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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 22 juin 1920
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1920-06-22, Collections de BAnQ.

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VOLUME XI.— No 145 MONTREAL, MARDI 22 JUIN 1920 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.f6 00 UNION POSTALE.800 Édition hebdomadaire CANADA .ETATS-UNIS .UNION POSTALS • • •K**»*»* • »»**P*» ••• 82 00 S 50 S 00 LE DEVOIR Rédaction et administration l 43.RUE SAINT-VINCENT MONTUtAL TÊLÉPHONEt Main 746a SERVICE DE NUIT! : Rédaction.Main SI 11 ASainintration, Main lilM Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS / EN MARGE DE LA SEMAINE SOCIALE en Les toutes premieres séances de la Semaine sociale suffisent à marquer l’intérêt profond et le retentissement possible.Dés hier matin, Mgr l’Archevêque de Montréal soulignait la gravité croissante tie la situation ouvrière au Canada, la multiplicité des problèmes qu’elle pose.11 faudrait se fermer délibérément les oreilles et se boucher les yeux pour ne pas deviner que tous les conflits d’idées qui se sont élevés en Europe surgiront chez nous et que, si nous voulons pouvoir les résoudre sagement, il nous faut avoir sur toutes ces questions des idées claires.Or le premier objet de la Semaine sociale est précisément de fournir "aux auditeurs des idées claires, de remonter aux principes, d’étudier à leur lumière les faits et les difficultés actuelles.Le second, c’est d’appliquer à l’action les connaissances acquises, et il serait bien étonnant que le double résultat de la Semaine sociale ne fût point de créer un intense mouvement d’idées et de stimuler en le fortifiant le mouvement d’action sociale actuelle.Les cours exciteront chez ceux qui les entende^, chez ceux-là même qui n’en lisent que le résumé, la curiosité des choses sociales.Nous allons plus loin: les plus distraits, ceux qui ne jetteront qu’un rapide regard sur les titres des journaux, en garderont l’impression qu’il y a autre chose que la politique, qu’un nouvel ordre de choses sollicite l’attention publique.D'alileurs, qui ne voit que les problèmes économiques et sociaux vont déclasser la politique et la submerger?Ce sont des partis de classe qui tendent à se former chez nous.Toutes les questions qu’on discute présentement à la Semaine sociale tiennent déjà à notre vie de tous les jours, font l’objet des débats des congrès, sont ou seront débattues demain dans tous nos parlements.Mais, à la Semaine sociale, on a l’avantage de les entendre discuter à la lumière des principes, en dehors de tout intérêt de clan, de toute combinaison électorale possible, par des hommes qui en ont fait une étude spéciale.L’avantage n’est pas médiocre et devrait attirer, salle' Saint-Sulpice.tous ceux qui peuvent de ce temps-ci disposer de quelques heures.L’auditoire est déjà relativement nombreux, mais combien d’autres pourraient avec fruit venir s’asseoir à côté des hommes et des femmes d’oeuvres, des jeunes gens, des prêtres et des religieux qui suivent les cours ! * * * L’oeuvre n’est qu’à son début mais ce début a déjà marqué, en même temps que son utilité profonde* son évidente nécessité, Elle poursuivra son oeuvre sous sa forme première d’institution d’enseignement.On peut compter, croyons-nous, que l’ünivep^té sociale ambulante est dès maintenant fondée-.Le choix de ses premiers professeurs indiquait nettement qu’on n’en voulait point faire une oeuvre de région ou de clan, la variété des lieux de réunion soulignera encore ce caractère national de l’institution nouvelle.Nous ne désespérons pas de la voir tenir ses assises dans toutes nos villes un peu importantes.Partout elle suscitera, elle excitera la curiosité intellectuelle et le goût des choses sociales, Elle fortifiera aussi, et c’est le second résultat de son action, les oeuvres déjà fondées, elle en suscitera peut-être d’autres.Ce contact d’hommes d’études, d’hommes d’oeuvres, réunis pendant quatre, cinq ou six jours, sous l’empire de préoccupations communes, aussi hautes que ¦dêsiniéreséées, ne saurait matwiuer d’être fécond.Par la force des choses, les Semaines deviendront, dans la vie de ces hommes, une date importante, l’occasion de comparer leurs expériences, d’examiner et de peser leurs projets.Puis, de ces réunions devra naître quelque jour aussi un programme social d’application immédiate aux nécessités de notre pays.Elles groupent à la fois les praticiens et les théoriciens dont l’accord devrait établir ce programme', elles forment en même temps les propagandistes qui le pourront répandre.Nous saluons la naissance d’une institution féconde; nous souhaitons que le plus grand nombre possible de nos compatriotes s’efforcent d’en recueillir les hautes leçons.Orner HEROUX, LA SESSION D'OTTAWA UN COUP QUI SE PREPARE M.Grant Morden a passé par Ottawa.La nouvelle loi des élections.— Augmentera-t-on l’indemnité des députés?ntIJÆT DU SOIE.LE FAIRE-PART Tuabe la colonie de mon quartier « newi la nomfelle : "Monsieur et '"Vhtèamc des Longueeelles ont le "bonhenr de vous faire part de la "naissance successive, survenue dès "cpmmt Varriirte du docteur, de leurs "cinq enfants dont le sexe, dans le "brouhaha de l’événement, n’a pu "être constaté.Le père, la mère et '‘les nouveau-nés se portent bien" (1).U ÿ avait, ce matin, une assemblée de parents et d’amis autour de la populeuse maison, quelque chose comme un attroupement de badauds au coin de la rue après une collision d’automobiles.Ce.petit monde caquetait, voltigeait et s’en-quémit.Garçons et filles célibataires, mais non tarés, manifestaient une particulière curiosité, et s’allongeaient te cou dans la porte pour voir le phénomène et tâcher d’ap-prtndre comment on natt, puisqu'il leur fit impossible d’imaginer comment on meurt.Les parents, fort occupés, entraient et sortaient chacun son tour sans répondre à ta troupe bahillar-de.On donnera plus tard des renseignements supplémentaires; pour /’heure, ils étaient absorbés par la besogne urgente ; le temps de la causette était passé.Que chacun coure à ses affaires, sans se formaliser du congé amical.Le groupe se dispersa peu à peu.* * # Le premier geste de l’oiseau est d’ouvrir le bec : il natt affamé (2).Le premier souci des parents est de le gaver sans crainte d’indigestion.maladie inconnue de l’espèce, comme d’ailleurs toute forme de dyspepsie.Et c’est, je vous l’assure.un travail essoufflant! Les pau-ilaire à M.Meighen et qu’il sera remplacé par M.Biggar), et que le gouvernement ne le nommera qu'après une conférence entre les chefs des trois partis.(Voilà M.Crerar officiellement reconnu de nouveau.) Désormais un homme privé du cens électoral en vertu de la loi provinciale (ce n’est pas celle de Québec), à cause de sa couleur ou de sa race (notamment dans le cas des Indous), pourra être électeur s’il a servi dans les armées britanniques.La préparation des listes, tant de fois débattue, a donné lieu à une discussion qui.commencée l’après-midi, s’est prolongée à la séance du soir.Il s’agit, en effet, de mettre entre les mains du gouvernement une arme redoutable.Jusqu’ici on se servait des listes provinciales.Celles-ci pourront encore servir de base pourvu qu’elles ne remontent pas à plus de deux ans; mais les énumérateurs du gouvernement seront chargés d’y ajouter les noms qui peuvent y être ajoutés en vertu de la loi fédérale et qui en sont bannis en vertu de la loi provinciale, Ainsi dans la province de Québec, on ajoutera les noms des femmes.M.Fortier (Labelle), s’objecte à cette réforme.On ne veut pas du vote des femmes dans Québec.Quant ou tripatouillage des listes, il est évident qu'il arme le gouvernement d’un instrument dangereux contre lequel il se peut mè me que la que le registre ne sera pas transféré tant que la somme obtenue par l’hy-potheque.n’aura pas été pleinement satisfaite et payée.“3.Tlrnt que ta somme assurée /Htr l'hypothèque n’aura furs été pleinement satisfaite et payée; le navire sera assuré et tenu assuré en faiwur.de Sa Majesté pour telle somme contre tels risques et dans telle communie d’assurance que le ministre pourrn déterminer."À condition que si le navire est construit pour un aubain, et si les disquisitions oi-dessns touchant l'hypothèque sur le navire ne /peu- Lu Liberté de Winnipeg entre dans sa huitième année.Elle appartient aux groupes des vaillants journaux qui, tels le Droit d’Ottawa.VEvangéline de Moncton, le Patriote de l’Ouest de Prince-Albert.mènent au delà des frontières de notre province la lultc potir notre foi.pour nos droits, pour la civilisation française.Le travail que font en Ontario, au Nouveau-Brunswick, en ^Saskatchewan, le Droit.VEvangéline et le Patriote, la Lr ! berté le fait à Winnipeg.Elle est un ! centre de rallinmrnt.une sentinelle, un excitateur puissant.La Liberté doit sa fondation à l’illustre archevêque de Saint-Boni- j face, Mgr t.angevin, l'un des hnm-1 mes qui ont le mieux compris clics nègres L’an dernier, vers le même temps, à Wahington et à Chicago on tuait des nègres.Cette année, Duluth y est allée de quelques pendaisons de noirs, la semaine dernière; cette semaine, c’est au tour de Savannah, en Géorgie, où la populace a commencé par griller un nègre, avant de le tuer; puis, dit une dépêche, “la foule s'est précipitée sur son cadavre, en a déchiré les vêtements, a déchiqueté le corps, pour avoir des souvenirs de l'exécution.” Nos voisins sont très sensibles aux changements de temps._ Nous ne nous rappelons pas avoir lu dans les informations venues d’Allemagne, depuis des mois, pareils récits de sauvagerie.Pourtant, on dit que l'Allemagne est peuplée de barbares et les Etats-Unis, de gens fort civilisés.Testament politique Le discours de M.Gouin, hier soir, est un testament politique; et c’est tout comme si M.Gouin avait annoncé officiellement son départ.Il reste à en faire connaître la date, c’est tout, et cela ne tardera guère.que dernière partie, qui traite spécialement de la mutualité catholique et française ; LA MUTUALITE CATHOLIQUE ET FRANÇAISE Des hommes à tout faire ont présenté au peuple une autre solution : la force du nombre au service de la haine des classes: ils ont dressé la barricade.D’autres, animés d’un grand fonid de philanthropie, à défaut du sens chrétien et surnaturel, ont tenté d'enrayer le mal en prêchant au peuple la prévoyance et l'économie qui préviennent Texas-pénition (dans La misère.Et ils ont organisé les déverses formes d'assurance.et de mutualités qui, effectivement, pendent de grands services matériels aux familles ouvrières et à la classe bourgeoise.'Respectueux de Tenseégnement ds Papes, vous avez adopté ce dernier mode! d’action sociale.Vous ne l’avez pas emprunté à l’hérésie, puisque L’hérésie aux abois n’avait fait que décalquer un mode de bienfaisance en usage an sein des corporations ouvrières catholiques du Moyen •Age.Mais vous avez utilise Iles experiences économiques d’un âge qui doit «es caractères distinctifs aux ruines et aux inventions de l'hérésie protestante, de.la révolution universelle, et du machinisme a grande production.C’était une façon sensée de vous mettre devant les faits, et certes .l’Eglbe vous en félicite, car.aux préoccupations strictement utilitayes des mutualités sans épithète, vous avez ajouté d’autres vues d’ordre (moral: vous êtes catholiques et d'une race (pii a bien mérité de la civilisation chrétienne de ce comt i ne nt.Votre oeuvre procède donc à la fois “de l’esprit d’association et de l'idée de prévoyance.Grouper un certain nombre d’toommes dans une association if rater rutk' où chacun donne et 'reçoive à son tour, où ie travailleur jeune et valide s’impose un.sacrifice temporaire pour assurer un secours au travailleur malade et vieilli; prélever sur le gain (des bonnes années le tribut qui servira de viatique pendant les années mauvaises: telle cs1 la rai.son d’être, tel est le but de la mutualité." (3).Je laisse à votre expertise le soin d'étudier pendant ce congrès les questions financière» de votre compétence.Ix* divin 'Maître nous a recommandé de nous faire des amis pour le ciel, avec les richesses que d'autres emploient aux oeuvres d’iniquité.G’cst assez dire que, pour remplir s>a mission, ta charité chrétienne a besoin de temps et d’argent.Or, parfois, ceux qui ont le temps n’ont pas l'argent, et ceux qui ont l'argent n’ont pas le temps.Votre association est née idil souci fice héroïque de notre propre vie ù la vie des autres.(4).L'ORDRE DE LA CHARITE Parmi nos semblables, vous saviez que l’ordre de la charité nous commande de donner la première place aux meilleurs, à ceux qui sont davantage les amis de Dieu, parce qu'ils lui ressemblent davantage.Et cette loi nous oblige à préférer aux autres les hommes de notre foi.et qui sont nos frères en Jésus-Christ.Et vous avez posé comme condition première n'ad mission en votre mutualité, la qualité de catholique, non par mépris des autres, mais parce qu’il est dan.gereux de vivre en commerce fréquent et intime avec des gens dont les doctrines sont hostiles à notre foi, et qu’il faut d’abord sauver son âme avant tout, si l'on veut prati quer la vraie charité.Là ne s'esl pas arrêtée votre logique.Vous vous êtes souvenus (pie, parmi les catho liques.les uns sont plus près de vous par le sang, l’origine et less aspirations ethniques.Et, parce que ces rapports sont voulus par la Providence, vous avez voulu sauvegarder d'abord chez eux certains biens d’ordre matériel, moral et religieux, que votre charité avait le devoir de.leur souhaiter.Et vous avez posé, comme seconde condition d’admission en votre mutualité, la qualité de franco-américain ou de franco-canadien.Ici non plus, vous ne refusiez pas de tendre la main aux autres associations catholiques de bienfaisance, mais vous entendiez bien, d’abord, faire servir votre groupement à fortifier les cadres de votre famille catholique, pour en perpétuer les traditions respectables.Et le prêtre est ici dans cette chaire pour vous féliciter d’avoir eu ce souci.La vie de lu foi, la loi de la grâce, ne supprime pas les lois de I» vie naturelle: elle les suppose et en assure l'accomplissement.Toutes deux viennent de Dieu.Toutes deux s'accordent pour commander nar-dessus tout l’amour de Dieu.Toutes deux imposent l'amour du prochain.Toutes deux exigent que nous aimions notre patrie plus que les autres pays, parce qu’elle a pour chacun de nous quelque chose de paternel qu'elle tient de Dieu et qu'elle partage avec nos parents.Au sein de l'Eglise, comme au sein de la patrie, lu loi naturelle demande en premier lieu que nous aimions, pour leur faire du bien, nos parents et ceux qui sont le plus immédiatement notre prochain, reux de notre sang.(5) Pour un motif supérieur d'apostolat surnaturel, el pour l’amour des âmes rachetées par le Christ, Dieu exige parfois que l'on quitte ses proches ou son pays et que l’on aille porter à d’autres les vérités dr l’Evangile.Mais même en cela, l'apôtre.le religieux, la religieuse honorent leur patrie d’origine et leur race en faisant servir au bien d’autres peuples la vie et la culture qu'ils tiennent de leur foyer primitif.l Ordre de la nature La profession de foi prolectionnis-j de combiner ces (leux ressources te de M.Gouin est à souligner, de I au service du bien materiel de vos même que ce qu’il a dit quant à j-sociétaires.l'embargo sur les produits de nos j 'Miais vos vues s'étendent phis loin réserves forestières.Puisque M.[ et plus haut.Catholiques, vous Gouin était en train de faire son i vous êtes'dit commie Ozanatn: "Que testament, il est «à regretter i faisons-nous pour prouver au pou-qu’ayant parlé de nos gisements ( pie lu valeur civilisatrice de notre d'aniiante.exploités par des mai- credo et de notre morale?" Ivt vous sons américaines, pour la plupart, il ait omis de recommander à ses successeurs, quels qu’ils soient, d'a- quasi-unanimité du sen liment populaire soit impuissante.M.King croit qu il est nécessaire | j.H|,njanj(,' (jos règlements à peu d adopter unelKste uniforme pour )H)'.S semblables a ceux qui ont trait tout le Dominion, mais il s objecte ,.,.MVoi (lll ,)0js ., pUip(>, ft IVxté-à ce qu’elle soit préparée par les énumérateurs.Cette loi touche aux sources même de lu vie des politi ciens et on s’en rend compte par l’ardeur qu’ils mettent à la combat-ter ou à la défendre, suivant qu’ils siègent à gauche ou à droite.La marine et la milice suscitent moinv d’intérêt.Après avoir adopté l’article 32 relatif à la préparation des listes électorales avec plusieurs amendements, la Chambre passe à l’étude du bill amendant tu loi de natarali- vent m* commodément être obser-j sntion jou) fa4.on 1( r)t.rmc1frP vées, l’acheteur fournira telle garan-l mx allogènes arrivés au pays en, fie pour la somme des eljelsà ordre I 1909, et qui ont rempli les condi-1 susdits endossés mr le ministre des \ [inns exigées par la loi.d’obtenir1 rieur.G’est pourtant une politique â laquelle nous devrons venir avant longtemps.Nous n’avons rien à gagner à laisser des capitalistes de Pextérieur venir ici chercher nos matières premières pour aller les fabriquer aux Etats-Unis ou ailleurs, surtout quand il s’agit de minerais dont la nature nous a donné un monopole presque complet.G.P.Feu M.Adrien Groulx vous êtes demandé de quelle façon et dans quel ordre il fallait (procéder pour faire le plus de bien jios Finances, selon que le Gouverneur en conseil l'approuvera." Il^es parrains de ce projet mettent d’avant l’avantage qu’en retireront les industries canadiennes.On assure par aiHehrs que le gouvernement! ne courra aucun risque.GerUwne* personne» ont suggéré de demander au gouvernement français de donner en gage au Canada (rts ‘nies de Saint-Pierre et de Miquelon; mais on dit que celte proposition a été rejetée par le gouvernement canadien.# # * Ce matin, important cam mis mi- Nous avons le regret d'apprendre la mort de M.Adrien Groulx.frère un certificat de naturalisation La discussion a été longue mai,, s’est confinée entre te minlxtre de de notre distingué collaborateur la Jostice, 1" dépoté de Waterloo et ! M.Vabbé Lionel (îrotilx.professeur ie depute (le l^imbton.(,es mes-, (jt, Ennada à Pt’ni vers) té sieurs ont fait observer au ministre.Ennada à de Montréal, el de M.Charles-Auguste Kmond.réal.M.Adrien Groulx est nous l’importance des oeuvres de i nistérlel où il sera question de ¦M_______________ ___ a qi presse.Le plus grand éloge que I l'augmviif a'tion de l’innetrwilté et nous puissions lui «dresser, c’esl ' des Imnis pour lu const rue lio>n de la qu'elle n'a point démérité d'une si i marine march amie et des alloca-noble origine.trôna aux soldats de retour «toi front Nous souhaitons fraternellement a In Liberté un succès toniours plus grand.— 0.H.de même «pie de diverses autres question*.Le gouvernement m fa-vorisera pas VaupnesyMtiofl de Pin- qu’un allogène arrivé an pays en août 1909 devrait attendre jusqu’en juillet 1929, pour obtenir un ccrli-ficat de naturalisation parce que la loi a été adoptée le 17 juillet 1919.M.Doherty répond qu’on avisera plus tard.après les élections sans doute et le renversement du gouvernement.I,e biR a subi la troisième lecture.La Chambre lève la .séance à 12 h.30.M ercrodi, sir Herbert Ames* pariera de la société des nations.1 Pacifique de onze heures quaranle-()n discutera le rapport du comité ; cinq (heure d'été) des pensions porte les militaires.i Nous lirions M.l'abbé Groulx et sa famille d'agréer nos très respec-\ Louis DUPIRE j Rieuses condoléances.«ible, dan» tous les domaines.Vous avez regardé autour de vous.Dans l'Amérique du Norti.il y a cent dix million» d'àmes.Soixante millions n’ont pas reçu le baptême.Vingt-cinq millions, baptisées, appartiennent à (les sectes qui s'émiettent.Voici enfin quelque vingt millions de catholiques, dont c'est lia mission de conserver leur Ifoi Intacte, pour aspirer ensuite à la répandre.Gar, pour agir en catholique, il faut l'être d’abord.Vous n’aviez pas à diriger les oeuvres de TapostoJat ecdlcsiastique.("est votre ride de les soutenir par votre générosité.En 'dehors du théâtre (réservé à l'action sacerdotale et religieuse, U est un champ •immense ouvert à vos initiatives.Vous avez procédé de façon positive et pratique, la1 prochain est tout le monde.Mais vous saviez qu’il y a un ordre à sui vre dans la charité.Non» devons aimer Dieu par-! dessus toutes choses, parce qu’il ( est le souverain bien et que nous le notaire , trouvons en hù notre perfection de Mont- plus qu'en nous-mêmes et plus que | dans le mionde entier.Après Dieu, ! nous devons nous aimer nous-mè- ., .! nie, parce que personne, excepte ¦ Vaudrruil, apres uni lies courir hiissI près 'de nous que maladie.Il était âgé de quarante- mnis-mème.Et voilà pourquoi cinq ans, Les funérailles auront nous devons préférer notre âme à lieu à Vaudreuil Jeudi, à dix heures crflc des autres.Nous devons pn et demie (heure d'été).Les parents et les amis sont invités.On pourra rentrer à Montréal par le train du férer l'Ame des autres à notre corps, parce qu'elle vaut mieux et qu elle est plus près de notre Ame pins sein»table à notre âme, que notre | propre corps, M faut de même pré* 1 férer notre corps au corps de* au- Itre».excepté si le bien public et le» devoirs supérieurs dr 1* charité > sur naturel te commandent l* snert-41 Le premier devoir de e.es apôtres, prêtres ou religieux, auprès «ie leurs ouailles, sera toujours de les engager, non pas à se dénaturer pour devenir é«ner encore une foin parmi liions la divine charité.Ce sera.Messieurs, le couronnement de votre oeuvre, et je l'appelle de tous mes voeux.” Le* recette» du G.T.R.Les recettes du Grand-Tronc pour In dernière semaine écoulée se totalisent â èl,095.993.soit une augmentation de 8242.404 ou «le 15.5 pour cent sur In période correspondante de l'an dernier.PROFITEZ DES VACANCES c*'TEs ACCORDER * « REPARER VOTRE PIANO A DE PIANOSUE PRATTE 2502 Téléphonez à O rQQ Bld.St-L&urent St-Loui» LÜUÜ VOL.XI.— XO 14 MONTREAL, MARDï 22 JUIN 1»Z» 3 CALENDRIER DEMAIN, MERCREDI, U Jl’IN I*2« SAINT ALD8IE Lwier du soleil.4 heures 17.Coucher du soleil, 7 heures 47.Coucher de la lune, le matin.Pleine lune, le 1er juillet, à I H.48 du matin.DERNIERE HEURE Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier DEMAIN SAINT PAULIN MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum .7t Même dut* l'an dernier .7» Aujourd'hui minimum.57 Même dale l’an dernier .t: BAROMETRE S h.du mutin.J* St ; U h.2l.it de l'aprèa-midi, 2S.S7.1 h.LA QUESTION OUVRIÈRE ET LE SOCIALISME M.Arthur Saint-Pierre a donné le premier cours à la séance de la “Semaine Sociale”, ce matin.M.1 abbé Lucien Finaud parle du socialis-Dne.Ce soir, conférence de M.Thomas Chapais.La deuxieme journée de la Semaine Sociale s'est ouverte ee matin, par une conférence de M.Arthur Saint-Pierre, directeur de la Revue Xutionale, sur la question ouvrière au Canada, sa nature et ses causes.Le travail de M.Saint-Pierre est bourré de statistiques intéressantes et d’aperçus lumineux.Il est malheureux que l’heure avancée n’ait pas permis au conférencier de donner lecture complète de son étude.Nous donnons plus bas un résumé partiel de la conférençe de M.Saint-Pierre.La deuxième séance de l’avant-midi a été prise par la conférence sur le socialisme de M.l’abbé Lucien Pinault, professeur de philosophie au collège de l’Assomption.On l’a déjà noté, la série des conférences qui sont au programme de la Semaine Sociale couvre toute la question sociale.Ainsi, M.Saint-Pierre a traité de la question ouvrière; M.l’abbé Pinaud a abordé la question des systèmes qui se vantent de la solutionner.Le socialisme est une fausse doctrine et M.l’abbé Pinaud l’a prouvé.Cet après-midi, M.Andre Fau-teux, avocat, montrera les conséquences funestes du socialisme.A la séance de 5 heures 15, M.l’abbé Curotte, professeur de droit canon, commencera à exposre la vivifiante doctrine de l’Eglise sur la question sociale.Le conférencier établira la nécessité des inégalités sociales et de la souffrance.Ce soir, la Semaine Sociale, par le bouche de M.le sénateur Chapais, entrera plus profondément dans le sujet.Il sera prouvé que l’Eglise a joué un rôle social et charitable à travers les âges.Mgr l’archevêque présidera.M.Orner Héroux, rédacteur au Devoir, prononcera aussi une allocution.Il nous plait d’enregistrer la présence de deux nouveaux aumôniers de syndicats catholiques et nationaux: M.l’abbé Tremblay, aumônier de la C.O.C., des Trois-Rivières, et le R.P.J.J.Plamon-don, P.S.V., aumônire des jeunes gens ouvriers du Patronage de Québec.Nous donnons plus bas le résumé des conférences de M.l'abbé Pi-naud et de M.Arthur Saint-Pierre.M.l’abbé Pinaud i Le professeur présente l'état de la question : le malaise social existe, un remède est nécessaire, certains en offrent un, qui a nom socialisme.Iti donne la définition génésique du socialisme, le rattachant au communisme positif mitigé;, sa définition réelle : le système de ceux (lui enseignent que tous les biens productifs doivent devenir ta propriété de la société civile, non par lu force et la violence, comm-’ le veulent les anarchistes et les bol-< hevislcs, mais par les moyens po Tiques, tels que les élections et les lois et cela - indépendamment de tout droit naturel, moral et religieux.Le socialisme est industriel et agraire.Karl Marx.Juif allemand, né à Trêves, en 1818.mort à Londres en 1883, fut le grand pontife du premier, qu’on peut dire : un système économico-politique, qui revêt toute société civile de Punique forme de gouvernement appelée démocratie, puis lui remet la propriété de tous les biens productifs, la chargeant de voir à la production et à la distribution des biens de ron-sommo'lion nécessaires à ses membres.I es coryphées du second.Li.Geongo (Ë.t’.l, S.Mill (Angleterre), de Lowcly (HelgiqucL veulent que la société s’empare, non de tous les biens productifs mais des seuls biens immobiliers de production, les champs, les prairies, les forêts et les mines du sol, ils consentent à abandonner à la propriété privée les autres, les meubles, ccmme lés machines, les outils.Fl Vous connaissez la n:>,"',e du remède.quelle valeur a-t-il?II csl faux, car il ne respecte pas b’s conditions individuelles, familiales, civiles, politiques, morales et religieuses les plus essentielles du prolétariat, qu’il cherche à soulager.1o l^e socialisme s'appuie sur des snpftf*mr.t manifestes : (a) ).# na-lure a fait tons les biens communs à tous.R.Le droit naturel ne prescrit pas que les biens soient positivement communs.Il ne fait -aucune distinction de profession.Les dé terminations viennent du droit no-si HT.qui en compte une primitive (PoocupnHon) et cinq dérivées, l’accession, la livraison acceptation, la prescription, la succession béré-diInire et les contrats.b) Les premiers peuples de la terre ont pratiqué la communauté des biens: il faut v revenir.|L Distinguons la propriété prl-' éc collective, qui convint mieux à certains peuple, et l’individuelle, que pratiquèrent, dè» la plus hante antiquité, les Hébreux et les Egvp-tiens.c) L'heure est venue d’établir un ordre social nouveau (on n’en peut esmstituer «ans bases justes cl équi- tables) où l’on fera une distribution de biens égale à des hommes égaux.R.Les hommes ne sbnt égaux ni physiquement, ni moralement, ni socialement.d) Où l’on reconnaîtra pour unique titre de propriété le travail.R.Le travail est le principal titre de propriété, il n’est pas le seul.Beaucoup de biens meubles, sans être le fruit du travail, sonl l’objet du droit de propriété individuelle.Du reste, le principe conduit à des absurdes.e) Où l’on maintiendra le droit au travail.R.“Soutenir que l’Etat a le droit de faire main basse sur tous les biens de production, pour assurer du travail à tous les prolétaires, c’est souscrire à une proposition, qui va directement à l’encontre de la raison d’être de l’Etat, c’est-à-dire la protection des droits individuels” (Abbé E.Hébert).f) Où enfin l’on exigera, pour l’ouvrier, le profit intégral de son travail.R.Jules Guesde, célèbre socialiste français, cité par A.Saint-Pierre, répond à cette prétention absurde: “En tant qu’activité non appliquée, le travail est improductif, aussi improductif que la moyenne partie des capitaux.Ce n’est qu’en s'appliquant à une matière première, a un capital que l’activité devient productive.Ce qui assure déjà à ce capital, à cette matière première, de moitié dans la production, une part, la moitié du produit.En outre une marchandise s’évalue d’après la quantité de travail, la qualité de travail, son utilité et sa rareté.2o Le socialisme est inepte en soi, parce qu’il rend pire les conditions de l’ouvrier qu’il veut améliorer.11 prive l’ouvrier des avantages du salaire et de l’épargne, qui lui procureraient une plus grande facilité de vie, une plus large indépendance et lui ouvriraient les voies d’un patronat juste et respecté.3o De droit, le socialisme est inapplicable en pratique.Il est impossible en pratique de séparer les biens de production des biens de consommation.On sait quels ils sont théoriquement, mais on ne peut que très difficilement les partager dans la réalité.11 est impossible à maintenir le nombre de secrétaires et de scribes nécessaires aux statistiques si changeantes des besoins quantitatifs et qualitatifs de chacun.11 est impossible d’organiser le travail public soit par 1 option libre de chacun, soit par l’intermédiaire de magistrats.Il est impossible de distribuer les choses produite; en commun, quelle que soit la mesure adoptée; le nombre de personnes, le temps, le rendement, la diligence, les besoins.Tl n'est pas moins inapplicable en fait.Qu’on lise la tentative de colonisation socialiste au Paraguay vers 18!)0 (Ecole sociale populaire, —L’Utopie socialiste.Art.S.Pierre).Qu’on réfléchisse au régime soviétique russe ! 4o La socialisme est injuste pour l’individu.Car il le dépouille d’un droit naturel certain, le droit de propriété.Les principaux arguments que développe le professeur se tirent a) de la supériorité de l’homme sur la hèle; b) du droit de l’homme à la conservation de sa propre vie; c) du droit de l’homme aux fruits de son activité personne: d) de son droit au bonheur dans la vie présente.Cette supériorité et ces droits exigent inpérieusement le droit de propriété.5o Le socialisme est injurieux pour la famille quand il la tolère.Sans droit de propriété, celle-ci ne sauçait remplir les fonctions, qui font sa raison d’être : donner à ses membres, la nourriture, l’entretien et l’établissement.Mais laisse-t-il même subsister la famille, lorsqu’il proclame l’amour libre ou le mariage collectif et le divorce ?6o f.e socialisme est subversif des rapports entre l’individu et la famille, d'une part et l'état, de l'autre.L'Etat ne peut en aucune sorte sr faire la providence ni de l'individu ni de la famille.L'individu, comme la famille lui sonl antérieurs avec tous les droits que nous venons de leur revendiquer.L’Ktat brise la justice naturelle, si loin de les protéger, il absorbe tes droits.7o Le sorialisme est erroné sur l’n-riginc et la nature de l’Etat et du droit de vote, Il ne reconnaît pas d'autre forme de gouvernement »pte la forme de gouvernement démocratique.c'est-à dire celle qui établit le peuple, tout le peuple litu* laire de l'autorité supreme.Or le peuple n'est pas souverain et l’autorité civile n'est pas la somme des volontés individuelles, abdiquées en faveur de certains groupes d’hommes qu’on appellerait l’Etat.L’autorité vient de Dieu et de Dieu seul.Le peuple peut désigner le sujet de l’autorité.Pour le faire, il n’a pas que l’élection ou le droit de vote; cinq modes légitimes: l’élection, la cession, la nécessité publique, la guerre juste, l’héritage d’un pouvoir paternel ou patriarchal joint à un territoire.Comme le socialisme ne trouve pas tous les peuples en démocratie, il cherche à les y pousser, et non pas par la*violence, mais par leur libre choix, leur vote.Voilà pourquoi il inscrit le suffrage universel sur tous ses programmas, il l’appelle de tous ses voeux et repose en lui ses plus fermes espoir.Or le suffrage universel n'est pas i un droit naturel à tous, n'est pas un régime de gouvernement opportun à établir partout.So Le socialisme est ennemi de toute morale autre que la morale naturelle privée, je dis mieux, ffe toute morale autre qu’une morale positive, purement humaine.Cela vous surprend?Entendez un aveu du manifeste marxien de 1847, la bible socialiste: “Le socialisme affranchira l’honimc de la morale su-pranaturcllc.La morale, devenue exclusivement humaine et immanente, sortira tout entière de la raison humaine en parfaite conformité de la nature humaine et des relations sociales qu’un parfait état économique assurera entre tous les hommes.” Or ni l’Etat, ni la loi civile, ni l’utilité privée ou publique ne sont les sources des droits et des devoirs, de la moralité.En plus, Jésus-Christ nous a révélé une morale surnaturelle, qui nous est moralement nécessaire.C’est un fait de l’histoire.9o Le socialisme est destructif de la seule vraie religion surnaturelle que prêche l’Eglise catholique.Cela vous surprend.Poursuivez votre lecture du même manifeste : “'Le socialisme mettant fin à la guerre des classes et constituant tous les hommes à l’état d’égale liberté et d’égale félicité matérielle, affranchira du même coup l’homme du sceptre religieux et des chimères d’une autre vie.” Or l’homme n’a pas le droit, la société n’a pas le droit d’etre athée.Et l’établissement, la conservation et l’action universelle d’une religion révélée surnaturelle sont un fait qui remplit l’histoire de l'humanité.• * • Pour toutes ces raisons le socialisme est un remède faux.C’est un remède en banqueroute, selon l’énergique langage de Herbert Hoover, ci-devant président de la commission américaine de secours aux Beiges, directeur du service de ravitaillement alimentaire des Etats-Unis, en Europe, aujourd'hui, aspirant à la candidature présidentiel le.“La conclusion catégorique de toutes les observations que j'ai pu faire, c’est que le socialisme, en tant que philosophie d’application possible apx moyens humains, est une faillite absolue.Par les torrents de sang qu’il a fait couler (Russie soviétique) et par l’infinité des souffrances qu’il a provoquées, il a prouvé qu’il est en économie et en morale, une pure fumilsterie.” (Revue Munsey.) III.CONCLUSION'S lo En garde contre tout systèmè qui a pour but de transporter‘à la société la propriété des biens, meubles ou immeubles.Il est un acheminement au socialisme.Les ouvriers socialistes récilament'à grands cris la municipalisation ou la nationalisation des grands services d’utilité publique, chemin de fer, bateaux, trams, houille blanche, usines.La nationalisation de la guerre a coûté 900 millions aux Etats-Unis, au Canada 50 millions en 1918.2o En garde contre le suffrage universel, moyen préféré du socialisme pour arriver à la révolution politique prélude de l’économique, qu’attend tout socialiste en son coeur.3o En garde contre la diffusion de celte doctrine perverse.Le so cialisme, c’est un trouble ennemi.Par conséquent les hommes qui travaillent à l’introduire ru sein de nos classes laborieuses sont parmi les pires ennemis de notre société, des travailleurs en particulier, de nos travailleurs canadiens français ‘"peviple paisible el ami de l’ordre, qui, jusqu’ici, ne s’est pas emballé ou laisse séduire par les théories subversives du socialisme et du radicalisme, protégé qu’il est par l’influence bienfaisante de l’Eglise catholique et de son admirable çlergé.’’ (Sir Mortimer Davis, 12 mars 1920.) O» a écrit il n’y a pas longtemps que dans 20 ans il n’y aura plus aux Etats-Unis (peut-être au Canada) que deux forces en présence: le socialisme et l’Eglise catholique.Le 12 mars 1920, le socialiste Victor Bergen, parlant des forces ac-tuelles du monde, signalait l’antagonisme entre l’Eglise catholique et le socialisme bolchevique.“La prochaine guerre mira lien entre l'internationale muge (bolchevisme) et l'internationale noire (l’Eglise).” Or le 20 mai 20, “The Reverend N.-Y.”, organe important de l'opl nion protestante, notait que “des deux grandes organisations internationales du monde, l'Eglise catholique el l'internationale socialiste, l'Eglise seule a triomphé avantageusement de l’épreuve de la guerre.Nous directeurs d'action sociale, chef de mouvements sociaux quels qu’ils soient, ouvriers et chefs d'ouvriers, suivons avec amour les di-reriions de cette puissance mondiale de première valeur, La question sociale est avant tout et foncièrement une question morale et religieuse.Implorons les lumières de la gardienne née de toute vérité.Allons à elle.Faisons-lui pleine confiance.Elle seule, certainement, brisera le flot montant du socialisme 1 M.Arthur Saint-Pierre La question sociale existe au Canada.Il ne s'agit que de jeter un coup d’oeil sur le malaise qui existe dans la société pour s’en convaincre, Le conférencier veut traiter des éléments de cette question et des agents de solution.Les éléments en sont nombreux.Un des plus importants, c’est le milieu où elle se déroule.Le Canada est un grand pays.La province de Québec en occupe le cinquième.Notre pays est tees ri che mais ses richesses sont mal connues.L’immensité de notre territoire a eu connue conséquence d’attirer de nombreux immigrants des pays d’Europe, dont la présence ici a fortement agi sur les conditions soc i aies.De 1901 à 1911 la moitié de l’accroissement de la population est due à l’immigration.De 1911 à 1915, le Canada a reçu un million et demi d’imni.igrants.On imagine facilement que ùa venue au Canada de ces Européens qui pour la plupart venaient des serres-chaudes du socialisme.Dans l’ouest du Canada, les idées sont très radicales et c’est aussi dans cette partie du pays que s’est fait sentir plus fortement l’immigration européenne.On se rappelle la grève de Winnipeg.La province de Québec a échappé à cette vague montante du radicalisme.grâce au nombre relativement petit de ses immigrés.Le conférencier montre ensuite que les succès de d’industrie causent la désertion des campagnes.En 1911, la population rurale du Canada étail supérieure à la population urbaine, mais il est à prévoir qu’au recensement de 1921 Ta population urbaine dépassera la population rurale.C’est un fait que notre pays s’industrialise.Les boutiquiers anglo-saxons exploitant les richesses de notre pays.M.Saint-Pierre donne alors quelques statistiques sur nos oê chéri es, nos forêts, nos mines et nos forces hydrauliques.La vie inamifao-turière au Canada est intense.En 1915, les statistiques nous disaient qu’un capital de deux milliards y était engagé.Un salaire global annuel de $283,000.000 est payé aux 500.000 ouvriers canadiens.La valeur des matières premières dont on s’est servi en 1915, était de $792,000,000.La valeur des produits ouvrés était de $1,400,000,000.Les bénéfices des pations du capital sont aujourd’hui de 15 pour cent.En 1870, ils étaient de 75 pour cent.Notre commence est considérable : deux milliards par année.Nos voies de transport nombreuses même trop nombreuses.Après avoir décrit le milieu dans lequel vivent les ouvriers, M.Saint-Pierre montre que ceux-ci.malgré le progrès économique, ont encore beaucoup de misères.Les salaires en général, n’ont pas été augmentés en proportion de la hausse du coût de la vie.Le budget familial hebdomadaire en 1915 était de $13.74 et salaire hebdomadaire moyen de l’ouvrier ou de l’ouvrière canadienne.était de $9.50 oar semaine.Relativement à la question des heures de travail, M.Saint-Pierre cite des chiffres qui établissent que 17.000 ouvriers jouissent de la journée de moins de huit heures, 222.000 de la journée de huit heures, 300,000 de !a journée de 8 h.30, et 159,20(1 de la journée de 9 heures.La situation à ce point de vue est excellente.La population ouvrière est-elle satisfaite de son sort?Non.Les grèves sont de plus en plus nombrou ses et l’esprit est mauvais.C’est par l’intermédiaire des organisations professionnelles que les ouvriers revendiquent leurs droits.Celles-ci sont ou imlernn-tionales ou nationales.M.Saint-Pierre donne «lors quelques détails sur le syndicalisme internationale qui compte au Canada 201,439 membres.Le syndicalisme catholique compte 35,000 membres.Le conférencier doit alors suspendre la lecture de son travail, le temps alloué à la lecture de celui-ci s’étant écoulé.LE CIMENT VA MANQUER LA VILLE SE VOIT FORCEE D’ECOURTER SON PROGRAMME DE TRAVAUX DE PAVAGE A 1.A SUITE D'UNE DECISION DE LA GIF, CANADA CEMENT.— LES EMBARRAS DES ENTREPRENEURS.La ville éprouve de nouvelles difficultés à remplir son programme de pavages nouveaux et de réparations à la voirie ; il lui manque maintenant du ciment.En effet la Cio “Canada Cernent” vient de fermer deux de scs usines à Montréal-Est, faute de ne pouvoir se procurer du charbon en quantités suffisuptes pour alimenter ses fourneaux.Cela ressent vivement la crise des transports, tout comme les grands usines du continent.La compagnie ne peut servir ses deux plus gros clients, la ville de Montreal eê la Compagnie des tramways.La ville achète d’elle annuellement une moyenne de dix mille sacs de ciment, pesant chacun 85 livres.pour les travaux de pavage et la réfection des nies; et la Compagnie des tramways en absorbe presque aulant, Il en resullc donc que la ville va écourter encore ses travaux et re-meltre.à l'an prochain, ceux qu'elle n'a pas encore commencés ; de re nombre se trouve ôe pavage de la rue Saint Denis, de la rue des Carrières à la rue Isabeau, elle se contentera de combler les ornières et de huiler la rue.Même les entrepreneurs sont pris au dépourvu, par l'acte Inattendu de la Compagnie “Canada Cement”; quelques-uns sonl fort embarrassés i poursuivre les travaux déjà com- “LA VILLE DTS” EST AU PORT L’AVISO (FRANÇAIS MOUILLE Œ IMLATIN, DANS NOTRE PORT, QUAI VICTORIA.— LE COMITE (DU MONUMENT DOLIARD RE ÇOiT LES OFFICIERS.— LE COMMANDANT DE PONT EVES CHEZ 'LE MAIRE.L’aviso français La Ville d’Ys est arrivée dans notre port, ce imatin, quelques minutes -après huit heures.(Le navire de guerre, portant itex couleurs de la France, a accosté au quai Viictonia, à l’endroit où était k Calcutta, i] y a quelques jours.Une foule de plusieurs cenlainéX de personnes, malgré l’heure relativement matinale, s’était rendue -sur le quai, pour souhaiter la bienvenue aux mari ns de France, qui viennent prendre part à la manifestation 'Dollard.les commissaires du port, ayant à leur tête le capitaine Rourraxsa, ont souhaité la bienvenue au commandant Ruffi de Ponbasés.Quelques minutes plus tard, quelques membres du comité du monument Dollard, dont M.J.-iB.Lagacé et M.Emile VadUaneourt, allaient statuer le comirmandant du navire La Ville d’Ys, comme on le «ait, est un navire de guerre français, qui faut la .surveillance des pêcheries sur les bancs de Terreneuve et d’Islande.Ce navire fait partie d'une flottille de trois autres navires français qui vont Ixi Somme et Le Courcy.Le premier est venu dans notre port •l'an dernier, à l’occasion de la fête du 14 juillet.La Ville d’Ys a été construit en 1917, dans ks chantiers maritimes do Glasgow et a servi comme convoyeur pendant la guerre.Depuis l’armistice il sert à surveiller les pêcheries.Pendant leur séjour dans notre port, les marins (français, outre qu'ils prendront part à la manifestation Dollard, seront reçus officiellement par la ville de Montréal et par les Chevaliers de Colomb.Il est probable que la ville ou des sociétés organiseront pour ces marins des excursions dans la ville.La grande majorité des marins qui font partie de l'équipage, viennent de Bretagne.l'O public ne pourra probablement pas visiter le navire aujourd’hui, car les marins sont à en faire sa toilette après le voyage de Québec à Montreal.A partir de demain cependant, le public sera invité* à bord, tous -les jours de la semaine.RECEPTION A L’(HOTEL DE VILLE Vers onze heures, le commandant de iPortevès, accompagné de M.de Verneuil.consul 'de France et de renseigne Thébault, s’est présenté à l'hèteit de ville, où le maire et les fcbevins l’ont reçu (dans le cabinet du maire.M.Martin a souhaité la bienvenue au distingué marin et a causé quelques instants avec le commandant.Puis les échevins D.ixon, Desroches, Carme], Fillon et Vandtilac ont serré la main aux visiteurs.L’équipage de La Ville d'Ys se compose, outre du cowmmandunt de Pontevès, du lieutenant de vaisseau Le Bunctit.officier en second, du -lieutenant Coiffic, du médecin major Branger, du commissaire Du-lac, et des enseignes de vaisseau de 1ère classe, Ruffier d’Epcnoux, Provençal Paré, Jourdain et Thébault.et d’une centaine de marins.AUX PORTES DE DUBLIN CASTLE UNE AUTO PORTANT UN OFFICIER ET DES AGENTS DE LA IRISH COXSTABVLA R Y" EST ATTAQUEE PAR DES GENS 1MES I ARMES A DUBLIN DON DERBY.A LON- Chez les marchands de vêtements A la suite d’une annonce parue dans un journal de Montréal, disant que les douze plus grands magasins de vêtements du Canada, s’étaient entendus pour vendre à rabais, une grande quantité de complets, la 'Clothing Manufacturer's Association a tenu une réunion hier après-midi.dans l'édifice Southam.Cette dernière association avertit le public qu’elle n'a rien à faire avec cette vente, non plus que la Cloth-ing Manufacturer’s Association, qui comprend les principaux mar-chwnds de complets de Toronto.Dublin.22.— (S.P.A.) Une automobile transportant l'assistant-directeur-général de la Irish Constabulary et quatre constables a été attaquée par des gens armés de revolvers et de bombes.L’assistant-directeur-géncral Roberts a été blessé grièvement à la tête.Personne n’a été arreté.L’auto a subi le feu des balles en passant sous un pont.Le chauffeur a été blessé.Cette auto venait de la gare de la rue Amiens et se dirigeait vers Dublin Castle.LA BATAILLE CONTINUE Londonderry, 22.— (S.P.A.) — Après une nuit d’accalmie la fusillade a recommencé, ce matin, dans plusieurs parties de la ville.Plu-sieursjjersonnes ont été tuées hier au cours des éehauffourées.Les troupes ont fait la patrouille dans les rues durant toute la nuit .Il n’y a pas eu de livraison de pain et de lait dans Londonderry, ce matin.(LLOYD GEORGE ET LES CHEMINOTS Dublin, 22 (S.P.A.) — La demande iformuflées par M.Lloyd George que les cheminots irlandais conduisent .les trains -de munitions, devra être combattue, disent les chefs ouvriers de (Dublin.Plusieurs pensent que l'attitude du premier ministre d'Angleterre est un "bliiiff” et qu’il craint trop les ouvriers anglais pour agir comme il fc dit.ILæs Sinn Fed nier s appuient les cheminots.Ceux-ci ne veulent plus maintenant transporter de soldats, de constables ou de carabines.(Pour entrer dans un train les soldats doi vent prouver qu’ils n’ont pas de munitions avec eux et qu’ils ne por tent pas d’armes.Une grève des cheminots paraily serait le commerce de l’Irlande; cependant personne ne semble s’en effrayer, seuls les undo niâtes expri-iinent des craintes.Les auto ratés militaires ne souffriraient pas beaucoup d'une grève générale des cheminots, car elles possèdent plusieurs moyen s de transport.Cette grève ferait surtout -du tort à l'Angleterre, au point de vue de son ra vitaiillMnent, car celle-ci importe la plupart de ses provisions de IMr lande.L'Irlande se suffit à elle-même.L’arrêt du traffic du charbon causerait un- tort considérable à l'industrie irlandaise.LA CONFERENCE DE BOULOGNE TERMINEE ON.N’A PAS PRIS DE DECISION SUR LA PLUPART DES QUESTIONS.Boulogne.22.(S.P.A.) Le conseil suprême des Alliés s’est séparé après une séance de 3 heures.Il sc réunira de nouveau à Bruxelles, le 2 juillet.Ln plupart des (pics-lions gui étaient sur le tapis n’ont pas été décidées.La question des réparations a été laissée à des experts qui se réuniront à Paris et qui chercheront à concilier les différentes opinions au sujet de la division de la somme que l’Allemagne devra payer aux Alliés.mencés.Ils vont chercher un moy en terne et une compensation pour les retards ainsi encourus.1m Compagnie des Tramways ne peut songer, dans les circonstances, là exécuter, cette année, les an ua ‘pujuoa nos ap suoijtp-uo.i qui concerne l’extension de ses réseaux dans les quartiers Dclori-micr.Laurier et Abunlsic Rot dcaux, DIVERS Les citoyens de Villeray ot (l’Youville onl signé une forte pétition, recommandant le rétablissement des anciens arrêts de tramways à la 34e et à la 35e avenue, sur les rues Laieunesse et Saint-Denis, —M.W S.Weldon, ancien éche-vin, est réélu syndic de la Commis-1 sion des Ecoles Protestantes; son ' terme d'office sc terminait le 301 juin.- Le trésorier csl autorisé à si-l gner les obligations de la Commission des Ecoles Protestantes pour la somme de 81,500,000.Les experts de la Cie Young reçoivent la somme do $450 pour les services rendus durant le mois de mai.MM.W.S.I.ea it Arthur Sur-veyor comparaîtront comme témoins experts de la ville dans la cause de Lesage contre la ville el dans celle de la Cle Montreal Light, Heat and Rower contre la ville.La ville envole un protêt à la Lie Canadian Xorlhern Montreal Tunnel and Terminal, pour lui signifier de cesser d'empiéter sur les propriétés de la ville, rue Sainte-Monique, entre les rues Gathcart el Dorchester.M.Lloyd George est parti cet après-midi pour l’Angleterre et M.Millerand pour Paris.UN CONFERENCE FINANCIERE Paris, 22.— (S.P.A.) - Un cor- respondant de l’Agence Havas mande (jue la conférence de Boulogne a émis le voeu qu'une conférence financière internationale soit tenue à Bruxelles.I.e même correspondant ajoute que la date de la conférence de Spa reste fixée au 5 juillet.On dit que les membres de la conférence de Boulogne ont décidé que si l’Allemagne manifeste de la mauvaise foi dans l’exécution du traité de Versatile/ 1*8 Alliés prendront des mesures énergiques pour la force à honorer sa signature.Il se pourrait que Irs Alliés décident dans ce dernier cas d’occuper certaines parties de l'Allemagne.D’après le correspondant de l’Agence Havas, les membres de la conférence de Boulogne ont décidé que les puissances alliése devaient nommer des ambassadeurs pour les représenter à Berlin.Les ambassadeurs seront à leur poste le 1er juillet.Relations tendues l/ondres, 22.(S.I'.A.) Le “Herald”, organe ouvrier, dit «tue les relations entre M.Lloyd George et M.Gregory Krassine.le ministre bolchevlste ife Russie, sont très tendues.Il se pourrait que celui-ci parte pour son pays.Le raison de ce froid entre les deux hommes d'Etat est que M.Lloyxl George a exigé que le gouvernement soviet russe promette de rembourser aux financiers anglais l’argent qu’ils ont placé en Russie, avant que les nègoelallons entre le gouvernement anglais et le gouvernement soviet russe se continuent.1* “Herald” dit que M, Lloyd George agit sous la pression d’un groupe de capitalistes anglais.UNE DEMANDE DE RÉCUSATION Me CABANA, L’AVOCAT DES FRERES LABRIE, DEMANDE QUE LE JUGE EN CHEF SE RECUSE.—M.MALEPART AURAIT AGI IRREGULIEREMENT.— UN MEPRIS DE COUR.Me C.-C.Cabana, avocat des frères Labrie, emprisonnés sur l’ordre du ministère de la justice, malgré Ce bref d’“habeas corpus" accordé par un juge de la Cour supérieure, a fait signifier à 11 heures 20, cet avant midi, une requête en récusation du juge en chef Archibald.La requête a été signifiée au juge en chef lui-même, à Me N.-K.Laflammc et à Me Walsh, avocat du ministère de la justice.Le juge en chef a enten du.hier, les plaidoyers sur la règle “nisi" demandant l’emprisonnement de M.Malépart, gardien du pénitencier de Saint-Vincent de Paul, vu que celui-ci ne s’est pas rendu en •cour avec les prisonniers, lundi passé, romme le lui ordonnait un bref d’“habeas corpus”, accordé par le juge Duelos.Le procureur du demandeur demande que le juge Archibald ne rende pas jugement dans celle affaire pour de nombreuses raisons.11 aurait, au préalable, exprimé son opinion sur le litige, dans la présente cause.11 a intérêt à favoriser M.Malépar!, le gardien du pénitencier, et il a même exprimé cet intérêt, ayant l’audition des plaidoyers.L’opinion que ce juge a exprimée ‘est contraire aux prétentions des frères Labrie.Me Cabana ajoute qu’il n’a pas eu connaissance de ces motifs de récusation, avant l’audition de cette cause et que son client souffrira un préjudice irréparable, si sa requête n’est pas déclarée valable.Comme le juge en chef a pris cette cause en délibéré, le procureur des frères Labrie conclut à ce que le délibéré soit déchargé et à ee «lue l’audition soit suspendue jusqu’à ce qu’on ait disposé de la requête en récusation.Cette requête sera présentée, en Cour de pratique, lundi prochain, à 10 heures 30.Comme le disait un juge de la Cour supérieure, “le juge en chef n’est pas même à l’abri." Hier, Me Cabana a répondu nu plaidoyer de Me Laflnmtne et contredit les prétentions de ee dernier M.Malépart aurait dû venir en Cour et amener les prisonniers pqur déclarer de quel droit il les détenait et quelle était l’autorité qui avait ordonné leur réarrestation, le 5 juin.M.Cabana n’a pu avoir aucune information sur Ces deux questions malgré toutes ses démarches, et il n’a même pas pu parler à ses clients.A une question de Me La-flamme qui lui demande s’il a pris une règle “nisi" contre le ministre de la Justice, M.Cabana a réponda qu'il ne l’a pas fait encore, mais qu’il, le fera peut-être.Il soutient ensuite que ses clients ont été remis en libtrté légalement et que M.Malépart n’avait aucune raison d’ignorer ee jugement et qu’il mé-riïe la prison pour mépris de cour.Belles fêtes au Séminaire de Rimouski Rimouski, 22.— D.A.C.) - Le séminaire de Rimouski céièbre aujourd’hui et demain le cinquantième anniversaire uple.Oeuf* de bi miestion de diiKles Bronze.$7.50 pour 10.Oies Tou- .aUUt dspeci us assurées.97 Si-Jacques.Main 7223.r Le Dr G.H.Kent DENTisn: a laisse la clinique dentaire de l'hôpital St-Luc, et recevra se» oatient» an No 157 RUE ST-DENIS tel.est in CASAULT ET DENIS PERCEPTIONS DE TOUS GENRES ( hènurs remis mensuellemcnt à nos L'Iients.294 Ste Catherine Est.Montréal.Tél.K.7784.Le Dr P.E.LALANNE a transporté ses bureaux au No 1077 Sherbrooke Est, coin Bordeaux.Est 540.DRAPEAU & RACINE t’erceptione de tou» genre».SPECIALITE : Administration de propriété».Edifice Créd't Foncier, 35 rue Saint-Jacque».Main 8312.nTîTîTôîïï.PRIMUS POUDRE A PATISSERIE La Poudre Primus est garantie pure, efficace et hygiéniuue.Préparée avec des ingrédients de cnoix dans des conditions hygiéniques exceptionnelles et empaquetée dans des Ixùtes à l’épreuve de l’air, elle travaille dans le fourneau et ne perci pas sa force dans le bol à mélange.La Poudre à Patisserie Primus est garantie exempte d’alun, par les fabricant».U4PUT, FIL» A CIE, Umiléc, u MONTREAL Ttl Main 1181 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cnin Crtlff Soir 48 4 fetuirUr mtfHit.BANQUE D’EPARGNE LA H (NUI K DKI'AHU.SK DK LA U TL KT DD DIM 111(1 DU MO.NiTtKAl.tiure.u piiiicip*l, i;« rue Saiut-JHoqués »t suc-c(ii',.(e« S Montréal.___ CADRES ET MIROIRS La Cie Wlslntainer & Fils Inc.Usliularturi.r de cadre», moulures et tnl* i M,r».impurtaleur de < hr«mo», uravurea, vt* | tir, cnovexes et ordinaire».Vieux eadres réparé», redor*.i mlfnir, I k fli-gmtc».V'ne spécialité.Gros et détail.___ à*-4« «OUL AT LAIJWfNT ' M»BD.;NJC.) — Un terrible accident d’auto est arrivé hier soir sur le chemin de Saint-Henri et deux personnes perdront très probablement la vie à la suite des blessures qu’elliles ont reçues.M.et .Mme I.Morin, M.et Mme Hormis-das Larochelle et Mlle M.-A, Champagne, tous de Saint-Pros per, s’en allaient en auto vers Lévis, lorsqu’un coup de volant fit capoter la machine qui tomba dans un champ.M.et Mme Morin sont très gravement blessés et on s’attend à leur mort.Ils ont été transportés à l’Ho-tel-Pieu de 4 te vis ainsi «pie leurs compagnons de voyage.De frrts dommages à Los Angeles Los Angeles, 22.(S.P.A.) — Une secousse sismique qui s'est fait sentir hier soir, a causé des dommages consklérables à la ville d’Inglewood, située à 10 milles au sud-ouest de Los Angeles.Vingt et un édifice ont été détruits et la ville a été privée de gaz et d'électricité.A I>os Angèles, plusieurs édifices ont été secoués.Des briques sont tombées sur la tête de quelques passants.I-e tremblement de terre s’est confiné au comté de Ixis Angeles.La ville d’Inglewood a été la plus fortement secouée.A Los Angeles et à Inglewood personne n’a été tué" mais quelques-unes ont étii Juillet 181% AVOINE.t Septembre Juillet 86 104',«1 85 % 103!« JEUDI, le 24 juin Jour de la Saint-Jean-Baptiste nos bureaux et entrepôts seront FERMÉS TOUTE LA JOURNEE HUDON, HEBERT & CIE LIMITÉE v EMPRUNT CANADIEN Tranche de $2,000,000 VILLE » PARIS (FRANCEi LA capitale du monde - 6%-l0 ANS Nous offrons au public pour le moment, suje4 à vente préalable, ces Obligations remboursables en Or canadien.Prix $96.37 pour rapporter (J 2 Datées du 1er mai 1920 — Remboursables en or canadien le 1er mai 1930.Le capital et les intérêts sont paya-Dles au pair dans tous les bureaux de la Banque Provinciale du Canada, de la Banque Nationale, de la Ban-que des Marchands du Canada et de la Standard Bank of Canada.Intérêts payables : 1er novembre et 1er mai de chaque année.COUPURES : $100 — $500 — $1,000 Les obligations sont exemptes des taxes présentes et futures, soit de la ville de Paris, soit de l’Etat Français.NOUS RECOMMANDONS SANS RESERVE CET EMPRUNT comme placement de tout premier ordre à tous les points de vue.L’ARGENT L’argent ne sort pas du Canada.Il sera dépen-RESTE CHEZ s,e Canada par la Ville de Paris pour aenats NOUS denrees alimentaires, produits de nos fer- • mes, marchandises fabriquées dans nos ma- nufactures par des ouvriers canadiens.Il contribuera donc à faire connaître en France la qualité et la nature de nos produits, qui seront distribués dans les 128 magasins municipaux.Lest donc un emprunt essentiellement canadien qui, à tous les titres, contribuera à la prospérité du Canada.Souscrirez donc largement et sans délai chez ?otre courtier ou votre notaire, ou dans les banques ou institutions sus-nommées.DEMANDEZ LA CIRCULAIRE DESCRIPTIVE REGISTRAIRE DES OBLIGATIONS : La Société d’Administra-tion Générale de Montréal et Québec est la Registraire de ces Obligations.DISTRIBUTEURS Les souscriptions seront reçues aux succursales et bureaux principaux de LA BANQUE DES MAR-CHANDS DU CANADA THE STANDARD BANK OF CANADA CORPORATION DES OBLI-GATIONS MUNICIPALES Limitée 7 Place d’Armes, Montréal.124, rue St-Pierre, Québec.LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA LA BANQUE NATIONALE LA SOCIETE D’ADMINISTRATION GENERALE 35, rue St-Jaccrues.Montréal.74, Côite de la Montagne, Québec.Noua recommandons les valeurs suivantes : OBLIGATIONS PROVINCIALES Province de Québec.> K.j 6% OBLIGATIONS MUNICIPALES • • • • 6% Hull• » !•'(*' • « '«'•< ••••¦'•• « • 6% Joliett6 ••••;•• [• # • • 6% Pointe Claire 6% • • • • • • 6% « mi • •’ 6% Winnipeg 6% OBLIGA TIONS SCOLAIRES % Ville St-Pierre 6% Ecoles Cath.de Montréal.6% OBLIGATIONS SERVICE PUBLIC Mont.Public Service Corp.6*/2% OBLIGA TIONS INDUSTRIELLES Comp.de Pulpe et de Pouvoirs dfeau du Saguenay 6*72% (reciii (andaien Incorpore Caiicr 1180.93 ru» St Jarqn»*.Tél.81 191* at 2927.Chai.Edouard Arpln, Directeur Gérant.LE MANUEL DU SPECULATEUR contient des informations intéressantes sur les valeurs de Bourse.Tout spéculateur devrait le posséder pour le consulter ou besoin.Pour recevoir gratis un exemplaire de l'édition de juillet, il suffit de s’ndrrs- FAIRBANKS, GOSSELIN &C0.Ar*nt* d# f h»n«» a la Raarta d* Monlrkat 108 ouest, rue Notre-Dame.Tüi.icraoNK Main 409(1, 340, 4313.«> journal #*« m primo au No 43 ru» Sainl-VliKMit, k Montréal, par 1‘tMI'RtMR- RIK POPU^iaF.1* rf*pottMÜ>lltté limité»), Joa.i.touchant, gérant.CmIiU publiqué Montreal Public Service Corporation Obligations 6Vi%—h cinq ans Remboursables en 1924 Coupures : S100, $500 et S),MO L'avancement d'un paya dépend de la prospérité de ses Industries, et.quand celles-ci empruntent pour le dércloppettient de leurs af «aires, elles payent un intérêt élevé pour les capitaux qu’on leur fournit, moyennant de aolides garanties.Prenez votre part de ces obligations 61 • r'r, qui vont giussir encore votre revenu.Téléphonez, écrivez ou télé* graphieg-nous, à nos frai* Beausoleil, Limitée Bons et Obligations 11$, rue St-Jarque*.Montréal Tél.Main 1(15 145 0 2 OL.XI.— No 144 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 22 JUIN 1920 Vie Spo**5 JEUDI A L’ARENA Choynsky et O’Hara se rencontreront dans un combat de dix rondes sous les auspices du National Sporting Club.— Young Lewis sera aussi au programme.La rencontre Eddie O'Hara-Steve Choynski.que le National Sporting Ckib donnera jeudi soir à l’Arena Mont-Royal, fait en ce moment le sujet de bien des conversations dans les cercles sportifs et les fervents de la boxe ont hâte de voir les deux Américains à l’oeuvre.S’ils sont en condition, O’Hara et Choynski vont sûrement faire une belle bataille car les deux sont habiles et il sera intéressant de les voir aux prises.O’Hara a pour lui un coup de poing formidable, il se porte à l’attaque au signal des hostilités et il ne laisse pas une minute de répit à son adversaire.C'est pourquoi il a laissé une si belle impression lors de sa première apparition à Montréal et on n’oubliera pas de sitôt la terrible raclée qu’il a donnée au grand Dave Marshall.En premier lieu on aurait cru que c’était une pitié d’aligner un boxeur comme O’Hara contre le pugiliste de la Pointe Saint-Charles mais les spectateurs changèrent vite d’opinion et une minute après le commencement de la bataille c’était Marshall qu'on plaignait.O’Hara ne lui a pas donné le temps de revenir de sa surprise et il lui infligea une telle punition que l’ar- bitre dut arrêter le combat à la troisième ronde.Choynski, «le son côté, est excessivement habile, et, lui aussi possède un coup de poing terrible.Lorsqu’il s'est rencontré avec Jimmy “Butch” O’Hagan, la partie fut nulle et la tenue de l’Américain a fort plu aux spectateurs.Dans les premiers engager ihents, Choynski était prudent mais dans les quatre derniers, il laissa tomber sa garde et il parvenait à annuler l’avantage que son adversaire avait acquis dans les premiers engagements.Après la bataille, les spectateurs furent unanimes à déclarer qu’il aurait battu le boxeur d’Albany s'il s’était lancé à l’attaque quelques rondes plus tôt.Young Lewis, de Laehine, sera aussi au programme jeudi soir, Lewis vient de réclamer le titre de champion boxeur poids plume du Canada, depuis que Fleming est passé à la catégorie des poids légers.et sa rentrée dans 1 arène intéresse les boxeurs de sa taille à Montréal.O’Hara et Choynski seront ici demain matin.En vertu de leur contrat, les deux boxeurs sont tenus d’être ici une journée à l’avance afin d’tre bien reposés avant d'entrer dans l’arène.i CINQUIEME COL HSE.Environ 5 (furlongs.$400.4 ans ou plus.A réclamer.Capers, 111 Murray.Peaceful Slar, 113 Dominick.Mona G., Ill Gibson.Fairy Prince, Thomas.Sweeplet, lUn Bulcroft.Alex.Getz, 113 I.afferty.Margaret N.Ill Gargun.Ridgeland, llti Acton.Temps : 1.01 2-3.Pari de $2 sur Capers a rapporté #23.90.$7.30 et $4.60; sur Peaceful Star.*3.60 et *3, el sur Mona G., *3.80 en troisième.SIXIEME COLTRSE.Environ 3 furlongs.$400.3 ans ou plus.A réclamer.Lad> lone, 105 C.Taylor.Pie.110 Dominick.Top Hung, 111 C.Dcnnler.Sky Man.108 H.Gibson.Presumption, 113 E.Smith.Mike Dixon, 108 Schlesingcr.Appel Jack, 113 V Taylor.May bridge, 116 J.Acton.Temps ; 1.01.Pari de #2 sur Lady loue a porté .*58.70, $12.30 el *4.90 Pie $10.70 et $4.20, et sur Hung, $3.80 en troisième.SEPTIEME COL’RSE.11-16 mille.*500.4 ans ou plus.A réclamer.Sentimental, 111 Dominick.Miss Sweep, 106 H.Gibson.Noenab.100 W.Anderson.Zoie, 108 H.Ryan.Almino, 111 W.Gargan.D ihinda, 97 G.Bulcroft.Will Soon.106 C.Taylor.Stir Up, 110 J.Connors.Temps : 1.5>8 3 5.Pari de *2 sur Sentimental a rapporté *5.10, *4.40 et *3.30; sur Miss Sweep, *6.20 el $3.70, et sur Xoe-nah, $3.80 en troisième.i\ap | sur j Top Laréunion de Maisonneuve Elle s’ouvrira lundi prochain à l’hippodrome de la partie Est.— Le meeting sera sous les auspices du London Jockey Club.PARTIES DANS LES GRANDES LIGUES LIGUE AMERICAINE A Cleveland : H.H.E.Boston .100000010000— 2 9 2 Cleveland .000001010001— 3 11 2 Harper et Walters; Uhle, Morton et O’Neill.POSITION DES CLUBS COURRIER DE J0LIETTE AU SE.Mj1N.V1HE JoiieUe.22 (D.N.C.t — Le séminaire de Joiiette a l'honneur, cette année, de compter parmi scs: élèves, le gagnant du prix du Prince de Galles, pour la classe de rhétorique, M.Loois-J.Lefebvre.Ce n’est pas la première fois que JolittUe est à l’honneur dans ce concours.En 1909, 1910 e4 1914, le séminaire de Joiiette eût le même avantage pour la classe de philosophie et en 1908.pour la citasse de rhétorique.M.Fernand Gui Ibault, elève finissant du cours classique, a gagne l’un des deux prix offerts par Mené | veuve Tirs Chase Cargrain.Le su-1 jeit du concours était: "I.e régime militaire et l’administration de Murray.” EUCHRE CHAMPETRE La compagnie des Zouaves de Joiiette donnera un euchre champêtre.au (Parc Renaud, mardi soir.On y servira des rafraîchissements et iil y aura concert par la Fanfare de la même compagnie.DISTRIBUTION DE PRIX La disrtribution des prix au Séminaire (de Joiiette a eu Lieu vendredi dernier, sous ha présidence de Mgr Forbes.Le “discours d’adieu” y fui prononcé par M.Sylvestre Sylvestre.UNUFOR MES R ETRANCHES la's autorités du Séminaire de Jo-liielte ont annoncé à leurs élève», avant leur départ pour les vacances, que l’uniforme de la maison, nese-j rail plus de rigueur à la prochaine : année scolaire.Cette décision a été prise à cause de l’augmentation | conitinmelle du coût des vêtements et : pour procurer aux parents des élè-j ves da liberté d’habiller leurs en-jifants d’une façon phis profitable.H est probable qu’un simple habit noir remplacera la redingote avec j ceinturon vert, et pourra ainsi être I porté en tout temps.GREVE CHEZ ELKIS Je Co.AV SENAT DES CANADIENS La saison des courses bat son plein.Les amateurs du sport des Rois ne manquent pas une seule ae-easâon d’être témoins des épreuves qui sont disputées sur nos pistes locales et tous les jours les directeurs de nos jockey clubs voient T assistance augmenter.La réunion de Maisonneuve qui s’ouvrira le 28 .min, promet d’être un succès, car, les chevaux qui démarreront dans! les sept épreuves de cheque iour, i seront recrutés parmi bs meilleurs| coursiers qui ont figuré sur les; pistes canadi en n és depui s que lés réunions de courses o.w permises.La direction du me tnrt qui s’ouvrira lundi prochain à l’iiippodro-me de la partie Est, a été confiée à M.X.-E.Narbonne, et nul doute que cel organisateur se1 dépensera sans compter pour obtenir un succès sans précédent.Un groupe d’ouvrier a été mis à l’oeuvre et la piste sera en parfait état lorsque le juge du départ donnera 'le signal du premier déinarra- (i.Cleveland.37 New-York.38 Chicago.31 Boston .28 Washington .26 St-Louis.27 Détroit.19 Philadelphie.16 P.C.661 .644 .354 .528 .500 .491 .345 .276 de plus de cent déclarée, jeudi em- der- & Co., manu- j ge, lundi prochain.La piste doit I être roulée et préparée de façon à I ce que les coursiers inscrits dans les différentes épreuves, puissent donner les meilleurs temps possibles et l’on s'attend à ce que des records soient établis.Les amateurs du ,sport, du turf, apprendrontt avec plaisir que la direction a décédé 'de commencer les courses à bonne heure afin que la dernière épreuve puisse être terminée pour six heures et sous ce rapport l’on n'aura pas de reproche à faire à la direction, car les orures sont formels.M.Drwer a la promesse de tous les horsemen que ceux-ci cuve,-roui leurs coursiers à la piste de Maisonneuve et l’on peut être assuré que les entrées seront nombreuses et que les champs seront des mieux balancés.La direction du London Jockey Gltrb doit se réunir cet après-midi.afin de choisir les officiers qui auront charge de la réunion de la semaine prochaine.LES FAVORIS DÉFAITS AU KING EDWARD SUR SEPT COURSES, UN SEUL PREMIER CHOIX A DECROCHE I.\ PALME.- TROIS JOCKEYS SUSPENDUS.(JUIN DOIT ETRE ABATTU.En dépil de !a température incertaine (pie nous avons eu hier, envi-mu deux milles personnes ont fait le voyage à Pile Gros Bois.Les favoris n’ont pas été bien heureux, el les preneurs débutèrent mal lorsque la première course fut gagnée par Lura.le deuxième choix, qui n battu Bell Smurrcll.Samedi dernier le coursier de l’établissement Hall avait fait belle fi gure contre Miss Holland et hier on ne voyait aucun coursier pour en disposer dans la première épreuve.Dans les premiers furlongs Lura fut ménagé, niais lorsque les coursiers eurent été remis en ligne droite au dépassé du dernier détour, Ryan donna le fouet à sa monture qui parvint à disposer du favori dans le dernier furlong.Very Twyford s YM classé troisième.Mildred, Euretla, dans la deuxième épreuve à l'affiche, d’une distance de cinq furlongs, n disposé d'un groupe de “sprinter»”.Le coursier de l’écurie Place a fait une bonne course.Mais Taylor qui le pilotait dût le secouer de toutes ses forces, car Murray lui a livré une lutte acharnée.Si la distance avait été un peu plus longue le descett dant de King Jones aurait sûrement gagné.Assumption sYst réservé la troisième position.La troisième course, de cinq fur-longs, s’est terminée par un «cri dent regrettable alors que le favori Otiin eut la patte cassé au départ.Le coursier de l'écurie Mark fit le lour de la piste mais aussitôt la course terminé le médecin vétérinaire ordonna de l’abattre sur-le-champ.Babylonian à W.K.Moody, •* gagné celle épreuve avec Prince Honero en deuxième el Knighl of Pythia% comme troisième.î.a quatrième course a été gagnée par Traekstnr.la cinquième par Capers' et dans In sixième Lady Jonc a disposé d'un groupe de “sprinters" el ceux qui avaient pa riê sur ses chances ont reliré plus de vingt-huit pour un.La septième course, d’une distance d'un mille et un seixlème.était la principale à l'affiche el Sentimental de l’écurie Jones, q facile ment dispose de ses adversaires.Très bien piloié par le jockey Do-mrnlck, le descendant de Marnlhon fui envoyé en première place et il s’assura immédlafemenl une avance de plusieurs longuettes.Dominick rte fui même pas obligé de se servir du fouet et lorsque le» coursiers passèrent sous le fil.Sentiment: I était en avant par quatre ou cinq longueurs.Miss Sweep, qui en était 1 sa première apparition ici.a fait belle figure cl se classa bon deuxième tandis que Neewah a facilement décroche le troisième argent.Les jockeys Aeton, Thomas el McDermott ont été suspendus.Le premier a décroché trois jours du juge au départ, le deuxième a été suspendu pour la balance de la réunion.pour avoir malmené Fairy Prince, tandis que McDermott sera Irente jours inactif pour avoir bar ré le chemin à ses adversaires dans la première course.PREMIERE COURSE.5 furlongs.2 ans.Bourse $400.Lura, 108 1-2 Ryan.Rell Squirrel.115 Smith.Vera Twyford.112 Lafferty.Calithump, 112 Gibson.Asrutncy.11 (I Dominick.Cockatrice, 101 Anderson.Our Castor, 107 Connors.Temps : 1.01 15.Pari de $2 sur Lura a rapporté *6.10.*2.60 et *2.40; sur Bell Spuir-rel, $2.6(1 el $2.40, et sur Vera Twv-ford, $5.10 en troisième.DEUXIEME COURSE.Environ 5 furlongs.$400.3 ans ou plus.A réclamer.Mildred (Euretla, 109 W.Paylor Murray.102 Anderson.Assumption, MO Dominick.Dot H.107 Smith.Princess Lou.105 McDermott.Hattie McCarthy, 106 Smith.Waldo Jr.108 I 2 Ryan.Regent, 115 Murray.Temps : 1.01, Pari de *2 sur Mildred Euretla a rapporté $5.20, *3 et *2.80; sur Murray.$2.70 et $2.50, et sur Assumption, $2.90 en troisième.TROISIEME COURSE.Environ 5 furlongs.Bourse $400.3 ans ru plus.A réclamer.Babylonien, 105 Taylor.Prince Bonero, 113 Garner.Knighl of Pythias, 108 Smith.Dixie Flyer, 100 Anderson.King Worth.110 Dominick.Olive James.103 1-2 Gibson.Quin, 113 11.Dcnnler.Temps ; 1,01 15.Pari de $2 sur Babylonian a rapporté $7.10, $4.3(1 cl $3.90 ; sur Prince Honero, $8.10 et *5.50, el sltr Knight of Pythias, $19 en troisième.QUATRIEME COURSE.6 fur-longs.3 ans ou plus.Conditions.Trackslar.105 Taylor.Savons.113 Garner.Delaney.115 Schlesingcr.Mary M.allon, 108 Hinphy.N.R.Real.116 1-2 Acton.Lightning Sweep, 105 McDermott.Dix Rogers.100 Smith.Gra> Heard.110 Anderson.Temps : 1.18, Pari de $2 sur Trackslar a rap porté $8.90.$4.20 et 83.30 ; sur Savona, *3.30 et *3.40, el surDclan-res, $3.80 en troisième.LIGUE NATIONALE A Philadelphie M.Cincinnati .010000000— 1 Phiiadelnhie .0021Û02ÛX— 5 Reuther et Rariden.Alien; I cl Wheat.POSITION DES CLUBS G.P.P.C.Cincinnati .30 22 .577 Brookhn .28 23 .549 Eli ie.a go .29 25 .537 St-Louis .30 26 .536 Pittsburg.21 24 .500 Boston .2i 26 .447 .Yew-York .2,3 .31 .426 Philadelphie.2.3 .31 .426 LIGUE INTERNA nOYAI.1 A Baltimore R H E.Akron .002000100— .3 1 1 2 Baltimore .40010000X— b 6 1 POSITION DES CLUBS G.p.P.C.Buffalo .37 18 .673 Baltimore .36 21 .6.32 •onto .36 22 .621 x^on .32 2.3 .582 Reading .26 .30 .464 Jersey Citv .2.3 .3.3 .411 Rochester.21 .37 .362 Syracuse.,.14 41 .255 Une grève ployés a été nier, chez J.Elkin facturiers de hardes.Les employés demande ni une semaine de 44 heures au lieu de 50, ce que Je gérant M.Borochovitch a refusé.Olui-ci aurait même déclaré que si les grévistes persistent dans leur obstination, la compagnie Elkin fermera ses portes et I transportera son matériel à Mont- j real.Cette maison paie une moyenne i de $2,200 de salaires par semaine.La plupart des employés sont des femmes el des jeunes filles.Les autorités de rétablissement ont fait des propositions aux grévistes,(mais ceux-ci ont refusé de les accepter.On espère cependant régler les choses à l’amiable.Un déraillement Chemin de fer Pacifique Canadien MONTREAL QUEBEC Le chemin de fer Pacifique-Ca-nadian donne un excellent service de trains de voyageurs entre Montréal et Québec, lequel service comprend “Le Frontenac, qui part de Montréal, et “Le Viger”, qui part de Québec.(Temps normal de l’Est)."Le Frontenac” — tous les jours.POUR L’EST Dép.gare Windsor .Dép.Westmount .Dép.Montréal, Montréal- ouest .Ar.Trois-Rivières .Ar.Québec.“Le Viger" — tous les le dimanche, POUR L’OUES'I Dép.de Québec .Ar.Trois-Rivières .j Ar.Mile-End.Ar.gare Viger.Les deux trains sont du 9.15 a.m.9.51 a.m.9.57 a.m.12.40 p.m.3.00 p.m.jours sauf 4.20 p.m.6.20 p.m.9.05 p.m.9.20 p.m.type le Les Trois Rirrères.22.Le train local! entrant en gare à 7 h.20, a 'déraillé samedi soir, à quelques cents verges de la station,comme il prenait la voie d'évitement à une allure très modérée.La locomotive est penchée sur un côté et s’est enfoncée de plusieurs pieds dans la terre.I-e mécanicien et le c Irani Pfeuir n’ont eu aucun mal et les passagers n’ont e ressenti qu’une faible secousse.Une foule de gens qui stationnaient sur le quai de ta gare ont été témoins de l’accident et ont immédiatement fait cercle autour de la locomotive en panne.Les passagers qui sont descendus du train, ont dû s’avouer chanceux d’être rendus si près de destination.On suppose que l’aigu i lie de lia voie d’évitement n’était pas en Iron ordre.Une équipe d’employés a déblayé et réparé la voie durant la nuit.Le nouveau convoi du Pacifique, 'le Frontenac, entré en gare quelques minutes après l’accident a pu, après une heure d'arrêt, continuer son trajet vers Montréal en passant sur une voie d'évitement.« Jeanne d’Arc »» Demain soir, au Monument national, nos artistes canadiens-français interpréteront l’un des chefs-d’oeuvre du théâtre lyrique français, Jeanne d’Arc, poème de Jules Barbier.musique de Charles Gounod.Ottawa, 21.— Le Sénat, aujour- ‘ d’hui, a débattu la motion du sella-1 leur Power, qui voulait obliger le! gouvernement à porter à quatre pour cent le taux d’intérêt payé, à' ceux qui food des dépôts aux bu- i reaux de poste ci autres banques d’épargne de l'Etat.A 13 Voix de majorité, le Sénat a aussi exprimé l’avis que la fâche de réorganiser ie service civil du Dominion aurait dû être donnée à des experts canadiens.Cette dernière motion dont l’auteur est le sénateur Turriff, se I lit comme suit ; “Que, relativement à la réor-! ganixation projetée des différents ministères du gouvernement, cet-, te Chambre est d'avis que (tes experts d’une grande habileté peuvent se trouver au Canada qui sont en état d’accomplir cette j tâche d'une façon tout à fait satisfaisante”.Le Sénat s'est pant âge comme I suit : Oui.—J-es sénateurs Fowler.Po-, ; pe, Main, Laird, While (Mont-! réal), Murphy, Bradbury, Girroir, j Pianota, Turriff.Taylor, Rostock, Power.Thompson, Ross ( Moose-, jaw), Farrell, Roche, Edwards, Da-; vid.Deveber, Watson, Cloran, Ratz—23.Non.—'Sir James Lougheed, l'honorable présidera! Roîduc, Ross : ('Middlesex).McLennan, Robertson.Daniel, Fisher, Webster (Brock-viilJe), MuUiol.land, LMeiI-eon—10.En proposant sa motion, le sénateur Turriff dit qu'il croit à la ré-organrsBition du service civiL Le point à débattre, cependant, c'est de savoir si cette réorganisation doit se faire par des Canadiens ou par des étrangers.Le sénateur Fowler, en appuyant la motion, dit qu’en .sa qualité de partisan de la politique nationale, il n’est pas en faveur de rimporta-1 lion de ce qu'on peut trouver chez nous.La compagnie Arthur Young * n’en a pas imposé au Sénat parson | habileté.Iil est surpris de voir le; ministre du Travail appuyer l’im-j portation du travail étranger dans ce pays.Le sénateur Robertson dit qu’au-) eun argument nous eau n’a été ap porté depuis la -discussion _antérieure sur la question de la réorga-1 irisation.Les principales maisons) d’affaires s «liant adressées à d'au- ! très pays pour avoir des experts; quand elle s ne pouvaient en trou- j ver chez tilles, il n’y a aucune raison pour empêcher le gouverne- ; ment de faire la même chose.Un homme seul •ne pourrait faire un pareil travail.•Le sénateur McLennan fait remarquer qu'il n’y a au Canada aucune maison de ce genre dans les affaires.La réorganisation de l'imprimerie fut une affaire tout à fait différente.La tâche de la réorganiser n’était |>as plus grande que' 3a réorganisation de toute autre grandie imprimerie.Le sénateur Bostoek dit que la compagnie Arthur Young a promis de réelassifier 1* service civil en ainq mois, mans elle a pris deux a us et a fait une bien plus forte, dépense (pie celle prévue.La commission du service civil a jugé né-1 cessaire de réviser cette classifica-; tion et sur quinze cents classés, trois cents ont déjà été changées et: il en reste encore plus à changer.| j II ne peut trouver aucune autorité de la pant du gouvernement de faire ce nouveau contrat par arrêté du conseil, et il appuiera la motion du sénateur Turriff.La motion est adoptée par vingl-trois contre dix.La motion du sénateur Power d’augmenter le taux payé aux (lé|M>-sants (liens les banques du gouvernement de trois à quatre pour cent ! dit que cela peut se faire par arrè-I té du conseil.Le taux, dit-il.a déjà été de (neutre pour cent.Auûour-! d’hui le gouvernement est en état de I payer six loour rent sur des emprunts à l’extérieur, tandis qu’il ne ; pade à ses propres gens que trois pour cent.Les banques, comme résultat.ont pu maintenir leurs taux à trois pour cent, de sorte que le gouvernement empêche réellement le peuple de recevoir un intérêt suffisant pour ses dépôts.I>es banques paient d’assez forts dividendes, pour avoir les moyens de payer une juste rémunération ; pour l'argent du peuple.Le séna 1 tetrr Bostoek appuie le sénateur En terminant le débat, le sénateur Power dit que les banques ne sont pas obligé u’élever leurs taux.Si elles ne le font pas, le gouvernement aurait plus d’argent pour les fins publiques.La motion est perdue sur division Le comité fait rapport des bills amendant le tarif des douanes et concernant la taxe sur les profits de guerre.Le Sénat ajourne à di à 2 heures.mar- Pensionnaire malcommode Saint-Hyacinthe, 22.— (D.N.C.) — Un vieillard paralytique, du nom de Gosselin, pensionnaire de FHô-tel-Dieu, depuis une douzaine d années, a dû etre arrêté par lu police, samedi soir dernier, sur la plainte faite contre lui par les Révérendes Soeurs Grises, directrices de l’hospice.11 y a quelque temps, craignant les humeurs méchantes du vieillard, les religieuses lui avaient enlevé un rasoir.Depuis lors, les plaintes les plus amère» furent portées contre les généreuses hospitalières.Samedi, des paroles, Gosselin passa aux actes.Après avoir porté scandale, il tenta de battre ses gardiennes, au point de, mettre leur vie en danger.Appréhendé par deux agents de police, le trop peu reconnaissant pensionnaire fut conduit â la geôle.Le prix d’Europe Cinq concurrents, trois pianistes el deux violonistes, qui se disputaient le prix d’Europe, ont subi les examens, samedi.L’heureuse gagnante est Mlle Ruth Trice, violoniste bien connue du public montréalais.C’est une élève de M.Camille Couture.Mlle Price a maintes fois fait preuve de beaucoup de talent dans de nombreux concerts de musique.Les membres du jury étaient MM.Arthur Letondal, Albert Chamber-land, de Montréal, et J.A.Bernier, Mme Berthe Roy el Robert Talbot, de Québec.M.C.J.Simard, sous-Secmaire provincial, assistait à la séance, représentant le secrétaire provincial.Le prix d’Europe sle l’Académie de Musique de Québec consiste en une bourse de $.3,000.qui permet à un jeune musicien d’aller étudier deux ans en Europe.Celte bourse est offerte par Je gouvernement provincial.Les officiers de l’Académie de musique sont choisis parmi les meilleurs musiciens de Montréal et de Québec., La fête nationale à Québec Québec, 22.~~ (D.N.C.) Comme les années passées, la fête de la Sa in t -.1 ea n -Bap ti ite sera célébrée, cette année, à Québec le 24 juin.A cette occasion la Société Snilit-,1 can Rapt is te de Saint-Sauveur qui « la direction de cette fête, a commencé depuis quelque temps son travail d’organisation.-, Toute la population est invitée à prendre part à la procession qui aura lieu le matin et qui sera suivie d’urMC gramFmesse à l’église Saint-Malo.Le sermon de circonstance sera prêché par M.l’abbé Curotte, Mont real.Dans l'après-midi des amusements auront lieu aux terrains de l'exposition et tout le monde est invité 'à y prendre part.1.' l'‘l jg"*" ' 1 1 ¦"¦‘¦•«i.*.Démission Chicoutimi, 22 (D.N.C.).M.F.-X.Gosselin a donné sa démission comme prolonoluirc de la Cour suprieure à Chicoutimi pour cause de santé.H est remplacé dans celle fonction par M.Ludger Alain, avocat, avec M.François-Joseph Gosselin comme assistant.Tué accidentellement Ghieoutimi, 22 (D.N.C ).Un jeune homme de 18 ans.du nom de Joseph Bouchard, a été tué accidentellement la semaine dernière.Le jeune homme, fils de M.Jos.Bouchard de cette ville, travaillait aux moulins de M.Smith lors de l’accident.Abonnements de vacances Power, il attire cependant l'atten- tion sur Je fait qu’il > plus moderne, comprenant wagons de première el de seconde classes, wagon-salon, wagon-observatoire et wagon-buffet.AUTRES TRAINS POUR L’EST En plus de ce service, des Irains quittent Montréal, gare Viger.à 7 h.50 a.m.et à 4 h.lo p.m.tous les jours sauf le dimanche et à 11) h.45 p.m.tous les jours, arrivant à Québec à l h.55 p.m., à 9 h.15 p.m.et à 5 h.30 a.m.respectivement.POUR L’OUEST Les trains quittent Québec à 7 h, 50 a.m.tous les jours sauf le dimanche et à 2 h.p.m.et à 10 h.45 ) p.m tons les jours, arrivant à Montréal, gare Viger.à 2 h.20 p.m,, ;> la gare Windsor à 7 h.15 p.m.et i à la gare Viger à 5 h.30 a.m.res-i perihvement.(réc.) Rasée par le feu j Les Trois-Rivières, 22.— La j boutique de forges et de machine-' ries de la “St.Maurice Lumber Co.", ; bâtie temporairement pour les bc-‘>oins de construction do VInterna lional /Vr/irr Cn., a été rasée rom- j plètcment par le feu, dimanche matin.Les perle.s consistent surtout en outils et machineries évalués à ! plusieurs imitlierx de piastres.•Les pompiers du poste No 1 ré-! Oondirenl promptement à l'alarme, i mais ne purent préserver la bâtisse qui était toul en bois.L’oriaine du t feu est inronmw*.Nulle pièce ne pouvait être mieux : finds d'épargnes par choisie en celte année de la canonisation de la vierge de Lorraine et nulle soirée ne pourra être mieux digne d’être la veille de la fête nationale des Canadiens français.A cette soirée, on honorera l’une des plus belles el des plus nobles figures de l’histoire de la France et de l’histoire de l'Eglise.Les Canadiens français, français el catholiques, feront done une véritable oeuvre patriotique et digne d’eux cn allant mieux apprendre el plus intimement comprendre la vie sublime de sainte Jeanne d'Arc.Nous savons que les billets se sont enlevés avec une extraordinaire rapidité.En quelques jours la majeure partie est disparue de chez le marchand de musique, Ed.Archambault, rue Sainte-Catherni-nc Est.qui les avait en vente.On nous informe, cependant, qu’il y a encore quelques bons fauteuils libres.Nous aurons donc, demain, l'occasion de voir une très belle pièce.Cette manifestalion d'art, nous la devrons à MM.J.-J.Gagnier et Honoré Valllnttcourt.On sail que les artistes seront secondés par un choeur puissant et un orchestre complet.* La représentation, demain soir, commencera à 8 h.15 très précises.Les spectateurs devront donc être à leurs fauteuils à l'heure indiquée afin de ne lias retarder le spectacle et de ne pas distraire et les artistes j prête et les autres spectateurs en arrivant en retard.(Communiqué) Le couvent de Saint-Hubert A la suite de la célébration du cinquantenaire de leur institution, les religieuses du couvent de Snint-Huhert désirenl remercier tous ceux qui ont contribué au succès de ces fêles.(Communiqué) a des cerli-lexquc's le peuple peut obtenir cinq pour cent noue ses placements, l.e sénateur Fowler erainl qu'une augmentation de l’inlérét sur les dépôts soit .suivie de oIiin forts intérêts sur les : emprunts, ce qui aurait iwmr résultat une lourde taxe sur les affaires Le sénateur Pomvillo dit que les banques (l'épargnés du gouvernement sont une grande commodité pour les petits déposants en plaçant leur argent en sûreté.Le sénateur Turriff dit que les , banques ont l’usage de beaucoup ; d’argent pour rien, que les taux I moyens de leur intérêt sur les dépôts n’est que de deux el demi pour ! cent.Le* 1 samples pouirraieii paye.-quatre pour cent sans inconvénient.Le sénateur Béique nie que les banques mnéricaines paient quatre ! pour cent.Le fait est qu'elles paient | moins qu’au Canada, et qu’en An-i gleterre et en France aucun intérêt * n'est payé sur les dépôts.Il fait re-: marquer que les banques doivent ; porter une forte réserve qui ne gagne aucun intérêt, et qu’aucune banque ne paie plus de six pour cent sur les fonds placés par les ; actionnaires.Le sénateur Mc.Means, croit que ! le gouvernement sera bientôt obli* : gé d’élever le taux dans ses ban-! ques d’épargnes parce que les gouvernement provinciaux entreprennent maintenant la chose; le Manitoba paie déjà quatre pour cent et à six pour rent.Sir James Lougheed prétend que les banques d'épargnes du gouvernement fédéral ne sont pas destinées à être des rivales pour les banques à rhnrtr privées.Elles sont simplement une commodité pour lo peuple, et si le gouvernement élève ses taux, il fera augmenter le taux des banques, chose nui pourra \è-rieuxeemnt troubler les condition» des affaires.Le gouvernement a fourni d'autres placements pour le peuple, rapportant de cio*» a jqx pour cent.11 nous est impossible d'offrir à nos amis, à cause de la situation COMPiGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL HORAIRE DU SERVICE SUSURRAIS pour ia:« (bureau üe poste i, H.(10 a.in.4 2(1 p.nt.t .ou u.m.12.00 a.m.!2.4ü a.m.LACKING Ue ta Côte St-Paul, service -Je 10 min.A uni tir de 5.05 a m.De la Piece d'Arnies (bure service de 10 tuin.dr 5.40 a.m.a 20 miu.de x.iio a.m.ft 10 min.de 4 20 p.m.à 20 min.de 7.00 p.m.à 40 min.de 12.00 a.m.à____ ______ Dernier tramway pour lairhine, i 12 40 a.m.De loieliine (Moue] Punit|, service de 10 min.de 5.30 u.m.h S.iO a.m.20 min.de 8.50 a.m.à 4.30 p.m.10 iniu.de 4.3o p ni.à 7.50 p.m.20 mil:, de 7.50 p.m.a 12.50 a.m.10 min.de 12.50 u.m.à 1.30 a,m.Dernier Irumviav de Lacliiuc a 1.30 a.m.SAULI-AU-RECOLLET-MONTREAL-VOR» Du clirmln (.remarie (Youvillel a Mont-lenl-Nord, service de 15 min.de 5 25 a.m.ft 10 min.de 5.55 a.m.à 8.15 u.m.il 4.45 p m.à 7.00 p.m.à 12.(10 a.m.' 2.30 a.m.min.de 10 miu.de 15 min.de 30 min.de 12.00 a.in.à 40 min.de 12 30 a.ni.5 Dernier tramway pour 1.10 a.m.De Montreal-Nord nu (Youville), service de 20 min.de 5.45 u.m.n 5,Ou n.ni.8.15 a.m.4.45 p.m.7.00 p.m.1.10 u.m Moutreat-Nord à cbcmii) (.lemar'e (1.05 a m.li.20 u.m.8.37 a.ni.5 lt) p.m.7.37 p.m.12.07 u.m 12.25 a.m.12 50 a.m.1.30 a in Munlréal-Nord » 15 miu.de 0.05 a.ni.10 min.de 6.20 o.m.15 min.de 8.37 a.m.10 mill, de 5.10 p.m.15 min.de 7.37 p.m.18 min.de 12.07 a.m.25 min.de 12.25 a.in.40 min.de 12.50 u.m.à Dernier tramway de 1.30 a.in ST-LAURENT ET CARTIERVILUE Des avenues Muut-hoyal el du Parc, service de 20 min.de 5.00 a.m.A o.oo a.in.10 min.de 0.U0 u.m.ft 7.40 a.m.20 min.de 7.4(1 u.m.A 4.20 p.m.10 mil), de 4.20 p.m.A 6 40 p.m.20 min.de 6,40 p.m.A 11.00 p ni.40 min.de 11.00 p.m.à 1.00 u.m.Voitures partant à 11.20 p.m., 12.00 mimi;l.A 12.40 «.m., pour Snowdon’s Junction seulement.Dernier tramway pour Cartieiville A 1.0i a.in.De Cartlerville, service de 20 min.de 5.45 a.m.A 6.45 a.m.6.45 a.m.A 8.25 a.in.8.25 a.m.A 8.40 a.m, 8.40 a.m.à 5.00 p.m.5.00 p.m.A 5.13 p.m.5.15 p.m.è 7.25 p.m 7.25 p.m.à 7.40 p.m.7.40 p.m.A 11.40 p.m.40 min.de 11,40 p.m.A 1.40 a.m.Dernier voyime de ( urtiervllle a 1.40 a.m.BOUT DE LTI.E Des rue» Ijisuile c4 Notre-Dame, service de 30 min.de 5.00 a.m.à 8.00 n.m.8.00 n.m.A 2.00 p.m.2.00 p.m.A 7.00 p.m.7.00 p.m.à 12.00 a.m.TETRAULT VILLE Des rues Lasnllr et Notre-Dame, service de 15 min.de 5.00 n.m.A il 00 n.m.30 min.de 0.00 a.m.à 3.30 p.m.15 min.de 3.30 p.m.A 7.00 p.in.80 min.de 7.00 p m.A 12.00 a.in.fOINTK-AUX-TKKMHLKB ip.r Natr4 ».Mne> De la rue Notre-Dame el 1ère avenue, se* -vice de 15 min.de 5.15 a.in.A 4.00 p.m.7 miu.de 4.00 p m.A 0.45 p.in.15 min.de 6.45 p.m.A 7,3n p.in.20 min.de 7.30 p.m.a 12.10 n.m.80 min.de 12.10 n.m.à 1.40 n.m.Dernier tramway pniirPointr-aux-Trembles A 1.30 u.m.Dernier tramway de la Pointe-au\-Trembles A 2.tU a.tu.De 5.tS p.m.à 0.45 p.m.tramways supplémentaires de la Place d'Annes.10 min.de 15 min.de 20 mtn.de 15 min.de 10 min.(Ii-IS min.de 20 min.de 60 min.de 30 mtn.de 60 miu, de Pacifique Canadie Des trains additionnels circuleront entre MONTREAL et LABEL LE, MONTREAL et STAYNER-VILLE, MONTREAL et STE-THERE-SE, à partir du dimanche, 27 juin.Pour plus amples informa-Iions s’adresser à ragent des billets.BLACK ROCK HOUSE NORTH COH ASSET.MAKS, à 20 mille» dr tlMton.sur U roule dr Plymeuth.I n Initrl de liuute classe, destiné ex-elusiveinenl il une clientèle d'élite, mn-Knlflijurincnt situé sur In rôle en face de la nirr, sur le fnmi-uv chemin de Jerusalem, entouré de belles 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eotnplets au liuremi île i ;,»pnt de» Vl>>a8'»i é” vu le.230 rue Salnt-Jaequra, au Terniliui» du Tunr nu rhea | naenl du l.l.em ue f*r National du Cmiftdn le plu» mpproi hé La* Hurtau» lndu»1rifl» ntires que vers cinq heures de Taprès-nridi.Ces dépêches confirment la nouvelle ôue l'activité coutumière, à Londonderry, est suspendue, que tous les véhicules ont été retirés de la circulation et que les banques sont fermées.Les «tuais sont gardés à la pointe du fusil et les empoylès ont été obligés de rester chez eux.Des milliers de filles travaillant dans les manufactures se sont enfuies, affolées, à travers les rues de la ville.Les lettres n’ont pas été livrées hier.Des troupes d’hommes formées en pekXoïi circulent dans les rues et font feu au commandement.A 9 heures 50, hier soir, te calme était rétabli à Londonderry.J^es militaires contrôlent les rues.Un homme du nom de IMacKay a été tué et plusieurs personnes, blessées au cours de la journée d’hier.LES EMEUTES SE RENOUVELLENT Ijonxlonderry, 22.— I^es émeutes se sont renouvelées, hier matin.-Un homme ta été mortellement blessé et deux autres, sérieusement frappés.Des coups de carabine et de revolver se tiraient de partout et le peuple n’a osé sortir dans la rne.La populace a taré sur les troupes hier matin.Les émeutes se continuaient hier après-midi.John Gallagher, un des hommes (fui ont été mortellement blessés, est mort hier.Le nombre des tués, depuis le commencement des émeutes en cette ville, se trouve de la sorte porté à six.Les usines et les écoles étaient fermées hier.Aussi, plusieurs maisons privées étaient barricadées.Les nies étaient déserté ¦*s de tous excepté de ceux qui combattaient.Les dockers se sont mis en grève, dînant qu'ils ne reviendraient au travail! que quand le calme serait réfaibli.Les bagarres ont recommencé, hier matin, à deux heures, après que les troupes se fussent retirées.Elles se sont continuées tout le long du jour.On ra-vnorte de nouveaux blessés et tués, mais il a été impossible, étant donné te danger de la circulation, de recueillir des détails.Entre 2 et 5 heures, hier matin, les deux factions ennemies ont lutté l’une contre l’autre.Trois unionistes ont été tués.Les unionistes ont usé de représailles et onl lancé des balles sur les Sinn Feiners à leur tour, l^s troupes sont arrivées de bonne heure le matin.Elles ont tiré sur un groupe de nationalistes.Sur le bord de la rivière, les soldats ont élevé des barricades de sacs de sable.UNE NOUVELLE VICTIME Belfast.22.(S.P.A.) — la's émeutes ont fait une nouvelle victime, hier matin.Cette personne s’en allait à la gare, moulée là bicyclette, lorsu’elle a été frappée par une balte.LES AUTOBUS Londres, 22.(S.P.A.) — Le gouvernement travaille à organiser un service de transport par autobus pour le cas où les cheminots irlandais déclareraient une grève générale.Ce service serait pour toute l’Irlande.GREVE FATALE Dublin.22 (S.P.A.).La grève des cheminots irlandais est inévitable.Jusqu’ici, les compagnies qui faisaient le service du transport en Irlande avaient refusé de transporter les munitions, mais le gouvernement anglais veut forcer les compagnies à accepter le trafic de ce matériel de guerre.LES TROUPES A DUBLIN Dublin, 22 (S.P.A.).-Sept cents hommes de troupes sont arrivés, ces jours-ci.à Dublin.Les munitions qui appartenaient à ces soldats ont été déchargées par eux à la suite du refus des cheminots et «les débardeurs de les déplacer.NOUVELLE DEMENTIE Dublin, 22 (S, P.A,).— Le gouvernement a démenti la nouvelle qui disait qu’il allait entreprendre ! on raid contre les Sinn Feiners.UNE FAUSSE ACCUSATION Londres, 22 (S.P.A.).Une ac-j cusation portée contre la police ir-| landaise, hier, a été déclarée faus-j s«*.Cette nouvelle disait que les ! constables irlandais avaient saisi i les armes d’un officier sur un navire américain qui mouillait dans le port de Dublin.-•- Nouvelle section de la Saint-Jean-Baptiste Une nouvelle section de la Société Suiirt-Jenn-Baptiste vient d’être organisée à la Pointe-Saint-Charlei, la section Marguerite Bourgeoys, qui a tenu sa première assemblée hier soir à la ferme Saint-Gabriel où elle était l’iiôte des Dames de la Congrégation.M.J.Emile Loranger, di-| recteur de la Société, présidait, | L’ordre du jour comportait Téléc-; lion des officiers et le choix d’un nom.Les officiers suri aids ont été élus: président.M.L.C.Masson ; 1 vice-président, M.Robert Poisson ; secretaire, M.Emile Benoist; tréso-; Her.M.Dominique Pnnserenu: con-| sciliers, MM.Aldéric Archambault et ; Napoléon Lamarre.A {’unanimité, l’assemblée a choisi le nom de Marguerite Bourgeoys i pour la nouvelle section.La ferme ’ Suint-Gabriel, où a été tenue cette première assemblée, date du temps I de Marguerite Bourgeoys.I.a mai-I son a été construite il v a deux I cent cinquante et un ans.Les membres de la section avalent donc une raison toute particulière de choisir le nom de Marguerite Bourgeoys.A LA CONFERENCE DE ROULO- j GNE IL A ETE DECIDE QUE LES CLAUSES DU TRAITE DE j PAIX DEVRAIENT ETRE OR SERVIES A LA LETTRE.—UN ! REFUS A LA TURQUIE.Boulogne-sur-Mer, 22.— (S.P.A.) j — la conférence des premiers mi-1 nistres enverra à l’Allemagne, aujourd’hui même probablement, une note demandant a cette dernière de suivre au, pied de ta lettre les clauses du traité de Versailles au sujet du désarmement de son armée.On ne publiera pas le texte avant que la note soit arrivée a Berlin ; mais on peut présumer, déjà, sans crainte de se tromper, que la lettre alliée est un refus catégorique à l’Allemagne de maintenir l’effectif de son armée à 200,OOO hommes.Cette lettre, que 1e maréchal Foch et le feld maréchal Wilson ont fini de rédiger à leur hôtel, tandis que la plupart des délégués prenaient leur lunch en plein air, sur les pelouses, ta été soumise au conseil dès qu’il se fût réuni de nouveau, dans l'après-midi.La conférence a discuté aussi la question des réparations et la situation turque, à cette séance de l’après-midi qui s'est terminée très tard.Les premiers ministres ont ensuite pris connaissance des rapports des experts financiers, et ceux de la commission des réparations qui, pour la première fois, siégeait concurremment avec la conférence de la paix.Les experts fixent la somme totale maximum que TAllema-gne doit payer, avec les intérêts annuels, 'à un minimum de 3,000,000,-000 de marks en or, susceptible d’augmentation en proportion de la capacité économique de l’Allemagne et à mesure qu’augmentera sa facilité de paiement.Les membres de la conférence semblaient être d’accord sur les sommes et les conditions de paiement, mais ils ne l’ont pas été quant à la répartition de l’indemnité parmi eux, à cause de la demande de 20 pour cent de l’Italie du montant total, iau lieu de sept pour cent qui lui avait été alloué d’abord.'Les questions des réparations et de la Turquie seront encore étudiées plus à fond demain.PAS DE DELAI A LA TURQUIE Boulogne, 22 (S.P.A.).— On n’açcortfera à la Turquie aucune extension de délai pour considérer le traité de paix, au dire d’un communiqué publié par les délégués après leur retour de la conférence, à 8 h.30, hier soir.Voici ce communiqué; “La question turque a été étudiée et il a été décidé ne maintenir la date du 20 juin comme étant le jour où la Turquie devra donner sa réponse sur les conditions de paix.” Le maréchal Foch et le feld-ma-réchal Henry Wilson ont obtenu l’approbation du texte de l’avertissement donné au gouvernement allemand au sujet du désarmement, de la destrifction du matériel de guerre et de la réduction dans le moindre délai des troupes comme le décrète le traité de Versailles et dont les clauses n’ont pas été toutes observées ou bien incomplètement.” UNE PERMISSION A LA GRECE Boulogne, 22 (S.P.A.).— La Grèce a obtenu la liberté de voir à l’exécution des mesures militaires en Turquie qui ont été approuvées à la conférence de Hythe.Les premiers ministres et leurs conseillers ont trouvé «pie ees mesures étaient requises immédiatement à cause de la situation grave résultant de l'approche des Dardanelles par les troupes nationalistes de Mustapha Kemal Pacha.Les troupes françaises ej.anglaises et la flotte britanniqtfé se concentreront pour la défense de Constantinople et des détroits.Première Semaine Sociale du Canada CET APRES-MIDI 4 h.Les Consequences funeste* du socialisme.— Af.André Fauteur, avocat à Montréal 5 h.là.— Solution qu'apporte l'Eglise par sa doctrine.I.Xécessité des inégalités et des souffrances.Abbé Cu-rotte.professeur de droit canon.8 h.30.Conférence publique i>ré.sidéc par S.G.Mqr Bruchési, archevêque de Montréal.f.e rôle social et charitable de l’Eglise à travers les âges.— Le sénateur Chapais, professeur à l'Vniversilé Laval.Allocution de M.Orner llé-rour, résiacteur an ''Devoir'', MERCREDI.23 J VIS 9 h.—- II.Devoirs réciproques des deux classes.Le juge Charles-Edouard Dorion.de la Cour supérieure de Québec.Il) h.80.— ///.Le veritable usage des richesses.R.P.I.a-marche, o.p., directeur de la " Renne dominicaine " de SI-Hyacinthe.2 h.30.Solution qu'apporte l’Etat.Damirs généraux et particuliers.Mgr Louis-Adolphe Pâquet, du Séminaire de Québec.4 h.I.e Salaire.Ibbé Ed-nwur Hébert, direeletir des Oeuvres sociales du diocèse de Montréal.5 h.15.Consultons du travail.M.Joseph • Evariste Prince, professeur à l'Université Jyai
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