Le devoir, 17 mars 1937, mercredi 17 mars 1937
VOLUME XXVIII — No «2 Montréal, mercredi 17 mon 1937 4KDACTION KT ADMINISTRATION 410 1ST.NOTRK-DAMI MONTREAL TOUS LIS SERVICES TELEPHONE.B Clair 3361* SOIRS.DIMANCHES ET ESTES Administration j.BEIalr 3366 Rédaction BEIalr 2984 C*rênt BEIalr 2239 LE DEVOIR » mi TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.08 (Sauf Montréal at banlieue) E.-Unl* et Empire britannique • 8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.200 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 I Aider le propriétaire ou aider le locataire Le premier mode est le meilleur — Le problème du logement au Congrès de l'Unin des municipalités L'Union des municipalités canadiennes siège présentement 3 Ottawa.Les délibérations de ce corps sont importantes.car elles affectent, 3 nn certain degré, l’administration de la plupart des grandes villes du pays.Dès la première séance, on s'est attaqué 3 la plaie purulente des secours directs.L’Union semble décidée, cette année, à passer des voeux stériles 3 l’action.Il est admis k chirge de l’assistance aux chômeurs obère les municipalités.Celles-ci ne pourront retrouver leur parfait équilibre financier que lorsqu’elles en seront débarrassées.Mt I* thèse que nous avons toujours soutenue ici.Les municipalités n ayant aucun contrôle sur les causes du chômage, ne peuvent donc y remédier.La situation qui leur a été faite par Ottawa est comparable 3 celle de la ?ille de Montréal 3 l’égard de la Commission métropolitaine.On a contraint celles-ci d’assister des municipalités endettées alors qu’elle n’a rien eu 3 voir dans leur administration et qu’elle n’avait pas les moyens de prévenir cet endettement.Québec avait le pouvoir et le devoir d’enrayer ces aventures financières.Il ne l'a pas fait.Le mal accompli, il s’est déchargé du soin de le réparer sur une ville innocente de ces erreurs et déjà suffisamment embarrassée du point de vue financier.’ * * * Nous aurons 3 revenir sur ces questions.Pour l'instant, nous voulons surtout signaler un congrès qui se tient au-^ dedans, si l’on peut dire, du grand congrès et qui s’efforce de trouver une solution 3 la crise du logement.La journée d’hier mettait Montréal 3 l’honneur.On a entendu successivement M.Biggar, conseiller de Notre-Dame-de-Grâce, président de la Commission métropolitaine et président de TUnion des municipalités; M.Aimé Cousineau, ingénieur sanitaire de la ville de Montréal; M.Armand Dupuis, président du Comité du logement Salubre, et M.Terreault, président de la Commission d’urbanisme municipal.Cette énumération montre — et c’est consolant — que la ville de Montréal commence à prendre conscience des problèmes si intimeemnt liés au bien-être et 3 la bonne hygiène de la population.» » » L'ordre social comme l’hygiène publique exigent que la population urbaine soit logée dans des maisons salubres.Ce n’est pas ce qui existe à l’heure présente.M.Biggar a abordé le problème avec connaissance de cause.Il a eu, en effet, avec ses collègues de la Commission métropolitaine, l’opportune idée de faire mener une enquête dans un certain nombre de quartiers montréalais.Cette enquête est comme un coup de sonde dans la plaie sociale et révèle des faits sur lesquels on peut fonder sans crainte une idée d’ensemble.M.Biggar arrive à cette conclusion logique.Puisque, d’une part, la construction des logements, à raison des conditions climatériques du pays et du barème des salaires dans le métier du bâtiment, est plus élevée qàe dans la plupart* dés autres pays, il faut assister financièrement les petits salariés pour leur permettre de se procurer un logement à leur convenance.Soixante pour cent de la population gagne moins de $1,000 par année et ne peut payer le prix d’un loyer convenable (environ $25 par mois), La solution proposée par M.Biggar est logique.Mais elle aurait le mauvais effet (nous fondons notre opinion sur un compte rendu forcément sommaire et à cause de celi elle peut errer) de maintenir sous une certaine forme le secours direct.Le cardinal-archevêque de New-York s’est opposé, à la suite d’une polémique célèbre, 3 cette forme d'assistance.Il croit plus conforme à la dignité de l’ouvrier et à l’intérêt même de la collectivité d’ajuster les salaires 3 la situation économique, ou, autrement dit, d’obtenir le relèvement de ceux-ci de façon 3 ce que tous les ménages ouvriers, même ceux chargés d’enfants, puissent atteindre à un standard de vie normal.Le projet préconisé par M.Armand Dupuis et ses collaborateurs est plus conforme aux exigences montréalaises, si l’on peut dire.Il vise 3 secourir les petits propriétaires en passe de disparaître et dont l’effacement total entraînerait un grand désordre.C’est un truisme, en effet, que de dire que le petit propriétaire est une barrière aux idées subversives de l’ordre établi, tandis que la grande propriété stimule, au contraire, ces mêmes idées.On peut résoudre le problème du logement ouvrier salubre de deux façons; lo.Construction à la périphérie ou dans les quartiers excentriques.Il y a de grands avantages: salubrité, bon marché du terrain et bon marché relatif de la construction.Mais c’est une utopie de croire que l’on puisse faire des propriétaires avec tous les petits salariés dont la situation financière est instable.Par ailleurs, ces derniers n’ont pas tous le sens administratif et la plupart, 3 cause de leur emploi qui peut les obliger à se déplacer, sont nomades.Enfin, il y a le transport.Celui-ci équivaut à plusieurs heures par jour de séjour dans une maisonnette insalubre sur roues.Le tramway est-il autre chose f Le frottement des voyageurs les uns contre les autres, le mélange de leurs baleines peuvent-ils éviter de créer cette insalubrité?Dès qu’une épidémie se produit, on ferme les endroits de réunions publiques, mais on ne ferme pas les tramways.Il y aurait là un illogisme frappant, n’était qu’il est impossible, sans paralyser la population, de condamner ces voitures à l’immobilité, car celles-ci sont plus que tous les édifices publics des agents de contamination.De plus, dans ces trajets ferroviaires, il y a la perte de temps, et le coût qui devient écrasant pour les familles dont plusieurs membres travaillent.2o, Rénovation ou reconstruction des vieux quartiers.Les avantages de cette méthode ont une grande portée, Au lieu de créer un désordre social «n payant patrie du loyer pour le locataire, c’est-à-dire en perpétuant le dole, on procure tout simplement au propriétaire qui reconstruit de l’argent à taux très modéré.L’emprunteur a déjà été propriétaire; il a la vocation, le goût de l’économie, le sens de l’administration.Enfin, il est aisé de rendre ces vieux quartiers salubres.Le coût supérieur du terrain et du matériau de construction se reflète dans le loyer, mais, outre de longs séjours en tramway, qui sont ainsi abrégés au grand bénéfice de l’hygiène et de la vie familiale, il y a l’épargne des billets de tramway, cat on peut, dans bon nombre de cas, se rendre 3 pied à son travail.Ensuite, simple question d’équité, on encourage des industrieux, des économes, dans ta plupart des cas, qui ne doivent leur ruine et leur désespoir actuel qu’à la crise dont ils ne sont pas responsables.Par ailleurs, on pare 3 des pertes économiques considérables.Que deviendront, en effet, églises et écoles si on permet la dégradation rapide des vieux quartiers?Cest en dire assez pour montrer que le projet que préconisent M.Dupuis et ses collègues doit être au moins étudié sérieusement et mis au point, s’il y a lieu.II est fait pour nous et n’est pas une adaptation de ce qui a été fait ailleurs et qui ne réussirait peut-être pas ici.Du reste, l’enquête même de la Commission métropolitaine révèle que 889 des 1,376 familles visitées désirent continuer à habiter la même localité.Louis DUPIRE Pour régler la question des des commutations de taxes aux industries —.-.11 • Comment un régime bâtard a abouti au désarroi des municipalités.— Ce que le gouvernement québécois propose de faire pour y porter remède.L’évaluation de l’outillage des industries établies dans les municipalités québécoises.— L’impôt et les privilèges excessifs.— Pour le colon.MM.Duplessis et Bouchard se taquinent narquoi\ semenï.(Par Alexit GAGNON) Québec, 17.— Depuis quelques années, il est de bon ton, chez les gens qui font dans l’économie sociale, politique, économique, historique, patriotique et démocratique et autres sciences ejusdtm fariuae, de parler avec quelque dédain suffisant des “faiseux de lois”.Us se glorifient avec une élégante humilité de n’y rien comprendre.On sent que ce ne sont pour eux qu’a-musettes d’avocats et de plaidail-leurs.Hs vous convient magnifiquement à l’admiration sereine de grandes machines vagues et simplistes, par quoi ils entendent régler le sort etemed des contribua-Bles, C’est le (propre de la*vanité de chaque génération d’imaginer qu’cïie sort enfin des ténèbres d’une humanité grossière -pour atteindre aux sommets les plus sublimes de la lumière.t Malneureusement, la plate milité est pi'«* complexe.Quelque mé-tpri» que l’on entretienne envers les différents codes de diverses procédures, on ne peut oublier certains faits essentiels.C’est d’abord que dans une large mesure, les lois sont la cristallisation de la civilisation, le bilan pratique de nombreuses conquêtes de la justice sur la force et la sauvagerie.C’est un système patiemment construit et qui organise la vie civile et sociale sur des bases à peu près équitables, qu’on ne sabote pas impunément.Ensuite, il n’est pas de loi.si limitée soit-elle flans sa portée, qui n’ait à un moment donné, une répercussion très grave sur la vie de la nation.Une des grandes vérités que l’on vient de rappeler ici.c’est qu’on peut attribuer la plupart des maux qui nous désolent, aux innombrables lois mal fai les, qui encombrent nos statuts et ont miné petit à petit notre régime economique.C’est parce que Ion a introduit progressivement, par une multitude de mesures apparemment indépendantes, un état de désor> *.tx3 celles que le Canada a acceptées déjà à titre de membre de la Société des Nations.M VOLUME XXVIII — No 62 « CALIN OUI K* — Dnmaln : JKITH, ]* mars IMT «•tnt ( Trille «• Jérusalem, é».cf tarer du mMi.« h.M.Coiuher du soieÉL « h- ®» laver de ta lune, • h.3d.Coucher de ta lune, d.33.Ocnüer quart., to S, A « ta 17m du matin Nouvelle lune, le li.I 2 ta 32 m.du soir.Premier quart, le 13, à C ta M m.du matin.Pleine lune, to 2C.A t h.12 m.du soir.LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press”, de I “A.B.C.” et de la “C.D.N.A.” MERCREDI 17 MARS 19S7 — DCMAIN — VENTA, NtlAGBITX MAXIMUM NT MINIMUM Aujourd’hui maximum 23.Même date l'an dernier M.Minimum aujourd’hui 3t.Même date l'an dernier M IMJUJMKTRE: M ta aJta ZAJê ChUtres tou.as car U -R de Mesis 30o-a ftt-Denla.La police provinciale garde les bureaux du chômage Les commissaires Panet, Perry et Mathieu expulsés — Un grand nombre d'employés écartés des bureaux — Le comité exécutif est à Québec — La distribution des chèques continue Le service de Mère Sainte-Anne-Marie La police provinciale a affermi hier sa mainmise sur la Commission du chômage.Au cours de IV près-nildï les commissaires ont été invités à se retirer.M.Mathieu a acquiescé, mais le général Panel et M.Perry ont refusé.Quelque temps après tous deux ont repu l’ordre de se retirer et ont quitté leurs bureaux.Un grand nombre d’employés ont aussi été chassés, notamment les dix chefs de services suivants: B.Brochu, contrôleur; A.Rémil-lard, chef du service de production} R, Saint-Laurent, chef du service des registraires; A.Bou-thillier, chef de la comptabililc; L.-P.Dozois, chef du service des enquêtes spéciales; J.-A.Lajoie, chef du service des évaluations; Conrad Saint-Amand, chef du service des enquêtes; J.-A.-A.Morin, chef du service de la statistique; J.-M.Blouîn, assistant-comptable; Jean Cornez, secrétaire de la commission, qui a remplacé M.H.Dansereau.Depuis hier midi la commission fonctionne; les chèques de secours ?ui devaient être distribués hier ont été au cours de l’après-midi.La Commission Brien Hier après-midi la commission d’enquête Brien a appris qu’elle «‘aurait pas accès au bureau delà commission du chômage de la rue Hochelaga.Cette commission avait décidé de se réunir cet après-midi ou bureau de la commission du chômage, mais devant les circonstances elle n’ira pas.Elle ^se réunira néanmoins à l’hôtel de ville pour discuter la situation, et on croit qu’elle s’ajournera ensuite sine die en attendant les développements qui doivent se produire à Québec.Dès que la nouvelle fut parvenue à l’hôtel de ville hier après-midi que la commission Brien n aurait pas accès au bureau de la commission du chômage, et qu’une partie du personnel se voyait refuser l’entrée le comité exécutif •’est réuni d’urgence.Pendant qu i! siégeait, le général Panet a léléphoné à M.Taillefer pour lui • lire qu’il était gardé à vue dans son bureau par des policiers provinciaux.Quelque temps après il a etc chassé de son bureau.L’exécutif a communiqué avec Québec, nuis on a décidé d’envoyer une délégation pour rencontrer le premier ministre Duplessis.Chez M, Duplessis Cette délégation, composée des échevins Taillefer, président, Filion et Jeannette, membres du comité exécutiL et de MM.Parent et Ho-berge, est partie hier sojr.On a appris à l'hôtel de ville ce matin qu’elle doit rencontrer le premier ministre cet après-midi, à 2 h.3C.Le maire Raynault est parti d’Ot-tawa pour Québec hier soir, et prendra part à l'entrevue.D’autre part, la comthission du chômage, composée du général Panet et de MM.Perry et Mathieu, s'est réunie ee matin à 11 heures, mais on ne sait pas à quel endroit.M.Mathieu, le seul avec lequel il a été possible de communiquer, a refusé de dire ce que la commission chassée entend faire.Il s’est plaint de la manière dont les agents de la police provinciale l’ont traité.M.Wagner On m'a prié de sortir, a-t-il dit, et comme je me préparais à quitter les lieux on m’a injurié.M.Mathieu a demandé aux agents de lui montrer un mandat les autorisant à agir de la sorte, mais ils ont refusé.Les quelque trente agents étaient sous la direction de M.Fred Wagner: ce dernier était accompagné de Me René Marion, qui représentait l’auditeur de la province, M.Vé-eina.A l'hôtel de ville , A l’hôtel de ville ce matin, les échevins du groupe Raynault trouvaient correcte l'intervention du procureur général et disaient que Québec a autant de droit de faire enquête là-dessus une la ville.Mais les échevins du groupe de l’opposition trouvent que M.Duplessis a procédé d'une manière fort irrégulière, qu’il n’avait pas le droit d’écarter les commissaires nommés par Montréal cl responsables aux autorités municipales, surloiit si l'on tient compte du fait que Montréal paie seul les frais d’administration de la commission du chômage.Ils gémissent sur la perte de l’autonomie et accusent M.Duplessis de ne pas avoir tenu sa promesse à ce sujet.A deux heures Un M.Lessard, policier, qui enquête sur la commission du chômage depuis le mois de janvier, a convoqué les représentants des journaux pour deux heures cet après-midi aux bureaux de la commission du chômage.11 fera vraisemblablement une déclaration sur toute l’affaire.Rue Hochelaga Actuellement, la commission du chômage fonctionne avec un nombre réduit d’employés.Les employés de l’extérieur dans les divers quartiers sont en fonctions.Au bureau central de la commission on a gardé le personnel complet de deux services, celui des adresso-graphes dont on a besoin pour faire les chèques et celui des enquêtes spéciales; quant aux huit autres services on n’a gardé dans chacun qu’un ou deux employés; on croit qu’il reste environ 125 employés sur quelque 500 au bureau pirncipal.Ces employés travaillent sous la surveillance de la police provinciale.La police municipale assure le service d’ordre à l’extérieur des bureaux de la rue Hochelaga.Journalistes non admis L’immeuble de la Commission de Chômage, coin Chambly et Hochelaga, continue d’être étroitement surveillé par la police provinciale.Le représentant du Devoir, comme ses camarades des autres journaux, n’a pas été admis dans l’immeuble, cet avant-midi.On lui a répondu que les surveillants de l’immeuble avaient reçu des ordres formels de n’y pas admettre les journalistes quels qu’ils soient Menace sur le régime PARIS, 18 (SPC! — Ce matin, le parti social français a publié au sujet des émeutes de la nuit dernière un communiqué où Ü pose^ cette question: Après une nuit d'agressions nombreuses, commises par des éléments révolutionnaires mêlés à ceux du Front populaire, les républicains du Front populaire comprendront-ils enfin la menace suspendue sur le régime?___ Degrelie blessé BRUXELLES,T7Tc.P.-Havas) — Léon Degrelle, le chef des rexistes, a été légèrement blessé à deux reprises au cours d'assemblées politiques tenues hier soir.A Berchem, on lui a lancé un verre à bière qui lui a infligé une coupure et, à Dilsek, il a été atteint par un réceptacle de liquide corrosif.On sait que le chef rexiste et le premier ministre Paul van Zeeland se font actuellement la lutte dans l'une des circonscriptions de Bruxelles.LL.EE.NN.SS.Gauthier et Des champs y assistaient ce matin ainsi qu'une centaine de prêtres — Libéra à l'Institut pédagogique — Inhumation à Villa-Maria Représentants du gouvernement provincial, de l'Université de Montréal, des écoles catholiques, des communautés religieuses — Nombreuses anciennes élèves Demain soir Le cours de M.l'abbé Groulx La Nouvelle-France vers 1663 Demain soir, jeudi, à huit heures el quart, dans la salle des cours publics de l’Université de Montréal, rue Saint-Denis, M.l’abbé Groulx donnera son prochain cours d’histoire du Canada, où tous, hommes el femmes, sont invités.Dans ses deux précédentes conférences, le professeur a présenté le colon de la Nouvelle-France; et il l’a montré au travail.Il reste à dire sur quels points du pays ce travail s’est accompli.Qu’cst-ce exactement que le territoire conquis par le défricheur autour de Québec, aux Trois-Rivières, à Montréal?Quelles causes historiques et géographiques expliquent le peuplement français autour de certains points?Pour la première fois, le professeur va rencontrer Montréal sur son chemin.Comment est né Ville-Marie?Sa naissance mérite-l-elle vraiment le nom d’“épopée mystique"?Enfin quel tableau pouvait offrir à un voyageur la Nou-velle-F'rance de 1663?M.Minville à la section Duvernay Demain miiiéi, à 12 h.30.au Cercle Universitaire, conférenc© de M.l'jsdcais Minville devant la section Duvernay de la Société S a in t-J earv Baptiste.Sujet: Pors-pective sociale.L'élection de la Beauce Vu le grand intérêt apporté à l'élection partielle en Beauce, le "Devoir" donnera par téléphone les nouvelles du résultat,'de 7 heures à 10 heures, ce soir Qu'on appelle BElair 3361* Le cabinet Bltun menace de démissionner (Dernière heure) PARIS, 17.(S.P.A.) — On tient d'un ministre que M.Blum a dit que son cabinet et lui démissionneront si les communistes ne laissent pas au président du Conseil une entière liberté d'action où sujet des émeutes de Clichy, Les autorités ecclésiastiques de Montréal!, îe gouvernement provincial.l’Université de Montréal, la Commission des écoles cathodiques de Montréal, les communiantes de femmes et d’hommes, les anciennes élèves des maisons de la Con-grégadion de Notre-Dame, les 'laïques en général ont rendu ce matin un pieux hommag(e à Mère Sainte-Anne-Marie, directrice générale des études de la Congrégation de Notre-Dame.Le premier service de d’éminente éducatrice, décédée samedi soir, a eu beu ce matin à la chapelle de la nraisoq-mèsne de la commumauté, rue Sherbrooke-ouest.Son Excellence Mgr Gauthier, archevêque-coadjuteur de Montréal et Son Excellence Mgr Deschamps, évêque auxiliaire, occupaient des fauteuils dans de sanctuaire.Près d’une centaine de prêtres garnissaient des stalles.Plusieurs autres étaient aux premiers rangs de lu nef.Le public occupait toute la nef.Les religieuses de ta Congrégation de Notre-Dame ont suivi la messe, agenouillée dans des couloirs avoisinant la chapelle.N’eût été la poudrerie de ce matin, une 'foule encore plus considérable eût sans doute envahi la maison-mère de la rue Sherbrooke.La présence de deux évêques, de nombreux prêtres, d’un grand public, donnait è la cérémonie un caractère solennel, qui contrastait avec l'extrême simplicité du cercueil.Après le service, un long cortège de voitures s’est dirigé vers i’Inslitut pédagogique, à travers la poudrerie, pour la célébration d’un libera dans la maison dont la défunte était la directrice.La cérémonie de l’inhumation s’est déroulée ensuite au cimetière de la communauté, à Villa-Maria.M.Henri Garrouteigt, P.S.S., aumônier du noviciat, a célébré le service, assisté de l’abbé Paul La-fieur, aumônier de l’Institut pédagogique.et de l’abbè Gustave Parizeau, aumônier du Mont-Sainte-Ma rie.Mgr Gauthier était assisté de M.le chanoine Emile Chartier, xice-recteur de l’Université, et de monsieur le chanoine Zenon Alary, missionnaire - colonisateur; Mgr Deschamps avait pour assistants Mgr Chartier, vicaire général, et M» Louis Bouhier, P.S.S., curé de Notre-Dame.M.Florimond Puau.P.S.S., avait fait la levée du corps avant le service.Son Excellence Mgr Gauthier a présidé à l’absoute, accompagné de ses assistants.Dons le sanctuaint On remarquait dans le sanctuaire.parmi les prêtres et religieux: M.Roméo Neveu, P.S.S., supérieur de St-Sulpice au Canada; les Pères Ceslas Forest, doyen-secrétaire de la Faculté de philosophie, et P.-A.Casant, dominicains; MM, Ernest Savignac et E.Bisson, P.S.S.; M.Olivier Maurault, P.S.S., recteur de l’Université, l’abbé Oscar Maurice, professeur à l’Université, le Père Alphonse Gauthier, C.S.V., 1*abbé Armand Perrier, professeur à l'Université, tous quatre revêtns de la toge universitaire; Dom Jamet, bénédictin; le Père Henri Roy, O.M.I., aumônier de la J.O.G., k Père A.Bourassa, O.M.I., MM.les abbés J.-A.Papineau, curé de Saint-Paul, Philippe Perrier, aumônier, .1.-0.Lagacé, Lucien Pineault, Roi,nain Boulé, W.Morin, Maurice Chaput, Honoré Signori, J.-N.Codère, Charles Tou-pin, H.Robillard, Joseph Judes, Oscar Gauthier, curé de St-Léon, Auguste Lapalme, E.Beaudry, du séminaire de Québec; MM.Rosario Lesieur, supérieur du grand séminaire, Armand Allard.L.-H.Phi-liatrault, Edpar Pelletier, Oscar Rolland, sulpiciens; les Pères Gérard Tremblay, Albert Brossard, Joachim Primeau, jésuites; le Frère Robert, du Mont-Saint-Louis, et autres.Parents Parmi les parents: Mère Stc-An-ne-d’Autry, supérieure de l’Institut Pédagogique, et Mère Saint-Pierre d’Alcan tara, des Soeurs Grises de Saint-Hyacinthe, supérieure de St-Denis-sur-Richeiieu.foules deux soeurs de la défunte; M.Oswald Bcngle, neveu.Dons la foule Dans la foule, on reconnaissait: M.Cyrille Delâge.président du conseil de l’Instruction publique et représentant du gouvernement provincial; M.Edouard Monlpetit, secrétaire général de l'Université; M.Victor Doré, président de la Commission des écoles, catholiques; monsieur Alhonase David, ancien secrétaire provincial; M.J.-L.St-Jacques, juge de la Cour d’appel; les professeurs Jean Bruchési Jean Flahaut, W, H.Atherton; le consul général de France, M.Turck; le consul de Belgique, M.Heync; M.J.-M.Manning, directeur des etudes à la Commission scolaire; M.Alphonse Messier, de St-Paul d’Abbotsford, paroisse natale de la défunte; M.Charles Maillard, directeur de l’Ecole de» Beaux-Arts; M.Henri Charpentier, professeur è l'Institut pedagogi- Sue; M.J.-B.Lagacé, professeur 'histoire de l’Art à l’Unlvernité; M.J.-A, Bernier, représentant !« Société St-Jean-Bajptlste de Montréal; M.le Juge Philémon Cousineau; MM.J.-P.léveillé, Georges Langcvln, ie Dr J.-IL Meunier, En route pour la Louisiane Départ de la mission canadienne aux fêtes du 250e anniversaire de la mort de Cavelier de la Salle Les voyageurs canadiens qui s’en vont rejoindre la Mission nationale française à la Havane et à la Nouvelle-Orléans, pour prendre part à la célébration du 250e anniversaire de la mort de Cavelier de la Salle, quitteront Montréal, à 8h.40, ce soir, à la gare Bona venture.MM.Olivier Maurault, P.S.S., Ae-gidius Fauteux et le B.P.Léon Pouliot, S.J., présenteront chacun une communication au congrès d’histoire franco-louisianaise.Le R.Frère Bernard, C.S.V., en présentera une au congrès des relations intellectuelles franco-louisia-tiaises tandis que M.Jean Dufresne prendra part au congrès de la presse française en Amérique.M.le juge Edouard Fabre-Sur-veyer, le R.P.Pouliot et le R.Frêle Bernard sont déjà aux Etats-Unis.Quitteront donc Montréal ce soir en route pour la Floride: MM.Maurault, Fauteux et Dufresne, MM.Hector Authier, ancien député de l’Abitibi et ancien ministre de la colonisation dans le cabinet Taschereau; le Dr Aldège Efhier, professeur à l’Université de Montréal; Mlle Lucie Champoux, qui représentera la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste; Mmes Mercier Charron et Thérèse Larivière; MM.Paul Décarie, F.Bourgoin, Pierre Baillargeon ainsi que M.F.-D.Baril, des Voyages Hone, directeur de la croisière.Dorothea Palmer acquittée Cette "social worker" était accusée d'avoir disséminé o Eastview des renseignements touchant la limitation des naissances et les pratiques anticonceptionnelles Eastview, Ontario, 17 (C.P.), — M, le magistrat Lester Clayton a ac quitté aujourd’hui Mlle Dorothea Palmer, “social worker” d’Ottawa, accusée d'avoir disséminé en cette ville des renseignements touchant la limitation des naissances et les pra-tioues anticonceptionnelles.M.Clayton a rejeté l'accusation portée en vertu de l’article 207C du Code criminel à l’issue d’un procès sans précédent dans les annales judiciaires canadiennes; il a admis la prétention de là défense, à savoir que l’accusée “a prouvé qu’elle ser .bli * - La guerre d’Espagne Salamanque, 17 (S.P.C.-Havas).— On apprend que des troupes ont remporte une victoire à Alcaraceros et approchent d’Almaden del Azo-gue, où sont les plus importantes et les plus anciennes mines de mercure du monde.Madrid, 17 (S.P.A.).— Le "gouvernement” annonce que ses avions ont détruit les villes de Siguenza et de Brihuega, qui se trouvent au delà du front blanc de Guadalajarra, et ont attaqué les “paysans-soldats italiens” de la région.L’aviation blanche a fait subir un bombardement intense à Madrid aujourd’hui.& H* & Valence, 17 (S.P.C.-Havas).—Le nouvel ambassadeur des Soviets, qui se nomine Léon Galkis, a affirmé, en présentant sa lettre de créance, qu’il sera un “fidèle interprète de la politique du gouvernement soviétique” et que cette politique “est fondée sur Je respect absolu de la sou veraineté nationale de tous les pern pies et du droit sacré que chaque peuple a de fixer sa destinée”.^ ^ ^ .Paris, 17.(SPA).(Informations envoyées d’Espagne par courrier el ayant échappé à la censure).— Un certain nombre d'étrangers ayant combattu pour les rouges d’Espagne disent que le “gouvernement” de Valence, enfreignant des promesses qu’il leur a faites, menacent de punir pour désertion les étrangers qui veulent retourner dans leurs patries.Un Canadien nommé Lawrence Mullens, domicilié à Nia-gara-Falls, dans l’Etat de New-Vork, mais ayant demeuré à Toronto, a dit à des journalistes qu’il a dû se taire de faux papiers pour s’échapper de la “brigade” internationale, «y» Londres, 17.(SPA).— L’"ambas sadeur” de Valence a dit au secrétaire d’Etat pour les affaires étrangères, M.Anthony Eden, que deux navires allemands charges de matériel de guerre se dirigent vers un jort de l’Espagne blanche, malgré accord de non-intervention.vait l’intérêt public par l’activité qu’on allègue contre elle et qu’elle n’a pas dépassé la mesure de ce qu’exigeait l’intérêt public”, selon les ternies du Gode criminel.Le procureur de la Couronne, Me Raoul Mercier, a déclaré qu’il consulterait le département du procureur général pour savoir s’il doit porter la cause en appel.Bulletin météorologique Toronto, 17, — (C.P.) — Voici le temps -qu’il fera probablement demain dans les diverses régions de La province de Québec: Golfe et Baie de Gha'leur: forts vents du sud-ouest, partieillenient nuageux, température peut-être froide, probablement un peu de neige; Rive nord: forts vents de l'est, partiellement nuageux, probablement un peu de neige; Bas Saint-Laurent purtielilerocnf nageux, modéréun it froid; Vallées de l'Ouhiouftis et du haut Saiint-Lauren-t : vents de l’ouest, I plutôt beau, un peu plus doux; Nord-ouest du Quebec : vents de l’ouest, -parti elle ment nuageux, même température; Lac Saint-J eau ; vents de l'ouest, partie H emont nuageux, ttempéra-iurc peut-être un peu plus froide.1 La Commission du chômage demande une enquête royale M.le général Panet, président de la Commission de chômage de Mont , réal, nous annonce, ou moment ou nous allons sous presse, qu'il vient d'envoyer au premier ministre de la province, en son nom et au nom de ses collègues de la Commission, une requête demandant au gouvernement provincial de nommer une commission royale pour enquêter sur l'administration de la Commission du chômage de Montréal.Les commissaires demandent que cette commission royale soit présidée par un juge de la Cour supérieure.M.Raynault justifié Ottawa, 17.1- (D.N.G.) — M.Raynault.tmiaire de Mo-n-trélal, a déclaré haer soir qu’il ne savait pas d’avance que les agen-ts de.-la sûreté pro vin-rude prendraient possession des bureaux de la Commission du chômage.Mais il a avoué qu’il m’était -pas surpris qu’on ttit agi ainsi.Cette intervention justifie l’enquête qu’il a ilui-même demandée sur Iles affaires de la commission.D’autres membres du conseil de ville de Montreal, également dans La capitale où ils assistent au congrès de rUmion des munloLpa-lités, ont laissé entendre qu’ils protesteraient contre Faction du -premier ministre, M.Maurice Duplessis, qui est en même -temps procureur général de la province.L’élection de Beauce VV.Beaudry, Lionel Bergeron, ancien secrétaire du Conseil deVlns-truction publique; René Guénctle, directeur de YEcole Canadienne; A.-D.Gascon et P.-J, Martel, architectes; le colonel Hector Bisson-nette, J.-H.Taillefer, de Rigutid; Jean Riddez, A.-A.Garon, Roger Moreau, Gaston et J.-N.Leclerc, Ls Lecomte, Paul Barry, Armand Boucher et Armand Gour, René et C.hs Dubé, Emile Arbour, le notaire Jos.Allard, le Dr Lionel Lamy, C.-E.Rerome, Paul-E.Lnische.F, d’A.Brault, H.Bourbonnais, Napoléon Brisebois, Armand Collet, le docteur E.Mnlo, Paul Benoit; Roméo Despardins, secrétaire de In commttssion scolaire; Eugène Achard, Yves Le Rouzès.Bochelière de la première * promotion On remarquait un groupe de 200 élèves du Collège Marguerite-Bour-geoys en loges.H y avait plusieurs des bachelières de la première promotion, qui remonte a 26 ans.La chorale du noviciat a fait les frais du chant au service de la maison-mère.A l’Institut pédagogique, M.Olivier Maurault, P.S.S., recteur de l’Université, a officié au libéra, assisté de l’abbé Gosselin, professeur à l'Institut, comme diacre, et de l'abbé J.-O.Maurice, autre profes-avur* La Piscine de Caligula Parts, 17.(PC.Havas).— On va recommencer à prendre des bains dans une piscine thermale creusée par l’empereur romain Galigula.Au centre même de la petite cité de Plombières, célèbre par ses eaux et par l’entrevue historique de Napoléon 111 et du comte Cavour, au cours de laquelle fut décidée l’unité italienne, on a commencé à remettre à jour une vaste piscine de dix mètres de large el de soixante mètres de long qui, comme l'attestent une inesription et de nombreuses médailles découvertes au cours du terrassement, fut ouverte par l’empereur Caligula en personne partant en guerre contre les Germains au cours du premier siècle après Jésus-Christ.Pour autant qu’on peut en juger d'après les premiers travaux, la piscine romaine est en parfait état de conservation et les autorités municipales de Plombières, d'accord avec rétablissement thermal, a décidé qu'elle se-nail à nouveau affectée aux bains publics.Les parois de la piscine et le fond, comme l’indiquent les sondages effectués, n’ont presque pas souffert du temps.Us son» constitués de pierres des Vosges parfaitement appareillée».Il n'y mira qu’à les renforcer d’une couche de bé-^on.Sitôt les travaux de restauration achevés, on raccordera la piscine aux sources et l’eau, particulièrement recommandée pour le traitement des rhumatismes, recommencera à jaillir par la bôuche d’une statue du dieu de la santé, protecteur antique de ls piscine, retrouvée absolument jnlacte parmi les dé-biaia.q ^Sa-in-t-Joseph de Beauce.17.—-C’est aujourd'hui que les électeurs du comté de Beauce doivent se rendre aux poils pour se choisir un député à fAssemblée législative pour succéder à M.le Dr Raoul Poulin, démissionnaire.Les can% didats en lice sont M.J.Emile Perron, minister id, M.Wilfrid Do yon, qui \± ifiGÉMiEUfty con/tii/ it/ tnônipn/ Auc/ociêy Unfit! IO OUf7T, 8UL ./T-JACCHJE./-MOflTfttAl PLATEAU J4SI J4S2 J^OIflcZ Th7mL> F.-J.Leduc, I.O„ MJPF.4.Leblanc.IX., A.O.F.-J.Leduc & Associés _ * INGENIECRS-CONSEILS ïravauz municipaux.Chimie industrielle, Expertises légale», ArpenLige et Bornage.Béton armé.Brevets, Marquee dp commerce.ch ,Edifice Rt-Den'a HA.SMI 154 EST RUE STE-CATHERlNE ASSURANCES HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Nous Invitons les communautés Religieuse* ft se prévaloir de nos service* particulier* 441 St-Françoii-Xavier - Montréal Tél.MArquette 23S3-2TM AVOCATS Tél.HArbowr 0751 Démétrios Baril, BeSefLeLeB» AVOCAT CHAMBRE 301 418 rue St-Sulpiea Montréal Maurice Du pré, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Dupré, de Billy, Prévost et Home 80 rue St-Pierre Téléphone: 2-4778* - Québec TM.HArhour 1196-1197-1198 Lamothe & Charbonneau AVOCATS J.-C.’Lamothe, L.L.D., C.R.J.-p.Charbonneau, B.C.L., N.Charbonneau, B.C.L., J.-L.Charlebols.L.L.L.Edifice Aldred, coin Notre-Dame et Place d'Armes - Montréal Anatole Vanter, C.A.Guy Vanler, C.B.Vanier & Yanier AVOCATS 5?ouest, rue St-Jacques Tél.HArbour 2841 BREVETS D'INVENTIONS ¦ALBERT FOURNIER STICAT H ER IN E ülÜ INVENTIONS Protégée» en tous pays Demandez le manuel traitant de* Brevets, marques de commerce, etc.MARION & MARION Fondée en 1892 1260 rue Université, Montréal Protégée* en tou* pays Demandez le manuel traitant des Brevets, marque*-de commerce, etc.MARION & MARION Fondée en 1892 I860 rue Université, Montréal BRIQUETEUR-MAÇON Briquetage et maçonnerie de tout genre Spécialité: Réparations , Estimations gratuites E.-J.LECLAIR ENTREPRENEUR 4267a, rua Bordeaux - AMhersè 8730 COMPTABLE Anderson (s Vallqnette Comptables-Vérificateur* ' J.-Charles Anderson, L.I.C.Jean Vailquette.L.S.C., C.A., LJ.C.Roméo Carle, L.S.C., c.A.A.Dagenals, L.S.C., C.A.84, Notre-Dame ouest - LA.2412 P.-A.Gagnon Comptablo Agréé Chartered Accountant Immeuble des Tramways 159 OUEST, RUE CRAIG Tél.HArbour 5990 Téléphona: HArbour 5065 lAan A.Hartubise „ C.P.A.Comptable public licencié 60 St-Ucque» O.Montréal LARUE & TRUDEL Comptables Agrééa^CWt.,*, Accounraot, J.-Arthur LaRoe.C.A.A.-Emilê Beaurftiii, C.A Maurlo» Chftrtr# C A Vîr'i* J«*o*Pau! Gauthior G a teSri0-* Paul Huot, C.i.Dollard Hurt.C A R.-A.Bandeau.C.A.Montréal Roland Chaînon, C.A.P»u!-E.Brunet, C.A — Québec CLAVIGRAPHES Ct AVIGRAPHKS nt' nt ^ lot loue, ne de-mutent abattre, semblait-il?Cette reliâteuse au coeur noble et aenereux.cette courageuse savante out voyait loin et grand, n’hésita hVnin p,reni*re- l initiative de '"ire bénéficier la jeune fille d'un cours ciasstgue et cela, malgré les obstn-cles et les critiques auxquelles elle fut en butte.Son ineffable bonté gui te réfié-tait sur sa figure énerain„r et don ce.tout a la fols, consola bien des août ears, encouragea beaucoup gérances et soulagea auanlité de mtsires morales.r*rrets qu’elle laisse sont In-^braNes.- - s'il fallait multl-rf unnées de dévouement par alM2?ïïeJe*,iïunfa ftlles wt rontl le résultat aurait aeau°i confondre.onhjur0 2e! religieuses dont on a publié l existence et la bonté.— *f !nï£ Pas le nrnnre de fentav d* 1 adolescence d’étre plut ou moins ingrate?Mère Sainte-An- caiéaorfe "S D°U}’ait être de cc«e nM5?I ' Sar„ au1 c°noue avait eu le la muer d/ 1 a0^rocher ne pouvait ia muer de sa mémoire.nière^tme enlre mllle: ma der- Zi lJevu,e avef cette âme d'éli-Pourtan fe,J>llis de vingt ans.et WiïÜ* ne mis résister au dé- tor" w “ “‘mbe °» *»"- Adrienne MAILLET Pauvre vieux Michel ! jambes refusaient de le porter ses mams tremblaient et pouvaient^ peine soutenir sa cuillerée de pota-diiait TT T redevient enfant, etre nnnrT tnstesseï il va falloir eire noun*! comme un bébé & la suce et à la bouteille.Son grand chagrin était de ne mTTn r enJa,Ie sur sa vieille fer-me où il avait vécu une vie si paisible.Assis toute la journée sur son vieux fauteuil, il égrenait son chapelet ou parlait aux petits enfants; les grands étaient si absorbés par leurs travaux qu'ils ne donnaient pas leurs précieux moments aux tendresses.Durant les quatre-vingt-dix-sept ans qu il avait vécus, le père Michel CE QUE L'ON VERRA avait versé tant de larmes qu’un grand sillon s’était creusé sur ses joues amaigries; il avait aimé, il avait souffert.S’il souffrait encore, il ne pouvait plus pleurer! Voir disparaître sa jeune épouse, lui laissant un bébé à élever, son père qu’il avait bien choyé, puis, sa deuxième femme, deux ses ses fils morts à la guerre.Souvent, il avait offert sa vie au bon Dieu pour remplacer un homme robuste ou une jeune femme mais il n’était pas exaucé; dessein mystérieux du Souverain Maître qui nous appelle selon Sa divine volonté.Michel distinguait à peine le jour de la nuit, n’ayant plus conscience des heures.Les perles de son chapelet s’égrenaient lentement entre ses doigts noueux pendant qu’une foule d’idées amères envahissait sa pauvre tête.Un jour, avec l’assentiment de toute la famille, son gendre vint lui parler doucement.Il lui dit comme il était seul souvent et devait bien s’ennuyer.Ne seriez-vous pas plus à votre aise dans une maison où l’on n’a qu’à prier Dieu et à avoir soin des vieillards et des malades?Je pourrais vous y conduire pendant que les chemins de traîneaux sont encore bons.Michel consentit sans trop savoir où il irait et le départ fut fixé au 1endemain.De bonne heure, le gendre attela la Grise.De tous ses biens Michel apporta son lit de plume et un tout petit bagage.Les adieux furent très courts; les grands.la bru surtout se bornant à un simple "au revoir”; seuls, les petits qui aimaient beaucoup leur grand-père, étonnés de ce départ, restèrent sur le seui’ de la porte tant qu’ils purent apercevoir la carriole emportant l'aïeul, trop vieux pour mourir sous le toit où il était né.où il avait choyé son père et gâté les enfants à qui il avait donné tous ses biens, si péniblement amassés.Wmm —Va, la Grise! En février, Je froid et le vent sont piquants et Michel ferma les yeux malgré lui; en passant au cimetière, il pensa à tous ses amis en enviant presque leur sort.Eux, au moins, dormaient dans ce coin de campagne où s’était déroulée toute leur vie.En passant à l’auberge, le gendre s’arrêta pour y régler un compte de bois; la neige tombait très épaisse et le pauvre Michel, peu habitué au grand air, se sentait refroidir.En traversant le village voisin, des parents reconnurent la carriole, et s’appprochèrent: —Où menez-vous le vieux?Avec des airs mystérieux, très bas, le gendre leur expliquait leurs raisons, s’efforçant de recevoir l’approbation générale.Le vieux Michel entendit “l’hôpital!” C’était là qu’on le conduisait.Comment avait-il si facilement consenti à se laisser changer de local; pourquoi sa misérable tête n’a-vait-e’Ie pas saisi le sens des paroles de son gendre?L’hôpital! la terreur des vieux.Dans son cerveau repassaient les lugubres visions d* ces immenses salles où des lits blancs s’échappent les plaintes des ma’ades et les derniers soupirs des agonisants.Des bourdonnements confus lui vinrent aux oreilles, une terreur insurmontable l’envahit tout entier; que ne pouvait-il fuir, se jeter à bas de la carriole, s’ensevelir dans la neige.Il se voyait obligé de subir le sort qu’on lui imposait.Pour se donner du courage, il chercha son chapelet et ne le trouva point; l'avait-il oublié sur sa viePle commode dans le brouhaha du départ?Il déplora son oubli et récita son Pater avec un grand signe de croix.Il revit comme autrefois, la Soeur de la Charité penchée sur son lit de douleurs quand U s’était b’essé si gravement: il se souvint de ses bons soins et se résigna.A la porte de l’hôpital, les infirmiers s’approchèrent.IP dort pensa l’un d’eux, mais quand ils voulurent le descendre de la carrio’e, ils s’aperçurent que le pauvre Michel dormait du lourd sommeil de la mort.Dieu, dans sa justice, avait voulu épargner à l’aïeul la douleur de vivre loin de son village.Son âme était partie pendant la tempête et Michel, trop vieux pour finir ses jours sur sa terre, allait enfin goûter le repos si chèrement gagné pepdant sa longue et pénible existence.Ya! la Grise.Retourne au foyer sans ton maître; tu n’es qu’une bête mais tu as le droit de finir tes jours sur ton domaine.t ALICE Amicale du Bon-Pasteur de Matane Dimanche, le 14 mars, M.l’abbé Antoine Gagnon, du Séminaire de Rimouski, sur l’invitation des Ami-calistes, donnait, à la salle paroissiale, une intéressante causerie devant un nombreux auditoire féminin.Traitant ce vaste sujet de l’Action Catholique féminine, le distingué conférencier montra comment, à travers les âges, l’Eglise sut remédier, par ses différentes institutions, à tous les maux affligeant l’humanité, comment, devant la vague matérialiste et communiste qui menace de submerger notre époque, l’activité des laïques chrétiens est nécessaire; comment, enfin, la femme peut, sans négliger aucun de ses devoirs sociaux, s’insinuer dans tous les milieux, redresser les idées fausses, combattre le mal et faire pénétrer partout, en douceur, la pure doctrine du Christ.Mme Jos.Savard, présenta le conférencier et Mme J.-E.Langis le remercia.Le salut du Saint-Sacrement chanté par la Chorale du Couvent termina la séance.Cinquantenaire du couvent de VanKleek Hill 18874937 A l’occasion du cinquantenaire de fondation du couvent de VanKleek Hill, Ontario, on demande aux anciens élèves (pensionnaires et externes) de bien vouloir envoyer, avant avril 1937, leurs noms, prénoms et adresses à la Révérende Soeur Supérieure, des Soeurs Sainte-Maric-de-Namur (Belgique), Académie du Sacré-Coeur, VanKleek Hill, Ont.Qu’en pensez-vous ?Nous continuons de publier sous celte rubrique les réponses tes plus intéressantes faites aux questions du concours et parvenues au bureau iusqu’au 8 mars.Les manuscrits reçus après le S ne sont pas considérés.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce qui parait sous cette rubrique.Les femmes célibataires sont plus heureuses en travaillant en dehors qu’en continuant à vivre aux dépens de leurs parents pour plusieurs raisons dont en voici quelques-unes : En travaillant, elles enlèvent aux parents un fardeau qui, dans notre epoque d’exigences nombreuses, est lourd à supporter.Le travail permet également de connaître la valeur de l’argent et par le fait même enseigne à dépenser sagemeat.Les femmes qui travaillent acquièrent aussi par le contact journalier, au bureau ou à l’usine, des connaissances générales lesquelles leur serviront de saison en saison et d’heure en heure, au cours de leur existence.Ces connaissances leur permettent aussi d’être plus eu mesure de cultiver l’art de vivre qui est, peut-être de tous les arts le moins cultivé.S’il s’agit maintenant de la femme célibataire dont les parents sont très fortunés, son travail au dehors pourra s’appliquer à des oeuvres socinles et ainsi tout en aidant les miséreux elle acquerra, tout comme sa soeur financièrement moins privilégiée, des connaissances lesquelles aideront à son développement.Si dans l’avenir la fortune lui tourne le dos, elle sera plus en mesure de prendre allègrement le nouveau genre de vie qui lui incombera.Le travail au dehors avec ses avantages réels n’est aucunement la cause du nombre sans cesse grandissant des femmes non mariées.Au contraire, je dirai que le contact du monde dans les affaires fait mieux connaître à la femme la nature de l’homme à tous points de vue, par conséquent, rend celle-ci plus en mesure de le comprendre et plus tard d’être la compagne idéale qu’inconsciemment tout homme désire.Je crois plutôt qu’une des causes du nombre sans cesse grandissant des femmes célibataires remonte à plus de vingt ans, époque où nos frères et nos amis furent décimés par la guerre ou revinrent tvec un déséquilibre, qui les a rendus plus ou moins aptes à fonder un foyer.La dépression est ensuite venue avec son cortège de misères, de positions perdues et de projets renversés, dépression dont quelques-uns souffrent encore aujourd’hui.Je dirai aussi que la génération actuelle semble insouciante vis-à^vis des sacrifices qu’impose un nouvel état de vie, et paraît préférer au mariage le célibat où le chapitre des responsabilités est plus court.A.JOYCE, Service funèbre à l'Institut Pédagogique Samedi prochain, 20 mars, à 9h.30, un service funèbre sera chanté à l’Institut pédagogique pour le repos de l’ânie de la Rvde Mère Ste-Anne-Marie.Tous les professeurs anciens et actuels, et toutes les anciennes élèves du Collège Margue-rite-Bourgeoys et de l’Institut Pédagogique sont respectueusement invités à y assister.Assemblée de l'Assistance maternelle public, digne de ses cinquante-cinq années d’entière consécration à la cause de l’enseignement et de l’éducation, feront chanter un sendee funèbre, en l’église Notre-Dame, jeudi matin, à dix heures.Elles invitent le personnel de l’Université de Montréal, de la Commission des écoles catholiques et de toutes les maisons d’éducation; la jeunesse étudiante, les amicales et les cercles d’étude féminins, les anciennes elèves de la chère disparue, enfin, tous ses amis, à prendre part à ce grand ralliement, et à s’associer à elles dans ce témoignage de gratitude et d’affection.Dîner-modes chez Eatons L’assemblée annuelle de l’Assistance Maternelle aura lieu à la Fédération Nationale Snint-Jean-Bap-tiste, 853 est, rue Sherbrooke, le vendredi, 19 mars, à 3 heures de l’après-midi, sous la présidence de Mgr Conrad Chaumont.Hommage à Mère Sainte-Anne-Marie L’Amicale Notre-Dame — anciennes du Collège Marguertte-Bourgeoys — désireuse de voir rendre à la vénérée et tant regrettée Mère Sainte-Anne-Marie, un nommage national, L'élégance er parade Comme aux dernières saisons, le diner-modes de la maison T.Eaton a remporté un grand succès.Les spectateurs, plus nombreux que jamais, ont pu admirer à leur aise des originaux ou des copies des maîtres de la haute couture londonienne ou parisienne.Il y a beaucoup de beige allié au noir dans les toilettes du jour et le contraste des couleurs semble fiour le moins aussi accentué qu’à a dernière saison.La ligne des costumes et des manteaux de rue est plutôt simple et le grand souci de l’élégance est dans le choix des couleurs et des accessoires qui ont plus d’importance que jamais et parmi les détails reviennent très souvent les papillons de Schiaparelli, soit sur un chapeau, soit sur la jupe d’une robe du soir.On a même vu un tailleur avec un papillon à la boutonnière I Des originaux de Marcel Rochas et de Mainbocher ont retenu l’attention pour l’originalité de leur inspiration.On a aussi regardé avec plaisir des copies de Molyneux en imprimé point polka et de Maggy Rouff en taffetas.L’organza et la marquisette ont beaucoup de faveur et le gris sera porté ce printemps, tout autant le so»r que le jour.Une note romantique est donnée aux robes du soir à l’occasion de la reprise au théâtre à Paris de Madame Bovary, l’héroïne de Faubert, 1st il va sans dire que l'on a pu admirer aussi un modèle original de Paris, inspiré de l’influence du couronnement; modèle d’une somptuosité vraiment royale.Comme les fleurs seront plus portées que jamais on voit même des boléros et des jaquettes qui semblent entièrement faits de pétales de fleurs et l’on retrouve encore des fleurs en groupes sur des gants de couleurs pour le soir.Pour les toilettes habillées et les robes du soir la dentelle si riche et si légère à la fois reprend tout à fait la faveur qui lui revient.La parade des mannequins s’est terminée par le cortège nuptial dont les toilettes étaient de style franchement romantique.Les commentaires ont été faits par Mine Doreen Day.Recettes éprouvées MENU POUR PETIT SOUPER Salade de pêches ou de poires.Ragoût d’agneau et pâtes Céleri, Betteraves.Pommes de terre émincées.Gâteau au “Fudge”', café.RECETTE POUR RAGOUT D’AGNEAU Choisissez un morceau de cou ou de poitrine d’agneau de grosseur suffisante pour la famille.Pour un morceau de 2 livres prenez 2 oignons, 2 carottes, 1 navet, et 2 ou 3 pommes de terre de grosseur moyenne.Coupez la viande en petits morceaux, mettez dans une poêle profonde ou une chaudière.Recouvrez d’eau ou de bouillon, chauffez jusqu’au point d’ébullition, ajoutez l’oignon haché et laissez mijoter environ 2 heures, puis ajoutez les pommes de terre, les carottes et le navet haché.Faites cuire plus rapidement jusqu’à ce que les légumes soient cuits.Epaississez le liquide avec de farine, assaisonnez et servez le ragoût avec des échaudés (dumplings).CHEZ EATON JOUETS pour PAQUES ! Egayez le Jour de Pâques des petits en leur offrant un jouet amusant! Lapins-Poussins Mobiles Moteur à ressort fort.Clochette.QQ Freins.Chacun.Jouets en bois Canards, coqs, lopins, etc., de toutes sortes.Beaux coloris gais pour Pâques Plusieurs sont articulés.1 ft à 4 Chacun.Lapins et Canetons de Pâques En peluche de coton, rayai et percale de coton, soie-fibre.Dans toutes les poses imaginables.Poussins, canards, lapins.Chaperon rouge, Donald Duck, Mickey et Minnie Mouse et quantité d'autres su- 'e,s .20415.00 Offre spéciale pour Pâques Nous emplirons de bonbons, sur commande, des jouets et fantaisies, des charrettes attelées de lopins, enveloppées de cellophane et ruban.Frais supplémentaires pour emballage.Ville dee Jouets, su quatrième et Comptoir des Jouets, rez-de-chauseèe. flott* de paquebots «ur rte tIm.î«U 1421 AvTs PUBLIC est, par les présentes, donné que le Conseil de la Cité de Montréal, en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par la charte de de ladite Cité, a, à sor assemblée tenue le 12 mors courant (1937), adopté le règlement suivant; RKGUMCNT IMPOSANT UNE TAXE DE VENTE DANS LE TERRITOIRE DE LA CITE DE MONTREAL ET DE CERTAINES MUNICIPALITES SOUS LE CONTROLE DE LA COMMISSION METROPOLITAINE DE MONTRÉAL.IAdopté par la Comité Exécutif la tS février 1337.et par le Conaeil, le 12 mari ATTENDU que.en vertu de la loi 2J-2« George V, la Cité de Montréal «j- aubortaêé à imposer par réglement et prélever et percevoir, à compter du 1er mai 1935.Fivement, en sus de toute autre taxe, une taxe spéciale iî territoire de la Cité de Montréal et de certaines municipalités sou» le contrôle de la Commission Métropolitaine de Montréal; A une «semblée du Comité Exécutif de U Cité de Montréal tenue à ' hôte.de ville, le ISéme Jour de février 1937.en la manière et aulvant les formaiItée prwcm par la loi.à laquelle aaaemblée sont préaente: M.l'échevln Jeannotte, agUsant comme président, et MM.les échevlna Hogan et Lacombe, membres dudit Comité, Il est décrété at statué par ledit Comité comme suit: — Définitions ARTICLE 1.— Dans le présent réglement, à moins Ou» 1* contexte n lmpUque une interprétation différente, les termes suivants auront la signification qui leur est respectivement assignée: '’comprencl im Individu .une société, compagnie corporation^ âssoclatlon de person nea.une succession, un séquestre, un syndic de faillite, un liquidateur, un imu claire, un administrateur ou un agent.comprend la vente pure et simple, la vente conditionnelle, la venta à ment, l’échange et tout autre contrat par lequel, moyennant un prix, une personne transfère ou s’oblige à transférer à une autre la propriété de la o^,®**qulen fait l’objet et comprend également les ventes du gaz et de 1 électricité utilises pour l’éclalrags, la force motrice ou la chaleur.c) Prix de vente ou prix d’achat — 01 ies chargea d’installation de la chose vendue, d’intérêt, de finance ou de service, le fret, les frais de livraison ou autres charges de transport lorsque ces charges ne sont pas indiquées séparément sur la facture de vente et dans les livres du vendeur.d) Lee mots "vendeur et acheteur" ont le même sens que le mot “pereonne” cl-dessus défini, et comprennent aussi leurs représentants, gérants et employés.e) Territoire — signifie le territoire des municipalités suivantes: Cité de Montréal “ “ Westmount “ ‘‘ Verdun " Outremont Ville de Montréal-Est ” “ Mont-Royal ’* •’ Pointe-aux-Trembiea ¦’ " Montréal-Ouest * •* ’’ 8t-Laurent •• •• St-Mlchei " " Montréal-Nord t) Vente ou achat en détail — signifient tout achat ou vente fait par une personne pour toute autre fin que de revendre la chose achetée, dans sa forme Intégrale, g) Directeur dea finances — signifie le directeur des finances de la Cité de Montréal.Toxe de vente ARTICLE 2.— Est par les présentes imposée et sera prélevée et perçue pour 1 année commençant le premier mal 1937 et finissant le 30 avril 1938.en sus de toute autre taxe, une taxe spéciale dite "taxe de vente” de deux pour cent du prix de vente ou d'achat, en détail, sauf les exceptions cl-après énumérées, de tout bien meuble, effet mobilier, de toute marchandise et de tout article de commerce quelconque, y compris le gaz et l'électricité utilisés pour réclairage, la force motrice ou la chaleur, vendus dans le territoire décrit au paragraphe e) de l’article 1.ARTICLE 3.— Cependant aucune taxe n'est imposée sur une vente quelconque a une personne résidant en dehors dudit territoire quand les marchandises seront livrées, consommées ou utilisées en dehors dudit territoire.ARTICLE 4.— Sauf les exceptions mentionnées à l'article 3, la taxe est également Imposée et prélevée dans le cas d'une vente faite en dehors dudit territoire, que l’acheteur réside ou ait sa place d’affaires dans ledit territoire, ou en dehors, pourvu que dans ce cas la chose qui fait l'objet du contrat se trouve dans ledit territoire, soit lors de la vente ou scat lors de la livraison, sauf si elle n’y est apportée que pour fins de livraison, ou que la chose qui se trouve dans ledit territoire a été transportée en dehors de ce territoire dans le but d’éviter le paiement de la taxe.ARTICLE 5.— La taxe est également Imposée et prélevée lorsqu'il s’agit d’une vente d'un véhicule automobile tel que défiai dans la lot des véhicules automobiles (chapitre 35, Statuts Refondus de Québec, 1925), d’un piano, d'un réfrigérateur électrique.d'un radio ou dé tout autre objet dont le prix de vente excède vingt-cinq dollar» ($25.00), à un acheteur qui a son domicile ou sa residence ordinaire ou sa place d'affaires dans ledit territoire, quel que soit l'endroit en dehors dudit territoire où la vente oq la livraison a lieu.ARTICLE «.— Dans le cas d’une vente ou d'un achat en détail comprenant plusieurs articles ou objets, la taxe de vente est calculée sur le total du prix des article» eu objets compris dans ladite vente et non sur le prix de chaque article ou objet séparément.ARTICLE 7.— Dans le calcul de ladite taxe de vente, toute fraction d’un sou est comptée pour un sou entier.ARTICLE 8.— La taxe n’est pas exigible lorsque la vente a été faite de bonne fol avant le 1er mal 1935 ou lorsqu'il s'agit d'achats fait» pour exécuter un contrat d'entreprise h forfait passé avant le premier mars 1935 et, al elle a été payée, le directeur des finances pourra en faire remise, avec l’autorisation du Comité Exécutif.ARTICLE ».— Quand une vente est annulée, la taxe n’est prélevée que sur la parue du prix gardée par le vendeur.Il en est de même lorsque la ‘ retournée ou refusée.ARTICLE 10.marchandise qu'allé _________________ ____ payable que sur la bilan ce du prix d'achat ARTICLE 11.— Le vendeur est tenu d’indiquer la taxe de vente aéparément sur toute facture, ou autre document en tenant Heu, remis A l'acheteur pour toute vente su comptant, A terme ou A crédit.-ARTICLE 12.— Le présent règlement ne s'applique paa dans le cas de venu des choses suivantes: I — Obligations, débentures.actions du capital-actions d’une compagnie ou corporation.II — Tous autres titres, toutes valeurs mobilières, toutes monnaies.- ni — Toutes transactions de produits au Canadian Commodity Exchange Inc.IV — Toutes créances, tous droits d’actions, droits incorporels, rentes, primes d'assurance.V — Toutes liqueurs douces, eaux gazeuses et bières, et tout tabac en feuilles.VI — Gazollne.VII — Comestibles, non compris les bonbons et confiseries.Vin — Denrées ou marchandises vendues par le cultivateur, ou l’horticulteur, ou le pépiniériste, ou l’sviculteur, ou l'apiculteur et provenant de son exploitation.IX — Denrées ou marchandises achetées par le cultivateur, ou l’horticulteur, ou le Pépiniériste, ou l'aviculteur, ou l'apiculteur, pour les fins de son exploitation.X — Bols de chauffage vendu et livré en quantité d'une corde ou moins.XI — Charbon vendu et livré en quantité d'une tonne au moins.XII — Eau fournie par un aqueduc.XIII — Messages télégraphiques, XIV — Remèdes sur predfcrlptlons de médecins.XV — Billets de passage sur tramways, autobus, bateaux, chemins de fer ou autres systèmes de transport par terre, par eau ou par l'air.XVI — Billets de lieux d'amusement, tels que définis par le chapitre 125 des Statuts Refondus de Québec.1925.tel qu'amendé.XVII —- Les comptes de gaz et d'électricité combinés n'excédant pas $2.50 par mois, et dans le cas des comptes non combinés, ceux n'excédant pas $1.23 par mois, XVIII — Ventes aux corporations municipales ou corporations scolaires situées dans les limites dudit territoire.XIX —• Ventes au Gouvernement Fédéral ou au Gouvernement Provincial.XX.— Vente A ou par une fabrique de paroisse, ou une société ou une compagnie de cimetière.XXI — Ventes par autorité de Justice.XXII par toute limites du térleur dudit territoire.XXIII — Repas, tels que définis par la loi 18 George V.chapitre 55 et ses amen dements.XXIV — Les livres de classe.XXV — Lee ventes pour un prix de $0.10 ou moins Paiement ARTICLE 13.— Ladite taxe de vente est payable par l’acheteur au vendeur, lors de la vente, que le prix soit stipulé payable au comptant, A termes ou par versement».ARTICLE 14.— Le vendeur est constitué l'agent de la Cité de Montréal et est de P*rcFVO)r ladite taxe de l'acheteur, lors de la vente, pour le compte de ladite C/ité.î:v.“ le cas où l’acheteur, résidant ou ayant sa place d'affaires dans ledit territoire, achète des marchandises d'un vendeur résidant ou ayant sa place r,aff5ire?,*n dehor® dudit terlrtolre, ledit acheteur est tenu de payer A la Cité de Montréal la taxe de vente s’appliquant A l'achat fait par lui.vendeur qui a perçu la taxe de vente en sa qualité d’agent de *“on* .al, et 1 acheteur lorsqu'il n'a pas payé la taxe de vente au vendeur, sont tenus de faire remise de ladite taxe A ladite Cité.ARTICLE 17.— Toute personne tenue de faire remise de ladite taxe de vente doit ei^niüf^.tff,e pour '* roml*p d®» rapports au directeur des ftnan- ces.que ces rapports soient remis ou non, ou qu Ils démontrent les ventes ou achats » ta taxa ou non.„„.A£TiX?F 18' “ Pour Percevoir ladite taxe de vente, le vendeur a contre l’acheteur le même recours que pour son prix de vente.nt règlement, mentionnant le fédéral pmfr rarrn^ diB36 U *e8t ,lécïaré redevB't,1n-.d* .1>YU de cotisation transmis par le Ministre en contribuablea«i«trr« ^.«hu,.Staîut8 rfvlsé« du Canada, 1927.et ses amendements, le t,,e?lournlr une C0Ple «n directeur de» finances, qui lui remettra un certificat A l’effet que l’examen de tel avis a été fait.“ 81’ dans les sb( mot» de la déclaration mentionnée A l’article 3 le nnkncte di te ,reç“ 1 avl« d« cotisation, 11 devra produire au directeur cite y 8 déclaration sous serment A cet effet, suivant la formule No 2 faisant partie du présent règlement, et renouveler cette déclaration tous les six mois tant qu’il n’aura pas exhibé et produit copie dudit avis de wtlsaUom h,mhi?Ttelrant ' déclaraV°n °}1 t?114 affldsvit que devra produire le contri- busble devront être faits sur les formules Nos 1 et 2 ci-dessus mentionnées que ledit contribuable devra se procurer & l’hôtel de ville de Montréal.Paiement ARTICLE 7.— Tout Individu doit, en même temps qu’il remet au directeur de» finances sa déclaration sous serment, suivant ladite formule No 1, payer le montant de la taxe Imposée et payable suivant ledit rapport.ARTICLE 8.— Cependant, ledit Individu peut ne payer que le quart du montant de cette taxe, en déclarant par écrit qu’U entend la payer en quatre versements, les trois autres versements étant payables le 1er Juillet, le 1er septembre et le 1er novembre 1937, avec intérêt au taux de six pour cent (8%) par an, A compter du 15 mai 1937.Toute somme non payée A échéance portera un Intérêt supplémentaire de quatre pour cent (4%) par année.ARTICLE 9.— Sur réception de l’avis de cotisation transmis par le Ministre en vertu du chapitre 97 des Statuts révisés du Canada, 1927, et ses amendements, le contribuable doit, en même temps qu'il l’exhibe et en fournit une copie au directeur des finances, payer tout montant additionnel dont il est redevable comme conséquence de ladite cotisation, avec Intérêt au taux de six pour cent (6%) par an, A compter de la date fixée pour la production de la déclaration assermentée, suivant ladite formule No 1.ARTICLE 10.— 8*11 résulte de l’avis de cotisation que le contribuable a payé A 1» Cité plus qu'il ne devait, la Cité devra lui faire remise de l'excédent, Au cas oü, sur appel ou autrement, 1s cotisation, fixée par le Ministre serait modifiée.le contribuable aura le droit de se faire rembourser par la Cité de Montréal )e montant qu’U aura payé en trop.Commissaire de la Cour supérieure pour le District de Montréal (ou tout autre officier autorisé) r*v«£n ÏÏ'ZÏHEÎ’aÎXL1?J£Ul,0lr pay*r, en O'1»41* versements «gaux l’Impôt aur le revenu cl-deumis déclaré, aoit la quart du montant comptant, dont remlae eat effec- tuée présentement et le solde les 1er Julllèt, 1er septembre et 1er novembre 1937.Signature Est assujetti A l’impôt sur le revenu payable A la Cité de Montréal tout Individu ayant “„l[f*1,df.r?,c,e, ordinaire, son domicile ou sa place d’affaires dans le territoire des municipalités suivantes: Montrés!, Westmount, Verdun, Outremont, Montré* 1-Est, Mont-Royal, Polnte-aux-Trembles, Montréal-Ouest, Bt-Laurent, Ht-Mtchel, Montreai-Nora.Individu” comprend les héritiers, les exécuteurs testamentaires, administrateur* et *1* faillites, liquidateurs, séquestres, ou autres représentante legaux d individus ayant leur résidence ordinaire ou domicile ou place d’affaires dans le territoire cl-dessus.Afln d'é,v:lt«f le« Pénalités, ce rapport dûment assermenté, accompagné de la remise, d°(t.ê“'e transmis au directeur des finances, division de l’impôt sur le revenu, hôtel de ville, le ou avant le 15 mal 1937.Cette taxe peut être payée en quatre du Ts^al81937U*’ portftnt lnWr*t au t«ux de six pour cent par an A compter T°Ut cênMMwàn”1 eK*ctu* 4 échéance portera un Intérêt additionnel de quatre pour Dat“ j9^.ch*wu;e deB versements: 15 mai.1er Juillet, 1er septembre et 1er novembre CITE DE MONTREAL ’"°™'"’ "° ’ , Services «et Finances — Division de l’Impôt aur le revenu Déclaration que l'avis de cotisation pour l'année 1936 en vertu de 9a loi de?I impôt sur lu revenu et ses entendements n'u pas été reçu L J retire ^Ur* é*l Juin 1er 1943 .lOOVi 101}* 3 So oet.1939 .Ml H Ig1 a 3% Juin 1950-55 .,96 3i|% oct.15 1944-49 .100!* 1011* 4‘v, oct.15 1943-45 .M44» 105% 4
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