Le devoir, 12 avril 1937, lundi 12 avril 1937
VOLUME XXVIII — No S3 Montréal, lundi 12 avril 1937 WACTION IT ADMINISTRATION 430 1ST, N9TRI-DAMS MONTREAL TOUS LES SERVICES TCLIRHONI j.BEliir 336IA SOIRS, DIMANCHES ST PETES Xdminfitratlon :.BEIair 3366 Rédaction t.BEIair 2984 î.BEIair 2239 TF ni.VOIR JuJu 1/JjVUlli Dirtclaur-Céranl : Caorgai PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédactaur an chat : Omar HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unl* et Empira britannique .8 00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.200 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Au tour du Canada maintenant ! L'heure est arrivée de se débarrasser de tout appel au Conseil privé, déclare un grand journal de Toronto Le dernier incident parlementaire, alors que M.Cahan * si nettement dit sa façon de penser aux membres du comité judiciaire du Conseil privé, continue de susciter des commentaires aussi vifs qu’intéressants.Le Toronto Daily Star, un journal avec lequel nous ne Inous entendons, certes! guère parfois, mais qui est de ‘beaucoup le plus répandu de l’Ontario, qui correspond à iun puissant courant d’opinion, en profite pour revenir iur le sujet.Il le fait avec une précision qui ne laisse rien désirer.L’hon.C.-H.Caban a fait, croyons-nous, dit-il, une vigoureuse et juste protestation contre les récentes décisions du comité judiciaire du Conseil privé.Cette institution, comme U le rappelle, est une institution qui a été établie, non point pour les* peu pies britanniques, mais seulement pour les habitants des colonies.C’est une institution qui s’est toujours intéressée, non seulement à la loi, mais aussi à la politique pour autant que celle-ci concerne Westminster (It is a body that has always concerned itself, not alone with law, but also with policy as Westminster is concerned in it).II rappelle que M.Rainey, un juge ontarien de grande ^réputation, s’est maintes fois déclaré en faveur de l’aboli tion de tout appel à "ce lointain tribunal, qui n’est pas \i lfamilier avec les choses de la vie canadienne”.Il ajoute: lu'Touf ce qui concerne le Star, nous continuons à croire, j! comme autrefois, que feu le juge Rainey aavit raison et V$quil faut supprimer tout appel à un tribunal d’outre-l*: Atlantique”.r|; Voici, on en conviendra, qui ne laisse place à aucun fj’dotttC.* * * i|y II y a, dans Je bref article du Star, quelques mots qu’il jlt faudrait encadrer.Ils rappellent une vérité banale, qui est la portée de tout le monde, mais qu’énormément de gens «paraissent perdre de vue au Canada.Après avoir dit: "Les juges de là-bas connaissent l’Eu- nal qui s'occupe des affaires des colonials, des Jaunes ou des Noirs d’outre-mer.Ce n’est pas le tribunal des libres citoyens de la vieille Angleterre.* ht, chose qui peut étonner les loyalistes de chez nous! les Anglais, parce qu’ils n’ont pas affaire au comité judiciaire, ne s'estiment pas inférieurs aux bonnes gens d'outre-mer .qui vont faire gagner tant d’argent aux solicitors et aux hôteliers de là-bas, —en même temps, s’il ter cela; mais l’opposition est si faible,—elle Je sera davantage encore, M.Bennett parti, —- qu’il faul bien que le gouvernement ne se sente pas outre mesure puissant.Aussi bien, les deux ou trois fois qu’il a dû faire face cette session-ci à des partisans exprimant un avis contraire au sien, ou formulant des doutes sur la sagesse de sa politique sur tel ou tel point, a-t-on pu'voir mieux et plus clair dans l’orientation qu’il entend donner à notre pays.Que nous sachions où le ministère veut nous mener, c’est tout profit pour la cause de l’intérêt public meme.Cens de l'extérieur Grande victoire blanche ^ dans la région madrilène * ¦¦-—-¦¦¦HH.— Trois mille rouges tués, ce qui met fin à l'offensive commencée par Miaja pour forcer les blancs à lever le siège La version des rouges On s’est sauvent demandé comment il se fait que, en cas de diffé-rends ouvriers ou de grèves, des faut en croire certains de ceux qui ont plaide a Londres, meneurs ou des organisateurs 1 ne ïî trope, mais non pas le Canada”, le Star ajoute: "On ieur confie point les causes britanniques, ils ne s’occupent \'que des causes d’outre-mer”.ij Ainsi, tandis que chez nous, pour défendre une institu-if «ion périmée, qui n'a plus sa raison d’être, si elle l’eût ja-{j >mais, tandis que chez nous l'on crie: Mais c’est l’inaliéna-Ij'We privilège de tout sujet britannique de porter sa cause jf tau pied du Roi, et donc au comité judiciaire du Conseil • liprivé, que l’on semble croire qu’il manquerait quelque Jj^cbose à notre dignift civique, si nous cessions d’allet plai-[ ^der là-bas, — en Angleterre, on ne s'occupe pas plus dt !|I(comité judiciaire que s’il n’existait pas.i'i Les Anglais exercent leur droit d’appel à la justice du * ^Souverain en s’adressant aux divers tribunaux qui jugent 1 ,fau nom du Souverain, et dont les attributions sont réglées j »|et délimitées par les lois de leur pays.r Le comité judiciaire, c’est, tout simplement, un tribu- fl qu’ils permettent au comité judiciaire de régler dans le sens le plus favorable à la politique anglaise certaines décisions de grande portée.* * * De ce tribunal, qui ne dispose que des choses d’outremer, le Star dit encore: C’était, pour le temps quelle durait, une bonne combinaison pour la métropole, et peut-être la métropole est-elle quelque peu abasourdie quelle ait si longtemps duré, pour ce qui regarde les Dominions.L'Australie y a mis fin, l’Irlande s’en est débarrassée.C’est maintenant le tour du Canada d’en faire autant (It was a good arrangement for the Motherland while it lasted, and perhaps the Motherland is rather astonished that it has lasted so long, as regards the Dominions.Australia has ended it; Ireland has broken away from it.It is Canada’s turn to do so now).Peut-être, si le Canada était un simple pays de langue anglaise, nous serions-nous déjà débarrassés de l’appel au Conseil privé.Il est très probable même que les Canadiens auraient, depuis le Statut de Westminster tout au moins, décidé que, puisqu’ils sont aptes à faire leurs lois, ils doivent être aptes à les interpréter; qu’il est au-dessous de leur dignité d’aller chercher à Londres les décisions d’un tribunal dont les Anglais eux-mêmes ne s’occupent pas.* I Mais le caractère composite de notre population fait que, pour un certain nombre de Canadiens de langue anglaise, le maintien de l’appel apparaît comme une sorte de fidélité au sang anglais, tandis que bon nombre de Canadiens de langue française croient y voir la sauvegarde de leurs intérêts propres.(Sur ce dernier point, rappelons-leur simplement, en passant, cette brève conclusion d’une assez longue étude de M.P.-B.Mignault, l’ancien juge à la Cour suprême, notre plus éminent juriste: "Sur le tout, je suis forcé de conclure que l’argument que ia juridiction d’appel du Conseil privé servirait de protection aux minorités religieuses et ethniques est SANS VALEUR.) * Ÿ * Quels que soient les obstacles et les retards qui résultent de notre situation particulière, de certaines passions, de certaines ignorances, de certains préjugés, on peut être sûr que les forces qui tendent à l’abolition de l’appel, à notre pleine libération du point de vue judiciaire, finiront par J l’emptorter.L’article du Toronto Daily Star est l’un des nombreux indices qui favorisent tette haute espérance.Orner HEROUX I etrangers viennent tenter de s'imposer comme intermédiaires, chez nous, entre patrons et ouvriers.Cela est intolérable, tnêhie si les giiefs des ouvriers sont ou paraissent par ailleurs fondés.Est-il donc impossible qu'entre Canadiens on ne trouve personne pour aider à tirer au net les capses d’un différend ouvrier, et faut-il que des étrangers interviennent pour obtenir des concessions favorables à la main-d’oeuvre?On a un exemple tout récent de l’anomalie de cette situation, à Oshawa, dans la grève d’artisans en automobiles.Les sociétés de fabricants sont prêtes à régler le conflit avec les grévistes; mais ceux-ci, pressés par les meneurs venus des Etats-Unis, insistent pour les faire participer aux conférences entre patrons et ouvriers.Au fond, une intervention extérieure a déclanche la grève, afin de poser ici la question de la suprématie, dans le domaine du syndicalisme ouvrier, de John L.Lewis et de sa nouvelle organisation américaine.M.Hepburn, premier ministre ontarien, a fait vigoureusement entendre qu’il est prêt à aider au règlement de cette grève, mais qu’ilfne veut pas traiter avec des meneurs venus des Etats-Unis, C’est l’attitude la plus logique et la seule bonne à prendre; c’est celle que devraient prendre ici tous les patrons dans les différends du travail.Il reste toujours possible de s’entendre dans CAMP BLANC DE LA REGION DE MADRID, 12 S.P.A.l — On apprend que les troupes qui assiègent Madrid à l'ouest viennent de remporter l'une des plus grandes victoires blanches de la région madrilène.Elles ont pris des troupes rouges entre deux feux, au nord de la Casa de Campa, et leur ont tué 3,000 hommes.Cette énorme perte a mis fin à l'offensive que le général Miaja avait commencée il y a quatre jours, pour forcer les blancs à lever le siège.A la faveur d'un barrage d'artillerie, 16,000 fantassins rouges devaient monter à l'assaut des positions blanches.Le général Saliquet a fait ouvrir le feu contre eux après qu'ils eurent commencé à gravir les talus.* * * (Avant la nouvelle qu'on vient de lire, l'Associated Press a reçu de Madrid, ce matin, une dépêche dont voici l'essentiel): MADRID, 12 (S.P.A.) — Aujourd'hui, deux colonnes de l'armée Miaja ont isolé 3,000 soldats blancs qui occupent de fortes positions dans le nord-ouest de la capitale, c'est-à-dire dans la cité universitaire.Après trois jours d'une lutte intense, au cours de laquelle il y a eu des milliers de pertes de vie dans chaque camp, ces deux colonnes ont réussi à s'avancer entre la cité universitaire et le parc de la Casa de Campa.Il ne leur reste plus qu'à occuper une bande de terrain large de 200 mètres pour parachever un encerclement.Des mitrailleuses rouges tiennent cette bande sous leur feu.Les rouges ont fait sauter un pont de bois |eté sur le Manzanarès Ce pont aboutissait au milieu da la bande en question.Sa destruction coupe les communications entre les blancs et la cité universitaire «t ceux du parc de la Casa de Campa.Ce matin, le général Miaja a une dernière fois pressé les blancs de se rendre.Il leur a promis de leur laisser la vio.Des haut-parleurs dressés à certains points de la première ligne rouge ont transmis ses paroles, qui résonnaient étranaement sur ca champ de bataille jonché de cadavres.Mais les blancs de la cité universitaire sont fort bien retranchés.Ils tiennent depuis le début du siège.On pense qu'ils ont beaucoup de vivres et de munitions.* * * Du côté de la Casa de Campo, les rouges s'efforcent de paralyser les batteries du mont Garabitas.Hier, ces batteries ont fait subir à la capitale un bombardement de près d'une heure, qui, paraît-il, a tué 30 personnes et fait une centaine de blessés.'voir aussi en page trois) ce domaine, entre Canadiens, Mais sitôt que l’élément étranger se présente, avec ses façons de procéder autocratiques et ses sommations cavalières, l’atmosphère n’est plus la même et c’est la bataille, dont le public fait les frais, en définitive.r L'électricité- !‘l'actualité L'affaire Pitkin ’•.i.M |}h Il 51 • ' ' i ,r Neuf fois sur dix quand on re-> troche à un journal de n’avoir |1 nolnt pris telle altitude ou d’avoir |j ,ris telle autre on ne s’est pas don-|i è la peine de le lire., t Nous n’avons pas de vanité d’au-1 '$ur.C’est pourquoi nous nous , musons d’une lettre que Hllustra-l.i'joii nouvelle publie, ce matin.Un ' jeteur, qui ne donne que de va-t nés indications sur son identité, ï fous reproche d’avoir écrit ven-.(redi: “Je pense que le Devoir : eut dire sans se vanter que c’est ! lit qui a attaché le grelot dans t \affaire Pitkin.” | Je n'affirmais rien, puisque ‘ j’é-l fi vais: Je pense.Par ailleurs ! employais l’expression: attacher ; • grelot.qui veut dire simple-1 lent prendre l’initiative ou, dans I h cas particulier, être le premier I l signaler l'incident.I 1 Mon contradicteur écrit (je trans-Vfs textuellement): Le Devoir, orès avoir absolument rien fait, | Æiit-il s’approprier le crédit d’une r,faire que /’Illustration Nouvelle i } été sente à organiser et à faire I tonnaitre.” f » Notons pour le moment les ter-I àes: .après n’avoir absolument ,*¦ üen fait.I , Mais le correspondant de ZTllus-I ‘“ation (et notre confrère n’apporte î lacune correction à sa lettre) écrit I lue ce vol du panache d’autrui exls-! (î à Pétât d'habitude ou de manie 1 ^hez nous: 1 UUIllustration Nouvelle a été 1 5 seu’e à organiser et faire connaître au grand public?C’est peut-être l’effet d’une manie cou-, rante dans ce journal puisque j’ai remarqué des choses semblables dans le passé.Quand une ' affaire lancée et soutenue long-i temps par d’autres réussissait, le Devoir ne manquait pas d’arriver « ensuite avec des arguments pour faire croire que le résultat était dû à lui.” .•’ Pourquoi le correspondant n'ap-¦ >orte-t-h pas comme exempte le ! aptfme du pont Jacques-Cartier?l’est ici même, dans cette rubri-ue, que l’idée de nommer ainsi ce •ont a été lancée, des années avant ne le gouvernement fédéral se dé-idât à Fagréer, puisque c'est à M.turanle.au que revient le mérite 'e cette décision et que nous avons _ mcé Vidée quand M.Cardin était » ri attire de la Marine.On filait * lime empressé, malgré notre cam-i iagne on pour faire échec d notre f nmpagne de nommer cet ouvrage I "art: Pont des commissaires du 5» lavre et II a fallu le débaptiser.Avons-nous triomphé cependant, m n touchant le but?Nous nous en * ommes gardé.Ce qui Jmporte, ce •ni nous imparity c’est que la cause ott gagnée: que le mérite aille ou î conduire.La vérité vraie, c’est que les journaux, d’une façon générale, ne se mêlent guère, pour ne point s attirer le reproche de s'emparer de la thalle des autres, des campagnes menées par leurs confrères.> U n’est pas rare, par contre, quon reprenne, au bout de quelques années, une idée lancée par l'un de ceux-ci et qui avait fait long feu dans le temps.Souvent le Devoir est gêné d’appuyer certaines campagnes parce qu’il s’agit précisément d’une résurrection.Le public, qui a l’oubli facile, en le voyant faire du zèle, penserait qu il veut tirer la couverte à soi.Un jeune chercheur, jouissant de ioistrs, pourrait faire cette thèse — et l’étayer — que les trois quarts des idées de fond des programmes politiques les plus populaires ont vu le iour au Devoir, depuis 27 ans.Je ne garde aucune rancune au journal du matin d’avoir publié une lettre [qu'il aurait pu, cependant, accompagner d’une mise au point) : U faut pratiquer ce que l’on prêche et ne pas tirer du canon à propos d’une insignifiance.L’un des reproches les plus cocasses que me fait le correspondant c’est de n’avoir pas le premier parlé de l’affaire.Ce sont, dit-il, les journaux d’Ontario qui ont ce mérite.Evidemment, puisque c est à une journal d’Ontario qu’on a envoyé la lettre de Pitkin! Ce reproche est aussi sérieux que si l’on dsait à quelqu’un: “Vous intervened pour défendre ce bonhomme qui a été attaqué; mais votre intervention arrive en retard.Vous avez eu tort de ne pas provoquer l’attaque.’’ Je n’ai pas sous la main la collection de rillustration pour le mois dernier, mais j’ai celle du Devoir.L’article du Globe qui citait la lettre de Pitkin a paru le 27 février, un samedi.Le texte m’en est parvenu le mardi matin suivant.(2 mars) à Montréal et c’est le jour même que je signalais l’affaire, sous le titre: Le “bétail” du Québec.Le U mars 1937 j’en parlais de nouveau sous le titre: M.Bouchard.M.Georges Duhamel et M.P.P.Pitkin.Dans l’intervalle le Devoir avait publié en anglais, cope d'une lettre cinglante à PUkin qui avait été adressée par le Dr Du.Berger de Sherbrooke au professeur de Columbia.„ „ Enfin, le 15 mars M.Orner lie-roux parlait de l’affaire d’un premier-Montréal sous le titre: Les suites de l’affaire Aitkin.„ Et il y a eu l’article de vendredi dernier.Tout cela en première page [sauf la lettre du Dr Du Berger).Il faut y ajouter les chroniques de Québec de notre camarade Alexis Gagnon.Je le demande, en toute sincé-rlti, ce que je viens d'établir mé-rite-t-il le reproche que m’adresse le correspondant de /’Illustration ie trouve audacieux qu’un jour- pour le mérite du travail d’un autre, quand le travail a réussi.” Il ne faudrait tout de même pas que la muselière de /’Illustration prétendre à museler un autre que Pitkin! Nous avons le droit de parler et de dire ce qu’il nous chaud sur le sujet.Mais si le correspondant de /’Illustration peut nous établir par la collection de ce journal que celui-ci a noté l’incident avant le nôtre, c’est-à-dire avant le 2 mars, nous sommes prêt à lut décerner la palme de la priorité.Paul ANGER »on A bonne enseigne, cela est «e-|oal essaye de se faire applaudir M.Bennett fait quatre discours pour clore sa carrière parlementaire Le chant du cygne?— M.King remercie M.Bennett des services appréciables qu'il a rendus au gouvernement.M.Bennett écoute religieusement le chant du “Dieu sauve le Roi''.— C'est sa dernière session.Bloc-notes Fin de session , Celle qui vient de se clore à Ottawa aura été sensiblement plus courte que la moyenne.Evidemment, la perspective aes fêtes du couronnement et la nécessité du départ des délégués canadiens pour Londres avant la fin d’avril ont accéléré le travail parlementaire.Ce qui ne veut pas dire qu’il ait été moins bien accompli que de coutume.Il y a eu moins de longs discours et de palabres interminables, et ce n’est pas un mal.On aura néanmoins remarqué que cette session-ci eut un caractère particulier.A deux ou trois reprises, notamment sur le budget des armements et sur l’accord an^lo-canadien, des députés ministériels ont cru devoir se séparer de leur parti.Ainsi, une douzaine de députés ne se sont pas contentés de voter contre le budget des armements, bien qu’ils fussent du parti au pouvoir, mais ils ont parlé aussi contre le caractère équivoque de ce budget, dont on ne sait pas encore s’il ne servira pas des fins impériales plutôt que des fins canadiennes.On ne voit pas bien, en effet, contre quel ennemi du Canada nous nous préparons, puisque le Canada ne se connaît aucun ennemi.Ceux qu’il peut avoir sont problématiques; et il s'agit de parer à des éventualités hypothétiques, si I on peut dire.C’est cé que n’ont pas manqué de souligner les députés libéraux qui ont voulu se séparer là-dessus du gouvernement, votant contre son programme naval et militaire pour l'année courante.On s’est aussi, dans les mêmes miliehx, posé la question de savoir si ce ne serait là que le préliminaire d’une série de budgets annuels d’armements coûteux; or, le gouvernement n’a pas voulu s’engager à ce sujet.II est rassurant de voir qu’une certaine indépendance d'esprit se manifeste parmi ia députation ministérielle, sur un sujet aussi grave.Fl faut souhaiter, dans l’hitéref même du gouvernement, et surtout dans ¦Hui du Canada, que ce sentiment l'indépendance dure et s’exprime, ,'il v a lieu, sur d'autres points.Le ministère lui-même peut ne pas goû- (par Léopold RICHER) Ottawa, 12.— A neuf heures samedi soir, les députés étant réunis pour assister à la cérémonie de la prorogation,1 quelques-uns d'entre eux, mis en verve et en gaieté par les événements de la journée, ont entonné leurs chansons favorites.De chaque côté de la Chambre les choeurs se répondaient.Lorsque les ministres faisaient leur entrée, on les applaudissait, de même que ies whips conservateur et libéral.Les députés s’interpellaient bruyamment.La session était finie.Il ne restait plus qu’à attendre l’arrivée du gouverneur général.Tout le monde était content.Quelques instants plus tard lord Tweedsmuir se rendait à la Chambre haute pour lire le discours du Trône.A dix moins cinq, ia session était officiellement prorogée, pendant que les groupes se dispersaient dans les corridors.Déclarations impérialistes M.Bennett peut se vanter d'avoir eu les honneurs de la dernière journée.Il n’a pas prononcé moins de quatre discours et chacun d’eux a été remarquable.Au début de la séance du matin, il a appuyé l'adresse que la Chambre votait à l’occasion du couronnement royal.Alors que M.Mackenzie King s’est contenté de dire que le texte de l’adresse était chargé de sens, M.Bennett a profité de l’occasion pour faire de belles déclarations impérialistes, déclarations rondes, enflées, ronflantes.Les deux mains croisées, la tête un peu penchée, M.Bennett a parlé sur un ton recueilli.Pour lui, la royauté britannique est ia meilleure sauvegarde des institutions parlementaires et démocratiques.Il a rappelé qu’en France on avait déjà demandé au peuple: “Préférez-vous être , gouverné par Louis Napoléon ou par une assemblée?” Et le peuple a répondu : “Par Louis Napoléon r Là-dessus M.Bennett a fait un rapprochement entre les dictateurs qui gouvernent trois grands pays européens et la royauté britannique.Les députés se sont ensuite levés pour entonner le Dieu sauve te Rot.Pendant que les phrases musicales s’envolaient aux voûtes, M.Bennett semblait réciter une prière.Libre-échangisme et protection Dans l’après-midi, autre discours sur un autre sujet et sur un ton tout à fait différent.Les députés libéraux libre-échangistes, La génération électrique remplace l'autre en Suède Les Suédois n'ont plus d'enfants parce qu'ils n'ont pas de place pour les loger dans leurs maisons électrifiées.— La salle de bain en marbre, le réfrigérateur b l'électricité passent avant la famille.— Une enquête de l'Etat.S.(par Emüa BENOIST).nett leur a prêté main-forte, non pas pour leur dire qu’ils avaient raison quant au fondl.mais pour louer leur sincérité et leur logique.Quoi! a-t-il dit, M.Mackenzie King n’a-t-il pas promis de réduire le tarif?M.Charles Dunning et M.Robert Gardiner, alors qu’ils étaient tous deux premiers ministres de la Saskatchewan, n’élaient-ils pas libre-échangistes?Et M.T.-A.Crerar, au temps où il dirigeait le groupe progressiste, ne demandait-il pas constamment qu’on abolît la protection douanière?Voici que tous ces gens poursuivent maintenant la politique tarifaire du’ gouvernement conservateur, gouvernement que les libéraux ont vivtMnent combattue en 1935.Le libéralisme politique, si ce n’est de l’hypocrisie, c’est sûrement de Fin-conséquence.M.Bennett voit les libéraux se battre entre eux, alors qu’en 1935, ils composaient un bataillon serré.Et le chef conservateur de conclure par une tirade satirique que les libéraux n’ont pu s’empêcher d’applaudir.L'Alberta A six heures, troisième discours.M.John Blackmore, leader des c.ré-ditistes, avait soulevé la question du rapport de l’enquête faite sur !a situation financière de l’Alberta par la Banque du Canada.M.Blackmore.après avoir remercié ies députés de leur attitude sympathique à l’égard du groupe cré-ditiste au cours de la session et avoir commenté le rapport de l’enquête de la Banque du Canada, a entrepris une longue étude de la situation albertaine, dans le but de démontrer que, sans aide du fédéral, la province ne pouvait pas maintenir son administration sur un pied de comparaison avec le Manitoba et la Saskatchewan.M.Bennett s’est alors porté au secours de l’Alberta.11 a dit que le gouvernement fédéral n’est pas juste dans le traitement qu’il accordait à cette province.Prodigue à l’égard du Manitoba et de Fa Saskatchewan, le fédéral semblait décidé à ne rien faire pour l'Alberta, 11 ne faut pas oublier que M.Bennett représente un comté aJbcrtain et qu’il convenait, en cette fin de session, qu’il prononçât Fun de ses derniers discours en Chambre en faveur de sa province.M King remercia Avant l'ajournement final, M.! Mackenzie King remercie les dé- | putés de tous les partis Seule la i coopération de tous a permis au mivernement de soumettre à le XXV Le coopératisme n'a pas produit que de l’électrification en pays suédois mais aussi de la construction de logements.La coopération est certes une excellente chose, qui se pratique malheureusement trop peu dans le Canada français.Il est aussi incontestable que 1 abolition des taudis et leur remplacement par des habitations saines, boit marché et adéquatement électrifiées sont de* initiatives des plus louables, des plus recommandÿiles.Mais il en est des meilleures choses comme des langues d’Esope.Les meilleures choses peuvent devenir les pires, selon l’usage que Ion en faEn Suède, en même temps que l’électricité coopérative que le logement bon marché et eoopcraui prenaient de la vogue, que la coopération à propos de ces deux choses prenait l’allure d’une croisade nationale, un phénomène d ordre démographique, qui n est pas d Importance secondaire, se produisait, la natalité baissait dangereusement.Dans une longue dépêche qu d adressait, en février dernier, a son journal, le correspondant spécial du New York Times à Stockholm écrivait que la natalité suédoise est de 30 pour cent au-dessous du minimum qu’il faut pour maintenir la population à l’état stationnaire et qu’à moins d’un changement radical et immédiat le résultat ne peut manquer d'i immensa forum*.LA FORTUNE DE LA FRANCE, par Jacques Bainville.Volume de 365 pages: 1.25.IMAGES D’EPINAL par, la Princesse Bibesco.Volume de 270 pages: 1.00.APPEL AU BON SENS, par le R.P.M.-S.Gillet.Volume de 320 pages: 1.00.SOUVENIRS D’UN JOURNALISTE, (tome IH), par Lucien Corpe-chot.Volume de 260 pages: 1.00.MUSSOLINI ET SON PEUPLE, nar René Benjamin.Volume de 260 âges: 1.00.COMMUNISME ET LES CHRETIENS, par François Mauriac.R.P.Ducatillon, Nicolas Berdiaeff, Alexandre Marc, Denis de Rougemont, Daniel-Rops.Volume de 265 nages: 0.90.L’AMOUR HUMAIN de l’enfonce au mariage, par le H.P.Françoi» Chormot.Volume de 330 pages: 0.76.VIVRE.Mr M M Araml.Volume de 250 pages, 40 héliogravures: 0.75.SUR LES GENOUX DE MAMAN — le catéchiam* de bébé, par M.Compaing de la Tour Girard.Volume de 155 p»fes: 0.40, SERVICE DF I.ÎBBAÎRÎE DU "DEVOIR”, 430 Notre-Dame est.Montrée).Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ARPENTEURS & INGENIEURS H.LABRtCgUt- PÂPlHLÀTl—.19 aiyxnTxua -sfont-Tai.M CAlLLÔÙiu G J PAPlMtAU iMGÉMiEUR^ con/tiu Lt/ IholmIlur/ Ajyoôis ÜMlrte.% OUUT.BUt »/T.JACOUt/-MOMT(J 1W PLATtAU T43I.345I JlDgiCL THtML/ ?'T.i^UC' ^ Sc A., M.F.P.J.Leblanc, l.t., A.G.F.-J.Leduc Cr Associés INGENIEURS-CONSEILS Travaux municlpAU*.Chimie Indua-tilelle.Expert!»#* légales, Arpentage et Bornage, lîéton armé.Brevet*, Marque* de commerce.Et-Detü* __HA.(341 J54 EST.RUE STB-CATHERINB Roméo Morricsette INGENIEUR CIVIL Aqueduc», égout» et traveug munlel-paux.evaluation de» moulin» et u»l« ne» pour le» rôles d’évaluation ou fia» financières.Cap-d»~li-M»dol»Sii», P.Q.ASSURANCES HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCES Nous Invltone le» Communauté» Religieuses A a« prévaloir de bo» service» particuliers é4I St-Francoit-Xavier - 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Que de lexicons de grandeur d’âme uc pou-pivait-on pas relever dans sa ma-1) mi ère de dire “Vous savez, ma t Iclière Soeur, nous travaillons tou-t'fles pour le même Père de famille lit les costumes n’y font rien!’’ Qui tlfne se souvient d’avoir retardé < p’heure de sa dernière visite au {«•(Divin Prisonnier dans l’espoir, ! ii| ouvent récompensé d’y rencon-< Slrcr Mère Sainte Anne-Marie, ayant jilthe aussi à une heure avancée, sa i I jjdernière conversations avec Le '5,4,Maître de la Maison; dans une se-|'«nii-obscirritc, à la balustrade, bien J i|en face du Tabernacle, on voit une ] hnajestueusc figure immobile, les 'b’cux rivés sur la petite porte qui l!,Le cache à sa vue.Iff i U Quelle peinture Ton aurait pu afifaire de cette vision d’une ferven-! (e religieuse rendant compte au JlfVlaltre, avant de se retirer, de la t journée passée à .Son service! 1 i j)}i Aux glorieux titres de “grande %) « •••’(•'«ieiine et de sainte religieu-décernés par Monsieurs l'abbé i(v .tai.e ajoutons celui de Mère , qu’elle a si bien mérité.î Que la terre lui soit légère! Une “ancienne” de la Congrégation à Montmagny.Selon Hill College, l •ïlireensburg, Penn.¦ i ; i-— Si 1 Histoire se vit?Bien sûr et de très près.Si elle se juge?Oui, mais de plus loin, il Jui faut le recul du temps.Parce que seulement, alors, on a toutes les données, tous les documents qui établissent les faits, les situent, les relient à leur causes et a leurs effets.Ce qui en était secret, en constituait les dessous, vient au jour, les sentiments ou les passions d alors sont tombés et les actes se détachent en clair.Jadis, les nouvelles étaient plus lentes a cheminer et chacun ne pouvait, comme aujourd’hui, en discuter comme s’il savait.,, sans bien savoir.Temps heureux où Ton n’avait pas les nerfs secoués par une manchette de journal ou une annonce lumineuse.Mais si Ton ne peut plus ignorer ce qui se passe et au dehors et au dedans, encoée convient-il de garder bon sens, clairvoyance et réserve.Tant de choses sont aujourdjiui qui ne sont plus demain, et tant d’autres s’arrangent demain qui menaçaient aujourd'hui.C’est pourquoi là encore est précieuse cette sagesse du juste milieu, qui garantit à chacun sa santé sociale comme sa santé physique.Pas plus qu’au thermomètre pour celle-ci ou au baromètre pour le temps, il ne convient de vivre suspendu aux nouvelles.Dans ces mois d’incohérence, aujourd’hui dément, hier et demain lance autre chose.C’est la mer à boire ou la bouteille à encre, diraient nos pères, et personne n’y comprend plus rien.Le mieux est donc d’attendre: il arrive que quelques jours après tout se clarifie ou s’apaise.De tous côtés, "n tous pays, on s’époumonne en discours qui ne mènent à rien, et Ton tourne des obus, ce qui, en général, mène à quelque chose.A moins que les nations, fatiguées du match, ne les laissent un jour en tas, ce qui peut encore arriver.Pour chez nous, c'est autre chose, charbonnier est maître chez soi; s’il a ordre et volonté, son charbon reste bien en place, et cela dépend de vous.Au lieu de trembler à la manière de certains ou de certaines, ou d’attendre un hypothétique “sauveur” à l’instar de certains autres, que chacun ou chacune ne s’en laisse pas conter, garde des idées saines et reste maître de soi.L'ELEGANCE SOBRE Les "____________féminines Ecole Ménogère Provinciale A l’Ecole Ménagère Provinciale, située 461 Sherbrooke est, mardi, le 13 avril, A 2 hres p.m., démonstration culinaire d'un menu de dîner Intime: Coupe printanière — Bouillon & la queue de boeuf — Poulet au Btzotto — Garniture à la vénitienne — Salade moulée — Sauce mell-melo — Gâteau éponge multicolore — Crème A l'ananas.Mardi soir, à 8 h., cours de psychologie sur l'Orientation Professionnelle, par M.Louis Chatel.Entrée gratuite à ce cours.On peut encore s'inscrire aux cours de modes (chapeaux) et de fantaisies.S’informer au bureau pour informations.Téléphone: HArbour 4980, Couvent de Marie Réparatrice A l'occasion des Quarante-Heures.11 y aura Heure-Sainte, de 8 à 9, par les Membres de l'Heure-Salnte, mardi, le 13 avril, dans la Chapelle des Soeurs de Marie-Réparatrice.1025 Mont-Royal ouest, Outre-Si chacun s’affirme net dans ses1mon*' Tous y cordialement invités, volontés d’ordre et de vie, s’il n’y ’ (i Poli Liquide £"tW “ÉLÉGANT” ) nus st.catheoini mt NLTT0VFURS«T LINTURI-f- ILS •FOURRtURS «'RtM BOURRfURS # feuilleton du “Devoir LE SECRET DU RÉGISSEUR par Henry FRANZ 1 -2 (Suile) nu hier.Il a dit qu’il devait Ira- Françoi* arrêta sa machine devant la porte du Grand Plot et entra dans la salle.— Vous venez voir si j'ai fait la commission à Mangot, m sieur le comte?demanda l’aubergiste.Mon I gendre montera à Malfroneuse après la soupe.François avait réussi à se composer une physionomie indifférente.__ Je vous remercie.Mouille- i boeuf; mais je viens ce malin pour un pensionnaire que vous devez | «voir et auquel Toi besoin de narler.— Ah! ce doit être cet ouvrier.| qu'cvidcinmcnt l d'aise» mauvaise mine, qui est vc- si matinale.vaillcr au château s’il arrivait à s'entendre avec monsieur le comte.— Précisément, fit François, heureux du mensonge de Jolinot, qui lui évitail de préparer une explication.Voulez-vous me montrer sa chambre?Précédé de la mère Mouillehoeuf, il gravit Tcscalier de sapin.Elle heurta à une porte, s’effaça et ouvrit.François entra.— Je vous avais promis de venir.Me voici, dit-il à Jolinot, qui le regardait, stupéfait d une visite il n'ntleitdnit pas ~ Bon.vous n’avez pas été long è vous dérider, toujours! lança-t-il dans un gros rire.— Les papiers?demanda le jeune homme, la voix brève.— Vous avez l’argent?interrogea l’autre avidement.François s’était assis sur Tunique chaise de la chambre.Il tira son portefeuille, vers lequel Jolinot tendit des mains tremblantes.D’un «este dédaigneux, le leune homme se mit hors de portée.— Les lettres d’abord, ordonna-t-H, Tl émanait de tout son être une telle autorité, que Jolinot en subit l’ascendant.Il remit le paquet.François, posément, le défit et se mil à compter les lettres.Vingt-deux, Elles v étaient bien toutes.Alors il ouvrit son portefeuille.— Voilà trente mille francs, dit-•11.Celte somme.Jolinot bondit: -i- Pas de blagues! J’ai dit cinquante et je marche nas à moins.Aboulez le reste, ou i’vas tout dé-golser au château.Ça vous coûtera encore plus cher quand vous d'vrcz fihu- d'v&uJ lUiür» François respira.Le misérable continuait à se méprendre sur ses intentions.Il pouvait donc espérer que ses déclarations seraient sincères.Il dit avec un méprisant sourire: — Vous auiez vos cinquante mille.mais je compléterai seulement la somme quand vous m’aurez appris ce oui concerne François de Mal-frcneusc.-Oh! puisque j’vous dis qu'y viendra pas vous tourmenter, ça doit vous êt'ben égal à c’Fhcure! —Gela m’intéresse beaucoup, au contraire.Je veux savoir qui il esl.ce qu’il fait, où il demeure.Si vous ne parlez pas, je suis en droit de croire que vous me faites un conte pour m’extorquer de l’argent.Parlez donc, si vraiment vous savez quelque chose.et si vous voulez vos autres vingt mille.—C'te fols, au moins, vous rn’les donnerez?- Tout de suite, et vous irez après oti il vous plaira.Pas sur mon chemin, par exemple, car si jamais Je vous y retrouve!.’’ L'accent contenait tant de menant.mut Joliuot se hâta de dire: "C’est bon, on vous gênera point, et j’vais parler.Voilà.Quand Claude vous a eu emporté, j’suis parti dans la nuit, avec l’aut’gosse roulé dans une couverture, sous mon bras.Oh! il était pas embarrassant; quasi-mort, j'vous dis.Y bougeait pas, y criait pas, aussi personne s’est douté q’je l’emportais.D’ailleurs, j’ai pas trouvé beaucoup de gens.C’était la nuit, et y tombait une flotte! Alors, j’ai porté l’raio-che à l’Assistance, et j’pensais bien qu’y s'fait bon qu’à enterrer, bien sûr.Pourtant, comme on sait Jamais, {’voulais pouvoir Ftrouver s’il en réchappait.J’ai mis deux prénoms et son âge sur un bout de papier.Après j’me suis tiré; personne s’est douté q’c’était moi q’je l’avais déposé.J'ai quitté Paris, et J'ai écrit à Claude q’son gosse était mort.—A l’Assistance ! Pauvre petit! murmura François, envahi de piiié nu récit de cette infortune dont il avait été la cause inconsciente.Après?demanda-t-il, comme Joli-not se taisait.Vous avez su que l'enfant vivait?—Oh! J’iai pas »u tout d’suitç.D’ailleurs, ça m’inquiétait guère au commencement.Pourtant, un jour, j’ai voulu m’informer.J'avais un copain qui connaissait quelqu'un à l’Assistance.J'ai su comme ça que le p’lit s’était sauvé.Fallait qu’il ait la tête dure!” Il rit tout seul de sa plaisanterie et continua: “Et j’ai su.toujours par mon copain, qu’on l'avait placé à la campagne.Alors, dame, j'ai trouvé qu’y s'raif pas plus malheureux qu'un autre.J’men suis plus occupé.Claude se faisait pas trop prier pour répondre à mes lettres.Ca été comme ça jusqu'à sa mort.—Ensuite?- Ben, j'me suis fait coffrer, j’vous l'ai dit.C’esl qu’à ma sortie que j’ai pu en savoir plus long.J’suis parti pour Moulins.# —Moulins?— Oui, vu q’c’était pas loin de cette ville qu'y avait la ferme en question.J’m’y suis pris adroitement, et j’ai su que Tgosse avait eu une rude chance.—Vraiment?fit le jeune homme, allégé à ccVa uensée que l'autre.avait au moins échappé à la mi re.—Oui, vu q’ia propriétaire de ferme, une veuve qu’avait pas d’i fants, l'était entichée de ç’ui-en venant chez ses fermiers.F l'avait emmené chez elle.Et, c’< prouve q’ie môme aussi avait su faire, à sa mort, elle lui a tout h .se, son nom et sa galette.Aveft qu’elle l’avait fait éduquer en boi «edis, et qu’y f'sait des peintui quon y payai! le prix, parc'c c’élaient des tableaux tout à t bath.Les bonnes gens de la fen m ont raconté tout ça.Avouez qi n’est pas à plaindre, vot’eama de!’’ H jugea inutile de relaler sa site chez |c peintre.A mesure que Jolinot parlait, u Impression bizarre envahtss François.Bien que son interloi leur n’eût prononcé aucun norn, sc sentait intéressé, troublé pur c laines coïncidences.Enfant as?té,.une ferme près de Mouli .adoption d’une veuve,.,, peintre, (A suivre) O# journal ««t imprimé »u No « Notr»-n*m« m, A Montré*!, pur W mer!» Populaire (fc reepooMblilté lia éditrice propriétaire — ueoraee **ei «'recteur-aérant.0908 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 12 AVRIL 193/ VOLUME XXVIII — Hi Lo française Le dîner du Comité France-Amérique ” » Bienvenue du sénoteur Dondurond, lue par le sénateur Beaubien — Allocutions de MM.André Chevrillon, au nom de TAcadémie française, et de M.Raymond Laurent, au nom de la ville de Paris Les délégués français «ux fêles canadiennes de Cavelier de La Salle sont arrivés à Montréal samedi soir.M.le juge Edouard Fa-bre-Surveyer, président du comité de réception et l’un des délégués canadiens aux fêtes louisianaises, est allé à leur rencontre à Rigaud.A la gare Windsor, bon nombre de Montréalais les ont salués.A 8 heures avait lieu un dîner offert par le Comité France-Amérique au Ritz-Carlton.En l’absence de M.le sénateur Raoul Dandurand, retenu à Ottawa par la cérémonie de clôture de la session, M.le sénateur Char-les-P.Beaubien préside.De nombreux Canadiens assistaient à ce dîner.M.C.-P.Beaubien donne lecture du discours qu’avait préparé M.le sénateur Dandurand.lin voici les principaux points.M.Dandurand s’adresse d’abord à M.André Chevrillon, président de la mission et délégué officiel de l’Académie française: M.André Clj£vriIlon, Si vous étiez né trois siècles plus tôt, nous célébrerions sans doute, ce soir, vos propres explorations glorieuses en Amérique, car vous avez un penchant extraordinaire pour les voyages et vous auriez aussi bien découvert des pays que vos prédécesseurs ont découverts avant vous.Mais vous vous êtes revengé de la chronologie en rapportant.d’Asie et d’Afrique, des impressions neuves qui témoignent brillamment de votre esprit d'ob-tervation et de votre sens philo-lophkjue.Vos études ont aussi porté sur la littérature anglaise, notamment sur l’action de Sydney Smith et sur la pensée de Ruskin.Enfin, vos randonnées en Amérique nous ont valu, à nous Canadiens, une fort sympathique “Escale ù Québec” dont nous avons eu la fierté de lire la relation dans la Revue "des Deux Mondes.Au cours d’une vie aussi mouvementée, je me demande comment l’Académie Française a pu vorfs saisir au passage et vous faire prendre séance.Elle se devait d’accomplir ce louable effort.Monsieur Raymond Laurent, La ville de Paris, en votre personne, nous fait l’insigne honneur de nous rendre visite.Il nous faudrait écrire des volumes pour vous exprimer ce que le Canada doit à votre capitule.Permettex-moi de vous rappeler seulement que c’est le Parisien Hébert qui sema en terre canadienne, sur la colline de Québec, le premier grain de blé.Vous ne serez, hélas! que quelques heures parmi nous.Nous vous disons au revoir, ù Paris, où chacun de nous se retrouve chez soi.C’est le sentiment qui m’étreint chaque fois que j’entre à la Légation canadienne qui, dans votre Ville-Lu-rn.’Ne, fait face à la Place du Canada, ainsi nommée récemment par votre Conseil municipal, dont vous étiez déjà l’un des membres influents, avant d’en devenir le distingué président.Nos comités France-Amorique de Paris et de Montréal eurent l’avantage de collaborer avec votre Conseil pour ériger, sur cette Place du Canada, un monument à Jacques Cartier qui le premier vous indiqua le chemin du Canada, en remontant notre Saint-Laurent, il y a quatre ‘ siècles.Chers amis de la mission Cavelier de la Salle, vous voici revenus au point qui marquait jadis le départ des valeureux découvreurs dont vous avez voulu suivre les traces en revenant, du golfe du Mexique, vers nous.Us s’en allaient vers l'inconnu, sans autres routes que les rivières et les lacs, cl sans autre véhicule que le fragile canot d’écorce; ou, l’hiver, à travers la forêt mystérieuse, ils chaussaient la raquette et atteignaient des pays si éloignés que, comme les Conquérants burinés par Hérédia, ils y voyaient monter, dans un ciel ignoré, des étoiles nouvelles.Mais ils ne partaient pas, ivres d’un rêve héroïque et brutal, pour conquérir le fabuleux métal qui attira maints hidalgos vers PAmérique du Sud; ils allaient étendre la civilisation française et la foi de nos ancêtres.M.Dandurand invite ensuite les délégués à revenir pour marcher sur les traces d'autres découvreurs: Champlain, Marquette.La Véren-drye.Ici comme partout la race française a fait preuve d’initiative, d’endurance, de vaillance.M.André Chevrillon M.André Chevrillon raconte que la mission nationale vient de faire et* sens inverse le chemin parcou- ru par Cavelier de la Salle.Partout nous avons été reçus en amis.Ici, nous nous sentons chez nos frères.Comment expliquer notre affection, notre amitié après 170 ans de séparation?Vous en avez tous les mérites, vous avez su rester Français.L’Académie a saisi 1 ’occasion de resserrer les liens de la France et du Canada en vous envoyant en 1912 M.Etienne Lamy, en vous déléguant en 1927 le cardinal Baudrillard, en se faisant représenter en 1934 par M.Henry Bordeaux.Cette annee elle me charge de vous exprimer sa gratitude pour tout ce que vous faites en ce pays pour la langue française.Gardienne de la langue, l’Académie voit en vous les gardiens de cette même langue en Amérique.Vous gardez aussi les traditions morales dont cette lan- fue est le véhicule.L’avenir de la rance est sombre.Ici grandit une autre population française dont rien ne troublera le pacifique développement.M.Chevrillon évoque ensuite les fondateurs et fondatrices de Montréal.Dans cette ville, Cavelier de la Salle a commencé sa carrière, guidé par l’exemple des vaillants précurseurs.Il souligne le rôle des jésuites (le Père Marquette) dans les explorations et découvertes françaises en Amérique, puis il fait le tableau des entreprises de la Salle, de ses voyages, de ses tracas, de ses revers, de sa persévérance, de son énergie, de sa grandeur d’àme, de sa ténacité, de sa sérénité.Il fut un homme impérieux, mais ce qu’il exigeait des autres, il l’exigeait d’abord de lui-même.Il termine cette étude eu faisant observer que le Canada a toujours formé et inspiré de grands hommes et que c’est là une de ses gloires.M.Laurent M.Raymond Laurent annonce qu’il apporte à Montréal, au Comité France-Amérique le salut de Paris.Il félicite les Canadiens non seulement de maintenir mais aussi de resserrer les liens français.Tout nous rapproche dans le passé.Nos ancêtres sont communs.Nous en sommes les descendants, nous sommes les héritiers d’une épopée héroïque, d’une civilisation française et chrétienne.Mais le présent nous réunit.Nous sommes unis par la communauté des idées, des sentiments, i>ar le respect de Térainen-te dignité humaine.Le Canada est aussi un pays de rencontre, de trait d'union entre la culture française et anglo-saxonne.Votre apport est à ta fois riche et original dans la communauté canadienne.Vous enrichissez l'esprit, la pensée et la culture français.Vous avez fait des efforts opiniâtres, vous soutenez des luttes ardues.Vous êtes une leçon d’énergie bien française.Vous méritez notre gratitude.En retour, ayez confiance dans la France.Ne vous arrêtez pas à certaines apparences, qui sont contre nous; derrière elles, nous avons toutes les réalités profondes.Le peuple français est travaifreur.in-tel’igent, énergique.Nos richesses morales sont abondantes.Soyez sûrs que la France maintiendra l’ordre à l’intérieur et à l’extérieur.Nous avons eu les explorateurs et découvreurs de l’Amérique, nous avons en les Galliéni.les Lavigerie et les Lyantey en Afrique.La France a connu des époques plus sombres.Toujours elle a surmonté les difficultés.Il en sera de même à l'heure actuelle.Demain de nouveau sur notre grand et beau pays, le soleil luira.M.Raymond Laurent invite ensuite les Canadiens à l'Exposition de Paris.Je vous invite toutes — je dis toutes parce que Paris est le paradis de la femme —- et tous.Nous vous recevrons avec amour, avec fierté.M.le juge Fahre-Surveyer ajoute quelques réflexions.Il félicite en particulier M.Raymond Laurent de ses allocutions.Tl l’a entendu parler en espagnol à La Havane, en anglais à la Nouvelle-Orléans, en excellent français à Montréal.H- H- * On remarquait au dîner du Comité France-Amérique : M.Edouard Montpetit, M.Olivier Maurault, P.S.S.; M.Paul Amos, M.le juge G.Barclay, M.Baumal, M.Baumann, M.C.-P.Beaubien, M.et Mme !.de G.Beaubien, M.Becquet.M.H.Bou-gearel, M.et Mme C.-A.Bourgeois, M.Rrunerve, M.A.Chevrillon, M.K.C,bolet, M.H.de Clervnl.M.Cousineau.Mme David, M.le Dr E.Du-bçau, M.et Mme D.de Montrouge, M.Dr A.Ethier, M.et Mme R.Faivre, M.A.Fnutcux, lady Forget, L’Encyclique sur le Communisme TROIS "DOCUMENTS" A COMMANDER ENSEMBLE Nous venons de terminer la publication de la version française officielle de l'Encyclique sur le communisme.Cette Encyclique a été aussitôt mise en brochure dans la collection du "Document", au prix de 10 sous l'exemplaire, $1.00 la douzaine, franco; $7 le cent, $50 le mille, port en plus.On est prié de donner le plus tôt possible ses commandes.Tout prochainement, aux mêmes prix et dans la même collection, paraîtra l'Encyclique aux Allemands.On peut commander en même temps les deux Encycliques et la brochure de M.Vigeant, en bénéficiant, comme s'il ne s'agissait que d'une publication, des réductions globales.Ainsi, on peut avoir au prix de $50.500 exemplaires de la brochure Vigeant et 500 exemplaires de l'une ou l'autre, ou de l'une et l'autre des encycliques.Adresser toutes les commandes au Service de Librairie du "Devoir", 430, rue Notre-Dame est, Montréal.Toutes les commandes à l'exemplaire ou à la douzaine sont rigoureusement payables d'avance.La mission française • Réception à l’hôtel de ville Bienvenue du maire Raynault — Réponse du président du conseil municipal de Paris Visite de la ville de Montréal et de la montagne Le comité de réception a eu l’heureuse idée de faire visiter la ville de Montréal et surtout la montagne aux délégués français, entre la cérémonie religieuse et la brève réception à l’hôtel de ville hier matin.Les motocyclettes ont frayé la route à travers les rues de la métropole à la théorie d’autos contenant les délégués français et des invités canadiens.Les voitures ont fait l’ascension de la montagne par Westmount.De ce promontoire, elles sont allées par le chemin de la Côte-des-Neiges à l’autre promontoire, où se trouve le chalet.Par permission spéciale, les autos ont envahi le domaine fermé des cavaliers.Les délégués n’ont pas manqué de manifester leur admiration de la montagne même, delà ville, du fleuve encore en partie couvert de glaces, des montagnes de Saint-Bruno et de Saint-Hilaire, etc.Le programme s’est déroulé sans anicroche et à midi et demi les délégués français arrivent à l’hôtel de ville où une foule considérable les salue à leur entrée au palais municipal.M.Raynault Son Honneur le maire de Montréal.M.Raynault, souhaite aux visiteurs une cordiale bienvenue.Il salue particulièrement M.^Ray-mond Laurent, président du conseil municipal de Paris.Il remarque que la régie d’une grande agglomération urbaine est une oeuvre difficile à l’heure présente.La similitude des problèmes administratifs des deux principales villes françaises du monde, poursuit M.Raynault, donne à notre réunion un cachet d’intimité accru par une forte tradition commune.Votre présence dans cette salle où nos délibérations s’élaborent nous fait honneur.Je voudrais que vous ne puissiez oublier l’impression qui se dégagera de votre passage au Canada français.La sympathique consideration de nos représentants vous est acquise d’avance.Tous, nous voulons que nous vous sentiez chez vous, non pas comme de froids étrangers de passage, mais bien comme des parents désireux de renouer de solides liens d’amitié après une absence involontaire.Nou$, serons convaincus d’avoir accomplie une mission importante pour l’avenir de nos relations si votre voy.:ge sert à promouvoir une nouvelle tradition de civilité entre la ville de Paris et da ville de Montréal.M.Raynault cède le fauteuil présidentiel à M.Raymond Laurent.M.Raymond Laurent M.Raymond Laurent rappelle que son prédécesseur, M.Contenot, a déjà occupé ce fauteuil en 1934, aux fêtes de Cartier.De ce fauteuil, au nom de M.le docteur Brunerye, vice-président du conseil municipal de Paris et de M.Becquet, secrétaire, il remercie Montréal, la deuxième ville française du monde, et métropole française d’Amérique, de son accueil cordial.Il existe entre nous une solidarité étroite.Nous avons la même ascendance, la même langue, les mêmes traditions, la même culture, les mêmes problèmes.J'espère, dit M.Raymond Laurent.que vous pourrez venir à Paris et que vous viendrez à l’hôtel de ville.Je serai heureux de vous y recevoir.Nous vous dirons; vous êtes chez vous ici.Gravure et carte M.Baumal.directeur de l’agence Havas, présente au num de la mission française à la municipalité de Montréal, une gravure préparée en vue de In mission de Cavelier de la Salle et une carte qui représente les pays où les pionniers français se sont établis.M.Raymond Laurent signale à M.Raynault que cette gravure est très bien et il ajoute: —Il y a de quoi, elle est d’un de mes électeurs, M.Gandon, mon voisin.Album sur Rouen De son côté, Mlle Marie Fortier, de Rouen, une des deux femmes qui font partie de la délégation, présente à son tour au maire de Montréal, au nom du président de la Société de géographie de Rouen, M.Fritz Villars, un album de vues de Rouen, en souvenir de Cavelier de la Salle, natif de celte ville.L’album est autographié par M.Villars.Les délégués et les invités passent ensuite dans le cabinet du maire pour y signer le Livre d’Or et y boire un vin d’honneur.Quatre municipalités reçoivent la mission française Montréal, Lachine, Ville LaSalle et Verdun — Ce matin, à Québec — M.Raymond Laurent a été le principal porte-parole de la délégation Le grand nettoyage Le comité de la semaine du grand nettoyage s’est réui.i ce matin à l’hôtel de ville.La plupart des i membres étaient présents, notamment M.T.Taggart Smyth, prési-1 dent, et deux des présidents hono-! rai res, M.le maire Raynault et iè Dr Milton Hersey.M.Raynault et les écheyins Weldon et McKenna ont exprimé leur entier appui à cette campagne de propreté qui se répète chaque année.Mlle Fortier.lady Gouin, M.M.Hébert.Mlle Hébert, M.J.-P.Kempf, M.et Mme P.Lacoste, M.Raymond Laurent, M.H.Laurcys, M.J.Leclerc, M.Leduc, M.H.Lefèvre, M.et Mme Beaudry Leman, M.et Mme A.-S.McNichols, M.de Martignv, Mme S.-H.Martin.M.et Mme E.Montpetit, M.V.Morin.M.et Mme R.Pnsquin, M.Quédrue.M.et Mme J.-H.Rainville, M.A.Raynault, M.et Mine de Roumefort, M.du Roure, M.et Mme G.Ryan, M.et Mme Taggart Smith, M.le juge Fabre-Sur-veryer, Mlle C.Tanguay, M.et Mme A.Tarut, M.E.Tétreau.M et Mme Thonroude.M.e» Mme R.Turek, M.Guy Vanier, Dr et Mme W.Vignnl.Quatre municipalités ont reçu officiellement hier huit membres de la mission nationale française, venue en Louisiane d’abord, puis au Canada, à l’occasion du 250e anniversaire de la mort de Cavelier de La Salle, explorateur français, né à Rouen, mais partie de Montréal et de Lachine pour ses périlleuses expéditions vers les bouches du Mississipi.En outre, samedi soir, le Comité France-Amérique a reçu la délégation à dîner au Ritz-Carlton.A chaque endroit la délégation française a reçu un accueil chaleureux.Si elle était moins nombreuse aue celle de Cartier, en 1934 — une vingtaine de ses membres ont dû s’embarquer dès jeudi à New-York, à bord du Lafayette, pour rentrer rapidement en France — elle n’en éveillait pas moins dans le coeur de tous les Montréalais et des citoyens des villes voisines les mêmes sentiments de fraternelle amitié.Les voyageurs, nombreux ou non, venaient de France: de Paris, de Rouen, et cela suffisait.Montréal.Lachine, Ville LaSalle et Verdun les ont acclamés.Les réceptions étaient même si cordiales qu’elles se prolongeaient quelque peu à chaque endroit et qu’il a fallu à regret les écourter à Ville-LaSalle et à Verdun.Il est vrai que Verdun ne figurait pas au nrogramme officiel mais le maire de cette ville, au nom évocateur pour tous les Français, après s’être joint à la délégation à l’hôtel de ville de Montréal le midi, l’a accompagnée partout et il a organisé un salut d’honneur à son passage à Verdun.Les policiers étaient au garde-à-vous et le peuple était accouru au centre de la ville.Les visiteurs, à l’exception de M.Raymond Laurent, président du conseil de Paris, ne sont pas descendus de voiture.Il fallait regagner l’hôtel et la gare.A la gare Windsor, à 6 h.30, au départ du train pour Québec, une foule considérable s’était aussi réunie.Partout les Français ont circulé et paru au milieu de l’enthousiasme général des Canadiens français.Le déplacement de l’hôtel à l'église Notre-Dame, de Notre-Dame aux promontoires du Mont-Royal, de là à l’hAtel de ville, au Cercle, puis du Cercle à Lachine, à Ville-LaSalle, à Verdun, puis de nouveau à l’hôtel Ritz et à la gare n’a pour ainsi dire échappé à personne dans la ville.Des motocyclettes précédaient le gai cortège et attiraient l’attention de tous.Le comité de réception avait prévu tous les détails des diverses cérémonies et on peut dire que rien n’a cloché, en autant qu’on a suivi scs instructions, M.Guy Vanier, secrétaire du comité, de wcanrjaet-avec M.le juge Edouard Fabre-Surveyer, président, avait tout organisé avec une précision remarquable.Hier soir, les autorités du Pacifique Canadien ont accordé quelques minutes de délai au train Montréal-Québec pour permettre à la ville des Trois-Rivières de présenter ses hommages aux délégués français.Ce matin, Son Eminence le cardinal Villeneuve reçoit la délégation à Québec.Ce soir, celle-ci repassera, entre 10 et 11 heures, à Montréal, en route vers New-’York où elle s’embarquera à bord du paquebot Normandie, après une journée de réception mardi à New-York.Le principal porte-parole de la délégation a été M.Raymond Laurent.président du conseil municipal de Paris.Le Père Papin Ar- Le comité a adopté le pro gram ml préparé pour la semaine de cetl année, du 1er au 7 mal.L’objectl du comité, c’est que le 12 mai, joui du couronnement, la ville soit prq pre.Avez-vous besoin de bons livred Adressez-vous eu Service de 11 b rai rie du "Devoir”, 430 Notre-Daj me, est, Montréal.chabault.S.J., lui a consacré un long article dans le Devoir, samedi.M.Raymond Laurent a confirmé de toute façon les excellentes qualités que lui attribue le distingué Jésuite.Le président du conseil parisien ne craint pas d’affirmer .ses principes catholiques.C’est un Français de la vieille France, de la vraie France, de celle des découvreurs et des missionnaires.Taillé en athlète, d’une assurance frap-oante.d’un esprit dà-propos re-( marquable.il parle nvec une faci-î lité étonnante?Son improvisation est d’une actualité fraîche et agréable.Ses dons de journaliste — il est rédacteur du Petit Démocrate — ne sont sans doute pas étrangers à cette improvisation “actuelle”.M.Ravmond Laurent a prononcé au moins une demi-douzaine de discours en moins de 24 heures.Chaque fois, il a parlé avec le même bonheur, avec la même veine.C’est probablement au Cercle Universitaire qu’il a prononcé sa meilleure allocution.L’atmosphère s’v prêtant davantage, il a charmé son auditoire distingue qui l’a vivement applaudi.(On trouvera dans d’autres colonnes des comptes rendus séparés des cérémonies suivantes: dîner du comité France-Amérique; messe à Notre-Dame et dévoilement d’une plaque à la goire dTberville; promenade à travers la ville et réception à Fhôtel de ville; déjeuner de la ville au Cercle Universitaire; réception à Lachine; réception à Vüle LaSalle, etc.) Brochures à .10s.HAUT-PARLEURS —Le quotidien catholique — Sa nécessité — Nos devoirs — par le R.P.D.Levack, C.SS.R.L’ENSEIGNEMENT DU THOMISME AU CANADA—Extrait de la Revue Dominicaine.LA SPIRITUALITE THOMISTE par M.Fabbé Alphonse Roux.SAINT THOMAS ET LES JUIFS par le T.R.P.Benoît Mailloux, O.P.OUI DIEU EXISTE par le R.P.Gustave Sauvé, O.M.I.LE CREDIT SOCIAL (Douglas et Aberhart) par le R.P.Gustave Sauvé, O.M.I.CREDIT SOCIAL ET CATHOLICISME par le R.P.Georges-Henri Lévesque, O.P.AUTOUR DE LA FAMILLE (Stérilisation et “Birth Control” par le R.P.F.-M.Drouin.O.P.D’UNE ECOLE A L’AUTRE.par M.Joseph Dansereau.NOTRE CULTURE RELIGIEUSE par le R.P.Raymond Voyer, O.P.LE SACERDOCE LAÏQUE.FONDEMENT DE L’ACTION CATHOLIQUE par M.Auguste Ferland, P.S.S.L’EDUCATION NATIONALE ET NOS EDUCATEURS par M.C.-A.Shaffer, LE.L’EXAMEN DE CONSCIENCE-PROFESSIONNELLE DE L’EDUCATEUR, par le même.Service de Librairie du DEVOIR, 430 Notre-Dame est, Montréal.REPOS — PLAISIR SOLEIL — AIR SALIN BERMUDES 2 ou 3 départ* hebdomadaire* de New-York et Beaten.Aller et retour (4 jours en mer).$GO.9 Séjour entre le* raccordements — chambre et repas, par jour .BIT .00 Voyage au couronnament da Caorga VI Voyagea individuels et avec escorte à , l’Exposition de Paris Tournée* FRANCE — ITALIE — SUISSE Brochure spéciale sur demande.GOLFE ST-LAURENT — BERMUDES — ANTILLES (W.-Y, de New-York — MU.Nevlree B., de Boston — + l’avant-veui« de Çalllax) — de Montréal et retour.AU CONCOURS D'ENSEIGNES DE LA MAURICIE Si vous voyagez.adresses-vous au SERVICE DES VOYAGES.LE “DEVOIR”.Billtti émit pour tou* le* pays au tarit de* compagnies de peeuebots.chemina de fer.autobus auni hôtel*, assurances 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Nelson (U Lady Nelson (2) Lady Somers (7) Lady Somers (3) Chomedy (8) Belle-Ile (6) Lady Hawins ( 1 ) Lady Hawkins (2) Lady Rodney h® tX,'* nn- niques, beaucoup plus qu’il ne le fait.Il rappelle les lignes suivantes de P.Bourget: “Etre pour un peuple internationaux, en des documents ne consiste point à respirer, boire "Pour connaître le communisme" par le H.P.DELAYS \o»ci un livre attendu de beaucoup de catholiques.Il comprend deux parties.La première, la plus importante, est un “abrégé synthétique de la doctrine communiste”.S’attachant à l’étude de ce que l’on peut appelé, le communisme classique, le conuminisnic do Lénine et de Staline, l’auteur met en pleine lumière la logique puissante, mais effroyable, qui donne l’apparence de construe !on scientifique a un système édifié sur des bases ruineuses.Exposé objectif, coupé simplement par quelques notes très brèves pour signaler les principales erreurs ou relever les contradictions les plus dangereuses.Voici d'ailleurs les titres des chapitres de cette première partie: La philosophie du communisme — L’homme et la morale — La société et son avenir — Le monde économique nouveau Le monde politique nouveau L'homme nouveau ~~ La mystique du communisme.— Et cela expliqué avec une clarté qui rend abordables à tout lecteur les théories les plus délicates, exposées cependant avec la plus scrupuleuse exactitude et très finement analysées.La seconde partie du volume, intitulée: “Communisme 1936”, étudie plus spécialement relie nouvelle tactique du communisme que l’on peut appeler “antifascisme’’.Lu lecture du chapitre: "Le fascisme vu par le communisme", suffit à elle seule à donner la clé de bien lies événements qui se sont déroulés en France depuis un an.Autant dire que ce livre doit cire lu par tous ceux qui désirent savoir avec précision en quoi consiste le communisme, et de quel danger il nous menace.En volume de 256 pages.En vente au Service ne librairie du Devoir, au comptoir ou par la poste .50s._____ Si vous 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Pierre Vigeant, qui vient de paraître dont la collection du DOCUMENT : POUR UN PARTI NATIONAL FEDERAL La brochure (36 pages) est en venté au Service de Librairie du "Devoir" et dans les bonnes librairies de Montréal et de Québec jux prix suivants, payables avec la commande: L'unité .a.Î0.10 La douzaine .$1.00 Pour 25 exemplaires.$2 00 Le cent (port en plus) .$7.00 Enfin RaAsaon et Groaeilliers partirent pour la Nouvelle France.Ils étaient munia d'une lettre de recommandation de Colbert pour le gouverneur Frontenac.Ce dernier ne montra aucun empressement à favoriser leur» projets d’expéditiona à la mer du Nord.De guerre lasse.Groseilliers se retira aux Troia-Rivières, où il retrouva sa femme et ses enfants passablement négligés depuia vingt ans.Rentré seul en France, Radisson dut ae contenter d'un grade dans la marine.Là if fit la connaisaance de La Chesnaye, riche capitaliste.Une nouvelle expédition fut préparée.Deux vaisseaux, le SAINT-PIERRE et la SAINTE-ANNE et vingt-sept hommes sans expérience, tel fut l'équipage qui mit à Toile le 11 juillet Six semaines après le départ da l'Ile Percée, le Saint-Pierre jetait Fanera à l'emboudhure d'une rivière appelée par les Indiana Kaire-wakemiay.C'était là Hayes à quelques mi»)* au sud de la Nelson, oîus tard Sta-Thérlee.Dix ana auparavant, avec lee Anglais, Radisson avait visité cet endroit idéal pour la traite.Il allait maintenant en prendre possee-•ion au nom de Louie XIV, Groeeifliere eons-tniiefè aussitôt ua fort appelé Bourboa.Le huitième jour, alors qu'ils se tenaient 1* soir, près du feu de camp, leur canot retourné, un caribou bondit d'un fourré voisin.Un coup d# sifflet aigu et un Indien surgit.Radisson poussa un cri, le sauvage disparut dan* U bois. VOLUME XXVIII — No Si LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 12 AVRIL 1937 Société de St-Jean-Baptiste LE CONGRES DE L’ESPRIT FRANÇAIS — MANIERE D’Y COLLABORER — REUNIONS r DE LA SEMAINE Conservons notre héritage fran-t als, tel est le mot d’ordre de la ! Société du Parler français qui or-{' pnise le Deuxième Congrès de la [ langue française au Canada.Cette directive est donnée en vue de sti-| muler la fierté nationale et d’assu-î rer le > développement ethnique de la nationalité Canadienne-Française./ L’objet du Congrès est de faire un examen sérieux de nos positions.Cet examen s’oppose partout mais plus particulièrement & Montréal, soi-disant la troisième ville ftançaise du monde.Le chiffre de sa population de langue française lui donne droit à ce titre.L’esprit 3ui anime cette population lui onne-t-il le même droit?Cet esprit de nos ancêtres, gardiens de notre langue, et qui fut U l’origine de nos moeurs et de nos traditions, l’avons-noug conservé intact dans notre vie individuelle, familiale et sociale?L'avons-nous préservé des influences qui tendent è l’affaiblir ou à le faire disparaître?Ne Tavons-nous pas laissé submer-i'ger par cette vague anglicisatrlce oui non seulement envahit notre Jangue, mais asservit notre mentalité jusqu’à Contribuer à donner à notre ville une physionomie anglaise?Autant de questions que les organisateurs nous invitent & méditer à l’occasion du Congrès.Les comités paroissiaux du Congrès formés au sein des sections paroissiales de ia Société de Saint-Jean-Baptiste, sous la direction des comités régionaux, s’occupent de la propagande dans les paroisses.Ils distribueront des feuillets qui faciliteront l'enquête et des formules à remplir pour chaque famille.Que tous se fassent un point d’honneur de répondre à leur appel.Voici, cette semaine, les principales réunions dh Conseil général, des comités régionaux et des sections: LE LUNDI 12 AVRIL Comité régional de l'Ouest—Assemblée à 8h.30, à la salle de J’é* .oie Notre-Dame-dc-la-Paix, 3500, |rue Wellington, près de la rue ^Strathmore.L’ordre du jour com-.jprend trois causeries: 1.sut i’é* jjcole nationale; 2.sur le Corporatisme, doctrine sociale de l'Eglise; ÿti.sur l’organisme nécessaire dans 'inos paroisses au sujet du Congrès J,de la langue française et les mots ^l’ordre des délégués du Conseil (général.Toutes les sections de {l’ouest devront être représentées.C{ Tous tes membres sont les bienve-jt (Il us.ci ; Louis-Hébert: Réunion mensuelle i,n 8h.15, à la salle paroissiale, t yO30, rue Maisonneuve.M, René lairavel, conférencier de l’Ecole de Ipormation sociale de Vaudreuil, ‘t (donnera une causerie sur une
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