont elles ont besoin jour continuer leurs opérations et pour améliorer leur situation on la développer selon les besoins de Tin-lustrie et du commerce.La prospérité du pays eu général dépend, pour une bonne partie, de la prospérité des industries et du commerce individuel; et si, d’une manière ou d’une autre, on diminue cette prospérité il s’en suit un malaise générai qui ne tarde pas à se faire sentir.Le premier souci du gouvernement, espérons-le, sera de se débarrasser des obligations qu’il a envers les banques et de leur remettre l’argent qu'il leur doit afin (pie celles-ci puissent continuer leurs opérations de crédit.a De fortes sommes d’argent vont être retirées des banques d’ici à la fin du mois de novembre, et ces sommes vont être prêtées au gouiernement et converties en obligations^ de la Victoire.Si d’un autre côté, _ le gouvernement ne remettait pas immédiatement aux banques les mil- Les prix de gros ci-dessous »o;>t fournis par les maisons: “Ogilvit Flour Mill» Co.”, et “St.Lawrence Flour Mills Co.’’, pour tes farines ; OEUFS Prix vendant aux épiciers.L A.Vaillancqurt, pour les oeuts, laitages, etc.; “Hart et TuckweU” pour !e,s f.uits et légumes; Quintal et Lynch, Ltée., pour les grains et fourrages; et D.Hatton et Cie, pour le poisson.Prix de gros: FARINE-TYPE Franco à bord (f.o.b.) Montréal.$11.00 Au wagon, livrable au moulin .511.10 Livrée à Montréal .$47.00 Gru Man., au wagon, tonne.$57.Ou ISSUES DE BLE ET AVOINE ROULEE En lots fractionnés et aux épiciers.11.30 Farine d’avoine: Avoine roulée, sac de 90 lbs $4.80 Avoine roulée, baril .10.10 Issues de blé : Son Man., an wagon, tonne, Pamplemouses .Raisins, la caisse caisse .Poires, la boite .Pêches, la caisse .Citrons.Bananes, le régime Pommes, le baril.Châtaignes canadiennes, Cannëberges, le baril.Marmelade d’orange (Siinkist), la douz.de bouteilles.$5.00 a $5.25 $3.75 à $7.50 $3.50 85.50 $2.50 89.00 $5.50 à $4.50 à 12.00 lu Ih 17s 11.00 $2.70 à $4.50 LEGUMES Oignons caisse Céleri, la $3.75 OEUFS Oeufs No 1 .Oeufs choisis Oeufs frais .Beurre de h "i-f (j- choix, d une livre .Margarine.BEURRE crémerie, frais en bloc 63 s .29, .35- d'Oka.j .42- SAINDOUX Bonne demande.canadiens, la boîte .DATTES ET NOIX $7.00 $4.50 Fromage Fromage Fromage FROMAGE doux, la livre fort, la livre Saindoux Saindoux Saindoux pur, pur, pur.en tinette en seau, bloc de 1 1b.La 1b.31s 86.25 32 s L PÜ1S ET FEVES Le mi not Pois à soupe, le minot $3.50 à $ Haricots sec: (fèves blanches ou jaunes), le minot .$ FRUITS DE LA • iLIFOBNIl Oranges de Californie $7.00 Dattes, le colis 20 à 22s Noix nouvelles, la livre.32 à 90s CEREALES PRIX EN ENTREPOTS A Marché ferme Avoines de l’Ouest, par 34 Ibs: No 2.Canada-Ouest .99s No 3, Canada-Ouest .97s ti No -, d’alimentation (feedi extra 97 s 14 No 1, (feed) .93s (feed) .95s Maïs jaune.No 2 .81.88 ()rg
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