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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 29 juin 1923
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1923-06-29, Collections de BAnQ.

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VOLUME XIV.—No 151 MONTREAL, VENDREDI 29 JUIN 1923 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : 8l!||Spa> c^JditionrtiiimM.«oo g Ej I ¦ u&‘‘ ¦la k I mW Etats-Unis et Empire BriianniqB* SS.00 SB aaËÊMm HH HH W BME BBl MWÉ union postale.$io oo gs f| BB wm 1 VH Jf HH fHB EH Mdomadaire.»« i J il H # I i Wê mvH bVi ETATS-UNIS ET UTs'ION POSTALE.$3.00 WsBËûUr ÉÊËÊê^,^ WÊÊ ^mL W^J Directeur: HENRI BOURASSA Rédactioif et administration 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRtAb TÉLÉPHONE, Main 7460 SERVICE DE NUIT: Rédaction, Mois Bill AdntinioUaUoB.Mala 9X96 FAIS CE QUE DOIS! Livres et journaux Pourquoi on ne lit plus gruère de livres sérieux.Un quotidien de la province affirmait l’autre jour qu'on ne lit plus de bons livres dans nos campagnes.Il exprimait le voeu' qu on y revienne à la bibliothèque paroissiale.Certes, à la ville plus encore qu’à la campagne, on ne Ijt plus assez de beaux et bons livres.Pourquoi?11 y a maintes raisons à cela.Mais ne serait-ce pas parce qu’aujourd’hui presque tout le monde lit le journal populaire, que celui-ci a remplacé le livre jusque dans le fond des campagnes, que le temps jadis employé à lire des livres, on le donne aujourd’hui au quotidien, surtout au journal qui veut se faire à la fois livre, revue, disséminateur d’informations, de nouvelles, de connaissances utiles ou inutiles et, trop souvent, réussit à n’être plus qu’un catalogue volumineux de bons marchés plus ou moins authentiques, parsemé de récits plus ou moins abracadabrants, entre lesquels se glissent des bribes d’informations d’une exactitude maintes fois incertaine?* * * Rares sont, dans les villes comme dans les campagnes, les cens qui ont le loisir de faire des lectures longues et sérieuses.L’homme de profession, de bureau ou de métier, surtout dans la ville, n’a, à cause de la vie fébrile qu'il mène, guère de temps chaque jour à donner à la lecture.S’il le donne au journal, fl ne lui en reste plus pour le livre.Or le journal à grand tirage, répandu d’un bout à l’autre du pays et qui prétend apporter la dernière information chaque matin ou chaque soir, se préoccupe trop souvent aujourd’hui moins de la qualité de ce qu’il donne que du volume mis aux mains du lecteur.Il lui paraît moins important d’apporter à ses habitués de l’excellente lecture que beaucoup de papier, avec de grosses manchettes et un nombre considérable de colonnes d’annonces.Quand ce type de journal a fini de découper en manchettes et en vignettes le dernier vol de grand chemin, la dernière information sensationnelle, le dernier assassinat, quelle place lui reste, entre une publicité effrénée et les casse-tête populaeiers, pour la véritable information, le commentaire précis et intelligent, lia reproduction soigneusement triée, la lecture choisie?Très peu, trop peu, infiniment peu.Le but du journal contemporain de cette sorte n’est pas d’instruire.Il est de» faire de l’argent, d’amuser, de distraire.Ce journal est devenu une sorte de théâtre de papier où figurent, la plupart du temps, des marionnettes sanglantes, ou lubriques, ou des personnages grotesques, des polichinelles de sixième ordre.Ils prennent la place qu’on devrait donner à un autre genre de nouvelles et de gens.Aussi, quand l’habitué a pris le tour de fré-quentcTicc théâtre, d’y voir évoluer vedettes et comparses, il en a la manie, comme on a celle du gros cinéma ou de la gomme à mâcher.TI lui faut, tous les jours, sa promenade dans les coulisses de papier beurré d’encre, de sang ou de boue.II y perd le temps qu’il pourrait si avantageusement employer à lire de bons livres, il prend le tour de n’attendre plus, le soir ou le matin, que son journal ; et, celui-ci lu, quel temps lui reste pour une lecture profitable, instructive et moralisatrice?Ajoutez à cela que, sur les pans de ce théâtre de papier, il voit affichées, à tout bout de champ, des invites d’assister à tel spectacle, à telle représentation, la plupart d’un faux achevé, où les décors fantastiques et les figurantes habillées—ou déshabillées à la dernière mode, masquent mal le vide de l’intrigue, quand elle m’est pas franchement licencieuse.Aussi, une fois le journal lu, l'habitué de ce genre de feuille, s’il a quelque liberté, s'en va au théâtre de papier, au cinéma de luxe, achever de s’abrutir l’esprit, de se dévoyer le jugement.Lire en revenant de là?Peut-être, s’il s’agit d’un roman stupide, d'un recueil de contes détestables, d’une revue leste ou simplement imbécile.I n bon livre, sérieux et qui instruise?Allons donc.Il ferait au lecteur de journaux jaunes l’effet d’un verre de vin véritable et pur à ,1a bouche d’un homme habitué à l’absinthe et au tord-boyaux, il est incapable d’en apprécier la saveur et le bouquet.On ne lit plus guère les bons livres, et même, tout simplement, des livres, parce qu’on n’a pas trop de temps pour autre chose que le journal douteux et volumineux.Au vrai, combien de gens se pensent instruits, sont sûrs de l’être, qui, tout au fond, sont des sortes d’illettrés ayant tout juste, en fait de connaissances, celles qu’il faut pour pouvoir épeler, tous les soirs, les huit ou dix colonnes d’un récit scandaleux, du compte rendu d’un procès d’assises sordide! Un beau et bon livre, quand en ont-ils un dans leurs mains?Ils on! mieux à faire: ne leur faut-il pas feuilleter, tantôt, les quatre-vingts pages d’un numéro du samedi, avec potins de cours et de loges de concierges, récits puérils ou scabreux, illustrâ)tions en couleurs, dessins américains, devinettes cocasses, photos d’actrices demi-nues qüi coudoient sur le papier glacé des braves gens auxquels cette promiscuité n’inspire aucune amère réflexion, tant ils sont orgueilleux de voir leur portrait répandu à des milliers d’exemplaires d'un bout à l’autre du pays?Merci bien! Cela lu, on se couchera, comme des bêtes satisfaites, à qui le cerveau ne fera jamais mal d avoir un tant soit peu travaillé.L’époque du beau et bon livre, mais elle s’en va, pour des centaines de milliers de cens.¥ a a C’esl.contre ce goût du journal pimenté, contre ce genre de lectures douteuses que s'efforce de réagir la presse honnête.Elle veut faire réfléchir en même temps que renseigner, instruire, et même aussi,—il le faut, —- amuser, mais de façon morale et relevée.Rien des gens ^*ii se piquent d’intelligence, de culture, s’ils ne lisent à peu près plus que les journaux dits de grande information, et rarement un beau et bon livre, ont le devoir d'encourager cette presse honnête et digne.S’cn doutent-ils même?Pour un bon nombre, oui.Mais le journalisme d’affaires, d’argent et d'assises n’a-t-il pas eritamé jusque dans cette classe le sens du goût et du discernement?Ainsi, le goût du bon livre devient chose, de plus en plus rare.Et le bon journal, à peu près seul, est capable de le faire revivre Mais la tâche sera dure et ingrate.Georges PELLETIER.¥ ¥ ¥ La consécration du premier êvê- ! que anglican de Québec, en l’année\ de la Terreur jacobine, montre le progrès de Télément anglais au Canada.Il y a deux races au pays, à celle époque.Combien se doutent que le titre d'èvèque anglican de Québec remonte à 1793?La lutte s'engage entre les deux éléments ethniques, entre les conquis et les conquérants, la lutte pour T égalité politique.L'amnistie de 1838 est le uoile d’oubli jeté sur le champ de bataille.Les réformes longtemps réclamées en vain s’opéreront, le gouvernement responsable deviendra une réalité.Les Canadiens français tireront des institutions représentatives un avantage qu’ils ne surent pas toujours conserver : le respect de leur langue et de leurs droits, par l'union, le désintéressement, Tin-transigeance de leurs représentants.Reconnaissant à Lafontaine de l’exemple donné, notre peuple, comme on sait, lui a érigé au parc qui porte son nom, un monument que l’on aperçoit de plusieurs milles à la ronde.C’est beau, la reconnaissance.fn 1845, grand incendie à Québec, le second depuis un mois.Le feu joue un grand rôle dans notre histoire.Les villes, les églises et les forêts flambent à Tenoi.Le statisticien qui s'amuserait — si l’on peut s'amuser à une besogne aussi lugubre — à évaluer le total des dommages causés par l’incendie, depuis les origines, obtiendrait un chiffre colossal.Hélas! une année après, il faudrait ajouter quelques millions de dollars au nombre global.En 1886, départ du premier convoi transcontinental pour Vancouver.L’Union s’est élargie en la Confédération, comme un fleuve devient lac.L’activité d’un peuple jeune rayonne d'un Atlantique à Vautre, suivant le mot d’un orateur.Les journaux du temps ont dû parler longuement de l’inauguration de ce service.On ne se doutait pas que des téméraires construiraient un jour deux autres lignes parallèles et personne ne prévoyait le fulgurant éclat des déficits ferroviaires aux environs de 1923.f/uit ans après, ouverture de la conférence intercoloniale à Ottawa.L’Empire tel que nous avons appris à le connaître et le vénérer commence à se dessiner.Le Dominion vient à peine de quitter ses couches et d’abandonner le biberon qu’on le fait passer au salon et qu’on lui présente des personnages.Bientôt sonnera /'heure où on lui demandera de payer les dépenses de la cuisine et de contribuer au défraiement d’un coûteux train de vie.Les bambins s’imaginent-ils qu'ils vont assister aux entretiens des grandes personnes et vider les fonds de plats sans qu’il leur en coûte rien?Enfin.28 juin 1919, signature du merveilleux traité de Versailles.Avec je ne sais combien de pays, le Canada a signé ce parchemin, ce chef-d’oeuvre de, sagesse, de bon sens et de justice, sur lequel ta i>aix du monde s’appuie comme sur un roc! Le Canada n’est plus une simple puissance dans l’Empire.C’est une puissance mondiale.En vertu du principe que, pour faire bonne figure dans le monde, il faut être criblé de dettes, que pour bien gérer ses affaires il faut se mêler de celles des autres, que, pour être fort, il faut se saigner à blanc, il porte comme une décoration sa dette plus que sextuplée, il plonge ses dix doigts dans le guêpier européen et, gaillard et guilleret, H sort de son équipée militaire, conscient d'avoir pris durant la guerre "la direction morale de l'Amérique’’, mais magnanimement disposé à n’en pas abuser contre les Etats-Unis, son débile voisin.Pauvre traité de Versailles! L’anniversaire de sa signature fait peu de bruit dans le monde.Le Pape note justement que les relations internationales sont plus mauvaises que jamais.C’était pourtant un prodige du génie humain, le traité de Versailles! MEMOR.L'actualité Ephêmérides Les anniversaires sont choses mélancoliques on gaies, suivant l’occurrence et le tempérament des intéressés, et en groupe, dans un bulletin chronologique, ils forment un très curieux et piquant assemblage.Hans la Gazette du 28 juin, sous la rubrique’ Today in Canadian history, nous relevons les dales suivantes : 1793—Consécration du révérend David Mountain comme premier évêque anglican de Québec.1838—Proclamation de l’amnistie pour les prisonniers politiques au s.anada.1845—Grand incendie à Québec, 3e second depuis un mois.1886—Le premier train transcon- tinental sur la voie du Pacifique-Canadien a quitté Montréal pour Vancouver.1894—Ouverture de la conférence intercoloniale à Ottawa.1919—Signature du traité de Versailles, le Canada étant l’un des cosignataires.Cette série d événements à l'importance inégale, survenus le même jour de l’année par une coïncidence dont le sens nous échappe et que nous pénétrerons au dernier jour comme les mystères continuels de la vie, oubliés pour la plupart, quelques-uns- complètement rayés de la mémoire des hommes, renferme, pour ainsi dire, T essence de l’histoire du Canada sous la domination anglaise.Elle en marque les diverses étapes.Curieuse rencontre qui I se renoubelie peut-être pour chaque ‘Jour, ii nous nous donnnsnt la peine d’observer.Notes municipales Une suggestion de M.Georges Gonthier sur l’évaluation des propriétés à leur pleine valeur —- Qualification foncière.Il y a quelques moi*, le sous-ministre des municipalités, M.Morin.écrivait: "Je prétends que la moitié de nos municipalités rurales ne.sont nas évaluées au tiers de leur valeur”.II ajoutait que l'évaluation foncière fixée officiellement, dans la province de Québec, à $1.082,888,.738 devrait ê*ré beaucoup plus élevée, du triple peut-être.Les journaux ont fait peu d’écho à la thèse de M.Morin publiée dans une revue spécialisée et qui n’atteint pas un très grand public.Mais fort heureusement, au congrès des municipalités, M.Georges Gonthier, comptable-vérificateur très connu, y a apporté toute l’autorité de sa réputation.Il a repris la thèse de M.Morin en l’amplifiant.¥ ¥ ¥ Trois maux principaux ressortent de cette sous-estimation: un mal national, un mal municipal et un mal personnel.Les maux dénoncés par le sous-ministre des municipalités sont très réels, sans compiler que dans cette sous-estimation, la vérité, qui ne perd jamais ses droits mémo en administration municipale, ne trouve pas son compte.Tricher est mal en toutes choses, mais tricher est par tb ulièrement mal et plus particulièrement sot quand la tricherie ne profite à personne.Or c’est le cas dans la sous-estimation de la valeur foncière.Pour résumer l’artide de M.Mo- rin notons que le mal national ré side en ceci: que la province de Québec passe aux yeux de l’étran ger pour plus pauvre qu’elle n’est en réalité, ce qui affecte sa réputa tion et son crédit.Le mal municipal réside dans la restriction consciente du crédit et du pouvoir d’emprunt et, partant, de l’influence de la municipalité.Le crédit, le pouvoir d’emprunt et l’influence d’upc municipalité, comme on l’a écrit déjà, sont fonction de son rôle d’évaluation municipale.Rogner celui-ci, c’est rogner celles-là.Le mal personnel est réel, bien qu’il échappe à des contribuables bornés.Que peut-on gagner à cette duperie?Rien.Les dépens/, des comtés sont, réparties sur les diverses municipalités en proportion de leur évaluation, niais le comté peut lui-même faire cette évaluation comme il l’entend ou comme i! le trouve juste.La loi a été amendée pour parer à toute tentative de fraude.Les fraudeurs de l’impôt s’abusent singulièrement.Supposons, comme le dit M.Morin, qu’il faille une somme de dix mille dollars pour l’administration d’une petite municipalité.Il faut trouver cette somme de toute façon, même si dix, vinçjt, trente ou la totalité des proprietaires ont été sous-estimés par l’évaluateur qui s’est trompé ou qui a délibérément fermé les yeux.Si le rôle d’évaluation est d’un million, un calcul très simple établit qu’il faudra taxer d’un dollar par cent pour arriver à dix milles; si le rôle d’évaluation est du double la taxe sera par contre de la moitié d’un dollar par cent dollars ou de cinquante sous.Les propriétaires ne paieront pas plus mais la municipalité jouira par contre d’une réputation enviable.On dira d’ellé que son rôle.d’évaluation est élevé et son impôt bas, deux fois plus bas que chez, telle voisine qui n’a que la moitié de soft évaluation et qui doit frapper ses contribuables d’un impôt d’un pour cent.Au congrès de l’Union des municipalités M.Gonthier est revenu sur toutes ces raisons et sur d’autres encore, fl est à croire que la th -se du soms-ministre des municipalités qui a reçu un si important appui sera acceptée par le gouvernement, d’autant plus que le congrès a adopté un voeu portant que les municipalités soient contraintes par la loi de préparer an rôle d’évaluation d’après la pleine valeur de la propriété, * * ¥ Lors d’une récente réunion, le Citizens' Research Institute of Canada & décidé de faire une enquête auprès de toutes les provinces sur la nécessité de 3* qualification foncière pour tous ceux qui sollicitent une fonction publique.La résolution a été présentée par M.N.-A.Voizard, de Montréal, et appuyée par M.Hugh MacDonald.Il sera intéressant de connaître le résultat de cette enquête.Nous somme® d’avis, nos lecteurs le savent, que le rétablissement de la qualification foncière pour toutes les charges et notamment pour les charges municipales rendrait un grand service.Elle écarterait non pas tous les indésirables, mais les plus indésirables, ceux qui veulent faire d’une fonction qui devrait être purement honorifique un gagne-pain et qui tiennent a se compenser, on sait trop de quelle façon, de la peine qu’ils se donnent pour servir leurs concitoyen®.Malheureusement il est bien à craindre qu’on n’ose faire nulle part, au parlement de, Québec pas plus qu’nilleurs.machine-arrière.En démocratie on ne remonte jamais les côtes: on les descend.toujours, jusqu’à l’anarchie, aboutissement naturel, s’il est plus ou moins éloigné, si on ne brûle pas toujours les étapes comme en Russie en passant de l’éphémère Lvov au durable Lenine nar le non moins éphémère Kerennkv.» is UüPIRF.Bloc-notes Les Français avancent jusqu’à Lengen d’éducation n’est possible que par le moyen de la langue maternelle /The underlying principle of this is that the right type of education is l>ussible only through one's mother tongue)."Comme vous le savez probablement, nous avons aux Indes, pen-dant près de trois quarts de siècle, utilisé l’anglais comme medium d’enseignement et, en dépit d'une certaine mesure de succès, nous sen-tons que le système n’a point réussi à stimuler le génie de notre peuple et n’a point produit un nombre appréciable de penseurs originaux, de savants on d’hommes de lettres.Car une langue étrangère impose toujours à l’esprit de celui qui étudie un effort supplémentaire, qui comporte un gaspillage de temps et d'énergie (For a foreign tongue always imposes an extra strain on the mind of the student, involving wasted time and ener^u).” Ce témoignage est d’autant plus intéressant que M.Latif a le soin de préciser que, dans cette même université, "bien que l’undu soit le medium d'enseignement, on a fait de l’anglais une langue seconde indispensable, nécessaire à l’obtention des diplômes".Ce régime n’est pas, semble-t-il, mal vu du gouvernement britannique."L’emploi de la langue indienne, dit M.Latif.est encouragé par le gouvernement britannique, et avec de bons résultats (The use of the Indian vernacular, noted Prof.Latif, was being encouraged by the British 1 Government, and with good results).'’ Le fond de la thèse Ils ont pris ccttc mesure dans la zone de Mayence comme châtiment pour les actes de sabotage commis par les Allemands sur les voies ferrées de la Ruhr.En deux phrases, ce professeur indien a dressé l’essentiel de la thèse pédagogique qui condamne le Règlement XVII et toutes les réglementations de ce genre.Il constate en même temps l’échec, aux Indes, de tentatives analogues.Son té- Le gouvernement français graciera probablement le 14 juillet, un certain nombre de royalistes et de communistes incarcérés dernièrement, y compris le conseiller municipal André Marty.(Dernière heure) COBLENCE, 29 (S.P.A.).— Les Français ont avancé aujourd’hui dans la zone de Mayence jusqu’à Langen, où passe le chemin de fer Damrstadt-Francfort et située à huit milles au sud de Francfort.Ils ont aussi poussé leur occupation jusqu’à Esehborn, sur la voie ferrée Franc-fort-Krenberg, à sept milles et demi au nord-ouest de Francfort.Cette avance est un châtiment pour les récents actes de sabotage sur les voies ferrées.ON GRACIERAIT ANDRE MARTY PARIS, 29 (S.P.A.), — On répète qu’on accordera l’amnistie, le 14 juillet, en faveur d’André Marty, conseiller municipal de Paris, et de certains communistes et royalistes récemment condamnés à la prison ou attendant leur procès.Marty, qui est en renom parmi les communistes, a été écroué à la suite d’une mutinerie de matelots français dans la mer Noire, durant la guerre.LA FRANCE ET LA RUSSIE PARIS, 29 (S.P.A.).— Répondant au député communiste Berthon, qui demandait la reprise des relations avec la Russie, M.Poincaré a dit à la Chambre des députés, hier, que l’attitude du gouvernement sur cette question n avait pas changé depuis les conférences de Gênes et de La Haye.“S’il veut renouer ses relations avec nous”, dit-il, “le gouvernement de Moscou devra auparavant reconnaître les dettes que les gouvernements russes précédents ont contractées.LE BUDGET FRANÇAIS TARIS.29 (S, P.A.l.Dans une longue missive à ta commission des financeskde la Chambre des députés, M.Poincaré lui demande d’adopter le projet du gouvernement de calquer le budget de 1924 sur celui de _______ _ .l92'*- U déclare que ce ne serait qu’une mesure provisoire qui n’abouli- déjà s> nombreux, que les Franco-|ra'* Point à la présentation d’un budget bi-.annuel.Ontariens ont tirés de l’Afrique-Sud, i Le président du conseil a fait remarquer que le bmlaet de 1924 de.de la Belgique, de l’Irlande, du Pays | vrait être voté avant la fin de l’année, mais il ajoute quc la chose est im- moignage-vient s ajouter à ceux.de Galles, de l’Angleterre même, j possiblc à cause dc la , t - u Nous espérons ou il tombera sous U .c m 'lue te parlement les yeux de M, Ferguson et de ses nouveaux collègues.Ceux-ci ont une occasion splendide de rétablir, dans leur province, la paix et la bonne entente, de faire disparaître du pays tout entier un élément de discorde et de désunion.L’expérien-ee a pu leur apprendre , .devant lui.La liste des bills en comprend en effet une vingtaine dont le quatrième a pour objet de ratifier les traités de Washington.POUR L’AERON ALT i QU E v.TARIS.29 (S.P.A.j.La Chambre des députés a approuvé, tuer soir, un crédit de 211,000,600 de francs pour construction aéronautique u „ pu .eu.«pp,enure ^ ^ittliste Mi«*rnl attira l’attention que.si les Franco-Ontariens tien- "es ^putes sur le fait que le crédit avait été majoré de 36,000.000 à la nent à la conservation dc leur lan-! (10rni,n('e du gouvernement, à la dernière minute.Il voulait savoir si gue maternelle et à l’emploi de sai-i c’était en réponse à la récente déclaration faite par M StanW Baldwin à iK/ses's irr 11 ',“uw •*«*r «• Knme de 1.SS'oril* TteîS ’ "“'l'"' ajrt armement».! concitoyens.Et c’est le seul prête*- i :L,e m,n,s'rp de la guerre, M.Maginot, répondit que le changement ! te qu’aient osé invoquer, en faveur i avait été exécuté du consentement de la commission des finance* !du maintien du Règlement XVII, i Sénat.aw n„c./ j ceux qui n’affichent point l’inten- ( V °" aussi en ’*> ition formelle de supprimer dans .nstignenunt fian- *tr(> fnif rnnfr„ )o t- membres de la gendarmerie royale à cheval de la division A travaillent sept jours par semaine à Ottawa.(Suite à It.deuxième page.) ] l’Ontario tout çais.Par ailleurs, l’opinion publique est visiblement plus favorable à la minorité.Des hommes en vue ont publiquement reconnu qu’il importe de lui rendre justice.Tout cela facilitera la besogne du gouvernement.s’il veut remettre les choses dans l’ordre.Point de vue politique .rons, chez bon nombre d’Anglo- Cet acte de justice serait en meme ! Canadiens) pour les inciter à tra-temps, du point de vue de la poîiti- vailler de toutes leurs forces à une que fédérale tout au moins, un geste détente, politique fort habile.! t-, .__ .Le Règlement XVII a lourdement! i« îî, t?- logiquement pesé sur le sort du parti conserva- ; ^rter lc rétablissement de la tour fédéral dans notre province, j J ! ‘ "Au lendemain de ce faux-pas, di- „ sait VEvénement d’hier, nous avons ; 1 our ,a nonn* entente entendu des politiciens énergiques j comme les Pelletier et les Casgrnin, pour ne pas parler des vivants, dé être fait contre la minorité franco-ontarienne par leurs alliés sera tourné contre eux, ici, par leurs adversaires habituels, avec une violence d’autant plus grande que le parti libéral s’y sentira plus gravement menacé.Leur intérêt de parti le plus évi dent se joint à leurs convictions personnelles (chez les Canadiens français du moins et, nous l’espé rons, chez bon nombre La voix d’Hyderabad En cinquième page dc la Gazette de ce matin, sous des titres d’une haute éloquence, les lecteurs attentifs auront pu lire des déclarations qu’il vaut la peine dc conserver.Elles émanent d’un Indien, M.Sayid Abdul Latif.professeur de littérature anglaise nu collège universitaire Osmanin, dans l’Etat indien d’Hyderabad.Le titre nui les présente en dit tout de suite la portée générale: Indian Vernacular Used in Education — English as Medium of Instruction Has Failed, Says Hyderabad Professor, etc.Ce professeur de littérature anglaise, qui arrive d’un congrès dc professeurs d’anglais, tenu ces jours derniers à l’Université Columbia de New-York, n’a évidemment point de parti pris contre la langue anglaise."Le professeur, nous dit I?compte rendu de la Gazette, parle ensutfe des études anglaises comme (Tune noble littérature, qui n'est pas étroite ou particulièrement applicable à l'Angleterre, et II croit que, par le moyen des idéaux qu’elle exprime.U est possible d’atténuer fortement les petits malentendus internationaux." Mais ret Indien qui a particulièrement étudié la littérature anglaise est aussi un pédagogue, qui connait le fonctionnement normal de l’esprit humain."L’université Os mania, à laquelle j'ai l’honneur d’appartenir, a-t-il déclaré à In Gazette, est une institution nouvelle, vieille de cinq ans d peine.Elle donne l'enseignement supérieur (higher education) au moyen de l’undu, une langue indienne parlée par le peuple d’Hyderabad et connue, si Ton excepte quelques régions du Sud.dans toute rlnde.Le principe qui est à la base de cette méthode ut qu’un vrai type clarer que la position des conservateurs canadiens-françnis dans Tnrè-nr fédérale devenait intenable." Le parti conservateur fédéral ne pourra reprendre sérieusement pied dans la province de Québec que si ses alliés d’Ontario prennent le moyen de réparer le "faux-pas'', comme dit (’Evénement, d’il y a dix ans.Et ses chefs ont trop l’expérience de la vio publique pour ne pas savoir que tout ce qui pourrait En tout ras, tous ceux qui veu-lenl, entre les deux provinces et entre les deux races, une meilleure entente ont là une excellente occasion d’exercer leur bonne vo lonté.Une amélioration de la situation scolaire franco-ontarienne fera plus pour la bonne entente que tous les discours et toutes les promenades, si bien intentionnés que puissent êtrp les uns et les autres.0 H.Vient de paraître HENRI B A Z IR E,^APOTRE SOCIAL L’administration du Devoir vient de mettre en vente l’édition oa nadienne d’Henri Bazire, apôtre social.Cette brochure de format élégant contient une étude dc M.Jean Le-rolle, ancien président de l’Association catholique de la Jeunesse française, sur son ami Bazire, avec une préface de M.Henri Bouras-sa, déjà publiée dans le Devoir.( e sont des pages à lire pour tous ceux qui s intéressent aux questions sociales, prêtres et laïques.Ils trouveront aussi profit à les répandre autour d’eux.Prix: 25 sous l’unité.$2.50 la douzaine franco.Conditions spéciales par grandes quantités.Adresser les commandes et demandes de renseignements à l'administration du Devoir, 43, rue St-Vincent, Montréal.La session d’Ottawa La fin aujourd'hui, la prorogation demain Les conservateurs notent que l’Etat dépensera 116 millions, cette année, pour ses voies ferrées — L'argument “Tu Quoque”.Débat sur la conférence impériale aujourd’hui.(par Léo-Paul DESROS1EBS) Ottawa.28.Le parlement s’achemine vers la prorogation.Il s’est débarrassé aujourd’hui de presque tout son programme législatif, i! a fait une profonde entaille dans le budget supplémentaire que le gouvernement a présenté il y a quelques Jours.Il a gardé pour vendredi.dernier jour de la session, le débat sur la conférence impériale qui prendra plusieurs heures, croit-on.Dans le même temps, le Sénat renvoie rapidement à la Chambre des communes, aver ou sans amendements, les bills qu’il a reçus d’elle pour revision.Enfin on croit que tout sera terminé pour vendredi soir.Ce n’est pas à dire que la prorogation aura lieu tout de suite, cependant.On la remettra à samedi après-midi et les députèa pourront ensuite prendre leurs vacance*.Le chef de l’opposition a d’abord attaqué le gouvernement, ce matin, d’avoir tant retarder à nommer un surveillant général des finances.Celui que nous avions est décédé, il y a six mois et le eabinet n’en a pas encore nommé un autre.Mais dans le même temps, certaines sommes auraient été payées illégalement, comme l’opposition se fait fort de le prouver, si le ministre de hi justice veut lui donner l’autorisation d’intenter des procédures devant les tribunaux M.Fielding nie ce dernier point et dit qu’un remplaçant occupera bientôt le poste vacant.M.Mrighen revient à la charge et rétorque que le gouvernement a fait au moins quatre paiements illégaux.M.Woodaworth a demandé gouvernement s'il est vrai que UN ABONNEMENT DE VACANCES H faut avoir sous la main, pendant Tété, un journal dc format peu encombrant, bien rédigé, qui donne tes principales informations étrangères et canadiennes avec exactitude, précision, sans les exagérer ni les déformer, et qui commente les nouvelles et les événements de façon impartiale, dans une langue correcte.Au surplus, il est indispensable que ce journal, accessible à tout le monde, ne renferme rien qui puisse être préjudiciable à la bonne santé morale de ceux qui le liront,— grandes personnes ou jeunes gens.Le Devoir, selon sa coutume, offre un abonnement de deux ou trots mois à ceux qui quittent la ville pour la campagne, ou sortiront bientôt des maisons if enseignement, des collèges, des nniversifés, pour prendre leurs vacances annuelles.Deux mois, au Canada, par poste, en dehors de Montréal et de la banlieue, $1.Trois mots, $1.50.Aux Elals-Unts, $1.50 pour deux mois.Adresser la commande, avec remise, à l’administration du Devoir, service des abonne-ments, 43.rue Saint-Vincent, Montréal \ 2 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 29 JUIN 1923 VOLUME XIV.—No 151 Attentat contre Pachitch M.Mourras en Correctionnelle Un jeune Serbe tire six coups de revolver contre le premier ministre yougoslave mais ne le blesse que légèrement.Belgrade, 29.(S.P.A.) — Le premier ministre de Yougoslavie, M.Nicolas Pachitch, a été attaque et légèrement blessé j ijuelques instants après avoir quitté le Parlement.Six coups de revolver ont été tirés sur lui au moment où il montait dans ion automobile, une seule balle l’a atteint à la main gauche.Sa pré- ! sence d’esprit de se blottir au fond de sa voiture lui a épargné I d'autres blessures et peut-être même la mort.Son assaillant, un nommé Milutone Haitch, sujet serbe, a été arrêté.Il prétend avoir agi ainsi pour des motifs personnels.Baitch demeure à Budapest, où il est employé dans une banque, j L’attentat commis contre le premier ministre a soulevé i une grande indignation parnù la population de la capitale.On n'ajoute aucune signification jxditique à l’incident.Le chef des royalistes français prétend que ses partisans doivent être au-dessus de la loi — Ils doivent agir si les gouvernants manquent à leur devoir.Eglise détruite par la foudre Le temple de Saint-Ignace-du-Lac, comté de Mas-kinongé, a été incendié dans la nuit du 25 juin — On réussit à éviter une conflagration.iM.l’abbé Henri Melançon, curé de la paroisse, traversa les flam- ; mes au risque de sa vie, pénétra jusqu’à Fautel et put saulver les Saintes 'Espèces Trois-Rivières, 29.(D.N.C.) — La paroisse de St-Ignace-du-fLae, dans le comté de IMaskinongé, vient d’être cruellement éprouvée par la destruction complète de son église.Dans la nuit du 25 juin, un orage s’est abattu sur la région, et la foudre est tombée sur l’église.En quelques instants, le feu avait fait rage dans toute la bâtasse, et les citoyens, oui avaient accouru combattre les flammes, tentèrent en vain de lutter contre l’élément destructeur.Paris, 29.— Comme nous Tah-noncsons hier, ta 'Correctionnelle a imposé quatre mois de prison et 500 francs d’amende a M.Charles Mourras, à la suite des brimades infligées à MM.Marc Sangnier, Moutet et VioHette.Nous ajoutions que trois camelots du roi avaient eu le même sort que leur chef suprême.On sait que kirs de l’arrestation de ces trois jeunes gens, M.Maurras a demandé lui-mème a être jugé avec eux.M.Maurras a déclaré en Cour que les royalistes ne sont pas contre le gouvernement mais qu’ils le critiquent parce qu'il ne prend pas assez les intérêts de la France.M.Maurras a ajouté que la manifestation des camelots du roi, le 31 mai.était absolument nécessaire, parce que le gouvernement ne voulait prendre aucun moyen d'enrayer le fookhévisme.Nous voulions, a-t-il ajouté, montrer aux ad- \ versaires de notre patrie qu’ils ! couraient des risques et que d’autres montaient la garde pendant que la police dormait sur ses deux oreilles.M.Maurras reclame pour ses partisans le droit d’être comme le roi au-dessus de la loi.Il a ajouté: ‘'Lorsque le contrat social est rcim-pu, les hommes retournent à l’état d ?nature et reorennent leur liberté.Messieurs, s’écria Maurras, démissionnez Vous-mêmes pour nous permettre d’agir.” Le procureur de l’Etat a alors répondu: “Si nous appliquons cette théorie, noors tomberons dans la guerre civile.Nos relations sociales doivent être libres.Aucun froupe, aucun parti, aucun individu n’est au-dessus de la loi et c’est à ce tribunal de faire respecter cette théorie.” C’est alors que la Correctionnelle a imposé la sen-! tence dont nous parlons en pre mier lieu.Le feu s’est communiqué à plu- ' sieurs reprises au presbytère et aux maisons avoisinantes, mais heureusement on a pu le contrôler et ainsi éviter une eonflagra-l lion.C’est une rude épreuve pour cette jeune paraisse d’autant plus grande que les assurances ne sont , pas considérables.ECHOS POLITIQUES AU SÉNAT ^ 1 - Un bill sur les RÉCEPTION À embranchements M.FERGUSON Feu le R.F.Barthélémy Le révérend Frère Barthélémy.I des Ecoles Chrétiennes, s’est noyé ! hier après-midi e-n se baignant dans la rivière des Mille-Iles, près de Laval-suHc-Lac.On a retrouvé le cadavre quelques heures après la disparition du Frère Barthélémy j sous l'eau.Le Frère Barthélémy était Agé de 27 ans; il était né à Terrebonne et était le fils de M.Louis Gravel; il fit ses études au collège de Louise-ville et en 1908 il entrait dans lu communauté des Frères des Ecoles : Chrétiennes.Après avoir passé quelques années au Mont-LnSalle il était j depuis dix ans dans renseignement et était professeur au Mont Saint-; Louis depuis deux ans où il avait ! charge de ;!n troisième classe du ! corps intermédiaire.La dépouille mortelle est exposée j au Monf-LaSnlle et les funérailles | auront lieu demain à 9 heures (heure solaire) à Laval dcs-Rapides.! nant un échec de leurs négociations auprès des officiers de la compagnie.Ils .réclament la jour née de huit heures, à 65 sous de l'heure, au lieu de dix heures de travail, comme actuellement, à 48 sous.Les chefs de l'union ont convo-1 qué les membres à deux assern- j blécs consécutives, hier soir, dont l’une s’est tenue à 8 heures et l’au-i tre à une heure du matin; près de quinze cents employés ont assisté à ces réunions poi:r enregistrer leur vote.Le gérant général de la compa- ! gmie recevra sous peu les représentants des employés, qui seront MM.j Joseph Therrien.président de l’union; .1.4.Bourbonnière, secretaire financier, Henri Champagne, agent d’affaires et John-J.Brady, directeur.Pour le congrès de TA.C.J.C.LE S E N A T E U R DANDURANI) PROPOSE UN PROJET DE LOI CONCERNANT LA CONSTRUCTION DE CERTAINS EMBRANCHEMENTS SUR LES CHEMINS DE FER NATIONAUX.LES SENATEURS BELCOURT ET BEIOUE DEMANDENT LE RETRAIT DU BILL.Comme on le sait, le congrès annuel de l’A.C.J.C.se tiendra cette année à Sherbrooke, demain et dimanche.La plupart des congressistes de la région de Montréal DepuU hier soir et jusqu'à ce’prendront le train de 12 heures 45; srtr.le., employés de tramways| (heure solaire) demain midi à la; prennent un vote de grève, adve- gare Windsor.Les demandes des employés de tramways Un Tube pour pO ATIÎIT Envoyez le 10 Jours est vl IX 1 VJ 1 1 Coupon i sans Une complète considération [ de sa nécessité et des finances du ¦ pays.Il propose donc le renvoi à ! six mois.Le sénateur Réique dit que l’ope ; ration des chemins de fer par le gouvernement était à ’’essai et tant que Min succès n’aura pas été affirme de telles additions si considérables ne doivent pas être faites nu système.Il est surpris de la façon! dont le hill a été traité à la Chambre I des Communes, un bill qui « ni mine j une si grande dépense.“Je crois, dit-il, que le temps est venu où !n : Chambre doit affirmer ses pouvoirs ! et devoirs en traitant des mesures! île cotte sorte.Le pas s est placé sur le bord de la banqueroute par la ¦ construction de trop de chemins de fer.C’est le devoir du Sénat de rc- ! jeter te bill.Le sénateur Releourt: "Je demnn-i de au leader du gouvernement de ! retirer ce bill.” Le sénateur Dandurand dit nue, Ton doit se ranneler que déjà dix ' millions de dollars sont engloutis j dans res lignes et que nous devons considérer le besoin de protéger cc 1 placement.Le sénateur Lougheed dit qu’il v , a $70,000.096 dans les estimés des 1 chemins de fer nationaux et qu’on j peut s’en servir en partie pour ces i embranchements.Le sénateur Dandurand: “C’est j notre affaire si nous voulons refaire; le bill nour nous convenir, mais vu l’expression générale d’opinion je demanderais l’aiournçment de ce débat afin que je puisse coiniltcr mos cnltèffucs.”.Le débat fut alors ajourne.LE PREMIER MINISTRE ÜtVTA-RilEN EST FETE PAR SES ELECTEURS — M.MEKtHEX LUI PRESENTE SES HOMMAGES — M.FERGUSON DIT QT’ONTARIO A DES FINANCES DEPLORABLES Kemptville, Ont., 29.(S.P.C.) — M.Howard Ferguson, le prochain premier ministre de l’Ontario, a reçu un accueil très enthousiaste de ses électeurs, à son arrivée de Toronto, hier so«a première page.) M.King promet au député de Winnipeg d’attirer l’attention du ministre de la justice sur ce point.* * * MM.Meighen et Drayton s’engagent encore ce matin dans une longue et vive controverse sur les dépenses de nos chemins de fer, avec [MM.Graham et F'ielding qui soutiennent l’opinion opposée.Le gouvernement, disent les premier,*, dépense cette année $116,000,000 au moins pour nos voies ferrées.Mais le public aura toutes les difficultés du monde à additionner et à retrouver ces sommes, puisque le livre officiel des subsides ne contient qu’un montant de $73,000,000.Le cabinet a obtenu le reste au moyen de divers I bills.Il devrait suivre la pratique toujours habituelle d’inscrire dans le budget toutes les dépenses des chemins de fer, afin que le parlement sache mieux à quoi s’en tenir sur les sommes qu’il verse à M.ihornton et sur les engagements generaux qu’il prend.Ainsi il aurait du placer dans ce tableau des finances le montant de $28,000,000 qui servira à construire des em-branrhements et d’autres garanties d obligations qui engageront le cré-dit du pays pour au moins $15,000,- 000 de plus.Les ministériels agissent ainsi, disent-ils, pour cacher leurs dépenses.M.Drayton attaque aussi le gouvernement pour avoir nommé M.Talbot au conseil de nos chemins de fer Nationaux.Québec avait droit à un représentant, mais le gouvernement a mal agi en nommant un homme qui, dit M.Drayton.n’est pas compétent et a conservé sa position à l’emploi du gouvernement de Québec.C’est une nomination politique.Les libéraux soutiennent qu’ils suivent la pratique habituelle des gouvernements passés.* * * M.Meighen s’oppose à la réduction de î % à Hi sou, du tarif postal payé par les journaux.Aux anciens taux, le gouvernement faisait des pertes et même aujourd’hui, avec le taux actuel, TEfat paie une partie du transport des journaux, f/Etat perdra de nouveaux revenus, et les hebdomadaires de campagne souffriront de la concurrence des grands journaux qui pourront plus facilement pénétrer dans leur milieu.M.Drayton dit qu’il en coûte au pays $4,900,000 pour le transport des journaux et qu’il n’en reçoit que $1,300,000.M.Forke proteste contre l’épaisseur de certains journaux qui feraient mieux de réduire leur format; et M.Rinfret dit qu’a vec le taux de 1 Vi sou.les propriétaires de journaux paieront encore beaucoup plus cher qu’il y a trois ou quatre ans.Le bill subit ses trois lectures.* * * Les conservateurs n’ont pas aimé le budget supplémentaire que le gouvernement a présemté, il y a quelques jours et que le parlement a commencé d’étudier ce soir.M Drayton proteste fortement contre 1 action de M.Fielding.L’opposition n aura pas le temps de critiquer ces crédits et de les discuter raisonnablement.D’ailleurs, ajoute-t-il, la somme totale de ces subsides de la dernière minute est si considérable que l’opposition se demande où le cabinet prendra l’argent.Il faudra I au moins ^StS.OOO.OOO pour rencon-trer les dépenses du pays, cette année.M.Forke est du même avis.L’opposition n’aura pas le temps d’étudier convenablement ces nouvelles dépenses.Il ne sait pas si elles sont justes ou non, car il n’a pas encore eu loisir de s’en rendre compte.Il s’oppose également à une augmentation do traitement de $2,000 que l’on a accordée aux sous-mi nistres qui ont plus de dix ans de service à leur crédit.M.Gould, progressiste, croit que l’on a oublié l’Ouest, car si la Nouvelle-Ecosse a $1.25 par tête dans les estimés sun- ', plémentaires.la Saskatchewan n’a que 4V2 sous et l’Alberta 9 sous.Dans leur réponse, M.Fielding et M.King laissent entendre que Ion peut regarder la prorogation, si l'opposition n besoin de temps pour étudier les subsides.Qu’eue signale les dépenses inutiles et le gouvernement est près à les abandon ner.L’augmentation de traitement des sous-ministres est juste; ces gens ont reçu diverses offres plus avantageuses de maisons pri vécs qui voudraient profiter de leur expérience et de leur habileté.D’ailleurs, ajoutent-ils, l’oppo sition a étudié à loisir pendant toute la session le budget princi pal.beaucoup plus important, et ce n'est pas tous les gouvernements qui lui donnent cetite chan ce.(.elui de M.Meighen, par excm pie, le retardait assez souvent jusqu’à la fin de la session.* * * Le débat s’engage enfin sur les travaux publics dans tout le Cana da.Les conservateurs ne demandent des informations que sur les quais de la Nouvelle-Ecosse, qui sont nombreux.Iis cherchent comment il sc fait que la ciste de cette province soit assez longue pour conte nir tant de quais; ils suggèrent au gouvernement de faire un quai tout le long de la côte; ce serait plus court; ils demandent dans que’ comté se trouvent les quais, car le nom des villes où ils se trouvent n'est pas sur la carte.C'est une question d’acheter un vote ici et un vote là, disent-ils encore; Ils soumettent un amendement réduisant de $15,000 un vote de $+0,000.afin de protester contre tous ces subsides présentés durant lek derniers jours de In session.Le gou vernement répond que c'est i’ha blinde, que les députés lui don nent des informations qu'il n’avait pas auparavant et rendent nécessaires certains travaux.Le gou vernement repousse l'amendement' I par un vote de 91 à 27, les pro-1 grossistes se divisant sur la ques tion.Enfin c’est l’éternelle corné-' die sur le budget supplémentaire i qui sc présente à la fin de chaque i session.L’opposition dit toujours qu’on la prend par surprise, qu’el le ne peut avoir les informations nécessaires, tandis que le gouverne-menè lui répond qu’elle a fait la même chose étant au pouvoir et qu’il ne peut faire autrement.On vote ainsi en bloc le budget supplémentaire pour toutes les pro vinces et quelques subsider, moins importants.* * * Les dépulcs Out employé J’âpres LE PIANO PRATTE A ETE OFFICIELLEMENT CHOISI PAR LE BUREAU DES EXAMINATEURS DE L’ ACADEMIE de MUSIQUE subventionnée par le gouvernement provincial pour examens annuels des élèves concourant au PRIX DEUROPE 11 est difficile d’obtenir un témoignage plus éclatant de la «upériorité du piano PRATTE.Le piano PRATTE est recommandé par les plus grands artistes — il est universellement connu par sa sonorité impeccable et ses brillantes qualités artistiques.Vous commettrez une grave erreur en négligeant de voir les pianos PRATTE avant de faire votre choix.Nos prix sont modérés et pour ceux qui désirent acheter par paiements, nos conditions sont faciles.Votre visite est sollicitée.Téléphone Est 3425 Est 3426 •onat< f» 366-368 Est rue Ste-Catherine LE PLUS GRAND MAGASIN DU GENRE AU CANADA Ouvert les vendredi et samedi soirs.wnio f Allez-vous PlagesduMaii Tou* le* vendredis soir, à partir du 29 juin, un train spécial de fin de semaine, composé entièrement de wagons-lits.QUITTE Montréal à - - Wagon-litf ré-gutters et à compart! -ments—pas de wagons ordinaires.8.45 p.m.ARRIVE À Portland à - - - e.10 a m.Old Orchard beach à 6.54 a.m.Kennebunk à - - Î.21 a.m.Retourledfmanche soir—départ de Kennebunk à 7.55 p.m.— de Old Orchard Beach à 8.27 p.m.—de Portland à 9.10 p.m.Arrivée à Montréal à 6.50 a.m.le lundi.Le et après le 24 juin, au train quotidien de 8 p.m.excepté le vendredi, seront attachés des wagons-lits directs è Kennebunk.A partir du 26 juin, tous les jours, excepté le dimanche, un wagon-salon avec wagon-lit et buffet sera ajouté au train de Portland, quittant Montréal à 9.05 a.m.QUITTE Montré»! à .- .9.05a m.ARRIVE À Portland h- .8 20 p.m.Old Orchard Beach à9.05 p.m.Kennebunk à - - 9-31 p.m.(Lea traîna circulent d'aprèa l'heure aolaire) fi c T * gpK Procure*-vous le dépliant “ Atlantic Coast Resorts ” de n’importe quel agenS4s PacifiqueCanadi@h midi à l'étude d’une foi sur les produits alimentaires pour les nni maux.Les progressistes ont fait une vive objection au bill de M.Motherwell qui n’a pas subi scs trois lectures, sans i2.:iô 12.25 u h» M 13 il 33 37 3.30 3.25 18.(Kl 17.75 34 20 % 20 Une faillite, rue Saint-F rançois-Xaviei On a annoncé ce malin sur le pai quel de la Bourse de .Montréal qu C.-E.Gault,' courtier, propriétaire d’un siège à la Bourse, avait dèptl sé’son bilan entre les mains d( Gordon Sc< ï.t, syndic, M.liaul était membre de la Bourse depuii plusieurs anjiées; il avait ses bu reaux au no 164 de la rue Saint François-Xavier.On ne sait pas i quel montant se chiffrera le passif Cette faillite a été causée non pa des opérations risquées ou simple ment malheureuses de la inaisot Gault, mais par un prêt considéra ble qu’elle avait fait et qui devat lui être remboursé à brève éehéac ce.À Wall Street New-York, 29 (Midi) La publl cation dans le monde financier dt nouvelles défavorables quant a: commercé de l’acier a probable ment été la cause de la forte liqui dation des valeurs sidérurgiques in dépendantes, qui ont presque ioui dépassé leurs niveaux de baiss( précédents.Cette faiblesse s’est ans si propagée aux matériels et au! marchandises et à quelques spéria lités.Les autos, les services publics, le! cuivres, les sucres et les chemin! de fer ont tenu bon.Le prêt à vue a été traité au tau! de 6 pour cent.$2,776897 $4,629,433 Permis de construction 25 .P'- 3 p.,' OC n.A.Tl.A MIDI Banque de France Paris, 29.Le rapport hebdotna daire de la banque de France indi que les changements suivants : Franc Espèces, or .Espèces, argent.Billets en cir.Dépôt» du trésor .Dépôts du public Billets escomptés.Avances Diminution.Augmentation.Les avances à changées.4- 4- 8,000 2,960,661) I 67.491,60»! 878,060 327.382.066 106.219.066 68,410,060 sh»! of Imuiiisi, 80 a 72.Vatioitwl Brrw frir*,.25 fl 4K.tvbisîivs Lorp.l’rf.1 « 77.Bril Tfliphono, 22 à 120 llriuLl'an Tmrtton, 35 à 48.Broinptnn 1*.limi P., tll a 377%, Drlrnlt Uni tell.50 à V2'i.25 a 7 2-s, ; 72 V.; 50 à '2.Ihmiinlon Trstilf Prf.3 « 110'4 Luurcntide La., 85 à 93 U : •» » 92>* Montreal Power.15 5 HO3» ib-ii- H rot lie r s.25 à 14; 10 g l.ir» Shnwinlgnn.33 A 117.Camtii.i Cottons, 5 à tll.Lanada Lottims Prf.20 à 90W.WlnnqHg Hy., Prf., 25 « X5L Mantrrnl '1 r.i.in\vn>s.3 a 130.«Ri’vie MiHillg, 5 a 281.sherwin WilPnm.Prf., 10 il 1004a Toronto By.25 il 79 Illinois Prf,, 5 à 88 Les prix se maintiennent.No 3, Lanada ouest.,.\o 2, Lanada ouest.No 1, extra d’alimentation.No 1, d’alimentation.No 2.d’atimentation.Mais jaune, uo 2 Blé à volatile, le 100 BLE -Juiilet.Octobre.’ .\ VOl NE luillet.Octobre., BLE tu il let Septembre, MAIS .luillet.Septembre AVOINE .1 utile; Septembre.livres.A WINNIPEG Ouv.112 3-4 .102 1-2 .47 5-8 42 1-2 LHILAGO .162 .; .102 3-4 .82 .77 3-8 .) / s.1.60s.14 57s.Vi 50 s.1, » 53s.12 .99s.$2.00 Midi 112 14 1 102 1-8 47 1-2 42 1-8 i Voici les derniers permis de construction accordés à l’hôtel de ville : Commission des liqueurs, rue Noun entrepôt, $18,000.A.Goyette, rue Garnier, quartier ! St-Denis, 5 logements, $8,000, P.Garaudeil, rue Montgomery, I quartier St-Eusèbe, 2 logements,! $3,500.F.Villeneuve.9e avenue, quartier Rosemont, 3 logements, $6,000.AV.Tremblay, rue Maplewood, quartier Mont-Royal, 2 maisons, 6 logements, $26,000.T.Sicotte, 2e avenue, quartier Rosemont.2 logements, $2,000.G.Jérôme, rue Melrose, quartier N otr e-Da ni e-d e-Grà ce, 2 maisons, 4 logements, $9,200.G.E.S.Bishop, rue Drummond, quartier St-Georges, un garage, $8,000.i__minet niter rut kavanngh *t Cie, St-Prançois-Xavier, MONTREAL sécurité*, Montréal.5* 102 1 102 3- 81 1-76 3- 41 37 3-8 1-4 41 37 1-8 Argent Braver Consolidated .Lastie Tretlirway .Crown ne.srrvr .kpçli'v Silver .I a Haïe .¦ McKin Dar Savage Xiptasing Ex-div.3 i>.c.Peti tison Lake .I>orrain .OuverturA Off.Penh 32 V4 23 58 1.55 31 Hoohriaga.BANQlK?10 à 130.OBLIGA 1 IONS iH-lve*, 200 il 78.im'*ii\'« Prb,.10000 1800 a 80.l’Etat restent in Cotations à 794; 10(1 * 81; hors-113 te Banque d'Angleterre L.-G.Becubicn et Cie.) Mining Co,, 92 a eh.94 Le rapport heb-Bnnquo d’Angle chauigeimcnts sui recettes nettes pour mai depuis 1912 et nmii la période des Cinq mois de !’ innée depuis 1912 : 1923 S 14,355.338 $1,998,247 1922 13.664.245 2,344,513 1921 .13,892,044 3,293,551 1926 .16,459,986 3,197,942 1919 13,569.lit 3,033,760 1918 13,314,116 3.087.775 1917 .14,355,149 1,551,719 1916 .12,472.167 4,372,282 1915 7,261,496 3.442,002 19M 9.795,928 2.963.011 1913 .11,9114,979 3.504,030 1912 11.366,421 3,680.513 Période le cinq mois: 1923 $65.901,574 $7,144.359 1922 62,484,910 7,451,757 '921 , 69,594.028 9,845,408 1926 75,577,011 8,797,368 1919 63,144,993 9,196.056 1918 .59,434,999 11,894,837 1917 57,799,756 17,081,542 1916 .51.119,112 15,912,100 1915 .35,415,050 11,223,010 1914 14,474,239 11,778,866 1913 54.195,078 15.486,968 1912 .49.441.778 14.981,393 EMPRUNT nu gouvernement DU CANADA Date 29 juin 1923 Echéance Prix Rendement 1 déc.1925 160.90 4.62 1 oct.1931 101.55 4.72 1 mars 1937 102.75 4.72 1 nov.1923 100.65 4.18 1 déc.1927 103,10 4.73 1 nov.1933 105.50 4.83 1 déc.1937 107.85 4.74 1 nov.1924 100.85 4.93 t nov.1934 103.25 5.12 1 nov.1927 101.50 5.12 1 nov.1932 102.40 5.L7 Londres, 29.domadnii’e de la terre indique les vants : Béserve totale.£1,280,000 ; Circulation.• 1,363,000 ' Espèces .r 82,424 ] \utres valeurs.4 9,505,0001 Autres dépôts .+ 8,817,0061 Dépôts du public.3.013,000; Billets en reserve .- 1.276,066' Valeurs du gouv.2.385,600 Diminution.4 Augmentation.La proportion de la réserve de 4a Banque à sod passif est cette semai-j ne de 17.39 p.c., comparativement à 19.26 p.r.la semaine précédente.I Le taux d escompte est tic 3 p.c.1 Le» pêcherie* de la Colombie britannique Ottawa, 29.La valeur de la production des pêcheries de la Colombie britannique, en 1922.a été de *18,872,833, au lieu de $13,953.670 en 1921, une augmentation de| 85 p.c.La pêche du saumon en j 1922 a représenté une valeur doi une augmentation de! 69 p.c.sur l’année précédente.Lu prise du flétan a été moindre qu’en j 1921.La pêche à la baleine, reprise Lan dernier après avoir eéé in terrompue en 1921, a rapporté $158.814.Nouveau règlement New-York, 29.- On a soumis hier aux membres du ,Veii»-VorA-j Exchange un amendement à la constitution dans le but d’empêcher les membres de la Bourse de constituer des succursales, pour une partie de leurs opérations, qui soient hors du contrôle de la Hour , sc.Si l’amendeniertt n’est pas dé-1 snpprnuvé d’ici une semaine il de vient loi.L'amendement ponte qu’aucun membre ou aucune firme inscrite j à la Bourse ne doit agir comme courtier pour une autre organisation si eelle-ci n’est pas upprou-! vée par la Bourse.(l'ournte* r«r A MIDI.Argonaut Gold v eluirur Brftish American OU t.o.33 acheteur.('.Hnmliat! Industrial Alcohol, 111, aeh.Orydni Paper, 15 neh.1 n stern Ijigiiwvring, 31 Jich ; 25 vnideur.i Toll i ngrr ions Gôld Mines.12 nch.MmiitoKi lAvuscr.23 vcmleur.Montroii Tnimwnys nnd Pomm-, 12'.;u'li.Vntlonnl Brick iO tusîi.Rionlon t.o., t.td.20 ach, Biordon Go.I.tii,, Prf., 2 vendeur.Naaumrs ihiln and Power.Co., 1 vendeur.SaRuenay Pulp nnd Poswr wLn rBDt* à P’ Bisaillon; ' Prince Bril-j Zoie, 110.Sryson.H 1 n ’ ° Horn brant, à P.Bisaillon; Ladv AVal- W.M.Baker, 110, Primrose.“ Financial Rooster.116, Gray.Plantarede, 112.Sandstrom.g George C., Jr., 107, Pernia.McCorburn, 104, Aron.Perhaps, à N._Norbert, Trois-Ri-; Temps, 2.40 2-5.Pari de |2 sur clamer.Valeur au vainqueur, $400.Palmclo, 109.Fraley.Drapery, 109, Ball.* Black Baby, 108, Foden.Assumption, 110, Gray.Allah, 110, Conners.Avion, 108, O’Mahoney.Iota, 100, Frost.Temps, 1.17 4-5.Pari de $2 sur Palmetto a rapporté $20.00 en pre-’ mier, $9.20 en deuxième et $4.70 en troisième.Drapery, $8.85 en deuxième et $4.00 en troisième.Black Baby, $3.85 en troisième.Watt et Crocker furent les plus intéressantes de la journée.KNOWLES CHAMPION W.-H.Knowles, du club Mont-Royal.est le nouveau champion intermédiaire de la province de Québec; ceux qui s’attendaient à voir triompher Fontaine ont été déçus, mais doivent reconnaître que l’expérience compte pour beaucoup dans les tournois de tennis.Q.-C.-D.Bovey et H.-M.Kennedy ont remporté le championnat intermédiaire des doubles de la provin-l ce en battant F.-L.Pearce et I, a heures 30 Simples —- Semi-finales: E.H.Laframboise vs J.E.Savard.AV.F.Crocber Vs J.Wright.Doubles : Mme H.F.Wright et Mlle P.S.Rypert vs Mlle J.S.O’Brien et Mlle L.Williamson.fi heures 30 Aiixtes — Semi-finales: Aime H.Wright et R.N.AVa 29 ~ vingt mille MLLE GALLERY VICTORIEUSE fÇ™en's,,
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