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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 28 juillet 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1937-07-28, Collections de BAnQ.

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I • Montréal, mercredi 28 juillet 1937 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE :.BEUif 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration :.BEIair 3366 Rédaction :.BEIair 2984 J.BEIair 2239 DEVOIR VOLUME XXVIII — No 172 Diractawr-Gérant ; Caorgai PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédactaur an chat > Omar HIROUX TROIS SOUS LE NUMERO i ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unls et Empire britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 % ¦\ Il Des suggestions au sujet du troisième centenaire Un correspondant souligne les moyens de créer "something different" — Le beau geste du commissaire Jeannotte-Il faut nommer le comité-Urbanisme i n % ,i * I l: U i 11 - Notre dernier article au sujet des fêtes de 1942 nous a valu une communication intéressante, que nous croyons opportun de commenter ici.Notre correspondant trouve heureuse “l’idée de faire du jardin botanique le centre des manifestations'’ du troisième centenaire.Il serait opportun, dit-il, “comme vous 1 âvez déjà suggéré”, que le jardin botanique et les organisations qui y touchent de près soient représentés dans le comité d organisation par un ou deux délégués.Le jardin botanique devrait être inauguré cette année-là, c est-à-dire en 1942.A un tel événement, la plupart des grands jardins botaniques du monde seraient représentés.Ce serait aussi un moment très opportun pour tenir un grand congrès de l’ACFAS (l’Association canadienne-française pour 1 avancement des sciences), auquel seraient conviées des sommités du monde scientifique étranger.Ce s*ra’* également un moment éminemment propice pour tenir une grande exposition des C.J.N.(Cercles des Jeunes naturalistes, dont on sait tout le bien qu’il faut penser).Il n y aurait pas d ici là d'exposition générale des C.J.N., mais seulement des expositions régionales à travers la province.Les travaux primés dans les diverses expositions au cours des prochaines années seraient réservés pôur 1942.Il y aurait ainsi beaucoup de variété.” Nous citons désormais notre correspondant au texte: Les nombreuses sociétés d'histoire régionale, affiliées d l ACF AS, pourraient également organiser alors une semaine d’histoire du Canada, et l’Association des médecins de langue française de l’Amérique, son congrès.D’autres associations pourraient également organiser des congrès: la Société des auteurs canadiens, par exemple.Ce tricentenaire pourrait être en même temps une grande manifestation intellectuelle.Il faudra que ce ne soit pas simplement un show, mais qu'il en résulte quelque chose de pratique.U g a un an et demi, lors de la formation du comité du Congrès de le Langue française, dont je faisais partie, ] avais proposé l organisation d’un grand concours d affiches françaises, avec exposition lors du congrès.Ce projet n’a pas eu de suite, si ce n’est qu’il a été repris pat l'abbé Tessier dans la région des Trois-Rivières.Pour 1942, ce projet pourrait revenir, mais avec plus d’ampleur.A côté de cela, naturellement, expositions des travaux d’art canadiens, expositions historiques, etc.Un grand danger serait que l’on fasse de ces fêtes uniquement une procession de Saint-Jean-Baptiste.Pour éviter cet écueil, lors de la formation des comités, il faudra avoir soin de séparer le comité des pageants du comité des expositions et congrès.Voilà un programme que d’aucuns trouveront dérisoire, parce qu’il est à “la mesure de notre taille”.Certaines aventures récentes doivent pourtant nous enseigner la mo- destie et la prudence.“Qui trop embrasse mal étreint”, dit un proverbe qu'on a toujours profit à écouter.Du reste, ce programme, encore à l’état de simple ébauche, comporte un élément de succès assuré.Nous voulons faire deux choses des fêtes du troisième centenaire.D’abord, honorer la mémoire des fondateurs de la cité d’une façon digne de leur gloire et de leurs mérites.Nous voulons aussi — ce qui est parfaitement légitime — ne pas négliger l’aspect utilitaire.En attirant des visiteurs de partout, mais surtout du formidable potentiel de tourisme qui est au sud de notre pays, nous nous dédommagerons amplement des frais encourus, à condition que ceux-ci n'atteignent pas des hauteurs astronomiques.Mais l’attirance sur les visiteurs que nous venons de désigner ne peut s’exercer qu’à condition qu’on leur offre ce something different qui les amènera ici plutôt qu’ailleurs, ici plutôt qu'à l’exposition annuelle de Toronto.(On peut, en effet, présumer que cette année-là la ville reine redoublera ses efforts pour concentrer sur elle l’attention.) Déjà les autorités municipales de Montréal se sont engagées dans la bonne voie.Grâce à l’initiative de M.le commissaire Jeannotte, qui doit être remercié de son zèle intelligent, on a voté dans le budget supplémentaire une somme de $25,000 pour l’entretien du jardin botanique.Cette somme devra être votée annuellement pour ne pas laisser l'organisation en plan.Le gouvernement de Québec «’hésitera pas, nous en sommes sûr, à égaler la générosité de la métropole, car il ne peut pas ne pas se rendre compte de l’exceptionnelle valeur éducative de ce jardin.En maintes circonstances, d’ailleurs, le premier ministre a déploré “comme défaut national” notre manque d’esprit d’observation.Or chacun sait que l’étude des sciences naturelles dans l’enfance et l’adolescence est le meilleur moyen de corriger ce défaut.Tout ne sera pas dit, du reste, quand on aura achevé l’organisstion du jardin botanique et organisé les congrès savants et les expositions typiquement canadiennes dont parle notre correspondant.Quand on invite des gens chez soi.on a soin de mettre de l'ordre dans sa maison.La ville doit se plier à la même pratique.Et cela ouvre la porte à l’exécution de vastes travaux édilitaires.Les abords de Montréal sont rébarbatifs, indignes d'une cité de son importance.Que de choses à faire»de ce côté, à commencer par la construction d’un pont reliant dignement l’île de Montréal à la route de Québec 1 Avec ces fêtes sonne aussi une heure propice entre toutes pour inaugurer de vastes travaux d’urbanisme en vue de relier la ville à la campagne environnante, par des routes modernes et bordées de gracieux paysages.Enfin, si l’élément anglais tient à son winter carnival, pour nous mériter le surnom de Our Lady of Snows, rien ne l’empêche de marcher.Mais l’important, l’urgent, c’est de constituer tout de suite le comité du tricentenaire et les sous-comités nécessaires et de leur donner des ressources et le pouvoir d’en disposer.Louis DUPIRE Maurras Une dépêche flamboyante s’affichait hier en certains journaux: Maurras pourrait devenir républicain, Maurras pourrait devenir catholique.Sur ce dernier point, tout le monde souhaite que la rumeur soit fondée; sur l'autre, elle n’emporte aucune probabilité.U est possible qu’il y ait certaines difficultés à l’intérieur du monde royaliste, mais Maurras, tout récemment encore, a réaffirmé ses convictions.D’ailleurs, quand l’auteur de la dépêche paraît tirer quelque argument du caractère non-royaliste de rassemblée qui a suivi la sortie de prison de Maurras, il plaisante.Cette assemblée ne fut pas organisée par l'Action française, mais bien par le Front national, et il avait été annoncé qu’on n’y pfirle-rait pas de politique de parti.Ce qui explique la présence sur l'estrade, côte à côte, de royalistes et d’anciens ministres républicains comme MM.Lemery et Marin.Ceci dit, tout simplement, pour mettre les choses au point, et pour expliquer que nous n’ayons pas jugé a propos de faire état d’une dépêche d’allure aussi fantaisiste.O.H.Le carnet du grincheux Que M.Woodsworth prenne le gouvernement du pays et ce sera Tige d’or.L’âge d’or?On a dit aussi la même chose lorsqu’il s’est agi en France de M.Blum.Et ce fut la chute du franc.?* Des sept “Canadiens" tués parmi les troupes loyalistes espagnoles, ces jours derniers, cinq étaient des gens immigrés au Canada de fraîche date.Un seul était d’origine canadienne-trançaise, et c’était un communiste.Un de trop.?Plus le monda se contracte, à la suite des grandes découvertes contemporaines, et plus la paix du monde est précaire.A quoi bon les progrès de la science, s’ils doivent servir surtout aux hommes à s'entre-détruire?Comme s’il n'y avait pas assez des fléaux de la nature.?* Le père Hugo aurait écrit des vers antithétiques grandiloquents, sur ce que plus on extrait d’or du sol, et plus est pauvre l’humanité.AA* Le Canada, qui affectionne le mot de raynaultvation, s'en sert de nouveau, mais ne revient plus sur sa gaffe au sujet des agents d'assurances.Aurait-il perdu quelque assurance?A Le gouvernement d’Allemagne réquisitionne toute la récolte de seigle et de blé de ses campagnes.Cela rappelle les ordonnances analogues des Soviets, ces Des actes de terrorisme marquent la visite des souverains britanniques en Irlande du Nord A la frontière an fait sauter un pont, dix minutes après le passage d'un train d'excursionnistes — Une formidable explosion ébranle Belfast- Trois mines non explosées-La police arrête des individus armés — Postes douaniers incendiés Les souverains accueillis à Belfast par une foule enthousiaste BELFAST, Irlande du Nord, 28.(À.P.) — La visite du roi George VI et de la reine Elizabeth à Belfast, capitale de l'Irlande du Nord, a été marquée par l'explosion d'une conduite de gaz qui a ébranlé tout un rompu les communications télégraphiques entre l'Etat libre et l'Irlande du Nord.Des bandes armées ont parcouru les régions frontières toute la nuit, semant la terreur.Les terroristes quartier de la ville.Cette explosion — on ne soit pas ! se sont servis d'automobiles et de bicyclettes pour se encore si elle fut accidentelle ou si elle fut l'oeuvre transporter d'un lieu à l'autre.Ils se sont surtout d'une main criminelle — a couronné en quelque sorte ' .toute une série d'cctes de terrorisme commis à la fron- tière de l'Irlande du Nord et de l'itet libre d'Irlande.Au moment de l'explosion, le roi et la reine se rendaient à l'hôtel de ville où les autorités municipales leur ont souhaité la bienvenue.Leurs Majestés ont fait le trajet en automobile aux acclamations d'une foule énorme.Le lieu de l'explosion se trouve à environ un demi-mille de la route qu'ont suivie les souverains, mais la détonation a été entendue par toute la ville.Un édifice des douanes a été assez sérieusement endommagé par l'explosion, mais on ne compte qu'une seule victime, un enfant, qui n'a d'ailleurs été blessé que légèrement.A la frontière, près de Dundalk, un pont a sauté dix minutes seulement après le passage d'un train d'excursion qui amenait de l'Etat libre à Belfast de loyaux sujets de Sa Majesté.Un autre train d'excursion qui transportait à Belfast 400 anciens combattants et leurs femmes a été retardé de trois heures par cette explosion; les voyageurs sont arrivés trop tard pour assister au défilé du couronnement.Les policiers de l'Etat libre ont trouvé trois mines qui n'avaient pas explosé le long de la voie ferrée.Les autorités attribuent cet attentat aux républicains extrémistes qui auraient voulu empêcher les loyalistes de l'Etat libre de se rendre en Irlande du Nord pour acclamer le roi et la reine.Le dynamitage du pont a inter- attaqués aux postes de douaniers dont plusieurs ont été incendiés.La police a fouillé aujourd'hui toute la région et arrêté quatre hommes armés qui se trouvaient en bicyclettes à Omagh.A Newry, les terroristes se sont servis d'une mitrailleuse pour tenir tête à la police.Plusieurs membres de l'Irish Republican Army ont été arrêtés à Belfast.Les dommages causés à la frontière s'élèveraient à près de $50,000.On a trouvé dans une quartier de Belfast des affiches qui annonçaient une réunion de l'Irish Republican Army, une association interdite, pour protester contre la visite du roi.Des autos blindés se sont aussitôt rendus sur les lieux, mois il n'y avait personne.Les policiers ont cependant fouillé Iles maisons des environs et surveillé étroitement tout le quartier.Les souverains sont arrivés à bord de leur yacht, mais ils en sont descendus pour monter à bord du contre-torpilleur "Exmouth” pour se rendre au quai Donegal où ils ont été reçus officiellement par le gouverneur, le duc d'Abercorn, le ministre des finances, M.J.M.Andrews, représentant le premier ministre, le vicomte Craigavon, retenu chez lui par la maladie, et par tout un groupe de notables.Les canons ont tonné, les sirènes des usines et des navires ont salué leur arrivée et c'est au milieu des rues décorées et remplies d'une foule en liesse que le roi s'est rendu à l'hôtel de ville après avoir passé en revue sa garde d'honneur.année*-ci.Comma quoi les méthodes bolchevistes et les méthodes naziste» finissent par se rejoindre.A A A Des canons anglais chez les Rouges de Bilbao?Pourquoi pas?Si ces Rouges avaient de l’argent, quoi "d’étonnant qu’ils aient acheté des canons anglais?Depuis quand les Anglais refuseraient-ils de vendre quoi que ce soit contre argent sonnant?Au reste, ià-dessus, qui n’est Anglais?La Crin chaux Billet du soir h' 'On gèle!" n y en a plu-V authentique, , < — Tu sais la nouvelle?me de mande Boisée.| — La nouvelle?I iiieurs.II — Non, La vraie, ' 'incroyable.’!« J— Ne le fais pas à la madame de lévigné.Assez ^adjectifs.Dis-moi ta •nouvelle.Il — Madame de Sévigné?Connais nas.Pourquoi est-ce que tu me trai-i es ainsi?i ; — Il est vrai que si tu sais lire, tu Tas pas de lettres., — Va donc lire, sans lettres.Les .mots sont faits avec des lettres.I — Ce qui ne veut pas dire que tu •n as.Et ta nouvelle?— On gèle.! — Tu dis?— Si je n’ai pas de lettres, tu n’as ; nas d’intelligence.On gèle.j — Qn’est-ce que cela fait?Test pas une nouvelle.— Non, si tu ne veux pas.Mais > nouveau, si ce n’est pas nou-' >elle.— Ce sera de Id routine tout t’hi->er prochùin.Boisée.Ça 'Tais.mine En attendant, ôn peut boire Et sec aussi, si j'en juge à ta Il n’y a rien comme une bonne ointe pour rafraîchir.— Alors tu n’as pas dû souffrir du 'hand, ces jours-ci.|, — Quand on pense qu’il y a des nens qui vont jouer au golf quand il ' ait si chaud.Moi, le golf, ça ne me Id il rien.,r — Oui, je sais.Tout ce qui te fait penser à l’eau t’horripile.Or le golf, i:ça te fait penser au golfe Saint-Lau- « - fait penser au golfe -ent, vaste étendue a eau.ife gardes bien.De quoi tu :l j — Tout le monde n’est pas prohi-bitionniste, mon vieux.i — En ces temps de chaleur, boire sec, ce n’est pas boire frais.Tu serais mieux de t’en tenir à l’eau, icrois-moi.— A l’eau?Tu n’y penses pas?L'eau, a dit un aimable Français, ça peut à la rigueur servir pour se ta-Vèr: mais la boire?Holà! ( — Erreur.Tu n’as jamais calculé fombien d’eau il entre dans la fabrication du scotch ou du whisky?i — De l’eau?Tu me dégoûtesI Je fjois ma boisson sans eau, mol.Cela n’empêche pas qu’il y a toujours de l'eau dedans.De l'ai-ihàol, soit, mais aussi de Veau pure list illée.Tu m’en diras tant.Ainsi, moi gui ne bois jamais d’eau.ï — Chaque fois que tu absorbes un jerre d’alcool, il y a la moitié d'eau dedans.C’est foa, mon vieux.Me faire roire 4 mot que /« bols de Veau sans le savoir.— Comme M.Jourdain faisait de la prose sans le savoir.— Jourdain?Connais pas.Qu’est-ce qu’il faisait?— C’était un grand bourgeois.— Alors il avait tes moyens de faire n’importe quoi.Même la pause, comme tu dis.En attendant, viens prendre un petit verre pour te rafraîchir.— Tu m’as dit que nous gelions.— Façon de parler.J’ai toujours froid, moi, alors, tu comprends, Je bois de l’eau, — de l’eau de feu.Tu ne viens pas?J'ai soif.Et Boisée, qui gèle, est allé boire de l’esprit de vin.Jean LABRYE Bloc-notes Saunders On n’ouvre plus un journal sans y trouver un hommage à sir Charles Saunders.Les dépêches nous apportent même d’Angleterre les plus élogieux articles.Partout on reconnaît, partout on proclame que ce modeste savant fut l’un des grands bienfaiteurs, non seulement de son pays, mais de l’humanité entière.Le phénomène est consolant.Il atteste qu’à certaines heures au moins on sait apercevoir la vraie grandeur et s'incliner devant elle.L’un des articles d’hommages à sir Charles Saunders rappelle un fait intéressant et presque poignant.Quand le grand savant, apres avoir donné au gouvernement de son pays vingt-deux années de travail, après avoir fourni aux agriculteurs le moyen de gagner des millions et des millions, dut, à cause de son pénible état de santé, prendre sa retraite, il avait tout juste droit à une pension do 81,200, et c’est avec ces très modestes ressources qu’il rentra dans la vie privée.Heureusement a u ’ o n s’avisa qu’on ne pouvait abandonner h un pareil sort un homme qui avait tant fait pour le pays et que le parlement eut le bon sens de porter à 85,000 la pension de l’illustre savant.C'était au moins lui- assurer la tranquillité Je ses vieux jours.Le “Morning Post’1 On annonce que le Morning Posf, le vieux journal conservateur de Londres, passera prochainement aux mains de lord Camrose, le propriétaire du London Telegraph.Le Morning Post est l’une des plus anciennes feuilles anglaises et U a Joué un rôle considérable dans la vie politique de l’Angleterre.L’achat du Morning Post par lord Camrose souligne une fois de plus le mouvement qui se poursuit en Angleterre comme aux Etats-Unis et qui tend à mettre la grande presse sous Ja main de quelques hommes très riches.Cela résulte pour une part du fait que la facture des journaux devient de plus en plus coûteuse, et qu’il y a donc intérêt et à en diminuer le nombre et, quand cela est possible, à en grouper les services d’information.Chez ûous même nous voyons, comme aux Etats-Uni* ©t en Angleterre.se développer ce double phénomène: les journaux disparaissent ou sont associés par quelques richards.Pour vivre au milieu d'un pareil mouvement, il faut que les feuilles d’opinion puissent compter sur le plein appui de tous ceux qui les croient utiles.LMtalie Le Star d’hier, s’appuyant sur certains commentaires de journaux français, explique qu’au fond de l’affaire de la Palestine il faut deviner l’ombre de l’Italie et la lutte pour la maîtrise de la Méditerranée orientale.L’Italie s’efforcerait d’attirer à elle les forces arabes; die menace en Méditerranée orientale la suprématie britannique.D’où nécessité pour l'Angleterre de trouver à la question palestinienne une solution à la fois rapide et durable.Pour le moment, il semble bien que le plus clair résultat du projet de division de la Palestine ait été de mécontenter tout le monde, et il n‘en pouvait guère être autrement.On ne voit pas comment pourrait s’élaborer une solution qui conviendrait à tous.Ce qu’il faut retenir particulièrement au milieu de tout cela, c’est que l’Angleterre s’est installée en Palestine pour la protection de ses intérêts impériaux.Si de là doivent sortir pour elle des difficultés nouvelles, serait-il juste que le Canada, par exemple, qui n’a rien à faire en tout cela, en subisse U plus lointaine conséquence?N’oublions pas d’ailleurs que, sur cette affaire de Palestine, le Canada sera forcément appelé à prendre parti, car c’est au nom de la Société des Nations que l'Angleterre exercé là-bas son mandat.et la Société des Nations, à laquelle nous appartenons, sera nécessairement invitée * se prononcer sur toutes les modifications qui pourront s'opérer en Palestine.Le congrès de la C.C.F.et la politique de M.Woodsworth •>* m- .Ce qui se dit à Winnipeg ces jours-ci — Socialisme et communisme — Les relations extérieures, la politique impériale et la politique du Canada — Où M.Woodsworth a tort et sur quel point il a raison Le heurt de M.Gardiner avec M.Woodsworth, dans l'Ouest, est inévitable (Par Léopold RICHER) Ottawa, 28.— Pour un instant tournons les yeux vers Winnipeg où se tient le congrès annuel de la C.C.F.Les députés fédéraux du farti y sont tous présents: MM.-S.Woodsworth, A.-A.Heaps, C.-G.MacNeil, Angus Maclnnis, M.-J.Coldwel] et T.-C.Douglas.D’autres membres en vue du parti, notamment M.E.-J.Garland, ancien député fédéral de Bow River et l’un des meilleurs debaters de la Chambre sous le régime Bennett, assistent également aux séances d’é-; tude du congrès, Incidemment M.| Garland, qui est un Irlandais ca-i tholique, est l’organisateur en chef ! du parti.Intelligent, bien doué, ex-! périmenté, il est appelé à jouer un i rôle de plus en plus important dans a la C.C.F.en pleine crise qu il’ont de même comment il réussit à allier.chez lui, des doctrines contradictoires.La C.C.F.progresse-t-«lle?congrès an- mqu „ i.Fondée en 1932, la C’est le cinquième nuel du parti C.C.F.n’a pas seulement compté des succès depuis lors.Elle a, tout au contraire, connu des échecs retentissants.Dans diverses provinces son influence dans la politique locale est tout à fait négligeable.Encore récemment elle n’a fait élire qu’une poignée de candidats ï la Chambre législative de la Colombie Canadienne.Quant aux élections fédérales de 1935, elles n’ont donné à M.Woodsworth que de maigres consolations.Si M.Woodsworth faisait alors élire quelques hommes de valeur, comme M.Coldwell et M.MacNeil, il er.perdait d’autres comme M.Garland et M.William Irvine, ancien député de Wetaskiwir.Ce qui aggrave le caractère de cet insuccès, c’ezt que lec candidat élu» de la C.C.F.ont eu de.majorité: très ordinaire».La C.C.F.a obtenu moins dv.votes, dan» tout le pays, que la parti d* la Restauration.N’empêche que M.Woodsworth peut encore compter sur les services d’hommes compétents, acharnés, enthousiastes.C’est ce qui fait sa force.En dépit de tous les échecs passés ces gens n’ont rien perdu de leur confiance dans l’avenir de leur parti.Ils continuent à écrire dans leurs journaux hebdomadaires, à prononcer des discours, à fonder des clubs et des cercles d’études.Sans doule il y a eu des défections dans leurs rangs.D’aucuns avaient donné leur adhésion à la C.C.F.en ojeine crise qui l’ont abandonnées des la reprise des affaires.Hier, à Winnipeg, M.Woodsworth les a appelés: opportunist rats, ce qui est assez peu distingué.M.Woodsworth prise par-dessus tout la sincérité, Il entend que ses disciples soient des convaincus.Il exige trop de certaines gens: l’opportunisme est de toutes les époques, de toutes les classes et de tous les parti*.Le socialisme de la C.C.F.et le communisme Les intellectuels de la C.C.F.s’efforcent encore une fois au cours de ce cinquième congrès annuel, de définir leur mouvement et de le distinguer du communisme.Ils diront de nouveau que.pour eux, le socialisme est la formule moderne de l’ancienne expression: le gouvernement pour et par le peuple.Us répéteront que la C.C.F.n’est pas ce qu’or.apjvelle un mouvement d’agitation radicale non plus qu’un utopique idéal Le socialisme de la C.C.F.s’élève contre rinégalité der classes cl des revenus, contre 11 pauvreté, l’exploitation dt la vie humaine et la guerre.Avant tout, lac dirigeants du parti réaffirmeront qu’il ne faut pir confondre C.C.F.et communisme et ils tâcheront rie montre.qu’er réalité le communisme comba’ la C.C.F II est k prévoir toutefois qu’Uc ne réussiront pas (cuite à la page 2) En pays neufs Témiscouata et Abitibi, terres de travail La colonisation témiscouataine va marcher à vive allure, maintenant qu'elle est débarrassée de ses liens — Des tanks au secours du défricheur.) — Il en sera de même en Abitibi et au Témiscamingue — Un coup d'oeil sur l'Abitibi minier (par Emile BENOIST) I Des randonnées Journalistiques qui ont duré plusieurs semaines m’ont Conduit dans deux régions québécoises assez distantes l’une de l’autre, situées même à deux extrémités de la province, en Abitibi, pays du roc précambrien et de l’épinetle noire, au Témiscouata, pays du cèdre et du pin qui commence à voir surgir de nouveaux Jean Rivard.J’en reviens avec l’impression bien nette que ces deux régions ne connaissent plus, comme Montréal et d’autres centres urbains, le chômage et les misères qui s’ensuivent.L’Abitibi, grand à lui tout seul comme une province dans la province, le Témiscouata qui semble grandir maintenant qu’il sort des liens où l’ont trop longtemps retenu certains domaines privés, sont des terres de travail, de travail intense.Celui qui visite maintenant ces régions pour la première fois n’en est peut-être pas autrement surpris, il constate bien que l’activité est partout trépidante, que des routes se percent en forêt, que la forêt recule devant l’armée des défricheurs, que des industries nouvelles ont surgi et continuent de surgir, qu’il s’opère partout comme un phénomène de peuplement.Mais les termes lui manquent pour faire des comparaisons.Il lui apparaît tout naturel que l’homme cherche ainsi à tirer parti des ressources que lui offrent des pays très riches.Il ne sait pas qu’hier encore, dans ces mêmes endroits, c’était l’inactivité, souvent la sauvagerie désertique.La transformation de l’Abitibi et du Témiscouata est beaucoup plus et mieux apparente aux yeux de celui qui a déjà connu ces parages, qui y retourne maintenant après quelques années.Là où la colonisation allait, il y a trois ans à peine, nu ralenti, où le gouvernement n laissait se faire mais comme à contre-coeur, où des industries privées, possédant la forêt et le sol, la paralysaient presque, c’est mainte vraiment les routes de la civilisa-lion.Il semble que les bureaux ministériels de Québec prennent maintenant la colonisation au sérieux, comprennent que la colonisation véritable se fait autrement i que par des plans tracés sur le papier.Déjà, les premiers tanks du défrichement, pour l’ouverture des routes, sillonnent la forêf témiscouataine.D’autres seront bientôt en pleine activité dans le Témiscarain-gue et dans l’Abitibi.La course à l'or en Abitibi *1 L’Abitibf cependant n’a pas attendu si longtemps pour etendrej son réseau routier.C’est que le dé-1 fricheur du sol n’est pas seul àl vouloir s’emparer du pays abili-; bien.Les chercheurs de l’or y sont: rendus par milliers, par dizaines de mille, tous pris par la fièvre, la frénésie de la richesse.Sur leurs1 traces, des villages et des villes surgissent du soir au matin.Après Val d’Or, ville déjà vieille de deux ans, c’est Bourlamaque et c’est Maladie, c’est la ville de Sullivan, c’est la ville d’O’Brien, avec leurs banlieues invraisemblables,: tout de suite densément peuplées.Dans ces banlieues, des peuple-' ments de mineurs, de prospecteurs, de géologues et d’ingénieurs, de-chimistes logeant leurs laboratoires sous la tente, de marchands et d’entrepreneurs, de gens honnêtes et de, gens louches, de cabaretiers hors la loi et de restaurateurs grecs et chinois, de prostituées aussi et partant de souteneurs.C’est la débauche qui, malheureusement, manque le moins dans ce nouveau pays de l’or.Un magma attire l’autre à ce qu’il semble.I>> magma humain qui bouillonne ici, le long des deux grandes routes qui vont de Senne-terre vers Rouyn et vers Mont-Laurier.le long des routes tributaires de ces deux là, ce magma, dans lequel entrent des éléments des races de toutes les couleurs, paraît aussi inextricable que le magma géologique des âges anciens qui a pourtant produit, en se refroidissant, des filons d’or natif dans le quartz pur.Le magma humain.nant 1g mobilisation pour ainsi di- cornme j’autre, finira sans doute rr générale des défricheurs du sol.L’homme n’en est plus à attaquer la forêt qu’à l’aide de la hache et de la sciotte, outils primitifs, mais il y défriche promptement des chemins de pénétration avec des mécaniques puissantes, des sortes de tanks imités der, tanks de la guetté, mais faits pour fâuèher, non pas des hommer, des arbres, oour niveler par se refroidir et se tasser.Val d’Or, la métropole de deux ans, n’est-elle pas assagie déjà?L’urbanisme n’a pas encore ordonné ses rues défoncées, mis chose à sa place dans ce urbain et tout neuf, lès Valdorlens véritables, — plus de sept mille à (suite à ta page 33 2 LE DEVOIR, MONTREAL MERCREDI 28 JUILLET 1937 VOLUME XXVIII — No 17i Rapport télégraphique sur Téta' des cultures et les fléaux agricoles au 24 juillet 1937 une conclusion générale au sujet de tel ou tel danger.On signale à peu près’ la même chose que dans le rapport du 13 courant, auquel on voudra bien référer pour les détails.Conservations par région agronomique Québec, P.Q.27.— La Section agricole du Bureau des statistiques publie aujourd’hui son cinquième rappomtélégraphique de la saison, reproduisant le sommaire des observations reçues des agronomes régionaux de la province de Québec.Grâce à la bienveillante collaboration de la Société de l’entomologie et de la protection des Plantes du ministère de l’Agriculture, il nous est possible de donner comme supplément à ce rapport télégraphique un sommaire du développement des mauvaises herbes, des maladies et des insectes dans la province.Remarques générales sur l'état des cultures Au cours de la dernière quinzaine la fenaison s’est poursuivie acti ventent à la faveur d’une température idéale, Le foin engrangé à date est d’excellente qualité, mais le rendement varie considérablement avec Içs régions et suivant '' quantité des légumineuses.L'humidité se fait rare en certains en droits, mais en général, les conditions sont'bonnes.Les pâturages fertilisés sont rapportés en excellente condition tandis que les autres $e maintiennent relativement bons.On rapporte quelques dommages locaux par la grêle dan vallée Hu Richelieu et dans la région de Montréal.I^s céréales poussent, bien et j’épiage est général.Dans les régions où les semences ont été faites en retard, l’excès de chaleur occasionne J’éniage hâtif,; Les conditions des plantes racines et du maïs varient suivant les régions.La récolte de fruits s’annonce bonne.Région agronomipue no 3; corn-prenant Kamouraska, l’Islet, Mont-magny.Témiscouata.— .La température est idéale pour la saison des foins, qui sont commencés depuis le début de la semaine; la récolte est assez bonne.Le manque de pluie et la trop grande chaleur-causent des dommages aux céréales à certains endroits.Les pâturages spnt encore assez bans.Les cerises sont mûres.La récolte de pommes s’annonce très bonne.Région agronomique No 4, com-premmtr Bellechasse, Dorchester, Lévis.Ddtbmière.La récolte de foin tire à sa fin.Le grain s’annonce beau, ainsi que les pommes de terre.Les pâturages fertilisés sont en très bonne condition.Région agronomique No 5, comprenant: Beauce et Frontenac.— La fenaison est commencée et grâce aux pluies récentes de la dernière tpijnzaine la qualité du foin a été améliorée.Les céréales, les pommes de terre, les plantes racines et les jardins ont h|lte apparence.Les pâturages ffaduisés sont bons.Les mitres pâturages sont médiocres.I^a production laitière diminue.Région agronomique No S.comprenant: ârthabaska.Mégantic, Wolfe.—-%;Lu fenaison' s’est effectuée cette semaine à la faveur d’une température idéale.La récolte du foin accuse une légère diminution sur l'an dernier.Le grain épie et l’apparence est bonne.- Les pommes de terre et les légumes se développent bien.Les pâturages fertilisés se maintiennent bons, pendant que les autres diminuent.Région agronomique No 7, comprenant: Drummond, Nicolet, Richelieu, Yamaska.La fenaison bat son plein.âOé'r de la récolte est déjà engrangé.Le rendement est environ un tiers plus faible que l’an dernier.L’orge et l’avoine épient partout.Les pâturages reprennent un peu.Les pommes de terre, le maïs, les choux de Siam et les légumes continuent à se développer normalement.Le rendement des framboisiers est bon.de pluie.Les légumes nour mise en conserve annoncent bien.Région agronomique no 12, comprenant: Beauharnois, Château-guay, Huntingdon, Laprairie et Na-piervitle.La fenaison tire à sa fin, le foin est de belle qualité.Les pâturages souffrent du manque de pluie mais sont encore assez bons.Les céréales ont belle apparence et promettent de bonnes récoltes.Les pois hâtifs pour la mise en conserve ont donné des rendements plutôt faibles; par contre la récolte tardive sera meilleure.On a commencé ces jours derniers la mise en conserve des fèves.L'apparence des champs est très belle, le blé d’Inde et les tomates sont en bonne condition.La récol'" des petits fruits a été bien moyenne.Région agronomique no 13, comprenant: Jacques-Cartier, Laval, Soulanges et Vaudreuil.Les foins sont pratiquement terminés et la récolte est moyenne; celle du mil et du trèfle s'annonce pauvre.Les pluies récentes amélioreront les pâturages qui souffraient de sécheresse.Quoique plus tardive que l’an dernier, la coite de grains s’annonce bien.Malgré les craintes du début, les tomates, le maïs et les choux nro-gre.ss*:nt chaque jour, et les primeurs sont actuellement en vente sur les marchés.lajs niantes racines croissent normalement et le-prix sont bons, spécialement pour les carottes.Les vergers, surtout ceux qui ont été arrosés, sont en bonne condition de végétation et promettent une bonne récolte.En général la récolte de framboises s’annonce bonne, malgré les dommages causés par les gelées de l'hiver et la grêle du 17 juillet.La récolte de fraises est terminée.Région No 3 — On se plaint de la piéride du chou dans les jar dins, de la doryphore dans les champs de pommes de terre et des pucerons dans les pommiers.La mouche à scie est très active sur les épinettes.On remarque du mildiou sur les oignons en quelques endroits.La brûlure du pommier Le congrès.de là CCF.Suite de la 1ère page plus cette année qu’auparavant à justifier leurs prétentions.Le congrès a lieu à Winnipeg.Cela indique que la C.C.F.a l’in- tuniisxn ,1L.1 fait sécher de plus en plus les pous-fruits Région agronomique no lia, comprenant: Abitibi.La fenaison bat son plein depuis huit jours; la récolte de foin est moyenne.L’avoine a commencé à épier et les céréales s’annoncent bonnes.Ia:s pommes de terre sont en fleurs.Les pâturages se gardent bons et la production laitière se majntient.Région agronomique no Hb, comprenant: Témiscamingue.La fenaison est commencée; le rendement est plus faible que l’an dernier.I^es pâturages sont pauvres.Iæs céréales, les potagers et les pommes de terre ont très belle apparence.Les conditions climatériques sont actuellement excellentes: les pluies récentes ont activé, en général, la pousse du foin, des céréales et des légumes.Région agronomique no 15, corn prenant: Gatineau.Hull, Papineau, Pontiac.Les pluie-, du 15 et du IGcouranj ont favorisé considérablement la croissance de toutes les cultures.La fenaison progresse rapidement, mais la récolte sera peu abondante.Les céréales, les pommes de terre et les légumes donneront une bonne récolte.Le blé d’Inde à ensilage a souffert de la sécheresse, de même que les pâturages qui sont de qualité médiocre.La production laitière diminue.Région agronomique no 15, corn prenant: Argenteuil, Deux-Montagnes, Labelle et Terrebonne.• La fenaison avance rapidement à la faveur d’une température idéale.Les pâturages sont encore assez bons.Les céréales ont belle an rence; les pommes de terre et autres cultures sarclées promettent une bonne récolte.Région agronomique no 17, corn Région agrnnomioue no S, corn-; orenant : Rerthier.Joliette.L’As-prenant: Compton, Richmond, somption et Montcalm.Sherbrooke.Stanstead Cette semaine, la température fut idéale pour la fenaison, qui est ter- minée dans une proportion de Gfl'~r Considérant la date tardive de la semence, le blé d’inde croît exceptionnellement bien.Les céréales ensemencées à bonne heure sont en l-a fenaison progresse rapidement sous des conditions favorables.Le rendement du foin n’est que de bit a d une récolte normale, vu l'absence presque totale de légumi neuses.La sécheresse hâte la maturité du grain.La pluie améliorerait la condition des pommes de très bonne condition.Quelques | jen-e.La récolte de framboises est ' cultivateurs commencent à vendre bonne.leurs pommés de terres hâtives.Région agronomique nn 10, rom prenant: Brome.Rouville et Shef-ford.Région agronomique no 1H, rom prenant: Champlain, Laviolette Maskinongé, Saint-Maurice.Lepiage des céréales se ses et les boutons à fruits des ar bres fruitiers.On voit passablement de moutarde dans les céréales ainsi que de la marguerite, de l’épervière et de la renoncule dans les prairies.Région no 4.— Dans certains endroits, les feuilles des arbres d’ornementation de toutes sortes sont mangées par les chenilles.— La brûlure du pommier est signalée.Région no 5.— Il faut noter les doryphores, les altises et les pucerons dans le chapitre des insectes.— Comme mauvaises herbes on note t’épervière orangée, la moutarde, la marguerite, la bourse à pasteur, le chardon, le laiteron et la renouée liseron.— Les grosses pluies ont fait certains dommages dans les jardins.Région no 6.— La teigne de l’oignon et celle du chou font de plus en plus voir leurs dégâts.On se plaint de la hernie du chou ainsi que de la mosaïque du framboisiers.Région no 10.— Le‘s jeunes larves de hannetons sont, à l’oeuvre ainsi que celles de la piéride du chou dans les jardins.— On signale le charbon de l’avoine et la tavelure du pommier.La moutarde et la marguerite salissent le,s céréales et les prairies.Région iw 12.— Nous devons noter les chenilles à tente dans les pommiers, les arbres d’ornement et les espèces sauvages.Il y a des pucerons dans les vergers et le travail des vers tarières demande de l’attention.La tavelure du pommier continue son oeuvre néfaste.Région no 13.— Comme nouvel insecte à remarquer, il y a le ver tarière sur les pommiers.Dans les vergers, la tavelure et la brûlure attirent l’attention des observateurs.A première vue, le rapport de ce district qui est celui de l’île de Montréal, peut paraître incomplet mais nous croyons que par sa brièveté il indique plutôt qu’il n'y a rien d’anormal dans la région.Région no 15.— Les insectes remarqués sont la teigne du chou, celle de l’oignon et la doryphore sur les pommes de terre.Comme mauvaises herbes, on se plaint du chou gras, de la patience crépue, de l’amarante et du chiendent.Région no 16.— Les larves des vers blancs font du dommage un peu partout dans le district.Les altises et les doryphores sont à l’oeuvre.On rapporte aussi des sauterelles.Les mauvaises herbes dominantes sont encore l’épervière, la marguerite et le chardon.La sécheresse a fait souffrir certaines cultures.Région no 17.— Les sauterelles ont tait du dommage dans les chatnps de tabac.— La mosaïque fait du dommage comme d’habitude.— Il y eut dernièrement des dommages faits par la grêle dans le comté de l’Assomption.Région no 18.— On parle encore de la piéride du chou, des altises, des enrouleuses et des dory-phyres.— On observe la mosaïque et l'enroulement des feuilles de tomate.— Mauvaises heures: le chiendent et le chardon.— On se plaint de la sécheresse.Région no 19.— Les Insectes remarqués par nos correspondants sont: la piéride du chou, la pyrale du maïs, les chenilles à tente ainsi que d'autres espèces sur les arbres d’ornement.11 y a aussi des pucerons sur les pommiers et beaucoup de doryphores dans les champs de pommes de terre.La teigne des carottes mérite d’être mentionnéea.Citons la hernie des crucifères, la pourriture de la laitue, la brûlure et la tavelure du pommier.Une cause non déterminée fait avorter les choux-fleurs.— Les mauvaises herbes dans ce district sont le chiendent, le persicaire.la spar-goute, le mouron, le chou gras, l’ansérine et le pourpier.— La grêle a causé quelques dommages dans les vergers de l’Ile d’Orléans.Région no 20.— Les inseetes causent quelques dommages.Les mauvaises herbes poussent rapidement.- uc it* - — - tentxon de s’établir aussi fortement que possible dans les provinces de rüuest.Toutes les tentatives précédentes de s’implanter en Onta rio, dans le Québec et dans les pro vinces maritimes ont lamentablement échoué.Les populations hétérogènes des quatre provinces de l’Ouest offrent un milieu plus favorable aux idées du parti socialiste.Deux des provinces des Prairies sont éprouvées par la sécheresse.Ne partez pas en voyage sans Eau des Carmes Boyer ¦P*™»——" L'Ouest et la C.C.F.11 y a, en certaines régions de ces provinces, une profonde misère.Où il existe de la misère, les idées subvèrsives ou avancées ont toujours plus de chances de faire des conversions que dans les centres prospères.C’est pour cette raison que la C.C.F.veut organiser l’Ouest et s’en emparer.Elle se propose tout d’abord d’exploiter à fond la situation déplorable causée par la sécheresse.M.J.S.Woodsworth, dans son discours préliminaire, n’a pas cache ses intentions.Il a dit que la perte des récoltes constitue une veritable calamité nationale qui ge directement la responsabilité du gouvernement fédéral.Il a demandé que l’on versât des secours aux familles affectées.En somme M Woodsworth semble vouloir aller plus loin encore que M.Gardiner dans la voie du paternalisme S’ils continuent, MM.Gardiner et Woodsworth ne sauront bientôt plus quoi promettre aux Producteurs de blé.Ils feront de la sécheresse une question de vile Pollt'' que, renchérissant l'un sur 1 au'r8-La course aux promesses est commencée.Suit-on seulement quand elle finira?La C.C.F.et le "fascisme'1 En pays neufs GRANDE SOURCE VITTEL (suite de la premièe page) EAU MINERALE NATURELLE Une bonne diurèie constitue un véritable lavage du sang.^/ITTEL GRANDE SOURCE à jeun et aux repas, est le plus puissant des diurétiques naturels.EN VENTE CHEZ VOTRE PHARMACIEN Embouteillée aux Sources même à VITTEL (France) l’heure qu’il est — venus ici de tous les coins de la province et d’ailleurs mais qui ne sont pas à Val d’Or simplement de passage, ayant fol en leur ville nouvelle, sont jaloux de sa réputation.Voici quelques mois qu’ils se son! donné un corps de police.De même dans les villes organisées par les soins de quelques compagnies minières, comme Malartic, Rourlamaque, Sullivan, O’Brien.Ce sont les banlieues, aux populations sans cesse grossissantes de squatters, qui donnent momentanément des inquiétudes.Exlier la marque Agent général pour le CANADA J.ALFRED OUIMET ®4, St-Paul Est - Montwsal 4 Un contraste La C.C.F.s’intéressera aussi à la politique étrangère.C est l une de ses faiblesses.A fha^Vn, ahon- Sï «SÆ -ec le ?"rf,%r'iceeïi«reTs: k por .me««"«sn: ÎropoTiî^^e demander à la Société des Nations de dénoncer 1 A-îemagne et ITtalie comme pays agresseurs dans la guerre civile espagnole.La G.C.F.- est-il besoin de le dire?— a horreur du fascisme.Si elle veut qu’on la différencie du communisme, ce qui n est pas touiours facile, elle agit de telle façon que l’on comprenne qu elle n’entretient aucune amitié 'a t endroit des pays fascistes.Il ne faut pas oublier ici que M.Heaps, député juif et internationaliste, est l’un des dirigeants de la C-G-r.aa présence explique bien des choses.Pourtant, à part les exploiteurs et les exploiteuses du vice, tout ce monde travaille dur, d’arrache-pied, travaille à la course.Le contraste est frappant de l’Abitibi minier et de l’Abitibi de la colonisation, grouillant de vie lui aussi mais tout de même moins vite que l’autre.Ce qui se comprend assez.Le mineur pense que l’or est à $35 l’once et qu’il ne restera peut-être pas à ce prix.Il convient d’arracher au sous-sol abitibien, le plus tôt possible, tout ce qu’il recèle d’un métal que les poètes seuls, et encore dans leurs écrits, tiennent pour vil.Le défricheur du sol n’a pas à se presser tant: il fait oeuvre permanente.En Abitibi, dans le champ de la colonisation, c’est la marche un peu lente mais constante et sûre; dans le champ minier, c’est la course enfiévrée.Dans l’un et l’ab-tre champs, c’est l’homme au travail.L’Abitibi, autant que le Témiscouata mais de façon différente quant à l’industrie minière, est à l’heure qu’il est terre de travail fécond.en surface.La terre vient de trembler.C’était l’heure du dynamitage dans la profondeur des galeries.Une équipe de mineurs en est sortie à l’instant.Une autre la remplacera bientôt.Autre bruit, auquel on ne s’habitue pas facilement car autour d’un puits de mine il est comme qui dirait perpétuel, n’ayant de cessse ni le jour ni la nuit: celui du déchargement des chariots qui apportent au terris lantôt la roche et tantôt le minerai.Le village de Sullivan est né ri Trier.\ dix lieues à la ronde, des milliers d’hommes travaillent jour et nuit, s’activent à d’innombrables tâches.Il y a trois ans, c’était partout, autour d’ici, la forêt dense, presque vierge.Emile BENOIST HOTEL QUEEN MARY (Dollard IHEORET.prop.) 3774, Ch.ReitM-Mari* - Montrât! Etant voisin d-s l’Ora Ure St-Jogeph.iss pàlerlns ont tout avantage b r des-"«adre.T,*rifs raisonnables La grève des produits alimentaires On aurait trouvé un projet d'ententv : Morts violente! Le nombre augmente dans une proportion considérable au Canada f936 le nombre de décès au Poste d'observotion et de comparaison L’autre après-midi, la fenêtre de ma chambrette, dans la maison où j’étais l’hôte de la compagnie Sullivan Gold Mine, m’a servi de Nos relations avec l'Empire semées de La fenaison progresse normale bonne heure est commencé de ment.Les pâturages et les céréales sont en très bonne condition.Quel ones vergers et les plantations de tabac ont été endommagés par la grêle- uans Rouville.oui Région agronomique no 11, corn prenant: Iberville.Missisquoi.St-Jean.l,e rendement en foin est meilleur qu’on ne l’anticipait à la fin de juin et déjà la moitié de In récolte est engrangée, à la faveur d’une belle température.L’orge promet une bonne récolte, tandis que l’avoine huil.jours.I.excès de chaleur cause lepiage hâtif sur les semis tardifs.La fenaison est très avancée et la récolte de foin est movenn 1-es pluies aobndantes des 15.ifi et 17 courant ont stimulé la végéta tion.Les cultures sarclées annon cent bien.Usines centrales électriques Region agronomique no 19, comprenant: f.harlevoix.Montmorency Portneuf.Québec et s MCntaart r» x- ortneuf.Québec et Saguenav.Les deux tiers de la récolte de foin sont terminés.L’orge et le blé commencent à mûrir, l’avoim et le sarrasin ne donneront que les est épiée.Toutes les récolte trois quarts d’une récolte normale.Les pâturages souffrent du manque s s an NECROLOGIE BEAUDRY — A Montréal, le 25.à 53 ans Blanchet Méthot.épouse fl'OvUa Beau-dry BOURGOUIN — A Æt-Henrl de Mascou-che, le 26.A 74 ans.Adélard Rourgouln, époux de Cêtlna Allard.CADRIN - A Montréal, le 26.A 44 ans, Joseph Cadrln DIOTTE - A Montréal, le 25.A 60 ans.Mme Jean-Marie motte née Maria La-vlctoire.DUQUETTE — A Ste-Montque des Deux-Montaghés, le 26, A 54 ans, Aldérlo Duquette GAUTHTER - A Outremont, le 24.A 56 an*.Mme Cyriaa Gauthier, née Corona T ontOUX — A Montréal, lé 24.A 57 ans.Alice Mallette, épouse d'Oller Glroux MAHEU A Montréal, lé 27.A 71 ans.Phllla» Maheu époux de Roaantm Levar MICHELIN A Montréal.A 68 ans.Mme Alphontalne Michelin, née Apolline Char- trPAQUETTE — A Montréal, le 26.A 80 noncent bonnes.Un peu de pluie favoriserait la pousse du regain de foin et la croissance des légumes Les pâturages sont en excellente condition et la production laitière est meilleure que l’an dernier à pareille dale.I Région agronomique no 20.comprenant: Chicoutimi, Lac Saint-Jean et Roberval.Les céréales sont en bonne condition et 00Cr sont épiées.Les récoltes sont un mois à l’avance sur 1 an dernier.La fenaison bat son plein mais le rendement est faible La température est belle et les lé gumes croissent normalement.La production des usines centrales électriques en juin s’établit à 2,253,477,000 kilowatts-heure, soit 11 p.c.au-dessous de juin 1936.Le nombre-indice, après ajustement pour variations saisonnières, touche un nouveau sommet à 239,63, contre 239.32, maximum précédent d'avril dernier.La ronsommatinn d’énergie ferme, nu la production totale moins les exportations et les livraisons aux chaudières électriques, s'établit à 1,494,432.000 kilowatts-heure, Elle accuse une diminution sur les trois mois précédents ainsi que sur décembre et octobre derniers, mais après ajustement pour variations saisonnières et pour le nombre inégal de jours des différents mois, l’indice montre au maximum de 200.23, contre 195.08 en mai et 198.08 en avril.Par contre M Woodsworth peut être félicité sans réticence à propos de son attitude sur nos relations aveoJ’Empire.H veut que le Canada affirme sa neutralité complète en cas de conflit international.Pour lui il est grandement temps que notre pays définisse sa politique extérieure et ses relations avec l'Empire, les Etats-Unis et le reste du monde.Tl soutient que ce serait folie de notre part de suivre la Grande-Bretagne dans ses aventures impérialistes et militaires.Le pacifisme du leader de la C.C.F.n’est peut-être pas exempt de tout reproche, mais son attitude quant à notre neutralité en cas de conflit est recommandable.Cela a meme été une cause de déception pour M.Woodsworth de constater que les Canadiens français ne 1 ont pas suivi sur cette question au cours de la dernière session.En cette circonstance M.Woodsworth avait eu le tort d'emmêler les choses.Si les Canadiens français sont favorables à la neutralité, ils sont hostiles au socialisme.M.Woodsworth ne réussira jamais à nous faire accepter son socialisme sous le couvert de sa politique extérieure.M.Woodsworth et ses lieutenants espèrent faire des gains dans l’Ouest.Ils y rencontreront partout le même adversaire: M.Garai-ner.Celui-ci n’épargnera absolument rien pour maintenir ses positions dans la Saskatchewnn et s e- tablir fortement en Alberta et dai le Manitoba.Si M, Woodsworth veut poser au champion des droits de l’Ouest, it verra se dresser devant lui un rude batailleur, peb* p taille mais d’une P,msanre remarquable.Entre ces deux hommes te rhoc est table.M.Gardiner considère 1 Ouest comme son fief.Du, m0I^hiHons M Woodsworth a des ambitions de ee côté, il ne pourra pas faire autrement que rencontrer ^ ministre de l’Agriculture.Cela promet pour la prochaine session des ne- h"" ,''1 v" ÜSl RICHER poste d'observation et de comparaison.Il y a trois ans, en août 1934, j’étais venu à ce même endroit.Le voyage d’Amos, en canot automobile, nous avait pris plusieurs heures, en remontant l’Har-ricana, à travers un pays à peu près désert.La mine Sullivan venait de creuser son premier puits en pleine sauvagerie, sur une pointe boisée du lac de Montigny.Elle n’avait comme voisine que la mine Sis-ooe, sur son île, à deux milles au targe dans le lac, la mine Shawkey, qui portait encore de nom de Martin, la mine Greene-Stabell — devenue la Jacola — qu’il fallait repérer, un mille plus loin, à travers la forêt des épinettes noires et les nuées de maringouins.Aujourd’hui, les bords du lac sont partout garnis de chevalements miniers.Entre le quai de Sullivan et File de Siscoe, une flottille de canots-taxis s’affairent constamment.Un bateau vient d’arriver d’Amos et une compagnie de débardeurs se précipite pour te décharger.Une troupe de manoeuvres tire des plans pour hisser sur un camion d’énormes réservoirs en acier qui serviront à quelques postes d’essence de Val d’Or.Des ouvriers réparent une automobile en panne.Des taxis sont en enfilade sur le quai, presque aussi nombreux qu'aux abords de la gare Windsor à Montréal.Des chalands assoiffés — il fait 90 à l'ombre — se succèdent sans interruption aux comptoirs de deux estaminets dont les affiches vantent un breuvage; un commerce du même genre se pratique sans désemparer à bord d’une dizaine de barges solidement attachées au rivage, dont les propriétaires, squatters à leur façon, squatters nautiques, s’évitent ainsi l’achat d’un emplacement dans le village.La mute, en contre-bas de la falaise où se trouve mon poste, est celle d’Amos à Yal d’Or et au delà.Les autos y processionnent à grande allure, malgré les embûches ri!unp “gravelle” fraîchement pn-see En moins d’un quart d’heure, six hydroplanes stoppent et repar-tont, débarquant et prenant c.ha-que fois des passagers.Le quai tlottant se trouve tout près et le Canada attribués à une cause violente extérieure s’établit à 7,441 contre e.S98 en 1935 et 6.469 en 1934.Le taux par 100.000 âmes est de 68, contre 63.en 1935 et 60 en loofi ,C°.Urs de ,a Pér'ode de 1926-1936, le taux de décès le plus elevé attribués à une cause violente extérieure est rie 73 en 1930.Les suicides sont au nombre de 922, contre 905 en 1935 et 927 en 1934.Le taux de décès par suicide s établit â 8.4 en 1936, contre 8.3 en 1935 et 8.6 en 1934.Le taux de décès par suicide le plus élevé, soif 9.9, a été enregistré en 1930.Le nombre d’homicides en 1936 s’établit à 134, soit un taux de 1.2 par 100.000 âmes.Ces chiffres correspondent à 153 décès avec un taux de 1.4 en 1935 et à 142 décès avec un taux de 1.3 en 1934.1^ taux d’homicides le plus élevé au cours de la période est de 2.1 en 1930.Le nombre de morts violentes autres que les suicides et les homicides s’établit à 6.383 avec un taux de 58 par 100,000 âmes, contre 5,840 décès avec un taux de 54 eu 1935 et 5.400 décès avec 50 en 1934, Le taux de ces causes a atteint son plus haut niveau, 61 par 100,000 âmes, au cours des trois années 1928-1930.Les noyades en 1936, sauf celles se produisant dans les mines ou dans le transport par terre ou air, s’établissent à 781 ou 12% du total des accidents causant la mort.Le transport par terre représente 1,-764 décès, soit 28% du total.Sur ce nombre, les décès par accidents d’automobiles sont au nombre de 1,313 ou 21% de toutes les morts accidentelles.SI l’on retranche les cas où une automobile entre en cause, les accidents de chemins de fer ont fait 238 victimes et les tramways 28.Les accidents dans les mines et les carrières expliquent 138 décès.Seize personnes ont été tuées au cours de l’année dans des accidents de transport par air.Buffalo.N.-Y., 28.— (P.A.) -Les comités de négociations représentant les chauffeurs de camroni en grève ét leurs employeurs èn sont venus d’accord ce soir sur un projet qui mettrait fin à la grève dans l’industrie des produits ali-menfhires.Ile se préparaient à soumettre ce projet aux patrons et aux grévistes.Les chefs ouvriers on immédiatement convoqué les grévistes à une assemblée.Les employeurs ont aussi étudié les nouvelles propositions.Les négociations doivent commencer aujourd’hui même.La session albertaine et le major Douglas Edmonton, 28.— (C.P.) — Le * premier ministre Aberhart, a dé-j claré que la session albertaine qui ; va commencer lundi prochain pour J établir principalement le Créditi Social, servira en même temps de’ session régulière et qu’il ne voit; pas qu’il y ait lieu de faire une autre session l’hiver prochain.M.Aberhart a ajouté que c’est sans! doute a cette session prochaine que | le major C.-H.Douglas a fait altu-’ sion à Londres en annonçant qu’il t n’aurait rien à dire sur les problè-’ mes albertains avant la fin de la?session.Le major Douglas a aussi annoncé qu’il n'avait pas l’inteh-; tion de se rendre prochainement’ en Alberta.M.Aberhart précise, que les seules responsabilités i qu’ait assumées le major Dnp.-) glas, en rapport avec le Crédit î Social albertain, sont les respond sabilités inhérentes à celles de $es| suggestions qui auront été aceep-î tées par la Législature alhertarne.I M.Aberhart a nié catégorique-' ment la rumeur lancée par certains journaux londoniens à l’effet que* le gouvernement Aberhart aurait l’intention de s’emparer des dépôts ; faits dans les banques.* * * Edmonton, 28.— (C.P.) — Le gouvernement de l’Alberta, a retenu les services de deux professeurs de l’Université du Minnesota, le Dr Emerson-P.Schmidt et le Dr W.-G.Waite, pour préparer le mémoire que la province soumettrai: à la commission royale qui doit ua ‘ Poursuites pour infraction aux règlements sur les oeufs enquêter sur les relations financières fédérales-provinciales.M.le* Dr Schmidt a déclaré qu’il se con-* sacrerait surtout à l’étude des ef-| fets du tarif canadien sur Pécoào-jL mie des provinces des prairies.Lei professeur de l’Université du MirF ï nesota a ajouté qu’il avait été im- '' pressionné de voir que les cigares qui se vendent 5 sous aux Etats-Unis coûtent dix sous au Canada.; service est régulier et fréquent vers Amos Rouyn, le lac Blouin, Kirkland Lake, en Ontario.L'a- ^de_.Mon^a.» pst quotidien "de même que celui de Toronto.Le de ,Montréal Prend trois heures a .peine.Le bâtiment va Exportations de bois de charpente Lait et produits laitiers Enquête sur les fléaux agricoles pour la période du 5 juillet au 19 juillet 1937 mm.Mlle Valérie raquette - - “jntreal, le 37, A 51 an», de Blanche PECK -i- A Montn Oeorae-Alfred Peck époux P,plix>N — A Montréal, te 29, A 19 ana.Jeannette, «niant de J Bruno Pilon et de ^STuDKNlÈ?— A Montréal, ie 25, A 21 «ne, Jean-Péul Bt-Dénia, «la d'Osiaa St-Dem* tti «4 WU «rr, - « .- - « - l fcu.Observations générales: Depuis une quinzaine de jours, nous n'a vons reçu aucune nouvelle alarmante au sujet des insectes, des maladies, des mauvaises herbes et des accidents remarqués dans les cultures.De plus les rapports de nos informateurs sont très brefs et nous permette nt à peine de tirer En juin, les exportations de fromage canadien valent $1.043.870, contre $681,615 en juin 1936.Le Royaume-Uni en a reçu la plus grosse partie (près de $950,000), suivi j des Etats-Unis ($56,000); te solde des exportations est allé à 16 autres marchés de moindre importance.Les exportations de beurre sont tombées de $201,295 à $9.700 par suite de ta chute complète des achats du Royaume Uni ($192.203 l’an dernier, qontre rien cette an née).Les exportations der autres produits laitiers sont les suivantes (chiffrer, de 1936 entre paren-'thèses) : lait condensé, $19.856 ($16, 550); poudre de lait, $111,290 ($61, L400; lait évaporé, $219,30» ($74,854)., En juin, les 'exportations de m.v driers et planches enregistrent un avance sensible tant en volume qu’en valeur sur le mois correspondant de 1936.Le totals établit à 182.191.000 pieds ^ tre 169,550,000 pieds ($3,389,000).Les Etats-Unis en absorbent l .v 089.000 pieds et le Royaume-Uni 53.776.000 pieds., Les madriers et planches de sa pin Douglas représentent ,,np Y®* leur de $1,718.659.contre j 079.Viennent ensuite les madriers | et planches ri’épinette.$1.084.901); le bouleau.$30L074 ($216,961); le pin.$358,825 ($352,-765); le cèdre, $271,629 ($13o,46tiL l.es exportations de bois éqnarn ne sapin Douglas s’établissent à L.514.000 pieds ($235.396>.contre 9.382.000 pieds ($136.683).dont $94,-418 dirigés sur l'Australie ev $.i4,653 su“ le Royaume-Uni.Les exporta lions de bardeaux représentent une valeur d( $621.530, contre $428,671 dont $612,232 allant aux Etats-Unis.Mon champ d’observation s'étend à plusieurs milles le long du littoral du lac de Montigny.Au delà du village en construction de Sullivan, mi fonds d’une haie dont les eaux sont rouvertes de billes, une scierie fraîchement établie fabrique les planches que lui réclame le bâtiment^ Le bâtiment va tellement ici que c est à se demander si la scierie peut suffire à sa demande.L’est non seulement le village de Sullivan qui sc construit une hôtellerie et des maisons, qui se construira bientôt une église et un presbytère, mais tons les villages de la région en font autant.Le lotissement des villages e» des villes n'est pas encore fait des arpenteurs sont justement à travailler dans les future rues de Sullivan, des abatis pas encore essouchés que les emplacements sont vendus à bon prix.Dans un vacarme d’enfer, des foreuses mécaniques s'attaquent aux affleurements de surface, tantôt pour fins de voirie, tantôt pour fins minières.Au sous-sol, même travail sans dont» mais le bruit est épargné à ceux qui ne descendent pas dans la mine.La commotion de la dynamite se lait pourtant sentir Winnipeg, 23 juillet — A Mor-den, Man., le 11 juillet.Fast & Thi-essen, Rosefeld, ont été condamnés à une amende de $50.00 et aux frais pour avoir acheté des oeufs à prix uniforme, sans classement.D’autres condamnations pour des délits de même nature ont été obtenues contre James Todd, Crandall, Sam Sweid, Hamiota, L.S.Findlay.McConnell, Walley 4 Son, Birtle, R.Whitman, Ridgeville.Régina, 23 juillet — Des amendes de $25.00 et les frais ont été imposées pour infraction aux règlements sur les oeufs à J.D.Der-enfeld.Wynyard, J.Tesky, Wyny-ard, et la Springside Trading Company.Springside.Edmonton, 23 juillet—T.B.I^tt, Nacmine, et D.G.Innés, ^ Craig-myle, ont été condamnés dernièrement à l’amende pour infraction aux règlements sur les neufs.Newmarket, 20 juillet — W.J.Knowles A Fils, Aurora, ont été condamnés Ici aujourd'hui à une amende de $10.00 ei les frais, pour infraction aux règlements sur le classement des oeufs.Oshawa, 19 juillet — A.Murison et Fils, Columbia, onl été condamné à une amende de $10.00 et aux frais, pour infraction aux règle ments sur le classement dis oeufs.La Semaine sociale de Saint-Hyacinthe La XVe Semaine sociale du Canada, qui s’est terminée vendredi der- \ nier, a eu un caractère éminemment | pratique.Ce fut là sa note princi- j pale.Elle marque la tendance ac-; tuelle de cette institution qui tout ^ en continuant, comme elle l'a fait dans ses sessions précédentes, à exposer les principes de la doctrine sociale catholique, accorde une part de plus en plus large à ses applka-lions pratiques.Le sujet à l’étude P cette année: la coopération, se prê-1 tait d’ailleurs à cette orientation.Les semainiers exprimèrent le voeu avant de se séparer, que des cours publics sur la coopération soient établis le plus tôt possible afin de continuer l’oeuvre de la Semaine et de permettre aux citoyens des villes et des campagnes j de bénéficier plus largement de cette entr'aide sociale.Il faut signaler la présence à cette , Semaine de S.Em.le cardinal ar- ; chevêque de Québec, du chargé d’af-1 faires de la Délégation apostoli-1 que ef de neuf évêques.L’Eglise ne i pouvait manifester plus clairement | l’intérêt qu’elle porte à cette oeuvre et la ronfianre dont elle l’honore, GIN CANADIEN AU 1 999 MEUHERS DKTIUEItlES LIMITED MonWel «t .P.Q.Titre» C»*tl«» Eitra SjMcial Liaunur Whisky 2^ , VOLUME XXVIII - No MJ I K — CAUNDBIKl — CMouda; JEUDI 2# iuU/et im 8lint* M*rth 10.15 Buanderie fédérale i 10 30 Emission Living Room.11 00 Musique classique 11.30 Extraits d’opéras 11.45 Emission Tait-Favreau 12 00 Heure — Heure féminine.12 30 Heure féminine 2.00 Heure.2.01 Variété» Instrumentale».4 55 Sommaire.5 00 Cocktail capers 5 30 Heure — méli-mélo.6.00 Raymar.a 15 Variété* 6.30 Chansons française» 7.30 Heure — London Men-v-go-round.8.30 Le Père Jadis 9 00 Orchestre.9 30 For Mother and Dad.10 00 Orchestre.10 30 Nature as a storv.10 45 The Gaieties.11 00 Heure.* * W Longueu* d’oedw des peate».et en kilocycle»; QuifUk in J tco ti*»?»u.I«* fikni & r«fKc* aujaur d'hui _____________ Nom m«w aftsrçenL «a «ona* ici sut ! a acéaaris, la réaliaa*»» «» l’interpréta-I tien éss films 4s* indications «u- permet-i tant 4a sa raconnaifr* à tra»#re I abondant» production dos atudior dr Franco, dot Itata-Unls at d’Anglatarro, af d* fasiNtar la choix d'un programma qui rd-panda au» goût: do chacun.Noua rt tanow» «mcwir compta dan» •att* aalonne dor réclama* dot exploitant* du «Indmai tou» not ran*aigii*-manta «ont ampruntd* aux '«vu#* la* plu* autarlida*.it «off* Cn.omquc "« P*-tait qua pour l'Information da not lac* taar*.Ilia na contient aucune annonça payinta.au déguliéa sou* au*l«
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