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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 11 septembre 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1937-09-11, Collections de BAnQ.

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Montréal, samedi 11 septembre 1937 REDACTION ET ADMINISTRATION 410 EST, NOTRE-DAME ' MONTREAL TOUS LIS SERVICES TELEPHONE .BBUif SMI* SOIRS, DIMANCHES ET PETES Administration :.BEIair 3366 Rédaction :.SEiair 298* Gérant :.BEIair 2239 DEVOIR Diractaiir-Cérant s Georges PELLETIER L’autre côté de la médaille Sur les discours de Vancouver-Immigration et peuplement Une politique normale Eb bient on reparle d’immigration.On en a tout par-ulièrement parlé au Congrès des chambres de com-erce, à Vancouver.Cela était inévitable, forcé I Combien de fois ne ’avons-nous pas répété à ceux qui prétendaient que le hêmage généralisé, les énormes dépenses qu’il entraîne, ermeraient la bouche aux partisans de l’immigration assive! On reparle d’immigration parce que le pays est outillé our répondre aux besoins d’une population de beaucoup upérieure à celle qui l’habite, parce que tout le monde uhaite que nous soyons plus nombreux à supporter ies taxes énormes qui pèsent sur nous; on en parle parce que beaucoup de gens ont un intérêt direct, personnel, à la multiplication des transports (voyageurs ou bagages), parce que d’autres veulent noyer la population française (ceux-là n’affichent point, cela va de soi, leurs desseins) ; on en parle surtout peut-être parce que trop de gens confondent immigration et peuplemtnt et s’imaginent que le vrai moyen, le seul moyen presque, d’obtenir le surcroît de population que tous désirent, c’est d’amener ici des étrangers, des gens du dehors.Ÿ Ÿ Ÿ Cette fausse vue des choses s’explique fort bien: elle Correspond si exactement à notre myopie et à notre défaut de réflexion ! Voyez plutôt: les immigrants arrivent en groupe, pat bateaux.On les voit, ils font un effet de masse.La vie agit autrement.Les morts se produisent une par une, il faut faire un effort pour se rendre compte, par exemple, de leur total annuel.Prenez un cas particulier et qui illustre bien la difficulté que nous avons à nous rendre compte de cette action individualisée, mais constante.Les morts par accident d’automobile font plus de bruit que les morts par maladie: qui n’éprouve tout de même une surprise à constater le chiffre qu’elles représentent à la fin de l’année?A plus forte raison en est-il ainsi des naissances, qui »’ont de retentissement que dans un milieu très restreint.Encore moins remarque-t-on le manque à gagner que icprésentent tant de mariages forcément différés, tant de Bariages qui ne se feront jamais.Et pourtant, si l’on y réfléchit, il y a là le principe d'un déficit énorme et qui marque d’un moins formidable le progrès normal de notre population.* * * Il faudrait essayer de se faire là-dessus des idées un peu claires: — il faudrait réagir contre des impressions qui ont pour causes principales le regard trop superficiel que nous portons sur les choses, et notre défaut de réflexion.Nous verrions alors que, du simple point de vue numérique, une politique de peuplement normal — c’est-à-dire, une politique qui faciliterait les mariages jeunes et nombreux, qui ferait disparaître les lourdes charges dont sont aujourd'hui frappées, de façon indirecte si l’on veut, mais non moins sûre, les grosses familles, qui améliorerait les conditions de vie de façon à conserver le plus possible de nos petits, on verrait, disons-nous, que,«du simple point de vue numérique, cette politique vaudrait largement celle de l’immigration.* * ¥ Du reste, il n’est même pas sûr que, des immigrants, nous puissions en avoir tant que cela! Le propre directeur des services d’immigration des Chemins de fer nationaux, M.Black, a déclaré, — comme nous l’avons cent fois peut-être démontré ici même — que l’on ne peut guère compter, par le temps qui court, sur des immigrants anglais nombreux et de valeur.Il est vrai que l’on est prêt à se rejeter sur d’autres pays; mais la plupart des pays ne tiennent pas non plus à se priver de leurs enfants; ils tiennent, à tout le moins, à les diriger vers des pays où ils leur seront d’un avantage politique et économique certain.Le Canada, au regard de la plupart de leurs gouvernants, n’est pas de ceux-là.* * * Puis, il y a ceci: les conditions d’une politique de peuplement sensée sont pareillement celles qui attireront chez nous la plus saine immigration.— Nous prenons à peine le temps et le soin de noter que, d’après le Star lui-même, si nos souvenirs ne nous trompent point, le fils du sol —- toutes choses égales ‘d’ailleurs — représente une valeur plus considérable que l’immigrant; car il n’a pas à s’adapter.Quand on nous parle d’immigration, songeons donc à l’autre côté de la médaille; parlons peuplement.Et, surtout, tâchons de hâter la réalisation de la politique aux formes multiples que nous résumions tout à l’heure — une politique qui facilite le développement normal, la méthodique sauvegarde de notre population.Orner HEROUX FAIS CE QUE DOIS Le carnet du grincheux Quand un serpent mord un homme et que cet homme meurt, c’est un fait banal.Mais quand c’est le serpent qui meurt, c’est autre chose.Ce fait vient de se produire à Kalamazoo.?* ?Cette bête venimeuse et agressive se déplaisait évidemment en un tel endroit; on ne pourrait pas dire Kalamaxoe ou du moins ce zoo-là.?Un lecteur m'écrit: "Quand vous dites qu’un Lions’ Club a mangé de la chair de lion, ne vous vient-il pas à l'esprit que c’est du cannibalisme pur et simple?” Rédacteur en etief t Orner HEROUX VOLUME XXVIII — No 210 im-.— .1 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR U POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.0u (Sauf Montréal at banlieue) E.-Unls et Impire britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 A NUREMBERG “Jamais plus l’Allemagne ne sera conquise’’, dit Hitler "Que rennemi vienne de T intérieur ou de l'extérieur" "Et que cela soit un avertissement à ceux qui demanderaient à Moscou d'incendier le monde" LES INSÜLTÉsIdE LITVINOV A L'ITALIE Soyons bilingue.Souhaitons à la Commission qui s’embarque dans l’aventure constitutionnelle de bien mener sa barque — to Rowell.?* Selon le caricaturiste du Star, l’Espa-gne, c’est la gueule du loup et les mandibules de cette gueule sont le fascisme et l’hitlérisme.Le caricaturiste a oublié de marquer que l’agneau que le méchant loup menace de ses crocs, c’est le doux communiste moseoufaire.Le Grincheux Nuremberg, 11 (S.P.A.).— Sous une très haute voûte de lumière, formée par les feux entre-croisés de puissants projecteurs, le Reichsfübrer Hitler a déclaré en présence d’une très grande foule de nazi* — 140,000, dit-on, — rassemblée pour lui témoigner leur loyauté: Jamais plus l’Allemagne ne sera conquise — que l’ennemi vienne de l’intérieur ou de l’extérieur.Et que cela soit un avertissement à ceux qui demanderaient à Moscou d’incendier le monde.Il a ajouté: Puissent d’autres pays avoir des desseins aussi élevés que les nôtres: cela pourrait leur faire comprendre la volonté de paix de rÀllemagne.PLUS D’ENFANTS Avant cette manifestation, le Reichsfübrer a adressé un discours aux femmes nazisres participant au congrès du parti.Il leur a demandé d’avoir encore plus d’enfants.48 DIPLOMATES ETRANGERS Quarante-huit diplomates étrangers ont assisté à des cérémonie du congrès.Le Reichsfübrer les a reçus dans son hôtel et a deux fois serré la main à chacun d’eux.L’ambassadeur de France, M.André François-Poncet, a parlé au nom du corps diplomatique.On dit que son gouvernement a hésité à autoriser sa présence au congrès, parce que des congressistes ont lancé des brocards aux démocraties il y a deux jours.LES “INSULTES” DE LITVINOV Berlin, 11 (S.P.C.-Havas).Le Voslkischtr Beo- bachter, organe du Führer-chancelier, déclare que les “insultes que le commissaire des Affaires étrangères soviétiques Litvinov a lancées contre l’Italie à la conférence de Nyon” aboutiront sûrement à cette division de l’Europe qu’on prétend avoir évitée.Les autres journaux nazistes expriment de l’indignation au sujet des paroles du commissaire Litvinov à l'adresse de l’Italie.-porfraifs politiques’ M.Robert-John Deachman -Par Léopold RICHER-^ ’actualité Collèges mixtes L’on vient de célébrer le cente-aire du collège Oberlin, dans 'Ohio, premier collège mixte aux tat$-Uni$.L’éducation en com-un des jeunes gens et des jeunes tiles est maintenant très répandue hez nos voisins et si on ne voit aère les avantages d’un tel syste-e, on en connaît, par contre, les ultiples Inconvénients à commence par celui d’une promiscuité ha-ardeuse.U ne faut certes pas représenter u collégien la femme comme un Ipouvantail, mais il est très dange-eux de pratiquer le système de co-ducation tel que l’entendent cer-aines grandes écoles américaines, éme avec la surveillance la plus évère — ej les Américains n’exa-èrent pas sur ce point — la co-education est un danger presque de outes les heures, car, en fin de.'ompte, les étudiants et étudiantes e sont pas de bois ni à l’abri de la aiblesse humaine.Tous ces bals et êtes mondaines des Fraternities ont souvent bien autre chose u’un simple dérivatif à l'étude.Il a déjà eu des suicides chez les ends américains et il y en aura sans oute encore.Et que d’autres dra-es secrets qu’on ne saura jamais, auffrances morales de toutes sortes qui peuvent se développer au sein même de l’école et qui sont pour le moins un obstacle sérieux au travail.Il faut admettre qu’à l’époque ou fut fondée à Oberlin la première grande école mixte, les dangers de la promiscuité étaient peut-être moins nombreux qu'aujourd’hui On lit, en effet, dans les annales de l’école que les étudiantes étaient astreintes à un règlement sévère.Elles se couchaient et se levaient toi.Il n’était pas question alors de Fraternities, de sauteries, de promenades en auto au clair de lune, de joutes de football et de piscines.En plus de participer à de nombreux exercices religieux, les étudiantes d’Oberlin devaient servir les tables, laver les planchers, entretenir leurs chambres, et celles de leurs camarades de l’autre sexe.Elles étaient même obligées d’entretenir le linge des étudiants, de le repriser, etc., et tout cet excellent Valet Service pour le “salaire" de 2 sous et trots quarts l’heure.Il n’êtalt évidemment pas question alors du contrat collectif ou de celui des salaires r also rambles.La photographie de Caroline-Mary Rudd, première étudiante d’Oherltn, n’a rien des minois d'étudiantes actuelles.Elle nous apparaît comme l’une de ces rudes figures de Gauguin: cils nature, cheveux lissés sans la moindre coquetterie, lourde robe de soie fermée au cou par un collet brodé, manches au poignet et gants brodés.Et les eo-eds de 1837 étalent moralement aussi, farouches que leur costume.Un bon jour, la direction de l’école voulut, leur imposer des classes combinées avec celles des Jeunes gens, pour la composition littéraire.Indignées de voir qn’ûtt les forçait à lire leurs compositions devant les étudiants, les demoiselles protestèrent avec véhémence contre cet “outrage’’ ei leurs larmes obtinrent la suppressfon du cours mixt« de composition.En 18*0, pas tout de suite admises à profiter de l'instrument, car la Principale de l’école trouvait "indécent" de permettre aux jeunes filles de veiller tard le soir “pour regarder à travers les corps du firmament”.Fait qui mérite d'être signalé el qui est la meilleure preuve de l’excellente discipline de l’école mixte de 1837, toutes les premières étudiantes se trouvèrent des maris, alors que le nombre des graduées de VOberlin moderne qui ont déniché des maris est tombé de cent pour cent à quarante pour cent.D'où l'on voit qu’en étant multi-\ pliées et facilitées les relations entre étudiants des deux sexes ne conduisent pas plus souvent à l’autel que jadis, bien au contraire.Lucien DESBIENS Bloc-notes En pays neufs Ca n’est pas en l’occurence la rubrique sous laquelle notre journal publie depuis quelques semaines des chroniques sur les régions de colonisation et les régions minières valeur documentaire.Sa représentation dure plus d’une heure.Pêche à la truite Une hôtellerie de la région lau-rentienne s’annonce occasionnellement à la radio et annonce en même temps les truites d’un lac de son voisinage.Le bonimenteur de la radio raconte que le propriétaire de l’hôtellerie en question s’engage à faire prendre par tout pensionnaire qui loge chez lui au moins cinquante truites pour chaque semaine de séjour.Il faut, comme de raison, savôir en prendre et en laisser dans toute histoire de poisson pris ou à prendre par le pêcheur à la ligne.Pour peu que cet hôtelier s’en tienne à ses engagements tout de même — il existe tellement de moyens, à part la ligne et le bambou, de capturer le poisson — il ne laisse sûrement pas beaucoup de truites dans son lac.A moins que ses pensionnaires ne soient pas nombreux.La truite de nos lacs n’est pas un poisson de commerce, que l’on puisse prendre en grande quantité, mais un poisson de sport.N’est-il pas ridicule qu’elle soit l’objet d’une publicité avec garantie de prise en telle abondance?II ne manquerait plus qu’un hôtelier promette la de l’Abitibi, mais le titre d’un film cinématographique d’un vif intérêt prise de cinquante truites par se" qui vient d’être montré à l’exposition provinciale de Québec.Ce film a été toutefois tourné dans ces mêmes pays neufs par M.l’abbé Maurice Proulx, professeur à l’Ecole d’Agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.Certaines scènes remontent à trois ans, alors que la colonie de Sainte-Anne-de-Roque-maure commençait de s’organiser en pleine forêt abitibienne.D’autres sont de deux ans, de l’année dernière, enfin de cette année et le tout fait bien voir le progrès accompli dans cette colonie de Roque-maure que la Société de colonisation du diocèse de Québec a prise sous ses auspices.Des scènes récentes, de cet été, ont été prises dans le canton Preissac, aux sources de la Irivière Klnojévis, et aussi au canton Castagnier, dans la ville de Val d’Or et dans la zone minière environnante, près de La Sarre, au moment .où se tenait une mission pour une cinquantaine de familles algonquines.J’avais eu l’avantage, au cours de l’été, alors que je me trouvais en Abitibi en compagnie de M.l'abbé Proulx, de voir tourner une bonne partie de ce film.Cela m’a encore valu, il n’y a pas longtemps, d’assister à une représentation d’avant-première, comme son auteur passait par Montréal, revenant de New-York, où il avait dû se rendre pour la mise au point de la partie sonore.Le film est en effet parlant.C’est probablement le premier parlant qui ait été réalisé par un cinéaste canadien-français.Pour la musique et le récit, M.l’abbé Proulx a reçu la collaboration de M.Maurice Montgrain, publiciste au ministère provincial de l’Agriculture.C’est d’ailleurs ce ministère, de même que celui de la Colonisation, qui ont fait les frais du film.L’exposition de Québec prend fin aujourd’hui.Nous exprimons l'e«* poir que le gouvernement provincial fera maintenant circuler par iùdïanie$~né furent tonie la province ce film de haute maine, même en temps prohibé! Piscines et nivellement Oberlin fit Tacquieition d’un tiles mats les e( “ L’an dernier, à même le fonds du chômage, l’administration municipale entreprenait l’aménagement d’un parc public, aux confins du quartier Villeray, à moins que ce ne soit Juste au delè, dans le territoire du quartier voisin d’Ahuntsic.De vastes étendues désertiques, en bordure de la rue Henri-Julien, des deux côtés, à la latitude de la rue EmiJe-Journault, qui avaient auparavant servi de dépotoir, changèrent rapidement d’apparence.Des centaines d’ouvriers furent mis à des travaux de terrassement, de nivellement.L’ancien dépotg^r eut bientôt l’allure d’un commencement de parc.Plus tard, au cours de l’automne, on construisit, à l’en-trée du parc, de l’un et de l’autre côté de la rue Henri-Julien, deux piscines en plein air.L’une, disait- tre éaux f/nes"^ aUX Karçons' 1,au* Terrassement et nivellement achevés, piscines construites, on a tout laissé à l’abandon.Les plates-ban-des bien nJvejées ont poussé tout I été le chiendent et le chou-gras, l'artichaut sauvage et toute une belle variété de mauvaises herbes Celte luxuriante végétation est actuellement à hauteur d’homme.I/enclos tout neuf des deux piscines disparaît dans le maquis.Les deux piscines n’ont jamais servi- le parc, cest exactement comme s’il n’en avait lamals été question.Le tout a peut-être coûté cent on cent cinquante mille dollars sinon davantage.Comment en expliquer l’inutilisation?E.B.LUNDI: Notre rubrique "Les livres et leurs auteurs" paraîtra désormais le lundi.Il se croit le dernier libéral intégral à construire sa tente dans le camp libéral.Il se proclame même le dernier libre-écbangiste de 1a Chambre des communes.Il en tire une fierté puérile et agressive.Autrefois sa race pullulait.Elle dominait le parlement.Race ombrageuse, affirmative, sûre de ses hautes destinées et de l'infaillibilité de ses dogmes.Elle inspirait les lois et façonnait l’économie.Bright et Cobden étaient ses dieux.Elle exigeait la liberté de la production, la liberté du commerce, la liberté du travail.Elle prétendait qu’il suffisait de* rendre à l’homme la liberté la plus complète pour assurer le progrès de l’humanité.Sa philosophie terre à terre, pragmatiste et matérialiste s’intéressait surtout aux affaires.A une époque où le problème économique principal se rapportait à la production, cette race d’hommes a bien travaillé en laissant tout faire.Depuis la Grande Guerre les libéraux ont évolué.Ils ne sont plus que les héritier* d’une étiquette vide de sens et les gardiens d’un dogme qui a perdu beaucoup de son intransigeance d’autrefois.Ils veulent bien laisser faire tout ce qu’ils peuvent et retarder le plus longtemps possible les interventions directes.Mais que de trahisons à la liberté 1 Que de compromis avec Us réformateurs de tout acabit qui ont envahi les domaines économique et politique! Le libéralisme s'est mué en un conservatisme pratique.Son rôle principal consiste à défendre les institutions qu’il a lui-même créées.Le libre-échange a fait place à un protectionnisme parfois excessif.Conservateurs et libéraux se querellent sur des nuances.Ce sont tous des progressistes à retardement.Des libéraux authentiques, convaincus?Il n’y en a plus.“Pardon”, répond M.Deachman.Plus encore que M- W.-H.Moore, M.Deachman se proclame U dernier des liberaux sincères.11 a mis sa confiance dans le libre-échange.Une confiance totale.D’après lui, c’est du libre-échange que dépendent le salut du monde.la paix, la prospérité, le travail, les bas prix et le bonheur.Rien que çal M.Deachman entretient l’idéal libre-échangiste dans toute sa plénitude.Il en parle abondamment.Il ne fait qu'en parler.Dès qu’il s’agit du libre-échange, il retrouve un fonds de vocabulaire d’une richesse étonnante.Les expressions techniques se bousculent sur ses lèvres.Les raisonnements, tantôt usés tantôt ingénieux, se pressent dans son cerveau dans un effort de conviction.M.Deachman s'élève alors jusqu’à la caricature de l'éloquence parlementaire.Et les ignorants l’écoutent, médusés, bouche bée, remplis d’une admiration vague et vagissante.Il a la bosse du tarif.Don rare que peu lui envient.Depuis longtemps ses études ne portent que sur les postes du tarif douanier.Il en a 1» tête bourrée, obstruée.Par un étrange jeu des circonstances.l’agronomie l’a conduit au libre-échange.Il a fait du journalisme spécialisé, il va sans dire, M.Deachman ne s'étant jamais intéressé à autre chose qu’à la politique tarifaire et aux répercussions de cette politique sur l’économie générale.Il a suivi avec un intérêt passionné les travaux de la Commission du tarif.A plusieurs reprises il lui est arrivé de comparaître devant la commission.Ainsi, lorsque M.Bennett a transformé le conseil des ministres en une commission temporaire du tarif, M.Deachman «’est avisé de se présenter devant le premier mi nistre.armé de ses dossieri, de aa fa tonde et de son libéralisme.M.Ben nett et M.Deachman *e sont livré, pendant une demi-heure, un combat épique à coups de postes du tarif, de statistiques, de principes économiques et d'allusions personnelles.Politique et défense nationale Un nouvel article de M.Maurice d'Auteuil connu des moments de véritable gloire, auprès des libéraux, s’entend.Il était l'autorité reconnue par le parti en matière tarifaire.Il écrivait des notules sur la politique de M.Bennett.Les députés libéraux recueillaient ses feuillets et les conservaient dans des calepins.Ils s’en servaient, parfois sans discernement, dans les débats parlementaires et dans leurs discours politiques.Les vues de M.Deachman faisaient loi.On lui reconnaissait un sens aigu de l'économie politique.On citait ses opinions dÿns les journaux.Il compilait les statistiques du commerce, et il leur faisait dire exactement ce qu’il voulait, de telle sorte qu’il avait toujours raison.Cela plaisait aux députés qui éprouvaient des répugnances à y aller voir.Ils préféraient de beaucoup qu'on leur présentât des thèses toutes faites, bien étayées sur d’impressionnantes colonnes de chiffres.C’était le beau temps.M.Deachman nageait dans la joie et dans la théorie.Comme les libéraux étaient dans l’opposition et que tout ce qui contredisait le gouvernement leur était précieux, ils encourageaient M.Deachman à poursuivre ses études.Les grands du parti faisaient mine d’être aussi naïfs que les back-benchers.Ils s’entretenaient des opinions de M.Deachman et les montraient avec plaisir comme on fait d’une pierre précieuse qu’on roule dans la main.M.King s’écriait: “Voyez-vous?la politique tarifaire de M.Bennett conduit le pays à la ruine! Elle assèche les sources de la production.Elle limite l’emploi, maintient artificiellement les prix à un niveau prohibitif.Si le parti libérai revient au pouvoir, il s’engage à réduire les barrières tarifaires et à inaugurer une nouvelle ère de libre-échange.Le Canada travaillera ainsi au maintien de la paix, puisqu’il est avéré que le protectionnisme douanier —-forme particulièrement irritante du nationalisme — est un facteur de friction internationale et une cause de guerre!” M.Deachman touchait à ce moment au sommet de son prestige.Encouragé par d’aussi hautes approbations, il posa sa candidature dans Huron-Nord, s’y fit élire et arriva à Ottawa plein d’espoir.avec des airs de sauveur de la nation.Il s'aperçut vite que dans la politique active il y a loin de la théorie à la pratique.Quand un parti eu dans l’opposition, il ne lui en coûte guère de soutenir les idées les plus avancées, voire même les thèses les plus justes! Il change immédiatement d’attitude lorsqu'il arrive au pouvoir.Ce qui lui paraissait alors digne de luttes ardues lui semble maintenant de réalisation impossible.Il est porté à prendre des vues toutes différentes des problèmes et des hommes.Il se tient dans le juste milieu, aussi loin de la clarté aveuglante de la vérité que de l'ombre impénétrable de l’erreur.Ce qui était nécessaire et urgent n'est plus que d’une utilité désirable.Les déceptions devinrent le lot du nouveau député.Tout d’abord il n'y eut pas de place pour un théoricien comme lui dans le cabinet- Ce qui plus est, il n’y avait pas de place pour le libre-échange dans la politique ministérielle! Le premier budget de M.Dunning l'indiquait de façon notoire.M.Deachman sursauta d’indignation.Mais que pouvait-il y faire?Plua tard le ministre des Finances affirma tans l'ombre d'un remords qu’il n'avait jamais été libre-échangiste.Quel mensonge, évidemment! Et quelle tuile sur la tête du député de Huron-Nord, qui, assis en face de M.Dunning, encaia-sait le désaveu d'une doctrine chère.M.Deachman avait été payé par le parti libéral pour exposer les principes et les avantages du libre-échange et maintenant le ministre des Finances se Voici le deuxième article de M.Maurice d’Auteuil.(Le premier u paru samedi de la semaine dernière).Ainsi que nous le disions alors, ces articles susciteront sans doute des discussions et des réserves, mais on y trouvera sûrement un grand intérêt: ils feront réfléchir.Il est impossible d’indiquer une solution satisfaisante aux nombreux problèmes d’ordre pratique que comporte l’organisation de notre défense nationale sans définir au préalable la nature exacte de cotte “défense nationale”.Est-ce la défense de ce Commonwealth dont nous faisons partie, et partie intégrante, quoi qu’en pensent bien des gens (car il existe une distinction profonde entre l’état de fait et le désir d’un état de fait différent);1 est-ce la défense de notre pays seulement ?Dans le premier cas, notre armée actuelle est inadéquate.Il nous faut non seulement îa doter d’un matériel plus moderne et plus approprié à nos conditions, mais encore effectuer un remaniement complet de ses cadres réguliers et temporaires, et surtout, augmenter considérablement son matériel aérien et spécial.¦Comme je l’ai, dit dans un premier article, il appartient au peuple de définir notre défense, puisqu'il sera le commanditaire, le soldat, et, en dernier ressort, le bénéficiaire ou la victime de la politique militaire qu’il aura choisie ou qu’il se sera laisser imposer.Nous ne sommes pas prêts à discuter les mesures a prendre pour mettre notre armée en état de fournir une aide sérieuse à l’Empire britannique au cas où celui-ci la lui demanderait.Nous ne supposons pour l’instant qu’un seul problème: celui d’entretenir une année proportionnée à nos besoins actuels, sans tenir compte de ceux du Commonwealth.Nous l’avons dit déjà: si nous n’avons à défendre que le Canada, la question se simplifie d’elle-même, parce que nos ennemis éventuels sont très éloignés, incapables vraiment d’autres entreprises contre nous que des efforts locaux, secondaires, nullement d’une invasion en règle, précédée d’une descente massive sur nos côtes.Notre armée actuelle suffit alors à assurer notre 1 allusions personnruts- maintenant te ministre aes Finances se De 1932 a 193$.M.Deachman a faisait gloire d'avouer qu’il n'avait jt' mais cru en la doctrine tarifaire officielle du parti! Dès lors M.Deachman décide d’être la voix qui crie la vérité dans le désert.A la Chambre comme dans le*! commissions parlementaires, chaque fois que l’occasion se présente, il expose les principes du libéralisme économique et du libre-échange.Il le fait aussi bien en présence du premier ministre et du ministre des Finances qu’en face des créditistes et des socialistes.Il prend à partie le gouvernement qui n’est pas fidèle à la doctrine traditionnelle du parti, les C.C.F., qui prétendent combattre l’école libérale par l’étatisme.ies créditistes, qui rêvent d’une monnaie dirigée, les conservateurs, qui s’obstinent à proclamer les vertus du protectionnisme.11 a une éloquence rude.Il est grand, anguleux, le front large et très bombé.Ses yeux sont froids.Quand il parle, il penche la tête en avant et regarde l’adversaire en-des-sous- Il est direct, précis, très réaliste et en même temps très idéaliste.Il veut des faits, des chiffres, qui lui paraissent les formes les plus pures des cerfltudes mentales.Parfois on le voit revenir de la bibliothèque en bras de chemise, la tête lourde, le pas appesanti.Il vient sans doute d'une rude séance de lutte avec d’épaix dossiers.Sa solitude ne lui pèse pas trop.Serait-il beaucoup plus heureux si le gouvernement adoptait sa doctrine dans son intégrité?On peut se le demander.Il n’est pas douteux que M Deachman.en homme conscient de sa supériorité, ne soit pas secrètement flatté d’Itrt le seul à posséder la vérité.Nt serait-il pas cruel de le tint de son illusion?sécurité contre tout péril extérieur, à nous garantir un minimum de respect et de prestige à l’étranger.A une condition toutefois, c’est que son matériel caduc soit graduellement remplacé par un matériel neuf.Il faut mécaniser son artillerie, tant permanente que temporaire, entraîner un plus grand nombre de spécialistes ou tank, de l’auto-canon, de la mitrailleuse, du tir antiaérien et, enfin, de l’artillerie de côte.Nous ne pouvons songer à réduire notre présent établissement militaire pour deux raisons 1) notre prestige réclame au moins les forces militaires actives et potentielles que nous possédons; 2) la réduction de nos effectifs, le ralentissement de 1a réjuvénation qu’on fait subir au matériel compromettraient sérieusement notre sécurité interne.Les Etats-Unis, c’est entendu, ne toléreront pas la présence sur leur frontière septentrionale d’une puissance européenne ou asiatique ea- Îable de nuire à leur commerce et leur industrie, capable aussi de menacer leur propre sécurité d’un poste aussi rapproché.Mais, les événements tournent si curieusement de nos jours que même les pacifiques Américains peuvent se trouver entraînés, en leur qualité de grande puissance, à défendre l’intégrité du continent contre une invasion étrangère.C'est infiniment improbable, mais cela peut arriver.Un cas comme celui-là signifie notre adhésion immédiate à une politique faite autant pour nous que pour eux.Plus, il implique notre aide agissante.Nous ne pouvons honnêtement exiger des Américains qu’ils nous défendent si nous refusons de broncher.Forcés de le faire, afin d’assurer leur hégémonie, ils le feraient, Mais ils exigeraient, économiquement et politiquement, le prix de leur effort, et nous n’aurions échangé un adversaire que pour un maître.En d’autres mots, il faut, si improbable que paraisse une agression contre nous ou nos voisins, nous tenir prêts à fournir notre part d’un effort défensif quelconque ayant pour objectif d’empêcher toute ingérence étrangère dans les affaires 3c notre continent.A défaut de auol, nous nous montrons indignes e nptre liberté, nous refusons de défendre même notre neutralité.De sorte que l’armée actuelle, si elle est suffisante, une fois dotée d’un matériel neuf, ne peut sous aucun prétexte souffrir de diminution dans ses effectifs tant permanents que temporaires.Nous sommes loin, on le volt, des immenses sacrifices financiers qu’exigerait une participation même théorique, aux guerres du Commonwealth.Défendre son territoire, ou du moins se montrer prêts à en rendre l’agression extrêmement pénible et coûteuse, est une tout autre affaire que d’entretenir une armée capable de fournir au Commonwealth des effectifs sérieux, capable de les transporter au loin, surtout de les y ravitailler.Qu’on se rappelle la grande guerre, où, seul ne tous, le Canada n’a exigé et reçu aucun avantage territorial pour sa participation et qui cependant s’en trouve grevé de dettes pour des générations! Effort trop grand, exagéré, chevaleresque peut-être, mais en cela même opposé à nos Intérêts profonds et réels.Assurer notre prestige, c’est-à-dire, bien montrer notre détermination de ne point souffrir sans combattre résolument la moindre agression étrangère, voilà une politique sage, propre « décourager les .foudres de guerre, propre à nous faire respecter.Elle n'exige de nous que la continuation de notre politique militaire actuelle, le remplacement graduel du matériel en plus.II Les affaires d’Espagne, la révolution du Mexique, tant d’autres volcans politiques, nous avertissent qu’aucune nation ne peut se dire aujourd’hui à l’abri des périls Inté- (¦uite à M 2) * I Politique et défense nationale (Suite de la première page) rieurs one l'après-guerre, 1a déroute financière récente, le progrès du dégoût antiparlementaire, les propagandes communiste et fasciste, T’attraif de l’aventure, la profonde démoralisation des masses, l’exploitation du mécontentement par les politiciens de tout acabit, ont installés partout dans le monde à l’état de maladie endémique.Le propre de ces malaises endémiques, c’est qu’il ne faut qu’un mot mal placé, un concours malheureux de cir- constances, pour les cristalliser, déchaîner l’épidémie.Selon le mot bien connu, si heu reusement incorrect, “nous naviguons tous un peu sur des volcans”.Et nier cela, c’est nier l’évidence même.ou la vouloir déguiser aux regards.Une infime minorité peut, à l’exemple d’autres nation rer la reforme violente des abus, ses cadres, au maintien d’états-majors de district, au commandement supérieur en temps de guerre, à l’administration militaire dans toute sa complexité.Elle se trouve donc composée en majeure partie de cadres, c’est-à-dire d’officiers et de gradés, et ne recrute de simples soldats que pour les verser le plus tôt possible dans les divers services en qualité de sous-officiers.Cependant, en cas de troubles internes très sérieux, c’est à cette armée permanente qu’on doit tout d’abord faire appel, plutôt qu’à la milice non permanente.Elle est professionnelle, de ressort fédéral, de recrutement très sélectif, très peu intéressée à la politiquek et, il n’en faut pas douter, plus impartiale, plus dégagée des questions contentieuses que tout autre corps du Canada.Par surplus, des hommes de métier règlent et limitent plus efficacement un conflit que des amateurs et, ce qui compte, avec moins de pertes de temps, d’argent, de vies humaines.Ils reçoivent une consigne et l’exécutent, voilà tout.Ceux qui les emploieront ou demanderont leur aide au Ministère de la Défense seront responsables de leurs abus d’autorité comme de leurs faiblesses.Ils devront en répondre devant l’opinion, qui trouvera sa garantie dans cette nécessité.Pour ce rôle, l’armée active est insuffisante.Il faudrait, pour bien faire, augmenter très légèrement ses effectifs de manière à assurer la présence dans chaque province d’une compagnie et d’un escadron complets.Effectifs très faibles qui ne sauraient faire crier même les plus antimilitaires au militarisme, tous les domaines, j’en conviens.Je Quant à la milice active non doute cependant qu’il soit nécessai- permanente, composée de citoyens leurs conçues pour un rôle tout autre, il nous faut l’armée que nous avons, encore une foit dotée d’un matériel approprié à notre climat, aux conditions modernes de guerre, à nos distances.Notre armée est composée en ce moment d’un cadre régulier, dit force permanente, d’une réserve immédiatement appel able, dite armée non permanente.La nature de l’armée active, l’extrême faiblesse numérique de ses effectifs (3,800, tout compris, officiers, sous-officiers, soldats), diminue beaucoup son efficacité policière.Elle est j formée surtout dans le but de pourvoir à l’entretien du matériel, | à l’entrainement et à l’instruction PREMIER CONVENTUM DU COURS de la milice non permanente et de ! 1915-1923 est-il vraiment déterminé à suivre la conduite que lui dictent et le bon sens et le sens de ses intérêts bien compris?Est-il, ce qui est également important, capable de faire connaître sa décision avant qu’il ne soit trop tard?Dans le cas contraire, cent millions par année et trois cent mille hommes sur pied ne seront pas de trop.Et cela avant peu.Maurice d’AUTEUIL LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 11 SEPTEMBRE 1937 A PhiladelptS^ VOLUME XXVHI — No 210 UE 150a ANNIVERSAIRE DE LA CONSTITUTION DES ETATS-UNIS Séminaire de St-Hyacinthe Curieuse abbaye, vieille de 1,200 ans Rouen.— Construite au Vile siècle et ayant résisté à l’épreuve du temps, l’abbaye de Caudebec, près de Rouen, est restée un lieu de méditation et de prière.Elle est en ce moment habitée par une quarantaine de moines de l’ordre des Bé des faiblesses, des désordres, qui embarrassent le mouvement de nos organes politioues et sociaux.Mais je suis persuadé que la plus grande partie d’entre nous pensent de même: notre système de gouvernement n’est pas la" perfection, il accuse même d’énormes usures en ses parties vitales, mais il est préférable de le souffrir imparfait, en partie incompétent, très coûteux et peu économique dans son opération, que de traverser des bains de sang comme ceux de la révolution française, de la révolution russe et, plus près de nous, de la révolution espagnole.Une existence imparfaitement heureuse, vaut mieux que l’esclavage qui semble le prix inévitable de la ‘'perfection” totalitaire, socialiste ou fasciste.Mais, pour éviter des troubles sérieux, pour garantir l’évolution pacifique de notre gouvernement vers la compétence, l’economie, l’honnêteté, pour assurer à nos femmes et à nos enfants une sécurité complète contre des abus de force comme ceux qui désolent l’Espagne, il faut nous trouver prêts à combattre par la force, si besoin est, les agitateurs volontaires, ou soudoyés par des intérêts étrangers, dont notre pays, du Pacifique a l’Atlantique, est aujourd’hui infesté.Des réformes s’imposent dans pour en assurer la fécondité.Ces braves gens, pour la plupart ratés ou déclassés, qui prêchent la révolution sociale, n’ont pas le même intérêt que nous à la paix.La plupart du temps, ils ne sont ni de notre sang ni de notre pays.Ils ne rallieront malheureusement que trop vite, en temps de crise sérieuse, tous les pêcheurs en eau trouble, tous les moutons habitués à se rallier à celui d’entre eux qui bêle le plus fort.Contre de pareils adversaires, les plus redoutables de tous, il n’est qu’une politique: d’abord la résolution de ne point endurer de réforme “violente’’ cher nous, ensuite la non moins ferme résolution de répondre à la violence par la violence, à la force par la force.Bref, il faut avoir, contre les extrémistes, agissants ou potentiels, le courage de sa modération.Et pour cela, il nous faut plus que nos polices locales, insuffisamment nombreuses, trop rapprochées des événements pour les traiter avec impartialité et sang-froid, et d’ail- Avis de décès MARTINEAU.— A Montréal, le 9 septembre 1937, est décédé à 69 ans, Emma Charbonneau, veuve du juge P.G.Martineau.Funérailles le lundi 13 courant.Le convoi partira du No 286, carré Saint-Louis, à 8 h.4»> du matin, pour se rendre à l’église Saint-Louis-de-Franee où le service sera célébré à 9 heures.Et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.NECROLOGIE ARC AND — A Montreal, le 10, A 56 ans.Mme Alexis Arcsnci.née Odlna Prud’homme BOISPRIAND — A Montréal, le ».à 71 tas, Konoré Bolsbrland BRADLEY — A Verdun, le 8, à 60 ans, Mme veuve Etienne Bradley CLEROUX — A Montréal, le 10.à 27 ans.Jeanne Gagnon, épouse d’Emile Cléroux DANDÜRAND — A Montréal, le 8, Ross Henuset.épouse de Lorenzo Dandurand.DARRAOH —- A Châteauguay-Bassin, Agnès Aubut, épouse de Michael-J.Dar- ragh.ê Droi obligés de gagner leur vie, il ne faut l’appeler qu’à la dernière minute et en cas de nécessité pressante.Ses effectifs perdent un temps précieux, ils sont trop souvent mêlés trop intimement au conflit pour le vouloir régler avec détachement, enfin leur mise sur le pied de guerre est un dangereux aveu d’impuissance.Le principe de Lyautey était toujours “de montrer la force pour n’avoir point à s’en servir”.On sait le succès de son oeuvre marocaine: on connaît le nombre de conflits qu’il n’aurait jamais réussi à circonscrire et à régler sans verser le sang s’il n’avait toujours fait précéder toute négociation d’un formidable déploiement de forces.Rien ne prouve que nous aurons jamais à employer la force pour éviter des troubles sérieux à l’intérieur du pays; rien ne prouve non plus, en notre époque troublée, que nous n’aurons point à nous en servir.L’importance qu’a prise l’aviation dans les armements modernes ne doit point nous aveugler sur l’importance toute relative pour nous d’une aviation militaire.Ou nous avons une aviation nombreuse, ou nous n’avons, comme pour l’armée, qu’un cadre régulier destiné autant, dans notre esprit, à former des aviateurs pour les lignes commerciales aériennes du Canada, à la veille d’un immense développement, que pour former une réserve d’effectifs entraînés pour remplir les cadres de l’armée de l’air en temps de guerre.L’ini- Saint-Hyacinthe, 10.(D.N.C.) — Le premier conventum des élèves du cours 1915-1923 du Séminaire de Saint-Hyacinthe, a eu lieu les 6 et 7 septembre, au Séminaire et à Saint-Joseph de Sorel.Les confrères présents étaient MM.les abbés Lucien Beauregard, professeur de philosophie au Séminaire, président de la classe; P.-Emilien Cha-gnon, vicaire à la cathédrale, vice-président; Horace Bernard, vicaire de la paroisse du Christ-Roi, Saint-Hyacinthe; François Morin, vicaire à Saint-Pie (Bagot); Euclide Rousseau, de Sherbrooke; Raoul Ouellette, vicaire à Ludlow, Mass; Henri Tremblay, de Montréal; Josaphat Sévigny, curé à Caribou, Me; Raymond Chaput, vicaire à Marieville; Aimé Langlaîs, professeur au Séminaire; John Curram, vicaire à Sanford.Me; William Morin, professeur de droit canonique au Grand Séminaire de Saint-Hyacinthe; Léo Larochelle, vicaire à Sainte-Famille de Granby; les RR, PP.Germain Dandenauit, O.M.I., organisateur en chef des pèlerinages au Cap de la Madeleine; Elphège Labonté, C.S.C., de l’Oratoire aint-Joseph, Montréal; Paul-Emile Breton, O.M.I., économe au Cap de la Madeleine; Philippe Labossîère, O.M.T., de Hull; Rahaël Péloquin, S.J., professeur de philosophie à Gaspé; les docteurs Antonio Perrault, Saint-Hyacinthe; A.-D Archambault, Verdun; Samuel Le-tendre, Montréal; Sylvio Frappier, Sorel; Alphonse Lapierre, D.H.F., Sainte-Anne des Monts, Gaspé-Nord, Alphonse Girouard, chirurgien-dentiste, Montréal; Roméo Dufresne, chirurgien-dentiste, Montréal; MM.Solyme Cabana, institu-tarmi les anciens professeurs qui prirent part au conventum, on remarquait S.E.Mgr J.-A.Desma-rais, eveque auxiliaire de Saint-Hyacinthe; M.le chanoine J.-B.-O., Archambault, supérieur du Séminaire; MM.les abbés Arthur Vézi-na, vice-superieur; Lucien Ber-nard, principal de l’Ecole normale (le Saint-Hyacinthe; Vaimore La-jme curâ de S.-Joseph-sur-Yamas-ka; Louis Forest, curé de S.-Ignace de Stanbridge; Philippe Auger, Elphège Gervais, Henri Mongeau, Joseph Lemay, Louis-N.Raymond, du Séminaire.Après le souper, lundi, 11 y eut réception à la salle académique du Séminaire.M.le chanoine Archambault, supérieur, souhaita la bienvenue aux anciens, et M.l’abbé Curran répondit brièvement.Le lendemain, la messe du conventum fut dite par M.l’abbé Chagnon, et dix-sept confrères prêtres dirent en même temps la messe aux autels latéraux, dans la chapelle du Séminaire.Le Dr Samuel Letendre touchait 1 orgue.La réunion se continua sur les bords du Saint-Laurent, au chalet du confrère Solyme Cabana.Les dîner et souper furent servis dans un réfectoire des Grèves, grâce à la courtoisie du R.P.Savignac, P.S.S., directeur de la Colonie des Grèves.Parmi les visiteurs de la journée: Mgr P.-S.Desranleau.P.A., curé de Saint-Pierre de Sorel; M.l’abbé Alcide Roy, directeur des élèves au Séminaire.Le prochain conventum aura lieu dans cinq ans.Il sera organisé Philadelphie, 11.— Le 17 septembre prochain, de grandes fêtes marqueront à Philadelphie (Pennsylvanie) début des cérémonies, ., _ .qui doivent commémorer le cent ,né^ c,lns- A!ors ^ue su1r la Seine cinquantième anniversaire de ia /‘cuve majestueux qui coule non constitution des Etats-Unis.¦ loin de là= de très modernes va- Une séance solennelle aura lieu i P„e.urs Y00.1, et viennent dans l’en-à 1 Independence Hail", où, il y ce,.ne de 1 ahbaye (qui tombe en a 150 ans, les délégués des Etats-Unis se sont réunis en assemblée constituanle.Puis une série de fêtes se succéderont dans les Etats oui, l’un après l’autre, acceptèrent la nouvelle constitution, jusqu’au JO avril 1939, cent cinquantième anniversaire du jour où le New-Hampshire, neuvième Etat par ordre de ratification, lui donna force exécutoire par son adhésion.Très rapidement, les quatre Etats qui ruines, par endroits), règne une atmosphère médiévale où l’on peut voir, marchant gravement l’un derrière l’autre, des moines encapu chonnés, chantant de très vieux psaumes.Au cours des douze derniers siècles, l’abbaye de Saint-Wandrille (fondée par le saint du même nom), fut un lieu de pèlerinages.Aujourd’hui, elle est encore très visitée, mais les touristes viennent surtout s’étalent refusés à se soumettre à ! pourt adnurer *ette magnifique une discipline commune reconnu- ! construction gothique, étudier son rent la nécessité d’une loi suprême îi1.?l?1IL!Lre.f!^Cî: !e_!_moinesJan.?constitution.Les et signèrent la ______________ treize premiers Etats de l’Union fu-rent: la Virgine, le Massachusets, le Maryland, le Rhode-Island, New-York, le New-Jersey, le Connecticut, ie New-Harnpshire, le Maine, la Caroline du nord et du sud, la Pennsylvanie et la Géorgie, avec, au total, quatre millions d’habitants.Parmi les constitutions existant dans le monde, la constitution américaine est la seule qui commence par ces mots: “Nous, le peuple.” Ce ne sont pas, en effet.les représentants réguliers des treize Etats souverains de l’époque qui furent appelés à rédiger le texte actuel, mais des délégués choisis par le peuple de chaque Etat, en raison de leur réputation.Le plus âgé.Benjamin Franklin, avait alors 81 ans; le plus jeune, Dayton, à peine 26.Les cinquante-cinq délégués ainsi choisis furent les auteurs d’un acte dont le but était à Ja fois de définir les relations du gouvernement fédé-ral et des Etats et de réaffirmer la prééminence du peuple américain sur sa forme de gouvernement.Un tel anniversaire a une signification qui dépasse le simple rappel d’un événement historique.Le gouvernement américain entend lui donner une portée civique.Beaucoup de citoyens américains, en effet, qui se réfèrent souvent à la constitution, sont ignorants de son sens réel.Depuis le centenaire de la constitution, en 1887, des millions d’éimgrants sont nés à La nationalité américaine.On a pensé que l’éclat d’une telle célébration s’adresserait particulièrement à eux.Aussi toutes les bibliothèques publiques américaines seront-elles pourvues de livres traitant de la constitution et exposeront des reproductions des documents originaux.Dans les écoles, des concours divers, dont les événements qui précédèrent la constitution et la suivirent feront le sujet, seront organisés parmi les élèves de tous ages.Dans chaque Etat le jour anniversaire de la ratification de cet Etat sera l’occasion de nouvelles fêtes.On espère ainsi établir de façon permanente, dans tous les esprits, le souvenir d’un fait historique essentiel.R.P.Dandenauit, vice-pré- sident; M.l’abbé Aimé Langlais, secrétaire.3XER —- A Montréal, la 9, à 20 ans, René-O.fils de Reml Didier, DESJARDINS — A Ste-Dorothée, Timothée Desjardins, époux de feu Donald» d'Août.EMOND — A Montréal.1» 9.b 70 ans.Rose de Lima Roiitn.épouse de feu Ferdinand Emond F AUBER T — A Woodland, le 9, Frédéric Faubert, époux de Georglana Dugas FULLUM — A Montréal, le 9, & 73 ans, Georges Fdtllum, époux de feu Olivtna Poirier, JOHNSON — A Montréal, le 10, à 78 an», Aldlna Lemonde.veuve de Wm Johnson LAFONTAINE — A Montréal, le 8, a 83 ans.Mme veuve Sévére Lafontaine, née Marte-Anne Dupuis.LA JEUNESSE ~ A Montréal, le 8, ft 86 ans, Arzellne Grenier, épouse de feu Joseph Lajeuneese.MARTINEAU — A Montréal, le 9, ft S9 ans, Mme Paul-O.Martineau, née Emma Charbonneau.MOFFATT-HUOT - A Lachine.le 8.ft 35 ans, Mme Raoul Moffatt.née MédérUe Huot.ROY —- A Montréal, le 9, à 25 ans.Jeanne.fille de Wilfrid Roy et de Bernadette Couét.PIRTZ - A St-tAurent, le 10.ft 60 an*.Joeeph-Elzéar Plrtz.époux de Rose-de-Uma Lemoyne.WILSON — a Montréal, le 8, à 69 an» i Mme veuve Xavier Wilson, née Joséphine i le r*’gar mensité de notre territoire rend J^ne^ SenBy, peu probable l’efficacité de notre défense aérienne en temps de guerre avec les ressources dont nous disposons A noire sens, notre aviation militaire doit avoir pour principale raison d’être surtout la coopération avec l’armée, pour le« bombardements, la protection et l'observation.Mais d’aviation dite “de couverture”, destinée uniquement à la défense de nos villes contre les bombardements aériens, il ne saurait être question.II nous faudrait dans ce but, d'ailleurs éloigné au point d’en être illusoire, une flotte aérienne égale à celle de la Grande-Bretagne.Et il n’est pas besoin d’experts pour démontrer notre incapacité financière à supporter un pareil fardeau.Collection “pour tous M A Laprairie, demain A Laprairie.demain at>rès-midi, à 1 h, 30 (solaire), manifestation, place du Boulevard, à la mémoire des “patriotes” de 1837.Le départ de Montréal s’effectuera en face du numéro 4394, De-lorimier.à t h.30 (heure d’été).Un service de taxis sera mis à la disposition du public pour la somme de 80 sous, aller et retour.I-e ralliement des autos se fera, rue Delorimier.angle Marie-Anne et Mont-Royal.Pour renseignements supplémentaires, appeler GH.7314, leurs occupations.Lorsque se réunit dernièrement à Paris la “World Advertising Convention”, les délégués ne manquèrent pas de faire le voyage de Saint-Wandrille, judicieusement porté sur leur itinéraire Ils furent reçus avec une charmante simplicité par d’aimables Pères qui assumèrent le rôle de “gui des" et qui leur firent une fort intéressante conférence sur l’archéologie et l’art au moyen âge, tout en leur faisant visiter l’immense ré fectoire aux colonnades gothiques, le cloître si délicieusement orné de sculptures fines comme de la dentelle et l’hermitage de Saint-Saturnin, du Ville siècle, dans les bois qui dominent la vallée.En été, les touristes sont nombreux; certains dimanches, on a compté près d’un millier de visiteurs, toutefois, quelques-uns sont admis à jouir de l’hospitalité des moines, à prendre place à leur table, à participer enfin pour une brève journée, à leur vie de chaque jour.Quel que soit leur état d’âme lorsqu’ils arrivent, ils repartent tous avec un sentiment de respect, d’admiration et presque d’adoration pour cette vieille abbaye et les moines si bienveillants qui y vivent.Il y a, en France, de nombreux abbayes et monastères en ruines; sur la totalité, très peu, comme Saint Wandrille, peuvent attester que leurs murs abritent les descendants, au point de vue spirituel de leurs fondateurs.A travers les siè-clest l’abbaye a également conservé, intact, son patrimoine gothique.Construite au VII siècle, elle a été reconstruite par ndroits, réparée de nombreuses fois, elle est toutefois demeurée telle que l’avaient conçue ses fondateurs, et dans ses murs la vie est la même qu’au temps de son créateur, St-Wan-drille.Wandrille était ministre sous le roi Dagobert; mais à la voix de Dieu, ij quitta tous lés honneurs pour vivre dans la pauvreté et la solitude, suivant l’exemple de St-Benedict, il fit construire cette Abbaye historique à laquelle il donna son nom, et qui est connue dans l’Europe entière.C’est FÔrdre des Bénédictins qui a toujours régné, au point de vue spirituel sur l’Abbaye, et ceux qui l’habitent de nos jours, au nombre de 40, travaillent se distraient (car les récréations sont permises chez les moines), et Èrient exactement comme ceux du [oyen-Age.Lors des pèlerinages, toutefois, oar la spéculation, soit par la rédame, ou même par un outillage Perfectionné.La corporation inter-iisait au maître- nous dirions au )atron—d’avoir plus d’un ouvroir.défense nu maître de débaucher es compagnons ou apprentis d'un :onfrère; défense de “bailler” salaire plus élevé que les confrères.Contrats collectifs comme on voit.Les statuts des barbiers-perru-juiers établissent qu’un garçon sor-lant de ehe/.un maître ne pourra mtrer ehe/ un autre qu’il n’y ait in moins l’un des quartiers de la ville entre les deux établissements, de crainte que, par son départ, il le déplace la clientèle, l'n fripier n’était autorisé à admettre un com- pagnon sortant de chez un confrè- j re que s’il y avait au moins vingt boutiques entre les deux échoppes.; On ne peut être h la fois marchand et courtier, ni tenir plus d’un de- j bit.Chaque pêcheur en eau de ^ Seine a sa place marquée et il est i interdit à nul autre de l’occuper, | sous peine de vingt sous d’amende.Et, de crainte que l’un ou l’autre j ne prennent un trop grand nombre de poissons au dommage des camarades, chaque pécheur est tenu de se servir de filets conformes à ceux que les jurés du métier ont autorisés.Du haut en bas de la florissante industrie parisienne, les procédés de fabrication sont fixés précisément, jusqu’à ceux des fabricants ! était arrivée à produbrv, oeuvres ! d’une oouleui exquis*, d’une fines j s* Incomparable, d’un charme dé-coratif enchanteur, auprès desqnel-' les pâlissent les plus grands chefs , d’oeuvre des meilleurs peintres du temps; et.à la pensée qu’un tel art I a pu se perdre, vous ne rires, ni | ne vous indigner** plus, vous ' aurez envie de pleurer.Mésaventure trop fréquente, hélas! à notre pauvre raison humaine: de telle ou telle pratique en activité, dans la vie publique ou la vie privée, on ressent les inconvénients qu>}le peut présenter, mais sans apercevoir les maux beaucoup plus grarsds parfoh: qu’elle a fait disparaître et qu’on n'aperçoit pas, précisément parce qu’ils ont disparu; et sans se rendre compte d'autre part que 1* bien qu’elle met sous nos veux s’évanouira lul-tpéme si la pratique à laquelle il a du naissance vient à être supprimée.Fl'N’CK-BRENTANO, Membre de l’Institut.Un document historique Le discours de M.Mussolini de pain d'épices, qui ne peuvent ! débiter leur marchandise que res sous forme de coeurs ou de carrés ou de ronds ou de billes, et conformes aux dessins fixés.Les petits bonshommes en pain d’épices se trouvaient prohibés.Nous tirons ces exemples un peu au hasard d’une multitude et variété infinies.Sous l’impulsinn des idées nouvelles, mises en vigueur par philosophes et physiocrates, les économistes du temps — “laissez faire, laissez passer” était devenu le slogan du jour — Turgot décréta en 1776 l’abolition des corporations et, pour en hâter la disparition, ouvrit les frontières aux produits manufacturés de l’industrie anglaise: de moindre qualité assurément, mais vendus meilleur marché.Les conséquences furenl immédiates: des milliers el des milliers de chômeurs; plusieurs de nos plus belles et glorieuses industries — dentelles, faïences, soieries — gravement atteintes; notre génie national.dans la belle et féconde classe artisane, douloureusement frappé.Celte antique organisation corporative était issue du travail familial et en avait, jusqu’à la veille de la Révolution, conservé les caractères de la manière la plus précieuse et la plus charmante.L’apprenti était enfant de la maison de son patron, il faisait littéralement partie de sa famille, s’asseyant à la table du maître, logeant sous son toit.lie maître, lui.transmettait les traditions, les pratiques, l’art de la maison qu’il était appelé à continuer.dont tous deux étaient fiers, que tous deux aimaient, mettant dans l’oeuvre façonnée leurs connaissances techniques, leur conscience 'professionnelle, fiers de l’avoir créée.Par ces voies, l’industrie française en était arrivée, sur la fin de l’ancien régime, à un degré* de per-fecliori qui remplissait d’admiration rEuropc entière! On peut dire que la principale occupation des ambassadeurs étrangers à Paris était de chercher à v embaucher des artisans pour leurs pays respectifs.I.e roi d'Espagne établissait un horloger parisien dans une place de sous-secrétaire d’Etat, et le grand Frédéric offrait à des ébénistes du “faubourg Antoine”, ce qu’il Considérait comme l’honneur suprême des grades dans ses armées.Aussi bien suffit-il de ieter les veux sur les richesses d’art de nos musées et la décoration de nos salons les plus distingués pour se rendre 00*111010 d’un coup d’oeil de la merveilleuse perfection où étaient parvenues nos industries d’art sous le règne de Louis XVI: orfèverio.faïences, horlogerie, meubles, soieries se sont parés d’une beauté qui n’a plus été atteinte.On rit parfois, non sans une nuance d’indignation, des “soyeux” de l.von qui vont briser les métiers de Jacquard; mais considérez au musée des tissus de l.von les merveilles que la soierie lyonnaise en 1 magnifique terre, que i'ai vu sa poet îière.Dans la Voici le texte de l’allocution de M.Mussolini prononcée à Palernie le 20 août: C’est par cette imposante reunion que se termine mon deuxième voya-;e en Sicile.Maintenant, je peux ire que j’ai vraiment visité votre liff _ pulat ion’laborieuse première partie de mon discours, je parlerai de vous, de vos problèmes, de nos problèmes, car 11 n’y a aucun problème, en aucune partie de ritafie, qui ne soit devenu sur-le-champ un problème pour la nation entière.Dans la deuxième partie, je vous parlerai des problèmes qui concernent la situation internationale actuelle.Avant tout, je désire faire savoir aux camarades des 85 autres provinces du royaume et aux antifascistes qui errent par le monde que la Sicile est fasciste jusqu’à la moëb le, que la Sicile et les Chemises noires sont une seule chose, que la Sicile et le fascisme constituent une identité parfaite, que la Sicile a vigoureusement marché pendant ces quinze premières années de la révolution fasciste.S’il m’était permis de m’exprimer en pour cent, je dirais que le 25% a déjà été fait, qu'un autre 25% est en voie de réalisation et que le 50% reste à faire et sera fait.Le problème pour votre Ile se résume en un seul mot, bref, simple, italien: de l’eau.De l’eau pour désaltérer les populations et pour permettre la culture intensive.Alors, les paysans de Sicile, comme les paysans vie toutes les parties du monde, seront heureux ne vivre sur la terre qu’ils travaillent, qu’ils labourent.Votre terre pourra alors nourrir le double de la population qu’elle contient aujourd’hui, parce (tue la Sicile doit devenir et deviendra une des contrées les plus fertiles du monde.Je pense qu’on peut arriver à une conciliation durable et effective.L’Italie est disposée à collaborer sur tous les problèmes qui se rapportent à la vie politique européenne.Tl faut cependant tenir compte de quelques réalités.La première de ces réalités, c’est l’empire.Or a dit que nous désirions ontenir sa reconnaissance par la Société des nations: pas du tout.Nous autres, camarades.nous ne demandons pas aux officiers de l’état civil de Genève d’enregistrer les naissances.Nous estimons toutefois le temps venu d’enregistrer un décès: depuis seize mois, il y a ûn mort.Si vous ne voulez pas l’enterrer pour une farce politique, enterrez-le au nom de l’hygiène publique, et, bien que nous ne puissions être soupçonnés d’une tendresse excessive pour l’as- qui cet organisme une nouvelle division entre tous ceux qui ont reconnu et ceux qui n’ont pas reconnu l’empire de Rome.Une autre réalité dont il faut tenir compte est celle qu’on appelle communément l’axe Berlin-Rome: on n’arrive pas à Rome en ignorant Berlin, ou contre Berlin, et l’on n’arrive pas à Berlin en ignorant Rome, ou contre Rome.Entre les deux régimes, il y a une solidarité effective.Vous m’entendez lorsque je dis qu’il y a une solidarité effective?(La foule crie: Espagne!) J’ai dit de la façon la plus catégorique que nous ne tolérerions pas, en Méditerranée, le bolchevisme ou quelque chose de pareil.Quand donc seront épargnés à la Méditerranée ces troubles qui annoncent la guerre?Il me plaît de conclure mon discours en lançant un appel de paix à tous les pays qui sont baignés par Vous avez vu se développer sous ceHe nier, où trois continents ont rr.concentré leur ciymsation.Nous souhaitons true c et appel , s’il ^ ' / i vos yeux l’organisation militaire, terrestre, maritime et aérienne, qui protège l’ile.C’est seulement sous l'empire d’une suprême folie qu’on pourrait penser à une invasion de votre terre.Ici, personne ne débar-(Tiiera jamais, pas même un soldat.Maintenant, écoutez cette annonce: Aujourd’hui commence pour votre terre une des époques les plus heureuses qu’elle ait jamais eues au cours de ses quatre mille années d’existence.Cette époque est liée à un fait historique que nous avons eu la chance suprême de vivre: la fondation du deuxième empire de Rome.Les énergies de l^Etat seront dorénavant, avec plus d’intensité encore, acheminées vers vous parce que la Sicile représente le centre géographique de l'empire.Quand je décidai de faire les grandes manoeuvres en Sicile, il y eut des alertes, il y eut des interprétations extensives’, exagérées, inopportunes.Tout cela est passé.Désormais, tout le monde doit se convaincre que l'Italie fasciste entend suivre une politique concrète de paix.C’est sur ces directives que nous tendons à améliorer le* relations.surtout avec les Etats qui ont des frontières communes avec notre pavs.Il n’y a pas de doute que, depuis le mois de mars jusqu’à aujourd'hui, nos rapports avec la Yougoslavie se sont améliorés.Les rapports avec l’Autriche et la Hongrie s'inspirent des protocoles de Rome, lesquels, notamment au plus fort de la crise économique, se mut démontrés comme étant très efficaces.Je n’ai pas besoin de dire que, avec la Suisse, les relations sont plus qu’amicales.Il reste, à propos des frontière^; terrestres, la France.Si nous examinons calmement et rationnellement l'ensemble de ces rapports, nous allons conclure qu’il n’y a pas de matière pour un drame.Les relations se seraient très certainement améliorées, si, en France, dans cer- soit entendu, mais, s'il ne l’était pas, nous sommes parfaitement tranquilles, parce que l’Italie fasciste a de telles forces d’ordre spirituel et matériel qu’elle peut affronter et plier n’importe quelle destinée.nage”, voyez-vouc, échappent à notre autorité.Huit jours plus tard, 15 jours, un mois après, les.autorités de la République confessent que la police n’a pas "encore” répondu à leur réclamation, qu’ils sont vraiment étonnés, qu’ils réclameront à nouveau.Et si, de guerre lasse, les intéressés s'adresse!) ! aux représentants diplomatiques de TU.R.S.S., ceux-là répondent qu’ils regrettent ne pouvoir pas se “mêler” aux affaires intérieures du pays! Cette macabre ironie peut à la rigueur se souffrir dans un pays semi-asiatique.Ici, les poings se crispent atrocement.Il y a à Barcelone des personnes pourvues, bourrées de recommandations dans toutes les poches et qui n’arrivent même pas à découvrir les leurs.Ils se heurtent au seuil infranchissable de la police, où toutes les recommandations sont inutiles, où l’on vous retournera le mot de Companys, lui-même ou celui du ministre français avec un sourire, avec une réponse stéréotypée: “Un tel?il est au secret!” 11 y a quelque temps, le ministre de la justice a pris un décret concernant l’espionnage, qui a été affiché dans les rues.Suivant cette disposition “tout” journaliste peut être accusé d’espionnage.La transmission à l’étranger de nouvelles qui ne seraient pas de nature à favoriser la cause antifasciste sont susceptibles de provoquer la mise en cause du responsable, qui sera considéré comme assistant la “|fac-tion” et travaillant pour son compte.Et notons bien cette énormité: Le fait même de prétendre soumettre à la censure de presse un article inorthodoxe constitue un délit; car si la censure a évité sa transmission, il n’en est pas moins vrai que le journaliste “tentait” de divulguer ce qu’il ne fallait pas, en quoi il s’affirmait coupable de sentiments contraires à la cause antifasciste.Pendant que l’on discute à Londres la concession de la belligérance et que les chancelleries européennes s’obstinent à considérer comme “légitime” le gouvernement de Valence, qui s’est d’abord livré aux anarchistes, et maintenant aux communistes de Moscou, deux cents arrestations s’opèrent tous les jours en Espagne, et la plupart des détenus disparaissent après un séjour plus ou moins long dans les cachots de la police.Des crimes atroces se commettent dans l’ombre, dans le silence absolu, avec la complicité des pouvoirs publics, qui ne font rien pour les éviter ou qui ne peuvent rien, malgré les déclarations publiques dont ils bluffent l’Europe.Collège St-Henri Lundi, le 13 septembre, à 8h.du soir, dans la salle du Collège, 4105 Saint-Jacques, grande réunion de tous les anciens élèves.Il y sera question de participa tion aux fêtes du Centenaire des Frères des Ecoles Chrétiennes au Canada.L’Amicale de Saint-Henri compte que chacun se fera un devoir d’assister à cette assemblée, afin d’assurer le succès complet des fê tes projetées.Les membres du Comité de l’Amicale Saint-Henri.QUE VOTRE PROCHAIN CHAPEAU SOIT Bucklty à 5-00 ou un Brooks à 3-8B UN La tichéka à l'oeuvre en Espagne rouge Le Journal, de Paris, publie d’intéressantes révélations sur la mainmise de la police politique, style tchéka, sur l’Espagne rouge: Si, autrefois, les “incontrôlés” échappaient au contrôle du gouvernement catalan et de celui de Valence, c’est aujourd’hui la police officielle qui échappe aux pouvoirs publics, qui agit pour son compte, on dirait même a ses risques et qui n’admet aucun avis, aucune directive de la part des deux gouvernements espagnol et catalan.Elle vient de se transformer en instrument répressif, agissant sous les ordres des représentants diplomatiques de IT’.R.S.S., elle arrête, incarcère, assassine, sans rendre compte à personne, sans même répondre aux autorités en cas de réclamation.Tous les gens détenus restent à la disposition de Valence et ne sont naturellement pas interrogés entre temps.Et quand on dit “à la disposition” de Valence, cela signifie plus exactement à celle du directeur général de la Sûreté, du camarade Moron, un communiste, dont les antécédents criminels pourraient faire pâlir les bagnards de la Guyane française.Mais le “parti” l’a imposé, et le gouvernement l’a désigné à cette haute charge de “responsabilité”.Mais ce qui importe le plus les dignes gouvernants de l’Espagne “républicaine” ce sont les recom- Graphologie au “Devoir” tains cercles importants, il n'y avait des idolâtres des idéologies gene- mandations des personnalités de voiscs et, aussi, s’il n’y avait d'au- Kaucbr françaises ou^ angolaises.Litres courants qui, depuis quinze ’ ‘ ans, avec une constance digne d’une meilleure cause, attendent au jour le jour la chute du régime fasciste.si l’on passe des frontières terrestres aux frontières maritimes et coloniales, nous nous rencontrons avec la Grande-Bretagne.J’ai dit que nous nous rencontrons.Je prie, par conséquent, tous ceux qui se hâteront de traduire ou de trahir mes discours de faire la distinction nécessaire entre une rencontre et un Buckley-Brooks sont des ftbricants experts et quend vous portez une de leurs marques vous avez la certitude que ce chapeau vous sied parfaitement, que son style vous convient comme s’il était dessiné spécialement pour vous.Les chapeaux Buck lay-Brooks sont d'une qualité qui vous assure des mois de service.!xige*-lee de votre fournisseur Nos Leaders "BUCKLEY" - - »5»« "BROOKS" - - •3 *» "DUNLOP" - - •3 "B "PRINCELY" - - •3 “ Tous Doublés éreéattt és le tsfe rieur és sMasess iurkl^-lrnafeB 907, rue lleury Montréal.T engagement.Lorsque je réfléchis de nouveau sur les deux dernières années de nos relations avec Londres, je me sens porté à conclure que, au fond, il y a une grande incompréhension: l’opinion est restée en arrière.On avait de l'Italie une conccn-tion superficielle et pittoresque, ue ce pittoresque que je déteste.On ne connaissait nas encore iTtalie jeune, résolue el très forte.Grâce aux accords de janvier, il y eut une clarification de la situation.Par la suite, des épisodes regrettables se produisirent, sur lesquels, en ce moment, il est inutile que je revienne.Aujourd’hui, on doit éclaircir Hiorizoïi, en considérant 1a communauté dec frontières coionialec.les deviennent, en effet, de plus en plus fréquentes, et pour cause.Il y a des lettres de tel ministre français, de tel leader travailliste britannique.Ces gens qui, pour être socialistes, n’ont pas cessé d’être humains, s’intéressent à tel ou tel cas, à telle ou telle détention injustifiée ou incompréhensible; car on en est venu à arrêter des personnages si marqués pour leurs sympathies agissantes à l’égard des extrémistes que tout le monde croyait inx-ulnérnbles.Ces lettres, ces recommandations laissent perplexes MM.Ncgrtn, Prieto, Companys et consorts.Nous n'y pouvons rien, nfflr-menl-ils.Nous écrirons, nous demanderons des explications A la police pour celle détention.Nous allons faire le nécessaire, l’impos- EVANGELINE —Elle est intelligente: l’esprit est clair, ennemi des subtilités et des complications, la raison domine la sensibilité vive et délicate; elle a un sens de la justice remarquable mais un peu inflexible.Un côté gai et frais atténue ce qu’il y aurait chez elle peut-être de trop sérieux.Bonne, absolument dévouée, active et persévérante, elle a de l’initiative et beaucoup d’énergie.La volonté est précise, résolue, ferme avec assez de souplesse pour prévenir toute dureté.Ayant tant de bonté et de raison elle sait être indulgente, sans faiblesse toutefois.Le coeur renferme soigneusement un grand besoin d’affection et elle répond avec rapidité à toutes marques de sympathie et d’affection.Impressionnable et nerveuse, elle a un grand empire sur elle-même et elle réussit généralement à paraître calme quand ça bout à l’intérieur.Cela lui donne une autorité et une influence incontestables.Il y a chez elle un étrange mélange de raison, de sérieux et de naïveté.La sincérité est parfaite et accompagnée d’une franchise, qui, à l'occasion, brise la réserve timide et fière, pour dire ce qu’elle brûle de dire depuis longtemps.Son âme est claire comme de l’eau de source.L’humeur est un feu inégale mais tenue en laisse, .a fatigue physique influence beaucoup l'humeur, ce qui est naturel et ordinaire chez tous les humains.Un peu de tristesse est également engendrée par la fatigue et lui fait voir les difficultés, sans les grossir, peut-être, mais dans toute., leur réalité.Aucun découragement pourtant, et, la lassitude passée, la belle activité chasse les impressions désagréables.CUfjUS Ijou* LA PHOTOGRAVURE' nnTionfli€ï siblef Mais ces affaires d,“espion- nos- i ion-1 JkM.JtUC ONIAKIO (p-rt Blfvy) M O N m Al HA ^ Phaneuf ¦ Messi 1er OPTOMETRISTES-OPTICIENS 176V, rue St-Deni» Montréal Elle est un peu absolue et parfois, un peu raide, mais la bonté profonde corrige promptement les raideurs et certaine inflexibilité de principes et d’opinions.Elle est pratique, capable et pleine d’inventions.GABRIELLE —Délicate, nerveuse, elle a une humeur et une activité inégales, celle-ci dépendant de celle-là.Elle n’esl pas pratique et elle n’a aucun sens de l’économie, Imaginative, intuitive et impressionnable, elle saute impulsivement sur des conclusions peu raisonnées, Elle est portée à la mélancolie et au désenchantement.Bonne et capable de tendresse et de dévouement, celui-ci ne semble pas s’être encore beaucoup exercé.La volonté est variable; capable de résolution, elle est cependant plus impulsive que résolue et se voit souvent forcée de revenir sur une décision trop hâtive.Tour à tour souple et raide, très Influençable ou entêtée, on ne sait jamais d’avance avec elle ce que réserve à ses amis sa nature si pri-mesautière.Intelligente et capable d’apprécier justement et délicatement les choses de l’esprit.Peu d’ordre.Aucune défiance.Quoique peu communicative, elle peut, dans la grande intimité, faire de véritables confidences.Pas facile & connaître et gagnant à être bien comprise.LORIOT —Il est intelligent avec un esprit ouvert et actif mais il n’a pas une Instruction suffisante pour en tirer tout le parti désirable et possible.Orgueil et assurance: 11 est sûr de lui et il serait un peu vantard que je n’en serais pas surpris.Bon et franc; de la crédulité et trop de confiance peuvent le con* duire à l’imprudence.L’humeur est capricieuse: il aime la gaieté, le plaisir, et il dépense inconsidérément.Ambitieux et peu pratique, d'une grande activité, il croit au succès et ne prévoit pas suffisamment les obstacles et les difficultés, tout ceïa ac« centuant l’imprudence déjà mentionnée.La volonté est plus impulsive que résolue; il a de l'Initiative mais pas assez de persévérance.Il est très influençable et il sera toujours porté à imiter et à suivre se* amis; je lui conseille de les bien choisir car il est beaucoup influencé par eux.Généreux, capable d’affection et de dévouement.Très content de lui, il !e laisse voir un peu naïvement.JEUNE SERIEUX — Réfléchi et sensé, il a un bon jugement.Délicat, sensible, d’une tendresse retenue et dissimulée, il a une nature sincère, une franchise sans défiance qui lui nuit quelquefois.Il aime à parler, à exprimer ses opinions et ses idées et il ne s’en prive pas.L’orgueil est un peu susceptible et il n’accepte pas bien les critiques et les reproches.Bon, généreux et dévoué, 11 a cependant plus de bonne volonté que de volonté: celle-ci manque de résolution et de force; il est obstiné, mais il cède sous une pression un peu forte.Sa sensibilité et son imagination le rendent plus influençable qu’il n’est bon de l’être.Il est souvent triste, très sensible aux moindres nuances du sentiment, porté à rêver des chimères, et sûrement, le sentiment joue dans sa vie un rôle important.Droit et sincère, il attire l’estime et la raérittf toujours.JEAN DESHAYES Coupon graphologlqu» ESQUISSE GCAPUOLQGICUE de JEAN DESHAYES — au — ‘‘CIVCIR** Samedi, le 11 septembre 1937.Bon pour 2 semaines tin coupon valaole et> 23 sous en timbres-poste doivent accompagner chaque envol.Tout manuscrit doit être & l’encre, rur papier non rayé.N# paa envoyer de copie.1 v Adresser: Jean Deshayes, le "Devoir”.Montréal.Connaissez vos ancêtres " Faites faire votre généalogie par JOSEPH DROUIN Continuateur du dictionnaire Tanguay Avocat at Généalogiste 4184, RUE ST-DENIS, MONTREAL - Téléphone: DUponi 5123 Membre de H Société historique de Montréal VINGT ANS DE RECHERCHES PATIENTES.IMMENSE DOCUMENTATION METHODIQUEMENT ACCUMULEE.— GENEALOGIE COMPLETE DE TOUTE FAMILLE CANADIENNE-FRANÇAISE, FRANCO-AMERICAINE, DE 160S A NO- JOURS.ECRIVEZ-NOUS POUR RENSEIGNEMENTS CHEZ TOUSIGNANT FRERES VOUS MOINS CHER même i qualité égala BEURRE TOUSIGNANT FRERES LIMITEE de CREMERIE 1ère qualité Les plus grands détaillants au Canada, de beurre, fromage, oeufs et autres provisions.Maison 100% canadianna-frinjiiia.TOUSIGNANT Il MAGASINS 6312 ST-HUBERT, CR.*13* 6920 St-Hubert 5195 St-Laurent 2929 Masson 1374 Ontario Es* 2309 Ontario Eat 3475 Ontario Eat 1584 Ste-Catherlne Est 1127 Mont-Royal Est 2034 Mont-Royal Est 4835 Wellington Pas d’autres succursales.LA LIVRE Beurra da “T 2a qualité M Beurra pour O Is cuisson CETTE SEMAINE 2461.RUE DES CARRIERES POUR UN BON NETTOYAGE Fini de Luxa Signalai tout slmplomantt CR 4168 Nous psssarons chsi voua Livraison partout Pourquoi pas à des experts ?— Confiez-nous le nettoyage de vos vêtements, quels qu'ils soient.Vous aurez ainsi satisfaction pleine et entière Manteau parfaitomtnt nettoyé ot prassé Pantalon nattoy* at prassé l25 .75 Ch.a."laii *55 à .50 Robe at prasséo A partir da Chapeau nettoyé ot reformé Gants nettoyés .75 .15 Hour garantissons que vos vêtements vous seront retournés uns refoulsge aucun.J VOLUME XXVMI — No iiu LE DEVOIR, MONlKfcAL, SAMEDI II SEPTEMBRE 1937 » Agriculture (1608 - 1629) Par Léo-Paul DESROSIERL Sagard s’arrête soudain dans le cours de son récit, et il compose un panégyrique en l’honneur de Champlain, Cet homme, dit-il, n’est pas délicat dans son vivre; personne ne l’a jamais soupçonné d’immoralité durant son long séjour parmi les naturels; enfin, “il souffre bien la disette”.Cette dernière louange semble tout d’abord incongrue et l’on s’imagine que le prolixe historien n’a voulu qu’ajouter un membre de phrase à sa période.Cependant, Champlain mérite cet éloge.Durant la première période de notre histoire, de 1608 à 1629, la Nouvelle-France souffre de la famine d’une façon endémique; au printemps, les subsistances manquent, et pour peu que le ravitaillement tarde à s’opérer, les hivernants subissent la faim et cherchent les moyens de se tirer de ce mauvais pas.Les premières années pourtant n’apportent pas les disettes qui séviront plus tard avec tant de gravité.Durant cette époque, elles auraient été aussi naturelles qu’explicables; on n’avait eu ni le temps de défricher, ni le temps de cultiver le sol.En 1610, après examen des approvisionnements destinés à l’habitation, Champlain demeure bien “incertain si les vivres étaient bons et suffisants pour la demeure et hivernement”; mais aucune plainte subséquente ne confirme ce premier diagnostic.C’est vers l’année 1617, soit neuf ans après la fondation de Québec, que la faim commence de régner dans l’Habitation.La Compagnie des Marchands jouit alors d’un monopole.Elle se relâche dans l’exécution de ses obligations et elle en prend à son aise avec les Indiens aussi bien qu’avec ses propres employés.Cette année-là, les navires arrivent très tard à Tadoussac, comme c’est maintenant leur habitude; ils ne hasardent plus leur cargaison dans les banquises de Terre-Neuve ainsi qu’au temps de la traite libre.Et à Québec on manque de tout.Sagard dit que “la nécessité de toutes choses commençait à être très grande et importune aux hivernants, qui ne furent néanmoins guère soulagés par la venue des barques qui ne donnèrent pour tout rafraîchissement, à 50 ou 60 personnes qu’ils étaient, qu’une petite barrique de lard, laquelle un homme seul porta sur son épaule depuis le port jusqu’à l’habitation”.Heureusement Louis Hébert a conservé partie de ses provisions de voyage, et il les partage avec les hivernants.Malgré tout, un homme succombe, paralt-11, quelques-uns souffrent du scorbut et les autres sont réduits à un état de débilité dangereux.En 1818, la même situation règne.De bonne heure le printemps, le vide absolu règne dans le magasin.Autour de l’habitation, on a cueilli tous les champignons.Les jours passent et aucun navire n’arrive: “la saison se passait et tous se désespéraient du salut du sieur du Pont et d’être secourus assez à temps.Les Religieux étaient assez empêchés de consoler les autres pendant qu’eux-mêmes pâtissaient plus que tous".Enfin, la garnison prie et se lamente; puis elle a “la grâce de voir peu de jours après ledit sieur du Pont avec le grand Navire qu’ils pensaient être perdu”.En 1620, Champlain arrive avec sa femme dans une habitation délabrée.L’été se passe parmi l’abondance de même que l’année suivante.Mais le printemps de l’année 1622 réserve quelques privations.“Les sauvages, dit Champlain, nous assistèrent de quelque élan, qui nous fit grand bien, car nous avions été assez mai accommodés de toute chose, hormis de pain, et d’huile; les petites divisions qu’il y avait eues entre les deux sociétés l’année d’auparavant, avaient causé ce mal”.En 1624, pas de “petites divisions”, et cependant la famine règne de nouveau.Le 4 juin, Champlain enregistre l’arrivée de quelques denrées; il était temps, dit-il, la farine et le cidre n’auraient pu durer que jusques au dix; à part cela, il ne reste que quatre barriques de maïs.Le 12, les hivernants reçoivent encore du cidre, de la "galette”, des pois et des prunes, mais en bien petite quantité.Ils conçoivent alors de sérieuses inquiétudes; ils adoptent le rationnement et Us n’ont pas tort puisque le véritable ravitaillement n’a lieu qu'à la mi-juillet.Un peu plus tard, Champlain s’embarqué sur les vaisseaux avec sa femme et voici ce qu’il écrit: “je me résolus de repasser en France avec ma famille, y ayant hiverné près de cinq ans, et où durant ce temps, nous fûmes assez mal secourus de rafraîchissements, et d’autres choses fort échardement; nous n’avions de quoi remercier les associés en cela, car s’ils l'eussent su, Us y eussent donné ordre: la courtoisie et le devoir les obligeaient d’avoir soin des personnes qui avalent égard à la conservation de la place, et de leur bien, outre la charité pour ceux qui pouvaient être malades, fussent morts faute de secours”.En cette occasion, Champlain est bien charitable envers les sociétaires; plus tard, il les ménagera moins.Deux années après, en 1626, Champlain revient .dans la NouveUe-France.Selon leur coutume, les navires arrivent tard à Tadoussac; des hivernants de Québec les attendent à cet endroit: de nouveau, une disette grave sévit à l’habitation: Pont-Oravé a expédié une barque à Qaspé et à l’Ue Percée, afin d’obtenir en même temps que des nouvelles, les aliments indispensables à la population.Dans la baie des Chaleurs on trouve ordinairement des navires de pêche.Pont-Oravé songe à rapatrier tout son monde sur ces voiliers, car il ne reste dans le magasin que deux poinçons de farine que l’on réserve pour les malades.Les hommes valides sont réduits à manger du “ml-gan”.de la viande d’orignal séchée, comme les Indiens Sans doute, ils ont obtenu ces vivres des sauvages.Mais la “mlgan” n’est pas le plus succulent des aliments: en 1633,11 rendra malade le père Paul le Jeune; préparé sans soin, au milieu de la saleté la plus absc-^ lue, 11 révolte les estomacs les plus solides.Léo-Paul DES ROSIERS, A Soinf-CharlcQ Monument «i paies public On en fera l'inauguration aux cérémonie: commémorativer dit 19 septembre Saint-Hyacinthe, 11 (D.N.C.) — C’est le 19 septembre, un dimanche, qu’auront lieu à Saint-Charles-sur-Richelieu, situé à quelque 15 milles de notre ville, les fêtes en l’honneur du centenaire des patriotes de 1837.A cette occasion, un magnifique monument de granit et de bronze sera dévoilé, et un parc public sera inauguré.Les fêtes sont organisées par l’Action patriotique, Inc., dont le président est M.A.-C.Miller, instituteur de Montréal, qui possède une propriété à Saint-Charles depuis une trentaine d’années et y passe depuis toutes ses vacances d’été.L’Acfion patriotique a acheté récemment la propriété de M.Charles Desrochers, pour y faire installer le monument aux morts de ’37.La maison et les dépendances ont été démolies, et le terrain donné à la municipalité de Saint-Charles, qui le convertira en parc public.Le terrain, abondamment pourvu d’arbres, fait face à la rivière Riche lieu, et le monument sera érigé vers le milieu.Conçu par MM.Henri Bisson et Jacques Barry, tous deux professeurs de dessin au service de la Commission scolaire de Montréal, le monument aura 13 pieds et 9 pouces de hauteur, et l’exécution en a été confiée à Thuot A Denicourt, d’Iberville.Un bas-relief en bronze représentera l’Assemblée des Six Comtés, et un haut-relief, la Gloire gravant dans le grand des mots suivants: Gloire aux patriotes de 1837.Le tnonument pèse près de 25 tonnes, et le nouveau parc aura' 230 pieds de front, sur la rivière, par 200 pieds de profondeur.Plusieurs descendants des patriotes seront aüx fêtes de Saint-Charles.On s’attend particulièrement à la présence de Mlle Augustine Bourassa, soeur d’Henri Bou-rassa, petite-fille de Louis-Joseph Papineau: de M.Wolfred Nelson, arrière-petit-fils du Dr Wolfred Nelson; de M.Zéphirin Hébert, de Montréal, descendant lui aussi d’un patriote de la première heure.Parmi les orateurs au programme de la journée, mentionnons dès à présent M.P.-J.-A.Cardin, ministre des Travaux publics dans le cabinet fédéral, de Sorel; M.T.-D.Bouchard, député de Saint-Hyacinthe à l’Assemblée législative, chef parlementaire de l’opposition provinciale; M.Félix Desrochers, conservateur de la Biblitfchèque du Parlement, Ottawa, un fils de St-Charles; le Dr Liboire Beauregard, maire de Saint-Jude et préfet du comté de Saint-Hyacinthe; M.A.-C.Miller, président de l’Action patriotique et organisateur en chef des fêtes.Après la grande assemblée de l’après-midi, il y aura visite du champ de bataille de 1837, à Saint-Charles, qui sera couvert d’indications historiques pour le bénéfice des visiteurs.Le soir, concert en plein air, chant et récitations, feu d’artifice.Pèlerinage J la Réparation Demain après-mkft Le neuvième pèlerinagb annuel de la Société Saint-Jean-Bapttste de Montréal à la Réparation aura Heu demain, le dimanche 12 septembre.Les directeurs de la Société et les RR.PP.Capucins, gardiens du sanctuaire, comptent que cette année, le nombre der pèlerins sera encore plus grand que celui des années passées.La population catholique de Montréal et de la banlieue es» instamment invitée à se joindre aux membres de la Société de Saint-Jean-Baptiste et à prendre part à ce ralliement religieux.Programme: Ih.30—Ralliement des pèlerins, propriétaires d’automobiles, détenteurs de billets de taxis, au parc LaFontaine, à l’angle de la rue Sherbrooke et de l’avenue Calixa-Lavallée.2h.—Départ du cortège précédé d’agents cyclistes de la police provinciale et municipale.2h.30—Allocution de bienvenue par le R.P.Fabien, O.M.C.M.J.-Ernest Laforce, président général de la Société de Saint-Jean-Baptiste, répondra.Des haut-parleurs permettront aux pèlerins d’entendre les orateurs.3h.—Exercice du chemin de la Croix prêché par le R.P.Paul, O.M.C., suivi immédiatement du salut solennel du Très Saint-Sacrement présidé par Son Excellence Mgr E.-A.Deschamps, évêque-auxiliaire de Montréal.La Compagnie des Tramways de Montréal augmentera le nombre de ses voitures afin de permettre aux pèlerins d’arriver à temps au sanctuaire.Aux limites de Montréal, à la rue George V, les autobus qui remplacent les tramways conduiront les pèlerins directement au sanctuaire.Paul Gaudet, de Montréal; Jean-Louis Héon, de Plessisviiîe; Roger Bergeron, Magella Roux et Lucien Viger, de Victorlcviiie, et plusieurs autres.Le programme-souvenir qui sèra distribué lors de cette réunion est maintenant complété et sera envoyé gratuitement à tous les anciens qui ne pourront assister à cette réunion et qui en feront la demande.On n’aura qu’à envoyer son nom et son adresse ainsi que la date de sortie du collège, au secrétaire de la section de Montréal, M.J.-Rodolphe Ducharme, 7164, rue Delaroche, Montréal, tél., CR.0608.Cours de cuisine pour jeunei garçons Hier matin, L'Illustration nouvelle écrit dans son premier-Montréal: “Nous avons une excellente écoie ménagère «pour filles et femmes, pourquoi n’aurions-nous pas une école de cuisine pour jeunes gens?” Eh bien, cette école désirée existe.Les Ecoles ménagères provinciales existent aussi bien pour les jeunes geus que pour les jeunes filles ou femmes.Déjà sous la direction de Mlle Anctil, des cours de cuisine se donnaient aux Ecoles ménagères provinciales pour les jeunes gens.Seulement, comme les cours se donnent séparément, il faut que les candidats masculins forment un groupe d’au moins une dizaine pour qu’il vaille Ja peine d’organiser des cours pour eux.La présente directrice des Ecoles ménagères provinciales, Mlle Gérin-Lajoie, confirme en effet que dans le passé on a donné des cours de cuisine à des jeunes garçons et qu’on les a abandonnés faute de candidats.Si les jeunes gens d’aujourd’hui veulent bien se présenter assez nombreux pour étudier la cuisine aux Ecoles ménagères, la direction ne demande pas mieux que d’organiser des cours pour eux.Il paraît que les jeunes garçons ne réussissaient (pas ipoins bien autrefois que Jes jeunes filles.,.Si vous voyogez.adressez-vous au 5ERVICI DES VOYA CES, LE "DEVOIR”.Billets émis pour tous les psys au tari, des compagnies de paquebots, chemins de fer, autobus, aussi hfttels, assurances bagages at accidents, chèques de voyages, passeports, •te.Téléphonez: BElair 3361* Frochoine réunion des anciens à Victoriaville LE 3 OCTOBRE Victoriaville, la reine des Bols-Francs, sera en fête dimanche le 3 octobre prochain, à Toccasion de la réunion des anciens élèves des Frères du Sacré-Coeur d’Arthabaska-Victoriaville, Les diverses sections de cette importante association y seront largement représer.tées.Nous apprenons,, fcn effet, que de nombreux groupes sont à se former à Sherbrooke, Drummondville, St-Hyacin-the, Acton Vale, Plessisviiîe, Trois-Rivières, Shawinigan, Grand’Mère, Québec et Montréal.Les anciens de Victoriaville qui forment maintenant une importante section, recevront leurs confrères avec toute l’hospitalité qu’on leur connaît.Lors de la réunion du matin il y aura la fondation de la section centrale.Dans l’après-midi, les visiteurs et le public seront témoins d’une partie de baseball.Les collégiens disputeront la coupe, don de MM.J.-C.Legendre, L.-G.L’Heureux et Bill Brosseau, contre leurs aînés.L’équipe des anciens est entièrement composée d’anciens élèves qui débutèrent sur le losange du C.C.V.Parmi ces derniers nous mentionnerons les noms bien connus de Pam.Yvon, capitaine du Lachine; Paul Demers, du Drummondville, de la ligue Provinciale; Merrill D’Anjou, joueur-gérant du St-Hyacinthe, de la ligue Fédérale; ¦Henri Lemoine, lanceur-gérant du club Acton Vale, aussi de la ligue Fédérale; J.-A.D’Amour, d’Acton Vale; Lucien Blanchet, de Beloeil; Bill Brosseau, Dan.Massicotte et Excellentes perspectives pour la chasse à l'orignal On rapporte de Meta gam a, dans le nord de l’Ontario, que les perspectives s’annoncent excellentes pour la chasse à l'orignal dans cette région, déjà réputée depuis longtemps parmi les nemrods amateurs de ce gibier.M.A.-O.Seymour, agent général du Tourisme au Pacifique Canadien, vieni en effet de recevoir une lettre de M.W.Bates, guide de Metagama.dans laquelle celüi-ci raconte qu’un grand nombre d’orignaux ont été vus cet été par des sportsmen en excursions de pêche dans les forêts des environs, Un Américain de Pittsburgh, M.R.-H.Puffer.qui campait au lac Drefal, a pu photographier six orignaux près de son camp, tandis qu’un M.A.-L.Cooke, de Détroit, en a compté douze aux abords de la rivière Spanish, en plus de plusieurs chevreuils eî de quelques ours noirs.Il semble donc que les chasseurs pourront s’assurer de beaux trophées dans cette région quand la saison sera ouverte.L'Office des solaires raisonnables Le vice-président de l’Office des Salaires raisonnables, M.Georges Cromp, fait savoir que les difficultés qui ont été la cause de la grève du textile seront bientôt réglées.L’Office a siégé mercredi durant plus de quatre heures à cette fin.“A date, plusieurs requêtes ont été soumises à l’Office, dil M.Cromp; ces demandes seront toutes entendues proc hainement.Les commissaires s’occuperont même des informations anonymes, fl ne faut pas oublier que la nouvelle légis- mwm f ¦ - '¦ÉÉjjto;*/# a-*' BIENTOT .Il vous faudra penser à chauffer vos maisons.Pourquoi ne pas le foire le plus économiquement possible, en faisant installer un Foyer automatique "VOLCANO"?Le Foyer "VOLCANO" brûlq complètement, et sans fumée, le charbon bitumineux canadien coûtant environ $3.00 moins cher par tonne que le charbon Buckwheat.Voyez les économies considérables que vous pouvez réaliser grâce au "VOLCANO", tout en améliorant votre système do chauffage.Demandez notre circulaire descriptive.UN MILLIER DE CLIENTS SATISFAITS Soyez aux écoutes tous les mercredis soirs, à 10 hn au Poste C.K.A.C.UN PRODUIT DE CHEZ NOUS CrtALIFOUX 6 fils: LIMITÉ^ 1106 Cj-ürz Bfaver Hall - Montreal Tf.l, PL.8531 Usines a St MyACÎNThE _____.____n___________________ lation couvre tous les salariés de celle province.Notre intention est d’apporter une attention toute "spéciale aux ouvriers non syndiqués”.M.Cromp (fît que près de cent mille ouvriers font partie des unions dans notre province et qu'il est plus facile pour eux d’obtenir de meilleurs salaires mais il y a aussi 400,000 ouvriers non syndiqués.L’Office redressera l'échelle de salaires lorsqu’ils ne seront pas équitables.On étudiera le cas des employés de banques et de magasins.Les élèves de St-Hyacinthe Saint-Hyacinthe, 10.(D.N.C.) Le nombre des élèves, dans les différentes maisons d’enseignement de Saint-Hyacinthe, est cette année de 3,835, comparativement à 3,675 l’année dernière.C’est ce que révèlent les chiffres fournis par chacune d’elles, au lendemain de la rentrée des classes.Les chiffres pour chaque institution sont les suivants: Grand Séminaire, 31; Séminaire, 410; Ecole Normale, 241; Collège du Sacré-Coeur, 180; Couvent de La Présentation de Marie, 95; Académie Girouard, 535; Académie Saint-Dominique, 201; Académie Prince, 490; Ecole du Christ-Roi, 145; Ecole Mercier, 346; Ecole Jacques-Cartier, 254; Ecole Larocque.286; Flcole Raymond, 207; Ecole Saint-Joseph, 150; Juvénat des BR.SS.de Saint-Joseph, 62; Académie Notre-Dame de Lorette, 170; jardin de l’Enfance, 32.“Il était une fois.” Série de contes par Fadette.Joli cadeau.75 sous franco.Au Service de Librairie dji "Devoir", 430, rue Notre-Dame est, Montréal.Avec les prêtres des Missions-Etrangères Moeurs chinoises en rapport avec les récits évangéliques (par le R.P Fnigène BERICHON, prêtre des Missions étrangères) A la dernière Cène Quand nous lisons, au Canada, cette partie du récit de la dernière Cène; “Celui qui'met sa main dans le plat en même temps que moi, celui-là me trahira.’, elle nous étonne; elle ne surprend nullement nos Chinois.Dans nos pays d’O-rient, où la vaisselle ne s’est pas encore multipliée à l’infini par la machine et les procédés modernes, on peut parler ‘‘du plat” au singulier, car il n’y en a souvent qu’un seul sur la table.Description de la table à manger •n Chine En Mandchourie, l’indigent ne mange pas dans une assiette.Le convive n’aura ni tasse, ni soucoupe, ni cuiller, ni couteau, ni fourchette.Un plat unique contient l’unique nourriture des pauvres de tous ces pays: du grain écorcé et bouilli.Donc sur une table mise, disons celle des employés de ma mission de Leao Yuan, on voit aujourd’hui le plat de sorgho bouilli et égoutté, sorte de grain gris clair.Le plat es! fabriqué en terre noire non vernissée, des lors îaei-le à briser.Dans ce plat se trouve une cuiller en bois, grande comme une soucoupe, avec manche à même.Les légumes, bouillis ou salés, qui aident à manger te grain, sont dans un bol semblable, mais plus petit.Pour mettre la table, te cuisinier dépose sur un coin dix ou vingt bâtonnets; c’est tout.Ils sont tes seuls ustensiles personnels avec en plus un petit bol, et encore, dans les grands repas, ce dernier fait défaut.On ne rapportera qu’à 1a fin du repas, quand les viandes sont mangées.Le plat de sorgho étant sur la table avec, te bol de légumes, chacun sp sert soi-même à mesure et à volonté Détailc d'tfcj repat china s Par politesse et bienveillance, tout à fait spéciale, 1e chef de* famille offre un morceau plus appétissant à l’invité qu’il veut honorer.Il te lui désigne, sans jamais le poser dans son “assiette ’.Il est de bon ton d’accepter et de prendre soi-même 1e morceau de choix.Durant te repas on ne sert ni thé, ni eau, mais de l’alcool de sorgho.Pour boire te jus des légumes, chacun, à tour de rôle, se sert de la même et unique cuiller.Lorsque le festin comporte une marmite, celle-ci est, séance tenante, déposée sur la table dans une assiette en cuivre et 1e feu est entretenu en dessous, sur la table à manger elle-même, avec du charbon de bois.En China, on na s'embrosse pas En poursuivant mon «’’ude de la sainte Ecriture, je lis ces mots de Judas; "Celui que je baiserai, c’est lui, liez-lc”.Pour le coup, me dis-je, voilà un caractère différent de moeurs entre ces Juifs et nos Mandchous.Le baiser — le croirez-vous, Occidentaux?— est inconnu ici en Mandchourie.Que deux grandes personnes s’embrassent, voilà une chose inouïe.Rarement même nous verrons une mère — et pourtant, Dieu sait combien nous en recevons, surtout au dispensaire — embrasser son enfant pour lui montrer son affection ou arrêter ses pleurs.Entre hommes et femmes, c’est encore moins reçu.Les bonjours d’autrefois consistaient dans la prostration devant un personnage supérieur, la génuflexion devant un prêtre, le jeu balancé des mains jointes au front et à la poitrine envers les amis.Pour tes femmes, elles s'inclinaient profondément les mains sur la, poitrine.Le Chinois est friond de parentés “Ami, dit notre doux Maître à Judas, tu trahis le Fils de l’homme par un baiser”.En nos régions, 1e Christ aurait plutôt dit “cadet” «u lieu d’ami Car en toute occasion, nos gens sont portés à se donner un titre de parenté.Ainsi l'appellation de “soeur” que nous ne donnons chez nous qu'aux religieuses, à part son application naturelle, est employée par nos Mandchous pour foute femme avec laquelle ils entrent par voisinage en rapports habituels.Et si la différence d’âge est assez grande poui exclure ce vocahle, alors on te remplacera par tante, Uélle-sosur de mon frère aîné, grand'maman, soeur cadette de ma femme, enfin par tout un arsenal de noms varié et admirable.Voici un enfant qui court vers vous: “Père, ma dernière tante paternelle veut le parler”.Or il n’a pas un seul parent connu à cent milles à la ronde.Il faut deviner ou apprendre par expérience qui est celle-là.La manière de se chauffer "Pierre se tenait là, se chauffant”.Le brasero des Juifs est une institution universelle en ce pays.Pauvres et riches, tous te connaissent.Vous le trouvez à la ville, vous te trouvez à la campagne.C’est une petite cuvette de fer dans laquelle on met la braise de l’âtre.'ll n’y a pas en Mandchourie de poêle de cuisine comme au Canada.A sa place, nous avons une marmite, grande comme un moulin à laver, montée sur un cadre de briques ou en mottes de terre.Sous cette marmite se fait te feu sur le sol.Après la cuisson, la femme se sert d’un râteau de bois pour retirer la cendre, qu’elle dépose dans te “plat à feu”.Le brasero est déposé à son tour dans une autre boite sans fond aux parois très minces, qui ressemble à une boite de fromage.On fait cuire dans celle braise une patate pour te petit qui pleure ou une fève ramassée dans la cour.Au brasero on allume sa pipe.On y tient la théière nu chaud.Surtout, el depuis toujours, on y conserve .1e feu qui servira à préparer 1e repas suivant.A l’occasion des enterrements et des mariages, tes musiciens sont invités et comme ils jouent hors de la maison, en hiver ils réchauffent leurs doigts gelés au brasero qu’on leur fournil.Eugène BERICHON, P.M.E.Une enquêU surprenante Le 25 mai dernier, j'ai eu ia joie d’administrer te sacrement de baptême en des circonstances vrai-mem providentielles.Une dame âgée, chrétienne et sans famille, réside à la campagne chez des païens Or il y a là une pauvre femme, malade depuis trois ans, qu'elle convenu secrètement è la religion catholique.Le mari ne voulait pas en entendre parler.La malade ne pouvait donc venir à la mission catholique, ni moi allet chez elle.Voici qu’au mois de mai elle est transportée à Leao Yuan pour être mise sous tes soins d’un autre médecin.Son cas fut déclaré grave.On en avertit son mari.Comme il ne vint pas immédiatement, sa nièce, une nouvelle chrétienne baptisée l’an dernier et qui a beaucoup de foi avec du savon-faire, me demanda de donner sur-le-champ le baptême à sa tante, car attendre c’était s’exposer à une avanie.Je me rends immédiatement.11 s’agissait d’une femme de cinquante ans environ, très malade.Mais son visage était tout à la joie.Elle manifestait un bonheur indicible de recevoir le baptême.Je lui exposai tes principales vérités de notre foi.Elle était si bien préparée par Dieu lui-même qu’elle accepta d’emblée toutes tes propositions de foi.Elle redisatl son bonheur d’être venue à Leao Yuan, car chez elle, le baptême aurait cle impossible.Quelle confiance aussi en moi, un étranger, qui par une foule de paroles souvent difficiles à saisir pour die et par de multiples signes affirmait lui ouvrir les portes du ciel.Je lui donnai avec ic baptême, te sainte communion, l'extrême-onction et la confirmation (par privilège).Je me retirai ensuite, la recommandant aux soins de sa nièce.Le lendemain, la ville retentissait du son des flûtes funèbres.Je songeai: si c’est pour elle, Il y a aussi concert dans te ciel.Mais j’appris quelques jours après que son mari l’avait emmenée mourir chez elle.Il ramenait une prédestinée.Eugène BERICHON, P.M.E.Pour les missions d'Asie Au Mandchoukouo et aux Philippines Le premier supérieur et fondateur de la mission de Davao sera M.l'abbé Clovis Rondeau — La cérémonie du départ aura lieu le 14 septembre à 3 h., à l'église du Saint-Enfant-Jésus (Mile-End) Les prêtres des Missions Etrangères de Pont*Viau et leurs auxiliaires religieux partent pour l’Asie malgré la guerre sino-japonaise.En effet tes territoires qui leur sont assignés ou bien sont déjà conquis par les Japonais et pacifiés comme la Mandchourie, ou bien se trouvent en dehors de la zone des opérations militaires, comme tes Philippines.C’est la première fois que la Société des Missions-Etrangères de la Province de Québec envoie ses enfants aux Philippines.Ces pionniers se rendront à Davao, île de Mindanao, lout à fait au sud des îles Philippines, quasi à l’équateur.Les courageux partants sont au nombre de 15, dont 9 prêtres des Missions-Etrangères de Pont-Viau.Cinq iront aux Philippines avec, comme supérieur et fondateur, M.l’abbé Clovis Rondeau, qui fut te premier auxiliaire de M.te chanoine Roch, lors de la fondation de la Société en 1921.Ses compa- fnons seront MM.les abbés Clovis hibault, de Danville, juste de retour de Rome, où il a poursuivi à la Grégorienne de brillantes éludes en droit canonique, Conrad Côté, de Saint-Ferdinand (Mégantic), Léo Lamy, de Sherbrooke, et Orner Leblanc, de L’Anse-aux-Gascons (Bona venture), tous trois nouveaux prêtres.Quatre autres se dirigeront vers te Mandchourie: trois vont accroître te nombre et la valeur des apôtres au Vicariat de Szepingkai, dont te.chef est Son Ex.Mgr Lapierre: MM.tes abbés Laurent Beaudoin, de Fortierville ( Lotbinière), Paul Guilbault, de Lourdes (Joliette), et Alexandre Gauvreau, de la paroisse du Très-Saint-Enfant-Jésus de Montréal, fils de M.1e Dr Joseph Gauvrêau.Enfin M.l’abbé Kustaehe Duma is, de Saint-Joseph de Lepage (Rimous-ki), est désigné pour la nouvelle préfecture de Lintong.De plus, l’Institut des Clercs de Saint-Viateur fournit deux de ses fils pour la mission canadienne du Mandchoukouo, les RR.FF.J.Aubin et L.Plante.,es Soeurs Missionnaires de nmaculée-Conception continuent ir offertoire apostolique par l’en-i de deux religieuses dans te Vidât de Szepingkai: les Rn.SS.rie-ArUtide et Pierre-Julien.Les Soeurs Antonienncs de Ma-, malgré leur nombre relative->nt restreint, en sont à leur trois-ne départ pour tes missions loin-nés.Deux soeurs iront rejoindre quatre pionnières de leur trail auprès des païens dans la pré* hire apostolique de Lintong: les t SS Marie de Jésus-Eucharistie Marie de Saint-Thomas d'Aquin, [.a cérémonie sera présidée par n Exe.Mgr J.-H.Prud’homme ique titulaire de Salde.[irâce à la bienveillance de M.It -é Eugène Dufresne, sa belle iss du Très-Saint-Enfant-Jésus ouverte mardi après-midi à 3hU mis Iak Amis rirs mission*. Ifl l( DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 11 SEPTEMBRE 1937 VOLUME XXVIII - No 210 Notre commerce aver le Japon et la Chine Il nous est profitable — Nous nous devons d'entretenir de bonnes relations avec ces deux pays — Occupons-nous seulement de ce qui nous regarde Au fur et à mesure que le conflit sino-japonais se prolonge, ses répercussions prennent une ampleur qui a déjà influé sur les principaux marchés financiers.Certes, il existe d’autres facteurs, indépendamment de cette question, qui obligent les économistes à se demander, non plus si les affaires augmenteront, mais si elles se maintiendront cet automne su niveau de de l’an dernier à pareille époque.Cependant l’appréhensioi-qu’engendre le conflit sino-japonais, qui peut donner lieu à des complications d’ordre politique et économique d’envergure mondiale, mérite quelques brèves réflexions en marge des échanges commerciaux entre le Canada, le Japon et la Chine.D’abord, il faut se rappeler que le Canada n'est plus une colonie mais un pays autonome au sein de l’Empire britannique.Nous avons notre ambassadeur comme la Grande-Bretagne a le sien à Tokyo, où h nôtre est mieux vu actuellement que ce dernier, qu’il est question de rappeler à cause de la tension qui existe entre l’Angleterre et le Japon.Puis, advenant le rappel de l’ambassadeur anglais, il est bon de songer à l’attitude qu’Ottawa prendrait dans ce cas en notant que le gouverne ment canadien peut plus facilement sacrifier le canadianisme à l’impérialisme que celui-ci à celui-là.Sans nous perdre en conjectures de toutes sortes, tenons-nous-en aux faits et envisageons la situation du point de vue économique et com mercial.De ce point de vue, en tant que Canadiens, nous n’avons à nous plaindre ni de nos relations avec le Japon ni de celles avec la Chine, avec qui nous vivons en paix.Depuis que le Canada a le droit de conclure des traités commerciaux avec des pays autres que ceux qui constituent l’Empire, nous avons négocié des ententes avec le Japon et la Chine et, dans plusieurs cas, nous avons renouvelé quelques-uns de ces traités.Toujours la balance commerciale nous a été favorable.Après avoir consulté l’Annuaire du Canada, nous constatons que nos échanges commerciaux avec le Japon ont plus d’importance que ceux avec la Chine.Comme nous ne tenons pas à farcir cet article de statistiques, nous nous contenterons de souligner que nous avons importé du Japon pour $4,882,994 en 1922, pour $2,678,714 en 1932, pour $549,-224 en 1933 et pour $3,311,687 en 1935, tandis que nos exportations représentent une valeur de $71,028,760 en 1922, de $2,752,930 en 1932, de $3.475,268 en 1933 et de $13,802,760 en 1934.De la Chine, nous avons importé pour $917.032 en 1922, pour $1,394,999 en 1932, pour $725,107 en 1933 et pour $2,330,559 en 1934, tandis que nous avons exporté pour $3,495,343 en 1922, pour $512,163 en 1932, pour $2,273,258 en 1933 et pour $5,395,970 en 1934-.Pendant que ces quelques statistiques attestent ce que nous avons avancé, nous sommes en mesure de souligner que nos exportations au Japon ont augmenté sensiblement depuis la publication du dernier exemplaire de l'Annuaire du Canada, alors que nos exportations en Chine n’ont pas emboîté le pas.Le tableau suivant illustrera la situation: EXPORTATIONS CANADIENNES AÙ JAPON Juillet d’informations régulières) a augmenté de 725 millions d’anciens Ventes ou détail en juillet En juillet, les ventes de délai! au Canada montrent une augmentation de 12 px:.en valeur, comparativement au mois correspondant de l’an dernier, suivant les nombres- Règlements sur le commerce du blé et de U Farine dollars-or depuis 1a fin de décem- *,1^,ces nos ajustés^ L’indice gêné-bre.A la fin de juin 1937, les ré-j ycs.| *t 65,6 1 an dernier.| serves visibles d’or dépassaient de i -y, déclin par ^ 194 millions d'anciens dollars-or lfont 1 ,n.dl.Ç« é,ai‘ “ 81-?- ^ cancelles de la fin de mai.^ncSiUL1U1^îf^ ^*,oan, dernier sont Les prix de certaines matières statécs dans 12 des 13 lignes premières importantes ont marqué, (î?, yent«s au detail.Les magasins au cours des treize derniers mois, [ emcenes et de viande enregis-une augmentation rapide jusqu’à la „r,eJV; Jî_R?fn onJ1- e DtUS fin de mars 1937.D’après les cours u ‘ e a^e (18.o) tandis que les de Londres, les prix du zinc, du : confection pour hommes plomb, du cuivre, du caoutchouc , enl une augmentation de 18.et du blé étaient, à cette date, de : suivants ont des aug- deux fois supérieurs à ceux de mai :tr,è,s substantielles ; 1936.Cependant, depuis la fin de i1.7,.3: meubl€s, 15.5, mars, ce mouvement de hausse a u^k'4’ confacGon pour cessé, mais à la fin de juin 1937 les 4'?.’ 14evîiiniU prix restaient encore élevés, dans;*d“® e* radio, 12.0.Les établisse- ments de teinture et de nettoyage enregistrent un déclin de 1.5 p.c.Cours des actions ordinaires la plupart des cas, par rapport à ceux de mai 1936.Les prix des matières premières suivantes étaient ; supérieurs à ceux-ci: de 76 p.c.pour le blé, de 60 p.c.pour le “gas-coal", de 54 p.c.le cuivre, de 49 p.c.pour le zinc, de 45 p.c.pour le plomb, de 44 p.c.pour le fer, de 29 p,c.pour le caoutchouc, de 25 p.c.pour l’étain, de 19 p.c.pour l’acier, de 14 p.c.pour le pétrole, de 9 p.c.pour 'la laine, de 8 p.c.pour le “steam-coal” et de 6 p.c.pour le coton.L’accroissement de l’activité industrielle mondiale est de nouveau confirmé par les chiffres concernant la construction des navires, dont on dispose pour le premier semestre de 1937.Dans l’ensemble du monde, le tonnage lancé pendant les six premiers mois de 1937 s’est élevé à 1,200,000 tonnes brutes de jauge.dépassant ainsi de 335,500 tonnes, soit de 39 p.c., le chiffre du premier semestre de 1936.En ce qui concerne les plus importants pays constructeurs de navires, les modifications dans le tonnage lancé — toujours en comparant le premier semestre de 1937 à la même période de 1936 — sont les suivantes: Japon + 118,600 tonnes, ou 137 p.c.d’augmentation; Royaume-Uni + 66,000 tonnes, ou 18 p.c.; Allemagne + 62,500 tonnes, ou 39.5 p.c.; Pays-Bas + 39,900 tonnes, ou 86 p.c.; Etats-Unis d’Amérique + 39,600 tonnes, ou 123 p.c.; Suède + 6,100 tonnes, ou 9 p.c.; France + 2,600 tonnes, ou 3 p.c.Le tonnage en construction à la fin de juin indique que l’activité dans la construction des navires va Les arrivages durant la semaine se poursuivre.Dans l’ensemble du finissant le 9 septembre sur les Le cours des actions ordinaires industrielles et d’utilité a continué à la baisse la semaine finissant le 2 septembre.Les diminutions ont egalement prédominé à New-York.Bien que le cours des actions ordinaires ait monté du 27 août au 31.les pertes subséquentes ont plus qu’annulé ces avances et l’indice quotidien de l’épargnant s’établit à 129.2, contre 132.3 le 26 août.Toutes les divisions de l’indice, sauf les textiles, les téléphones et télégraphes, montrent des régressions.Les mines industrielles, les matériaux de construction, les minoteries, les machines et outillage subissent les plus fortes diminutions.L'indice des titres industriels baisse de 5.2 points et celui des utilités, de 1.8.Le marché des mines indique une baisse des prix et une plus forte liquidation.Le cours des obligations à long terme monte de 115.5 à 115.7.Le seul trait sur le marché du change est dans le sterling qui subit de nouvelles diminutions modérées.Le sterling à Montréal, le 2 septembre, cote $4.96, diminution de près de deux cents pour la semaine et de plus de 3 cents depuis que le dernier maximum de $4.99 a été touché le 18 août.Le yen japonais accuse de faibles pertes fractionnelles.Marché du bétail 1937 1936 Fer de rebut $146,000 $ 50,000 OivrP 115,000 Plomb 115,000 Nickel 221.000 50,000 Zinc 216,000 110,000 Alors que nos relations avec le Japon représentent pour un million environ de dollars par semaine, ce qui n'est pas à dédaigner pour un pays comme le nôtre dont la population dépasse à peine dix millions d’habitants, nous pouvons espérer que nos exportations avec ce pays augmenteront encore si l’on tient compte du fait que le Japon nous accorde de plus en plus sa préféren ce aux Etats-Unis, préférence qui a commencé déjà a se faire sentir, même si le Japon se trouve être encore un des meilleurs clients de l’Oncle Sam.En résumé, et en nous basant sur les statistiques fédérales, le Canada importe du Japon pour $5.5 millions tous les ans et exporte pour $32.5 millions en retour.De la Chine, nous importons pour $5 millions par an et nous exportons un peu plus.Ce qui précède prouve bien que nous avons intérêt à nous mêler de nos affaires, même si nos affaires ne cadrent pas avec les intérêts britanniques ou impérialistes.Nous avons intérêt à ne rien changer à nos relations avec le Japon ou la Chine, que pour les améliorer.Il vaut donc monde, le tonnage en construction dépasse de 28 p.c.celui de la fin de décembre 1936 et de 48 p.c.celui de la fin de juin 1936.Il reste néanmoins d’environ 7 p.c.inférieur au niveau atteint à la fin de 1929.Le chiffre du tonnage en construction en Italie est sept fois supérieur à celui d’il y a un an, celui de la Belgique cinq fois et demie, celui des Etats-Unis d’Amérique et celui du Japon de plus de deux fois.L’augmentation a été de 48 p.c.en France, de 41 p.c.dans le Royaume-Uni, de 33 p.c.au Danemark, de 27 p.c.aux Pays-Bas, de 22 p.c.en Norvège, de 14 p.c.en Allemagne et de 12 p.c.en Suède.Bois de pulpe, pulpe de bois et papier Les exportations globales de deux marchés de Montréed furent comme suit: 1903 bêtes à cornes, 4257 agneaux et moutons 5556 porcs et 3637 veaux.En plus, 325 bêtes à cornes, 110 porcs et ^43 Oslo — Il n’y a aucune restriction officielle sur l'importation du blé et de la farine en Norvège, et aucun tarit n’est imposé non plus sur ees denrées.Cependant, le commerce d’importation dans le grain et la farine est pratiqué exclusivement par le Monopole du Grain de l’Etat norvégien, qui règle et contrôle les affaires d’après la politique du gouvernement.Le monopole du grain de l'Etaf Le morypole, sous sa forme actuelle, avait été établi par la Loi du Grain du 22 juin 1928, qui entrait en vigueur le 1er juillet 1929.Le rôle du Monopole est triple: 1) l'importation de l’étranger des quantités de grain et de farine necessaires pour les besoins du pays, 2) l’achat de tout le grain de culture domestique offert en vente par les producteurs, et 3) la vente des produits de la façon la plus avantageuse et au plus bas prix possible.En s’acquittant de leurs fonctions relativement à l’importation du grain et de la farine, le monopole, comme une compagnie parti culière, s’efforce de tirer plein profit des fluctuations du marché et d’acheter ce qu’il Iqi faut au plus bas prix pos’sible.Toutefois, pour ce qui regarde l’achat du grain de culture domestique, le Monopole adopte une attitude paternelle et tâche de payer aux producteurs norvégiens le plus possible pour son grain sans faire trop monter le prix de la farine.Impressions Le Monopole est obligé de par la loi d'acheter tout le grain panifia-ble de culture domestique offert par les cultivateurs, pourvu qu’il convienne pour la consommation humaine.Conséquemment, les importations de grain et de farine de l'étranger ne représentent que ce qui est requis en sus des offres do mestiques.Les achats de blé et de farine d’origine étrangère se font sur la base des cotes soumises tous les jours par les agents résidents des exportateurs de grain et des minotiers.Inspection A leur arrivée en Norvège toutes les expéditions de blé et de farine sont inspectées avec soin par le Mo- veaux furent consignés aux Maisons de Salaisons, et 281 bêtes à cornes.121 agneaux et moutons, et nopole.Le blé est ensuite livré aux moulins marchands, d’habitude situés aux ports, qui se sont engagés oar contrat à recevoir et à moudre e grain conformément aux instruc- tions reçues du Monopole.Les moulins emmagasinent la farine et les déchets fourragers de la minoterie * _ V l « t 1 v/ XI I X CI X VIV.ICC Him c v.* m ^ 21 veaux furent manies dans les disposent de ces denrées sous mn.pt a rlpstirLaimn n autres en- jeur pr0pre responsabilité, mais à des prix fixés par le Monopole.Aux | moulins est payé un taux fixe pour cours à destination d’autres en droits au Canada.839 bêtes à cornes et 2t chevaux mouijns est pa furent reçus aux cours pour être |a .n0uture du blé et l’emmagasina-exportés à l'Angleterre.De ce ainsi que pour l'écoulement de montant, 3b6 l*etes à cornes et 21 ja farjne et des déchets fourragers chevaux sont partis jeudi le 9 j jjp ja n1jnoterie.septembre sur ie S.S.Dorelian à; La f;,rjne importée est traitée de destination de Cardiff, et 473 tetes ; la n^me façon.A la suite d’une ins-devront partir vendredi !e 10 sep- pectj{)n au port d’enirée elle est pri-tejnbre sur le S.S.Sulairia a des- se par des maisons de gros speci- V 1 t f P.i V SC I* CCT ' , a a ¦ , « 19.tination de Glasgow.Il y avait une augmentation de près de 60% dans les arrivages des bêtes à cornes cette semaine en comparaison de ceux de la semaine dernière.25 chars de bêtes à cor- , _____ ________ „ pa„ , nés de l’ouest furent reçus, faisant frajs transport étant égalises par fiées qui doivent, en vertu d’un contrat avec le Monopole, la distribuer à leur propre risque en retour d’une certaine compensation.Le prix de vente pour tous les genres de farine est le "même par tout le pays, les un total de 591 têtes.Autour de 70 je Monopole.Les prix de vente sont calculés sur la base des prix du marché mondial, mais sans suivre cette base de trop près, vu qu’il faut pulpe de bois et rebuts en juillet ; bêtes à cornes de qualité pour l’en représentent une valeur de $3,630,- grais furent achetées aux cours sa*, i.es exportations en juin s’éta- pour être exportées à l’Angleterre.Missent a $3,810,638 et celles de Le commerce était très lent et | éviter des changements fréquents si autour de 50 bêtes à cornes furent J c’est possible.Prix de vente juillet de l’an dernier, à $2,876,614.mieux nous tenir modestement à l’écart pendant que ees messieurs | Les Etats-Unis sont le principal retenues de jour en jour.Après j règlent, entre eux, une question qui les regarde seuls.Rendant ce temps acheteur aveç $2,887,301, suivis du mardi, il ny avait presque pas de1 espérons qu’Ottawa.en se souvenant des “avantages” qui ont résulte ! R°I^U^"iof.vec *219*7?0' ; ventes Les prix étaient tout à fait| pour nous de l’onnlimtinn ri« «anMinn.i>T*.,ii» w£ ' __I‘*S *xP°rtations .4* *>ois de pul- 2u_sous Ien baisse sur toutes les de la campagne application de sanctions économiques contre l’Italie, lors i pe son( (jg $1,749,462, contre $l,-!c*asses- ^,es fa°ns bouvillons ie éthiopienne, et de ceux que nous pouvons retirer avec 551,172 en juin et $1,512,031 en Portaient de $7,75 à $9.25, ?es contre l’Espagne, manoeuvrera de façon à se trouver juillet 1936.Les Etats-Unis en ont ! seulement un bouvillon qhoisi celles appliqué en mesure de faciliter la reprise normale de nos échanges commerciaux avec le Japon et la Chine lorsque la voix des canons se sera tue sur les champs de bataille.Alvarez VAILLANCOURT rap- avec aus- acheté pour $1,647,628.Les prin- si hau‘ûue $9.50.Les sujets moyens .* / i /"v w% moi n vs ?T-lrfs o .4 I cipaux marchés du papier à jour-.nai sont: Etats-Unis, $8,837,412; ! Royaume-Uai.$706,500; Japon, donnaient de $5.75 à $7.50 et ia plupart des bouvillons communs entre $4.00 et $5.25.Les bonnes En fixant le prix de vente de la farine, le Monopole opère d’après le principe que les affaires doivent défrayer leurs propres déboursés, et laisser un profit modéré qui doit servir de différentes façons au développement du commerce.Le Monopole essaie d’établir un tation de 1S p.c., mais les prix plus élevés ont haussé la valeur de 89 p.c.($34,377,884).La production de nickel accuse une augmentation de 34 p.c.en quantité et de 36 p.c.en valeur ($29,218,283).La production de plomb donne une augmentation de 10 p.c, en volume et de 83 p.c.en valeur (11,667,399), tandis que le zinc donne une production de 8 p.c.supérieure en volume et de 79 p.c.plus forte en valeur ($9,348,-768).La production des métaux dq groupe platine accuse une augmentation de 10 p.c.; la valeur en est n!us forte de 58 p.c.($3,685,858).Le Canada est maintenant le producteur mondial le plus important de platine.La valeur de la production des métaux suivants, qui accusent tous une augmentation, est la suivante: sélénium, $285,509; tellure, $79,177; calmium, $559,522; argent, $4,322,292.La production de charbon accuse une faible augmentation: 6,996,343 tonnes évaluées à $21,326,043; la ?reduction de pétrole brut est de ,062,046 barils, soit un gain de 57 p.c.Cette augmentation est due surtout à l’acidification de plusieurs puits du champ de la Vallée Turner.Parmi les métalloïdes, la production d’amiante est de beaucoup la plus importante; le volume de la production accuse une augmenta-tic taures rapportaient de $5.50 à prix de vente qui peut être mainte- Expéditions de blé outremer (528.193), Fort-William et Port-Ar-i lande, $97,110.Les exportations to- Kus\ra]ÎV $27^18 M^îo.î-0^4’ ?y-5ü avec !es «uM» moyens de nu durant une période de six mois Australie $272,418^ Mexique, $122 - 00 a 35.20, \es communes • quelles que soient les fluctuations no, i.nme, ?¥*,t>84, Nouvelle-Ze- aussj bas que «2.50.Les bonnes dans le prix de la farine unportee.Avis légaux res.après ajustements saisonniers.* s’établit à 106.3 en juillet, contre 113.1 le mois correspondant de 1936.Le volume des opérations commerciales et l’emploiement dans les manufactures ont montré des augmentations accentuées depuis juillet de l’an dernier.ion de 64 p.c.(197,800) tonnes et la valeur, 66 p.c.($6,678,083).I province de Québec est la seule à produire de l’amiante.Le gain général de l’emploiement dépasse celui de la période correspondante de toute autre année dont les statistiques sont connue.s., Débits bancaires en juillet Les chèques encaissés par les succursales au cours des sept premiers mois de l’année courante enregistrent un gain de près de 4% sur la période correspondante de 1936.Seules les Provinces des Prairies parmi les cinq régions écoco-miques n’accusent pas d’augmentation.Les Provinces Maritimes, où des augmentations accentuées ont été enregistrées, indiquent le plus fort gain proportionnel, Montréal montre une avance de près de 11 p.c., tandis que Québec et Sherbrooke mentionnent des avances encore plus prononcées.En consequence la province de Québec accuse une augmentation de 12% sur les sept premiers mois de 1936.Douze des treize cetntres de l’Ontario enregistrent des gains.Toronto avance de 11.4% et le total s’établie à $7,542,000,000.En Ontario le total avance de 9H %.Par suite surtout du recul à Winnipeg le total cumulatif des Provinces des Prairies est inférieur à celui de l’an dernier.Mosc^Iaw avance de 15.3 p.c., Calgary de 10.5 p.c.et Saskatoon de 10.3 p.c., mais le déclin enregistré à Winnipeg et par deux autres cités a exercé une plus forte influence sur le résultat pStir les trois provincesXa Colombie Britannique avance de 4.4 p.c et chacun des trois centres de compensations v prend part.Le total du Dominion au cours des sept premiers mois de 1937 s’établit à $20,907,-000,000, gain de $766,000,000.Les débits bancaires, après ajustements saisonniers, se sont à peu près maintenus en juillet au niveau du mois précédent; le total s’établit à $2,721,000,000.D’après les tendances saisonnières déterminées par l’examen des statistiques sur une période de dix années, les débita bancaires en juillet sont normalement à un niveau beaucoup plus bas qu’en juin.Il v a diminution de 6 p.c.sur le mois correspondant de l’an dernier.Les Provinces Maritimes et le Québec enregistrent des gains, mais les régions économiques montrent des diminutions.Le pourcentage des débits bancaires aux dépôts est de 114.4 en juillet, contre 131.1 le mois correspondant de l’an dernier.Les débits baissent de 6 p.c., mais le passif des dépôts des banques avance sensiblement.Le total en juillet s’établit à $2,379,000.000, contre $2,-207,000,000 en juillet de l’an dernier.L’indice des débits bancai- V ^ i/n^ri21?’465?: tota1’ t’'178’233 lal*s de papier et d’articles en na- $4.00 à $4.5( i (14,879,615).Les importations aux pier s'établissent à $11,965.649, «3 00 a $3 75 1 Etats-unis pour consommation et contre $12,279,983 en juin et $8- 82 25 à $275 mouture en régie pour réexporta- 650,585 en juillet de l'an dernier i ' „ ^ hon sont de 694,000 (7 409 876) ce LeS Etats-Unis en on.ache™ la .424.804 bois-lX /1?inir?H-"ot?-irani Hun.L Morand C.R Euqenv Poliirr n ———— ____t" ^ ( J Atp Fugèff Ofranl 1or,.| 132, rm* SI Plcr*t, QUI UPC ' * i i»ort entre la réserve et le passif cj de 25.2 ' pour cent, comparé à 24,3 la semai- ! ne dernière, indique le bilan htb-domadaire de la Banque d’Angle-•/f" A'" circulation a décliné ri.1,I61.Û(>0 livres sterling; le* lingots ont augmenté de 67.000 H les réser- «1.00 ves se sont accrue* de 1,228,000.U* vers * avec le* uorcs livrés oar camion j plumb, le zinc, U* platine et l’argenl aussi haut que $10.10 !*• riwix M)nj ^ principaux métaux au point obtenaient 11.00 par tête rie prime.^ Vljp (jp ja valeur bien que le cad-I-ex i loucher» et le» lourd* subis- mimn, le cobalt, le sélénium et le saient un* coup* de 5es trohec donnaient t une coupe de $1.00 820,361.augmentation de 11 p.c.; 64 de *6.50 a 18.00, reion dualité/ 919 p.c.de l*or p rio.La prorii ,406 1 roduit vient de l’Onta production de cuivre (243,-ivres) accuse une augiueo- Provlnce d« Québec — District de Montrés! — Obur Supérieure — No C-1*0800 Elmsn At Co.vs J.High At al.Le 201 éme Jour de septembre 1937.h onze heures de l'avant-mldl.à la place d'affaires des dite défendeurs, au no *002 rue Wellington.Verdun, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de» dits défendeurs, saisis en cette cause, consistant en piano "Lindsay'' no 8227, machine k écrire et acceviolres, table*.chaises, etc.Conditions: argent comptant.— M.T ROBILLARD, H.C S.— Montréal, 10 septembre 1937 f province de Québec — District de Montréal — Cour Supérieure.No D-12977* J.W Rie! va Hôtel Richelieu Ltée.Le 20iéme jour de septembre 1937, à onze heure* de l'avant-mldl à la place d'affaires de ladite défenderesse, au no 15920 me Notre-Dame !.Polnte-aux-Tremblee, District de Montréal.seront vendu* par autorité de Justice Jee bien* et effets de Isdlte défenderesse sslsls en cette cause, consistent en fixture* et ameublement d’hôtel, etc.Conditions: argent comptant.— H MAYRAND.H.CjS.— Montréal, 10 septembre 1937.VALEURS DE PLACEMENT CANADIENNES • Gouvernements Municipalités Services Publics Industries #0 Liste de valeurs sur demande Nesbitt, Thomson AND COMPANY LIMITED 355, rue Saint Jacques Ouest, Montréal, Qué.Succursales Hans Iss principal** cillas rf# Canada 30P UN MILLION de demoiselles viennent de demander au Parlement d’Angleterre une pension à l'âge de 55 ans.Nous, nous l’avons déjà: c’est une rente viagère garantie; payable mensuellement, la vie durant, au moins pendant dix ans; convertible en rente proportionnelle à un âge moins avancé; grossie d'un dividende tous les cinq ans; remplacée, au décès, par une annuité de $1,000.00.* CAISSE iP NATIONALE D’ECONOMIE « 55 ouest, rue S.-Jacques Montréal — Harbour 3291 La mer est grosse?FAITES LE POINT: déterminez votre position.Vous éviterez le naufrage .: ; de votre succession.L’inexpérience d’étres chers ne vous commande-t-elle pas cette prudence?Ne temporisez donc plus.Arrêtez vos dernières volontés.Et, pour les faire exécuter, choisissez la Fiducie: c’est un autre vous-même.'SOCIÉTÉ* NATIONALE DE FIDUCIE Sa,a&.-J*a*u**.M*ntrt*f.HA3291 VOLUME XXVIII — No 210 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 11 SEPTEMBRE 193T « L/4.VIE SPCETIVE Toronto a défait Montréal Toronto, il.— Frappant 12 coups contre Hod Lisenbee et Lau-ri Myllykangas, les Maple Leafs de Toronto ont écrasé les Royaux de Montréal à la première d’une série de trois parties qui terminera la saison locale.Les Leafs sont tombés à bras raccourcis sur les offrandes de Li-aenbee.qu’ils ont envoyé aux douches en moins d’une manche et ils ont continué leur assaut aux dépens de Myllykangas, croisant le marbre une fois à la seconde et encore quatre fois à la septième.Ce n^est qu’à la huitième reprise que les Royaux ont pu trouver une solution aux offrandes de Johnny Wilson ei qu’ils ont évité un blanchissage.Wilson n’a accordé que sept coups bien espacés aux Montréalais et il n’a jamais été en danger après la bordée de la première manche.Les Royaux termineront leur série ici.cet après-midi avec un programme-double et partiront ce soir pour Montréal, où ils finiront la saison régulière de l’Internationale par un autre programme-double.Henry Johnson et Crip Polli lanceront probablement pour les Royaux.MONTREAL ab 4 3 0 1 4 1 2 4 4 4 4 0 3 ReM, 2b .Hafey, cc .Pattison, cc Smythe, 1b Dunlap, od Jeffries, 3b xRennmg, 3b Harris, cg .Sankey, ac Bl’k’by, Ib-cc Chandler, r Lisenbee, 1 MyMyk’gas, 1 P 0 0 n 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 cs 0 1 0 1 1 0 1 1 1 0 1 0 0 r 0 2 0 0 3 1 0 2 3 6 4 0 8 Total .34 1 7 24 9 TORONTO ab p cs r a Henry, 1b.41181 Oliver, cc .5 0 1 2 0 M, Smith, cg.4 12 2 0 Ross.3b.5 2 2 1 2 Porter, cd.• 5 1 2 1 0 Gant’hein, ac 5 1 1 4 2 Hogan, r.4 1 1 8 1 Wilson, 1 .3 0 0 0 2 Total .39 9 12 27 8 x—Frappa pour Jeffries à la 6e.Montréal .000 000 010—1 Toronto .
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