Le devoir, 28 avril 1937, mercredi 28 avril 1937
Montréal, mercredi 28 avrf T997 MDÀCTION IT ADMINISTRATION 430 1ST, NOTRK.DAMB MONTRCAL TOUS LES SIRVICIS miPHONI s.B liai, 3)41A SOIRS, DIMANCHES ST PITIS Administration :.BEIair 3366 Rédaction :.BEIair 2984 :.BEIair 2239 DEVOIR VOLUME XXVIII — No fJ Directeur-Gérant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur eu chef : Orner HIROU* TROIS SOUS LE NUMERO ^ ABONNEMENTS PAR LA POSTf EDITION QUOTIDIENNE CANADA .î «04 (Sauf Montréal et banlieue) E -Unis et Empire britannique a 8.09 UNION POSTALE.’000 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.200 E.-UNIS et UNION POSTALE .î 00 Dollard contre Madeleine de Verchères Où l'on voit des petites Conadiennes françaises de l'Alberto, sous le patronage des héros, se livrer un amical combat pour l'illustration de leur langue maternelle Le Congrès de Québec et les écoliers - Consolant symptôme - Il y aura à Québec des jeunes venus de tous les coins de l'Amérique — L'accueil qu'ils doivent partout recevoir — Songeons à demain! Lf courrier nous apporte en mime temp* deux nouvelles fort intéressantes: au Massachusetts, comme dans le Rhode Island, on organisera, entre écoliers, des concours littéraires dont le prix sera, pour les concurrents heureux, un voyage au Congrès de Québec; en Alberta, on prépare la venue à Québec de l’une des avant-gardet de l'Association canadienne-françaite de l'Alberta.Comme, depuis des semaines, il est réglé que les vainqueurs des concours loui-sianais feront, eux aussi, le voyage de Québec, cela veut dire^ qu au Congrès nous verrons des jeunes, dûment mandatés, pour ainsi dire, de la côte américaine de l’Atlantique, du Golfe du Mexique et du pied des Rocheuses, affirmer ensemble leur vouloir-vivre français.U faudrait avoir la mémoire bien courte et l’imagination peu vive pour que cela ne fît pas réver.* Ÿ * Ce que nous trouvons de particulièrement réconfortant dans la campagne qui se poursuit, c’est l’appel à la jeunesse.Par les journaux de la Nouvelle-Angleterre, nous voyons que Mgr Camille Roy doit ajourer aux grandes réunions publiques prévues d’innombrables visites dans les écoles.Pendant sa course là-bas, il a dû persormellement s'adresser à des milliers d’écoliers et d'ét3lières.Cela peut être très gros de conséquences heureuses.Car, s’il est banal de dire que la jeunesse, c’est l’avenir, cela, du point de vue survivance française; dan* les pays où nous sommes en minorité, car deux fois vrai.- A l’heure actuelle, dans la plupart des régions en majorité anglaises, une grande, et peut-être la majeure partie de ceux qui mènent la lutte sont nés dans notre province ou y firent leurs études.Ils portent l'empreinte traditionnelle.Demsin.le sort de la culture française, de la vie française sera aux mains d’hommes et de femmes nés et formés dans ces milieux mixtes.Du maintien de ces futurs artisans de la vie française dans la tradition des aïeux dépend, à la vérité, le sort de la plupart de nos groupes.* Ÿ * La situation, un peu partout, est difficile.Cette difficulté tient, par delà certains facteurs accidentels, à des circonstances de caractère permanent, sur lesquelles nous aurions tort de nous faire la moindre illusion.Nous subissons la pression de tout un continent.Mais aous avons de puissants moyens de résistance.En mettant ensemble toutes nos ressources, en utilisant, comme nous le pouvons faire, les modes nouveaux de propagande et l’action, en nous rappelant bien l’importance de l’enjeu, aous pouvons maintenir l’oeuvre des aïeux.La génération qui est aujourd'hui sur les.bancs de l’école devra soutenir l’une des plus dures luttes, l'une des plus glorieuses luttes aussi, qui puissent être.A ses aînés de faire tout ce qui dépend d’eux pour l'y préparer.Ÿ * ¥ Au fond, il se passe en Amérique française, à l'heure actuelle, des choses qui nous feraient jeter des cris d’admiration si nous en lisions le récit dans quelque feuille d’Europe.Et peut-être, hélas! aussi, certains de nos journaux s’en occuperaient-ils davantage si le récit nous en arrivait d’outre-Atlantique.Prenez un simple cas.celui qui vient de nous tomber sous les yeux.Augmentation des pouvoirs du maire de.(Voir page 3) Pour assurer l’avenir.VAuociation canadienne-frençaie» de l’Alberta a voulu instituer chez les jeunes des avant-gardes.L’une de ces avant-gardes est à Chauvin, sur les frontières de la Saskatchewan.Les membres de cette avant-garde, groupés en deux camps sous le patronage de Dollard des Ormeaux et de Madeleine de Verchères, s’y livrent de ce temps-ci une rude bataille.Chaque camp, au début de la semaine, reçoit un certain nombre de jetons de bon langage.Si l’un des combattante S le malheur d’employer un mot français à contresens ou de parler anglais quand ce n’est pas nécessaire, cela signifie) pour le rival qui dénonce Temur commise le gain d’un! jeton.A la fin de la semaine, le camp qui possède le plus! de jetons a le droit d’inscrire au tableau d’honneur le nom et l’image de son patron.Aux dernières nouvelles, c’était Madeleine qui l’emportait et le “capitaine” Lilliane Pagé était bien décidée à lui maintenir son prestige, mais le chef du camp Dollard, le “capitaine” Yvonne Paré, entend bien que le héros du Long-Sault soit tôt à l’honneur.Oubliez que cette histoire est de chez nous, n'en voyez que le fond: ces petits enfants presque perdus en un pays mixte qui, pour honorer leur langue maternelle, pour s’enfoncer au plus profond du coeur le sentiment de son éminente dignité, s’organisent ainsi et mettent leur effort sous le patronage des jeunes et lointiins héros de leur race, séparés d’eux par trois siècles et la moitié d’un continent.N’est-ce pas quelque chose de vraiment grand, do profondément émouvant?On raconte que le cardinal Villeneuve, visitant 1 an dernier Tune de ces avant-gardes, exprimait le désir qu elle pût venir dans Québec nous donner le spectacle de son patriotisme.Le rêve, pour celle-ci ou pour uni autre, est à la veille de se réaliser.¥ ¥ ¥ Et ceci nous ramène vers une très vieille idée.Il va de soi que les jeunet de la province devront faite à leurs camarades de la vieille Louisiane, de TAlberta.du Rhode Island, du Massachusetts, etc.(car la liste n'est sûrement pas close), le plus cordial, le plu» fraternel accueil.Mais il faut aussi que, partout, un grand effort se fasse pour que les chose* qu’ils verront dans cette vieille province, qui leur apparaît comme le boulevard de 1 influencé française en Amérique, ne scandalisent pas nos jeunes visiteurs, ne les découragent point.— Je n’oublierai jamais, pour ma part, le cri désolé de la jeune Louisianaise qui, dénombrant les affiches anglaises de Montréal, sexcla-mait: Mais, c’est comme chez nous!.De I anglais partout! ¥ ^ ¥ Nous voyons dans le Congrès l’occasion de créer des amitiés françaises, qui auront sur l’avenir de nos divers groupes un bienfaisant retentissement.Parmi les plus utiles de ces amities, il faudra sûrement compter celles qui se noueront entre les jeunes, venu* de tous les coins de l’Amérique., Car, demain — et Ton sait si le temps passe vite! — ce sont ces jeunes qui, sous la garde de Dieu, feront nos destinées françaises.umev.iv Orner HEROUX Bennett n’était donc que très nor- ) male.; ¦ iodiqtie anglais ajoute que j pourtant M.Murray avait dit des choses sensées.“Toute tentative pour détruire le caractère bilingue de î’Union de l’Afrique du Sud serait vouée à la faillite et un homme qui voyagerait en canot sur les lar-«es rivières qui coulent des monta-8»cs laurentienne» serait souvent fort embarrassé s’il ne connaissait d’autre langue que Tangfais.Le caractère provincial de Québec est si fort que la langue anglaise et les coutumes anglaises n’y font nul part de progrès ni ce n’est sur les quais de la ville de Quebec, dans les cercles de la finance et dans 'les grands hôtels de Montréal.Québec est une province séparée autant que l’Irlande du Nord.Au vrai, c’est presque un pays' séparé.” L’auteur de cet article note que c’est non seulement cmit la langue qu’il parle mais par toute sa manière de vivre que le paysan canadien-français se distingue des autres, tranche sur le reste de la population.Il n’a pas adopté la formule américaine: Get rich àuieit et à cause de cela “le Québec français est à coup sûr le lien le plus direct et le plus, étroit qui rattache encore l’Amérique du Nord à 3a vieil'le Europe.” L'information de cet hebdomadaire d’Angleterre n’est pas tout à fait exacte quand il écrit: “Il viendra un temps où le Canada devra décider si sa langue officielle doit être le français ou si elle doit continuer d’être l’anglais.Il ne semble que raisonnaMe et de haute prévoyance d’adopter la suggestion que le Canada soit* officiellement bilingue.” Pareille suggestion serait en effet excellente si elle était encore à faire.11 esl tout de même curieux de noter que des Anglais d’Angleterre sont d’avis que le Canada, s’il ne Tétait déjà, devrait être officiellement bilingue.Evidemment ces gens-là ne pensent pas de la même manière que MM.Church et Bennett.Le major Gladstone Murray en sait quelque chose.Le bill de Montréal Montréal pourra tenir un referendum général Les propriétaires pourront se prononcer sur tous les projets que le conseil municipal voudrait y inscrire Le prolongement du boulevard Saint-Joseph au boulevard Pie IX "On veut se faire élire, nous out res itou", dit l'écheviti Rochon "Paul Service Stores" Nettoyage Les autorités municipales invitent la population de Montréal à participer, du premier au huit mai, à la Semaine du Grand Nettoyage.Cette huitaine de la propreté annuelle ne devrait-elle pas comporter également un commencement d’épuration dans les kiosques de journaux?Il fut un temps où la police, aidée en ceia par la douane fédérale, faisait la guerre à certaines publications, magasines et tabloïds de la pire sorte, qui viennent des Etats-Unis.Voici que ces dernières semaines, des entrepreneurs de chez nous se sont mis à i publier, en français, des feuilles i du même genre.Kiosques et dépôts i de journaux en sont encombrés.La Semaine du Grand Nettoyage est l’occasion tout trouvée de 1 • L'actualité McGill et le communisme Le principal de l’Université McGill.M.Arlnnr-Eustace Morgan, démissionne après une huitaine de mois seulement d'exercice.Que se passe-t-il?Sonl-ce les visites des émissaires du Frente Popular oui coûtent à M, Morgan sa démission brusque?Sa tolérance étonnante à l'endroit de professeurs de celte institution de haut enseignement anglo-protestante, qui ont accueilli à bras ouverts le père Sarasota, Senora de Palencia.André Malraux et les autres, l’a-t-elle, forcé à s’en aller?Sir Edward Oeatty, chancelier, et ses collègues du conseil des gouverneurs et du sénat ont-ils trouvé que l'Université McGill, en permettant à quelques-uns de ses professeurs de prendre ostensiblement part aux réceptions organisées en rhonneuè des délégués de l'Espagne rouge, se couvrait de ridicule, même pis : était en train de passer pour un foyer [communiste?Le public ne sait-il pas que sir Edward est à la tète de la compagnie de chemin de fer et de navigation Canadien Pacifique, que la plupart de ses gouveneurs et "sénateurs” sont à la tête de grandes entreprises, qu'en un mot ils touchent de près à la grande finance et sont tout ce qu'tt y a de plus opposé, au fond, au communisme, que l'Université McGill devrait plutôt être regardée comme un foyer capitaliste?La délégation espagnole du Frente popular est venue à Montréal à l’automne.André Malraux, écrivain révolutionnaire français, chef d'escadre de l'Espagne sacialo-commu-niste, est venu il y a quelques semaines, De sorte que depuis t'entrée en fonctions de M.Morgan A McGill, par deux fois en quelques mois seulement, des professeurs de cette université ont pris individuellement et collecilvement pari aux réceplions, banquets, conférences publiques organisés A l'occasion du passage dans la métropole des avocats de l'Espagne marxiste.Des rèunion.% et conférences se sont tenues dans les immeubles mêmes de l'Université.Malraux a parlé à une réunion spéciale d’étudiants, dans une salle de McGill.On croit savoir que le chancelier, les gouverneurs et "sénateurs” de McGill ont pardonné à M.Morgan sa tolérance de l'automne dernier.Mais quand ils ont vu te rôle de McGill dans 1a ballade de Malraux à Montréal, ils ont jugé la mesure comble.Ils ne pouvaient plus lui faire grâce.du lendemain du passage de Malraux, sir Henry Gray déclarait publiquement: “Il y a maintenant des communistes cm sein de l’Université McGill” et il blâmait cette institution de manquer à sa mission: former de “bons citoyens”, ayant lé sens de la responsabilité, de la loyauté, de la discipline, de l’estime des antres, etc.Le 12 avril, un lecteur de la Gazette écrivait à ce journal sous le pseudo Democrat: “Sir Henry aurail pu aller plus loin.Il aurait pu dire ce que tout le monde sait, à savoir que certains professeurs de McGill organisent et dirigent des réunions communistes”.Et il s'offralt à fournir des noms si sir Henry n'osait le faire.Le lenaémain de l'accusation portée par sir Henry Gray, en effet, soit le 10 avril dernier, M.Morgan a déclaré dans une intervint!: "S'il y a des communistes à l’Université McGill, je serai* content d’en connaître les noms”.Il y a lieu de croire aujourd’hui qu'on lui en a donné.H est évident que si l’Université de Montréal passe par une crise financière, l’Üniverstti McGill traverse une crise d'enseignement.Dans le monde anglo-proleslant.on redoute autant le fascisme que le communisme apparemment, même plus le fascisme que le communisme s'il faut en juger par ce qui se passe à Montréal, à McGill nolam-ntent, où il y a des amis du communisme (sir Hcnrif Gray dixit), mais où U ne semble pas y en avoir du fascisme.Combien pins sereine es! la position de rtnluersili de Montréal devant ces doctrines.Par la voix de son vice-recteur, M.le chanoine Emile Chartier, les autorités de cette maison déclaraient en juin 1936 qu’elles "éviteront toujours de confondre communisme et fascisme; si les deux doctrines comportent chacune des erreurs.Hua dans le fascisme un élément de discipline, de.progrès économique, éducationnel et social, qui les em- «tchera toujours d'en faire la *dou-'ure du communisme.Elles n’ont guère de peine non plus A distingue! entre nastsme hitlérien et fascisme Italien.Quant au commu- nisme, (__) H est évident quelle (l’Université) adopte à l’égard de cette doctrine toutes les vues de l'Eglise catholique, telles que syn-ihéfisées par son auguste chef, Sa Sainteté Pie XI.C’est dire qu elle ne saurai! souscrire d’aucune façon à la ligne de conduite établie par le président de l’Université d'Alberta: "Il appartient à une université d'enseigner non quoi penser, mais comment penser”.Ce principe, qui est en matière protestante la base du protestantisme serait en matière intellectuelle, la cause de la pire anarchie: celle, des esprits”.Est-ce que l’anarchie règne dans renseignement de l'Université McGill?Est-ce l’anarchie qu’on veut y faire cesser en laissant tomber M.Morgan?Il semble pour le moins qu’il existe A McGill un mfl-laise grave, une contradiction fia-granle entre ces professeurs qui jouent au communisme dans une institution soutenue par de grands capitalistes.Sir Edward aura-t-il encore le goût d'aller chercher en Angleterre le grand éducateur, le grand maître dont McGill a besoin?__________ ^ A.A._ Bloc-notes Ce qu'en dit- une revue d’Angleterre On * sait de quelle 'façon, en se mettant à la remorque du pétulant Toronto!* "Tommy" Church, le leader du parti conservateur.M.Bennett, s’est porté à l'attaque contre le major Gladstone Murray.1! voulait ni plus ni moins que le gouvernement forçât celui-ci à résigner sa fonction de président de Radio-Canada, pour avoir dit, dans une causerie devant le Canadian Club de Montréal, que le Canada est un pays bilingue, qu’il doit le rester et que Radio-Canada .doit servir la cause du bi!in«ui»me canadien.Un hebdomadaire d'Angleterre, Gr-eal Britain and lhe East, relate l'incident et note que les propos de M.Rennet! sont après tout conforme aux moeurs oarlementalres.Ne faut-il pas qu’un chef de Topposl-llon s'oppose è l'administration du gouvernement, à tout ce que fal* un gouvernement?En tant que directeur de RadioCansda.M.Mur* ray relève du gouvernement.La dénonciation dé M.Murray par M.primer.C'est la police des moeurs qui devrait se ch sogne.se charger es sup mo de la be- E.B.Québec.28.(D.N.C.) — Au debut de la séance du comité des bills privés, ce matin, M.Maurice Duplessis a fait adopter par le comité des Bills prives un amendement à la clause 97, qui concerne le prolongement vers TKst, jusqu’au boulevard Pie IX, du boulevard St-Joseph.Cet amendement, que le premiei ministre prête a M.Tremblay, ministre du Travail, s’inspire d’une suggestion de Téchevin Bray, de Montréal, la tenue d'un referendum général, au coût maximum de $75,-000, qui permettrait aux propriétaires de la métropole de se prononcer sur fous les projets que le Conseil municipal voudrait y inscrire.— Si je comprends bien, demande M.Bray, cet amendement Tremblay,est le même que celui que j’ai proposé hier soir?— Oui, répond M.Duplessis, sauf qu’il est corrigé, amélioré, etc.— J’ai assez éonfianee en l’aptitude du premier ministre comme avocat, admet M.Bray, pour me laisser corriger.Rosemont ne veut pas tout payer La clause 97 demandait à Québec, pour Montréal, le pouvoir d exproprier les immeubles requis par le règlement du boulevard Saint-Joseph, de la rue Iberville au Boulevard Pie IX.L’échevin du quartier Rosemont, M.Brien, qui appuie ce projet, formule la reserve que le quartier qu'il représente, Rosemont, ne devra pas être appelé à payer le coût entier de l’expropriation.Le ministre du Travail, M.William Tremblay, voit dans ce projet une façon d’apporter, tôt ou tard, une plus-value au Parc Maisonneuve, où aboutirait le boulevard St-Joseph prolongé.Cependant, M.Tremblay se range de Tavis du premier ministre, 3ui rappelle qu’une ligne de con-uile générale a été tracée au cours des délibérations au bill de Montréal: soumettre aux propriétaires tout projet qui soit de nature à affecter le crédit de Montréal, par emprunt ou autrement.Et le ministre du travail, en approuvant la proposition de M.Candide Rochefort, qiTtm referendum général soit tenu, prétend que l’expropriation des carrières ne devrait pas figurer dans la liste des projets soumis à un tel referendum.“Vous allez ruiner vos chances de faire adopter les autres projets par les propriétaires, dit-il.Selon moi, la question des carrières est réglée.La ville dispose déjà des moyens nécessaires pour mener ce projet à bonne fin.” Un plan d'ensambla Bien qu’il ne se soit prononcé ni pour ni contre le projet du prolongement du boulevard Saint-Joseph en particulier, M.Leduc, ministre de la Voirie, recommande aux délégués de Montréal d’adopter un plan d’ensemble “rationnol et moderne”.—Le projet que nous préconisons dans cette clause, fait observer M, Brien, s’inspire du plan d’ensemble de la Commission d’Ur-banisme.Le boulevard Saint-Joseph est considéré l’une des six plus importantes artères du district métropolitain.M.Hector Lalonde, de la Ligue des propriétaires de Montréal, prétend que Je projet, tel qu’exposé, signifierait une dépense doublée inutilement, pour les contribuables."Nous outres itou" M.Dave Rochon, échevin du quartier St-Michel, dit que l’admi- nistration actuelle ne veut pas payer pour les précédentes et qu’elle ve voir à régler ses problèmes: ’ On veut se faire élire nous autres itou”, conclut-il.L’amendement Tremblay est alors adopté et remplace le clause originelle.La taxe des courtiers On revient à la clause pour taxer de $1,000 les courtiers qui n’ont pas de place d’affaires dans la cité; les autres paient déjà une taxe de $100; on biffe ces paragraphes qui définissaient le mot courtier et autorisaient le conseil à définir les mots “place d’affaires permanente”.Nettoyeurs et de dégraisseurs On passe â la clause pour imposer la taxe progressive de chaînes de magasins de nettoyeurs et dégraisseurs.L’article originel était plus violent encore puisqu’on voulait aller Jusqu’à une taxe de $1,000 par magasin au-dessus du vingt-cinquième; dans la tax • générale sur les chaînes de magaSi.*j, îe maximum est de trois cents piastres par magasin au-dessus du dixième magasin.M.J.-H.Michaud, représentant de l’Association des nettoyeurs et dégraisseurs et des buanderies, demande que la clause soit rétablie telle qu’elle se trouvait dans le bill.L’amendement, dit-il, place ces établissements sur le même pied (Suite à la page 3) Serait-il opportun de bouleverser l’économie de notre code municipal?Les teguments pour et contre le vote des locataires dans la question de la municipelisation des services électriques.— Ce que l’on fait au pays de (’Hydro.— Si l’entreprise parait devoir être profitable le propriétaire comprend que son intérêt est de l’approuver.— L'endettement de Montréal fonction de l’absence de contrôle par les propriétaires.Le bill de Monfréol Les pouvoirs du maire L'inamovibilité de certains fonctionnaires municipaux supérieurs Hier matin, presque tout passé, mais, hier soir, ce fut le contraire (Par ALEXIS GAGNON) Québec.28—La Chambre a continué hier la discussion sur le bill de municipalisation des services électriques.Le débat sur le fond même de la question n’n pas présenté beaucoup d’intérêt si.par ailleurs les échanges ont été vifs à certains moments.Car la critique se fait uniquement au point de vue politique et Ton cherche avant tout la 1 hiblle classique pour tenter de monter certaines clauses en épouvantails.M.Bouchard -et c est humain— veut prouver que la nouvelle loi ne vaut pas mieux que sa loi à lui, de 1935, et même moins, tandis que le groupe électriste prétend qu’on ne pourra jamais munlcipaliser avec une loi pareille.Une lutte de ce genre peut être de bonne guerre au point de vue oppositionniste, mais alors la discussion sur le fond n’offre plus qu’Un intérêt épismMque.Jusqu’ici on n’a pas oorté d’al-laque sérieuse sur la valeur meme de la loi de municipalisation.Tout d’abord on admet que la nouvelle loi élimine entièrement toutes les autorisations préalables Imposées jusqu’ici à tout règlement de municipalisation des services électriques.U trust ne vote pas On n’exige que Tanprobstion des électeurs contribuables propriétaires en nombre et en valeur.Toute- fois.les compagnies d’électricité de l’endroit, les compagnies qui possèdent 50% ou plus des actions d’une compagnie électrique, et les compagnies ft portefeuille (holding) ne pourront voter.De plus si des compagnie* bénéficient d’exemptions ou commutations de taxes, leur vote ne vaudra que pour la partie taxée de leurs biens immobiliers.et en proportion seule de la laxation imposée.Cela semble raisonnable.On Invoque là-contre, le fait qu’une cor* poration financière de quelque importance peut effacer le vote de plusieurs petits propriétaires, quant à la valeur.Sans doute, mai* ces contribuables payant des taxes plus onéreuses, et donnant mie garantie plus lourde en cas d’échec, par suite de l’importance de leur propriété immobilière, il ne semble que juste d’en tenir compte.Car, supprimons pour le moment ces grande* propriétés, il restera quand même que le bourgeois propriétaire de quelque» maisons pourra annuler à lu.seul le vote de deux ou trois autres, plus pau vres.Cependant on ne proteste pas contre cette disparité.Lû responsabilité des propriétaire! Mats on ajoute que les locataires devraient être appelés à voter sur ! te règlement de mtinlripalisidion, j tout comme les propriétaires, paire ques locataire* sont aust’ con-1 (audit à le page 3) (Par Paul SAURIOU Québec, ”8.—Le comité des Bills privé» va sûrement terminer aujourd’hui l’étude du bill de Montréal.A Thcure où nous écrivons ces lignes, avant la séance du matin, l’impression générale est que cela va finir cel avant-midi.Il est entendu que M.Raynauît va demander de» pouvoirs comme maire, el que Ton va demander aussi l’abrogation des articles qui assurent presque l’inamovibilité de certains fonctionnaires municipaux supérieurs.Au cours de la journée d’hier, le comité a disposé d’un grand nombre d’articles importants du bill.Hier avant-midi presque tout a passé, le» échevin» étaient radieux, mais hier soir ce fut le contraire, et plusieurs projets chers au coeur de nos conseillers ont été anéantis.Un million d'ici jeudi Voyons d’abord ce que la ville a obtenu.M.Duplessis a donné un avertissement solennel ft la compagnie des tramways et celle-ci devra payer un million d’ici jeudi de la semaine prochaine, ou elle sera forcée de lè faire, de plus il y aura enquête sur le contrat.Le comité a adopté les taxes de $10 par voiture sur les boulangers et les laitiers, malgré les plaidoyers de MM.Gustave Monette et Léopold Favreau.M.C.-E.Guérin n’a pas eu plus de chance comme représentant d’une chaîne de graissage, on a imposé aux nettoyeur» Je règlement de la fermetu- nettoyage et dè-sé (suite à la page 2) Le carnet du grincheux La grande découverte du siècle.Cear le Canada qui l’a faite en constetam qu» le Soleil ne se lève plus (ou ne ae couche plu») du même bord.* ?* Selon le Canada encor*, tea Canayens s’amoindrissent en courant après d*» job* du gouvernement.Pourquoi alors pousser-des cris de putois quand un fonctionnaire de l’ancien régime et d’une loyauté douteuse est mis à pied par I* gouvernement de Québec?* ?Tout le monde s’accorde è dire que le premier ministre parle au trust du tramway, pourtant intégré è tout le tr«*t électrique, comme s’il n’en avait pas peur.?A A M.Bouchard, qui a distribué bien des valises, aurait dû garder pour lui la valise diplomatique.A A A Voilé le Canada en faveur du monopole Il prétend, en effet, monopoliser la vraie doctrine libérale et il jette l’anathème au Soleil dans un aewab qui eent le dégoût et l’égout.Le GrindiMK - I— a mm - Lire en dernière page aujourd'hui une intéressante lettre de Rome: "Au Collège canadien — On fête Mgr Léonidas Perrin' Lire en page 2 : Pourquoi M.Crearer est-il allé à Londres?par Léopold Richer.A NOS AMIS La journal m ressent toujours de la période des déménagements.Un grand nombre de lecteurs habituels ne savent où sa procurer It "Devoir" dans le voisinage de leur nouvelle demeure.Pourquoi, en arrivant dons un outre quartier, n'en pas profiter, alort que les marchands recrutent une nouvelle clientèle, pour faire établir des dépôts de notre journal?Le marchand est toujours un lecteur possible.Ceux qu’ veulent savoir l'endroit le plus rapproché où se procurer notre journal n'ont qu'à communiquer avec M.Meunier, chef d«.('expédition.BEIai 3361.De toute façon, que Ton réserve immédiatement son numéro dit "Devoir".Cale aide au tirage.1 I NMtMMMIMIi V* 7479 le DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 2i AVRIL W7 VOLUME XXVIH — No 97 Pourquoi M.Crera^ est-il allé à Londres ?On note que c’est ta première fois qu’un ministre de l’immigration prend part à une conférence impériale.— Il y a sûrement anguille sous roche.L’Angleterre veut nous envoyer des émigrants pour consolider la défense et les liens impériauXc Et nos chômeurs! — La grande inquiétude britannique qui résulte de la dénatalité.— Décadence évidente d’un pays où la femme a peur de l’enfant.Ottawa, 28.— Quiconque cherche à déterminer les tendances de la politique britannique sans tenir compte du problème démographique, risque d’établir des premisses incomplètes entraînant forcément des conclusions erronées.Il est contraire aux méthodes anglaises de gouvernement d’établir des programmes d’action et de développement s’échelonnant sur un certain nombre d’années.L’Anglais ses* habitué à envisager les questions au fur et à mesure qu’elles surgissaient de la politique internationale, des progrès scientifiques et des conflits économiques.Cette fois ce-pendant les hommes d ttat de l’Empire se résignent à prévoir.Ils se demandent ce que l’avenir leur réserve.“Quelle sera la position militaire de l’Empire dans trente •ns?’’ écrit-on dans The Round Table.“A n’en pas douter il y aura rareté d’hommes disponibles en cas d’urgence.Les dominions seront-m prêts à assumer une plus grande part du fardeau de la défense tmpé- r*®,cr .Avec un taux de natalité déclinant d’année en année, en face de l’effort extraordinaire qu exigera bientôt la colonisation des dominions et des colonies, le Royaume-Uni sera-t-il longtemps capable d’assurer la défense militaire de son empire?On songe à la Hollande.petit pays à population stationnaire, qui a perdu ses immenses possessions outre-mer et ses comptoirs internationaux, parce qu il n’avait pas ïïh’eï elle assez d hommes pour entretenir à la fois sa marine et une forte armée.A l’heure actuelle il est clair que la Hollande ne conserve ses possessions dans les Indes orientales qu'à la faveur des trois grandes puissances navales du Pacifique.Le cas de la Hollande n’est pas unique.Il y a celui de l’Espagne reléguée au rang des puissances tout à fait secondaires.11 y a celui de la Belgique et du Portugal.Ce dernier, tout particulièrement, ne reste maître de ses colonies qu'à la faveur du jeu d’é-quilibre auquel se livrent les grandes nations européennes.L'enseignement du passé L’Angleterre, il va sans dire, n’en Avis de décès DAOUST — A Montréal, le 27 avril 1937, décédée à 41 ans, Jeanne Daoust.fille de Joseph Daoust et de Marie-Louise Baby.Funérailles samedi, 1er mai.Le convoi funèbre partira de la demeure de ses parents, 683, avenue Stuart, Outremont, à 8 h.45 du matin, pour se rendre à l’église Ste-Madeleine d’Outremont, où le service sera célébré, à 9 heures.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Service anniversaire PILON.— Jeudi 29 avril à 8 heures 30.à l’église Notre-Dame des Victoires sera chanté un service anniversaire pour le repos de l’âme de Madame Dr J.A.l lipn, née Picotte (Augustine).Parehts et amis sont priés d y assister sans autre invitation.NECROLOGIE BEAUSOLKU.— a Terrebonne, le 25 A 77 ans.Mme veuve Augustin Beausoleil, née Philoméne HuppA ,„ •>« * BENOIT — A Chambly-Canton, le 28.a 45 ans.Arthur Benoit.BOUGIE — A Verdun, le 28.a 63 ans, Mme veuve Ludger Bougie, née Mênltine H elletiœr — a Montréal, le 37.A » I pourvu de renseignements sur la si ans.Gaston, fila de 8am Pelletier et de Donalds Tanguay.RACINE — A Montréal, le 25.A 64 an».Louis-Joseph Auguste Racine, époux de Laure Caouette.REID — A Ste-Phtloméne, le 25.Aidés Caron, épouse d’Armand Reld.ROBERT A Montrés), le 25.Almaïde Laurin, épouse de feu Prime Robert.RONBBÜü — A Lanorale, le 25.A 32 ans.Estelle Hétu, épouse du Dr Alphonse Ron- d*6AUVAaRAU — A Montréal, la 28, A 77 an* Joat'ph Ô»uvag«a.u, époux de Sophie Marcotte., „ SENEGAL — A Vwenne*.le 26, à 67 an*, ATRarrT*R — A Montréal, le 26.à 24 ans.Gabriel)#, fuie d’Hubert Tïottler et de Blanche Boyar.1 iuation démographique du Canada ainsi que dans les autres pays de l’Empire.Délégués de la Grande-Bretagne et des dominions s’efforceront d’établir des compromis et une politique d'immigration de ius-te milieu qui sauvegarderont les intérêts anglais tout en ménageant ceux des dominion», L’Angleterre éprouve le besoin de reprendre, sur une échelle moins haute qu’autre-fois.il est vrai, ie rôle de nation colonisatrice afin d’entretenir dans les dominions le fe« sacré de l’impéria et contrebalancer l’esprit na- |f Ulac-St-Jean; partiellement nuageux.M.Jean Bruchési en fonctions lundi Québec, 28.— Nous apprenons de nonne source que M.Jean Bruchési entrera en fonctions lundi comme assistant-secrétaire provin-citL “J’aurais voulu être dans l’heureuse position de vous annoncer que la Fédération a obtenu son objectif, mais je suis forcé d’admettre que nous ne l’avons pas atteint.mais dépassé de plus d’un millier de dollars.” C’est en ces termes habiles que M.Ernest Gohier, président de la cinquième campagne annuelle de la Fédération des Oeuvres de Charité Canadiennes-Françaises a annoncé, un peu avant minuit, hier soir, à l’hôtel Windior, le résultat magnifique de la campagne.Non seulement la Fédération a obtenu son objectif de $379,831, mais elle a recueilli $381,162.50 soit $1,331, de plus que Tobjectif ou 100.2 pour cent.Et il reste encore des rapports à venir, ce qui augmentera encore le total.Le résultat a été salué par les applaudissements prolonges de plusieurs centaines de personnes qui étaient massée â l’intérieur du Salon Rpse de l’hôtel, ainsi que dans le hall attenant.Pendant toute la soirée une fièvre intense régnait dans la salle.Déjà vers 9 heures, les figures des hôtes d’honneur étaient rayonnantes et Ton soupçonnait dès lors la victoire finale.Il y eut quelques brefs discours par M.Ernest Gohier, présidant de fa campagne, par Mme François Faüre, président générale de la section féminine, par M.Pamphile Du-Tremblay, président de la Fédération, qui transmirent la gratitude de la Fédération à tous ceux et celles qui, de près ou de loin, ont contribué à la victoire éclatante d’hier.Les divers chefs d’arrondissements paroissiaux, les présidents et présidentes des paroisses, les chefs de la régie interne, de la publicité, etc., ont aussi présenté feurs rapports au cours de la soirée.M.le chanoine Valois M.le chanoine Valois, représen- tant de Mgr Tarchevêquc-coadju-teur, a remercié, au nom de celui-ci, la population de Montréal de sa générosité ainsi que Ja Fédération, de son dévouement.“Un peuple qui sait être aussi charitable que le nôtre, ne saurait mourir”, dit-il.“Vous avez raison d’aimer votre Fédération et de collaborer avec elle.Continuez ainsi à lui accorder votre sympathie, et Dieu vous bénira, vous et vos familles.” Tableau comparatif des cinq campanges C’est la deuxième fois depuis sa fondation, en 1933, que la Fédération des Oeuvres de charité canadiennes-françaises atteint son objectif.Elle l’avait obtenu la première année, avec un objectif presque trois fois moins élevé que l’objectif de cette année.Voici d’ailleurs un tableau comparatif des cinq campagnes: 1933.— Objeetrt: $170,000.— Résultat: $183,335.1934.— Objectif: $349,000.— Résultat: $288,820.1935.— Objectif: $367,621.—-Résultat: $305.241.1936.— Objectif: $370,825.—-Résultat: $350.076.1937.__ Objectif: $379,831.— Résultat: $381,162.' Les paroisses L’effort considérable donné, cette année, par les paroisses, mérite d’être signalé.§ur 94 paroisses, 92 ont dépassé lêur objectif; sur le même nombre de paroisses, 68 seulement avaient dépassé leur objectif, en 1936, 48 en 1935 et 33 en 1934.Nous serons en mesure, demain, de donner un compte rendu plus complet de la camnagne qui se termine auss itriompnaîement.“Pharmacie Montréal” et “Sarrazin & Choquette” Les annonces commerciales publiées dans le "Patriote" — Il n'y a ni libelle, ni concurrence déloyale, ni préjudice, décide la Cour d'apppl Action en dommages rejetée S’il y avait eu dans les annonces commerciales de la Pharmacie Montréal, publiées dans le Patriote du 16 et du 23 novembre 1933, autre chose qu’une vulgaire réclame commerciale, l’Association pharmaceutique de la province de Quebec, en regard de l’honneur professionnel des pharmaciens, aurait pu intervenir contre la Pharmacie Montréal, mais non les phar-maciens Sarrazin Choquette, vu qu ils ne sont pas visés particulièrement dans les annonces incriminées.Il n’y a ni libelle, ni concur-rence déloyale, ni préjudice.Telle est la conclusion de la Cour d appel dans la cause des pharmaciens rivaux, qui se font fa-ce, suf la rue Sainte-Catherine, de I» rue Amherst; Sarrazin et Choquette, d’une part, pharmacie Montréal-Duquetle, d’autre Part.Conséquemment, le tribunal maintient le jugement déjà rendu en Cour supérieure et rejette l’action en dommages de $9J)00 prise par Sarrazin A Choquette contre la Pharmacie Montréal.M.le juge Galipeault a donné lecture de l’arrêt.Ses collègues étaient sir Mathias Teliler, juge en chef et administrateur de la province, MM.les juges Bernier, Saint-Germain et Barclay.Les notes du juge Galipeault forment, avec les autres notes au dossier de cette affaire, un témoignage intéressant sur le commerce pharmaceutique â Montréal à la fin du premier tiers du présent siècle.Au cours de ses notes, M.Galipeault affirme que les “pharmaciens de la province, if faut bien l’admettre, sont de véritables commerçants^; que “la preuve en a été faite, une coalition a existé (parmi les pharmaciens) qui englobait tous les pharmaciens de Montréal et qui a été dissoute”.Après avoir résurné les dépositions versées au dossier, après avoir fait un bref historique des deux maisons, après avoir donné lecture des annonces parues dans le Patriote pour la Pharmacie Montréal, qui font l’objet de la cause, M.le juge Galipeault interprète les faits et tire les conclusions suivantes; la province de Québec étant devenus, il faut bien T ad mettre, de véritables commerçants.Mais sûrement, alors qu’il M trouve plus de 500 pharmacien! dans la province, il ne saurait j avoir libelle ou concurrence déloyale pouvant donner lieu à une action de la port des demandeur! ( Sorrazin-Ghoquette,).“Ce genre d’anonces ressemble beaucoup à celui des demandeurs (Sarrazin-Choquette) eux-mêmes, (M.le juge ualipeault iil ici une anonce de la pharmacie Sarrazin-Ghoquelte, publiée en janvier 1934).“Je ne vois rien encore qui puisse asseoir même les conclusions accessoires de l’action des demandeurs (Sarrazin et Choquette), dans le fait que le défendeur (Duquette) se serait désigné plus d’une fois comme étant ancien chef des dispensaires militaires de France et d’Angleterre, ce qui n’était pas vrai, mais ne pouvait causer de mal aux demandeurs qui faisaient aussi valoir “à coups de timbales” les titres de Tun d’eux.Monsieur Choquette.“Je ne vols rien non plus qui puisse donher lieu à des conclusions de l’espèce, lorsque le défendeur (Duquette) affirme qu’il a combattu le trust, la combine ou la coalition des pharmaciens.11 y avait certes dans celte affirmation de la vantardise ùe sa part, en s’attribuant des mérites pour le moins exagérés, mais elle contenait un fonds de vérité, car ia preuve en a été faite, une coalition a existé qui englobait tous les pharmaciens de Montréal et qui a été dissoute.“Pour donner raison aux demandeurs (Sarrazin et Choquette), que tirer du fait que chez le défendeur (Duquette) qui se vante d’être lo plus honnête pharmacien au monde, on ait fait des substitutions dans sa pharmacie?Et il en est ainsi de toutes les annonces récla- Cés articles sont-ils libelleux?“Est-il vrai de dire que ces articles (les annonces du Patriote) sont iibeileux à l'adresse des demandeurs (Sarrazin-Cboquette), qu’ils constituent une concurrence déloyale à leur égard et qu’ils donnent lipu à l’action intentée?*“Déjà, dans l’affaire Goyer vs Duquette, rapportée au fascicule LXI, décembre 1936, no 6 et index, des Rapports Judiciaires de Québec, affaire dans laquelle un pliarmacien de Montréal, M.Goyer, poursuivait ?'L _ , ^_________ Duqùette) pour Six vedettes de cinéma dénoncées SALAMANQlÛÎÊrZS- (S.P.C.-Ha-vas).— Un décret dénonce six vedettes du cinéma qui ont, paraît-il, participé à une représentation organisée à Hollywood récemment, au bénéfice des rouges d'Espagne: Charlie Chaplin, Fredetick March, Franchot Tone, James Cagney, Douglas Fairbanks, fils, et Joan Craw-ford._ Le bill de Québec demain matin QUEBEC, 28.— L'étude du bill de Montréal s'est terminée ce motin au comité des bills privés.M.Duplessis annonce que l'étude du bill de Québec commencera demain matin, à 10 h.30, que le maire de Québec soit prêt ou non.Aurores boréales (Service de la Çanadian Press) Les aurores boréales ont fait sentir aujourd’hui leur influence sur les fils télégraphiques et entravé tous les services de communications télégraphiques du Canada pendant quelque temps.Alt dire des télé- Jraphfstes de nombreuses années ’expérience, jamais l’attraction magnétique du ,pôle ne s’est fait sentir avec autant d’insistance cu’aujourd’hui.Le brouillage s’est étendu des provinces de l'Atlantique jusqu’à colle* des prairies.Trois prêtres et un laie Berlin, 28 (S.P.A.) — Un tribunal du peuple a condamné à Tem- firisonnement trois prêtres et un aïe proclamés coupables d’une tentative constituant une haute trahison: celle de former un front catholico-communiste.L’aumônier Joseph Rossaint, qui s’occupait d’un mouvement de jeunesse à Dusseldorf, reçoit la plus lourde des quatre sentences: 11 années de bagne et 10 années de privation des droits civils.L’aumônier Franz Steber, qui dirigeait un mouvement de jeunesse, passera 5 ans en prison et sera privé de ses droits civils durant le même nombre d’années.L’aumônier Karl Kremer zu Remscheid, est sentencié à 18 mois de prison.M.Hermann Jue-lich passera 2 ans au pénitencier et sera privé de ses droits civils durant le môme nombre d’années.Le tribunal a acquitté trois laïcs Îu’on accusait aussi d’avoir tenté e former un front catholico-communiste.On sait, que le procès a eu lieu à huis clos.mes produites pour soutenir la demande en injonction.“Encore une fois, si au moins on avait pu relier les demandeurs (Sarrazin et Choquette) aux écrits en question, s’ils avaient allégué avoir été visés parti«ilièr£ment et avaient prouvé le fait, il y aurait Jossiblement quelques conclusions prendre, mais tel n’est pas le cas qui nous est soumis.“Mais il y a plus, les articles, et c’est ainsi que l’ont compris les pharmaciens, s’adressent à tout im corps, à toute une collectivité, non seulement, à mon sens, aux pharmaciens de Montréal en général, mais à tous les pharmaciens de la province de Québec, sans pointer ou désigner aucun d’eux, sans qu’il ait été possible aux demandeurs (Sarrazin et Choquette) de démontrer que quelqu'un en particulier avait été visé et encore moins atteint.“Le précédent Ortenberg vs Pla-mondon, 24 B.R.pages 69 et 385, diffère donc du tout au tout avec la présente cause.Liberté d'annonces "Nos lois laissent une grande liberté aux commerçants pour annoncer leur commerce, leurs produits.Les commerçants ont toujours eu le droit de vanter, de farder leur marchandise, et comme je le disais plus haut, il apparaît au dossier que les demandeurs eux-mêmes (Sarrazin et Choquette) ne se gênaient pas pour prendre du galon.“S’il n’y a pas libelle, comment pourrait-on trouver concurrence déloyale en cette cause?Pour qu’il y ait concurrence déloyale, il faut qu’il y ait faute, préjudice, autrement l’article 1053 du Code civil ne saurait entrer en jeu."La concurrence déloyale, on le sait, est Tacte pratiqué de mauvaise foi ou l’emploi de moyens illégaux ou de manoeuvres et procédés blâmables, à l’effet de produit une confusion entre les produits de deux maisons, ou qui sans produire de confusion jettent le discrédit sur une maison rivale.(Fuzier-Her-mant, Vo.concurrence déloyale.No 1).“U ne saurait être question ici de confusion entre les produits de deux maisons et j’ai dit qu’U n’y a aucune preuve que le défendeur (Duquette) ait jeté du discrédit sur la maison rivale des demandeurs (Sarra-zhi et Choquette).“Dans tout ce que j’ai lu, je ne vois nulle pari la moindre allusion au commerce, aux produits des demandeurs (Sarrazin et Choquette) ou à eux-mêmes.“Mais il y a plus, les demandeurs (Sarrazin et Choquette) ont bien Banc du Roi ef, approuvant le ju- allégué des dommages nu montant gement qu’ils ont rendu, je ne tror- de $9,000 et ils ont subdivisé ces ve, dans lu cause actuelle, rien qi l dommages, comme nous l’avons vu me permettrait de distinguer avec le, plus haut.précédent Goyer.^ i j» ’ “Le dossier, à mon avis, ne fai» Et ai, comme je viens de le dire, j aver toute la nreûve nue ^ demandeurs (Sarrazin et cL-artide du 16 novembre 1933, je ne queMe) aient snhl moindre pré.poursuivait qi publication de la réclame dû 16 novembre 1933, la Cour du Banc du Roi, composée du juge en chef, sir Mathias Tellier, de MM.les juges Do-rion, Rivard, St-Jacques et Walsh, décidait, confirmant le jugement de, la Cour supérieure dans son dispt» sitif, et rejetant l’action, “qu’une ini putation diffamatoire dirigée contre une collectivité, dans une annonce injurieuse, dans un journal, ne donne pas ouverture à une action en réparation au profit de Tun des membres de cette collectivité (pharmaciens), s’il ressort de l’enquête que le poursuivant n’a pas été visé et atteint personnellement, que, de fait, il n’» subi aucun préjudice et que les dommages-intérêts par lui réclamés sont simplement imaginaires”.Dans les notes des savants Juges qui se sont prononcés, on lit que lu réclame en question n’était pus II-helleuse, n’avait ni le sens ni la portée que le demandeur Goyer lui donnait et que leur prêtent aujourd’hui les demandeurs (Sarrazin-Choquet-te) dans cette cause, que la réclame pouvait être “exagérée, ridicule, abracadabrante”, mais rien de plus.“Sans aller plus loin concernant cette annonce, je me rends au raisonnement des juges de la Cour du h,"æ dWHr’iï’d;;; «Kï ***• t*™ ** *''•»*> 23 novembre 1933, qui me parait plus anodin que le premier et qui n’est, encore une fois, que de la ré- L'inondation d'Ontario London (Ontario), 28 (SPC).La Thamej est en train de rentre» dans son lit.On estime à 3 millions de dollars les dégâts que l’inondation a causés.Les autorités municipales ont pris des mesures pour prévenir (les épidémies et pour empêoher le pillage des habita-tions Abandonnée^ clame grotesque, préparée et faite pour bourrer les crânes et respirant te charlatanisme plusieurs lieues à la ronde."En effet, pourquoi le défendeur serait-il condamné parce qu’il proclame que le public aime et achète à la Pharmacie Montréal, parce qu’elle vend meilleur marché, parce qu’elle a combattu sans peur pour les pharmaciens qui voulaient le maintien des prix, parce qu’elle donne au public ce qu’il demandé, et aux ouvriers Ta-vantage de ne pas être surchargés, que si la phramacie Montréal est détestée par les pharmaciens, c’est parce qu’elle a réussi, qu’elle n’a jamais voulu s’unir à leur trust, qu’elle a deux chimistes à sa disposition, parc» que le propriétaire travaille."Il y aurait eu possiblement ba-tière.à intervenir pour l’Associa-aion pharmaceutique de la province de Québec, en regard de l’honneur professionnel des phar-maciens, si, encore une foia il se our trouve dans ces annonces autre chose qu’une vulgaire réclame commerciale» le* pharmacien* 4^ province scient dactylagrajjbJLé* fendeur (Duquette).Pour fous les pharmaciens "S’il y a eu de l’humiliation quelque part, c’est l’humiliation de tout un corps, de tous les pharmaciens, de la collectivité, sans que Tun d’eux puisse avoir le droit de se plaindre plus qu’un autre.“Au point de vue matériel, les demandeurs (Sarrazin et Choquette) se chargent de nous dire eux-mêmes que leurs affaires qui sont prospères ont toujours progressé (Vo.D.C.vol.2, pages 116, 117, 118, Sarrazin)."L’action devant être rejetée, à mon avis, il n’y a pas lieu, je croirais, de s’occuper des conclusions injonctivcs qui ne sont que Tacces-solre des conclusions de Taclion quant aux dommages.Pas d’action, pas d’injonction."Sur le tout, Je confirmerais.” Documents dactylographiés Québec, 28.— Un bill présenté par le secrétaire provincial a pour but de permettre que les documents émis par le secrétaire de Ia LE DEVOIR, MONTREAL MERCREDI 28 AVRIL 1937 VOLUME XXVIII — No 97 médecine RADIO-GAZETTE
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.