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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 19 février 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1938-02-19, Collections de BAnQ.

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Montréol, samedi 19 février 1938 REDACTION ET ADMINISTRATION 439 EST- NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE: .BEIair 33«l* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration :.BEIair 3366 Rédaction BEIair 2984 «rant :.BEIair 2239 LE DEVOIR Diractaur-Cérant: Caorgn PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur an chaf: Omar HEROUX VOLUME XXIX — No 41 v- ¦ ».¦¦ V TROIS SOUS LE NUMERO l ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et la banlieua) E.-Unis et Empira britannique .8.00 UNION POSTALE.J0.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.200 E.-UNIS at UNION POSTALE .3.00 Les idoles de Versailles et le vieux dieu allemand • L'erreur d'ovoir démembré l'Autriche en 1919 se paie Les hommes politiques qui morcelèrent en 1919 l'empire autrichien en nombreux fragments dont ils firent de nouveaux Etats, ou qu’ils distribuèrent entre ITtalie et la Roumanie, ont exécute de la belle besogne.Ils comptaient punir l’Autriche, l’amoindrir, en même temps que ligoter l’Allemagne.Dès lors, quelques hommes clairvoyants signalèrent les périls que le découpage à outrance de l’Autriche-Hongrie allait faire courir à toute 1 Europe.Ici même, M.Henri Bourassa fut de ce nombre; ce qu il écrivit dès lors, en marge des traités de Versailles et de Saint-Germain-en-Laye, paraît aujourd’hui d une remarquable clairvoyance.Les Clemenceau, les Lloyd George, les Wilson et leurs collaborateurs de l’époque, sous prétexte d'assurer la paix à l’Europe, ont créé de multiples sources de heurts, de conflits, peut-être même de guerres coûteuses.Ce qui se passe ces jours-ci à Vienne, 1 intervention de Berlin dans la politique intérieure de la petite Autriche.les inquiétudes persistantes de la Tchécoslovaquie, le désarroi réel de Paris en face des événements déjà survenus ou qui se préparent en Europe Centrale, les hésitations de Londres, la politique vacillante de Rome, qui ne voit pas favorablement l'événement, tout cela fait entrevoir déjà que si l’on prétendit étouffer en 1919 un volcan, — celui de Berlin, — on a tellement bouleversé le sol qu'au lieu d’avoir à surveiller un cratère quasi éteint, Londres et Paris en ont maintenant cinq ou six dispersés à travers l’Europe et dont les cheminées peuvent après-demain éclater toutes ensemble.Les augures de Versailles ont singulièrement avancé la cause de la paix européenne.Et leur conduite à l'endroit de 1 Autriche, conduite jugée dangereuse à l’époque pat ceux qui connaissaient les enseignements de l’histoire de ces derniers siècles, elle le paraît davantage à mesure que 1919 prend du recul et que les événements se précipitent au tableau do l'Europe Centrale remaniée à Versailles, à Saint-Germain, à Trianon.Ÿ * ¥ L empire austro-hongrois de 1914 comptait une cinquantaine de millions de citoyens de toutes origines.Certes, ce n’était pas un tout homogène.Il y avait là des minorités brimées, des minorités remuantes, des groupes en perpétuel mouvement, des querelles constantes, tout un monde de problèmes sans cesse agités, de solution difficile.Un empereur octogénaire et d'idées figées, une aristocratie hautaine, imprévoyante, obstinée, des diplomates plus ou moins éclairés, des conceptions de gouvernement de type autocratique désuet, un besoin réel de réformes constitutionnelles sans cesse ajournées, de nombreuses autres causes de mécontentement faisaient que l’édifice paraissait, dès avant la guerre de 1914, en pressant besoin de rtfec-t tion complète.En plein pendant la grande tourmente, des pans de l’empire devaient s’en détacher.François-Joseph à peine mort dans sa petite chambre de Schoenbrunn.en 1916, il eut pour successeur un homme de vingt neuf ans —des mains glacées d'un homme trop âgé, l’Etat tombait aux mains inexpertes d’un trop jeune — de bel idéal, mais qui pouvait difficilement faire seul front à des difficultés telles qu’il eût fallu un génie pour les franchir, en trouver la solution pendant un conflit où le monde chancelait sur ses assises.Charles 1er chercha vainement et sincèrement la paix séparée, qui eût sauvé aux belligérants un ou deux millions de vies, tant dans la population civile que parmi les armées belligérantes.De Ribot à Lloyd George et à Wilson, le jeune souverain trouva partout antichambres closes, — sauf au Vatican, où priait, mourant de douleur pour ses fidèles divisés contre eux-mêmes, un Pape frêle de corps, d’âme haute, dont le coeur se rompit d’angoisse devant les massacres grandissants.Novembre 1918 vint: l'empire allemand sauta.Le traité de Versailles n’était pas encore signé que Charles 1er était en exil, déchu, s’acheminant, lui aussi, vers la mort.Et le dépècement de l’Autriche s’accomplit.L'Italie, qui redoutait sur l’Adriatique un puissant voisin la dominant aussi des Alpes, se fit attribuer le Tren-tin, Trieste et l'Istrie, toutes régions où l’on parle encore allemand et qu’Hitlcr n’a pas définitivement abandonnées, quoi qu’on dise.Masaryk et Benès recevaient pour leur part les provinces qui forment aujourd’hui le nouvel Etat tchécoslovaque.La Roumanie prenait la Bukovine, démembrement de la Hongrie.Un deuxième nouvel Etat, la Yougoslavie, se constituait à même la Slovénie et la Dal-matie, — l’Autriche n’aurait donc plus de sortie vers la mer.La Pologne, reconstituée en partie à même la Russie et l’Allemagne, reprenait la Galicie à l'Autriche, qui l’en avait jadis dépouillée.Restait, coincée, enclavée entre la Suisse, l'Allemagne, ITtalie.la Yougoslavie, la Tchécoslovaquie et la Hongrie détachée de Vienne, une toute petite Autriche, tombée de SI millions à moins de 7 millions d'habitants, avec une capitale énorme, — Vienne, population de 2 millions, — et presque sans territoire agricole.Un nain à tête énorme succédait à un organisme vieilli, mais jusque là puissant, même si, pour son malheur, il avait été bicéphale.Les découpeurs de l’Autriche, orgueilleux de la tâche accomplie, se séparèrent, déjà presque en froid, oubliant que, dans leur volonté de tailler à l'Allemagne bec et Un premier pas vers une confédération de nations de l’Europe centrale sous la direction de l’Allemagne (Voir fin oaae 3) l’ignorance historique réelle de plusieurs, tout cela s’était ligué contre une Autriche dupée, entraînée par Berlin, pantelante, vaincue, repoussée dès 1917 par presque toutes les chancelleries alliées, parce qu’elle avait le tort d’être la der-! nière puissance officiellement catholique de l’Europe et qu'il fallait que les Etats neutres lui fissent sentir qu’elle était un anachronisme, en l’effaçant du monde politique.Aujourd’hui, ce labeur forcené de 1919 avance bien l’Europe, la cause de la paix européenne, celle d’une civilisation aussi chancelante maintenant que l’était la cause autrichienne à l’avant-veille de Versailles et de Saint-Germain-en-Laye.* * * Il n’y a en effet plus à se le dissimuler, toute l’Europe, présentement, vit dans l’appréhension.Cette crainte, elle a pour centre, si l’on peut dire, un régime, le nazisme allemand, un homme, Hitler, une armée, celle de l’Allemagne.Pourquoi ce régime, cet homme, cette armée s'imposent-ils?Parce qu’à Versailles, à Saint-Germain-en-Laye, des diplomates, des hommes d’Etat perdirent le sens des réalités.Le bon sens leur eût conseillé de laisser subsister, à côté d’une Allemagne inconquise, entière, populeuse et, quoi qu’on fît, indivisible, — ménagée au fond par les Etats-Unis et l'Angleterre, à cause de sympathies puissantes, de relations d’affaires imbrisables, d’intérêts matériels réciproques, de la communauté de religion, la protestante,—une Autriche peut-être amputée de quelque territoire au profit d’une Pologne ressuscitée, une Autriche encore grande avec accès à l’Adriatique, et dotée d’une constitution nouvelle fondée sur celle de la république suisse.On eût pu facilement dès lors rattacher l’Autriche à la France, amie pendant longtemps de Vienne et des élites tant autrichiennes que hongroises.Une claire vision de l’avenir eût dû conseiller cette issue à Paris, à Londres, à Washington.On ne le vit pas.De redoutables préjugés prévalurent.Qu'en est-il sorti?Ce que l’on voit ces années-ci, ces mois-ci, ces itmaines-ci, — ce que l’on voit présentement: une Europe Centrale désormais incapable de tenir tête à l'Allemagne; une Autriche impuissante à dire non à Hitler; une Tchécoslovaquie conçue hier dans le pacifisme humanitaire de Masaryk et de Benès.aujourd'hui contrainte de s'armer à fond et chez laquelle le simple ronflement d’un avion au-dessus de Prague fait lever toutes les têtes, dans l’attente inquiète d’un bombardement allemand sans ultimatum préalable; une Yougoslavie vacillant entre la France éloignée et ITtalie toute proche, mesurant la force de l’une, les chances de l’autte, impuissante à prendre parti et dont la diplomatie toute de tergiversations rappelle les hochements de tête de l’âne de Buridan; une Pologne qui regarde de Moscou à Berlin, de Berlin à Paris, revient de Paris à Berlin et dont la politique extérieure ressemble à celle de la boussole affolée au voisinage d’une masse magnétique: une Hongrie se méfiant de tous et de tout, hostile à la Roumanie qui lui a pris du terri toire, hostile à I Autriche dont la domination lui valut jadis des humiliations sanglantes, desquelles Budapest ne s est jamais remise, hostile à la Tchécoslovaquie taillée en partie à même elle, jalouse d'une Yougoslavie plus prospère, en tout cas moins mal en point qu’elle; enfin une Roumanie riche en pétrole et en blé, vers laquelle Berlin lorgne, et vers laquelle, après-demain, des armées alleman des pourraient s'acheminer, par le couloir austro-hongrois, afin de tenter le recommencement de l’invasion désastreuse d'il n’y a guère que vingt ans Tout cela paraît confus?Certes.Tout cela est confus parce que Versailles, Saint-Germain, Trianon ont, en 1919 et 1920, établi, forgé, instauré, la confusion du côté de l’Europe Centrale; qu’ils ont fait de la confusion le régime permanent de cinq ou six pays où l’on s’tmagi naît que dominerait la France — et que, maintenant, une Allemagne restaurée, libérée de ses fers, exhaussée depuis 1933 dans le monde, prétend dominer; où elle est 3 s’asservir l'Autriche, pour marcher après-demain vers la Tchécoslovaquie.Une diplomatie à oeillères a réussi pour ua temps à découper l’empire austro-hongrois.Elle a au vrai taillé ses propres lisières, dont le nouveau Reicb va se servir pour tâcher de l'entraver partout.Aussi, des nuages créés, déterminément amassés depuis 1919 entre la mer du Nord et la mer Noire, il sort ce qui devait sortir: la tempête, la foudre.l’éclat que toute l’Europe craint pour le jour où Hitler et Berlin vont tonner.Ÿ Ÿ Les tout-puissants de 1919 sont aujourd’hui consternés de voir l’Autriche incapable, par leur faute, de se dresser devant l'Allemagne; ils sont eux-mêmes incapables d’empêcher la pénétration de l’Europe Centrale par l’idée, la politique, l’ambition germaniques, —- d’autant que depuis longtemps l’allemand est la langue de communication commune de toute cette Europe Centrale, et que la politique y suit la langue.Il reste les traités franco-polonais, les accords franco-tchèques, les ententes franco-yougoslaves, les liens diplomatiques, les toiles arachnéennes de la Petite-Entente.Peut-être.Brutalement, les conversations d’Hitler et du chancelier von Schuschnigg, obligé, pour empêcher le sang de couler en vain dans son pays, de céder à son puissant et Elle - est certainement un argument vivant qui milite en faveur des futures cktsses spéciales pour enfants surdoués préconisées l'un de ces soirs derniers par M.Jean Martin, docteur en philosophie de VVniversUé de Montréal.Les journalistes new-yorkais qui ont entendu la fillette n'ont pas caché leur stupéfaction de trouver de telles réponses sur les lèvres d'une enfant qui ne suit même pas encore lire.La mère de Jean-Kath-leen leur a expliqué le phénomène, disant que sa filette montrait une avidité sans cesse en éveil pour tout ce qii'elle entendait autour d’elle, particulièrement pour les émissions radiophoniques et pour les lectures du journal d haute voir.C’est fort bien; mais ne pense-t-on pas — st teas les faits révélés par /’Associated Press sont authen-tiaues — qu’il y a, de façon générale (je ne parle pas Ici de ce cas particulier), de multiples inconvénients d laisser écouter aux tout jeunes enfants des émissions radiophoniques de toutes sortes, des 'lectures de journaux?Ne court-on pas le danger de fatiguer la mémoire et l'imagination de ces enfants, même et surtout s'ils sont surdoués, c’est-à-dire plus aptes que les autres à enregistrer et ri retenir tout ce qu’ils entendent?On me permettra de citer, au sujet de la radio, un extrait d'un discours prononcé par S.E.Mgr Jansen, archevêque d’Ulrecht, en Hollande, sur le hon usage et l usage excessif de la radio: ‘'Plusieurs, dit-il, utilisent la radio avant tout comme une distraction Honoré Mercier et la conférence de 1887 à Québec Pourquoi le premier ministre québécois du temps la convoqua — Contre la centralisation par Ottawa La fin* de non-recevoir de sir John-A.Macdonald (Par Alexis GAGNON) An moment où la lutte s'engage très grave entre un gouvernement central puissamment armé -— sans jeu de mots — et des provinces qui veulent maintenir leur complète autonomie, il peut être intéressant de faire un retour vers le passé, de remonter aux premières années de l’ère confédérative, quand ce ne sc rait que pour mesurer le chemin parcouru.On y verrait par exemple que cinquante ans exactement, «près le gouvernement “national” Mercier, un autre gouvernement “national” reprend la lutte contre l’hégémonie fédérale, suivant la tradition autonomiste établie par les premiers ministres québécois.En effet, le 20 octobre dernier, il y a eu un demi-siècle que le gouvernement national Mercier groupait les provinces dans une ron- Or, dans la distraction ne réside j férence interprovinciule pour re pas le plus grand bienfait de la radio.L'usage excessif de la radio comme délassement est une cause de désordre, de surexcitation et d’énervement, qui combat le goût du travail, surtout dans ta jeunesse étudiante, alors que la distracs lion devrait suivre le travail pénible et exciter à de nouveaux travaux".Si la radio, servie à l'excès, peut être nocive aux étudiants et écoliers, à plus forte raison doit-elle l'être, à de tout jeunes enfants encore trop facilement impressionnables.Il n’en reste pas moins vrai que le.cas de la jeune Deniers est des plus intéressants.C’est une preuve de plus que les Canadiens sont bien partagés du côté de Tintetligence et que le pays des "quintuplettes’’ de Carbeil peut être aussi celui de petits prodiges dans le domaine de l’esprit et des arts.Lucien DESBIENS Bloc-notes Ce poteau homicide G’est ainsi que nous l’avions qualifié, à plusieurs reprises, à la suite de toute une série d’accidents auxquels il a donné lieu, le dernier en date* l'été dernier.Un homme avait alors été tué et quelques autres grièvement blessés.Le poteau en question se trouve, boulevard Crémazie, côté nord, près de la rue de Gaspé.A cet endroit, une voie du tramway biaise brusquement pour se diriger, à travers champs, vers les ateliers de réparation de la compagnie; en passant elle frôle le poteau.C’est entre un tramway de passage et le poteau qu’à maintes reprises des automobiles ont été coincés.Nous avions demandé dims le temps que l’on fit disparaître le poteau ou que l'on rectifiât la voie vendiquer une plus large autonomie pour les provinces.Vingt ans s’étaient à peine écoulés depuis le pacte confédératif que celui-ci subissait de la part des provinces un assaut formidable.Ces dernières s’étalent vite aperçues que dans ce marché elles avaient été plus ou moins dupes.Et l’on vit alors les provinces.Honoré Merrier et le Québec en tête, réclamer pour les législatures le droit exclusif de nommer les sénateurs, le conlrôle exclusif sur les chemins de fer, l’imposition des droits d’accise, les droits d'exportation sur les produits des forêts et mines, le droit de pardon aux criminels, par le lieutenant-gouverneur en conseil, l’interdiction au fédéral d’incorporer des compagnies pour des objets provinciaux.Cette simple énumération suffit à montrer le chemin parcouru depuis, et combien le redressement actuel est devenu nécessaire et urgent.Le 27 septembre 1887, Honoré Mercier, premier ministre de la province de Québec, invitait les sept provinces de la Confédération et le gouvernement fédéral à une conférence interprovinciale, qui devait s’ouvrir le 20 octobre 1887.11 avait annoncé cette conférence, dès Je If* mars, dans le discours du trône, à l’ouverture de la première session de la sixième législature; il y disait que le Québec, comme les autres provinces “a abandonné au pouvoir central sa part des revenus des douanes et de l’accise, qui ont plus que doublé depuis, et qu’il n’a reçu en retour qu'une subvention annuelle, fixe et déterminée.Fendant que les provinces abandonnaient ainsi le plus clair et le plus important de leurs revenus, elles restaient chargées de fortes dépenses pour le maintien de leurs gouvernements et de leurs institutions locales.” La Confédération comprenait alors les sept provinces d'Ontario, Les autorités de la ville et celles de j Québec, Nouvelle-Ecosse, Nouveau- bois; se défila de façon plutôt cavalière.Dans une réponse de peu de lignes, envoyée le 4 octobre, il se contenta de déclarer sèchement: “En réponse qu’il me soit permis de dire qu’à notre avis il ne servirait à rien d’envoyer des représentants à cette conférence.” Quant à la Colombie canadienne et à l’ile du Prince-Edouard, elles répondirent qu'elles préféraient garder une attitude expectative.La conférence se réunit à l’hôtel du gouvernement, à Québec, le 20 octobre, à U heures, et dura jusqu’au 28 octobre inclusivement.Les cinq provinces avaient pour les représenter leurs premiers ministres respectifs accompagnés de ministres des différentes législatures.On y voyait MM.Oliver Mowat, premier ministre d’Ontario, accompagné de quatre ministres; M.Honoré Mercier, premier ministre de Québec et sept de ses ministres; M.\V.-s instructions se donnent en collaboration avec le sergent major Paul Triquel.le sergent-inspecteur Fléau cl lance-caporal Pinel, tous trois du 22e Régiment Royal.La “Croix” ouvre une souscription Pour les Chinois victimes de la guerre Paris.19 (P.C.Havas).— La Croix, organe officieux de l’Eglise de France, ouvre une souscription “pour les Chinois victimes de la guerre”.“Secourir ceux qui souffrent, écrit notamment le grand quotidien catholique, abriter les réfugiés, sont des actes éminemment humains.Mais si, par ce geste, vous ouvrez, des âmes à l’Evangile, votre acte dépasse le temps.Or, présentement des millions de nos pauvres frères chinois des provinces envahies sont dans une détresse indicible; de partout des foules nombreuses se poussent vers la mission catholique.Si le missionnaire peut leur fournir un bol de riz qui les empêchera de mourir, de quelle oreille attentive et docile n’écouteraient-ils pas la parole de Dieu’?’’ - L'action catholique en Angleterre Paris, 19 (PC-Havas).— Les dirigeants de “L’Action catholique française” apprirent avec la plus vive satisfaction la création d’une organisation jumelle en Angleterre.Les trois points du programme de Faction catholique anglaise seront : le maintien de la loi, l’extension du règne du Christ, la solution des problèmes sociaux.L’organisation nationale comprend des conseils paroissiaux, des comités diocésains et un comité national.Ces groupements sont composés uniquement de laïcs mais des conseillers ecclésiastiques leur sont attachés.Les membres du comité national reçoivent les directives d’un comité exécutif de l’épiscopat composé de quatre évêques métropolitains et de l’archevêque de Westminster.Berlin.19 (S.P.A.) •— H parait que les nazis extrémistes qui espéraient une nazifleation intense de l’Autriche sont forcés d’en rabattre.On apprend en effet que le Reichsführer a dû donner au chancelier Schuschnigg des assurances en matière de religion.Il n’y aura pas de plébiscite sur la constitution autrichienne, qui proclame l’Autriche Etat catholique.M.Schuschnigg a été inébranlable sur ce point.Ce n’est pas tout: les catholiques et les protestants de l’Allemagne bénéficieront d’un apaisement.On tient d’une source proche de la chancellerie allemande que le Reichsführer, dans son discours de demain au Reichstag, déclarera formellement que le nazisme est un mouvement politique, non pas religieux, et qu’il accordera une amnistie aux prisonniers politiques, parmi lesquels, on le sait, il y a des catholiques et des protestants emprisonnés pour des motifs qui ont trait à la religion.Il y a tout lieu de penser qu’il y aura annulation d’à peu près toutes les poursuites intentées a des prêtres, à des religieux et à des religieuses.' Il y n déjà des faits indicateurs d’une détente.Le journal officiel annonce que le Reichsführer autorise sept catholiques à accepter des distinctions papales.M.Paul Sommers, de Munster, est du nombre.Il devient chambellan.Au procès du pasteur Martin Niemoeller.le procureur de l’Etat est revenu sur une décision défavorable à l’accusé.Par suite, l’accusé peut de nouveau compter sur les services de trois avocats, que le procureur de l’Etat avait fait expulser, après avoir donné à entendre qu’ils avaient eu avec l’étranger des communications empreintes de trahison.On dit que le chef de la police du Reich, M.Heinrich Himmler, vient d’interdire secrètement aux membres de la garde hitlérienne —¦ Scluüz Staffel — de rompre leurs liens religieux.On lient de la même source quI*T invite les membres du parti naziste à ne plus coopérer avec le groupement dit chrétien allemand, qui nie l’Ancien Testament et prétend qu’il faut modifier le Nouveau.La loi du cadenas Dénégation de S.E.le cardinal Villeneuve Noyé dans le fleuve M William Boudreau, 55 ans, domicilié au no 3219 esl, rue Sic Catherine, s’est noyé hier pendant son travail près du hangar no 6, à un endroit où il .V a environ 35 pieds d’eau.On fl vainement prali que la respiration artificielle, après l’avoir repêché une demi-heure après l’accident.Le coroner a rendu un verdict de mort accidentelle.AUJOURD'HUI Le "Devoir" commence aujourd'hui la publication d'un nouveau feuilleton: "Le Monsieur d'à côté" Faux chèques Gabriel Ostiguy, 30 ans, 540 rue Spark, Ottawa a comparu hier, devant le juge Marin, sous l’accusation d’avoir tenté de toucher un faux chèque de $4,000 à la banque Impériale située au coin des rues St-.lncques et McGill.Ostiguy se serait servi du nom d’une dame Timmins à laquelle, l’automne dernier, il aurait demandé de l’argent en représentant qu’il était un étudiant dans le besoin.Madame Timmins lui aurait alos remis un chèque Plus tard Ostiguy aurait appris à imiter la signature de cette personne et il aurait passé nombre de faux chèques.M.R.L.Calder, avocat de Mont-éal en tournée de discours et de onférences dans la province de Ontario, aurait déclaré que le cardinal Villeneuve, archevêque de Québec, a inspiré la loi anticommuniste du cadenas, adoptée par le gouvernement Duplessis à la dernière session.Le président de la Montreal Civil Liberties League aurait dit à Oshawa mercredi soir: —A la suite d’une conférence du cardinal Villeneuve et du premier ministre, M.Duplessis, et de quelques autres personnages, le gouvernement provincial a présenté à la Chambre et fait adopter par elle la loi du cadenas.Hier soir, de passage à Montréal, Son Eminence a déclaré qu’elle n’est pour rien dans cette loi et elle a prié le Père Papin Archambault, jésuite, qui Fa interrogé à ce sujet, de bien vouloir démentir la chose en son nom.Le distingué jésuite a donc averti la presse comme suit : -—Son Eminence le cardinal Villeneuve, archevêque de Québec, de passage à Montréal hier soir, a démenti de façon catégorique l’affirmation faite par M.B.L.Calder au cours d’un récent discours, à savoir que M.Duplessis aurait imposé la loi du cadenas à son instigation.Son Eminence apprécie la loi, mais jamais de près ou de loin elle ne Fa réclamée ou inspirée.Même Son Eminence n’avait jamais entendu parler de cette loi avant d’apprendre qu’elle était présentée à l’Assemblée législative.Société d'agriculture de Saint-Hyacinthe Saint-Hyacinthe, 19 (D.N.C.).— La Société d’Agriculture du district de Saint-Hyacinthe a choisi les membres de son conseil de direction, pour l’année 1938-1939.Ce sont MM.Louis Provost, président, de Sainte-Théodosie de Verchères; Napoléon Sansoucy, vice-président, Samt-Ours-sur-Richelieu; A.-H.De-bers, secrétaire-gérant, Saint-Hyacinthe; A.-V.Blanchard, vérificateur, Saint-Hyacinthe; directeurs, MM.Freddy Kobillard, Saint-Césai-re de Rouville; Joseph Gingras, ilde Hodicr, Les paquebots Le paquebot français Normandie fait 18 voyages complets sur FAt- I .fait 18 voyage lantique en 1937 à la vitesse moyenne de 28.87 noeuds à 1 heart*.L’année précédente, sa vitesse rnoy onne avait été de 28.29 noeuds.En 1937, le paquebot n transpor té une moyenne de 2.103 passagers par voyage complet.Il en avait transporté 1,819 l’année précédente.En 1937, la Compagnie Générale Transatlantique a aerru ses affai res de 30 pour 100 en ce qui re garde les traversées vers Fest.tandis que celles des autres compagnies n’ont augmenté que de 9.05 pour cent.* Ÿ * Le paquebot Ile-de-Franre entre, prendra le 15 avril, avec départ de New-York, une croisière de neuf jours aux Antilles.Le 28 juillet le même paquebot fera une croisière avec escale à Halifax.Il v en aura une autre le 10 septembre Au sujet de M.Lucien Borne Québec, 19 (DNC) — On a mis hier en circulation une déclaration du registraire des faillites à l’effet qu’aucune cession ou pétition de faillite, en aucun temps et jusqu’à date, n’avait été enregistrée contre M.Lucien Borne ou Lucien Borne Enregistrée ou Lucien Borne Limi té».Rougemont; Herménég Saint-Barnabé; Elphege t.agace, Saint-Hyacinthe-le-Confosseur; Bectance Charpentier, Saint-Simon (Bagot) ; Elias I.ussier, Saint-Dominique de Bagot; Mené Saint-Martin.Sainte-Victoire (Richelieu); Joseph Leblanc, Contrecoeur.L’exécutif se compose de MM.Freddy Robillard, Herménégilde Rodier, Ernest Picard et H.-A.L’Abbé, Saint-Hyacinthe; R.Dionne, agronome régional de Saint-Hyacinthe.Le ministère provincial de l’Agriculture vient d’accorder à la société une subvention spéciale de $2.00(1, pour l’aider à défrayer le coût de nouvelles bâtisses, en construction sur le terrain de l’exposition, La prochaine exposition régionale de Saint-Hyacinthe, a-t-il annoncé, se tiendra du 8 au 13 août, inclusivement.Les reviseurs municipaux U Bureau de révision des évaluations municipales inaugurera ses bureaux à l’hôtel de ville lundi malin, à 10 h.30.Après la cérémonie, les reviseurs se mettront au travail; ce sera leur première séance.Une industrie part de Montréal pour s'installer à Ville-Modèle La compagnie de breuvages Flirt va s’installer à Ville-Modèle le 1er mai prochain.Cette nouvelle a été annoncée hier à l’hôtel de ville.M.le maire Raynault a déclaré à ce sujet qu’il ferait enquête sur la fermeture de quelques usines et le déménagement de certaines autres.Il Y n déjà quelques semaines que l’Office d initiative économique est en pourparlers avec la compagnie Flirt pour l’inciter à rester à Montréal.Mais la compagnie a fini par conclure des arrangements avec Ville-Modèle, où on lui offrait une commutation de taxes et du terrain a un prix nominal.Le maire a dit que Montréal est dans une situation désavantageuse vis-à-vis des villes voisines qui peuvent accorder des commutations de taxes, taudis que la niètroople ne le peut pas.II faudrait rétablir Légalité dans un sens ou dans l’autre.Pour la compagnie Flirt, nous pourrions peut-être taxer ses camions qui font la livraison dans notre ville, car c’est évidemment à Montréal que cette firme fait ses affaires.Nous allons demander à Québec le droit de taxer ses camions.Mais cette solution ne réglera pas le problème.Montréal ne peut pas continuer de fournir des industries aux villes voisines; et nous allons demander à Québec ou bien de nous donner le droit d’accorder des com-mutations de taxes, ou bien d’empêcher les autres villes d’en donner, comme on l’a fait jiour Montréal.M.Taillefcr,.president du comité exécutif, a déclaré qu’il soumettra bientôt un projet pour attirer plus d’industries à Montréal; Montréal pourrait, par exemple, vendre à un prix nominal du terrain, car elle en a beaucoup qui ne rapporte rien; de plus, il y aurait peut-être lieu de demander le pouvoir «l’accorder des commutations de taxes; enfin on devrait permettre à Montréal, comme aux villes voisines, d’imposer des taxes spéciales aux compagnies de l’extérieur qui vendent chez nous, comme on le fait dans les petites villes qui entourent Montréal.S.E.Mgr McGuigan à Montréal Son Excellence Mgr McGuigan, archevêque «le Toronto, est de passage à Montréal.Son Excellence est arrivée hier soir et passera une couple de jours dans la métropole.Elle se retire à la maison des Fran* ciscains de la rue Dorchester.Feu Mme Joseph Cabana On apprend la mort de Mme Vv* Joseph Cabana, mère de plusieurs prêtres, survenue à sa demeure, 4758, rue Papineau.Elle était âgée de B9 ans.Mme Cabana est la mère de dix-huit enfants, dont trois sont prêtres: le Père Louis-Joseph Cabana, des Pères Blancs, à Bubusi; le Père Jean-Baptiste Cabana, G.M.I., «le Makwa, en Saskatchewan; l’abbé Georges Cabana, directeur spirituel du grand séminaire de St-llyacinthe.Parmi les autres enfants: Aldège Cabana, marchand à La Patrie; Solyme Cabana, instituteur; le docteur Ernest Cabana; deux filles: Lucienne et Marie-Blanche, de Montréal, et plusieurs petits enfants.1-es funérailles auront lieu à St-Pierre-Claver.Jour et heure annoncés plus tard.Une tornade a fait 25 morts à Rodessa Rodessa, Louisiane, 19 (A.P.)— La tornade qui a ravagé, la petite ville de Rodessa a fait 25 morts et détruit une vingtaine de maisons.t Trois personnes manquent encore - à l’appel et 41 autres sont blessés.| On ignore combien «ont sans foyer! Nadia Boulanger dirige la Symphonie de Boston Boston.19 (C.P.).—Un cvomposl-teur «ie réputation Internationale, Mlle Nadia Boulanger, 0 dirigé hier l’Orchestre symphonique de Boston.Léminente artiste française est la première femme à diriger ce célèbre groupe d’instrumentistes depuis sa fondation.Mlle Boulanger nommée récemment professeur au Collège Radcliffe, a dirigé lo “Requiem” de Gabriel Fauré.Fauré a été son professeur de composition.Pendant la première partie du programme, elle a figuré comme eox liste à l’orgue.A. 4 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 19 FEVRIER 1938 VOLUME XXIX — No 41 U Uie musicale L'histoire de* Disciples de Mossenet — Des compétences et non des autorités — Encore une correction Le premier jour de la semaine a fté marqué d’un événement qui demande plus qu’un fait divers: c’est la célébration du dixième anniver-«aire de la fondation des Disciples de Massenet.La paille semble coûter bon marché chez nous, car on en fait une consommation effrayante en feux de joie.vait manquer de retenir leurs services et les concerts du Monument National suivirent.L’Apple Blossom Festival, de Kentville, en Nouvelle-Ecosse, le pays d’Evannéline, sont autant d'étapes remarquables dans leur carrière.Ce sont eux qui ont le crédit de la découverte, en 1934, du ténor Roméo Jobin, qu’on retrouve au- Les disques Marcel Delanuoy est peut-être un musicien encore peu connu au Canada, mais en France son étoile s’élève déjà haut au ciel de la bonne musique contemporaine.De ce jeune maitre—il n’est âgé que d’une quarantaine d’années-—ôn a enregistré son Quatuor en ml majeur susceptible de le classer parmi les peu nombreux artistes appelés à une renommée universelle.Le quatuor Calvet nous rend avec un art consommé la couleur et le souffle nerveux du premier mouvement; la franche gracieuseté du deuxième, au cours duquel on saisit maintes syncopes inspirées du jazz le plus pur, enfin la profondeur et l’ardeur épique du troisième pour | terminer par la gaieté du mouvement final, qui rappelle les joyeuses rondes françaises.La maison Les concerts symphonique» Sir Ernest MacMillan chef d’orchestre M.Auguste Descarries, soliste, vendredi soir prochain Vendredi soir prochain, le iâ février, Sir Ernest MacMillan sera, pour la secqnde fois cette saison, le chef d’orchestre invité des Lcwi-certs symphoniques de Montreal.Ce concert sera le 7ème de la série.M.Auguste Descarries, pianiste et compositeur, sera le soliste.II jouera un très beau concerto pour piano et orchestre: “Rapsodie canadienne”.Voici l’ordre du programme: 1.Ouverture de concert en la, Macmillan; 2.Rapsodie canadienne, Descarries, pour piano et orchestre, soliste: Auguste Descarries; 3.Pas- M _______ _ .Comptons les sociétés de ce gen- jourd'hui à l’Opéra de Paris « u.««.» , ««vu .««ac.iui.ou ____________ _____ to qui ont été fondées de nieinoi- D’autres concerts suivent : dflns musical “qui se compare à celui zoleni.Intermission.4.Symphonie re d homme et dont *1 ne reste plus ]es saiies, à la radio, à 1 eglise.d’un Ravel” nous dit Henry-Jac- No 5, Tchaikowsky.czMixrrtTi 1 T* 11 rt zx 1 (irfzin < If» I IPI IY T?— .,.4 ^ si « sisvn cn/i vat inn li* -, .» ’ __i - X 1 ~ Pathé a eu raison de fixer sur la sacaille el fugue en nr M.J.-A.Samson, principal de l’école Notre-Dame de la Paix et vice-président du Comité régional de l’ouest de la Société Sainl-Jean-Baptiste.M.J.-A.Samson donnera aussi une allocution au nom du Conseil i général de la Société.Chant par Mlles Gilberte Hébert, Micheline Trudeau, et M.Charles Mongeau; au piano d’accompagnement Mlle Thérèse Degchamps, et M.J.-L.Roy.Choeur Saint-Irénée, 5 voix: MM.J.-A.Bourbeau, E.Chéné, G.Si-rois, F.Léveillé, P.-E.Bcauchemiu, sous la direction de MM.L.-D.Clément et J.-A.Bourbeau; au piano M.J.-L.Roy.Musique hawaïenne par MM.M.Gougeon, P.Troli, P.Thivierge, P.Saint-Maurice, G.Legault, M.Pilon.Au piano, M.P.Leduc.Quatuor à cordes par Mlles Geof-frion, Langevin, Borduas et Beaudoin.L’orchestue F.-X.Garneau, 15 musiciens, sous la direction de M.Borduas, et Mme E.Collin au piano.PRENEZ LE BONHEUR PAR LA MAIN AVEC NENETTE ET RINTINTIN.La causerie de M.Gouin, le 22 février ter 3053.Lauritz Melchior à Montréal i Mardi, 22 février courant, à 7 jli.30 p.m., salle Tudor, angle des j ''ues Sainte Catherine et de la Montagne, le Club musical et littéraire de Montréal donnera le quatrième (liner-cnuseric de sa saison 1937-1938.L'hôte d’honneur et le eonféren- j (fniiipi" 1er, M.Jean-Marie Gnuvrcau, di- u concert mardi 22 février à la salle des Fêtes de l’Académie St-Michel, avenue Lome.Un orchestre de 30 musiciens, Mlles S.Yonne, S.Gravel et le Dr Jean Brault prêteront leurs concours.La chorale comjio- .t soc de 50 voix mixtes chantera les I T.'•!,!?•)l P téléphoné es LAncas-choeurs suivants: La voix de ma Compagne, J.Ritz; Le Petit Mari Ch.Itadoux; Dans une étable obscure.Prnetorius; Le Sommeil de | Jésus, XTIle s.O vos Omncs, Victo- : ria; Tota pulchra es.Marin, Pe- rosi; The Rosary, Nevin; I passed -— by Your Window, C.Lucas; Bar- Lauritz Melchior, le célèbre té-oàrolle des “Contes d’Offmann”, nor wagnérien du Metropolitan Offenbach et Ouvrez vos portes Opera, donnera un récital nu His éternelles.(Rédemption) C.Gou- Majesty’s, le 20 février, à 2 h.30 p.nod, ces deux pièces accomjin- m.Melchior est l’un des chanteurs ; gnées par l’orchestre.Ce concert le plus en demande.Voici son est sous la direction du prof.Jean vecord jiour la dernière saison: 35 apparitions au Metropolitan Opera.¦ 5 à l’Opéra de San-Francisco; 3 à l’Opéra de Chicago; 32 récitals, 7 solos avec de grands orchestres I symphoniques dont 5 avec l’Orchestre de Philadelphie; 10 grandes émissions à la radio.Billets chez Willis et chez Archambault.cier recteur de l’Ecole du meubïë'de ïn j province de Québec, a intitulé sa) j conférence: “L'artisanat dans la i province de Québec”.Des projec-| lions lumineuses illustreront cette I causerie.Le conférencier sera remercié par! 1 M.René Guénette, directeur de 1 Ecole canadienne.IC.-N.Valin donnera une eonféren* L artiste invitée: Mlle Fleurette ce sur l'hygiène.Sujet: “Le soleil, Beauchamp, pianiste.i agent d’hygiène et de traitement”.Ce dîner-causerie marquera la! Celte conférence, donnée sous les , huitième réunion de la cinquième auspices de la Société de Saint-saison artistique du Club musical Jean-Baptiste, sera illustrée à l’aide Conférence du docteur C.-N.Volin ou Monument National Le dimanche 20 février 1938, A i 3 h.de l’après-midi, M.le docteur M.Paul Gouin, chef de l’Action libérale nationale, donnera une conférence le 22 février prochain, à l'école Ixniis-Joliet, à 8 h.30, sur "La politique, telle que je la conçois.” Billets à; “La Province”, 438, rue St-François-Xavier, PL.9801; Maison Edmond Archambault, 500 est, rue Ste-Catherine, MA.6201; M.Robert Perrault, 2567, Louis-Veuillot, CL.2137; M.Robert Cha-put, 5177, 4ème avenue, Rosemont, CH.9319; Le Salon Parisien, 2190, rue Davidson, FR.6031; M.Napoléon Couturier, 1443, rue Létour-neux, CH.3798; et à la Pharmacie Sarraziu et Choquette, PL.9622.Cours de M.Benoît Brouillette ou Monument National et littéraire de Montréal, et sera sous la présidence de son directeur, (îamache, pianiste.1 M.Gérard Gamac n Tenue de ville.de projections lumineuses.Le public y est cordialement Invi-te.* L'entrée de la salle est libre.AUJOURD'HUI Le "Devoir" commence aujourd'hui la publication d'un nouveau feuilleton: "Le Monsieur d'à côté" Le dimanche 20 février 1938, à 8 h.du soir, M.Benoît Brouillette donne nu Monument National, sa huitième conférence sur l’Histoire et la géographie du Canada.Sujet: “Les provinces de la Prairie”.Ces conférences, données sous les auspices de la Société de Saint-Jean-Baptiste, sont illustrées à l’aide de projections lumineuses.Le public est cordialement invité.L’entrée de ln snltc est libre.Les anciens de Saint-Remi I** snclciu élèves du Collège de 8t-Reml sont priés de se rappeler que c'est hindi «olr.le 21 février, A 7 h.30 p.m.qu'.um lieu *u Club Cnsdlen, 438 est, rue Sherbrooke, enus 1» présidence de M.Herman Perr.ii, le dlner-oaueerte de l'Amicale.Le Juge Amédée Monet, A l'issue du dîner.donnera une courte causerie : "QUINZE ANS SUR US BANC".— M.Charles Arthur Rov, président de la Barque Provinciale le présentera et le Prére Wilfrid Coderre, directeur A BeKuharnols et ancien directeur du Collège de Sslnt-Reml.le remerciera.Pour plus amoles renseignements, s’adresser A M.J -Arthur Blsln.401 rue 8t-pilncent, Tél.HArbour 1342.Congrès Eucharistique de Budapest ET TOURNEE ELABOREE D'EUROPE Septième pèlerinage canadien organisé par LE DEVOIR ' VOYAGES TROIS DEPARTS DE MONTREAL ET QUEBEC le 22 avril: «Montcalm** VOYAGE PRINCIPAL — A-1 et A-2 — 63 jour* dont 50 en Europe — Paris (7 jours), Sud de la France, Italie, (Rome 5 jours), Hongrie, Autriche, Tchécoslovaquie, Allemagne.Classe cabine aller.Classe touriste.Troisième, touriste al,cr et $g45 *,,er e* $1 retour retour le 30 avril: “Empress of Australia** VOYAGE INTERMEDIAIRE — B-l et A-2 — 56 jours dont 43 en Europe — Paris (6 jours) Suisse, Italie (Rome 5 jours), Hongrie, Autriche.Tchécoslovaquie, Allemagne.Classe cabine aller.Classe touriste, touriste aller et Sjl retour retour retour le 11 mai: “Montclare** Troisième, .*550.VOYAGE RAPIDE — C-l et C-2 — 35 jours dont 20 en Europe — Direct aller et retour à Budapest par voie de l’Allemagne et l’Autriche ¦— 5 jours à Paris.Classe cabine, Classe touriste.Troisième, aller et «ber et S>< < ¦•••* •» retour ”¦ retour retour wOli/e NOMBREUSES COMBINAISONS AVANTAGEUSES Prolongation à Paris — Retour par voie 4e la Bavière, la Suisie, la Forêt Noira, l'Alsace —- Belgique et Angleterre.Pour inscription et renseignements P dftadli | LE DEVOIR - VOYAGES aur demande ( 430 Notr,.Dama Téléphone! BEIair 3361 Montréal VOLUME XXIX — Ne 41 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 19 FEVRIER 1938 5 PAGE EEMINin vre en"aimant tf Directrice: Germaine BERNIER Les Petites Soeurs de T Assomption “Vous donnerez vos soins pour rien, toujours pour rien.” Etienne Pernet.Plusieurs lectrices doivent se demander quelles sont ces Petites Soeurs de P Assomption dont parlent quelques communiqués depuis une couple de semaines.Ce n’est pas une communauté nouvelle puisqu’elle a été fondée en 1865, à Paris, par le Père Etienne Pernet et Mlle Antoinette Page, plus tard, en religion.Mère Marie de Jésus.( petits soeurs ne viennent pas : ,r;i' ¦’ u“lii: imtra.*!;! ” n-:':-x • *LAncait«r 1167 .Ji De la Nation Belge, de Bruxelles, ; numéro du 2 février: Au cours de celte semaine, 27 navires de guerre, 10,000 soldats et I 100 avions participeront aux manoeuvres de Singapour dont le butj est de mettre à réprouve —- to test, ! en anglais — la formidable base na- j vale qu’à coups de millions.de livres sterling les Britanniques ont construite à l’extrême pointe de lu presqu'île de Malacca, sur la petite ! île qui constitue l’un des points ! stratégiques les plus importants du ; monde et qu'on a appelé la “porte de l'Extrême-Orient.Evénement capital que cette inauguration.Singapour, (pie l’audace et le genie de Stamford Baffles ont donne a ! l’Angleterre, il y a un peu plus d’un siècle, est aujourd’hui une ville considérable: 750,000 habitants dont quelque 20,000 Européens.Anglais pour la plupart, évidemment.G est un port franc par où sortent 1 ( tain et le caoutchouc de la nresqu lie et par où entrent des produits de tous genres, exemptés de droits de doua-i ne sauf le tabac, les armes et.les autos non britanniques.Ville souriante, animée, bariolée, ou Ion renia ntre toutes les races de I Asie, et i qui est fière, à juste titre, de son Musée, de son Jardin Botanique — ' berceau de lu culture du caoutchouc en Malaisie — de sa rade merveilleuse, de ses temples.Mais laissons ià Singapour-cité et revenons a bm-gajour-base navale., _ Cette buse est enfin achevée.On y aura travaillé, presque sans interruption, pendant une quinzaine d’années, mais jamais avec autant d’acharnement que depuis 1931-32, date de l’occupation nipponne de la Mandchourie et du premier ’’incident de Shanghaï.Et pendant ces six derniers mois, c’est-à-dire depuis ijue s’est déclenché le terrible conflit sino-japonais.qui dure encore, on a complété la base, jour et nuit, avec une telle frénésie — nous avons revu Singapour en septembre et tout récemment - - qu’on avait l'Impression que les Anglais s’attendaient à l’arrivée de la flotte japonaise.dans le Détroit, d'une heure à l’autre! BEURRE — OEUFS TOUSIGNANT BEURRE Crémerie 1ère qualité Crémerie Beurre 2ème qualité (If laiterie 33* 31* PROVISIONS FRERES LIMITEE A NOS 11 MAGASINS 6920, rue SAINT-Hl’BKRT 6312, rue SAINT-HUBERT 5195.rue SAINT-LAURENT 3475, rue ONTARIO Est 2929, rue MASSON 2034, vue MONT-ROYAL Est 1127, rue MONT-ROYAL Est 1374, rue ONTARIO Est 2300, rue ONTARIO Est 1564, rue S.-CATHERINE Fît 4835, rue WELLINGTON CR.2135 Nous fermons à 6 h.30 tous les Jours excepté les vendredis et samedis.2461, RUE DES CARRIERES Des milliers de clients satisfaits! 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que les Soviets ont fourni aussi à crédit Je matériel nécessaire pour la construction d’usines; que des Néerlan-lais ont pris des engagements pour la construction de ports et de travaux d’assèchement qui seront réglés en nature au moyen de produits turcs.En dernier lieu, des capitalistes et industriels anglais, constitués en consortium, ont entrepris la création en Turquie de la grosse industrie lourde.Les hauts fourneaux, forges et aciéries de Kàrabük sont en voie de construction par des spécialistes britanniques, avec des capitaux anglais pour le compte de l’Etat, qui réglera partiellement en nature.Le cercle de l’activité anglaise en Turquie tend à s’élargir après une savante préparation diplomatique due à sir Percy Lorraine, ambassadeur de Sa Majesté britannique à Ankara.L ancien haut-commissaire britannique en Egypte a su j gagner la confiance des kémalistes et depuis ne cesse de cultiver l’amitié des Turcs, dans une sincérité et pour des intérêts réciproques.En apparence, cette amitié se concentre dans le domaine économique.Mais la Grande-Bretagne a tout avantage à resserrer encore davantage ses relations avec la puissance souveraine «les Détroits et avec laquelle s’identifient les intérêts dans la Méditerranée orientale.par rapport aux visées impériales italiennes.La Turquie, qui a tout intérêt au maintien du statu quo dans la Méditerranée, coopère dans cette voie ouvertement avec la Grande-Bretagne.C'est ce qui explique et justifie l’appui diplomatique et économique que l’Angleterre accorde à la Turquie pour renforcer ses positions dans ce secteur de la politique internationale.Cette collaboration anglo-turque, dans le domaine économique, se renforcera encore avec les conversations qui vont se dérouler à Londres, où se sont rendus les gouverneurs des trois principaux établissements financiers turcs: de la Cumhuriet Mer-kez Bankasi, de la Is Bankasi et de l’Eti Bankasi.On assure que le gouverneur de la Banque centrale de la République a reçu mandat de son gouvernement de sonder les milieux financiers de la Cité sur les possibilités de placement, sur le marché anglais, d’un éventuel emprunt turc de 10 millions de livres sterling, dont la moitié serait réservée à l’industrie anglaise.Les directeurs de la Is Bankasi et de l’Eti Bankasi auront particulièrement a s’aboucher pour le financement anglais d’entreprises turques.Il convient de signaler que l’Eti Bankasi, institution! d’Etat, régit en monopole les nom i breuses mines de l’Etat, en exploi- j tation, en prospection ou à découvrir.11 ne faut pas perdre de vue que la Turquie est un des plus grands réservoirs du monde de minerais de chrome et que la mise eu exploitation de tous les gisements de ce minerai lui assurerait la première place dans la production du chrome.Parallèlement aux négociations de Londres, des pourparlers sont sur le point d’être engagés a Washington pour où est partie une délégation turque présidée par le sous-secrétaire d’Etat à l’économie nationale.Il s’agit, avant tout, de renouveler la convention commerciale Amérique-Turquie, conclue en 1930 pour une période de trois ans, et qui depuis est prolongée par tacite reconduction.Les échanges commerciaux entre ces deux pays donnent un actif pour la Turquie.Il s’agit pour cette dernière de renforcer encore davantage ses exportations vers les Etats-Unis, afin de détourner une grosse partie des produits turcs d’exportation de l’Allemagne, où la contrevaleur reste “gelée” et bloquée, et engage la Turquie à se fournir forcément en Allemagne de produits de compensation qu’elle trouverait à meilleur compte sur le marché mondial.Les Etats-Unis achètent en Turquie de l’huile d’olive, des figues et du raisin secs, de l’opium, des tabacs, des tapis.Sauf ce dernier article, tous les autres produits sont éga lement demandés par l’Allemagne, qui, après les avoir achetés à cré- ; dit en Turquie, s’empresse de les ; revendre à des pays où le change\ est libre, ou dans les pays où sa ha- ; lance commerciale est déficitaire, j Les Etats-Unis envoient en Tur i iiuie des machines, des appareils! de cinéma, ties films, des huiles mi- j nérales, des articles en caoutchouc, | des produits chimiques.En 1929, ils ont vendu à la Turquie des produits pour une valeur de plus de 17 j millions de livres et en ont importé pour une valeur supérieure a là millions de livres.En 1986, la Tur-, quie a importé des Etats-Unis pour presque neuf millions de livres et ! en a exporté pour une valeur de j 13.5 millions de livres.(La livre turque vaut 2 fr.9(1 suisses).H s’agit là d’années de crise; j avec la reprise ces chiffres pour-j raient atteindre ties niveaux bien supérieurs, comme le prouvent les transactions qui ont précédé la crise.A.Conditions économiques au Canada Bien que les conditions économiques au Canada aient été moins favorables vers la.fin de 1937, les sections du commerce et de l’industrie qui contribuent pour une large part au bien-être général sont relativement élevées au cours de l’année.Les opérations productives enregistrent une expansion marquée la plus grande partie de l’année et égalent presque l’activité anormale de 1929.Les opérations dans les industries minières, forestières et manufacturières ainsi que dans d’autres lignes avau cent même après que les facteurs spéculatifs aient fléchi.La confiance de l'homme d’affaires et de l’industriel s’est pour une large part maintenue même après que les spéculateurs eurent indiqué une tendance à la baisse.Cependant, l’indice du volume physique des afafires montre un déclin de six points le dernier mois de l’année.11 y a lieu d'insister sur les comparaisons favorables de 1937 comparativement à l’année précédente.La production industrielle montre un gain de près de 11) p.c.Dans plusieurs cas, tous les records antérieurs ont été dépassés comnu dans la production de cuivre, de nickel, d’or, de papier à journal et d’énergie.Les prix de gros et le cours des actions ordinaires sont plus élevés qu’en 1936, et le volume du commerce d’exportation égale presque le sommet de 1929.Au cours de l'année sous revm-, les hauts niveaux du cycle précédent de prospérité qnt presque été touchés.Mouvement primaire du blé Les arrivages de Lié dans les provinces des prairies la semaine finissant le 4 février sont de 572, 589 boisseaux contre 924.718 la semaine précédente et 448.124 la semaine correspondante de l’an dernier.Les arrivages globaux des vingt-sept semaines finissant le 4 février sont de 104,434,217 boisseaux, contre 141,643,417 la période correspondante de la campagne précédente.Les arrivages de la semaine du 4 février se répartissent, par pro- vince, ainsi qu'il suit (chiffre^ correspondants de la semaine correspondante entre parenthèses): Ma nitoba, 92.ÔU0 (36,235) boisseaux, Saskatchewan, 131.655 (168,345), Alberta, 348,434 (243,544), Ceux du 1er août au 4 février sont: Manitoba, 33,097,054 (18,550,231) bois seaux; Saskatchewan, 22,120,554 (78,958,269); Alberta, 49,216,609 (44,134,917).___ Stock de blé en magasin Le blé canadien en magasin la semaine finissant le 4 février est de .>2,210,581 boisseaux, contre 53,432,-946 la semaine précédente et 97,-594,75 la semaine correspondante de Tan dernier.Les stocks de blé canadien aux Etats-Unis sont de 2,883.(100 boisseaux, contre 3,345,- 000 la semain précédente et 22,370,-•r>56 Tan dernier.Ee blé américai i au Canada est de 1,431,134 boisseaux, contre 1,156,874 la semaine précédente; il n’y avail pas à pareille date l’an dernier.Les stocks de blé en Transit sur rail s’établis sent à 2,189,518, contre 2,177,125 la semaine précédente et 2,403,216 Tan dernier.Les stocks de blé dans les élévateurs du Canada le 4 février sont de_49,327,581 boisseaux, contre 50.-087.946 la semaine précédente et , 75,435,395 la semaine correspondante de l’an dernier.La répartition de la dernière semaine est la suivante: élévateurs régionaux de 1 Ouest, 15,193,00(1 boisseaux: terminus intérieur, 5,815,848; Vancouver-New Westminster, 2.903,604; Prince-Rupert, 292,279; Churchill.11,820; Fort-William et Port-Arthur, 11,350,573: élévateurs de l’Est 8,387,029; ports de l'Atlantique 3.183.910.Publiées sous la responsabili du ministère de KAqriculhjre Il W II H I——B—IB » ^^^"^miÊÊÊÊimmÊÊÊÊtmmu LA VIE Rôtelures et grenailles L’autre jour, on a entendu au Conseil Législatif, à propos du vote d’un subside additionnel à l’Office du Crédit "Agricole, une parole qui mérite d’être montée en épingle, placée en exergue, encadrée, que sais-je?en tout cas, constamment présente à l’esprit de tous les législateurs.La voici: Toute aide aux cultivateurs est un bienfait pour la population entière.Cette vérité est tout à l’honneur de celui qui l’a formulée: M.P.DuTremblay.• • • Personne plus que l’agriculteur n’observe rigoureusement la loi de huit heures de travail.Seulement, dans son cas, c’est huit heures Tavant-midi et huit heures Taprès-midi.• • • On a noté que le progrès industriel se compare à 1 auto qui file et le progrès agricole au chariot qui se dépîfcee lourdement.On est porté à croire que ce dernier est immobile quand on le croise a toute vitesse.Cependant, lui aussi est en mouvement.Voici l’exemple d’une conquête.Il y a soixante ans, il fallait dix hommes pour faucher et lier quinze acres de grain en douze heures, soit huit man hour par acre (expression de comptabilité agricole difficilement traduisible).Il y a trente ans, quatre hommes pouvaient en couper et lier douze acres en douze heures, soit quatre man hour par acre.Aujourd’hui, dans de bonnes conditions, un homme peut faucher et lier quinze acres en dix heures, soit deux tiers de man hour par acre.• • • En Angleterre et en Nouvelle-Zélande, les heures de travail des valets de ferme (que nous appelons ici hommes engagés) sont réglementées par la loi.• • • Petit courrier.A.L.P .Le vrai nom de Dorgères, chef du Front Paysan Français, est Henri d’Halluin.Il n’appartient pas à la noblesse, comme on le lui reproche.Nous ne connaissons de lui qu’un petit volume intitulé Haut les fourches! L’objectif du Front Paysan est de “permettre aux gens de la campagne de prendre connaissance de leur force”.• * * Milk stool philosophy, tel est le titre d’une rubrique très lue dans un hebdomadaire agricole ontarien.Philosophie cle Thomme qui réfléchit en trayant ses vaches, est-on tenté de traduire de façon aussi peu élégante que possible.Peut-être vaut-il mieux dire: Le philosophe sur le banc à vache.En tout cas, la plupart du temps, il y a plus de bon sens dans les propos de ce rustique que dans les savantes déductions de maints économistes.Depuis la crise, ces derniers ont vu leur cote de plus en plus dépréciée.Léon Daudet les définit bien: des gens qui cataloguent les meubles pendant que la maison brûle.Récemment, un écrivain américain conseillait ironiquement: More fruit, less nuts.••• Tailler un pommier, affirme M.Philippe Roy, c’est raisonner avec une égohinc à la main.Equilibrer la charpente et y faire pénétrer partout le soleil, tel est l’objectif, ajoutons-nous.Alors pourquoi chercher midi à quatorze heures et écrire là-dessus vingt-cinq pages obscures comme le visage d’un nègre à Tâme noire par une nuit sans lune?• * • Il y a des mots qui ont malheureusement le don d’aigrir certains cultivateurs.Prenez, par exemple, le mot classification (ou classement, devrait-on plutôt dire).Invention pour permet-'re aux employés du gouvernement de voyager davantage, croient-ils; de voyager et de faire les petits kaisers, ajoutent-ils.Cependant, de nos jours, en aucun pays, il ne peut y avoir de commerce rationnel, profitable tant pour le producteur, l’intermédiaire (qu’il est fou de chercher à supprimer complètement) et le consommateur, sans une rigide classification.Je aol* d'appréciable* Joie* aux bétes, à ces créatures mystérieuse* que nous nommons nos frère* Inférieurs.Inférieurs en quoi ?L'ln*ttnct qui le* guide, mais qui n'est pas seul.J’en al la conviction, fc les guider, n’est-11 pas supérieur, au contraire.en bien des cas, a nos raisonnement* les plus savants et le* plus subtils ?Je découvre en eux un sen* de la logique autrement profond que celui dont font preuve bien des êtres numalns et de* raffinement* de sensibilité dont beaucoup d'entre nous paraissent tout & fait incapables.J'aime A me pencher sur le mv*tére de leur vie — RAYMOND POINCARE AGRONOMIQUE ?- Petit voyage dans le passé pour illustrer le présent NOTES hebdo- madaires INEDITES AugmenkRion de la GHAUX corn* me d mën- r déplus qu 'en 1936 Pour bénéficier de Toctroi sur les engrais chimiques Le service de la Grande Culture communique ce qui suit aux cultivateurs désireux de s’acheter des engrais chimiques: 1.— Q.— Est-ce qu’un cultivateur doit de toute nécessité faire partie d’un cercle agricole ou d’une organisation quelconque pour pouvoir bénéficier de l’octroi accordé sur l’achat des engrais chimiques?R.Non.Tout cultivateur peut se prévaloir de cet octroi, mais il faudra que les achats soient faits par l’intermédiaire d’une organisation agricole.2.- ().En cultivateur n’achetant qu’une partie de tonne, soit 500 ou 1,000 livres, peut-il se prévaloir de ce! octroi?R.— Oui.ü.Q.—Si un cultivateur achète des engrais chimiques de formules différentes, sur laquelle pourra-t-il bénéficier de l'octroi?R.— L’octroi sera payé sur l’engrais dont la formule apparaîtra sur la réclamation.4.().Quelles son! les organisations agricoles pouvant bénéficier de cet encouragement?R.Les syndicats de TU.C.C.; les cercles agricoles; les sociétés d’agriculture; les cercles de jeunes agriculteurs; les sociétés coopératives; les syndicats coopératifs, etc.5.— 0- — Ei sera basé sur le prix inique à destination ou au point de départ?Sur le prix au comptant on à crédit?R.L’octroi sera basé sur le prix dit de liste au comptant des principales maisons faisant le commerce des engrais chimiques.6.- Q, - Est-ce que l’ancien mode d’encoura-yi’mcnt à l’achat d’engrais chimiques reste quand même en vigueur?R.— Non.7.Q, .Qu’entendez-vous par la facture devant accompagner les formules de réclamation?R.Cette facture doit être produite par l'organisation agricole et mentionner le nom de l'acheteur, la nature de l'engrais acheté, la quantité et le prix de vente.Elle doit être approuvée par le président et le secrétaire de l’organisation agricole.8.Q.¦— Est-il permis de diminuer du prix de vente de l’engrais le montant de l’octroi revenant à chaque cultivateur?R.— Non.9.— ().— Cri octroi s’ap-pliqiie-t-il aux engrais doubles?R.— Oui.îst-cc que le montant de cet octroi le prix de vente de l’engrais chi- Un pionnier LES VEILLEUX, d'jprei un bois gravé par R.Duguay.par l’artista.•Reproduction autorisée 11 ne se passe pas de jour sans que des quatre coins de notre province ne parviennent au ministère des rapports enthousiastes sur les cours poslscolairos donnés selon le plan Bilodeau-Rogers.Presque partout l’assistance dépasse ce qu’on avait escompté.M.Roua Dussault nous montrait dernièrement plusieurs lettres collectives de remerriements signées par des dizaines de jeunes qui ont eu spontanément l’idée de manifester leur reconnaissance et leur émulation.Le dossier des comptes rendus est tellement volumineux qu’il est matériellement im- Faisons une comparaison S’eit-on déjà avisé de comparer la cotisation versée par l’ouvrier en regard de celle versée par l’agriculteur, le 'tout pour la défense d’intérêts communs ?St l’on est tenté de trouver élevé le dollar oe le deux dollars requis par telle oe telle association agricole, «ait-on que l’ouvrier, lui, paye deux, trois ou quatre fois plus pour arriver i des résultats évidemment deux, trois ou quatre fois plus efüsaces ?L’ouvrier est tenu de s’abonner au tournai de l’union qui le défend.Il cède une fraction de son salaire pour des fins d’organisation, location de salle de réunion, représentation sous des formes variées, assurance, caisse de ci, caisse de ça.il s'occupe activement de ce qui s'appelle le côté social, c’est-é-dirc le côté figuration.Il démontre qu’il existe, qu’on doit compter avec lui.qu'il ne faur pas lui écraser les pieds et que le législateur doit penser constamment à lui.Un 1 vaste sentiment de fraternité naît de ces réunions ; frequentes, de ces rapports constants.Sitôt qu’on l'attaque, lui ou son groupe, vite une protestation est adressée aux journaux qui.par crainte do représailles, s’empressent de la reproduire.Et maintenant comparai avec la manière de j faire de l’agriculteur.ALBERT RIOUX, sous-ministre de l’Agriculture.[ (Extrait d’une allocution à des cultivateurs en septembre 1937).Ca cul|-ure de la pomme déterré dans noire province ihumét/tôtr,mage 1936 / 4 ^ VAL EU OTALE >36 possible de le reproduire dans îles journaux.“Voici le rapport des cours organisés chez nous, nous écrit-on.L’enthousiasme est très grand et nos jeunes vont en tirer le plus graml bien.Vous nous feriez bien plaisir en publiant dans les journaux.” Chaque lettre chante la même chanson et c’est avec un sincère regret que nous sommes obligés d’entasser, sans les publier, des rapports pourtant écrits avec espoir et application.On trouvera un faible écho de cet enthousiasme dans La Terre de Chez Nous, mais elle-même est manifestement submergée.Veut-on nous permettre d’exprimer un voeu, dégageant d’ailleurs sur ce point toute la responsabilité des autorités du ministère?C’est celui de voir se prolonger cette année el même Tannée prochaine ces écoles ambulantes d’agriculture.Les cours aux gérants de coopératives agricoles semblent de beaucoup les plus fructueux.Des compétences y seront sûrement formées, des énergies nouvelles suscitées.Ah! si la génération des quarante et des cinquante ans avait pu bénéficier du même entraînement, que d’échecs, que de piétinements on eût évités! Nous avons lu dans un journal que semblables leçons de choses sur la coopération n’avaient jamais été jusqu’ici données dans notre province.11 y a là une trompe, comme disent ceux qui alimentent les “fureurs d’un puriste”.En 1916 février ou mars l’un des tout premiers initiateurs de la coopération au sein de la classe agricole, M.l’abbé A.Allaire, réunissait à Saint-Thomas d’Aquin, près de Saint-Hyacinthe, une vingtaine de cultivateurs et trois ou quatre élèves de l’Institut d’Oka.(1) A vingt-deux ans de distancé, les noms des cultivateurs ont déménagé de la mémoire, sauf celui d’un M.Noiscux, de Saint-.lean-Baptisty de Rouvilie.Pour les autres, les figures revivent, mais les noms fuient.Ue n’est pas par hasard que M.Allaire s’occupait de coopération.De longues études l’y avaient préparé; il avait fait un séjour de plusieurs mois en Europe, fondé une coopérative paroissiale et.par amour pour ce travail d’organisation sociale, renoncé à une cure où il eût pu couler des jours plus faciles.(Vêtait un homme d’étude et, sous ce rapport, sa bibliothèque lui rendait le plus bel hommage.Riche en ouvrages religieux la (1) On raconte à ce sntet un souvenir qui peint bien et les étudiant» et l'abbé Allaire Aux cours d* Bt-rhomn» d'Aquin, 1b nourriture était cwcellrnte et l'abbé, homme bien né, r»l*alt toujours dignement petit** et grandes choses.Mais a-t-on déjà vu des étudiant* Indifférent* à un bon petit gueuleton vers la fin d'une veillée, surtout quand le* élément* de ce gueuleton peuvent être sans conséquence pris à la dérobée ?Il* étalent * l'Age heureux où Ion considère que trois ou quatre tranche* de porc irais avec suffisamment de cornichons absorbés ver* le» onze heures forment un excellent viatique pour la nuit.Aussi deux d'entre eux décldêrcnt-ils un de ce* raid* alimentaire* que peu d'étudiante, dignes de ce tiom.n’ont pas tôt ou tard sur ta conscience.Asüuréo d'avance de l'Impunité du côté de M Alltlre.dont la douceur évangélique était connue de tous, l'expédition se mit.en marche.Per arnica sllentla lunae, mais iréné* par de* encaller* qui craquaient terriblement, nos deux lascars posaient déjà une main aviq* aur le porc frais quand, par l'embrasure d'une porte mal fermée.11* aperçurent l'abbé Allaire à genoux dan* sa chambre, priant les braa en croix, éperdu de ferveur.Ce ne fut ni la crainte ni la honte qui s'emparèrent d'eux et leur firent abandonner la proie, mal» bien un émoi de la qualité la plus rare: ce sentiment d indicible admiration qu'on éprouve en présence des sainte.L’abbé semblait hors du temps et créait autour de lut une ambiance spirituelle telle que les deux ravlaseur* faillirent «'agenouiller avec lui.Lâchant tout, Ils ne tardèrent paa h regagner leur Ht et a’endormlient très fard Uette anecdote, authentique en tout point, pourrait être complétée en aloutant one l'un de* deux explorateurs nocturne* de 8t-Thoma* d’Aquin est aujourd hui raifeien» «t porte un nom à bon droit admiré.!935 "prix MOYENS LE IOO Ib».1935 HWÏlT RÊ do LTE TOTALE RENDEMENT MOYEN A L'ACRE 195s 1936 1937 ; 'Syï'/'r'l'i i i'y :: * \ SUPERFICIE EN CULTURE piété de ce prêtre avait quelque chose d’émouvant elle était non moins riche en ouvrages d’histoire et de sociologie.Jadis jeune vicaire à Saint-Denis sur Richelieu, l'histoire l’avait tenté et sa copieuse monographie de cette célèbre paroisse est restée un modèle du genre.Elle se lit coniine un roman, encore qu’elle brille plus par la richesse de la documentation que par la couleur du style.Baignant gracieusement dans une rivière chargée d’histoire, riche en souvenirs héroïques, la paroisse de Saint-Denis, plus que toute autre, appelait un mémorialiste.Elle en trouva un digne d'elle, Souhaitons que chaque localité, même celles qui n’ont pas un passé aussi haut en couleur, ait un historien comme M.Allaire.Truisme: pas d’amour de la grande patrie sans amour de la petite pairie.Ges cours de 1916 ne se bornaient pas à des poncifs ou à des palabres sur la coopération, toutes choses faciles à débiter.Il eût été oiseux de réunir vingt-cinq cultivateurs pendant une dizaine de jours pour servir des nrnusettes oratoires.Uélébrer les avantages de la coopération est chose facile; ce qui est difficile, c’est de savoir comment s’y prendre pour en faire, pour triompher du premier, du second, du troisième ou du centième obstacle.Bien des questions s’y rattachent: classement, publicité, transport, opérations bancaires, luttes contre des adversaires de l’extérieur et de l’intérieur, etc., etc.Nous avons le souvenir très précis que le premier jour fut consacré à ce qu'il faut savoir sur le chèque, le billet proniissnire, la traite, le connaissement, le contrat, etc., etc.Croyez-nous, fier lecteur de Tan 1938.cet enseignement, il y a vingt-deux ans, était plus nouveau que vous ne le croyez, et les oreilles s’ouvraient grandes comme des feuilles de chou.Le lendemain fut employé à des notions de droit commercial, et ainsi de suite.Rendant une dizaine de jours, nous nous iiiitiArncs peu à peu à la technique de la vente et de Tachai en commun I 1 évocation de ces premiers et déjà lointains ! cot,1.rs coopération agricole.Ayant abusé jusqu'ici de l’indulgence du lecteur, on ne voit pas bien comment nous pourrions, dans les quelques lignes qui restent, nous relever dans son estime.Aussi entre un plein blâme et un demi-blâme, n’hésitons pas.Aux environs de 1916, bien que fondées en laim, les caisses populaires Desjardins étaient encore méconnues du grand public et sournoisement combattues presque partout.En fait 95 caisses .seulement mais ce n’était pas déjà si mal - fonctionnaient de façon régulière.Si notre information est bonne, il n’y en avait pas une v.xUl® d*nS Je comté de Saint-Hyacinthe.M.Tab bé Allaire avec d’autres bons esprits estimaient que caisse populaire et coopérative doivent marcher de pair, Tune, arc-boutant l'autre, toutes deux montant à l’assaut ou, pour parler de ma mere plus courtoise, toutes deux organisant la defensive autour aes économies de l’agriculteur.Encore aujourd hui, la même juste opinion prévaut dans les milieux avertis.Ces deux orga nismes se fortifient, se complètent.M.Allaire nous en dit quelques mots incidemment el, comme à cette époque les banques faisaient une forte opposition aux caisses, l’idée lui vint d’inviter le gérant d’une grosse banque de Saint-Hyacin-I the à venir discuter finnnres ajïrirolrs avec son groupe de cultivateurs.Sous quelle forme fut faite 1 invitation, nous l’ignorons, mais, au cours de I après-midi, un vieux monsieur descendit d une confortable carriole et fut présenté à l’assistance.C’était un homme éminemment respec-table, en toute chose honnête et digne.Cependant, on s en rendit vite compte, le seul mot caisse populaire lui fit trembler le maigre des mollets et autres parties adipeuses.Non de fureur, car U éta^it manifestement épris de justice, mais plutôt d’appréhension et, pour tout avouer, de frousse.Les habitants, il les estimait, c’est sûr, et chérissait même ceux qui déposaient leurs économies à sa banque, ce qui toutefois ne veut pas dire qu’il leur prêtait de l’argent, oh! non.Mais que ces derniers eussent l’idée de fonder des petites banques, cela lui paraissait l’indice que la société, à tout le moins sa propre banque, tomberait bientôt en compote.Les questions commençant à crépiter, l’effarement du vieillard devin» inénarrable.On lui dit qu’il y avait un reporter dans la salle et il crut à un guet-apens.Il balbutia, marmotta, farfouilla quelque chose qui voulut être une défense de sa banque, un argument contre des “nouveautés dangereuses” tu parles! Puis négligeant les cultivateurs, il pria, il supplia le journaliste de ne rien rapporter de ses paroles, de bien noter qu’il ne parlait pas officiellement.Pour un peu, il eût demandé l’expulsion du “petit jeune” à qui il conseilla charitablement “la précaution”, la prudence, la mesure, bref, le silence, toutes vertus nobles et essentielles, certes, mais qui forment rarement excès de bagage chez un reporter de vingt ans.Les caisses ont du bon, mais il ne faut pas s’exciter, disait le vieux monsieur.Le malheur, c'est (pie lui, il s’excitait au point de nager presque dans son faux col.Prenez garde! telle caisse a failli, ajoutait-il d’un ton augurai.A quoi quelqu'un de la région de Saint-Jean lui rappela (pie, peu d’années auparavant, une banque avait bel et bien failli.L’entretien en vint à manquer totalement de cordialité, et M.Allaire, désolé, leva la séance.Depuis, les caisses populaires ont fait quelques petites puisque le nombre en est passé à 394, et des instances sont faites pour qu’une cinquantaine d’autres soient organisées en 1938.I^s bonnes idées ont aussi une force propulsive.Quelques années plus tard, M.Allaire fonda, à Saint-Hyacinthe un hebdomadaire qui répandit de saines idées en matière d’agriculture organisée.Avec le Rév.Père Bellemare, Horace Desloges, le sous-ministre Gigault, Auguste Trudel et quelques autres, il fut l’un des pionniers du mouvement qui a fait chez nous de grandes choses, même s’il reste encore énormément à faire.De dures épreuves frappèrent M.Allaire.A cette époque, le haut commerce luttait avec sauvagerie contre les cultivateurs ligués.Ces derniers ne secondèrent d’ailleurs pas toujours leur généreux défenseur.On est bien forcé d’avouer qu’il se trouve parmi eux.en petit nombre heureusement, des nbandonneux.Autre facteur qui jeta une ombre relative sur le travail de M.Allaire; aux environs de 1910, la place du prêtre dans les oeuvres sociales agricoles n’était pas aussi clairement définie qu’nujourd’hui.On s’aventurait lentement sur ce terrain.Un curé qui annonçait en chaire un conférencier agricole était cité en modèle.Celui qui assistait à la conférence passait pour un novateur.Aujourd'hui, sa place près d'un agronome, en toute cireons-tanre, est devenue une nécessité.Tous deux forment relie heureuse plliance du spirituel et du temporel sur laquelle s’étayent les oeuvres qui durent et fructifient.Un peu effacé, avouons* le, est aujourd’hui le souvenir de M.Allaire.Mais, dans le champ des esprits, la charité qui brûlait le coeur de cet admirable et saint prêtre a semé les idées les plus fécondes.Armand LETOURNEAU Un souvenir particulier se greffe encore .sur 1 (juelxtc, le HLiévrier 193d, y LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 19 FEVRIER 1938 VOLUME XXIX — No 41 LES LIVRES ET LEURS AUTEURS vertsTpaturagës (1) ("The Green Postures") ".Parfois Je pense que Dieu attend de noua que noue nous représentions certaines chose» car noue-mémes".— Marc Conneuy.Voici une oeuvre puissante, audacieuse, voire originale et réussie.D’un ordre fort élevé et extrêmement riche d’aperçus nouveaux.Verts Pâturages (en anglais: The Green Pastures) de Marc Connelly est un drame d’un symbolisme familier, où, fait important, le réalisme et le mysticisme forment un heureux ménage.L’auteur a écrit cette pièce pour les noirs de la Louisiane et de l’hx-tréme-Sud des Etats-Unis; les personnages, Dieu, les anges, Adam, Noé et les prophètes, sont tous des uué.Aussi leur conception de la religion, encore toute pétrie «l’anthropomorphisme, est-elle la plus poéti-«jue, la plus fantaisiste et la plus en fantine qui soit.Car les noirs,, grâce à leur imagination et à leur sensibilité d’enfants-poètes, ont en partage ce don merveilleux de concrétiser à leur manière, en s’appuyant sur leur vie quotidienne.Dieu, ses anges et le Paradis, les principaux personnages et les principaux événements du Livre sacré.ville à l'autre.Mais les producteurs et les metteurs en scène ont visé a respecter la logique interne de l’oeuvre.Aucune concession au goût populaire, point de luxe ni de trompe-l’oeil.En revanche, le spectacle, encore qu’il soit assez long, est animé d’un mouvement si endiablé qu’on n’y sent aucune longueur, — c’est plutôt un torrent de féeries qui roule et nous emporte, sans nous donner le temps de constater si le spectacle est improbable ou irréel.Nous recon naissons là le rythme «le la vie amé ricaine.Même mouvement endiablé dans ces triomphaux alléluias qui, dirait-on, vont percer la voûte céleste.Il y a aussi un je ne sais quoi d’eschylien dans ces choeurs Oh! Rise and Shine, Run, sinner, run.Oh | Mary, don’t you weep; il est si puissant, si intensément religieux, le souffle épique qui ani-Ainsi, dans l’esprit des petits en- me ces choeurs, qu’on ne saurait se fants noirs, ipii, au catécnis au catéchisme de l’Ecole du Dimanche, écoutent la lecture de la Bible par le pasteur, le lasser de les entendre.Que dire de ces voix bien timbrées, on croirait entendre Paul Robeson! Les choeurs noiV a lit h e*ü ti q ües ”e n chair et en | rable vieillard noir à cheveux os.Jouée pour la première fois à blancs et longs.Il porte une rp j en être surpris, l’archange Gabriel lui-même voit ce miracle sans sourciller.Les petits enfants noirs, on le voit aisément, imaginent le Bon Dieu d’après ce qu’ils ont vu autour ti’eux.Quoi de plus naturel?Il en est des personnages de la Bible comme de Dieu lui-même, les enfants noirs les habillent à leur fa- ’’Ecole du Meuble, nous le devons un exemple de la violation facile i son directeur.M.Gauvreau est j du droit d’auteur, m artiste, un apôtre.H voit loin.; Vous adressez à la direction Je souhaite longue vie à son oeu- ! d’une station radiophonique un vre et à son directeur, car les deux projet d émision à base de croquis ne vont pas l’un sans l’autre." dramatiques.Vous ne recevez pas Le docteur Paquette a félicité d accusé-réception.Quelques temps publiquement ce soir-là tous ses plus tard, vous croyez reconnal-•ollaborateurs dans le domaine de tre votre projet réalisé au micro, enseignement technique.Depuis Que s’est-Il passé?Le directeur de la Travaille en deux façons sur les malaises des fe nseignemeiit téchnique.^Depui s Que s’est-il passé?Le directeur de la HJ| H ¦ ^ «M -ci/e mois, dit-il j'ai pu apprécier station a Lut venir un de scs amis, jni K&mJI U M Ti ce, JSSSZTS ministre e ' kM (îfâ-L "" ¦ ¦ WW KHI MH Par ces paroles, M.le ministre a donc félicité tous les collaborateurs à la revue qui se publie sous son patronage, c’est-à-dire MM.Armand Thuot, secrétaire et adminis-‘rateur; M.lan McLeish, rédacteur en chef de la section anglaise; M.Jean Delorme, secrétaiie de la ré- à lui fabriquer un programme d’après l’idée que vous, vous avez eue.Allez-vous poursuivre la station radiophonique qui vous a volé votre projet?Vous en êtes bien tenté.Mais votre idée reprise par un autre a subi quelque modifications; le réalisateur lui a donné une couleur un peu différente Me p- Bon Dieu, c’est M.Dubois, un véné-1 sont, de toute évidence, 1 une «les parties les mieux venues de ce drame spirituel.Et, pour dérider le spectateur aussi bien que ^our faire ressortir, par contraste, le pathétique de la pièce, Marc Connelly a introduit, ici et là, de courtes scènes de comédie, où l’on voit tout ce que l’humour des nègres américains a emprunté à celui des Anglo-Saxons.A lire ces scènes qui ont la splendeur d’un geste épique, par exemple.le réveil d’Adam dans le Soleil, la Création d’Eve, et, à la fin, la conversation de Dieu et d’Esdrel, on ne peut s’empêcher de songer a Eschyle et à Milton, à tel point ces scènes débordent de la plus haute poésie religieuse.On songe aussi à Virginia Wolf et à Rosamond Lehmann, qui ont le don de raconter un incident de tous les jour sur le meme ton qu’Ariel prendrait pour nous le dire; c’est le don de Connelly qui est celui de la féerie et de ia fantaisie.On songe aussi a Jean Cocteau, à James Barrie et à Lewis Carroll, c’est-à-dire à 1 auteur d’Orphée, de Peter Pan et de Alice in Wonderland.Avec cette différence que le sujet des Verts Pâturages est le plus étoffé, le plus hardi, le plus religieux qu’on ait jamais osé porter sur la scène et sur l’écran à notre ’époque.Voilà un livre qui ne nous tombe pas des mains après la lecture des premières pages.Il renferme un message, il est lourd de pensées qui ne courent pas les rues.Il nous plonge dans l’absolu, dans 1 universel, dans l’éternel.Or, depuis la Réforme, nous avons perdu, ou presque, le sens rie l’éternel; tout est relatif aujourd’hui, on n’«ise point prendre parti.Ecoutez les conversations autour de vous.De quoi est-il question?De mode, de plaisirs, d’affaires, du moi, bref de détails insignifiants.Rien de général, d’absolu, d’universel, d’éternel.Mais le drame de Connelly nous ramène aux notions d’absolu et d’éternité.11 nous introduit dons le plus haut problème de la vie il traite de la plus grande geste -l’avènement de daction; M.Fernand Caület, M- \iors?Poursuivre sans être sûr de Alexandre Bailey, M.P.-E.Beaulé, M.Hector Beaupré, M.Paul Ca-dotte, M.G.-H.Cinq-Mafs.M.Geor-ges-E.Cross, M.J.-C.-A.Demers, M.Albert-Victor Dumas, M.James-A.Gahan, Elzéar-N.Gougeon, M.Georges Landreau, M.Albert Landry, M.E.Morgentaler, M.F.Roberge, M.Stewart-H.Ross.M.H.-E.Tanner, M.W.-W.AVerrt et M.J.-R.McGrath, délégué de la Corporation des Techniciens.Tous ces messieurs sont professeurs dans des écoles techniques ou professionnelles ou des techniciens et des ingénieurs de grand mérite.Le numéro de janvier de Technique offre une grande variété de chroniques.On y trouve des choses aussi étonnantes au premier abord que “Le séchage du bois par radio”, sous la plume de M.Hec-tor-F.Beaupré.(Cette revue ne se vend que dix sous le numéro ou $1 par année!.çon.Et puis, ce qui se passe dans les Verts Pâturages de la vie future, c’est un peu comme dans les quartiers populeux de la Nouvelle-Orléans: on y mange du poisson frit, on fume dès cigares, on déguste des bois de crème et on chante à pleins poumons.Pourquoi pas?En voilà assez pour vous donner une idée de ia cocasserie qu’on trouve dans ce spectacle.A dire vrai, les vêtements et la manière nous paraissent étranges de prime abord; l’appareil noir nous déconcerte quelque peu.Mais c’est l’affaire d’un instant; la convention une fois acceptée, nous enttons dans le pays du rêve, de la féerie et de la fantaisie, où, cela va de soi, tout est logique, tout se tient admirablement; les événements sont si imprévus et si naturels «me ce qui nous e «levient réel et que nous perdons, le temps «le la parait improbable «fevient réel et ! épique du monde: ^ ¦ ' ¦ ’ ’ 'la Rédemption sur la terre.Ce drame aussi nous rend conscient projection, toute envie de critique.Pour goûter ce spectacle, il faut se faire petit Cendrillon, ter Pan faut avoir simplicité, l’état d’esprit d’un en faut.Il faut aussi avoir 1’esprit pro l’immense amour de Dieu pour Des lois ouvrières au droit d’auteur Me Léon-Mercier Gouin publie "Cours de droit industriel”, ouvrage en deux volumes — "L'Ordre chrétien doit prévaloir" Dans l’avant-propos de son récent ouvrage Cours de droit industriel, Me Léon-Mercier Gouin, docteur en droit, professeur à la Faculté de droit et à l’Ecole des sciences sociales, économiques et politiques de l’Université de Montréal et à l’Ecole des hautes études commerciales, fait un aveu: “Comme tant d’autres, j’ai eu un mité exagéré pour la Liberté.S’il faut choisir entre elle et l’Ordre, je comprends maintenant que c’est l’Ordre chrétien qui doit prévaloir”.Tout le monde approuvera Me Gouin de son choix.II applaudira également à celte déclaration de bon sens: “En formulant les principes fondamentaux, je me suis ef- gagner, «l’obtenir un dédommagement?C’est dépenser de l’argent pour rien, direz-vous.Vous différez, vous abandonnez finalement votre idée de poursuite en dommages.Pendant ce temps-là des directeurs de stations radiophoniques sç gonflent et se font passer pour grands hommes.Vous, vous vous promettez bien de garder à l’avenir vos idées pour vous, puis-qu’il n’y a pas plus de justice.Ainsi se tarit la source des idées — car c’est quelque chose que d’avoir une idée, une vraie — et des projets radiophoniques.Quand vous aurez lu le chapitre “Du droit d’auteur”, vous serez plus éclairé et vous déciderez, par mesure de précaution tout au moins, de faire enregistrer vos “idées”, vos projets, vos oeuvres.La dépense est minime et la protection s’avère plus grande et plus respectée.Qu’il suffise d’ajouter que l’ouvrage de Me Gouin a été imprimé aux ateliers du Devoir — ce «jui ne lui fait aucun mal, au contraire, — et Tpi’il est de format très commode.(On peut se le procurer à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales, avenue Viger.Alfred AYOTTE H m 1 * ¦ — Rr«n*z 2 comprimé* j d'Aspirine et buvos un grand verre d’eau.Répétés la deaa 2 heure* aprè*.A ¦ _ $j !• rhum* veui » donné mal à la gorga, écrasas et faitas fondre 3 comprimés d’Anpbine dans le 1/3 d’un vsrre d’esu.Gargarisez-vous 2 fois.Cela soulage presque Instantanément l’irritation douloureuse de la gorga.L’Aspirine agit vite — Exigez-la ! Voici des livres.(Par Michelle le Normand) Même un rhume de cerveau apparemment sans gravité ne doit jamais être négligé.Il suffit, dès que vous vous sentez enrhumé, de prendre 2 comprimés d’Aspirine avec un grand verre d’eau.Au besoin répétez la «lose selon le Mode d’emploi glissé - dans l’étui.Vous serez bientôt soulagé.Nombre de médecins recommandent maintenant cette 7a- Exigez la marque ASPIRIN çon d’employer l’Aspirine pour soulager les rhumes.Si ce médicament n’a pas promptement l’effet voulu, voyez votre médecin.• Les comprimés d’Aspirino sont préparés au Canada par la Bayer Company, Limited, de Windsor, Ontario.Marqo* Déposée — Quoi lire?se demandent quel-cjues-uns.Jamais je ne me pose pareille question; les livres encombrent régulièrement les bras de nos fauteuils et j’accepte que l’on se moque du noble fouitlis.J’ai accepté en riant (ju’une amie venue un jour à l’improviste dans mon salon s’exclamât: — Déménagez-vous?L’année entière d’une revue mensuelle était ce jour-là étalée et d’au- ! très livres embarrassaient la table à ! thé.Mais quand le désordre est composé de livres, pour moi, il change | de nom.Tout de même, parfois, comme ce matin, je fais le tour, je ramasse, et sent que le spectacle offert à nos fon(jément religieux, car les gens yeux: c’est le drame du coeur même ; qui ont moins do religion que les de Dieu, où la soif de l’éternité et noirs n’y voient goutte.Tout au plus l’amour de l’absolu (phénomène as-1 trouvent-ils dans cette pièce un rasez rare dans la littérature contem- goût quelque peu faile, pas assez pi-poraine) révèlent une âme brûlante monté; faute «l’esprit profondément de foi et d’amour.Telle est la pro- religieux, ils jugent la pièce du côté fondeur tragique de la pièce, tel est métier seulement, ils ne peuvent colle lourd message qu’elle nous trans- laborer avec l’esprit de l’auteur et met.En somme, le sujet le plus har- : mesurer la portée «le son drame, di et le plus sublime qu’on ait osi* Seuls, les enfants (et les grandes projeter sur la scène et sur l’écran personnes) qui aiment les pantomi raison d’être fiers, car il jette un certains sujets, mes idées out sensi- éolat inattendu et surnaturel sur | bj;ement évolué”.leur brillante civilisation.| * Ÿ * Maurice LEBEL j L’ouvrage de Me Gouin est le fruit de vingt années d’enseignement.en plein vingtième siècle.Celle conception grandiose de Dieu, hésitant entre la miséricorde et la justice, l’auteur l’a évoquée de façon symbolique et dramatique.mes et les gens à l’esprit religieux peuvent apprécier cette oeuvre extraordinaire.Et les Américains, comme cela se «levait, l’ont fort appréciée.Ils ont forcé de me conformer à l’orien- ; p0ur me consoler d’avoir à ranger talion nouvelle donnée aux sociolo- quelques bouquins je vous en parle, gués catholiques par les lumineu- Avez-vous lu?.ses encycliques de Sa Sainteté Pie ,,or,n tonns XL Je me suis, en cela, souvenu que Mère Marie-Anne (1809-1890) par Frédéric Langevin, SJ.(Montréal 1935) Vie de la fondatrice des religieuses de Sointe-Anne Esther Blondin, enfant, n’eut «Tii’un peu d’instruction.C’était à l’époque de l’Institution Royale, oui The Green Pastures, Marc ^on-1 jation industrielle en lt)3Z, mais le î^x7,!sdoù Vinstructio1» était donnée nellv).Traduction française par volume est épuisé et les statuts fé-j ^ ministres protestants.Alors, Bernardine de Menthon, chez Des-; déraux et provinciaux se sont eP- ‘par nés mimsires proitsiaius.^iuis, fiés de lois nouvelles, “I ’AUKr','n-1 tion de notre Code du .—1 cur6 S'inqi encore Me Gouin, a,1>r1^ ll’1 ! venir à Terrebonne les religieuses essor, affirmant davantage notre N< D Esther Blondin avait ideal chrétien de justice sociale .Me Gouin a donc remis sur le métier ses cours et son ouvrage.Le tome premier résume toute (1) Verts Pâturages (en anglais: | Déjà il a publié un cours de Légiste Green Pastures, Marc Con- ]ation industrielle en 1932, clée de Brouwer, 12 francs.L’équipe des collaborateurs à “Technique IV c« cnnt o-l 'F*1* Ul ^ till te* pi un oiti ti i o.zxxuio, 's “l’élabora- ;*es IH‘tits “ri”’aux restaient illettrés A.pour ne pas devenir apostats .Le ,ll'; J,Tni’„dîî1 curé s’inipiiétait et .1 parvint à faire Les noirs «lu Sud, tels sont les inter- même fait fi «le leurs préjuges prèles de ce drame de Dieu; cer- riaux pour admirer une pièce.Le progrès de la revue Technique, organe des Ecoles d arts et métiers, publiée sous le patronage premier notre législation ouvrière.Le contrat de travail fait l’objet d’une étude fouillée de plus de cent pages où se retrouvent toutes les modalités du contrat.Des efiapi- îes alors dix-neuf ans.Elle recommen-I ça courageusement son cours, puis | décida «l’entrer dans cette communauté.Malade, elle dut bientôt en sortir.Les desseins de Dieu la conduisent à Vaudrcuil, où elle devient institutrice.L’Académie Blondin se fonde, devient célèbre; puis nait la so- prètes de ce drame de Dieu; cer- ; maux pour admirer une pièce, où tains aspects de leur conception de des noirs authentiques représentent la religioi moyens concrétise la scène, blc monologue noire en à mon ai fort bie drame «la la sensibilité de la race noire; car j tianisme est une religion poétique! | du jour tlo,n ".es coopératives agricoles, j | ¦ (ians vjnRl voitures d’habi- c’est la race la plus pauvre, la plus Gomme le christianisme, fondé sur; , à l’hôtel Mont-Royal | .*:e ,ome second n est pas moins j ,an,s; vjnfnr*tH*te CKAC.3.00 pm.— Joseph Schuster, CBF 1.00 L'Oeuvre de la Soupe 1 30 Club Matinee.„ „ 2.00 Opéra diffusé du Metropolitan Opera House: Lohengrin.5.00 Radio-Journal et In terni éde 5.15 L orchestre d'Ozzle William».5.30 ta chronique parlée eur le» program- mes de la soirée et le disque pour tous ., 5.45 Cotes de la Bourse de Montréal.600 Music by MeaKln 6.30 L'heure exacte._____„ _ 0 30 L'orcheetre de WUfrld Charette.4.15 Llpton Melody Hour 4.45 Récital de violon, disques.5.00 Tudor Manor.iî-t-| son, Hugh Herbert.Pour adultes : î^o^'S^a "Fronçais" Fred Stone, Gloria Stuart.Nat Pendleton at autres.Pour tou».LANCER SPY — Voir ' Rosemount".IT'S LOVE I’M AFTER — Voir "Bel* mont".'Stella' THE BARRIER Histoire plusieurs fols I THE AWFUL TRUTH — Comédie de adaptée de l’oeuvre de Rex Beach, et qui moeurs tournant autour d’un couple qui i se déroule dans un centre minier où les bouffe.Un avocat es .aux prises avec | s est Inscrit en divorce et qui en atten- gens sont attirés par la soif de l’or.LTn- une famille dont les membres sont un peu dant le permis pour ce faire, s'évertue de trlgue tourne en partie autour d'un ma- (Tlttsa at text* enregUtréA - Toua uroltA réAeryés.Ottawa 1917» Cinéma et Télévision Nouvelles et commentaires Les enfants et le cinéma Voici une nouvelle publiée dans un quotidien cinématographique américain hautement spécialisé, le Motion Picture Daily.Cette nouvelle est de nature à nous éclairer sur ceux qui exercent une formidable pression sur fa Chambre de Québec pour remanier la loi du cinéma relative à l’admission des enfants de moins de seize ans dans nos théâtres.Nous citons: “Un projet de première importance porté à l’attention de la législature de Québec actuellement en session, c’est celui qui tend à rendre moins rigoureuse la loi qui empêche les moins de seize ans à assister aux projections cinématographiques) dans les salles régulières.Ce projet est fortement appuyé par la Famous Players Canadian Corporation et des organisations indépendantes.11 consiste à faire décider par le bureau de censure quels films seraient susceptibles de convenir aux enfants.Le projet comporte aussi la fixation de certains jours de la semaine, le jeudi et le samedi, pour la projection de ces films devant des auditoires composés de moins de seize ans.Des précautions de tout ordre seraient prises pour protéger ces auditoires.Les «iirecteurs de salles retiendraient en ces occasions les services de pompiers ou d’agents de police, ces derniers travailleraient rie concert avec le groupe de placiers, etc, etc.”.La victoire du “box-office” sur le bon sens semble donc devoir être remportée par les magnats du cinéma canadien, pour lesquels, bien entendu, les considérations d’ordre intellectuel, social ou spirituel paraissent èlre lettre morte.Quant à nous, nous maintenons que le dynamitage de la loi québécoise sur le cinéma est commence et que les intéressés n’auront de repos qu'ils ne l’aient fait complètement disparaître »ie nos statuts.C’est la libre admission des enfants en n’importe quel temps, que l’on Papes, de Pie IX à Pie XL un des I vise.Bien entendu, on représente pins vaillants défenseurs de l’Eglise, que les individus seront en sûreté, Louis Veuillot Sa vie, son âme, son oeuvre (avec documents inédits) par FHANÇOIS VEUILLOT Préface de Paul Claudel Le centenaire de sa conversion (1838-1938) A Borne, au printemps de 1838, se convertissait un journaliste de 24 uns, qui allait devenir un des plus grands écrivains français du XIXe siècle et, au témoignage des M.François Veuillot, qui achève en ee moment (chez Lelbielleux) la publication des oeuvres complètes de son oncle, vient, pour célébrer ce centenaire, de faire paraître, aux “Editions Alsatia", un volume de 272 pages qui, dans une suite de chapitres formant comme une succession de portraits, montre par quelle ascension Louis Veuillot s'éleva vers la foi catholique et quelle fut.dans son oeuvre et dans sa vie, la qualité chrétienne de son âme.Un autre illustre écrivain, de même esprit, converti lui-même en pleine jeunesse, Paul Claudel, a voulu donner à ce “beau livre" une préface, qui, par l’accent et la pensée, restera l’une de ses pages maîtresses.Des souvenirs inédits, où Louis (pie même la morale naturelle sera généralement sauvegardée.Mais ceux qui tiennent le sort de cette loi entre leurs mains oublieront-ils que cela n'est pas tout, que le cinéma particulièrement, pendant le temps où les moins de seize ans sont en pleine formation constitue une distraction trop puissante pour leur faire du bien?Que si on le leur permet deux fois la semaine comme le veulent les magnats du “box-office” ce n’est «pie pour leur donner le goût de désirer y aller encore plus souvent?Du cinéma, nous le répétons, avec le concours d’appareils à format réduit il devient de plus en plus possible d’en faire voir au\ moins de seize ans.en dehors des théâtres réguliers.Ces représentations, on peut même les donner Premières “Capitol" PARADISE FOR THREE — Comédie basée sur un quiproquo.Un millionnaire arrive dans un hôtel et la direction se méprend sur son Identité, le traite comme Indésirable tandis qu'elle se lend de toutes es laveurs au prollt d'un second client qui est pauvre mais qu’elle croit riche.Une histoire d'amour greffée là-dessus et voilà; vous êtes servi.Interprétés: Reginald Owen, Edna May Oliver, Mary Astor, Herman Bing.Horaire: 11 h.34, 2 h.14, 4 h.54.7 h.34.10 h 14.WOMEN MEN MARRY — Roman qui se dénoue par un divorce.Interprètes: Josephine Hutchinson.George Murphy A déconseiller.Hors ire: 10 h.21.1 h.01, 3 h.41.6 h.21.9 h.01."Cinéma de Pam* LA CITADELLE DU SILENCE — Drame Pour venger son père, fusillé Jadis par les Russes, Vlâna lance une bombe sur la voiture du gouverneur qui opprime la Pologne.Le gouverneur est Indemne, mais son aide de camp, le comte Stepen.est blessé.Vlana est fiancée à César.Jeune médecin qui est arrêté et condamné à la détention perpétuelle dans la citadelle de Llnsk.Vlana s'est enfuie A Paris, mais Stepan la retrouve et l'épouse.Elle a appris que César est à Llnsk et que le comte est chef de la citadelle.De retour à Llnsk, elle revoit César parmi les prisonniers et l'encourage par des messages secrets.Une révolte éclate alors 'que Stepan découvre le Jeu de Vlana et veut la renvoyer.Les prisonniers sont maîtres de la situation.Stepan sera tué en falsont.son devoir et César, libre pourra aimer Vlana.Interprète*: Annabella, Pierre Renoir, Bernard Lancret, Le Vlgan, Larquev.Pauline Carton, Plerrv.Mellot.Pour tous Horaire: 11 h.40.2 h.10.4 h.35, 7 h .9 h.25.fous.Interprètes: Ann Sothern, Jack Haley.Mary Boland, Alan Dtuehart et autre*.Pour adultes."Arcade" LES GAIS LI RONS — comédie musicale française, réalisation de Paul Martin.Un film sans prétention, mais divertissant.Interprètes: Lilian Harvey, Henri Garut.René Gulsol.Pour tous."Beoubiffn ' FRANÇOIS 1er — Comédie-bouffe Histoire d'un employé de théâtre forain qui rêve les grands rôles.Production: Cala-my Interprètes: Pernundel.Muua Goya.Kignault.Mlhalesco.Génln, Alice Tlesot.Pour adultes.JEANNE — Film Inspiré de l'oeuvr* d'Henri DuveraoL.Une femme qui a toujours désiré px sséder un enfant, expl* toute sa vie une faute de Jeunesse.Interprètes Gaby Morlay.André Luguet.Pour adultes."Belmonr" SHALL WE DANCE — Comédie musicale de George Gershwin, couplets de son frère Ira Gershwin.Interprètes: Fred Astaire, Ginger Rogers.Eric Blore, Edward Everett Horton, la ballerine Harriet Hoc-tor Pour tous.IT’S LOVE.I’M AFTER — ComAdle Un acteur est l'adoration de l'élément féminin c» qui lui attire assez de désagréments sut tout quand 11 fait part de ses Intention de se marier.Film qui vaut par les bons mots qn'll renferme.Production Warner Brothers.Interprètes: Leslie Howard Bette Davis, Olivia de HavUland.Krlc Blcre Pour adulte»- "Cartiw" BREAKFAST FOR TWO - Comédie légère sans prétention.Une Jeune fille se décide de faire quelqu’un d'un monsieur qui ne veut pas travailler.Production RKO.Interprètes- Herbert Marshall.Barbara Stanwyck.Eric Blore.Glenda Farrell.Pour tous NIGHT KEY — Film policier Interprètes.Jean Rogers.Boris Karloff.Pour tous ne pas entreprendre d'autres hyménées.rlage difficile à réaliser entre un officier Le film est semé de situations gates et d’armée et une métis.Mais tout fini par de bons mots.Il rappelle cet autre film ! s'arranger Le film offre un Intérêt rer-"Theodora goes wild".Production Co- tain par la photographie de magnifique lumbla.Interprètes Leo McCarey, Irene ; extérieurs.Production Paramount.Inter-Dunn et Carey Grant.Pour adultes.prêtes: Léo Carlllo.Jean Parker.Otto Kru-LIFE BEGINS WITH LOVE — Comédie j ger.Robert Barrat.James Ellison.Pour en rose et eu bleu, de laquelle un crltl- tous, que américain u dit qu'elle était "too good to be true".Il s’agit d'un riche oisif ; "Rcg#nt qui veut goûter au pain gagné à la sueur de «on front et pour ce faire va se mettre ] en travail dans une école d'infirmières et tombe amoureux de son employeuse.Jean Parker.Douglas Montgomery et Edith Fellowwes font leur passible pour donner a ce nanun l'Illusion de la réalité.Indubitablement pour tous."Granoda" CONQUEST — Raconte les amours de Napoléon et de Marie Walewska, Napoléon est représenté par 1e grand acteur français Charles Boyer, tandis que Greta Garbo Joue le rôle de la comtesse Waleweka ces deux noms sont le gage d uno excellente Interprétation.la» film ne manque pas de grandeur La compagnie productrice MGM a paralt-11 dépensé »3,000,000 pour monter cette bande et ml* à contribution toute (a technique moderne du cinéma A son stage actuel.Conquest est un des grands films de l'annéo.Pour adultes ON SUCH A NIGHT — Mélodrame qui a pour cadre la vallée du Mlsslsilpt al rappelle les Inondations de ce grand fleuve Interprètes Eduardo Clannellt Karen Morlv.etc LOVE UNDER FIRE — «ventura poll- clère enchevêtrée dan» laquelle entre un vol de bijoux, et qui a pour théâtre l'*s-nagne en révolution Interprètes: Lorettn Young et Don Ameche.Pour tous."Strand" Même programme que le ''Françala‘'."Verdun-Palace" SOPHIE LANG GOES WEST — HlS« tolre de banditisme Interpréter : Gertrude Michael, Larry Crabbe.Pour toua."Orpheum" HURRICANE — Film qui a pour ae-«br une Ue tropicale.Il raconte Uhlstolra d’un homme aux prises avec la civilisation et sex Instincts de primitif.Interprètes: Jon Hall.Dorothy Lamour, Raymond Massey, C.Aubrey Smith et Thomas Mitchell.Pour adultes.Horaire: 10 h.10.12 h.25.2 h 40.S h.7 h.15.9 h.35."Paloc." HAPPY LANDING — Comédie dont la vedette est la patineuse de fantaisie.Sonja Hente.Interprètes: Don Ameche.Jean Hersholt, Cesar Romero, Wally Vernon, Pour adultes.Horaire: Il h.12, 1 h.50, 4 h.28, 7 h.06, 9 h.44 "Princess" XARZAV'S REVENGE — Film d'aventures.Suite d’une série de films du mê- "Chohwn" THE FIREFLY — Comédie musicale, mettant en vedette 1e soprano Jeannette MacDonald et la musique de Rudolf Fr 1ml.Une des grandes machines de 1* compagnie MOM pour l'année.Interprètes: Jeannette MacDonald.Allan Jones, Warren William.Dougla* Dumbrllle et Billy Gilbert.Pour adultes.DREAMING LlPS — Adaptation cinématographique du "Mélo" de Bernstein, production anglaise de Paul Czlnner.Interprètes: Elisabeth Bergner, Raymond Massey, Romney Brent.Tlralliee entre un amour qu 1» consume et la fidélité conjugale.l'héruine se suicide à déconseiller."IW* WIFE, DOCTOR AND NURSE — Adaptation cinématographique d’une comédie de Noel Coward: l'éternel triangle dans Un milieu médical Le nièce n'est guère divertissante en déolt des effort* de l'auteur et du réalisateur pour etouner et ecandallser l'audltcl.e.Réalisation de Wal- _ .ter Lang.Interprètes: Loretta Young.In Paris" et “Swing Low ".Dans ce film VhK'bfk Bruce, Warner Baxter, Jane Dar-11 y a un procès retentissant.Interprètes: k’e*L Sluney Blaekmer.FUm A décousell-Carole Lombard.Fred MacMurray, John jer en r*ison d*s VUM bu 11 exprime sur Barrymore.Peter Hall.Pour adultes.*• .“j•“••L®-,.„ K,,.TUIK,ri DAUGHTER OF SHANGHAI — Mêlodra- 1 DOUBUt OR NOTHING — Çomedle mu- 'kr.perior TRUE CONFESSION — Comédie qui rappelle des films du genre de "I met htm 'Wesfmount'* Même programme que le "Regent".•VDEMISi A L AFFICHE rcïiW DAÜn BEU’ me qui rappelle le temps du film ellen- Um ,R r.»'^* a* deux ou le bon public ne cachait pas ses ** dans aon testament à 1 effet que 24 sentiments et conspuait le vilain avec au-i b°ur*«3 ctlachbe contenanv un JlUet.d» tant de force qu’U applaudissait aux ex- i d°U“rs soient expédiées à dlfférentAA A DAMSEL IN DISTRESS musicale dan» laquelle Fred danseur Joue un rôle de premier plan On regrette toutefois l'absence de sa partenaire habituelle, Ginger Roger».La musique est agréable, mais le mot comédie rte se Justifie pas tout le long de cette bande, 11 s'en manque de beaucoup.Les plolts des vedettes sympathiques.Le film comporte beaucoup d'actions et de la bonne photographie.Mais ce n'est en somme qu’un film d'un caractère fort médiocre Interprètes: Miss Wong.Philip Ahn, Charles Bickford, Evelyn Brent.Pour adultes."Laval" YOU CAN’T HAVE EVERYTHING — Comédie musicale, production Twentleth-I Century-Fox, réalisation de Norman Tau-igog.Interprète».Alice Fay*.Don Ameche, Comédie ! Tony Martin, Louise Hovlck, Charles Wlu-Astalie le htnger.Arthur Treacher, Rubluolf.les frètes Rit'/ Pour adultes UNDER COVER OF THE NIGHT.— Roman policier.Vedette- Edmund IjOwa.personnes.Chaque personne qui retourna la bourse a droit à 15,000 plue l'argent déjà mentionné 91 ce montant est doublé an un mol», le gagnant a droit à un million Production Paramount.Interprètes: Bing Crosby, Martha Raye, Andy Define, Mary Carlisle, William Fraley et autre», pour adulte»."Rialto" Même programme que le "Granada"."Riïoir 'At WltlM > re*»*.'.RCSAY 'fimNDayfew J0ÏIVET>^^V mimu It C-HANTEUA AUBERT fit LUETTE LANVIN AuPayjsoleil MADAME X — Mi'odrame.«11m qui r»' conte la vieille histoire du mari brutal qui rejette »n femme et s'abandonne à une vie déréglée.Sou» une couleur moderne.cette bande rappelle l'époque de* grosses moustaches qui était aussi celle du sentlmallsme exagéré.Production M-OM Interprètes: Gladys George.John Beal, Reginald Owen.Warren William.Au”roman~(• if.Nous venons de traverser une crise aiguë contre laquelle tous les pays ont tenté de se défendre en s’isolant économiquement avec le résultat qu'aujour-d’hui se dessinent un peu partout plus que des velléités pour modifier la politique tarifaire de façon à favoriser les échanges commerciaux d'un pays à l'autre.Est-ce à dire que le nationalisme économique ou, si on aime mieux, le protectionnisme, n’est pas la formule qui permet de surmonter les difficultés contre lesquelles le monde a été en butte depuis 1930?Peut-être.Mais de là à dire qu’il faille donner sans réserve dans le libre-échange, il y a de la marge.On a déjà dit que le nationalisme économique consiste à réserver le marché national aux produits nationaux: qu’il est légitime pour autant qu’il s'agit de sauvegarder la subsistance d'une classe sociale qui.sans cela, serait appelée à disparaître; que ses excès, dans l’ordre international, aboutissent à supprimer les échanges commerciaux.Par contre, d'aucuns soutiennent qu'il ne saurait y avoir progrès ou amélioration sans échanges commerciaux.Ici encore, comme en toute chose d’ailleurs, il faut choisir le juste milieu: les tarifs ne sont pas faits pour eux-mêmes, mais pour servir d'instruments de marchandage, pour donner matière à des concessions réciproques.Le nationalisme économique semble vouloir se replier sur lui-même pour céder le pas au libre-échange, auquel l’on attribue les progrès réalisés au XIXème siècle, surnomme îe siècle du progrès rapide.C’est ce siècle qui a fait l’Empire britannique, et l’époque victorienne a été libre-échangiste.C'est encore cette méthode économique qui a fait le commerce mondial, qui seul peut permettre à la Grande-Bretagne de se maintenir.Or la Grande-Bretagne, à qui le protectionnisme a nui.ne peut, logiquement, qu’ambitionner de redevenir libre-échangiste.Ce besoin, chez elle, est si grand qu'elle songe même à se jeter dans une sorte de libre-échangisme extra-impérial en tendant la main aux Etats-Unis, pavs hyperprotectionniste.Dans le cas de la Grande-Bretagne, c'est le retour à un vieux remède qui a déjà fait ses preuves.Pour les Etats-Unis.c’est un nouveau pas.Pendant que les diplomates et les hommes d’Etat britanniques et états-uniens avisent aux movens à prendre pour préparer le terrain en vue de l’accord anglo-américain — l’événement le plus important du siècle peut-être dans le domaine économique — que doivent faire nos hommes publics et que devons-nous leur conseiller?De sauvegarder avant tout les intérêts canadiens sans plus se soucier des intérêts britanniques que la Grande-Bretagne ne se soucie présentement des intérêts des Dominions.Quand nous disons que la Grande-Bretagne ne se soucie guère des intérêts des Dominions nous pouvons référer, pour étayer notre prétention, à la voix de la haute finance, qui a toujours dominé la politique britannique.Or, la haute finance britannique, par exemple, par l’entremise de la Westminster Bank, se dit très favorable au projet de traité commercial anglo-étatsunien.dont elle énumère les multiples avantages qui en résulteront pour les deux parties contractantes.Cette même institution ne se gène aucunement pour déclarer que les Dominions, particulièrement le Canada, à cause de sa position géographique, en souffriront préjudice et qu’il leur faut, par devoir filial consentir des sacrifices en faveur de la Grande-Bretagne.En effet, souligne la dernière chronique financière de la W’estmimter Bank, ‘'it is clear that any scorth-while agreement with the United-States must invoice some sacrifces by the Dominions of privileges they obtained at Ottawa ".Un peu plus loin, dans la même chronique, on lit encore; “To achieve this end fla signature du traité commercial anglo-étatsunien].certain interests in each country, some of them important ones, would undoubtedly be called upon to make sacrifices.But there can surely be no one who would not regard these sacrifices as far outiveighted by the potential benefits of the agreement now being negotiated”.Il faudrait être naïf pour croire que la Grande-Bretagne ne prendra pas la part du lion si clic signe un traité commercial avec les Etats-Unis.Nous ne l’en blâmons pas, même de penser à elle au détriment des Dominions.Mais nous ne pouvons pas concevoir que des hommes d’Etat canadiens aient à l’endroit de la Grande-Bretagne plus d’égard qu’elle en a pour ses possessions.Ce projet de traité commercial anglo-américain nous laisserait en somme assez indifférent si nous avions la conviction que nos hommes d’Etat sont aussi canadiens qu’ils le prétendent.Parce que nous appréhendons les “sympathies” impérialistes de nos gouvernants nous sommes d’avis qu’il faut jouer serré, car le Canada s’est taillé une situation enviable sur les marchés mondiaux.En effet, en 1937, la production canadienne d’objets non manufacturés s’est totalisée à deux billions de dollars et celle d’objets manufacturés à deux billions huit cent millions de dol lars.D’agricole que le Canada était il n’y a encore que quelques années, il est maintenant pays industrialisé, auquel les débouchés extérieurs sont indispensables pour assurer son équilibre économique.Ceci revient à dire que la politique canadienne doit s’orienter vers le libre échange.Par conséquent, qu’il s’agisse de conclure n’importe quel traité commercial, de reviser celui que nous avons avec les Etats-Unis, il faut que nous pensions d’abord à nos intérêts en tant que Canadiens, et cela avant de songer à tout autre.Nous devons d’autant plus sauvegarder nos intérêts que nous pouvons nous passer de la Grande-Bretagne plus facilement qu’elle de nous.S’il se trouve quelqu’un pour se scandaliser à cette idée, rappelons qu’il n’y a rien, en vérité, qui peut nous empêcher d’imposer, grâce aux instruments de marchandage que sont les tarifs, certains petits sacrifices en retour de ceux qu’on ne se gêne pas d’exiger sans scrupule des Dominions.Alvarez VAILLANCOURT Exportations canadiennes aux Etats-Unis En 1937, le Canada a joui d’une augmentation notabje dans la valeur de ses exportations aux r,tats-Unls.Comparativement à 1936, les chiffres étaient de $459,713,646 contre 8466,664.567, une augmentation de $53,648,979.La somme des denrées visées par l’accord j commercial Canada-Etats-Unis se chiffrait à $256,678,638 en regard de $216,808,892, un gain de $39,-869,746.Le montant de tous les produits canadiens exportés aux Etats-Unis en décembre se totalisait à $28,212,371 à comparer à $39,671,895 l’année antérieure; les denrées relevant de l’accord se chiffraient au mois de décembre à $19.292,664 comparativement à $22,145.642.Le papier-journal venait de beau-coun en tête de toutes les autres marchandises exportées aux Etats-Unis en vertu de l’accord, il se montait à $105,699,202 contre $83,-545,931 en 1936.La pâte de bois suivait avec $32,764,641 contre $26.-504,449; whisky $20,655,082 contre $22,028,849.Un expédiait 296,155 bêtes à cornes d’une valeur de $13,-553,064 en regard de 232,500 pour $8,606,149; madriers et planches de bois tendre $13,209,574 contre $11,284,090; bois de pulpe $11.437,-463 contre $8,141,231; bardeaux $5,998,521 contre $6,027,596; amiante $5,347,488 contre $4,052,187; abrasifs artificiels bruts $5,238,546 contre $4,033,761 ; cyanamide $3,-003,831 contre $2,566,198; sable et déchets d’amiante $2,913,183 contre $2,350,527, Voici Jes autres principales denrées visées par l’accord, avec chiffres de l’année civile 1936 entre parenthèses: nickel en matte et en speiss, $2,545,000 ($2,206,013); homard frais, $2.438,400 ($2.100,742); planches et madriers de bois dur, $2,172,227 ($1,457,093); farine de son et de recoupe, $2,171,719 ($3,-681,961); acide acétique, $1,727,055 ($1,549,049); poisson blanc, $1,-605,801 ($1,458,827); peaux de vison, $1,151,081 ($2,152,363); billes, $1,526,777 ($790,937); chevaux, 10,295 têtes pour $1.309,535 (17,358 pour $2,096,754); lattes.$1,004,816 ($930,895).Eoin, $955,109 ($479,505); graine d’aifalfa, $826,507 ($216,371); volailles, $833,253 ($195,782); gvpse brut, $851,518 ($645,728); charrues et pièces, $736,234 ($540,385); navets, $779,416 ($785,174); graine de pomme de terre approuvée, $766,-688 ($1,177,383); sucre d’érable.$508,408 _ ($1,289,776); truite vulgaire, $552,565 ($467,190); saumon, $548,035 ($707,964); peaux de castors, $610,277 ($507,188); fromage, $727,456 ($1,579,873); éperlan, $541,319 ($819,655); flétan, $454,-999 ($418,496), Beurre de la Nlle-Zélande admis Nouvelles Raisons Sociales Les sociétés et compagnies récemment enregistrées Eli A.» Ci*, 1030 rue St-AI*x*n- dre, chambre 800, Eddie Yaffe.La* Produits Chimique* Toc intt-, 5*3 rue Frontenac, Dame Marie Jeanne Henley, épouse séparée de biens par contrat de mariage, d’Albert Lanctôt.Kaufman’* Pant* Shop, 961 rue Inspecteur, Hyman Kaufman.Le* Etalages Vitrina Enrg., (Victoria Window Display Reg’d.).6415 rue St-Hubert, Donat Laporte.Industrial Maintenance Co.649 rue Belmont, Herbett Hubbard.The Vagabond Tea Room.264 est rue Ste-Catherine, Roland Lepage.A.-D.Leblanc.1650 est rue Ste-Catherine, Adolphe Delphi* Leblanc.Local Poultry & Egg Co„ Dame Ava Shelnfeld, épouse séparée de biens de Ben Mintz.Gérard Beaudin Enrg., Henri Beaudin.(Assurances).Benjamin News Company, 973 rue St- Alexandre, Max Benjamin.Verdun Bargain Store, 4330 rue Wellington, Dame Fanny Rich, épouse séparée de biens de James Harris.i constante depuis 1934, et l’augmentation de 4.8 p.c.en 1937 reflète cette accélération.L’avance des prix du vêtement (2.4 p.c.) fait suite à un mouvement qui remonte à 1935.Ventes à la fabrique d'accumulateurs électriques Les ventes d’accumulateurs et pièces en 1937 sont évaluées a $4,026,-223, contre $3,362,271 en 1936 et $3,168,774 en 1935.Les ventes de 1937 comprennent 656,188 accumulateurs pour moteurs à combustion interne, 2.984 pour motocyclettes, 18,664 cellules pour usines d'éclairage de ferme et 5,698 cellules pour service de chemin de fer.Caractère des exportations de janvier Les exportations canadiennes en janvier sont de $11,220,000 inférieures â celles de janvier 1937; le total du dernier mois est de $71,022.000, contre $82,242,000 l’an dernier.Tous tes principaux groupes de commodités monlrenl un déclin à l'exception de ceux de fer et ses dérivés et de commodités diverses.Les exportations de blé représentent une valeur de $8,922,000, contre $1»,- 974.000 l’an dernier.Viennent ensuite les fourrures, $3.607.000 ($5,- 576.000) ; le poisson, $2,421.000 ($2.470,000); les viandes.$3,717.000 ($3,381,000) ; le panier à journal, $7,710,000 ($9.870,000) : les ma- driers rl planches, $2,487,000 ($3,- 338.000) ; la pulpe de bois, $2.150,-000 (13.073,000); les automobiles, 81.971.000 ($1.883.000); le cuivre, $3,951.000 ($2.834.(10(1); le nickel, $843,000 ($1,744,000); l’or en lingots autre que monétaire, néant ($5,091,000)._ Production de toiture asphaltée l.n production de toiture asphaltée en janvier s'établit à 61.378 carrés, contre 117,143 en janvier 1937.Exportations de blé outremer Les exportations de blé outremer la semaine terminée le 11 février sont de 1,733.048 boisseaux, conlre 1,429,998 la semaine correspondante de l’an dernier.Les exportations globales du 1er août an 11 février s’établissent â 50.419.-682 boisseaux, contre 96,864,634 la période correspondante de l’an dernier.$5,579,000 ($3,656,000); le plombiers, de 1,978 I i T rofic-marchandises en novembre Le trafic-marchandises des chemins de fer canadiens en novembre ost^ de 7,680,648 tonnes, contre 8.41,8.658 le mois précédent et 7,-013,819 en novembre 1936.Les produits miniers donnent un total de 3,128.897 tonnes.(2,042.718) Pan dernier; les produits ngrlroles, de 1,089,616 (1,579.012); les produits forestiers, de 661,605 (719,5751 les produits animaux, de 222,417 (212.486); les produits ouvrés et di-,113 ($1,834,1281 Le ministère du Revenu national a annoncé que l’on permettrait l’entrée d’une certaine quantité de beurre de ia Nouvelle-Zélande, n’excédant pas 25,000 caisses, subor-donnément à la remise du droit de dumping sur la monnaie.Il se peut que l’on en importe plus que cette quantité, mais afin que tous les acheteurs reçoivent le même traitement, on répartira la remise des droits de dumping sur les 25,000 caisses entre la quantité globale achetée de bonne foi avant le 1er février et importée entre le 1er janvier et le 1er avril.Aucun remboursement ne sera accordé sur les importations non achetées d’après des commandes de négociants passées ayant le 1er février 1938 et admises à l’enlrée pour la consommation avant le 1er avril 1938.Production de l'or au Canada La production de l’or au Canada a continué de progresser en 1937.Son rendement, qui comprend les lingots provenant des mines d’or, l’or du cuivre poule produit par les fonderies canadiennes et les minerais d’or exportés, a pour la première fois dépassé les quatre millions.Les premières estimations établissent le rendement de 1937 à 4,054,799 onces de fin ce qui, à $34.99, prix moyen de l’année en devise canadienne, équivaut ù $141,-877,000, un gain de $10,500,000 sur 1936.Toutes les provinces accusent un accroissement dans leur rendement.à l’exception de l’Alberta et du territoire du Yukon.Dans les derniers jours de l’année les mines du Canada produisaient de l’or au taux de $400,00(1 par inu’- 1 '* ciennes mines ont maintenu leur rendement et les nouvelles ont continué il progresser.Environ quinze nouvelles mines ont commencé à produire de l’or au cours de l’année.Permis de bâtir en janvier l.n Wdeur de In construction autorisée par 58 cités en innvicr montre un déclin saisonnier comparativement au mois précédent, mais est un peu plus élevée qu’en janvier 1937.Les municipalités ont émis des permis de bâtir pour une valeur approximative de $1,846,-101, contre $3.556.977 en décembre 1937 et *1,721,867 en janvier de l’an dernier.C’est donc une diminution de 48.1 p.r.dans celle première comparaison, mais une augmentation de 7.2 p.c.dans la deuxième qui est la plus significa-tive.Canada 1938 Le Manuel Officiel du Canada 1938, qui vient de paraître, couvre la situation actuelle du Dominion, de l’Atlantique au Pacifique.11 insiste particulièrement sur les aspects les plus importants de la vie courante.Toutes les phases de l’organisation économique du pays y sont étudiées et les statistiques sont les pli* récentes qui aient été établies.Un grand nombre d’illustrations, rpii ajoutent â l’intérêt des sujets traités, accompagnent le tex-i ^ro*s Phuiehes a !a gélatine y sont egalement insérées.Le relevé économique se répartit sur dix-neuf chapitres traitant de la population, de la production, du commerce intérieur et extérieur, du transport, de l’instruction, etc., et une Introduction passe en revue de façon succincte la situation mondiale et les conditions au Canada jusqu’au moment d’aller sous presse.L’article principal traite cette année de la route transcanadienne en fonction du réseau aérien mondial.Il est accompagné d’une carte préparée avec soin et imprimée en couleurs qui illustre bien le sujet.De plus, une section spéciale Iraite du progrès du plan de rétablissement agricole des Provinces des Prairies.Le prix de cette publication est de 25 cents l’exemplaire, ce qui défraye à peine le papier et l’impression.Les éducateurs, les étudiants bona fide et les membres du clergé jouissent d’un prix de faveur, l’expérience ayant démontré que cette publication a été fort utilisée pour fins éducationnelles.C’est le désir du Ministre d’encourager un lel usage.En conséquence, ces personnes peuvent se procurer cette brochure à raison de 10 cents l’exemplaire, [.es timbres-poste ne sont pas acceptés et les demandes doivent être accompagnées d’un bon de poste ou d’une pièce de monnaie insérée entre deux carrés de carton mince aux bouts encollés.Les demandes doivent être adressées à l’Imprimeur du Roi, Imprimerie Nationale, Ottawa, Canada, et comme le nombre d’exemplaires tant à 25 qu’à 10 cents est strictement limite, elles doivent être fai-les le plus tôt possible.Pageant historique canadien Au Monument National se poursuit en ce moment, avec une activité extraordinaire, le travail minutieux de préparation et de mise au point du Grand Pageant canadien historique qui aura lieu le soir de mardi prochain, 22 février, à 8 h.45, au même théâtre, sous le patronage du Dr Paquet, du maire Ray-nault et de l’échevin Biggar.Ce spectacle unique constituera une évocation tout à fajt nouvelle de l’histoire de notre pays, et permettra de saisir — en un pittoresque raccourci — tous les événements les plus saillants du passé de notre pays, depuis le seizième siècle jusqu’à nos jours.La poésie, la musique et la danse alterneront harmonieusement.Kn effet, on y verra tour à tour les élèves de Camille Bernard, la danse d’une petite indienne de Caughna-waga âgée de 4 ans, M.Marc Audet, dans ia danse de l’Oiseau, avec six oiseaux; les ballets du studio Xenia Pétrova et ceux de l’école Mary Beetles; on y entendra M.François Bertrand et Mlle Henriette Gaultier, de la section française du MRT; Mlle Cécile Labelle; Mlle La Rochelle, M.Gaétan Major; le choeur des élèves du studio de Mme J.-L.-S.Audet.Le clou final sera la Statue de bronze s’animant au milieu d’une centaine de figurants.Les billets sont en vente chez Archambault et à la pharmacie Letourneau.(Communiqué) 'Coût de la vie L'indice du coût de la vie au Canada, établi par le Bureau Fédéral de la statistique, montre une augmentation de 3.1 p.c.en 1937.C’est la plus forle avance depuis que le coût de la vie a repris sa tendance à la hausse en 1933.Les avances d'environ 5 p.c.dans les denrées alimentaires et les loyers expliquent surtout cette hausse, bien que le vêtement et les item divers, comprenant les articles de ménage, aient également avancé.Le combustible et l’éclairage aticcurent une faillie diminution fractionnaire, troisième année de déclin graduel.Les combustibles sont maintenant bien plus bas qu’en 1933, alors que le coût de la vie a généralement touché le plus bas niveau de la crise.L'indice du coût de la vie du Bureau s’établit à 84.3 en décembre 1937, augmentation de 2.5 points au cours de l’année; U reste toutefois environ 20 p.e.inférieur aux niveaux d’avant la crise.Un indice des prix de détail de 46 denrées alimentaires au Canada montre deux faibles reculs mais avance de 75.3 en décembre 1936 à 79.1 en décembre 1937.Les viandes sont pour une large part responsables de cette hausse en dépit des déclins substantiels du boeuf et du porc les trois derniers mois, qui annulent une bonne partie des gains, antérieurs.Le lait, le beurre, la farine, le pain, l’avoine roulée et le sucre monlrent des avances considérables.Ces augmentations sont en partie compensées par les diminutions des pommes 4 v?;., i:>.mmt' 'BIS Appte™, 'BHS 4w>/ «ériode Pas de point.Punition : Mitchell.Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ARPENTEURS & INGENIEURS Le festival du Mont-Saint-Louis C’est cet après-midi, an Forum, que se déroulera le festival sportif annuel du Mont-Saint-Louis.Les organisateurs ont préparé un programme de première valeur pour cette occasion.Un grand nombre de coursas variées seront disputées au cours de l’après-midi et le clou de la journée sera la joute annuelle entre l’équipe de hockey de l’Ecole Polytechnique et celle du Mont-Saint-Louis.La fanfare de l’institution de la rue Sherbrooke est fera les frais de In musique.Woner accepte les conditions M LAMZtCOUL M 9 * M CAl LLOUK.* a j pap) PAPlMC.AU—,_____.IM rtui, -«lOMlrTKL.IC.!i: IflGÉlilEUR/ COtt/LiL/ U/ InatHlcu*/ /u/oclt/ ümItû.•oui^r.eut ./T'jAcoyt/-montbial PLATtAU 3A5I 545Z - LDIflCL TH1LHU P.-A.Gagnon Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble dei Tramway* 159 OUEST, RUE CRAIG Tel.HArbour 5990 F.-|.Leduc.I.C.Dr Sc.A., M.P.P.F.-l.Leduc & Associés INGENIEURS-CONSEILS Ch.9».Edifice St-Dénia - HA.5341 354 EST, RUE STE-CATHERINE Téléphone: HArbour 1553 Léon-A.Hurtubise C.P.A.Comptable public licencié 60 Sr-jacque* O.- Montréal LaRUE & TRUDEL Comptables agréés - Chartered Accountuite ASSURANCES Pittsburgh.19 — Paul Waner, frappeur étoile des Pirates de Pittsburgh, a signé hier son contrat pour la saison 1938 après une conférence de deux heures et demie avec le président William E.Rens-wanger.Le montant du contrat n’a pas été dévoilé, mais on sait qu’il ; est le joueur le mieux payé du club j et que son salaire doit varier en j tre $15,000 et $17.000.Waner, qui a été trois fois champion frappeur de la ligue Nationale, a obtenu une moyenne de .354 l'an dernier.HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Mou» Invitons les Communautés Religieuses à se prévaloir de nos services particuliers.441 St-Françoi»-Xavier - Montréal Tél.MArquette 2ÎM-2384 J.-Arthur T,aUu*.C- A.A .-Emile Bpauvftiff, O A Maurice Boulanfrar.C.A, ï ionrl Rouadn, C.A.Paul Hunt, C.A.Dollard HUioty C  R.-A.Rondinu, C.A.Montréal Maurir* Chtrtré.C:A.J«an-Piiul Gnuthiw.C.A.Jaequo» I.aRu», C.A.Linnen-P.RÜIair, C.A.Roland Chagnon, C.A.Paul-E.Brunat, C.A.René Barrière, C.A.(Juéhec CLAVIGRAPHES AVOCATS CLAVIGRAPHES Cnder#oi>d.Remington 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Mont-Royal Intermédiaire s’est ter | minée brusquement dimanche der- ; nier par la victoire du Montefiore ; sur le Snowdon.Donc demain | après-midi l’Arena Saint-Laurent sera le théâlre d’une série de deux paitics entre l’équipe du collège et celle des Israélites.Ix*s meneurs de la ligue, les Renards d’Iberville, recevront l'équipe du Champlain qui a terminé la saison en troisième position, ce sera aussi la pre- | mière joule d’une série de deux, enlre ces deux formidables équipes.La joute Montefiore vs C.S.L.promet d’être mouvementée, car une grande rivalité existe entre les Juifs et les collégiens.Machina* à additionner, calculateur*, toute* marquas, neufs ou reconstruit* tVene* cholair à même notre assortiment 1 Typewriter & Appliance Co.I.D.TWITE, gérant général Ltd.750, RUE ST-PfERRE LA.9237 ( Lin re le» nies Craig et St-Jacque») Anatole Vanter.C.R Ouv Vanler.C.R.Vonier & Vanier AVOCATS SI onest, rue Salnt-Jarqne* Tél HArbour 2841 ENCADREURS BREVETS D'INVENTIONS MANUEL de UHVtHTllIR GRATIS a 141 INVCNUUII» Wisintainer Cr Fils 998 BOLL.ST-LALRENT LES ENCADREURS MANUFACTURIERS Moulures — Cadres — Mlrolra Répnratlon de cadres et mlrolra LAnc.2264A IMPORTATEURS tKMANDC J.-A.RERNIKR S^AIBERT FOURNIER S34 S—CATHERINEÜIMOjilWAL Fondée en 1892 C.X.Tranchemontagne IMPORTATEURS CIE Prague, 19 — Le Uanada, la Grande-Bretagne, la- Tchécoslovaquie et l’Allemagne se rencontreront dans la ronde finale pour le championnat amateur de i’univers avec une équipe de l’Ontario, con-! nue sous ic nom de Wolves de Sudbury, défendant le chamjuonnat que détient le Canada.Le Canada, la Grande-Bretagne et la Tchécoslovaquie oni fini respectivement en tête de leurs groupes.pendant que l’Allemagne, qui finit deuxième on arrière du Canada.a été choisie pour la quatrième équipe.Lors des joutes finales dans les deuxièmes rondes hier, le Canada a annulé contre la Hongrie par 1 a 1, pendant que la Grande-Bretagne a battu la Pologne par 7 à 1 et que la Tchécoslovaquie battait la Suisse 3 à 2.C’était la première fois que le Canada était tenu à une joute nulle dans ce tournoi.36 14 14 8 95 98 36 .34 12 13 » 70 73 37 .38 10 22 4 71 101 24 Section américaine .37 24 9 4 101 70 52 38 21 10 5 113 68 47 37 10 .10 70 106 2» .37 8 20 0 72 100 23 TERN ATION A LK-AMERICAINE Section e»t J.G P.N.P.C.PtJ e .75 19 15 1 08 75 39 34 18 12 6 71 57 38 l .37 U 21 5 71 89 27 .35 8 21 6 70 09 22 BecMob ouest J.G P.N P C.Pli 35 19 8 S 85 79 46 .33 15 12 6 63 69 38 35 16 15 4 101 89 38 TARIF des annonces classifiées du "DEVOIR" Téléphona: BEIair 3361 1 c«nt le mot, 2Sc minimum comptant.Annonce* facturées, IVjO 1* mot.40c minimum.NAISSANCES SERVICES, SERVICES ANNIVERSAIRES.ORAND.-MESSES, REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES, 2c par mot, minimum rte 50c.FIANÇAILLES.PROCHAINS MARIAGES, *100 par Inaertlon, INVENTIONS Protégée» en tous pays Demandée, le manuel traitant dea Brevet», marquee de commerce, etc.MARION & MARION Fondée en 1892 1255 rue Université, Montréal Tissus et toiles pour communautés religieuse*.459, St-Sulpicc - Tét.LA.1344 Maison d'enseignement A VENDRE Belle propriété située dan» un bon centre pré* de Québec, aur route nationale, comprenant magasin général actuellement en opération, avec bonne clientèle, gros chiffre d’affaires, améliorations modernes, grand magasin avec résidence privée, hangar*.grange écurie, porche, garage, vaste emplacement.A vendre sacrifice, cause : vieil lease AUSSI aur route nationale, belle petite terre.25 arpenté, tout en culture.aol fertile, pré» d’un gros village, de régîtes, maison neuve, grange, améliorations modernes, électricité, etc.S’adresser: Albin! Bamson, agent dTmmeublea Bureau: 41 King ouest, Tél.510.Résl dence 3 Woodward.Tél.6.Sherbrooke.Qué.Protégées en tou» pays Demandez le manuel traitant des Brevets, marques de commerce, etc.MARION & MARION Fondée en 1892 1255 rue Université, Montréal dlnàtitut' ¦êiaéA Ujiu HîlgmbuUil' Préparation au* Baccalauréat* — Polytechnique Hatitee-Etudes — Brevet* Etude» le Jour ¦ - Collégiale» expliquées 4510, rue De Laroche, AM.1401 JOUR ET SOIR MEUBLES COMPTABLES Anderson & Valiq nette Comptables-V*rificaleurs 4.-Charles Anderson.L.I.C.lean VaUquette, L.S.C., C.A., L.I.C.Roméo Carle.L.S.C., C.A.A.Dagrnats.L.8.C.C.A.84, No»re-D*me ouest - LA.2412 LE VIVOIR MODERNE (O Baillargeon, prés.) 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'Rien n'est si beau que soi :t.de le chanter, c’est très doux.surtout quand il a, comme le nôtre, une histoire si glorieuse! Enfants d’Oka, nous nous comptons parmi les privilégiés; car notre petite patrie à nous est si jolie, son site si enchanteur.^ I.a Providence, certes, nous a gâtées.Pour lui rendre hommage, et en naturalistes pratiques, nous avons voulu célébrer le cinquième anniversaire des C.J.N, en étudiant une page de notre histoire locale: l'histoire de nos pins.line vraie sablière sépare notre village de la montagne distante d’un tiers de lieue.Il faut creuser huit à douze pieds avant de toucher la terre solide ou le roc.Sur le penchant de la colline, qui s’étage en terrasses superposées, se dresse une pinière superbe, ayant trois quarts de lieue de largeur et presque aillant en profondeur.En plein Sahara Depuis que le village d’Oka exls- illage te, environ 200 ans, Te sable de la montagne fui toujours pour ses habitants un véritable fléau.Lorsque, autrefois, le vent soufflait du nord-est, la rafale emportant le sable poudreux en tourbillons de tempête, couvrait le village, comme la neige de nos poudreries de janvier.C’était, disent nos grands-parents, comme en plein Sahara.Contre pareille invasion, les ci toyens étaient absolument impuissants.La neige, on s'en défait, le soleil la fond; mais du sable!.Et que faire quand il emplit les maisons, entre par les portes et les fenêtres et pénètre même à travers les cloisons mal jointes?Ce danger toujours menaçant était au comble, lorsque, au mois de mars 1886, une avalanche de sable se détacha du flanc de la montagne et s’abattit sur le village.Depuis des années, les eaux du printemps avaient creusé des crevasses profondes et béantes de chaque côté du chemin conduisant d'Oka à Sairit-Mustache.Les torrents qui débordaient par ces ravins dans le vallon emportaient, en blocs immenses.le sable mobile.Imaginez la surprise et l’effroi des villageois quand l’avalanche tomba subitement sur le village.Les clôtures de cinq pieds n'étaient plus visibles.Sur la dernière rue transversale, la maison de M.Toussaint La-manque fut enchausséc jusqu'au deuxième étage, et dans son étable, à côté de la maison, sa vache enterrée jusqu'au cou.Les dégâts par tout le village étaient indescript • blés.Il était temps que des moyens énergiques fussent pris pour pro Appel au paysan laurentien Paysan, c'est toi, le vrai lauren-tienl Nous l’avions oublie! Mais la crise mortelle où se débat le monde nous a rappelés tous aux saines réalités, et nous l’avons rendu ta place dans l’économie de la nation.Mais noblesse oblige!^ Réveille-toi, paysan, au sentiment de tes responsabilités.' Tu peux et tu dois aimer le milieu rural où ___, „w„ .tu vis.sans pour cela fermer les mospbère très salubre par l’odeur yeux et ignorer le vaste monde.Les parvenus à posséder cette pinière unique qui protège leur village et parfume l’atmosphère d’un arôme capiteux.Sentinelle vivante Voilà pour l'histoire.Mais y a-l-il encore d’autres avantages?Ces sentinelles vivantes montent-elles la garde contre le sable seulement’.’ Non, les pins d’Oka rendent J’at de la résine, et le sable ennemi, fixé là par eux, absorbe l'humidité du lac.Le plan du regretté Monsieur Lefebvre a parfaitement réussi.Ct saint pasteur a sauvé la paroisse et toute la région.D’ailleurs que n’ont pas fait les Sulpiciens poulies gens d’Oka! Ceux-c* sauront-ils toujours le reconnaître?Quand les étrangers arrivent dans notre pittoresque village, leur regard se promène sur trois oh jets; le clocher de notre belle église qui s’admire au pur miroir du lac, le calvaire lointain sur la cime escarpée, tout là-bas, et la couronne massive des pins verts posée sur le flanc de la montagne.Cercle “Les Marguerites du Lac”, Congrégation de Notre-Dame, Oka.* * * Une visite de l'abbé Tessier au Cercle Saint-Raphaël On nous communique quelques extraits dn journal du cercle Saint-Raphaël qui intéresseront sûrement nos lecteurs.R.8 octobre 1937.Notre pensionnai reçoit, pour la première fois, monsieur l’abbé A.Tessier, nouvel inspecteur dos Ecoles ménagères.Le distingué visiteur a-t-il deviné que les petites Hober-valoises aiment la belle nature?Durant une heure et demie, il nous gratifie des plus captivantes vues i nccnn-iticnc cinématographiques sur l’eau, la forêt et la ferme.Au milieu de décors féeriques, l’eau nous apparaît sous de multiples aspects, et nous comprenons mieux la grandeur de ce don de Dieu: l’eau “sanctification”, l’aeu “force”, l’eau “santé”, l’eau “beau-Dieu: l’eau “sanctification”, l’eau "joie des nageurs et des aviron-neurs”.Monsieur l’Inspecteur nous fait remarquer qu’aux premiers temps de la colonie les cours d’eau étaient les seules voies praticables pour nos missionnaires.Voici maintenant la forêt, la grande forêt canadienne! Les amateurs de chasse et les habitués des camps I sont enthousiasmés! Conime les personnes qui figurent sur l’écran choses de l'esprit sont à toi comme les choses de la terre.Im terre porte l'esprit.Ta maison, dons les ormes, sur ia route, face au, magnifique horizon de la vallée, peut devenir le centre du monde où affluent toutes les ondes longues et courtes, messagères de l'esprit, et toutes les pensées que l'homme de partout et l'homme de toujours couche sur le papier, espérant, dans sa naïveté, les rendre éternelles.Tes enfants, autour de toi, sont l'avenir.Porte la coupe à leurs lèvres.Ils aimeront la terre lau-rentienne aussi bien que toi.metis autrement que toi, et pour d'autres motifs, car les temps sont changés.Ils l’aimeront, non plus parce qu’on leur aura car hé le scintillement des villes gigantesques, mais parce j qu’on aura révélé à leurs yeux vier-i ges les charmes secrets de la nature.parce qu'on leur aura appris à lire dans le grand livre qui enseigne toute sagesse et procure tout repos.Paysan, éveille-toi! C'est toi, le vrai laurentien.et c'est toi l'avenir.Frère MARIE-YIC TO R IN.* * * Trente-huit nouveaux cercles attendent en ce moment leur diplôme.Le lettrage de ces diplômes est exécuté par un ami des C.J.N.qui veut bien leur rendre ce service gratuitement malgré ses nombreu-On voudra bien excuser le retard de notre ami, qui a été très pris ces derniers temps.* * * BOITE AUX QUESTIONS léger Oka contre la répétition d’un | sont dignes d’envie! Les unes dressent la tente, d’autres préparent un repas de la façon la plus originale: soupe aux pois dans une marmite d’écorce, poisson rôti à la broche au-dessus du feu, etc.Puis c’est le calme et la beauté de la vie champêtre.Voiei le clocher paroissial émergeant des toits environnants dans un geste «le prière et «le protection.Saluons la pareil désastre C’est alors qu’un ancien cilié.Monsieur Lefebvre, de sainte mémoire, rendit la sécurité à ses paroissiens.Il fit venir de Montréal des ingénieurs pour aviser sur les moyens à prendre.Ayant examiné la situation, ces messieurs firent un rapport au bon Monsieur Lefebvre, lui conseillant de transporter le village ailleurs.Chose facile, n’est-ce pas?«le transporter un village «le 200 maisons, une église, un séminaire, un couvent, des moulins!.Aussi le vaillant Sulpicien, n’a-gréant pas la conclusion scientifique des ingénieurs, se dit qu’il était plus facile de transporter de* arbres que de déménager ries maisons et de construire un nouveau village.L'arbre sauveur Questions : lo.'Dans des graines de Campanules.j’ai trouvé de petits insectes.Je vous les envoie pour identification, 2o.J’ai cueilli des galles sur le Solidago nemoralis.Quel est l'insecte qui Jes habite?G.F., Montreal.Réponses : lo.Les insectes vivant dans vos graines de Campanules sont des Mezium americanum, coléoptères de la famille des Ptinides.La for-j me largement ovalaire et très con-I «exe des élytres donne à ces insectes l’aspect de petites araignées, La I iete, le corselet et les pattes sont revêtues d’une forte pubescence jaunâtre; les élytres, .de couleur Croix du im,n rn»*.s°nt polies et brillantes; chemin avec le pieux vieillard pri-i1’'^?recouvrent en partie la face ant au pied, viennent ensuite la 'abdomen.Il savait, le cher bon vieux curé, que les pins et les sapins poussent très bien dans le sable.Vite sa rie cision fut prise: se procurer de., milliers de jeunes pins, de deux ou Imis pieds, et les planter dans la sablière.Sur l’invitation du pasteur éclinré, tous les gens d’Oka, hommes.femmes, enfants, canadiens et indiens, se mirent à l’oeuvre.Us allaient sur les montagnes environnantes, au fond des bois, sur les bords des lacs, déterrer de jeunes pins pour les transporter n Oka.Pour encourager le* intércs ses eux-mêmes les Sulpiciens du Séminaire payaient deux sous et demi par pin.Dans l’espace de deux semaines, on rassembla près de cent mille pins, à peu près d° meme taille.S«r le penchanl des collines le* pins furent plantés selon un plan géométrique rigoureusement tracé par le savant Monsieur Lefebvre.Des cent mille pins que le dévouement intelligent de Monsieur Lefebvre fit piauler autrefois, plu* de soixante-seize mille enfoneen' encore leurs racines dans la terre sableuse, dressent leur tête toujours verte vers le ciel bleu el luttent contre le vent du nord.Il y a cinquante ans de cela e! Aujourd'hui les arbres sont hauts de cinquante pieds et plus.Et c'esl ainsi que les habitants d'Oka sont pied.petite école du rang, le reloue des ! labours, les semences, les récoltes, l’heure des vaches, la couvée «le poussins, et jusqu'aux “jolis cochons roses” si vantés du poète Rostand.Monsieur l'abbé Tessier est un ardent patriote, un fidèle enfant du sol, un animateur qui enseigne l’art de trouver le bonheur chez soi.Voici quelques "glanures’’ de sa conférence : “Sachons voir les beautés qui nous entourent.Ce qui est loin nous parait toujours plus beau «pic ce que nous avons près «le nous; ainsi, les Américains vieil nrnt admirer et photographier les choses de chez nous, et nous les négligeons.Sachons goûter les petits bonheurs dont notre vie
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