Le devoir, 30 septembre 1922, samedi 30 septembre 1922
f OLUME XIII.—No 22» Montreal, samedi so septembre 1922 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste t Édition quotidionno ||H h > CANADA.$600 ¦¦ Etats-Unis et Empira Britanniquo .«8.00 UNION POSTALE .$10.00 H| / Édition hobdomadt nz mljÉ H BS jÊ CANADA.$2 00 MB M MËm ÆË ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 mÆÊÊrnmjm fggjggf Directeur: HENRI BOURASSA Rédaction et administration 43, RUE SAINT-VlNCENi; MONTftKAC TÉLÉPHONE} » Main 74Si SES VICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 „ Administration, Main 6183 FAIS CE QUE DOIS! Kemal sommé de quitter la zone neutre-LesTurcs immobiles Voir paje3 Les mystères du Traité de Sèvres Comment M.Dandurand a déclaré que nous n’avons pas “ratifié” le fameux document — La réplique qu’il eût été facile d’opposer à M.Meig-hen.Nous n'avons pas fini d’entendre parler du traité de*Sèvres.Que la guerre sorte du conflit actuel ou que l’affaire se règle temporairement par un compromis, nous sommes sûr que le Pafrieux document reviendra plus d’une fois sur le tapis.On sait quel usage M.Mexghcn, dans son bref échange d’arguments avec M.King, a fait d’une phrase de M.Dandurand.—Nous avons ratifie le traité, a dit l’ancien premier ministre à son successeur, et la preuve, c’est que votre collègue Dandurand, qui présentait au Sénat le fameux projet de loi pour mettre en vigueur les traités de paix avec la Hongrie et la Turquie, l’a formellement déclaré.Et'M.Meighen citait, à l’appui de son dire, ce bref colloque entre MM.Bcîcourt et Dandurand: L'HON.M.BELCOURT.—U serait extraordinaire que nous adoptions une loi pour créer les moyens de mettre à exécution un traité que nous n avons pas ratifié.* VllQN.M.DAN DUR AS U.-Nous le ratifions maintenant.• Ce texte est authentique, et M, Dandurand a bien répondu à M.Belcourt: W> are'nom ratifying it (l’échange d’observations sc faisait en anglais) ; mais il est 'doublé et démenti par un autre, que personne ne parait encore avoir songé à citer.* Hc On sait que le projet de loi destiné à mettre en vigueur les traités avec la Hongrie et la Turquie a été présenté aux Communes dons les toutes dernières heures de la session, le samedi 24 juin.A proprement parler, il n’a soulevé aucune discussion.M.Meighen s’est contenté, l’après-midi, de demander s’il ne pourrait être remis au soir, tandis que M.Crerar, après une question générale (Quelles explications avez-vous à donner?) s’informait de ce crue l’on pourrait par là tirer de la Turquie.Le plus curieux de la bande fut peut-être M.Drayton, qui demanda, l'après-midi, si le projet de loi était imprimé et, le soir, si ce inenic projet r- qu’il n’avait évidemment pas encore,vu — était OTetr, (tans sa rédaction, conforme aux lois du même genre précédemment adoptées.(Nous avons, samedi dernier, raconté toute cette histoire.) Le texte des Communes vint au Sénat trois jours plus tard, le 27 juin, la veille même de la prorogation.Il faut avouer qu'on l’y examina d’un peu plus près qu’aux Communes.Nous avons relevé une premiere observation de M.Belcourt.Sir James Lougheed fit une remarque du même genre.Après quelques minutes d’une conversation à bâtons rompus, M.Dandurand, qui présentait l’enfant de M.King, paraît avoir eu l’impression qu’il ne connaissait pas suffisamment l’affaire pour aller plus loin.Il proposa lui-même l’ajournement du débat, promettant d’apporter, à la séance suivante, des renseignements supplémentaires.• De fait, le même soir il produisit une déclaration rédigée avec soin et sur simple lecture de laquelle le projet de loi fut définitivement adopté.“Le traité avec la Hongrie a été ratifié par ce parlement, disait alors M.Dandurand, mais non pas le fraité avec la Turquie.Cette loi autorisera le gouvernement à :idopter l’arrêté ministériel nécessaire relativement aux affaires qui doivent être maintenant traitées avec la Hongrie; elle l’autorisent aussi à adopter un arrêté ministériel quand le traité avec la Turquie sera ratifié (The Treaty with Hungary has been ratified by this Parliament, but not the treaty with Turkey.This Act will enable the Government to pass the necessary Order in Council concerning matters now to be taken up with Hungary, and also to pass an Order in Council WHEN THE TREATY WITH TURKEY IS RATIFIED):’ * * * .When the.treaty with Turkey is ratified.M.Dandurand, parlant cette fois après délibération et consultation et non pas dans la vivacité d’une conversation à bâtons rompus, M.Dandurand, exprimant vraisemblablement l’opinion de l’auteur même du projet, M.King, ne disait plus: Nous ratifions ici le traité, mais bien: Nous adoptons une loi qui nous permettra de faire telle chose LORSQUE LE TRAITE SERA RATIFIE.Déclaration d’où il ressort clairement lo que M.Dandurand ne considérait point le traité ratifié le 27 juin; 2o qu'il ne jugeait point que ce traité dût être ratifié, du fait seul de la loi présentée ce jour-là., ! Il eût été très facile d’opposer ce texte, qui a un autre poids que le premier, à celui qu’utilisait M.Meighen.On a probablement craint de souligner par là la contradiction de M.Dandu-rand.Mais la chose est trop importante pour qu'un détail comme celui-là empêche une utile mise au point.* * % Après consultation et réflexion, le porte-parole du gouvernement a nettement indiqué, le 27 juin, qu’à son avis le fameux traité n’était pas encore ratifié, que son projet n’aurait pas pour effet de le ratifier.C’est une déclaration que nous avons le devoir de retenir.Orner HER0UX.des feuilles, an murmure de l’eau, au vol d’un papillon, au caquet des oiseaux qu’au dernier grand bal de Mme Bec-Pincè ou au dernier discours d’un politicien aussi bavard qu’ignorant et moins ignorant que canaille.Les premiers jours d'automne invitent À cette détente de l’être dans une atmosphère tiède.Les heures de flânerie et de rêverie, loin de représenter du temps perdu — à condition qu’on n’abuse pas de cette bonne chose — constituent l'un des exercices essentiels de la vie spirituelle.C'est comme un bain pour le cerveau, une fontaine de jouvence pour Vâme qui retrouve ainsi la fantaisie et la naïveté du jeune âge.Un après-midi d’or, je rêvassais dans la montagne, en cuvant le soleil sur un banc, occupé à écouter les oiseaux piaillards, à suivre leurs sautillements dans les branches jaunissantes ou au milieu des feuilles tombées et recroquevillées, à remarquer les jeux de lumière dans les sous-bois, à m’amuser des mines des oisifs, mes semblables, étendus nonchalamment, assoupis ou le nez en l’air, comme des üudauds.Soudain, une aile noire, chassant toutes les visions roses que la fée protectrice des cigales et des papillons répandait autour de nous, vint se poser sur un arbre.C'était un corbeau.Il s’essuyait te bec, #/ agitait sa queue et il croassait, croassait, à n‘en plus finir.Dans sa langue barbare et lugubrç, que diable exprimait-il?Pourquoi cette loquacité de vieille Juive papotant au marché ?Enfin, il prend son vol tout en poursuivant son monologue de mort.C’est égal, le charme est rompu- ll suffit d’une dissonance pour détruire le rêve intérieur et l’harmonie des choses.Et ceci s’adresse aussi aux corbeaux de la société, les éternels raseurs des éternels concours d’éloquence, les sempiternels présidents des sempiternelles soirées, voix de crécelle, vieilles barbes, bavards réjouissants et bienvenus comme un corbeau jacassant dans le.jour d’or auréolé de poésie.ONUPHRE.Les lois violées spiritueux.Elle interdit formellement à quiconque, sauf à la com-missien de faire le commerce des spiritueux.Il n’y s qu'une exception, les pharmaciens qui, sur ordonnance de médecin peuvent vendre de l’alcool les jours férié*, en quantité au reste très restreinte.La majorité des Ipolleggers américains s’approvisionnent ici.Au.v Etats-Unis presque tout ce que l’on offre dans les hôtels huppes porte le timbre de notre commission des liqueurs.Ces bootleggers, c’est un fait connu, s’alimentent, directement et par l’entremise de certains complices.Un curé des environs de Montréal déplorait le fait, récemment, que la moitié de sa paroisse viole la loi ouvertement, ce qui n’est pas pour la moraliser.Une bande d’individus passe de dépôts en dépôts, souvent ils sont accompagné* de femmes; ils défilent au comptoir, chargent leurs voitures de bouteilles et gagnent la frontière.De toute évidence des gens qui s’approvisionnent de la sorte, surtout quand ce sont des gens de revenus modestes, achètent pour revendre et violent la loi.PoOr les arrêter, il suffirait de monter la garde au pont Victoria.Combien en arréte-t-on par jour?Combien par semaine et combien par mois?11 est douteux que le gouvernement provincial, qui volt violer, avec parfaite sérénité sa propre loi.tout en proclamant partout qu’i.1 travaille à l’avancement de la tem pérance et qu’il a supprimé le pro fitage sur l’alcool, se montre d’un zèle excessif pour mettre en vigueur une loi fédérale.Et ce qui passe tout comique, c’est que quelqu’un, fort au cou rant, vient de nous affirmer qu’un ancien gérant a été condamné à I; prison, sans option d’amende, poui avoir vendu deux bouteilles à la fois nu même individu.Les mêmes individus viennent tous les jours, et plusieurs fois par jour, acheter des dizaines de bouteilles dans les dépôts; mais on ne les inquiète pas; jamais ces honnêtes clients n’achètent deux bouteilles à la fois.Ce formalisme suffit à tranquillise^ la conscience de nos modernes Pharisiens.Looi» UUPIRE.-—¦ Chronique FLANER Une des besognes les plus difficiles et des plus sabotées, c’est la flânerie.AV criez ni an paradoxe, ni à la mystification.Le siècle aime la fainéantise, mais il adore le bruit, le mouvement, la vitesse.Son idéal, c’est de ne rien faire dans une auto qui travaille de toute la force de son moteur et de ses roues.Ce stupide repos de brute, uni par la mécanique à cette agitation de fou, n’a rien de.commun avec la flânerie.C’est tout un art que la flânerie.\e flâne pas qui vent ni A tout moment.Pour réaliser ce délicieux état de lesprit et du corps, il faut un concours de circonstances, la clémence de la température, le sou rire de la lumière, une disposition du caractère, une bonne digestion, l'absence, de soucis, de la curiosité, une imagination pas trop vive mais lllèe et un brin de paresse.à fait très éve ‘ > pa indispensable.il ne suffit pas, cependant, parce que, sans cela, vous comprenez, la flânerie serait encore plus répandue que le bourrage de crâne.La flânerie ainsi comprise corn- Îwrte une forte dose de rêverie, .'esprit du flâneur virtuose se livre avec un tel abandon au spec/acle du monde qu’emporté par le rythme de la vie universelle, il tombe dans une espèce d’hypnose, de demi-inconscience, d’ivresse métaphysique.Le sombre orgueil humain, cause de tant de douleurs, s'endort, dans la contemplation, et l’heureux flâneur, absorbé par le pittoresque des choses, s'intéresse plus au friselis LA iLOI CONTRE IA VENTE ILLICITE DES NARCOTIQUES — LA LOI CONTRE LE COMMERCE DES SPJRITUEUX Nous marquions, mardi dernier, l’urjgence d’organiser un service d« police spécial pour la surveillance et l’enrayemcnt du commerce des narcotiques à Montréal.Depuis lors, M.F.-W.Cowan, chef du service qui, au ministère de la santé, est chargé de l’application de la loi contre le commerce illicite des narcotiques, a donné une entrevue à la Presse associée où il parle de la situation de la métropole.Elle y est, diUl, d’une gravité particulière, qui n’est comparable à celle d’aucune autre ville du pays.Cela tient à des facteurs spéciaux.Montréal est le principal port de mer du pays et affligée d’une population cosmopolite sans cesse changeante.Depuis le commencement ne l’année le chiffre des morts par empoisonnement s’y établit à 35.Il y a de quoi réfléchir, d’autant plus que M.Cowan ajoute que le commerce ne fait que se développer en dépit des efforts de la police — de la police fédérale surtout; car il note que plus de cinquante pour cent des poursuites dans tout le pays (et la proportion pour Montréal seule pourrait être plus élevée) ont été intentées par les agents fédéraux.Ce n’est pas à Téloge de l’activité des diverses polices municipales, de la notre pas plus que des autre».Et pourtant rest à Montréal que le ring, le cercle des grands trafiquants a ses quartiers généraux.M.Cowan, en le disant, ne fait que répéter une chose bien connue de la police; mais il donne l’explication de la permanence de cette or-ganisatlon et de ses moyens de défense.Cette organisation est, dit-il, suffisamment influente et puissante pour rendre difficile la condamnation des colporteurs et pour les défendre de tribunal en tribunal.Pc ne serait pas de trop, pour venir à bout de cette organisation, que des efforts concertés des trois polices, la fédérale, In provinciale et la municipale.On ne peut reprocher \ la police fédérale, comme nous l’avons vu plus haut, de rester inactive.La police municipale ne fait nas grnnd’-chose; mais elle se plaint que ses efforts, quels qu’ils soient, trouvent un obstacle dans la conduite des tribunaux qui, en condamnant >\ l’amende les délinquants qui leur sont amenés, n’enrayent pas le commerce.L’amende payée, les profiteurs de cet immonde négoce retournent A leurs cornues, continuent d’importer des narcotiques et d’en favoriser l'écoulement.Peut-on compter sur la collaboration de In poliro provinciale?En théorie celle-ci n beaucoup de besogne, dans la mise en vigueur de la loi des lioucurs; en fait elle ne parait pas aboutir h des résultats très sérieux; et si elle apporte la même compétence et le même *èle dans l'application de la loi conlrc les narcotiques, Il n'y a pas grand’-rhnse h attendre de son intervention.Prenons, par exemple, la loi Taschereau concernant la vente des Cela peut être vrai.Mais on attendra une explication que M.King, si prompt â la demander l’an dernier de M.Meighen, donnera sans doute lui-même, et tout de suite, étant premier ministre.Autrement, M.Meighen devra suivre le précédent posé l’an dernier pur M.King et sommer celui-ci de fournir à son tour sa version sur le transport d’obus anglais au Canada.G.P.Vers la haute culture scientifique La Faculté des Sciences de TUniversité de Mont-I réal.Bloc-notes Il faut y penser On lisait hier dans les dépêches de Toronto qu’il jNajjar le temps qui court, dans les (Afférents ho-pitaux militaires du Canada 5,000 hommes qui y vivent depuis des mois et même quelques années, et qui sont tous des blessés de la dernière grande guerre.De ce nombre, 3000 sont des tuberculeux incurables ou des gens souffrant d’autres maux également incurables.C’est un des nombreux reliquats de la.guerre à laquelle nous avons participé, de 1914 à 1918.A ceux qui parlent sérieusement de nous faire intervenir dans un nouveau conflit, aux bords (les Dardanelles, ces semaines-ci, on pourrait faire voir ces 5000 épaves de la grande guerre européenne et leur demander s’ils veulent ajouter à ec* nombre 5000 autres jeunes Canadiens.Il faut penser à cela, qui n’est pas un détail.Que se brasse-t-il ?• D'Europe, on câble que l’ancien premier ministre grec Venizelos, de passage à Paris, y a longuement causé .ivec un de ses vieux amis, sir Basil Zaharoff.Zaharoff est, tout comme Venizelos, d’origine grecque, mais mâtiné de Juif levantin, tandis que Venizelos passe, à tort ou à raison, pour descendre de Juifs espagnols établis à Saio-nique.Zaharoff, qui est riche à millions, est un des conseillers intimes du premier ministre Lloyd George; il a reçu le titre de chevalier, du gouvernement anglais, il est proprietaire à Londres, depuis quelque temps, d’un quotidien assez répandu, il a des intérêts dans le groupe des pétroles Royal Dutch-Shell, puissante concurrente de lu Standard OU, en Russie et dans le Caucase et c’est un brasseur d’affaires fort répandu dans la finance internationale.11 > a quelques semaines, on a dit qu’il venait de souscrire Ü0 millions, de dollars à une banque nouvelle, qu’on voulait fonder à Sinyrno, et qui devait être la concessionnaire et l’agent financier d’une république smyr-nlote, établie sous protectorat un-glnis, dont il serait ïè premier président.Dans ccs circonstances et vu ccs projets, les conversations de Venizelos et de Zaharoff sont à signaler.11 sc passe de si curieuses choses, en Grèce et du côté du Levant! Ces munitions M.King, il n’y a guère un un, a fait du tapage â propos du déchargement de munitions anglaises à Lévis, au temps où M.Meighen était premier ministre.Ces jours derniers, un autre paquebot canadien a apporté une nouvelle cargaison de munitions et même, à ce qu’on dit, de l'artillerie, â Lé-vU, et l’on répète couramment que tout cela nous vient d’Angleterro.A ce qu'on rapporte d’Ottawa, c’est simplement l'armée anglaise qui nous rendrait dos projectile» et des armes que nous lui avions cédé» pendant la dernière guerre^ Toronto et nous Nous trouvions périlleux que la ville, sous l’impulsion de M.Martin, s’engageât dans le commerce de la houille, M.Taschereau a donné son assentiment au projet et il est possible que, sans acheter 60,-OUft tonnes, les autorités municipales achètent une certaine quantité de charbon.Le péril est au mot ri’ atténué, car il peut être utile de constituer une réserve.Pour nous, nous eussions trouvé plus simple que le contrôleur du charbon pour la région de Montréal, nom mé vraisemblablement à /aison de sa compétence, eût le pouvoir d’acheter Ce charbon, de le mettre en réserve, de veiller à la vente et à la distribution, à un prix déterminé.par l’entremise des marchands.Cela eût réduit au minimum les dangers de cette vaste transaction.Mais il appert, d’après une dé claration de M.Wanklyn lui-mè-me, que le contrôleur du combus tible est un homme de paille, comme on dit vulgairement.Il n’a qui des pouvoirs consultatifs.On peui l’écouter ou ne pas l'écouter, a-t-il confié au Star.Il prévient le public qu’il gèlera ou qu’il ne gèlera pas (le public); il prévient le marchands de combustible de 1; quantité de charbon nécessaire h lu consommation.11 ne peut aller au delà.Il n’a pas même droit de commenter les prix du charbon.Il ressort de celte entrevue que le public est mal protégé, surtout quand on sait que l’anthracite d’après des dépêches qui ont été confirmées ce matin, se vend 915.50 la tone à Toronto et en moyenne $18.à Montréal.Il y a une marge inquiétante, une marge douloureuse pour le Montréalais.Le transport peut expliquer partie de cette différence, U ne la^ peut expliquer ni justifier toute.Ce_ qui seul parait apporter une explication plus irritante que satisfaisante c’est que dans la province voisine le contrôleur a des pouvoirs dictatoriaux tandis que le nôtre n’a pas le moindre pouvoir.Pourquoi ne les lui a-l-on pas donnés?Pourquoi ne veille-t-on pas sur les intérêts des contribuables avec le même soin dans la province de Québec que dans ta province voisine?Sans doute la population n’aime pas l’ingérence du gouvernement en ces affaires et nous avons une raison particulière de nous plaindre puisque, chez nous, le gouvernement fixe nrl/1-trairement le prix des spiritueux et des vins.Mais aux grands maux les grands remèdes.La crise actuelle est telle, elle causera des souffrances si aiguës qu’il est utile de se départir de la prudence ordinaire et de réglementer ce commerce, cela n’affectera qu’un nombre restreint de particuliers, et protégera l’intérêt général.____ L.D.La crise ••¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦*¦¦¦¦¦¦¦¦»¦¦¦»» M.King attend (De notre correspondant) Ottawa, 29.— II y a, aujourd'hui, deux semaines que l’Angleterre a demandé au Canada de lui accorder notre appui matériel ou moral dans la guerre qui menace de lui tomber sur les bras aux Dardanelles.Jusqu’ici le cabinet canadien a retardé d’agir avant que les événements ne prennent décidément une tournure plus grave et que la guerre ne soit officiellement déclarée.Il n’a pas voulu prendre le premier ministre britannique ou mot, s’associer à son coup de bluff pour stupéfier les Turcs et le» clouer sur place par un sentiment de crainte.C’est déjà un / (par le R.F.MARIE VICTORIN, des Ecoles chrétiennes.) délai de gagné, endnnt la est loin Ccpc d’être résolue ministère n’a pas décidé de se pro- i question définitivement.Si le lie et la Nouvelle-2 emp* qi -Zêta ml e pour ap- nuyer le coup de diplomatie de Lloyd George, il peut marcher si la guerre est déclarée.Il réunirait les Chambre» et enverrait un contingent en Turquie.Tout lo monde parait de cet avis dans les sphères offirielles.C'est dire que le gouvernement canadien agirait alors comme ses prédécesseurs si les événements européens l'obligent à la fin à prendre position.Tout ce qu’il espère, c’est que Moustapha Kémal veuille bien obéir aux sommations diplomatiques des Alliés, sinon ce sera la guerre encore pour nous.Notre sort vu maintenant se jouer sur le» bords du Bosphore et des Dardanelles pendant les quelques jours qui vont suivre.Ce sont le* nouvelles qui viennent do cette partie du monda qui sont surtout intéressantes pour nous à l'heure actuelle.Elles nous révéleront ce que vg faire notre cabinet et ensuite no- La création d’une Faculté des Sciences à l’université de Montréal, : qui avait paru à plus d'un une redoutable équipée, a déjà donné des résultats suffisants pour que l’on puisse ranger cette initiative parmi les plus fécondes de la génération présente.Et, certes, ta postérité ne devra pas oublier les courageux qui eurent la témérité de concevoir cette innovation, et les généreux qui firent les sacrifices que l’on sa.t pour la réaliser.Mis à part le» facteurs moraux et religieux qui sont à la base de l’ordre social et qui initient par le fait même un certain progrès matériel, un peuple vaut non seulement par son développement économique, il istriel ou commercial, mais encore et surtout par son «’¦lite de penseurs, de chercheurs et de savants, par son apport au capital scientifique de l’humanité.Cette formation scientifique qu’un très petit nombre des nôtres pouvait aller chercher à l’étranger, va désormais être mise à la portée d’un grand nombre, théoriquement à la portée de tous.Et c’est, pour tous ceux qui ont à coeur l'avenir de la race, un véritable soulagement de penser que nous allons enfin travailler à nous évader graduellement de ce colonialisme du savoir, un peu humiliant en somme au degré où nous le subissons, et que nous marchons ferme vers une émancipation intellectuelle de bon aloi.Si l’on veut savoir tout le chemin parcouru, on n’a qu’à se rappeler quei, bien que la période d’organisation dure encore, la Faculté des Sciences a déjà pu conférer les diplômes suivants; Doctorat ès Sciences honoris causa .2 Doctorat ès Sciences après soutenance de thèse .2 Licence ès Sciences 2 Chimie .6 Certificat d’Etudes Supérieures: Mathématiques .4 Botanique .3 Géologie .„ 4 P.C.N.(1922 seulement) .44 Attestation .3 On sait que la Faculté a été fondée dans le but d’offrir à notre jeunesse les moyens d’acquérir en matière scientifique une formation générale supérieure.Les matières enseignées sont: les Mathématiques générales, le Calcul différentiel et intégral, lu Mécanique rationnelle, l’Astronomie, l’Analyse supérieure, la Physique générale, la Chimie générale, physique et appliquée, la Botanique générale et spèciale, la Biologie, la Minéralogie et la Géologie.N’étant pas une école professionnelle, la Faculté a organisé ses cours de façon qu’un élève puisse s’inscrire pour une seule matière, s’il île désire, et consacrer tout son temps à en approfondir les différents aspects.Bien que renseignement s’adresse en tout premier lieu à ceux qui se destinent au professorat, tout homme qui, au cours i de ses travaux industriels, a caressé le désir d'acquérir un complê-! ment de formation en une matière ! déterminée trouve à la Faculté un foyer de culture scientifique approprié à ses besoins.Tous ceux qui ont un titre universitaire peuvent aspirer aux grades qu'elle,a institués: Certificats du P.C.N.; Certificats d'Etu-des Supérieures; Licence; Doctorat.Mai* la Faculté n’a pas oublie les jeunes gens qui voudraient noursuivre des études de science sans posséder les qualifications requises pour l’Immatriculation.Pour eux, elle a établi la catégorie des élèves libres.Il y a actuellement dans les laboratoires industriels des Jeunes gens qui seraient heureux de connaître le pourquoi des opérations synthétiques ou analytiques qu’ils font chaque jour mécaniquement; des agronomes, des hortirultcurs, des ingénieurs fores tiers qui, arrêtés par de multiples omblêmes, se rendent compte qu’un entraînement scientifique sérieux doublerait leur vnleur professionnelle.Ccs Jeunes gens, la Faculté lo* Hceueille largement, et leur décerne, moyennant certaines conditions de scolarité et d’examen.des attestation» d'aptitudes et de succès.Rappelons qu’en ces dernières années, le Conseil Honoraire des recherches scientifiques et tndiu-trielles du Canada n Institué des bourses de recherches.Ceux qui désirent obtenir de» bourse» d’étudiants doivent »e qualifier dans l’une des matière* suivantes; blo- tre parlement.Il devient inutile de regarder à Ottawa où l’on parait déridé à l’Inaction tant que les canons anglais ou les canon» turcs n’auront nas tiré.Espérons pour M.King que les événements de Turquie ne l’obligeront pas à se prononcer, logic (animale et végétale), chimie, génie, géologie, métallurgie, minéralogie, physique.Jusqu'ici aucun* Canadien français n’a bénéficié de ces bourses.Rien ne peut désormais nous excuser de rester en arrière.Le chemin tout trace est lu Licence obtenue à la Faculté des Sciences.Diverses revues ont parlé, chez nous même, de l’avenir que lu chimie offre aux jeunes gens.Le cours de Chimie pure reçoit une attention particulière de la Faculté.Il va être complété par un cours de Chimie physique et de Chimie appliquée.Jusqu’à ces dernières années, les jeunes gens qui voulaient se spécialiser en ces matières n’avaient d’autre ressource que celle de suivre les cours régu-ùyrs d’écoles professionnelles ou d aller s'inscrire dans une université étrangère.La Faculté des Sciences comble donc une lacune sur ce point.* Une autre lacune, non moins déplorable, est comblée par les cours de mathématiques générales et spéciales de la Faculté des Sciences.I out le monde sait combien il importe dans la vie ordinaire de savoir compter, d’avoir de solides notions d’arithmétique: le degré initial des mathématiques.Les hommes d’affaires, les financiers perçoivent nettement la nécessité de connaissances plus étendues en la matière.L’ingénieur, l’industriel, 4 l’astronome, le chimiste, le physicien sentent encore plus vivement l’importance d’une forte éducation mathématique.C’est que les mathématiques présentent, outre leur utilité immédiate^ un caractère d’universalité: elle* sont à la base de tonte théorie scientifique.Pas de théoricien de premier ordre qui n'ait été en même temps un grand mathématicien.Descartes, Pascal.Newton, Laplace, Lagrange, Fresnel, Maxwell, Poincaré, Einstein combinent à un degré excellent la science des grandeurs et celle des réalités physiques.Partout d’ailleurs on reconnaît cette relation fondamentale des mathématiques aux autres sciences, et dans les vieilles universités : Paris, Oxford, Londres, le cours de mathématiques dites "spéciales” est très suivi par les candidats aux autres certificats.Et ce programme d’études supérieures se développe graduellement de façon à comprendre le calcul avancé, les équations différentielles, lu géométrie moderne, la théorie des fonctions, etc.Que si l’on nous demande à quoi bon ces recherches spéculatives, nous répondrons qu’elles conviennent à une élite restreinte, à ceux que leurs aptitudes, leurs goûts, leurs études antérieures, orientent dans cette voie.Ils y trouveront avec la pure jouissance de la beauté résultant de la splendeur de l’ordre dans les relations dos symboles, une lucidité et une vigueur intellectuelle proportionnée à l’effort fourni.Ils y gagneront une maîtrise du sujet qui fera d’eux les professeurs éminents dont nous avons de plus en plus besoin, dominant les difficultés des programmes, sachant relier par des vîtes d’epscrnhlc les différente» parties de leur enseigne-I ment et renouvelant par le travail de recherche un intérêt qui faiblit | forcément dans la monotonie des répétitions quotidiennes.S’il esi un «romaine où nous nous sommes laissé dépasser par nos compatriotes d’autres races, c’est bien relui de la géologie et de la minéralogie.A la commission géologique d’Ottawa, nos compatriotes ne comptent encore que très peu de représentants, et au service des mines de Québec on se plaint de ne pas avoir suffisamment de • géologues compétents à qui confier l’étude des terrains de la province.Aussi lo Faculté des Sciences a-t-elle voulu fonder une chaire de géologie et de minéralogie pour le* personnes désireuses de se spécialiser dans cette branche de l’histoire naturelle.Ce cours a pour objet In géologie et la minéralogie générales d’abord, puis les formations géologiques canadienne* et les minéraux particuliers qu’elles renferment.Cette nouvelle chaire est venue à son heure pour combler ici encore une lacune longtemps et vivement ressentie.Le pays est immense et encore relativement peu exploré; la province de Québec en particulier présente, surtout dans sa partie nord, de vastes étendues dont le sous-sol est Inconnu ou sur lequel on connaît trè* peu de chose.Il reste donc un vuRte*Hiamp ouvert à l’activité de ceux q ’I désireraient se spécialiser en géologie.Si le bon et savant auteur de la “Flore Canadienne", l’abbé Pro-vencher revenait en ce monde, il éprouverait une grande joie en voyant la réalisation d’un de ses plus chers désirs: l’enseignement péri manent de la botanique supérieur re.(suits à la page V A 1 ~ A s LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 30 SEPTEMBRE 1922 VOLUME XIII_Ho 228 La cathédrale du Pas Le« fêtes qui ont accompagné sa bénédiction — Emouvantes manifestations — Un appel de Mgr Béliveau.Le Devoir a publié déjà l’histoire ‘ du vicariat apostolique du Keerwa-• Mn et de la nouvelle cathédrale du Pas.Nous recevons le récit suivant, des fêtes qui ont accompa^ne la bénédiction de la nouvelle cathédrale : Le Pas Man., 18 sept.1922.La bénédiction de l'église cathédrale du Vicariat de Keewatin a été l’occasion de fêtes dont le souvenir demeurera longtemps gravé dans la mémoire de ceux qui ont eu l’avantage d’y assister.iMardi, le 12 septembre, une foule assez nombreuse se pressait aux abords de la gare en attendant l]ar-rivée du train.Trois automobiles décorés des couleurs nationales et gracieusement mis à la disposition du comité de réception étaient déjà rendus.A l’heure précise le train entrait on gare et Mgr Béliveau, archevêque métropolitain de Saint-Boniface, Mgr Mathieu, archevêque de Regina, Mgr Budka, évêque ru-thène, Mgr Prudhonime, évêque de Prince-Albert et Saskatoon, ainsi qu’une dizaine de membres du clergé en descendaient.Le B.P.Vézina, 0 ALI., vicaire général de Mgr Char- 1 ehois accompagné de l’abbé Marchand, assistant à la paroisse, leur souhaitaient la plus cordiale bienvenue au Pas.Quelques minutes plus tard, rendus à l’évêché, ils étaient reçus à bras ouverts par Mgr Charlebois, heureux de cette première visite de ses frères dans .j l’épiscopat.Dans l'après-midi, les,enfants de l’école, au nombre d'environ deux cents, présentèrent leurs hommages aux distingués visiteurs, se disant heureux d’être les premiers appelés à exprimer leur reconnaissance à «s vénérables membres du clergé .qui, pour la première fois visitaient la petite ville du Pas.Mgr Béliveau, archevêque métropolitain, occupait son trdno assisté du R.P.Naessens, délégué eg de l’Alberta, et do M.l’abbé Perreault, curé de Tisdale.Assistaient au choeur Mgr Mathieu, de Reglna, Mgr Ëudku et Mgr Prud’homme, évêque de Prince-Albert et Saskatoon.Le choeur do la paroisse rendit d’une manière parfaite une magnifique messe en musique de Batt-man.Après l’évangile, Mgr Béliveau, du haut de son trône, donna le sermon et fit voir le grand honneur et le grand privilège pour l’église catholique de pouvoir posséder dans ses temples le Dieu eucharistique, caché sur nos autels.Puis, Mgr Prud’homme adressa la parole en anglais et démontra avec éloquence et conviction la vérité de la parole de Tertulien “Christianus alter Christus.” A une heure, la salle paroissiale, artistiquement décorée de guirlandes de sapin, entremêlées de chrysanthèmes jaunes et blancs, par les mains habiles des Soeurs de la Charité, ouvrait grandes ses portes pour y recevoir au-delà de cent convives.A la table d’honneur prenaient place avec nosseigneurs Béliveau, Mathieu, Budka, Prud'homme, le premier ministre de la province, le maire de la ville, M.Hnlcrow, le commissaire du nord du Manitoba, M.Campbell, une douzaine de membres ciu clergé, les syndics «le l’église, MM.Louis Allard et W.-B.McLellan.les commissaires de l’école, MM.Joseph Broderick et P.Cuillérier, tandis qu’aux autres tables une centaine de convives était assis.Après avoir fait honneur au menu, si habilement préparé par les religieuses de l’hôpital et servi d’une manière parfaite par les dames et demoiselles de la paroisse, avant à leur tête Mme W.-B.McLellan, Mgr Charlebois se leva pour Le reste de l’après-midi fut em- remercier tous ceux ,Mui avaient - • 1 .bien voulu se rendre a son invita- - ployé à visiter l?»r dire combien il était ho- tingués de l’Eglise catholique dans, nor(’ d avoir etc in\ité à prendre l’Ouest canadien I Part H rP bamIm't :U1X cotes des Mgr Béliveau, dans un discours! chefs les plus distingués de l’église d'une grande envolée, voulut bien i eatholi-que dans cette partie du pays, «tire toute sa satisfaction d’être " ajouta que, s il n avait pas eu 1 a-‘venu au Pas et d’v voir ce qu’il vl voata0c votre antcr./ /y ‘fondée er ffPA 'll A.-n ik rJondée en 1786 i ‘H?V « * « , , * ?* VOLUME XIII.—No 228 LB DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 30 S! B Page du foyer ,e 33 Quand j'y arrivai, je ne savais pas que j’en-rais dans une maison historique, — mais toiles les maisons du vieux Paris sont peut-être lis torique s! — C’était il y a deux ans, le 12 no-, membre, vers quatre heures.A peine descendue \n France, je n’étais pas acclimatée.Je trouvais ju’il y faisait sombre.Dans de longues rues itroites où pas une.maison n’avait moins que [es cinq étages, la nuit me semblait venue demis midi.Le taxi me cahotait durement.Il \’arrcta, j’étais contente.J’allais voir ma cham-ire, ce qui serait “chez nous” de longs mois.Je \onnai à une lourde, large et haute porte, où m autobus tout rond pouvait pénétrer! Lorsqu’on m’en eut ouvert un battant, je me trouvai lans quelque chose qui ressemblait un peu à ce iiie l’on appelle par ici un “passage de cour" ; tauf, qu’à l’antre bout, il y avait une autre im-[nense porte, vitrée et plus coquette; et que chacun des murs de ce passage était percé d’une mirée particulière; d’un côté, il y avait en plus \a fenêtre de lu loge qui donnait un carré de lumière.Le chauffeur du taxi, en moins d’un clin l’oeil, avait poussé ma malle dans la porte, ré-damé son dù et pris la poudre d’escampette.)lus lard, j’apprendrais que les chauffeurs de \axi à Paris sont rarement plus polis pour les milles, qu’ils ne s’exposent jamais à les monter \tnâme uifétage, préférant perdre des pourboires que se livrer ci pareil tour de force.Mais la concierge arriva, sautillante, exci-\ée, vêtue comme les femmes sur les images lans les volumes qui datent de 1880 ou 85.Voyant que c’était bien moi, l’attendue, elle me lit qu’elle allait prévenir “Mademoiselle", et \n’introduisit dans un petit salon.Ce petit sajou, je le connaissais.On le retrouve mille fois chez nous, à la campagne surtout, qù les meu-yles sont souvent anciens et de velours rouge, pans un coin, il y avait un piano droit; dans un putre, une table ronde recouverte d’un tapis de feutre brodé; sur cette table, des livres à reliures vives; sur la cheminée, des portraits.Au Jr/mr, les cadres représentaient des monuments |Dii des évêques.Tout de suite, il me sembla [que toute ma très vivante personne jurait un leu avec le décor.La concierge revint.File me fit monter et, m premier, à gauche, frappa, puis m’ouvrit la lorte.Mademoiselle m’attendait.Elle m’ac-Iffillit bien aimablement.J'étais présentée, recommandée par une religieuse.Tout était bof/r le mieux dans le meilleur des mondes.Elle m’expliqua : La maison n’était pas tout ce qu’il fallait à une étudiante libre comme j’allais l’être; mais j’y aurais une nourriture saine, beaucoup de tranquillité et je pourrais faire tout ce qui me plairait.L'important serait que je sois là à l’heure des repas et de la fermeture des portes, où que j’aie prévenu que je ne ren-trerais'pas.Il y avait la chapelle, la messe tous les matins, si j’en voulais.Pour compagne j’aurais une autre jeune fille dans mon cas.Les autres avaient peu de loisirs, soumises au règlement et aux études de l’école qui les préparaient (i leur baccalauréat.Et Mademoiselle qui souriait m’observait et parut me trouver à son gré.La situation tirée au clair, elle s’informa de mon voyage et de mon pays.Les deux étaient pour elle autant que du arec.Mademoiselle était grasse et brune, avec des yeux foncés et vifs et deux taches roses bien rondes sur les joues.Elle avait la bouche petite et jolie et je pensai que, jeune, elle ne devait pas être mal.Aujourd'hui, elle lissait sans pitié ses cheveux et portait un corsage noir montant et ajusté.Elle me plut.Je pensai cependant qu’elle serait bonne, aimable, complaisante, mais que je ne m’en ferais pas une amie.Deux siècles et son dircctorat nous séparaient.Elle était trop habituée à mûter tout un régiment, à n’aborder que des sommités professionnelles, à garder, avec la dignité due à son rôle, un cérémonial de coeur, d’âme, de pensée, antique.solennel, rigide.Elle sonna la concierge et rien qu’au ton avec lequel elle dit : “Julienne, conduisez Mademoiselle» à sa chambre”, je compris tout ce qui nous séparait.Et c’est avant d’appeler Julienne qu’elle •avait ouvert sa fenêtre et m’avait expliqué le domaine : Il y avait une cour carrée et, à gauche, un pavillon de deux étages où était la salle à manger.A droite, la maison principale se continuait, mais en un corps de logis extrêmement aminci, une bande étroite couturée de fenêtres; une partie en était inoccupée, le reste appartenait aux élèves du “bac”.Puis, Mademoiselle me montrant au fond de la cour un petit hôtel entouré d’une grille de fer me révéla: “Et cette maison était autrefois celle du docteur Ozanam.Frédéric Ozanam est né au fond du jardin dans ce grand pavillon.Malheureusement, nous n’avons pas pq avoir cette partie de l’immeuble”.“C’est égal, pensais-je en suivant ensuite Julienne, je serai pendant une année logée à la même adresse qu’un grand homme bien édifiant .Michelle LE NORMAND.iLa demoiselle de magasin Vive, alerte, prévenante, ayant Ile sens du joli, de l’utile, l’intuition lies innombrables désirs de la cliente, iNtTTOYAGE A SEC SANS L’ODEUR DE LA GAZOLINE Quand vos vêtements vous revien-icnt de notre établissement, ils sont |excmpts de cette ennuyeuse odeur |de gazoline.Les vêtements sont tous soumis à une aération complète jusqu'à ce que l’odeur soit d/sparue.Envoyez-nous vos complets, ou 'ostumes.Notre nettoyage à sec prolongera leur durée et leur donnera fneiHeure apparence.Essayez notre Itervicc et notez la différence.Tel.UPTOWN 7640 TOILET LAUNDRIES LIMITED t25, RUE RICHMOND la demoiselle de magasin est de toutes les jeunes filles qui travaillent, celle qui peut le plus mettre en valeur les qualités proprement féminines de son tempérament.Aussi bien voit-on les jeunes filles en grand nombre se tourner vers cette carrière du commerce.Ce n’est pas la carrière la plus rémunératrice.Mais elle a ses coin-pensatiohs, ses joies pour l’imagination tenue en éveil, son charmo aussi, celui de prévenir les mille désirs féminins, de les comprendre toujours et d’en égaler le raffine: ment.Avec ses compensations, cette carrière pourtant n’est pas sans dangers.Ce perpétuel miroitement de choses inaccessibles, ces brusques retours ft des foyers austères, la fréquence de rencontres les plus diverses, oh! que d’échecs ils font parfois subir à l’idéal chrétien dans l’Ame de la jeune vendeuse! Toutes celles qui sont restées foncièrement bonnes au milieu de tant d’occasions de chutes le saveut bien.C’est à celles-là surtout que nous faisons appel aujourd’hui.A cause de leurs solides qualités, de la confiance qu’elles inspirent, nombre d’entre elles ont une situation économique satisfaisante et ont acquis une formation professionnelle que d’autres envient.Si nous leur parlons d’assyciations proles- sionnelles, ce n’est pas tant en vue de leur intérêt propre, bien qu’elles puissent toujours y trouver nombre d’avantages, mais surtout en vue du bien qu'elle.* peuvent faire leur entourage.Iæ groupement professionnel est une famille.Aucune de celles qui le composent ne soit se désintéresser du sort de ses soeurs.Et c’est par l'association, surtout lorsqu’elle est nationale et catholique, quelles peuvent le mieux remplir ce devoir d’en tr’aide.Au début de cette nouvelle année, songeons donc à nous inscrire au rang dos membres de l'association professionnelle des employées de magasin, affiliée & la Fédération Nationale Saint-Jean Baptiste.En trons-y taire nombre, entrons-y pour contribuer à sa prospérité, pour y apporter le concours de notre expérience, si petite qu’elle soit et l’encouragement de notre pré scnce.Entrons-y pour être auprè: des plus jeunes les bonnes amies, qui remplacent au besoin les mères (absentes, les mamans, à qui hélas! j on ne fait plus assez les conlidences I qu’on redoute de voir incomprises, j Entrons-y et n’oublions pas d’y ; amener quelques petites amies.La première réunion aura lieu le 2ôme dimanche d’octobre à trois heures et demie, au Monument 1 National, Ch.3.AMIGA.LES JOLIES CHOSES QU’ON VOIT A NOTRE RAYON POUR BEBES LU.Au deuxième étage, tout à côté de l’escalier roulant, est un rayon entièrement voué à l’intérêt du bébé.Ceux qui n’ont pas le bonheur d’avoir à s’occuper de chers petits, ne songe pas toujours à s’y arrêter.Mais si vous avez la joie d’être un papa ou une maman, un grand père ou une grand’mère, un oncle ou une tante, ou même tous simplement parrain ou une marraine — vous y trouverez une foule de jolies choses qui vous attireront irrésistiblement, des choses dont bébé ne peut réellement se passer.Manteaux blancs en moelleux chin-chilla.10.00 et 12.50 Kn drap couverture .et 6.50 En souple velours côtelé .3.95 Bonnets pour petites filles, grandeurs 13 à 16 (en mesurant le tour du visage) et coiffures pour petits garçons, grandeurs 19 à 22 (mesurant la tête) .95 à 7.50 Pour les bébés de 2 ans, nous avons des robes importées en jersey et des barbotteuses vêtements très chauds sans être trop pesants, et si confortables .,.4.75 à 6.95 En blanc avec un soupçon de couleur.Robes de bain en drap Beacon et édredon, 6 mois à 2 ans .2.50 a 4.95 Costumes tout laine comprenant gilet, culotte, béret et mitaines, 2 ans.5.95 à 8.50 •— Au deuxième.'X ÉCOLES MÉNAGÈRES PROVINCIALES Tÿus les cours réouvriront la semaine du 2 octobre.Lundi, 7.30 — Hygiène, puériculture, premiers secours, 93 la série.Ce cours est donné par le Dr R.Masson.Modes: Lundi, 10 à 12 a.m.et 7.3(1 à 9.30 p.m.$5.50 les 20 leçons.Flenn artificielles: mercredi, 7.-30 à 9.30 p.m.et jeudi, 2 à 4 p.m.$G les 15 leçons.Dessin professionnel.Arts appliqués: modes, broderies, ornemen-tntion.Vendredi 10.30 à 12 a.m.$10 les 30 leçons.Dessin des patrons: mardi 7.30 n.m.$4 les 10 leçons.Coupe et couture: mercredi 10 a 12 et 7.30 à 9.30 p.m.$5.50 les 20 leçons.* Cuisine des malades et convalescents : lundi, 2 p.m.$10 les 20 leçons* .- ^Cuisine pratique, mercredi, 7.30 à 9.30 p.m.et jeudi 10 à 12 a.m.$10 les 20 leçons.Cuisine de démonstration: mardi, 2.30 p.m.50 cents la leçon.Pour informations s'adresser à l’Ecole.Heures de bureau de 10 à 12 a.m.et 2 à 4 p.m.excepté le samedi et jours de fête.-«- A la Réparation Le 4 octobre, les membres de la confrérie de la Sainte-Agonie, sont priés de se rendre à la Réparation, pour la réunion mensuelle.La messe aura lieu à 9 heures.Cordiale invitation est faite à tous les amis, ; et, en particulier, aux tertiaires de venir se joindre aux membres de la Sainte-Agonie, pour commémoration de la mort de saint François d’Assise.—-«- Ticrg-Ordre Franciscain Fraternité Snint-Enfant-Jésus, du Mile-End.Réunion des frères, dimanche le 1er octobre à 4.30 p.m.Pour fa4re à manger MANA est l’égal du BEURRE (MILTON HERSGV CO.) MANA a le goût et la sa veut du beurre (DONALD St CO.) et il coûte moins cher TKLBfHONEZ VOS ORDRES A MAIN 2849 ANTIKOH-DUMNCl-j I /tAotCAu ors Corts aftn.irrieset.son; oouuurs !N VENTT PARTOUT' -£6 P,tp *»o»rt A.J.lAURtNCC .MONTRl é Fraternité Sainte-Elisabeth, rue Rorchester-ouest, no 9 précises, hes billets sont en vente au vestiaire, 2, rue Friponne, et nu no 228 Notre-Dame-est.Tél.Main 3551.Société mutuelle l’Assomption La prochaine assemblée de lu Société mutuelle l’Assomption, succursale abbé Casgrain, tiendra sa prochaine assemblée le 1er octobre à la salle «les Artisans, à 2 heures 30 «le l'après-midi.On procédera à (’Installation des officiers et aux questions «le régie interne.L’impôt foncier Les percepteurs de l’impôt foncier qui est payable au 1er octobre, ont reçu à date, la somme de $1, 509.592, dont If353,161 pour lu seule journée «rider.L’un «1er* nier, à pareille date, on avait perçu le montant de «il,260.604.1^* trésorier a installé «1rs comp-toircs improvisés dans le hall d’entrée de l’annexe pour accommoder les gens.CYCLAMEN.— Nerveuse, sensible, délicate, elle est timide, orgueilleuse et susceptible.Portée à critiquer, elle manque de bienveillance et elle se plaft à trouver les défauts et les fautes.des autres, car elle est moins sévère pour elle-même et ne les admet pas facilement.( Le cœur est délicat et ten«lre et s’attache facilement, mais la fierté et la timidité lui font une réserve presque farouche qui s’oppose A toute expansion.Elle est capable de dévouemeut, mais il faut qu’elle I combatte un sentiment personnel assez marqué qui la tire à l’écart.La volonté est précise vive et entêtée.Active et courageuse, sujette tout de même, A des tristesses, au mécontentement, de tout.Imagi nation qui la porte à exagérer bien des choses.Mais elle a du bon sens.Elle manque d’ordre dans les détails.Vanité.UNE HUMBLE FLEUR DE MARS.— Pourquoi cette copie?Positive et pratique, elle a beaucoup de bon sens, elle est active, courageuse.ambitieuse et un peu routinière.L’humeur est inégale; elle est souvent raide et entêtée.L’orgueil est grand et engendre de la susceptibilité.Le cœur est bien plus affec tueux qu’on ne le soupçonne généralement et il a de jolies délicatesses, niais la réserve est difficile à vaincre.A côté de son esprit pratique loge une imagination qui parfois s’active et crée bien des rêves autour de cette petjte personne sensée qui tout de même ne perd jamais tout à fait le sens des réalités.La volonté est énergique et manque absolument «le souplesse.MINETTE.— C’est amusant ! Elle a choisi un nom de chatte et dans son écriture comme dans elle, je trouve des attributs de chatte.Elle est gracieuse, vive, fine, souple, mais elle a «les griffes smi* le velours, et je lui crois plus de nervosité que de sensibilité.Très soigneuse, elle doit avoir «les excès de propreté et s’occuper d’elle, de son apparence, de ses aises, inlassablement.D’une coquetterie marquée, elle aime A plaire et en prend les moyens.Elle-même est ditfieile à contenter : | hautaine, dédaigneuse, capricieuse, o ie semble iLavoir jamais aimé per-s nine.Cette dureté de fond est cachée sous «les dehors charmants.F,lie déteste le travail, la contrainte et «'lie a une volonté raide, autori-, taire, dure, avec des colères soudaines.Elle “fait «les sn d’ici, aux* Trois-Ri-uères, d’avoir une magnifique Eco-e technique qu’il importe, dans ’otre propre intérêt, d’encourager, ~ lui préparant de bons élèves pii pourront non seulement entrer le plain-pied dans le cours réguler mais encore, un certain nom-re «lu moins, avoir accès «lès leur ntrée, à la deuxième année tech-ique.raccourcissant d’autant le éjour loin de la famille.D’ailleurs a loi des “cours professionnels” 12 George V, chap 54) autorise, à ertaines conditions, les commis-loris scolaires à former, dans leur calité respective, des techniciens t des employés compétents.Mais Ecole technique vise plus haut: utre des techniciens et ouvriers ahiles, elle aspire à la formation e chefs d’industrie, de directeurs ’ateliers, de contremaître, de spé-inlistes.M.BiscayaVt, le directeur dévoué c l’Ecole technique des Trois-Ri-ieres.vient justement de vous di-e l’appoint que cette -mole est en roit d’attendre des Ecoles coin-lémentaires des villes si prospères t si progressives de l’admirable allée du Saint-Maurice.M.le prin-ipal de l’Ecole normale de Jac-ues-Gartier vous a exposé le but le la section Industrielle, annexée u programme de culture générale e l’Ecole complémentaire, l'ermettez-moi d’insister sur ce point-ci: en permettant aux commissions scolaires des villes d’adjoindre une section d’enseignement industrielle à l’école complémentaire, le conseil de l’Instruction publique par son comité catholique.n‘a pas voulu suggérer la création d’une école technique dans chaque ville, grande ou petite, car renseignement technique ne relève pas des commissions scolaires, sauf pour les cours professionnels pcrml* par la loi de 1922.créer pour organiser chez elle renseignement primaire élémentaire et renseignement primaire complé- mentaire, conformément à la loi et aux règlements scolaires.En instituant des sections dans l’Ecole complémentaire, le comité catholique a voulu faciliter un commencement de spécialisation.Voyez plutôt ce que disent les notes pédagogiques du programme de l’Ecole complémentaire, au sujet de .sachons : “Pour l'école primaire complémentaire, le programme établit des sections., spéciales où une certaine partie de l’horaire est consacrée à un commencement de spécialisation.Ce sectionnement se fait d’après la nature même du milieu où évolue l’école, d’après l’orientation probable des éleves qui la fréquentent.Il poursuit un doulble but : lo.cultiver les aptitudes particulières des élèves tout en élargissant les connaissances qu’ils ont acquises à l’école primaire élémentaire; 2o.orienter dans une direction professionnelle plus accentuée l’enseignement général et théorique et, dans une certaine mesure, préparer aux écoles spéciales, agricoles, techniques ou autres, qui demandent des études préparatoires appropriées”.Ainsi, le but des sections est donc d’orienter les élèves suivant leurs îuptitudes, vers les Ecoles spéciales et non de faire de chaque Ecole complémentaire une école spéciale* excepté, dans la mesure permise par la loi des cours professionnels.11 arrivera, comme ici à Grand’Mère, que des besoins spéciaux obligeront les commissions scolaires à dépasser les limites du programme de l’Ecole primaire complémentaire, mais cette nécessité ne sera toujours qu’exceptionnelle et devra quand même se renfermer dans les limites marquées par la loi de 1922.Et pour ee oui en est de l’enseignement industriel, les Ecoles techniques établies par le gouvernement provincial dans les grandes villes, resteront toujours les seules institutions où l’enseignement industriel commencé à l’Ecole com-plémentaire, même dans celle pourvue «les cours professionnels, devra nécessairement recevoir son cou-ronnament officiel.D’ameurs, le programme industriel des Ecoles complémentaires qui remplaceront dans quelques mois nos Académies actuelles, est déjà assez complet pour satisfaire aux exigences d’une école primaire supérieure, En outre des matières invariables et variables, le programme alloue 9 heures par semaine pour renseignement industriel.Les matières spéciales de cette section sont l’Algèbre, le Mesurage, la Technologie industrielle, le Dessin, la Chimie et des Travaux manuels sur bois.Voilà déjà un programme riche ]»our satisfaire au besoin de la plupart des centres industriels.M.l’abbé Desrosiers vous a parlé de l’organisation matérielle nécessaire «u bon fonctionnement de d’observation et le jugement, délie les complémentaires urbaines : je n’v reviendrai pas.Mais il importe, dans une réunion comme celle-ci, de toucher au côté éducatif des travaux manuels à l’école.En plus d’une orientation nécessaire à l’avenir des garçons, par un coinmencetn/ent de spécialisation dès l’école primaire complémentaire, le travail manuel donne satisfaction aux besoins d’activité de l'enfance, dont il utilise les facultés d’imagination et l’instinct de construction naturel à l’enfant.Le travail manuel, judicieusement dirigé et éclairé par des études théoriques, exerce le sens de la vue, cultive l’esprit l'observation et le jugement, délie les doigts et forme le goût.“Un des plus grands éloges qu’on puisse faire d’un homme, disait Saint-Marc Girardin, c’est dire qu’il sait se tirer d’affaire, non pas se tirer d’affaire par un discours habile.par une conversation spirituelle, mais par l’adresse aussi «le ses mains, s’il le faut, non pas seu-lement se tirer d’affaire dans les grandes choses, mais aussi dans les petites, n’avoir pas besoin de mettre sans cesse les bras des autres mi bout de ses bras, n’ètre embarrassé ni «le sa personne ni do son bagage, avoir l’esprit d’expédient et d’activité, n’ètre ni gauche ni mou, savoir vivre enfin autrement qu’avec «me sonnette sous la main et un domestique au bout de la sonnette”.Cette page spirituelle exprime une grosse vérité qui se résume à ceci: il importe qu'à l’école les enfants apprennent à se servir de leurs dix doigts, Ün parle beaucoup aujourd'hui «le culture physique.Cette éducation nhysique, on cherche à la donner par le “sport”, même violent, surtout dans les pays anglo-saxons.On exagère beaucoup dans ce sens, en manquant de mesure et en habituant les élèves à considérer comme “but” ce qui n’est que “moyen”.( l'n grgnd éducateur a dit que l’éducation physique ne consiste pas seulement dans une culture desintéressée des forces naturelles: elle tend à un but praticiuc, à l'apprentissage de la vie; elle «loit dé-velopper l’habileté et les aptitudes corporelles et ainsi préparer l'éducation professionnelle.Voilà poimjuoi le nouveau programme de l'école complénientai-je a une grande portée éducative; il fournira aux éducateurs de nos écoles primaires supérieures, l’occasion d'orienter la culture physique de l'élève vers un commencement de spécialisation manuel, qui sera utile u tous et permettra à un certain nombre d’arriver jusqu’à I «*cole technique d’où ils sortiront ouvriers experts ou habiles chef d ateliers.Ce «jue je viens de d re de la section industrielle s’applique aussi aux sections agricole et commerciale.Afin d’assurer aux sections de I école complémentaire une mise en operation efficace, ne craignons pas de réduire le temps consacré aux sports violents et d’utiliser des heures «lépensées sans but précis, parfois préjudiciable à la santé des elevos, d’utiliser ces heures, dis-je, aux travaux manuels, soil à l’atelier, soit au jardin scolaire, travaux qui doivent convenir et à l’âge et à la force physique des enfants.C’est ainsi qu’à l’école complémentaire l’éducation physique suivra une direction pratique et de nature à relever le niveau intellectuel et moral des élèves.Puis l’inspecteur général termine en donnant lecture, et en Je commentant, du texte de la loi autorisant l'établissement de cours professionnels, sanctionnée à Québec, le 8 murs 1922.POUR AVOIR VENDU DES LIQUEURS LE MAGISTRAT LEMAY .CONDAMNE M.NARCISSE LORD, DE ST-JEAN, A PAYER TROIS AMENDES Saint-Jean, 30.(D.N.C.) - Le magistrat J.-tH.Lemay vient d’imposer trois lourdes sentences à M.Narcisse Lord, hôtelier, de Saint-Jean.Quatre accusations avaient été portées contre ce dernier.M a été trouvé coupable sur trois.Dans la quatrième, M.Lord a été acquitté parce qu’un autre individu avait été condamné et que la preuve n’était pas claire contre M.Lord.Les poursuites dont nous parlons remontent à septembre 1921, alors fine les agents de la commission des liqueurs ont fait trois saisies de liqueurs évaluées entre $30,000 ou $50,000.On accusait M.Lord d’avoir des liqueurs en sa possession et de les vendre.Le magistrat Lemay a déclaré en rendant son jugement que la loi devait être appliquée indistinctement au riche et au pauvre.Le magistrat Lemay a imposé à M.Lord une première sentence de $1,000 pour la jiremière offense et les frais, ou trois mois de prison.Pour la seconde offense, l’accusé a reçu une amende de $500 sans frais, ou trois mois de prison.La troisième sentence imposée à M.Lord comporte une amende de $200 sans frais ou trois mois de prison.Pour la quatrième offense, Te magistrat a trouvé nue la preuve n’était pas suffisante.decesdeT’âbbe P.-J CARDIN L’ANCIEN OU,RE DE MARIEVULLE EST DECEDE HIER APRES-MIDI PARALYSEE PAR LE RHUMATISME Elle prit alors du “Fruit-a-tives” et depuis elle s’est toujours bien portée ' /e fjYKIOlCAT^ , (CATKOUQUE.] [ NATIONAL, Ncl St-Hyacinthe, 30.(D.N.C.) — M.l’abbé Pierre-Joseph Cardin est décédé, jeudi après-midi, à sa résidence de la rue St-Joseph, à St-Hyacinthe, où il vivait depuis que la maladie l’avait obligé à abandonner la cure de Alarieviile.M.le chanoine L.-A.Sénéca'I, curé de la cathédrale, a assisté son vénérable ami jusque dans les dernières minutes de son agonie.Né à Sorel, le 19 septembre I860, de Joseph Cardin, cultivateur et d’Aurélie Mandeville, M.l’abbé Cardin avait fait ses études' à So-rol et à St-Hyacinthe, où il fut ordonné par S.G.Mgr Moreau, le 30 septembre 1883.M fut ensuite successivement vicaire à Ste-LRosalie (1883-1884); professeur au collège classique de Sorel (1884-1885); vicaire à St-Alexandre d’Iberville (1881-1887); à Marie-ville.simultanément professeur de théologie morale au petit séminaire et vicaire (1887-1892); curé fondateur de Pike-River (1892-1900); où en 1893 il a bâti une église et un presbytère; curé de Ste-Hélène-do-Bagot, où il a construit une église en 1904, enfin, curé à Marie-ville.Ce fut le dernier prêtre ordonné dans la vieille chapelle du séminaire de Saint-Hyacinthe.On a beaucoup vanté les talents d’orateurs et de fin littérateur de feu l’abbé Cardin, qui jouissait d’une grande popularité auprès du clergé du diocèse.Sa maladie dernière qui le priva durant plusieurs mois de l’usage de la parole ne manqua point d’attrister ses paroissiens de Alarieviile et tous ceux qui connaissaient son grand coeur.Les funérailles auront Men lundi prochain à la cathédrale de Saint-Hvacinthe.-«- Chemin de fer National du Canada Le chemin de fer National du Canada annonce des changements' généraux dans les horaires de trains de voyageurs en vigueur dimanche, le 1er octobre 1922, le et après cotte date, le service sur la subdivision Montfort sera comme suit : SUBDIVISION MONTFORT (VERS LE NORD) Départ de la Jonction Montfort, à 2 h.30 p.m., le samedi seulement, arrivée à Hubcrdeau, 5 h.15 p.m., raccordement avec le train du Pacifique Can a-14 on, quittant Montréal, gare Vigor, à 1 h.15 p.ni.Départ «le la Jonction Montfort à 5 fi.15 p.m.tous les jours, sauf les samedis et dimanches, arrivée à Huberdenu à 8 h.05 p.m., raccordant avec le train du Pacifique Canadien, quittant MontiTal, gare Tiger, à 4 n.p.m.Les voyageurs devront prendre note que les samedis, après le 1er octobre, 41 y aura seulement un train de bonne heaire Tanrès-midi vers le nord.SUBDIVISION MONTFORT, (VERS LE SUD) Départ d’Huberdenu à 5 h.30 a.ni., les mardi, mercredi et samedi, arrivée à la Jonction Montftvt à 8 h.15 a.m., raccordant avec le train du Pacifique Canadien à 9 h.45 a.m.Départ d'Huberdenu à 1 h.30 p.m., le vendredi seulement, arrivée à la Jonction Montfort à 5 h.p.m., raccordant avec le train du Pacifique Canadien «lù à Montréal, gare Vigor à 6 h.40 p.m.Départ d’Huberdenu à 5 h.15 p.m., le dimanche seulement, arrivée à la Jonction Montfort à 8 h.p.m.raccordant avec le train du Pacifique Canadien dû à Montréal, gare Viger.à 9 h.30 p.m.(Pour plus amples 'renseignements.s’adresser aux agents de billets.(Réc.) -*- Le Devoir i»ou.s nonne en un vu plus (te matffire a lire, et autrement plus variée, que s vous acne tier cinquante voti ¦ mes de format ordinaire, à "â mus chacun.(>/q vous coûterait plus ar fBô.Le Devoir roû tr.hn, D sous par mois.ÇO par | année MADAME SLOAT A Perth Jonction (N.B.) 22 janv„ 1920 “Pendant bien des années je souffris beaucoup de mauvaise digestion, de constipation et de rhumatisme.Mon fstomac était faible et causait une détresse constante.Le rhumatisme me tenait dans les articulations et me paralysait presque.“Je pris alors du “Fruit-a-tives” et ce médicament à base de Fruits me fit du bien de suite.Bienhôt je fus débarrassée de ma mauvaise digestion et de ma constipation et le rhumatisme commença à disparaître.En quelques mois il n'en restait plus de trace.Depuis douze ans je me porte à merveille, et j'estime en être redevable au “Fruit-a-tives”.J’en prends régulièrement”.Madame CLARA SLO AT.50c.la boîte, 6 pour $2.50.Boîte d’essai : 25c.Chez les marchands ou expédié par la poste sans frais par Fruit-a-tives, Limitée, à Ottawa.Raisouli s’est soumis San Sebastian, Espagne, 29 (S.P.A.).— Senor Prîda, ministre des affaires étrangères d’Espagne, annonce officiellement que le bandit marocain Raisouli a fait sa soumission.Raisouli a été pendant quarante ans la terreur des blancs au Maroc.En juillet dernier, les troupes espagnoles l’ont délogé de sa forteresse «le Dazroot, à 60 milles au sud de Tanger, et depuis cette date le bandit vivait à la manière nomade, suivi de quelques milliers de partisans fidèles.-s- Retraite fermée pour les dames Une retraite fermée exclusivement réservée aux dames sera prè-chée du 9 au 13 octobre à la Villa Saint-Joseph, 1040 avenue de Lo-rimier, appel téléphonique Saiqjt-Louis 1525.Les retraitantes sont priées de se munir de leur nécessaire «le toilette, d’une “Imitation de Jésus-Christ et, d’un voile pour la chapelle.fYmrnmuniqité) Concours de labour LES SYNDICATS CATHOLIQUES CHEZ LES CORDONNIERS M.Jos.Desroches, agent d’affaires du Syndicat national ca’holique des cordonniers, a reçu une communication importante de M.Del-phis Tremblay, secrétaire-correspondant de la fraternité nationale des cordonniers-machinistes de j Québec.Nous e n publions volontiers le texte qui intéressera les cor-j don nier s de Montréal : Cher confrère:—Je suis autorisé par la fraternité des cordonniers-machinistes de Québec à vous com-; muniquer copie de la présente résolution adoptée à l’assemblée du 25 septembre: “Que la fraternité des cordonniers-machinistes serait heureuse de voir tous ses membres sous retrait ou demeurant à Montréal rejoindre le Syndicat national et catholique des travailleurs en chaussures; deuxièmement, qu’un dossier sera gardé contre nos membres sous retrait ou anciens membres qui se montreront récalcitrants ou qui nuiront au progrès de ce syndicat.” Vraie copie des minutes de l’assemblée du 25 septembre 1922.Par Delphi s Tremblay, secrétaire-correspondant.M.J.Desroches recevra avec plaisir les applications des membres nouveaux ou anciens au taux de $1 d’entrée, mardi soir ou mercredi soir, à 8 heures, salle Gareau, 243, rue Maisonneuve.La prochaine assemblée du syndical aura lieu mercredi, le 4 octobre.AU CERCLE LEON XIII Le cercle Léon XIII a tenu une séance intéressante jeudi soir.M.Lanoie, assistant secrétaire, a donné lecture d’un rapport du 2èmc congrès de la Confédération internationale des syndicats chrétiens tenu à Inssbruek du 20 au 23 juin.M.Serrarens.secrétaire général de la Confédération —M.Serrarens est déjà venu à Montréal à la suite de la conférence ouvrière de Washington— a donné un travail intéressant sur Iç problème économique mondial à ce congrès.Un deuxième rapport daté d’U-trecht et parlant'de la Fédération niternationale des syndicats chrétiens des ouvriers du tabac d’Allemagne, d’Autriche, de Belgique, de Tehéco-Slovaquie, des Pays-Bas, a été lu avec intérêt.La baisse des monnaies européennes—mark, couronne, principalement, — est cause d’une perturbation continuelle dans l’échelle des salaires.En Hollande, il y eut très fort chômage dans cette industrie.j AL G.Tremblay, président, a dit quelques mots sur les impressions j «l’un voyage aux Trois-Rivières au ; cours duquel il a rencontré les re- j présentants du syndicalisme catholique.Les perspectives sont très encourageantes maintenant que la crise «lu chômage est passée.M.l’abbé E.Hébert était présent.Enchère du beurre Incorporée en 1855 Capital payé $4.000,000 Fonds de Réserve $5,000,000.128 succursales au Canada La Banque Molsons Commencez avec une piastre à la banque Molsons et ajoutez régulièrement à vos placements.L’intérêt et votre capital qui grossit se combinent pour constituer une bonne réserve pour les mauvais jours.19 succursales sur ITle de Montréal.Chemin de fer Nahobal Service Amélioré de Jour MONTREAL-QUEBEC (Gare bonarenture) ovvtio,> asscurAe.Omr» prie#* potn • Inoif’» ut ! ,.)wvtn.; “tM1 l»r:w^ritigiiy lîst W «Afv COLLEGE DK BARBIERS oulc*-voci> (xviiJkt ii.»r rxceUet.U poi Ton, ovrc le plu» iiBi‘1 salaire je ?Qu, juns semaines li’apprentiSMg* &uff!i«ot î système mur,¦mie 1 .«Mtlon exsurée, pourcei laite pejrA en apprenant S'adresser Jlel borbrr Colleu* Ci St-Laorsat.BUREAU PRINCIPAL tl Mite succursale* à Montria! A.P.LESPERANCEi Cirant Cintrai.|L_^— !r -^4: OEUFS «TT VOTJUIX8S Voici la juiMui d iucubatiun à notre porte.I e-rncurei-vou» vu* reproducteur» s»ui relu fri.—Lt plu» vite ris orucut roLc troupeau es» le mieux.bamlllariMS-vou» avec j bos races.Ucniaudeg notre brochure II-I lustrée de vingt gravure dee 'volailles le* {lus avauluKeusesn-.eiit connues au paya.5 aou» par poste, -quantité» ne Cichet» de I toutes races, prix raisonnable.— Vlngt-c'na ni extra Choix Htn’k Barré t-oncé.ou pAIn 5.00 pièce.Carnrd» Pékin, Ixoueo, Hua-| fovej foncé et blanc.—Le cafard muet, dindes brunies et holan,luises—Oies Toulou-1 sc Kmbiten.africaines.— Ecrive* vox h«-| snlns,.Nous ne «tonsidérei4 ” B.K.Steel, ter Frf t U I •* 16 " La Banque Nationale iH% 2 >7 Imperial Hank of Canada .1 4« i8 *' Standard Bank of Canada-.I 21 " Penman’s Ltd., Frf n I «* 4 novembre “ Penman’s Ltd.Ord *5 «4 «S décembre “ Frontenac Breweriea Frf (Pour le trimestre finissant le jt déc.tV'e 1933.) 2 janvier (Loruqu'unc valeur est ex-dividende un samedi.elle le devient la Jour prlcéden 192J «0« Shawinigan Water and Power “ •* Prf.Asbeatos Corp " “ Prf : :p : M Canada Cement Dominion Textile Prf .ifrl Montreal Telegraph ,.Ogilvie Flour Mills (Boni de t«% Inclus) , «3 % Payables le io octobre tojj 14 '* •' 14 '* “ 15 " 15 15 « " VII, chapitre 7, est venue par la suite.Puisqu’on se voyait forcé d’acheter du bois américain, était-il nécessaire de le faire venir de l’Orégon?On peut acheter en Géorgie du bois de même qualité et au mémo prix que sur la cAte du Pa-ciflque.TI y a cependant une différence, d’à peu près 50 pour cent, dans le prix du transport.La chose intéresse le public puisque, par la Commission du port, c’est lui qui paie.Autre point t quand la Commission a refusé le bols américain, rendu dans le port, elle pouvait Tacheter à un prix qui Iqi avait éié fait par soumission.Est-Il vrai que les entrepreneurs qui ont racheté le même bols, ont dA payer un prix beaucoup plus élevé?Ces enquête de la part des commissaires du port sur la façon dont les choses se sont passées dans cette affaire.EMILE BENOIST.entrepreneurs.up i oblj gés ___ d’exécuter leur contrat dans un certain délai, n’ont pas eu le temps de s'adresser et la comnagm ailleurs et la compagnie qui avait raté sa première vente A U Comport n’a nas dû s'en Commission mi mission du chagriner.La enagnner.i.a Gommisslon du port et son gérant doivent se préoccuper du prix payé par les entrepreneurs puisque c’est elle qui réglera le compte; en tout cas le public est intéressé dans l'affaire: en définitive e^est lui qui paiern le rè- glement.OBLIGATIONS SCOLAIRES portant Intérêt à 7% Kthé.nrt d* » à 11 ai».nchrntura* #n date du ter octobre ma Intérêt payable le ter avril et octobre Prix: coupure* fSflO.O* plus Intérêts courus Rrmrlgnet])ents complets sur demande.Beauregard & Beauregard ?fente Flnanrl.r* Bdiflce Banqae Nationale M ne St-JecqeM Montréal.Tél.i Main >!M Huîtres Bouctouche, le baril $14 Huîtres Malpecques .$18 LES VIANDES PRIX DU DETAIL Rosbif : Sirloin .]a livre 45s.Tenderloin .la livre 32s.Epaaide .la livre 15s.Steak: Sirloin .]a livre 35s.Ronde .la livre 27s.Flanc .la livre 24s.Veau : Derière .la livre 31s.Devant .la livre 15s.Fesse (entière) .la livre 33s.Boutrond .38s.Agneau du printemps: Devant .20s.Derrière .33s.Côtelettes .bis.Fesse .35s.Longe .*.37s.liueuf : Langue, la 1b .38s.Filet de boeuf frais .90s.Filet de boeuf gelé .62s.Poitrine .10s.Porc : Longe .33s.Epaule .25s.Lard salé .27s.Lard grtas .25s.Côtelettes .35s.Jambon entier .3fis.Demi jambon, jarret.36s.Bout rond .39s.Jambon en tranches .50s’ Bacon tranché .43 CHEVREUIL Tranches, fesse.45s, Steak .40s.Côtelettes .30s.Devant .10s.I Epaule .14s.I BANQUE PROVINCIALE DU CANADA DIVIDENDE TRIMESTRIEL NO 75 AVIS est par la présente donné qu’un dividende de deux et un quart pour cent (2V.%), étant au taux do neuf pour cent (8%) Tan sur le capital versé de cette Institution, a été déclaré pour le trimestre finissant le S0 septembre 1922, et sera payable au bureau central de la banque, k MONTREAL., ou à ses succursales, le ou après le deux octobre 1922, aux actionnaires cnre.Hlstré* dans les livres le 15 septembre 1922.PAR ORDRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION.Le Vlce-Trésldent et Directeur Général, TANOHKUE BIENVENU, Montréal, le 8 septembre 1922.EMPRUNT DE la VICTOIRE 1922 Nous les échangeons gratuitement ^Corporation ^Obligations Municipales mmitM EÉNÉ DUPONT Président J.W.SIMARD VtcePnèsHwti 16CÔTEdel*MONTAGNE,QUÉBEC MIHI 7 PLACE D’ARMES MONTRÉAL téléphone 6 93 2 {( Téléphone Main I0Z4 COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL Intérêt sur actions-débentures ^ X>our la moitié de l'année au taux de cinq (5) pour cent par année sera l>aye le premier jour d’octobre iç22 aux porteurs enregistrés d'actions-débentures de la Compagnie des tramways de Montréal.Aucun transfert d'action-débenture de la Compagnie ne sera enregistré durant les quatorze jours précédant immédiatement le 1er jour d’octobre 192a et les cessionnaires de toute action-dében turc de ladite compagnie qui pourrait être transférée le ou après le 1er octobre 192a auront droit de recevoir l'intérêt accru sur icelle à partir de ladite date seulement.PATRICK DUBBE, Secrétaire-trésorier.Montréal, 6 septembre 1922.NOUVEULE EMISSION $495,000 CITÉ DE QUÉBEC Obligations 5K%—-
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