Le devoir, 28 juin 1937, lundi 28 juin 1937
Montréal, lundi 28 Juin 1937 REDACTION ET ADMINISTRATION pJO EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES flL!PHON3 t.Blltir 3161A SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration : .,*•.BEIair 3366 Rédaction :.BEIair 2984 Gérant :.BEIair 2239 LE DEVOIR Dlraataur-Cérant : Georges PELLETIER VOLUME XXVIII - No T46 TROIS SOUS LE NUMERO \ ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.% 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unl* et Empire britannique , .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Dès le début le Congrès de Québec promet des résultats Au Congrès de Québec PREMIERS CONTACTS Québrc.27.On a bean vouloir ne pas hausser le ton, ne pas employer vainement d’élogieuses formules, il faut bien dire que ce qui se passe ces jours-ci à Québec est grand.La preuve de cette grandeur, elle éclate d'abord dans la qualité et le nombre des congressistes.Ils sont venus de partout.Le plus rapide coup (J’oeil vous en convaincra.Une main se lève, esquisse de votre côté un geste amical: vous apercevez sur la même banquette des religieux, des laïques de l'Alberta, du Massachusetts, du New-Hamp-shire, de plus loin, des Acadiens du Nord et du Sud, des Ontariens, etc., etc., et l’immense foule des Québécois.Beaucoup de jeunes.Dans le convoi qui nous amenait vers Québec cet après-midi, on faisait cercle autour des avant-gardistes, garçons et fillettes, de l’Alberta.Le grand effort des organisateurs, un peu partout, s’est porté du côté des générations montantes.Le calcul était excellent: ce sont ces petits qui feront l’avenir.On aperçoit, en des réunions comme celles-ci, on devine derrière de pareils succès, lection de gens qui ne font pas grand bruit d’ordinaire, mais qui se donnent entièrement aux oeuvres nationales.Les discours sont intéressants, fort beaux parfois: mais ce qui donne à ces discours leur plein sens, leur vraie portée, c’est la présence de cette foule où se pressent des représentants de tous ceux çQi, dans l’Amérique du Nord, parlent français.Qu’après tant d’années, qu’en dépit de la distance et des obstacles, une pareille volonté de survie s'affirme, qu’elle s’affirme avec une telle vigueur, c’est un fait qui ne saurait manquer de frapper l’observateur.# * * Une note revient dans tous les discours: Nos frères de la Louisiane.pour la première fois, les Louisianais, avec éclat, prennent leur place dans une grande manifestation de ce genre.On ne les avait pas oubliés en 1912, mais leur représentation, quoique brillante, avait été assez limitée.Cette fois, elle est très remarquable.La délégation louisianaise est importante par son personnel; elle l’est et peut-être surtout parc* qu elle marque et souligne un grand effort de rapprochement entre Français du Nord et du Sud.Les Evangélines avaient ouvert la voie; politiques universitaires poursuivent leur oeuvre.Des liens sont noués pour toujours entre nos groupes Demain, ce sera le tour des Français du Pacifique, qu’on n’a pu que trop partiellement atteindre encore.Quant à la république d’Haïti, qui figure pour la première fois dans une pareflle réunion, c’est un monde nouveau.qui s’ouvre à nos relations et à l’effort commun.On admire la volonté de travail qu’affirmait ce soir encore Mgr Camille Roy — à la tâche, à la fin d’une séance épuiaante, après des mois et des mois d’un labeur écrasant.C’est un bien bel exemple, * H> * On travaillera demain dans des sections si nombreuses qu’il sera fort difficile d’en apprécier tout de suite tous les travaux.On travaillera dans les iqultiples réunions qui permettront aux jeunes de se mieux connaître.On travaillera dans ces grandes manifestations qui donnent aux volontés communes l’occasion de s’exprimer avec éclat.On travaillera dans les innombrables causeries intimes que facilitent de pareils congrès.On travaillera avec la volonté de maintenir un ensemble d’idées, de traditions, l’usage d’une langue.On travaillera avec une telle intensité qu'il serait bien étonnant que l’effet ne fût point considérable et de très longue portée.Et l’effort pourrait bien dépasser le programme écrit.Ainsi, ce soir, M.Sévigny invitait les Français à prendre leur part de l’effort économique qui se poursuit chez nous.Cela peut ouvrir des débats et des perspectives intéressants.Om«r HEfiOUX journalisme d’affaires Ce qui vient de se passer à New-York esl un indice de plus quant aux tendances du journalisme d’affaires.W.R.Hearst, qui avait acheté un quotidien new-yorkais, le Journal, en 1895, lança en 1902 une édition du matin de cette feuille à sensation.Cette édition du matin s’appelait le New-York American.Ce ni» dès le début une feuille à sensation, comme le Journal.Ces années-ci, Hearst fonda le Mirror, du type appelé tabloïd, h cause de ison format moins grand que le quo-vtidien du type courant.Hearst se trouvait donc à avoir à New-York trois quotidiens, le Journal, YAmer-n le Mirror, Ces deux-ci se fai- ican et saient en quelque sorte concurrence, paraissant Fun et l’autre le matin.Hearst vient de décider de supprimer VAmerican, ou plutôt de le fondre avec le Mirror, de façon à centraliser tout le travail du matin dans un seul de ses quotidiens au lieu de l’éparpiller sur les deux.11 avait bien essayé, quelque temps, de capter dans le domaine du matin, avec IVtmerfcan, le public jadis attaché au World de Publier, disparu il y a quelques années; mais le public du World n’a pas répondu aux avances de Hearst, qui avait transformé son American pour tâcher de recueillir la clientèle laissée en plan par le quotidien disparu, clientèle que le Times surtout a réussi à intéresser.La disparition de IMmcr/ro/i est un échec évident pour Hearst.— le premier peut-être de cette taille qu’il ait dû subir depuis son enfrée dans le champ du journal populaire, il y a une quarantaine d’années.L’un des contrecoups de cet échec, et ce n’est pas le moins sérieux, c’est qu’environ 130 journalistes new-yorkais se trouvent mis à pied; une soixantaine de VAmerican et environ 75 du Journal, congédiés pour faire place à tout un groupe de rédacteurs de VAmerican que Hearst tenait à garder et qui passent à ses deux autres feuilles.Les fusions de journaux sont néfastes aux journalistes.G.P.L’élite de la race française en Amérique réunie à Québec Le deuxième Congrès de la Langue française s'ouvre dans la splendeur d'un beau coucher de soleil au Colisée Les fêtes préludent par une grande manifestation do la jeunesse canadienn e-française La pourpre du cardinal Villeneuve et l'habit vert de Louis Bertrand L’actualité Gaffes impérialistes J'ai rencontré l’un de mes amis qui est rentré de Londres ces jours derniers.J'ai recueilli quelques-unes de ses impressions dans une conversation à bâtons rompus de quelques minutes.Il s'agit d’impressions, qui, sans jeu de mot, ne seront pas toutes livrées à l’impression, ce qui les rend d’autant plus intéressantes.D’abord l’atmosphère politique.On a créé autour des délégués des dominions autonomes une atmosphère de fanatisme impérialiste tellement intense qu’elle les oppressait et qu’ils la sentaient factice.Elle se manifestait de diverses façons.Parmi ces dernières, il y en avait de cocasses, telle la manie de .cet Australien, qui levait son chapeau à chaque mention du mot ampaar (empire), comme le célébrant soulève la barrette à la mention Jésus Christus.C’est un grand éleveur de moulons.Il en vend des milliers en Angleterre tous les ans.Le marché anglais est son seul et unique débouché.Sa mystique impériale jaillit donc de motifs assez sordides, Que le marché londonien lui soit fermé et il devra, s’il le peut, consommer lui-même la chair et la toison de ses 25,000 moutons.Dans toutes les réunions, les délégués canadiens, qui buvaient le.champagne, dans des coupes grandes comme un bol à punch, élaient flanqués de deux acolytes chargés de les rappeler systémaliquemenl à la notion des réalités.On était réuni pour promouvoir la solidarité impériale; il ne fallait pas l’oublier.Mais cette obsession finissait par raser tout le monde, de sorte qu’elle manquait son but et que les délégués qui Ont quelque humour, voire l'esprit gavroche, finissaient par s’en amuser follement.De temps à autre on chargeait des douariéres de la mission el Cette propagande politique tombant d’une bouche édentée et récitée d’une voix chevrotante, apparaissait cocasse, même répugnante à la plupart des délégués impériaux.Om n’esl pas accoutumé, en effet, en leurs pays, â voir les femmes prendre une part si active à la politique.Celles qui s’en mêlent observent encore de la discrétion, sauf quelques viragos qui prétendent sans doute aux bonnes manières, mais sont seules de cet avis.Dans une certaine réunion, une que qui saluait les délégués canadiens en leur racontant certaine histoire du maire de Québec et du taureau (il s’agit de l’ex-maire La-vigueur) qui ne se conte guère ailleurs que dans un corps de garde.Et il y avait à cette réunion force dames couvertes de pierreries.A ce propos, mon ami fait une constatation; on leur a exhibé partout les dames du plus haut monde.Elles perdent tout leur charme, si tant est qu elles en ont, avec celle manie Bloc-notes Politique Depuis deux ans, elle n’aura guère relâché.En 1935, ce fut d’abord l’élection générale fédérale, avec la défaite de M.Bennett.Quelques mois plus tard, c’était l’élection générale québécoise, et l’ébranlement du régime Taschereau.En 1936, ce Le carnet du grincheux de se présenter partout comme des j fut le duel provincial ardu, la châsses.Il trouve cet étalage de hi- culbute du régime Taschereau, la joux du dernier mauvais goût, outre j dissolution de la nouvelle Cham-qu’il accentue plutôt qu’il ne corri- bre, l’élection d’août qui balaya les ge des ans l’irréparable outrage.survivants du régime, en vain re-Le luxe s’étale partout, mais il I groupés pour tâcher de garder le est formidablement taxé.On paie! pouvoir.En septembre, l’agitation une belle pêche un dollar; les spi- recommençait autour de la forma-ritueux, à qualité égale, sont aussi i tion du ministère Duplessis.Puis chers qu’à notre Commission des liqueurs.Le fabricant, le grossiste et le marchand touchent sur une bouteille de scotch de 26 onces un dollar; le fisc en empoche deux.La bière elle-même est hors prix.Dans tous les hôtels, c’est le coup de fusil.On n’y mange pas à moins de trois dollars de nôtre monnaie.Mais pendant ce temps, le dole console les masses ouvrières.On compte des milliers de jeunes gens qui n’ont jamais travaillé et qui vivent confortablement.Les dolsters sont en train de déplacer la middle class.Désormais, après les capitalistes, les possesseurs de grandes fortunes ou de hautes situations politiques ou financières, viennent les chômeurs, irailés aux petits oignons, puis les modestes employés, les artisans occupés el les petits marchands.qui tirent le diable par la queue.La cause de ces ennuis, c’est le coûf de la vie et si le coût de la vie esl tellement gonflé, c’est à raison des taxes d’armements.On multiplie les commandes de navires, d'obus et de canons, tout en faisant défaut à la Trésorerie dès Etati-Vnis, à laquelle sont dus plus de huit cent millions de dollars.On a la sensation que iout est boursouflé, que ça ne peut pas durer.Dans un an, dans un mots, plus tôt peut-être.In boursouflure crèvera d’un coup d’épingle et ce sera le chaos.Mon amf, en s’éloignant, décoche la flèche du Parthe."La femme la plus exquise que nous ayons repron/rée, me dit-il, la plus tactful aussi dans la société londonienne.c’est lady Ressborough.Or, lu sais qu’elle est française.” Mais ce qui nous intéresse le plus, noble sexagénaire était chargée du ’ c>eSf savoir comment le chef de morceau de bravoure impérialiste: délégation canadienne a tenu le coup.Il a été bombardé de propagande impérialiste de tons les côtés."It a rèitstê mieux que je ne pensais”, me dit mon ami.L'avenir Poul ANGER elle parlait français et prononçait d’une voix flùtèc et pointue cet appel à répétition: “Il faut que nous restions hunls.hunis.hunls.hunis.” et.pour accompagner la cf ^ rfja signifie, parole du geste, elle joignait des mains à la peau grise et striée de veines violettes.Mon ami affirme qu’il fallait se pincer pour ne pas éclater de rire en entendant tes psalmodies de cette vénérable prêtresse impériale, en àommunfan naturelle, évidemment.avec la mystique Impérialiste, puisqu'elle est Juive comme son mari, au poil rare mats an-nelé.Hommes et femmes se montraient gaffeurs à Venvi.C’est un personnage non moindre nue le lord-maire d’une grande ville britanni- ce fut ia première session.— ses sion d’urgence, — où déjà circulaient des rumeurs de dissentiment sérieux.Cette année, première session régulière, dans le tumulte, le fracas des querelles, qui ont fait presque oublier l’Importante législation votée en quelques semaines.La session close, les dissentiments se sont faits plus précis; et la campagne d’un groupe de députés mécontents du chef, et de sa politique, députés qui ont pris une attitude des plus combatives dès l’élection de la Beauce, vient d’aboutir à la fondation d’un tiers-parti, le “parti national”, dont MM.Hamel, Drouin, Grégoire, Chaloult et Marcoux, cinq députés, sont membres, de même que MM.Ouel-let et Thériault, conseillers législatifs.En marge de ce tiers-parti Provincial, il y a le groupe de M.aul Gouin; il ne compte aucun député è l’Assemblée législative, mais on annonce qu’l! va lancer une nouvelle campagne en août prochain.Tout cela ne laisse pas que de donner lieu à toutes sortes d’hypothèses.D’autres députés quitteront-ils M.Duplessis?Le parti national et le groupe de M.Gouin en viendront-ils a la fusion?On rappelle telle violente sortie de M.Grégoire contre M.Pâul Gouin, l’an dernier, telle opinion nettement exprimée, et plutôt défavorable.de celui-ci à l’endroit de celui-là, etc.Il s’est dit tant de choses et porté tant de jugements précipités, l’nn dernier.Ce qui est certain, c’est que tous les groupes oppositionnlstes, de par la force des choses, vont travailler à un but commun; entamer le ministère Duplessis, tâcher d’effriter sa majorité, le miner dans l’opinion de l’électeur, d’ici 1939.essayer môme de l’acculer à des élections avant terme.Il est évident que le régime nouveau aura fort à faire de garder sès cadres au complet, de ne pas perdre de terrain parmi le pu blic, et que, pour y reus faudra donner à la A propos de l’entrevue de Berlin; Lorsque le Tapissier, revenu de Bavière, Traite Mackenzie King è sa belle [manière.De quelque Budwafter qu’ils se gonflent [la panse.Le plus Fiihrer des deux n’est pas celui [qu’on pense.se ?* A cette enquête sur l’accident d’Ou-tremônt, étudiera-t-on i fond la manière dont se fait la surveillance des garages?Ce sont, pour un grand nombre, des dépôts d’explosif.La réglementation y est-elle sévère et l’observance des règlements de sécurité publique, assurée comme elle le devrait être?C’est è voir at è savoir.* * * Un nouveau parti prolifique naît.Qui dira qli’il n’y a rien de nouveau en politique?N’annonce-f-on pas un quart-parti pour la fin d'août prochain?Les vieux partis s’en vont en fragments.Et c’est tant mieux pour l’esprit public.* * * On n’a jamais su toute la vérité sur cette formidable explosion d’essence dans les égouts de Montréal, Il y a peu d’années.La saura-t-on davantage cette fois-ci?Trois prompiers sont morts vendredi.Ont-ils été victimes d’une grave incurie?Quels en seraient les response QUEBEC, 28 (De nos envoyés spécioux) — C«st dons la splendeur d'un beau coucher de soleil que s'est ouvert, hier soir, ou Colisée, sous le patronage de Son Eminence le cardinal Villeneuve et sous la présidence de Mgr Camille Roy, recteur de Laval, le Deuxième Congrès de la Langue française.La vaste arène décorée et illuminée de façon magnifique contenait toute l'élite de la race française en Amérique.La parure la plus somptueuse de cette salle en liesse, c'était encore la pourpre d'un prince de l'Eglise éclatant sur le fond cramoisi des manteaux d'apparat des évéques qui lui faisaient une émouvante couronne Spectacle digne de tenter un peintre mais surtout précieux à cause du symbole qu'il représente.DE TOUS LES POINTS DE L'AMERIQUE Mois ce n'était là pour ainsi dire que l'un des aspects extérieurs de la brillante séance d'ouverture du congrès.Ce qui surpassait encore tout cet apparat, c'est cet esprit qui animait les milliers de personnes attirées, comme par un aimant mystérieux, de tous les points de l'Amérique, dans cette enceinte.Esprit de recueillement sur un passé glorieux, esprit d'espoir en l'avenir, esprit d'une race qui veut vivre et qui veut assurer cette survie en cherchant, d'une âme et d'un coeur communs, les moyens à prendre pour conserver cet héritage français qui est son principe de vie, héritage fait d'une langue à nulle outre comparable, d'une foi robuste et capable de tous les héroïsmes, de traditions nobles et saines, de moeurs fortement empreintes de christianisme Le congrès s'est ouvert sous les plus encourageants auspices.Est-ce pure coïncidence ou intention voulue des organisateurs, les grandes assises du parler français se Sont ouvertes le j|3iir même de la solennité de la fête de saint Jean-Baptiste, patron du Canada f.on-çais.On ne pouvait choisir meilleur patronage pour ce grand ralliement des énergies et des mes françaises.MANIFESTATION DE LA JEUNESSE Comme prélude aux fêtes qui commencent, on o eu l'heureuse idée d'organiser une grande manifestation de la jeunesse canadienne-française, dont on trouvera ailleurs une relation détaillée.Rien ne saurait se comparer à ce défilé de corps de cadets, de scouts, de jeunesses catholiques, dont ont été témoins, hier après-midi, les vieilles murailles de Québec.Rien ne saurait non plus mieux justifier la foi que nous avons en l'avenir de notre nationalité que le spectacle de ces milliers de jeunes qui ont proclamé fièrement leur allégeance religieuse et raciale.Dpns l'amphithéâtre au parquet de mousse, doux comme un topis précieux, avaient pris place les délégués de tous les centres de vie française de l'Amérique et même de la lointaine république d'Haïti.Sur l'estrade d'honneur, l'on pouvait voir aux côtés du primat de l'Eglise canadienne, Son Eminence !• cardinal Ville-neuve, et de la plupart des membres de l'épiscopat canadien, les plus hauts représentants de l'Etat et de la magistrature, le délégué officiel de l'Académie française, M.Louis Bertrand, revêtu de son habit d'académicien, les personnages à qui l'Université Laval conférera des doctorats honorifiques, mercredi prochain, les représentants de toutes les principales sociétés de langue française du continent.LES ORATEURS AU COLISEE Les orateurs de la soirée ont été Mgr Camille Roy, président du congrès et recteur de l'Université Laval, qui a prononcé l'allocution d'ouverture, M.Eugène Jalbert, avocat à Woonsocket, qui a présenté l'hommage des congressistes au lieutenant-gouverneur de la province; M.E.-L.Patenaude, lieutenant-gouverneur du Québec; M.Henri Ledoux, président de l'Union Saint-Jean-Baptiste d'Amérique, qui a rendu hommage à l'Eglise; Son Excellence Mgr Brunoult, évêque de Nicolet, doyen de l'épiscopat canadien, qui a répondu à l'hommoge à l'Eglise; M.Albert Sévigny, juge en chef suppléant de la Cour Supérieure do Québec, qui a présenté l'hommage à la France; M.René Turck, consul de France à Montréal, qui a répondu à M.Sévigny; M.Fernand Rinfret, secrétaire d'Etat du Canada, et M.Maurice Duplessis, premier ministre de la province de Québec, qui, ou nom des gouvernements qu'ils représentent, ont souhaité la bienvenue aux congressistes; M.Paul Leduc, ministre des mines de l'Ontario, qui a apporté au Québec le salut de l'amitié de la province-soeur, et M, J.-Ernest Grégoire, maire de Québec, qui a exprimé les sentiments de la capitale du Canada français envers tous les congressistes.— (On trouvera un résumé substantiel de ces discours dans d'autres pages).CHANTS CANADIENS Au cours de la soirée, la "Société Symphonique de Québec", dirigée por M.Robert Tolbot, et un imposant choeur de cinq cents voix, admirablement stylé, ont exécuté un programme composé surtout d'airs du bon vieux temps, et d'harmonisations magnifiques des chansons canadiennes, ainsi qu'un chant patriotique composé spécialement pour la circonstance par M.José Delaquerrière.blvs?Pour une foi* que ce *olt la vérité qui fasse explosion.* ?* Les ouvriers de la douzième haute, qui profitent du travail de ceux de toute la journée, sont les plus empressés à vouloir toucher leur salaire, — pour n’avoir pas A revenir le lendemain.Le Grincheux On cherche à savoir ce que M.Bennett ne veut pas dire li o tant parlé de partir qu'il ne faudrait pas s'étonner s'il reste — Saute d'humeur et saute d'idée L'embarras d'un parti qui ne voit pas où il prendrait un autre chef (par Léopold RICHER) EN PAGE 2: Sherbrooke et les Cantons de l'Est.Les pionniers de lo’euvre française et catholique, par Emile Benoist.meilleure administration qui soit.S’il n’y réussit pas, la coalition plus ou moins complète dés groupes d’opposition, â la Chambre et au dehors, pourrait d’ici deux ou trois ans le mettre nettement sur la défensive.Il n’a pas à se bercer d’illusiôns.La lutte qu’il affronte dès maintenant sera des plus sérieuses et ses adversaires sauront Jouer de tout contre lui.Il n’a pa* de fautes à commettre, d’impru-dencès â risquer, de promesses à oublier d’exécuter.Et surtout qu’il ne s'endorme pas dans une fausse kécurité.Etre outre mesure présomptueux aujourd’hui, c'est se trouver en péril demain- Ottawa.28.— Partira-t-il?Ne partira-t-il pas?Démissionnera-t-il ou restera-t-il à la tète de son parti?Parlera-t-il, enfin, et dissipera-t-ii une fois pour toutes les rumeurs contradictoires qui circulent sur son compte?Où veul-il en venir en ei permettant que ses lieutenants res- |tent dans le doute?Escompte-t-il ussir, il lui j que son mutisme le grandira d a van-province la ' tage aux veux des membres de son t «-• i < * ; o i ^ a .i v» « » »¦» 1m « .parti?Désire t-il qu’on le prie de rester dans la vie publique, au parlement, où sa personnalité éclipse les non-valeurs et oblige les ambition* démesurées à prendre une notion plus humble de leur rôle?M.Bennett — car c’est de lui qu’il s’agit et de nul autre — finira-Ml par annoncer ses intenilons définitive* quant à ses projets d’avenir?Qu’fl soit seul à savoir ce qu’il Sense et médite, c’est tout à fait évi-ent.Il lui plaît d’ètre Inaccessible.Rester sur un plan supérieur, c’est naturel à un chef.D'aussi loin que nous l'avons connu, personne n’a ia'mais su ses pens^ intimes.Un I jour, il disait ceci; le lendemain, il faisait cela.Ou bien, pendant de longs mois, il se murait dans un mutisme hermétique.Ce qui faisait naître les suppositions les moins vraisemblables.Tout le monde de se demander: Que fera-t-il?Cette tactique comporte des avantages.Sans faire quoi que ce soit, sans même remuer le bout du petit doigt, rien qu’à garder le silence, à prendre un air mystique, À laisser dire, il réussit â conserver le titre de vedette nationale.FI Joue de la publicité en artiste, avec un minimum d’effort.Il pariait de s'en aller.A la fin de la session, il réunissait sénateurs et députés conservateurs.Il leur parlait longuement de sa mauvaise santé, des offres qu’il avait reçues d’entrer lans la diplomatie ou de rentrer dans les grandes entreprises.Il prononçait un petit discours sur son livre de banque, livre de chevet dont la lecture commençait i tirer les larmes.,.Dans ce cas.ne valait-il pas mieux quitter la Solitique?Il se faisait vieux.Sans oue insistait-il sur le droit qu’ü avait — et qu’il possédait tout seul - d’annoncer sa démission comme chef du parti conservateur.En ce disant, il roulait des yeux malveillants du côté d’un sénateur qui avait osé, quelques semaines auparavant, prévoir son départ de la politique.Chef, il était; chef, il entendait rester jusqu’au moment où il ne voudrait plus Fétre.Cela devait être bien entendu de tous et par tous.M.Bennett terminait son monologue en avouant qu’il avait décidé de s'en aller.Après un vovage en Europe, il devait convoquer sénateurs et députés conservateurs pour leur remettre officiellement sa démission et choisir avéc eux son propre successeur.Et l'on croit qu'il restera Or voici que de ses amis ont commis l’indiscrétion — est-ce bien une indiscrétion?— de révéler que M.Bennett n’est plus aussi certain de prendre sa retraite.Les médecins européens lui trouvent une bonne santé.11 est donc rapable de continuer à diriger les destinées du parti, comme on ne manque pas d’ecri-re en des circonstances solennelles.Le voyage d’Europe, le défilé du couronnement, les dîners officiel», les brumes de la Tamise aussi bien que le ciel de France l’ont remis sur pied.En définitive, il ne saurait justifier son départ de la scène canadienne.Et, ici, quelques partisans de se réjouir et de lui préparer un joyeux retour.Us sont aussi heureux que si c'était arrivé.Ola peut arriver, en effet.Mais ce ne l’est pas encore.Il n’y aurait rien de surprenant que M.Bennett ait changé d’idée.Pas le moins du monde.Ce ne serait pas la première fois que la chose se produirait.Dans les circonstances actuelles, on serait même porté à l’excuser davantage que dans dans d’autres.Son désir ar ailleurs d’une somme de 8643,029, ce qui laisse donc un excédent au crédit de $744,340.La ville se trouve donc avec un revenu total de $49,073,360.Lee nouveaux revenus s'établissent comme suit: $1,000,000 que la Montreal Tramways paie à la ville, sur l'ordre du premier ministre, M.Duplessis.$75,000 que la Montreal Light, Heat and Power paie en plus à la ville de Montréal.$25,000 que la Bell Telephone paie en plus à la ville; Surplus de $261,077 ncur l’année 1936-37 terminée au 3u avril dernier.$1,632 en taxes sur les conduites principales d’aqueduc.$24,660 pour licence et permis.Voilà pour les augmentations de revenus.Voici maintenant les diminutions : $527,000 par suite de la réduction du taux d'intérêt à 5^ sur les arrérages «le taxes.Jusqu’ici, les propriétaires qui étaient en retard «tans le paiement de leurs taxes devaient payer un intérêt qui, jusqu’à il y a peu de temps, était de 7%.Un bill du gouvernement provincial a réduit cet intérêt à 5% dans toute la $71,676 dans la Ropport de M.Henri-G.Renoud Québec, 28.Résumé du rapport présenté cet après-midi à la première section des moeurs, par M.Henri-G.Renaud, directeur de la Société Satnt-Jran-Baptiste de New-York, sur la vie française dans l’Etat de New-York: En 1810.plus d'un dixième de la population de la ville de New-York était de langue française.Les Canadiens français étaient devenus nombreux et en 185(1 fut fondée la Société Sainl-Jean-Baptiste de Bienfaisance de New-York.Cet exemple fut suivi dans plusieurs autres endroits.Aussi decida-t-on de réunir ces sociétés en convention à New-York, en 1860.Voici un intéressant passage de la constitution adoptée à celle convention: “Les sociétés canadiennes.ayant été fondées dans.le.but d’apprendre aux Canadiens à s'en-t’aider, ne peuvent remplir parfaitement leur mission tant qu elles restent étrangères les unes aux autres et agissent séparément".N'est-ce pas ce qu’il nous faut répéter de nos jours: se connaître et s’entr’aider.L'assimilation des Franco-Américains n'est plus un problème d'avenir, c’est un fait accompli dans bien des endroits.Beaucoup des vieux centres franco-américains sont aujourd'hui assimilés aux trois quarts.Les écoles paroissiales bilingues sont désertées par les Canadiens.La religion même s’anglifie.On a eu tort de répéter le dicton “que perdre sa langue, c’est perdre sa foi”, car en le répétant on a trop paru le justifier.Comment peut-on Intéresser les nôtres à conserver leur langue, lorsque chaque groupe est isolé et méconnu du reste de ceux de sa race?province.Réduction de taxe foncière.Réduction de $43,311 sur la taxe pour l’enlèvement de la neige sur les trottoirs.Réduction de $1,042 dans ie pro duit de la taxe sur les voûtes.Le comité exécutif projette d’at tribuer ce surplus de $744,340 com me suit: $81,000 pour le service des inté rêts et $28.000 pour le fond d’amortissement.On prévoit que ces deux sommes serviront à l’emprunt de $1,700,000 nécessaire pour la construction «le l’égout de la rue Henri-Julien.$11,165 pour le fonds de réserve, qui s’ajoutera aux $519,522 déjà prévus., , „ $1,000 pour dépenses de la Commission métropolitaine.$160,481 pour dépenses obligatoires.On prévoit qu’il s’agit de dépenses pour fins dTiygiène, assistance publique, etc.$622,427 pour dépenses d’administration.On prévoit qu’une partie ira pour organiser le département de la carte «Pidentité.éclairage, etc, $199,967 pour salaires.Ces Indiens refusent Fort-Résolution, 28 (C.P.) — Les Indiens de la région du Grand Lac des Esclaves refusent de toucher cette année l'argent que le gouvernement fédéral leur remet annuellement.depuis nombre d’années en vertu d’un truité.Un délégué de la trésorerie fédérale s’est assis sous une tente et a fait convoquer les Indiens.Aucun ne s’est présenté pour toucher les $5 et les cadeaux de thé, de bacon et «le farine.Ils ont fait savoir qu’ils n accepteront rien tant que le gouvernement n’aura pas fait enquête sur leurs griefs.__ Aux pionniers du Saguenay Chicoutimi.28.— A l’occasion de la fête nationale jeudi, on a dévoilé un monument érigé à la mémoire des 38 missionnaires, découvreurs, trappeurs et soldais qui ont vécu dans la région, de 1647 à 1842.!l/e maire Duhaime a présidé à la cérémonie.M, l’abbé Victor Tremblay, président de la Société; historique.a prononcé l’allocution de circonstance, sorte de grand chapitre de l’histoire canadienne.d’hui.La politique de parti les dé- lourne et les tient dans l’ignorance d’eux mêmes.Mais cela viendra.Déjà des inquiétudes s’agitent confusément dans les régions obscures du subconscient.Elles se feront graduellement Jour jusqu’au moment d’une compréhension lumineuse.C’est notre devoir à tous de préparer et de hâter l'avènement de ce.jour, $ En affaires, comme dans ses loisirs, le Franco-Américain n'a que peu d’occasions de converser ou lire en français.La majorité des enfants vont aux écoles anglaises et ceux «les deuxième et troisième générations, ignorant l'histoire «le leur race, veulent être Américains et refusent de parler français.Si les méthodes Jusqu'Ici employées pour assurer la survie des nôtres ont failli, changeotis-les! Rendons-nous compte qu’aux Etats-Unis nous ne sommes pas dans un pays bilingue.Essayons de créer chez les Franco-Américains un goût pour la belle culture française.A ceux qui ont conservé notre langue, parlons dans un style et avec des termes qu’ils apprécieront.A ceux qui ont été assimilés, portons notre parole dans leur langue, peut-être leur donnerons-nous un stimulant suffisant pour les engager à donner à leurs enfants ce qui leur a manqué à eux-mêmes.A tous faisons oublier leur isolement.Si les Canadiens ne vien* nent pas à nous, il faut aller à eux, leur rappeler qui ils sont, imprégner leur coeur d’un esprit de race el d’amour pour cette belle culture de leurs pères, car H ne faut pas qu’ils oublient que la noblesse d’une rare gromjit avec la fierté de ses sujets.Avez-vous besoin de bons livras?Adressez-vous eu Service de librairie du ''Devoir", 430 Notre-Dame, est, Montrai.R I LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 2» JUIN 1937 VOLUME XXVIII — No 146 Lettres au “Devoir RADIO-GAZETTE dBUiaU.Lundi, 2§ juin Ondes courtes SANTIAGO, Chlli_ — Muctque CB615, 84 3 IP .18.30 m; TÛKIO — 4.15 p m.11.8 Japanese Jugglers .JZJ.35.4 m., 11.8Ô még.____ ROME - 6 p.m - Nouvelle., P« madei — Concert — Opera — 2RO.31,1 'lONDRBS — 6.30 p.m.— er.par Paacoe Thornton — GSP, Qoü.MOSCOU — 7 pm.— Le 18e *”[1nlv*r; lire àtre, de Scnoripo, Menuet, de Beetho-'en.‘ 5.00 p.m-, Clyde Barrie, baryton.5.15 p.m., Eton Boys.6.15 p.m.Dr Stephen Wise: la politique inglaise en Palestine.7.00 p.m .Mélodies et poèmes.WEAK — 454.3 itKlres — 660 kilocycles 6 20 p.m., John Guerney, basse.7.00 p.m .Amœ and Andy.8.30 jt.m , Programme Firestone — Mar-laret Speaks, soprano.10.00 p.m.Contented Program — Vivian lella Chiesa.soprano; Vincent Pelletier, innonceur; orehestru conduit par Frank Hack.11.15 p.m,, Jean Sablon.chanteur Iran-tala.Mlle Germaine Lebel et le »rio L.Bédord Mlle Germaine Lebel, soprano, et le trio instrumental Loula Bédard ont .Pr*f?*7é pour leur concert du mardi.29, de 10 n 30 & 10 h.45 p.m., à Radio-Canada, le programme suivant; SI tu m’aimes.Pergo-fése Pluie de printemps Grleg; Souvenir d'un lien cher.Tschalkowaky: Mon coeur soupire, Mozart, Ma poupée chérie, Severed.En roulant ma boule Les héroe du feuilleton parlé de MM Pierre Benoit et Emile Valllancourt, En roulant ma boule”, aux postes du secteur ran cals de Radio-Canada, conduiront leur auditoire au Cap-ae-le-Medelelne, Heu de pèlerinage et A Champlain Us a achemineront ensuite vers Québec, en passant par la Pérade, Portneuf, Cap-Santé, Loretta, etc.L'Heure provinciale 8.00 p.m., OKAC — Programme diffusé de Sherbrooke par le poste CHLT et par relais a Montréal par le poste CKAC.Allocution par M.J 9 Bourque, ministre des travaux publics.Sujet: Les pa-Treants du Centenaire de Sherbrooke.Chant: a) Le chef-d'œuvre de Dieu (vieille chanson); b) La fidélité (vieille chanson).M.Léandre Proulx, *fé de 80 ans.le doyen des chanteurs d église du Canada.Au piano: M.Edouard Codére.a) Tant qu’U y aura des étoiles, Vincent Scotto; Una furtlva lacrlma, Gaetano Donizetti; Je t'al donné mon coeur.Franz Lehar, M Raoul Gosselin.Au piano: Mlle Adrienne Lecomte.Love's Old Sweet Song.Malloy; Que lee songes heureux (Phllémon et Baucis).Ch.Gounod: Le veau d'or (Faust).M.Henri Beaudoin.Au piano, le professeur Oscar Cartier.__ _ Magical June, T.Hilton Turvey; The Robin Song.Howard White; Somewhere a Voice Is Calling, Arthur F.Tate, Miss Mona Blgg.Au piano; Mme Jennifer Brum-well.Alouette, arr d'Hector St-Pierre; Le P'tlt Cordonnier, arr.de l'abbé Turcotte; O Vos Omnés.Vittorla, les Chanteelerea de Sherbrooke, dirigés par M.Hector St-Pierre.WJZ 394.5 mètres — 760 kilocycles 5.45 p.m., J.HeUer, ténor.6.00 p.m.U8.A Band; T.D'Arey, con-lucteur .9.00 p.m.Musique nègre.9.30 p m., Les cordes mélodiques — A.'hubaldin."Aux Feux de la Rompe" Les artistes lyriques de CRCM chante-¦ont pour l'auditoire de Radlo-C&nada, le undl.28.de 10 h.à lo h 30 p.m.des airs drés de Chu Chin Chow, de Norton, de Pl-lafore.de Yeomen of the Guard et de Sorcerers, de Gilbert et Sullivan.Giuseppe Agostini dirigera l’orchestre et î&rry Norrls, le choeur, Les solistes seront tgnes Forbes, soprano, et Harry Maude, baryton.Les concerts dirigés par Alex Chuhaldin Harold Sumberg, violoniste soliste de a Symphonie de Toronto, se fera enten-Ire lundi soir, 28, à 9 h.30.au cours du soncert donné par l'orchestre de Chuhal-lln.La critique considère Sumberg comme 'un des artistes les plus remarquables du Canada D'origine américaine, U vint tout leune au Canada puis alla étudier en Eu-¦ope en particulier à Berlin où U se fit rel «arquer par ses maîtres.U a Joué plu-Heurs fols devant l’ex-kronprtnz Sumberg ouera lundi soir.Passacaglia et Fugue de îaeh et Sérénade en re majeur, opu* 32.so 1.de Gotze.Fémino Le docteur Gaston Laplerre donnera sa troisième et dernière causerie pour l'au-iltolre de Fémlna, aux postes du secteur français de Radio-Canada, le lundi.28, a ! h.45 p.m.Le Dr Laplerre parlera du régime des enfants pendant les vacances.Mme Florence Martel fera la chronique 4e l’actualité féminine.* Mardi, 29 juin Ondes courtes PARIS — 9.30 a.m — Barberine — comédie d’Alfred de Musset — TPA-2, 196 m .15.24 még.TOKIO — 4.15 p.m.— Orion Choir — JZJ, 25.4 m., 11.80 még.; JVN, 28.1 m.10.- 86 még.SCHENECTADY — 5.35 p.m, — Mall Bag - W2XAF, 31 4 m , 9.53 még LONDRES — 6.20 p.m — Récital de chansons écossaises — GSP, QSO, GSD.GSB.BERLIN — 8 45 p.m.— Pvof.Langsdorl: Pouilles — DJD, 2j.4 m., 11.77 meg.SANTIAGO.Chili — 9.15 p.m.— Musique — CN-960.31.2 m , 9 60 meg.LONDRES — 9.40 n m.— London Calling, 1937 — GSI, GSF.GSD, GSC BUENOS-AYRES.Argentine - 11 p.m — Danse — LRX, 31.06 m.9.66 még TOKIO — 12.15 a.m.— Choeur — JZJ, 35.4 m.11.80 még.LYNDHÜRST.Australie — 4 a.m.— Programme national — VK3LR, 31.3 m.9.58 még.Radio-Etats-Unis WABC — 348.6 mètres — 860 kilocycle* 3 30 p.m .Nloolal Wantroff, basse; Maud Runyon, contralto.Mlle Runyon chantera: O don fatal, de l'opéra Don Carlos, de Verdi; Still Wlc die Nacht, de Bohm W&nt-roff chantera: La Nuit, de Tschalkowaky.L'Heure de pourpre.d'Holmes; Le cycle des fleurs; Chant de la mouche, de Moua-sorgsky.4.30 p.m., Margaret Daum.soprano, du Metropolitan.Elle chantera: Beautiful Lady.de Caryl; The Hours creep on apace, de Sullivan; Sou* votre fenêtre de Brahm.6.00 p m .Première de Pean", competition de Leslie Loth s 8.00 p.m., Ivan Ivantzoff, ténor; Dorothy Drealin.soprano.8.30 p.m.Al Jolson.WL.VF — 454.3 mètrei — 880 kilocycles 6.20 p.m., Le* trois soeurs X, chant.7.00 p.m .Amoe and Andy.WJZ — 394.5 mètres — 760 kilocycle* 6.35 p.m , T Russell, ténor.7 45 p.m .Florence George, soprano.9.30 p.m.Lots Bennett, soprano, Frank Munn, ténor.10.00 p.m .Edward Tomlinson, causerie sur l’Amérique du Sud.10.30 p.m.Les matlres d'autrefois; ensemble de harpe, flûte et cordas.SOMMAIRE j LUNDI, 28 JUIN CRCM — 329.7 mètres — 910 kilocycles 5.30 Heure — Concert, disques.6 00 Heure — La bourse.6.15 Le disque pour tous.8.30 The Three Slaters.8.45 Fémlna.de l'éducation familiale.7.00 Interlude.7.15 Propos financiers.7.25 Baseball (résultats).7.30 Heure — Nouvelles 7 45 Orch.Campbell, NBC.8.00 Jazz Nocturne, MBS.8.30 La musique Goldman.9.00 Heure — Mirror of Musto.10 00 Aux feux de la rampe, 9.30 Ensemble de cordes Chuhaldin.10.30 Fighting Through.10 45 Heure — Radio-Journal.H 00 Orch Romanelll.11.30 Soliloque, CKAC 411 metre* 730 kilocycles chanteur.CBS.Radio-Canada Ici Paris! A la prochaine émission d'tcl Paru, celle du mardi.29.de 9 h.30 à 10 h p m , aux postes de Radio-Canada, on entendra les airs suivants: Marion Mariette.Paddy.Jules et Gaston; La Chouette.J Navarrlne.l'orchestre.Assez .tu ne reviendras pas.Walberg et Stern, Lucienne Delval, contralto; Ton nom.c'eet ma patrie, Tom Waltham, refrain par Pierrette Alerte; Et pula d’abord.Paul Mlsrakl, Jules et Gaston; Deux copain», de l’opérette Bouche en coeur, René Sylvano.l'orchestre; Dansant tout le Jour.Ralph Maria Slegel, J or-cheatre; Caballero (rumba).Tom Wal-de toi, Michel Emer.refrain par Pierrette tham, Lucienne Delval, contralto; Auprès Alarln; C’est le semeur de rêves.Kayne et Gardoni.Lucienne Delval.contralto; Le légionnaire.A Rovlra, l'orchestre.Le trio Mozart Le Trio Mozart que dirige Hervé Ball-largron.flûtiste.Jouera à son concert du mardi, 39, de 8 h.45 è T h.p.m.Sérénade espagnole, de Frlml.Gavotte, de Haen-de) .fbtase de Joseph Holman, Toreador et."Andalouse.d’Anton F iblnstelû *1 Me-attft.da Rameau.4.00 Bob Byron, 4.15 Classiques 4.30 Playards.CBS.5 00 L'heure.5 00 Evénement» sociaux.5.15 Eton Boys.CBS.5.30 L'heure.5 30 Programme du foyer.6.15 Valse.8.30 L’heure.6.30 Heure récréative.7 00 L’heure.7.00 Chansons française*.7.15 Chant.7.25 Tourisme.7 30 Gems of Melody 8.00 Les brigadier» d'Horace Heldt.CBS.8 30 La clinique dee mot».9.00 L’heure.9.00 Radlo-Théfctre CBS.10.00 Cavaliers de LaSalle.10.15 Radio-Journal.10.30 Chas Karsner et orch CBS.10.45 Berceuse.11.00 L'heure — Température.I 11.00 Le reporter sportif Molaon 11.10 Orch.CBS.1.00 L’heure — Fin des émissions.C£CF — 500 métrez — 690 kilocycle* CFCX — 49.96 mètre* — 6,005 kilocycles 4 00 Matinee.5.30 Musicale.5.45 Soliste.6 00 La bourse.6.30 Musicale.7.00 Oncle Troy.> 8.00 Good Time Society.8.30 Voice of Firestone 9 00 Goldman Band Concert.10 00 Contented Program 11.05 Nouvelles.12.30 Magnolia Blossom.CHLP — t«6 mètres — 1129 kilocycles 4.55 Sommaire 5.00 Thé dansant.5.30 Heure exact»; 5.30 Méli-mélo.7.30 Heure — Commentateur sportif.6.30 Chansons françaises.7.45 Eventide Echoes 8.00 Au fil du souvenir.8 30 Mirror of music 9 00 Au gré des flots.9 30 The Lampllt hour 18 *£• Meunier da Sylva, planiste.11 00 Heure, MARDI, 29 JUIN CRCM — 329.7 mètres — 910 kilocycles 3.30 Heure — Concert, dlaquee.6 00 Heure — La bourse 8 15 Le disque pour tous 6.30 Glen Darwin, baryton.NBC.6 45 Le trio Mozart.7.00 Orch Rex Battle.7.25 Résultat» des Joute* de balle au camp 7.30 Heure — Nouvelle*! 7.45 The Top Hatters NBC, 8 00 En roulant ma boule.8 30 Al Jolson et se» Invité».?P'ur* “ Pictures in black and white 9 30 Ici Parts, sous la direction d'André Durleux.10.00 Summer Cocktail.10.45 Concert Germaine Lebel.soprano et un trio Instrumental sous la dlr de Louis Bédard 10 45 Heure — Radio-ioumal.11.00 NBC Night Club.NBC 11.30 Mart Kenney et eon orch.CKAC ~ 411 mètre* — 73* kilocycle* 7.15 Mélodies rythmée*.7.25 Sommaire 7.30 Pot-pourri.8 00 Sérénade.8.15 Lee nouvelle*.8 30 Chanson» françaisae 9 00 Heure de la ménagère 9 15 Les deux copain».9.30 Bonjour madame 10.00 Heure — Opérette H 00 Musique de concert.11.15 Captlvators 11.45 Service rapide 12.00 Heure.1 00 Heure — La bourse } 17 TBrnpArTture*** 1,1 Ü8r*' 1 18 Chansonnettee française*.1.30 Merrymakers 1.45 Orgue 2.00 Romany Trail.235 Le monde féminin.Î-J5 Instrumenuiee.J w TnéAtre.3 M rinu» Cc>lutnbl* - Ht*te- d d l,ne chanaon 4.30 Margaret Daum.eopeano.5 00 Heure — Evénement» sociaux.515 Température.5.20 Planologue 6.15 uUv»Ue PrOKrafnm' ^ foyer.6.30 Heure 7 00 Heure Nous ne publions pue les lettres signées ou des communicattons accompagnées d'une lettre signée avec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce I gut paraît sous cette rubrique: A propos de prononciation M.le directeur, M.Alexis Beauregard, de Ste-Hé-!ène de Bagot, a soulevé, dans le Devoir de vendredi, le 25, une 1res intéressante question.J’eus, autrefois, au College de Montréal, un professeur français d’histoire qui prononçait Vacnln-ton pour Washington (le général et la ville), Ruquingçune pour Buckingham et qui répondait aux rieurs de la classe: “Mais c’est comme cela qu’il faut dire en français”.Possible — et encore! — si l’on est en France; mais, pour nos oreilles de Canadiens habitués dès l’enfance aux sons de la langue anglaise, celte prononciation était ridicule et les rieurs avaient raison contre le professeur.Même en France, Il n’y a aucune raison pour ne pas prononcer les noms étrangers tels qu’ils sonnent dans leur langue; tout le monde comprendra.Mais c’est l’affaire des Français et nous n’avons rien à y voir.Chez nous c’est autre chose.t Je me souviens qu’une actrice d’une des troupes françaises qui jouèrent il y a quelques années à l’Orphéum déchaîna le rire en prononçant, comme on le fait à Paris, le mot gentleman.Puisque, aussi bien, nous avons l’habitude de prononcer les mots anglais tels qu'ils doivent l’être, demandons aux Français la vraie prononciation des noms français, mais continuons à prononçer à la manière anglaise les noms anglais.Pour ceux des autres langues nous n’aurons guère de difficulté.juste à cause de notre bilinguisme de prononciation, à les dire comme ils doivent l’être.Meme pour les noms étrangers qu’ils ont acclimatés è leur prononciation.laissons-leur cette petite fantaisie comme Clin pour Klein.Mais n’allons pas pour leur faire un plaisir qu’ils ne partageraient aucunement, nous accoutumer, comme certains annonceurs de la radio, à dire Léon Bloume, quand Blum, qui s’augmente d’un e final en allemand et veut dire fleur, y porte sur l’u un tréma qui le fait prononcer u et non on.Par la même occasion, laissons-leur bildingue, dancingue, foutin-gue.scatingue, même si nans la “Haute” on croit chic de s’en servir, pour n’user que des mots français que nous donne leur Larousse.Enfin, et ceci fera sans doute plaisir à M.Beauregard, n’allons as chercher sur les lèvres de M.ourgeois ou d’aucun autre causeur français, à la radio ou ailleurs, notre prononciation des noms et mots anglais ou allemands; nous n’avons Sas besoin de ces leçons pour ies ien prononcer.Fréd.PELLETIER Montréal, 28 juin 1937.Du pour et du contre, à propos de l'atelier fermé Montréal, le 23 juin 1937 M.le Directeur, Le "Devoir”.Le Conseil syndical de l’imprimerie se demande, au sujet de ma lettre au Devoir sur l”‘atelier fermé”, ce qu’un inconnu du mouvement ouvrier peut bien venir faire dans cette question à débattre entre le minislre et les organisations ouvrières?A ceci je répondrai: 1.— La protestation du Conseil syndical contre la déclaration du l ministre, faite publiquement dans plusieurs journaux ne pouvait manquer son but: Eveiller l’opinion publique et susciter des commentaires; 2.— La question ouvrière est l’un des facteurs les plus importants de la ’’question sociale’,’ et à ce titre, autant que les employeurs et les ouvriers eux-mêmes; elle intéresse toutes les classes de la société.J’ajouterai que le Conseil syndical devrait se réjouir de mon intervention, car, elle lui a fourni J’oceasion de mettre «n évidence les principes de justice et d’é«quité dont s’inspirent les gyndicats catholiques.De mon côté, je n’ai rien à regretter, car loin de réfuter mes affirmations comme il le prétend, le Conseil syndical, les confirme catégoriquement lorsqu’il dit: “Que le gouvernemeqt ne tolère pas de tels procédés d’organisation, très bien; mais de grâce qu’il ne nuise pas au développement de syndicats qui n’emploient que des moyens honnêtes”.Ces messieurs du Conseil syndical ne sont pas les seuls à me donner raison.M.Alfred Charpentier dans son travail sur ce sujet (E.S.P.août 192fi) après avoir cité le Père Ryan et Mgr Paquet, fait une autre citation à la page 10 comme suit: "Léon XIII dans son encyclique “Longinqua Oceani”.dit bien que "personne ne doit être empêché de travailler où ça lui plaît et quand ça lui plaît” mais, ajoute avec raison M.Gharpentier, “cela ne veut pas dire que la liberté du travail est un droit sans limite, puisque au contraire, comme tout autre droit, il doit être limité au contrat juste et honnête et par la loi morale (comme pour les citations qui suivent, les soulignés sont de moi).A Ja page 12 du même ouvrage M.Gharpentier cite les cas d’exceptions légitimes, à l’atelier syndical ferme.Tenons-nous en au seul suivant: “Les opposants par principe, autrement dit pour des motifs de conscience, ont le droit indéniable de s’abstenir d’adhérer à un syndicat qui profesae des idées subversives ou qui bafoue ses idées religieuses ou politiques” — “Pourtant cette exception est plutôt théorique, car la plupart des ouvriers qui obtiennent du travail dans un atelier syndicai contraire à leur choix sont contraints d’y adhérer”.C’est cette contrainte qui est immorale, injuste, contraire à la liberté et aux droits des ouvriers.Pesez bien les paroles du P.Ryan que vous citez; “En autant que l’atelier unioniste fermé est nécessaire comme moyen d'avoir des conditions de travail raisonnables, il n’est pas immoral.” Mais lorsqu’il est exigé du patron, non pas pour obtenir des conditions raisonnables, mais pluttô imposé dans le but d’étouffer un syndicat rivai ou de forcers les ouvriers à faire partie d’un syndicat contraire à leurs principer religieux ou polftlques, j’ai dit et je répète, il est immoral et condamnable.Un autre genre d’atelier fermé également condamnable parce que contraire à la justice et au bon sens, et malheureusement il y en a encore beaucoup à Montréal, ce sont les établissements commerciaux, industriels et financiers où toute organisation syndicale de travail est prohibée et défendue aux employés sous peine de renvoi.En autant que les syndicats catholiques sont concernés, cette expression d’atelier fermé doit être écartée, elle ne rend pas justice à leurs principes d’ordre social et à leurs procédés honnêtes.D’après M.Charpentier, ce qu’ils réclament avec raison, c’est l’atelier syndical soit total, soit de préfé-! rence résultant d uu contrat juste I et honnête obtenu par des moyens raisonnables.Veuillez agréer, monsieur le directeur, mes plus sincères remerciements et me croire.Votre très reconnaissant Daniel MARCOTTE.tomba ensuite dans le puits d’une hauteur de 50 pieds.Il s’est tué sur le champ.La polict arrête Desjardins La police a an>êté samedi un homme du nom d’Arthur Desjardins, 40 ans, sans adresse, sous l’accusation de tentative de meurtre.Roch Lupien, 70 ans, sans: adresse, a été sa victime.Il a reçu ! une balle dans le corps.U est à | l’hôpital Saint-Luc.Aux quartiers j généraux de la police, on a trouvé 1 24 cartouches dans les poches de Desjardin* et un revolver.Sexagénaire victime de l'auto M.Joseph Therrien, 62 an», domicilié rue Anita, est mort à la suite d’un accident d’auto, survenu rue Ontario, samedi soir.Le désastre du garage Laurier La ville de Montréal fera des fu-, nérailles municipales aux trois pompiers, Arelli Martin, Armand Sénécal et Joseph Lepage, morts vendredi à la suite d’explosions survenues au garage Laurier, de l’avenue Laurier.Le service sera rhanté demain matin à 10 heures, à la basilique-cathédrale.Les corps des pompiers reposent en chapelle ardente aux quartiers généraux de la brigade des incendies, rue Craig.L’administration municipale promet une enquête complète et rigoureuse dans la catastrophe de l’avenue Laurier.* fi Le premier ministre de la province, M| reirèctSMitf-) entreposés et IMMUNISES CONTRE LES MITES REMBOURRAGE IMMUNISATION CONTRE LES MITES EMMAGASINAGE Feuilleton du "'Devoir Le lardin de l’Enchantement par MAGALI 14.(Suite) Elle répond: "Bonjour!.bonjour!.et sourit dans l’pmbre du chapeau.Les bonnes gens chuchotent derrière elle: — Eh bé, c’est un beau brin de fille, la nièce de l’Américaine.— Qu’elle es! “magnngue”!.Et comme if faut, cette petite.— C’est vrai qu’elle est institutrice chez ceusses de la borde de Bellevue?Ils le disent.Elle "enseigne" leur demoiselle.— BoudiPJii je proféré la juaitrea- ( m-.if •• t»i se que l’élève.Celle de Bellevue, elle est babardo (1) et aissable que c’est pas Dieu possible!,.— Et insoulenio coumo pa de mil (2)„ achève la vieille Françoise.— Ah! ça.vous avez raison.Fran-çounette!.Le dimanche, à l’église, elle toise tout le monde comme si le pays lui appartenait.et des fois, elle rit, derrière son livre, en se moquant du monde.— Après tout, ils ne sont pas si riches que ça, les "mestros” de Bel- (1) Vaniteuse.(2) Grossière comme pain de maia.levue.Ils n’ont pas tant besoin de faire les mais polis.— La tabataïro (3) croit bien qu’ils ne donneront pas le prix de l’an dernier, pour les vendanges.Et rien qu’un litre de vin par homme.— Eh bé, s’exclama la "Marie-Poulido”, qui a des cheveux de bohémienne sous le petit chapeau de toile bise que retiennent d’étroites bandes de velours noir, s’ils croient qu’ils trouveront une “colhe”!.Le bordier pourra courir.“Moi, je préfère aller m’embaucher au château comme trieuse.— Bien sûrl répond Françoise, énergique.— Et moi aussi, et moi aussi ! lancent les autres.— S’ils continuent, ils ne trouveront plus personne pour couper les raisins.— SaquelaV reprend la "Marie-Poulldo”, ils voudraient faire travailler les gens et ne pas les payer! L’an dernier, ils ont donné sept francs aux femmes.Mais on croyait bien qu’ils laisseraient les ven- (3) Marchande de tabac.dangeurs aller à la grapille, une fois le vin rentré.Oui.té! Va-t’en voir s’ils viennent, Jean!,., Quand on est arrivé, avec les paniers, il y avait de grands écriteaux comme ça: “Défense de grapiller”.— Vous avez jamais vu ça, vous autres, femmes?— Jamais! Jamais! déclarent les femmes en révolte.Du temps de père Frépel, — pourtant 11 aimait les sous aussi, celui-là, — on allait toujours ramasser les grapillons — Et au vieux Jeantou.vous savez ce qu’y z’y ont fait, au vieux Jeantou?.Ils y ont donné trois francs par jour, comme aux “drol-les”.Pourtant, Jeantou a fait autant de travail que les autres.La preuve qu’il suivait le rayon et qu’il n’était jamais en retard.Seulement, piétat! il est vieux, et le bordier en profite.Celui-là, il est aussi mauvais que ses patrons.L’air vibre d’une sonnerie lente de cloches, et les bavardages s’interrompent.Muriel est déjà arrivée à l’entrée du village.Elle s’srréte un moment, écoutant l’angélus tinter dans ciefcAlme.Elle aime cette heure émouvante qu’a su fixer sur la toile un peintre de génie.Ici, dans ce coin de France méridionale, au fond de ce vallon romantique, le moment symbolique de la prière revêt une particulière poésie.La campagne s’est tue.les paysans ont posé leurs outils.Les hommes se découvrent, les femmes ramènent sur leurs cheveux le foulard ou le chapeau à brides de velours.Un à un, ombres silencieuses et déjà recueillies, ils pénètrent sous la voûte fraîche.L’église est toute noire, avec, dans le choeur, le point rouge el vacillant de la lampe et, dé temps en temps l’éclat blanc d’un surplis.Ding! dong!.Les cloches éparses semblent se rassembler soudain pour revenir et céder le pas au silence.Et voici tout ô coup que s’élèvent, à voix alternées, l’Invocation du prêtre et les réponses du groupe agenouillé sur les dalles.Muriel, la tête dans ses mains, unit sa prière à celle de ces simples.Mais pour sa petite personne nette et décidée, cela ne suffit pas.Et elle chuchote, à voix basse, les yeux fixés sur la flamme mystérieuse qui semble seule vivante dans la pénombre: “0 mon Dieu, pardonnez-moi de laisser là le protocole et d’oublier volontairement a u j o u r d’h u i les phrases qu’on m’apprit jadis.Mais songez que je n’ai plus personne depuis que vous avez appelé à vous tous ceux que j’aimais et que cela me soulage de vous dire le fond de mon coeur.“Mon Dieu, je vous remercie de m’avoir donné un toit pour m’abriter et une situation pour subvenir à ma vie matérielle, à une heure où j’aurais pu désespérer., mais j‘ai d’autres faveurs à vous demander, Seigneur! Songez que ce toit est précaire et que j’y auis seule: ren-dez-mot tante Georgina pour m’aimer et me protéger.Faites que Mme Bourrlchon aolt un peu moins arrogante, et Mlle Monique, sa fille, un peu plu» charitable.Faites que je puisse bientôt quitter cet accent anglais qut me gêne comme un vêtement ridicule.“Conservez U santé à ma bonne Marizou et à cette insaisissable tante Georgina.Gardez-moi ma gaieté et ma confiance en la vie.“Et si vous avez en réserve, mon Dieu, quelque part, de par Je monde.un jeune homme beau, bon et intelligent, vous qui êtes tout-puissant, veuillez le mettre sur ma roule, afin qu’il épouse votre Muriel.Ainsi soit-il.” VIH —Miss, avait dit la veille au soir Mme Bourrichon à Muriel, vous ne viendrez pas demain.Nous som- mes invitées à passer la journée au château de Grandjcan.La femme de chambre vous remettra une pile •de torchons que vous emporterez pour les ourler chez vous.Car la maîtresse de Bellevue ju- dt qu’il ne fallait point encou-|er fa paresse de ses subordon-s en leur laissant leur liberté en-re.—Je les pale: ils me doivent r temps, avait-elle coutume de jourBAi «yt jmÿriirt* au ne «o ru* DAmir est.A itrètl.dm l'Imprl îTm nmit*»).PtUcUa* LE DcvOiR, Tiÿc^l.rw^ui & JUIN >937 VOLUME XXVIII — No 146 Ouverture du deuxième Congrès de la langue française è Québec quebec, 28.— Voici les allocutions prononcées à l'ouverture du Les allocutions de Mgr Camille Roy, de MM.Eugène Jalbert, Henri Ledoux, de S.E.deuxième Congre* de la langue française, Hier soir, au Colisée, par Mgr Camille Roy, recteur de l'Université Laval et président du Congrès; M.j Eugène JalJbert, avocat è Woonsocket; M.Patenaude, lieutenant-gouver- j «eur de la province; M.Henri Ledoux, président de l'Union Saint-Jean- j Baptiste d'Amérique; S.E.Mgr Brunault, évêque de Nicolet; M.René Turck consul général de France à Montréal; M.Fernand Rinfret, secrétaire d'Etat dans le cabinet King; M.Maurice Duplessis, premier ministre de la province; M.Paul Leduc, ministre des mines dans le gouvernement de l'Ontario; et le maire Grégoire de Québec: Mgr Camille Roy Nous voici enfin réunis pour le deuxième Congrès rie la Langue française.Il y a vingt-cinq ans que fut tenu, ici même, à Québec, le premier.Et le premier, depuis vingt-cinq ans attendait le second.Vingt-cinq années, c’est beaucoup dans l’histoire d’un peuple jeune qui cherche encore sa voie, et qui élabore tour à tour avec confiance et avec inquiétude son destin.En 1912, le Congrès de la Langue française, (le Congrès des populations de langue française du Canada et des Etats-Unis), avait été, suivant l’expression de son président, tm geste de vie.Et la vie avait jailli plus abondante des contacts fraternels, des délibérations où s’étaient rencontrés les esprits, des voeux où s’étaient exprimées des volon-tés» Mais les idées elles-mêmes souffrent de l’usure du temps, elles se brisent parfois ou s'affaiblissent au choc des obstacles, et des volontés fléchissent qui ont à recommencer un perpétuel effort.Et la vie s é-puise qui ne se renouvelle pas assez souvent aux sources profondes d’où elle s’est répandue.Vingt-cinq années sans éprouver avec un soin rigoureux toutes ses valeurs spirituelles, c’est trop long pour une jeune nation exposée à se complaire dans les faiblesses de son adolescence, ou à s’irriter des lenteurs de sa formation virile, C>st trop long pour un peuple jeune qni aux heures de sage reflexion voudrait monter d’un élan plus vigoureux vers les sommets de son histoire.Non pas certes que depuis le Congrès de 1912.nos populations de langue française du Canada et des Etats-Unis n’aient pas délibéré, à certains moments, sur leurs progrès ou leurs reculs.Assurément, il n’y ont heureusement des portes qui ne se ferment plus, et par lesquelles entrent et sortent, passent et circulent des foules empressées.El ces foules nouvelles portent toutes un visage ancien et familier.1-e regard de tous ces yeux rayonne la lumière française.Sur toutes les lèvres s'exprime, chante la langue française.Québec reconnaît en tous ces hôtes du Congrès ries fils de sa famille, des frères qui ont relrou-vé le foyer premier des ancêtres, qui viennent un moment s’y reposer, et v renouveler leurs âmes filiales.Et tous, dès ce soir, vous qui arrivez et nous qui vous recevons, nous redemandons aux pierres mêmes du vieux foyer, et pour toute la rare qui y a reçu la vie, non seulement la vertu du souvenir, mais celle-là.plus précieuse encore, de ne jamais mourir.Bienvenue A tous ceux-là qui sont venus, à ceux qui nous apportent ce soir l’honneur de leur présence, et à Mgr Brunault, de MM.René Turck, Fernand Rinfret, Maurice Duplessis, Paul Leduc et le maire Grégoire LE CONGRES DE UESPR'T FRANCA^ part de nos propres sentiments, à J Qui dit loyauté dit acceptation de nous, vos frères des Etats-Unis.Et î l’allégeance due à l’autorité et vo-ouis.vous êtes peut-être comme lonté de la soutenir.Qui dit lovau-Prisrille Moline, à qui Jean Adant j té dit encore désir de contribuer à faisait jadis la cour, officiellement: |a prospérité du fqver.de la région pour le bénéfice de Miles Standish, et de EEtat tout entier.- fidélité à son capitaine.Or, le poète Long- soi-même, à ses origines et son pas^ fellow nous raconte, en vers délicieux.comme un jour Priscille Moline.émue par les paroles qui tombaient des lèvres de Jean Adant.l’interrompit soudainement pour lui dire: “Mon Jean, pourquoi ne parles-lu pas pour toi-même?" Et c’est ce qu’il fit.avec la fin que vous connaissez.Je vais donc, si vous le voulez bien, m’en tenir au rôle d’“une voix franco-américaine", laissant aux autres voix de se faire, comme elles le voudront bien, les échos de la mienne.L’appel oui partit de la vieille et glorieuse cité de Champlain conviant tous les groupes français de l’Amérique du Nord à se réunir dans ses murs en un grand congrès national parvint aux oreilles des Franco-Américains comme un cri ceux qui demain prendront part à jailli spontanément du coeur même nos travaux, j’ai le devoir très , de la race.Il nous vint à l’esprit agréable d’offrir la plus respecta- que la maman s’ennuyait peut-être cuse et la plus reconnaissante bien venue.Délégués de France, d’Haiti, des Etats-Unis et du Canada, vous représentez l’innombrable famille française du vieux et du nou- beaucoup de ses enfants et nous dûmes avouer qu’en effet l’absence avait été bien longue.Il nous sembla en même temps qu’elle commençait peut-être à s’inquiéter de ce Québec qui est l’une des capitales spirituelles de la vie française, A ce congrès qui veut être un ouvrier multiple et diligent de 1 esprit français.L’esprit français Le Congrès qui s’ouvre ce soir s’appelle, comme le premier, le Congrès de la Langue française.Nous l’avons souvent et plutôt nommé- Le Congrès de l’esprit français, afin de mieux marquer jusqu’à quelles profondeurs il doit Tpi" iour'elle, ,le.Conçièï jrjgjjr a» la la™ française nu.soient ! JJe,•«prit, et extérieure à lui.En réalité, elle s’identifie avec t’es- veau Monde.Soyez chez vous dans j nous et de l’état de certains biens de la langue française qui soient des occasions opportunes de se recueillir et de faire un examen de conscience nationale.Mais les conventions qui groupent toutes les forces d’un peuple ou d’une race autour des problèmes essentiels de sa survivance, offrent des moyens exceptionnels d’étudier ces problèmes et de- leur trouver des solutions.Nous avons donc voulu renouveler le Congrès et le geste de 1912.Nouvel appel va, .*.~ .,ti .| me, soit conservé, enrichi, étendu, La Société du l’arler français, qui I j]|ustré, tout l’heritage spirituel de est née et qui travaille sous les ans- < ,,0|re race, pices de l’i nisei sité Laval, n pris ! prit elle le contient; puisque c’est l'esprit d’une race qui créé, organise façonne, harmonise la langue dont il a besoin.L’union est à ce point étroite entre la langue et 1 esprit que tous deux réclament une même fidélité.Ce que nous voulons donc, pendant ce Congrès, c’est d’étudier les moyens de garder, d’enrichir, de- précieux qu’elle nous avait confiés le jour du grand départ.Comme nous sommes de bons fils et que nous croyons bien mériter d’elle encore, nous fîmes le plus chaleureux et le plus doux accuefl à son appel.Et nous voici.Nous vous arrivons apportant avec nous nos problèmes, nos difficultés et nos anxiétés pour vous demander de nous aider à résoudre les uns et à dissiper les autres.Nous vous apportons en même temps nos raisons d’espérer afin de vous les faire partager.Mais nous sommes venus aussi nour démontrer à nos frÿes du Canada que si les circonstances de la vie ont fait de nous de lovaux citoyens américains, nous avons cependant conservé intact le patriotisme spirituel et moral crue nos pères emportèrent avec eux du Canada.et qu’auiourd’hui comme hier et comme aux premiers iours de l’émigration aux Etats-Unis, notre âme est encore profondément ca- sé.respect du patriotisme oui nous vient d’une civilisation bien digne d’être maintenue chez nous.Notre histoire es! remplie d’exemples admirables de celte lovauté dont le ravonnement avait sa source dans les profondeurs mêmes des plus pures vertus privées et civiques.Au temps où la France marquait de son empreinte indélébile le visage du continent nord-américain.celte vertu des fondateurs et des pionniers allait jusqu’à l’héroïsme.Pendant les cent cinquante ans que nos pères travaillèrent à établir et à consolider en Amérique l’un des plus vastes et des plus riches empires coloniaux du XVIIIe siècle, ils surent imprimer le caractère de lepr patrie sur tous les coins de ce continent, de l’Atlantique aux mon-tagnes/Rocheuses et du golfe Saint-Laurent jusqu’au golfe du Mexique.Le nouvoir civil du gouverneur de' Québec aussi bien que la juridiction religieuse de l’évêque s’étendaient sur quasi toute l’Amérique du Nord, et ainsi pénétrait partout l’esprit français.Dans un grand nombre de villes et de postes importants au Canada et aux Etats-Unis se retrouvent encore les traces durables des fondations françaises d’autrefois.Et quand on observe les sites choisis le loug des fleuves et au flanc des montagnes de notre immense continent, on est frappé non seulement de la hardiesse mais aussi de la sûreté de couq d’oeil de ces exphm leurs et de ces fondateurs.Pour eux tout comme pour les guerriers héroïques qui payèrent de leur vie l’essai de défense d’un vaste pays trop peu fortifié, ce fut une conjoncture extrêmement douloureuse que l’assujettissement forcé de la Nouvelle-France et son passage sous une nouvelle domination.Vous connaissez tous l’attitude loyale de nos chefs et de nos pères devant la situation nouvelle que leur firent en 1763 la Providence et les traités.Irréductibles dans la rou- tants de la vieille France, et particulièrement au délégué de l’illustre Académie Française.Je souhaite une très cordiale bienvenue à nos frères de autres provinces et à ceux quelle ardeur, les âmes, l’Eglise, pour qu’il ne s’en dégage pas toujours une ferveur de sentiment qui ressemble étrangement à une jeunesse perpétuelle.J’invite respectueusement Son Excellence à dire aux congressistes la pensée maternelle de l’Eglise.S.E, Mgr Brunualt C’est à la Sainte Eglise, catholique, apostolique et romaine, que s adresse l’hommage que nous venons d’entendre s’exprimer, si élo-ries Etats-Unis, qui savent si bien quemment, en syllabes rie France, faire honneur au nom canadien et gardent pour le vieux pays de Québec un coeur filial et aimant, Salut cordjal aux Acadiens des provinces maritimes et de la Louisiane.Salut aussi aux dignes représentants de la civilisation française en Haïti et à tous ceux qui se sont empressés de venir à ce grand congfès retremper leur courage et s’inspirer des travaux et des voeux qui s’y formuleront.A tous je dis: soyez chez vous à ce foyer de vie française’en Amérique; réchauffez-y vos coeurs et de-veloppez-y l’ardeur de vos courages et de vos ambitions légitimes.De même que depuis des siècles, dans le sanctuaire des vénérables Ursulines de Québec, la lampe symbolique de Madeleine de Repen-ligny jeltM une lumière toujours vive, ainsi clevra briller à jamais, aux yeux de l’Amérique et du monde, le flambeau du genie français allumé sur nos rives par l’intrépidité de nos pères et entretenu par la foi et la force généreuse de leurs fils.Hommage à l'Eglise par la bouche de l’un de nos plus éminents compatriotes franco-américains.C’est donc au nom de cette Eglise.que je prends en ce moment la parole, pour vous redire.Monsieur le Président de l’Union Sainl-Jean-Baptiste d’Amérique, le | gratitude.été donné.Garant du sentiment de mon pays, te puis, de mon côté et par avance, vous assurer du retentissement que vos paroles ne manqueront d’avoir chez mes compatriotes.* Vous nous avez apporté un hier beau témoignage de l’harmonie d’intelligence et de coeur qui existe entre les fils de la Vieille-France et le« héritiers de la Nouvelle.Et que de surcroît ce témoignage ait été donné dans la cité même de Québec, au for de la orovince historiquement française du Dominion canadien, dans la vénérable enceinte oui connut tous les sacriifices et qui.fière de sa devise, demeure la gardienne d’un patrimoine commun de langage et de traditions, cela seul, sovez-en derechef convaincu, ne pourra qu’ajouter à l’émotion de vos cousins de France et au tribut de leur serration de leur religion, de leur [une longue et glorieuse tradition., a- langue et de leurs lois, ils nous ont Je l’invite à laisser son âme fran-tholique et fièrement française.Cer- j laissé 1 exemple d’un courage in ; co-américaine dire a 1 Eglise catho- Mgr Camille Boy a présenti M.Henri Ledoux en ces termes: C’est à l’Eglise maintenant, à l’Eglise du Canada, à l’Eglise romaine, que nous éprouvons le besoin de dire notre piété filiale, et notre immense gratitude.L’Eglise a sanctifié notre vie nationale et elle lui a communiqué quelque chose de ses promesses d’immortalité.M.Henri Ledoux, président de J’Union Saint-Jean-Baptiste d’Amérique, se fera l’interprète de notre fidélité catholique.Ce sont des transpositions accidentelles de programme qui ont mis ce soir, à _ ___________________ la suite l’un de l’autre, deux frères ! on{ les plus solides soutiens de franco-américains que nous avions | nos pionniers et de nos défri-d’abord séparés.Nul ne se plain-1 cheurs.Educateurs ou chefs de pa-dra du rapprochement.M.Henri , roisses, nos prêtres et nos reli-Ledoux, comme M.Eugène Jalbert, gieux, sous la direction de leurs est un ouvrier infatigable de vie évêques, ont été et sont toujours française et de vie chrétienne aux I nos premiers champions natio-Etats-Unis.M.Ledoux représente mot du Christ-Dieu à saint Thomas d’Aquin: “Vous avez bien parlé de moi — Rene dixlsti dp me”.N’eût été la vacance temporaire à la Délégation Apostolique d’Ottawa, c’est au Représentant du Saint-Père en notre pays qu’il aurait convenu, évidemment, de répondre à l’hommage du Congrès, ou encore, à notre vénéré Cardinal, que sa pourpre attache si étroitement au Saint-Siège.Mais Son Eminence sera demain l’hôte d’honneur du Congrès, et il est tout naturel qu’Elle se réserve pour cette heure-là.Votre Comité d’organisation, M.le Président général, a bien voulu, par suite, proposer l’honorable tâche, en mon humble personne, au doyen des Evêques du Canada.Bien que je ne puisse - à 80 ans — que vous apporter “les restes d’une voix qui tombe et d’une ardeur qui s’éteint,” j’en suis heureux et je vous remercie de tout coeur.L’un de vos premiers hommages, ce soir.Messieurs du Congrès, s’adresse à l’Eglise.Comme vous avez raison 1 De même qu’elle a veillé jadis, aux jours de Clovis et de sainte Clotüde, sur la France en formation et qu’elle a entouré, à travers les siècles, de sa constante sollicitude, la nation qu’elle appelle elle-même sa fille aînée, ainsi l’Eglise, dès les premiers temps de la colonie française jusqu’aujourd’hui, a sans cesse soutenu et réconforté ses fils du Canada français, qui sont, eux aussi, comme leurs pères, des enfants privilégiés de sa maternelle bienveillance.Nos missionnaires e» nos apôtres tendre, d’illustrer l’esprit afin que | ^ y v a e| p v a encore ,|es domptable.Loyaux jusqu’à l’effu-j îique l’hommage de toutes nos « • i s.T.x • » c* * i» v1 11 * ex x 11V/V» ix.i * v j* par lui.et par le verbe qui ' ex_», ; fléchissements et nous avons dû en- m P Kf'i 11 (‘Onservé.emicni» eipnou* r«.cficfrj3r ri« c nzartnc Mate z'x» c f'iiiitiatlve d’un nouvel iipocl aux populations de langue française dispersées au Canada, en Amérique.Li e les a conviées au Congrès de 1D37.La réponse a été empressée, unanime.Rarement, jamais peut-être dans notre histoire franco-canadienne et franco-américaine, on a vu un pareil émoi s’emparer des foules au seul nom de la langue française.C'est toute l’âme nationale qui s’est dressée à l'appel de «on verbe.La propagande organisée par le Comité central de Québec, avec l’aide des comités régionaux et locaux, a porté dans toutes les provinces du Canada, aux Etats-Unis, en Nouvelle-Angleterre et jus- | que dans la Louisiane lointaine et j en Haïti, le message du Congrès, j Partout des assemblées ferventes ï ont accueilli les porteurs du mes-1 sage.Un travail très spécial d’édu-1 cation s’est fait dans les écoles, j grâce à la coopération officielle des ! autorités scolaires et des directeurs rie l’instruction publique.Les enfants se sont appliqués à des travaux, à des concours où rivalisaient leurs jeunes passions; dans Nous avons ces tournois pacifiques, ils ont ap- ^ ]n présence parmi nous, ce soir pris déjà à se battre pour mieux ; ^ représentant de Sa Majesté le conserver leur langue.p0j ei1 oetle province.Son Excel-j Nous n’hésitons pas à croire que • jence jr .p, Patenaude.lieute-cette croisade scolaire a été l’une , n.inj.HOU‘Verneur de la province de des formes les plus utiles et l’un|,iam*' re-gistrer des pertes.Mais ces ¦ «r-tes je les compare plutôt à ces parcelles .A ces 1 ne> t.e sonf eux jes grands coupa-dernières ajoutons nos 332 brbho- hles en la matière, thèques paroissiales desservant une pour combler cette lacune, êclai-population de 869,037 et comptant j rons d’abord l’opinion publique au 255,516 volumes reliés.36,257 bro- moyen d’une vigoureuse campagne ehures et 253 abonnements à des revues et journaux, ce qui représente environ un volume par trois personnes; chacune d’elles renferme en moyenne 470 volumes.Nous posséderions donc en tout 344 bibliothèques publiques et paroissiales avec un contenu de 683^39 volumes.La bibliothèque de Toronto à elle seule abrite 575,536 volumes.L’-Ontario dépense chaque année pour ses bibliothèques publiques $1,203.062, le Québec $189,865.bibliothèques paroissiales irfeluses.La première dépense donc presque sept fois autant que la deuxième.La circulation des volumes est de 14.140.876 dans l’Ontario, et de 602,900 dans nos 12 bibliothèques, soit vingt-deux fois moins que de presse.Habituons les contribuables à l’idée de consentir aux sacrifices nécessaires à cette fin.Incitons les municipalités à prélever une taxe spéciale affectée à l’érection de ces temples du savoir.Multiplions les succursales dans les grands centres.Fondons des chaires de bibliothéconomie dans nos universités.Construisons des bibliothèques de comté dans les chefs-lieu avec dépôts ou succursales dans les localités avoisinantes.Travaillons à la diffusion des bibliothèques scolaires et donnons les prix accordés par les autorités provin- galement ceux de nos acteurs qui chargent le texte vernaculaire des auteurs, afin d’obtenir des effets vraiment trop faciles.M.de Montigny a voulu, en Indiquant sommairement les abus auxquels certains auteurs et quelques acteurs se laissent aller, présenter une leçon profitable à tous ceux qui s’adonnent au métier dramatur-glque et à tous ceux qui montent sur les planches ou prétendent faire du théâtre devant le micro.En somme, ce qu’il faut chez les unset chez les autres, c’est tout simplement dç la mesure; et la mesure, au théâtre, est une admirable vertu: ici.ce sera de la tempérance; ailleurs, le sens des proportions; partout, c’est l’art *de la transposition.art capable de produire une oeuvre véridique et foncièrement dans la province voisine.Celle-ci I tent les livres à la portée de tous compte 814,329 abonnés et le Qué-; réalisant ainsi la devise du Grand bec 29,185, exception faite des bi- Larousse: “Je sème à tout vent”.dales aux écoles et non aux élèves, i ^"a^n"e-Ir«n.c,a>e Q"L n* ,aissa Utilisons enfin les bibliothèques Da* e esthe,KIue et roulantes qui pénètrent dans les ?nu‘ a a“x ^rangers une avan-milieux les plus éloignés et met-1 d^ par]e!.mT eSS10n d€ notre facon L’enseignement secondaire français dans les provinces maritimes professionnelle Etats-Unis Québec.28.- Voici les grandes lianes du mémoire présenté au Con-7rés de la langue française par le R.P.Orner Le Gresleu.O.J.M.sur renseignement secondaire français dans les provinces maritimes: * + * Les Acadiens forment un cinquième de la population des provinces maritimes.Us sont 34% de In po- Québec, 28.—• Vofcf le résumé du travail présenté an Congrès de la Langue française par M.le juge Ar-thur-L.Eno, de Lowell, Mass., sur la vie professionnelle aux Etats-Unis: Dans cette étude de la vie professionnelle aux Etats-Unis, nous désirons parier surtout de la Nouvelle-Angleterre, section importante de ce grand et vaste pays, où la vie française est bien intense et la langue française est, pour un grand nom-_____________ bre encore, le véhicule de la pensée., , .! Les professionnels canadiens- les couvents, les religieuses 'ont la français suivirent de près les pre-part 1res large au français.Mm- miers émigrés aux Etats-Unis.Au heureusement, la aussi, il faut subir début jls firpn, ]eurs études au Cala tyrannie du programme anglais.nada ,liajs a présent presque ex-Les colleges secondaires français clusivement dans leur pavs.sont aii nombre de trois: Mamram- Notre vie professionnelle diffère cook, Hathurst et Samte-Anne de 1» de celle de France et du Canada limite de 1 Eglise.La langue fran- par sa démocratie et son commer-çuise est la langue officielle et ore-, cialisme.et pour ces deux raisons dominante dans ces collèges.Le j nos p problème du bilinguisme a été réglé nas [e respect accordé à leurs con- nos professionnels ne commandent lilCtl tlllIl'vN* I4.> s»* Z*7 sis.IM pi IFUtv IIIC «II* U » 11J • M UI UT a vis?• : prjj} |ç j-p nutation au Nouveau-Brunswick, selon les exigences de la prudence | fr^rcs de ces deux pavs 15% dans l'Jlc du Prince-Edouard, et du patriotisme.Ces collèges Parmi les motifs d’inquiétude que 1 1 C* ^ r\ i-g»! lxx_F *1 souhaitent que des relations fructueuses unissent toujours les âmes françaises de France., du Canada, de l’Amérique.Québec, 28.Langue française.M.A gcois.de la Presse, a présenté un travail sur la caricature, dont voici les grandes lignes: La caricature esi une science faite ri humour, de tact et de psychologie.11 n’est pas non plus d’art vraiment plus français.C’est le genre le plus facile et le plus banal.Elle peut devenir moralisatrice.Comme pour les caricaturistes, il v a plusieurs genres de caricatures; elle doit être souple et ne pas sentir l’effort.Au Canada, la caricature prend officiellement naissance avec Moreau, en 1865.De celte date jusqu’à 1900, on ne compte pas moins de 22 journaux cnricatruristes.Julien s’est surtout illustré ici dans ce genre.Ses types sont devenus classiques.La caricature est surtout politi- 3ne chez nous et elle s’en détache ifficilement.La politique seule prè-terail-clle à rire, au Canada?L'édition d'honneur des Gouttelettes provoque l'admiration des ami; du beau et du bien Monseifntur CsmilU Roy.P.A., V.C., (’eminent Recteur de Levai, en a fait l'émouvante préface.Pav! Richard, perit-fils de Pamphile LeMay, an ait le délicieux illustrateur: (28 hore-texte).La toilette typographique est d’un goût exquis.Prix: $1.25.Frai* de posta: 15 sou*.SKRVICE I>K LIBRAIRIE DU “DEVOIR” N.B.— On peut offrir co volume «omnte livra de récompense.Hommage à la France Allocution de M.le juge Sévigny en présentant M.René Turck Québec.28.— Hier soir, à la séance d'ouverture du Congrès de la Langue française.M.Albert Sévigny, juge en chef suppléant de la Cour supérieure à Québec, a présenté M.René Turck, consul général de France à Montréal.Voici le résumé de rdllocution de M.Sévigny (on trouvera dans la série des autres allocutions publiées dans d’autres pages, la réponse de M.Turck) : Vous connaissez, a dit l’orateur, la puissance de l’Amérique du Nord.La minorité française y fraternise avec la majorité et contribue avec elle à la grandeur nationale du Canada ci des Etats-Unis.Il y a parfois des querelles de famille, surtout dans le domaine politique.Mais il y a union sacrée quand il s’agit de défendre l’héritage du parler français.Le français, conservé d'abord chez nous par des paysans et des paysannes fut conservé ensuite par un clergé dévoué.L’histoire de la France est remplie des grands événements de la fin du XVIUe siècle et du XIXc siècle.Mais ceux qui restaient ici en 1760 avaient 150 ans de l’histoire canadienne dans leur mémoire.Après le traité de Paris, l’isolement de notre petit peuple offrait aux vainqueur» une occasion de donner à notre groupe les lois des autres groupes d’Amérique, La tentation fut combattue ef vaincue par l’Acte de Québec, de de 1774, qui est la base de notre survivance, et aussi la cause de la survivance britannique au Canada, car sans cet acte les Canadiens français se seraient associés aux colons américains pour avoir l’indépendance, Cette acte de justice fut en même temps un geste politique habile.Aujourd'hui nous avons la liberté de continuer el la fierté de dire avec cinq millions des nôtres que la France vit et vivra dans notre coeur et sur nos lèvres, comme elle a vécu chez nos aïeux venus de Bretagne et de Normandie.La minorité a contribué à l’expansion économique de ce continent, et elle a l’ambition de bénéficier comme les autres de l’héritage commun.Nous avons des associés de langue anglaise, et nous serons heureux.M.le consul, d’avoir un plus grand nombre de vos compatriotes de France.L’orateur invite ensuite les Français à investir dans notre province des capitaux qui seront bien protégés.Si vous voyagez., ts cultivateurs de donner plus d'essor à de multiples petits élevages qui se greffent à l'industrie animale et, en définitive, la rendent plus rémunératrice.U en résulterait une meilleure distribution des travaux et des revenus au cours de, l'année le cultivateur serait également protégé contre les bas prix qui peuvent, en tout temps de l'année, affecter un produit animal en particulier.Les prix du beurre comparativement à ceux du porc, par exemple, ne viennent-ils pas appuyer notre thèse?Interlocuteur.— Tout de même, vous admettrez que le marché des produits animaux est loin d'avoir bonne mine.MARCHE TOUJOURS OUVERT M.Morin.-.Très bien, mais Ils sont en demande d'un bout à l'autre de l'année.Tous les Jours le consommateur a besoin de viande, de lait, de beurre Savez-vous que, sur une piastre du budget familial déepnsée pour I'nltmentatlon, nous payons 58 centlns pour les produits d’origine animale?Autrement dit, le bétail permet au cultivateur d'avoir à sa disposition un marché continuellement ouvert.C’est le cas d'affirmer que le* animaux domestiques sont les meilleurs collaborateurs de l'homme, par le fait qu'ils transforment de volumineuses récoltes en produits vendables, concentrés, en un mot, des produits dont le public a nécessairement besoin.Interlocuteur.— Mal», Monsieur Morin, 000 livre., par .cmpl*- 11 v*ut abandonner la partie Interlocuteur.__ Mais changer de trou- peau, p'est uns groeae dépense a faire, ces années-cl, pour un cultivateur.SELECTIONNER M Morin.— n ne chambarder Mala U y a une cnoee que tout cultivateur peut f»1”1 *® ser des mauvaises bêtes »t bien nourrir les bonnes; en un mot.sélectionner, voilà le premier pas.Après cela, mais apres seulement, 11 pourra perfectionner, améliorer le sang.Souvent 11 nous arrive de découvrir dans certains animaux des aptitudes cachées qu'une bonne alimentation suffit à mettre en lumière.Un peu de sang nouveau, un croisement Ingénieux, un accouplement appareillé pernaettralt a d'autres de laisser de» descendants de beaucoup supérieurs à eux-mêmes, un bon reproducteur peut changer du tout au tout la valeur d'un troupeau Sujet aux variations, malléable dans son tout et dans ses parties, l'animal «et bis de grandes améliorations; 1 hérédité, la gymnastique fonctionnelle, l'alimentation rationnelle, pour ne nommer que ceux-là.sont des facteurs qui peuvent Jouer en sa faveur.Interlocuteur.___ Mais n‘ave.-vous pas remarqué, Monsieur Morin, que les deecen-dants de belles hôtes, très bien sélectionnées et hautement améliorées puisqu'elles sont de races pures et souvent Importées, dégénèrent rapidement?M.Morin.— Dans la plupart des cas.c'est qu’elles tombent dans une région qui ne leur convient pas.De grands zoo-technlclens l'ont dit avec raison; une race est le produit d'un milieu, l’Image particulière d'un coin de terre particulier.Observez un tant soit peu et vous remarquerez que les grandes races nous viennent des réglons les plus fertiles, les petites des réglons plus arides, tant 11 est vrai.Je le répète, qu'une race est façonnée, engendrée, si Je puis dire, par le milieu, le sol, la végétation et le climat.Interlocuteur.— Mais ne dlt-on pas qu'aujourd'hul, avec la eclence agricole et Aes lois de la génétique, l'homme vient facilement à bout de la nature?M.Morin.— Même à l'aide de connaissances scientifiques, 11 est toujours dangereux d'aller à l'encontre des lois naturelles.Ne l’oublions pas, la nature est une force créatrice qui travaille 24 heures par jour et 385 Jours par année.Que vaut l'intelligence humaine contre une force semblable?Elevez le plu» bel animal, par exemple, dans un milieu Idéal: transportez-le ensuite dans une région plutôt pauvre et vous verrez dégénérer ses descendants parce que soustraits à leur milieu naturel.Cela explique que Nominations provinciales Québec, 28.— Le dernier numéro de la Gazette officielle annonce les nominations suivantes: 4* Québec, le 29 mai, 19Ü7.M.Richard Saint-Hilaire, assistant-chef de division au service extérieur de la voirie, de Québec: chef de division.¥ ¥ ¥ Québec, le 21 Juin 1937.M, le Docteur Paul Martin, de la cité de Montréal: assistant du directeur du Laboratoire de médecine légale, à Montréal.M.Basil Hamilton, de New-Car-lisle: grand constable du district de Gaspé, (distrit électoral de Bona venture).M.Alexandre Dugré, médecin, de Saint-Léonard d’Aston: coroner pour le comté de Nicolet, à compter du 15 juin 1937, M.François Doré, ingénieur civil,- de Mont-Joli : chef de division au département de la voirie.M.J.Arthur Savoie, notaire, 20 rue Saint-Jacques-Est, Montréal: gérant de la Commission des liqueurs de Québec.M.Gérard Lemire, avocat, 60 rue Saint-Jacques-Ouest, Montréal : membre de la Commission des Tramways de Montréal et président-suppléant (vice-président) de ladite Commission, Importations canadiennes en avril Où allons-nous?Qui n’a entendu parler de “séparatisme” au cours de ces trois dernières années?Le mot, ainsi que la doctrine, sous la poussée des circonstances, # est sorti du domaine spéculatif pour entrer dans celui leur mmeu naturel, cela explique que j .ri i p, màme .r les pays les plus avancés en élevage aient, Souvent meme gOJOUr senti le besoin de se créer des races bien à eux, de* races formées à l'Image du milieu où elles vivent et se maintiennent.Le Danemark, où la logique prévaut en agriculture, a ses races animales Indigènes.race* bovines, porcines et autres.Interlocuteur.— Mais vou* parlez là d'un pays avancé, d'un pays fixé depuis longtemps sur un programme d’élevage bien adapté à ses besoins.M.Morin.— Pas si vite, pas si vite.Savez-vous que le Danemark a ses races bien à lui seulement depuis environ 50 ans?Ce sont des races danoises adaptées au milieu danois, à la terre danoise.Cela n'empêche nas les cultivateurs de ce pays d’avoir les meilleures laitières au monde et d'éclipser n’importe quel concurrent pour la production du porc à bacon.Interlocuteur.— Je connais des cultivateurs qui ont passablement réussi à améliorer leurs troupeaux, mais Ils trouvent quand même que l'argent n'entre pas vite à la ferme.M.Morin.— Cela veut tout simplement dire qu’en élevage, le côté technique et le côté économique doivent être envisagés simultanément.Autrement dit, un troupeau, fût-11 de lignée extraordinaire, sera payant dans la mesure où 11 sera bien et économiquement nourri Dans tous les pays où l’agriculture est avancée, où l'Industrie animale est florissante, on constate que les belles cultures ont précédé les beaux animaux.Le Danemark est un de ceux-là.Interlocuteur.— Mais ce pays a sans doute un climat sensiblement meilleur que le nôtre?AU DANEMARK M Morin.— Tonte* les personne* qui ont visité le Danemark s'accordent à dire que les conditions cHmatérftiues y sont à peu prés semblables aux nôtres.Mais leurs cultures sont meilleures, par exemple.et c'est ce qui, pour une bonne part, rend leur Industrie animale plus rémunératrice que dans notre province.Le cultivateur danois est en mesure de donner à son cheptel un* alimentation équilibrée.Les importations canadiennes en avril se chiffrent à $56,891,072 dont $10,206,773 du Royaume-Uni et $36,-704,934 des Etats-Unis.En avril 1936, les importations se chiffraient à $42,217,004 dont $8,838,654 en provenance du Royaume-Uni et $26,233,882 des Etats-Unis.Ceci est une augmentation de $14,674,068 ou 34 p.c, dans les importations totales, soit $1,368,119 ou 15 p.c.dans les importations venant du Royaume-Uni et $10,471,052 ou 39 p.c.dans les importations venant des Etats-Unis.Les exportations canadiennes de produits domestiques en avril se chiffrent à $65,516,661, dont $19,-540,276 au Royaume-Uni et $32,-510,815 aux Etats-Unis, tandis qu’en avril 1936 les exportations étaient de $57,423,830 dont $15,306,000 au Royaume-Uni et $31,555,985 aux Etats-Unis.Ceci est une augmentation dans les exportations domestiques en général de $8,092 831 ou d.nH.chiqu.i da voyagat.paataparh.14 p.c.Les exportations au Roy au- ^e.Téléphonas: BSIair 3361* me-Uni accusent une augmentation de $4,234,276 ou 27 p.c.et celles aux Etats-Unis de $956,830 ou 3 p.c.Les exportations de produits étrangers se chiffrent à $1,390,597 contre $540,346 l’an dernier, la plus gran: de partie de ces exportations pour les deux années allant aux Etats-Unis.Le surplus de toutes les exportations sur les importations en avril est de $10,010,196 dont $9,397,-994 dans les échanges t.vec le Royaume-Uni, tandis que dans le commerce d'exportations et d’importations avec les Etats-Unis le surplus est de $2,913,386.En avril 1936 le surplus des exportations sur les importations était de $15,747,-172 dont 86,520, 771 dans le commerce avec le Royaume-Uni et $5,-771,888 avec les Etats-Unis.Si vous voyagez.• xdreucx-voui su SERVICE DIS VOYAGES, LE “DEVOIR”.Billets émis pow tous les pays ai tarif des compagnie» de paquebots, chemins de fer.autobus, aussi hétsls, assurances bagages et acci- Par M.Léon GERIN M, Léon Gérin.ancien président de la Société Royale du Canada, à qui ses Monographies sociales ont acquis une réputation enviable dans un mitieu hélas! iron restreint, nous donne, avec son Vocabulaire ptali-gue de l’anglais a -— .i- part du temps, les cultivateurs qui ont les plus gros trouoeaux laitiers, M Morin.— Le fait n'est pas du tout surprenant; Il confirma tout à fait ce que nous enseignons depuis de* années ce ne sont pas le* gros troupeaux qui patent, mais le* bons troupeaux.Plusieurs se donnent beaucoup de peine et sont mal payés de leurs efforts parce qu'ils gardent un trop grand nombre de mauvaises vaches.Toute faible productrice diminue la moyenne de rendement d'un d’hui, le retrouve-t-on sur les lèvres de nos politiciens les plus actifs.Est-ce le système de demain?se demandent tes uns.C’est le système de demain, affirment les autres.Tous concèdent cependant— même les centralisateurs les nlus endurcis — qu’il existe (à tort ou à raison) chez nous un véritable courant pro-Québec.Et pourtant, aucune oeuvre encore ne traitait spécifiquement du sujet.Le premier.M.Dostaler O’Leary — des Jeunesses Patriotes et des Jeunes Canada — convaincu avec Léon Daudet que le livre est le vestibule de l’action, vient de ramasser en faisceaux dans Séparatisme, doctrine constructive! les majeurs griefs de notre jeunesse à l’égard de la Confédération.Ce livre intéressera, ne serait-ce qu’à titre documentaire, tous ceux qui se tiennent au courant de la politique dans le Québec, de quelque tendance qu'ils soient.L’auteur, bien que trop réaliste pour ne pas prendre position, fait te vide de tous les préjugés qui (pour ou contre) voisinent la auestion et nuisent toujours au raisonnement, il ne cherche qu’une chose: ie vrai visage de notre pays.Et pour cela U démontre comment à son avis “séparatisme” est non seuiemeni î'uttirae moyen de sauver notre culture, mais encore de rétablir notre économique et de -ermettre à nos minorités françaises du reste du pays de survivre.En un mot, un livre ou’il faut Cherchez-vous un imprimeur t ADRESSEZ-VOUS A L'imprimerie Populaire, Limitée éditrice da journal LE DEVOIR ?qui exécutera avec art et rapidement, aux meilleurs prix, tous vos travaux de typographie CARTES DE VISITE Travaux de Ville Menus - Têtes de lettres Faire-part — Factures Prospectus - Programmes LIVRES AFFICHES ?Catalogues —- Brochures Périodiques - Journaux VOTEZ-NOUS OU TELEPHONEZ — NOTRE REPRESENTANT PASSERA CHEZ VOUS.?30, Notre-Dame Est, Montré») réfé»boa«: BlUir 3361* fense ou d’offensive", comme le dit Fauteur dans son “Avant-propos”, elle est de nature à rendre d'immenses services à tous tes Canadiens français engagés dans l'agriculture, le commerce, l’industrie, les professions libérales, tes empli i* oublies, les affaires et la politique.Elle porte sur plus de 10,060 termes ou "Sa Sainteté Fie XI" (par Mgr R.FONTENELLE) "Une vie, un pontificat, qui appartiennent déjà à l'histoire".Volume de 430 pages.Au comptoir ou par la poste 90s.Service de Librairie du "DEVOIR" 430 Notre-Dame E., Montréal Interlocuteur.— Vou* abordez là.Monsieur Morin, une queetlon sur laquelle 11 y aurait beaucoup à dire.Et, comme on m’attend depuis quelque* minute* dé- M Morin.— Nou* y revlendron*.n'est-ce pas?Interlocuteur.— Certainement, certainement, Bonsoir.Le C.N.R.et la Saint Jean Baptiste 2 «pressions d'usage courant au Ca- troupeau et, par le fait même, absorbe nada et forme un magnifique ou- K?iitVr,d,onn«s p*r,le* j.ina .i1,,,, t,onnes laitières.Chez nous, on est trop v rage de plus de 4UU pages, d un • habitué de dire qu'un tel est gros cul-texte condense et dune Hslujlllé ! tlvateur" parce qu'il garde plusieurs têtes narfaite i de Cest mal comprendre le côté " j économique de l'élevage que de parler de Le format prallque qe ce volume, i ‘“intïrfocuteur.- Mais c* n'est pa* don-ta reliure de toile souple mil le j né A tout le monde de posséder des lal- .irolège, sa présentation tvpogn- avant un rendement de a.ooo à phique impeccable en foi.i un ma- m Morin.- j>n conviens, mat* ce miel utile et facilement maniable.; n est pa* une raison pour garder de* bes-"Le Vocabulaire pratique de l’an- t,*u* lior't '’unique rôle est de digérer «loic an français" nnr M I énn fli 1 une certaine quantité d'aliments aux rté-glais au trançais nai m i.eon l-o- pms du cultivateur, plutôt que de les fin, se vend $4 1 unite (relie), au ! transformer en produits plu* rémunérateurs Il ne faut Jamais perdre de vue que le bétail est un client, rte fait le plus gros consommateur des produit* végétaux récolté» *ur ta ferme.Mat* encore faut-il que ce soit un bon client, un client qui pale Plutôt que de garder des lai-tlére* dont le rendement se limite à a,- LE char allégorique du Canadien National qui figurait dans le défilé de la Saint Jean Baptistè était un hommage à la splendeur de* montagne* canadiennes symbolisées par le Mont Edith Cavell, dan» le parc national Jasper, et son “glacier de 1 Ange.’ ’ Ouvre des employé* du Canadien Nat iona I il était remarquable de sobriété et de bon goût.En plu» de fournir ce char au défilé de la Saint jean Baptiste le Canadien National a accordé un congé à tous les employés canadieua-franraia Pour leur oermettre d'assister à cette fête nationale.^ Pendant que nous affectons 24^ de nos ] avoir lu .terresàia cul mre de* céréales le* Danois Séparatisme, doctrine construcli-en affectent 44'c; nou* récoltons une I , , quantité insignifiante de plantes-racines 1 CP vente a la librairie du Devoir, alors que le cultivateur danois affecte i au prix de 75 cts l imité.18Ço de sa ferme à cette culture.I — .-.—> Interlocuteur.— Mal* le Danemark est formé de domaines agricoles beaucoup plus restreint# que les nôtre*?M.Morin — 81 non cultures couvrent une superficie totale plus étendue, c'est une raison de plus de les proportionner aux besoins de notre bétail Plus une exploitation est grande, plus 11 est important de mettre de l'harmonie entre les différentes parties qui la composent.Interlocuteur.Par où f&ut-ll commencer pour réaliser cet équilibre de nos I cultures?M.Morin.— C'est un travail d'ensemble qu 1! faut faire Les cultivateurs du Québec doivent, coûte que coûte, produire plus de légumineuses, plus de céréales.(avoine et orge), plus de racines et d’en-shage de meilleure qualité — là où c'est possible — et posséder de meilleurs pâturages.de sorte que l’alimentation améliorée du bétail se réalise avec le minimum d'achats au dehors.La source la plus économique de bons aliments, c’est encore le* champs bien cultivés qui don-nent un fort rendement à l'arpent, et, le plus tôt nos cultivateurs comprendront la Justesse de cet avancé, mieux ce sera pour leur bourse Du bon bétail, économiquement parlant, ne saurait s'obtenir sans une bonne alimentation, laquelle suppose loglcmement un système de culture an-proprlé.Interlocuteur.— Pouvez-vous me donner une idée de la différence de rendement qui existe entre nos cultures et celles du Danemark?M.Morin.— Voici ce que nous enseignent certaines statistiques récentes.Ren-ûèibfbts à l'acre: avoine, 27 mlnot* dans le Québec contre 65 au Danemark; orge, 24 mlnot» dans le Qttébec, contre 52 au Danemark; mélange de céréales, 27 mlnot* contre 47; blé, 18 mlnot* contre 53; choux de Siam et betteraves fourragères 9 tonnes contre 26, Voilà pour les culture» les plus Importantes.Interlocuteur.— Est-ce à dire qu» le* cultivateurs danois sont plus Intelligents que les nôtres?M Morin — Pas du tout.Cela tient tout simplement à ce qu'ils ont appris à cultiver Plusieurs l'ont dit avant mol.1 Instruction agricole est à l'origine de leur succès Personnellement, Je suis convaincu que le Danois comprend ta science apicole et en apprécie les bienfaits précisément parce que jeune 11 a reçu une instruction primaire qui lui a ouvert des horizon*.Lorsqu'arrive l'époque des études agricoles, u n'est pss question pour lui de réapprendre à lire, à écrira, à compter; au lieu de revenir sur ses études antérieures.11 *>n sert pour développer son amour du beau, pour parfaire une formation déjà adaptée à sa carrière, enfin, pour perfectionner ses connaissances agricoles.Interlocuteur — Vous voulez dire que le point de départ est bon M.Morin — Exactement, le succès du paysan danois confirme la véracité d’une doctrine que J énoncerais comme suit; la belle culture du cerveau précède la belle culture des champs; la belle culture de» champs précédé, à son tour, l’élevage des beaux animaux, Billets Spéciaux de FIN de SEMAINE de MONTREAL BURLINGTON,Vt.$2 O O Voiture* ordinaires seulement.Départ samedis et dimanches Retour, le lundi suivant, trains du matin.Même prit avec délais de validité spéciaux pour jours de fête» publiques.Départ Gare Ronaventure 7.1* a.m.(Exe.le dimanche); 9.2* a.m., îé.3* a.m., S.4* p.m., ou 9.Ô5 p.m., tous les Jours (heure solaire) Téléphone: MA.4731:' MA.7316 OU LA, 8911.CANADIEN NATIONAL CENTRAL VERMONT RUTLAND RAILROADS Les dernières nouveautés françaises IS CANADA — paissance internationale — par André Siegfried.11 cartes et graphique».Volume de 235 pages.Au comptoir ou par la poste .$1,35 LES MERVEILLES DE LA- MER — Les Coquillages — 1 5 planches en couleurs d’après les aquarelles de Paul A.Robert, texte de Paul Valéry de l’Académie Français*.Au comptoir ou pat la poste .L00 LA FORTUNE DE LA FRANCE par Jacques Bainville.Volume de 365 pages.Au comptoir ou par la poste 1.25 ISRAEL, son passé, son venir, par H.de Vries de Heekelingen.Volume de 274 pages.Au comptoir ou par la poste .1-00 PORTUGAL par Gonzague de Reynold.Volume de 350 pages.Au 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de 250 pages, 40 héliogravures.Au comptoir ou par la poste .75 NAISSANCE ET VICISSITUDES DE 300 MOTS ET LOCUTIONS — Essai de Sémantique — par le Lt-Col.de Thomasson.Brochure de 180 pages.Au comptoir ou par la poste .75 POUR CONNAITRE LE COMMUNISME par le R.P.Délayé.Volume de 250 pages.Au comptoir ou par la poste .«50 SUR LES GENOUX DE MAMAN — le catéchisme de bébé, par M.Compaing de la Tour Girard.Volume de 155 pages.Au comptoir ou par h poste .40 LA JUSTICE EN DANGER par Fernand Payen.Brochure de 93 pages.Au comptoir ou par la poste .25 Service de Librairie du Devoir 430 NOTRE-DAME EST — MONTREAL Son chemin de Damas Editeur : L’A»».Cetti.dM V*y«reur» de Commerce, section dm Trots-Kivlères.(par Kmrry de PatooourtJ DHutratfon: Jean-Jacques Cavelier, Trois-Rivières Vous nous qmtTsi - o .07 V/ .19 26 .00 18 .16 10% .00 .07% 09 .25 .03 .30 .25 .07 .16 20 .15 .03 .03 .07 .05 21 .16 .17 *3 75 .19 .09 04 .03% .06 .11 20 .06 05 .35 .00 .17 06 .18 .11 .10 .18 .08 54 59 .56 61 .101% 103% 90% 98% .96% 99 .89 92 94% .103% 100% 95 no .105% 107% 111 90% 107 109% 111% 98 86% 89 70 73 74 79 Marché de Calgary Coon foams» per________ BEAUSOLEIL ft BEAUSOLEIL.*77, Saint-Fian.-Xavler, Montréal.Offre O* L» 38 Juin 1937.Alberta Pacific.46 .48 Associated OU .12 .35 Bal tac .07% .10 British Dominion.•«» Calgary ft Edmonton .v.03.35 3 30 Calmont.85 .89 Commoll.— -30 Commonwealth.40 *4 Dalhouste .$1.05 1110 Davies Petroleum.-28 .29 Devenlsh.08 .10 East Crest.15 .17 Foothill .$1.45 — Foundation.56 ,59 Freehold.13 — Graystone.05% .05% Hargal.33 .28 Hlghwood Sarcee j*.39 .31 Home OU.$2.25 $2.40 Hylo.— 08 Madison.11 .12 N.Brunswlc: N.-Brunswick 4%% 1961 N.Ecosse 3% 1950 .N.-Ecosse 4%% 1960 .Ontario 4% 1962 .Ontario 4%% 1949 .Quebec 3% 1951 .95 Québec 4% 1954 .104 Québec 4%% 1“ I.P.E.3% 1945 Sask.4%% 1951 .86% Sask, 4% 1954 “ Municipalités: Calgary 5% 1945 .70 Edmonton 5%% 1947 .74 Montréal 4% 1945 .99% 101% Montréal, 4%% 1971 .101% 103% Québec 4%% 1950 .98% :uû% Saint-Jean 4%% 1971 .104 106 Toronto 4%% 1945 .107 110 Trois-Rivières 4% LUCILE OU LE SILENCE DE L’AMOUR ' SYLVA ET SON MAITRE L’ARBRE AUX PIECES D’OR ( Ch, MON BEAU FILM Ç Dodem*'1- ch»- DE TROP 1 , , LE SALUT > Dominique UN MENACE MODERNE ‘ FRANÇOISE OU L’ETRANGERE ) MIETTE ET SON PARRAIN ( Duverne, Rend.PETITE GAZELLE DES SABLES i RAYON DE SOLEI1 LA SECONDE VIE DU “MAITRE” — Féll, Victor.CENT ANS APRES — Gourdon, P.FLEUR DI ROCHENOIRi 1 Gourle», Paul*.TOURMENT DE PIIRRIK \ LA VIE DOREE DE SOLANGE — Guillamin, |.SOUS LE CIEL DU TEXAS — Horeau.J.-B.LA REVIRDII — Mauelère, lean.LE FORÇAT ) Maurice.P.LES ABANDONNES \ M«ur,e*’ r’ SAINT-MICHEL AU PERIL DE LA MER — Meunier, A.LI DEMON MUET — Saint-Cdrd.LE FIANCE ^A|kJ®yABlàJAM t Vesère, Jean WINTURE3 DE JIM MERRIMAN Ç } Wirtha Guy.CHAMP DE FLEURS NINA-MARIA LA SOUVERAINE SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" 430 Notre-Dame est — — Montréal New-York, 28.— Mke Jacobs, l’âmê dirigeante de la catégorie poids uolrd.ést revenu de Chicago et U a fait part à la presse de ses projets.I] a définitivement annoncé que le nomveau champion du monde, Joe Louia, se battra en Europe, cet été, probablement à F Arena Wem-ley Gehringer et Hànk Greenberg, bley.â Londres, au mois d’août Détroit; Marland Clift, Saint-Louis prochain.Jacobs, qui s est assuré _ — - - es serv|ces de Louis pour une pé- riode de cinq an», se proposoe dr Plusieurs combots i M.Roger Langlois meurt i i ° la suite d un accident pour Joe Louis ______ M.Roger Lahglais.fils de M.et Mme VViTbrod Langlais, de Montréal, qui a été frappé par urtè automobile à Rimouski.jeudi dernier, a succombé vendredi aux blessures qu’il a subies dans l'accident.M.Lanolais n’avait que 19 ans.11 était un elève du Mont-Saint-Louis.Il était le neveu du juge Roméo Lan-’ ’ ’ M.H.-D.L VAUT 2 FOIS SON PRIX et Buddy Myer, Washington.Extérieurs: iWl Avarili, Cleve land; Roy "Beau" Bell, Saint-Louis; Roger Cramer, Boston; Joe Di t Maggio, New-York; Wally Moses, I Philadelphie, el Gerald Walker, ^étroit.tenir le nègre fort occupé.Il est d’avis que Louis sera ne retour pour rencontrer, en septembre, Schmeling, soit à New-York, Chicago 6u Détroit.glais et de M.H.-D.Langlais, dépu té à la Législature provinéialê.Il laisse aussi dans le deuil hn frère et une soeur, François et Céline Lan-glais.Les funérailles auront lieu rtiardl matin, à heures.Le service sera chanté à l’église de l’Immaculée-Conreption.La dépouille mortelle est exposée chez M.Wilbrod Lan-glais.H493.rue Delorimier.
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