Le devoir, 22 juillet 1921, vendredi 22 juillet 1921
VOLUME XII.— No I7W MONTREAL, VENDREDI 22 JUILLET 1921 TROIS SOUS LC NUMERC Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA.9600 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$8.00 MONTREAL ET BANLIEUE.fl0.00 Édition hebdomadaire CANADA.92.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.93.00 LE DEVOIR Rédaction et administration 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRKAIr TÉLÉPHONE i Main 7460 SERVICE DE NUIT : RMaeflm, M*i» 61 Cl AteiBiatntlM.Mal» 6169 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! En marge de la irlandaise La “piperie des mots” crise Nous ignorons encore le texte des propositions faites par Lloyd George à de «^propositions il y a — faites par Lloyd George à de Valera, mais les dépêches qui affluent incitent à se mettre en garde, une fois de plus, contre la “piperie des mots C’est ainsi qu’on parle abondamment de Dominion Home Rule.Or, comme le faisait récemment observer lord Derby, l’ancien ambassadeur d’Angleterre à Paris, il n’est pas de mot sous lequel on mette, en Angleterre, tant de choses différentes.M.Bonar Law, l’ancien collègue de M, Lloyd George, a déjà déclaré que les Dominions peuvent, guand ils le veulent, sortir de l’Empire, et c’est à ce propos que M.de Valera a pu dire : Si on nous avait accordé le Dominion Home Rule, il n’y aurait eu entre l’Angleterre et nous aucune difficulté; car, eii proclamant notre indépendance, nous o’aurions fait qu’user d’un droit qui, d’après M.Bonar "Law, est inhérent au régime.Mais il suffit de lire les journaux et les dépêches pour constater qu’un très grand nombre de gens n’entendent pas du tout comme M.Bonar Law le Dominion Home Rule.Pour eux, au contraire, le régime suppose essentiellement que le Dominion continuera de faire partie de l’Empire.C’est une première et très grosse différence.Il suffit encore de jeter un coup d’oeil sur les dépêches pour constater qu’on habille de cette formule générale des choses fort différentes aussi de ce qui existe, présentement, au Canada, en Australie ou en Afrique-Sud.Ainsi, l’une des dépêches de jee matin dit qu’on offrirait à l’Irlande un régime analogue à la constitution sud-africaine, et l’on ajoute que le projet lui accorderait "une mesure considérable de liberté fiscale, mais éviterait d’accorder à Vlrlande, à Vendrait de l’Angleterre, des droits de taxe que celle-ci ne pourrait, en retour, exercer contre l’Irlande”.Ceci veut tout simplement dire, quelque obscurité que puisse recéler le texte, que l’Irlande ne serait point maîtresse de sa politique tarifaire.Or, et nous n’avons qu’à regarder ce qui se passe chez nous pour nous en convaincre, c’est là l’un des privilèges des Dominions.Nous frappons de droits les marchandises anglaises, nous pourrions même les frapper de droits exceptionnels.Le traitement de faveur que nous leur accordons présentement est chose qui dépend de nous, exclusivement.Les Anglais ont crié très fort lorsque sir John A.Macdonald a entrepris de leur appliquer ce principe, mais le vieux loyaliste s’est contenté de les laisser crier et personne aujourd’hui ne conteste au Canada le principe de la liberté tarifaire.Or c’est là une chose extrêmement importante Car il y a là un principe de développement économique très considérable.Le jeu des tarifs peut favoriser ou retarder le progrès agricole et industriel; il peut ensuite fournir des ressources dont l’emploi influera largement sur le progrès des services administratifs.Subordonner la politique tarifaire de l’Irlande à celle de l’Angleterre, ce ne serait, d’aucune façon, reconnaître à celle-ci le régime qui est de fait celui d’un Dominion comme le Canada.C’est une première piperie contre laquelle il faut se garer.11 en est maintes autres auxquelles I’mcessante répétition des formules finit par donner une grande force de pénétration.Ainsi l’on parle couramment de Vlrlande du Sud, celle de M.do Valera, et de Vlrlande du Nord, celle de sir James Craig.Dans la pensée des gens un peu distraits, cela finit par s’équih brer.Or, il suffit de jeter un coup d’oeil sur la carte pour cons le élections, ont pris 124 sièges sur 128, couvrent non seulement le uest de l’Irlande et s’étendent jusqu’à son point chanson qui a soif de vivre et de vibrer.Malqré mon àqe avancé, l'émoi Ion nrenvahlt et ce chuchotement alla réveiller en mol des vers qu'un certain soir de mal déjà lointain de (ro-qursa berçail de su voix d'or : “Qyel est diuve «•» battement d'ailes Qui frissonne dans l’Infini ?C’est un ménage d’hlrumtelles Qui clierclu* la place d'un md.” Jean MEROLLES.Notes municipales Le public et les arbres.— L’indifférence passée se change en sympathie.— M.Doucet.Une commission de l’esthétique.— Des restrictions à la laideur.—Le tourisme sera tué si cela continue.— M.le maire nous vrille les oreilles trois mois avant les élections.Chronique d’Ottawa SUR UN DISCOURS DE M.MEIGKEN Notre situation économique tater que les vingt-six comtés où les Sinn Feiners, aux dernières élections, ont pris ”-*- Sud, mais l’Ouest septentrional extrême: Malin Head, dans le comté de Donegal.C’est ce qui a donné lieu à la plaisanterie courante: Que sir James Craig, premier ministre de l'Irlande du Nord, ne s’aventure point trop au nord de son domaine, car il finirait par tomber.dans l'Irlande du Sud.Autre point.On parle constamment aussi de la voix de VUlster, qui se ferait entendre par la bouche de sir James "Craig.Or ce n’est pas VUlster historique gui est représenté au parlement de Belfast Ce sont six comtes qu’on a choisis dans cette vieille province, avec le double objet de garder à la circonscription nouvelle quelque importance et d’y assurer la domination des loyalistes.On a atteint ce dernier objet, mais, en dépit d’élections faites dans des conditions extraordinaires, alors qu’une partie des chefs sinn feiners étaient en prison, tout près d’un tiers des électeurs des six comtés (sinn feiners et nationalistes associés) se sont prononcés contre l’établissement du parlement de Belfast.Et les dissidents ont manifesté leur dissentiment en élisant (il était entendu que les élus ne siégeraient point) des hommes comme de Valera, Griffith et Collins.Cela révèle à la fois l’étendue et le caractère de la dissidence.Une violente campagne de presse a toute chance de s'enga-cr prochainement autour de la question irlandaise: essayons e ne point perdre de vue lu réalité (les choses.Ne nous laissons pas prendre à la “piperie des mots”.F P v Orner HEROUX.! Bille! du soir Lui ! l e sérail un très grand mal que de résister au besoin d'écrire ce t ti'hier, j'ai observé.Je vendait visite a une vieille laide dont la nouvelle maison, lmp vaste pour elle seule, loge, depuis deux semaines, une jeune fille qui m'a paru très bien.Hier, c'étail fête pour elle, car rite attendait Armand, le seul, Vin-comparable, l'invincible, le grand, le magnifique."Je vais vous présenter mon ami , me dll-elle, sur un Ion empesé et oui marquait, à ne s’y pas tromper, l'importance de cette laveur."Vous verrez combien c’est bon de lui parler.Il est gentil comme pas un.Oh! j’ai hAte! Dde s-mol que vous allez l'aimer".Et c’était touchant d'entendre cette voix claire et ardente faire l’éloqe de l’unique, de l’indéfinissable jeune homme, de l’Armand sacré! ., .Vu coup de clochette énergique."C'est lui", dit-elle, et d'un saut, elle atteint la porte qu'elle ouvre avec empressement."Voilà , me dis-je, en apercevant le noble ami, une personnalité large et ronde" Puts, c'est un gros rire et la phrase généreuse: "Itonjonr, ma petite amie, que je suis heureux de mus voirT et, à chaque vtstte, je suis certain que celte trouvat/lâ fait merveille.Allure robuste, petits yeux vifs et rieurs, brousse féconde des sourcils et qui retiendrait, à elle seule, le lorgnon: nez trop rond et fini en mauvaise poire, moustache naissante, mais qui promet de faire son devoir, bouche menue et gourmande, incapable, semble-t-il, de dérougir, nature, en un mot, pleine d'espérances.Comment, avec de pareils appâts, n’étre pas l'homme le plus confiant du monde?La jeune fille, toute frêle, souriait.N’est-ce pas une victoire, et des plus captivantes, que d’avoir subjugué cet Immense monsieur, et.par un sourire ou un reproche, de jeter le soletl on ta tempête sur re nez redoutable?Je me retirai sur-le-champ, car Il y a décidément quelque chose de charngé.Les arbres ne tombent plus au milieu de l’indifférence générale.Chaque fois que les autorités municipales mettent hache en bois, des protestations s’élèvent, les journaux s’émeuvent et ceux qui disposent de cette arme puissante pour la propagande, la photogravure, exposent de façon concrète sous les yeux de leurs lecteurs le vide et le deuil laissés par l’immolation d’un arbre.Les hauts fonctionnaires municipaux éprouvent le besoin de se disculper, de motiver leur conduite.Quelle différence depuis les jours où l’on saccageait sans un mot de protestation les vieux ormes du square Phillips, de la Place d’Armes et du Square Victoria, où l’on présentait aux Montréalistes, au lieu d’une oasis dè frais et de verdure, un quadrilatère d’asphalte emmagasi-nateur de chaleur et distributeur de poussière.Les explications fournies par M.Doucet à la Gazette nous semblent plausibles.Il peut arriver, on effet, que dans des rues où le trottoir n’est point large et la circulation intense, il soit nécessaire, pour la commodité du public, de sacrifier quelques arbres.La dernière immolation a été consommée, rue Bleury, près de la rue Sainte-Catherine où l’on sait que les piétons sont nombreux et affairés.Mais ce qui plaît surtout dans l’entrevue de M.Doucet, c’est qu’il proteste de ses bonnes intentions pour l’avenir et renouvelle l’ex- Er osa ion de son culte pour les ar-res qu’il avait déjà exprimée, en termes très catégoriques, dans le rapport annuel que nous analysions ici même il y a quelques jours.Sous ce rapport, nous ne fûmes point gâtés dans le passé et très souvent les ingénieurs eussent sacrifié, sans sourciller, à leur culte pour la ligne droits un arbre séculaire.Mais l’attitude de M.Doucet ne suffit pas à nous rassurer pour l’a venir.Les fonctionnaires dépendent, en effet, de l’administration et toutes les administrations jusqu’à la présente ont manifesté jusqu’ici la plus complète indifférence pour tout ce qui est esthétique et la plus parfaite incapacité d’en compren dre la haute valeur.M.Doucet tient à sa taxe spéciale.Nous croyons aussi qu’on y de vra venir; le toirt cependant n’est point de recueillir des revenus mais encore d’en confier l’admi nistration à un corps indépendant qui, par des virements de fonds si courants à l’hôtel de ville n’appropriera pas à d’autres fins l’argent voté pour l’entretien des parcs ou des rues; une commission qui puisse mettre de iTt continuité dans son travail en échappant aux aléas du suffrage populaire; une commission, enfin, dont les candidats ne soient pas choisis à l’aveugle suivant le plus ou moins d’influence dont ils disposent au conseil, mais à raison de leur compétence.# * * Hier encore M.Chaussé, ancien architecte de la ville et aux services duquel, après l’avoir congédié, celle-ci a dû recourir, pour confier les règlements de construction, vient do remettre à M.Doucet ce que les journaux appellent les règlements concernant les restrictions à In construction.Ces restrictions sont, semble-t-il, très nom breuses, elles imposent ici des scr vitudes de recul, interdisent là II construction pour les fins de commerce et d’industrie.Bref, on pa raît avoir tout prévu, .sauf encore ce qui regarde l’esthétique.Peut-on espérer qu’après toutes les autres, on imposera des restrictions aux fauteurs de laideur, dont le mauvais goût inconscient appauvrit tous les jours la ville de Montréal au point de vue esthétique?La Patrie le laisse espérer dans un article récent, qui semble inspiré par certaines autorités municipales; espérons qu’elle ne se trompe pas.Pour simplifier tout cela et (PAR LEO-PAUL DESROSIERSi Ottawa, 21.—Le 15 juillet, à l’occasion d’un banquet qui lui était spécialement offert pour célébrer le droit de cité que lui accordait la ville de Londres, M.Arthur Meîg-hen prononçait â Mansion House le plus clair et le plus explicite discours de sa carrière, sur l’impérialisme anglais.Jamais il ne s’était exprimé avec autant de vivacité et de précision sur le grand problème qui nous occupe tous.Les extraits que les journaux nous ont fait parvenir indiquent qu’il a su tirer quelque chose de nouveau du sujet qui fournit tant de prétextes à discours et à allocutions, et présenter des vues personnelles assez originales.En quelques phrases brèves, M.Meighen indiqua d’abord les points de similitude et de ressemblance entre les Dominions et l’Angleterre.Ils ont tous les mêmes institutions politiques, le même souverain, la même origine.C’est là qu’il faut trouver le sens d’une mission sur la terre, que tous comprennent, et le secret profond de l’unité.Sous ce rapport, ces divers pays sont des répliques les uns des autres; et celui qui en a connu un connaît tous les autres.F.a principale franohise de M.Meighen ne consiste pas à marquer les ressemblances que tout le monde connaît, mais à faire ressortir les différences qui existent et sont importantes.I! accorda beaucoup plus de temps à ce dernier point de son développement; et l’on croirait saisir, au détour de quelques phrases, comme une intention de s’excuser pour ne pouvoir pas adopter toutes les vues, toutes les idées des hommes d’Etat britanniques; c’est un homme qui donne des raisons pour avoir refusé quelque chose ou pour le refuser dans l’avenir.“Notre géographie, dit-il, est différente, nos voisins sont différents, la corn-, position ethnique de notre pays est [ différence.Les matières premières déposées par la nature dans notre sol sont aussi différentes.Il n’y a pas deux nations de l’Empire qui ont à voyager par le même sentier.Chacune rencontre ses difficultés et jouit de ses avantages propres.Voilà des faits puissants, inébranlables; et parce qu’ils sont des faits, nous devons arrange!» nos plans de manière à ce qu’ils cadrent avec eux.Chaque Dominion, ajoute-t-il plus loin, doit déterminer sa politique a la lumière des conditions qui l’entourent.Ce qui peut être bon pour l’un peut être entièrement re n’est pas éloignée ou grâce à ses rues casse-cou et la laideur de sa construction (que Québec se met a Imiter), elle effarouchera les voyageurs américains et ruinera l'industrie du tourisme qui est l’une des principales de la province et en partlcullier de la capitale.* * * Que ce soit M.le maire qui ait raison contre M.Décary, cela n’a pas une très grande importance.Iv premier accuse le second de vouloir vider les coffres municipaux avant de partir, et le second parait surtout préoccupé par le désir de donner de l’emploi aux sans-travai.et d’activer la construction des pa vages au moment où il est à la fois plus rationnel et moins coûteux de le faire.Mais ce qui est certain c’est que si le public de Montréal a les oreilles sensibles, il doit être obsédé de tout le bruit que fait autour de sa personne, M.le maire, trois mois avant les élections C’est ce que celui-ci appelle soigner sa popularité et accrocher l’oeil du public.Mais si ses procédés réagissent sur tout le monde d< la même façon que sur certains de ceux mauvais pour un autre.Ce qui, pour vous, peut n’être qu’un souci passager, peut être pour nous Je plus persistant et le plus déconcertant des problèmes de notre politique.” M.Meighen procède ensuite à développer et n préciser ces idées générales el un peu abstraites.la; Canada est habité par une nation d’à peine 9 millions d’habitants disséminés sur un territoire immense.L’Angleterre, elle, a 43 millions de population remplissant jusqu’aux moindres recoins deux petites îles.La population de la Grande-Bretagne est homogène; celle du Canada ne l’est pas, parce qu’elle est formée, pour un tiers des anciens possesseurs du pays, les Français.Toutes les ressources anglaises sont normalement développées, et les manufacturiers anglais, aujourd’hui, importent des matières premières de nombreuses contrées du monde, pour alimenter leurs fabriques; les ressources naturelles canadiennes sont, au contraire, inexploitées encore pour la plus grande partie.Une des nations se suffit à elle-même pour ses denrées alimentaires, l’autre, pour ses produits manufacturés.L’une fait presque tout son commerce par voie maritime, tandis que l’autre s’est créé pour le transport de ses marchandises, de longues voies ferrées.Ces différences, jusqu’ici ne semblent affecter que la politique intérieure, qui reste entre nos maims.Mais elles viennent directement en contradiction avec tes projets des' impérialistes exaltés qui voudraient une unification plus générale.A ceux-là, M.Meighen a opposé l’argument irrésistible et frappant, assez concret pour que tes intelligences anglo-saxonnes puissent le bien saisir.D’ailleurs des divergences aussi fortes se reflètenl dans les idées politiques, dans les sentiments, dans les relations étrangères, dans l’idée avec laquelle on considère ensuite les autres nations.Elles contribuent à former une atmosphère et comme une mentalité différente dans chaque pays de l’empire; elles imposent des réflexions différentes, elles tournent les intelligences vers l’étude d’autres objets, elles imposent des décisions qui peuvent se heurter dans un conflit.M.Meighen en vient ensuite à la considération des différences de politique extérieure.“Mais le contraste qui est le plus grand est celui-ci: Vous formez une nation puissante, depuis cinq siècles au premier plan du monde; vous êtes sur le bord de l’Europe, et autour de vous, existent de grandes nations qui vous font la concurrence.Votre politique étrangère, do toute nécessité, fut la préoccupation principale de votre gouvernement.Nous, au contraire, nous ne sommes qu’un jeune Dominion qui vient à peine de parvenir à In taille d’une nation.Nous n’avons qu’un voisin, un seul voisin, et qui est un colosse de l’industrie.Sur un espace de 4,0(111 milles, ses frontières son! les nôtres; il produit ce que nous produisons, il livre une bataille perpétuelle pour nous devancer sur les marchés du monde.A l’exception de la période de la grande guerre, les questions commerciales ont absorbé notre esprit.Acquérir i’indépen-danre du commerce et du transport fut le souci constant de nos hommes d’état.” L’exposé est maintenant complet.Après les différences de conditions internes, M.Meighen vient d’énumérer les différences de conditions externes.L’orbite dans lequel se meuvent les deux pays n’est pas le même.U’est précisément ce qui rend difficile, quoique notre premier ministre ne le dise pas.l’unification de la politique extérieure de Conclusions de Tétude du R.P.Colclough, «J.Voici les conclusions de l’importante étude du R.P.Edgar Col-clouyh, S.J., lue au congrès de f’,4.C.J.C., à Québec, et dont le Devoir achève, aujourd'hui la publication : Conclusion En résumé donc, le Canada a été bien avantagé dans le partage des biens de ce monde: avec toute l'insouciance de la jeunesse, il s'est livré à un gaspillage effréné de ses richesses naturelles et, hypothéquant le résidu de sa fortune, il a contracté des dettes dont le poids est formidable.Il faut changer ce train de vie, s’assagir avant qu’il ne soit trop tard: pour cela, il faut tout d’abord se rendre bien compte de là situation, puis se tracer un programme à remplir, enfin s'appliquer sérieusement au travail sérieux.L’agriculture est la ressource principale, la richesse de fonds : c’est elle qu’il faut développer avec le plus de soin.Les diverses industries n’ont pas toutes la même importance et il semble ridicule de les subventionner toutes aux frais de l'Etat, de leur accorder les mêmes avantages de la protection tarifaire.Il y a une selection à faire et elle est difficile.Les industries qui n’ont pas et n'auront jamais d’avenir, celles qui vivront en parasites aux dépens do la communauté, doivent en général être abandonnées à leur propre sort.Les compagnies puissantes, qui font des affaires d'or et dont le succès est assuré, doivent petit à petit, quand elles sont capables de se sustenter honorablement.apprendre à se passer du concours direct de l’Etat.Il est nécessaire que tout 1» monde vive, mais que •tunes gigantesques, au détriment de l’intérêt public, et se servent de ces richesses pour accaparer les matières premieres et former le trust de l'industrie.Toutes les concessions de patentes, tous les octrois de privilège» et exemptions, toutes les exploitations de matières premières doivent être soumis à une règlementation sévère de la part de l’Etat, afin de prévenir la suzeraineté d’une petite aristocratie de mil-, liomnaires.la mise en coupe du do-! maine publia au bénéfice exclusif ! de certains particuliers, et la mise en tutelle des pouvoirs publics trop dominés par certaines catégories d’intérêts a servir.La situation de la province de tupler leur production actuelle, j Nous avons des forêts qui ne sontl pas inépuisables, mais qui pour-1 raient le devenir.Nous n’avons pas j de houille sur notre territoire, mais ! nous avons dp merveilleux réser- ' voirs naturels d’énergie.Nous avons i des mines en exploitation et d’au- ! très dont on ignore encore l’étendue \ et la richesse.Nous avons assez de 1 eapital pour sustenter nas princi- j pales industries, pourvu gue nous i ne Mous laissions pas envanir et do- i miner par le capital anglais et amé- f ricain.Nous avons de grandes éco- , les pour préparer les compétences | techniques et la main-d’oeuvre ex- j perte.Enfin, n mis avons une popu- I lation intelligente, laborieuse, pai- j sible, et, ce qui ne gâte rien, en forte majorité catholique.Si nous savons procéder avec j.discernement, encourager l’agricul- i turc et lu colonisation, provoquer vers l’industrie un éveil qui inspire confiance aux bailleurs de fonds ; si nous encourageons nos banques ! franchement canadiennes et en I créons de nouvelles, qui nous aideront aux heures de crises; si nous facilitons le recrutement des grandes écoles où se préparent les guides et les chercheurs; nous pou- * vons aspirer à une indépendance économique, non pas totale — quel peuple la possède, celle-là?— mais , du moins amplement suffisante j pour vivre dans une honnête aisan- I ce, comme des citoyens libres dans un pays libre, et orienter à notre gré, selon nos traditions historiques .et nos désirs intimes, l’ensemble de f notre avenir national.Par ses études, ses enquêtes, se» congrès, l’Association de la Jeunes- t .se désire mettre les générations | isiT n ’est pasdù tout'nécessaire nouvelles bien en face des réalités.¦ des individus se créent des for- Voulant servir Dieu et son pays.\ elle tâche de se garer des enthousiasmes irréfléchis et des affaissements démoralisateurs, et s’applique à voir telle qu’elle est, tantôt belle, tantôt moins belle, la route du devoir.Elle accepte renseignement et les directions de l’Eglise et accueille toutes tes idées qui lui semblent bonnes, d’où qu'elles viennent, sans parti pris et sans exclusivisme.Son indépendance la fait apprécier diversement, mais après l'avoir critiquée, on finit par rendre hommage à sa sincérité.Elle a souvent démontré qu’elle pouvait diwrner de la cohésion aux forces éparses, aux énergies isolées, et ofe-lenir des résultats.S’il es* vrai que l’union fait la force, TA.C.J.C.est Québec est.à maints égards, privi- une puissance dynamique qu on au-1 criée.Nous détenons la clef du rait tort de mésestimer ou de 'i il peut médi- ter sur les effets de PenqmMc de Maisonneuve, qui a sorti Vf.Gouin de la Chambre basse et rentré M.Martin à la Chambre haute, 1rs deux s’étant entendus comme larrons en foire derrière le dos du public, qui reste gros Jean comme devant: “The public be damned", pomme dirai! l’niitre, Ce n’est pas par pur hasard gue le nouveau conseil doit être inauguré le jour des morts.11 v n dans cette coïncidence une invite pour le public ron-dulre vers leur cimetière politique la plupart des faiseurs qui ont pénétré à lliûtel de ville depuis quatre ans, grâce à l’Indifférence génfralc, J.e maire devrait conduire le cor- Loula DUPIRE.pour chacun des Dominions autonomes, de même que pour la métropole.Si une des colonies accepte un désavantage pour le bénéfice d’une autre ou de l'Angleterre, elle renonce immédiatement à sa dignité de nation, dont elle se fait une noblesse depuis le traité de Versailles.D’ailleurs, les premiers ministres ne peuvent les consentir, res conees- j ,rA.or ^ ik sions, puisqu'à un moment ,‘tgnné.,, r , q, ,, jonché l’an dernier, ils se trouveraient en face de leurs , , „ !1U li(MI (1o diml- électeurs pour répondre de leur ^ „ 0,Ip l>st présente- conduitc.Les choses semblent bien j ' f v, ^ 1Rft 00o.j-’t rien devoir soulever un antagonisme on- .fail^ attendre quel- sc ressèment les _______________e ; ainsi, l’an dernier, du 1er avril au 1er juillet, le fisc a perçu de ce chef plus de 53 millions et demi : mais cette année, pendant la période correspondante, et en dénit de l'accroissement des droits de douane et des dispositions prises par M.Dravton quant aux droits sur les importations de pays (lont la monnaie est dépréciée, le ne reru la moitié de tre les parties «le l'empire, avant j." - ____< i„ longtemps, et le jour qui verra ce ,!m' soulagement, ' .N .j conflit verra aussi la chute .p, j des * P* nnriUsent HlmL l'empire.En attendant, les hommes M no* dépenses p.» - , d'Etat britanniques ont le doigté I "«or, - elles ont passé de 82 mil-qu'H fiml pour tenir les rênes à j lums, pour le premier trlnuv tn I tous ses chevaux, jeunes, et un peu 1920, à /4 millions et demi pour le emballés, qui manifestent leurs nr- premier trimestre de 1921, ~~ H «leurs par de passagères gambades, faut compter avec la série ne (Hit-La conclusion que le premier mi- cils de nos voies ferrées nattonn-nistre tire de ces prémisses n'es-t ! les, mil absorbent une part de nos pas tout à fuit celle qu'on attendait i recettes toujours considérables et 11(MI, Vl ,ira qu'il pense.Puisque In diversité est difficiles à fixer d'avance, L avenir | rjS J^s ^ confjnrrc sur de» titres i si grande, dans les conditions inté- kst loin d’autoriser un optimisme J ’ Heures et dans les conditions exté-j fondé tentieux de la “Métropolitaine”, donne un rude démenti à ceux des employés montréalais de cette société hile DuTrenrblav d’une part, et de MM.Eugèn" et Edouard Berthiau-me, de l’autre, cherchent à faire émettre chacun un bref d’injonction pour défendre à l’autre camp de se mêler des affaires de cette compagnie.La cause est fort embrouillée et il paraît 'difficile de tirer les choses parfaitemejit au net.M.Irefflé Berthiaume par une clause de sa donation fiduciaire constituait trois fiduciaires comme ‘jdnnnistrateurs testamentaires de 7-éOO parts de la Presse.Arthur Berthiaume, d’après les testament, avait tout pouvoir de vendre, prêter ou donner les parts de la compagnie pourvu qu il eût le consentement des cobénéficiaires.Ses frères pouvaient aussi être nommés directeurs Gomme question de fait Eugène et Edouard Berthiaume étaient membres du conseil d’administra-tion de la liesse et ils surveillaient a .ü011»1 .i°urnal où jamais M.Arthur Berthiaume ne mettait les pieds, par crainte de ses frères.M.Arthur Berthiaume a admis avoir signé une requête présentée à 1 assemblée legislative de Québec, dans laquelle il demandait l’annu-Jation de la clause de fiducie.Il a aussi admis que plus tard dans la même année, MM.Mainvillc et Fontaine lui ont écrit pour se plaindre de ce qu on les négligeait comme fiduciaires, U leur a répondu que les difficultés seraient bientôt ré-^ees étant donné le fait que l’acte rie fiducie serait annulé prochainement.La même année une action en annulation de fiducie a été pri-se par MM.Eugène et Edouard Berthiaume, il ne l’a pas contesté.Le témoin a expliqué toute sa conduite d’alors en (lisant qu’il avait cédé aux demandes de son frère Eugène, pour avoir la paix, mais qu au fond il était convaincu que annulation ne serait pas accordée.Dans la contestation écrite de la requête de ses frères, M.Arthur FfT™tourne déclare que le 6 mars, 1919.cédant è la pression que Ton exerçait sur lui, il a par acte, pré-terodu avoir vendu seul en sa qualité < e fiduciaire, et sous son unique signature, sans le consentement ou connaissance des autres fiduciaires, et aussi sans le consentement de es trois soeurs tout te stock des P*rU commîmes de la Presse soit L4 .°mParls * Eugène et Edouard Berthiaume et à Edmond Montet, en des portions égalai àc 2,500.Les parts ont été vendues $126.52 c.iacune, payables en 3Û ans, par versements annuels avec intérêt de cent> à partir du 15 mars 1920.M.Arthur Berthiaume a ajouté que c’était dans le but de vali-> r cette vente qu’on a pris une action en Cour supérieure pour faire annuler l’acte de fiducie.Il a ajoute que cette vente était nulle selon bu, et qu’il a agi sous la pression de ses f reres.Le témoin a déclaré en outre que ses frères et lui s’étaient d’abord entendus pour expulser les 'deux fiduciaires étrangers.Mainville et Fon-taire, afin que ]a Presse fût gouvernée uniquement par la famille Berthiaume, mais que subséquemment, ses deux frères ont voulu le dépouiller de ses droits.En plus, il avait consenti à cela pour avoir la paix, car Eugène était toujours à effectuer des combinaisons et ne 3e laissait pas tranquille.M.Arthur Berthiaume a déclaré qu’il avait signe les documents en demande d’annulation de l’acte de fiducie pour avoir la paix uniquement.Me Laflamme a ensuite question-îîé «c témoin sur le siège qui a eu lieu a la Presse et des préliminaires.M.Arthur B rthiaume a admis avon- fait Poser des serrures et appelé des agents pour garder tes bureaux sans en avertir ni Eugène ni Edouard Berthiaume., 'oterrogatoire se poursuit au jourd’hui.La faillite du bolchevisme L]kS RUSSES I>EOLAR;ENT QUE EST A ^EUX UOJG'TS DE SlA chute, a CAUSE DE LA F AMENE CHRONIQUE D’OTTAWA ___(Suite de te 1ère page.! variété de ses intérêts et la grandeur de ces contrastes fait, en fin de compte, la force principale de 1 empire.“L’expérience que nous avons gagnée durant ces années, en essayant de comprendre nos points de vue réciproques.a fait du bien à 1 empire.Elle a développé une largeur de vue, une portée de sympathie, et un désir de compromis conciliatoires qui ont permis aux hommes d’Etat britanniques de #rands services à Thuma- nité.Ce n’est certes pas ce que Ton attendait.M.Mcighen dit d’abord : je vais citer des faits, et ensuite, nous élaborerons une politique qui va s y adapter.Tout son discours est une exposition des divergences qui existent entre les diverses parties de l’empire.Voilà des faits, et des faits qui prouvent les différences.Alors comment conclure à 1 unité malgré tout?La politique que préconise M.Meighen ne correspond donc plus aux choses, ni aux faits.La conclusion est surajoutée et ne sort plus des principes poses.Léo-Paul DESROSIERS.2- (S.P.A.) — La chute possible du gouvernement des soviets russes, à moins qu’on ne trou-ve le moyen d’etmpêcher de mourir de faim un grand nombre de personnes à cause des mauvaises récoltés en Russie, est suggérée aujour-d hui par le Hôte Fahne, organe des soviets.Ce journal affirme que vingt-cinq millions de Russes son! en danger de mourir de faim.Une dépêche officielle de Moscou, déclare le journal, confirme les nouvelles que la situation est des plus graves et que la majeure partie de la population dans la réigion du Volga est menacée par la famine.“Pendant cette dernière année, déclare te Hôte Fahne, les villes russes ont souffert de la faim et d’u/ ne complète désorganisation économique.La destruction des moyens de communication entre les villes, rend la tâche de leur ravitaillement encore plus difficile.” 'Les journaux conservateurs font remarquer que le gouvernement boteheviste, de Taveu de ses propres organes, avait failli, et ils expriment la croyance qu’une crise, sinon la chute du gouvernement des soviets, est imminente.EiN VOYAGE Riga, 22 (S.P.A.) — Le sénateur Joseph France, du Maryland, qui est en Russie pour faire ' une enquête sur la situation commerciale, a modifié son programme.Il ne visitera pas Péirograd, mais se rendra dans les villes industrielles de YarosJav, à 256 kilomètres au nord-est de Moscou, et de Briansk, à 112 kilomètres au nord-ouest d’Orel.Cette nouvelle a été apportée à Riga aujourd’hui, par un marchant, français, compagnon do voyage du sénateur France jusqu’à Moscou, et qui Ta beaucoup vu dans cette ville.Le marchand a déclaré que le sénateur France et lui avaient été très bien nourris et logés à Moscou.Le sénateur a conféré avec George Ohiteherin, ministre des affaires étrangères des soviets; Maxim Lit-vinOiff.chef des légations des soviets à l’étranger, et un grand nombre d’autres fonctionnaires de Moscou.après quoi elle sera Immédiatement mise en vigueur.Les journaux de la ville discontinueront lu publication de leur* éditions de dimanche après-midi et de lundi matin, ppur se conformer au nouveau réglement.UN SOUS-SOL TRÈS RICHE ON DECOUVRE DE RICHES VEINES D’HUILE DANS L’OUEST CANADIEN.Travail défendu Riq-de-Janeiro.22 (S.P.A.).— Le travail dans les bureaux des journaux de Rio-de-Janeiro, entre huit heures, dimanelie matin, et huit heures, lundi matin, est défendu d’après les termes d’un règlement voté aujourd’hui par le conseil municipal.On pense que le préfet de police signera cette mesure demain, Victoria, 22.(S.P.A.) — Tout Je sous-sol de Fort Norman à ia mer Arctique et au bassin de MncKcnzic est formé de gisements de «az naturel e« de charbon, a déclare M.Howard Colley, qui est revenu récemment de ce district, après avoir fait plusieurs prises de possession au nom d’un syndicat do Victori i E» plusieurs endroits Thuile sort de puits naturels à fleur du sol.Il y a trois puits de ce genre sur la terre de Colley et sa compagnie d’expédition en a pris possession.H y a des couches de charbon qui sortent de terre presque partout et en quelques endroits, des flancs entiers de charbon sont à ciel ouvert.Ce charbon n’est pas dur, mais semble un charbon bitumineux de bonne qualité.Le gaz naturer esi presque aussi commun.Dans la partie nord du district, les Esquimaux font usage du gaz naturel.Le sol est mou et ils plongent des pieux dans le sol et le gaz sort de ces trous.Ils allument ainsi la bobèche naturelle et ont du feu pour faire leur cuisine.“Mais personne ne songe au charbon ou au gaz dans 1e nord, dit M, Collev.On ne cherche que Thuile.On n’a pas à se fatiguer de courir après le charbon, ou le gaz pour chauffer tes cabanes.La cuisine et 1e chauffage se font au moyen de conduites d’huile qui arrivent des nuits.L’huile qui sort du puits de Fort Norman est semblable à de la kérosine.Après qu’elle est tamisée dans une neau de caribou, elle peut fait fonctionner un moteur à sence.Ces champs promettent de si grands résultats nue la plus grande compagnie de pétrole a commencé à étendre ses puits.Sur sa route, l’expédition de Colley a rencontré plusieurs explorateurs qui portaient des appareils modernes.L’huile brûle sur les rives de la rivière Mac-Kenzie de temps immémorial.M.Colley raconte avoir vu la falaise de la rivière comme en feu.A certains endroits on peut voir que le charbon s’est consumé.Les Indiens croient que c’est une chose surnaturelle.Il fallut à M.Colley et à son expédition deux semaines pour ialo-i,er les prises de possession et inui-quer des lignes par d’épais buissons.Quelques explorateurs ne coupent pas de lignes et M.Collev croit qu’il va en résulter beaucoup de différends.Les taillis sont si épais qu il fallut trente-quatre heures d’ouvrage aux explorateurs pour tirer une ligne d’un mille et quart.L’expédition *e rendit à Fort Norman et revint par voie du Yukon vià White Horse par train de chiens.A la tête de la rivière Ross, elle eut à subir les plus violentes tempêtes et fut retardée de plusieurs semaines.Pour comble de malheur, elle manqua de gibier sur une distance de trois cents millse.Ce différend .Buénos-as encore enrayée, mais bien près de l’être, si les citoyens appuient de leur mieux les efforts des médecins vers la fondation d’un hôpital des tuberculeux au Mont La Salle.La communauté des Soeurs de la Providence a assumé la charge du futur hôpital; il manque une somme de $160,000 pour amé.nager l'ancien monastère des Frères en un hôpital.Ce sont les citoyens de la métropole qui verseront cette somme, en souscrivant à la campagne de la Société Catholique de Protection et de Renseignements.Comme préliminaires, la Société organise une grande foire de charité au parc Mance, laquelle durera les trois premières semaines du mois d’août.La tuberculose a fait la semaine dernière vingt nouvelles victimes.Le nombre des décès provenant des maladies contagieuses s’est élevé la semaine dernière à 29 sur un total de 120 cas.La scarlatine a eu 12 cas et 2 décès; la coqueluche, 8 cas et 3 décès; la typhoïde, 6 cas et 2 décès; la diphtérie, 8 cas et 1 décès.Les mortalités se totalisent à 208, à 206 et à 152 respectivement pour les semaines se terminant le 16, le 9 et le 2 juillet.C’est une diminution sensible sur les décès de la même période, l’an dernier, alors qu’ils ont été de 235, 209 et 176 respectivement.Les décès d’enfants âgés de moins d’un an ont diminué aussi dans une proportion notable pour la même période de juillet, eette année et f’an dernier.Les chiffres, cette année, sont de 97, 88 et 49; et en 1920, de 122, 97 et 66.A LA DERIVE ^"Admiral Farragut”, de la marine américaine, est désemparé au large de San Francisco.San-Prancisco, 22 — (S.P.A.) — Le vapeur Admirai Farragut est désemparé à douze milles au nord du phare flottant de San-Francisco.Une explosion s’est produite dans ses turbines, suivant les renseignements qu’on a pu recueillir ici, ce malin.On rapporte que le vaisseau s’en va à la dérive nu sein d’un brouillard épais.Douze matelots préposés au soin dos engins ont clé ébouillantés et nn pense qu’un d’entre eux va succomber.L'Admirai Farragut appartient à la compagnie de navigation du Pa ci Pique.11 élait parti de San-Fran- cisco, hier soir, à destination do Seattle, ayant â bord des passagers c’ des marchandises.On dit que l'équipage du navire en détresse se compose de 60 marins et que Je nombre des passagers est de 75.Un rndiotélégramme reçu à une heure ‘du matin de William Hall, capitaine du navire, a répandu la nouvelle de l’accident.Ia- remorqueur Sca Fugle est immédiatement parti d’ici au secours du Farragut.1! lui faudra naviguer plusieurs heures avant de le rejoindre, car le brouillard nuit beaucoup.La compagnie croit que son vaisseau ne sombrera pas.DETOURNEMENT D’UNE GROSSE SOMME UNE INSTITUTION FINANCIERE DE CETTE VILLE SE SERAIT FAIT EXTORQUER AU MOINS $20,000 PAR UN DE SES COMPTABLES.Ou parle, dans le monde des agences privées de détectives, d’un détournement important qui aurait été commis dans une succursale d’institution financière importante, rue Saint-Denis, dans le nord de la ville.Il s’agit de la disparition d’un coin] table, qui a laissé dans la caisse du bureau en question un déficit d’au moins vingt mille piastres.Le jeune homme en question, de famille honorable, marié et père de famille, est disparu de la ville lundi soir.Porté malade mardi et mercredi, il était encore absent jeudi matin.On n’a pu le retracer à son domicile, hier, et Ton a soupçonné que ses livres pouvaient bien ne pas être en ordre.Un bref examen a révélé qu’en fait il a dû détourner, depuis moins d’un an, au delà de dix-neuf mille piastres, La chose est d’autant plus étonnante que le jeune homme était un employé modèle, qu’on ne lui connaissait aucun vice, et qu’on lui faisait toute confiance.Aux dernières nouvelles, on ne l’a pàs encore retracé; une agence privée de détectives le recherche, pour le compte de la compagnie d’assurances qui garantit 1 institution financière en question contre les abus de confiance de ses employés.Le “Minnedosa” est en route CETTE TENTATIVE DE MEURTRE JOHN McCARRY ET MIKE SULLIVAN COMPARAISSENT DEVANT LE MAGISTRAT LEFT.Au collège de Saint-Laurent DE NOMBREUX CHANGEMENTS SONT FAITS PARMI LE PERSONNEL DE CETTE INSTI TUTION En train de s’améliorer Londres, 22.— (S.P.A.) — Dans son rapport hebdomadaire, la section du Board of Trade qui s’occupe des travailleurs, démontre que lu situation industrielle est en train de s’améliorer en (irarde-Brct:igne.Le nombre îles chômeurs a diminué de cent mille en huit jours.On attribue eette renaissance de la vie ouvrière au fait que les mineurs se mwi! remis à l’oeuvre après une longue grève qui nuisait aussi aux corps de métier cl aux commerçants.On le voit, les affaires offrent des perspectives plus brillantes, et nn espère que les sans-travail diminueront vite en nombre, comme le permettent de le rroire les statistiques du ter au 22 de juillet.l^s Anglais cherchent des débnui ehés pour exporter leur charbon.Us ont pour ainsi dire été évincés des marchés pendant la grève par les commerçants de charbon des Etats-Unis, et du Canada.Les mineurs eux-mêmes reconnaissent qu" le recouvrement du commerce du combustible est essentiel à la prospérité nationale.-n-.Plus démocratique Tokio.22, — (S.P.A.) — On croit ue la visite du prince héritier Hi-nhlto en Europe va contribuer à léniocratiser le cérémonial à la lour du Mikado.Il est probable pic les coutumes en vogue ehex les amllle* royales européennes vont tro copiées par la famille impéria- le du Japon.Par exemple, i! deviendra permis, dil-on.de faire paraître dans les journaux el les revues des photographies de i eur.s Majestés japonaises et de leurs enfants.I^es gardes miM»aircs qui sont toujours de faction quand un I membre de la famille impériale fait i une visite quelconque en dehors du palais seront de beaucoup amoindries.Ce bébé Berlin, 22.— (S.P.A ) - Redoutant q,i il 7,0 devienn * jilus tard un dangereux, communiste parte qu'il est n* à Vienne, 1rs autorités bavaroises de Munich ont refusé de laisser empoelex en Allemagne un bébé de dix semaines qu'un riche couple de Munich avail choisi comme enfant adoptif.De la difficulté Smyrne.22.— Los nationalistes turcs ont.parait-il, de la misère A se replier d’kaki-Schchi- sur Angora.La ligne de défense KovnliP»-Aughin.où.il y a trois mois, l'offensive hellénique fui enravee.est complètoement cernée et les soldats «lires stationés dans ce saillant sont considéré» comme prisonniers.Le chef des nationalistes ottomans.Mustapha Kcmnl-pnrha, aurait échappé au mouvement d'en-crrclement et serait en foule vers Angora, sa capiUdo.Quelques changements ont eu lieu récemment dans le personne! du collège de Saint-Laurent.1^ R.P.Ph.Vanier, qui était préfet des études, s'en vu à Québec; son successeur n’est pas encore nommé.Le R.P.Daoust, qui était préfet de discipline, est nommé vicaire à la paroisse de Saint-Laurent et est remplacé par le R.P.Beaulieu de Iæ maison de Carillon.Le H.P.Doi-ron.qui était professeur au collège est envoyé à l’Université Saint-Joseph de Memratncook, comme professeur de musique; Je B.P.Cyc, de cette même institution le remplace, à Saint-Laurent.Le B.P.Crevier, demeure supérieur et l'économe est encore le R.P.Marte], Le collège de Saint-Laurent est sous In direction des religieux île Sainte-Croix.• John McCarry et Mike Sullivan, tous deux accusés de tentative de meurtre sur la personne du gérant de l’Hôtel Clarendon, à Sainte-Anne de Bellevue, ont subi leur enquête ce matin, devant le magistrat Leet.L’examen volontaire a été fixée au 2anté.Je suis maintenant capable do faire mon ménage.Je conseille fortement à toute femme qui souffre de faire Tessai du Composé Végétal de Lydia E.Pinkham.” — Mme CHASLES Wakelin, 272 Christie St., Toronto* Ont.Les fabricants du Composé Végétal le Lydia E.Pinkham, sont en possession de milliers de lettres comme celle qui précède.S’il y a dans votre cas des complies-lions incompréhensibles écrivez uns lettre confidentielle au Lydia E.Pink-am Medecine Co.à Lynn, Mass.Une excursion L’A.A.A.de la police de Montréal a terminé sa fête annuelle, hier, par une excursion à Sainte-Anne de Bellevue.A dix heures et demie, cinquante automobiles sont parties du Champ de Mars et ont pris la direction de Saint-Anne.Le voyage qui a duré quatre heures a été des plus charmants.Le banquet annuel a eu lieu à Tliôtcl Clarendon.arria — Quantité* latimla — Sraiaatlona — SarretlUnea, «4e.IM# Palru.ant a W* Grand* Allée.Rockland *7*4.Québec.ASSURANCES ET VITRES ABSUKANCB BRIC, DE GLACES, ACCIDENT ET MALADIE N.f«lt pa» partie de l’asgoctation Xa«s o*antac*Bz ans aaanréa.Ornai loi on libéral* aas agent*.& LA COMPAGNIE PROVINCIALE D’INDEMNITES CH.— 224 UT-JACQUES fil.Main SIS* — 4114.Manlréal.B» demandés Hormandin & Desrosiers ConrtUra ' an Aaanranc** 232 RUE ST-JACQUES I T41.Main S»Sa-45i*.Montréal.AVOCATS Archambault & Marcotte , .AVOCATS.' 99 rt« 8t-Jarqa«a.Tél.Main 2741.Joitrph Archambault, C.R.M.P., Emile ! Marcotte, I.L.B., 1.Bdm.Gagnon, LL.B.Raraaa da *alr t 2274, ru* fit-De-nl».Tél.Cala icet 7fSw.ALDERIC BLAIN, B.A., LL.L.dVOCAT.Itiinma da !**r > 1*7 ra* rt-Jscqaaa Edifia* dn Rcral Traat, chambra 60» Tél.Main 10S«.k-rtortiT légat à* l’Aisociation de» Hom (ne* d’Affalre* du Nord-Montréal.DEMETRIUS BARIL LL.B., AVOCAT ¦nrean i II baaleeard 8t-Laar*nt.Tél Sain 1244.R4*ld*nc«, 2241 St-Deni*.Tél.Calomel 417.AVOCATS , i ;«*««•* Cartl-r.L.L.L.J**n-Vlrtar Cartier, Chez les internationaux LE CONSEIL DES METIERS DF.TORONTO BLAME LES PA -IRONS QUI N’EN COUR AGENT PAS LES BOUTIQUES DE 44 HEURES.Arthur LAL0NDE AVOCAT.PHOCURKU*.BTC.gtadai Pareat, Laionda *t Caffla.Kdlftr» de Cf4d!t fancier.M«ntr4at.R4*ld*a*a.IMéahen* R*t 1211.Les syndicats catholiques Il y aura, à huit heures ce soir, une très importante assemblée au comité central des Syndicats catholiques, 3, rue Craig-est.Des aues-tions Importantes y seront discutées, entre autres celle de ia grève des pompiers et des policiers de Québec.On discutera aussi du prochain congrès général qui doit avoir il v Toronto, 22.—- (S.P.C.) — A la séance régulière du Conseil des Mè tiers et du Travail tenue hier soir, une résolution a été adoptée approuvant la grève des typographes, et blâmant l’action de la “Toronto Typothetac”, et celle des patrons de ne pas encourager les boutiques qui ont accordé la semaine de 44 heures.Les délégués James Simpson.John Doggctt et James Scott, ont été choisis pour représenter le Conseil au congrès qui sera tenu à Winnipeg.UN FONDS DE GREVE Toronto, 22.— (S.P.C.) — Les délégués au congrès de la ‘international Stereotypers’ and Electrotypcrs’ Union”, ont décidé unanimement de soumettre aux membres du Canada et des Etats-Unis, une proposition, pour que chaque semaine, chaque membre verse deux pour cent de son salaire, en vue de soutenir la campagne de la semaine de 44 heures.On a répété que les unions locales feront la demande de la semai T4k M*tn 121* — grflflc* Montr*a1 Traat 11.Plar* 4’Arnir* Montréal.LAMOTHE, GADBOIS & CHARBONNEAU 4VOCATS J C.inmntb*.I.I.D., C.lt., Rmlltm Oart-bata.IX.L.J.PUrra Cbarbannaaa.B.CX.HU ers la fin de t du comité sera soumis à l’assemblée.I leurs présents contrats.Heu à Huit vers la fin de septembre.H I-e rapport du comité de la fête ne de 44 liesïrcs A l’expiration du travait si de Vin»* faror Arm.Claatl»?PAGER&CLOUTIER AVOCAT*.aaoufeW l*»w»- -i- *S-«a*at.Craig Tél.Mal* ISM.SUERMAIN.6UERIN & AVOCATS.T44 Main *114.I* HUI* BT-JArQUlUt P.*t-37.RUX CHAMBORD.Coin Mant-Rayal.Montrés).NOTAIRE E.H.BEGIN NOTAIRE 180 rue St-Jacques, ch.303.Tél.Main 4**3.ESTAMPES EN CAOUTCHOUC Estampes en Caoutchouc BN TOUS GENRES A.Derome & Cie »• Nf'MC-DAME EST.Tél M.497* Manufacturiers de carrosseries JOS.BONHOMME,Limitée 200 RUE GUY Manufacturiers de carrosseries de livraison.Vendeurs autorisés de l’automobile Ford.Toujours en mains : runabout, touring, coupé, sedon et camions.Pièces de rechange.Paul GUILLET, B.A.NOTAIRE RT COMMISSAIRE 1807 MASSON.ROSEMONT.TEL.LAS.3242 HORACE HUPPÉ NOTAIRE 180 ST-JACQUES Main 3228 PROFESSEURS Mathématique*, Science*.Lettre* et Langue!, en francai* et en anjrlai*.Préparation aux examens: brevet* ART DENTAIRE.DROIT.MEDECINE.PHARMACIE, SERVICE CIVIL, «t*.RENE SAVOIE, I.C.et LE.Bachelier fs-arts «t ès-«clenee* appliquées.Professeur au collège Sainle-Mnrle et nu collège Loyola.Enseignement lndMdue,l à paiement facile le leur et la aelr.Coara pour dame* *t mettlears.Renseignements fournis sur ilcmnode.23*.RUE SAINT-DENIS.Tél.Est *132 En face rte l’église Saint-Jacques.Leblond de Brumath 259-EST, RUE ONTARIO.Pneheller rte iTtnlverstlé de France et d* l’ilniverslié Lavr.l, officier d’Académle, auteur «le plusieurs ouvrages.I-e.plus ancien cours «le préparation au» examens établi t, Montréal.Qui veut devenir rapidement médecin “ avocat ?dentiste 7 pharmacien 7 Olivier Thibault, Edmond La Racha, LL.L , aaa.-dlraetear B 8.dlreettnr.INSTITUT LaROCHE, Enq LETTRES ET SCIENCES Coure atrlctement prisés I* J*or *t 1* •air.Préparation an roars etassiqno.brev*ts, ssrvlea civil 197 RUE STE-CATHERINE EST Tél.Est 74»* CHARBON ELECTRICIEN Anatole Vaatar Gag Vanlat VANIER & VANIER AVOCATS TW Hat* MH tt »•• Saint Jseqaeo.GUSTAVE CHAUVIN RLtCntlCIRN 10 avenue du Parc laatallatU* d’éclatrag* agallgaaa.••***,!•• •t téléphona*.Téléphona i Platane 1991 O.O.Samson CHARBON Anlhraelta a* Rltamlneas Spécialité : Cammunautês, couvents, écalos et manufoetaros.Qaallté t la MEILLEUR sur la marché.Têt.St-L.ITIlsr.49 D* LANAUDIKKR.COMPTABLES P.A.GAGNON COMPTABLE I.fCBNC.IB (C.HAUTEBBTî AC, COUNTANT), chambre 815-31«-J17, Edifice Montreal Trust, 11 Plaça «l’Arma*.Montréal.Ht Tél.Main 4(11.CADRES ET MIROIRS u ci.Wisintainer & Fils Inc.Manufacturiers d* cadre*, moulure*, net.rolra.Importateurs d* chromos, gravure* vitre* convexes et ordinaires.Vieux endre» réparés, redewés; miroir* ra.srgentéa Une spécialité.Gros et détail.*«¦«# ROUI.ST-LAURRNT Manafsetsre i t Clark.Tai.Plstsaa IMS g D8B 56399451 VOL.XIL—No 170 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 22 JUILLET 1921 6 t *4 Page du foyer Pêle-mêle Il est dix heures du matin.Je suis fâchée '.ontre moi-mbne.fai beaucoup de temps libre avant le repas de midi, je voudrais travailler, vous écrire quelque chose de bien, m'y appliquer, polir et repolir.Je ne peux pas.J'avais des tableaux à vous brosser sur Rocamadour où ie vous amenai l'autre semaine.Ces tableaux, je les revois bien dans ma mémoire.Mais si je veux les étendre sur ce papier, ils s'embrouillent, se présentent pêle-mêle, comme une image découpée en tant de morceaux qu'il est impossible de la reconstituer.Pourtant, je revois bien ici l'étroite rue que le premier matin, je descendis, du bourg jusqu'au fond du ravin.Il faisait chaud, un vrai jour de cigales avec un soleil implacable, f aimais cela, amusée par l'aspect imprévu du pays si pittoresque.Devant les portes ouvertes, des enfants jouaient, des poules bromenaient leurs poussins.Au fond des cuisines, on voyait reluire d'immenses marmites de cuivre très clair.Une chèvre noire montrait drôlement la tête par le trou d'une clôture disloquée.Des oies s’en allaient se dodelinant.Les maisons collées les unes aux autres serraient de plus en plus le chemin blanc.Puis, il y eut une pente, un peu de verdure, et le chemin se dégagea pour sortir du bourg bar une belle porte à créneaux, touchée par la ruine, un peu démantelée, mais davantage poétique pour cela avec le soleil qui parait de reflets et d'ombres sa décrépitude.Ensuite le chemin descendait encore plus raide, tournait, arrivait à une tour carrée dormant au bord de l'Alzon à sec.Autrefois, il y a des siècles, il y eut près d’elle le cliquetis des armes françaises choquées contre les armes anglaises.Aujourd’hui, c'est le silence.Une ferme basse y vit dans un bouquet d’arbres.A deux pas, il y a le pont vermoulu qui passe au-dessus du ruisseau sans eau, dont le lit est comme une simple route qui courrait au fond du ravin.En levant les yeux, je voyais Rocamadour perché au flanc du roc escarpé.Comme c’était joli! L’après-midi, c'était plus merveilleux encore comme impression, à la chapelle miraculeuse de Notre-Dame.Elle s'ouvre dans la cour intérieure d’un grand couvent, une cour intérieure d’une paix et d'une beauté de rêve : des fenêtres ogivales percées dans les murs antiques ; ici et là, un vieil escalier, une arche, quelques balustrades sculptées, des porches: en haut, un carré de ciel bien bleu, et le sommet du rocher sur lequel s'avancent les remparts du château.En face de la chapelle miraculeuse, une grande épée couverte de rouille est fichée dans la muraille.Ce devrait être la fameuse Durandal dont l’original fut apporté à Notre-Dame de Rocamadour pour obéir à un souhait du preux chevalier mourant.Une légende s'y rattache : chaque jeune fille qui vient y toucher, et qui prie pour l'âme du grand Roland, se marie dans l'année même.Le croirez-vous?Michelle Le NORMAND.Paris, le 2 juillet 1921.Conseils pratiques POUR LA TOILETTE Lorsqu’on a un jardin, il est très facile, à la saison des fleurs, de préparer soi-même un excéllent vinaigre de toilette.Cueillez chaque jour des roses, du jasmin, de la verveine et, en général, les pétales de toutes les fleurs dont vous aimez le parfum.Versez dans un grand bocal à cerises deux bons litres de vinaigre blanc d’Orléans.Chaque jour, mettez dans le vinaigre les pétales cueillis, remuez et rebouchez soigneusement.Un mois après la fin de votre cueillette, filtrez le liquide.Vous aurez une délicieuse eau de toilette.TACHES DE CIRE ET DE BOUGIE En général, on a l’habitude d’enlever les taches de cire et de bougie au moyen du 'eu, soit en repassant la tache entre deux feuilles de papier buvard avec un fer chaud, soit en approchant de cette tache un tison rouge puis on enlève la cire fondue avec une feuille de papier à cigarettes.Ces procédés sont absolument nuisibles au bon entretien des vêtements.En effet, il est presque impossible de ne pas laisser enfermé au centre de l’étoffe un peu de bougie qui.plus tard, feutrera la partie tachée sans qu’on puisse s’expliquer la provenance de ce feutrage.Oi e de fois ne trouve-t-on pas.sur upc manche de jaquette nu de veston, un point dur et résistant qui narait provenir d’un défaut dans le drap et est simplement prpduit par un reste de stéarine logée entre le dessus et l’envers de l’étoffe.Le moyen pratique et donnant un résultat parfait, pour enîever les taches de bougie, est d’employer l’alcool rectifié è 90 degrés.On commence par gratter doucement avecl’ongle toute la bougie qui se trouve à la surface du drap, nuis on frotte la tache entre ses doigts pour pulvériser ce qui reste de stéarine.On verse alors dessus 4 ft 5 gouttes d’alcool et on frotte légèrement avec un linge sec.•Co emlsina LAPIN EN SALADE Coupez en filets les chairs d’un lapin rôti, faites-les mariner dans de 1 huile, vinaigre, sel, poivre, estragon, fines herbes hachées.Mettez dans un saladier des coeurs de laitues coupés par quartiers et placez dessus les filets de lapins, des filets d’anchois, des câpres, des blancs d’oeufs, des jaunes d’oeufs, «les rondelles de tomates crues, du cerfeuil haché.Servez en même temps une sauce vinaigrette ou une mayonnaise."foutes les volailles froides aussi bien que le gibier à plumes et le poisson froid se prêtent è cet arrangement.VELOUTINE ROSE Epluchez 6 belles carottes, eou-pez-les en rondelles et faites cuire dans une pinte et demie d'eau salée.Lorsque les carottes peuvent s’écraser, retirez-les ; enlevez la moitié de Teau de la cuisson pour mettre de l’eau fraîche en même quantité.Remettez à bouillir.A ébullition, jetez en pluie 3 cuillerées de tapioca, tournez pendant 10 minutes, ajoutez les carottes passées en purée, laissez chauffer ; an moment de servir ajoutez un peu «le beurre ou de crème épaisse.OEUFS PERDUS Faites durcir des oeufs, parta-gez-les par le milieu après avoir retiré la coquille.Enlevez les jaunes que l’on passe è rruvers un tamis.D’autre part, apprêtez une farce en faisant revenir au beurre des champignons hachés, ajoutez des fines herbes hachées et les jaunes passés au tamis.Liez le tout avec un peu de purée de tomates.Assaisonnez.Garnissez le creux des blancs d’oeufs que l’on range «tans un plat allant au four et dont on a recouvert le fond d’une couche de sauce béchamel.Saupoudrez de chapelure fine de mie de pain, arrosez d’un peu de beurre fondu.Faites gratiner au four et servez chaud.BEIGNETS D’ANANAS.Coupez en tranches minces un ananas conservé.Faites mariner une heure dans de Teau et du rhum.D’autre part, faites sécher au four une tranche de biscuit de Savoie.Réduisez-la en poudre et trempez-v vos tranches d’ananas.Plongez-les dans une pâte à frire et faites frire à grande friture d’huile.Egouttez, saupoudrez de sucre et passez la pelle rouge dessus.-«- Une fête de famille LES AMIS DU PATRONAGE SAINT-VINCENT DE PAUL DE SAINT-HYACINTHE, FETERONT DIMANCHE LEUR SUPERIEUR ET L’ABBE MAURICE GODBOUT Saint-Hyacinthe, 22 — (D.N.C.) — Dimanche, le 31, on ftUera au Patronage Sainl-Vincent de Paul le R.P.Tremblay, 1 supérieur de l’institution, et l’élévation au sacerdoce de M.l'abbé Maurice Godbout.membre de J’Ooeuvre, qui sera ordonné prêtre lundi prochain.Le lendemain, il y aura soirée de famille à laquelle assisteront les amis de l’institution.Pour la journée de dimanche, le programme comporte une grand’mosse solennelle, la première de M.l'abbé Godbout, avec allocution par le R.P.Tremblav.Après les souhaits d’usage nu R.P.Tremblay, le déjeuner sera servi aux membres anciens et actifs.Dans l'après-midi, après quelques heures de joyeux amusements, il y aura salut avec sermon par l'abbé P.-S.Dosranleau.chancelier de Vévêché et aumônier général des unions nationales et catholiques de Saint-Hyacinthe.Un banquet terminera celte première journée., • La soirée récréative offrira aux membres du Patronage une excel lente occasion de prouver leurs talents dans l'interprétation de “La voix du mort.” de Th.Botrel, un drame en trois actes.Le R, P.Tremblay fera une courte allocution, qui résumera cette belle fête de notre j eunesse.LA BEBUOTHÈQUE DE REIMS LA POSE DE LA PREMIERE PIERRE DE CET EDIFICE A EU LIEU Reims.21 (S.P.A.) — La céré- monie de la pose de la première pierre de la bibliothèque de Reims pour l’édification de laquelle le comité «de la fondation Carnegie a donné la somme de 200,000 doUars, a eu lieu mardi, M.Leredu, ministre de l’Hygiène, de l’Assistance et de la Santé publiques, MM.Mvron Herrick et Nicholas Murray Butler ainsi que de nombreuses personnalités, y assistaient.M.Butler, président de l’Université Columbia, a scellé la première pierre de l’édifice.M.Myron T.Herrick, ambassadeur des Etats-Unis, a glorifié dans un discours, Reims, symbole de la destruction barbare et symbole de la victoire de l’esprit sur la matière, de .la domination du droit sur les passions brutales de haine et de conquête.Il a montré l’étendue deS destructions dans toute la France et l’énergie incroyable avec laquelle le peuple français répare ses pertes.Il a cité des chiffres qui, dit-il, révèlent au monde entier que la France, en dépit des problèmes extérieurs qu’elle doit résoudre, donne l’exemple du travail assidu, de Té-conomic et du sacrifice pour recouvrer son équilibre économique.Ces chiffres, a-t-il ajouté, ne peuvent pas être lus sans un tressaillement d’orgueil, car ils sont des points de repère^dans le splendide progrès de la France v.rs In complète restauration de ses ressources nationales.M.Herrick a terminé en exprimant l’espoir que la bibliothèque deviendra un monument de beauté et d’utilité pour l’esprit d’amitié et de coopération qui existe et existe i a toujours dans le coeur du peuple des Etats-Unis pour le peuple de France.Dans son discours, M.Leredu a exprimé la reconnaissance de la France pour l’appui fraternel du peuple américain; il a fait l'éloge de M.Myron Herrick, éminent «ii-plomate, homme de grand coeur et de haute intelligence.IJ s’est félicité de nouveau de ce témoignage de solidarité franco-américaine permettant à Reims d’élever son nouveau sanctuaire de la pensée.Villégiature d’été en Nouvelle-Ecosse Fuyez la chaleur suffocante de la ville en gagnant la plage de l’Atlantique où soufflent les brises maritimes et où le salin vivifiant vous fortifie.La Nouvelle-Ecosse et le pays d’Evangéline sont exactement de l’autre côté de la baie de Fundv, vis-à-vis de Saint-Jean et le Pacifi-que Canadien fournit un service de navire pour Digby, le superbe port à la côte escarpée.Les autres endroits charmants sont Yarmouth, Kentville, Wolfville, Grand Pré, etc.Les plages balnéaires, endroits de yachting et de pêche comprennent Whycocomngh, Baddcck et Grand Narrows, Les hôtels et les maisons de pension privéé offrant des avantages excellents.La brochurette “Villégiatures de la côte de TAtlan-tique” vous aidera à faire le choix d’un endroit où passer vos vacances.Présentez-vous ou écrivez à M.F.C.Lydon, agent des voyageurs de la ville, 141-145, rue Saint-Jacques, Montréal, qui sera heureux de vous fournir un exemplaire, (réc.) Il y a dix ans •msæiafiffiBüüMif (du Devoir, 22 millet 1911) La Conférence impériale.Premier-Montréal, par M.Henri Bou-rassa.# # » La Question marocaine.Billet du soir par Orner Ladouceur.* * * La fermeture des magasins, par Fred.Pelletier.# * * Lettre d’Ottawa.Continuation du débat sur la réciprocité par M.Georges Pelletier.Les restes du bienheu * reux Plunkett Dublin, 22.Les reliques «lu bienheureux Oliver Plunkett, arche-vêque d’Armngh.«pii a SHi)it le martyre, ont été enchâssées dans l’église élevée à sa mémoire, à Drogheda.Mgr Tévêque de Dowti et de Connor a célébré à cette occasion une grand'mcssp pontificale.On fera bientôt les moissons DANS L’OUEST CANADIEN ON S’ATTEND A COMMENCER LA COUPE DU GRAIN VERS LE 5 AOUT — LE FOURRAGE SERA RARE.CaJgary, Alberta.22 — (S.P.A.)— Les moissons seront générales dans toute la province vers le 5 août à moins que la température ne soit des plus défavorables durant l'intervalle.Les récoltes seront moindres cette année que Tan dernier.Dans le sud de la province elles seront de 26 pour cent moindres et dans le nord de 10 pour cent inférieures.Des vents chauds ont séché durant les trois derniers jours les pâturages et tout indique que le fourrage sera rare cet hiver dans le sud de la province.Plusieurs districts qui expédiaient autrefois de gran-uos quantités de fourrage en «u-ront a peine assez pour nourrir leur; bestiaux cet hiver.Dans la plupart des endroits, la paille du blé est beaucoup plus courte que d’ordinaire.LA ROUILLE Winnipeg.22 — (S.P.A.) L'état de la récolte de grain dans J’ouest du Canada n’est pas considérée comme favorable actuellement en comparaison d’il y a quelques semaines.Les rapports des provinces des prairies parlent ide rouille noire, de grêle et de chaleur extrême.Il a fait très chaud ces deux ou trois derniers jours dans la majeure partie de l’Ouest.La Pacifique Canadien télégraphiait, hier soir, que la moyenne de la température avait été de 100 degrés dans la Saskatchewan et dans l’Alberta.Il n’a pas plu aujourd’hui dans les districts d'Edmonton, de Calgary et de Saskatoon.Les pronostics annoncent un temps plus frais, ce qui ferait du bien aux récoltes.L’interruption des communications télégraphifpies à Régina, causée par la tempête, porte à croire que la pluie tombe dans ce district.PAS DE ROUILLE Régina.Saskatchewan, 22 (S.P.A.) — Le département de l’Agriculture a nié de nouveau aujourd’hui que la rouille noire soit a ravager les récoltes de blé de la Saskatchewan.Des «experts voyageurs du département qui sont constamment à parcourir la province et à inspecter le blé ont envoyé des échantillons au bureau chef du département qui démontrent que le blé est attaqué par la rouille mais cette rouille n’est que la rouille rouge commune.Ils n’ont pas encore trouvé des cas de rouille noire.La rouille rouge a affecté les récoltes dans quelques districts et c’est ce qui a donné naissance aux rumeurs de rouille noire.Les autorités blâment les boursiers d’avoir répandu les rumeurs et bien qu’elle ne puissent garantir qu’il n’y aura pas de rouille noire dans la ré-«oltc de blé de 1921 en Saskatchewan, elles ne croient pas que les dégâts soient considérables et elles dénoncent les auteurs des rumeurs.- Sans logement L’AMBASSADEUR DES ETATS - UNIS A PARIS N’A PU ENCORE TROUVER UN LOGIS CONVENABLE.Paris, 22.— (S.P.A.) — M.Myron T.Herrick, ambassadeur des Etats-Unis, est sur le {joint «le se trouver sans logement à partir «lu 1er octobre, à moins qu’il n’ait d’ici là la bonne fortune de trouver un local approprié à ses besoins.Son fils, avant l’arrivée de l'ambassadeur, a cherché très longtemps pour ne trouver que la petite villa «le (larches, distante de quinze kilomètres de l’ambassade, juste assez grande pour contenir la famille de M.Herrick, et sans une seule chambre pour les invités.En attendant, l'ambassadeur, ayant fait scs visites officielles à ses collègues du corps diplomatique, se vit donc obligé, lorsque ceux-ci lui re.i.dirent sa politesse, de les recevoir en son cabinet à la chancellerF*.Quand il trouva M.Briand Tait.11-dant.à son arrivée à la gare.M.Herrick se vit fort embarrassé lors que celui-ci lui demanda où il fallait le conduire, et l’ambassadeur n’eut que la ressource de dotiner l’adresse d’un des attachés de l’ambassade., Plusieurs personnes s'occupent de trouver à M.Herrick un local digne du reprsentant des Etats-Unis, mais la crise des logements rend difficile, sinon impossible, de trouver ce qui conviendrait exactement.Par contre, M.Herrick ayant fait visite aux ambassadeurs d’Italie et du Ja- MAGASINS FERMES DEMAIN ET TOUS LES SAMEDIS PENDANT JUILLET ET AOÛT.(.1 MIT » O pon, ainsi qu’au ministre de Belgique, tous le reçurent dans les luxueuses résidences affectées à leurs pay's respectifs, alors qu’ils lui rendirent sa visite à son cabinet de travail de la chancellerie.-«-T- Un vrai pillage Windsor, 22 (S.P.A.)—Les six bandits armés qui ont volé au moins $15,000 à 1« Banque des Marchands de Petite Côte, mercredi, ont bien monté leur eotgp.A part la découverte de leur auto à Maidstone, hier matin, on a perdu toute trace d’eux.Cinquante agents de la police de la frontière sont à leur recherche aujourd'hui.La somme exacte volée par les bandits s'élèvera peut-être à $13,-900, a dit un employé de la banque aujourd'hui.Elle est au moins de $15.000.a dit VI.L.-A.Gignac, gerant de la banque.Plusieurs agents de .police ont avancé aujourd’hui la théorie que les bandits ne sont pas connus dans la région et qu’ils ont probablement été attirés par les courses.Le pillage de la banque est complet.Les seules valeurs qui furent laissées sont $3.000 qui étaient sous clef dans un compartiment de la voûte.lyes bandits ont même pris une boite de cigares contenant le lunch du receveur, deux montres appartenant à MM.H.-A.Lewis et E.Laureon et une bourse contenant $53 et appartenant à la comptable, Mlle Paré.-«- Nouveau coroner Toronto, 22 (S.P, C.) — Le Dr George-W.Graham vient d’être nommé coroner en chef de la ville de Toronto, en remplacement de feu le Dr Artfhur-Jukes Johnston.La nomination a été faite par le pro-cu reur-général.-*- Le pique-nique des pompiers Le deuxième pique-nique de la saison, organisée par l'Association Athlétique des Pompiers de Montréal, au parc Tétreailtville, a été réussie.Le programme du jour consistait en une partie de baseball, entre «leux ('qui.pes recrutées parmi Jes membres de la brigade; souque à la corde et courses de toutes sortes, pour hommes, femmes et enfants.Il v a eu aussi danse dans le pavillon du parc, avec musitiue durant toute la journée.Des prix furent distribués aux vainqueurs des tournois.Des rafraîchissements ont été servis à profusion par m» comité, aux familles et invites dos pompiers.Noyé Québec, 22.(D N.C.) Un jeune garon «le lui il ans, niom tué Lachance, s’est noyé accidentellement dans la rivière Saint-Charles, hier midi, et son cadavre n’avait pas encore été retrouvé hier soir.Le jeume Lachance était à jouer avec d’autres compagnons sur un «juni près «le la rivière lorscpTil a fait une fausse manoeuvre et est tombé à l’eau.Toute la journée on a fait des recherches p le* pharmacien» et le* coiffeur* Importée de France pur ANGLO-AMERICAN AGENCIES LIMITED 41-43 rue St-Françolü-Xavier MONTREAL CITE DE MONTREAL TUYAU EN FONTE L’on recevra, à l’Hôtel de Ville, des soumissions cachetées, adressées à la Commission Administrative et transmises par lettre recommandée, pour l’achat de tuyaux en fonte, pourvu que ces soumissions soient mises à Ja poste le ou avant le 9 Août 1921,.Les formules «le soumissions et tous renseignements pourront être J obtenus an bureau de M.!.O.Pion, Surintendant ries Achats et Ventes, Hôtel de Ville.J.CRKPEAU, Greffier-adjoint de la Cité.Bureau du Greffier de la Cité, Hôtel «le Ville, Montréal, le 22 juillet 1921.PiMrlct du Montréal Province de Quebec, No 1710.ICour Supérieure Mi’Izfilirtn Bros,, Limited, corps politique et incorporé, tic la v U le tic Ijtchinc, dans le district de Montréal, demandeur, VS Sgi John Murray, autrefois des cité et district de Montréal, et maintenant de Beux Inconnus, défendeur.Il est ordonné au défendeur de compa mitre devant cette Cour dans un mois à compter du dernier des avertissement! paé les jornaux.De Moutrén), 21 juillet 1021.I B.CAR BONNEAU, Protonotaire.M.King en tournée Ottawa, 22.(S.P.A.) Plusieurs orateurs vont prendre part aux réunions libérales qui seront tenues dans le centre d’Ontario durant la dernière semaine de juillet par M.W.L.Mackenzie King.Les libéraux «le Québec seront représentés par MM.James A.Robb.premier whip libéral et Lucien Pa caud.On s'attend à ce «pie les dé pûtes ontariens prennent part à ces réunions.M.King commencera sa tournée à Aurora le 27 juillet et In clôturera par une l'éunlon ft Hamilton, le 1er août.*«988 Feuilleton du “Devoir” “COMME UNE LEGENDE.v ?v y- y , de Victor FtSli 'pâle, et grave, ferme, très beau av sa haute faille, ses cheveux Won rejetés en arrière, ses yeux au gnnl franc dirigés sur l’autel, bras tendu il dit clairement: Je jure d’être toujours un b catholique cl par conséquent honnête homme.-Bien, bien, dit le curé tou» larmes, ht toi Nette?La fillette joignit les mains en geste délicieux de grâce pure, ferveur mysthpie: -O mon Dieu! si nous deveno riches, je ferai tout le bien que pourrai sur la terre.15 (Suite) —Seigneur, je vous présente cet enfant appelé peut-être désormais par la permission de votre Providence à la responsabilité de manier une grancd fortune.En s«jn nom, je vous demande, qu'elle ne lui soit jmais une source de maux, e’est-à-dirc de fautes! Eloignez de lui Seigneur, les tentations de toutes natures: ambitions, orgueil, dureté de coeur.qu'il soit toujours un bon et fidèle serviteur de votre loll En ce moment, la porte de TégÜ* se se rouvrit Nette et Louis rentraient.Guy se leva vivement, mois le vieillard resta A genoux et les trois jeunes gens vinrent s'agenouiller près de lui sur les degrés «le bois du pauvre autel, impressionnés par l'attitude de ferveur du vieux prêtre.—Mes enfants.Guy, Marie-Antoinette, disait-il, au nom du Bon! Dieu, dont je suis devant voua en ce moment le très indigne représentant, je vais vo^js demander une chose grave.—Guy, lève-toi et, debout devant l'autel avec nous pour témoins, je t’adjure si, du moins tu en a* la sincère pensée, de prendre l’engagement de ne faire servir la fortune! qui va peut-être t'échoir que pour| le bien.• Guy se leva, soudain un peu* —Ma Nette! Ma petite fille! me* enfants, mes braves petits!.Et le vieillard s'épongeait à grand fracas.Louis restait debout contemplant cette scène avec ravissement.Tout a coup il s'échappa, grimpa vivement à Torftuc et les sons d’une can-tnle moyenâgeuse, magnifique de largeur, s’éleva sous ses doigts.-Non! mais! s’écria Guyl il est foui archi fout fou à lier.,, Le voilà recollé à son clavier quand je brûle, je grille de courir au Sanc-tus! Il s’élança vers Torgue, saisit Louis par les épaules, le tira de son siège en deux secondes, et l’entrai n« en bas avec une vivacité sans ré- plique.L’artiste prolestait: -Oh! Guy c’était idéalI —Ce que je m’en moque de ton idéal i —Vous étiez si beaux tous deux, toi et Nette, de vrais chevaliers du Christ, des.—En route! clama Guy! Quelques minutes plus tard, il* étaient nu bord du petit torrent qui n’était à cette époque qu’un mince ruisselé! dévidant un étroit ruban «Tenu claire.Palpitants tous le» quatre, rangés autour de Louis, qui avait, hâtivement, mais exactement crayonné ià-hnut sur imi bout de papier la ligne!!!! lu fameuse ligne!! indiquant, d’après lui, celle du Sanclus, ils le virent, avec une émotion indicible tirer de sa poche le carré léger de ce papier source de lelles espérances! -Louis, vite, vite, le topo, implorait Guy.l.e jeune homme saisit à deux mains la feuille blanche, l’éleva à hauteur de scs yeux, puis regarda les bords du torrents.Chacun en fit autant.Tout d’abord ils restèrent muets.I^s contour» léger* dessinés sur le papier n’offraient qu’une analogie bien lointaine avec les méandres du ruisseau.Leurs regards d’angoisse se reportaient sans cesse du feuillet fragile au bord de Teau.Guy le premier perdit courage.Je n’y comprends rien, rien «le rien! déclara-t-il avec désespoir.Nette, les mains jointes, regardaient avec insistance tantôt le papier, tantôt le Sanclus, mais un découragement visible se lisait dans ses grands yeux bleus.Le vieux curé sans cesse en mouvements courait à l’extrême bord «Jii ruisseau qu’il scrutait avidement puis revenait en hâte s’appuyer a l’épaule de Louis, fouillant de l’oeil les signes sauveurs du papier.Mais à son tour, il murmura : Je ne vois rien, rien.Aussitôt, une pensée se faisant jour «ti son ftn.e pieuse, il dit fermement ; Mes enfants s’il n’esl pas dans les desseins de Dieu de Mais Louis l’interrompit, dlsanl lentement : —J’y suis! .Guy bondit près «le lui el s’accrocha è son bras.—Lâche-moi, tu me troubles! Et de nouveau immobile, promenant le regard profond de scs grands yeux noirs sur le milieu même du lit dn Sanrlus, H répéta: J’> suis! Mais où regardes tu Louis, interrogea Gu> haletant.J’ai suivis la direction de tes yeux, l’as une fois tu niin»PUit* («nUMel^ J9,-000 pourront être obtenus dans l'ouest et que le reste devra être importé des autres provinces* Le Manitoba peut fournir 5,000 des 15,000 hommes requis; la Saskatchewan, 2,000 des 25,000 requis, et l’Alberta, 2,000 sur les 4,000 requis.Le premier train d’excursion de l’est arrivera à Winnipeg vers le 8 août et les autres périodiquement jusqu’au 24 ou 25 août.Les mêmes taux de chemins de fer que durant les années précédentes seront en vigueur.Contrairement à la coutume, la Colombie Anglaise pourra profiter rotte année, des taux réduits pour moissonneurs, à cause du grand nombre de chômeurs de la province.Los taux de réduction de la côte du Pacifique ne seront accordés qu’aux hommes qui sont approuvés comme moissonneurs par les bureaux de placement de Vancouver et de Victoria.Le premier train partira de Vancouver, le 13 août.GRANDS MAtlSINS DUPUIS Un dîner semant legal M.rivé, en ville, hi -•- De l’or Toronto, 22.(S.P.A.) — Une importante découverte d’or n été rapportée au département des mines par A.G.Burrows.Elle est située près de Godreau, Orlurio, à quelque distance du lac Supérieur.Un certain nombre d’experlences ont donné «ne moyenne de .*31.20 la tonne pour l'or et de *48,80 la tonne pourrie quart*.L’Association des Marchands du Canada profitera du retour de M.J.-D.Ohcsney pour offrir un dîner aux délégués qui ont représenté l’es-soeinlion des drapiers anglais, l’an dernier.Le dîner aura lieu à rilôtcl Windsor, mardi, à 6 h.13.p ni.M.CJhesnvx parlera.' —-'¦9—- Nouvelle émission Finances paqu combs- l;k 'La maison Versailles, Vidricalre, Roulais (Ihnitèe), vient d'acheter *40,000 d'obligations émises par la ville de Monlréal-Nord.Ces obligations portent 0 pour cent par année et échoient en 1925.Cet emprunt a été contracté avec l’autorisation et sous la garantie de la Commission métropolitaine, laquelle contrôle solidairement l'administration financière de toutes les villes de l'ile de Montréal, > compris ta ville de Montréal ellç-mème.Le différend A bord du “Ville d’Ys” du tramway Ce soir dans la salle de l’Assistance publique, aura Heu une grande assemblée des employés de la compagnie des Tramway* L'on y diseirlera l'attitude définitive h prendra’ nu sujet de la réduction de salaires proposée par la compagnie.Toutes les probabilités soni qu'un bureau d'arbitrage sera nomme entre les parties dissidentes.t LE COMMANDANT DE CE NAVI-RE DONNE UN BAI.HIER SOIR.PLUS DE DEUX CENTS INVITES.Un grand nombre de personnalités marquantes de Montréal ont assisté, hier suir, à la réception donnée par M le commandant Ruffi de Pontesès, à bord de l’aviso Ville d’Y.s”.Le navire était magnifiquement décoré aux couleurs françaises, au dehors et au dedans.I.e pont principal avait été converti, pour, la circonstance, en véritable s:ülc de (innse.La réception d’hier soir avait été organisée en reconnaissance de l'accueil dont les officiers et les marins de la ’‘Ville d’Ys” ont été l’nhjfet tant de la part des cites èns ((ne de* membres de la co-lome française de Montréal.Le bal s’est ouvert vers les dix heures et s’est terminé à une heure.assez avancée rie la nui!.- .—- Retraite fermée des voyageurs de commerce Une retraite fermée pour les ' oyagenrs de Comiïierce aura lieu à la Villa Saint-Martin, du jeudi soir.28 juillet an lundi matin suivant.Ceux qui désirent y prendre pert sont priés de donner leurs m m« à M Richard La rue, 572 Parc Lafontaine, Montréal, (tel.Sand Louis 382) ou au B P.Archambault.Villa Sainl-Martln, A-boni-à-Plouffe, I NOS MAGASINS FERMERONT A 6H.LE SAMEDI DURANT JUILLET ET AOUT 1823 CRAVATES TRICOTEES EN VENTE SAMEDI A un prix incroyablement bas, c’est réellement une rare aubaine que nous vous of -frons là; notre acheteur a pu se procurer un magnifique lot de cravates tricotées en fibres de soie.Les dessins sont des plus variés.Elles sont toutes d’excellente qualité.Quelques-unes ont de légères imperfections, presque imperceptibles et qui n’en affecteront pas la durée.Ces cravates valent: .75, 1.00, 1.25 et 1.50.Samedi, toutes au prix incroyable de .Complets pour Hommes et Jeunes Gens Modèles demi-ajustés, en tweed mélangé brun.Valeur de 35.00 pour 27.50 En serge bleu marin tout laine.Spécial à 28.50 COMPLETS lavables pour garçons de 7 à 10 »ns.Modèles Matelot, Bi.iy Boy, en duck uni beige, bleu, gris.Valeur de 2.50 pour 1.95 Complets Lavables Pour garçons de 3 à 5 ans.Modèles Buster et Oliver Twist, en duck blanc et bleu ou blanc et brun, guingan rayé bleu et QQ blanc.Valeurs de 1.29 à 1.75 pour.Au rez-de-chauBséc.COMBINAISONS COMBINAISONS en mèche ou en nansouk, pour hommes marque Delpark, genre athlétique, grandeurs 32 à 48.Aussi combinaisons en balbriggan blanc, crème et jaune, manches et jambes courtes ou longues, grandeurs 30 à 44.Rég.1.49 Au rez-de-chaussée.2.00, 2.50, 3.00 pour.r Chaussures de Tennis Continuation de notre grande vente de BOTTINES DE TENNIS pour garçons.Pointures : 11 à 13 ou 1 à 5.Rég.1.50 à 1.95 pour .98 "N Nous avons la bonne fortune d’y ajouter 320 paires de BOTTINES pour hommes.Canevas blanc, noir ou brun.Rég.2.00 4 O O et 2.25 pour.JL Voyez nos vitrines.Au rez-de-chaussée.V.y Spécial pour Samedi SURVEILLEZ BIEN CE CERCLE* t haque lour aoportera son aubame ROBES 200 nouvelles robes de voile et guingnn.Grande variété de modèles pâles ou foncés.Valeurs jusqu’à 12.00 pour 3.98 Voiles h dessins, voiles quadrillés ou guinqan plaid ; 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