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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 11 octobre 1924
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1924-10-11, Collections de BAnQ.

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Volume XV — No 240 MONTREAL, SAMEDI, 11 OCTOBRE 1924 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la ooite: Edition quotidienne CANADA.MM EUts-Unls et Empire Britannique .18.6# UNION POSTALE.fl0-00 Édition hebdomadaire CANADA.82.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.83.M Directeur : HENRI BOURASSA DEVOIR Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST MONTRCAU TÉLÉPHONE* Main 74ê0 SERVICE DE NUIT sKMsetlon, Main 8181 Adminlctrattea, Main (188 FAIS CE QUE DOISI Le cas de Wembley Quelle fut la part faite là-bas au français?— Etiquettes, brochures et fonctionnaires — Un nouveau témoin — Quelques points d’interrogation.Le cas de Wembley, c'est, en ternies plus précis, la question de la place faite au français à l’exposition impériale qui vient de clore ses portes.On en a déjà beaucoup parlé, au Parlement et ailleurs.Un nouveau témoin se présente qui oblige à revenir sur le débat.Ce témoin, c'est “le correspondant parlementaire de la Patrie.qui (nous citons une dépêche d’Ottawa parue dans la Patrie du 8 octobre) a visité l'exposition de Wembley, en Angleterre, non seulement un jour ou deux, mais pendant plusieurs semaines".’ Ainsi renseigné, ce témoin devrait savoir ce dont il parle et nous n’avons aucune raison de douter de sa bonne foi.Nous avons par contre de fortes raisons de suspecter la valeur de l'explication maîtresse qu’il nous apporte.Nous dirons pourquoi toul à l’heure.En attendant,* marquons qu’il faut en cette affaire de Wembley distinguer d’assez nombreuses espèces.‘ Et, d’abord, l’attitude des particuliers, qui ne nous intéresse pas en ce moment; puis, en ce qui concerne le gouvernement, la question des représentants, celle de la littérature distribuée., celle des étiquettes et de l'affichage.* * * “Relativement au personnel français, il est vrai, dit le correspondant parlementaire de la Patrie, qu’il n était pas nombreux, mais il ne faut pas oublier non plus nue le gouvernement fédéral n'a pas des centaines d'employés à Wembley, car il faut faire une distinction entre les fonctionnaires du gouvernement et ceux des exposants sur lesquels Ottawa na aucun contrôle.“Le ministère de l'Immigration qui a charge de l’exposition avait exactement 17 employés à l’exposition dont troh Canadiens français et le ministère de la Justice, dix officiers de la gendarmerie à cheval dont un Canadien français.” Cela fait moins d’un sur cinq pour le ministère de l’Immigration; un sur dix pour le ministère de la Justice et moins de un sur huit, si ou prend les deux services ensemble.On admettra que ce n’est pas excessif! Mais ces chiffres enferment-ils toute la réalité?Car le correspondant de la Patrie écrit aussitôt après: “Les autres fonctionnaires étaient EN GRANDE PARTIE des employés des exposants.” En grande partie, donc pas tous.De qui relevaient ceux qui n"appartenaient point à l’un des deux ministères précités ou à des particuliers?C’est une première question que nous désirerions poser au correspondant de la Patrie.fît, par la même occasion, nous serions heureux qu’il pût nous dire combien des fonctionnaires canadiens-français parlaient l’anglais, combien des anglais parlaient le français?S’il ne connaît pas lui-même ces Choses, il pourrait peut-être les apprendre à Ottawa et les communiquer au public.* * * Une question encore, avant de passer aux étiquettes, qui constituent la partie centrale du témoignage du correspondant parlementaire de la Patrie.On a dû distribuer à Wembley des feuilles de renseignement, des brochures sur le Canada, puisqu’on voulait faire con-naitreje pays.Dans quelle langue étaient rédigées feuilles et brochures?Nous entendons bien qu’on n’aura sûrement pas oublié l’anglais; mais le français, qu’en a-t-on fait?C’est un point sur lequel un journaliste qui a passé, non pas un jour ou deux, mais plusieurs semaines à Wembley, devrait être en état de nous renseigner.* * * Enfin, les étiquettes! “Les journalistes français, impatients de visiter l’exposition, se sont rendus à Wembley dès les premiers jours, avant que f installation soit complétée, dit le correspondant parlementaire de la Patrie.Il est vrai que dans le temps il n’y avait pas de cartes descriptives françaises mais ces journalistes ont publié leurs articles sans prendre de renseignements auprès de ceux qui auraient pu expliquer toute l’affaire.“M.J.-O.Turcotte, qui a charge de la partie française de l’exposition, qui est aussi l’architecte en chef des expositions internationales, section canadienne, depuis plusieurs années, a donné bien avant l’ouverture de l’exposition, une commande pour des étiquettes françaises afin que les produits du Canada, agricoles, industriels et autres, soient soumis au public visiteur de manière à lui faire comprendre facilement ce qu’il vïujait.Malheureusement les ateliers typographiques de Londres ne 'vont pas comme ceux de la Patrae, où l’on peut exécuter parfai-jement et rapidement des ouvrages dans jmus d’une langue.“Aucune imprimerie de Londres n’était outillée pour faire re travail en français et il a fallu faire venir du “caractère” de Paris.Comme résultat la commande du commissaire canadien n été considérablement retardée et ne fut remplie qu’après la Ïtremière visite des journalistes français.Depuis tout est ren-ré dans un ordre parfait au point de vue des deux langues en je qui concerne l'administration de l'exposition.Cette dernière ji’a jamais été à blâmer, ayant fait tout ce qu’elle devait faire wus ce rapport.“Des cartes françaises et anglaises existent dans différents départements de l’exposition canadienne renseignant les visiteurs sur les principaux exhibits sous le contrôle direct du gouvernement fédéral.’ Le correspondant de la Patrie nous permettra-t-il de lui demander d’abord depuis quand “tout est rentré dans un ordre parfait”-, depuis quand le français a sa place légitime dans l’af-fichâge de Wembley?U exposition a été ouverte le 23 avril.J’ai sous les yeux une lettre* assez détaillée d’un avocat canadien-français qui l’a visitée par deux fois, les 24 et 28 juillet, soit trois mois après l’ouverture; il n’y a pas vu d’étiquettes françaises.Puis, franchement, l'explication par l’insuffisance d’outillage des ateliers typographiques londoniens lui paraît-elle satisfaisante?% » * Essayons en effet de voir clairement les choses.Au vu et su de tout le monde, Londres possède des imprimeries qui publient des revues de droit où l’on cite en abondance des textes français, où l’on édite des publications bilingues.Est-il vraisemblable que l’on n’en trouve pas où l’on puisse rapidement imprimer des affiches françaises?L’empfoî du français dans l’af fiche n’est pas en Angleterre chose qui scandalise.Le correspondant de la Patrie a dû voir dans les wagons de chemin de fer anglais des affiches bilingues.Et s’il y a marché fiour cet cuivrage, il doit y avoir pareillement des ateliers pour ’exécuter.Mais, admettons qu’il ait fallu faire venir le caractère de Paris — sans se demander pourquoi on n’a pas tout simplement transmis la copie à un atelier français — est-ce là une exeufee suffisante pour le retard considérable qu’indique le correspondant de la Patrie, pour le retard de trois mois au moins que marque notre propre informateur?De Londres à Paris, c’est une affaire de quelques heures et.en trois ou quatre jours, toute cette affaire d’impressions aurait pu être facilement réglée.—'Mais, interrompt un visiteur de Wembley, êtes-vous bien sûr que pour ces étiquettes on ait eu même besoin de caractère d’imprimerie, français ou autre?Si mes souvenirs ne me trompent, les étiquettes — exclusivement anglaises, il est vrai — que j’ai vues là-bas en juillet étaient faites à la main ou lithographiées en gros caractère doré sur fond noir.' * * * Nous joignons aux autres ce dernier point d’interrogation et nous transmettrons volontiers à nos lecteurs les réponses du correspondant parlementaire de la Patrie.En attendant, et comme abondance do biens ne nuit pas, nous accueillerons avec plaisir les renseignements que pourraient nous communiquer sur le même sujet ceux dp nos lecteurs qui ont visité Wembley.D avance, comme au correspondant de la Patrie, nous leur disons un cordial merci.Orner HEROUX.nois.spécialisé dans tes questions d'alimentation, le professeur Mik-kel Hindhede.selon lequel le cancer est très rare, chez les peuplades sauvages ou parmi les peuples dont l'alimentation est très frugale, ainsi en Afrique, au Japon et dans les pays où l’on mange tout juste pour vivre.Ce médecin s# fait de tout cela un argument en faveur du jeûne et de la modération tels que les recommande l’Eglise.G.P.L'actualité Ou vont les blagues d'autan?; 111 ! On sait la nouvelle théorie: “Si vous voulez tuer la rumeur, faites-la circuler.“Si vous voulez tuer le conard, taissez-le prendre son vol.” Les chasseurs auront peine à l’admettre.Dans la pratique, celle théorie ne donne pas les résultats attendus.Les lecteurs de ta bonne feuille doivent encore se demander avec anxiété chaque soir en pourchassant les nouvelles qui serpentent à travers les annonces de laxatif et de boissons: “Mais que peuvent bien être devenus les infâmes ravisseurs?Il n'y a donc pas de police à Montréal?Quel monde terrible tout de même! Les enfants ne sont plus en sécurité.” Mais chaque soir leur déception s’accroît et leur espoir s'affaiblit: rien, rien, rien.Cette histoire d’enlèvement était pourtant émotionnante et présentée avec une verve parisienne, imitée des meilleurs journaux pour concierge d'outre-mer.Le reporter avait interviewé la mère de la malheureuse victime — laquelle se portait au reste fort bien.Et celle-ci avait parlé comme un roman-feuilleton, comme parlent les plus authentiques héros de Zavaco: “Le gosse, disait-elle, jouait paisiblement au bord du trottoir quand soudain vrombit une automobile filant à vive allure”.Le gosse! le gosse! Plus d’un lecteur exclusif a du trouver singulier.ce singulier.Mais il fallait voir la suite: Le gosse paisible était assailli par deux ravisseurs qui avaient évidemment le physique de l’emploi, noirs comme le diable, coulant de sombres regards sous le bord rabattu d’un vaste chapeau.Ils étaient beaux les deux bandits.Un brave citoyen qui n’ècoutant que son courage s’était agrippé après la machine avait reçu un brocard terrible et, la figure en marmelade, avait roulé sur la chaussée.Plus heureux que le lecteur de l’épais journal qui déplore le raccourcissement de la main de la justice qui n’atteint plus les bandits, je connais les deux forbans.Le lendemain même du noir attentat ils avaient le front de se présenter au poste de police.Ce sont deux.médecins.Comme ils montaient l’avenue un gamin leur lance une pierre, dans la direction de leur auto, ont-ils raconté, et l’un d’eux, qui a de fort longues jambes et de l’haleine, se mit à la poursuite du gannn, le cueillit, le mit dans la voiture et menaça de le conduire au poste.Plusieurs fais en passant dans la localité Us avaient été ainsi assaillis et puisqu’ils avaient pris ce bonhomme sur le fait, Us se proposaient de lui infliger une peur salutaire.Un brave Israélite ému par les cris du petit courut vers la machine et voulut faire des remontrances en un langage que ne comprenaient point nos médecins.L’explication était pénible.Eux voulaient reprendre leur course, un moment Interrompue, lui ne voulait pas quitter le marche-pied.A bout d'argument l’un des deux médecins, qui a le bras aussi long proportionnellement que les jambes, poussa dans la figure de l’intrus assez vivement pour que celui-ci crut opportun de lâcher prise, fl roula, en effet, dans la poussière.Et voilà tout l’incident.Le journal tient son espace précieux.Il le vend à tant la ligne pour annonce.Mais comment si cet espace est précieux peut-il trouver le moyen d’en occuper une colonne et demie par de telles balivernes?Voilà un raisonnement que néglige de faire l’annonceur.L’histoire d’enlèvement est allé rejoindre l’homme pétrifié dont on n'entend plus parler au musée des commérages.Cependant que les ondes de ces deux terribles drames continuent de faire frisonner chaque soir un lecteur qui se signe rien que d’y penser.NEMO Lire aujourd’hui en page sportive: Le pari mutuel, par X.-E.Narbonne et un traité sur la “Cultore physique” pour la femme, par M.Bourache.Bloc-notes Un résultat Selon une dépêche au \ew-\'.ork Post, la commission des prisons de l’Etat de New-York recommande aux autorités compétentes de construire une prison spéciale, qui serait particulièrement affectée aux violateurs de la loi de prohibition et de la loi Volstead.11 paraît que le nombre de gens arrêtes et condamnés à la détention, dans le seul Etat de New-York, pour avoir manqué à quelqu’une des clauses de ces lois prohibitives est tel qu’il y a congestion dans les maisons de détention ordinaires et que déjà plusieurs comtés, débordés par le grand nombre de condamnes sous la loi Volstead, ont dû agrandir leurs prisons, pour loger tous ces gens.Ce simple fait démontre qu’en établissant la prohibition absolue, nos voisins n’ont fait qu'ajouter au nombre des gens qui violent les lois, sans amener la réforme attendue.Et quand les citoyens apprennent à mépriser et à violer une loi, ils ont tôt fait de s’habituer à passer outre à la loi; cela devient un état d’esprit fort dangereux, surtout dans un pays où l’on n’enseigne à peu près uuruno règle de morale chrétienne dans les écoles.Gaspillage Un exemple des gaspillages extraordinaires consécutifs à la dernière grande guerre, survenu ces jours-ci, démontre bien la façon dont les dettes nationales ont été soufflées.Ab point d’entrer dans le emrflit européen, en 1917, les Etats-Unis se sont mis à faire construire des navires en bois.Ils v ont dépensé 250 millions de dollars.Sitôt la paix signée, ces navires sont devenus à peu près inutiles.L’Etat les a done vendus aux enchères, pour re qu’il a pu en trouver.Une société en a acheté le plus grand nombre, pour le prix total de $250,000.Elle vient de les faire presque tous remorquer sept ans à peine après leur lancement, au large du littoral de Virginie, et d’y mettre le feu.Elle ne savait plus qu’en faire et ne pouvait en disposer, pour quelque prix que re fût.Ainsi 250 millions s’en sont allés en fumée, en quelques heures.Et rien qu’en France, un fois la démobilisation faite, on a détruit ou brûlé du matériel de guerre américain pour un demi-milliard, peut-être davantage.L’homme est un animal économe et raisonnable.Simple erreur L’autre soir, à Chicago, deux jeunes Juives causaient, dans la rue.Un noir, qui passait, prit Tune d’elles par le coude; Elle cria, la foule entoura un nèere qui se trouvifit dans les en rirons, lui tomba dessus, un Juif l’asomma à coups de bâton, et le noir expira, au milieu de la bagarre, déchiré par la foule.La police arriva, les deux jeunes filles expliquèrent l’affaire, on leur montra le cadavre de l'homme lynché, elles ne reconnurent pas leur agresseur présumé, et tout ce que la police put faire, ce fut d’arrêter un marchand juif du quartier qui, selon deux nègres du voisinage, avait d’abord frappé à la tête Ihomme ensuite lynché par la populace.Or cela sc passe dans un pays dont une partie des journaux, — à l’occasion de la pendaison du jeune Américain Muir, à Valleyfield, après un procès pour meurtre conduit avec impartialité, et où la preuve contre lui fut écrasante, — viennent de parler des lois sauvages du Canada.Une cause du cancer ?Dans un article à VAmerica, un médecin catholique en vedette note qu’en dépit de toutes les recherches, les savants n’ont pas encore réussi à découvrir les 'Tales causes du cancer, qui fait au delà d’un million de victimes, chaaue année, dans les pays civilisés.Il souligne par ailleurs que ni chez les Carmélites, ni chez les Trappistes, ni chez les Chartreux, on ne connaît le cancer et il relate ce trait : il y a plusieurs décades, on se plaignit au Souverain Pontife de la rigueur du régime alimentaire des Chartreux en disant que leurs privations étaient telles qu’elles ahré- Scalent leurs jours.Le supérieur e l’ordre mis en cause demanda à Rome la permission de s’y faire entendre; il se fit accompagner de douze de scs compagnons, tous âgés de plus de quatre-vingts ans, et dont aucun d’eux ne souffrait de la moindre infirmité.La cause était entendue, les Chartreux gardèrent leur régime alimentaire.Le médecin qui rapporte ce trait se (Teman-de si une diète alimentaire trop riche, ou mal équilibrée, ne serait pas une des grandes causes du cancer; et il cite, au soutien de cette thèse, l’avis d’un médecin da- Lettre d’Ottawa Le crédit agricole Les systèmes en usage dans les diverses régions de l’Ouest — Observations générales quant au Manitoba, à la Saskatchewan et à l’Ontario Au pays d’Evangéline En tournée pastorale avec S.G.Mgr Chiasson, évêque de Chatham — Notes d’un missionnaire.(par le R.P.Placide, O.F.M.Ottawa, le 10.— Maintenant, rendons-nous dans l’ouest.C’est dans cette partie du pays que le crédit rural .semble le plus necessaire aujourd’hui.C’est de là, du moins, que nous viennent les demandes les plus insistantes et les plus continues.AU MAtNITORA Au [Manitoba tout d’abord, la législature a adopté trois lois différentes.D’après la première, le gouvernement forme une corporation connue sous le nom de Farm Loan Association, dont les administrateurs au nombre de cinq reçoivent leur nomination du cabinet.Le capital de cette corporation gouvernementale qui fut d’abord de $1.000,000 est maintenant de $550,-000 seulement divisé on 100,000 actions de $5 chacune.Les emprunteurs peuvent seuls acheter ces actions, car en s’adressant à l’association pour un prêt, ils doivent acheter des parts pour une valeur formant 5 pour cent du prêt qu’ils veulent obtenir.Ces actions ne sont pas négociables.Le taux de l’intérêt -sur les prêts qui n’était que de fi pour cent au début, est maintenant de 7 pour cent au plus.11 peut être moins élevé.Le montant du prêt ne doit pas excéder 50 pour cent de la propriété.Seuls ont le droit d’obtenir de l’argent les cultivateurs qui veulent acquérir des terres, améliorer celles qu’ils possèdent, acheter des animaux, des instruments aratoires ovi refondre une dette existante.La Farm Laon Association obtient l'argent qu’elle prête en vendant des tl éb en tu res dont la garan.tic Sont les hypothèques.Le taux d'intérêt sur ces debentures ne peut dépasser 5 pour cent.Lp gouvernement les garantit.La dette doit être remboursée en 30 paiements, car tous les prêts sont à long terme.La Farm Loan Association mani-tobaine avait prêté la somme de $3,000,000, le 31 décembre 1923.ü^s demandes étaient nombreuses, mais pour le moment, le gouvernement ne veut pas aller pins loin.Une autre loi manitobaine autorise les prêts à court terme.Des associations de crédit rural peuvent s’ofganisef dans chaque par lie de lu province à condition que trente-cinq personnes en fassent partie et que chacun souscrive $100 dont il versera immédiatement $25.Les membres de la' société élisent trois administrateurs, 'les munieipa-lités dans lesquelles se forme l’Association trois administrateurs, et le gouvernement trois.L’un d’eux doit posséder des qualificalions spéciales.Le secrétaire sesil reçoit un salaire.Les sociétés prêtent de l’argent à leurs membres pour payer le coût des travaux sur la ferme, acheter des engrais, acheter des instruments aratoires, ou des animaux, construire des silos, etc.Les prêts sont faits par la soeiété sur billet de l’emprunteur endossé par 1c secrétaire, approuvé par les administrateurs, et la société devient responsable en cas de non paiement.La société obtient l'argent qu’elle prête là où elle le peut, des ban-itpies, des individus ou des corporations existantes.Le taux d’intérêt sur les sommes confiées à l’emprunteur ne doit pas excéder sept pour cent, et la société garde un septième pour couvrir les frais d’adminisitration.Le prêt est remboursable le 31ème jour de décembre de l’année dans laque! il est fait.Ajoutons que la loi permet aux gouvernements de prêter a ces sociétés l’argent dont riles ont besoin si celles-ci ne peuvent l’obtenir ail-lesirs.Un surintendant nommé par le gouvernement surveille ces sociétés.Une enquête faite en 1923 a démontré que ees sociétés n’avaient nas surveillé leurs affaires, comme i'I l’aurait fallu.Sur un total de $3.000.000 en prêts courants qui existaient à cette date, 70 pour cent n’étaient que des renouvellements de prêts faits durant les années précédentes et non remboursés.Des individus avaient obtenu des sommes trop considérables et le gouvernement s’attendait à perdre beaucoup d’argent.EN SASKATCHEWAN En Saskatchewan, un seul système existe, et il est tout à fait semblable à celui du Manitoba analysé en premier lieu.Inutile alors’de revenir sur le sujet.Le Saskatchewan Farm Loans Board a prêté environ $9,000,000 depuis qu’il est en existance.Mais la plupart des prêts remontent aux années qui ont précédées 1922.La difficulté d’obtenir de l’argent à 5 pour cent, même avec la garantie du gouvernement, a entravé l’essor du système.Un système semblable dans l’Alberta a reçu l’approbation du parlement, mais le gouvernement ne l'a jamais mis en vigueur.Une seconde loi que permet la formation de Le R.P.Placide, O.F.M., veut bien nous communiquer res noies de voyage an diocèse de Chatham: Quand on a vu, échelonnées sur les deux rives du fleuve iSaint4.au-rent, depuis Montréal jusqu’à Ma-tane, les nombreuses et magnifi-qsics églises du Canada français, il semble qu’on ne pourra jamais découvrir quelque chose d’aussi beau.Et pourtant je puis vous assurer, pour les avoir vues, qu’elles peuvent avantageusement soutenir la comparaison avec les nôtres, les églises acadiennes, élevées par les soins de piètres zélés et compétents au fond des baies de 'Bathurst, de Caraquet, de Tracadie, de Shippa-gan et dp Miramicbi.iEii outre — et je crois le spectacle plus grandiose dans ces régions que sur les bords du fleuve géant, — que de beautés naturelles jetées par la main du Créateur, sur les rives de la haie des Chaleurs et les côtes du golfe Saint-Laurent! A tout instant nous sommes ici en face de l’immensité de la mer, qui rappelle si éloquemment l’immensité et de la toute-puissance de Dieu! Voulez-vous même avoir une image d’un Dieu irrité contre les pécheurs impénitents?Allez vous asseoir, durant une grosse secousse de vent, sur le promontoire de l’île de Shippagan; vous contemplerez la “mer en ifurie”, culbutant les unes sur les autres les vagues de plus de vingt pieds de hauteur et vous entendrez un bruit sourd et constant qui vous fera songer au roulement du tonnerre.Que dire maintenant de ces populations de pêcheurs, aux moeurs simples, au langage généralement correct, à la foi forte?Ces braves catholiques, à l’écorce peut-être un peu rude, mais au coeur d’or, ont un profond respect pour leurs prêtres.C’est un héritage précieux que leur ont légué leurs ancêtres.Us ont bien d autres qualités, qu’il n’est pas opportun n’énumérer en ce moment.L’étranger, qui entre en contact intime avec eux.ne peut s’empêcher de les admirer cl de les estimer profondément.Si vous en avez le loisir, prenez la carte géographique, et suivez-nous dans cette magnifique région que Sa 'Grandeur Mgr iP.-A.Chiasson.évêque de Chatham, vient de sociétés coopératives de crédit semblables à celles du Manitoba qui ont fait perdre de rangent au gouvernement, existe aujourd’hui.C’est encore le même système que celui 'que nous avons analysé pour le Manitoba.J! facilite les prêts à court terme.En 1923, ces .sociétés ont prêté $830,560 dont le tiers à peine fut remboursé à la tin de l’année.Dans la province d’Ontario enfin, il existe un bureau des prêts agrj coles comme an Manitoba et en Saskatchewan, qui fait des prêts à long terme, ne dépassant, pas $12.000 et payables en 20 ans.Inutile de.revenir sur ce système qui ressemble à celui du Manitoba dans presque tous (les détails.Le bueruu a aocor dé 1,411 prêts lorsque 1.500 personnes avaient demandé d’emprunter, et les prêts s’élèvent à la somme de $85.769.955, Pour les prêts à court terme, ta loi ontarienne ressemble encore à celle du Manitoba.Trente personnes au moins fondent une société qui ob tient l’argent du gouvernement, di reetement, ou d’une banque sur garantie du gouvernement.Quinze associations se sont, formées depuiis 19231.et elles ont.fait 399 prêts pour une somme totale de $310,875.L’insuccès est donc très marqué d’aujourd’hui.OBSERVATIONS GENERALES Enfin, pour résumer les systèmes de l’Ontario, du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta, disons que pour les prêts à long terme, le gouvernement prête presque directement à l’emprunteur par l’inter média ire d’une corporation qu’il a formée et qui reste sous son contrôle absolu et Immédiat.Pour les prêts à court terme, des associations de 30 personnes se forment sous lia surveillance du gouvernement, et le gouvernement prête à ces sociétés l'argent qu’élles prêteront ensuite à leurs membres.Avant d’en arriver à dos conclusions, quelques remarques s'imposent.La somme totale des prêts que les diverses organisations canadiennes en existance ont faits s'élèvent à $23.000.000 environ, ou au dixième des affaires qui se font dans ce domaine particulier.La proportion est si faible qu’on peut dire que toutes les entreprises on éprouvé un dur échec.Les machines provinciales ont si peu travaillé qu’elles n’ont offert aucune concurrence forte aux compagnies privées ou aux individus et n’ont pas contribué à fixer un taux uniforme d’intérêt peu élevé.La plupart d'entre elles ne fonctionnent plus aujourd’hui parce qu’il a été impossible d’obtenir de l’argent à des taux assez bas, ou parce qu’elles ont fait perdre de l’argent au gouvernement qui les avait créées C’est une faillite enfin, en ce qui concerne le Canada anÿ'ais et plus particulièrement l'ouest, une faillite inexplicable à première vue.parce que le taux d’intérêt actuefl est très élevé, variant de 8 à 10 pour cent dans l’ouest du Canada, et de fi à 7 dans l’est, et qu'il1 n’existe aucun système d’amortissement.A quoi faut-il attribuer cette faillite et quefllles chances le gouvernement fédéral a-t-il d’établir un système général qui soit ur succès?Léo-Pau?DESROSIERS.visiter du 1er au 16 septembre 1924.Quelques notes, jetées sur le papier au cours de la visite pastorale, intéresseront peut-être les lecteur* acadiens et canadiens-français.Serait-ce une trop grande présomption d’ajouter que “les pèlerins du Devoir en Acadie” y trouveront comme un complément ù leur voyage, en “visitant” la partie la plu* française de l’Acadie qu’il* n’ont pas pu parcourir.* * * DEPART DE CHATHAM Le 31 août, vers trois heures, Mgr l’évèque quitte son évêché, en corn pagnfe de son secrétaire temporaire, M.l’abbé ilévesqur, vicaire à Ni-gouac, et d!^R.P.(Placide, Franciscain.qui doit prêcher à chacun des endroits de la visite pastorale.De Chatham à Bathurst, ü y a.en ligne droite, environ 50 milles.Le trajet se fait en automobile par le chemin de Miramicbi (Miramicbi Road).En cours de route la pluie fait son apparition, mais la pluie, n’est-ce pas le symbole des grâces nombreuses que le Seigneur s’apprête à répandre sur les hwreuses populations du diocèse, à l’occasion de la visite du premier Pasteur.11 est bon de rappeler ici, en pas sant, que Mgr IP.-A.Chiasson, avant d’être évêque de Chatham, a été vicaire-apostolique du golfe Saint-Laurent.sur la côte nord.'C’est dire qu’il a vécu la rude vie d’évéque-missionnaire.Aussi la rphiie ifine qui tombe ne saurait guère l'incommoder.II en a vu bien d’autres! Ses courses apostoliques à travers les vastes régions du nord de Québec jusqu’au Labrador ont été marquées d’incommodités autrement grandes.Scs compagnons de voyage, moins habitués à la misère, souffrent d’avantage de l’Inclémence de la température.Sa Grandeur leur apprend d'une manière pratique, c’est-à-dire sans «e plaindre, à supporter avec patience et courage les intempéries des saisons.RATHURNT-VILLAGE (ouest) Sous la conduite d'un (habile chauffeur de 'Chatham, nous atteignons Bathurst, ville industrielle d’environ 6,000 âmes.Les moulins à papier nous signalent leur présence par les “odeurs particulières” qu’ils nous envoient.(Il n’en faut 1 pas davantage pour rappeler à la/' mémoire d’un trlfluvien le souvé-nir de la trop odorante pûlperiç des Trois-Rivières: “la Wayagamack”.Nous traversons Baihurst-Est, ou le village Sainte-Marie, que nous visiterons dans deux jours.Sans nous arrêter à Gathurst-Centre.nous filons jusqu'à iBatliurst-Village ou Bathurst-Ouest, qui a reçu la Sain-te-Eamillc comme titulaire.Au sortir de la ville proprement dite nous avons une inngnlfiquc vue de l’endroit où nous nous rendons.Sur une colline, qui domine la baie, nous apercevons le village, paré de verdure et enguirlandé pour la cfr-constance.Doux quais très longk et solidement construits le relient\ à la ville.Au haut de la colline, nous apparaissent soudain, à notre, droite, l’église et le presbytère de la Sainte-Famille, et, a notre gauche, sur une autre élévation, le collège classique des RR.PP.Eudistes.M.le curé, ou plutôt, comme on dit ici, suivant la tradition: “le Révérend P.Boucher”, qui est allé en Europe assister au congrès eucharistique d’Amsterdam, n’est pas encore de retour.En son absence, le R.P.(rigné, Eudiste, qui remplit avec zèle l’office de curé, nous reçoit fort aimablement.Les circonstances ne permettent pas qu’il y ait réception solennelle de l’evê-que.Sa Grandeur fait cependant la visite de l’église et du presbytère, qui portent l’un et l’autre un cachet d’ancienneté.Le lendemain, 1er septembre, après la messe de huit heures, corn- ' mence le travail proprement dit de l’administrateur 4u sacrement de la confirmation.Il est d’usage — il en sera de même dans les autres paroisses — que le R.P.Curé interroge d’abord les enfants, qui doivent, recevoir les dons du Saint-Esprit et le caractère de ‘"parfaits chrétiens’’.Le R.P.Gagné s’exécute donc, puis Monseigneur continue, pendant près d’une demi-heure, \à faire subir aux enfants un examen assez détaillé.Les candidats à la confirmation sont très bien préparés.Aussi répondent-ils sans hésiter aux questions posées.Mgr l’évèque, revêtu des ornements pontificaux, expose alors, dans un langage absolument clair et à la portée des intelligences même les moins cultivées, les richesses spirituelles du sacrement de îa confirmation.Puis, assisté des prêtres présents, il l’administre à cent quatre-vingt-cinq personnes, dont quelques adultes.(Parmi ces derniers, il nous fait plaisir de mentionner un protestant converti, qui a reçu la veille le sacrement du baptême.Puissent ces enfants et ces adultes, qui viennent de recevoir le Saint-Esprit et ses sept dons, ne jamais contrister, par le péché, l’Hô- f » te divin, vivant plus que jamais dans leurs âmes privilégiées} C’est le thème de la seconde allocution du Pontife.La cérémonie dite de la Confirmation est terminée.1 Après que le R.P.Curé, sur la demande expresse de l’évèque, a récité.avec les nouveaux confirmés, les trois prières du Rituel, le Notre Père, le Je vous salue, Marie, et le Je crois en Dieu, le R.P.Placide, Franciscain, donne une courte instruction sur les devoirs des vivants {Suite à la 2ème page) ! LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 11 OCTOBRE 1924 Volume XV — No 240 Au pays d9 Evangeline\ (Suite de ia première ^ase) envers les morts.Sa Grandeur récite les prières habituelles pour les enfants de la paroisse et donne aux fidèles la bénédiction avec le T.S.Sacrement.Après le dîner.Sa Grandeur Mgr P.-A.Chiasson, qui a été tiré des rangs des RR.PP.Eudistes pour être successivement créé vicaire apostolique et évêque, rend visite à scs frères en religion dans leur beau collège classique, réceminent transféré de flaraquet à Bathurst, (le collège, dédié au Sacré Coeur par son pieux fondateur, Mgr Allard, de regrettée et sainte mémoire, a subi, comme toutes les oeuvres du bon Dieu, de multiples épreuves, en particulier celle du feu.I.es RR.PP.Eudistes, qui le dirigent avec tant de dévouement et d’intelligen-< e, n’ont pas tardé à le reconstruire.Et l’on peut bien dire que cette florissante institution, placée comme une sentinelle vigilante aux avants-postes du Nouveau-Brunswick, est appelée de Dieu à fournir à cette province des législateurs sans peur et sam ’’eproches, ainsi que des prêtres pieux, savants et éclairés.BATHURST-EST, OU VILLAGE SAINTE-MARIE Sa Grandeur fait une visite aux bonnes religieuses de la Charité et nous nous transportons au village Sainte-Marie.Nous avions déjà traversé la ville.Tout à coup nous voyons, au tournant d’une rue, quelques gros chevaux, décorés de pompons rouges, roses et blancs; des anciens soldats les montent.Précédés de.cette typique cavalcade, nous franchissons en un clin-d’oeil la faible distance qui nous sépare du presbytère.La population du village se porte en foule au-devant de nous, comme au-devant de véritables conquérants.Deux arcs de triomphe, maints drapeaux, oriflammes de toutes couleurs ornent la route par où nous passons.Après une courte halte au presbytère temporaire, où nous reçoit de son mieux le R.P.Allard, curé, une longue procession s’organise jusqu’à l'église paroiswale, dans le sous-sol de laquelle (la partie supérieure n’est pas encore terminée) Sa Grandeur fait son entrée aussi solennelle que possible et adresse quelques mots, en français et en anglais.aux nombreux paroissiens accourus à sa rencontre.Le lendemain, 2 septembre, n lieu, comme à Bathurst-Ouest, la cérémonie de la confirmation à laquelle prennent part cent soixante-quinze enfants.Monseigneur, dans ses deux allocutions, demande avec instance aux citoyens de Ste-Marie d’élire des syndics (commissaires) catholiques, qui devront et pourront alors engager des instituteurs et des institutrices catholiques, afin que leurs enfants apprennent au moins convenablement les éléments de la doctrine chrétienne.Le R.P.Allard, curé, nous racon-le, au dîner, comment le village Ste-Marie a conquis, puis perdu, son terrible nom d’“He]ltown” : “Ville du diable”.A la suite d’une veillée de danse, le démon serait apparu dans la maison et y aurait mis le feu.Le fait fut vite connu dans le sillage, qu’on se mit tout naturellement à désigner sous le nom d’“Helltown”: “ville de l’en-fc”.Le IL P.Doucet, à son arrivée comme curé du village, le consacra à la sainte Vierge au cours d'une démonstration publique de piété et obtint des autorités civiles elles-mêmes la dénomination de “Village Sainte-Marie”.Le bon curé voulait-il du même coup changer le nom du village et mettre en évidence un souvenir historique?Toujours est-il que le choix était des plus heureux, puisque, plus de deux cent cinquante ans auparavant, les premiers missionnaires de l’Acadie désignaient déjà cet endroit sous le nom béni de la Mère rie Dieu.BATHURST-CENTRE (LE SACRE-COEUR) Nous pénétrons, vers trois heures de l’aprèvmirii, au centre même de la ville de Bathurst, dans la paroisse du Sacré-Coeur.Le R.P.VVhethen, curé, nous reçoit dans 'on grand presbytère et nous assigne des chambres fort spacieuses.Ses paroissiens sont déjà prévenus que la cérémonie de la réception officielle est renvoyée à sept heures du soir.A l’heure indiquée rn effet les fidèles arrivent en assez grand nombre à l’église, mais à cause de la pluie qui tombe en abondance, force nous est de supprimer l’entrée solennelle de l’évêque.Le R.P.Placide, O.F.M., explique en français, la raison d’être de la visite pastorale et invite les assistants à s'approcher des sacrements de pénitence et d’Eucharistie pour mieux, profiter des grâces de la visite.Sa Grandeur, revêtue du surplis et de la niosette, exprime, en anglais, les mêmes idées, puis donne la bénédiction du T.S.Sacrement Sa Grandeur, le lendemain, 3 septembre, administre le sacrement de .la confirmation à plus de cent soix-|V ante personnes, dont quelques adultes, récemment convertis au catholicisme.GRANDE-ANSE (S.-SIMEON ET SAINT-JUDE) Dans la splendide automobile de M.Véniot.premier ministre acadien et catholique du Nouveau-llrunswick, son fils.M.François Véniot, nous conduit à la Grande-Anse, chez Mgr Doucet, l’un des leux vicaires généraux de Sa Grandeur Mar Chiasson.(.’église de la Grande-Anse a un site idéal sur la Baie des Chaleurs.Nous pouvons voir, de l’autre côté île la Baie, qui doit avoir, à cet endroit, environ quinze milles de largeur, les coquettes habitations de Paspéblac.Dans le lointain, vers la droite, se dessine ce que les Acadiens appellent “le goulet” du golfe Saint-Laurent.Mgr Doucet.curé de Grande-Anse, ne nous attendait que vers quatre heures et nous sommes chez lui à trois heures et quart.C’est une surprise qu’un évêque a bien le droit de causer à son grand vicaire.Pendant que les paroissiens arrivent à l’église, nous causons intimement avec le bon Père Doucet, un vénérable vieillard, auquel l’àge n'n rien enlevé de sa vigueur in-lellectuclle.Dans son presbytère nous apercevons des installations de tous genres, représentant, sous plus d’uno forme, le système plané- taire.Amateur d'astronomie, Mgr Doucet considère souvent ies étoiles avec sa puissante lunette qu’il met rapidement au point.Vers quatre heures a lieu la réception officielle de l’évêque.Nous suivons, autant que possible, le cérémonial de la visite pastorale.Monseigneur fait son entrée solennelle dans le sous-sol de l’église, la partie supérieure n’étant pas encore ouverte au culte.Puis il adresse quelques mots à la bonne et sympathique population de.Grande-Anse Le lendemain, 4 septembre, cent trente enfants subissent un examen satisfaisant et reçoivent le sacrement de la confirmation.PAQUETVILLE (iSaiint-Augustin) Df.Grande-Anse à Paquetvidle il v a envrion quinze imillles.Le bon P.Doucet, indisposé, s'excuse, auprès de Sa Grandeur, de ne pouvoir l’acompagner jusqu’à Paquet ville.Dans l’automobile fermé de Mgr 3e Grand Vicaire nous faisons sans fatigue le trajet.Nous arrivons, vers quatre heures, chez l’affable et hospitalier P.Haché, qui nous accompagnera durant quelques jours de la visite.Les chemins sont pavoises, drapeaux de toutes sortes et de toutes les couleurs volent au vent, on voit que c’est fête dans la paroisse.¦La réception de l’évêque se fait avec dignité.Presbytère et église dans un état de grande propreté, ornements bien rangés, chant convenablement exécuté, tenue excellente dès enfants, tout porte 5e cachet de l’ordre dans cette paroisse.C’est dommage que ile R.P.Haché ne puisse recevoir Sa Grandeur dans son église neuve, aetuelement en construction: Qu®] vaste temple il est a élever à la gloire de Dieu! Le vendredi, 5 septembre au matin, Monseigneur confère le sacrement de la Confirmation a cent vingt-six enfants, qui ont été bien préparés par le R.P.Curé.La cérémonie pour les morts se •fait au cimetière.Durant l’instruction du R.P.Placuie.quelques auditeurs, au souvenir de leurs chers défunts, se sentent plus vivement touches et versent, sur des tombes, peut-être franchement fermées, des lanmes avec des prières.Mgr chante les prières du Rituel.ST-IDORE DE GLOUCESTER Nous arrivons dans le courant de l’après-midi à Saint-Idore de Gloucester.Les nombreux paroissiens, massés en face de J'église, s’agenouillent sous la.main bénissante de Mgr T.Evêque.:Le R.P.Bernier, curé, a fait dernièrement de grandes fêtes religieuses, à l’occasion du cinquantenaire de la fondation de sa paroisse.Il avilit alors le grand bonheur de recevoir le premier pasteur du diocèse oe bonheur se renouvelle aujourd’hui.Un cachet de dignité et de distinction marque Ha réception qu’il fait à Sa Grandeur.Tout se fait avec ordre, comme à Paquetvdle.Ici les oeuvres paroissiales sont complètes.D’un presbytère tout neuf nous entrons dans une église récemment rafraichic.Aussi Monseigneur félicite-t-il les paroissiens cl de leur générosité et de leur esprit de foi! Les enfants, qui doivent être confirmés, subissent (le 5 septembre au mati/n.un examen isaUlsfaisant.Quelques-uns d’entre eux pourtant, n’ayant pas voulu assister aux leçons de cathéchisme, sont, par le R.P.Curé, désignés à l’évêque, qui les congédie sans plus de cérémonie.La leçon sera profitable et aux enfants et aux parents! Sa Grandeur administre le sacrement de la Confirmation à près de cent vingt enfants, parmi lesquels nous remarquons des figures particulièrement intelligente.Que le.St-Esprit, venant plus intimement faire sa demeure en eux.fasse de nombreuse vocations sacerdotales et religieuses! TR ACADIE (SAINT-JOSEPH ET SAINT-JEAN-BAPTISTE) l out à fait cordiale est la réception chez le vénéré P.Levasseur, dans le presbytère duque! se sont donné rendez-vous Mgr Doucet.de Grande Ans-, M.J.Doucet, chapelain de l’hôpital Tracadie; M.Ba-bineau, de Nigouac; M.Haché, de Paouetville, et M.Bernier, de Saint-Isidore de Gloucester.M.le vicaire Gocfbout seconde si bien les vues de son curé que la réception officielle de l’évêque se fait avec la plus grande dignité possible.Le bon P.Levasseur, curé de Tracadie, est vraiment l’homme de Dieu dont parle saint Paul : “o homo Dei”.Ll est à la tête d’une immense paroisse qui, avec scs sept cents familles, compte plus de quatre mille âmes! Tracadie est pour ainsi dire une petite ville.Située sur la rivière du même nom, cette localité est reliée à Bathurst par une ligne de chemin de fer et peut par conséquent soutenir un corn merce assez florissant.Les “cannages” de poissons y sont en honneur.Ce qui attire surtout l’attention des visiteurs, c’est l’hôpital des lépreux, tenu par les religieuses Hospitalières de Saint-Joseph ar la maison L.-R.ds Bulletin politique Les principaux événements de la semaine au Canada et à l’étranger L’élection partielle de West Hastings aura lieu le 25 novembre — L’emprunt allemand serait lancé, mardi prochain — Le parlement anglais a été dissouts jeudi et les élections auront lieu le 29 octobre — M.Millerand aurait l’intention de rentrer dans la politique4 active — La bataille continue en Chine — Ici et là.CANADA Vendredi, M.Mackenzie King a nié que M.le sénateur Belcourt soit nommé au poste de ministre plénipotentiaire à Washington.Il a dit que l’on n’a encore rien fait à ce sujet; A Winnipeg, M.King dit qu’il présentera des projets de loi pour réduire le droit de veto du sénat.M.Robb dit que le Canada est prêt à mettre immédiatement en vigueur le traité avec l’Australie si celle-ci en fait autant.Aux élections partielles de Northumberland le candidat libéral a été élu.L’élection partielle de West-Has-tiogs, Ontario, sera tenue le 25 novembre.SOCIETE DES NATIONS Le conseil se réunira le 17 novembre pour préparer la conférence de désarmement.REPARATIONS L’agent général temporaire des réparations, M.Owen D.Young,* a fait rapport à la commission du ré’ sultat obtenu dans la mise à exécution du pian des experts.Comme toutes les conditions ne sont pàs complètement remplies, la commission permet un prolongement de temps de sept jours.Apres entente, !a commission franco-belge des chemins de fer remettra toutes les lignes sous le contrôle allemand le 19 octobre.L’emprunt allemand serait lance mardi prochain.Il rapporterait 7Va pour cent.Aux Etats-Unis, le syndicat de l’emprunt sera dirigé par la maison J.P.Morgan and Co., GRANDE-BRETAGNE Les conservateurs annoncent | qu’ils présenteront une motion de censure contre le gouvernement parce qu’il n’a pas continué une poursuite contre le directeur du journal communiste Workers Weekly.Les libéraux, de leur côté, proposeront un amendement demandant une enquête à ce sujet.Mardi matin, à l’ouverture du congrès auquel du parti travailliste, M.MacDonald attaque violemment les communistes.Il dit qu’il ne reculera pas devant une élection générale si l’opposition le force, d’agir ainsi.Par une forte majorité, le congres refuse l'affiliation ^u parti communiste.Il refuse aussi de reconnaître des communistes comme candidats travaillistes et il ne permettra plus aux communies d’être membres du parti.A cause de la'crise imminente, le roi revient subitement à Londres.Mercredi, le ministère des affaires étrangères a publié une lettre de M.MaeDonaM sur ses entrevues avec Zagloul-pacha.Il énumère les demandes de ce dernier.11 est impossible que les deux pays s’entendent si on n’y met pas de bonne volonté.Il assure que la Grande-Bretagne maintiendra l’ordre au Soudan jusqu’à ce qu’il y ait entente., Après une séance assez vive, le gouvernement a été défait sur l'amendement libéral pqj’ un vote de 3G4 voix contre 198.Dès jeudi matin, M.MacDonald a une entrevue avec le roi.Ce dernier accepte de dissoudre le parlement, ce qui a lieu dès le soir après la rorogatioh.Le Sénat a adopté le ill des frontières irlandaise en tenant compte que, d’après les explications données, la commission ne procédera qu’à une délimitation des frontières.Niais il n'amenide pas le bill.Les élections seront tenues le 29 octobre.FRANCE Lundi le gouvernement a répondu au mémoire de l’Allemagne concernant l’entrée de ce pays dans la S.D.N.Les principales puissances se seraient consultées pour la teneur de la réponse de chacune.Là France accepte en principe l’admission de l’Allemagne à la condition que celle-ci ne demande pas de privilège particulier.M.Chan-temps, le ministre de l'intérieur, parle de l’activité des congrégations; il dit qu’il a demandé une enquête afin de préparer l’application rationnelle de la loi.Il ne semble pas que les négociateurs d’un traite de commerce fran- co-allemand puissent s’entendre facilement.M.Millerand aurait l’intention de rentrer dans la politique active pour prendre la direction du bloc national.IRLANDE Dans un discours, M.de Valera dit que les procédures parlementaires en Grande-Bretagne sur le choix de la commission des frontières est une comédie.Il se dit prêt à reconnaître la liberté pour l’Irlande du Nord à condition qu’on y respecte les droits des catholiques et des nationalistes.Dans ce ’cas il* voudrait un parlement supérieur pour toute 1-Trlande.ALLEMAGNE L’Allemagne n’était pas représentée à l’ouverture du congrès pour la paix mondiale tenu à Berlin mercredi.Les autres délégués protestent.On demande à l’Allemagne de faire partie de la S.D.N.Mercredi, Marx a invité tous les partis à coopérer avec le gouvernement.Il propose une politique générale qui échoue à caifse ^le l’opposition socialiste.ITALIE Dimanche, le congrès national du parti libéral s’est ouvert à Livourne.Le même jour, à Milan, M.Mussolini parle devant les libéraux de cette ville afin d’influencer la politique de ce parti à l’égard du fascisme.i Le congrès s’est terminé.mardi sans pouvoir s’entendre sur l’attitude à prendre envers le fascisme.La position des ministres libéraux devient embarrassante à la suite des protestations de la presse faciste contre le congrès libéral.HEDJAZ Vendredi, le roi Hussein a abdiqué en faveur de son fils Ali.L’émir Ali a accepté le trône de ce pays, mais il a refusé le califat.Le comité national lui a offert le trône à condition qu’il se conforme aux désirs du peuple.Le comité du califat a demandé à Ibn Saud, le chef wahabite, de respecter les lieux saints et de ne pas pénétrer dans la Mecque avec son armée.Jeudi, on annonce que Hussein part avec toute la fortune de sa famille pour un endroit inconnu.Ibn Saud aurait l’intention de forcer le nouveau roi à abdiquer.Son fils, l’émir Abdullah, de Transjordanie, lui offrirait de passer dans ce pays.CHINE Lundi, les troupes de Kiang-Son attaquent Singkiang, à quelques milles de Shanghaï.Mardi, les troupes de Mandchourie attaquent de nouveau Shankai* lewan.Singkiang est capturé.A la suite d’une entente avec la Russie soviétique, le commandant militaire de Mandchourie lui transporte le chemin de fer russo-chinois.SUEDE Le résultat des élections en Suède a donné 104 sièges aux socialistes, 5 aux communistes, 64 aux conservateurs, 27 aux libéraux pro-hibitionnistes, 24 aux agraires et 6 de différentes autres nuances politiques.GRECE L’ancien ministre de l’économie nationale, M.Michalakopoulos, a accepté de formé un nouveau ministère.Tous les ministres du cabinet démissionnaire en feraient partie, excepté le premier ministre Papanastasion.CUBA Plusieurs personnes sont tuées au cours d’une échauffourée à Gama-guez entre la pol'.ee et des partisans de l'ancien president Menecal qui re-yient sur les rangs pour ]a présidence.DIVERS A la suite d’une visite à M.Her-riot, le générall Callès.qui vient dètre élu président du Mexique, annonce que son pays demandera à faire partie de la S.D.N.Jeudi, le gouvernement socialliste danois a présenté à la chambre basse son projet de la démilitarisation du pays.La Turquie à permis la réouverture des éedies étrangères.C.H.Signature de l’emprunt allemand Londres, 11.(S.P.A.) — L’accord concernant l’emprunt de $200,000,000 à l’AUemagne, prévu par le plan Dawes, a été signé, ici, hier, à la suite de négociations entre les banquiers anglais, américains et européens.L’emprunt sera lancé sur les marchés de neuf pays, y compris l’Allemagne, dans quelques jours.Plus de la moitié de l’emprunt, soit *110.000,000 sera prélevée aux Etats-Unis.Les obligations porteront la date du 15 octobre.Elles seront de 25 ans et porteront un intérêt de sept pour cent.Elles seront offertes aux épargnants à 92 et rappor- teront ainsi près de 7 3-4 pour cent à l’échéance.Les conditions d’achat seront à peu près les mêmes sur les différents marchés.L’accord a été signé hier après-midi dans le vieil édifice de la Banque d'Angleterre.Le Dr Hjal-mar Sehacht, président de la Reichsbank, et le Dr Hans Luther, ministre des finances, signèrent pour l’Allemagne; M.J.P.Morgan, pour le syndicat américain; M.Montagu Norman, pour la Banque d’Angleterre; M.Jean V.Parmentier, pour la France; et les autres financiers pour leurs territoires respectifs.L'EVOLUTION DU LOGEMENT, La ville d’Outremont est en train de se couvrir de logements chauffés et desservis par un concierge, dits “Apartment houses” — Quelques statistiques intéressantes.La construction de maisons de rapport avec, service de concierge que les Américains nomment “A-partment House”, a fait des progrès exceptionnels en ces dernières années.Les quartiers chics en regorgent et voici que- les municipalités voisines, Outremont, Westmount, Verdun en subissent la contagion.Une enquête, menée à vol d'oiseau dans la jolie ville voisine qui s’étage sur le versant nord du Mont Royal, a permis de nous rendre compte de cet envahissement.L’avenue Bernard est devenue te boulevard de ces luxueuses hôtelleries à Outremont, depuis trois ans; elle en compte une quinzaine qui se suivent dans leurs lignes architecturales peu variées le long d'une artère où l’air et la lumière sont à profusion.Outremont a adopté ce genre de maisons d’habitations depuis quelques années; ses habitants fortunés le préfèrent à d’autres, à cause du confort et de la commodité des services dont ils y jouissent.Logement, chauffage, ’ éclairage, paiement des impôts, service de concierge, tout leur est fourni moyennant un prix fixe qui les libère de toutes ces préoccupations matérielles, sauf celles de se nourrir et de se vêtir.Des compagnies puissantes ont entretenu, chez eux, ce goût nouveau, en se prêtant à l’érection de multiples maisons à dix, vingt ou trente logements de .deux, trois, cinq, sept, dix ou douze pièces selon les désirs des locataires cossus.Et des millions y ont passé.Le gérant de la municipalité d’Outremont, M.Emile Lacroix, nous a fourni des chiffres fort intéressants sur ce point.En trois années, 29 maisons à multiples logements ont vu le jour; elles ont coûté le.joli magot de $1,822,500, soit une moyenne de $62,844 par maison.Ces maisons forment un ensemble de 441 logements de deux à douze pièces chacun, ce qui donne un minimum de quinze logements par maison; et le coût de chacun de ces logements revient, en moyenne, à $4,132, le prix d’un modeste immeuble.C’est l’année 1922 qui a compté le plus grand nombre de ces maisons.Il s’en est construit, en effet, quatorze qui possédaient 234 loge-gents; et le prix global s’est est élevé à $956,000.L'année 1924 en a vu huit, jusqu’à maintenant, avec 99 logements, d’une valeur totale de $430,500; et l’année 1923 s’est contentée de sept, avec 108 logements, atteignant une valeur de $436,000.L’avenue Bernard groupe plus de la moitié des maisons à logements érigées depuis trois ans, à Outremont; elle s’en est réservé quinze sur vingt-neuf, et ces quin-z« constituent une agglomération de 263 logements sur le grand total de 441 tandis que leur valeur dépasse d’emblée le million avec $1,153,000 soit les deux tiers de la somme globale qui est de $1,822,-500.Les principales sont le Saint-Bernard, 33 logements, $125,000; le Mount Eagle, 22 logements, $100,-000; le Mont-Laurier, 19 logements, $85,000; le Montfort, 17 logements, $85,000; le Dollard, 17 logements, $82,000; le Séville, 17 logements, $82,000; le Towers.17 logements, $80,000; le Mont Rose, 22 logements, $75,000; le Montclare, 22 logements, $75.000.La rue Querbes en compte, à son tour, trois qui groupent vingt-quatre logements, d’une valeur de $102,000.Les rues Laurier, Du "Verger et Joyce en ont chacune deux, alors que les rues Hutchison, Du-rochcr, Saint-Viateur, Outremont et de l’Epée se contentent d’une seule chacune jusqu’à maintenant.La progression est descendante depuis trois ans, et cependant l’avenir de la construction dans Outremont repose en ce genre de maisons qui couvriront d’ici dix années toute la région de l’avenue Bernard vers le nord.Le sud est réservé aux hôtels particuliers qui font le charme et la richesse du chemin Sainte-Catherine.LE MANIFESTE TRAVAILLISTE ON LE PUBLIERA PROBABLEMENT DEMAIN — LES PARTIS SE LANGERONT IMMEDIATEMENT DANS LA LUTTE Londres, 11 (S.P.A.).— Malgré le peu de temps qui s’est écoulé depuis la dissolution du parlement, il est probable qu’aujourd’hui marquera la grande ouverture de la lutte électorale qui se continuera pendant plus de deux semaines et que les principaux chefs commenceront immédiatement leurs tournées politiques.Hier matin, le ministère s’est réuni pour rédiger le manifeste électoral! travailliste.Il est probable qu’on le publiera dans les journaux de dimanche.On croit aussi que les autres partis publieront leur manifeste le même jour.On croit que le manifeste travailliste s’attachera particulièrement à rappeler les résultats obtenus depuis neuf mois, pariticubère-ment au point de vue extérieur.Il parlera du traité russe, de l’habitation ouvrière, de l’agriculture, du système d’assurance contre le chômage et de ce qui a été fait pour l’éducation secondaire.II est peu probable qu’on parle beaucoup de l’affaire du Workers' Weekly.Excursions maritimes pour Noël Par ®uite de nombreuses demandes qu’on a faites à la White Star-Dominion, tant en Angleterre qu'au Canada et aux Etats-Unis, la compagnie a organisé pCusieurs excursions spéciales de troisième classe pour l’epoque de Noël'.La compagnie affectera le Majectic, le Doric, 1’AraMc, le Cedric, et l’Olympic.Le Doric fera un premier voyage spéciale de Montréal à Liverpool.Il partira d'ici le 22 novembre.Les taux de passage seront consi-dérablement diminués.L’enquête Jacobs devant le Barreau Le conseil du barreau est à faire une enquête présentement sur les diverses accusations portées contre Me Lyon W.Jacobs relativement à l’affaire des six bandits condamnés à mort.Mc Jacobs est représenté par Mes J.L.Perron, John Sullivan et Samuel Jacobs.M.Raoul Grothé est élu président Le Reform Club a élu hier M.Raoul-O.Grothé, président, de la maison L.-O.Grothé, comme son président, en remplacement de M.Louis Boyer, nommé juge de la Cour supérieure.M.Albert Thébergc est le nouveau trésorier.Les Assises Le prochain terme de la Cour du Banc du Roi.section crfniinclle, s’ouvrira lundi, 3 novembre prochain., LES ARRIVAGES LE MINNEDÔSÂ EST ARRIVE A MONTREAL HIER SOIR — ON ATTEND LE METAGAMA ET LE CANADA CE SOIR Le Montre;fai, du Pacifique Canadien, venant de Liverpool, est arrivé à Québec à deux heures hier après-midi.Le Minnedosa, du Pacifique Canadien, venant d’Anvers, de Southampton, via Québec, est arrivé à Montréal hier soir.Le Metagama, du Pacifique Canadien, venant de Glasgow et de Belfast, via Québec, doit arriver à Montréal à sept heures ce soir.Le Canada, de la Cie White Star-Dominion, venant de Liverpool et de Belfast, via Québec, doit arriver à Montréal vers sept heures et demie ce soir.Le Lapland, de la Cie Red Star, venant d’Anvers et de Cherbourg, doit arriver à New-York aujourd’hui.La Savoie, de la Ligne Française, venant du Havre, doit arriver à New-York demain après-midi ou lundi matin.Le gardien Charpentier s’avoue coupable Jean Charpentier, garde à Ha prison de Bordeaux, a avoué sa culpa-biHité hier en Cour d'assises, iors-qu’ill a été accusé d’avoir aidé à l’évasion de Guiseppe Seraflni.Le juge prononcera üa sentence plus tard.Le juge a condamné Lucien Cham-poux, coupable de vol à main armée, à sept ans de pénitencier.11 a condamné Albert Desrosiers coupable de bigamie, à deux ans de pénitencier.Ils contestent la juridiction du juge Wilson Me Lucien Gendron va présenter ce matin une requête en Cour Suprême au nom de Morel.Tony Frank, Frank Gatnbino, Guiseppe Serafini, Mike Valentino, pour bref d’habeas corpus.Les demandeurs prétendent que le juge Wilson n’avad pas juridiction, étant donné l’article 580 du code criminel t que Boulet avait dû mal comprendre, car ce n’est pas vrai et i! assure qu’il n’est pas homme à jouer avec des choses aussi gra ves.Le chef Bélanger est appelé c' nie avoir jamais reçu d’argent en cette affaire.Le juge déclare aux'-sitôt que pour lui il n’y a aucune prouve contre le chef Bélanger dans ce cas.Le greffier annonce que la séance de ce matin sera à huis clos.mal, M.Burry recommande lui aussi une taxe uniforme.II serait en faveur d’une commission scolaire métropolitaine, ayant juridiction sur toute Pile de Montréal, mais il ne veut pas que cette commission enlève toute l’autonomie des municipalités qui peuvent lui être affiliées.Il explique, à la demande de M.Sam Cohcr, que les Juifs fréquentent en grand nombre les écoles protestantes d'Outremont, c.t que la taxe prélevée d’eux n-e suffit pas pour couvrir le coût de leur éducation.M.Campbell, membre de la Commission des écoles protestantes de Montréal, proteste contre l’annexion de la municipalité scolaire de Verdun à Montréal.Il ne veut pas s’objecter tout à fait à une taxe uniforme, n’étant pas prêt à sc prononcer sur cette question, mais croit injuste que les protestants de Montréal soient forcés de payer les dettes des protestants de Verdun.M.Tory, président de la Commis-»!on scolaire de Westmount, déclara que les affaires de cette dernière commission sont exccfllentes.Il sk>bjectc cependant à une annexion, car les citoyens de Westmount ont assez de payer leurs propres dettes sans payer celles des autres.La commission s'est ajournée à lundi après-midi à 2 heure?cl dc-m-e.M.Georges Gonthier est attendu Ottawa, 11, (SJLC.) — M.Georges Gonthier, vérificateur général tlu Canada, qui a passé dilux moii en Angleterre à vérifier ics comptes du Dominion, est attendu à Ottawa, ces jours-ci.M.Gonthier a partagé son temps entre la Grande-Bretagne et le continent.On affirme qu’il a étudié les systèmes do comptabilité des différents pays.L’élection de Sherbooke Sherbrooke, 11, (D.N.Ci — Lors d’une assemblée oppositionniste tenue jeudi à Sherbrooke les personnes présentes ont voté en faveur d’un certain nombre de candidats pour briguer les suffrages à la uro-chaine élection partielle de Sherbrooke.Le comité chargé de dépouiller ce scrutin secret fera son rapport samedi le 18.Lord Byng à Spencerwood Québec, 11, (S.P.C.) — Le baron Byng de Vimy, gouverneur du Canada et lady Byng, passeront la semaine du 20 octobre à Spencerwood, les hôtes de M.Pérodeau. 4 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 11 OCTOBRE 1924 Volume XV — No 240 BVVBîtmtitifwwieKitM'nsie-itwwsnwnnxt****** wmm mw* %*m\ L’A.C.J.C.à MONTRÉAL PIETE, ETUDE, ACTION L’esprit chrétien Son influence dans la formation scientifique de la pxudence humaine, je me ren- l’étude; amour du bien et passion dis à l’avis du l’ére Laçasse.L’a- du beau; respect des supérieurs et mour-propré et la vanité n’ont pas | des confrères, et surtout auçlle disdû être étranger à ma détermina- tinction de langage! De même tou-tion.11 est si naturel à l’homme te son âme, laquelle s’y découvre d’aimer à se mettre en évidence.| manifeste, grandissante dans cha-Tardivel prit dès le début la ferme | cune des phrases de sa brève exis- résoïution do faire du journalisme en conformité avec les lois de l’honnêteté naturelle et les préceptes de l'Eglise.Au mois de juillet 1881, le premier numéro de la Vérité parût.Tout d’abord les choses allaient assez bien; il arriva un certain nombre d’abonnements payés d’avance.tenc-e.Celle de son enfance : les coutumes du foyer avec l’amour de la religion et a crainte de Useu; celle de sa jeunesse ; les aspirations généreuses, les desseins grandioses, Céclair impérieux de la vocation, les ivresses sacrées de la science et de la foi, le zèle conquérant et la fierté de la conscience.On fait grand cas, depuis quelques années, de la formation scientifique universitaire, qui a été, parmi nous, si longtemps négligée.On parle de modifier les programmes de l’enseignement secondaire en vue de lui donner une orientation autant scientifique que littéraire.• Il serait bon.à cette occasion, de voir dans quelle mesure l'esprit chrétien, qui est à la base de toute perfection humaine, sociale ou indi-vidU'tTie, bénéficierait de cette direction nouvelle donnée aux esprits de nos jeunes gens.11 y aurait alors à considérer la question sous deux points de vue: qu’est-cé que les sciences dojjnent à la religion et qu’est* ce que la religion ajoute à la formation scientifique?On a souvent dit et souvent répété qu’un peu de science éloigne de Dieu et que beaucoup de science y ramène.Mais cette traditionnelle citation n’estods, je crois, d'une rigoureuse exactitude.Il a pu se trouver en effet oes dénommés savants qui ont rêvé que leur science expliquerait un jour les faits qui ne sont encore accessibles qu’à l’esprit de la foi; mais c'étail en se servant de leur imagination et non de leur science qu’ils avaient espéré en arriver là.S’ils s’étaient servi de leur raison, au contraire, leur peu de science aurait servi à leur montrer l'abîme d’inconnu qui nous sépare de la connaissance entière de In vérité, abîme que l'es plus grands savants n’auront jamais espéré franchir.La .science n’éloigne pas de Dieu, mais elle nous fait plutôt comprendre la grandeur en même temps que l’unité et la variété de son oeuvre; et.s’il est vrai qu’on doive juger un ouvrier à son oeuvre, elle ne peut que nous donner de Lui une idée plus parfaite et plus admirable.Tandis que l’astronomie et la physique nous font voir l’exactitude et Tbanmonie qui président aux déplacements de la matière inerte par eUle-même, la biologie et la chimie nous dévoilent les merveilles d’organisation de la matière vivante et de la matière inerte.Il est vrai qu’il existe toujours le danger d’oublier les choses de l’esprit en étant trop absorbé par In matière, mais par contre elle nous habitue à considérer la religion comme ehose de raisonnement et non comme un objet de sentimentalité.La religion elle-même d’aiTteurs, loin d’être à l'homme de science un embarras à son développement, l’aide souvent à coordonner et à expliquer des faits qui seraient autrement une pierre d'achoppement dans la poursuite de ses études.“L’esprit chrétien, disait Montsaibré.nous fait pénétrer Je.fond de joutes choses, prendre la mesure exacte de toutes choses, et les ordonner à leur véritable fin.Qui le possède n^est plus fils de la nuit mais fils de la lumière.” Pasteur fut la preuve vivante de cette théorie.Car non seulement ses expériences biologiques ont rendu à l’humanité des services inappréciables, mais, guidées aussi par sa foi profondément cathode génération sponta- de Haeckel et lique, elles ont servi à prouver qu'il n’existait pas née.donnant ainsi un dementi puissant aux utopies de Le Dantec.En somme, loin de se combattre l’une l’autre, la foi et la scicimce s’aident mutuellement et se complètent dans l’harmonie la plus rationnelle.De sorte que, si l’homme de science peut quelqufois contribuer au triomphe du christianisme, l’esprit chrétien, en retour, sera pour lui la lumière qui le guidera dans ses recherches et dans la réalisation de ses pîus grandes ambitions.Jean-Paul SENEZ, du cercle Félix-fMartin.Les anciens du groupe Pie X LEUR REUNION BIMESTRIELLE La section des anciens membres du Groupe Pie X a tenu, Qundi dernier, sa première réunion bimes-Irielle, après le repos des vacantes.Une bonne douzaine de membres actifs de la section avait répondu à l'appeil des convocations; M.Jean-Charles d’Auteuil présidait, ayant à ses côtés Ue R.P.S.Belllavance, s- j., aumônier, fondateur et premier aumônier-général de l'Association Catholique de la jeunesse.M.AdoCphe L’Archevêque, professeur à l’Université de Montréal, un des membres les pl’.us dévoués de la section, a donné une conférence sur Pauil Tardivel, fondateur de la ‘‘Vérité”, le père du vrai journalisme cahtcllique et indépendant au Canada.U a traité son sujet avec maîtrise, développant les principaux articles du programme de Tardivel pour le citer en exemple à la jeunesse studieuse et militante.Tardivel avait sai'ué IT Association, à sa naissance, dans un article fort sympathique ou il manifestait beaucoup de joie de ce groupement de jeunes sous l’action de d’église et de la patrie.Il n’a assisté à son développement qu'il avait souhaité vigoureux et entier.Les membres ont discuté ensuite qudlques sujets d’action pratique, et tout particulièrement les moyens de faire plus Ta part du français dans nos ministères publics à Ottawa.Es ont appuyé la propagande lancée par l'Association des Voyageurs de Commerce, au sujet de l’incident de Wembley, et résolu d'en faire une campagne générale pour ûa ré mé leurs plus vives condoléances.Nous extrayons de la conférence de M.L’Archevêque les passages suivants: l.a Vérité était imprimée aux ate Enfin le déclin, non celui de Tàge, liers de l’Evénement.Au bout de ,najs (je ]a vie avant Tage, le tra-trois mois cependant les ressources vajj acharné et sanctifié, ce càuci-commençaient déjà à manquer, ill fiemcnl au devoir et à ses livres, fallait trouver un moyen qui P^-j Alors la consommation, Timmola-mit de réduire les dépenses.Tarai-; jjon |a suuffrance surnaturallsée, vel s’acheta le caractère nécessaire I ^>j1^rojsme tranquiile du sacrifice pour composer le journal, le com- dap, sa sublimité, posa lui-même et le fit imprimer auj xaîtrei fleurir et mourir, voilà ce que j'aurais dû écrire, et tel est le nartage de celte vie si pleine et Chronicle.LE PROGRAMME DE LA VERITE ‘‘Le premier article du programme de la Vérité était la religion catholique et l’Egiise romaine d’abord et avant tout, il faut, disait fardi-vel, que Celui qui règne dans les cieux, de qui relèvent tous les hom si courte.IJ est parti, mais ses confrères Taiment encore et s’en souviendront longtemps, car l’exemple donné par Clément est de ceux qui ne s peuvent se résumer.Il a pris tou-; i les les formes que lui suggérait, la lies, soit le Grand Être vers lequel | vie elle-nième, et il s’est adapté à L’OEUVRE DE TARDIVEL “Tardivel à (l’origine, n’était qu'un pauvre orphclitn élevé par sa tante; il rencontre par hasard sur son chemin un collège catholique; la Providence T'amène plus tard sur Ses rives du Saint-Laurent et semble lui dire; Voilà la terre que je t’ai promise; je t’ai choisi pour y défendre mon temple.Dieu qui ne manque jamais à ses serviteurs, Qe fit passer à,travers Iles bureaux de rédaction de trois feuilles publiques: le "Courrier” (1873), la “Minerve” (1873) et Ue "Canadien'' (1874-1881).Quand il eu achevé son noviciat de presse.Dieu lui mit un journal sous la main.“Il a exposé, justifié, défendu la vérité dans toutes les sphères.la a été l'homme de la foi et du patrio-tispie.Dieu, l’Eglise et la Papauté sont à ses yeux les trois grandes puissances de Phistoire.Il a été Te père du journalisme indépendant dans notre pays; et les autorités les plus compétentes s’accordent à dire que sans lui, il n’y aurait peut-être pas actuellement de presse catholique pour défendre les intérêts de notre religion, tels quMls doivent être défendus.LA NAISSANCE DE LA VERITE “Pendant qu’il était à l’emploi du Canadian, de Québec, en 1885, Tardivel faisait des rêves.Si j’étais riche, disait-il, je fonderais un grand iournal, un journal nullement semblable aux autres, un journal indépendant.Un jour, il fit la rencontre du Père Laçasse, O.M.I., qui lui dit à brûle-pourpoint : —Fondez un journal, pas grand, modeste, hebdomadaire, foncière les hommes doivent tendre leurs efforts.La religion embrasse tout.Et Tardiva] dénonce la gallicanisme, s’attaque au libéralisme naissant.frappe les partisans de ces erreurs modernes, et défend courageusement les vérités immuables do fa foi catholique.Le deuxième article de la vente concerne l’école.Tardivel exerce une vigilance à toute épreuve sur le choix des livres; il eut souvent a mener contre les mauvais livres une presse de police.Chaque fois qu j1 je faisait la presse libérale lui tombait dessus avec le plus grand aplomb; c’était à qui l’accablerait, mais il avait bec et ongles pour se défendre., “On prétend, écrivait-il, que les livres que nous avons critiques sont propres à être mis entre 'les mains des instituteurs parce qu il peut s’v trouver quelque chose de bon.C’est une doctrine menteuse; un mauvais livre n’est bon qu’à être brûlé; personne, à moins de grâces spéciales, ne peut le lire impunément.A moins d’être un insensé, personne ne voudrait toucher à un pain dans lequel il aurait vu mettre un grain d’arsénic; et cepeii-dant quand il s’agit de Tordre spirituel, on trouve des personnes qui tiennent une conduite aussi dépourvue de logique et de raison, que serait celle d’un homme qui mangerait sciemment du pain empoisonné.“Qu’on ne vienne pas nous dire, poursuivait Tardivel, que les jeunes instituteurs qui sortent des écoles normales ont besoin de ces livres pour se tenir au courant des pro^ grès pédagogiques; parler ainsi c’est insulter l’Eglise.Quand on considère ce que cette Sainte Mère a fait pour l’instruction on trouve qu’elle nous tient davantage au cou rant des véritables progrès pédago giques.Croit-on sincèrement qu’on ne peut pas trouver dans les ouvrages catholiques tout ce qu’il faut pour former les hommes à l’enseignement de ta jeunesse?Faut-il avoir recours aux libres-penseurs et aux hérétiques pour apprendre à faire Cécole!” Le troisième article du programme de Tardivel était Ta défense de la langue française.11 s’y emploie corps et âme, parce que toute guerre faite à cette langue est inspirée au fond par la haine du Christ et de son Eglise.Il mena des campagnes pour garder la langue française en honneur au Canada.Il fit des conférences sur ce sujet, entre autres celle du 16 mars 1901 à TU-nion Catholique de Montréal.Tardivel soutient que le français en usage dans la province de Québec est le pur français du dix-septième siècle: que le Canadien parle la langue même de Louis XIV, qu’il la prononce de la même façon et que cette langue est plus pure sur les lèvres du paysan que dans la façon de parler du Canadien instruit, plus enclin aux nouveautés.Il n’encourage pas beaucoup l’étude de l’anglais à moins d’en avoir un réel besoin.Il a fait l’étude des luttes que nous avons eues à soutenir depuis la domination anglaise.Jamais il ne manqua une occasion de témoigner son amour de la langue de ses pères.”.toutes les exigences de lieu et de situation.Je me souviens encore du rhétoricien si assidu et si laborieux, si constant à la besogne et si appliqué à faire rendre à son talent tout ce qu’il pouvait pi’oduire.lieu lui avait do clamation des droits de notre lan- ment catholique, militant, indépen- gue, souverainement méprisés dans les nr'lieux officiels.En conséquence, Us tiendront une enquête auprès des différents ministères, puis une fois documents Us intéresseront quelques-uns de nos deputes à faire une interpellation au parlement, afin de presser le gouvernement à nous rendre justice.Avant de se séparer, les membres ont voté une motion de sympathies à leur président, éprouvé par la perte de sa mère; Ms Gui ont expri- dant des hommes et des partis politiques! —Mais, mon Père, je n’ai pas de capitaux, j’ai à peine de quoi vivre pendant quelques mois.—N’importe, fondez quand mê me, répondit le Père Laçasse.Corn' mencez par un pèlerinage à Sainte-Anne et lancez votre journal.Je vous donnerai ma collaboration et vous trouverai des abonnés.“Je ne sais comment, disait plus tard Tardivel, malgré les conseils A méditer Quelque précieuse que soit la santé, ce n'est pas Hercule qui fait le plus; une âme généreuse dans un pauvre corps est la maîtresse du monde.Eacordaire.UNE AME DE JEUNE Un peu de “Diapepsine” de Pape \ régularise tout estomac en désordre Immédiatement, met fin à l’indigestion, à la dyspepsie, aux gaz, aux brûlements d’estomac, à l’acidité et à toute affection de l’estomac.Dès l’instant ou votre estomac s'insurge, mâchez et avalez un petit comprimé de “Diapepsine” de Tape.La douleur sc dissipe iinmé-^ diatement.Contre indigestion, dyspepsie, gastrite,- flatuosité, brûlement ou toute aûtre affection de l’estomac, rien autre chose ne piocure autant d’nisc que ce correctif, digestif et antiacide agréable et inoffensif., • Des millions des meilleures fa milles en gardent toujours un gros paquet de 60 cents sous la main; elles «ju connaissent l’effet magique et les pharmaciens la garantissent.AUGUSTE CLEMENT Hier on mettait en terre Auguste Clément.Mais le souvenir du jeune homme très bon vit encore dans notre mémoire pendant que son âme se réjouit au ciel.Auguste Clément était peu connu dans le monde où il n’avait fait que passa-, et Ton s’étonnera peut-être de m'entendre célébrer la beauté de cette âme et chanter les vertus de ce jeune homme.On aime à signaler la gloire naissante des poètes et des prosateurs, et bien que Auguste Clement n’ait jamais publié de prose et de poésie, comprenons bien '"'e sa vie fut lu plus beau poème qu’il eût pu composer: poème de jeunesse aimable, de mo-destie pieuse, de charité fraternelle, de pensées généreuses et fécondes; poème d’actions chrétiennes, d’idéal religieux, de dévouement et d’exemple, en somme tout parfumé d’amour, de charité et de franchise.Et s’il est raisonnable de louer ceux qui savent écrire et chanter, n’est-il pas juste d’attribuer nos éloges à ceux qui mieux que tant d’autres savent vivre?N’est-il pas juste de se souvenir un peu, beaucoup même, de ceux nui nous ont aimé et qui nous ont donné le plus bel exemple d’apostolat chrétien et de fierté nationale?Qui ne Ta pas eu pour ami?qui ne Ta pas aimé?oui n’a pas été contraint de Te suivre dans le devoir?Toute sa vie, sa.vie de famille, d’écolier, d’amitié, de relations et d’actions fut faite d’amour et de respect.Amour de Tordre cl de l’autorité, de la discipline et de Dieu hîi avait donné de beaux talents, un esprit richement orné, une volonté puissante, et avec sa facilité de parole et son éloquence entraînante, il aurait été un pionnier de i’oeuvre apostolique, un prêtre du Christ, un apôtre.Ne m’a-t-il pas dit quelques jours avant de mourir : “Mon plus grand regret, c’est de ne pas mourir prêtre.” Prêtre! Oh oui! il désirait être prêtre.Se donner à Jésus et aux âmes, c’était son rêve, son ambition.et voilà pourquoi il préférait au plaisir qui berce le devoir qui sonne.Prêtre! il aurait continué dans le sacerdoce, tout comme au collège, de s’occuper d’oeuvres sociales et littéraires, et nul ne sait mieux que ses confrères tout le dévouement qu’il a donné au cercle de TA.C.J.C.et à Tacadémie Saint-Etienne.Toujours sur la brèche, toujours en avant, il allait le premier et d’un pas ferme.Il marchait au cercle avec une gaieté sans pareille, réalisant ainsi les espérances de ses supérieurs et de ses professeurs.Mais la mort l’avait désigné de son doigt livide, il lui fallait partir.Naguère, il était bon, plein d’ardeur et d’espéraices, et maintenant la maladie a décharné ses membres.Cependant, il lui en coûte de partir car il est dur de mourir à vingt ans, quand on a devant soi un_ avenir brillant.Il avait lui aussi ses espérances et ses projets d’avenir.Et voilà qu’un colloque intime s’engage entre lui et la mort — “Non, laisse-moi vivre, aies pitié de ma jeunesse.” Et la mort de répondre: Non.Mais l’âme réconfortée, il demande encore à vivre.“Oui, laisse-moi vivre, ou du moins, s’il faut mourir, donne-moi de mourir avec ces feuilles qui se balancent à ma fenêtre; il sera moins triste de mourir quand tout meurt autour de nous.” Et c’est toujours l’implacable réponse : non.Alors il se retourne vers son Dieu et à la prière de son vieux curé il fait généreusement le sacrifice de sa vie.Oui, il s’offrê en victime à son Dieu qu’il a tant aime et Dieu entend sa voix.Maintenant il ne lui en coûte plus de partir car il entrevoit déjà les beautés célestes, et là sur son lit, sa mère, son père, ses frères et ses soeurs viennent recueillir le dernier soupir de celui qu’on aimait tant.La mort vint clore ses paupières fatiguées.Il s’est éteint tout doucement.Oh oui! tout doucement, comme s’éteignent parfois dans la nuit les lampes de nos sanctuaires et oui brûlent une flamme vacillante devant les tabernacles sacrés de nos temples.Dernier écho d’une vie sublime une mort très calme a mis fin au poème à peine commencé d’une vie qui devait si longtemps chanter encore.Mais la mort du juste est un triomphe éternel et l’amitié de ses confrères Ira par delà les champ déposer sur sa tombe cette gerbe de bonnes et généreuses pensées et dire avec saint Paul : Adhuc defunctus loquitur.Paul-Emile RAINVILLE Séminaire des Trois-Rivières.Convocation* DIMANCHE: — .Pie X.— Assemblée générale a 1 h.30 de l’après-midi.Sujet: Sgn dicats nationaux, syndicats neutres par Roger Jolicoeur.Saint-Henri, (section des an ciens) : Assemblée générale à 9 b du matin.Sujet: Le Syndicalisme.uar Laurent Mailloux.(M.l’abbé Edmond Lacroix, directeur, donne ra une conférence sur la Société de ! protection et de renseignements.LUNDI.— Des Ormeaux: Réunion d’études à 8 heures 15 du soir.Sujet à l’étude: Les missions, par Gaston Ga- larneau.DoMicr de Casson: Réunion d’études à 8 heures 30 du soir.Sujet: Congrès de 1924.De la Mennais: Réunion d’étude* à 8 heures 30 du soir.Jeanne d’Arc: Réunion d’études à 8 heures du soir.La Haye: Réunion d’études à 8 heures du soir.Sujet: La sociolo-gtêf par Armand tiratton.UrOÿendS: Réunion d’études a 8 bennes s: Mlles Robertine Bérard, de Saint-Nazaire d’Acton: Berthe Dragon, de East Angus; Hélène Côté, dite Soeur Marthe, de Notre-Dame-de-Ham; Alice Duplin, de East Angus; Fabiana Cyr, de Manchester, N.-H.Ont prononcé leurs voeux perpétuels: Mlles Priscilla Bernard, de Rougemont; Alma Jodoin, dite Soeur Marie-de-Liguori, de Saint-Théodore d’Acton; Aliette Boucher, dite Soeur Véronique, de Saint-Hilaire; Simone Ménard, dite Soeur Yvonne, de Saint-Hyacinthe; oi Eva Poisson, dite Soeur Thaïs, de Granby.Conseil des Arts et manufactures Voici le programme de la semaine du 13 septembre, au Monument es cours du jour se à 2 heures de l’après- ble.Un peu vaniteuse et exclusive ivec ses amis jusqu’à la jalousie.Coeur affectueux, besoin de tendresse et d’attentions, elle est capable de dévouement et elle s’y jette avec outp son énergie qui est grande.La volonté est précise et forte et cependant assez facilement influençable.Imagination vive, illusions, petites exagérations, surtout quand elle est froissée.L’AMI DE LUCIENNE.(Il n’y avait pas de pseudonyme, lettre écrite de Québec le 17 mars.)—Esprit actif, ouvert, une imagination oui est utile jusqu’à un certain point mais dont il faut se défier, car elle pourrait nuire à la sûreté du jugement.Enthousiaste et capable d’emballement.Il est profondément ben, d’une générosité très grande ^t comme il est actif et énergique, il est fait pour se dévouer absolument à ceux qu’il aime et à ce qu’il entreprend.Volonté résolue, tenace et capable de souplesse quoique autoritaire et indépendante.Loyal et franc.Besoin d’affection et de confiance.Simplicité charmante, bienveillance et cordialité il a une de ces natures sympathiques et séduisantes qui plaisent à tous.L’humeur est variable.Il a des promptitudes, des indignations, des discours véhéments; mais il reste toujours l’homme bon et généreux oui attire et retient l’affection et la confiance.JEAN DESHAYES.National, donneront midi.Modes, chapeaux, lundi et mer-credi| coupe et couture, (dames), mardi et jeudi; dessin à main levée, mercredi et vendredi; peinture, mercredi et vendredi; solfege, vendredi.Cours du soir à 7 heures 30 p.m.Lundi et mercredi: dessin à main levée, modelage, lithographie, architecture, coupe et couture, pour dames.Mardi et vendredi: dessin à main levée, peinture d’enseignes, lettrage, menuiserie, charpenterie, confection d’escaliers, dessin mécanique, chapeaux.Vendredi soir: solfège.Mardi et vendredi: Plomberie, partie supérieure du marché St-Laurent.Un cours spécial de dessin mécanique est donné au no 147 rue Charron, par M.W.-A.Booth, les mardis et jeudis soirs.On peut s’inscrire les jours et soirs de cours dans les matières suivantes: solfège, modelage, lithographie, plomberie, architecture, dessin mécanique.Les renseignements sont aussi fournis par le secrétaire, 'M.J.-P.-L.Bémbé, au bureau général du Conseil, chambre 4, Monument national.Les écoles ménagères provinciales Heures de bureau, de 10 à 12 heures du matin et de 2 à 4 heures du soir, excepté le samedi.Cuisine pratique: jeudi 10 à 12 heures du matin et mercredi 7 h.30 à 9 h.30 du soir.$10 les 20 leçons.Cuisine de démonstration: mardi, 2 h.30 du soir, .50s la leçon.Menu pour mardi 14 octobre 1924, Canard a l’orange à l’italienne; salsifis en fricassee; grâteau des anges.'Modes: lundi 10 à 12 heures du matin et mercredi 7 h.'30 à 9 h.30 du soir; $7.00 les 20 leçons.Couture: mercredi.10 à 12 heures du matin et 7 h.30 à 9 h.30 du soir, $7.00 les 20 leçons.IMAT A LÏR **" Service du Saguenay L’automne est la plus belle saison de l’année pour faire le voyage du Saguenay, aussi un grand nombre de touristes profitent-ils de ce temps de préférence à tout autre pour aller le visiter.Les caps et les promontoires altiers sont plus âpres et plus pittoresques que jamais, l’air est vivifiant, un véritable tonique.Deux départs par semaine de Québec, les mardi et vendredi par les vapeurs de la Canada Steamship Lines, avec cabines chauffées, promenades spacieuses et tout le confort voulu.Plusieurs profitent de la température exceptionnelle de cet automne pour faire ce voyage.Pour plus amples détails, billets et réserve de places, l’adresser à la Canada Steamship Unes Limited, 9 square Victoria, Montréal._ (rèe.) Service de wagon-buffet-salon Montréal-Sherbrooke A partir de dimanche, le 12 octobre, le chemin de fer Pacifique Canadien fera circuler un wagon-buf-fet-salon tous les jours au lieu de le faire tous les jours sauf le dimanche, avec le train no 202 qui part de Montréal, gare Windsor, à 8 h.30 a.m.Au retour, ce wagon sera attaché au train no 203, qui part de Sherbrooke à 3 heures p.m.tous les jours sauf le dimanche et au train no 205, qui part de Sherbrooke à 4 h, 50 p.m.le dimanche.(réc.) Un vétéran de Crimée louange “Fruit-a-tÎTe»” Régie des pensions pour les enfants UNE INFIRMIERE DE LA DIVISION DE L’HYGIENE DE L’ENFANCE LES SURVEILLE ET FAIT RAPPORT AU DR GAGNON — L’ADOPTION DES ENFANTS, EN VERTU DE LA LOI PROVINCIALE LE MAJOR GEO.WALKER Le major George Walker, qui est devenu un figure familière à Chatham, Ontario, est l’un des hommes qui affrontèrent la terrible mutinerie indienne.Voici ce qu’il dit: “Je suis un vétéran de la guerre de Crimée et de la mutinerie indienne et servis sous lord Roberts.La bataille' dans les furieux corps-à-corps et l’exposition constante aux intempéries firent de moi une malheureuse victime du rhumatisme, à tel point que mes jambes enflèrent, me met-tafit dans l’impossibilité de marcher.La constipation devint telle aussi que je fus dans un état affreux jusqu’à ce que je commençasse l’usage de “Fruit-a-tives”.Ce remède me délivra tant du rhumatisme que de la constipation.Aujourd’hui, je jouis d’une santé parfaite et n’ai plris ni rhumatisme ni constipation.” “Fruit-a-tivcs” est le célèbre remède aux fruits —jus de fruits intensifiés combinés avec des toniques — qui vous rend et vous conserve bien portant.25s.et 50s.chez tous les marchands ou de Fruit-a-tives Limited.Ottawa, Ont.La Lyre Coupon grmphologlqnc ESQUISSE ORAPHOLOCilQUE de JEAN DESHAYES — At: — *fc DEVOIR ” Il OCTOBRE 1024.Bon pour 2'semaines Un coupon valable et 25 ions en timbres-poste doivent accompagner chaque eproi.Tout manuacrit doit être à l’encre, sur papier non rayé.Ne pr- envoyer de cofcte.Adressest Jean Deshayes.le "Devoir”, Montréal.Feuilleton du "DEVOIR t * TANTE GENEVIEVE par Marie LeMière 30 (suite) — Soit, je vais vous les amener pour un instant.Mais du calme, de la sagesse).Ah) Mademoiselle Odette, scriez-voqs par hasard une malade déraisonnable et indisciplinée?Gare les foudres de notre vieux docteur!.Elle sortit pour appeler ses filles.C’était une femme charmante que la baronne de Blesnoy.Non pas qu’elle fût jolie; les traits de son visage n’offraient rien de remarquable; la myopie donnait à •on regard un peu do vague et d’é- trangeté; son teint n'avait plus la fraîcheur printanière.Mais toute sa personne répandait néanmoins un charme indicible; elle possédait ce qui, au dire du poète, est encore “plus beau que la beauté”, ce don incomparable, délicat, exquis et attractif entre tous, qui s’appelle la grâce.Mme de Blesnoy rentra bientôt, précédant deux fillettes dont l’aînée pouvait avoir de dix à onze ans.— Ne faites pas de bruit, Marcelle et Juliette, dit-elle; la demoiselle que vous voyez est malade, et voudrait sulement vous embrasser.Les “Teintures Diamond’' lui donnent une couleur magnifique Vous avez avec les “Teintures D i a-mond”, la garantie de pouvoir teindre et nuancer à la perfection à domicile.Pour obtenir des teintes douces, des nuances délicates, plongez simplement le tissu dans l’eau froide; pour avoir des couleurs riches et permanentes, faites bouillir.Chaque paquet de 15 cents contient un mode d emploi si simple que n’importe quelle femme peut teindre ou nuancer on neuf lingerie, soie, rubans, jupes, blouses, robes, manteaux, bas, chandails, draperies, couvertures, tentures et tout autre article.Achetez les “Teintures Diamond”, pas d’autres, et dites à votre pharmacien si le tissu que vous voulez colorer est de laine, de soie, de toile, de coton ou mélangé.Et causer un peu, si vous le permettez, Madame! fit Odette.— Oui, mais pas longtemps.Les petites filles aperçurent Geneviève et saluèrent, un peu intimidées, cette grande dame en noir qui ne les embrassait pas.Puis elles s’approchèrent du lit.Mlle Coursy caressa longtemps ces mignonnes, leur demanda leur nom, leur âge.Marcelle était brune; cille avait un petit air raisonnable et sérieux, et semblait se croire beaucoup plus grande que sa soeur.Juliette était blonde, nétulante, démonstrative.Au bout de cinq minutes elle appelait déjà Odette sa "grande amie” et lui disait: — Je veux que vous restiez longtemps! Promettcz-moi que vous resterez.\ —Mais, mignonne, je ne serai pas toujours malade; le médecin dit que je guérirai bientôt.Et dès que je serai guérie, il faudra que je rentre chez moi.—Il faudra absolument!.ohl mon Dieul.Eh bienl écoutez, ajouta mystérieusement Juliette à l’oreille de la Jcuno fille, vous ferez semblant de ne pa* guérirl .Geneviève passa sous ce toit une nuit agitée.Ces événemen^ i Le numéro d’octobre de cette revue musicale, renferme des articles variés et instructifs.Dans une “Etude du piano”, Mlle Hortense Parent traite spéciale; ment du doigté.Tous ceux qui s’intéressent à la question du chant à l’église liront l’article de M.l’abbé Paul Bayard sur “(Le cantique populaire”.Les violonistes trouveront des recettes utiles dans l’article de M.Lucien Greilsamer: “Entretien, et conservation des instruments à archet”.Ce numéro contient aussi une étude sur "Le Chant”, par Mlle Marie-Anne Asse-lin.Une biographie illustrée de Robert Schumann.La suite de "L’introduction à la Vie musicale” de Paul Laconie.Les nouvelles musicales du monde entier.Le mois théâtral à Montréal, par Fa-brio.Echos et nouvelles de la province de Québec et de la Nouvelle-Angleterre, etc.La partie musicale renferme des pièces de piano comme: la “Nocturne”, op 23, no 4, de Schumann; la "Mnsurka”, op 7, no 1, de Cho-oin; “Souvenir”, de Jules De veaux.Les pièces de chant sont: “Repentir”, de Gounod, une pièce religieuse de grande valeur; ‘La Grand’ D’manrle”.par Oscar OTBrien, un autre succès de M, Charles Marchand, le grand interprète de la bonne chanson françai-ce.On peut se procurer "La Lyre” chez tous les marchands de journaux ou aux bureaux de la revue, 207, St-Denis, Montréal, Tiero-Ordre Franciscain Fraternité St-.Toseph, rue Lagau-chetière ouest, no 130.Le dimanche, 12 octohre, à 1 h.30 p.m,, réunion de frères novices, à 2 h.30 p.m.réunion des frères profès; immédiatement après cette assemblée, réunion du discrétoire.«K * ¥ Fraternité St-Antolne.rue Lagau-chetière est.no 777.Réunion des soeurs professes, dimanche le 12 et mardi à 2 heures p.m., 14 octobre.Les membres' sont priés de s’y rendre sans autre convocation.La secrétaire.Le Triomphe est un jambon CONTANT Il est délicieux et économique EXIGEZ-LE Le Beurre Triomphe de CONTANT Demandcz-Ie.Qualité insur-passablc imprévus, le bouleversement prodigieux qu’ils apportaient dans sa vie et ses habitudes, la tinrent longtemps en éveil.La nuit d’Odette fut bien meilleure; le lendemain matin, le docteur revenu près de sa malade s’écria d’un air triomphant: —Ce que c’est que la belle jeunesse! Avant huit jours, la blessure sera guérie, et la blessée sera sur pied.XII La baronne, son mari et son frère sont réunis dans le petit salon en attendant le diner.Ce réduit intime est délicieux de fraîcheur, de bon goût et d’élégance.La porte-fenêtre largement ouverte laisse apercevoir les bosquets aux teintes harmonieusement fondues, et la petite pièce d’eau brillant comme un cristal azuré au milieu des vertes pelouses.—Ne trouves-tu pas, Etienne, dit la baronne, que personne n’est plu* intéressant que ces jeunes filles?., —En effet, ma chère Lucie, répond M.de Blesnoy; elles sont charmantes, distinguées, parfaites.Et pourtant, comme clics se resseirc blent peut —Oh! il est impossible à deux personnes d’ètre plus différentes D’après un règlement municipal, toute personne qui se propose de garder un ou des enfants en pension, doit obtenir un permis du Service de Santé de la Cité.Ce permis n’est accordé que sur recommandation du surintendant de la division de l’Hygiène de l’Enfance, à la suite d’un rapport sur l’état sanitaire de la maison, les dimensions des pièces du logement, et le nombre des occupants.Ce rapport est fait par un inspecteur de la salubrité, et permet de déterminer le nombre des enfants qui pourront être gardés sans encombrement.La surveillance des pensions d’enfants est confiée à une infirmière de la division de l’Hygiène de l’Enfance, qui les visite au moins une fois par mois.Au cours de ses visites, l'infirmière se rend compte de la tenue générale de la maison, de l’état de santé des pensionnaires, elle inspecte la literie, recherche les parasites et s’enquiert de la qualité de 1a nourriture servie aux enfants.Dans les pensions où l’on garde des nourrissons, elle s’enquiert tout spécialement de la préparation des biberons, et se rend compte si les règles de la puériculture sont observées.A cause de la plus grande fragilité de ces enfants, ils sont visités deux fois par mois en hiver et toutes les semaines en été.L’infirmière fait rapport directement au J>i- Gagnon, surintendant de la division de l’Hygiène de l’Enfance, deux fois par semaine, et le tient nu courant des faits qu’elle a observés.Comme le soin des nourrissons exige non-seulement du dévouement et de la bonne volonté, mais aussi des aptitudes spéciales que l’on ne peut guère juger que par les résultats, il arrive que certaines personnes n’ont pas de succès dans cet art difficile; les enfants dont elles ont la garde dépérissent ou meurent en trop grand nombre, et alors elles se voient enlever l’autorisation de garder des enfants de moins d’un an.On rencontre dans ces pensions des orphelins qui ne trouvent pas de place dans Igs institutions; des enfants dont l’un ou l’autre des parents a déserté le foyer, dont le père ou la mère est à l’hôpital.On y trouve aussi une assez forte proportion d’enfants illégitimes dont la naissance est tenue secrète, et des enfants complètement abandonnes de leurs parents qui paient deux ou trois semaines de pension, et disparaissent laissant un faux nom et une fausse adresse.Le Dr Gagnon nous en cite un cas typique auquel il s’intéresse actuel-lement.C’est celui d’une jolie fil-ette de 6 mois qui fut confiée à âge de 1 mois â une pension de la rue Henri-Julien au mois d’avril., L?,s Pai'ents ont donné l’adresse de 1 hôtel Windsor et payé 2 semaines de pension.Une autre remise d’une semaine de pension a été envoyée de l’hôtel Cecil d’Ottawa, mais ils n’ont rien envoyé depuis plus de 4 mois.L’enfant a été place en pension sous un faux nom.et il est impossible de retracer les parents.D’ui) autre côté, la personne qui en a la garde n’n pas les moyens de le garder indéfiniment, et cherche des parents adoptifs.La division de l’hygiène de l’enfance s intéresse tout particulièrement à ces enfants.abandonnés, elle se charge de faire des enquêtes pour s’assurer que les parents a-doptifs présentent toutes les garan-ties financières et morales susceptibles de procurer url avenir confortable à l’enfant, Des renseignements sont pris auprès des ministres du culte, des employeurs, et s il y a lieu, d’autres personnes.Les enfants placés sont ensuite visités régulièrement par l’infirmière qui s’occupe des pensions, afin de s’assurer crue les premiers renseignements fournis antérieurement sont bien exacts, et que l’enfant est bien traité.Les parents adoptifs sont maintenant bien protégés par la loi d’a-dophon passée à la dernière session de la législation provinciale, qui leur permet de faire légaliser par un juge de la Cour supérieure l’adoption de l’enfant, deux aais après qu’il leur a été confié, et en vertu de laquelle ils peuvent lui donner leur nom et lui transmettre leurs biens.Le surintendant de la division de l’hygiène de l’enfance, 335 rue du , Champ de Mars, a presque toujours une liste de quelques enfants qui pourraient être adoptés, et nous recommandons à tous ceux qui désirent prendre charge d’un enfant de s’adresser à lui.l’une de l’autre.Mais l’effet de ce contraste les rend plus agréables encore.La nièce si joyeuse, si vive, si rayonnate; la tante si digne, si grave, si réservée!.—La tante est un peu trop statue, fait observer M.de Blesnoy.—Il est vrai, reprend sa femme, que la jeunesse de Mlle Selmont donne à ses manières quelque chose d'un peu singulier.L’enveloppe est de marbre, mais je gage que le coeur est très tendre et très chaud.—Je n’en sais rien, Lucie.Je n’en sais vraiment rien.A coup sûr, Mlle Geneviève est une femme de devoir et même une nature fortement trempée.Elle a, sans une hésitation, affronté le danger pour sa nièce; elle a soigné jour et nuit cette jeune fille avec une constance et une attention admirables.Mais possède-t-elle cette sensibilité, cette délicatesse de coeur qui donne tant de charmes aux relations de la vie?.Je n’en sais rien.Mlle Selmont est, sans contredit, de celles que l’on admire; j’ignore si elle est ae celles que l’on aime.—Ohl Etienne, tu juges superficiellement.—Ma foi! je ne pose pas en ora-i de, mais je résumé l’impression I L’Arôme II Du THB SALABA 11 est une preuve de son mélange parfait.D’une saveur délicieuse* Essayes-le dès aujourd’Hui.Les bons plats au Fromage de Québec CW "WELSH RAREBIT’ FACILE A DIGERER fonde» un.cuiller** t taupe d.beurre, ajoutez \{ de cuillortk * thé de sel et de paprika, % cuillerée à thé de coeee-tsrde sèche, et le K d'une tasse d'ale ou de bière.Remuer continuallement.et loreque chaud, incorporsz-y fi lb.da fro-¦naga canadien coupé an petits morceau*.A mesure qu'il fond, il te pout qu’il épaisaiate.S'il est trop épais, ajoutez de ta bière.Si rout préférez un rarebit rrémeuz, au lieu d’étre Slant, ajouta»-y un oeuf battu justa au moment da torrir.La oaprika dans catte recetta rend le mélange parfaitement difoe-tiblet ai roua n’avaz pat l rotr* disposition Isa toasts d'usage pour servir le rarebit, étendez-le sur des biscuité au soda.Recommandé par le SERVICE DE L’ECONOMIE DOMESTIQUE MINISTERE DE L'AGRICULTURE • PROVINCE DB QUEBEC Le Charbon qui Réchauffe 2000 LIVRES l’AR TONNE C’est le moment d’acheter votre provinion d’hiver, parce que le charbon est à son plus bas prix — Service rapide et bonne pesée.N’attendez pas; téléphonez votre commande chez JOSEPH JODOIN BOIS ET CHARBON 1805-1815, rue St-Dominique — Belair 1799 Montréal Le collège Lalime Monsieur B.Lalime, le distingué principal du collège Lalime, vient de prendre l’initiative d’une démarche qui est de nature à donner une bonne note de crédit en faveur de l'institution qu’il dirige.Fn effet, mercredi après-midi, le 8 octobre courant, Monsieur Lalime, ayant à ses côtés son personnel enseignant, conduisait ses 125 élèves en pèlerinage à l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal, Ceci est «Te nature à montrer aux parents des élèves et au public en général que Monsieur Lalime soigne autant .a formation morale que la formation intellectuelle de ses élèves.Il est reconnu que le collèpe Lalime, avantageusement situé à l’angle Mont-Royal et De LaRoche, se tient à la tête des maisons d’éducation de ce genre dans la province de Québec et peut-être bien aussi, dans tout le Canada.Avec un zèle infatigable, Monsieur Lalime a su mettre son institution sur un pied qui la rend supérieure à ce qui se rencontre ordinairement, qun’i'é de l’enseignement, discipline, hygiène, tenue des classes, et comme résultat de cet ensemble, érudition et distinction des élèves formés à ce collège.Le but de cette institution es* bien d’orner dans le plus court e-pncc de temps possible l’intelligence de.ceux qui la fréquentent des connaissances qui serviront dans la vie.Ce but est celui que Monsieur Lalime s’est toujours proposé et c’est celui qu’il atteint tous les jours.Le dévouement et l’esprit d’initiative de Monsieur Lalime lu', méritent bien les succès qu’il a remportés jusqu’ici, et les vrais amis de la jeunesse étudiante les lui souhaitent les plus brillants possibles.(Communiqué) Réunion de» ancien» retraitants Demain, 12 octobre, aura lieu la réunion des anciens retraitants, dans la chapelle de iTmmncuIée-Conception, angle des rues Rachel et Bordeaux.La conférence y sera donnée par un des RR.PP.Blancs d’Afrique.La messe commencera à !) heures précises.Tous sont invités à y faire la sainte communion.Les enfants pleurent pour avoir “Castoria” Préparé spécialement pour bébés et enfants de tout âge Mères, le Castoria de Fletcher est en nsn-ge depuis plu» de 30 ans comme succédané agréable et inoffensif de l'huile de ricin, du parégorique, des gouttes pour la dentition et des sirops calmants.I) ne contient aucun narcotique.Un mode d’emploi éprouvé est décrit sur chaque paquet.I^es médecins partout le recommAiidcnt.Celui que vous ave* toujours acheté porte la •!- gnature d» que m’a causée Mlle Geneviève pendant ces quelques jours.Quant à la petite Odette, je ne l’ai vue qu’une fois depuis l’accident.Vous savez, le premier jour où elle s’est levée sur la chaise longue?.Elle est ravissante et spirituelle au possible, et mes filles pleurent quant! on parle de son départ.—C’est vrai, cela, et Mlle Geneviève, qui ne sourit jamais, Jes intimide un peu.Mais tu ne dis rien, Marc?.Allons, donne aussi ton avis sur nos jeunes hôtesses.—Je ne me presse jamais de donner mon avis, répondit l’officier; j’évite de me prononcer maintenant, parce que j’observe encore.—Quel philosophe tu fais! —Chère soeur, je nç m’en défends pas.J’ai un faible pour les études psychologiques, et ces deux natures m’offrent un champ fécond d’observations curieuses.—Très intéressantes l’une et l’autre, répétait Mme de Blesnoy.Chez elles, tout me plaît, jusqu’à cette saveur de mvstèrc qui «e dégage de leur situation.Et puis, il faut bien le (Tire : elles sont toutes deux rcmarnuahlement jolies.—Mlle Selmont est plutôt bellf^ observa Marc qui (,vait en tout des goûts classiques; "jolie” n’est pas le mot qui lui convient.U se rappelait fort bien avoir rencontré ces deux jeunes filles avant la terrible aventure qui l’a-; vait soudain remis en leur présen-: ce.Il les avait admirées l'une et l’autre, car ce jeune homme avait une âme noble et vibrante où jamais un rayon d’idéal ne tombait en vain.“Ah! si j’étais artisteI” s était-i 1 souvent répété devant un beau paysage, une belle fleur, un beau visage intelligent et pur.Pour lui, toute vraie beauté d’ici-bas était un reflet de la Beauté suprême; aussi éprouvait-il une joie et une élévation d’âme devant tout ce qui portait ce reflet divin.—Alors, Lucie, reprit M.de Bles-noy, tu dis que Mlle Odette va descendre diner ce soir?- Oui, mon ami, et demain elle reprendra, ainsi qua sa tante, le chemin de Châteauvert.J’ai pour ces deux jeunes personnes une réelle sympathie, mais je n’ai pas osé insister près d’elles; il y aurait indiscrétion à leur demander une prolongation de séjour, (A survie') '¦Tirnt* Crfnfvttvr" *st en vente nu D* olr, 1 vol cartonné, 251 pp, SO sou* nu co.np-tolr, S5 sous franco.Service de llbrnlr r du Devoir.3.10, Notre-Dame est.Montréal.Ce journal est imprime nus Nos .T10-3,n, rue Notre-Dame Est.è Montréal, p»r riMPRIMEnilî POPULAIRE (à respobsa-blllté II •liée», GEORGES l'MJJKTII!l\ administrateur et sacré ta ire. »4 ' 6 LE DEVOIR, MOM REAL, SAMEDI, Il OLioExvü l^ii V e cardinal Ametïe, prévenu, députa auprès d’un religieux M.le chanoine Qé-ment aujourd’hui évêque de Monaco.“Son Eminence, dit M.Elément au religieux, vous demande de visiter M.Jules Lemaître, de faire «le votre mieux.Ajoutez que Son Eminence serait très heureuse de bénir le malade.” Le religieux partit sur-ie-champ et se présenta rue des Ecurics-d’Artois, au domicile de Jules Lemaître.Jules Lemaître était encore en proie à une fièvre intense.Cependant le religieux fut reçu.Il dit à Jules Lemaître.“Mon cher Maître, le cardinal Amette, sachant que vous étiez souffrant.m’envoie prendre de vos nouvelles.Son Eminenee serait toute disposée à venir elle-même vous voir et vous réconforter, si ceUa vous était agréaple — Je vous remercie de votre démarche, mon Père, répondit Jules Lemaître je remercie le cardinal, mais je suis mieux.— Mon cher Maître., reprit le religieux, nous prions tous pour votre prompt rétablissement, unissez vos prières aux nôtres, et.si vous souffrez da-vantages, offrez vos souffrances au bon Dieu.— Je vous le promets, mon Père.— Vous me le promettez.— Je vous Ee promets.” Juiles Lemaître se guérit.Quelques semaines après, il assistait à un baptême, en qualité de parrain.Durant la cérémonie, il se montra grave et receuiKi.Quand vint île moment où la iliturgie prescrit au parrain et à la marraine de réciter le “Credo” et le “Pater”, Jules Lemaître prononça distinctement, ilente-ment, fermement les paroles du Symbole et de l’Oraison dominicale.Puis, soudain, ses yeux se remplirent de larmes.A Tavers, où ill passait une partie de l’été, il entretenait d’affectueuses relations avec “son’’ curé.Le dimanche, il assistait régulièrement à la messe soïennelile qui, sermon compris, durait une heure.Un jour, prévoyant qulil ne serait pas 'libre au milieu de la matinée, on le voit à la messe de 7 h.Vi.A l’église, sa tenue était drrèprochafoUe, et.au moment de la Consécration, il s’inclinait avec respect.Il fut fidèle à cette conduite non point seulement pen dant que sa mere vivait, mais après ¦la mort dé cette mère à laquelle il avait voué le culte le plus filial.JuSes Lemaître demandait à ses amis de prier à ses intentions, et iÈ faisait célébrer le Saint Sacrifice pour les défunts qui lui étaient chers Sa femme avait succombé à Grenoble.Le P.Henry Joyard, de la Corn pagnie de Jésus, l’avait assisté à l’instant suprême.Voici ce qu’à écrit à ce sujet le P.André Durand dans ia bibliographie consacrée d’un illustre écrivain, alors professeur à la Faculté des lettres de Grenoble.Dans une aKée du cimetière de cette ville, on rencontre une tombe plantée de rosiers aux quatre anglîes et toujours fraîchement entretenue.Entre les bras de la croix, on ”.t ces mots: “Ci-gît Mme .Mes Lemaître, née Pauline dès Ghalals.décédée le 4 mars 1884, âgée de 2t ans.” Au miüeu se trouve une petite croix de marbre blanc, et une toute petite couronne de myosotis avec cette épitaphe: “'Madeleine, 28 février — 4 mars 1884.” “Le P.Joyard aimait à raconter que le célèbre académicien lui envoya plus d’une fois de Paris des honoraires de messes à l’intention de HYGROMETRES Indiquant 1» température probable III heures S l'avance TRES Sk’KCIAL 75c Cia J.C.NODRÏ.Liée 283, rue St-jDenis Montréal 'NOUS PAYONS UES FRAIS DE PORT Le Corset Vraiment Elégant Les meilleures couturières avouent qu’elles ne peuvent donner à une robe sa meilleure apparence s’il faut l’ajuster sur un corset mal seyant.Le bon ajustement du corset détermine toujours la plus grande beauté de l’ensemble ef, partant, constitue l’élégance vraie.Venez, Madame, essayer votre nouveau corset sous l'oeil exercé de nos corset (ères.Maison fondée en 1878 Manufacturier» *• importateur» de 401-403, rue Sainte-Catherine E.i Angle St-llubert la chère défunte.Aussi ne cessa-t-il jamais d’espérer qu’il reviendrait un jour à Ja religion de sa jeunesse, l! aimait à prier pour lui bien souvent.” En 1912,, la mère de Jules Lemaître, qui avait 85 ans, tomba gravement malade.Jules Lemaître écrivit à (M.l’abbé Saget: “Vous savez ce que fut pour moi ma mère, elle est très mal, priez bien pour «iüe.“Mme Lemaître mourut.Son fils éprouva de cette perte une vive douleur, fl faisait offri*- pour elle Be Saint Sacrifice et il y assistait.A ce sujet, M.B’abbé Bcrthier, curé de Tavers, raconte le fait suivant: “ Au cours de la semaine, j'avais dit la messe pour Mme Lemaître qui, ce même jour, se trouvait à Tavers.était venu y assister.Après fa messe, il se rendit au cimetière, (lequel touche à l’église, et, de la fenêtre, de la sacristie, je de suivais des yeux: il était seul et ne se savait certainement pas observé.Je Je vis alors faire deux grands signes de croix, séparés par un assez long intervalle, et je me suis persuadé qu’entre les deux signes de croix iS y eut au moins un bon “Pater” et un bon “Ave” pour les âmes du vénéré père et de l’exceillente mère que M.Lemaître avait tant aimés et dont ,ln mort l’avait si crueiilement affligé.” ¦Ce que M.Berthier ignorait probablement, c’est que chaque dimanche, à l’issue de la messe, Jules Lemaître, pendant son séjour à Tavers renouvelait cette cérémonie.Ceci m’est affirmé par une personne di S ne de toute confiance qui, d’ordi naire, accompagnait Jules Lemaître dans son pieux pèlerinage .Autre trait.Jules Lemaître avait une filleule à Tavers.Tant que cette enfant fut incapable “de se conduire même d'ans un minuscuie Jivre de messe”, M.Lemaître la plaçait sur le banc, à côté de lui, Hui tournait des pages, lui indiquait du bout du doigt où l’on en était de 'l’office.Il ne s’agit donc pas d’"un signe de croix” ni d’un acte isolé de religion, mais de manifestations et d’actes multiples.CHARBON Emile Leger #¦ 414- Mont-Royail Bêlai* 4561 twQuji ne, .jwn» îW G»- HA R BON Anthracite FRANKLIN-RED-ASH GALLOIS (Cendre — rouge) BITUMINEUX SCRANTON BOIS ET COKE 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Versez un peu de “Frcezone” sur un cor douloureux, il cesse à l’instant de faire mal puis, peu après, vous l’enlevez avec les doigts.Votre pharmacien vend une petite bouteille de “Freezonc” quehpies cents; fc’est assez pour enlever tout cor-dur, mou ou entre les orteils et ealios.té sans douleur ni irritation.poor le Rhume la Ôargre eUkaPoui mSECnON': Adultes.1 cpB, 1er.?* à thé; Enfants, 4 ouït* leré* à the, 4 foi» par Jour.M'ilci >• «rttl | LANGEVIN ET FOREST BOIS DE CONSTRUCTION Montures.Papier s couvertnrr, Bearer Board, Linsbestos (asbestos) i 411.ST-DOMINIQUE — TEL.EST 0799 Succursale: ' 19, RUE CLARKE TEL.PLAT.2$tt Le rapport du Conseil d’administration de la compagnie des chemins de fer du Maroc pour l’exercice 1923 contient de nombreux i.-enseignemcnts sur l’exploitation des deux lignes ouvertes l’an dernier, celle de Casablanca à Kourig-ha, par Sidi-el-Aïdi et celle de Rabat A Petitjean.Dans son dernier numéro du mois d’août, V“Afrique française” donne les précisions suivantes; 'Rabat-,Petitjean (124 km) fonctionne depuis le 1er juin 1923.Les recettes totales d’exploitation ont été de 3,980,858 francs, dont envi-i-on 950,000 francs voyageurs, 88,-000 francs bagages et messageries et 1,971,000 francs petite vitesse.Sur les 136,400 voyageurs transportés, on a compté seulement 1,621 de 1ère classe et 7,125 de 2de classe, et par contre 45,280 de 3èine classe et 82,378 du tarif G.V.7 wagons spéciaux), ce, qui prouve vddeanment que le voyageur correspondant à la 1ère et à la 2de classe préfère encore l’automobile au train qui va moins vite, qui aboutit dans des gares parfois éloignées des centres et qui souvent est plus cher.Les dépenses totales d’exploitation ont été de 2,494,-825 fr.On calcule donc la recette kilométrique à 41,000 francs, et la dépense kilométrique à 30,000 fr.CasaWanca-Sidi-el-Aïdi-Kourigha, (ligne des prosphates, 140 km.) fonctionne depuis le 1er septembre 1923 et a transporté 50,330 tonnes, chiffre qui sera sans doute porté cette année à 300,000 tonnes.Le rapport ajoute: “Nous pouvons conclure des renseignements qui précèdent que les premiers résulta*.' de noti c.exploitation peuvent être considérés comme satisfaisants.Malgré la concurrence des transports automobiles, favorisée Sar la qualité du réseau routier du laroc, les recettes provenant du trafic voyageurs et surtout du trafic marchandises, ont été importantes dès le début.” Les travaux du reste du réseau sont activement poussés sur la ligne de Sidi-ol-Aïai à Marrakech, le prolongement de Gourigha à Oued-Zem et la ligne Casablanca-Rabat (85 km.difficiles à cause des grands viaducs qu’il a fallu faire sur les quatre oueds).Ces lignes pourront être finies cette année.Reste la jonction Fes-Algérie, la plus longue et la phis coûteuse: les avant-projets sont approuvés pour les sections de Fez à Guercif par Si-di-D}ellil (185 km.).Entre Guercif et Oudjda les plans sont actuelle ment levés.Ajoutons enfin que la compagnie a décidé d’électrifier, grâce a la nouvelle Centrale thermique de Casablanca, la ligne des phosphates, celle de Marrakech et celle de Ca sablanca à Rabat.Votra asran il© — La niArqa! ALLIGATOR mawm in w+mmnm Mille garde-robe h pignon, accessoires d'auto.Belles pour dames et messieurs Lamontagne Limitée 338, Notre-Dame O., Montréal ARTICLES DE SPORTS Motocyclettes Bicycles à pédales SPORTS d'Hiver Patins, Skis, etc.Nous vendons à terme» McBRIDE Ü9S1, Are du Parc, pres rue Ontario JOS.LAMARRE, «étant IMMEUBLE Nous achetons propriétés de tous genres et payons COMPTANT PETIT & PETIT LIMITEE 743, rue Mont-Royal Est, TELEPHONE: BELAIR 3968 Fondée en lUlOaaaaBanaMMaM MAISON MONTESANO Doreur et Argenteur Réparations d’ornements d’églises Notre personnel comprend : MM.B.Cavalier!, B.Limoges et B.Monlesano 117, RUE AMHERST Tél.Est 0471 Hurtubise, Pelletier et Gravel Licenciés en comptabilité 99, RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL Téléphone: Main 7918 PLANTES, ETC., ETC.Catalogtift prrfttis sur demundt HECTOR L DERY 17, NOTRE-DAME EST, MONTREAL Téléphone» Main 3038 LIVRES CANADIENS L’ACTION FRANÇAISE Demandes nos eataloitnes 369, RUE ST-DENIS.TEL.EST 1389 REVUE MUSICALE MENSUELLE 25c.1« No.$2.50 par an 207.rue Saint-Denis - Montréal Découverte archéologique LAVAGES DE FENETRES (N.Y.Window Clsaninc Co., Ltd.) 214, RUE SAINT-JACQUES.MAIN 1299 Le tolr: Belair 98I3w N.BLAIN, LIMITEE 'CarrossarU, Puinturc, Capotes d'auto, etc.RUE CABGRAIN, MONTREAL Téléphone: Belair 1484 Laboratoire NADEAU Ltée Maison de Produits Pharmaceutique.J 17, RUE SAINT-PAUL EST.MONTREAL Téléphona: Majn «39I* En jetant bas les plâtres et enduits masquant la facade d’un ancien hôtel, à Pontorson (Manche), le* ouvriers on fait une importante découverte archêologiaue.Le rez-de-chaussée de l’immeuble est en effet, constiuté par une galerie des Xle et Xlle siècles, composée de six vastes arcades portant sur de robustes colonnes, dont les chapiteaux caractérisent ne Moment l’époque.Le premier étage s'éclaire sur la rue par trois larges baies (en granit comme tout l’appareillage), jadis recoupées par des meneaux formant la croix, qui ont disparu.L’ensemble de la découverte est d’un intérêt archéologique et artistique considérable.L'étage, par l’analogie de ses ouvertures avec les ouvertures correspondantes du château de Laval, annonce les XlVe et XVc siècles.J.ONESIME GUIMONT Inrénitur «n chauffi*.«t TontilaÜo».Plan, devis et surveillants Propriétaire du > point car la Russie des soviets est un triste exemple de l’incapacité de l’homme à tout régler et à tout dominer.-> Cf Depuis quelque trente ans notre P' vs est devenu l’un des greniers d • monde.Le Canada produit des millions de boisseaux de blé cha-(pr> année et sa population n’en consomme qu’une faible partie.Le s.dus alimente les pays surpeu- •b'-s.Quel rôle plus noble peut-on donner tout de suite une idée de l’importance de la maison Quintal Jt Lynch, disans qu’elle vend et exporte chaque année de 3 à 7,000,000 de minots de céréales.M.Joseph Quintal avant d’être grainetier, a débuté dans un.joiw-nnl, un journal aujourd’hui disparu, le Courrier de Montréal.Le journalisme mène à tout, on a bien raison de le dire.Puisque nous avons déjà commencé nous donnerons tout de suite, quelques ilotes biographiques de M.Quintal.’ H nous sera plus facile de faire ensuite l’historique de sa maison.M.Joseph Quintal est né à Montréal.Son père était ébéniste.Après des études primaires à la maîtrise de Saint-Pierre, chez les Pères Oblats.il termina ses études à l’école du Plateau où il eut pour confreres, N)N.SS.Forbes, M.F.-X.Saint-Charles, M.Marcellin Wilson, M.Gèdéon Boisvert.Au sortir du PSateau, Joseph Quintal devint, comme il dit, garçon à tout faire, au Courrier de Montréal, feuille de politique mitigée, dirigée par M.Rémi Tremblay.Après avoir tâté du reportage pendant deux ou trois ans, il passa en 1881, au service de la maison Ovide Dufresne et Cie, marchands de grains.M.Quintal nous dit que depuis son enfance, c’était comme une hantise pour lui que le commerce des grains.Malgré les désirs contraires de son père, il ne rêvait que de cela.En Canadien français, Louis Renaud, — nous aurons l’occasion d’en reparler plus loin — avait été le pionnier dê ce commerce et il avait laissé une réputation d’homme exceptionnel, Tl était disparu de la scène depuis une dizaine d’années et l’on parlait, encore de lui.L’éclat de ses succès en affaires s’augmentait encore du souvenir de probité et d’intégrité qu’ü , n.nercu avait laissé.Les Anglais eux-mê-1 ^mmerce^es p mes citaient son nom.: commerce uts é De chez Dufresne, M.Quintal passa à 'a maison George McBean, puis en fd87 il fondait sa maison.Tout d’abord, il ne fut que courtier puis marchand pour son compte.Son commerce était simplement local.Il entreprit l’exportation en 1892.La compagnie Quintal et .i.„ ! Lynch date de 1902, alors que M.vieilles monarchies ^ Quintal s’associa M.Frank-W.de decrets, que de > , s'iiheHer à son pays que d’être le p.v'rriçler du monde?Depuis un mois le port de Mont-i-énl vit d’une activité fébrile et pendant quelques semaines encore le travail va se poursuivre jour et nnM.De gros navires chargés d’a-voinc, chargés de blé, comme ceux i’o la chanson, remontent du fond des I.acs, par le système des ca-M'tix.Ils apportent la moisson que le soleil de l’Ouest a doré«.Les élévateurs, poulpes mécaniques, Lynch, qui était déjà courtier en grains.Le capital de la compagnie est de $200,000, entièrement acquitté, et n’a jamais été changé.Le fils de M.Quintal, M.Henri Quintal, est devenu actionnaire en 1914.Le conseil d’administration de la compagnie est actuellement constitué comme suit: président.Joseph Quintal; vice-président, Prank-W.Lynch; secrétaire, J.-P.Cooney; directeurs, Henri Quintal et Napoléon Vincent.T.es bureaux sont établis dans l’édifice Beardmore, 59, rue Saint-Pierre.Les entrepôts sont ceux du gouvernement.La maison Quintal et Lynch, depuis mai dernier, ne fait plus que le commerce d’exportation, en Flu-i-ope et en Afrique du Sud.Le commerce local pour les grains et les fourrages — commerce local, c’est-à-dire clans les provinces de l’Est plus l’exportation à Terreneu-ve et aux Antilles, — est laissé à la société Quintal et Cooney, qui a ses bureaux et ses entrepôts distincts, au no 66, Place Youville.C’est M.Henri Quintal qui fait partie de cette société.La maison Q.& L.ne fait pas simplement du courtage.Elle achète et vend pour son compte, le blé, l’avoine, l’orge, le seigle et le sarrazin.Les deux tiers de ses achats se composent de grains qui doivent être livrés à Montréal.L’autre tiers est acheté en entrepôt à F'c.rt-William ou à Port-Arthur, à la tête des Grands Lacs, et alors la maison frète des navires pour le transporter à Montréal.Ici le grain est emmagasiné dans les grands entrepôts du port jusqu'au moment où la maison l’a revendu par l’entremise de ses agents et de scs correspondants dans presque tous les pays d’Europe, notamment en France, à Paris: en Belgique, à Anvers; en Italie, a Naples; en Hollande, à Rotterdam; en Suède, à Stockholm: en Angleterre, dans toutes les fancies vidlcs; en Afrique du Sud, Port Elizabeth.La maison frète clle-cnème les cargos océaniques qui transportent le blé outre-mer.La maison Q.& L.possède un siège à la bourse des grains de Chicago (le Chicago Board of Trade), à la bourse des grains de Winnipeg, (le Winnipeg Grain Exchange); elle fait partie du Board of Trade de Montréal, de la Chambre de Commerce de Montréal, du Montreal Corn Exchange, de la North-Amertcan Export Grain Association, de New-York, du New-York Produce Exchange.M.Joseph Quintal a été président de la Chambre de Commerce de Montréal et du Montreal Corn Exchange.M.Henri Quintal est actuellement secrétaire du Corn Exchange.* * * Le succès de la famille Quintal dans le commerce des grains à Montréal ne fait que continuer la tradition.Nos premiers grands marchands — exception faite des traiteurs de pelleteries — ont été des grainetiers.Ce sont même des nôtres qui ont été les pionniers de ce commerce au Canada et notre génération a le tort peut-être d’avoir oublié leurs noms car ils ont été les premiers à démontrer, dès que les circonstances l’ont permis., que le Canadien français était aussi apte à faire le grand commerce que nos compatriotes anglais.Avant 1849, date de l’abolition de la Navigation Act par le parlement de Londres, il ne pouvait être question pour les Canadiens français de faire du commerce avec l’étranger.Cette fameuse Navigation Act équivalait à un ostracisme commercial porté contre eux.Il n’était permis aux colonies de ne vendre qu a l’Angleterre; le transport sous tiers-pavillon était interdit.Les navires anglais seuls avaient le droit de transporter les produits des colonies.Celles-ci devaient se contenter des produits manufacturés que leur cédait la métropole.Sous un tel régime ne pouvaient songer à faire du commerce d’exportation ou d’importation que les fils de famille anglaise émigrés ici et qui avaient des relations toutes faites dans les îles britanniques.A la conquête, le Canadien français était resté pauvre et sans relations avec l’extérieur.Les émigrés britanniques arrivaient avec des fonds et un crédit ouvert dans le pays qu’ils venaient de quitter.Que l’élément anglo-canadien ait pris a cause de cela, et de cela seulement, quelqu’avancc, il n’y a pas a s’étonner.Il bénéficiait du handicap — c’est ainsi qu’on dit en terme sportif — imposé à son seul con-cuirent possible, le petit groupe français perdu sur les bords du Saint-Laurent, et il en bénéficiait justement à une époque inespere-ment heureuse pour lui, juste à la veille de l’éclosion 'de la grande industrie moderne, de la création, du transport rapide.Le capital accumulé' alors par les Anglo-canadiens a pu se multiplier à l’infini grâce aux inventions modernes survenues juste à point pour leur servir une rente.Dès l’abolition de la Navigation Act des Canadiens français ont commencé à prouver que le sens des affaires ne leur manquait pas totalement.Le succès rapide de quelques-uns de ces pionniers est même surprenant et, chose à noter, c’est que tous ces gens ont laissé des réputations sans tache.Leur honnêteté était plus qu’une honnêteté légale et certaines institutions anglaises ont pu en témoigner haute-inent.Tel ce Louis Renaud, dont M.Quintal nous a déjà dit un mot, qui après avoir été le “roi du grain , a Montréal, fit des spéculations malheureuses et se retira des affaires.Ayant obtenu un délai de trois années de la Banque de Montréal pour régler ses affaires, il paya à tous ses créanciers le plein montant de leurs créances, plus les intérêts.Le règlement fait il lui restait encore une fortune de $300,000 qu’il légua à ses enfants.Pour l’époque (vers 1870) c’était plus qu’une fortune modeste.Nous voulons terminer cet article i historique sur le commerce des grains au (lanada.Sous le régime français, il ne s’est fait aucune exportation de ce-1 réalcs canadiennes; du moins on J n’a encore trouvé aucun document qui en fasse mention.Il y aurait eu dans la Nouvelle France une fabrique de biscuits et celle-ci aurait tenté de vendre à l’étranger.Une consignation de biscuits se serait même rendue aux Antilles, mais une seule, car une ordonnance royale vint bientôt mettre fin à pareille insubordination.Pour la période depuis le milieu du siècle dernier, c’est-à-dire depuis que le commerce est libre, M.Joseph Quintal nous a donné de nombreuses informations et grâce à lui encore nous avons pu les faire complementer par un contemporain de Louis Renaud, M.Alphonse-Edmond Gagnon, qui est aujourd’hui à Remploi de la Saint-Lawrence Flour Mills, comme technicien.M.Gagnon a été à l’emploi de la maison Louis Renaud de 1860 à 1867.La maison avait été fondée entre 1850 et 1854, c’est-à-dire bien peu de temps après que l’Angleterre eut reconnu la liberté du commerce.Avant la maison Renaud, M.Gagnon se rappelle qu’il y avait déjà la maison Pierre Charlebois qui eut cependant moins de célébrité.Louis Renaud—l’honorable Louis Renaud, car il mourut conseiller législatif — avait débuté en faisant du camionnage à l’entreprise.Il s’aventura dans le commerce des céréales avec un capital de $15.Dès I860 il faisait le commerce du gros et il exportait aux Etats-Unis et en Europe.A cette époque l’Ouest n’était pas ouvert.Les provinces de l’Est cultivaient encore les céréales, le blé.l’avoine, l’orge, le seigle.Dans le Québec, les^grandes cultures étaient celles de' l’avoine et rie i’ot'ge, très en demande dans les brasseries et les distilleries, au Canada et à l’étranger.Renaud achetait les céréales dans toutes les campagnes rie la région dp Montréal par l’entremise ries marchands généraux.Les principaux centres pour l’achat étaient Beauharnois, Valleyfielri, Maskinon-gé, Sorel et le long du Richelieu.Des barges frétées à l’automne faisaient le cabotage entre ces petits ports.Le chargement du grain se faisait à la brouette.Les bateaux chargés, pour l’exportation aux Etats-Unis, remontaient ensuite le Richelieu puis le lac Champlain jusqu’à Whitehall.Pour l’exportation en Europe le grain était amené à Montréal puis transbordé dans les cales des cargos océaniques.Il n’y avait pas encore d’élévateurs flottants.La maison Renaud avait aussi, rue des Communes, près McGill, de grands entrepôts qu’elle louait des Soeurs Grises.,Au commerce des grains Renaud joignait celui des farines.Comme le blé était surtout cultivé en Ontario c’est là que se trouvaient les principales minoteries.En 1861, l’année de la première grande Inondation de Montréal, la maison Renaud chargea de farine ontarienne cinquante océaniques, presque tous des voiliers.La ligne Allan n’avait encore que deux navires a vapeur, le North America et YAngio-Saxon.La guerre de Sécession aux Etats-Unis vint donner un grand essor au commerce des grains.La maison Renaud en profita largement.L’armée des nordistes lui acheta d’un seul coup 1,060,000 de minots d’avoine, quantité fabuleuse pour l'époque.Aucune autre maison n’a-1 vait jamais rêvé pareille vente.La vente des fourrages était en proportion.Louis Renaud disposait alors d’une fortune considérable et il habitait le quartier le plus riche de la ville, rue Dorchester, près Guy.Il était conseiller législatif et jouait un rôle politique, même un rôle prépondérant à ce qu’on dit.Des opérations malheureuses lui firent perdre une grande partie de sa fortune.Il s’était endetté envers la Banque de Montréal pour une somme fabuleuse.Il obtint du délai, puis en moins de trois ans s’acquitta de tout ce qu’il devait plus les intérêts.II se retira à Sainte-Martine, où il avait acheté le moulin à farine et la carderic d’un M.Primeau.Il mourut vers 1870 en laissant à ses enfants une fortune encore considérable pour l’époque.Louis Renaud avait un frère qui fonda à Québec la maison J.-B.Renaud, qui existe encore.La maison Renaud de Québec achetait les céréales dans ia région du bas du fleuve, poùr le compte de la maison Renaud de Montréal.En plus elle faisait le commerce des_ farines et des épiceries et c’est ainsi qu’elle a subsisté.La maison Louis Renaud a formé toute une génération de grainetiers qui ont fait leur marque.Citons quelques noms: MiM.Hospice Labelle, père du général Lahelle, gérant de la St.Lawrence Flour Mills; Uruneau, associé de la maison Bru-nean et Currie; A.-E.Gagnon, technicien de la St.Lawrence Flour; Lafrenière et Saintonge qui s’associèrent par la suite; Janvier Leduc, devenu l’un des grands courtiers en grains de Chicago.A l’époque de Louis Renaud, parmi les grands marchands de céréales on remarquait Tancrède Snuva-geau, Tranchemoiitagne, de Ber-thier, Louis Tourville, père de M.Rodolphe Tourville.Sauvageau se ruina à Montréal, partit pour les Etats-Unis et il refit sa fortune a Saint-Louis, Missouri.On dit qu’il est mort sénateur de cet Etat.Vers 1860, il y avait aussi un Français, Auguste Girard, qui faisait l’exportation des grains en Europe.11 ne s’occupait pas cependant de l’achat dans les campagnes.Il achetait des cargaisons complètes et les expédiait en F'rancc.Vers 1884 l’Ouest commença à produire des céréales et peu à peu les provinces de l’Est durent en cesser la culture.Leurs terres appauvries ne rendaient plus suffisamment pour soutenir la concurrence.C’est là la grande cause de la crise de 1885 à 1900.M.Joseph Quintal nous avoue franchement que l’ouverture de l’Ouest a pu faire la richesse des chemins de fer, édifier la fortune de particuliers, mais tout cela aux dépens des vieilles provinces.Celles-ci ont dû subitement changer leurs méthodes de culture, se livrer à la culture mixte, organiser l’industrie laitière.Changement qui n’a pas été sans bouleversement et comme une crise agricole dans notre pays a immédiatement sa répercussion dans les villes, bien des Montréalais se rappellent de la crise de 1885, comme on Rappelle quoiqu’elle se soit prolongée jusqu’à la fin du siècle.Les années ont passé et le cycle a fait un nouveau tour de roue puisque nous achevons de traver-setr une autre crise.* * * Si cet article n’était déjà long nous aurions voulu dire un mot sur la production des céréales dans l’Ouest et sur l’organisation de la vente depuis le petit élévateur rural dans la prairie jusqu’au moment du chargement à bord des océaniques.Nous remettons cela à plus tard lorsque nous aurons à parler d’autres maisons qui font le commerce des grains, par exemple les maisons G.-A.Beaulieu, J.-E.Leber, qui font toutes deux le courtage, la maison Elzebert Turgeon qui fait le commerce local des grains et des farines.Emile BENOIST.Dividendes déclarés Les compensations bancaires Pour la semaine terminée jeudi comparativement à la semaine correspondante l’an dernier, les compensations bancaires dans les différentes villes du Canada se sont établies comme suit: VILLES DE L’EST Semaine Change- terminée ments Toronto $107,108,299— $2,346,401 Montréal 105,995,465— 1,647,574 Ottawa 6,689,580— 417,992 Québec 6,503,695+ 132,670 Hamilton 5,014,070— 1,018,723 Halifax 3,084,210+ 202,050 Windsor 2,888,164— 855,496 London 2,826,518— 120,305 Saint-Jean 2,526,112— 213,851 Brantford 1,126,286— 214,086 Moncton 845,044— 50,549 Kingston 830,176+ 46,373 Sherbrooke 778,853— 22,955 Total .$246,216,472— $6,526,839 , VILLES DE L’OUEST Semaine Change- terminée ments Winnipeg $72,208,495— $1,528,777 Vancouver 13,437,555— 978,462 Calgary 6,928,579+ 605,092 Bégina 4,441,183— 57,023 Edmonton 4,251,854+ 285,406 Victoria 2,092,107+ 111,149 Saskatoon 1,890,718— 244,927 Ft William 1,849,769+ 826,846 Moose Jaw 1,464,947— 147,013 Brandon 696,446— 78,959 N.Westm.570,816+ 4,249 Lethbridge 546,789—• 415,916 Mcdcine Hat 366,890—.122,195 Prince Albert 315,172— 76,961 Çred Ôino« |*corp> ACHAT et VENTE D’OBLIGATIONS Renseignements et prix sur demande (redit (anadien Incorporé Banquiers en Obligations 99, rue Saint-Jacques Casier Postal 1180 TEL.MAIN 2926-2927-5397 Canes Professionnelles et Cartes d’Affaires Auditeur et Administration Générale DENTISTES Total .$111,061,320— $1,817,491 Tôt.Est.246,216,472— 6,526,839 Gr.total $357,277,792— 68,344,330 Enchère du beurre A l’enchère de la Coopérative fédérée, tenue hier au Board of Trade, on a offert 1.500 colis de beurre de crémerie dont 9_50 de pasteurisé no 1, vendus à 35 s.1-2 la livre; 650 colis de no 1, vendus à 34 s.1-2 ia livre; 100 colis de no 2, vendus à 33 s.1-2.Pour le beurre no 1 et no 2, il y a une diminution de 1-4 de sou la livre comparativement à la vente précédente.Le beurre pasteurisé s’est vendu au même prix qu’à ia vente précédente._________ Les produits de la ferme Le tableau suivant indique les arrivages de beurre, de fromage et d’oeufs, à Montréal, pour la journée d’hier, le vendredi précédent et le jour correspondant l’an dernier: 1924 1923 10 oct.3 oct.9 oct, Beurre, coiis .7,433 9,133 2,468 Fromage, meu.13,085 6,295 7,703 Oeufs, caisses .2,671 3,172 4,071 Sous l’égide de rUniversité de Mtl.J.-PAUL VERMETTE AUDITEUR *t ADMINISTRATION «EVERALE Chtmbrt 707, Immeuble “Power" Rés.Tél.E.5153 Tél.Main 2385 AVOCATS ARCHAMBAuLT & MARCOTTE AVOCATS J0, rue Saint-Jacques.Tél.Main 4061-S Joseph Archambault, C.R Emile Marcotte, LL.B., M.P.ALDERIC BLAIN, B.A., ILL AVOCAT Bureau du Jour: 50 rue Notre-Dame ouiil Immeuble Dnluth, chambre II Tél.Main 522* Aviseur légal de l'Association des Hommes d'Arfoires de Montréal-Nord.Jaccpies Cartier LL.I» Tél.Main 5328 Jean-Victor Cartier, LL.L.L.-J.Barcelo IL.B.CARTIER ET BARCELO AVOCATS Chambre 708a Inrmenble "Power” Si ouest, rue Craig Montréal ARTHUR LAL0NDE AVOUAT.PROf-TD^'R FTr- rtudes Forest, Lalonde, Coffii.et Rivard.Edifice du Crédit Foncier — Montréal.Résidence, téléphone : Est 2281.Heures de bureau: 6 o.iu.à 0 p.m.Tél.Bell Est S 50 5 Rés, St-Louis, 0488 Consultes le DR J.-E.LAMONTAGNE CHIRURGIEN-DENTISTE 5 bureaux à li disposition de ma nombreuse clientèle Traitements à domicile 854 EST.ONTARIO - MONTREAL DR AD.L’ARCHEVEQUE CHIRURGIEN DENTISTE Téléphone St-Louis 1301 468, Pare IjiFonlaine Montréal ST-CERMAIN, 6UEMNI RAYMOND AVOCATS Tél.Main 5154.30.rue St-Jacques P.St-Germaln.LL.L., L.Guérin, LI.I.P.Panel-Raymond.LL.L.VANIER & VANIER AVOCATS Anatole Vanier Guy Vanler Tél.Main 2832 97 rue St-Ja runes 'Montreal Water and Rower.— Dividende semestriel régulier de 3 1-2 pour cent sur le stock de préférence et de 62s.1-2 sur les actions ordinaires.En même temps un dividende spècial a été déciaré au montant de $25 par action ordinaire, à même le surplus de capital et payable en actions ordinaires.Tous les dividendes sont payables le 15 novembre aux inscrits du 31 octobre.Dominion Park.— 3 pour cent pour l’année, payable le 1er novembre aux inscrits du 16 octobre.)Le dividende du Dominion Park avait été jusqu’ici de 5 pour cent l’an.Jlollinger Consolidated Gold Mines.— Dividende mensuel régulier de 1 pour cent, payable le 3 novembre aux inscrits du 16 octobre.Parmi les hautes études récemment affiliées à l’Université de Montréal, on compte maintenant le Conservatoire national de musique, dont le secrétariat se trouve au no 312 Ste-Catherîne est.Le Conservatoire, grâce à cette affiliation, pourra, désormais, à la fin de l’année académique, décerner des diplômes académiques, voire même le baccalauréat en musique.Au secrétariat, où se fait l’inscription, les postulants aux grades universitaires de musique peuvent obtenir tous les renseignements qu’ils désirent.Les autistes suivants font partie du personnel enseignant au conservatoire : Piano et orgue : Rolland Belleau, organ'ste à St-Vinteur d’Outremont; Hervé Cloutier, organiste au Gesù; Alex.d’Aragon, organiste à Saint-Etienne; Charles-Eydams Houlé, professeur chez les Dames du Sacré-Coeur, au Sault ; Mme Morin-La-brecque, compositeur; Ernest Langlois, organiste au Saint-Enfant-Jésus; Antonio Létourneau, organiste à St-Louis de France; Alfred Mi-gnault, assistant-organiste au St-Enfant-Jésus; Raoul Paquet, organiste à St-Jean-Baptiste; J.-A.Plante, organiste à Stc-Héléne; B.-P.Poirier, organiste à Notre-Dame; J.-E.Savaria, orginiste chez les PP.du St-Sarrement; Gaston Tétrault; J.-A.Contant, à .Toilette: O.Cartier, à Sherbrooke; Mme Berthe Roy, à Québec.Chant : Robert Brault; Guillau-I me Dupuis, maître de chapelle à Notre-Dame; Joseph Morency, maître de chapelle à St-Georges.Violon, violoncelle, etc.: Eugene Chartier, directeur de la Symphonie du Conservatoire: Jules Dubois; Mlle Jeanne Labccque.Acousticien : Oswald Michaud.Orchestre, composition : Alfred Stounansc, de la Société des Compositeurs de France.JEAN-C.MARTINEAU B.A., LL.L.AVOCAT F,T PROCUREUR Imm.Versailles, 90, rat 8atnt-Jacqass Té!.Main 140 MONTREAL A.S.ARCHAMBAULT, C.R.AVOCAT 43, Côte de la Place d’Armes Chambres J20 et 421 Téléphone Main 1839 Montréal MAURICE BUPRE, LL.L, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR de l’Etude ^ Fitzpetrlck.Dupré, Garnon'et Parent Imraenble Marin, 111 CSte de la Montagne Téléphone 212 et 213 QUEBEC W.F.MERCIER, S.A.LL.L.AVOCAT-PROCUREUR Etude Mercîer, Mergler et Sauvage 71s, St-Jacque», Main 3297 1655 Papineau.Amherst 2765 ________Bureau du soir.Le Dr HEYNEMAND CHIRURGIEN DENTISTE annonce l’ourer-ture de son bureau au No 275 rue St-Denis Tél.Est 9238 PROFESSEURS INSTITUT LAROCHE ENRG.Cours classique — Brevets Cours commercial 303, RUE SAINT-DENIS (Eu face du théâtre St-Penisi DROIT, MEDECINE.PHARMACIE, ART DENTAIRE Cours préparatoires du professeur RENE SAVOIE I.C.et I.E.Bachelier ès arts, ès sciences appliquées Cours classiques cours commercial.leçons particulières.Entrée des élèves en tout temps.Prospectus envoyé sur demande 23S, HUE ST-DENIS TEL.EST 6162 Près de l’Ecole Polytechnique LEBLOND DE BRUMATH 259, RUE ONTARIO EST Bachelier de l’Université de Frauce et de l’Université laval, officier d’Aeadéraie, auteur de plusieurs ouvrages.Le plus ancien cours de préparalion aux examens établi 5 Montréal Qui veut devenir rapidement MKDECIN?AVOCAT?DENTISTE?PHARMACIEN?NOTAIRES L.-D.CLEMENT NOTAIRE S0, RUE SAINT-JACQUES Tel.Main 6558.Rés.Westmount 1198J Domicile: 1867, Ste-Catherinc Est Téléphone Clairval 0466 RAYMOND GODIN, B.A.LL.L AVOCAT 30, St-Jacques — Tél.Main 4062 Tél.Main 2338 Arthur Larauiée AVOCAT 180.rue Saint-Jacques - Montréal L’usine d’énergie de la Saint-Maurice ' La St-iMaurice Power a complété ses travaux de développement hydro-électrique à la Gabelle, sur ta rivière Saint-Maurice.L’usine produit maintenant 100,000 h.p.L'usine ne devait pas être terminée avant le premier février 1925.Le rendement possible est actuellement de 120,000 h.p., mais l’usine pourra recevoir une cinquième machinerie.ACTIONS & OBLIGATIONS GEOFFRION & CIE MEMBRES de U BOURSE de MONTREAL 101 RUE NOTRE-DAME, O.MONTREAL PROTEfiEZ VOS HERITIERS en faisant aujourd'hui même votre testament et en nommant comme votre exécutrice testamentaire La Société d’Administration Générale 35, rue Saint-Jacques, Montréal.— Tél.Main 2557 866, de St-Valier Tél.Cal.5174 Etude : Téléphone Est 549 5 PAUL GAUTHIER, B.A., LL.B.NOTAIRE — C.C.S.198 EST, SAINTE-CATHERINE, MONTREAL COMPTABLES P.-A.GAGNON COMPTABLE LICENCIE (Chartered Accountant) Chambre 315 Edifice “Montreal Trust” 11, Place d’Armes» Tél.Main 491?Placement, d’argent.Organisation d.Compagnie* HORACE LIPPE NOTAIRE 11, Place d’Armes.Tél.Main 3228 Administration de propriétés, etc, RELIEURS ET REGLEURS' RELIEURS & REGLEURS V1LLEMATRE & FRERE REGLAGE ET COUVERT A FEUILLES MOBILES DE TOUT GENRE Main 1735.27, Notre-Dame E RELIEURS & REGLEURS CONSTANTINEAU, PELLETIEE et WILSON, Ltée Réglage et couverts à feuilles mobiles de tout genre.Main 0956.7 est.Notre-Dame MEDECINS PETRIE, RAYMOND & CIE COMPTABLES CERTIFIES VERIFICATEURS J.-T.Raymond, L.A.A.-J.-M.Pétri».L.A.1 Suite 909-910 12b, rue St-Jucque, Montréal TEL.MAIN 2758 ' DR J.-M.-E.PREVOST De» hôpitaux de Parla, Londr., et New-York Clinique privée pour le traitement dej maladies intimes de l'homme et de In femme; vole* urinaires, rein», vesaie et maladies vénériennes.460, rue Saint-Denis, Montréal TEL.EST 7580 IMPORTATEURS DE FERRONNERIE DR ALBERIC MARIN 295.RUE SAINT-DENIS Tél.Est 6958 Montréal CADRES! 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fervents du sport et les amateurs du jeu.Ces jockey clubs, sans faire fortune, réussissent à se maintenir et cela de-{ puis de nombreuses années.Les amateurs se rendent en grand nombre aux matinées données par i les différents clubs, non pas taffl nour être témoins des épreuves disputées qu'attirés vers ces hippodromes par l’amour du jeu.la fièvre du gain.Ceux qui fréquentent les pistes savent que des sommes fabuleuses sont risquées, tous les jours et à chaque course, sur les chance des coursiers inscrits.Ces joueum ne font pas fortune, mais ils espèrent toujours se refaire et cet espoir règne jusqu’au jour où l’on s'aperçoit gue le gousset est vide; et bien souvent l'on se rend compte des pertes subies que lorsque l'on constate oue son compte de banque est épuisé.t.es paris sont permis sur les pis-' tes de courses et nos législateurs ont passé des lois ci cet effet.En Angleterre, en France, en Alleina- > gne.aux Etats-Unis et au Canada, les courses de chevaux donnent lieu à des paris importants.Ces paris > sont faits d’après le système de la role, du livre et du pari-mutuel.Le système du pari-mutuel est le i seul permis au Canada, mais pour tenir ces paris il faut remplir gna-Ire conditions : lo Obtenir préata-¦ blement une autorisation spéciale du gouvernement : 2o limiter exclusivement aux champs de courses le -ari-mutuel; 3o effectuer sur les lises reçues un prélèvement fixe ru faveur dés oeuvres de bienfaisance; 4o se mettre sous la surveillance et le contrôle des gouvernements provincial et fédéral.Les sociétés de courses jouent donc simplement le rôle d’intermédiaire entre les parieurs : il est fait masse des mises reçues, puis distribution 1 en t.i opérée entre les parieurs e.n-aaoès sur les chevaux- se classant premier, deuxième et troisième.'Unns certains cas, les paris sont distribués aux joueurs qui ont ris-iwé leur argent sur les deux pre-• niiers chevaux seulement.* * Hans- les premières années des courses au galop au Canada, le système de preneurs à la cole était en 1 vigueur, mais, à la suite d'une enquête présidée par M.Rutherford, en 1920.le gouvernement fédéral a > passé une loi défendant tout autre système que celui du pari-mutuel.Cette loi fut mise en vigueur le 1er i mai 1921.Le système de preneurs à la rote est le suivant : Les paris s'effec-, tuent entre les joueurs et les donneurs (bookmakers!.Le joueur choisit dans le lot des chevaux engagés pour une course celui qu'il croit pouvoir gagner, s’informe de la cote et le prend au donneur pour la somme qu’il veuf exposer.La co-' le est établie d’abord par le donneur suivant les chances qu’il al-fn’bur à tel ou tel cheval; mais ce ' sont les parieurs aui influencent les changements de la cote par leurs demandes.Il se trouve ainsi r gu'un cheval qui est négligé au début devient un favori par le nombre de paris faits sur ses chances, car (le donneur qui a offert 10 pour 1 à l’ouverture des livres ne donne plus que 2 pour 1.on argent égal, I à l’aopel des pur-sang à la barrière de démarrage.Il peu! aussi se faire nue les donneurs n'offrent qn’au-, dessous de Légalité sur un coursier considéré bien supérieur à ses concurrents.Dès la course terminée, , les joueurs gui ohf choisi le gagnant se présentent au pavillon du donneur et reçoivent leur gain en , plus de leur mise Il y a aussi ceux gui inscrivent leurs paris sur un carnet et qui ne règlent que plus tard, le lendemain où à la fin au meeting.Ce système prend nom de “pari au livre’’.Il i-rst en vigueur chez les personnes gui font iiictier de prendre des pa ris en dehors des pistes de courses nu même sur le terrain des clubs, mais sans autorisation el contrairement à la loi depuis le 1er mai •1921.Pour exploiter le système du pari-mutuel, il faut un personnel consi-è-térable qui se compose de marqueurs.vendeurs, payeurs, préposés aux billets, vérificateurs, calcula-Irvrs cl employés du trésor.Hans notre prochain article, nous exposerons le rouage complet du “oari-muttiel et le fondions de cha-n des employés.X.-E.KARBONKE LA CULTURE PHYSIQUE POUR LA FEMME (par M.B ourache) Si la culture physique pratiquée en plein air se suffit à elle-même comme exercice non seulement pour les jeunes mais aussi pour les adultes de tous âges, il est indiscutable qu’elle est la meilleure préparation au sport.Il serait dangereux pour les jeunes filles de se lancej' de but en blanc dans les pratiques sportives; il faut qu’elles soient préparées à l’effort à fournir par une culture physique judicieuse et progressive et ensuite qu’elles choisissent les sports convenant à leurs aptitudes physiologiques.La première place, dans cette publication, revient donc à la culture physique convenant à la Femme, à la Jeune Fille.S’adressant d’abord à la Femme, de façon à la convaincre par expérience avant d’en faire une propagandiste, l’auteur analyse et préconise les moyens à employer pour être forte, souple et gracieuse, pour acquérir ou conserver l’élégance, le charme et la beauté.C’est tout un programme pour la réalisation duquel il faut de la volonté et de la persévérance car il serait erroné de croire que quelques séances suffisent pour atteindre un résultat appréciable et le maintenir.Nulle n’était mieux qualifiée Pour traiter ce sujet que Mlle Maria Bourache.Pratiquante de longue date, professeur émérite, vivant argument en faveur de ses principes basés sur de sérieuses connaissances physiologiques, l’auteur ne manquera pas d’être appréciée par ses lectrices.Si vous suivez ses conseils, vous ne tarderez pas à ressentir les bienfaits d’une méthode rationnelle et attrayante, et votre exemple entraînera les hésitantes qui vous entourent.* a * Justifiant la confiance et la persévérance des pionniers de l’éducation physique et sportive féminine, cette dernière a pris depuis quelque temps une telle extension que le moment a paru opportun de lancer une publication déstinée à fournir aux intéressés des renseignements aussi précis que possible sur les exercices individuels et jeux d’équipe qu’elles désireraient pratiquer.Tout être — féminin ou masculin — peut et doit faire de la culture physique et du sport.Il le peut: suivant ses moyens physiques en graduant les exercices.11 le doit: s’il est faible et mal bâti pour s’améliorer et redevenir normal; s’il est de bonne constitution pour conserver la santé et être un vivant exemple pour les indécis et les récalcitrants.La Femme bataille depuis des années pour conquérir, sur la routine, les nréjugés et la fausse pudeur, le droit aux exercices en plein air, en costume approprié, pour revendiquer sa place au soleil, à ce soleil vivifiant qui, avec l’air et l’eau, sont nos auxiliaires les plus précieux dans l’obtention et le maintien de la santé.Nous avons réussi à faire comprendre par un grand nombre, qui deviendra bientôt la généralité, qu’il fallait accorder autant d’im-nortance à l’éducation physique de la femme qu’à son éducation intellectuelle et morale.L’expérience a d’ailleurs prouvé que cette dernière n’avait qu’à y gagner.Pratiqué dans les clubs, le sport développe des qualités de loyauté, de solidarité.de précision, de discipline aussi.dont les heureux effets se répercutent dans la vie courante.Le sport fait prendre le goût de l’effort et, par conséquent, du travail.Tl fait apprécier la beauté, non pas la beauté inutile, mais la beauté du geste, l’harmonie du mouvement.Quoiqu’en disent les rétrogrades, snort et vertus domestiques ne sont nullement oonosés.Dans une existence féminine bien ordonnée et équilibrée on doit trouver temps pour tout et celui ronsacré aux exercices de plein air est largement compensé par le bénéfice que l’on en tire, la vigueur nouvelle donnée à notre organisme.En voyant leurs filles se mieux porter, être gaies et affables, les familles reconnaîtront vite que nous avons raison et nous sommes même en droit d’espérer qu’une génération très prochaine consacrera cette conquête du féminisme bien compris eh envisageant la culture physique et sportive comme partie intégrante de l’existence.Mme A.MILLIAT, Présidente de la Fédération des Sociétés Féminines Sportives de France.Dans cette chronique de Culture féminine, les personnes soucieuses de leur santé, de leur beauté, trouveront tous les exercices nécessaires pour combattre l’obésité et des troubles dérivant de cette infirmité; ainsi que ceux nécessaires au développement musculaire indispensable à l’harmonie des lignes.En les pratiquant journellement, les femmes acquerront de l’adres- ' se, de la souplesse et de la grâce et conserveront un aspect de jeunesse incontestable.DES MENSURATIONS » Avant de commencer tout entrainement il est essentiel de prendre ses mensurations et de connaître son poids exact, qu’il s’agisse d’amaigrissement ou d’accroissemenl musculaire.Au bout d'un mois si vous tra vaillez consciencieusement, vous aurèz déjà le plaisir de constater le bon résultat que vous désirez, récompense bien méritée des efforts fournis.Voici la manière de prendre vos mensurations au niveau de chaque segment.10 Le Cou Au plus mince, la tête bien droite.2o Le Tour d’Epaules — La poi-Irine en expansion, le dos bien large (sans rapprochement des omoplates).les mains reposant sur la face externe des cuisses.3o La Poitrine — 3 mesures: lo Normale, les bras pendants vers le sol, respiration normale; 2o En aspiration forcée, la poitrine poussée en avant le plus possible; 3o En expiration, la poitrine vidée et ren-Irée.4o Le Thorax — 3 mesures.Meme opération que pour la poitrine mais le mètre passant un peu plus bas.5o Ceinture—2 mesures: lo Normale; 2o Rétractée.Go L’Abdomen — 2 mesures: lo Normal; 2o Rétracté.Le mètre passe au niveau du nombril à hauteut des crêtes iliaques.— 7o Le.Bassin — Au niveau de l’articulation de la hanche.8o La Cuisse — Au plus gros, le mètre passant sous le pli fessier, la jambe fortement tendue.9o Le Mollet — Au plus gros, le pied à plat sur le sol.lOo Le Bras — Complètement fléchi, la paume de la main tournée vers l’épaule.11 o L’Avant-Bras — Le coude tendu, le poignet et les doigts fléchis.On peut aussi mesurer le dessous des genoux sous la rotule, les chevilles et les poignets; ces trois dernières mesures sont intéressantes dans le cas d'amaigrissement, ces endroits étant en général embourbés de graisse: au contraire, dans l’accroissement musculaire, elles prouveront que les exercices n’ont nui en rien à leur forme et conservé leur finesse primitive.Quant au poids, il est une erreur de croire que l’on doit peser autant de kilogs qu’il y a de centimètres au-dessus du metre.(Exemple: 1 ni.60 — 60 kilogs; 1 m.56 — 56 kilogs.etc., etc.) J’ai constaté que bien des femmes essayaient d’obtenir ce poids selon la taille ou la dépassaient et étaient de ce fait trop grosses.Qu’il me soit permis, en effet de citer mon exemple personnel à l’appui de cette thèse: Mesurant 1 ni.62 sous la toise, étant pourvue d’une musculature suffisante, d’un léger enveloppement adipeux, mon poids n’est pourtant que de 52 kilogs, nue naturellement.Mon squelette ne me permet guère d’être plus étoffée et de peser plus lourd ou sans quoi mon aspect change à mon désavantage.Il me semble qu’il en est pour moi comme pour vous, selon la nature du squelette fin ou gros, que l’on peut juger aux attaches poignets et chevilles.à la longueur des clavicules qui donnent la largeur d’épaules, à la largeur ou 'l’étroitesse du bassin, toutes ces indications me paraissent suffisantes pour établir le ; poids qui vous conviendra le mieux.; Une femme très charpentée pourra se permettre un développement musculaire plus puissant et pèsera oar conséquent plus lourd qu’une femme au squelette délicat, tout en étant toutes deux de même taille.Il existe dans notre race actuelle comme dans l’antiquité des Junons, des Vénus et dés Dianes.Avant d’aborder notre première leçon il est indispensable de donner quelques conseils précieux sur la tenue et le costume.Les femmes qui cherchent à perdre du poids, devront se couvrir très chaudement (chandail et culotte de laine) car il faut qu’elles obtiennent une abondante transpiration.Pour celles oui n’y arrivent que difficilement, il est bon d’absorber avant de commencer une infusion bien chaude de thé ml tisane quelconque, qui remplacera le petit déjeuner, car la séance devra s’exécuter le matin de préférence (il est toujours entendu qu’il est question de celles qui veulent maigrir).* * * NOTE: La première leçon sera publiée samedi prochain .pour se continuer le samedi de chaque semaine.ÜÜZE COMBATS DE BOXE ET TROIS RENCONTRES DE LUTTE La première séance de boxe et de h Le a Sa •palestre du National aura .eu mardi soir prochain alors que le programme comprendra trois nen-rcmlres de lutte entre les élèves du rofesseur Paradis, ancien champion xiids léger du monde, et douze commits de boxe entre Tes cflubs Ste-Bri-gide.Verdun.Y.M.H.A., C.P.R.A A.A., Turcot A.A.et National .I^s séances du National ont toti-jouirs été fort intéressantes et la soirée de mardi prochain ne manquer a pas de plaire aux connaisseurs.Les organisateurs Brosseau et Paradis n’ont iUR DE CIRCUIT District de Montréal, No 2732.Horace Mongenais.de Montreal, ei Ernest Her.sberg.de Westmount, tous deux marchands fa'sant affair's enaembl» sous la raison sociale de “H.Mongenais et Cie” demandeurs, vs dame Pose Chartrand, commercante d s cité et district d- Mont-réa.l.épouse sùnarée de biens de H.Brabant et faisant affaires sous la raison sociale de H.Brabant et cie.défendeurs.Le 20émr Jour d'octobre 192t.è 19 heures de l'avant-midi,,* la n'ace d'affaires d's-dits défendeurs, au no 2901.rue Xotre-Pn-•me ouest, en In cité de Montréal seront vendus oar autor'fé de Justice les biens et effets desdits défendeurs sais’» en cette cause, consistant en une machine è coudre, fixtures, etc.\ Conditio-” • A m •••VT COMPTANT.Lean LAFRANCE.H.C.S.Montréal, 19 octobre 1994 LE JAMBON CONTANT Est le meilleur.Exigez*!* Provint* U* «TOUR SUPERIIHJRH District de Montréal.No 2441.Samuel Shapiro, domandeur, vs Alf.< h._ gnon, défendeur.Le 20ème Joiji d’octobre 1924, à 11) heure» de J’avant-mhil, au domicile dudit défendeur, au no S80, rue Boyer, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les bleus et effets dudit défendeur saisis en cette cause, consistant en gramophone, meubles et effets de ménage, etc.Condition.ARGENT COMPTANT.Eugène ROCHON.H.C.S.Montréal, 10 octobre 1924.Province de Québec COUR DE CIRCUIT District de Montréal No 9139.Frank A.Veitch, demandeur, v« Flelcher-E.Gray, défendeur.Le 21ème jour d’octobre 1924, à 12 heures de l’avint-mldi, à k place d’affaires dudit défendeur, au no 394, rue Dorvhrs ter ouest, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets dudit défendeur saisis en cette cause, consistant en marchandises sèches, etc.Conditions : ARGENT COMPTANT Eugène ROCHON, H.C.S.Montréal, 10 octobre 1924.Province de Québec COUR 8UPERIEUKP District de Montréal No 1332.Aldérlc Desaute,ls, demandeur, vs J.-H.Savaria, défendeur.la- 20éme Jour d’octobre 1924, à 11) heure» de l’nvartt-mkil, au domicile dudit défendeur, au no .3016 rue St-Denis en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets dudit défendeur saisis en cette cause, consistant en piano, gramophone, meubles et effets de ménage, etc.Condition*: ARGENT COMPTANT ¦l.-M.D ESC MENE AUX, H.C.S.Montréal 10 octobre 1924, Province de Quenev COUR DE C1RCUI1 District de Montréal.No 154*0.Joseph -Victor, iRlveet marchand de fruité et légumes des cité et district de Montréal faisant affaires seul sous la raison sociale de “Premier Potato Co.” demandeur vs dame Rein» Aimée Ethier marchand mi-bllque, épouse séparée de biens de Florent Désiré Mardi et faisant affaires seule en la cité et district de Montréal sous ia raison sociale de “Marché.Fabre” défendeurs.Le 20ème jour d’octobre 1924 à 19 heures de l’avant-midl à la place d’affaires desdlts défendeurs au no 196 rue Fabre en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets desdits défendeurs saisis en cette cause, consistant en une balance, vitrine, viande, etc.Condition* : ARGENT COMPTA NT.Léun LA FRANGE, H.C.S.Montréal, 10 octobre 1024.«vavtnce d* Quenec COUR DE CIRCUIT District Hv Montréal.No 13321.Armand Gravel, marchand de peinture des cité et district de Montréal, demandeur, vs W.-U.Watson, résidant dans la rnunteipaflité de Lakeside, dans le district de Montréal, défendeur.Le 2léme Jour d'octobre 1924, à tl heures de l’avant-mldl, au domicile dudit défendeur, vis-à-vis du no 84, rue Coolbreer.e, à Lakeside, seront vendus par autorité de Justice les bien» et effets dudit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles' de ménage, etc.Condition» ARGENT GOAfPTANT Léon I.A FRANCE, H.C.i.Montréal, 10 octobre 1921.Province de Québec COUR DE CIRCUIT District de Montréal.No 13737.Israel Granofsky et al.demandeurs, vs Henri Gastonguay, défendeur.la- 20éme Jour d'octobre 1924, a 19 heures de favant-mldl, à la place d’affaires dudit défendeur, au no 142 1-2.rue lagan-rhetiére ouest, en Ja cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice 1rs nions et effets dudit défendeur saisis en oetle cause, conslstani en balance, glacière, auvent, effets d’épicerie, etc.Conditions: ARGENT COMPTANT.4.-L.RACINE.H.C.S.Montréal, 10 octobre 1921.Province de Québec COUR SUPERIEURE) District de Montréal.No 1394.Wilfrid Goneau, demandeur, vs W.Mint* Inlernatloilal Produce Go., défendeur.Le 22*mc Jour d’octobre 192 4, à 10 lires de l’avant-mldl, à la place d'affaires dudit défendeur, au no 57, rue Boy est, en ta cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice le» biens et effet» dudit défendeur saisis en cette cause, consistant en coffre-fort, balance, clavlgraphe, machine à additionner, meubles de bureau, etc.Conditions- A''-’OI''’T rnsforAVT F.-W.THEMENS, H.C.S.Montréal, 10 octobre 1924.Province do Qo«bee COUR DE CIRCUIT Dlatrict do Montréal No 23503.Seeamen Knit Co.Limited, demanderesse, vs D.MoCallum, défendeur.la; 21ème Jour d’octobre 1924, à 10 heures de l’avant-mldl, au domicile dudit défendeur.au no 2102, rue St-JérAme, en la cité dr Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets dudit défendeur saisis en cette cause, consistant en un piano et tabouret.Conditions: ARGENT COMPTANT .1.-8.LA VER V.H.C.S.Montréal, 10 octobre 1924.“’avinée de Queue- COUR DE CIRCUIT Diitrict de Montréal.No 16910.C.-W.Lindsay Limitée, demanderesse, vs W.-J.Davies, défendeur.Le 20èmc Jour d’octobre 1924, « 11 heures de l’avant-mldl, au domicile dudit défendeur, nu no 331 rue Elm.en la cité de Westmount, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens r» effets dudit défendeur saisis en crtet cause, consistant en piano, meubles et effets de niénaga.etc.Conditions: A R G K VT CUMt'l A.NT.Gd.DESROCHKu.H.C.S.Montréal, 10 octobre 1921.Province i’e OufUe COUR DL t-IRUdll District de Montréal No 5661.Armand Boisseau, demandeur, vs A.Du-buc.défendeur.L» ROème Jour d’oetnhr* 1924, à 11 heures de l’avant-mldi, au domicile dudit défendeur, au no 356.rué Christophe-Colomb, en la olté de Montréal, seront vendus par autorité de Justice le» biens et effets dudit défendeur saisi» en cette cause, consistant en piano, gramophone, meubles et effets de ménage, etc.Condition* ARCFW "'MP r AV f, Eugène ROCHON, H.C.S.Montréal, 19 octobre 1924 TARIF DES PETITES AFFICHES DEMANDE D’EEPLm — Jntqu'k 20 met», 29 sou», et t sou par moi supplémen.taire.DEMANDE D’EI BVES — Juiqu’A 25, met».IS s vus, et 1 sou pa r mol supplémentaire.TOUTES I ES Al TRES DEMANDES — Jusqu’à 25 mots.2# aous, t sou par mot supplémentaire.CHAMBRES A t.OUER — 15 sou» Jusqu’à 29 mot», 1 *ou par mot supplémentaire- TROUVb — Jusqu'à 26 mot».20 Bout, t sou psr mot •upplèmrntuire.PERDU — Jusqu'à 26 riots.29 sous, t sou n«r mot supplémentaire.MAISONR MAGASINS ETC., A LOUER - Jusqu'à 20 n'ots, 25 sous, 1 »ou par mat sunn’érneSitstre.A VENDRE — luaqu'à 26 mots 26 sou», 1 sou par mot supplémentaire < ARTFS PROFESSIONNELLES — Tarif sue demailde.AVIS LEGAUX - 15 anus te.ligne ngtlhe.NAISSANCES.DECES.MESSES — 56 *OU« Par Insertion ' Remergifmems — sa • etc.Régulier 2.00, 2.50 et 2.95 la verge pour.95 Serge Bleu Marine 54 POUCES Texture tout laine, tissée serrée; très bonne qualité appropriée pour robes, jupes et costumes de gymnastique; régulier 1.29 pour.69 Croisé Poiret Français 50 POUCES Texture tout laine d’importa.tion française;, nuance bleu marine seulement; pesanteur spéciale pour jupes, robes ou costumes; rég.3.50 pour 1.69 Drap Polo Texture tout laine, 54 pouces; tissu chaud et confortable; très en vogue pour manteaux d’hiver; nuances: sable, gris, brun phoque, bleu marine et noir; régulier 2.95 pour 1.89 Crêpe de Chine Texture tout sôie, importée; 40 pouCes; pesanteur spéciale pour blouses, robes et sous-vêtements.Grande variété de nuances et.noir; régulier 2.00 pour.1.29 SOIE FUGI Texture broadcloth pure soie; blouses ou sOus-vètements ; rose, pèche, naturel et blanc; 30 pouces; très en vogue pour nuances: bleu ciel, héliotrope, rég.1.50, pour.98 Laine “Sweater Yarn”, marques Vel-vo”, Victoria, et solde de séries de moulins importants ; choix de 20 nuances les plus populaires (excepté bleu) ; qualités de .19 et .25 la balle, spécial.09 Bas Golf en pure laine; nuanCes: brun, gris et bleu marine; pointure: 7Ai à 11; spécial, la paire .69 Bas en cachemire pure laine, importation d’Angleterre; nuances: bruyère, brun et tan ; pointure: 8A4 à 10; spécial, la paire.69 Gants «••a *-»» «ws v ci out te uuaauaÿ UC boutons-pression; pointure .5U a 8; spécial, la paire.49 Laine Brossée de haute nouveauté ; marque “Miss Canada”, Regent, Corti-celli et Monarch; appropriée pour chapeaux; choix de nuances en vogue; spécial, la balle.19 Bas en soie artificielle, finis par côtes; nuances: noir, brun et bleu marine; pointure: 8Aà à 10; spécial.39 Bas en cachemire pure laine “Full Fashion” et BAS EN CACHEMIRE “Full Fashion”, marque “Mercury”; choix de nu ances les plus nouvelles.Aussi BAS anglais en cachemire nuances: noir, brun, gris et sable; qualités jus'qu’à 1.50 ; spécial.69 Parapluies pour dames et enfants; couverture en taffetas; monture semi-paragon; choix de jolis manches; spécial.1.00 —Au rez-(de-chaussée UN DU PtUPLS
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