Le devoir, 22 décembre 1923, samedi 22 décembre 1923
Volume XIV — No 299.MONTREAL, SAMEDI.22 DECEMBRE 1923 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA.*«00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE., «* 00 MONTREAL ET BANLIEUE.«10.00 Édition hebdomadaire CANADA.«2.00 RATS-UNIS ET UNION POSTALE.*3.00 DEVOIR Rédaction et administration 43, RUE SAIN T-VINCENT MONTRIU.TÉLÉPHONÉ! Nabi 7496 •OmaEDSNUITiKMMttM, Mat* 0101 JtatiHlS Directeur : HENRI BOUR ASSA FAIS CE QUE DOISf Lettre de Paris En l’honneur de René Bazin M.Georges Pelletier nous avait, dans l'une de ses dernières lettres, laissé prévoir que la Corporation des Publicistes chrétiens, dont il venait d’entretenir nos lecteurs, donnerait une fête en Thonneur de son ancien président, M.René Bazin.Il a assisté à cette fête et il nous envoie, de cette "réunion charmante" le vivant récit que voici : Donc, il y avait, dans cette salle d'un restaurant du boulevard Magenta, près de la gare de l’Est, une centaine de membres de cette corporation dont Tes lecteurs du Devoir connaissent déjà l’existence et le but.A la table d’honneur, on voyait, outre le f>résident de la Corporation, M.Georges Goyau, ses collègues à ’Académie française, Mgr Baudrillart et M.Paul Bourget, ainsi que le R.P.Janvier, le célèbre prédicateur des Carêmes de Notre-Dame, qui est aumônier de la Corporation.L’hôte d'honneur, M.René Bazin, devait arriver bientôt, accompagné de son fils ainé, ingénieur technicien distingué, occupé à la reconstruction des villages, dans les régions dévastées de France.Aux autres tables, il y avait le R.P.de la Brière.rédacteur aux Etudes, M.Alfred Poizat, auteur dramatique, M.Geoffroy de Grandmai-son, président de la Société Bibliographique, le général Canonge, M.Tastevin de Nouvel, M.Joseph Mollet, M.François Veuillot, M.Joseph Ageorges, MM.Charles Le Goffic, César Caire, T)uval-Arnould et bien d’autres auteurs ou journalistes du monde littéraire français dont nous connaissons les noms chez nous.Henry Bordeaux et Pierre de la Gorce, absents de Paris, s’étaient fait excuser, ainsi que plusieurs autres, retenus à leur cabinet de travail ou à leurs salles de rédaction.A tous ces publicistes français s’ajoutaient un délégué de la presse catholique de Hollande, un autre de la Suisse, un troisième de l’Espagne et, enfin, un journaliste de la presse catholique canadienne-française.^ ¥ Pendant que toutes ces personnes causaient, M.René Bazin fit son entrée dans la salle, accueilli par des applaudissements et des poignées de mains amicales.11 est déjà venu au Canada, il y a quelque dix ans.Ceux des lecteurs du Devoir qui l’ont pu voir à l’époque ne le trouveraient guère plus âgé.11 est toujours en pleine force physique et intellectuelle, bien qu’il touche la soixantaine, s’il ne la dépasse déjà.Droit, court, cheveux et |moustache à peine grisonnants, teint clair, pas de rides, avec des yeux clairs et vifs, M.Bazin va prendre le fauteuil d’honneur, entre le R.P.Janvier el M.Georges Goyau.Et, tout de suite, le silence se fait, tandis que le Bénédicité dit et les convives une fois assis, le R.P.Janvier se lève, sa haute taille grandie par sa robe de dominicain.Il parle, lentement, définissant le rôle qu’il tient à cette heure.Le Souverain Pontife, Pie XI, l’a chargé, et c’est pour lui un insigne honneur, de remettre au président honoraire de la Corporation des Publicistes Chrétiens, M.René Bazin, les insignes de Grand’Croix de Saint-Grégoire le Grand.De sa voix grave, le R.P.Janvier fait allusion aux hautes qualités morales et spirituelles de M.Bazin; il montre qu’en même temps que le romancier et l’apologiste chrétien, dans toute l’oeuvre duquel il n’y a que beauté, dignité et distinction, c’est aussi l’ancien président de la Corporation qu’honore le Saint-Père.L’orateur lit ensuite le bref dont s’accompagnent les insignes de la décoration; il ouvre l’écrin, passe au cou de M.René Bazin, en sautoir, la grande écharpe de l'ordre papal, lui épingle sur la poitrine la grande plaque d’or de cet ordre, et se rassied, tandis que la salle fait une ovation au romancier des Oberlé, du Blé qui lève, à fauteur de la Vie du R.P.Foucauld, livre qui a eu un grand retentissement en France, jusque dans des milieux d’ordinaire fermés aux ouvrages de ce genre et de cette inspiration.Très ému, M.Bazin s’incline et remercie du geste.Il pariera tantôt.* * * "“Au dessert, le bruit des conversations amicales s’apaise.Religieux, laïques, officiers de marine, soldats, journalistes, — la Corporation admet chez elle tous ceux de ces différentes catégories qui écrivent dans les journaux, les revues, ou font des livres et sont catholiques et français, — se tournent vers la table d’hon- ncur.Un petit hoi.me frêle, dont toute lu vie parait réfugiée dans la tête et les yeux, d’une extraordinaire intelligence, un de ces hommes dïmt la vie intellectuelle intense a usé l’enveloppe, comme la lame use le fourreau, se lève et s’adresse à M.Bazin.C’est le président de la Corporation, M.Georges Goyau, de l’Académie française, auteur de tant d’ouvrages connus chez nous et dont la fort belle histoire religieuse de la France a marqué l'entrée sous la coupole de l’Institut.D’une voix nui n’est pas très forte, il lit un bref discours dont la netteté de 1 énonciation empêche qu’on perde quoi que ce soit.Il y rend hommage à'la noblesse de vie, à l’élévation 0, RUt SHKRBftQOKC OUKT Cours d’Automobiles Un cour» complet d’cntretten et ,de réparation d’automobile», comprenant: cour» de mécanique et d’électricité, préparant h l'examen pour la licence de “MECANICIEN ES VEHICULES-MOTEimS”, délivrée par le gouvernement provincial.Classes de 9 a.m.à 4.30 p.m.S’adresser au Bureau d'informations.Téléphone: Plateau 1513 c NOEL ! 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'EST LE MOMENT d’offrir le cadeau qui, en transmettant vos voeux, se distingue par sa durabilité.A nos rayons de bijouterie, de joaillerie et d’orfèvrerie, vous trouverez l’étalage le plus merveilleux d’objets durables qui se puisse voir en ville.depuis les éblouissantes parures en diamants jusqu’aux modestes bijoux.RABAIS DE sur toute notre marchandise durant ce mois.Cet escompte ne s’applique pas cependant aux plumes-réservoir et crayons “Ever-Sharp”.JOS.L’HEUREUX BIJOUTIERS ENRG.673, Sainte-Catherine Près Visitation MAGASIN OUVERT TOUS LES SOIRS ccnw D^érentr J'btmatr pour tou/ Lexqoûtr Donnez-lui des Cigares pour ses Etrennes 3 POUR 25 «18 strenuously opposed the construction of the Manchester Ship Canal, fearing that it would lessen the trade of her port.But while much traffic goes through the canal to Manchester without breaking bulk, there has never been a period in the history of hiver-ool when the activities of her port ave been so large and vi-gourous as since the completion of the Manchester Canal.The inference to be drawn from this is that Montreal, or at least some Montrealers, entertain groundless fears.The virtue of this development from the Canadian viewpoint is not only that it will increase Montreal’s traffic and general business activities immensely, but it will relieve the western provinces from their dependence on the Lake Erie-Philadelphia-New York route for the movement of their crops.Each year Canada imports immense quantities of coal from the United Slates, and under existing conditions the.industries and railways of Onto» no are absolutely dependent on this Diner de Noël De la dinde, du Plum-Pudding, , , De la musique de Noël .Tout ce qui contribue à faire un dîner succulent et joyeux.,.De cinq hrs trente à 9 hrs.$1.50 per couvert.Maître d’hôtel, Main 4785 ‘"1 TJEENS supply.With the development of the Waterways there will be developed approximately 1,600,000 h.p.of electric energy, one-half of which belongs to Canada.This will mean the substitution of cheap water power for the more expensive coal power, (Suite à la page 13) Remerciements Les orphelins de la Providence à L’Assomption, remercient cordialement les personnes charitables qui ont bien voulu se rendre à leur appel en leur envoyant des étrennes pour Noël.VOTRE REPAS DE NOEL SERA AU COMPLET AVEC UNE DE NOS BRIQUETTES DE CREME A LA GLACE MILLE FRUITS Le goût en est exquis.— Les Nuances délicates EN VENTE CHEZ VOTRE PHARMACIEN OU RESTAURATEUR L.I M ITE.E MONTREAL Volume XIV — No 299.MONTREAL, SAMEDI, 22 DECEMBRE 1923 9 AlENDRIER SAMEDI: XX décembre 1»X1. gouvernement veut-il garder ses projets pour la fin afin de les escamoter et de les faire adopter sans discussion, mi n'a-t-il rien a proposer?ILe député de Laurier dit que tous les ministres et leurs députés se sont jeté tics fleurs et ont fait l’éloge d’un parti oui a renié tous les principes de liberté et de saine démocratie.L’orateur, reprenant le mot de M.Taschereau dans son discours d’ouverture, avoue qu’il est un défaitiste, mais ajoute qu’il est en bonne compagnie, c’est-à-dire avec les autorités religieuses de la province, les corps publics et la Chambre de commerce de Montréal entre autres.Il cite une résolution de cette association reproduite dans le “Bulletin” de la Chambre de coin-m erre du 8 octobre 1923, dans laquelle on se plaint du marasme economique de In province et l’on fait des suggestions.Si je sms un défaitiste.continue M.Duranleau, .ic Mils avec M.Taschereau qui.après les élections générales,, au club St-Denis.lançait un cri d’alarme au suie: de l’émigration des nôtres.Défaitiste, il est également en compagnie de M.le ministre de la colonisation qui a convoqué d'urgence un grand congrès.Le député de Laurier affirme que les voeux de ce congrès ne contenaient pas les vraies idées des colons.Il s’étonne que dans le diseours du trône on annonce la senaration “effective” du domaine forestier du domaine colonisablc.Il croyait que la chose avait été exécutée.La dette nationale a toujours augmenté malgré que le trésorier provincial annonce toujours «les surplus.tL’oraleur dit que le gouverne, ment a toujours eu une politique d’opportunisme à «eule fin * •* maintenir au pouye - M.Duranleau den< u s .>P de force du gouvernement qui a fait des élections l’hiver dernier.TI dénonce les mesures qui ont mis Montréal en tutelle, mais les Mont- réalais se sont révoltés.On a gagné les élections partielles par tous les moyens, en promettant des ponts, etc.Il accuse le ministre des travaux publics d’avoir promis ou laissé promettre par ses partisans, un certain nombre de terrains dans les cantons de l’Est, aux dernières élections partielles.M.Galipeault interrompt M.Duranleau et soulève un point d’ordre.Il défie M.Duranleau de prouver qu’il ait fait quelques promesses électorales dans Brome, ou dans Richmond.M.Duranleau riposte: “Vous ou vos partisans avec votre approbation .Le ministre des travaux publics se lève de nouveau et demande la rétractation de ces paroles.M.Patenaudo soutient que M.Duranleau a le droit de faire cette affirmation que cela puisse entacher la .tation du ministre.M.Galipeault prétend que si cette affirmation est vraie, l'élection de Brome devrait être annulée et le ministre des travaux publics déqualifié.M.Arthur Plante vient à la rescousse de M.Duranleau.M.J.-E.Garon demande que le député de Laurier nomme les personnes qui ont fait ces promesses.Finalement, le président de la Chambre demande au ministre des travaux publics d’accepter la rétractation de M.Duranleau.Ce dernier retire ses paroles.L’incident est clos.M.Duranleau trouve indigne que M.J.-E.Perrault ait déclaré aux électeurs de l’Abitibi que le patronage resterait au gouvernement, que son candidat soit élu ou battu.Le député de Laurier, s’adressant à M.David qui avait cité un discours d’Adolphe Chapleau où il se moquait des castors, fit la réponse d’Honoré Mercier à Chapleau.Mercier djsait que Chapleau s’attaquait à sei amis en raillant les castors.M.Duranleau, pour conclure, ajoute que le gouvernement aurait besoin «l’un peu d’huile de castor.M.FABIEN BUGEAUD Le député de Bonaventure, sur un ton continuellement ironique, dit que Immigration des nôtres date de longtemps.Nos compatriotes ont toujours aimé à voyager.M.Bugeaud affirme que les voeux «lu congrès de colonisation contiennent bien la pensée intime des congressistes.Il se moque un peu de la Ligue nationale de colonisation qui fait de la colonisation, selon lui, au coin du feu, et dit qu’il a voté contre la résolution de M.l’abbé Michaud avec certains députés des régions de colonisation.L’orateur trouve que les' Montréalais n’ont pas besoin de se plaindre s’ils sont trop taxés.Ce n’est pas de la faute du gouvernement si Montréal a pour elle une grosse population et de nombreux richards.* M.JULES LANGEAIS « Le député de Témiscouata répond à M.Moreau qui avait signalé que l’opposition n’est composée que de professionnels, en disant que le peuple préfère être représenté par un avocat que par des députés assis.Que M.David aille dans l’école du rang, dit-il, pour voir si les programmes déjà trop chargés permettent d’enseigner l’amour du sol aux enfants.Si M.Caron reprenait la culture «je sa terre, il verrait que la récolte est manquée et que le cultivateur est dans le besoin.Que M.Perrault aille sur les lots de colonisation et il constatera qu’un colon doit aller à «luinze milles pour trouver un inspecteur qui lui permette de brûler ses abatis.M.Langlais cite le fuit d’un curé qui, au congrès de colonisation, a déclaré: “Si vous voulez faire réellement du bien au colon, ne mêlez pas la politique à la colonisation.” Le député de Témiscouata soutient, d’après des chiffres officiels, que depuis une dizaine de mois il est parti: dans le Témiscouata, 208 familles, dans Rimouski, 180 families'et dans Kamouraska, 103 familles.En juin dernier, il a vu brûler pour deux millions de bois, sans que le gouvernement vienne au secours des sinistrés.La session est ensuite ajournée au 8 janvier sur proposition de M.Taschereau.La Chambre a élu M.Hector Laferté, député de Drummond, comme vice-president de l'Asbemblée législative en remplacement du Dr Gustave Lemieux.Louis ROBILLARD.Pas d’appel au peuple prochainement Ottawa, 22 (S.P.C.) — Il est hors de doute que le gouvernement prend In défaite de Kent au sérieux mais toute rumêur relative à une prochaine dissolution des Chambres est dépourvue de fondement.Le premier ministre King a déclaré hier soir que le gouvernement sc trouve, du fait de l'élection dans Kent, dans la même position à peu près que lorsqu’il prit le 'pouvoir.Les pertes subies dans Halifax et dans Kent sc* compensées par les deux recrues que le gouvernement vint de faire parmi les progressistes, Il a perdu d’autre part M.A.-R.McMaster.Jacques Cartier au Sault-au-Récollet M.M.B.DE LA BRUERE, ARCHIVISTE, PROUVE QUE LE NAVIGATEUR MALOLTN EST ARRIVE A LA BOURGADE D’HO-CHELAGA, EN 1535, PAR LA RIVIERE DES PRAIRIES.— UN TRAVAIL FOUILLE.Les membres de la Société d’archéologie et de numismatique qui, il y a cino ans, avaient accueilli avec une désopilante hilarité les déclarations de M.Montarville B.de la Bruère, archiviste, sur l’arrivée de Jacques Cartier au Sault-au-Récollet en octobre 1535, l’ont vivement applaudi, hier soir, au Château de Ramezav, lorsqu’il a prouvé ses ayacés à même les documents inédits du femos.A la suite de son collègue de la Société historique de Montréal, M.Beaugrand-Champa-gne, il a nettement établi que le découvreur du Canada est passé par la rivière des Prairies pour arriver à la bourgade d’Hochelaga, qui se trouvait sur le plateau qui s’étend au nord-est du Mont-Royal.M.de la Bruère n’hésite pas devant les faits qu’il interprète suivant les récits de Jacques Cartier et de Jacques Noël, son neveu, à se convaincre que le navigateur malouin et les mariniers de Saint-Malo se sont arrêtés au pied du rapide de Sault-au-Récollet, dans un passafit qui les conduirait aux Indes et à la Chine.La description de Cartier correspond en tous points au Panorama qui se déroule du haut de la montagne vers le nord-ouest et le sud-ouest, et la série des trois sauts avec un premier plus impétueux que les autres répond exactement aux trois rapides de la rivière des Prairies, le rapide du Récollet, celui du Cheval Blanc et celui de l’Allemand; et les distances mentionnées par Cartier et par Noël sont bien celles qui séparent ces mêmes rapides.Pendant plus d’une heure, en un excellent anglais, M.M.B.de la Bruère a étayé sa preuve, l’accompagnant de photographies des lieux, projetées sur l’écran.Il a soulevé un profond intérêt, et s’il n’a pas détruit complètement l’autre théorie, basée sur une interpré-tation fautive «lu texte de Jacques Cartier, il a saisi ses auditeurs d’un doute qui les conduira à la certitude lorsqu’il publiera bientôt son ouvrage sur l’arrivée de Jacques Cartier au Sault-au-Récollet.Il ne restera plus ensuite qu’à modifier les manuels scolaires en conséquence.Dors de son deuxième voyage au Nouveau Monde en 1535, Jacques Cartier avait reçu du roi de France la mission de rechercher vers le nord-ouest une route qui aboutirait à la mer de Chine, une route plus courte et plus rapide que celle de Magellan, qui avait passé par le sud de l’Amérique.Le navigateur, monté do la Grande Hermine, de la Petite Hermine et le VEmériilon, suivit exactement ces instructions; il entra dans le golfe par le détroit de Belle-Isle.puis il longea .soigneusement la côte nord jusqu’à Québec.Il avait ramené les deux sauvages Taignoagny et Domagaya, pour lui servir de guides dans son expédition au delà de la bourgade d’Hochelaga ; mais arrivés à Québec, ees derniers refusèrent de le conduire.Cartier parti! quand même, avec VEmériilon et deux barques à rames chargées de vingt-cinq nom mes chacune.11 remonte le fleuve, longeant la côte nord toujours; à D.hambault, il rencontra un rapide qu’il eut un peu de difficulté à passer^ au fond du lac St-Pierre, il faillit se perdre dans les eaux basses et les battures de sable; il abandonne VEmériilon et re part avec scs deux barques, il n’a pas de guides sauvages et vogue sur le fleuve à l’aveugle.Mais il suit toujours la rive nord; en arrivant à Repentigny la route devient difficile; il ne peut apercevoir le chenal sud qui se trouve au delà des iles de Bcrthier, alors il arrive à l’embouchure de la rivière des Prairies.Une voie large s’ouvre devant lui.et comme le fleuve à cet endroit oblique vers le sud, Cartier n’hésite pas à s’engager dans la rivière des Prairies qui remonte vers le nord-ouest; il continue son voyage et arrive bientôt au pied du Sault-au-Récollet, le 2 octobre au soir.Le courant impétueux du rapide l’arrête.Cartier fait escale à un endroit situé près du village ac tuel du Sault-au-ltécollot et qu’il baptise du nom de Saint-Malo.l.c lendemain matin, Cartier part avec une vingtaine d’hommes à pied, le long d’un chemin battu, pour visiter les lieux; des sauvages lui disent qu’il y a «leux autres snuRs de la rivière un peu plus haut; Cartier se laisse conduire par eux et arrive après une marche de deux lieues et demie au deuxième sault, qui se trouve celui du ChevabRlanc.11 revient sur ses pas pour se diriger ensuite vers la nourgade d’Hochelaga, où des milliers de sauvages lui font une enthousiaste réception.Cartier continue vers la montagne.à deux lieues «le ses barques, décrit-il lui-même, pour explorer les lieux.Du haut de la montagne, sur une éminence nue M, de la Bruère place en arrière de l’avenue Maplewood, parce que l’endroit est facile d’accès, Cartier vni* un magnifique panorama; d’abord, vers le nord, des montagnes "gisantes de l’est à l’ouest”, ce sont nos Lauren-tides; puis vers le sud-ouest, une chaîne de monts, les Adirondacks; entre ces montagnes une plaine labourable, unie et plane, que traverse la rivière d’où il venait, qui forme plus loin un espace plus large et spacieux qui est le Inc des Dcux-Monfag es cl enfin plus au fond trois belles montagnes rondes, qui ne sont autres que les trois sommets des deux montagnes du lac du même nom.Cartier donne dans sa narration des distances qui correspondent bien à ia théorie de M.de la Bruère; il dit que du 1er au 2ème sault, il y a deux lieues et demie et du 2e au 3e, le tiers de la distance déjà parcourue soit trois quants de lieue; en tout cinq lieues et demie entre le premier et le troisième sault.Or les rapides de la rivière des Prairies sont situés à ces mêmes distances; il y a quinze milles et un peu plus entre le Sault-au-Récollet et le rapide L’Allemand, et neuf milles du rapide du Récollet au rapide du Cheval Blanc.De plus, Cartier ajoute qu’il a marché deux lieues de la rivière à la montagne; or U y a exactement six milles du Saujt-au-Récollet au Mont-Royal.Enfin, il voyait les trois montagnes rondes à l’ouest, à quinze lieues de distance; il y a quarante-cinq milles du Mont-Royal aux montagnes du lac des Deux-Montagnes.L’AUTRE THEORIE Fort de ces données très précises, M.Boucher de la Bruère démantibule l’un après l’autre les arguments de l’autre théorie, celle où l’on nous enseigne que Jacques Cartier est venu visiter la bourgade d’Hochelaga par le fleuve Saint-Laurent, en arrivant à la place Royale, ou au rapide de Lachine.D’abord, on a dit que le premier rapide que Cartier a rencontré était celui du courant Sainte-Marie, situé entre Montréal et l’ile Sainte-Hélène, C’était un fort courant mais non un sault impétueux impossible à franchir, comme Je veut la narration de Cartier.Alors le Sault Saint-Louis serait le premier sault en question; il est assez impétueux pour empêcher toute tentation de Je remonter; où serait le deuxième sault à neuf milles plus loin?Il n’y en a pas d’autre que Je rapide de Sainte-Anne-dc-Bellc-vue qui est à 21 milles du Sault St-I.ouis.Et le troisième sault se trouverait au milieu du lac des Deux-Montagnes! Si Je courant Sainte-Marie était le premier sault, le rapide de Lachine serait le second et le rapide de Saint-Anne le troisième.Or les distances ne concordent plus avec le récit de Cartier, car du courant Ste-Marie au rapide Lachine, la distance est de six milles au lieu de neuf; et du rapide Lachine au rapide Sainte-Anne, tj.e 21 milles au lieu de trois.De plus, M.de la Bruère sc demande comment Cartier et ses compagnons auraient pu voyager à pied du Sault Saint-Louis au rapide Sainte-Anne, et revenir pour escalader la montagne, soit 42 milles, en une seule journée.La distance du Sault Saint-Louis au Mont-Royal est bien de six milles, mais elle est coupée de marais, de lacs et de pc-tiles rivières provenant des inondations le printemps; ce n’est plus la belle plaine, arable et plane et les forêts dont parle Cartier.Admettons qu’il ait passé par le Sault Saint-Louis, il aurait aperçu les sauvages de la bourgade que l’on dit située sur les bords du fleuve.Comment se fait-il qu’il n’en fasse pas mention dans son récit.Fuis 1 ascension de la montagne du côté sud ou sud-ouest est très abrupte et une fois sur le sommet de ce coté, Cartier n’aurait pas vu les montagnes qu’il décrit; on chercherait en vain à s’orit-nter en voulant confirmer sa narration.M.de la Bruère ajoute que c’esi la version anglaise qui a donné lieu à ce méli-mélo do la topographie «le la bourgade d’Hochelaga et du Mont-Royal.La version est fautive au point de laisser planer des soup, «èons sur la véracité de la description de Cartier; heureusement, les manuscrits de Cartier découverts à la Bibliothèque nationale de Paris en 18 0 ont remis les choses au point, telles que M.de la Bruère cherche à les établir.Le site lui-même de la bourgade prête encore à des discussions.Si Cartier est arrivé par le Sault-au-Récollet, l'endroit le plus plausible de la bourgade serait celui du plateau forme au nord-ouest d’Outrc-mont; la découverte d’ossements indiens avec des ouvrages de poterie, il y a quelques années, près du parc d’Outremont, a annulé sir William Dawson à appuyer cette théorie, que soutient M.Boucher de la Bruère ainsi que M.Beaugrand-Champagne.Il manque des données plus convaincantes; il est vrai qu’une petite rivière existait autrefois dans cette partie d’Outremont qui allait se jeter dans la rivière «les Prairies; il y avait même un petit lac à l’emplacement actuel du parc d’Outremont.C’était un voisinage tout désigné pour une bourgade d’Hochelnga.Le conférencier attend des preuves mieux établies pour indiquer l’endroit exact de la bourgade d’Ho-chclnga; mais il déclare qu’elle ne pouvait être du côté du fleuve, puisque Jacques Cartier a marché quatre on cimj milles dans la forêt vers la montagne avant de rencontrer la bourgade.M.W.-D.Lighthall, président de la Société, a chaleureusement remercié M.Boucher de la Bruère, oui inaugurait si bien les séances «le la nouvelle année de la Société.Il a été réélu président pour un nouveau terme.G.-E.PARROT.Cambrioleurs coffrés Le chef de police Gravel et l’agent Clément, de Saint-Lambert, ont coffré hier Arthur Bisaillon, 32 ans, 282, rue Saint-Dominique, et René Desmarais, 18 ans, 117, rue DeLorimler.Les deux prévenus ont été trouvés dans une maison d’été avec un ballot d’articles les plus divers.Un citoyen les avait aperçus comme Ils sortaient de la maison do M.Georges Simard, président de In Commission des liqueurs.Il les .vu» ensuite entrer dans la maison d’été ou la police les a pris plu* tard.Des article* de grande valeur avaient été pris chci JJ, Sifflflrdr M.Poincaré et la Ruhr LE CHEF DU GOUVERNEMENT NE REGRETTE PAS L’OCCUPATION.— IL RECOMMENCERAIT SI C’ETAIT A REFAIRE.— RESULTATS DE L’OPERATION.— SANS CELA LA FRANCE N’AURAIT RIEN OBTENU.Paris, 22 (S.P.A.) — En réponse aux_ critiques décochée contre l’exploitation de la Ruhr, M.Poincaré a récapitulé toute la question à la Chambre des députés, hier.Interrompant le cours des interpellations ordinaires du vendredi, M.Poincaré déclara que la grande majorité du pays est de son côté.11 ajouta que sa politique étrangère n'est pas déterminée par l’effet qu’elle peut avoir sur les prochaines élections ou sur les affaires intérieures et qu’elles peuvent supporter la discussion au grand jour.La France évacuerait la Ruhr si elle n’était pas convaincue que l’occupation est légale et deviendra profitable.Le président du conseil déclara à la Chambre que la France n’aurait rien reçu cette année si elle n'avait pas pris la Ruhr.Elle n’aurait eu ni protection ni garantie.M.Poincaré nie que l’Allemagne ait fait de nouvelles propositions juste avant l’occupation de la Ruhr.L’ambassadeur allemand, dit-il, n’a fait que transmettre l’offre du baron de Maltzan, sous-secrétaire allemand des affaires étrangères, consistant en 20,000,000,000 de marks-or.“Offre ridicule”, fit le président du conseil, “car cette somme aurait déjà dû être payée si le traité avait été strictement “appliqué.” C’était simplement une manoeuvre allemande destinée à empêcher la France de saisir des garanties”, ajouta M.Poincaré.Si nous n’avions pas occupé la Ruhr, l'Allemagne maîtresse de ses mines de charbon et de ses usines d'acier aurait continué à s’enrichir à nos dépens et à la fin du moratorium, si nous lui avions demandé quelques chose, elle aurait répondu ; AVencz le chej'cher”.M.Poincaré rappelle que les alliés en mai dernier ont rejeté une offre plus élevée que celle que Berlin a faite immédiatement avant l’occupation de la Ruhr.“Si l’Allemagne”, ajouta-t-il, avait fait au mois de décembre dernier la proposition qu’elle a préserutée en mai, cela n’aurait servi qu’à retarder la saisie de nos garanties et c’est ce que nous ne voulions pas.” Le président du conseil déclare qu’il a pesé ses mots et qu’il ne parle pas seulement pour la Chambre mais pour l’étranger.“Nous n’avons pas eu à regretter l’occupaition de la Ruhr,” ajouta-t-il, “loin de là.Nous avons agi dans les meilleurs intérêts du pays et si c’était à refaire nous recommencerions l’occupation qui a révélé des foyers latents de haine et d’esprit de revanche.Cela démontre aussi à l’Allemagne qu’elle n’est pas la plus forte et que malgré sa soif de vengeance, son désir est inutile.Nous avons montré notre bonne foi ouvertement, en dépit d’attaque répétées.Nous avons gardé notre sang-froid et nous avpns obligé l'Allemagne à avouer franchement ses erreurs et maintenant nous coopérons entièrement en territoire occupé.Cette année, ajouta le président du conseil, lu Ruhr a rapporté plus de cinq millions de tonnes de combustible, deux cinquièmes de son coke et trois cinquièmes de son charbon, tandis que si lo bassin n’avait pas été occupé, la France n’aurait rien reçu.Les contrats passés jusqu’ici garantissant à la France de 27 pour cent «le la production pour l’an prochain, soit 23,41)6.000 tonnes, ce qui est cncO' re plus que ne comporte le programme des réparations.M.Poincaré affirme que 55,000 cheminots allemands sont retournés à l’ouvrage et que c’est grâce à l’administration «les chemins de i fer franco-belge si la France et la i Belgique exploitent la Ruhr.“C’est, dit-il, la garantie visible de notre oeeupation.Forcés que nous étions de saisir ces gages, nous ne les abandonnerons pas avant d'avoir été complètement payés.” Le président du conseil exprime le plaisir du gouvernement fran çais que les Etats-Unis aient up prouvé que des citoyens américains participent au travail des commissions d'experts.“L’acceptation des Etats-Unis, dit-il, contribuera beaucoup au succès que nous attendons du travail de ces commissions.”__ Cautionnement d’importance Kcmmeth McIntosh, Percy-W.Burton et William Murray not comparu, hier après-midi, devant le juge Monet, sous l’inculpation de cambriolages.Us sont connus comme détrousseurs émérites et seraient responsables de la plupart des attaques sur les épiciers et restaurateurs.Plusieurs plaintes ont été portées contre eux par Aaron Husack, re-' gratticr, 772, rue Notre-Dame ouest: Justin Bussière, restaurateur, 730 rue Dorchester ouest: Duncan-R.Proudfoot, confiseur, 276, rue Centre; Aimer Pitre, marchand de bonbons, 104, rue Saintc-Emélie.Le juge a fixé un cautionnement de 8175,000 pour McIntosh, un cautionnement de 8100,000 pour Murray et un cautionnement de 810,000 pour Burton.Les accusés se sont regardés non sons une grimace «le déplaisir.Il faudrait en effet qu’un millionnaire risquât sa fortune pour assurer la liberté de ces mes-sieur*, , - .LES INCENDIAIRES A MONTREAL PLUS DE 95 P.C.DES INCENDIES SONT CRIMINELLEMENT ALLUMES, DIT LE COMMISSAIRE LA-TULIPPE — PAS LES RATS.Le commissaire Latulippe a pris hier la défense des rats.Ils ont, à l’instar des fils électriques, la réputation de provoquer les incendies.Un feu éclate-t-il, sans qu'on en puisse trouver la cause absolue, tout de suite on accuse les rats d’avoir grugé des allumettes.Je tiens à bien faire comprendre, dit iM.Latulippe, que la théorie des rats incendiaires ne me sourit que fort médiocrement.Récemment, on on prouvé l’origine d’un incendie en amenant en cour un rat apprivoisé qui avait les barbes brûlées.Depuis, les théories d’incendie où les rats jouent le grand rôle abondent.Que va-4-il arriver de tout cela?Tout incendiaire qui espère retirer des assurances va capturer un rat, lui brûler la moustatihe et, l’amenant ici, s’écrier: “Voici le coupable.” Cette théorie de rats mangeant des allumettes devient sérieuse par l’emploi qu’on en fait.Je répète ici ma propre opinion.Quatre-vingt-quinze pour cent des incendies dans la ville sont volontairement allumés et le reste dû à la négligence et à de purs accidents.Depuis quelque temps, on apporte des rats à moustache brûlée et oh invente des théories de garde-robe remplies d’allumetites.Ce truc ne tiendra pas avec moi.D’ailleurs, il a été carrément établi par des expériences décisives que les rats ne touchent pas aux allumettes.Ainsi, on a mis des allumettes dans une cage où se trouvaient enfermés cinq rats.Tous sont morts de faim sans avoir touché à une seule allumette.Le commissaire Latulippe a annoncé qu’à l’avenir il sera sévère pour ceux qui provotjuent des incendies par leur négligence.Les règlements municipaux prévoient des pénalités criminelles dans des cas semblables.Il fera aussi arrêter les entrepreneurs qui.grâce aux contraventions aux lois municipales, sont la couse d’incendies.Il est certes très beau de parader et de répandre des brochures pour prévenir les incendies, mais mieux vaut d'abord dissuader les incendiaires par des peines sérieuses et qui peuvent s'appliquer.Finis, les déficits, après trois ans Toronto, 22 (S.P.C.1 — Devant une nombreuse réunion de voyageurs de commerce, hier soir, sir Henry Thornton a fixé à trois ans la période au bout de laquelle les contribuables canadiens peuvent s’attendre à être débarrassés du fardeau des déficits des Chemins de fer nationaux.Sir Henry Thornton a pu annoncer qu’au premier de décembre le» profits nets du réseau national avaient atteint 815,'90,000.Il prédit que les profits nets d’exploita tion pour l’année se chlffreiaient à quelque 818,000,000 contre trois millions pour l’année précédente.Sir Henry s'est montré très optimiste pour l’avenir.Il serait grandement désappointé si à la fin de l’année prochaine il n’enregistrait pas un profit d’exploitation de 830.000.000.Mais le profit d’exploitation de 818.000.000 qu’il espère annoncer à la fin de l’année ne sufîra pas pour payer toutes les dépenses de ce capital.C’est pourquoi il demande de prendre patience pendant deux ans encore nu moins.Au bout de ce temps, il est certain que si le réseau ne subit pas de recul, le problème sera résolu.Les voyageurs de commerce ont accueilli cette déclaration avec beaucoup d’enthousiasme.__________ Chez le coroner durant l’année Voici un tableau des activités de la Cour du coroner durant l’année 1923: Accidents mortels et enquêtes Nombre d’enquêtes tenues sans jurés: 1,341.Nombre d’enquêtes tenues avec jurés: 124 Total: 1,465.Verdicts rendus Syncope de coeur : 179 hommes, 82 femmes, 6 garçons, 3 filles.Total: 270.Congestions cérébrales: 44 hom mes, 16 femmes, 1 garçon.Total: 61.Congestions pulmonaires: 16 hommes, 4 femmes, 2 garçons.Total; 22.Noyades: 37 hommes, 2 femmes, 10 garçons, 3 filles.Total 52.Asphyxiés par la fumée, le gaz.le feu, etc,: 19 hommes, 3 femmes, 4 garçons, 4 filles.Total 30.Accidents d’automobiles: 33 hommes, 6 femmes, 17 garçons, 10 filles.Total: 60.Accidents «le chemin de fer: 21 hommes.2 femmes, 8 garçons, 3 filles.Total: 34.Accidents par choc électrique: 6 hommes.Total: 6.Accidents dans les manufactures et industries: 29 hommes.Total : 29.Suicides: 22 hommes, 7 femmes, 1 garçon, 1 fille.Total 31.Meurtres: 4 hommes, 2 femmes, 1 garçon, 1 fille.Total 8.Autres causes: 324 hommes, 217 femmes, 196 garçons, 119 filles.To ta) 856.Grand total: 734 hommes, 341 femmes, 246 garçons, 144 filles.To-tal: 1,365.Varsovie, 22 (S.P.A.) — Le parlement polonais a accordé hier un vote de confiance au nouveau gouvernement dont Ladislas Grabstki est le chef.Les députés nationalistes et la plupart des députés radicaux ont appuyé le ministère.SEPT HEURES DANS LES SABLES APRES UN TRAVAIL DE PLUSIEURS HEURES ON RETIRE LE “LEVIATHAN” DE SA MAUVAISE POSITION New-York.22.(S.P.A.) — Le “Leviathan”, paquebot américain mesurant 900 pieds de longueur, par 100 pieds «le largeur et ayant un tirant d’eau de 40 pieds, a passé sept heures, hier, la proue ensablée §rès du phare Bobbin, au nord de taten Island.Il revenait de Cherbourg et a touché fond après un course de vitesse par laquelle il espérait briser le “record’’ de la traversée de l’Atlantique.Le capitaine Hartley, l’un des officiers du “Leviathan” prétend qu’un _ brouillard qui empêchait de voir les jalon du chenal à suivre a été cause de l’échouement.Le paquebot a quitté la quarantaine, ajoute-t-il, contre son gré et contre lo désir du pilote, mais sur 1 ordre des représentants de la compagnie.Le paquebot a été retiré de sa mauvaise position à 5 heures 15 hier après-midi, après un travail de sept heures effectué par toute une flottille de remorqueurs.Il y avait huit cents passagers à bord.2,218 CAISSES DE WHISKEY ^[mington, Carollne-du-Nord.*?• (S-iP.A.) —- Un voilier anglais, 1 Awasind , venant de Nassau, et en route pour Halifax, Nouvelle Ecosse, s’est échoué hier sur les récifs de Frying Pan.II a été renfloue par deux gardes-côtes et remorqué à la rue de Southport.Comme il fait eau, il sera toué sans retard à Wilmington.-fl Y avait à fond de cale, dit-on, 2,218 caisses de whiskey.LES COULEURS SONT MÊLÉES IL EST DIFFICIILE DE DISTINGUER ENTRE LIBERAUX ET REPUBLICAINS GRECS Athènes, 22.(SJP.A.) — Le colonel Plastiras, du comité révolutionnaire, a conféré hier, avec les chefs des principaux groupes politiques dans le but de s’assurer de leur force relative avant la réunion de la nouvelle Assemblée nationale» convoquée pour le 2 janvier.»?libéraux prétendent avoir 224 députés et les républicains, 178 sur un total de 402 sièges, mais vu le fait qu’un grand nombre de candidats aux récentes élections se sont présentés autant comme libéraux que comme républicains, les deux partis les réclament et l’on ne pourra connaître avec, certitude la composition de la prochaine Assemblée avant ou’elle ne se réunisse et procède à l’élection de son président.’Les républicains craignent un compromis au sujet du futur régime et veulent forcer le gouvimne-jn/n! révolutionnaire à donner sa démission et s’emparer eux-mêmes du pouvoir, ce qui assurerait l’établissement d’une république.Les libéraux ont toujours préconisé la conservation de la monarchie avec pouvoirs restreints et rétablissement «l’une rénublique seulement dans le cas ou une grande majorité «le la population voterait en faveur de la république, dans un plébiscite tenu après ample débat a 1 .Assemblée.Leurs adversaires accusent les républicains d’avoir, en expulsant le roi, manqué à la promesse faite de ne pas changer «je gouvernement avant la réunion de la prochaine assemblée.Le travail du dimanche Si les rumeurs qui nous viennent son tfondées, la ville aura l’occasion d’intenter de nouvelles poursuites pour violation du repos dominical.Ainsi, on affirme que, dans une grande industrie, on aurait, sous prétexte de commandes à livrer d'urgence — il ne s’agit pourtant nas de produits essentiels — annoncé l’intention de faire faire demain du travail .supplémentaire.On se proposerait pareillement de faire travailler le jour de Noël.Par ailleurs, on signale «pic.dans une grande construction, on a maintes fois aussi fait travailler le dimanche.Naissance A Montrénl, le Kl dAccrnbrr, lYpous» d< M.I’jiuI Brmipnrlant u dmin.4 le jour I un fils, baptisé Msi'ph-Hrnrl-Urn#.I'll r ni in et marraine, M.et Mme J.-H tjimbrrt.grands'pnrent* de l’enfant.Porteuse, (Tarde Hoch.Décès DUBRULE.— A St Hyacinthe, le 2t décembre 1923, a l’i'ige de 16 uns, est décédée Albertlne Pubrule, fille dr J.-N.Pu-brule, industriel.I,es funérailles auront lieu lundi, le 24 courant, ta1 convoi funèbre partira de la demeure au no 229, rue Glrouard, à 10 heures, pour se rendre à IVRUse S'otre-Dnme ou le service sera célébré ù 10 h 13 et de !» au lieu de ta sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre Invitation.BaUlXON-VALLIERES.— A Montreal, le 21 décembre 1923.à Mge de 13 ans et 2 mois, est décédé Henri Brillon, fils de feu Alexandre Brillon et petlt-fifa de S.-P1.Vallièrea.tes funérailles auront lieu lundi, le 24 courant, le convoi funèbre partira de la demeure dr son grand père, au no 370, rue Marlowe, à 41 heures, pour se rendre à l’église N'olre-Pame-de4»r4ce, où le service sera célébré, et de là au cimetière de la Céte-des-Nelges, Heu de la sépulture.Parent* et amis sont priés d’y assister wins autre Invitation.MCLEOD.— A St-Hyaetntbe, le 20 *4.cambre 192.1, h t’Age de 72 ans et 9 mots, est décédée Mme veuve Thomas McLeod, née Tharfile Ménard, fille de Louis Ménard et de Hedwldge Métlvler.Le service sera célébré à la cathédral* de St-Hyacinthe, samedi à S heures.L« corps sera Inhumé à Montréal samedi midi.lai défunte était tertiaire de Stjran-çols.Elle laisse un fila, le Rév.Père McLeod des Krérr* de Salnt-Vlncent-de-Paul.et une soeur, Mme Joseph McLeod.Parents et amis sont priés «PasilftavÛMks funérailles sans autre inirtuHn».-:r I LK DE\01R.MONTREAL.&^MEDt 22 DECEMBRE 1923 Volume XIV — No 299 * *• rrVirrrprf TTTrrHTTFr^T’l~!771 L’A.C.J.C.A MONTRÉAL PIETE, ETUDE, ACTION 1 i tELLi_LLH.l_Ll.Ll.LLLl.Li.l.i_l.tJJJ^_ [meurs sans parler.Cette philosophie athée l’enchan-taM jadis: aujourd’hui il la trouve lâche elle-même: sous l’orgueil en révolte, il sent le vide des mois.La seule religion chrétienne lui apparaît l’unique refuge aux misères qui peuplent l’univers.Que sont les sophismes des philosophes à côté des sublimes vérités enseignées par le Christ?C’est lui qui fai* les héros, les saints.C’est pour lui que l’on vit, comme Bernard; pour lui encore que l’on meurt, comme Monique.Quels exemples I Combien il a gagné à connaître ce* êtres d’élite: c’est à travers ces belles âmes qu’il a vu Celui dont elles n'ûtaicnt que l’émanation.le reflet.Le chagrin dont il souffre en ce moment élabore en lui un autre homme, il le sent: un autre homme bien imparfait encore, mais meilleur que l’ancien.Comme pour effacer à jamais en lui les souvenirs impies, il répète maintenant avec Louis Veuillot: Je fus pécheur, et sur ma route, Hélas/ j’ai chancelé souvent.Mais, grâce à Dieu, vainqueur du [doute Je mourrai ferme et pénitent.A la même heure, Germaine priait, en disant: — Mon Dieu, détachez de moi ce coeur ardent, généreux.Faites-le vôtre.Guérisscz-le.Comblcz-le.CHAPITRE XIV Aurore nouvelle Aussitôt de retour, Germaine voulut immédiatement aller trouver son père pour le prévenir de ce qui sc passait, lui raconter son entrevue avec Jean, sa conversation avec Paule et lui dire franchement de quel côté inclinait son coeur.Sa nature très droite répugnait aux détours, aux faux-fuyants; elle avouerait son amour et lutterait au besoin pour le défendre.Pour lui, que ne forait-elle pas?La jeune fille trouva le bureau, le salon vides.Elle sonna un domestique.— Savez-vous où est mon père?— Monsieur vient de prendre le rapide pour Paris.il a laissé pour Mademoiselle une lettre sur sa table de travail.En effet, une large enveloppe, que la jeune fille n’avait pas tout d’abord remarquée, était posée très en vue; clic l’ouvrit avec quelque appréhension, car depuis deux jours son père paraissait si nerveux.si inquietl La missive cependant n’était pas alarmante.“Je pars,., suis sans nouvelle de mes affaires, je préfère être sur place, peut-être pourrai-je sauver quelquc chose du désastre, ne sc-ralt-ce que trente pour cent.Ne t’inquiète pas, demain vers midi serai de retour et je te dirai au juste ce qu’il en est.Peut-être me suis-je alarmé à tort.Si Duparc vient à la maison, rcçois-le toi-même; encore une fols, ne t’inquiète pas; tout va sans doute s’éclaircir et s’arranger.Germaine a replié le feuillet.II lui est pénible de songer que son père est parti, ignorant tout ce qui la concerne; demain lui semble loin, très loin.Elle remonte chez eUe, prend un ouvrage manuel, s’occupe de son mieux pour tromper l’attente.- „ Elle éprouve comme un pressentiment douloureux, mal défini, qui lui engourdit Tàme, l’appesantit.Qui de nous n’a pas senti, à certains moments, cette sorte d’alarme irraisonnée, inexplicable, que l’on chasse et qui revient obsédante, tenace.La jeune fille lutl» nt faire en ceci un bien considê-ble.* * * On a ressuscité, par une requê-o déposée devant le conseil muni-•ipal, le projet d’ériger un monu* ment aux soldats canadiens morts pendant la guerre.Sera-ce sous la 'orme d’une statue ou sous celle, léja mise de l’avant, d’un édifice dont la principale partie serait une qrande salle de réunion qui deviendrait une salle de concert?On issure que ce dernier projet est depuis longtemps celui que favorise l’Ordre des Filles de l’Empire qui, lit-on, doivent lancer, pour le réa* User, une grande campagne de souscriptions.Pour qui connaît le zèle de ces dames et leur dévotion pour les oeuvres qu’elles entreprennent, le succès serait certain et la ville devrait, pour peu qu’elle tienne à ta réputation qu’elle désire avoir, y aller de sa souscription généreuse.Ce que femme veut.Dieu le veut, dit le proverbe.A plus forte raison, les hommes seraient-ils forcés de vouloir ce qu’elles veulent.Serions-nous à la veille de voir se réaliser un projet qui tient depuis si longtemps au coeur de ceux qui aiment la musique et qui déplorent que cette déesse des arts n’ait pas.h Montréal, un temple digne d’elle?Notre ville est peut-être la seule grande cité de toute l’Amérique ft être privée do cet édifice nécessaire.La musique est un art nécessaire, comme tous les arts.Elle fait partie de l’activité matérielle comme de l’activité intellectuelle d’un peuple.Les théâtres, malgré toute l’ingéniosité qu’on y déploie, ne sont pas favorables aux masses chorales ou orchestrales.Tout au plus peut-on y donner des concerts de solisies et de petits ensembles.Construits en surface, faits pour qu’on puisse voir la scène ils son' -noins fivora-blés à l’audition ¦> très grands ont été construis pour le cinéma avec des scènes assez petites; à part une exception, ceux-ci ne peuvent d'ailleurs être loués aux heures ordinaires et notre population ne pas tenir à aller aux eon** certs à fi heures du soir.Le projet semble donc avoir bonne chance d’être lancé et par conséquent de réussir dans un avenir rapproché.Souhaitons-le ardemment.* * * On dit de mars que s’il entre en lion, il sort en mouton.La saison musicale qui se terminera avec ce mois ressemble à mars.Commencée de bonne heure, en septembre, avec des concerts presque tous les soirs et souvent, deux par soir, le mois de décembre lui a amené la tranquillité dans le nombre, sinon dans la qualité et ses quinze derniers jours n’offriront à peu près rien Elle reprendra cependant avec le mois de janvier et se continuera jusqu’en avril avec une ardeur moindre.Des grands noms et d’au ères qui le sont moins sont à l’affiche.Verrons-nous tous ces artistes?*• * * En écrivant sa partition de la Vf sion de Dante, M.R.Brunei a établi un fil conducteur don* on trou ve tous les éléments dans le Prologue.Ce sont des motifs, courts ou développés, au nombre de neuf, qui évoquent les idées suivantes; I Béatrice, II la douleur de Dante; 111 son amour; IV, Virgile; V le Secours divin; VI, la Volonté céleste; VII ta souffrance humaine; VIII le Paradis; IX la mission de Dante, Outre ces thèmes qui dominent toute l’oeuvre, chaque partie a les siens propres, qui sont ainsi distribués: L’Enfer.— X La descente de Virgile et de Dante à l’enfer.Le Purgatoire.— XI Thème des âmes douloureuses.Le Paradis.— XII Thème du ciel.Ces divers thèmes se présentent tantôt dans leur forme originale.C’est ainsi que les trois notes de trompette qui, dans le Prologue expriment la volonté céleste, devien nent dans l’enfer le cri des démons: la damnation éternelle.Où ils se transforment mélodiquement: le thème de la descente à l'enfer devenant par renversement celui de la sortie.D’auters enfin subis sent une transformation rythmique qui les affaiblit ou leur don ne une véhémence nouvelle, comme le thème de l’amour de Dante qui de deux mesures en valeurs larges au Prologue se présente serré en une seule mesure quand il s’associe, dans le Paradis, au thè me de Béatrix.Enfin d’autres trans formations vivifiantes sont accom plies par les changements de tim bro à l'orchestre ou par le passage de l’orchestre aux voix.Tout ceci établit l’unité dans l’oeuvre et forme un commentaire musical du texte qui lui donne non seulement le relief lyrique que veut l’auteur mais sa signification propre dans l’ordre des sons musi eaux.Le texte musical n’est plus un ornement, mais il sc suffit à lui-même et suggère les idées que les mots seuls sont insuffisants à ren dre.Personne depuis Dante ne pou vait réécrire l’Enfer, le Purgatoire et le Paradis.Deux génies semblables ne se rencontrent jamais mais la musique, langue universelle qui possède ce que n’a plus la langue parlée, c’est-à-dire un pouvoir d’évocation surhumain pouvait à son tour s’emparer du poème et le dire â sa façon.C'est ce qu’a tenté M Brunei et il ne s’est pas montré in féricur à sa tâche.Il devait naturellement laisser de côté les éléments philosophiques e historiques de la Divine Comédie et ne pouvait s'attaquer qu’aux drames dont elle est remplie, drames de haine, de pitié et d’amour, selon ses trois divisions.Il en a ex trait un tableau sonore d’une mer veilleuse grandeur.v * La fin de l’année arrive, et l’on ne lui refuseront pas leur concourt en ceci.Espérons donc sans nous décourager.Pour avoir longtemps attendu, nous n’obtiendrons pas moins et peut-être que ce o- Paris, 22 (S.P.A.) —La demande de l’Allemagne pour se faire autoriser à hypothéquer une partie de ses ressources naturelles comme gage d’un emprunt à lancer aux Etats-Unis pour acheter des vivres a été référée par la Commission des réparations aux gouvernements de» bre de droit d’engager le différentes délégations.La commis-; ou le peuple britannique sion a décidé simultanément de'Utique de préférence tarifaire faire faire une enquête minutieuse espère que les hommes d’Etat des sur la situation alimentaire en Al- Dominions se consoleront en com-lemagne.prenant que c’est de la faute de M.—— - Baldwin et de ses collègues si on est Commentaire! «ur ,lans •’«¦'"barras actuel.Elle prétend i ^ i » .#•( t.«i .*.1.95 à 7.00 Articles pour Enfants TUQUES Tuques en laine, assorties de couleurs, de.25 â 1.00 PALETOTS Paletots genre Ulster, avec ceinture, manches Raglan.Pour les âges de 3 à 10 ans.Prix d’écoulement de 5.00 â 8.95 GANTS Gants en laine et gants en cape, doublés et non doublés.Dans un très beau choix.Prix de.40 à 4.50 CRAVATES Joli choix de cravates étroites, assorties de nuances et de grandeurs.Prix.50 Gants pour Dames et Enfants .49 Gantelets de laine Angora blanche avec rayures de couleur au poignet.Pointures 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UNE CONFERENCE DU P.HUDON SUR LE GRAND POETE PROVENÇAL Québec, 22.(DN’.C.) — Sous le très distingué patronage de S.E.le cardinal Begin et sous les auspices du cercle Loyola de l’A.CJ.C., le R.P.Hudon, S.J., a donné, hier soir, sur Mistral et son poème immortel “Mireille”.Les recettes de cette i conférence seront offertes pour la cause des Canadiens français d’Ontario.M.T.Chapais, conseiller législa-•if et sénateur, avait bien.vouhi joindre sa voix autorisée à celle du Père Hudon pour faire voir ce la province de,Québec accorde si généreusement à la minorité protestante et anglaise.L.P.HUDON Après avoir connu François Mistral, le ménager de Maillané, —' mon Seigneur pire, comme disait Frédéric Mistral, dans ses mémoires — et Delai de Pou 1 inet, son épouse, qu’il avait épousée, comme Booz Ruth, après l’avoir remarquée dans son champ, parmi les faneuses, le conférencier nous présente Frédéric Mistral, né le 8 septembre 1830, le beau jour de Notre-Dame, de ce beau couple de braves gens — presque des habitants de chez nous — et décrit sa jeunesse.Dans la seconde partie de son travail, le conférencier étudie brièvement les causes qui amenèrent le dépérissement de la langue (Poe, et l'épanouissement, dans le même temps, de la langue d’oil — la langue française, puis il parle de la renaissance presque miraculeuse de la langue d’oc.Et la clef de voûte de cet édifice merveilleux si merveilleusement reconstruit, c’est Mistral, poète épi: que dont le nom peut être associé à ceux d'Homère, de Virgile et de Dante; poète Ivriouc.égal au plus fameux, Mistral excelle dans l’ode, la chanson, la romance, et l’élégie, f’.’est du reste, au témoignage de Pierre Lasserre, un classiouc, qui a connu lés romantiques mais ne leur a rien sacrifié.11 observe les règles sans être gêné aux encoignures, ni paralvsé dans l’invention originale de ses personnages.Il a chtinté et rajeuni tous les thèmes éternels de la poésie.Patriote, religieux.connaissant à fond le na-trimoine des contes et légendes provençales, d’un talent très fécond, tout à fait original.Mistral sut réaliser une poésie vraiment populaire et qui plait aux plus raffinés; Et Mireille est le chef-d’oeuvre -de ce poète de génie.Adolphe Dumas, qui en avait eu les primeurs, ravi par la divine aubade de Ma-gali, avait annoncé aux Parisiens, dans la “Gazette de France’*, 1’ap-pariftion d’un grand poète provençal.Obscur la veille, eu lendemain de l’apparition de Mireille, Frédéric Mistral avait atteint la célébrité.Le conférencier donne ensuite une analyse du grand poème de Mistral.Enfin, dans une dernière partie, le Père Hudon, détaille la carrière de Mistral.Le génie du grand poète, malgré tout, lui permit une vie poétique sans éclipse, sans déclin.Il connut de bonne heure la célébrité, couronné par l’Académie — qui, à deux reprises, sans conditions, lui aurait offert un fauteuil d’immortel qu’il refusa — il fut considéré comme un dieu par scs Provençaux, acclamé fièrement par la France, connu et admiré dans tout l’univers.Au cinquantenaire de ‘'Mireille”,’le poète, âgé de 82 ans, vit ses compatriotes lui dresser un monument de bronze dans Arles, la cité gréco-romaine, et Pie X lui-même le bénir et le féliciter de son oeuvre, respectueuse de la pudeur et de la foi.La mort même (le 2â mars 1914) a contribué à augmenter la gloire de Mistral.Les honneurs posthumes de toutes sorte^ se sont accumulés pour empêcher que ne s’obscurcisse la célébrité de celui qui a fait graver humblement sur son tombeau : “Non nobis Domine, sed Provin-cia nostrae da gloriam*’.L’auditoire applaudit le conférencier.Hugo Stinnes et le pétrole .Vous relevons dans l’Information l'article suivant, signé Victor Cam-bon.L’huile minérale est devenue un élément indispensable à tout peuple civilisé.Imaginez que Paris soit tout d’un coup privé d’essence.Entre deux nations dont l’une aurait du carburant et dont l’autre en serait dépourvue, le sort d'une guerre serait vite décidé.Les forteresses les mieux armées, les fleuves les plus larges ne la sauveraie-nt pas de l’aviation ennemie à laquelle elle ne pourrait rien opposer.Les Américains et les Anglais l’ont bien compris; c’est pourquoi nous les voyons à la recherche du pétrole dans toutes les parties du inonde.Les Allemands, eux, ont le benzol, la tétraline, qu’ils extraient en quantités croissantes de leurs immenses gisements de houille; toutefois, comme ces carburants pourraient ne pas leur suffire, ils mettent au point un procédé très scientifique qui convertit en combustible liquide la houille elle-même.Mais en attendant que le procédé Bergins ait fait ses preuves, voilà qu’on nous annonce que Hugo Stin- nes est parti, lui aussi, à travers le tàonde, a la conquête du pétrole.Si la nouvelle en est fraîche, les recherches datent certainement de plusieurs années; je les avais déjà signalées l'an dernier, mais avec moins de précision qu’on ne le fait aujourd’hui.Par là s’explique en partie la création, depuis 1919, de l’imposante flotte de la Hugo Stinnes Unie, qui visite surtout le Centre et le Sud-Amérique, dont le sol recèle d’énormes gisements de pétrole récemment découverts et vierges encore, pour la plupart, de toute exploitation.Jetons les yeux sur le tableau, dressé par les Etats-Unis, des réserves de pétrole reconnues actuellement sur les divers points du globe, tout en faisant bien remarquer qu’il ne s’agit là que d’évaluations incertaines et que chaque année, en amenant de nouvelles découvertes, modifie les chiffres: nous y verrons que le Sud-Amérique contient 16 pour 100 des réserves mondiales de pétrole, plus que les Etats-Unis, plus que la Russie, plus que le Mexique.L’Allemagne a toujours jeté des regards ardents vers les républiques espagnoles de l’Amérique du Sud.Le Brésil même, quoique portugais, les attire; San^Paolo était, avant la guerre, presque une colonie germanique.Mais c’est surtout dans les Etats plus au Nord, en Bolivie, au Pérou, au Venezuela, en Colombie, au Guatemala, au Honduras, à l’Equateur, qu’ils ont prospecté le naphte.Aujourd’hui, sous la direction de Stinnes, leur activité y redouble.Le pétrole ne jaillit que pour ceux qui ont pu dépenser des centaines de millions à le découvrir.Mais il leur rapporte alors des milliards!.Une preuve irréfutable de l’activité allemande dans l’Amérique du Sud nous est fournie par le tonnage des navires qui traversent l’isthme de Panama.En milliers de tonnes 1921-22 1922-23 Tonnage américain .3,980 7,150 DEUX FAMILLES SE JOIGNENT EN UN ELOGE RECONNAISSANT 0[ FATHER JOHN’S MEDICINE IL PRESERVE LES ENFANTS DES TOUX ET DES RHUMES Service de wagon-lit MONTREAL-FËTER HQRO-.,14NPS*Y Le t-Bemin de fer National du Ca nada fait circuler entre Montréal, Feterboro çt.Lindsay, un nouveau 1 servie», de wagoo-lit qui part de j Montréal à Ilh.p.m., tous les jours t sauf Je.samedi, arrive à Peterboro à 8h, et à Lindsay is 9b.là te len demain mating,au retour, le wagon lit partira de Lindsay à 8h.12 p.m., de Petcrboro à 9h.10 p.m., tous les jours.sauf le dimanche, et arrivera à Montréal à 7^00 le lendemain matin.Pour autres renseignements, reta» nue de places, etc., s’adresser à n’importe quel agent ou au bureau 1 des billets de la ville du chemin de fer National du Canada, 230, rue St-Jacques, téléphone Main 3620.(réc.> Ecrivant de Salem, Mass., Adélard Gagnon, père des deux enfants dont la photographie parait sur le côte gauche de cette annonce, dit qu’il emploie Father John’s Medicine depuis cinq ans pour ses enfants et que ceux-ci le trouvent excellent contre rhumes et toux.Il croit que grâce à son emploi, ils ont évité des maladies plus sérieuses.M.Gagnon habite à 59, rue Harbor.Salem, Mass, L’expérience qu’a acquise Mme Vern Norton, de Merrill, Wis.; est près que identique.Voici ce qu’elle dit: “Je suis mère de trois enfants vigoureuic et bien portants, à qui j’ai donné Father John’s Medicine quand ils avaient Norton, 2101 E., rue Main.Merrill, Wis.Dans toute l’étendue du pays, des milliers de mères ont obtenu les mêmes bons résultats en donnant Father John's Medicine à chaque nipjnbrf de la famille à qui il arrivait d’avoir le rhume ou la toux ou d’ètre affaibli ou épuisé et d’avoir besoin des effets reconstituants d'une émulsion d’huile de foie de morue pure avec d’autres ingrédients tels que ceux qui entrent dans Father John’s Medicine.Il a obtenu plus de soixante-huit années de succès grace a sa pureté et à sa qualité excellente.Exempt d’alcool et de drogues dangereuses sous quelque forme que ce soit.anglais • • 4.200 3.100 allemand.90 217 — français .160 172 Deux constatations apparaissent: d’une année à l’autre, le trafic par navires américains a surpassé, et de loin, le trafic anglais, et le pavillon allemand a dépassé le pavillon français.Adoration nocturne Les adorateurs sont convoqués pour dimanche prochain le 23 à 3 heures p.m.à l’Institut des Sourds-Muets, boulevard St-Laureot nord, prendre le tramway Saint-Laureut-Isabeau.K- AVIS LEGAUX Cour supérieure Province de Québec, District de Mnntrésl.No mi.DAMPS (MIGNON, policier, de la cité et du district de Montréal, Demandeur, vs GBO.-T.M [CHAUD, bourgeois, de la cité et du district de Montréal, Défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mol*.Montreal, 21 décembre 1923.T.DUPA TIE, Dépu té-Protonota 1 r e.Cour Supérieure Province de Québec, District de Montréal.No 159.' DAME AMANDA CAJION, épouse commune en biens de Joseph Primeau, marchand des elle et district de Montréal, .Demanderesse, JOSEPH PRIM EAU.marchand des cité et district de Montréal, Défendeur.l’ne action en séparation de biens a éié instituée contre le défendeur en cette cause te 12éme Jour de décembre 1923.Montréal, 12 décembre 1923.Los procureurs de la demanderesse, (BRAIS ET LORRAIN).AVIS est pur les présentes donné que l’hôpital Sainte-Justine, corps politique et incorporé, ayant sa principale place d’affaires en la cité de Montréal, dans la province de Québec, s’adressera A la Législature de la province de Québec, A sa prochaine session, pour obtenir nue loi augmentant ses pouvoirs, tel* que décrétés par sa charte, loi R, Ed VII.chap.137, et plus spécialement auginentgnt sou pouvoir d’acquérir et de posséder des Immeubles pour son usage et son occupation Jusqu’à concurrence d’une somme de un million de piastres.Montréal.29 novembre 1923.KAVANAGH.LAJOIE.LACOSTE, Procureurs de l’hôpital Sainte-Justine.GRILLE-PAIN ELECTRIQUE FERS A REPASSER PERCOLATEURS ELECTRIQUES Sont des objets utiles et agréables à recevoir en CADEAUX Gros choix d’articles et d’accessoires pour l’éclairage, le chauffage et la décoration d’arbres de Noël En gros seulement L C.Barbeau, & Cie Ltée 320, RUE SAINT-JACQUES MONTREAL £ W Meubles en Cadeaux Utiles et Appréciables EELLE SERA CHARMEE d’avoir un nouvel ameuble-, ment de vivoir, ou encore un wagonnet à thé, ou peuLêtre a-t-il besoin d*un humec.teur, d’un guéridon de fumeur ou d’une lampe de chevet.Vous pourrez trouver toutes ces choses, et maintes autres encore ici, pour faire votre choix de cadeaux de fête à des prix qui conanjandent une visite ici.Le fait que nous sommes installés dans le district des moindres loyers signifie une économie considérable sur nos dépenses générales.Notre clientèle partage avec nous fa balance 4’éço-nomie, cc qui lui permet d’acheter ici aux conditions les plus avantageuses.Nous ne tenons que des meubles de la première qualité.Suggestion» comme cadeaux De jolis mobiliers Chesterfield de 3 morceaux, rembourrés en mohair, en velours ou en tapisserie.Marqués aux prix de $100.à $375.Voyez notre choix de tables Chesterfield, marquées aux prix de $25 à $80 Lampe» superbe» Un choix attrayant de lampes de piano et de bridge, en acajou, en noyer ou polychrome.Marquées aux prix de $15.95 à $54.00 CADEAUX PRATIQUES POUR HOMMES Guéridonj de fumeurs Un vaste assortiment au choix de $2.50 à $10.00 Humecteurs En noyer et en acajou, de $12.50 à $35.00 Wagonnets à thé Un vaste assortiment, plusieurs dessins artistiques, en noyer et en acajou.Les prix varient de $30.00 à $50.00 Corbeille» à couture Aucun cadeau ne sera plus apprécié que ces élégantes corbeilles à couture.En acajou, en noyer hoir ou en rotin fumé.Marquées aux prix de $7.50 à $50.00 T ables-Ecritoire tique superbe pour La f ou noyer.De $50.00 à $100.00 Cadeau pratique superbe pour La femme élégante, en riche acajou ou noyer.De Nous avons un vaste choix de tables à pied palissade, - de fauteuils Windsor, de tables console et de miroirs qui pourront vous intéresser.n T.AlNTCjT.niS, LIMITEE 143 rue Sainle-Catherine Est.Téléphone Est 6033 Dans l’immeuble Labelle Ouvert tous les soirs jusqu’à II heures.N.B.— Nous faisons une spécialité de léparer les meubles de tous genres V.u.apprécierez hautement le Jambon Triomphe S.L.CONTANT Il est exquis et tonjoiin prêt à servir.Ë»»a>ez-ie.— En vente partout Cartes (Maires et Cartes Professionnelles ARCHITECTE J.-Z.GAUTHIER.Hé», m Hook «5 .f-L.DESHAIKS, Rés.Tél.Cal.3131F GAUTHIER & DESHAIES ARCHITECTES.A.A-P.Q- SS4'.EST.RUE SArVTE-CATHKKINE Edifice Banque d’Epargue, Ch.202 -t ' Tel.Est 6226 t- Montréal AVOCATS ARCHAMBAULT & MARCOTTE AVOCATS St.rue St-Jarquee T.l Main 2761 Joseph Archambault, Ç.R., M.P., Emile.Mun-oite.'ULB.y J.-Edm.Gagnon, LUS.ALDER1C BLAIN, B.A., LLL AVOCAT Huécau rlq jour: 39, rue Notre-Dame ouest Immeuble Duluth, chambre 21 , tel.Mein 5228 Aviseur HÜkai.die l’Assoclafiim dis Hommes (t’affaires de MontréubNôrd.Jttixpjve Cartier, LL.L.Tél.Main 5328 Jean-Victor Cartier, LL.L.L.-.T.liiircrlo', LL, R, CARTIER ET BARCEL0 AVOCATS ,j Chambre 7(Wa.hmttcuhle ’’Power'- A3 ouest, rue Craig.r Montréal.ARTHUR LAL0NDE AVOCAT.PROCUREUR, ETC.Eturt-s Forest, tàlomte et Coffin Ldiflct- (Ut Crédit Foncier — Montréal Residence, téléphone: Est 22&1 SI-GERMAIN, GUERIN t RAYMOND ’AVOCATS Tél, Main ,5154 30, rue Si-Jae.quw P.St-Gernaai», LL.L., L.Guérin, LL.L P.Ptyiet-IIaymoud.LC- .Anatole Vanter Guy Va nier VANIER & VANIER ' AVOCATS Tel.Main SfiJÎJ 97 rue St-J»cques MERCIER,MERGLER,SAUVAGE AVOCATS ET PROCUREURS 71a, RUE.ST-JACQUES MONTREAL Chambres flOO-flbS.Tél.Main 8297 W.-K.Mercier,.LL.L., .T.-K.Mergler, B.C,L Albert RhUvage, B.fi.’L.’ JEAN-C.MARTINEAU B.A., ’L.L.L.AVOCAT ET PROCUBEUR Imnri Versatllés, 9V, rue Saint Jacques Tél, jritiuJlO., , MONTRE VI.-.,11 .a, -I— —I ‘-i-—¦-— — f ax ' HENRI MACK AV, LL.L.AVOCAT 180, rue Sl-Jacquek.Chambre 313 , .TéL .Mgin 6313 A.S.ARCHAMBAULT, C.R.AVOCAT 43, Côté de la Place d’Armes Chambres 420 et 421 léléphone Màin 1839 Montréal .» - CQJHPŸABLES P.A.GAGNON COMPTABLE LICENCIE (Chartered accountant) ' ¦ Chambre 316 ' Edifice “Mantrt au wagon .ont six pieds de haut, deux de lar-! Avoine roulée, panl.$b.dô ge et une dizaine de long.On y Avoine roulée.*6 sac de 90 verse 1,500 livres de savon dans livres .5—00 chacune puis on attend quatre ou CEREALES ET FOURRAGES cinq jours.On enlève ensuite les La maIson Quintal et Lynch ço-parois de la mise et i on a un enor- me pain de savon rectangulaire.LE DECOUPAGE Le découpage mécanique est peu compliqué.On se sert des mêmes instruments qu’autrefois niais aujourd’hui ils sont mus par l’énergie électrique.Le pain de savon te, prix vendant à Montréal: BLE No 1, Northern .$1.16 No 2, Northern .$1.13 AVOINE No 3, Canada Ouest.ôOVa à 51s.No 2, Canada Ouest.52% à 53s.No 1, d’alimentation.491/!! à 50s.est coupé d’abord en longueur au So 2, d’alimentation.47% moyen d un fil de fer, exactement yfajs jaune no 2.à 48s.jaune no J.94s.comme on coupe un gros cube de : Blé a volaille, qualité moyenne beurre.Le fil de.fer est tire par > par 100 livres .$2.00 un jeu de courroie.On obtient r FOURRAGE ainsi de grandes plaques de savon de l’épaisseur des briquettes qu’on trouve habituellement dans le corn- Oc,, ISSïZëï!f: fut vendue par la suite à la Domi- phcations que nous a prodiguées nion Glass qui devient, vers 1913,! M.Lionel Barsalou au cours de la partie de la Dominion Glass, quel vlsite de 1 établissement, nous connaissons aujourd’hui M.Barsalou n’était ni verrier ni savonnier.11 possédait quelque capital, savait être actif et possédait le sens de l’organisation.On peut en juger par le développement qu’ont pris les entreprises qu’il a fondées.La première année la savonnerie ixroduisit 1,000,-000 livres de savon; la production annuelle est maintenant de 15,-000,000 de livres.C’est la seule L’ETABLISSEMENT merce.Une table mobile, actionnée également par des courroies, fait passer ces plaques sous deux hersés de fil de fer, du fil à piano exactement.La première herse découpe de longues baguettes et l’autre découpe des briquettes.Le rebord de la table est garni d’une sorte de rabot qui égalise les côtés de la plaque avant qu’elle s’engage sous les herses.Ces retailles remontent aux fondoirs.Les briquettes sont mises à sé- reloppeuse mécaniques.la matrice d’une presse.Chaque ; briquette perte, en caractères in-' crustés, comme son état civil: Savon Impérial Barsalou et d’autres choses encore.Une autre chaîne sans fin transporte les briquettes à l’enveloppe-use.Des doigts ri- f gides et agiles posent la robe de papier en deux ct trois mouvements.Des ouvriers mettent les briquettes en boîtes de bois, En seau.19s.clouent les couvercles et c’est la FEVES ET POIS descente rapide, par une chute en ! bois luisant, jusqu’à la salle d’ex-î Fèves blanches, le minot.$3.60 Nous cotons, prix vendant il Montréal : Mill H-Q 1 $13 à $14 Mill no 2 $12 à $13 rflill QO 3 •••••••• -m-m S ê • $10 à $11 OEUFS Oeufs Chanteclerc 75s.Oeufs de poulette .60s.Oeufs d’automne Extra frais Seconds BEURRE Beurre de conserve 42s.Crémeried e choix no 1 41s.Crémerie de choix no 2 .40s.En blot d’une livre : Crémerie de choix no 1 42s.Crémerie de choix no 2 41s.FROMAGE Fromage d’Oka, la livre .38s.Fort, au morceau 31s.A la meule Doux, au morceau 24s.A la meule 23s.SAINDOUX En tinette pédition.Il faut trois hommes pour fournir des briquettes à la machine à presser et à envelopper quand elle se met à travailler.Il passe 300 briquettes à la minute.LA POUDRE DK SAVON L’édifice comprend quatre étages; la façade mesure près de 150 pieds.On y fabrique du savon de ménage, de la poudre de savon, du savon en flocons et comme sous-produit, de la glysérine; en plus petites quantités, du savon de cas- ! C’est du savon liquide mêlé avec tille cit du savon marbré.A la lu- ! une certaine poudre.Le savon li-mière de la définition ci-dessus, le j qujde est pompé des fondoirs jus-savon Barsalou est un savon dur 1 c’est-à-dire à base de soude causti entreprise du genre nue nous trou vions chez les Canadiens français et elle peut être comparée aux plus j que et dont on a extrait la glyeé- importantes du pavs.! rine., „ , r- , » v.•» .La maison Barsalou est organi- ! Les matières premières dont on * co,le e fom ‘ es boit e ‘on.! Pois, le minot .$3.60 LE MIEL Le miel en rayon est rare; les prix sont de 25s.la livre pour le blanc et de 22s.pour le brun.Miel coulé:—- Brun en seau de 60 livres, la livre .10s.Brun, seau de 5 Ibs, la 1b.lis.Blanc, bocal de 5 Ibs, la 1b.13s.Bocal de 2 Ibs 1-2, la 1b.14s.SUCRE D’ERABLE Boutroço .36s.Bout du jarret .30s.Longe .30s.Côtelette .32s.Tranche dans la fesse.48s.Rack .14s.K«z.85s.{••“ret.12s.Cervelle, chacune.2 pour 25s.Agneau du printemps: Derrière .35s.Devant .20s.Côté entier.27s.Longe .37s.Fesse .35s, Côtelettes .45s.Rognons.chacun, 15s.DIVERS Langue, la 1b.34s.Filet de boeuf frais ;.90s.Filet de boeuf gelé.70s.Poitrine .12a, Porc: .FNet .55s, Longe .28s.Epaule .20s.Lard salé.25s.Lard gras.25s.Côtelettes .30s.Tête .7s.Jambon, 10 à 13 livres.28s.Jambon entier.28s.Jambon Pique-nique .20s.Foie .30s.Demi jambon, jarret.28s.Bout rond.34s.Jambon “Cottage Roll”.28s.Jambon en tranches .40s.Bacon tranché .,.43s.LE MARCHE DU POISSON Doré gelé .16s.Morue fraîche .9s.Brochets ronds, gelé.9 et 10s Haddock fumé.12s.Filet de haddock frais.16s.Saumon Colombie gelé, rouge.21s Pâle .12s Crevettes .45s Homards vivants .80s.Perchaudes .13s.Barbottes .14s.Flétan gelé .24s.Plie.10s.Truite des lacs.18s.Thon .20s.Poisson blanc.18s.Maquereau .14s.Hareng .8s.Eperlan .15s.LES HUITRES Huîtres, le gallon.$2.75 Huîtres Malpecques, le baril.$15 FRUITS Oranges Sunkist, toutes grosseurs, la caisse.$4.75 Oranges du Mexique, esse.$4.00 Danderine du Japon, le colis.$2.00 Oranges de Floride, esse____ $4.00 Oranges de Tanger, demi-esse $5.00 Citrons de Messine, esse., $4.00 Citrons de Californie .la caisse.$4 et $4.25 Bananes, Je régime .$5.50 à $6.00 Raisin Emperor de Californie: 4 paniers à la caisse, la caisse $2.75 Boites de 23 livres.$4.00 En tonneau, environ 32 livres $6.00 Raisin Alméria, le baril, de $9 à $11 Figues nouvelles, la livre.23 à 33s.Dattes nouvelles, boites de 70 li- cres, la livre.9s.Noix.15s.à 45s.Fruits oe la Californie: Poires, la caisse.$5.00 Pamplemousse, esse, de $4.50 à $6 Atocas, 50 livres .$6.75 POMMES Au baril: McIntosh, no 1 .$12.00 McIntosh, no 2.$8.50 Greenings, no 1 .$6.50 Greenings, no 2.$6.00 Baldwin, no 1 .$6.50 Baldwin, no 2 .$5.50 Kings, no 1 .$6.00 Kings, no 2 .$5.50 Spy No 1 .$8.00 Spy No 2 .$7.50 A la boite: Rouges, McIntosh, fantaisie $3.50 Rome Beauty .$3.25 Winter Bananas .$2.75 Jonathan .$2.25 LEGUMES Oignons espagnols, la caisse.$5.00 Oignons rouges, 100 livres.$4.00 Laitue Iceberg, la caisse.$6.00 Patates sucrées, le panier.$4.25 Céleri : De Californie, 5 douz.% et 6 douz., la caisse.$7.75 Canadien, environ 5 douz.$4.00 Choux-fleurs, une douz.$3.00 Laitue de Floride, 3 douz— $3.25 DECORATIONS DE NOEL Verdure, 125 verges.$2.00 Couronne de Gui, 1 douz.$2.75 sèe en compagnie, à responsabilité limitée, depuis 1905.Le président actuel est M.Hector Barsalou, fils du fondateur: le vice-président et le trésorier.MM.Lionel et Joseph Barsalou, tous deux fils de M.Erasme Barsalou, décédé.Font aussi partie du conseil d’administration, MAT.Hector Quévillon et Charles Pelletier, alliés de la famille Bar- qu’à l’étage supérieur où se fait le mélange.La poudre tombe par un ; entonnoir à l’étage inférieur où se! j fait l'empaquetage.Une machine i Sucre d erable, la livre.25s.‘ .1 carton.POMMES DE TERRE emplit automatiquement chacune, se sert surtout sont les matières j coifc ]c couvercle.Un ouvrier ran grasses, suif et graisse animales, la ge ]es paquets douze par douze soude caustique, la résine, le soda\ dans de grands cartons.à laver.Le.tout monte au dernier LE SAVON EN FLOCONS Le REGENT KNITTING !i Ces $600,000 d'obligations sont gagées sur des biens d’une valeur de $1,300,000, faisant partie d’un actif total de $2.500,000.ü Fondée en 1913 par MM.de Tonnancourt, Lemieux et Marcoux avec un capital versé de $25,000, la compagnie emploie aujourd’hui a Montréal et à St-Jérômc (Terrebonne) plus de 600 ouvriers.f La moyenne des bénéfices annuels, tous intérêts payés, a dépassé depuis cinq ans $80,000 par année.—L'intérêt annuel du nouvel emprunt sera de $39,-000 seulement.Tous renseignements supplémentaires sur demande.vcrsai@Srlcaire mom-mviÉius autan euiUAU-CHtri 1, MOttTRCAU Tél ! K.Tfl*a Imm.I étage où sc fait une première pré parution.La soude caustique et le soda sont mis à dissoudre dans de grands bassins en acier, à double fond, chauffés à la vapeur.Les matières grasses, qui viennent des abattoirs, sont figées dans les tonneaux.On couche ceux-ci au-dessus d’une rigole; par un trou à leur } paroi on introduit un tuyau qui se i met à lancer de la vapeur: la graîs-' se fond et coule, rouge comme de j la saumure.La rigole conduit à un j large entonnoir qui s’ouvre juste au-i dessus de grands bassins qui pour ! ront contenir chacun 70,000 livres de savon.Disons une fois pour'vils ou des boites | toutes que la marchandise, d’une phase à l’autre de la production, se traosporte par gravité.Les matières premières coulent du quatrième étage au troisième.Le savon cuit, du troisième au deuxième et le savon pressé, enveloppé et cm-paquetéj du deuxième à la salle d’expédition au rez-de-chaussée.On fait couler du ouatrième dans les bassins du troisième la quantité de matières grasses qu’il faut; on y ajoute en quantité voulue la soude et le soda.Avant de descendre à la chambre de la cuite, nous voyons liquéfier de la même façon que les graisses, des retailles de savon venues de la salle des presses.Ce savon descend ensuite par un tuyau pour être mis en moule.Le troisième étage est presque entièrement occupé par huit cuves métalliques, de dix-huit pieds de profondeur et de plus de quinze pieds de diamètre.Dans le fond, un serpentin troué amènera la vapeur qui agira directement pour la saponification.Chaque cuve peut e.on tenir 70,000 livres de liquide, gras et acides.Au-dessus des ruves, comme des chapeaux pointus, une toiture métallique avec une cheminée centrale pour l’échappement de la chaleur.De là-haut, par un tube, coulent Une mort horrible .: : : .rür1 : ; : •- : : •—- important à déterminer, après ia n titre, est celui de sa négociabilité, ent» de la maison L.G.Beaubien êc toujours à la disposition da la clientèle _ er et l’éclairer sur le choix d’un placement sûr, ou pour lui faciliter la revente de sea titres.Limitée, (ont les Obligations devrais acheter?Obligations Recommandables Cité de Trois-Rivières 51/2% — 20 ans Pris t 100 et l'intérêt Quebec Power Co.6% — 30 ans Pris: 95 et l'intérêt pour rapporter 6%% Nous vous Invitons à communiquer avec nous.Notre liste de i recommandables vous sera adreeeée sur simple demande.L.6.Beaubien & Cie, limitée Banquiers en Obligation» 50, RUE NOTRE-DAME OUEST Téléphone : MAIN 4705 MONTREAL e/l&uuianc&t/irf Notre police assurant (es bijous, fourrures et autres effets contenus dans votre résidence, couvre la perte par cof ou larcin avec ou sane effraction.Nous assurons aussi les propriétaires de maisons de commerce et de coffres-forts.Demandez A voir cette police.DEMANDEZ NOS TAUX LA PREVOYANCE 189 rue St-Jacques, Montrée».Tél, Main 4310-11-12-I3 *' J.C.GAGNÉ Directeur-Gérant.La Prévoyance Le marché est ferme: au détail, de $1.15 à $1.25 les 80 livres, au wagon, $1.05 à $>1.15 les 90 livres.VOLAILLES La machine était inactive quand {)intjos frais .33s.nous sommes passe.On nous ex- : LüUi(.ts • plique son fonctionnement.Le sa-i .• «V 90^ von liquide vient des fondoirs,! ?! lUrî?.oui' coule sur des cylindres refroidis à - livres et iôiis.30s l’eau et devient comme une longue p0'uiis.et plus.feuille de carton-pâte Un cylindre garni de couteaux débite le ru- Avles.*.oa!' oan en petits morceaux qui torn-; 7 ^ J 1"s ;.“V,, ' bent sur une chaîne sans fin.Celle- _ 0 .'lvre* et l?‘us .ci s’introduit dans une chambre Poule.s du pnuiemps: chaude où les flocons se dessèchent l.a l>a,rej .9I.0U e $ • après une promenade de vingt mi- yus , Pr‘nîcinPs •••••••"• mîtes sur des tabliers métalliques.Lanarus du lac de Brome Il ne reste plus qu'à remplir les ba- „ Li livre .o»s.Quand l’instal-i Canards ordinaires, la *B ••• fOs.Union sera complétée, une autre ma- j Pigeonneaux .75*.et fl chine ajoutée à celle-là fera l'em- ! Olgeons, la paire.4us.paquetage à mesure que les flo-, in.cons seront fabriqués.Actuelle'- ’ei *3 ment les flocons sont vendus an ba- j |,'!rVJ?vans ‘Î'V ^T,1*miré' #2 25 ril nour être détaillés h la livre crdnx anglaises, la paire ."- »r Ineertlon .RrME'»'nEtTEVTS t _ 59 coca.r t ucivdaTN NOTES PERSON- y-e-Te-e vrn .gi.en r.Ineertlon.p .^ OlPERlAL TOBACCO COMPANY ot A.Laurin CLASSE B 3* Ste-Marie ?» St-Henri.Les membres de l'équipe rlaaée B.du Ste>Marie, ont triompha du St-HenH pur le réiultat de 5 à 3.Lee joueurs de L’éauipu claiee B.du Vil-leruy ont continué leur marche victorieu-• e vers le championnat en battant le Social Delorlmier par le résultat de 5 à 3.CLASSE C L'équipe du National, classe C, a triomphé du Delorimier par le résultat de 4 1-2 1 3 1-2.L’équipe du Sacré-Coeur a triomphé de l'équipe du club Turcot par te réauHat écrasant de 6 1-2 à 1 1-2.CLASSE D Le Sacré-Coeur a triomphé du Sainte-Marie par le résultat significatif de â 1-2 à 2 1-2.TOURNOI POUR LE CHAMPIONNAT DU CANADA AU JEU FRANC Nous receTons, de Toronto, la communication eulTante concernant le prochain grand tournoi pour le championnat du Canada.au jeu franc, qui aura lieu à Toronto.“Toronto, décembre 1923.*4Le tournoi pour le championnat du Canada, au jeu franc, aura lieu à Toronto, d’ici un mois.“Nous serions heureux de connaître les noms de quelques-uns de tos enthousiastes Montréalais au jeu de Dames.“En vous remerciant d’avance, retre bien dévoué, R.-E.SINCLAIR, 48» Olive avenue, Taronto.RENCONTRE DUSSAULT vs CENDRON M.R.Dussault, un des plut brillants joueurs de Montréal, a remporté la victoire sur son redoutable adversaire, Alfred Gendron, par le résultat de 1 1-2 à 1-2.RENCONTRE LAURIN va L.DUSSAULT 2o Conférences, séances simultanées, etc.Sont prié* de s'adresser à M.À.Cartier, casier poetal 495, Montréal, TOURNOI POUR LE CHAMPIONNAT DU CANADA PAR CORRESPONDANCE Cet important tournoi commencera le 1er février 1924.Tous les joueurs canadiens qui désirent s'inscrire dans ce tournoi, pourront s'adresser pour ce faire à sona toutefois une expérience et une compétence hors ligne dans toute* les questions concernant le* dame», mais cependant, dans le cas présent, si tel est le vouloir des officiers de U Ligue, nous leur dirons qu'il» suivent une ligne de conduite condamnable à plus drun point de vue.et que si le» circonstances, dsns 1 s-venlr leur» sont défavorables, ce qui est dans le domaine des possibilités, ils regretteront amèrement leur acte.Mais.11 , fj * i n y en a toujeurs qui disent toujours: “Apres M.8.-B.Wilson, vice-president de U ligue noua le déluge”.nou* nous en fichons, d Amérique, au no 231, avenue Elm, West- .* mount.Les joueurs participant à ce taurnoi seront divisé en 3 section» et lee vainqueurs de chaque section, en plus des prix qui leur seront accordés, participeront aux finales pour le championnat du Canada.Le droit d'entrée est très modique puisqu’il n'est que d'un dollar.Il n^en route que 2 dollars par année ueur devenir membre de cette ligue qut donne à see membres des avantages asass sérieux, car les membres ont le privilège de participer à tous les grands tournois américains qui auront lieu en 1924.anga~_ — Non, il ne faut pua abolir 1e titre de champion d’Amérique, pas plu» que les Français pensent à abolir le titre de champion de France et que les Européen» désirent abolir le titre de champion d'Eu-rope.Soyons pour le moins aussi Intel-llgenta que la» b.ieur».|GN0Tt;8 LES ÉCHECS HANDICAP DU CLUB WEST- Me chroniqoe Toute demande de ren.elgnemenU on .KK„.„„V .correspondance concernent lee échec», de- ; changement» «tetndu».Lea joueur» de la TOURNOI MOUNT Ce toarnei tree Intêrceaant procréa»» r.' pldement, apportant chaqae temslne aea Le club Maisnnneu.e, pourauivant une politique qui deTrait être imitée par lea autre» elubg de la ville de Montréal, a procl contre entre MM.Duaaault et Laurin.Cette ! avons remarque MM rencontre amicale sera, noua n'en dou- main.G.Maréchal, tons pa», très intéressantes, vu des deui adversaires.RENCONTRE OTTINA v» DUSSAULT M.R.Dussault, qui vient de remporter une belle victoire sur Alfred Gendron, n’en* tend pas se reposer sur les lauriers nouvellement acquis.C’est pourquoi tout dernièrement, il lançait un défi à M.Léon Ottina pour le championnat du Canada.Cette rencontre capitale aura lieu vers le 7 février au club Maisonneuve.Bien que nous sommes sous l'impression que M.Ottina saura conserver son titre, nous croyons que la lutte sera très dare et donnera Heu à des parties très intéressantes qui feront les délices de» amateurs qui suivront cea rencontres.NOUVELLES ETRANGERES NOUVELLES DE FALL-R1 VER Lea damlstea de cette ville n'entendent pas rester inactifs au cours de la saison.Dans ce but et grèce à la générosité du journal local, “l'indépendant”, qui a offert une superbe coupe en compétition aux trois rlubs de la ville, qui sont: Le National.ligue de Tempérance et le club Patriote.Suit ie résultat de la première rencontre: v i ont être adressées au chroniqueur du “Devoir” ou au numéro 1U5, rue St-André, Montréal.LES CONFERENCES DU NATIONAL La deuxième série de conférences échi-quéennea, instituées par la section de» echeca du National, sous l’énergique Impulsion du Dr W.Winfrey, duns le double but de recruter des membres pour le National et de développer le Jeu d'éeheca parmi les Canadiens français, eut lieu, dimanche dernier, dans la salle de conférences de le palestre, gracieusement mise à la disposition de la section des échecs par M.Laliberté, administrateur gérant du National.Bien que l’aaiiatance ne fût pas aussi considérable que lors de la première série de res conférences, une quarantaine de personnes cependant avaient eu le courage de braver la tempête qui rageait, pour s'inetrulre dans la acience de» échecs.J.Pefletier, C.Ger-A.-P.Beauchemln.classe A remontent tranquillement le courant, et sont à l’heure actuelle presque tout en tête du tournai.Position des joueurs an 15 décembrs: 1.Bandera, elaaae B .2.Sawyer, classe A.3.Cartier, classe A .4.McArthur, classe A 5.Falconer, elaase A.9.Wilson, classe A .7.Schulmann, classe B., 8.Rardof, rltese B.9.Kirkham, classe A.10.Morton, claiee C.,.11.Gonxalet, classe C.12.Michaela, classe B.lté 13.Bnldwln, classe C.1% 14.Weber, elaaae C.1 15.Grlffln, elaaae A.I G.:: T4 .5 .4 .5 .5X4 Y» .3 I P.1* k *14 5 t 5 î* ( CLASSE A Club Patriote A., Lafrance Savage Ouellette Daudelin Cournoyer h: P.E.F.I ! i E.V.T.A.L.Tempérance H CLASSE B Rioux Lusignan Dumont Lemieux Bélanger Total Club Patriote Goyette ___ P.Daudelin P.Dufresne A.Poirier E.Degagne Total M» m T.Dupéré W.Talbot H.Cardinal L.Gerrala T.Beaudry Tout LES DAMISTES DE ROXTON POND Le «port des joueurs de dames se réveille dans notre localité, comme on pourra le voir par le rapport ci-deesous.Dernièrement.Il y eut un conronra de dentistes entre nos jeunes amateurs qui fut très Intéressant.En voici le résultat: G.A.Loignon .10 L.Grégoire .7 F.-X.Gervaia .« E.Paquette .4 J.Bahrad .3 J.Normandin .i P.0 2 4 T 7 8 Les trois vainqueurs ne ce concsurs Les régates olympiques N.2 3 « 1 4 2 Sueurs ne ce concours qui gnon, L.Grégoire et P.-X.Gervais, lancent un défi aux trois plus fort» joueurs du village: MM.H.Casavant, F.Riendeau et A.Monty, ex-champlon des canton* de l’Est.Il vs sans dire, si le défi est relevé, qaa la lutte va être Intéressante.MM.J.Ballard, 1.Normandin et E.Piquette aimeraient aussi à rencontrer MM.F.Maillctte et H.Chlçolne.NOUVELLES DE FAKNHAM Paris, 22.— Les régates olympiques auront lieu du 20 au 27 juillet sur la Seine, dans le bassin de Meulanles Mureaux.Elles comprendront des courses pour chacune des trois séries suivantes: yachts monotypes conduits par un si-ul éf^uipier; yachts de 6 mètres, jauge internationale con duits par 3 équipiers; yachts de 8 mètres jauge internationale co» duits par cinq équipiers.Chaque nation ne pourra être représentée que per un seul yacht dans chaque série.Les régates olympiques de monotypes.conduits par un seul équipier, auront lieu sur des bateaux fournis aux concurrents par I’U’ nion des sociétés nautiques françaises.Les nations qui prendront part à ccs épreuves n’auront donc pas à transporter leurs bateaux en France.Cette décision, approuvée, par l’Union internationale de Yachting de course, permettra à toutes les nations, même les plus éloignées, Trois grandes portes donneront accès aux salles où l’on pourra se ren- e,01„„.e, dre d’une à l’autre par de .spacieux ri^pr^dro par{ à ccs épreuves.A- esCflliers.________,______ 1 fin de mettre loti* les concurrents Le tennis en France Paris, 22.— Le tennis est devenu tellement populaire en h rance b-tenu 2.000 entrées » parties commenceront demau.v »c termineront le 3 janvier.Le* courts seront occupés de 8 heures «lu malin jusqu’à 6 heures le soir.Dimanche, le 9 courant.M.Nia.Bouchard, champion daml*ta de Parnham, et dea environs, a trouvé son maître dans an match du dame*, dan* la peraanne de M.R.Campeau, d* Montréal.La première partie fut gagné* par M.Campeau: la deuxième nulle et la troisième, qui a été bien contestée, fut gagnée par M.Cam peau.Demain, dimanche.M.Champlgny rencontrera M.Bouchard dane un match de revanche pour le chemplonnat de la villa de Parnham.CHAMPIONNAT CANADIEN AU JEU FRANC Le prochain tournoi pour la championnat du Canada, an jea franc, aura lieu à partir du 14 janvier 1(24.bous les auspl-cas de la “Dominion Checkers Association", dans let salle* de la “West End r.M.C.A/ à Toronto.Une magnifique coupe en argent.d’une valeur de cent dollars, don do M.R.-E.Sinclair, de Toronto, aéra décernée au vainqueur, en plu* de* pris en argent qui seront: 1er 9109; 2e: 975: 3e: 559; 4e: 523.En autre de ce* prig, déjà attrayants, pluairara autre» prix tpérlang ont été offerts par de généreux amie du damier et seront un encouragement aux joueurs qui lutteront pour s'en assurer la possession, A quand te prochain taurnoi sur le damier canadien?L'ASSEMBLEE DE LA LIGUE DE DAMES D’AMERIQUE Natre attention a été spécialement éveillée par un entrefilet d* M.C.-E.St-Maurice, dan* la "Prexse" d* samedi dernier, Veici cet entrefilet: “Lee directeurs de noire ligue, quoiqu'ils aient été trèa occupé» ces derniers mois, d* la la valeur ; Kirkham, Bonneterre, A.Marchand, C.Manseau, Mlle Berthe Caetanler, MM.0.-L.Bourque, D.Saunders.A.Portier.A.Maheu, Charbonneeu, A.Bourque, M.Bis-sonnette et A.Lacroix.Noua avons cependant constaté l'abaenee connue de M.Lorenzo Prince, président de la ligue d’é.choc» de Montréal, de cea conférencea.Lea conférenciers choisis pour la circonstance étaient MM.Joseph Sawyer, exchampion du Canada, R.Papineau-Couture, N.P., Léopold Blanchard et Antoine Lamothe.M.le docteur Winfrey, président de la section des échec* du National, dont on cannait tant le dévouement pour la cause des échecs en général, et du National, en particulier, mai* qui ¦* s* paie pas de grands mots Inutiles ou de paroles retentissantes et redoutant*», tout en faisant acte de construction et de développement, présenta, dane un joli petit ale-cour».chacun des conférenciers.M.Joseph Sawyer, ex-champion du Canada, nous exposa, dans une caoaerle si intéressante qu* c’était un véritable charme à l'écouter, lea diverses modalitée de la défense sicilienne, dont il est un expert reconnu.Sa causerie fut un modèle de limpidité, de clarté et de précision.basée sur une technique Impeccable et une science consommée.Aprèe nous avoir exposé le but de la défense sicilienne, qui est de contrecarrer la formation d’un centre par l'adveraatra.il entra rapidement dans les deux grandes variantes classiques ainsi que dans la variante Magnua Smith, dont 11 nous fit valoir les avantages et le» désavantages et termina e» cause par l'exposé de deux parties qu’il perdit contre MM.«^rtler et AIrkhine.Nous avons tous admiré c* grate de parfait désintéressement de la part de M.J.Sawyer, car le grand avantage qu’en ont retiré les auditeurs réside en re que M.J.Sawyer noua exposa lea raisons qui lui firent perdre cea partie* et noue mit en garde contre la répétition de ces coups faibles.Le plu* grand éloge que Je pourrais faire de cette cause, c’eal que j'ai appris la défente sicilienne, que je ne connaissais presque pas, et qu'il en fut ainsi de la plupart des auditeur» présents.M.J.Sawyer fut récompensé de son travail par les applaudissements unanimes de loua, lorsqu’il termina ta brillante causerie.M.R.Papineau-Couture, qui est loin d'être un inconnu dans notre petit monde dea échecs, tout en étant un excellent notaire — il connaît d'ailleurs l’art de concilier ees deux science* — fut le second conférencier.Il avait choisi comme sujet : Les tactiques mineures d’après Young, et noua fit un magistral exposé.Comme tout ce qui concerne lee principes élémentaires d’une science est aride.Il en résulte néeeseoirement un exposé d’une grande sécheresse.M.Papineau-Couture, dès te commencement de ea conférence noue en avertit, en noua disant qu'il avait une rude tache de par la séchereiae même de son sujet, mal* je dole ajouter, quand bien même rela n'auralt pas l’heur de lui plaire, qu’il e’en retira à merveille, au eeurs d'une conférenc* soigneusement faite, merveilleusement dite, dont lee déductions et les démonetratlena ee suivaient à merveille, dans une argumentation rigoureuse et exacte.J'ai l'intention, al M.Papineau-Couture veut bien me denner copie de es confé-renue, d'en publier de temps à autre, 1 passages les plus remarquables qal, suis certain, sauront Intéreoaer me» lee teur*.Vu l’heure avancée, MM.L.Blanchard H Antoine Lamothe ont remis leur» conférences à pins tard.La prochain» conférenc» aura Heu le 19 janvier 1924.Nous ferons connaître en temps utile, les noms dea conférencier*.cercle Lacordaire 1 .9 .1 .1 H 3H COMPARAISON Si l’on sa sert, comme critérium, du résultat de* séance* de parties simultanées, louées par Alekhina au club Manhattan de New-York et au club Brooklyn, qui sont réputée les plus forts clubs d’oàcheca des Etata-Unla.nous constatons que nos amateurs canadiens ne la cèdent en rlan aux amateurs américains.Valet lea chiffres: Club» Joué** G.P.N.Pta.p.e.Manhattan N.Y.M 22 2 9 2«W 89 National, Montréal 37 ST 5 5 2914 89 Brooklyn.N.-Y.S3 15 4 3 27*4 83 C'est-à-dir« qua no» amsteura, au Nstla-nal, ont fait aussi bien que le* amateur* américains, au club Manhattan, at mieux qu’au Brooklyn rhese club.A.ALEKHIN* Ven lac* fin de mettre tous les concurrents sur un même pied d’égalité, tous ce* monotypes seront construits par le même constructeur et pourvus de voilures^ neuves exécutées par le même voilier.Ils seront tirés au sort entre les concurrents et mis à leur dispo- i»it.car »pt sition huit m’’’’ ¦>v«n1 In «latP de f»»" M‘ favorable su pralct.Neu* n’a- i première i> De cette fa-1 Pr*c.M •», révolte an jaatar» ,i in mu ii i clin i.i d, dames, maie dans Ir rat el-dresue noue çon, chacun d eux pourra préparer iu trouv*r»ns joatifiabi*.et mettre au point lui-même le ha-! -, C,’K- st-Maonea” tenu sur lequel il devr8 courir les d",* /.“ .VT, par (organisation de la cédait, de nom-breax matchs, réceptions, élections, et bien d'autres chose*.en« cependant trouvé Bases de lolelre pour nous fabriquer une Jell* prepesltlen.Il s’agit, ni plus ni mains, qa* l’abolition du titre de “champion d'Amérique**.Un comité a été nommé afin de velr à la façan la plat douce è cette décapitation, et la eboae va passer comme un coup d* lait, car apparemment la majorité du ha P»*; Naos duron» noa plus sincère* félicitation» à “La Presse” peur sa magnifique chrenlqae de samedi dernier.Nen seulement elle contenelt de nombreux renseignement* et de belles parties Jouées per no» joueurs canadiens — et ee »*nt ecus-là qu’il nous faut surtout encourager — mal* elle reproduisait aussi an decoment de grande valeur sor noa premier* adeptes eanadlene-françals s'intéressant au Jea d’échec», en publiant un groupe de fondateurs du club d'éehece eanadlen-françsl* en 1899 — délà 33 ans — parmi lequel nous avons rteonnu M.O.Trempe, chroniqueur des échec» à "lu Presse” et un dea vieux pionniers dea échec* à Montréal.MM.Henri Bertrand, J.Pelletier, et E.St-Maurice.M.BLANCHARD AU D’AHUNTBIC CERCLE régates olympiques.C.-E.St-Maurice, en comprendre qal noae reronnal» e ma-1 rent do M.1* innate- d* ¦ Samedi soir dernier.M.L.Blanchard, vlce-préeident de la «action des échecs da National, el capitaine d* l’équipe classe A de cette institution, s» rendait aa cercle Ahuntslc, où il rencentrslt simultanément dis Joueurs qui lui firent dure lutte.Cependant M.Blanchard y remporta un* magnifique victalre puisqu'il remporte 9 elctolres et ne subit que deux défaite*.MM.L, Richard et l'abbé Lambert réussirent à s'asearcr la victoire contre leur dangereux adversaire.Il y a tout Usa d'espérer qa* r* cercle fera parti* de la llgae d’échecs de Montréal, l’an prochain, et qu’il y fera digne figure.LES BELLES PARTIES DE LA RENCONTRE ALEKHINE Lee partie* choisis, par I* maître Alekhine comme ayant été lee meltleures, lare d* sa aéaace ”ean» velr”, aa 1er décembre centre vingt at an jaaears.aant le* suivantes: eelle» d* MM.Dr Winfrey, H.Schwarts, Antoine Lamothe.J, Sawyer.C.Manseau.Dr Alex.Ht-Plerr» et J.~!S llling.Noa» repredulren* ses parties un peu plus tard, INFORMATIONS Les clubs *4 Iss partleallsrs qal désl-des infermatlen» ao sujet d* L'aehat d* Jeux d'éehece.pendules précisions, traité* français et anglele.M.Alexandra Alekhlpe, qui vient de donner une grande séance de parties simultanées à Providence.R.I., est da retour à New-York, et y séjournera jaaqu’au « janvier 1924.RENCONTRE LEDAIN V$ ROBERTSON Le partie ajournée, lars d* la première rencontre de la classe A, North-End, vs West mount, entre le Dr E.-A.Robertson, du club Weatmeant ci M.D.Ledsln, du North-End, a été gagnée, par la docteur Robertson, après avoir été ajournée deur fois.Cette partie a duré environ dix heures, ce qui est an record pour une partie de ligue.Cela porte le réeultat de cette rencontre à 5 I-l en favear do Weet-mount contre 2 1-2 en faveur du North-End.PARTIE 55 Joué* le 27 novembre 1912.au \erel* d* Bo-deaax.par M.L.Blanchard, “sans voir”, centre M.Picard.DEPENSE IRREGULIERE Blancs Noir» L.Blsnehsrd leans velr) M.Picard.1.P4R P4R 2.F4FD P4CR 3.D5T DJR 4.P3D C3FR 5.DiP PST R «.D3R P3CT) 7.C3FR P4FD 8.Roq P2CR 9.C3FD Req.TR 10.D2R Fscn IL F3R C3TD 12.FxC PxF 13.im> F2CD 14.K»P OCR IS.FxF R.F 18.P3TH CSTR 17.C2R P4FR 1».PxP TxP 19.C3CR T4F-IF 29.C2TK T4FR 22.C3CR T4P-IP 23.P4FR D5TR 24.CîR Tl CR 25.T2FR TDI PR 2*.TDIKR T1F3F 27.C3FR FxC 28.TxF T2CR 29.T2FI C4FR 30.P»P C5D 31.CsC DiC 32.P3FD TxP échec 33.RÎT T8T échec 34.R2T DIB échec 36.D4FR D4C 36.n5FR échec TIC 37.DxD T8eCxD S*.T7FR échec T2CR 19.TxT échec RxT 49.T2CR R2C 41.TxT échec RxT 42.R2CR F4D 43.R3PR P4CD 44.P4D .P5FD 45.P4TR éche.R4F 46.PJTR R4C 47.P4TR RxP 48.R4FR R3C 49.R5R R2F 50.RxP RJ R SI.R4FD PITD 52.R6CD Les noirs abandonnent.PARTIS 59 PARTIE DE LIGUE CLA.SSF.“C” en M.W.Manseee, du Natlanall.et M.E.-C.Sampson, du North-End, le I décembre 1923, à la paleatr*.Blancs Noir» VV.Manseau, E.-C.Sampson GIUCO PIANO 1.P4R F4R 2.UFR C9FD 2.F4FD FlTR 4.CIFD P4FD 6.Req.4.P3D C3FR FID 7.P1TR FIR 8.F3C C4TR 9.R2T P9TD 19.FxF FxF 11.CxP CxC 12.DxD echee PJC 13.DID DIF 14.P4F C2F 15.DtP PIF 19.F3R F5C 17.D2P P4F II.CID 19.P3P ¦SV 29.DIC F2F 21.PlF R2T 22.C3P TIC 22.TDID FIC 24.rsn TIC 25.C4T F2F II.FSP P4R 27.PxP D4C 28.DxD PxD 21.PIR C4R 19.P4D C«PF 91.PSD C4R 31.PxC FxF It.P9D F4C 14.PxF FxC 35.T8D TI RC II.TTP échec 17.PTR RIT Au collège Sainte-Marie Le club de hockey des Externes du collège Sainte-Marie a demandé son admission dans la section junior de l’Association de hockey des écoles catholiques do la province de Québec.Nul doute que nombre d’autres écoles et collèges demanderont aussi à entrer dans cette organisation avant rassemblée que M.C.Frovencher convoquera soils peu.Les clubs tte l’extérieur peuvent écrire dès maintenant à M.Proven-chor car, une fois l’association formée, il sera plus difficile de se faire admettre.S’adresser à 371, rue Ste-Catherine ouest.LA ROUTE DU SAINT-LAURENT (Suite de là deuxième page) which involves an annual bill of upwards of $100,000,000.from American mines and railways to Canadian consumers.Canada's greatest need, it ts generally conceded, is increased popula-laiion, particularly for the Canadian Prairies.The great difficulty in thi.se provinces now is the problem the farmer faces of securing enough revenue to meet the increased cost of living and ^of supplies.AU the grain grower in the Canadian west can gel for his product is the price he.can get in the markets of the world, less the cost of delivery.Every cent saved in the transport of grain to market means a corresponding increase to the income of the prairie farmer, and this in turn means increased purchasing power with the manufacturers and merchants of Montreal.The improvement of the Waterways will mean that the western crop can be moved to tidewater at an expense of four or five cents per bushel, against a cosi of twelve or fourteen cents that has prevailed this fall.This saving of eight or nine cents is aplicable not only to the cheat that is exported, but since the export price become the price of the entire crop, and affects other grains as well as wheat, this improvement would mean that the Canadian prairies would be better off by from $40,000,000.to $1)0,000,000 each year.Agricultural statistics show that on an average the margin between the production cost and the income from cereals is only a matter of ten to fifteen cents.This saving of eight nr nine cents a bushel would mean that the growing of grain would again show the margin of profit necessary for the for the.attraction of settlers, and would for the attraction of settlers, and would be the solution of the immigration problem.If this great work called for a large expenditure from the Canadian National Treasury, one might well, under Canada's existing conditions, hesitate.But the fact is that the revenue from the power will be sufficient to enable an International commission to become self-financing, and the entire work may be completed, maintained, and the debt amortized, without one cent additional, to the tax payers of either Canada or the United States.If by any chance the construction cost be exceeded, or the power deieloped be less than estimated, the application l ' ~ cover any conceivable deficiency.Then the islimated expenditure of $252,000,001 will practically all be mads within icventy miles of Montreal.The expenditure of $50,000, ooo.a year for the next five years on this great work cannot fail to have a most beneficial effect on the business life of our City.It will aid the laborers and the merchants and its bénéficiai influence will penetrate to every class in the community.You will, I trust, pardon the length of this Utter when you consider that I am actuated only by a desire to bring to your attention the real merits of this projected development, in the promotion of which all well-wishers of Montreal should enthusiastically unite.Respectfully yours.Henry Timmis.Hanoi, would /ie amply sufficient to wle Victimes du séisme Douglas, Arliona, 22 (S.P.A.) -Suivant une dépêche reçue à Colo-nia, le tremblement de terre du Mexique a causé un grand nombre de morts à Granaros et à Huasapas, situées à trois milles l’une de l’autre.Ceux qui étaient couchés à 9 heures 30 mercredi soir lorsque le tremblement sc produisit forment la majeure partie des morts, parce qu'ils furent tués dans l’effondrement des maisons.Oputo n’aurait subi que de légers dégâts en comparaison._____ Un nettoyage général des rues Les noire ahtnûonnent.PHILIDOR.Chose sans précédent, si la belle température continue, les rues de la ville vont bénéficier d’un nettoyage de printemps à l’occasion de la fête de Noël.De fait, la chose est décidée, a déclaré M.Jules Cré- DORURE, ARGENTURE SUR ÇA LICE.CIBOIRE.ETC.VERNISSAGE A L'OR SUR ORNEMENT!» D’EGLISE PLACAGE D’ARGENTERIE NICKELAGE, REPARATION Cie ROYAL SILVER PLATE A.GIROUX, gérant, 48.CRAIG OUEST 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