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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 30 mai 1924
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1924-05-30, Collections de BAnQ.

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Volume XV —No 126 MONTREAL, VENDREDI, 30 MAI 1924 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste: Édition quotidienne CANADA.$6 00 Etats-Unis et Empire Britannique .$3.00 UNION POSTALE.fl 0.00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 LE DEVOIR Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 7490 SERVICE DE NUIT : Rédaction.Main $1*1 Administration, Main $15* Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Le travail du dimanche La situation actuelle — Faits douloureux — Une campagne prochaine La Ligue du Dimanche a tenu samedi, sans grand bruit, son assemblée générale.Elle y a fait l’examen de la situation.On ne peut, en dépit de son travail, dire que l’état de choses constaté soit, dans l’ensemble, satisfaisant.Loin de là! La Ligue, sans doute, a réussi à éveiller l’opinion, à provoquer un vaste mouvement de protestation; mais, maigre tout cola, en dépit de l’appel de l’épiscopat, la situation générale ne paraît pas s’ètre profondément modifiée.On peut relever quel-q&s améliorations locales, mais le gros fait, le fait douloureux, subsiste que, dans la plupart des fabriques de pulpe et de papier, le travail du dimanche se poursuit pendant un laps de temps plus ou moins considérable.(On sait quelle protestation viennent d’élever contre cet état de choses les curés des Trois-Rivières et du Gap-de-la-Madeleine.) Or, c’est là le centre du problème, par le nombre des personnes engagées et par la difficulté de remédier au niai.D’une part, les fabriques de pulpe et de papier n’étant point situées dan^ de grandes villes comme Québec et Montréal,ou le spectacle de leur violation de la loi frapperait davantage l’opinion, la grande foule est un peu portée à perdre de vue leur attitude.D’autre part, il paraît bien clair qu’à raison de la taille des délinquants, le gouvernement provincial soit seul capable, d’une façon générale, de les mettre à la raison.Et le gouvernement ne semble pas davantage résolu à faire directement face au mal, à prendre l’initiative de poursuites.Ce n’est point qu'il soit désarmé.11 a déjà intenté des pour-suites, il a obtenu des condamnations, dont on n’a pas fait appel.On ne comprend point alors pourquoi il hésite à reprendre la bataille.* * * Il est vrai que les sanctions prévues par la loi actuelle peuvent ne pas paraître suffisamment dures Mais, d’abord, elles peuvent êtfe répétées pour chaque infraction, puis les procès comportent des frais qui finiront par être ennuyeux pour les délinquants.Et ceux-ci, s’ils sont aux prises avec le gouvernement lui-même, sentiront qu’ils ne peuvent espérer gagner la partie par épuisement ou fatigue de leur adversaire.Il est même beaucoup de gens qui prétendent que le gouvernement n’aurait qu’à exprimer nettement sa volonté d’en finir pour que les délinquants baissent pavillon.Quoi qu’il en soit, des poursuites démontreraient d’abord à la foule que personne, dans la province, ne peut impunément violer les lois.Elles fatigueraient ensuite les délinquants, éclaireraient et stimuleraient l’opinion publique.Et, si les violateurs de la loi persistent dans leur attitude, cette opinion faciliterait, imposerait au besoin, la modification de la loi, l’adoption de sanctions assez fortes pour enlever aux révoltés le goût d’y revenir.Tandis que l'état de choses actuel aggrave quotidiennement le mal."Il crée l’habitude du travail du dimanche, ainsi qu’un état d’esprit qui en rendra la suppression de plus en plus difficile.Il tend à répandre le fléau.Quant aux conséquences, il n'y a pour les deviner qu’à relire la lettre des évêques, les protestations motivées de Mgr Lapointe et du R.P.Trudeau, O.P., à la Semaine sociale, d'Ottawa; il n’y a qu’à regarder autour de soi.* * * Il faut donc réagir — chacun dans sa sphère — et presser le gouvernement d’intervenir.D’ici quelque temps, la Ligue du Dimanche entamera dans la région de Montréal la campagne de protestation et de jiropa-gande qui a déjà soulevé dans la région québeoquoise particulièrement un vif mouvement d'opinion ot provoqué des centaines de résolutions de la part des conseils, municipaux.11 faut se tenir prêt à appuyer, à fortifier cette campagne.Quelle objection raisonnable et sensée pourrait-elle susciter?Le gouvernement lui-même devra être heureux de se sentir fortement soutenu par une vigoureuse opinion publique.Orner HEROUX- -—^ U actualité Mercier M.L.-A.Hivet avait prononce, en 19112, une conference sur Honoré Mercier, patriote et homme d'Etat.Il nient de la publier en brochure à la Librairie Ucauchcmin (1).M.le sénateur L.-O.David dit de cette conférence dans la préface'.“On i>cul lie lias parlance toutes les appréciations et tontes 1rs nues de M.Uivet.la louange i>cul paraître exagérée, éi certains points de vue, mais elle est en général juste et méritée.Par exempte, personne ne contredira ce qu'il dit du talent oratoire de Mercier, de son habileté politique, de la bienveillance de son caractère, du patriotisme qui inspirait ses paroles et ses actes, de l’énergie qu'il a déployée pins d'une fois pour assurer le succès dune cause religieuse et nationale, ou de toute cause qu’il croyait juste.Il n'était pas parfait, qui l'est?Mais M.Hivet a raison de démontrer qu'il voulait sincèrement le progrès et la grandeur de sa province, de sa nationalité, le bonheur de ses compatriotes'.On ne soupçonnera sûrement pas M.David de sévérités indues èi l'égard de Mercier.Il juge cependant opportun de faire quelques réserves dont nous lui savons gré, car M.Hivet n'a pas écrit autre chose, à notre sens, qu’un panégyrique du grand homme.Mais nous avons In sa conférence avec avidité car elle nous apporte une gerbe de renseignements sur Mercier qu’il faut glaner autrement éi travers mie foute de publications; elle rafraîchit aussi la mémoire sur certaines des i grandes questions gui ont dominé les luttes politiques de l'époque et qui déjà s'obscurcissent.Il rcsjort de sa conférence nue .Merrier fut une personnalité, fat quelqu'un et il trancherait nettement sur le fond du théâtre politique actuel où s'agitent des personnages falots qui n'arrivent pas à force de grimaces ù se rendre intéressants.Les discours et même les conférences de Mercier ne soutiennent pas la lecture.M.Hivet ne le trouve peut-être pas.Cela s'explique d'anlant plus que M.Hivet lui-même (t) En venie au service de librairie du Devoir, $1.05 franco.! a conservé quelques-uns des défauts de l’époque.Quoiqu'il écrive avec une correction remarquable, pour un avocat, et que le dosage des clichés ne passe pas la juste moyenne, il a gardé des métaphores qui rappellent vivement le discours d'adieu du finissant : les Parques, le pays des ombres.Cela date un peu - de deux ou trois cents ans quoi! puisque c'est ainsi qu’on écrivait sous le Grand Hoi.Pour excuser Mercier de mal écrire, M.Hivet dit : “Les grands orateurs ne sont pas toujours les meilleurs écrivains : ainsi Mirabeau, Berrycr, Thiers, Gambetta et de Mun en France et Papineau et Chapetau, nu Canada, pour ne mentionner que les plus célèbres.'’ Il g eut de très grands orateurs qui furent de très grands écrivains, qui furent parmi les plus grands écrirai ns.Ainsi Rossiief, ainsi Mon-talembert, ainsi, parmi ceux que M.Hivet cite lui-même {je ne parle que des gas que je connais, comme dirait un nnrien député) de Mun; Thiers est aussi très lisible.Chez les crut cnrs canadiens, la même règle s'applique.Certains perdent à se faire imprimer, mais d'autres par contre sc lisent avec avantage rt leur forme ferme, le rythme de leur phrase évoquent l’orateur et je crois que I on pourrait dire que.tes plus grands orateurs canadiens furent iHirmi les meilleurs écrivains.Mous crouons que ce que le lecteur averti lira avec le plus d'amusement.ce sont 1rs tirades de Mercier sur Vinslniclion et sur ce qu'il en iiltendnit.Il croyait on semblait croire qu'il suffit de savoir lire pour être hcnl'ciir et sc pâmait sur j l'instruction livresque.Depuis qu’il est mort, tons les nabilanis ont appris à lire.Ce n'est qu’exception-nellement que l'on rencontre des illettrés.Outre, que l'instruction trop poussée a en pour effet de transformer certaines écoles en des pompes aspirantes qui vident les campa-g nés de leurs brillants sujets et les jettent dans le cloaque des villes canadiennes ou américaines, elle a abouti à faire lire la presse faune, ce cinéma des campagnes, dans tous les rangs.Impossible de trouver aujourd'hui un endroit où l’habitant ne vous parlera pas de la dernière guerre, dos derniers grands crimes et des derniers événements considérables en vous exprimant, quatre ou cinq fois sur dix, des opinions d’un cocasse pénible.Il était bien plus réellement instruit quand il n’avait comme guide que son bon sens lent et réfléchi.La lecture du grand journal, ce triste pédagogue, brouille son vocabulaire et ses idées.LECTOR.Bloc-notes Nos chemins de fer Nous avons eu mercredi, pour la première fois depuis que nous déboursons chaque année des sommes considérables pour nos chemins de fer nationalisés, un rapport financier un peu rassurant, et bien ordonné.Les déficits semblent diminuer: le dernier n’atteint pas 52 millions, alors que les premiers ont touché et même dépassé 75 millions.Mais tout cela n’est que progrès relatif.La vérité, c’est qu’à l’heure présente nos chemins de fer natinaux absorbent, à cause de leurs déficits annuels, presque toute la somme que les contribuables canadiens versent chaque année à titre d’impôts sur le revenu.Sir Henry Thornton fait de son mieux, et il a jusqu’ici assez bien réussi dans sa tâche de remettre sur pied nos réseaux ferroviaires.S’il n’a pas tout le succès qu’il faudrait, c’est que nos deux partis politiques ont à tour de rôle si mal conduit nos entreprises de chemins de fer, ont fait des dépenses si folles, dans ce domaine, que, bon gré mal gré, nous devons subir les conséquences de leur imprévoyance et de leur prodigalité.Ce ne sera pas facile d’y mettre fin de sitôt.Le discours de M.Monipetit Nos lecteurs ont pu lire dans le Devoir, il y a une quinzaine, le beau discours de réception de M.Edouard Montpetit à l'Académie royale de Belgique.L’Action française de Montréal en dit, dans son dernier numéro, ce qui suit: ““La réception de M.Édouard Montpetit à l’Académie royale de Belgique est, pour le Canada français, un véritable événement littéraire.Peu à peu quelques-uns des nôtres se mettent à faire figure en dehors de leur pays.Le discours de M.Montpetit sur notre parler contribuera à raffermir beaucoup d’esprits qui tremblaient trop gratuitement devant les puristes farouches.Chez nous, comme partout ailleurs, il faudra compter avec l’apport populaire qui entretient la vie et la couleur du langage.Et il faudra veiller avec piété sur les vieux mots de France nullement archaïques chez nous, puisque incrustes en nos âmes.M.Montpetit a su dire toutes ces choses avec un charme et une distinction qui sont déjà un argument.” On lira ailleurs, aujourd’hui, dans le Devoir, des details sur la réception de M.Montpetit à 1 Academie royale de Belgique.Une opinion En marge d’une conférence sur le tarif par un industriel québécois, le Soleil écrit dans son numéro le mercredi dernier: “H ne suffit pas d être intéressé dans l’industrie pour être un économiste, ni même un esprit raisonnable et impartial.Ln industriel de cette ville, mordu depuis quelques années d’exercer une influence politique qui excède la puissance de ses cellules cérébrales.donnait avant-hier une conférence devant un groupe de membres de l'Association des manufacturiers canadiens.11 avait pris pour sujet le problème du tarif.II j'atraitéau moyen de quelques idées générales préconçues, appuyées sur sa seule opinion et révélant le vide de sa pensée sur la question.II est évident qu’il a beaucoup à apprendre avant de chercher à enseigner.” Il faut s’entendre.Si ret industriel, — dont un des grands torts aux yeux du So-fetl, c'est sans doute d’être le bailleur de fonds d’un quotidien québécois avec léquel le Soleil a souvent des passes d’armes et qui marche parfois sur les brisées du Soleil quand it s’agit d’avoir du travail d’Ottawa ou de Québec, — si cet industriel, disions-nous, avait d’emblée approuvé le tarif te) que M.King le veut, tel que M.Robb vient de le modifier, on peut croire que le Soleil, au lieu de parler si légèrement de “la puissance de scs cctilules cérébrales’’, se serait empressé de citer son témoignage La session d'Ottawa M.Graham lance un pressant appel en faveur des chemins de fer nationaux Ils «ont à nous, aidons-lec.— Equilibre difficile à obtenir—Déficit de $52,750,000 — Diminution de $6,000,000 sur l’année dernière — Progrès dans la marine — Déficit de $1,864,293 — Nous avons dépensé depuis 1920 $500,000,000 pour nos chemins de fer — La critique de M.Meighen — Commission parlementaire — Au Sénat I pour défendre la politique tarifaire et de l’oppo ens qui attaquent celle-ci.Mais du minjstèrc et de l’opposer aux «r ¦¦ M.Fortier a le tort de ne pas être de l’avis du Soleil, qui n’en a aucun autre que celui du gouvernement; et donc le président de la compagnie qui publie VEvénement est presque un misérable, un minus Italiens.Campagnes électorales On s'ignale de France que trois députés élus le 11 mai viennent de mourir des suites des fatigues de la Campagne électorale.Les candidats, en France, ont parcouru une moyenne de 650 milles chacun, au cours des trois semaines précédant le scrutin, ils ont parlé une soixantaine de fois et ils ont eu en tout et paMout 120 heures de sommeil, selon un statisticien.En fait, si les campagnes paraissent ardues, en France, en avril et mai, alors que les routes sont belles et la saison, tempérée, que faul-il penser les batailles électorales livrées chez nous en plein hiver, — ainsi en janvier et février 1923, de par la volonté du gouvernement québécois, —.avec une température moyenne de cinq ou dix degrés sous zéro, et par des routes à tôsit bout de champ remplies par les tempêtes de neige?Il est vrai que des députés en meurent, ici comme en France.Mais notre politicien a la vie bien plus dure, que celui des pays d’Europe, sans quoi nos parlements seraient vides dès le lendemain des élections d’hiver.G.P> Par LEO-PAUL DESROSIERS Ottawa, 29.M.(iraham, ministre des chemins de fer, a présenté hier le rapport le plus complet que nous ayons obtenu jusqu’à date sur l’administration du N.R.et de la marine marchande, par M.Thornton et le nouveau conseil qui l’entoure.C’est aussi le premier rapport que le peuple ait eu depuis 'l’amalgamation des diverses voies, qui laisse filtrer une lueur d’espérance et entrevoir des jours un peu meilleurs.Ce n’est pas que le résultat définitif des opérations de l’année soit extraordinaire.Le déficit total reste de $52,779.350 cette année alors qu’iJ était l’an passé de $58,-696,911.L’amélioration n’atteint pas six millions, de sorte que beaucoup de gens seront déçus s’ils s’attendaient à un résultat beaucoup plus brillant, pour avoir tu des xtn-j tistiques incomplètes publiées de! temps à autre par les journaux.Cependant ces 52 millions et de-1 mi de déficit ne rendent pas tout à fait justice au nouveau president du C.N.H.11 a obtenu des résultats plus satisfaisants que ces chiffres semblent l’indiquer.Ainsi les revenus bruts du C.N- IL ont considérablement augmenté.De $234.867,431 en 1922, ils ont passé à $254.926,456 en 1923, hausse de $20.867,431.Toutes les sources de revenus ont donné plus qu’elles ne donnaient par le passé, sauf le transport des malles.En comptant îcs revenus des chemins de fer américains joints au C.N.IL, lus revenus bruts se sont élevés à $263.554,436.Comment se fait-il que cotte hausse importante.s recettes n’ait pas diminué de plus de six millions le déficit total?D'abord, de nouvelles dépenses ont absorbé une partie de cette augmentation de recettes.Elles ont passé de $231.172,313 l’année dernière à $234.689,892.soit une différence de $3.517,579.Elles se sont même élevées à $242,366,973 en mettant en ligne de compte, comme on doit le faire, les dépenses des voies américaines du C.N.IL Les charges fixes ont aussi augmenté de la somme de $5,947.533.passant de $60,196,693 à $66,144,-226.Le gouvernement prête, chaque année, des sommes considérables au C.N.IL.il garantit de nouvelles obligations et, chaque fois, ce sont de nouveaux intérêts qui viennent alourdir le chiffre des charges totales.Quelques sources de revenus secondaires ont aussi rapporté moins cette année, de sorte que le surplus total d’adminislrulion.de $21.187,-462, en 1923, contre $3,993,237.en 1922.a diminué, s’est contrarié comme la peau rie chagrin du fameux roman de Balzac jusqu’à la somme de $5,917,60(1, soit la riiffé- "’an passé vient où il est en meilleur état et où les dépenses de ce chef doivent diminuef.C’est ce qu’on constate, à la lecture de ce tableau.Les administrateurs du C.N.R.attribuent une bonne partie de l’amélioration financière qui s’est manifestée à une recrudescence des affaires et à une reprise du commerce.Mais cette augmentation des marchandises à transporter se traduit aussi par une augmentation des dépenses de transport.I.es mauvaises conditions atmosphériques, des primes à verser sur des polices d’assurance sont aussi responsables de la hausse des dépenses.M.Thornton croit aussi que les dépenses à même le capital .sont nécessaires.Elles ont été considérables, mais pas indûment, croit-il, lorsqu’on tient compte de la longueur du réseau, soit 21,581 milles.Elles sont indispensables pour maintenir toutes les voies et tout le matériel en bon ordre, afin que le reseau soit capable de concurrencer les autres chemins de fer canadiens et d’offrir autant d'avantages.Enfin, le président affirme son optimisme.Les charges fixes augmenteront, dit-il, mais les revenus aussi, car il faut s’attendre à un développement du commerce et à un progrès industriel et agricole qui fournira de nouveaux revenus.C’est pourquoi il espère qu’ayant nombre d’années le réseau national sera définitivement sur pied et pourra payer ions ses intérêts sans s’adresser à l’Etat.C.P.R.et IL rcnce entre le déficit de et celui de cette année.EQUILIBRE DJFFÎCIE MB A OBTE- Et ce résiiHut nous laisse voir sur le vif •l’action des prêts du gouvernement qui font houle de neipr.s’ajoutent les uns aux autres chaque année et rendent de plus eu plus difficile l’équilibre de notre budget ferroviaire, malgré des améliorations sensibles et tangibles.Les voies canadiennes du C.N.11.sont responsables de la plus grande partie de re deficit.Le Canadian Northern, pom sa pari, y u corttri-bué pour $35,956,906 el le Grand-Tronc-Pacifique, pour $11,820,729.Où l’on voit que l'Ouest, qui veut de nouveaux embranchements, route déjà immensément cher au peuple du Canada, car res > deux systèmes couvrent surtout l’Ouest.Le déficit des voies américaines n’est que de $3.800,754.Le ministre des chemins de fer nous donne aussi un tableau des sommes dont le C.A’.H.a besoin.L’an passé, il avait demandé pour M.Thornton, afin de couvrir le déficit et rie faire face aux nouvelles dépenses nécessaires, une somme de 875,325,432.Cette année, il demandera la somme moins considi rable.niais encore importante de $56,187.125 pour couvrir le déficit probable, acheter du nouveau matériel, payer des intérêts.Cette somme, naturellement, ne coin t) rend pas celle do $28,000,000 pour les nouveaux embranchements, d'après la législation que la Chambre des Communes a adoptée.M.(iraham termine son discours par un appel à l’esprit de justice de la députation.Il y a de la place pour deux grands réseaux ou Can# da, nffinne-t-il, et ni l'un ni l’autre n’ont besoin de sc faire une concurrence à mort.Chacun doit faire face à scs difficultés.Le ministre des chemins de fer étudie les deux arguments dont le président du C.P.H.s'est servi, tout récemment, pour prouver que le réseau dont il est le président ne jouit pas des avantages du C.H.M.Beatty a soutenu que le C.P.H.doit s’adresser à la Commission des chemins de fer lorsqu’il a l’intention de construire un embranchement tandis que le C.N.H.ne se trouve pas dans celte obligation.Puis il a dit que le P.H.doit s’adresser au capital privé pour obtenir de nouveaux fonds, tandis (pie M.Thornton n'a qu'à tendre la main à l'Etat.M.Graham rèconnait qu’il tient v avoir motif à cet argument, en théorie, mais qu’en pratique le ré-seau national est en plus mauvaise posture parce qu’il dépend du gouvernement, que les députes sont tous là, prêts à intervenir partout, qu'il faut le consentement de tout ee corps pour faire quelque chose, que les représentants du peuple demandent des informations nombreuses qui étalent devant le public les affaires de la Compagnie, que les entrepreneurs sc battent pour obtenir les contrats, etc.M.Graham demande aussi, aux députés de ne pas intervenir à tort et à travers dans l'administration du C.,V.H., comme ils en ont le droit, il est vrai, mais de donner justice à l'administration pour qu’elle fasse ce qu'elle doit faire.Puis il fait un éloge de M.Thornton qui a déjà remporté des succès considérables, travaille continuellement el avec énergie, a fait des erreurs, peut-être, mais peu considérables et bien humaines, en somme.Sur lui repose l'administration du plu* vaste réseau ferroviaire au monde, et sa seule ambition est d'en faire un succès.Nous devons donc te traiter comme il le mérite, ne pas entraver ses efforts que le succès couronne déjà.LA MARINE L’ETAT marchande: de La question des frontières de l’Irlande encore sur le tapis D’après le Daily Mail M.MacDonald aurait invi* té Sir James Craig et M.Cosgrave à Chequer* Court pour cette fin de semaine afin de discu< ter le problème — On aurait recours au conseil privé, et aux juges des Dominions La France appelle aux casernes, pour quatre semaines, la classe de 1920.LONDRES, 30 (S.B.A.).— D’après le Daily Mail, le premier ministre MacDonald a invité sir James Craig, de TUlster, et Williara-T.Co»-grave, de l’Etat libre, pour la fin de la semaine à Chequers Court afin de discuter de nouveau la question des frontières.Les deux chefs d'Etat auraient accepté.Les questions soulevées par le problème des frontières sont si difficiles que, d’après ce journal, le gouvernemnt demanderait l’avis du’comité judiciaire du Conseil privé et probablement de juges des Dominions auxquels on demandera de coopérer avec les juges britanniques pour décider quels sont les pouvoirs du gouvernement britannique à cet égard.LA CONFERENCE TRAVAILLISTE IMPERIALE LONDRES, 30 (S.P.C.), — Contrairement aux intentions du parti travailliste britannique, la conférence travailliste impériale n’aura pas lieu l’été prochain à cause de la situation politique dans différentes parties de l’Empire où les partis travaillistes sont engagés dans des élections.C’est le cas de l’Afrique-Sud et de Terre-Neuve; en Australie des élections générales sont possibles Cette conférence a été retardée à une date indéfinie.Le parti travailliste anglais aurait pris cette décision à la suite de la demande des partis travaillistes des Dominions parce qu’il ne serait pas avantageux que leurs chefs s’embarquent pour Londres dans une période critique pour plusieurs., LONDRES PROTESTE AUPRES DE PEKIN (LONDRES, 30 (S.P.A ).— Le gouvernement britannique a donné Instruction à son ministre de Pékin de protester vivement au ministère des affaires étrangères chinois afin d’obtenir la libération des quatre missionnaires dont deux britanniques, gardés en captivité par des pirates chinois près de Chenping.L’ECHEC DES TORIES LONDRES, 3(1 (S.P.A.).- Une fois de plus les libéraux ont apÿuyé le gouvernement travailliste hier soir contre une attaque des conservateurs qui proposaient de nouveau de réduire le salaire du ministre du travail.• Les conservateurs proposaient cette molion afin que la Chambre se prononçât contre la politique du gouvernem nt concernant le chômage.Cette motion fut défaite par une majortlé de quarante-huit en faveur du gouvernement après que le premier ministre MacDonald eut averti les Communes qu’il ferait une élection générale si un vote contraire à sa politique était enregistré LLOYD GEORGE S’ESQUIVE Lloyd George a assisté au caucus libéral qui a précédé la séance de lia Chambre et durant lequel les membres du parti décidèrent leur atti-tmle.Mais 11 ne revint pas en Chambre lorsque M Asquith a annoncé la décision des libéraux de no pas voter contre le gouvernement.Dans les couloirs les libéraux ont fait tous leurs efforts pour expliquer et affirmer qu'aucune scission n’est survenue dans le parti libéral.Us ont dit que Lloyd George avait un sérieux engagement qui l’empêchait d’assister à lu séance, et qu’il aurait offert d’y assister si son vote était parti-cnllèrement désij’é.Ils admettent que M.Lloyd George favorisait un vote contre le gouvernement ou au moins l’abstention des libéraux.Mais il aurait changé d’avis après avoir entendu le discours de M.MacDonald cl il sc serait rangé avec M.Asquith.Les libéraux affirment qu’ils ne favorisaient pas la proposition de réduire le salaire du ministre du travail, mais qu'ils ont l’intention de ne pas voter les prévisions budgétaires du ministère du travail avant que le programme contenu dans le discours de M.MacDonald n’ait reçu un commencement d’application.LA FRANCE APPELLE LA CLASSE DE 1929 PARIS, 30 (S.P.A.).Le ministère de la guerre a décidé d'appeler lu classe de 1920 pour un service actif de quatre semaines dans les régiments métropolitains et coloniaux.Cette classe est maintenant sur la liste de réserve.La date de la mobilisation sera fixée par les généraux commandant 1rs différentes régions militaires entre le 15 septembre elle 1er novembre.Les soldats de la réserve peuvent choisir de participer aux grandes manoeuvres ou de demeurer dans les camps pour up entraînement.Cette mobilisation temporaire des réservistes avait lieu annuel- lement avant la guerre, mais c’est la première depuis, vales ne seront lias appelées cette année.Les réserves il faut aussi enregistrer un succès, mais moins considérable, pour M .CE QUE NOUS DEPENSONS D'ailleurs, voici un tableau complet, qui comprend tout ce que nous avons dépensé pour nos rbe-mins de fer pendant les quatre dernières années et l’année précédante: 1926-21 1921- 22 1922- 23 1923- 24 15 1924-25 Total à 1925 A force de placer des sommes considérables clans notre réseau national pour le mettre sur pied, un jour Thornton, dans l’administration !dc la marine marchande.Ses dépensés.pour l’année 1923, sont rie : $10.850,601 et ses recettes brutes, pour la même année, de $8,992,308, jeo qui laisse un premier déficit ! d'administration de *1,804,293.Ce même déficit était, l’an passé, de $2,381,189.de sorte que l'amélioration est de $519,896.Mais ees déficits ne nous donnent' qu’une idée partielle de la situation.Car notre marine marchande, tout comme notre réseau ferroviaire, doit faire fare à des obligations très lourdes, et aeeumuler rie.s réser-$173.020,269 ves pour la dépréciation.Lorsqu’on 179,117,156 j note tontes ces charges fixes, com-84.960,037 I nje on doit le faire d ailleurs, le rié-96610,129 licit global de l’administration de rr.nun non notre marine marchande es! de *9,-’ 1368,670 pour l’année 1923 lorsqu'il était de $9,649,478 pour l'année 1922.L'amèlitsraMon réelle n'est donc que de $280,808, et le déficit reste considérable.L’administration g obtenu ce ré- $499.307,600 suit al en annulant certains services peu rémunéralifs et en diminuant les dépenses générales.Les grèves qui sc sont produites dans les mines de charbon anglaises sont aussi cause de la faible diminution, du déficit.De plus, nos navires qui trouvent facilement des marchandises canadiennes à transporter lors-qu’ils se dirigent vers d’autres pays en trouvent difficilement lorsqiTdls reviennent à leur port d’attache.Les administrateurs annoncent aussi qu’ils ont envoyé des navires sur les grands lacs pour transporter le blé et des chargements de pâte de bois.La flotte marchande canadienne ne.comprend plus que 60 navires.Quatre autres ont trouvé preneur à des prix satisfaisants.At.Thornton en aurait vendu d’autres s'il avait reçu des offres raisonnables.11 a inauguré un nouveau service entre Vancouver et l'Angleterre pour transporter le grain de l'ouest, il u mqnté quatre navires pour transporter noire bétail en Angleterre, huit pour naviguer sur les grands lacs, et quelques autres pour faire la navette entre les Provinces Maritimes, Québec et l’Ontario.Les ad mi aussi, comm diminue le capital de la marine marchande et le montant des intérêts à payer.L’AVIS DE M.MEIGHEN Le chef de l’opposition parle ensuite après le long discours de M.Graham.I! est toujours confiant, il trouve toujours le Canada heureux d’avoir à soi un tel réseau ferroviaire.Il note que la commission Dawes vient de faire pour les voies ferrées d’Allemagne ce que rtous avons fait pour les nôtres.Puis il rappelle de quelle manière les libéraux dans l'opposition, accusaient le gouvernement cbn in 1st rut cnrs demandent ne l'an passé, que l'on servatenr de ne pas répondre â toutes les questions qu’on lui posait au sujet du réseau national.On répandait partout qu'il voulait cacher les faits et tromper le public.Le gouvernement actuel, dit-I il, fait la même chose et doit en j prendre la responsabilité.M.Meighen estime que l’on de* , vrait former un comité parlemen-j taire spécial pour étudier des bilans comme celui que M.Graham vient de soumettre à la Chambre, se rendre compte de toutes les dépenses, de toutes les transactions présentes et passées, comme l’achat I de l’hôtel Scribe.11 n’y a pas de raison, dit-il, pour qu’un comité spécial ne se mette pas au courant j de toutes ces choses pour exercer j une bonne surveillance.Arrivant au budget lui-même, il ne trouve pas extraordinaire Ta nié-: lioration financière du réseau.Elle [est peut-être moindre qu'on le laisse croire.De plus, ce n’est pas trois ans, mais bien le double qu’il faudra au présent taux d'amélioration.pour remettre notre réseau sur pied.Le gouvernement fait luâ* re de fausses espérances.Les libéraux, ajoute-t-il, ont posé un mauvais précédent autrefois en prenant à partie les administrateurs du r'seau national.Ils ont maintenant placé à sa tête d’autres administrateurs; mais qu'ils ne .s’étonnent pas si beaucoup de gens les soupçonnent, à tort ou à raison, de toutes sortes de crimes.Us sont encore sous l’impression des accusations que les libéraux ont portées autrefois.Il est heureux de l’augmentation des revenus! "ui s’est produite durant la dernière année.La production canadiennes a augmenté, surtout dans l'ouest, et les chemins de fer en ont retiré des bénéfices, (Suite à la deuxième paie)! le DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI» 30 MAI 1921 Volume XV — No 126.* wrrtwvf f rrrt+M LETTRES AU “DEVOIR" N ou» UNE NOTE A L’ALlEMAGNE IL SEMBLE QL‘E LE CONSEIL DES Il A.MBAS5»Ai>HJHS A Ht.t'UL.Sbb LA THESE ALLEMANDiE 1 Paris 29.(S.P.A.) — La note que ne publfona que de» lettre* iJa inférence des ambassadeurs •ignées, ou de* eonimunicatione *c* ! adressera ait Heich en réponse à la ompagnées d’une lettre «ignée, |coin,nuniCation de l’Allemagne irec «dresse authentique.Nous ne trenons pas la respunsabitité de ce jui parait sous cette rubrique.__ I gouvernement allemand, semble déjà évident que rente des ambassadeurs a jà l’unanimité | maintenu les iréclamée par les Allies.1.Réorganisation de ia police LA SESSION D’OTTAWA échangée entre sir Henry Thornton, le commissaire canadien à Paris et le gouvernement canadien, correspondance qui fait voir que la question a été étudiée sous ses divers aspects.Le sénateur Pandu-rand dit qu’en faisant çet achat, le directeur du réseau n’a pas bien saisi la psychologie du peuple ca- (Suite de ia première page) \t Moiffh»., mir ,.prtains *,aclien-S’étant Pas du pays èl étant M.Metghen ajoute que certains, nnthm.siHNtn «niimiste et Un point d’histoire 00 Man.\ 1924.rue Aulneau, St-Boniface, le 19 mai, '1.Leo-Paul Desrosiers, Correspondant du Devoir, Ottawa.Ont.Monsieur, Dans notre lettre du 13 courant a votre journal, je remarque tju'en ourlant de M.Beaubien, député de x’rouencher, vous mentionnez du I début d’avpil au sujet de la reprise du contrôle militaire ne sera publiée qu’après la communication du "-J mais il la confé-repoussé la these allemande et 5 points de fenquete ; allemande.2.Transformation des usines de i guerre.3.Livraison du reliquat du materiel de guerre non autorisé.; 4.Livraison des documents rela- tifs au matériel allemand au mo-«mc ment de Tarmistice et aux produc- chiffres son.p,,.-Mre de 1 allemandes pen-aja’ès 1‘armistice.f/r Georges-Etienne Cartier fut fe|tions des usines oremier député de ce comte, (.’est idant la guerre et me erreur, et je me permets de 5.Promulgation des lois néces-vous la signaler.En effet, le pre- saines à l’interdiction effective des nier depute, de Prouenchcr, fut uo/i importations et îles exportations du uas sir Georges-Etienne Cartier, matériel de guerre et mise en har-tnais M.Pierre Delorme, Métis In monic du recrutement et de l'organisation de l’armée avec les clauses militaires du traité de paix.ENCORE DES IMMIGRANTS D’après des renseignements reçus par M.James Morrison, agent général de la navigation, au Chemin de fer national du Canada, environ 2,000 neuve olons arriveront à Halifax et à Québec à la On de la semaine.Sur ce nombre environ 1500 débarqueront à Québec.Le Doric de la ligne White Stalest attendu demain à Liverpool et Belfast avec 49 passagers; l’.ithc-nia, de l’Anehor Donaldson est at* | tendu dimanche avec 547 passa-igers.Le même jour arrivera TAn-| dania de la ligne Canard avec 477 I passagers.i Le Madona.de la ligne Labre et le Pittsburg, de la ligne White-Star isout attendus aujourd’hui à Hah-¦ fax.Les nouveaux colons seront transportés à destination par trains spéciaux du Chemin de fer national du Canada.ffnent de Saint-Vital, contre am s livrent.Si un agriculteur de ce district ne recevait pas sa carte-questionnaire par TinUcntédiaire de l’école rurale ou jiar tout autre moyen, avant le milieu de juin, il doit cii faire la demande immédiatement à Tinstitu- disparaître la monotonie trop sou .vent à craindre.b ur ou I institutrice de son district, est venue Au piano d'accompagnement 'J'1 au ministère de l’agriculture, i royale.L étaient Mme A.Rondeau et Mlles Fortier, Bernier et Charland, qui ont rempli leurs rôles avec talent.Romain-Octave PELLETIER.M.Murdock remet l'argent Toronto.30 (S.P.C.) M.James Murdock, le ministre du travail, a remis aux liquidateurs l’argent qu’il avait en dépôt à la Home Bank et qu’il a retiré quelques jours «vaut lu faillite.U n’a conservé que*25 p.c.qui est le dividende qui payé aux déposants.dans sa capitale provinciale, ou au ! statisticien du Dominion, à Ottawa.Les beaux-arts à Québec Québec, 30 (D.N.C.) L’expo* Mtion des travaux exécutés au cours de l’année par les élèves de l’Ecole des Beaux-Arts de Québec est officiellement ouverte.Près de 1.500 compositions y sont exposées.L’ouverture de ce salon a donné lieu à une belle cérémonie à laquelle assistaient MM.Pérodenu.Laron, C.-F.Delàae.M.F.-J, Simard, L.-P.Geoffrion.le juge G.Pouliot, MM.G.de Champrh.F.Rpv et autres.couver, que si te rapport de M.Temple est insuffisant, il s'cn suivra une enquête royale.J’ai la parole de sir Henry Thornton qu'il la demandera et j’ai droit d’affir-me1' qu’elle sera accordée." * * * I.e sénateur Dandurand passe ensuite à la seconde série des accusations portées par le sénateur Taylor et qui ressortent d'un dossier | au sujet d’une enquête tenue par un fonctionnaire du Canadien National.Il dit que cette délation est mauvaise pour le moral du personnel et que le sénateur Taylor ignore quel mal il a déjà causé.Le se nateur Taylor répond que le président du réseau a le dossier depuis neuf mois et que les personnes accusées n’ont pas eu l’occasion de se défendre.Le dossier est actuellement en la possession de M.Temple qui dirige l’autre enquête, dit M.Dandurand.et le sénateur Tny-j loi* aurait dû'attendre le rapport de cette enquête, alors qu'une commission royale sera formée si le rapport n'est pas satisfaisant.Le sénateur Dandurand parle ensuite du dépôt d'un million à la Home Bank et dit que cette affaire ; devant la commission e sénateur Bennett prétend leur du cercle de Montréal; président : un membre du cercle de St- ; Hyacinthe; rapporteur : un membre du Cercle du district de Beau-ce.Ouverture de la discussion : deux membres des cercles Maisonneuve et de Victoriavillc.Discussion générale.Commentaires et résumé par le président d'honneur.— Chaque séance comporte la discussion générale, tes commentaires et résumé par le président d’honneur.4 h.Récréation.4 h.30.Deuxième séance d’é-tude.Sujet: L'Association et ses méthodes.Président d'honneur ; M.l’abbé Jean-Baptiste Bélanger, aumônier-directeur du cercle du district de Beauce; président : un membre du cercle des Trois-Rivières; rapnorteur.un membre du cercle do Hull.Ouverture de la discussion : un membre du cercle Ahuntsic.(î h.Bénédiction du très saint Sacrement.Consécration de l’Association au Sacré-Coeur.7 h.Banquet, Mgr Georges Gauthier, administrateur apostoli- e sénateur Tay- ,fluc (lu diocèse de Montréal, y adrrs-le Sénàt1 spra la Parole.8 h.15—Soiree publique — Concert et discours.Des orateurs et des artistes distingués sont au programme.L’Association catholique des Voyageurs de commerce du Canada ét lo l’Eglise, 2o la Patrie, monter a Thôpital Honora.M.l'abbé Decelles est revenu il y a quel-i ques semaines, du Texas, oii il a passé environ un an.Ber relier avec liste.posé partis Marx négocie lin, 30 (S.P.A.) Le chan- Marx est encore à négocier le Dr Hergt le chef nationa-Pour un gouvernement collides éléments de tous les excepté les socialistes et le parti dirigé par Ludendorff, il faut d’abord que les nationalistes acceptent le programme de politique intérieure et étrangère.Les nationalistes semblent moins opposés à l’adoption du rapport des experts.Un nouveau collège à Ottawa Ottawa.3d (S.P.A.) On a décidé définitivement ia fondation d'un collège catholique anglais à Ottawa, L'organisation, qui s'occupera de l’érection du nouveau collège.porte le nom de Catholic University Club.Plusieurs prêtres éminents el des personnalités catholiques supportent ce mouvement.Mgr Emard a approuvé cette fondation.Le collège scra affilié à PUniversité d’Ottawa, mais il ne se- 3o le commerce, tels seront les su- I ra pas sous son contrôle.I que d’importants témoins n’ont pas j été entendus et que les déclara-; i lions de sir Henry el du major Bell ; ne s'accordent pas.Parlant de Thé-tel Scribe, V.Dandurand dit que j le gouvernement a donné carte ! blanche à l’administration.Si le i gouvernement avait été consulté au sujet de l'ouverture d’une agence à j Palis, il aurait favorisé le projet, mais s'il avait été consulté au sujet d’un placement aussi considérable,! il s’y serait opposé.Le projet peut avoir du bon, mais à l’époque où ccs capitaux ont été engagés, la situation financière du pays ne permettait pas de telles entreprises.Il lit ensuite la correspondance depuis le 3 février 1923, | S’il y avait de meilleurs poêles à gaz que les Regent, nous les aurions.Quand vous achetez un poêle à gaz, vous devriez avoir le meilleur.La comparaison vous prouvera que nos prix sont les plus bas et nos conditions les meilleures.sio .00 comptant lors' de la commande LE RESTE PAR MENSUALITES.C’est tout ce qu’il faut pour installer un poêle cabinet Regent 34E dans votre cuisine.$2.95 comptant au moment de la commande et $2 pur mois placeront un rêchauffeur d’eau à gaz Regent Lion chez vous.Commandez immédiatement votre poêle et votre rêchauffeur, el vous économiserez.No ;UE MONTREAL LIGH1, HEAT & POWER CONS.ImmcokU Pow»r.M ru* Cruif.Motn 'v:es par Mme Pauline Fréchette.A l’Ombre des Erables, par l'abbé Camille Roy, au eomptoir.1.00 par la poste.1.10 Au pays de l’Erable, contes de la Société S.J.B., franco.90 Collection la liseuse Champol: Cas de Conscience Coz.Edmond: Fatal orgeuil Lichtenberger André: La petite soeur de Trott Noël, Alexis: Paulette se marie Gréville, Henri: Jolie propriété à vendre; L’héritagz de Xénie Puio, Alice: Rose Perrir.Bordeaux, Henry: La jeune fille aux oiseaux Aleiette, Pierre: Le Roman d* Maddya Segonzac, Paul: Fleur de Lys Coleman, Marguerite : Petite Rose Lichtenberger, A.: Notre Minnie Xchultz, Yvonne: Dzlnn Prix: franco, 35 sous (volumes brochés).Pour les Enfants Jeanne c’Arc libératrice de France, 25s.franco.la Volume cartonné de 173 pages, illustrations à profusion, papier glacé.Au comptoir: 50s.Par la poste, 60s: Nouvelles et Contes de Bêtes, par le Dr Boucher.Le Bijou des Paroissiens, oui* rette.franco.35 Petit Paroissien Romain, capitonné.franco.55 Petit Paroissien Romain, cuir cvec étui, franco.55 Petit Paroissien Mignon, cuir avec étui, franco.65 PetU Paroissien Romain, cuir chagrin avec étui, franco.1.39 ROiM ANS-BIJOU 30s au comptoir, 35s par la poste Clos-Joli—Georges Thierry Bernard de Fiée—Pierre Cour-don Le drame d’Orsaize — Pierre Gourdon d’A- Le Steppe blanc—Mariech Le Moulin hanté—Gauraud blancourt Le Maître—Victor Feli Le Muet qui parle—Jean Vezere Mathias Bernoude — Flore»»* O’Noll Pour tout achat d’un dollar la livraison est faite sans frais à Montréal contre recouvrement (C.O.D.) S'adresser au Service de librairie du Devoir, case postale 1029 TELEPHONE: MAIN 7160 Prière d’accompagner toute com mamie ti'un mandat, d un bon postal ou d'un chèque payable nu pair à Montréal Visite d’archidiacre St-Hyncinthe, 30.(D.N.C.) — M.le chanoine F.-A.Laroche, orocu-jreur de l’évêché de St-Hvacinthc.a commencé lundi sa visite d’archi-Itliacre à travers le diocèse jparti lundi pour Ste-Anne de Sabre vois.Le “Special St-Laurent Du 13 juin nu 4 juillet.Ic Saint- \ Laurent Spécial quittera Montréal,1 gare Bonaventure, à 7.35 p.tn.les lundis, mercredis et vendredis pour Rivièrc-du-Loup, Gacouna rt plage Métis, revenant de la plage Métis les martis.jeudis et dimanche* à 6.40, arrivant à Montréal à 6.50 le lendemain matin.Du 7 juillet ai 18 août, le convoi quittera Mont ré al les lundis et vendredis et di 21) août au 10 septembre, les lun dis, mercredis et vendredis.Le convoi scra pourvu de *wa-anCI1,*i gons-lits-boudoir* entre Montréal, • hr» Rivière-du-Loup.Gacouna et plage Métis, ainsi que d un wagon e compartiments entre Montréal et la plage Métis.L'heure d’été en vigueur dan: l’est est comprise dans cct horaire L'heure d'été est d'une ncurc avan eée sur l'heure solaire.Pour autres renseignements, ré servafions, etc., s’adresser à Ta gent du Chemin de fer National di Canada ou au bureau des billets df la ville.230 rue Saint-Jacques Tél.Main 3620.(réc.) »»| Volume XV — No 126 MONTREAL, VENDREDI.30 MAI 1924 3 ALENDRIER DEMAIN: J1 m.i 1M4.Sainte Angèle de Mériti, elerge.Lever du soleil.4 h.17.Ceueher du soleil.7 h.38.Lever de U lune, 3 h.29.Coucher de la lune, S h.47.Nouvelle lune, le 3, à ( h.6 m.du soir.Premier quartier, le 11, à 9 h.26 m.du aolr Pleine lane, le 18, à 4 h.SB m.du aoir.Der.quartier, le 25, à 9 h.22 m.du matin.DERNIÈRE HEURE LE DEVOIR Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les service de dépêches du monde entîrr DEMAIN BEAU ET CHAUD.MAXIMUM * ET MINIMUM Aujourd'hui maximum €3.Même date l'an dernier, 56.Minimum aujourd'hui 45.Même date l'an dernier, .16.BAROMETRE 3 h.«m.29.95.11 h.a.ut.29.90.1 h.p.m.29.H7.La réception de M.Montpetit à l’Académie royale de Belgique Ce qu’en dit le “XXe Sièclç”~— “Langue pure et parfaite.Discours admirablement dit avec une vigueur de sentiment qui fit éclater les applaudissements à la fin de chacune de ses périodes.” — M.Carton de Wiart parle de M.Montpetit et de son oeuvre et du Canada français Le XXe siècle, journal de Bruxcl-j les, en date du 17 mai dernier nous | apporte un compte rendu de la ré-1 eeption de M.Edouard Montpetit, secrétaire de l’Université de Montréal, à l’Académie royale belge de langue et de littérature f/ançaises Je 15 mai.M.Montpetit a été reçu en même temps que M.Salverda de Grave, professeur à l’Université d’Amsterdam.Voici ce que dit le AA> siècle."Les deux nouveaux récipiendaires ont été, jeudi après-midi, présentés à S.M.dès l’arrivée de Uellc-ci; puis, sous la présidence* du !>i-recteur en exercice.M.Jules Feller, dès que le Roi, salué par une assistance choisie, se fut assis, la séance de réception a été ouverte.MM.Herbette.ambassadeur de France, Van Vreidenburg, ministre des Pays-Bas, le vicomte Henri l>a-vignon-dont le beau livre "Les Deux Hommes” vient de sortir de presse—le président Fromès, le sénateur François, Grosjean, directeur du Flambeau, etc., assistaient à la solennelle réception des deux nouveaux membres de l’Académie; des membres de celle-ci nous avons reconnu: MM.Alphonse Bayot; Albert Counsdn; Louis Delattre; Auguste Doutrepont; Georges Doutre-nont: Vnlère Gille.vice-directeur; Edmond Glesener; Jean Haust; Hubert Krains: Albert Moekel; Fernand Séverin; Emile Van Aren-i hergh: Gustave Vanzypc.secrétai-! r oernétuel et Maurice Wilmotte; I Dr Bordet s’était ioint à eux."M.Gustave Charlier a prononce le diseonr, de réception de M S ilverdale Grave.discours ni-: m.carton de WLABT l.‘ coinle Henri Carton île AVi- ; r1 chargé de recevoir M.Edouard! Montpetit.a rappelé dans son dis •oil 's parfait, de haute tenue littéraire, dit avec cette distinction de! reste et rie paroles à laquelle le mi-oistre d’Etat nous a accoutumés, a rappelé, dis-je, dans quelles circon-'anees il a connu M.Edouard Montpetit.11.le définit ainsi: "Docteur en droit, avocat, eon-i seiller du Roi, professeur à la Faculté des Hautes Etudes Commet -1 ciales et à l’Ecole polytechnique.I secrétaire général de l’Université! de Montréal, directeur de l’Ecole des Sciences Sociales.Eeonomi-, ques et Politiques, rédacteur en chef de la Revue trimestrielle canadienne.Est-ce tout?Nous ne le voudrions pas.Dans la liste si touffue de vos livres, de vos brochures, de vos articles, je découvre une intelligence curieuse et inlassable à ; laquelle il semble que rien d’hu- i main ne soit étranger.Voici, au-1 près de savantes recherches sur le ; ‘‘mécanisme des changes interna-; tionaux”, une étude à la fois savante et pathétique sur les problè- mes de la natalité et de l’enfance à laquelle vous avez donné ce joli titre: "La Veillée des Berceaux”.Par vbs écrits, vos essais, vos conférences, vous aimez à faire connaître toutes les ressources de votre merveilleux pays, son histoire, ses paysages, sa littérature.Au gré de votre humeur ou de l’actualité qui vous fait signe, vous êtes un sociologue, un moraliste, un juris-te, un critique, que sais-je encore?Je ne jurerais pas qu’à vos heures vous ne soyez aussi un poète.Le comte Carton de Wiart a parle du Canada français.Après 17(50, lors de la cession du pays à l’Angleterre, les Canadiens français étaient au nombre de 65,-000.Ils sont aujourd’hui 3 millions, plus denses dans la province de Québec, mais répandus aussi dans l’Ontario, dans les provinces de l'ouest et jusque sur les bords du Pacifique.Ils ont gardé la fidélité et la fierté de leurs origines.Le paysan surtout que vous nous montrez dans un dp vos discours : "Gai, gaillard, un peu routinier, âpre au gain, mais hospitalier et très ouvert.il travaille dès l’aube.C’est un robuste.'I rès attaché à sa foi, à scs institutions et à ses lois, il est obstiné à sa tâche de vie.” Il indique en quoi les Canadiens français et les Belges de langue française sont sur un même plan politique au point de vue des langues: L’exemple des Canadiens français traduit encore une autre vérité en s’opposant an sophisme étroit qui veut confondre les questions de langue et les questions de nationalité.Attachés de toute leur âme à in langue trançaise, leur langue maternelle, ils sont non moins fidèles au statut politique qui unit leur destin.dans un commun patriotisme, au sort de leurs concitoyens anglo-saoxns.Le discours de M.Edouard Mont-fiel it a dominé par son fond comme par sa forme, loute cette belle séance de réception.Est-ce parce qu'il avait élé écrit dans une langue pure et parfaite que l’orateur défendra?Est-ce parce qu’il fut admirablement dit, avec une vigueur de sentiment qui fil éclater les applaudissements à la fin de chacune de ses périodes si majestueusement oratoires dans leur simplicité?Ester parce .qu'il y a S millions de Canadiens dont 5 sont Anglais et 3 Français et qu’il y a 8 millions de Belges dont â sont Flamands et 3 Français et qu'un souffle de fraternité a passé dans l’auditoire pendant ce merveilleux exposé de défense dp la langue française menacée?Des applaudissements sans fin ont salué la péroraison de M.Edouard Montpetit et l’émotion qui se pouvait lire sur bien des visages a dû être sa plus douce récompense.Le projet soulève de l’opposition LA LIGUE D’ACTION FRANÇAISE NE VEUT POINT DE LA SUBSTITUTION DU NOM D’AVENUE DU PARC, AUX NOMS DE BLEURY ET DE SAINT-PIERRE.— UNE LETTRE AU MAIRE Les mineurs allemands devront obéir Le ministère allemand du travail force mineurs et pa\trons à accepter la décision rendue BERLIN.30 (S.P.A.Malgré que les mineurs aient déclaré que la décision concernant leur différend avec les propriétaires des mines est inacceptable, le ministère du travail a rendu cette décision obligatoire pour lés deux parties Toutes les unions socialistes sont opposées à cette décision; seule l’union chrétienne l'a acceptée.Cela signifie la fin de la crise, en alitant que les mineurs se soumettront à Tordre du gouvernement.Le ministère du travail prétend que rette décision est considérée comme la seule possible pour que la production .soit reprise, ce qui est nécessaire à l'intérêt économique de l’Allemagne.LES ALLIES MAINTIENDRONT LEUR CONTRÔLE MILITAIRE Ils viennent de le faire savoir à l’Allemagne dans une note du conseil des ambassadeurs LONDRES, 30 (S.P, A.).- Le conseil des ambassadeurs à Paris a fait.tenir une note à Berlin aujourd'hui, dans laquelle les Alliés affirment leur intention de conserver fermement le contrôle militaire en Allemagne en maintenant la commission de contrôle en complète opération jusqu’à ce que les demandes de désarmemant de l'Allemagne contenues dans le traité de Versailles soient complètement exécutées.Cette communication des ambassadeurs est en réponse à la note allemande du 31 mars dans laquelle le gouvernement de Berlin soutenait que la Société des nations devait maintenant exercer la surveillance.Les ambassadeurs réaffirment le droit qu’ont les Alliés de dérider cux-inè-mes le transfert du contrôle des armements allemands lorsqu’ils jugeront le temps venu.Le maire Duquette a reçu des protestations formelles contre le changement projeté du nom des rues Saint-Pierre et Bleury en celui d’avenue du Parc.C’est la Ligue d’Action Française qui, cette fois, se joint à la Société Historique de Montréal pour enregistrer son opposition au nom du caractère historique de ces vieux noms.Le maire a transmis la communication au comité échevinal des noms de rues.Dans sa lettre de protestation auprès du maire, M.Anatole Va-nier, secrétaire de !a Gigue d'action française, invoque les arguments suivants; “Vous vous proposez, dites-vous depuis votre élection, de chercher à embellir notre ville, si peu favorisée, hélas! à bien des points de j vues.Soyez-en hautement loué.‘ Mais tendre vers le beau ne veut ! pas dire détruire ce qui est vieux, ! aussi l’objet de cette lettre est-il de solliciter votre influence pour faire respecter tout ce qui est ancien et qui n’est pas barbare.La conservation des vieilles choses est en effet aussi utile aux Montréalais de vieille souche qu’aux nouveaux venus et aux visiteurs.Notre passé stimule notre fierté et notre dignité et il intéresse toutes les personnes intelligentes.“Or on vient de change'- les numéros des rues Sai1-?-Pierre et Bleury et de l’avenue du Parc, pour obtenir une classification, dont l’utilité paraît assez douteuse, vu la grand nombre de sections — qui se retrouvera en effet dans les secteurs des grandes rues dont les der niers numéros dépasseront 10,000 mais, si ce petit acte de barbs rie est généralement jugé utile, ne protestons pas trop vivement.Ce qu'il faut par .contre empêcher, c’est que les noms des rues Saint Pierre et Bleury et de l’avenue du Parc disparaissent.Ces noms ont s ai*» doute des valeurs historiques bien différentes, mais ce sont en tout cas de vieux noms, donnés à , des rues importantes, et connues 1 même en dehors de Montréal, il faut donc les respecter.“Ayons assez de personnalité, soyons assez nous-mêmes pour ne pas biffer pour des raisons futiles les vieux noms, ni raser les vieux monuments.On voit encore à Cologne de vieux noms de rues français donnés par Napoléon 1er; ils n’bnt plus de sens, mais on les respecte parce qu’ils sont là depuis longtemps.On veut sans doute par ce moyen piloter automatiquement l’étranger dans nos rues; un tel but n'est pas une raison suffisante.Que les étrangers fassent à Montréal ce que les Montréalais font à l’étranger.qu’ils demandent les renseignements dont ils ont besoin! La rue Saint-Pierre, la rue Bleury et l’avenue du Pare ne font qu’une même rue, a-t-on dit.Pas I plus que l’avenue de Neuilly, l’avenue de la Grande-Armée et l’avenue des Champs-Elysées I Us sont désappointés Londres, 30.(S.P.A.) - Le rédacteur financier du Daily Tele-qraph.dit que si les porteurs d’obligations J pour cent du Grand Trunk-Pacific sont désappointés par la déclaration du ministre des chemins de fer.M.Graham, parce que le gouvernement canadien ne disposera que d’une somme de 8322,803 posir payer les intérêts sur ces obligations, ils sont satisfaits d’apprendre que leurs droits sont enfin reconnus par le gouvernement canadien.Les autres journaux ont un langage similaire.On dit nue la situation pour l'année courante semble favorable et qu’il est probable que les intérêts seront pavés au complet l’an prochain.On attend le résultat Ottawa, 30 (S.P.C.l Le gouvernement attend maintenant le résultat des représentations qu’il a fait tenir hier à Washington et au Colonial Office à Londres concernant la captivité rjr R.-A.Jaffrav, le chef canadien de la mission chrétienne alliée â Wichow, et trois autres missionnaires qui sont cardés par des pirates chinois.M.King a demandé à Londres et à Washington qu’on emploie tous les moyens pour que les captifs soient relâchés.Le cadavre d’Armand Larivière Le coroner MacMahon a commen-1 cé une enquête, ce matin, dans le cas de l’agent de police Armand La-rivière, 23 ans, 2001, rue Saint-Denis, dont on a repêché le cadavre lundi dernier.Larivière est disparu H y a quatre mois en allant chercher sa pale cfe trois semaines.Il ! a reçu sa paie et il n’a pas été revu.’ On n'a retrouve aucune sonuuc d'ar-1 gent sur le cadavre et l’on sp demande si la mort a été purement accidentelle ou si Larivière a été assassiné.L’enquête a été remise pour permettre de plus amples recherches.— - ¦ — Québec, 30 (D.N.C.) — Au cours d’une tempête de grêle, de vent et de tonnerre, hier midi, la foudre a allume un incendie ehez M.Pierre Roi vin.1377 rue Saint-Valier.Les pompiers appelés par téléphone ont réussi à maîtriser rapidement les flammes.Le grain qui passe par le port De la date de l’ouverture de la navigation au 28 mai, les navires ont apporté près de vingt-deux millions de boisseaux d'- grain au port dp Montréal.Pendant la période correspondante de 1923, les entrepôts ont reçu seize millions cinq cents mille boisseaux.lélerconi ira à Toronto Toronto, 30 (S.P.C.) — Gugliel-mo Marconi, l’inventeur de la télégraphie sans-fil a accepté d’assister nu congrès international des mathématiques qui sera tenu à Toronto en août prochain, pour l’avancement des sciences.Une section de ce congrès étudiera particulièrement le radio et les cT ‘ Les accidents invisibles Demain s ouvre la Semaine de la prévention des accidents.Les dan-qerv de la nie s'accroissent avec Ta-yrandissement de lu ville.On a raison de s’émouvoir mais que d’accidents iirhibles sont beaucoup plus graves.Cependant, ils n’émeuvent pas pu: ci qu’ils ne frappent pas l’imagination.Jouer est bon, mais l'excès en toute chose est blâmable.C’est rendre service, surtout aux petits malheureux qui n'ont d’autres terrains de jeux que la rue, que de les retenir parfois entre les mars tutélaires d'une maison.Il n'y a point de meilleure attache qu'une lecture saine et vivante d'où l’utilité des bibliothèques paroissiales et surtout familiale, car l’enfant ne sera jamais mieux qu'au milieu îles siens.Développons chez les petits le goût de la lecture, c'est la meilleure façon de les aimer, car c'est les ainief intelligemment.C’est implanter chez eux une habitude qui sera plus tard leur soutien et souvent leur meilleure consolation.* * * LA SOCIETE 'TROIS LETTRES DE M.POINCARE FERAIT ENQUETE, À ^ MacDONALD Æ CONSEIL DE l.\ SOUIUTE DES NATIONS FERA l‘ROHA-1 BLKMENT DES RECHERUHKS SUR LA SITUATION MILITAI RE DE L’ALLEMAGNE Genève, 30 (S.P.A.) Inc enquête sur la situation militaire en Allemagne par le conseil de la Société des nations est considérée comme possible par suite de la demande de l’Angleterre (pic le conseil détermine les prérogatives dont il jouit au sujet de l’examen de la situation militaire en Autriche, en Hongrie et en Bulgarie.Par une autre démarche aujourd’hui.l’Angleterre a ajouté une autre affaire importante au programme de la session de juin du conseil.Elle a notifié le conseil qu’elle lui demanderait (l’approuver le traité anglais avec la Mésopotamie.En ce qui concerne l’Allemagne, j on a fait remarquer ce soir que quoique le gouvernement anglais ; n’eût |>as demandé un examen des | clauses militaires du traité de Yer- Madame Pauline Fréchette eieri/j S;,'^CD l'article 2U de ce traite est de réunir opportunément en un vu-t'denCiquc aux articles des traites tume dédié aux petits-enfants du \ ‘J,*’ St-Germain.du I nation et de poète 100 morceaux choisis (Je! Neuilly au sujet desquels Louis Fréchette.On ne trouve que de bonnes pièces dans ce recueil, .auquel a présidé l'amour filial.Èe* traite restera en viguetu, ' ‘S h.15 pour se rendre à lYglise de SI~Zotkjue de Sl-Heurl, Montréal.s ouvrait a i intérieur ‘-nus ncpnras d'avoir choisi comme mi quoi) dût déranger les tablettes.)P, s;, récitation un hvnine -• 1.a porte a été enfoncée et les de-1 j,.,,,,,,,, ,| .\cc, d'abord parce (|in teclives ont trouvé deux serviettes ; (.-rs, aujourd’hui la fête de la sain-dont Tune était vide et l’autre eon-! p;ircc (pie Jeanne tenait $22,860 disposées en liasses, ,|-\r(.nous rs1 chere à titre d< Immédiatement après que la «• l.a Lake Shore’Cons.Mining Co., rie Spokane, a article onze mines dans le district do Kootenay en Colombie Britaniqiie.Le sénateur Phipps, de Britannique, Le sénateur Phipps, le président de cette compagnie, a déclaré que le prix payé était d'environ $100,01)0, et que îles financiers du Massaehusetls eu ont le contrôle, Plaidoieries dans l’affaire Roberts Le juge Wilson a cnlendu à midi les plaidoiries de l'affaire Roberts.John Roberts, directeur du journal The .t.rc.a été poursuivi criminellement pour libelle iliffa uiatoire contre une maison rie cour-1 toge.La cause remonte déjà à deux nus.Roberts avait demandé un délai pour présenter sa justification.Le juge, Martin a rejeté ce plaidoyer et ordonné l'instruction du procès.Les plaidoiries qui avaient éfé remises, par suite de changement de juridiction à la Cour «Tas-sises, devaient être entendues la semaine dernière mais ont été fixées à ce matin.Me (’.ahan représente la poursuite cl Mc N.-K.Laflamute représente Roberts.LETTRES UE FADETTE acme et 4t;mc pf.îcs, âôc, franco éme série.80g franco Remise spéciale pour les rom-nancies h la douzaine.En .vente à la Hbrnirie do “Devoir”.» i Une prime à nos clients Le Larousse de 1924 Avec tout achat d'I N yOLLAR OU PLUS, nous cédons â nos rlicnlH pour 1.50 le LAROUSSE de poche, reliure pleine toile, I.JOt pages.85.000 MOTS, le plus complet sous un tel format.Référer à nos annonces d* ia deuxième page, y choisir les livres que Ton juge intéressants et Joindre à la commande 1.50 pour le nouveau LAROUSSE plus le prix des volumes désiré» avec les frais de port- Le LAROUSSE de poche, par Claude Augé et Paul Augé, est un dictionnaire d’orthographe et de prononciation, suivi D d'un cours de grammaire 2.d’un historique de la lit- térature française 3.tableau des monnaies ac- tuellement en usage.Le plus récent.SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR RUE NOTRE DAME EST.Case postale 1020 Tél.Main 7460 Livraison contre recouvrement en ville . LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 30 MAI 1924 Volume XV — No 126.LES VOYAGES L’excursion de liaison française ITINERAIRE DU VOYAGE ORGANISE PAR M.L’ABBE J.-O.OUELLETTE I>E CONCERT AVEC LE CHEMIN DE FER NATIONAL— DE MONTREAL A EDMONTON •Le bureau de publicité française du Chemin de fer national nous fait tenir les notes suivantes: _ Le départ de l’excui'sion de la liaison française organisée par VI.l’Abé J.-A.Ouellette de concert avec le service de colonisation et de ressources naturelles du Chemin de fer national du Canada a été fixé ou 26 juin prochain de Montréal.Les Franco-Américains qui leront partie du voyage viendront prendre le train spécial à Montréal à la gare Bonaventure.Plusieurs ont déjà retenu leurs places.Voici l’itineraire pour l’excursion de la liaison française ainsi que le programme officiel qui a été préparé à chaque endroit pour la récep: tion des “agents de liaison” qui vont rendre visite à leurs frères de langue française élatdis dans les nouvelles régions canadiennes.26 juin: Montréal-Ottawa.Visite de la capitale du Canada.Rèeep: tion chez Son Excellence le délégué apostolique.Soirée organisée par ia Société Saint-Jean-Baptiste; 27 juin: North-Bny.Viste de la ville et fêtes organisées par les Canadiens français; 27 juin: Cobalt.Visite d’un centre minier et de la partie résidentielle de Haileybury, ancienne ville épiscopale détruite par le grand feu de 1923; T., , ^ 27 juin: New-Lxskeard.Réception par S.G.Mgr Rhéaumc.Homages aux Canadiens français; 28 juin: Ville-Marie.Excursion m AUX ASSISES UN AUTRE QUI VOIT SERAFINI M.DESIRE BERTHIAUME JURE AVOIR VU L’ACCUSE AU COIN DES RUES EVERETT ET CHR\> TOPHE COLOMB, LE MATIN DE L’ATTENTAT, DANS UNE AUTO FORD — LES AUTRES ARRI VENT La cause Serafini a pris mercredi après-midi une tournure nouvelle.La couronne a produit un témoin, M.Désiré Berthiaume, qui a juré avoir vu Serafini le 1er avril, arriver avec une auto Ford, au coin des rues Everett et Christophe Colomb.Il était alors 10 heures et 45 minutes.Berthiaume qui était occupé à réparer deux autos non loin cfe chez lui, s’est absenté pour aller chercher une des pièces de ses autos.Lorsqu’il est revenu, une demi-heure ms tard, l'auto Ford était encore à la même place et Serafini tentait de la faire démarrer.Berthiaume est alors allé le trouver pour lui offrir son aide, mais Serafini lui a rétorqué en lui tournant le dos : “Mêlez-vous do vos affaires”.Vers onze heures et demie une auto Hudson, modèle touring, est arrivée portant quatre hommes.Trois sont descendus et se sont dirigés vers l’auto Ford, avec des façons mystérieuses, puis tous sont remontés dans l’Hudson et ont disparu, laissant la Ford.Dans l’après-trfîdi, l’auto Hudson comprenant quatre hommes, y compris le chaufreur, est arrivée à une allure vertigineuse et fantastique, Berthiaume s’est rendu au coin de la rue Everett et Christophe-Colomb, où il a aperçu les individus par"bnïeàïi sur le lac Témiscamin-1 qui, après avoir reculé l’auto du gue.Fêtes et grand ralliement des champ où elle avait été abandon-Canadiens français de toutes les pa LA SOCIETE HISTORIQUE Un aperçu de l’histoire de Sorel M.GEORGES MONARQUE, AVOCAT, PARLE DU PASSE GLORIEUX DE SA VILLE NATALE, DEVANT LES MEMBRES DE LA SOCIETE HISTORIQUE, MERCREDI sont_____ Pour sa dernière séance régulière avant les vacances d’été, la Société Historique de Montréal avait roisses environnantes.Dîner chant pêtre; „ 28 juin: Earlton.Centre de colonisation.Fêtes familiales; 29 juin: Cochrane, capitale de l'Ontario-Nord.Grand’messe solennelle et rencontre des Canadiens français; 29 juin: Moonbeam.Centre agricole.Célébration de la Saint-Jean-Baptiste pour l‘Ontario-Nord.A-dresse aux excursionnistes et réponses; 30 juin: Saint-Boni face.Hommages ù S.G.Mgr Béliveau.Réception.Visite de la ville qui est le chàteau-fert de la race dans l’ouest- ter juillet: Saint-Jean-Baptiste, Man.Grand ralliement des Canadiens français du sud du Manitoba.Fêtes * 1er’juillet: Notre-Dame de Lourdes, Man.Centre français du Manitoba ouest.Adresse de bienvenue et réponse par un missionnaire; ^ 2 juillet: Montmartre, Sask.Fete de la Saint-Jean-Baptiste.Visite des amis; ., , , 2 juillet: Régina, capitale de la , .'m-**- - v G.Mi*- æ Saskatchewan.Visite à S O.-E.Mathieu.Réception aux ficcs parlementaires; 2 juillet: Moose-Jaw.Promenade à travers la ville et dans la campagne; ., 3 juillet: Gravelbourg, capitale française du sud de la Saskatchewan.Fête de lu Saint-Jean-Baptiste.Dîner.Amusements en p'.ein air.Visite à Laflèehe.Promenade dans la prairie.Visite aux collèges classiques dirigés par les RR.PI’.Oblats; .4 juillet: Prince-Albert.Visite a S.G.Mgr Prud’homme.Visite de la ville; Le même jour, visite a Marcelin, centre agricole, et fêtes canadiennes; 5 juillet: Morinvillc.Centre ca-nadien-français de l’Alberta.Ralliement des Canadiens français du centre de l’Alberta sous la présidence de Mgr Pilon; 5 juillet: Edmonton.Visite à Mgr Paronevêque.Visite de la ville et réception par les Chevaliers de Colomb canadiens-français.Visite au collège des RR.PP.Jésuites; ' 6 juillet: Saint-Paul de Métis.Centre canadien-françals du nord de l’Alberta.Fête de la Saint-Jean-Baptistc.Ralliement des Canadiens français.Grand’messe.Direr et amusements; 7 juillet: Chauvin.Paroisse d’agriculteurs.Fêtes; 7 juillet: Prud’homme.Centre eanadien-français des grandes prairies.Réception et fêtes; 8 juillet: Sainte-Rose du Lac.Fête de la Saint-Jean-Baptiste.Promenade en auto dans la campagne où se fait la culture mixte; 9 juillet: Winnipeg.Capitale du Manitoba.Visile de la ville et de la Trappe Saint-Norbert; 10 juillet: Kapuskasîng.Centre de colonisation eanadien-français de l’Ontario nord, Visite de la ville et rencontre îles Canadiens français; Le même jour arrivée à La Reine.Abitibi québécois.Adresse de bienvenue et réception; 11 juillet: Makamik, Abitibi.Fête de la Saint-Jean-Baptistc; Le même jour arrivée à Amos, i Le Chemin de fer National du centre et capitale de l’Abitibi qué- î Canada donne un service tout à beeois.Visite dp la ville et fêtes; i fait exceptionnel entre Montréal et nCe, dans le chemin, se sont enfuis dans la Ford.L’un d’eux portait dans sa main un gros sac.Il s’est tenu sur le garde-boue de l’auto Hu’son avec ses camarades, puis tous ont sauté dans la Ford.Berthiaume a ramassé sur la chaussée, dos balles et des cartouches mois.20 sous, 1 aou par mot supplémentaire.CHAMBRES A LOUER — 15 sous Jusqu* 20 mots, 1 sou par mot supplémentaire.TROUVE — Jusqu’à 20 mots, 20 sous, 1 sou par mot supplémentaire.PERDIT — Jusqu'à 20 mots, 20 sous, 1 sou par mof supplémentaire.MAISONS.MAGASINS ETC’., A LOUER — Jusqu'à 20 mots, 25 sous, 1 sou pur mot supplémentaire.A VENDRE — Jusqu’à 20 mots 20 sou», 1 sou par mot supplémentaire.CARTES PROFESSIONNELLES — Tarif sur demande.AVIS LEfîAUX — 15 sous la ligne ngathr.NAISSANCES.DECES, MESSES — 50 sous pur insertion.REMERCIEMENTS — 50 aous.CARNET MONDAIN.NOTES PERSONNELLES.ETC.— $1.00 par Insertion.DORURE, ARGENTURE SUR CALICE, CIBOIRE ETC.VERNISSAGE A L’OR SUR ORNEMENTS D’EGUSE PLACAGE D’ARGENTERIE NICKELAGE, REPARATIONS Cie ROYAL SILVER PLATE A.GIROUX, gerant.4S, CRAIG OUÉST COLLEGE DE BARBIER r AT WHITE STAR DOMINION LINE rectement à London via Toronto et Hamilton avec wagon-lits ordinaires et wagon-club-comparti-ments.Pour plus amples détails, etc., s’adresser à tout agent du Chemin de fer National du Canada ou au bureau des billets de la ville.No 230, rue St-Jacques, Tél.Main 3620.(réc.) 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Québec,Vue de Levis- U Porizrrufnt $ ommcrcio! Distance de Montréal - 180 milles Jackman * 12s*///
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