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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 27 septembre 1924
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1924-09-27, Collections de BAnQ.

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Volume XV — No 22S MONTREAL, SAMEDI, 27 SEPTEMBRE 1924 TROIS SOCS LE NUMERO Abonnements par la ootte: Edition quotidienne CANADA.MM EttU-Uaia et Empire BriUnnlqae «.S8.M DNÎON POSTALE.flt-OÔ Édition hebdomadaire CANADA.M-M ETATS-UNIS ET UNION POSTALS.MM LE DEVOIR Rédaction et adminittratioo 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TÉLÉPHONE/ Main T4«0 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Meta Mil Almlaletrattea, Mela VIM Directeur : HENRI BOUR ASSA FAIS CE QUE DOIS! Seule la mère sauvera l’enfant.A propos de pasteurisation — Pourquoi attendre du lait de vache ce qu’il ne peut faire?—La stérile vertu des règlements.Le docteur Boucher prépare l’opinion à l'adoption d’un nouveau règlement pour la pasteurisation obligatoire de tout le lait consommé à Montréal.C’est le moyen, dit-il, d'enrayer la mortalité infantile, laquelle, soit dit entre parenthèses, vient de monter à 186.19 par mille naissances, en juillet et août, tandis qu’elle n’était que de 161.79 pour les huit premiers mois dp Tannée.Le directeur de notre service d’hygiène semble avoir une foi aveugle dans la vertu des règlements, mais nous doutons qu’en son for intérieur il y croie beaucoup, car il sait qu’entre l’adoption d’un règlement et son application exacte et rigoureuse, il y a parfois de la marge.Nous sommes riches de règlements.Toutes les nuisances y sont rigoureusement prévues et frappées de rudes sanctions.Mais il arrive qu’ils ne sont pas observés par la ville elle-même.Ainsi on lisait dans les journaux d’hier afirès-midi — pas plus tard — cette petite note: Il y a plus d’un an, une injonction interlocutoire avait été prise par le Dr D.-E.Lecavalitr contre la ville de Montréal pour l’empêcher à déverser ses égouts dans le ruisseau Raimbault, à Cartieroille.Le requérant alléguait que cet état de choses était de nature à nuire considérablement à la valeur de sa propriété.Le bref d'injonction avait été maintenu et ordre donné à la ville de cesser ses empiétements.L’intimée ne se conforma pas au jugement, cependant, et une règle nisi, prise contre elle, fut déclarée absolue.Elle fut condamnée à pager une amende de $500.L’état de choses resta le même et le requérant dut prendre une nouvelle règle sur laquelle jugement vient d’être rendu par l’hon.juge Desaulniers.Ce dernier a encore condamné la ville à payer $500 à la Couronne sans préjudice au recours du requérant de réclamer des dommages.Et d’un! * * + Ce sont au reste ces mêmes autorités municipales qui ne -s’émeuvent pas de l’existence de dépotoirs au coeur de populations denses, qui ne semblent pas voir qu’il y a urgence à construire des incinérateurs pour remplacer ceux qui ont été détruits.Nous avons un règlement contre les nuisances, un règlement contre les chambres noires, un reglement limitatif de la hauteur des édifices, un règlement pour tout, et rien de cela n’est empêché, nous sommes admirablement réglementés et très mal administrés.Nous aurons un règlement pour la pasteurisation obligatoire du lait et ce serait enfantillage de croire que la situation sera améliorée d’un Iota.Non pus que nous veuillons nier l'efficacité dé la pasteurisation en soi.11 nous a été donné de visiter Tun des plus vastes établissements du Canada et le plus vaste de la ville.Le fonctionnement de cette immense usine tient du prodige.Les diverses manipulations auxquelles on doit soumettre Je lait pour la pasteurisation s’accomplissent dans des conditions de propreté insurpassables.On a la garantie que le lait qui sort de là est indemne de microbes pathogènes — au moment de la sortie.Mais même à supposer que le lait fût partout pasteurisé comme il Test dans cet établissement, même a supposer que sortant de son incurie habituelle la municipalité fît observer partout et tous les jours, dans tous les établissements, ce nouveau règlement, la lutte contre la mortalité infantile sera-t-elle plus avancée?Ce n’est ni du lait .pasteurisé, ni du kit nature, pur et sain, ce n’est pas du lait de vache sous une forme quelconque dont Tenfant a besoin.11 ne peut être sauvé que par l’allaitement maternel.Même dans les centres où Ton se vante de n’offrir à la consommation que du lait pur, que du lait irréprochable, on doit admettre que le.nourrisson soumis à Tallaitement maternel a six chances de survie de plus que celui nourri au lait de vache.La logique ne commande-t-elle pas de faire porter la campagne de notre service d’hygiène sur Tallaitement maternel, fimsque sa merveilleuse efficacité comme préventif de la morta-ité infantile est établie?Supposez le lait pasteurisé qui rentre dans un foyer de pauvre où il n'y a pas de glace, Tcté, où on ne peut le conserver.Tl faudra tout de même le stériliser tout comme Tautre, tout comme celui qui n'est pas pasteurisé.Dans un cas comme dans • Tautre, on donne au nourrisson du lait mort, du lait stérilisé.On voit difficilement ce qu’il y gagnera.Mais par contre il peut, si Ton réussit par l’éducation a remettre en honneur l'allaitement maternel, trouver un lait vivant, un lait préparé pour lui, un lait qui lui est pour ainsi dire indispensable, auprès duquel tous les autres ne seront jamais que de misérables substituts, font que les enfants ne seront pas veaux.Nous n'irons jamais loin dans la lutte pour l’hygiène, dans la lutte contre la mortalité infantile, tant que nous continuerons de nous appuyer sur la stérile vertu des règlements.Ce qu’il faut pour sauver des enrnnls, c’est faire l’éducation des mères, c’est leur rappeler leur devoir de sauver leurs enfants, c’est leur rappeler qu’elles lui doivent Talimcnt que la nature leur a préparé.Ce qu’il faut pour assurer les progrès de Thygiène dans la ville, c'est une opinion publique éclairée el agissante qui ne tolère pas que les règlements soient violés ou, encore, mis de côté, quand ils sont utiles, comme dans le cas récent où, à Notre-Dame-de-Grâce, on a vu remplacer un règlement louable, par un autre condamnable, rétrograde et que rien ne justifie, sinon le désir de complaire à un groupe d'électeurs, sinon en subordonnant Tintérrt général à l’intérêt particulier.Louis DUPIRE.L'actualité Les merveille» du spiritisme Ou Royaume des Esprits, lord XorthcUlfe rient de communiquer ave.c notre globe.‘‘The People '.journal de Londres, a publie ce message sensationnel cl spirituel (dans tous les sens).\n diable Mars et peu nous chaut le mutisme obstiné de ses habitants! Les propos d'un génie, par delà la tombe, suppléent à lout et étanchent notre sou de merveilleux, ¦l'ai oitié de vous que la curiosiic dévore, et je résume l'extraordinaire entretien de Xorthcliffe avec son ancienne secrétaire.Mile Louise Owen.Le défunt trouv« l'autre monde épatant.Il est ravj d’avotr trépasse.Il se porte à merveille.Tl o des dents, des ongles et le reste 'oiseau de nroi* complet!.Les esprits ne flottent pas en robe blan-| the, comme Tek-propriétaire du ’Times” se l’imaginait jadis.T^e ridicule accoutrement! Qu’il l'eût dé-testé! Veinard, il porte un complet de flanelle, un faux col mou et une chemise de néglige.Les esprits ignorent l'argent et sont payés en nature.Lord Northcliffe a gagné à la sueur de son front son complet en flanelle grise, et aussi, je presume, son faux col mou et sa chemise de négligé.Là-bas, plus de mala-•Les! Le vertueux lord est heureux, h n’habite pas la ville, mais s’est acheté une maison de campagne.Lés oiseaux et les fleurs égavent sa villa.Tolstoï et Joseph Conrad sont ses amis.4 côté de cela, le “Banquet" de Platon ne pàlit-il pas comme une chandelle devant un astre?Hannen Swaffer, directeur du tournai “The People”, n’avait pas besoin de garantir l’authenticité de l entrevue.Vne force de vérité tr-résistable jaillit du récit.Le complet de flanelle, le faux col mou, la chemUe de négligé, la villa, ses oi- seaux et ses fleurs, et ce bon lord guéri de son mal de gorge et enchanté de gagner sa vie comme un ouvrier, quel tableau baigné à la fols de surnaturel et de réalisme! Chétifs chrétiens que te mysticisme rebute, nous comprenons mieux ô présent, l’extase d’an saint Paul ravi au septième ciel.Et puis, ces pa roles rèflètent une attitude de pensée caractéristique.Pas d’erreur Îpossible, c’est bien le Napoléon du ournalisnie.Il porte de la flanelle, donc il n’habite pas un lieu trop chaud.La chemise de négligé ravira les simples et indique un affranchissement du décorum.Mais comment concilier le bonheur avec le travail et l’absence de l’argent?Mystères troublants de l’au-delà! Remercions le noble lord aux bucoliques ’penchants de doser ses stupéfiantes révélations sur cette société si opposée de la nôtre, ô combien! et de conclure par ta céleste vision du “cottage”, des fleurs et des oiseaux.L'imagination ajoute le reste: les parties de pêche, Tolstoi prenant une barbote el Conrad une truite, les plaisirs du bain, et, le soir, la volupté de fumer, au chant des grenouilles, pendant que le radio transmet la mélodie: “Yes.me have no bananas”, ou “It won't rain no more”.Les blasés à la Salomon se hâteront de mourir pour connaître ces étranges et sublimes occupations.II ne s'agit pas d’un mythe; un témoin sérieux comme Jack confirme et complète ces détails féeriques.Jack, commis de bar montréalais, digne d’être l’êchanson de l’Olympe, devient un medium exceptionnel après te cinquième verre.L’esprit appelle l’esprit.L’autre soir, i Iconversa avec Tâme de Champlain.Au pays des ombres, le Père de la Nouvelle-France se promenait avec l’intendant Bigot, son compagnon de marche favori, et tous deux s’entretenaient du Canada qu’ils ont tant aimé, et des déficits de ses chemins de fer, qu’ils déplorent çperdument.Champlain s’informa des Juifs, fl rappela — chose trop ignorée — auelle place ils ont tou-tours occupée dans ses desseins et ses rêves de fondateur, loua notre Commission des liqueurs avec une fougue qui surprit Jack lui-même.A son interlocuteur, il décrivit les personnages illustres qui.leur journée faite, déambulaient dans des allées ombragées, entre deux murailles de panneaux-réclames.Grdce à un tonique capillaire de Paris, Jules César possède maintenant une chevelure à la Vercingétorix.Il joue au tennis tout le jour et ne s'arrête, te soir, que pour dan-| ser avec Cléopâtre et Sarah Bernhardt.Alexandre te Grand est un automobiliste casse-cou qui a écrasé vingt oies du Capitole.Il prête ses soldats de plomb à Louis XVII, chaque fois que le royal bambin rapporte des bons points à l'école, et, dans an champ de citrouilles légendaire, quels citrouilles, mes amis, il récolte la gloire.Frédéric Il a dit une fois pour toutes: flûte! et ne Joue plus que de ta clarinette en mi.Bonaparte fait une partie de daines avec Frédéric Masson et emprunte des tabatières à Talleyrand.Il élève des lapins.Vne moustache à la Charlie Chaplin el an large chapeau à la Valentino le rendent méconnaissable.Sir John MacDonald passe son temps à relire les discours de M.Meighen.l’héritier de sa politique, de son talent et de sa popularité.— “Qui chante?demanda soudain Jack.— "C’est Aristote qui détaille un couplet d’opérette quand II ne lit pas “Sherlock Holmes” ou ne se distrait pas au cinéma”, répondit Champlain.Tiens, voilà Georges Ohnet avec son secrétaire, Jules Lemaître.qu’il gronde sans cesse pour des fautes de français et de style.Anatole France aura bientôt la place, cet octogénaire ne pouvant tarder à mourir.Balzac s’est acheté une robe de chambre chez un re-grattier juif, dans le quartier des métèques.H Têtrenne aujourd'hui au promenoir, car vous saurez que les ombres se fichent du qu'en dira-f-on.Entendez-vous les éclats de rire?C’est Jean-Jacques Rousseau, imaginez-vous, te plus gai des lurons, depuis qu’il s’est avisé de se purger tous les mois.” “Quelle belle vie! Comme nous devrions désirer la mort! Mais faut-il ajouter foi à toutes ces révélations?Plusieurs de ces communications avec l'au-delà, contrairement à relie de Northcliffe sont prodigieusement insipides.î.'Egli-se condamne le spiritisme à titre d'imposture.\c sonl-ce pas In des illusions du démon?” *•—."Aristocrate, point démocrate, le diable agit plus qu'il ne bavarde répliqua Champlain.Grand vayn-peur toujours, il n'a nos mis les pieds chez tut depuis 1914.Je pense nu it s'est fait naturaliser terrien.'' Champlain interrompit r?mémorable entretien pour aller rrnqnrr des patates frites que Int offrait William Chapman, bras dessus, bras dessous avec Frechette.Les hauteurs du spiritisme m'épouvantent.ALCESTE.Lettre d’Ottawa Commerce et ressources naturelles du Canada L’agriculture et les industrie» connexe* — Prodigieux déve.loppemente (Deuxième article) ., .Ottawa, le 26 Le premier chapitre du volume, Le Canada, ses ressources naturelles et ion commerce, se termine par une énumération des pays avec cpii nous faisons le plus de commerce.Naturellement l’Angleterre et les Etats-Unis viennent en premier lieu pour les importations aussi bien que pour les exportations.Cette situation dure depuis longtemps, mais elle a une tendance à se modifier.Ainsi lorsque 55.8 pour cent de nos exportations prenaient en 1902 le chemin du Royaume-Uni, il n'y en avait plus en 1923, que 40.7 pour cent.A l’exception des années de guerre, la courbe descendante a été régulière et continue.Même chose pour les importations.Nous achetions en Angleterre 24.9 pour cent des articles que nous demandions à l’étranger, en 1902, et en J923, nous n’en achetons plus que 17.6.Mais ce pourcentage qui est descendu jusqu’à 7.9 en 1919 a remonté d’un ou deux degrés par année depuis ce temps-là.Avec les Etats-l'nis, c’est tout le contraire.Dans l’espace de deux décades nos exportations chez nos voisins ont passé de 33.9 pour cent à 39.6, tandis que les importations ont passé de 58.4 à 67.4.On peut donc dire en somme que les Etats-Unis prennent une partie de plus en plus considérable de notre commerce extérieur tandis que la part de l'Angleterre manifeste une tendance vers la baisse.Les autres pays absorbent le reste de nos importations et de nos exportations.Leurs achats et leurs ventes chez nous sont plus considérables qu’ils ne l’étaient autrefois.Notre commerce extérieur tend donc ainsi à se diffuser.La France, la Belgique, la Hollande, [’Italie, le Japon, l'Allemagne.Cuba, l’Argentine, sont les principaux pays avec qui nous faisons des échanges commerciaux après l’Angleterre et les Etats-Unis.Il faudrait aussi citer les autres Dominions britanniques comme l’Australie, les Antilles, l’Afrique du Sud.Terre-Neuve el la Nouvelle-Zélande.Mais les chiffres que ces derniers pays nous fournissent sont absolument inférieurs à ceux que nous fournissent notre mère-patrie et la république voisine.Importations ou exportations ne dépassent jamais la vingtaine de millions tandis qu’avec les Etats-Unis on se rend au demi-milliard.Enfin, comme le diaent si bien les auteurs, ce commerce extérieur ne peut que se développer à mesure que le temps passera, que nous développerons nos ressources naturelles et que notre population augmentera.L’agriculture Nous sommes maintenant rendus au second chapitre qui s’intitule L'Agriculture.Voilà l’industrie principale de notre pays, celle qui fournit à elle seule le plus de matières premières et le plus de consommateurs.Et, pourtant nous ne commençons qtr’à exploiter notre superbe héritage.On estime en effet à 300.000,000 d'acres les terres arables du Canada.Et jusqu’à date, nous n’avons mis en culture que.60.000.000 d’acres, ou le cinquième.Malgré les progrès rapides de la colonisation dans l’ouest, on compte que le Manitoba, la Saskatchewan et l’Alberta possèdent encore 25,-000,000 d'acres de bonne terre situées à moins de quinze milles des chemins de fer existants.Il nous reste beaucoup à faire.Mais les progrès accomplis sont merveilleux.Lorsque la valeur de toute la production agricole était de . .BANCO PAR LA POSTE Québec ou d’Ottawa n'ont pas à changer de trains, non plus que lorsqu'ils reviennent de Washington à Montréal, à Ottawa ou à Québec.Des wagons directs sont fournis aux voyageurs venant d'Ottawa et de Québec, tes wagons de Québec se joignant au train à Montréal dans sa route vers le sud et •ceux d’Ottawa, à St-Albans, Vt.Au voyage de retour, ces wagons sont transférés aux mêmes ( endroits pour lour destination finale.A New-York, il n'y a aucun changement de train à subir; le train se rend directement à Washington via Baltimore et Philadelphie.Iî arrive à 2.20 p.m.à Washington où 'se font des raccordements pour tous les points du sud.Les voyageurs pour Atlantic.City changent à New-York mais partent de la même gare, relie du Pennsylvania.La composition de ce nouveau train et la courbe très légère de la voie assurent ta plus grande somme de confort durant la marche du train.Le train comprend w'agons.-lits-boudoirs à rom-partiments, wagon-buffets et voitures modernes de première classe.Au voyage de retour, “The Montrealer” part directement de Washington pour Montréal, entrant dans la ville de New-York par la gare du Pennsylvania.(réc.) La Saucisse CONTANT Fait les délices des connaisseurs.Exigez-la de votre fournisseur.PETIT CARNET Prochain mariage On annonce le mariage de Miiç Georgette Tremblav, fille dp Mme J.Trembla y, du Lac à la Tortue, à M.Roméo Vaehon, de Saull-Ste-Marie, fils de M, Philins Vaehon, de Ste-Marie de Beauce.La bénédiction nuptiale «ern don-née le 7 oçtotre en l’église de St-iheopliile du lac.Les “Teintures Liamond” lui donnent une couleur magnifique ) LETTRES i>E I A DETTE WEST-PU 1L\ICO — M.et Mme d'Entremont, deux octogénaires, héritiers de reliques de la déportation.Photo du Cinéma Canadien.lAér.Vignette de I'"Action Catholique”, (Droits réserré») 3ème et 4ème séries.55c franco 5éme série.80c.franco Remise spéciale nour les commandes à la douzaine.En vente à la librairie du “Devoir”, Vous avez avec tes “Teintures 1) i a-rnond”, la garantie de pouvoir teindre et nuancer à la perfection à domicile.Pour obtenir des teintes douces, des nuances délicates, plongez simplement le tissu dans l’eau froide; pour avoir des couleurs riches et permanen t c s, faites bouillir.Chaque paquet de 15 cents contient un mode d’emploi si simple que n’importe quelle femme peut teindre ou nuancer en neuf lingerie, soie, ru bans, jupes, blouses, robes, manteaux, bas, chandails, draperies, couvertures, tentures et tout autre article.Achetez les “Teintures Diamond”, pas d'autres, et dites à votre pharmacien si le tissu que vous voulez colorer est de laine, de soie, de toile, de coton ou mélangé.Feuilleton du “DEVOIR I 9 TANTE GENEVIEVE par Marie LeMière 18 (suite) Pas le moins du inonde, je me porte à merveille.Mais vous devez avoir grand'faim, et ce n'est vraiment point l’heure de vous arrêter ici.Venez diner, Odette.— Mais.mais, ma tante, i) faut que je vous dise, que je vous remercie.Vous êtes si bonne de m’avoir ouvert votre maison, d’accueillir une enfant, une inconnue comme moi.Oh! si vous saviez! — De grâce, Odette!.Je ne mérite en rien votre reconnaissan- ce, el agir ainsi ne m’a pas occasionné le moindre sacrifice.Ma tante, embrassez-mot!.Ses bras caressants enlaçaient le cou de Geneviève; alors elle sentit deux lèvres se poser sur son front.Puis tante et nièce demeurèrent silencieuses en s'acheminant vers la maison.Le vestibule était maintenant très éclairé.Odette, éblouie par cette lumière, ferma un instant les yeux et les rouvrit aussitôt pour regarder, pour voir enfin sa tante Geneviève.Alors elle se crut Je jouet d'un songe, et faillit chance- ler, iant furent fortes la stupeur et la commotion morale !.Eh quoi!.Cette tante Geneviève qu’elle se représentait si vénérable, presque vieille, au moins très mûre, c’était cette apparition merveilleuse, à la taille si droite et si mince, au visage si blanc, aux cheveux si noirs?.Comment cela pouvait-il se faire?.Odette se trouvait en face d’une jeune fille .Oui, en vérité, d’une jeune fille comme elle!.Toute contrainte allait donc disparaître?.Elle allait, dès maintenant, s'approcher de sa jeune tante, lui parler familièrement, sourire avec, elle de cette étrange méprise, la traiter en amie, presque en égale?.Eh bien non!.'.Odette reste immobile, figée sans oser ni parler ni sourire.Tanle Geneviève, qui n'a pas vingt-cinq ans.Tintl* mide bien plus que si elle en avait soixante!.Oh! combien Mlle Coursy eût préféré la voir usée, chancelante, avec un visage ridé, un air indulgent et bon, un regard fin et malicieux, des bandeaux gris ombragés d’une denleUet.Pourquoi donc Odette se sent-elle presque déconcertée?.C'est pourtant! à cette jeune personne qu'elle a ccril des pages si tendres!.C’est à elle aussi qu'elle vient de dire: “Kinbrassez-moi” en lui tendant son front, là, dans le champ assombri, Oh! si elle avait su, elle n'aurait point osé.Qu’y a-t-il donc sur cette bede figure de statue, dans ces veux immenses et profonds?,.Odette .n’en sait rien.C’est quelque chose qui 'onitnonde le respect et une sorte de crainte.quelque chose d’indéfinissable, qu’Odette n’a jamais vu jusqu’alors, cmYlle ne comprend pas, et qui lui serre singulièrement le coeur.Il lui semble vivre dans un rêve.Elle s’est assise, accablée de fatigue, sur une chaise branlante, et s'appuie à demi contre la longue table.Elle voit vaguement sa tante aller et venir dans le vestibule, donner ses ordres à Aimée; elle entend enfin Geneviève lui dire; — Si vous le voulez bien, nous allons passer dans ta salle à manger.Pourquoi donc chaque son de cette voix musicale et timbrée vibre-t-il si douloureusement dans râme d’Odette?.Elle se lève et, l'instant d’après, se trouve dans la salle, une nièce très petite, meublée seulement de six chaises de paille el d’une minuscule table ronde.Deux placards peints en brun s’ouvrent dans l’épaisseur du mur.Le couvert est mis sur la nappe blanche, Ja soupière est pleine et le potage aux légumes exhale un parfum très appétissant.—Asseyez-vous là, Odette, dit encore Ja voix de Geneviève; ôtez votre chapeau et votre jaquette, je vous prie: Aimée eût dû vous en débarrasser.Le visage d'Odette, confusément aperçu jusque-là, apparaît en pleine lumière, et Geneviève domine ; avec énergie une émotion poignante : c’est Jeanne qu'elle a sous les I yeux! Oui.à chaque coup d'oeil la similitude devient plus frappante : ce sont bien les mêmes cheveux • châtains, délicieusement frisés, le même visage à l'ovale pur et un peu ! court, le même front satiné, les mêmes yeux bleus étincelants, la même bouche fine et mobile.Odct-i le, comme sa mère ,a le teint et le i charme d’une rose épanouie; on devine qu'un sang riche court sous la peau fraîche, qu'une vie exubérante anime tout ce corps souple ! et gracieux.Mais ici les traits, de forme semblable, ont une plus grande finesse; le regard est plus doux, plus intelligent.Mme Coursy était agréable à voir, sa fiiie est j réellement jolie.“Lui ressemble-t-elle aussi au mo-1 ral?se demande (ienevière.Au sur- ; plus, que m’importe?” Odette, de son côté, parait son-! geuse.Elle ne parvient point à se { remettre du bouleversement prodigieux qui s’est opéré dans son esprit .Gettc maison si vieille, aux abords incultes, cette tante si jeune, protégée par deux domestiques, ce silence, cet accueil.tout par-1 ticulier, qu’cst-ce que cela signifie?Il lui semble même que Geneviève la regarde avec des yeux étranges.Vont-elles rester toutes deux sans rien dire, pendant la durée entière | de ce repas?Vous vous ennuierez ici.Odette, dit enfin Mlle Selmont; la maison est laide, et même la partie habitée se détériore de joui en jour, • Je regrette vraiment de n’avoir rien j de mieux à vous offrir.—Oh! répondit la jeune pension-1 naire, que dites-vous?.Tout ici 1 est.très bien vraiment; j'aime à la folie les vieux manoirs, et l'espace ne manque certes pas dans le) vôtre.Vous parlez de l’ennui le eonnaitricz-vous done, lanle Geneviève .Elle souligna ce mot d'un joli sourire; cette appellation lui semblait un peu comique, s’appliquant à une personne de six ou sept ans a peine plus Agée qu’elle.Moi, c'est différent, fit Geneviève; l’habitude est prise; j'ai des occupations nombreuses qui remplissent mes journées, et.mille modérations me rendraient impossible un autre genre de vie.Mais j’aurai aussi mes occupations! Je suis ennemie de la paresse; j'emploierai toutes mes heures; erovez-votis, du reste, que prés de vous je* erai tentée de les trouver longu .' —Vous agirez, en tout, nbsol.i- mem i«*0aie bon vont semblera, la difference d'âge qui nous sépare est vraiment .trop minime pour que je prétende vous diriger.Il y-a ici un piano, une bibliothèque assez bien garnie: naturellement, l’un et l’autre seront à voire disposition.—Merci.Vous êtes mille fois trop bonne.Je suis médiocre musicienne, mais j’adore la lecture.,.(.1 suivre) y t “ l a île (itnrvflvr" rsl »n vente au D» air, I vol cartonne.2,’l pp.iO tous au ro-np loir, :>:> sous I ran en Servie» d« Mtirxr * du Devoir.130, Nolrr-llam» *st, Montreal.Ce /ourr.n! rs* imprtmZ mu, aos 336-3,'i.rur Soir* Dam- Rst, A Montréal, a.ir I lMIMIIVI au: HOI'l.r.AIRK (à rr»ponU l'ilitr II 'Péri, C.KOIU.KS PW.IÆTIl uumimsln.triir rt lerrttaira '1-ETIEZ 1 t O LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 27 SEPTEMBRE 1924 Volume XV — No 225 »TP- II faut répéter sans relâche — Le concert des aveugles de Nazareth - - M.Rodolphe Plamon-don — M.Ulysse Faquin — Les Chanteurs de Montréal — Le quatuor Dubois — Les plaies des concerts."Deux facU“i*ts sont absolument nécessaires au succès .musical, (lit ehef it'orcliestrc anglais, I, un est visible, l’autre invisible.Le premier est d'avoir les meilleur* tnu-siciens.le second de faire beaucoup de répétitions.’ On ne peut jamais mieux dire.Quand Wagner monta les 4/ai/re* Chanteurs à Dresde, on répéta pendant six mois et Ion avait pourtant un orchestre recrute parmi les meilleurs.Chez nous, on fait tout au plus deux répétitions.1res rarement plus, d’une oeuvre si difficile qu’elle soil, cl combien se contentent d’une sevle répétition.Je sais bien que lé coût d un orchestre pour un concert et «leux repetitions est prohibitif, (.aïeule* en effet que nour le minimum du cachet de l’union, $12,5(1, vous avez droit à une répétition et qu’une seconde vous coûte $5 par homme, c- qui met le coût d’un orchestre de quarante musiciens à $/()0.mais enfin, personne n’est oblige do donner des oeuvres avec accompagnement d'orchestre à moins d’être prêt à oaver ce qu’il faut pour obtenir Je"nombre de répétitions, quel qu’il soit, suffisant pour arriver à la wr feetion.Quelle que soit la vaillance des 'musiciens d’orchestre, fussent-ils Iriés parmi les meilleurs, ils n’arriveront jamais à donner une execution narfaite d’une oeuvre avee une ou deux répétitions.Tout au plus nrut-on prétendre à une excellence relative.Ce qui est vrai pour l’orchestre l’est encore plus pour une société chorale.Ici.comme partout ailleurs.les sociétés ebonites se composent d’amateurs, parmi lesquels ics lecteurs sont la minorité.11 tant donc faire apprendre les oeuvres presque par coeur, afin de donner .uix chanteurs la chance de se libérer de leur partie.F’uis une fois cette liberté d’action et cette mémoire obtenue, on n’est encore qu’au commencement du travail.Il faut dégrossir, polir, fondre les émissions, faire comprendre 1 oeuvre en gros et en détail, obtenir les nuances générales, la proportion exacte des forces vocales, travailler l'accentuai ion et le phraser, donner i le stvle.l'n choeur, tout comme un orchestre, n'est pas une juxtaposition i d’individualités, mais l’aggloméra-1 lion en un tout unique et anonyme de voix et de tempéraments divers.I.e chanteur et l’instrumentiste doivent faire abstraction de leur personnalité, pour se fondre au creuset des répétitions en une niasse homogène, comme, dans un laboratoire etc chimie, le chlorur,-et le sodium perdent leur enüU pour devenir du sel de cuisine, comme l’hydrogène et l'oxygène qui sont deux gaz aux propriétés opposées, à la densité différente se combinent pour- devenir de l’eau.I.e choeur, l’orchestre, doivent devenir des instruments uniques, homogènes, donl, seul, joue le chet d'orchestre, avec la virtuosité mécam-que et musicale qu'il a su imposer.l’n choeur narfait ne s compose pkis des voix de madame ou de monsieur X, de sopranos, (1 altos, de ténors et de basses, c’est un choeur, comme un orcue est un orgue et non un assemblage de timbres divers.I,'instrumentation orchestrale n'a pas simplement pour but de réunir des instruments à cordes à des instruments en bois ou en cuivre, mais d’obtenir par leur combinaison des timbres nouveaux nui ne sont plus d*‘s violons, des flûtes, des liant-bois ou des trompettes, mais des timbres oui ont •me personnalité rrmirr, une sonorité oui n'a pas de r>(X’> à elle, mais qui ccoçndanl possède une individualité distincte de to”t ce qui la compose.Ainsi en est-il d’un choeur, avec ses moindres ressources de timbre, î.n sonorité d'un choeur ne doit pas pouvoir se disséquer a l'audition: elle doit simplement s'imposer comme un tend, un être nouveau nui n’est ni ceci, ni cela en rn-Mcidier, mais qui n’est plus n'.'an rhoccr, O’- tout cela ne s’improvise pas.’’onr l’obtenir, il faut pétrir la pâte 'a passer au fou du rreuset.la c’ô’e ’Hr-r ainsi dire et faire ¦uifnn ne reconnaisse plus qu’elle est eou'nosce de telle ou telle chose, nas "lu.o -Vn goûtant du sel ou en hu-vont de t’ean, on ne peut reconnaître ’•'xrs éléments constitutifs.Tn entrant dans une salle de répétitions, lt> choriste, l’instrumentiste doit laisser à la porte son in Hividu avec son parapluie et son chapeau.II n’est plus qu’une matière malléable aux mains du chef qui la façonnera à son gré en y mettant tout le temps voulu.Ainsi seulement s’obtiennent les bonnes exécutions.* + * I.e concert des aveugles de Nazareth aura lieu le 27 novembre avec, au programme, des oeuvres d Arthur Honegger, de Jacques Dalcro-ze, ue Saint-Saëns et des eontre-pointistes du 16e siècle.Comme on le voit la directrice de l’Ecole de musique de Nazareth ne s’effraie d’aucun genre et n’a pas peur des très modernes, comme elle pourra revendiquer le mérite d’avoir, la première, fait servir, aux auditeurs de ces musiciens, les chefs-d’oeuvre de la polyphonie chorale ancienne.Tout cela sera, n’en doutons pas.préparé avec ce souci d’art qui est la coutume à Nazareth et qui fait qu’avec des éléments nécessairement limités on obtienne oins que l’illusion: la vérité de l’art ehoral parfait.Tl n’est pas besoin, dans le cas de Nazareth, de lancer des aonels nombreux cl pressants nu public amateur.T’oeuvre est trop favorablement connue et justement estimée de ses très nombreux amis; mais le mér ite, où qu’il se trouve, veut qu’on ne manque jamais d’en noter la force et on se renrorherait.au su-iet de cette Institution de n’en noint marquer l’extraordinaire Importance.* * * M, Rodolphe l’Iamondon est arrivé à Montréal, dimanche dernier, et, comme on a ou le lire dans les journaux de lundi, a élé splendidement reçu par l’Association des Chanteurs de Montréal.Il est vraiment malheureux qu’un grand rtom-br** de musiciens de notre ville, invités par ce choeur à prendre part à la réception, n’aient pas jugé à propos de s’y rendre; quelques-uns cependant, le petit nombre, étaient présents, cp qui soulignait les abstentions.M.Plamondon ne s’en portera nas plus mal et.seule.Tunion oui devrait exister vis-à-vis l’une des personnalités les plus marquantes’de notre monde musical en a souffert; r’est de l’harmonie bien peu ronsonante! Des souhaits ardents ont été émis que la réception que recevra M.PU-mondon dans ses concerts soit moins frigide qu’en 1920, lors de s» dernière visite Ici.Qu’on le veuille ou non.ce chanteur s’est conquis, par la seule force de son talent, une situation à laquelle l’apathie de certaines gens pour tout ce qui ne porte pas un nom métèque ne peut rien changer.Si notre population n’envahit pas les salles où il chantera, elle méritera la pitié des Italiens, qui font des ovations à leur Gigli, des Russes, qui vocifèrent d’admiration devant leur Chaliapine, des Israëlites, que fait se pûmer Isa Kremer.Au point de vue de l’art, ces musiciens méritent des déchaînements d’enthousiasme, personne ne le conteste, niais tout l’art ne réside pas exclusivement en eux.Le chanteur canadien, qui.au centenaire de Rameau.fut jugé digne d’incarner les principaux personnages de Darda-nus et do Castor et Pollux, que Zurich et Strasbourg, quand H était encore allemand, que le Madrid germanophile d’avant-guerre ne trouvaient pas indigne de leur estime, devait bien avoir un certain mérite, dont nous, ses compatriotes, ne pouvons nous payer le luxe de faire fi, sans mériter qu’on se gausse de nos prétentions au progrès.+ * + Il convient rte ne pas passer sous silence le compagnon de M.Rodolphe Plamondon, dans les concerts qu’il donnera cet automne par tonte la province.M.Ulysse Paquin a dévjà conquis, sans sortir de chez nous, une réputation enviable, mais le fait qu’étant allé à Paris pour étudier.il décide de prendre comme professeur l’artiste avec qui il se fera entendre fut une décision toute à son honneur.Tandis que d’autres s’adressent à des maîtres qui ne peuvent avoir pour eux que les mêmes soins qu’ils accordent à leurs autres élèves.M Paquin montra un sens à ta fois musical et patriotique en s'adressant fi un compatriote.Qu’il en soit doublement félicité; car s» préférence n’a pu que lui attirer la prédilection de ‘son maître.Ajoutons que Mme Paquin.si fa- vorablement oonnue d*ns notre monde musical, sera l’accompagnatrice de son mari et de M.Plamondon.3(e 3|C a L’Association des Chanteurs de Montréal travaille avec ardeur l’oratorio de Mendelssohn Elle, qu’elle donnera soit à la fin de janvier, soit au commencement de février.Pour le mardi de la Semaine Sainte, elle préparera ensuite deux oeuvres, dont l’une inédite, due à un Canadien.Il faut tenir compte a l’Association du travail qu’elle s’impose et, en particulier, a son chef, M.Jean Goulet, dont l'infatigabilité sait faire mervehle.Pour les membres, les répétitions sont devenues depuis longtemps des soirées qu’ils ne voudraient pas manquer.M.Goulet sait les rendre Intéressantes et il a développé, chez ses chanteurs, un esprit de corps qui garantit le succès de ce qu entreprendra I as-1 sociation.Instituée, il y a encore peu d an-j nées, alors que le chemin était libre, cette société s’est emparée de la première place et a su la garder, par de très intéressantes exécutions où se retrouvent chaque année des qualités toujours en progrès.Elle gardera facilement la tète, tant que ses membres, répondant en cela à l’énergie de son directeur, comprendront que c’est par le travail dans l’union qu’ils sauront s> maintenir.?* * Le Quatuor Dubois célèbre cette année son quinzième anniversaire.Pour une pareille société, c’est ce que les Américains appellent un record! La musique de chambre est un genre qui, dans tous les pays, s’adresse aux délicats et qui n’attire qu’une minorité.C’est un apoa-tolai qu’exercent les sociétés de musique de chambre; elles n’ont j pour auditoire qu'une poignée de! dévots, niais, plus que toutes les autres formes de la, musique, celle-ci possède ses fanatiques pour qui la lecture ou l'audition d’un quatuor de Beethoven vaut le plus bel opéra.Le Quatuor Dubois doit être félicité ne ses noces de cristal.iK $ * J'ai noté, mercredi dernier, le succès des débuts, en deuxième saison.de la Société d’Opérette.Quelques réflexions, en marge des deux premières représentations, s’imposent.Elles ne sont pas nouvelles, tant s’en faut, mais elles sont toujours d'actualité, non seulement à l’opérette, mais ailleurs.En 18SI5.— ce n'est pas hier, — la troupe Charley, de fa Nouvelle-Orléans, joua TannhdUser, au théâtre H is Majesty’s (qui portait alors un autre nom).On dut jouer la fameuse ouverture entre le premier et le deuxième acte, pour éviter qu’elle ne fût enterrée par le bruit des arrivants et des conversations Pas plus tard çiue l’on dernier, àj l’une des dernières représentations de la Société d’Opérette, M.Rober-val arrêta son orchestre, après quelques mesures et réclama le silence, ce dont certaines gens s’indignèrent.Ces leçons sont trop rares: elles devraient se répéter à chaque représentation.Un critique, conseillait l’an dernier, dans un journal anglais de notre ville, aux gens qu’ennuient les conversations au concert ou au théâtre, de ne nas se gêner pour ini-noser très audiblement silence aux bavards.“Le seul moyen de les faire taire, disait-il, est de leur faire honte.” Le malheur est qu’on n’ose pas ainsi s’afficher et les autres en profitent.La plaie des retardataires a été moins virulente mardi soir que l'an dernier.Elle n’en a pas moins été la cause qu’au lieu de commencer à 8 heures 15, la représentation s’est ouverte à 8 h.40.Elle s’est heureusement terminée avant minuit, mais grâce à la miraculeuse rapidité des metteurs en scène.Fréd.PELLETIER.î ¦ Ij p» / ''•y; • wmm SJf-' M’ym m m" ü M i '11 WM p&ï ôm yn* » m:.w.Musical SChouCahtordm VH/UtBOSKf Ab mm m f De gauche à droite: M.Rodolphe Plamondon, Mme Chamberland-Paquin.M.Ulysse Paquin, nos éminents artistes de Pari.v ont choisi*^ Ile piano Pratte pour leur tourné'e de concerts au Canada et aux Etats-Unis, et sont ici photographiés en face du magasin J.*Donat Langelier, Limitée, représentants des Pratte.Ces artistes ont choisi les salons de cette Maison pour leurs répétitions.MUSICA (Ces notes sont fournies par tes impresarii.Sous leur en laissons toute la responsabilité).CHALIAPIN ET SES TRIOMPHES Les enfants pleurent pour avoir "Castoria’ Préparé spécialement pour bébés et enfants de tout âge le Cast or {a d#» Fletcher est m u«ji-I puis plus de 30 ans comme succédané •fcréabte M inoffenalf du Vhuije de ricin» pnrüffnriqup.des Rouîtes pour la denti-lïou H d*-* .sirops calrmints.Il ne contient j aucun narcotique.l’n mode dVmplo) | CjvroMvr est décrit %ur chaque imquet.' adeems partout lu recommandant.Celui i qu* vous avei t ou Jour* acheté port* !• tl-^nature de ! Vers \e milieu de juillet 1898, quelques jours après seulement que fut nommé M.Gatti-Casazzo au pos-I te de directeur général de l’Opéra La Scala à Milan, Gatti-Casazzo {directeur généra! actuel du Métropolitain de New-York), décida de monter "Méfistofclc” de Boito.Le compositeur Arrigo Boito, le chef d’orchestre Artura Toscanini et Gattt-C.nsazza lui-même étaient tous les trois très embarrassés pour savoir qui pourrait être engagé pour chanter le rftle-titre.Une voix de basse exceptionnelle n’était pas facile à trouver, et finalement, quelqu'un suggère que ce rôle fût transcrit pour baryton, A ceci, le compositeur Boito s’objecta fortement.Un jour, un compatriote parla à M.Gatti-Unsnzza d’un jeune chanteur qui faisait sensation en Russie par ses interprétations extraordinaires, et qui, d’après lui, aurait assurément un énorme succès à Milan.L’on décida immédiatement d’envoyer un télégramme à Féodor Chalianin, qxii accepta l’engagement pour dix représentations h mille lires chacun.I,'engagement du jeune chanteur russe mécontente les basses-chantantes de Milan.Même la presse et le public protestèrent énergiquement, rnnis nu soir de la première représentation, le grand artiste fut acclame unanimement.Aujourd’hui.M Gatti-Casazza aime à raconter ce fait nul fut le point de départ de la brMlantc carrière internationale de rhallnnin, osie nous aurons bientAt l’avantage d’entendre dans notre ville, puisque son concert aura lieu dans trois semaines.LE TENOR NOIR ROLAND HAVES JLe célèbre ténor noir Roland llaycs, qui revient d’Europe ou u a terminé une deuxieme tournee de concerts avec un immense succès, ttuunera son premier concert *de ia son au üyiiipnony liait, a Boston.* dictant son sejoui européen, Ho-iami Hayes se ut entendre a rans, Londres, Vienne, beritn et autres principales vutes.Partout, il tut accueuli trioraptiaiement.A l’a-s ts, il a chante avec t'orchestre Go-ionne sous la direction de Gabriel Fier né, et a donne a la suite trois récitals où Ton a dù retuser du monde.Aussi, on a décidé sur-le-champ que Roiand Hayes retourne-1 rait en France au printemps 19^5.Fendant sou séjour en Amù'Hiue Roland Hayes uonnera exactement quaire-vingt-douze récitals dont un ici, qui aura lieu a la fin du mois proenatn.EDMUND BURKE Edmund Burke, le baryton du Metropolitan Opera, de New-York, donnera un grand concert an théâtre Saint-Denis, le lundi soir, 17 novembre, sou* les auspices du McGill Musical Club.Tous savent que Burke est Montréalais et qu’il nous fait grand honneur aux Etats-Unis.Aussi, le monde musical de notre | ville lui prépare une très chaleureuse réception lors de sa visite parmi nous.ROSE ARMAN DIE ET CLARA HAS K IL Le premeir concert que donne-1 ront en Amérique les deux artistes! européennes, Rose Armandie et Lia ra Haskill aura lieu, le 12 Octobre! prochain, au théâtre Orpheum.Lu carrure de ces deux artistes dont Tune, Rose Armandie est une) cantatrice française de grand mérite, et l'autre, Clara Haskill, une pianiste roumaine, ne compte que des succès.Dès sa sortie du conservatoire de Taris.Rose Armandie affirmait en concert une rare intelligence musicale et des dons pré-! riesix d’interprétation.Cette cantatrice dispose d’une voix très étoffée, d’une pureté cristalline clans le haut, bien posée et soutenue dans! le grave, d'un timbre riche et émouvant.Ses qualités incontestables l’ont rangée parmi les principales chanteuse* françaises.Un art infiniment précis, fait de rares délicatesses, de couleurs chn-to-antes et aussi de discrète émotion, est l’apanage de la pianiste roumaine Clara Haskil.Elle pousse ses qualité* à un tel point, exécutant soit les classiques, soit Chopin.soit de sages modernes qu'on est amené à lui reconnaître une niace de tout premier ordre parmi les pianistes de sa génération cl même de quelques autres.E.-ROBERT SCHMITZ Le 26 octobre prochain, au théâtre Orpheum, le pianiste français E.-Robert Schmitz,donmra un concert composé principalement de modernes qui sont si souvent la "pierre de touche” des pianistes médiocres mais qui font reconnaître en lut le maître de tous les styles, puisqu'il exécute avec une égale souplesse Bach, Couoerin et Scarlatti.Le pianiste Robert Schmitz est, dans Taereptatlon supérieure du mot.l’interprète idéal des oeuvres de Debtiisv.Ravel.Milhaud, Roussel, Szvrnanovski, Albeniz, Goossens.Whlthorne.Il possède avec cela une main apte à toutes les exigen-J ces et à tous les buts du piano.Cej sont là des moyens de premier or-, dre, mais ce n’est pas la principale caractéristique du jeu de cet artiste, du reste la technique même supérieure n’est pas aujourd’hui chose rare.Son art s’exprime surtout dans le rassemblement de toutes les qualités d’un interprète des modernes.CH.VRLES-M.COURBOIN Lharles-M.Courboin, qui donnera une audition, le 19 octobre prochain, sur les grandes orgues de l'église Saint-Jean-Baptiste, est considéré comme l’un des plus remarquables virtuoses des temps modernes.On peut dire qu’il est le seul organiste dont le talent puisse être compare â celui de Marcel Dupré.En entendant Charles-Aï.Courboin, on éprouvé le sentiment d'une supériorité qui s'impose, car il fortifie ses dons d’essence exceptionnelle par une culture que les artistes ne possèdent que rarement.Le célèbre organiste belge possède 1 une des mémoires les plus prodigieuses qui soient.I! joue par coeur plus de cinq cents compositions.Ses nombreux concerts, aux E.tats-l nis.sur les gigantesques or- de YV anamstker, à New-York et Philadelphie, ont consacré définitivement sa réputation de virtuose et de musicien.le:s chanteurs de LA sixti- NE l n groupe de membres du choeur qui nous visita l'hiver dernier sons le nom de Choeur de la Chaoelle Sixttne est revenu en Amérique, ou il donnera un certain nombre de concerts.Il comprend huit des meilleures voix de cp choeur: des sopranos et altos fahetfi, des ténors et des basses.Us commenceront leur tournée au Canada par un concert qui sera donné le 2 novembre à Montréal.MME S C H U M A N N - H EIN K A MONTREAL LE 5 OCTOBRE Schutnann-Heink est aujourd'hui un nom tellement connu dans le momie entier qu'il est inutile de répéter qu’elle fut et quelle est encore la plus grande contralto des temps modernes.Elle revient d’une tournée artistique triomphale en Orient et elle doit donner un très grand nombre de concerts aux Etats-Unis, au cours de la saison que nous commençons.C'est par une bonne fortune extraordinaire que M.Gauvin a nu conclure une entente avec elle, afin que nous l'entendions de nouveau à Montréal, au théâtre Orpheum, le dimanche anrès-midi 5 octobre prochain.Non* publierons prochainement soh programme.CONCERT JANINE CARY La saison des concerts dominicaux de TOrpheum ne pouvait commencer plus heureusement que par celui de Mlle Janine Cary (Mme Jeanne LaRose), demain à trois heures.Nous avons déjà dit ! les progrès de cette ieune artiste montréalaise, qui après un séjour I bref à Paris, a trouvé le moyen de se faire applaudir dans la capita-! le du monde et de chanter des rô-; les d’opéra dans les grandes villes ! de France, aver le plus grand succès.Et ce succès fut même tel que notre jeune concitoyenne doit entrer à l’Opéra-Coiniquce de Paris, 1 dès son prochain retour en France.DANS NOS MAISONS D’ENSEIGNEMENT CONSEIL DES ARTS ET MANÜFACIÜRES COURS GRATUITS JOUR ET SOIR ' OUVERTURE: MARDI, 7 OCTOBRE “Monument National”, 296, Boulevard Saint-Laurent JOURS, i HRS FM.Otssîn à main levée.Coupe (dûmes) Chapeaux (damée) SOIR; 7 MRS 10.Deasin à main levée.Modelase.LithoirapMe, Deeein méeaniaue.Menuiserie.Coupe (dames).Marché St-Laurent .JOUR: i BBS P.M.Peinture.Couture (damea).Solfège SOIR: 7 H RS 39.Architecture.Solfège.Peinture d’enseigne».Lettrage.Confection d’tmcaliers.Couture (dames).Plomberie.No 1*7, rue CHARRON: DESSIN MECANIQUE.Mardi et Jeudi taire ENSEIGNEMENT THEORIQUE ET PRATIQUE.INSCRIPTION: tous les jours, de 9 heures à midi et de 2 heures i 4 h u m Pour renseignements s'adresser au bureau no 4, "MONUMENT NATIONAL"’ LE SECRETAIH L : J.-P.-L.Scrub*.Téléphone: PLATEAU ' 985”.Mlle Cary sera accompagnée au piano par Mlle Michiels.brillanh pianiste du conservatoire d- Bruxelles.UNE PRIMEUR MUSICALE On nous annonce, pour le 23 octobre prochain, une audition d’oeuvres canadiennes.Le clou de la soi-i rée sera la création de l’opéra-comique de feu A.Lavallée-Smith.Notre distingué compatriote étaitl destiné à jeter un lustre incontesté sur la musique canadienne-françai-se quand la mort vint lui ravir la plume des mains.Auteur d’une messe, d’une cantate et de nombreuses pièces pour orgue et nour piano, il venait de terminer lé final de cet opéra-comique intitulé Gisi’le, quand la mort vint le surprendre à l’âge de trente-neuf ans.11 était alors directeur du Conservatoire National qu’il avail fondé en 1905.L’auteur du libretto est Jean des Grèves (le Dr Honore Thibault) qui était professeur de langues et qui depuis s’est consacré au journalisme professionnel, il est rédacteur en chef de la lievue Dentaire Canadienne.La soirée sera sous la présidence de l’honorable M.L.-A.David, et promet d’être un événement artistique, on relève en outre les noms des honorables L.-O.David et Perron, de M.l'abbé Bouhier, P.S.S., et plusieurs autres.• La mise en scène est sous la direction de Madame Mnubourg-Ro-berval et les choeurs et les solos sont actuellement distribués sous Phabile direction de Mlle Marier.On est à brosser des décors spéciaux et on nous assure que cette exécution sera un triomphe pour l’oeuvre de Lavallée et ses interprètes.MM.l’LAMONDON ET PAQUIN Programme pour Montréal Québec et les Trois-ltiviércs 1ère partie: No l—Tableau de famille.Schumann.MM.Plamondon-Paquin.No 2—a) /si*.(Prière), Mozart, b) Le Sosie, Schubert, r) .Vo one nip grief can feel, Tsehniskowsky.d) Songe d’Hêrode, (Extrait de VEnfance du Christ), Berlioz.— M.Ulysse Paquin.GUILLAUME DUPUIS Maître de chapelle h l’église Notre-Dame rte Montréal PROFESSEUR DE CHANT Pose de la voix — Technique - Interprétation Solfège — Préparation comme soliste à l'église ou au concert.Studio au Conservatoire National: 312 ru* Sainta-Calharine Est Engagement par téléphone: Est 708 6».$15,000 EN PRIX 1er prix, l'auto d'un millionnaire, Ijll 1,500.00.2eme prix, 12,000.00 en argent.3ènie prix, $1,000.00 en argent, 4ème prix, $500.00 en argent.5ème prix, §100.00 en argent.Achetez des billets! Courez xotre chance tout en faisant l’aumône au Refuge Don-Bosco.Prix des billets: 1 pour $0.25; 10 pour $1.00; 100 nour ,«5.00: 600 pour $25.00; 3,000'pour $100.00 et 25,000 pour $500.00, Ecrivez à i’abbé Phüippon, pire, directeur, ou téléphonez 6821.Refuge Don-Bosco, Québec.Vous recevi ez vos billets par le retour du courrier.No.3—Ce Voyaoe d'hiver, (fragments).a) Bonne Suit; b) La Girouette; c) Le Tilleul; d) Hive de Printemps; e) La Poste; fl Soleil d’IUver; g) I.e Jour de Veille, Schubert.— M.Rodolphe Plamondon.No.4 — Sérénade de Pasguin, Bemberg.MM.Platnondon-Pa-quin.zeme partie: No.5 — I.a Suit, i Chausson.— MM.Plamondon-Pa-i quin.No.6—n) A Saint-Hlaise (dernière oeuvre du maître dédiée à M.| Plamondon), Saint-Saëns, b) Chanson des Soisettes, Dupont, c) Nocturne, Chausson, d) Séguedille, Manuel de Falla.— M.Plamondon, No.7 Les Adieux de Wotan et l'incantation du feu, Wagner.— M.Ulvsse Paquin.No.8 I.e Trébuche!, Berlioz.— MM.Plamondon-Paquin.Au piano d’aeeompagnement : Mme Chaniberland-Paquin.€€ On ûà fum pantout1' British Consols Cigarettes O lO mr IS* Z2/wl5 20^25* s« Volome XV — No 228.LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI.27 SEPTEMBRE 1924 NOTRE PAGE LITTERAIRE PAYSANS est à tort que l’on fait le campagnard avare, (.eux qui jugent ainsi sont injustes.Pourtant Ils disent vrai s'ils nous appellent regardants.\lalheur à celui-là qui jamais ne regarde Si lannée est mauvaise ou son mur se lézarde! ht comment pourrions-nous sans souffrir gaspiller Let or dont chaque, grain durement est payé?L’insoucieux qui rit et dépense sans trêve Ne cannait pas le poids au sac que Ton soulève; Il n’a pas, comme il dit sans doute, regardé I n aïeul gémissant charger des sacs de blé; Quelques légers deniers tiennent en équilibre Les lourds travaux des champs où la faucille vibre.(Les Géorgiques chrétiennes) Francis .LUIMES.La Bretagne pour touristes si troublante, un sourire si mali* cieux, un regard ' .orofond que tout le mystère de l’Au-delà semble disparaître.Et lorsqu’une maîtresse vitre, en surplus vous entoure de ses violets brouillés, de ses bleus profonds, de ses verts adoucis, de ses ors fanés, vous amaraissez comme des guides de majesté.” Quel effort.et pour quel effroyable pathos! Des sphinx, entourés de violets brouillés, apparaissant comme des guides de ma-aesté et faisant disparaître, par un sourire malicieux, tout le mpstè-re de l'Au-delà! Il n’y a, de toute évidence, qu’en Bretagne que l’on peut voir cela: mais c’est dans la Bretagne poùr touristes où le maître de saint Thomas d’Aquin écrit un ouvrage du XVIIe siècle, el où les rivières descendent de leur embouchure.Pauvre Bretagne! Alexandre MASSEROX.(La Croix) Un portrait de saint François de Sales Le Canada Français SOMMAIRE DU MOIS DE SEPTEMBRE 1924 DOULEURS AU COTE GAUCHE ET AU DOS Autres maux commun* aux fem-foulagé» par le Compote Vegetal de Lydia E.Pinkbam Lachine, P.Q.—‘‘J’ai pris le Compose Végétal de Lydia E.Pinkham, car je souffrais de douleurs au c5- l té gauche et au dos, faiblesse et autres maladies féminine*.Cela a duré six mois.J’ai vu la réclame ; du Composé Végétal dans le "Montreal Standard” et j’en ai pris 4 bouteille».J’étais très malade; au- i jourdTiui, ma santé est ri améliorée fue je ne voudrais pas en manquer, i e me sers aussi de "Sanative Wash’’ de Lydia E.Pinkham.Je i recommande ces remèdes à mes vue de l’Université Laval, vient de i amies, et vous pouvez utiliser ma ' __ —oignage M.W.Rose, 680 rue Notre-Dame, Mme La Bretagne est, par ce temps de vacances, la terre chérie de.< touristes; ils la prennent d’assaut, par wagons et automobiles.Dans les “rentres d’excursion”, les hôtels refusent des clients, et, sur certaines lignes de chemin de fer, ils faut louer ses places huit jours d’avan- de saint Thomas d’Aquin, avec Albert le Grand, Dominicain de Morlaix, qui écrivit vers 1034 les Vies des Saints de ta Bretagne-Armorique.La légende de Trifîne se trouve dans la vie de saint Gildas, et la phrase “/uy avale la teste de des mtr ses places huit jours d avan- sus les espaules’’ figure à la page Cï P* «r«nde^P »Kps a la mode oeut être un sain!.V.— Chronique dramatique.— Au théâtre de la Chimère: René Sa-iomé.Une voix lorraine.Victor Brevet.Chronique du mouvement religieux.— Les lois laïoues et le sort des Congrégations: Yves de la Brièrr.VIH.— Revue des livres.Religion et piété; Mgr Pell.A.Bouys-*oiiie.E.Duplessy.A.Vuillenriet, C.Marcàult.H.Lanier.R.Gaell, B.\ allery-Hadot.— Philosophie: A.Aliotla.- Monographies: N.A.Carré.N .-— Droit ecclésiastique: L.Croiml, L.Bigault.— Oeuvres: J.Monti, N.,.Politique: E.Lagarde.J.Barthélémy.— Histoire: L.Rmirnct, !.Kerbiriou.nrmeesse de Metternich, L.Romier E.Dupont.H.de Maberav, M Harden.B.George-Gaulis.— Histoire politlqs’e: G, Buisson, J.Véran B Lambelin, J.et J.Tharaud.~ Questions sociale*: F.Montier, N.R.Laurent.Littérature et romans; {dans VEcho de Paris la figure de M.Jacob, F.Duhoureau.N .J.| Péguv icune, à la veille de son entrée à l’Ecole normale: bien, elle portait le numéro 70.La cellule du P.Samuel, comme elle est exiguë! Le petit studio où, en ce moment, j’écris ces lignes, n’est pas une chambre grande assurément: huit pas en profondeur et sept en largeur; mais en comparaison avec la cellule du P.Samuel, c’est une salle! A peine entré dans cette cellule par la porte étroite et basse, on heurtait le pied contre un vieux coffre peint en vert, auquel était accolé, contre le mur, une petite table à écrire.La fenêtre.petite et quadrangulaire, s’ouvrait dans une sorte de niche creusée dans l’épaisseur du mur sur lequel, à gauche de la fenêtre, était accrochée une petite étagère-bibliothèque remplie de livres.En dessous de l'étagère, le pied du lit dont l’extrémité supérieure s’appuyait au mur opposé; entre le chevet du lit et la porte, un prie-Dieu, sur la tablette duquel était posé un chandelier de cuivre muni d’une bougie pour lire le soir.F.t c’était tout.Non, il y avait encore deux chaises: une devant la table â écrire, et l’autre près du Ht.Longtemps, ce fut pour moi une énigme de sa voir où P.Samuel pouvait bien se laver, jusqu’au jour où je découvris que dans le renfoncement du mur, près de la fenêtre, il y avait une porte plus basse que l’ouverture de la fenêtre, et par cette norte entr’ouvrrte l'aperçus un petit réduit contenant les meubles de toilette strictement nécessaires dans le plus modeste format.Le P.Samuel ne faisait pas que de se laver lui-même: à l’occasion, il y faisait aussi le blanchissage de vs mouchoirs.Co fut nar un jour d’été tout ensoleillé, en 1917, que je découvris la ehese: m'étant assis à la lisière de In forêt, juste en face de sa fenêtre, ie le vis tout affairé en train de faire sécher ses mou-ciiotrs.Pietro et moi nous nous asseyons r.:»r le coffre dans la epjlutç dp p.Samuel et nous regardons le “chez, soi” du vieux Franciscain.pour le Rhume l toute* rUdesCourco | ierfefcthf, «foiafraejottr.Gauvin’s Cough ira?friMi*** * Pm.* aWM* A* T» A^timanyTM For CwglTcK rièSC".S ,'OOKSC.COUCH MSalUfcctM» al the Tlntiutd lap.IjS&laÿ* IM»: 35 cuts a toitit Prenez Garde au Rhume it de -'associer, sous les i loi, doiw défendre et leur» opinions.Ua Ré-de la victoire est la protons h - Français.Elle a le :re généreuse, libérale cl nftismn a dû se produire nètnoire de M.Millerand prononça la première coais.il ne put être ques-tn v reconduire à la fron-tn citoyen français parce ganiste Ni la loi de 1901 1904 ne contient un seul "ignifit ou indique rien ' - congréganistes sont l'amende et de prison s’ils ¦ ( (instituer hiccarchique-f ongrégation dissoute et an! membres de la Gonds exercent le ministère gnement.Mais le législa- U L’Eau Purgative RIGA SOULAGE LA CONSTIPATION T.llyV* pour Euchr» trmti, su r [ UTS PRODUIT*- ft IGA | t, St« Ctrdo, M»ntr*al.leur ne les frappe pas de bannissement comme des prétendants à la couronne royale om- impériale.Il ne leur interdit pas de résider sur le territoire français.Le bannissement ne se produit que par voie de conséquenee.Le congréganiste sir a contraint de passer la frontière s’il veut continuer de participer à la vie corporative de sa Congrégation et chercher dans un pays étranger la liberté sacrée nue lui refusent les institutions françaises.C’est ainsi que, durant les années d’avant-guerre, la Belgique hospitalière accueillit un total de ü26 communautés françaises, victimes de la proscription jacobine.Certain jour,, pu questionneur indiscret se permit d’interroger à ce propos le roi Léopold 11 : ‘'Voice Majesté n’est-elle pas quelque fieu/offusquée par cette invasion noire qui couvre la Belgique?—-* Mais pas du tout, répliqua le souverain : plus il arrive de braves gens dans un jiays, et mieux cela vaut pour lui.” Le propos est authentique.Nous le tenons d’un témoin qui Lavait personneUemênt recueilli de la bouche même du roi Léopold.M.Millerand ne veut pas que la police reconduise à ,Ja frontière un congréganiste qui aura combattu pour la France.Voilà qui est acquis depuis l’origine, même nour les coneréganistes qui n’auront jamais été mobilisés.Si les uns et les autres venaient à passer la frontière, c’est volontairement qu’ils la franchiraient.Mais la suite des dècla-cations de M.Millerand appelle une autre rectification importante.L’orateur du 7 novembre 1919 désire queTTeligieux* comme laïques aient le même droit de s'associer”.A merveille, et c’cst ce que nous-mêmes avons persévéramment revendiqué.Toutefois, s’il en est ainsi, on doit renonce» à faire l’éloge de Waldeck-Rousseau et de la loi de 1901, on doit combattre et réformer la législation que M.Millerand considère toujours comme excellente tt intangible.Le régime de 1901 consiste essentiellement à refuser aux Congrégations et aux congréganistes le droit commun d’association, et Waldeck-Rousseau appuya, nous l’avons vu, cette conception, sur des sophismes odieux qui justifient tous les ostracismes.Vouloir maintenir la loi Waldeck-Rousseau et vouloir procurer aux congréganistes la liberté commune de vivre associés, c’est vouloir à la fois deux choses contradictoires.La demande d’autorisation de cinq gongrégrations missionnaires A défaut d’un système général et cohérent pour organiser l’avenir, le Bloc national au pouvoir s’abstint de tracasser les anciens congréganistes et prépara, en faveur de cinq Congrégations de missionnaires (Frères des Flcoles chrétiennes, Capucins.Franciscains, Pères Blancs, Missions africaines), un projet d’autorisation limitée, qui rentrait exactement dans le cadre des lois de 1901 et de 1904.L’autorisation aurait pour objet exclusif la création de noviciats et de procures en vue des missions françaises dans les pays lointains.L'enseignement demeurerait absolument interdit sur territoire français aux cinq Congrégations élues.Mais, tout au moins, le législateur feur permettait de se recruter en France.La rédac^ tion du rapport qn faveur de ce quintuple projet fut le dernier et très noble labeur de la carrière de Maurice Barrés, A la difference de M.Millerand, M.Poincaré apporta au succès de l’affaire un zèle plutôt tiède.Des raisons toujours, excellentes motivèrent ajournement sur ajournement.Finalement, la Chambre du 16 novembre parvint au terme de son mandat sans avoir pu discuter le projet.Selon toute vraisemblance, la même majorité considérable qui, le 30 novembre 1920, se prononça pour le rétablissement de l’ambassade auprès du Vatican aurait pareillement voté l’autorisation limitée des cinq Congrégations do missionnaires dont Maurice Barrés plaidait si bien la cause.L’importance du nombre de voix obtenues à la Chambre aurait été un argument non négligeable pour triqm-pher des répugnances anticléricales du Sénat.La situation actuelle Quoi qu’il en soit, l’occasion a été perdue.Aujourd’hui, sous le ré-gime du cartel des gauches, il s’agit de tout autre chose que d’autoriser des Congrégations^ Il s’agit de pourchasser devant les tribunaux les religieux et les religieuses qui peuvent être coupables du délit de reconstitution occulte de leurs Congrégations dissoutes, et, consécutivement à cette première faute, coupables du délit d’enseignement congréganiste.Tel est le programme ministériel, approuvé i par la Chambre du 11 mat; telle est l'impérieuse requête de toutes les Loges de l’un et l’autre obédience maçonnique : Grand-Orient de F'rance et Maçonnerie écossaise.L’opération sera plus difficul-tueuse que ne paraissent le croire ses initiateurs officiels, car aucune : condamnation ne pourra se produire si le Parquet n’administre pas la preuve juridique de la reconstitu-s tion actuelle de la hiérarchie congréganiste sur territoire français.Eu égard aux conditions et situations présentes, il est peu probable que pareille démonstration puisse être fournie devant les tribunaux.Les poursuites judiciaires aboutiraient alors à un échec et à un avortement ridicules.Par ailleurs, les membres des Cou gré an tin ns dissoutes n’ont aucunement, croyons-nous, l'intention de faciliter la tâche de leurs pros-cripteurs en reprenant bénévolement la route de l’exil pour échapper à la désagréable perspective des poursuites ju 'iciairos.Si quelques exécutions nouvelles doivent avoir lieu, ce sera le gouvernement anticlérical qui aura l'embarras et .l'odieux do les conduire jusqu’au bout.Nous avons dit et nous répétons que les proscrits ne remonto-i ront plus d eux-mêmes sur la charrette.En outre, voici que les congréganistes anciens combattants, mutilés, décorés, sc dressent -contre la menace officielle qui ose leur con-tester.dans la France même pour laquelle ils ont exposé leur vie en des heures tragiques et sanglantes, le droit de jouir paisiblement des franchises èt libertés accessibles à tous les mûres Français.Ils ne j s’ejnbarrassent jms des textes 1c- Les principes de sécurité qui dirigèrent les fondateurs de cette banque et leur méritèrent un juste succès, guident encore la conduite de cette institution, et assurent à ses clients un service bancaire le’ plus sûr et le plus efficace.La Banque Molson 19 succursales sur l’ile de Montréal.JOSEPH JODOIN BOIS ET CHARBON 1805-1815, rue St-Dominique — Belair 1799 2000 LIVRES PAR TONNE C'est le moment d’acheter votre provision d’hiver, parce que le charbon est à son plus bas prix — Service rapide et bonne pesée.N’attendez pas; téléphonez votre 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envergure de 18 pieds et pèse 480 livres.Son rayon d’action serait de quatre heures et sa vitesse d'environ 110 kilomètres à l’heure.MAISON MONTESANO Doreur et Argenteur Réparations d’ornements d’églises Notre personnel comprend : MM.B.Uavalieri, B.Limoges et B.Montesano 117, RUE AMHERST Tél.Est 0471 Hurtubise, Pelletier et Gravel Llrenriês en comptabilité 90, RUE SAINT-JACQUES.MONTREAL Téléphone: Main 7818 Deux jeunes étudiants, Jean et René Gerneret, de Besançon, en villégiature à Clcrval (Doubs) ont découvert le long d'un chemin, en creusant le sol, les vestiges d'une villa gallo-romaine, qui fut cel'ie d'un chef du camp de Santoche, évidcan-ment, qui était tout proche.E4e paraît composée de trois pièces et un vestibule; dans ce vest Jbu e.une mosaïque plus grossière existe.On voit les murs de séparation des pièces, du moins le peu qu’il en reste, revêtus à la base d’une pierre rouge dans le genre de celle de RouTfaeh, mais cotte p.erre tombe en poussière.Dans la salie principale, qui a 4 ni, 70 de càté, ils trouvèrent une superbe mosaïque qui a été photographiée.La conservation de ces vestiges est due à ce qu’aucun arbre n’existait dessus et que le terrain était resté à l’état de pré.Une île qui disparaît G'est ia petite île d’Aix, située entre I*a Rochelle et Rochefort.M.Paul Ginisty en signale l’abondon complet.C’est là que Napoléon écrivit sa prem’èrc lettre où “comme Thcmistocle", i| demandait à s'asseoir au foyer britannique.L’île d'Aix, qui comptait jadis plus de 500 habitants, en compte aujour-d’htil à peine 150.Dans la campagne on ne voit mie chanws en friche, routes envahies par les herbes et fermes désertes, tombant en ruines.On a jugé inuti'e de (maintenir ht garnison d'art'Uerie, et tous les vastes locaux où logeait celle-ci sont auiotmd’hui sans destination.La maison mi’habita Napoléon [tendant les huit jours qu’il domeurn à l'ii'e d’Aix, avant de s’è’olgner à jamais des rivages frança's.cx^lc louiours.Elle est surmontée d’un aigle en pierre, oui fiV placé sous le règne de Napoléon 1IL RIEN N’EST SUPERIEUR AU BACON à déjeuner JAMBON “Triomphe” BEURRE “Triomphe” Marque Contant S.L.CONTANT 565, rue Marquette, Montréal MUSIQUE ’’musique - FRANÇAISE RAOUL VENNAT 642, Saint-Denis - - - - Est 3065 340 Ste-Catherine Est - Est 5051 (coin Notre-Dunic de-Iourdos) Dan» ntn Anneaux de Kiant.a Iles et de Mariage C'est la qualité qui primo J.A.EMONI) 243.Ste-Catherine E., Montréal PLANTES.ETC., ETC.) 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I «Ti» i « - • « ’ i imj/i iïui» ic ue i l mon.irtKioujt- Produi s du meme genre.C’est dalre français.Ce dernier journal done 1 industrie laitière qui doit élire les champions du ba-au parc rouparij spball pour le comté de Jacques- Le Canadien un portance à la présence de Zev.Dur sang de l'écurie Rancocas a fait une bonne course avant-hier à Aqueduct et il est rertain qu’il est prêt à livrer une dure lutte à ses adversaires.Il sera conduit par le jorkey M.Fntor, Everelt Haynes aura encore les guides tfu champion français et Clarence Kümmrc conduira le pur sang de M.August Belmont.Comme lors de la première classique, Wise Counsellor sera piloté par le jockey Frankie Keogh.PROGRAMME DE PIMLICO Baltimore, l.es champions du monde au hockey seront les hôtes de l’Hochelaga au parc Poupart, cet après-midi, los.Choquette qui est l’organisa-icur des joutes auxquelles le Canadien prend part, nous assure que Georges Vézina sera sur l’aligne-Imont du Canadien ect après-midi.! Autèle Joliat et Billy Boucher ont Cartier, dont ils sont les députés, Les supporteurs/du Saint-Martin et du Sainte-Rose, se promettent de venir en grand nombre encourager leurs favoris à la victoire et saluer en eux les champions du comté La- Mi I.Musty Garnall sera encore à son poste pour le Saint-Laurent, dans la deuxième partie; c’est donc dire avons le détecteur et enf n Tnmpli-ficateur à basse fréquence.Les courants produits dans l'antenne par les ondes électriques provenant du poste émetteur sont renforcés par les bobines et les condensateurs qui servent à l'accord de l’antenne.A leur sortie ils sont amenés au premier amplificateur à haute fréquence puis dans le transformateur à haute fréquence placé à sa droite, dans le second amplieateur à haute frequence et dans son transformateur puis dans le détecteur.dans l'amplificateur à basse fréquence, dans le transformateur à basse fréquence, qui se trouve à la droite de la figure el finalement dans F amplificateur à 'basse fréquence.Vous vous demandez sans doute pourquoi le transfommleur à basse fréquence est placé à la droite de son tube.En réalité le filage se fait du détecteur au transformateur puis à l'amplificateur et retic disposition des appareils n’est que pour facili 3 ans, $5.000.1 mille 1-4.Memorial Mauls.Steeplechase, handicap, 4 ans et plus, $10,000, 2 milles 1-2.Steeplechase Elk .rirfge, .1 ans, $10.000.2 milles.Les entrées aux classiques sui vantes ont aussi fermé hier; Nursery de Pimlico, pour être disputé dans le printemps de 1925.$5,000 ajoutés.Le Futurity de Pimlico, pour tire disputé en 1927.$40,000 ajoutés.transformateur a BASSE FREQUE NC E TRANSFORMATEURS IA HAUTE FREQUE LES sHî'M?.f’R0S navires a cabine* DU SERVICE nu ST-LAURENT (r compris tianspnrt d» Minutai p»r rhrtnlri d« ter» Qvfbre • Qurewtown - Llr,rpoo) .J üf.'- A "e'' Caroni& 16 ee' 15 nov.Carmanla Mnntrtal.Flymouth.t Horhourt-Londre* J f>rt.S nov.I* 15 nov.lo not.Antonia VusOuia Amluni» Montréal • Glasgow i “M ort.Qusamira " nnv- Saturnin 21 novembre A then la D« New-York à Cherbourg #» » Southampton oc* f‘: ort, Mauretania 51)11,tan.a Berengarla 3 ort.Ifi ort 21 octobre t S ort 16 octobre 11 ort.4 ort.9 oct.Ply mont h-Cher bourg-Londres Albania Queenstown .Liverpool ^ Laconi» Franconia JACK DU TELEPHONE BOBINE SECONDAIRE BOBINE A INDUCTION VAR IABLE BOBINE PRIMAIRE , .Londonderry 2 Ort * oet.11 octobre 25 Octobre t*« Ho* r un à Queenstown et ?oct.Glasgow Tuscan ts Lameronia Lntmniv i Assj rta ! iterpool Samaria Fig.2 LI'S PARTIIÎS DANS LES GRANDES LIGUES LIGIK AMERICA INK Washington .Boston .Johnson et O’Neill.A Chicago: Détroit .,.Chicago .W.Collins , DOO 000 010 1 7 (I (KM) 200 tine.S 12 modèles differents S Partout g $1.50 JJ ou ehez JOS.COTE.JJ IM.RUE ST-PAUL, J» Frais da post* paya» 5 trees des classiques de la réunion d’automne à la piste de Pimlico sont fermées hier et on en eonnaîtra le résultat dans quelques jours.___ _____ __________ Au cours de son prochain meeting.! fee! qui se sont livré île si excitait le Maryland Jockey Club offrira un montant de $223,000 et voici la liste des classiques qui seront disputées: “The Walden", 2 ans, $10,000.“The Pimlico Homebred”, 2 ans $2.500.“The Hopeful”, 2 ans, novices au moment cfe la nomination, $2,500 tes luîtes au cours de la saison qui s'achève, se rencontreront dimanche dans la partie finale de leur série, celle qui décidera du Championnat du Canada.Après avoir joué ____.,, .deux parties, les deux équipes riva- ?.l,r.n.s’ ^arris> Hasty les sont sur un pied d’égailüc avec onze points chacun.I^e club qui gagnera dimanche sera le champion Philadelphie, 27.Accules au mur et .bataillant avec désespoir, pour l’emporter sur les Sénateurs, les Yankees ont gagné la joute d’hier après-midi, à Philadelphie.Le résultat a été de 7 à I.Durant quatre manches, Gray s’est joué des Yankees, mais, à la rinquième, il a oerdu l’équilibre, et les joueurs de New-York en nro-fitèrenl pour enregistrer 5 points.Ils en firent 2 autres à la septième.I Chicago mais ils n'en avaient pas de bc-| pjit^burg soin pour gagner.Résultat détaillé: New-York .000 050 200 Philadelphie (KM) 001 000 PenocK et Bcngough; 8 15 1 2 I 3 Faber, 300 120 1Î)| HH 000 000 et Woodall ; Lyons et Crouse.LIGUE NATIONALE Pittsburg.27.Les Pirates, revenus,de leur tournée désastreuse DEPARS S DE NOEL De HaMfat.N.-K.t S DEC.SA TU RM A a ftlaMfow ?Depart H» f’ortlanrf.Mr.B dêr.8 DEC.ANDANIA à Plymouth* à ( lierbourp et À Londree DEC.( ARMANIA * Quranitaun ft a Livarpnnl Raur .«narignttnrnis romplrts, a adrrsirr * THE ROBMKl' HRFORD CO.LTD.Mon»-r«al.ou aunrrs dra ««rnis lorauv .I X ., ; I ILittorlcs.N’oi'tliorp et Codyt ou us ont etc éliminés de la course Ahmnn el Billings.Sene de Pimlico, l’âge devant |du Canada au jeu de crosse.On peut determiner la pesanteur.Tous les,donc s'attendre à une joute dure el âges, etene no t, fi furlongs; série .acharnée lorsque les deux c ubs se «•T/Tiln 2'J * ni'He 1-8, i disputeront le titre, lai population *3,1)00, $3,o00 et $4,000 respective- ôe Saint-Henri sera vraisemblable-mpi?i!; _ „ ment témoin d’une partie mémora- Ihe Ruxton , 3 ans.novices au ble.moment de la nomination.$2,50(1.! La partie de crosse sera précédée La Coupe de Pimlico, 3 ans et j d'une course d’im quart de mille, ou-*'.*• 910.000, avec $1,- verte a tous 5cs joueurs de deux clubs Perkins.WASHINGTON BATTU 7 10 0 t 8 2 Gray,! et i nu championnat, ont gagné deux bai'ties contre Chicago, hier après-midi, l.es résullats ont été de 9 à 3 et 10 à fi.Première partir .0000(10.300 3 10 3 00231210s 9 15 2 Batteries, Kern, Bush, Whee- ler.Hartnett; Krenw et Smith, Gooch.Deuxième partie Chicago .020(140000 Pitfsbiirg .Batteries.9 12 tt 2 10003042*- 10 15 ft Kaufmann, Bh*.ke et 000 additionnel pour l’entraincur du vainqueur, $500 à Pentraincur du deuxième, $300 à l’entraîneur du troisième et $200 à l'emtrai-neur du quatrièmè.Handicap Bowie.3 ans r| o!u*\ $10.000.J mille 1-2.Handicap d’automne de Pimlico, Le gagnant recevra un plateau bronze offert par la brasserie Ekers.Cette course a été organisée par M.Jules Picotte.sportsman bien connu de Saint-Henri, un enthousiaste du jeu de crosse.La course aum lieu à 2.30 heures (jolaire).Boston.27.- Washington a essuyé un dur échec hier après-midi, lorsque le Boston I a baitti par un résultat de 2 à I dans la première partie d'une série île quatre joutes, Comme New-York a gagné, les Sénateurs n'ont plus qu'une seule partie en avant des Yankees.Les Sénateurs ont aussi reçu un autre coup.Walter Johnson, le en j meilleur lanceur, a été touché par Rochester B,'literies, ki e! McKee; kr.O'Farrcll; Singer.Pfeffer et Smith, | Svnirusc A SSOCI ATI ON WIERH '.A 1N E A Minneapolis.Louisville .FJ 15 t Minneapolis 8 12 1 BaUpries.R u lin.Hollcv et Schultz, Hammond, McGraw, Ni-chaux cl Sengstock.Deuxième partie Louisville .5 Minneapolis .7 A Milwaukee.Toledo „.Milwaukee.» i / t Batteries.Canavana, Naxlor e* Mgui'cst; Willoughbv.Wilton, Pott el Shiniiull., INTER.NATION VLK A Buffalo.Toronto .03300102002___ Buffalo .07010010000— Batteries.Judd el Proffitt, Lepci'd, Biemlller, et MeAvoy, A Rochester.11 23 2 9 15 * McNei l ; Reddv - (103020020 7 8 1 .0000(1021(1 - 3 9 :> Reinhart.Grnbolys-r Gressel.Wisner ct !.t-‘ Le Canadien de Saint-Henri Batteries, et 7 I , 3 , Sebmidt; une balle au roude, et il a apparemment été gravement blessé.Mar-berry a lancé la huitième manche contre Boston.Après 13 vict'oires consécutives, Johnson a paru romme vaincu.Résultat: Edmondson et WV|s.A St-”aul, tndiananolis .s n | Saint-Paul .8 3 | Batteries.Burwell et Krueger f'arlb et Dix^n.A Kansee Citv, Columbus .I lu 5 Kansas City.9 Ifi ( Dimanche avant-midi, à 10 het res, assemblée générale spéciale do' club de • aouctlc le Canadien, 't Saint-Henri.L’on discutera du euchre annuel rui a ira lieu le (i novembre.L’on teminèra aussi les préparatifs de l’assemblée générale pour l'élection des officie'" mil aura Met» mertredi de la scttai-A prorhatne.Tou* les membrew alil invités jioiir ttimancJi*.G uii & MONTREAL.SAMEDI IÆ DEVOIR 27 Septembre 1924.DE5 Enfanta A RECITER ORA lJ: labora A mes confrèrês.Dans vos jours dp malheur, dans vos jours dr souffrance Ecùutèz, mes amis, en gage d'espérance, La voix de Dieu qui dit : voilà Où de vos maux cruels et de toutes vos peines Vous vous Consolerez; pour les fautes humaines Mon tabernacle est toujours là!” 0 vous, qui bullotés par la vague du monde.Qui risquez de périr et de sombrer dans l’onde.Voyez ce phare lumineux Suspendu par Dieu même, allumé par les anges.Venez, venez prier! Et les saintes phalanges Conduiront votre barque aux deux.Travaillons, mes amis, travaillons sans relâche; Peu d’instants sont à nous et rude est notre tâche, Toiit notre traimil est compté.L'oisiveté n’est pas pour la nature humaine.Car chacun de nos jours est un flot qui nous mène Vers le port de l’éternité.Marcel de CLEVES.7 sept.1924.CAUSERIE DE LA TANTE AUX AMIES DE.L’AIGUILLE Je sais qu'elles sont nombreuses parmi mes charmantes nièces ces amies de l'aiguille ouvrière, de l'aiguille qui peut, dirigée par des doigts agiles et industrieux, transformer un lambeau d'étoffe en un vêtement chaud et confortable, faire que la toile, le coton ou la soie aillent remplir tes armoires de jolie et ntile lingerie, et même inspirée par le goût artistique cet humble filet d’acier accomplit des merveilles en nous donnant ces dentelles, ces broderies magnifiques dont nous admirons la délicatesse ci le fini parfait.Voilà un peu etc ce que J'habUe ouvrière execute avec son aiguille, cette amie, cette conseillère, celle aide que des rehtes même n'ont pas dédaigné de faire la compagne de leurslotsirs.\’est-il pas vrai qu'en se servant de l’aiguille nous nous trouvons, chères nièces, en bonne compagnie?Et si maintenant, on emploie ce si petit, mais si nécessaire instrument de travail à la confection d’habits pour les panures, les souffrants, ou si on met l'habileté de doigts de fée au service de Dieu, en travaillant à la lingerie d'église on à la garde-robe de ceux que Dieu a choisis pour ses apôtres, pour les dispensateurs du pain évangélique dans les contrées infidèles, que noble est alors la tâche de l'aiguille.et de celle qui la conduit! C'est ri cette noble mission, chères nièces, vous, les grandes surtout, qui ne fréquente: plus les classes, que Taule vous convie aujourd'hui.Vous pouvez vous constituer les aides des ouvriers évangéliques en vous faisant vous-mêmes ouvrières wlon-taires des missions on, si vous ne le pouvez encore, en enrôlant dans celle vaillante armée du travail, vos mamans et vos grandes soeurs.Je devine sur vos lèvres une interrogation à laquelle, immédiatement.je donne réponse.Vous ave: — quelques-unes du moins entendu parler de /'Oti-vroir ties Soeurs Missionnaires «le l’Iinmaculée-Conception dont les séances ont lieu tous les mercredis, à deux heures de l’après-midi, dans la salle des reunions à leur Maison-Mère, 314, Chemin Sainte-Catherine, Outremont?Eh bien! ces séances de coulure, interrompues durant la belle saison, recommenceront.mercredi, le ter octobre, sous In direction des dévouées Soeurs de l'Immaculée-ConcepUon.Tout eomme Tan dernier, on g emploiera les ouvrières du bon Dieu à pourvoir ses apôtres, les prêtres et les etudiants du Séminaire Canadien des Missions Etrangères de la lingerie nécessaire, lies ornements religieux pour les besoins du culte au Séminaire et dans les missions lointaines où avant peu ces ouvrières du Seigneur iron! travailler à la moisson des âmes.I.'an dernier, les Dames de TOuvroir ont accompli de vraies merveilles, lanl pour ta qualité que pour la quantité des travaux exécutes.I.es Soeurs Missionnaires de Timmaculée-Concep-lion n'attendent pas moins de la générosité des âmes de bon vouloir, cette année: même.leur local, étant devenu moins exigu, vu le départ des novices pour la nouvelle maison de Pont-Viau, avoisinant le Séminaire des Missions Etrangères — elles seront heureuses de recevoir un plus grand nombre d'au vrières de la Providence, t on* en parlerez _ à vos mamans, à vos soeurs aînées, dite», rhères nièces.Même, il n esl nom interdit d'en dire un mol n vos papas, à ions les parents et amis qu’intéresse In belle oeuvre des missions.El n'intéresse-t-elle pas foute âme vraiment désireuse a étendre le règne de Jésus?— Ceux et celles qui ne pro vent fournir l'apport de leur Ira voil.ont à leur disposition un autre excellent moyen cTanoir pari mi travail des Dames de TOuvroir ¦ TOuvroir est eomme Tafctier de V-Josevh.sous la protection duquel i' csl placé: il attend que des âmes charitables fournissent aux ouvrières la matière première pour leur travilit.C'est dire que toute offrande: argent pièces d'étoffe ou ae lingerie, fil, etc., sera recueillie avec gratitude par les Révérendes Soeurs, directrices de TOuvroir.Je sais que l'appel de Tante ne sera pas vain, et que mes gentils neveux et nièces iroudronl faire tout en leur pouvoir pour gagner ri la cause des missions de nombreux fournisseurs et des ouvrières non moins animées de zèle et de dévouement.Celui qui a promis la récompense pour la moindre obole, n aura-t-Il pas, pour les aides de ses apôtres des trésors incomparables de grâces et de bénédictions?Tante ANNETTE.COURRIER Jean ' Canada.— N’ouMier j>as que Tante sera toujours heureuse de vous lire et de vous entendre parler de vos études.Au revoir cordial.* + * .îasette de B, — Un bonjour des plus affectueux en attendant une plus longue causerie et le meilleur souvenir d’une Tante qui vous aime bien.* * * Andrée rie Fontellé.Vous avez bien fait de venir! vous serez des nôtres désormais, et qui sait, «peut-être apporterez-vous voire cotl"abo-ration au “coin” que vous aimez, dites-vous?On vous y aimera, soyez-en sûre, petite Andrée et toujours vous V serez accueillie avec grande joie.Au revoir cordial, donc?* * * Ma rie-Ange des !.— Revenez encore causer avec Tante qui vous envoie son meilleur bonjour.* * * Feu-Follet.— Tante ne vous oublie pas et vous dit un cordiat au revoir.^ ^ _____ T.A.L’UTILE ET L’AGREABLE REPONSES AUX QUESTIONS 1.Ua Société Salnt-.Iean-Baptis- tigny en fut grandement édifié et avec raison semble-t-Ml Le dimanche, un chrétien, demeurant au même endroit que Gaur-hori, vint ft la mission.“Cela me fait de la peine, lui di«-je, mais nous ne pouvons pas te donner à manger.I] n’y a que les catéchistes qui soient nourris ici”.— «Mon Père, me rèpond-il, vous le savez, j’ai perdu deux enfants.Mon troisième et dernier enfant était mourant; j’ai alors fait la voeu s’il était guéri, de ne manger le dimanche qu’une seule fois, jusqu'à la fin de ma vie, et de réetter mon rosaire chaque dimanche.«Mon enfant a guéri; j’ai mangé en chemin, je ne prendrai plus de nourriture aujourd’hui, J’accomplis mon voeu”.Je traduisis ces mots à mon compagnon, et j’ajoutai: “Que pensez-vous de cela, Père deMomligny?Le Père ouvrait des grands yeux”.(Extraits d’une lettre du P.Desrochers.Annales de Saint-Joseph).* # % UNE ENFANT PEU AVISEE Simpllce revenait d’un voyage fait en chemin de fer.Une de ses joues S r os sic indiquait un violent mal de ent, résultat d’un coup d’air qu’elle avait, disait-elle, pris dans le compartiment où élle se trouvait.— Figurez-vous, racontait-elle en naissant, que je m’étais placée près _’lune portière dont la vitre ne «pouvait se relever, et que là je recevais en pleine figure tout l’ai’r qui s'engouffrait.— Mais, ma pauvre enfant, lui dit sa mère, il fallait changer de place.— Changer de ptlace?Et avec qui?J’étais toute seule dans le corn, partiment.9|C éjff FETE DE SAINT MICHEL, LUNDI LE 29 SEPTEMBRE Saint Michel fut le premier champion du droit contre le premier orgueilleux, le premier ambitieux, le premier qui eut l’étrange prétention, sans motif, san* provocation, étant au contraire comblé de biens par Dieu, de vouloir se mettes- au-dessus de tout, über allée.Lucifer, au-dessus de tout! Lucifer au-des-sus de Dieu! de SaintCvr, elle est déridée s y faire pénéireiv avec elle un rayon de bonne humeur.“Il faut égaver l’éducation des enfants”, disait-elle; c’est un des principes de sa péda-gogie.Toute cette passion .sans doute, est plus terme que tendre.Ayant toute sa vie vèru de contrainte, habituée h veiller sur ses moindres oaroles, sur ses gestes, sur ses regards, même à Saint-Cvr où elle a-nime tout autour d’elte.elle reste froide et maîtresse d’elle-même.S’il serait rigoureux de dire uue la grâce manque à scs attachements, ce qui assurément y domine, c’est la solidité.(Gréard) LE CONFESSEUR* DES CRIMINELS On rencontre parfois, même dans son entourage, des pécheurs endurcis, à qui leur conscience reproche cependant leur vie honteuse, mais qui ne savent comment secouer le joug de leurs passions.Il ne leur faudrait peut être qu’un peu de courage, la rencontre d’un prêtre qui leur inspire confiance, qui les encourage par des paroles miséricordieuses à faire une bonne confession.Ces pauvres âmes voudraient un confesseur “extraordinaire” spécialisé dans ce genre de cures.Les Romains du d but du XVIIle siècle connurent un de ces confesseurs, mais, grâce à Dieu, il en est encore, et pas seulement à Rome, qui paraissent accomplir de vrais miracles dans l’ordre surnaturel: ce fut le bienheureux François Ga-luzzi.Jésuite.Triste de tempérament, il devint, par sa volonté et afin de faire plus rie bien, le confesseur le plus affable.I.es jeunes gens assiégeaient son confessionnal.Mais les nécheurs étaient l’objet de ses prédilections.Quand un criminel condamné à mort ou un malade en grand danger refusait avec obstination les derniers sacrements, vite *'•' allait chercher le P.Galuz-zi.Il arriva que des pécheurs, entendant parler de cet homme extraordinaire à nui, disait-on.nul ( ne résistait, allaient le voir quasi i par bravade, ajoutant ainsi une fau- 1* 1 lunn < i /1 r* I < i c gligent U prière et les exercices de j piété, et ne veulent plus entendre parler de religion ni de ver‘u.Tu as appris à détester davantage le péché et le vice, et à chérir la vertu.Dieu nous a tous consolés; a-près tant d’afflictions il a changé en joie tous nos chagrins.Ah! rappelons-nous toujours que sa sainte providence sait diriger toute chose pour le mieux; même au milieu des plus grandes infortunes, soyons loujours convaincus que nos souffrances auront leur terme; que Dieu peut à chaque instant changer nos douleurs en félicités, et que le jour viendra où nous lui rendrons grâ-ces pour les épreuves qu’il nous aura envoyées.Oui, certes! tout ce qu’il fait atteste sa sagesse et sa bonté paternelle.Que son sain* nom soif béni pendant toute l’éter-:iitr ! — "Ainsi soit-il!” s’écria le major; et Mélanie répéta: “Ainsi soit- (Fin.) Nous commencerons samedi prochain la publication d’un, nouveau Ôr, Lucifer avait une pleine cons- j te ^ beaucoup d’autres, bien décidés cience de son ingratitude, de sa ^ rester dans leur triste état, et ils s’en retournaient convertis.Un fait qui se repodruisit plusieurs fois montre combien le démon et le res-nect humain sont puissants : le Père est appelé près d’un mourant, mais il arrive en retard : «le curé de la paroisse a déjà confessé le malade et est reparti pour chercher le saint Viatique : le moribond s’écrie tout à coup : “Mon te.* * * 2, Blanche de Las tille mère de Louis IX (saint-Louis).* * * 3.Pelits olous.« * * Ont répondu aux dernières devi-j encore un nom qui «lui fut propre, nettes.Jeanne DeBlois.Ixmis.anne Aussi, quel ne fut pas l’étonnement Lôté.Québec.Daniel Proulx, Fra- du révolté, lorsqu'il vit se dresser serlille.Marie-Ange Champagne, devant lui ce chétif adversaire, cet Saint-Gérard des I^aurentides.! inconnu au cri retentissant de Mi-* y * noirceur, de sa folie.Dans «la clairvoyance sans ombre de son intelli-gence de pur esprit, il vit la guerre épouvantable qui suivrait sa révolté, la lutte formidable qu’il aurait à soutenir conter les légions du Tout-Puissant.Il savait les conséquences, irréparables, éternelles, de sa défaite.Mais l’orgueil le tenait, l’orgueil l'emporta.Sciemment, sans excuse, sans justification possible, il lancera le traité d’amour éternel qui l’unissait à son Créateur, et, par un acte pleinement délibéré de sa volonté perverse.Lucifer brandit l'épée de la révolte fit entraîna à sa suite des légions de purs esprits, sècriant: “Quo non ascendant! Où ne tmonle-rai-je pas?Je poserai mon trône au-dessus du trône de l’Eternel.” * * * Mais le grand, le puissant, l'éclatant “Lucifer”, le “porte-lumière”, lui que Dieu destinait, sans doute, à porter un jour au monde le flambeau de la vérité, “Lucifer” l’illu-minateur, le soleil des intelligences, s’était trop absorbé dans la contemplation de son moi orgueilleux.C’est pourquoi il n’avait pas remarque, dans la foule des esprits célestes, un archange bien inférieur à lui en puissance, en gloire, en beauté.Comme tous ceux des esprits célestes à qui l'Eternel n’avait pas encore donné une mission spéciale, l'humble archange n'avait pas même PENSEE Si j’aime ma patrie, je dois «l'aimer en faisant mienne* les vues de Dieu sur e’Ie, en travaillant de toutes «nies forces à leur réalisation (Le Messager du Sacré-Coeur>.y «a * feuilleton qui ne manquera pas d’intéresser tous nos jeunes lecteurs.Ne manquez pas de le lire attentivement.Coupon bon jusqu’au Sam.le 4 oct.1924.A inclure avec les réponses aux concours, et avec toutes les lettres à ‘Tante Annette”.Adressez : “Tante Annette”, le DEVOIR, Montréal.Bulletin du“Service de Librairie du “Devoir” Les Français au Canada (même auteur) .Une maîtrise d’art en Canada, Emile Vail- lancourt .Selon Went, Marie La- moureux .Causerie sur l'Hygiène, Dr Hector Palardy, volume relié toile Plus qu’elle-même (roman canadien), Luc Bérard et J.-Albert Foisy .Vade-Mecum de l’employé de bureau, Ad- jutor Fradette .La loi d’adoption d» 1924.Léo Pelland .Henri Bazire, apôtre social.préface Henri Bourassa .La question ouvrière au Canada, Arthur Saint- La cure au lait, traduction l’abbé Bois .Questions scolaires, Mgr Ross L'Oublié, Laure Co- Père.deouis longtemps, toutes mes t1,31* .¦.confessions ont été sacrilèges, g Silhouettes canadiennes compris celle que je viens de faire." Et aussitôt, il reprend l’aveu de ses fautes et met sa conscience en règle.Le Père était si bon.qu’à certains grands pécheurs d n’infligeait que des pénitences légères, prenant nour iui le supplément, c'est-à-dire la plus grosse "art.(Fête du bienheureux François Galuzzl, 7 septembre.) (même auteur) Angeline de Monlbrnn (même auteur) .L’obscure souffrance (mèmè auteur) .Pour qu'on aime la géographie, Emile Miller Mon voyage autour du monde (même auteur) broché .POUt LE CONSEIL REPASSAGE.Sur la planche a repasser pas de lainages qui gardent l'humidité; sec le llntgr s’y repasse mal.Dessus on met un bon double d'ouate — une livre suffit puis une épaisseur de flanellette; on recouvre le tout d'une épaisseur de mousseline fine ce qui donne une excellente surface pour repasser.* * * DEVINETTES I l/c Premier plusieurs foi* se ri'riète dans Lan, L'Autre, en agitant l'air se transmet à “oreille, Le laboureur aetvf rl dsi Tnut, partisan.Pour remplir ve* greniers, dès ’aurore s’éveille * * * 2.Mes parents sont loin, mais je reçois une orange.Prouvez qu’elle m'en donne des nouvelles.* * * X Quel est lie poisson qui tient lieu d’échelle quand on abat les ç«-El?Quia ua Deus?Qui est sem triable à Dieu?L’archange «anonyme s’était lui-même donné un nom.en prenant la térie des légions angéliques demeurées fidèles au Tout-Puissant.* * * Prions ce grand archange d'être notre défenseur contre les ruses du malin esprit, honorons-le tous les jours, et spécialement mardi, où l’Eglise célèbre la fête de ce clieL des bons anges, en même temps que ceile dé ses bienheureux compagnons.__, A TRAVERS LA LITTERATURE L’OEUVRE DE MADAME DE MAIN TENON L’oeuvre pedagogique de Mme de Maintenon n’est peut-être pas irré prorhablr; mais, quoi qu’on en ail | netite file, del «' rc * - m dit, .1 faut s'incliner : rVst un mai ' POUR LES FILLETTES RECETTE Tomates vertes tnarinées.Hachez.quatre terrinées de tomates vertes et quatre gros oignons; mêlez une tasse de gros sel et laissez reposer une nuit, puis couvrez avec vinaigre, et ajoutez une tasse de raifort râpé, une tasse de cassonade, deux cuillerées à soupe de clou, deux de piment et une de poivre noir.RECETTES SALSIFIS ET POIS VERTS Après avoir fait cuire les salsifis à l'eau bouillante et salée.Inis-sez-les refroidir, faites-les frire.Scr- ; ver, bien rhaud.après les avoir sail- i poudrés de sel.On peut aussi les naigner dans une pâte avant de les j mettre dans la friture.Les scorsonères s'apprêtent de la ; même faron.Les salsifis et les scorsonères j s'emploient dans «fivers ragoûts.* * * On fait bouillir les pois jusqu'à ce ou’iis soient cuits, on ôte l’eau, et on aloute un morceau de beurre acr—wgyoivre et sel.On peut aussi les mettre dans une sauce blanche, ou avec du vinaigre au goût- Feuilleton du “Coin de» jeunes” LA .IEUNE~ MUETTE (Suite) “Vous l'avez tiré soin et sauf de la fosse aux lions.O Dieu, notre Père daigne/* au.jourd htn avoir également pitié d une pauvre fille; dèlivrez-moi de ces !i-plus fern- e^rtonné L’ins bleu J.-E.(roman Lari- cana- noi HUILE D’OLIVE DE PROVENCE.EXTRA VIERGE.GARANTIE PIRE Exigez la marque HILAIRE FABRE PERE & FILS.SALON DE PROVENCE, FRANCE.Dépôt en gros è Montreal; J.-A.SIMARD & CIE.6 St-Paul Eat.Représentant pour le Canada ÆRNEST LEGARE 138.St-Pierra.à Québec.^ DE TOUT UN PEU Chez Bengalis.Un catéchiste.Gaurhsari demeu* tre.Elle était née institutrice; de bonne heure, elle s’essaye à sa vo- | ration; à Saint-Cvr, elle la remplit pleinement.C'est’ dans le détail de ses instructions qu’il faut la suivre « pour apprécier ia direction non vplle qu'elle imprime à l’éducation ; de son temns.Bien de ce qui tou- l che à ses enfants ne lut est îndiffé-j rent; elle se préoccupe du menu de « leurs repas comme nu programme de leurs études, du développement de leur taille comme du tour de leur caractère.Elle est au dortoir à l’heure où l’on se lève; elle arrive dans la classe à l'heure où on Tat-jtend le moins, et, à peine rentrée, elle prend la direction de la leçon.ran* à 49 milles et venu j Trieds *r- ¦ Elle se plftlt ft ces instructions com-1 salut d'avoir eu à dép .- - - i - - « j.—JH., i i-—« - —«- a i« (tcrmfr et tant | a un peu en retard Nous étions vur la veranda, le Pè«r* TV-Montigny et mol.Cet homme avait travaillé sou* moi.i] était demeuré six mois s l’école des catéchistes; cependant il passa devant nous sans venir nous saluer.Il alla d’abord présentir ses hommages à Jésus au tabernacle.Il vint ensuite à nous et nous baisa la main droite.Cest ilenr manière d'agir quand ils rencontrent le prêtre.Ce catéchiste venait d’accomplir un acte très difficile, Aussi accomplir >1 te Père munes, elle en a laissé des modèles.Elle ne recherche nas moins le* entrétiéns particuliers; elle connaît le passé de chaque élève, son esprit, ses idées, et ce qu’elle dit porte juste sur le point qui appelle le conseil.Les qualités ne sont pas toujours cé oui l’attire lè plus; elle aime tout en ses chères filles; vertu» et défauts, efforts et défaillances, leurs travaux, leurs ébats, tout, jusqu'ft deMon- leur poussière.En cassant le seuil ccx qur ceux des forcis.Daignez envoyer un ange à mon secours.“Kh bien! le bon Dieu a exauce mes nrières, ü m’a envoyé bien repliement un ange libérateur, et c’est mon cher oi»«'le.ton Ircre bicn-aimc.Oui, -éprit i« piesise mère, oui, le Dieu dp bonté » montre sa divine miséricorde envers nous tous.Il a permis nue toi, nui chère enfant, hi me fusses enlevée pour que tu eusses Torcasion «le sauver la vue a mon frère, et toi, cher frère.Dieu l'avait conduit dnns cette taverne de voleurs pour devenir le libérateur de ma fille chérie.Quant à moi.je reconnais auiourd’hui combien il a été profitable pour mon " • " ’orer si long- temps la perie du qui m’efait resté; car j ai prié davantage et avec plus de ferveur; les désirs de mon âme se sont mieux tournés vers l’éternité.F.t toi.ma viere dien) Gaston Chambrun, J.-F.Simon (roman canadien) .Le médaillon fatal.Andrée Jarret (roman canadien) .Comment ils ont grandi.Joyberte Soulanges, volume cartonné .Dollard (même auteur) broché .cartonné .Feuilles é/wirses.Irise, volume cartonné .Gloire à Dollard, pièce à grand spectacle, R.P.Julien Perrin, P.S.S.Che: vos gens.Adjutor Rivard, broché .cartonné .Che: .Vous (même auteur), broché .cartonné .Sotre légende dorée, par un Frère Mariste, broché .cartonné .Les Irais combats du Long-Sanlt, l’abbé Arthur Guindon, broche cartonné .La mission de la mère, Fadette .L'Exploit de Dollard.l’abbé Paillon .Si Dollard revenait.Tah-be Lionel Groulx .Refrains de Chez Sous Refrains canadiens .Les deux réunis en un volume eartanné Conférences et Discours par l'abbé G.Bourassa Sur le chemin de Sion, par l’abbé Arsène Goyet te Sur le chemin de Damas, (même auteur) .i Sur le chemin de Rome (meme aulcuri .France A tlalie par Toh-hé Antonio Huot .Chez nos frères 1rs 1-codiens.par l'abbé E- ruile Dubois .Sur les remparts, par l’abbé Edouard-V.Liu vergne .L'homme tombe, roman canadien, par Harm Bernard .Dictionnaire du bon langage, nar l'abbé Etienne Blanchard L'Histoire acadienne, par l'abbé Lionel Groulx .La tragédie acadienne.par Henri d’Arles mp- Fran- toir CO .50 .60 .50 .50 .75 .80 1.50 1.60 .90 .90 ,60 .65 .40 .43 .25 .28 .50 .55 2.50 2.50 .25 .25 .75 .75 .85 .90 1.00 .60 .70 1.25 1.35 .60 .60 .75 .75 25 .28 .25 .28 .25 .28 .75 .75 .35 .40 .50 .55 .75 .75 .25 .28 .35 -33 .45 .45 .35 ,35 .45 ,45 .35 .35 .45 .45 .35 .35 .45 .45 .10 .10 .10 .10 .10 .10 .10 .10 .10 .10 .25 .25 .75 .85 .75 .85 .75 .85 .75 .85 .50 .60 «75 .85 1.00 1.10 .75 .85 .75 .85 10 .12 chère fille, il te 5fra salutaire aussi t La déportation des Aca-d’avoir été contrainte de passer! diens (mèma auteur) .10 .12 quelques instants de ta jeunesse au S’adresser au Service de librairie du milieu des méchants et des impies.''Devoir”, case postale 4020 Tu as pu te convaincre par tes pro- TELEPHONE : MAIN 7400 près veux jusqu’à quel degrc d’ib- Prière d'arcompagner toute eom-jection et d« perversité peuvent ar- mande d'un mandat, d’un bon poa-river ceux qui.oubliant le SeigneiMtal ou d’un ehèqua payable an pair et «es «ilvins commandemerris, nà lft Montréal.Téléphone EST 8000 STOCKdeBANQUEROUTE d’Etoffes à Costumes et à Manteaux de la Bland Company Limited, manufacturiers de vêtements de haute ualité, que nous avons acheté à .50 ans la piastre et que nous mettons en vente lundi à des prix de grandes économies.3 DRAP POLO Texture tout laine; 54 pouces; tissu favori pour manteaux d'automne et d'hiver; nuances: sable, gris, brun photme, marine et noir; régulier 2.95 la verge, prix de vente.1.89 DRAP VELOURS Texture tout laine; 54 pouces; moyenne pesanteur pour costumes d’automne et d’hiver; nuances: sable, taupe, verl amande, bleu et noir; régulier 3.50 la verge; prix de vente_1.59 VELOURS DUVETTNE Texture tout laine; 54 pouces; un tissu à manteaux le plus en faveur de cette saison; grande variété de nuances les plus en aogue ainsi que noir; régulier 3.95; prix de vente.2.69 CARACUL NOIR Texture de 48 pouces, très en demande pour petits manteaux courts, genre jaquette, garnitures, etc., etc., régulier 3.95 la verge; prix de vente.2.95 CREPE DE CHINE Tetxure tout soie importée; 40 pouces; très bonne pesanteur spéciale pour blouses, robes et sous-vêtements; variété de nuances et noir; régulier 2.00 la verge; prix de vente 1.29 VE LUTIN A A COSTUMES Texture de 36 pouces; surface d'un beau fini chiffon brillant; qualité garantie ne pas s’épiler; «teinture Worrall; nuances; gris, rouge vin, brun phoque, bleu marine et noir; régulier 3.50 la verge; prix de vente.2.29 CROISE POIRET Texture tout laine d’importation française; 50 pouces; bleu marine seulement; très en demande pour jupes, costumes ou robes; régulier 3.50 la verge; prix de vente.1-89 ETOFFE REVERSIBLE Texture tout laine; 54 pouces; nuances; sable, gris, bleu paon et brun phoque, avec envers quadrillées à même; régulier 2.95 la verge; prix de vente 1.89 SERGE Texture tout laine tissée serrée; 54 pouces; nuances marine et noir seulement; qualité recommandable pour la durée: régulier 1.69 la verge; prix de vente .89 TRES SPECIAL HOMESPUN (étoffe du pays) tout laine; 54 pouces; tweed nouveau aussi dans un choix de dessins et de nuances; régulier 2.00 et 2.49 la verge; prix de vente.98 VELOURS LYON NOIR Texture de 18 pouces; magnifique qualité appropriée pour les chapeaux, garnitures, etc., etc., régulier 2.00 la verge ; prix de vente.1-29 CREPE CANTON Texture de soie; 38 pouces; tissu de très bonne qualité toujours en demande pour jupes ou robes; grand choix de nuances et noir; régulier 3.95 la verge; prix de vente.2.49 SATIN CHARMEUSE NOIR tout soie; 36 pouces; surface d’un beau fini satin brillant; pesanteur spèciale pour jupes ou robes; régulier 2.95 la verge; prix de vente— 1.85 SOIE PAILLETTE NOIRE ; 36 pouces; surface d’un beau fini lustré brillant; texture garantie ne pas se couper ; régulier 1.95 la verge; prix de venté.98 SATIN DUCHESSE tout soie; 36 pouces; qualité garantie; régulier 2.95 la verge; prix de vente.v .1.89 —Au rez-de-chaussée r LAINE 1000 Ibs de LAINE Velvo.à 4 brins; appropriée pour chandails, carpettes et toutes sortes d’ouvrages de fantaisie; nuances: blanc, gris, citrouille, brun, pigeon, peau de porc (pigskin), rose, campanule (blue bell) bleu Saxe, jade, narcisse (daffodil), pêche, cardinal, écarlate, rouge feu, etc., qualité de .15 et .19 la balle d'une once, pour.09 —Au rez-de-chaussée Nous continuons demain notre grande vente de parapluies pour dames; bonne qualité de fil et soie; grandeur 23 pouces; monture paragon; nuances: vert, violet, bleu marine, noir, brun ; choix de jolis manches.2.98 -Au rez-de-ohaussée Deuxième journée de noire grande vente de gants courts, pour dames; tous sont finis avec jolies rayures sur le dessus; 2 fermoirs; nuances: castor, pongée, gris, mastic, brun castor et beige; pointure: fi à 714; la paire.69 —Au rez-de-chaussée Assortiment le plus remarqua- j no bledelOOO Robes de Maison',;,0 assorties, valant 2.98 et 3.49 votre choix à .Cet «chat a rti1 conclu «pacUlcmcnt pour cell* vente, âpre» de nombreuses démarche» nécessaire» pour pouvoir voit» offrir une va («sur sans précédent « un prix ie plus ba* «ju'il nous soit possible de vous offrir Noter bien que dans plusieurs ans ce* robes sont marquees à molm qu» Je coût de.Is manufacture, et qu’il ne vous sera peut-être pas possible, d’ici longtemps, de pouvoir vous en procurer d’aussi pratiques et d’une qualltt aussi durable.A un coot si minime Vsriétt de.plu» de lÔP modèles différent», d’un afin de* plus attrayants.Toutes sont en guingan soit è dessin» quadrfllé», ray*» nu d effet plaid; 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