Le devoir, 28 juillet 1924, lundi 28 juillet 1924
Volume XV — No 176.MONTREAL, LUNDI, 28 JUILLET 1924 iROIS BOUS LE NUMERO Abonnements par la poste: "jBg ^S8Tij| Édition quotidienne BB ¦ CANADA.*6 00 M Etats>Uais et Empire Britannique .$8.00 WiT^g UNION POSTALE.$10.00 ¦ Édition hebdomadaire |i|| 9j |H S canada.*2.00 HI H M ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 r««J ' -mm Directeur : HENRI BOURASSA DEVOIR Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST MONTNBAt.TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main $181 Administration, Main S1B3 La Liaison française m - Nos compatriotes dans les trois provinces des prairies — Les causes de la crise économique —¦ La question scolaire — Le retour par T Abitibi Sur les confins du Nord ontarien, passé le lac des Bois, semé d’îlots chevelus et dont les bords s’échancrent de baies nombreuses, les dernières collines s’affaissent; bientôt de lu Canadien français, on veut bien le reconnaître, est un sujet désirable et qui sera probablement moins tenté que d’autres de passer aux Etats-Unis à le première occasion.Le moment ne serait évidemment pas mal choisi pour qu on lui accorde ce à quoi il a droit après tout; pour quon le traite, lui, qui n’a de patrie que le Canada et qui ne veut en avoir d’autre, comme s’il était cnez lui et bien chez lui dans tout le Canada.A Edmonton, le doyen de l’Université de 1 Alberta, le Dr William Kerr, — bien connu là-bas par ses sympathies, marquées en d’autres circonstances ,pour l’élément français,—a fait une déclaration catégorique au sujet du droit absolu du français dans toutes les provinces.De ces paroles devraient s inspirer les politiciens qui se disent disposés a si bien accueillir les gens que nous leur enverrons.Ail nnint de vue scolaire les crounes français des trois pro- mer verdoyante des prairies, on reste confondu devant son im mensité.Les voyageurs de la Liaison trançaise ont eu le spectacle non pas de la prairie d’or bruni, comme on se l'imagine plutôt, mais de la prairie verte, verte comme ja mer et s ondulant comme elle sous la caresse du vent qui courbe en vagues ses blés déjà hauts.Pas un arbre dans ce grand décor monotone et qui lasse à la fin.D’agréables surprises nous étaient réservées cependant et en maints endroits nous avons trouvés des groupements de nos compatriotes qui ont recherché pour s’y établir des campagnes boisees, de vrais coins du Québec, oasjs de la plaine centrale, où l’orme et l’érable marient leurs feuillages.C est le cas dans presque tous les centres canadiens-français du nord des trois provinces de l’Ouest et dans le sud du Manitoba, à Saint-Jean-Kaptiste, par exemple, — dont le curé, M.l’abbé Desrosiers, a continué le voyage avec la Liaison, ce qui nous a valu de précieux renseignements dont nous ferons bénéficier un jour nos lecteurs — et à Notre-Dame-de-Lourdes.Cette dernière paroisse est même située sur une montagne, qui ne serait pourtant qu’une butte chez nous, le montagne de Pembina.Disons encore que la monotonie de la plaine est souvent interrompue par des villes aux sites enchanteurs, Prince-Albert notamment perdu dans la verdure d’une colline qui baigne son pied dans les eaux froides de la Saskatchewan, et Edmonton, fa superbe, qui s’étage en gradins sur les deux berges de la meme rivière dont les eaux rapides courent alors dans un ravn quième congrès de l’Association d’Lducation des Canadiens français du Manitoba s’ouvrait justement.Des représentants d’Associations similaires, en Alberta, en Saskatchewan et en Ontario, étaient venus se joindre âux congressistes mamtobams.Dans chacune des provinces, un collège classique assure la lor-mation latine à l’élite de demain.Et ça n’est pas la une oeuvre morte.L’an prochain il faudra augmenter le nombre des classes à Gravelbourg; à Saint-Boniface on ne pense qua reconstruire, et au plus tôt.D’aucuns se sont souvent demande si 1 element français dans ces provinces éloignées avaient quelque chance de survie, s’il n’était pas destiné plutôt à disparaître un jour, succombant à l’assimilation.En autant que l’on puisse en juger au cours d’un voyage aussi rapide, le danger serait reel et immédiat si ces groupes étaient laissés seuls et sans direction.iO n est pas le cas.Là-bas comme autrefois dans le Quebec, 1 organisation paroissiale est une garantie de survivance et nos etablissements de l’Ouest forment un groupe numériquement plus tort que les 60,000 colons jadis abandonnés dans la vallee laurentienne.r.pnv-r.i ne nouvaient compter que sur eux-memes; ceux-la ne ses besoins pendant un an.Il sera bon de savoir si ce qu’il dit est exset, qui l’a ainsi induit en erreur et s’il n’y a pas bien d’autres anciens soldats anglais qui sont entrés au pays dans les mêmes circonstances.Des critiques L’idé de M.D.avid de faire abattre au plus tôt nos forêts, parce-qu’eUes sont, selon lui et quelques autres ministres québécois, vouées à une destruction certaine par les incendies, d’ici quelques années, kù a valu toute une bordée de sarcasmes de la part du Star.La Gazette de ce matin, qui traite ce discours avec un peu plus d égards, laisse entendre tout de même qu’é-videmment M.David n’a consulte la-dessus ni des économistes ni des hommes d’affaires expérimentés, sans quoi il n’aurait pas parlé avec tant de sérieux d’une proposition FAIS CE QUE DOIS ! Les intellectuels caiholiques de France protestent contre la politique Herrtot La “Confédération professionnelle des intellectuels catholiques de F rance” lance un appel signé des plus grands noms — Le gouvernement, pour la première fois depuis la guerre, prépare la division entre les Français et menace le catholicisme — Pour l'Alsace et la Lorraine.profond.Vu de certains points, Edmonton rappelle un peu Québec et Lévis.Les autres villes, surgies de la plaine, veulent qui - - , , T- Montréal.Et que dire de l’avenue Portage et de la rue Jarvis, à Winnipeg?Cette ville a l’allure d’une capitale authentique et elle caresse l’espoir — et ses habitants le disent bien Iran-chement — de devenir plus qu’une capitale de province.Mais dans les villes, il n’y a guère qu’a Edmonton, a Regina et à Saint-Boniface que l’on trouve des Canadiens français pour la peine.Ailleurs ils sont des groupes infimes, perdus dans Ta masse cosmopolite et d’apparence anglo-saxonne.Aussi la Liaison ne s’ost-cllc pas attardée dans les villes, n’arrêtant a sont bien de nature à cimenter funion entre nos groupes épars et la vieille province, à donner à l’ensemble conscience de sa vigueur, de sa vitalité._ ., * * „ .la noi- son ue Aluir à Vaileyiiekl, il v La Liaison française était passée sans y entier pout .P quinzaine.Les journaux ne si ne au Témiscamingue québécois—qui, soit dit en passant, est „as avisés «le penser que la 1 d’une vingtaine d’années antérieur au Témiscamingue onta- lyndh existe aux Etats-Unis, rien Les pèlerins se devaient de visiter au moins une region de colonisation québécoise.Us sont rentrés à Montreal en traversant l’Abitibi et en s’arrêtant à La Reine, a Macamic, a Amos Cette bande de glaise aussi fertile que la plaine de 1 Ouest se dénude de ses arbres peu à peu mais pas assez vite au gre de ceux qui voudraient voir la colonisation se faire a pas de geani, qui voulaient si fort un avancement rapide qu’ils ont édifié des architectures déconcertantes, comme 1 eghse.d Amos dont le “que l’on ne peut prendre ou sérieux”.Ce qu’il faut, dit la Gazette, c'est de parier tout le temps de la conservation de la forêt.Pour ce qui regarde la création des zones neutres, la Gazette, organe de la grande industrie canadienne, s’y oppose formellement; elle fait valoir le fait que les industriels établis au Canada qui importent des matières premières brutes de l’étranger et les mettent en oeuvre ici ont droit à une remise de 99 pour cent des droits de douane payés lors de l’importation, le jour où ils exportent les produits manufacturés à même ces matières premières étrangères.Ce n’est pas une remise additionnelle de un pour cent qui invitera d’autres industriels à venir s’établir ici.“La proposition de M.David est un joli rêve, mais c’est un rêve: un navire en peinture sur une mer peinte”.Le lynch américain Deux ou trois quotidiens à sensation des Etats-Unis ont parlé des “lois barbares” du Canada, ‘'empruntées aux coutumes de tribus de cannibales”, à propos de la pendaison de Muir à Valleyfield, il y a une se font loi du _____ que nulle tribu sauvage n’a jamais eu un mode de “justice” aussi répugnant, et qu’en 39 ans, selon de toutes récentes statistiques américaines, on a lynché, sans aucune forme de procès, aux Etats-Unis, 4,128 personnes, dont 3,146 nègres pendus ou brûlés pour les causes les plus futiles.Pour un pays civilisé.G.P.dôme altier coiffe pour ainsi dire toute la vilk.! Comme le Nord ontarien, l’Abitibi a besoin d une popula- - __ .1 t > r • 1________ — 4 « c» » wv »* rs tan la avons pu réunir suffisamment d’informations pour en faire la matière d’une prochaine enquête économique.îfc ^ Dans l'Ouest comme dans le Nouvel-Ontario, c’est sur la terre qu’il faut chercher nos gens et ils y réussissent bien.De la crise actuelle ils se ressentent comme tous les autres, naturellement, mais souvent moins, quand ils veulent bien se rendre aux conseils sages qui leur sont donnés de se livrer a la culture mixte et à l’industrie laitière au lieu de s’en tenir à la culture exclusive des céréales.L’Ouest souffre actuellement d’avoir été trop prospéré, d'avoir trop profité de la guerre.C’est comme un lendemain d’orgie.Quand le blé valait presque son pesant d’or, ce fut une folie d’achat; chacun devenait pvipriétaire d’une automobile - d'une automobile et non d’une Ford, —- de machineries coûteuses et souvent dispensables, agrandissait, en le doublant ou en le triplant, son domaine.La dépréciation foncière est survenue en même temps que .tombait le prix du blé.Il fallait faire face à la crise avec un revenu moindre, des charges accrues et une entreprise trop vaste; souvent même il fallait rompre avec des habitudes prises de luxe et de vie trop faciu C’est un peu le cas de bien des industries de l’Est.On nous faisait remarquer que ceux qui surent pendant les années d’abondance modérer leurs appétits, ont traversé la crise sans trop en souffrir.Un grand nombre des nôtres sont dans ce cas, mais malheureusement pas tous.Ces derniers doivent accompli.Des preuves -„ ., n.voulons signaler brièvement que le cas aune famille du comte de Champlain, la famille Trudel — legrand-perc, le pore c huit fils, — possédant près d’Amos 1,000 acres de terre dont 400 sont défrichés et labourés, et qui l’an dernier, obtenait la médaille d’argent dans le concours provincial du mente agricole.Le cas de la famille Trudel est certes 1 un des plus torts arguments à apporter en faveur de l’Abitibi.Emile BENOIST.Lettre d’Ottawa La faillite de l’opposition Elle en est réduite à compter sur le mécontentement de Québec, causé par les concessions faites à l’ouest.L’actualité LaPlume bien d’autres'cependant, car ils sont pour la plupart d’anciens ruraux du Québec, accoutumés autrefois à la culture mixte, et ils ont pour les conseiller et les diriger un clergé tout dévoué à leurs intérêts même temporels.Grâce à l'intelligente direction du curé, dans maintes paroisses, aujourd’hui on voit de florissants établissements d'industrie laitière.C’est une source la maison de ferme un potager modeste comme dans le Québec.C'est un spectacle nouveau dans l’Ouest.Jusqu’à ces toutes dernières années l’agriculteur des prairies n’avait qu’une occupation, pendant les moisjTété, la culture des céréales.* * La Liaison française s’est arrêtée quelques heures dans les différentes régions des trois provinces où des Canadiens français forment ties groupes d’une certaine importance.A chacune de ces stations les pèlerins pouvaient rayonner on automobiles dans les centres avoisinants.Ils sont allés comme ça à travers le nord et le sud du Manitoba, le nord, le sud et le centre de la Saskatchewan, le nord de l’Alberta.Partout c’est la paroisse organisée comme dans la province-mère, groupant les gens autour de l'église et de l’école, de l'école que nos gens veulent française malgré la loi, la loi radicalement injuste et mauvaise au Manitoba, guère meilleure dans les deux autres provinces mais tempérée dans la pratique par une certaine largeur d’esprit.- .Et quels jolis noms français ont ces paroisses: Letellier, Saint-Picrre-Jolv, St-Malo, Saint-Antoine d’Aubigny, Sainte-Anne-des-Chênés, Lorrette, Labrocquerie, Lourdes.Montmartre.Gravelbourg.Morinville, Saint-Paul-des-Métis, Plamondon, Lamoureux, Marcellin, Prud'homme, Chauvin, Sainte-Rose-du-Lac.* * * Les pèlerins de la Liaison dans les réceptions somptueuses autant qu’officielles qu’on leur a faites à Winnipeg, à Régina, à Edmonton, ont entendu dire partout que les gens du Québe^c seraient les bienvenus qui voudraient s’établir dans l’Ouest.Il n’est pas de Louange qu’on n'ait faite de l'Habitant canadien, de scs vertus de colon, de ses qualités d'agriculteur.On ne lui a 1 .A _ 1 • 1 a» _ , 1 * 1 V .> 4 1 r \ r-%r- v »a-v 1 •«***£ LaPlume est actuellement à recueillir des adhésions pour une nouvelle société dont il sera naturellement le premier et le dernier président.LaPlume constitue comme cela plusieurs sociétés par année, sociétés éphémères mais qui, grâce à la rapidité de tear succession, lut permettent de ne pas cesser d'ajouter à son nom, quand d se fait publier dans les journaux: “président de la Société pour l’attendrissement des avares, de la Ligue du scalp féminin, de la Ligue des cloches anabaptiste, etc., etc.” LaPlume habite un patelin des environs de.Montréal tant pour // prendre l’air que pour s'éloigner un peu de la ville.Son activité, aussi fébrile qu’inutile, nuit tout de même à sa santé; et le médecin lui a conseillé une cure de repos, ce qui flatte énormément LaPlume.Il a réussi, à force de le contraindre, à faire admettre à son médecin que la maladie dont lui, LaPlume, souffre.s'apparente à la neurasthénie au point de lui ressembler comme une soeur cadette.Or ta neurasthénie est la maladie des cérébraux.Malade de la neurasthénie, LaPlume prend donc sa cure au sérieux, d’autant plus que sa femme, qui est un peu maligne, l’a persuadé qu’il était lancé bon trahi sur la pente de la folie.Le remède essentiel étant te repos, LaPlume ne s’en prive pas la semaine mais il a constaté que le dimanche il lui est impossible de jouir de la solitude au point que ce seul jour, officiellement consacré au repas, est devenu douloureux à LaPlume.Il en est rendu, m'a-t-il avoué, à fuir à la ville le dimanche pour g être à l'abri de.l'engeance la plus débraillée, la pins sale et la plus crtatlleuse du monde, cette bête à cent pattes et à cinquante tètes, salisseuse et tapageuse,—le pt-que-nique, LaPlume a pris le pique-nique en horreur.Ce monstre le poursuit dans une sorte de délire; et parfois on le voit, marchant fi grandes enjambées mais posant font de même avec précaution la pointe du oied par terre.Cast l'une de.ses hallncinatinns qui l'a pris; il s'imagine traversant un terrain hérissé de culs de bouteilles et de couverts de bottes en dents de scie ou passant à travers de gros journaux soufflés qui contiennent les immondices nue tes gens de la ville laissent aimablement derrière eux.LaPlume use donc de set.ultimes lueurs de raison pour former une association : VAssociation nntiton-ristlque — À laquelle il compte gagner de nombreuses adhésions.Cette association a pour but de.fermier les municipalités, le dimanche, à l'afflux étranger.On dira peut-etre que LaPlume est un peu fou et qu’il prive le commerce d’argent.Mais, ma foi, Je crois bien qu’au risque de.me faire classer parmi ses semblables, je vais lui envoyer mon adhésion.VIATOR Bloc-notes Ottawa, le 28.— Et quels gains le parti conservateur a-t-il faits pour sa part durant la dernière session?Il ne s’est pas montré particulièrement agressif, il n’a pas lancé contre le parti libéral les attaques qu’on attendait, il s’est montré en somme assez bon garçon, malgré les airs de matamore qu’il avait arborés dès le premier jour.L’union rapide et complète des conservateurs et des libéraux, qui devint manifeste dès la lecture du discours du trône, l’a désarçonné dès le début.Il *be savait pas trop comment attaquer la coalition, ni sur quel pied danser.L’occasion était pourtant belle de prendre le parti progressiste en flanc pour l'appui exagéré qu’il donnait au gouvernement, et pour l’oubli de ses belles déclarations du temps des élections.Mais il n’a pensé à ce point qu’un soir seulement, comme malgré lui, et en passant.Il n’y est pas revenu.La critique du budget elle-même a manqué d’âpreté, de sûreté et de vigueur.Les conservateurs ne pouvaient plus accuser le gouvernement de ne pas remplir scs promesses, et contraints d'abandonner ce vieil argument, ils tentaient de se raccrocher à d’autres plaidoyers plus ou moins justes.Mais encore ici ils semblaient un ncu désemparés et se demander s’ils devaient porter leur fusil à l’épaule gauche ou à l’épaule droite.D’ailleurs le budget était excessivement habile et le terrain manquait continuellement sous 1rs pas de ceux qui voulaient le critiquer.Jusqu'à l'amen- Paris, 19, (Par courrier).— La Confédération professionnelle des Intellectuels catholiques de France vient de protester contre le programme de politique antireligieuse du gouvernement Herriot surtout en Alsace et en Lorraine.Cet appel est signé des noms de Bourget, Bazin, Bordeaux, Bellcssort, Georges Coyau, Gautherot, François Veuil-loL Georges Valois, Jean Guiraud, et d’un grand nombre d’autres noms connus*.Nous donnons ci-après le texte de cet appel : Pour la première fois depuis la 8uerre, le gouvernement prépare la ivision entre les Français et menace le catholicisme.Il se dispose à l’attaquer de plusieurs manières: par la politique intérieure en tirant de la désuétude la plus odieuse des lois laïques; par la politique extérieure en brisant avec le Saint-Siège.11 prépare la persécution des religieux, qui, pendant et depuis la guerre, se sont acquis des droits nouveaux à la reconnaissance de la patrie.La volonté profonde du pays est hostile à ces desseins.Elle repousse.les luttes inévitables qui en résulteraient et viendraient créer un trouble nouveau nuisible à tous les intérêts nationaux.11 faut que la protestation des élites intellectuelles et de toutes les élites de France soit la voix qui exprime hautement cette volonté de paix intérieure, afin que nul ne puisse la méconnaître ni la néglir ger.Aux puissances de sentiment et de bon sens qui, d’instipet, s’opposent dans l’âme populaire à de telles entreprises, les élites doivent ajouter les puissances ’de discernement, de justice et de vérité qu’elles ont pour mission de représenter.C’est autour de l’Eglise, en effet, comme l’a montré Maurice Barrés, que les forces spirituelles de la France se groupent dans le péril.Et c’est l'Eglise qui sert le mieux au dehors le rayonnement de notre génie qu’elle a formé.Ce ne sont donc pas des intérêts purement confessionnels qui sont en jeu.Groupés dans un cadre strictement professionnel où toutes les opinions politiques sont représentées, nous venons vous convier à la défense d’un patrimoine commun.Ce n’est pas au moment où la civilisation latine est attaquée de toutes parts qu’il convient de diviser les citoyens du pays qui en est comme le bastion et d'éloigner le coeur des Français qui veillent sur le Rhin.Car déjà nos frères d’Alsace et de Lorraine qui avaient joyeusement retrouvé leur patrie sous le signe des promesses les plus solennelles et les plus sages sont menacés par ce qui constituerait un intolérable parjure.Que la protestation des forces Intellectuelles et des forces actives de la France apporte à l’Alsace et la Lorraine l’assurance de leur entier appui et leur montre à nouveau le véritable visage d’un grand pays qui entend, envers et contre tout, rester fidèle à sa gloire, à sa grandeur et à sa mission séculaire.La Confèrence professionnelle des intellectuels catholiques ; René Bazin, de l’Académie française, président a honneur; Paul Bourget, de l’Academie française, président.Les buccaux : Victor Bucaille, François IIcpp, Jean Lerolle, Antoine Lestra, Henri Massis, docteur Mayet, docteur Okinczyc, Charles Pichon.Edmond Ausseur, président des Unions professionnelles; André Bellcssort, Maurice Briand, Henry Bordeaux, de l'Académie française; Dr P.Bazy, membre de l’Institut et de l’Academie de médecine; H.Le Chateiier, membre de ’.’Institut; général Canongc, président du Syndicat des écrivains français; Maurice Denis, président des Ateliers d’art sacré: Georges Goynu, de l’Académie française; Dr Ch, Fiessinger, m cm lire correspondant de l’Académie de médecine de Mutzig (Bas-Rhin); Gustave Gautherot, professeur à l'Institut catholique de Paris; Charles Grollenu, directeur du Bulletin des écrivains catholiques; Francis Jammes, René Johannet, Auguste Lefébure, conseiller général de la Seine; Louis Martin-Chauf-fier, Camille Mayran, H.de Montherlant, Henri de Noussance, Fré-deric Plessis, Armand Prnvlel, E-douard Trogan, directeur du Correspondant ¦.Georges Valois, Jean Variot, Maurice Vaussard, François Veuillot.président du Syndicat des journalistes français.Jean Guiraud, A.Michelin.François Mcnhé, Victor Giraud, rédacf tcur à la Revue des Deux Mondes; P.Moreau, professeur à l’Université de Fribourg; L.Dunoyer, maitre de conferences à la Faculté des sciences, secrétaire général à la Société française do physique; Ro-berl Valléry-Radot, général de Cas-tennu, Jacques Mantain, général Chcrfils, Pierre de la Gorce, Louis Berürand, Vincent d’Indy, Henri Brrfpontf, de l’Académie française; Henri Cochin, François de Curcl, Henri Ghéon, F.Zanta, Ch.Le Gof-fie, etc, La leçon à en tirer En marge de la polémique entre le Soleil et l’Evénement, qui a amusé ceux qui suivent ces sortes de duels, le Progrès du Golfe écrit judicieusement: “Nous trouvons que ce journal [l'Evénement] s’ingénie un peu fort, dans ses nouvelles de la ville et des environs, à trouver des occasions d’offrir un peu d’encens aux mêmes individus à qui il reproche la “malpropreté publique” de l’engraissement du Soleil.11 n’en faut pas plus pour fournir à l’organe officiel du parti libéral tout le fer nécessaire à la fabrication de l’épée dont le Soleil entend ne pas manquer de se servir.Trop souvent, dans l’Evénement, on sent l’évidente intention, le besoin, dirons-nous, de faire plaisir aux ministres provinciaux.Cette attitude ne sied guère à un journal qui se prétend si fier de son indépendance, quand on sait toute l’influence une dcuI exercer, dans une bou ., , , .- .tique d’imprimerie, le service desjûemcnt des conservateur^ qui n é; impressions sur le personnel de la rédaction.” Ce qu'on lut a dit Dans une dépêche de la Canadian Press expédiée d’Hamtlton le 24 et parue dans le Star du même jour, on volt qu’un ancien soldat anglais perclus de rhumatismes et arrivé au Canada il y a à peine une semaine est déjà réduit a la mendicité et à la charge à la municipalité.Sorti de l'armée en 1918, resté sans travail depuis, entré au Canada sans avoir subi d'examen physique sévère, à ce que dit cette information, l’individu a répondu que la Church Army et le gouvernement fédéral lut ont avancé le prix de son billet de traversée et qu'on lui a dit, avant rembarquement, que le Canada verrait a subvenir à qu’il est dificilc de dire, mais le parti conservateur a certainement des chances d’arriver bon premier si les progressistes se maintiennent dans l’ouest.Malheureusement, pour lui, il ne peut compter sur l’appui du troisième groupe qui détiendra vraisemblablement la balance du pouvoir, et c’est là que le parti libéral recouvre son immense avantage.Mais le parti conservateur pourra constituer une opposition forte, active et militante qui ne sera pas à dédaigner.Les conservateurs n’ont éprouvé aucune difficulté pour en arriver à ce résultat.Ils n’ont eu qu’à lais- corbeau, et n’accorder que de minces diminutions de taux aux provinces maritimes qui se plaignent autant que l’Ouest de l'éloignement des centres, n’était pas pour plaire beaucoup à celles-ci.Et ainsi de suite, Il reste à voir, naturellement, si ces changements d’allégeance de plusieurs comtés s’effectueront en temps et lieu.On les considère aujourd’hui comme probables, mais le gouvernement a tenté de palier l’effet de sa politique, afin de garder, malgré tout, le terrain qu’il détenait actuellement.A Montréal, il donnait Je pont de Longueuil, à Toronto, le viaduc, à Vancouver de ser faire le parti libéral.Gelui-ei, nmIVpaux quais, aux provinces ma- tait pas dans le train, qui est arrive trop tard, et que l'amendement de W.VVoodsworth a éclipsé.Enfin l’opposition officielle a laissé passer sans trop de difficultés et sans trop de récriminations toutes les mesures du gouvernement à l'exception du budget et du discours du trône.Et ces mesures, elle les a combattues sans suivre une tactique effective et bien définie.Pourtant, malgré tout, la session ne lui a pas été inutile.Elle peut se flatter d’avoir amélioré sa situation dans le pays.Elle peut s’nt tendre à revenir avec deux fois plus de députés après la prochaine élection générale.Qui des deux, le parti libéral ou le parti conservateur, aura à lui seul îc plus fort groupe lorsqu’il y aura eu un appel au peuple?(.est ce en voulant reconquérir l'ouesl libre-échangistc, abandonnait à son adversaire plusieurs comtés de l’est qui sont excessivement protectionnistes.En accordant beaucoup de faveurs aux provinces des prairies, il abandonnait encore aux conservateurs certains comtes des provinces maritimes qui croient avoir autant de besoins que l’ouest et qui réclament continuellement du gouvernement de substantielles concessions.(’.’était un jeu presque automatique, presque régie d’avance, et qui avait une précision mathématique.Ainsi une politique qui visait à donner satisfaction aux fermiers en baissant le tarif sur les instruments aratoires pouvait difficilement avoir l'approbation des quatre comtés anglais de Montréal, et de plusieurs comtés ontariens qui sont remplis de manufactures.Laisser revenir en vigueur les taux de transport de la Passe ditsnid du itinies des moteurs à gazoline en franchise, aux fabriquants d’instruments aratoires, leurs matières premières dépouillées de leurs droits de douanes.Ces faveurs étaient destinées à contrebalancer l’effet certain de sa politique générale.Ils le contrebalanceront sans doute, dans une petite mesure, mais pas entièrement, prévoit-on, dès aujourd’hui.D’ailleurs, il n’est pas mal qu’à Ottawa comme à Québec, il existe une opposition forte et nombreuse.Maintenant que les progressistes ont abandonné presque complètement leur devoir de critique, la tâche de passer au crible les actes du gouvernement retombe .sur le parti conservateur.S’il restait aussi peu nombreux qu’il l’est nuiour-dTiui.il ne pourrait remplir sa fonction avec efficacité.Incapable de reprendre nled, pour le moment, dans Québec et les provinces (Suite à la troisiène page.) /f VOYAGE ENjACADI GRATIS L’administration du “D E V O I R” vous convie à l’accompagne r, sans bourse délier, au pays d’Evangéline — Six jours, tous frais compris.(Voir détails en page 2) Lire annonce Voyage en Acadie en page 3 Demain le “Devoir” publiera un article d^M.Henri Bourassa: A aiïand la vraie paix? LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 28 JUILLET 1924 Volume XV — No 176.LA POLITIQUE Les oppositionnistes tiennent une assemblée à Saint-Lin M.Sauvé se dit en compagnie de nombreux libéraux pour dénoncer le régime libéral actuel — La plaie des “budgetivores” —-Quelques scandales — M.Taschereau, qui proteste contre la politique antireligieuse Herriot, devrait commencer par arrêter ici le travail du dimanche, dit M.Paul Paquette — Réponse de M.Aldéric Blain à M.Caron sur la prospérité des cultivateurs — M.Jos.Dufresne et l’augmentation des taxes —M.A.Dur&nleau expose à nu les abus de pouvoir du gouvernement.dfa Cigare gui Plait OV IA@ CRAWgURCONGRE5* ^Essayez-le! Vous apprécierez sa qualité de tabac havane choisi.L.O.CROTHE.Limité* - MONTREAL Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires Auditeur et Administration Générale Saint-Lin, 27 (Par Clarence Ho- ' triels qui violent non lois les plus il Rue).— Dans un joli câtTre, son horizon borné au nord et à i’ouest par la chaine des Laurentides, Smnt-Liti semble être dans une parfaite quiétude, satisfaite de son passé sacrées.Le premier ministre déplore la politique de Herriot en France, mais il laisse faire les étrangers dans cette province.Il est catholique en paroles alors qu'il devrait alors que Laurier en faisait sa pre- surtout 1 être en actes mière arène Comme les orateurs, les assistants se sont fait attendre.Il semblait que tous se tiraient assez difficilement de la somnolence qui caractérise les dimanches dans les endroits ruraux, pas atteints par le tourisme, qu’accompagnent toujours la nervosité, l’excitation des villes.Dans ce château-fort libéral, les conservateurs ne pouvaient attendre de l’auditoire un enthousiasme débordant.Pourtant, les assistants ont écouté avec une attention soutenue tous les orateurs.Froide au début, l’assemblée est vite devenue sympathique.Hier, M.Sauvé était accompagné de MM.Camilien Houde, député de Sainte-Marie, Joseph Renaud, député de Laval, Dr Beaudoin, député de Saint-Jacques; Duranleau, député de Laurier; Dufresne, député de Joliette; J.-A.-A.Hurteau, avocat; Paul Paquette, notaire; et Alb.Blain, avocat.Dans son discours, M.Sauvé s’est attaché à démontrer que Imposition n’est pas seule à dénoncer le gouvernement.Des députés libéraux eux-mêmes l’ont fait publiquement.¦Il a parlé de la loi d’assistance publique et il a dit qu’il semble que M.Taschereau, issu d’une famille comprenant des juges et un cardinal, semble vouloir attaquer les évêques opposés à cette loi lorsqu’il attaque le chef de l’opposition.M.Sauvé voudrait une enquête afin d’inventorier les dernières 25 années d’administration libérale.Il dit que cet inventaire est depuis longtemps nécessaire.Comme preuve, M.Sauvé se contente de rappeler que pour fermer la bouche à des nommes comme Godfroy Langlois et Médéric Martin, par exemple, qui ont menacé le régime libê- n’a su mieux fair que de leur ^ corder des sinécUiv., bien payées.M.Sauvé a rappelé l’affaire Par-rot qui achetait des lots de colonisation et en faisait transporter le bois par des employés du ministère de la voirie.M.Thériault, avocat et député de la région de Québec, s’est aussi procuré deux lots de colonisation qu’il s’était engagé, sous serment, à défricher lui-même.Mais après que le gouvernement eût dit que M.Thériault avait vendu ces lots, sans les avoir défrichés, naturellement, ce dernier expliqua en Chambre les avoir demandés pour son frère.En expliquant que Je Soleil de Québec reçoit près de $200,000 par an du gouvernement pour des travaux qui ne doivent pas être sans profit, M.Sauvé dit que ce journal paye des ministres pour des articles qu’il publie et dans lesquels on chante les louanges du gouvernement et des autres ministres.M.Sauvé veut savoir quel bien les agronomes—qui reçoivent de forts salaires et que le chef de l'opposition qualifie de bud-pe/inores—ont rendu à l’agriculture de la province et s’il ne serait pas préférable de les laisser s’établir eux-mêmes sur la terre plutôt que de les employer sur les nombreuses fermes modèles dont les résultats pratiques sont assez peu définis.Enfin, M.Sauvé veut savoir à qui les ressources de la province appartiennent et si on laissera les etrangers dilapider notre domaine arâee à l’aide de quelques profiteurs amis ou parents des ministres.Nous reproduisons, plus bas, certains passages textuels du discours de M.Sauvé.M.PAUL PAQUETTE Après avoir fait l’éloge de M.Sau-vé, M.Paquette a rappelé ijuelques principes.Pour qu'un pavs soit bien administré, à-t-il dit.il faut non seulement deux partis et leur organisation respective, mais les électeurs doivent aussi être libres et indépendants.Ils doivent pouvoir faire connaître leurs opinions et leurs volontés aux gouvernements.Cela suppose une certaine indépendance chez les députés puisqu'ils doivent représenter l'opinion publique.M.Paquette ne s'oppose pas.pour cela, à la discipline et à l’esprit de parti.Il croit que les deux peuvent s'allier, mais l'esprit de parti ne doit pas dégénérer en esclavage.Il ne croit pas qu'il y ait de ces «putes indépendants dans le gouvernement car tous appuient les actes des chefs libéraux, quels qu’ils soient.H rappelle que le gouvernement ne vend pas seulement des pouvoirs d eau et des limites à bois, mais aussi de l’alcooi, par l’entremise d’une commission qui prétend n’ètre pas responsable envers le peuple.C est contraire à une bonne administration.Aussi, les profits quelle dé M.ALDERIC BLAIN M.Blain s’est attaché à répondre aux assertions de M.Caron, le ministre de l’agriculture, qui voit nos cultivateurs heureux et prospères.Si, «lans nos centres ruraux, l’on est prospère, demande M.Blain, pourquoi les exploitations agricoles diminuent-elles?De 143,-Ü(M) en 1920, elles sont tombées à 137,000 en 1922.Même la population des campagnes diminue.Il dit qu’â Montréal, il y a une maison qui se nomme Perron, Taschereau et Cie.A Québec il y en a une qu’on appelle Taschereau, Perron et Cie.Lorsque M.Perron se plaint qu’on l’attaque, il oublie qu’il ne se donne meme pas la peine de se faire élire.Il trouve préférable de n’avoir pas de compte à rendre iux électeurs.Aussi, M.Perrault doit-il dépendre son collègue à l’assemblée législative.M.Perron a fait adopter une loi par laquelle il peut s’emparer des matériaux, le sable et la pierre, et décider ensuite avec le propriétaire les prix que paiera le gouvernement.Pour ce qui concerne la construction de routes, les municipalités ne peuvent rien faire sans avoir obtenu l'autorisation du ministre.C’est lui 3ui nomme l’inspecteur des travaux ont le salaire est payé par la municipalité.L’orateur parle ensuite de M.Walter Reed, député libéral de l’Assomption.Il rappelle que lors de la loi sur les colporteurs, M.Reed favorisait cette loi en disant qu’elle était une protection contre les marchands de fruits venant d’autres endroits et qui souvent vendent des produits avariés.Mars l’opposition lui a fait remarqué, alors, que cette loi contenait une ral de graves accusations, le P-Tti viuuse exemptant spécialement les rx ' Fiait* zvivzx lia Imir* *».¦ - colporteurs de fruits.Cela prouve comment les députés libéraux étudient la législation proposée par leurs chefs.M.JOS.DUFRESNE Il n’y a pas longtemps, dit le député de Joliette, les ministres ne consentaient à parler qu’â table de banquet, croyant que cette province leur appartenait et que leurs esclaves n’oseraient jamais s’insurger contre eux.“Ce pauvre Sauvé, tout seul, disait-on, a bien du «né-rite, mais ses efforts et son travail ne serviront à rien: le peuple et la province sont à nous, et ce n’est pas les quelques libéraux mécontents qui nous feront peur.Que M.Reed se fâche et injurie le premier ministre ou nous fasse toutes sortes de menaces, nous nous moquons de tout cela’’.Voilà ce que disaient les ministres, il n’y a pas deux ans Ils parlent autrement aujourd'hui et M.Reed aussi, et si le gouvernement n’avait pas volé son mandat par des élections en février, à un mois d’avis, notre vaillant chef serait premier ministre de la province.Les ministres le savent et ils ont fait les élections au mois de février 1923 pour sauver encore une fois leur vie.“Si M.Taschereau ne fait pas ses élections immédiatement après la session et s’il laisse Sauvé continuer à faire des assemblées dans nos campagnes, le gouvernement est battu.” Voilà ce que déclarait un libéral, à Québec, quelques jours avant la fin de la session de 1923.Je suis un des députés de la petite opposition de 1919.J’ai été témoin du travail et de la sincérité du chef de l'opposition.Je sais quel intérêt il porte à l’agriculture.Les cultivateurs n'ont pas de meilleur défenseur à la Chambre de Québec.Son programme répond aux besoins de la classe agricole.Exemple: notre politique encourageant et protégeant les industries greffées sur l’agriculture.C’est ce que l’opposition demande depuis longtemps, et je l’ai demandé moi meme à chaque session depuis 1919.Le gouvernement ne fait rien; il a ruiné, par son inertie, presque toutes nos petites industries et il crie ensuite que c’est la Dominion Cannera, un trust, qui englobe tout.Il pouvait empêcher cela par des clauses ans conditions des bonus.Quand on lui montre les ronsé fluences de sa politique, il en attribue la cause aux autres.Le gouvernement dit que le peuple ne paie pas de taxes, rrenez done 1 Assomption, rien que pour 'c* Drcibres d’enregistrement.En 18!)/, il se payait $100.vous avez paye $300 en 1923.Ce sont les (•nniptes publics qui nous le disent.I ourquoi payez-vous si cher chez votre notaire pour vos enregistrements?C'est parce que le gouvernement a augmente Je tarif d'année cl are sont-ils foin d'être satisfai- fn.Blnn"> comme l’a si bien démon-sants quand on considère que cela 115:député de.Laurier à la der romprend en plus des profits de la vente, les montants qui proviennent des permis, des amendes et des liqueurs saisies qu’on revend de nouveau.Aussi, pour éviter de dire ce que coûte l’administration de la com- mère session.Ainsi le district de Joliette rapporte $81.506.soit .«72.-911 de plus qu'en 1897.La dette! totale est montée de 24 à 70 millions.Les ministres disent qu’il n’v a | mission des liqueurs, le gouverne-1 tnrHaSfi^ Sp!1?1(r,”,,L;dan,s lour t .Iqueur.1 des chefs libéraux qui disaient con Un autre scandale qui existe en naître les bandits dans la elique du fin f* n** A c>f 1a F «« et î I 4 n ^ _____iis permanence c’est le travail du dimanche exigé par oertains propriétaire* américains d'industries établies dans la province.Les autorités gouvernement?N’est-il pas scandaleux de voir un premier ministre refuser unel enquête sur les affaires de la Ran-I que Nationale, quand son frère était 11 vice-président et notaire de celte 'j banque, quand son neveu en était le gérant, quand ses fils en étalent avocats?Garantir $15,000,000 pour sauver les victimes de cette banque et refuser une enquête pour trouver les coupables ou les responsables de lu faillite: voilà ce qu’a fait M.Taschereau à la dernière session.Le bill des notaires renferme une clause spéciale comprenant les eau-! ses pendantes, ce qui est contraire ; à tout autre bill.Pourquoi cette exception?Parce que le frère du pre-1 mic-r ministre, le notaire Tusche- ; reau, était intéressé dans une eau se pendante pour la Banque Nationale.Cependant, M.Taschereau déclarait en Chambre qu’il ne con-1 naissait pas de causes pendantes.Il en connaissait une et M.Gall-pault aussi, puisque le Sun Trust dont il fait partie était intéressé avec M.Perron.M.ARTHUR SAUVE Les ministres disent que nous les insultons.Les plus graves accusations contre le gouvernement de Québec furent portées, depuis dix | ans.ar des libéraux, et ces libé-raux, au lieu de les mettre au défi de faire leur preuve, le gouvernement a sollicité leur silence, il ! les a casés, il les a nommés juges, | conseillers législatifs ou représentants du gouvernement en Europe.Pour ma part, je n’ai jamais dit ! contre les ministres, la dixième partie de ce qu’a dit déjà M.Reed contre M.Taschereau et M.Perron.Dans une entrevue aux journaux, [ en octobre 1921, M.Reed a dit : “J’en ai assez de M.Taschereau.Soit qu’il rie de nous ou qu’il ait perdu la tête.Pour aucune consi- | dération que ce soit, je veux conti- i nuer à marcher dans ses rangs et il s’apercevra bientôt que plusieurs de ses partisans l'ont abandonné.Réellement, le premier ministre doit avoir perdu la tète pour avoir fait de telles nominations.” Or, M.Reed voulait parler de la j nomination de MM.Perron et La-combe comme ministres.LES PARTIS ET LES CULTIVATEURS J’ai l’honneur de diriger l’opposition depuis 1916; je crois avoir rempli mon devoir.J’ai traversé les plus fortes tempêtes, et debout, toujours.Je ne suis pas mort parce que l’on n’a pas pu me tuer.J’ai conscience d'avoir donné au parti conservateur du Québec, une orientation conforme aux besoins de notre province, à scs traditions, à ses institution», à son développement normal, et à la cause agricole, un service honnête et actif.Ceux-là qui me refusent cette justice ignorent encore ou oublient trop vite ce que j’ai fait.LES DETTES DE L’ASSOMPTION Quelle est votre situation ici?: La dette totale des municipalités | du comté de l’Assomption s’élève | à au-delà de $171,000.Elle était moins de $100,000 il y a vingt-cinq ans.La dette scolaire de votre coin-1 té est d’au-delà de $117,000, elle! ne dépassait pas $72,000 il y a vingt-cinq ans.Je blâme le gouvernement d’avoir poussé notre population à des entreprises ruineuses, d’avoir créé une mentalité qui alarme les meilleurs pères de famille et les meilleurs citoyens.Par des lois d’exception, pour enrichir des politiciens, des premiers ministres, des ministres, des conseillers legislatifs, des sénateurs, le j ?ouverneinent a ruiné plusieurs vil-es, telles que (Maisonneuve, Saint-Michel, Laval, Pointe-aux-Trem-bles, Trois-tRivières, etc.Des conseillers législatifs et des ministres font partie de trusts ou de syndicats qui prêtaient à forte commission à ces municipalités suivant le pouvoir d’emprunt qu'elles obtenaient à la Chambre basse ou du conseil légisilatif, présidé par un des membres d’une compagnie de prêt.On est en train de ruiner les municipalités par des obligations ou des organisations coûteuses qui donnent des places à des favoris, mais qui accablent les citoyens.L'AGRiI Cl’ LT l ' RE t.e n’est pas tout de faire voter: un million et demi pour l'agriculture, il faut une application prati-! que de ces deniers en faveur des cultivateurs et non de favoris.Au-dela de $800,090 sont dépensées.inutilement, sans profit pour les! cultivateurs.11 faut absolument | modifier le système des agronomes ; à, l’avantage des cultivateurs; modi-1 fier les cercles agricoles, de manié re à les rendre moins insignifiants.; Le gouvernement dit: “Nous dépen-; sons des millions, dont le peuple est heureux.” C’est de l'argent du peuple qu’il dépense,iet il le dépense | en imposant de nouvelles obligations onéreuses pour le peuple.C'est pour cela que les taxes! municipales et scolaires nugmen-tent.Le gouvernement doit dé penser les deniers publics non j pour augmenter les charges du peuple mais pour les alléger, pour! secourir.C'est ma politique.Le gouvernement ne veut pas connaître la situation des cultivateurs.Dimanche dernier, un ministre, M.Ga-lipaull me répondait, à St-fiervais,i ce qui suit: “Le cultivateur n’est I pas encore riohe, mais il se tire1 bien d’affaires ear partout, dans tous les domaines.U rencontre des! gouvernements heureux de l'aider, fl vit chez lui; il est indépendant, il est encouragé, en somme, nous! pouvons dire qu'il est heureux.” Voilà comment des ministres! prospères jugent leurs grevés.N'ai-,Je pas raison de leur dire qu’ils se i trompent et do mieux considérer la ' situation des cultivateurs?Voulez-vous venir on Acadie à nos frais ?s Il .ne reste plus qu’un seul billet gratis.Nombre de jeunes gens nous ont fait connaître leur légitime désir d’accompagner le DEVOIR en Acadie.Malheureusement plusieurs qui ont des cours à payer en septembre, ne peuvent encourir la dépense — bien que les prix soient très réduits — et le respect humain leur interdit de se faire “voter” des fonds par leurs parents ou amis.L’administration du DEVOIR a trouvé la solution.Nous offrons UN DERNIER BILLET A TITRE ABSOLUMENT GRACIEUX Nous avions annoncé cinu billets la semaine dernière mais quatre ont trouvé preneurs.En retour de cette gracieuseté nous demandons qu’on nous aide à faire répandre le DEVOIR.Le prix normal du voyage est de §150.00.Nous demandons tout simplement l’équivalent en abonnements NOUVEAUX, soit 25 abonnés d’un an à 6.00 ou 50 abonnés de 6 mois à 3.00 ou une proportion de l’une ou l’autre catégorie de façon à former le montant nécessaire.NOTE — Les abonnements ne sont pas acceptés pour Montréal.La tâche est facile.— Tout le monde sera heureux de souscrire un abonnement au DEVOIR et de fournir en même temps à des jeunes patriotes l’occasion de faire un voyage d’étude dans des circonstances si avantageuses et à des conditions exceptionnelles — à tous les points de vue.Le temps est court, tarder.Qu’on se mette au travail sans LE “DEVOIR” 336 Notre-Dame Est - - Montré a, I.-PAUL VERMETTE AUDITEUR #t ADMINISTRATION GENERALE Chambra 707, Immeuble “'Power** Rés.Tél.E.5153 Tél.Main 2385 AVOCATS ARCHAMBAüLT & MARCOTTE AVOCATS M, rue Saint-Jacques.Té!.Main 1082-J Joseph Archambault.C.R., M.P.Emile Marcotte.LL.B., ALDERIC BLAIN, B.A., LLL AVOCAT Bureau du jour: 50 rue Notre-Dame ouesl Immeuble Dnluth, chambre 21 Tél.Main 5228 Aviseur légal de l’AisociatiOD des Hommes d’Affaires de Montréal-Nord.Jacques Cartier LL.1- Tél.Main 5328 Jean-Victor Cartier, LL.L.L.-J.Barcelo LL.B.CARTIER ET BARCELO AVOCATS Chambre 708» Immeuble “Power” Mouest, rue Craig Montréal ARTHUR LAL0NDE AVOCAT, PROCUUpitr FfC- E&fi* Forçat, Lalonde, Coffin et Rivard.Ldifiçt' du Credit Fonder — Montréal.Résidence, téléphone: Est 2281.SI-GERMAIN, GUERIN & RAYMOND AVOCATS Tél.Main 5154.30, rue St-Jaeques P.St-Germain, LL.L., L.Guérin, LL.L.P.Panet-Raymond.LL.L.VANIER & VANIER AVOCATS AjWlole Vanleè Guy Vanler Tél.Main 2832 97 rue St-Jacques JEAN-C.MARTINEAU BJL.LL.L.AVOCAT ET PROCUREUR „ t,m™- Voraaillea, 98, rue Saint-Jacquoa Tél.Main 140 MONTREAL A.S.ARCHAMBAULT, C.R.AVOCAT 43, Cote de la Place d’Armes Chambres 420 et 421 Téléphone Main 1839 Montréal LA VOIRIE La voirie, on en parle comme d’un bienfait.M.Perron a l’audace de dire que la politique de voirie du gouvernement a sauvé le cultivateur de la ruine.On se moque des gens.Les deux partis furent en faveur de l’amélioration de la voirie.L’opposition, dès 1909, voulait procéder avec méthode et classifier les routes, en rooites interprovinciales, régionales et municipales.Les premières construites et entretenues par l’Etat, les dernières par les municipalités.Le gouvenement a refusé, il a engagé des municipalités à bâtir des bouts de chemins, sous la direction d’officiers incompétents, ignorants.Il s’est dépensé des millions pour des bouts de chemins mal faits et que l’on a dû réparer deux années après.La conséquence fut qu’une partie des routes régionales fut construite à 3 pour cent par les municipalités, avant l’octroi fédéral.et que le gouvernement refuse de leur rembourser cet octroi fédéral.Les routes régionales sont mal faites et nas uniformes; elles coûtent déia des millions.Il y a des cultivateurs mil payent, à cause de cette mauvaise politique, au-delà de $150 de taxes municipales.Les municipalités sp sont engagées pour au-delà de 24 millions de piastres Tien que pour la voirie.Nous voulons encourager le progrès, mais avec bon sens.Notre devoir est de protéger le peuple, et c’est notre politique.INVENTAIRE NATIONAL ET REMEDES Je soumets qu'après vingt-cinq ann.es d'administration, un inventaire national s'impose.De fortes accusations ont été portées et le gouvernement a acheté le silence (Suite à lu page 3.1 possibilité de prohiber l'exportation du bois non-manufacturé du Canada a présenté finalement son rapport dans les derniers jours de j, session du Parlement qui vient d être prorogé.Dans ce rapport, la question d’un embargo est laissée exactement au point où elle était lorsque la Commission fut nommée, c’est-à-dire entre les mains du gouvernement.Je crois que cela justifie amplement tout ce que j’ai dit concernant cette commission et l'attitude que j’ai prise dès le début lorsque je déclarai que toute cette procédure était une farce, que la commission avait été nommée tout simplement pour détourner la question et qu’elle constituait un gaspillage criminel des deniers du peuple et que de plus, mon refus d’assister aux délibérations de cette conimission a été pleinement justifié.si toutefois, il y a lieu de chercher iiistification.Le simple fait que la commission déclare dans son rapport que "le Canada dissipe encore son capital forestier pins que n importe quelle autre nation du monde , et que ‘‘des moyens radicaux et bien définis sont d’une importance transcendante si le Canada veut protéger et développer son industrie forestière”, et que "les forêts relevant du domaine public devraient être exploitées par tout le Canada", corrobore simplement tout ce que j‘ai dit et n’est que la répétition de tout ce que les connaisseurs en matière forestière n’ont cessé de préconiser pendant des années.Par conséquent, que neuvent ran-porter au peuple canadien les $70,-000.00 dépensées par cette Commission Royale sur la pulpe?Frank J.D.BARXJUtt.Annapolis Royal, X.-E., le 25 juillet, 1924 MAURICE DUPRE, LL L., C.R.AVOCAT ET PROCUHEUR d* l’Etude Fltcpatrtek, Dupré, Gagnon et Parent Immeuble Morin, 111 Côte do la Montagne Téléphone 212 et 213 QUEBEC 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LETTRES AU fl “DEVOIR” Nous ne pubîton» que de» lettres •ignée», ou des communications accompagnées dune lettre bignée, tvec adresse authentique.Nous ne prenons pus la responsabilité de ce qui parait sou» celts* rubrique.Rapport de la commission sur la pulpe La Commission royale sur la pulpe qui fut nommée pour étudier la Au cimetière \lontrral, le 22 juillet 1924."Le Devoir ".Montréal.Monsieur Orner Héroux.Monsieur, Permettez-moi de vous demander hospitalité dans les colonnes de votre intimai.J’ai (ait une visite la semaine dernière à notre beau cimetière et j’ai constaté une amélioration.Ce sont les poteaux peints en blanc avec, en lettres noires ; "Vitesse 7 milles” bilinques.Je félicite les promoteurs.Mais là .'est pas ma raison de vous écrire.U* ont pensé aux automobilistes, mais tes piétons demandent aujourd’hui leur part.Et voici.Les étrangers m'en ont fait pareillement la remarque.C’est le manque d'indication aux intersections des chemins.C est LEBLOND DE BRUMATH 259, RUE ONTARIO EST Bachelier de l’Université de France et de j l’Université lÆval.officier d’Aeadémle, auteur de plusieurs ouvrages.Le plu» ancien cour» de préparation aux j examen» établi ft Montréal Oui veut devenir rapidement MF.DECtNV AVOCAT?DENTISTF:?PHARMACIEN?J.-Achille DAVID Entrepreneur électricien et président de l’Hôpital N.-D.de la Merci peur Invalides Tél.: Main 8730.365, ST-PAUL E.PRIX MODERES un vrai labyrinthe que ce cimetière.Xe pourraient-ils pas placer, aux principaux chemins des noms à ces chemins.N’avons-nous pas de beaux noms d afficher parmi nos défunts?Car il ne faut pas oublier que si Montréal s'agrandit, se peuple, le cimetière de son côté fait grandement sa part.Il y a des gens qui ne vont puis au cimetière parce qu'ils se sont égarés une fois et, disent-ils.on ne s'égare qu’une fois dans un cimetière, C'est facile à crofrp.Je demanderais donc aux préposés de l'amélioration au cimetière de répondre d ce besoin pressant.Il n’est pas nécessaire, je crois, d'en dire plus pour le moment.Espérant qu’Us prendront connaissance de cette lettre, Acceptez, monsieur, mes salutations distinguées, LECTEUR.Feu Rolland Hamel M.Rolland Hamel, ancien typo-aphe au Devoir, est mort niei soir a cinq heures.graphe ir à ( Il était àaé de vingt-cinq ans.et it aae j six jours, fils de M.et Mme' Herîor ! Hamel, (née Mélina Marcile).Lui survivent son père.M.Hector Ha-' incl.employé du département de la 1 douane.Montréal, sa mère, ses frè-! res Lucien et Gontrand Hamel, trois soeurs, Mme René Lamarche de Montréal, Mme Benjamin Lemire, de Drummondvltlp, et Laurette Hamel, de Montréal.Le convoi funèbre partira de la demeure de son | père, 2051, rue Chateaubriand, à [huit heures le 30 juillet, pour se rendre à l’église S.-Edouard où le service aura lieu et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges.Le Devoir offre ses condoléance* à !a famille du défunt La Cie Wisintainer S Fils Inc.Manufflcturiers-Importnteur» IMAGERIES, VITRES.GLOBES.ETC.Gros et Détail Bureau et Magasin: Manufactures 58, rue St-L«urent, 7, rue Clark MONTREAL, QUE.Téléphone: Plateau 7217 IMPORTATEURS DE FERRONNERIE x viaawManiMOvsr 'olume XV — No 176.MONTREAL, LUNDI, 28 JUILLET 1924 CALENDRIER Demain : MARDI 36 Juillet 1*34.Sainte Marthe, elerfe.Lever du aoleil, 4 h.39.Coucher du •oleil.T h.31.Lever de la lune.2 h.31.Coucher de la lune, I h.6T.Dernier quartier, le 23, à 11 h.42 m.a.m.Nouvelle lune, le 31 • 2 h.43 m.du eoir.I DERNIERE HEURE Toute! le» nouvelle» par nos rédacteur», no» correspondant» et le» ter vice de dépêche» du monde entier DEMAIN 4 BEAI'.QUELQUES ORAGES MAXIMUM ET MINIMUM i Aujourd'hui maximum 74.Même date l’an dernier, 75.Minimum aujourd’hui 6$.i Même date l’an dernier 47.BAROMETRE 0 h.a.m.29.75.U h.a.m.29.72.1 h.p.m, 23.70 i.liiffres fournis par la maison L.-R.d» Meslé, SOflA, Saiot-Uriiis.La fête de sainte Anne à Beaupré DES MILLIERS DE PERSONNES Y ONT PRIS PARI' VENDREDI ET SAMEDI — MGR FORBES A CHANTE LA MESSE PONTIFICALE SAMEDI MATIN — LE R.P.DENIS A FAIT LE SERMON — ON RAPPORTE DE NOMBREUSES GUERISONS Le sénateur Belcourt serait nommé I ambassadeur à Washington Ottawa, 28 (D.N.C.) — On dit ici qu’il est fortement question de nommer M.Belcourt ambassadeur à Washington.M.Belcourt nous représente actuellement à Londres et il est president de l’Association d’éducation de l’Ontario.* * * Les progressistes tiendront une grande convention, cet automne, pour réorganiser leur parti.Les membres du “ginger group” auraient l’intention de remplacer M.Forke par un autre I chef de leur choix.Les révolutionnaires abandonnent Sao Paulo Washington, 28 (sTrC.)'- Les troupes révolutionnaires I/e R.P.Le.ont évacué la ville de Sao Paulo qui a été occupée immédiatement j c] ¦ - • ¦ par les troupes régulières.La nouvelle a été annoncée au département des affaires étrangères américain par l’amiral en charge des forces navales britanniques.La nouvelle a causé une joie immense à Santos.Cent cinquante Japonais se noient dans un naufrage Tokio, 28 (S.P.A.) — Cent cinquante personnes se sont noyées dans le naufrage du “Taire! Maru”, au large du cap Noiera, au nord est de Hokkaido hier soir.Dix-huit passagers et cinq membres de l’équipage ont la vie sauve et se dirigent vers Toyokara en chaloupes de sauvetage.Le “Tairei Maru” est un cargo qui transportait des passagers.On ignore la cause du naufrage.Certaines dépêches parlent d’abordage, d’autres mentionnent que le navire a frappé un récif.UN DEUIL CHEZ LES JESUITES LE R.P.LEONARD LEMIRE VIENT DE MOURIR A L’HOTEL-DIEU — SA CARRÆRE - FUNERAILLES MERCREDI Québec, 28 (Spécial au "Devoir”) — La fête de sainle Anne a été célébrée avec grande solennité, vendredi et samedi derniers à Beaupré où plus de vingt mille personnes se sont rendues au cours de ces deux jours.Vendredi, une foule de cinq mille personnes remplissait l’église temporaire trop petite pour conte- LES AMERICAINS ONT FAIT DE NOUVELLES PROPOSITIONS £lles auraient pour résul tat de faire sortir de son impasse la conférence de Londres.Londres 28 (S.P.A.) — Les Américains ont fait de nouvelles propositions à rassemblée du comité des experts de la conférence, ce matin.Les Britanniques et les Français espèrent que ces propositions brisc-«¦ont l'impasse entre tes experts français et les financiers américains concernant la sécurité de l’emprunt allemand.Les experts se réuniront de nouveau cei après-midi à trois heures, pour reconsidérer les propositions qui devraient réconcilier les parties.Les experts espèrent pouvoir s’en-teudrent complètement et soumettre le plan à la seance pQénière, qui sera tenue à quatre heures.On rapporte que cetle nouvelle proposition est une combinaison de la première suggestion du comité et de la proposition faite par le pre-mcir ministre Theunis.On devrait demander l’oninion des experts qui composaient la commission Dawes avant de déclarer l’Allemagne en défaut ou pour appliquer les sanctions en cas de manquement.Cette proposition satisferait les banquiers et lies droits.théorique de la France de pouvoir agir séparément en cas de (manquement.Cela sauverait M.Herriot d’un désastre politique.M.PERRAULT PARLE! M.Pi ^rre Beauïé A SAINT-PAMPHILE _esl de retour ____ 1 Québec, 28.(D.N.C.) — M.Pierre Québec, 28 (D.N.C.) — A l’occa-j Boautf, president des unions ou-sion d’un ralliement libéral à S.-jvrières catholiques et délégué du Pamphile de l’Islet, M.J.-E.per-i gouvernement canadien a la confe-rault.a prononcé un grand dis- 'Çnce de Geuève, est revenu, syme-cours dans lequel il a passé en re- di, a bord de 1 Ausonia , en com-vue les ‘‘oeuvres” du gouvernement Pa«"i£ de M.1 aéïbe Dehsle.Taschereau.Il a parlé surtout de la Beauté est aile à Rome et a colonisation et de l’assistance pu-! tenu une audience du Pape.Sa j K Sainteté qui s intéressé vivement au ‘TV gouvernement actuel”, dit- mouvement ouvrier catholique a bé-ii m, rnU nn soin narticulicr à ni spécialement tous les ouvriers ea- étendre de plus en plus la,provin-.U"i0nS ce en colonisant ses régions les n.uionaics et cauiouqucs^ plus reculées, ses efforts depuis trois ans- surtout, ont été couron- Ds»n« Rimmiclri nés du plus grand succès.L’Abiti- KimOUSKl bi s’est développé d’une façon éton- bi nante.Au Lac St-Jean.ça été la meme chose.Dans un seul cantonade cette régon, le canton Bégin, 700 personnes s’y sont établies depuis trois ans et en ont fait un de nos Québec, 28.(SJP.C.) — Tout indique que le candidat libéral dans le comté de Rimouski pour les prochaines élections partielles, sera sir Eugène Fiset, ancien sous-ministre litjt.p 1 1 Jl S-l v ii 'elê* ICTJ4.VI 13 VA V II J | .' 1 » » J * O plus prospères endroits de coioni- ,^e milice au temps de sir Sam co?in-n iroix «n* en un mot.«usbes.Une convention liberale sation.Depuis trois ans, les minions que le gouvernement a dépensés pour la colonisation ont fait que 50,000 personnes sont allées s’établir dans les régions les plus reculées de notre province, augmentant ainsi notre patrimoine.Le gouvernement ne s‘srr">ra pas là et va continuer à travailler au sera ternie cette semaine pour décider la chose.(Les conservateurs tiendront leur convention, le 7 août Prochain et ehois’Font probablement M.Paul-Emile Gagnon, avocat de Rimouski.La votation aura lieu le 2 septembre.progrès de la province, en peuplant et en rendant prospères des _ régions qui semblaient inaccessi- MOT! d Ull prélat Mes, autrefois, au voyageur”.j •• Parlant de l’assistance publique.! dOTVixîStiqiie il dit que r'est une loi dont se glo- __erc, supérieur de la maison des Rédemptoristes à Ste-Anne de Beaupré, officiait aux vêpres solennelles; il éLiit assisté des RR.PP.Raymond et De l’Etoile.Un sermon fut prononcé en anglais par le R.P.Cloran, supérieur des Rédemptoristes à St-Jean, N.-B.Dans la soirée avait lieu la clôture de la neuvaine et la procession aux flambeaux sur la montagne.S.G.Mgr Forbes, évêque de Joliette, au retour de la procession, officia à la bénédiction du S.-Sacrement.Samedi avant-midi à la grand-messe, S.E.le cardinal Bégin était au trône, assisté des RR.• Barron, provincial des Rédemptoristes pour la province de Baltimore, et Pintal, provincial des Rédemptoristes français du Canada.S.G.Mgr Forbes chanta la messe pontificale; l’abbé Ed.Beaudoin remplissait les fonctions d’archi-prêtre et les RR.PP.Dumas et Baril étaient diacre et sous-diacre.Au choeur ou dans les galeries au-dessus du choeur, on remarquait Mgr T.-G.Rouleau, P.A., Mtr Legris, 1\-D.de Bourbonnais; Mgr C.Lemieux, P.D.; les abbés M.Glaireux, de Valleyfield, J.-A.Chamberland, de El Paso, dans le Texas; W.-O.Bélanger et J.-A.Aubrie, tous deux de Prince-Albert, Man., Ths.Martin, de Médina; E.-F.Kelley, de Rochester; R.-S.-J.Mc'Gawliff, de Jefferson Sioux Falls; Ths.Dowling et B.Can-tillon, de Cork, Irlande; T.-C.Paquet, de Nouvelle-Orléans; M.-E.Murphy, de Buchanan, Sask.; J.-Al.O’Neil, de Terreneuve; A.Dufort, de St-Norbert, Vian.; J.-S.Vermette, de Ipswich, Mass.; L.-E.Huot, de Springate, Me.; J,-A.Lane, de Fremont, Ohio; E.Messier, de Bedford; L.-J.Stewart, de New-York; D.-J.Curtis, de Dundas, Ont.; les abbés L, Boduhier, Cyr Gagnon, O.Genest, H.Thoinassin, J.Bernier, E.Picner, A.Painchaud, J.Rancourt, F.Ci* guère, O.Garant, J.Jotoidon, L.Beaudry, C.Morissette, A.Dérv, Caron, P.-J.Murphy, les RR.PP.Char-land, OjP., A.Lachance, O.M.I.; et une foule d’autres membres du clergé.Au cours de la messe, le R.P.Denis qui avait fait la prédication au cours de la neuvaine préparatoire à la fête de sainte Anne, a prononcé le sermon de circonstance.11 a dit les grandeurs de la patronne de la province de Québec, a rappelé ses vertus, sa bonté et les preuves d’affection et d’amour qu'Eile donne à ceux qui l’invoquent avec confiance.A trois heures, la foule remplissait le parterre où avait lieu la procession du S.Sacrement et de la grande relique de sainte Anne.Un autel avait été élevé en plein air et près de cet autel, on avait placé, de chaque côté dos allées où devait défiler le cortège, les malades et les infirmes.La procession fui précédée du chant des Vêpres.Suivant une tradition qui date de près de deux cents ans, c’est le curé de St-Joa-chim qui présida la cérémonie des Vêpres.L’abbé G.Lemieux, curé actuel de St-Joachim, était assisté des abbés J.-A.Chamberland et P.J.Murphy.Durant la cérémonie, un sermon en anglais fut prononcé par le R.P.Clorcn, de St-Jean, N.- B.A la suite des Vêpres, le défilé se forma à l’église.Précédé par la croix et la petite statue de sainte Anne, le cortège parcourut les allées du parterre; les membres du clergé étaient en surplis et en chn- Nous apprenons la mort du révérend Père Léonard Lemire, survenue hier à 1 heure, à l’Hôtel-Dieu, après une longue maladie.11 était âgé de 75 ans.Né à la Baie-du-Febvre, il fit ses études secondaires au collège des Trois-Rivières.A 19 ans, il s’engageait dans le coms des zouaves pontificaux et alla faire la campagne en Italie.A son retour il entra dans la Compagnie de Jésus.Le Père Lemire a été longtemps administrateur des biens temporels des Jésuites.Il était en cette matière doué de connaissances nombreuses et fort utiles.Les habitués du Gesù vont regretter de ne plus le retrouver au petit parloir de la tour de l’église, lui qui tant de fois les accueillit avec bonté et leur a inspiré la dévotion aux «âmes du purgatoire.Nous le recommandons à leurs prières.Le corps est actuellement exposé dans une salle du noviciat du Sault-au-Récollct.Les funérailles auront lieu mercredi matin, à 9 heures, heure avancée.?Deux circuits pour FOnest LE REPRESENTANT DE NOTRE-D AME-DE-GRACE RECOMMANDE L’AMELIORATION DE DEUX CIRCUITS DE SON QUARTIER Victoire fédérale au Brésil riîie le gouvernement “Contrairement à ce mie prétendent nos adversaires*’.dit-il."le gouvernement ne cherche en rien à entraver l’administration des hôpitaux, bien nlus il cherche à la lui rendre pJtrs facile et plus pratique", 11 a traité aussi de la loi des successions.Sherbrooke.28 (DN.C.) — Mgr J.-E.A.Dufresne, prélat domestique, est décédé ce matin à l’hôpital St-Vîncent de Paul après une longue maladie.I^ défun» était à l’hôpital depuis plusieurs semaines et l’on s’attendait à sa mort depuis une dizaine de jours d'une minute 4 l'autre.Monseigneur Dufresne.• (Joseph F.usèbe Amédée) est né â la Présentation.rom té de St-Hyaolnthe.le 28 Juin 1845 de Pierre KusMie Du Rome, 28.(S.P.A.) - Us auto-trtès ont ordonné à sept journaux L A, a'?lt fa'.’ snfer mré dTs- l9^-t»
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