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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 15 mars 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1938-03-15, Collections de BAnQ.

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Montréal, mardi 15 mors 1931 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE : BZIair 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3366 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR Directaur-gcrant : Ceorgas PELLETIER VOLUME XXIX - No 61 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal «t la banlieue) E.-Unis et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 'allocution d’Hitler à Vienne-Les Juits privés du droit de vote (Voir en page 3) n a surtout changé le “bobo” de place uelques considérations sur les divers modes administratifs qui ont été imposes à Montréal jusqu'ici-Un projet qui permettrait de rallier les suffrages des meilleurs éléments — L'idéal et ce que l'on peut réellement espérer— Le courant démocratique ne se remonte pas En vingt-huit ans, Montreal a connu trois modes de ouvernement: le bureau des commissaires, que le peuple t même les journaux ont toujours appelé le “bureau de ontrâle”; la commission administrative ou la tutelle et, nfin, le régime actuel ou régime de la cédule “B".Toutes les réformes, voire la plus radicale, ont visé à odifier la forme de l’administration.On s’est contenté e changer le bobo de place, mais en le conservant.Quand le gouvernement de Québec a imposé à la popu-ation de Montréal la commission administrative ou la utelle, il n’aurait pas été plus osé ni plus risqué de modi-ier le cens électoral, de décréter, par exemple, que seuls eux ayant acquitté leur feuille d’impôt auraient le droit 'c participer aux élections.Cette réforme eût eu des hances de durer, tandis que la réprobation populaire, près avoir commencé par le balayage des candidats du ouvernement à Montréal, a fini par emporter la tutelle.I est pourtant évident que ce n’est pas la forme de l’ad-inistration qui engendre les mauvais administrateurs, ais le mode de recrutement de ces administrateurs.C’est n axiome qui veut que tant valent les hommes chargés e l’appliquer et tant vaut le système de gouvernement, 1 est manifeste que tant que le vote de celui qui est cotisé ; our quelques piastres — qui est cotisé, mais qui ne les aie pas! — annulera le vote de celui qui est taxé pour des centaines de dollars et qui, lui, les paie, le recrutement Jes gouvernants restera en grande partie aux mains d’irresponsables.La commission administrative nommée par Québec était sûrement une réaction contre cet abus, mais cette réaction était à la fois trop violente et maladroite.Elle infligeait à la plus grande ville du Canada l’opprobre de l’interdit.Par ailleurs, le gouvernement de Québec eut soin de ne nommer que ses créatures et d’annexer de la sorte la ville de Montréal au champ du patronage provincial.L’idéal serait donc de modifier le cens électoral, mais la démocratie remonte rarement, pour ne pas dire jamais, le courant.Et il paraît improbable qu’on puisse le remonter cette fois-ci 'ncorc.Trop soucieux, peut-être, de l’autonomie montréalaise, le premier ministre de Québec a fait savoir, en effet, que différents projets d’administration (au nombre de plus de deux à tout le moins) seraient soumis au choix des électeurs par voix de referendum.La majorité des contribuables actuels sera donc appelée à se prononcer.Il y a peu d’espoir qu’elle choisisse un système modifiant un cens électoral qui les favorise.En d’autres termes, il est vain de s’attendre que le petit contribuable approuve un système qui le priverait de son vote s’il n’acquitte pas sa taxe d’eau.Les irresponsables continueront donc d’exercer un poids considérable, sinon prépondérant, dans le choix du prochain mode administratif.Le seul moyen de salut paraît être la présentation d’up projet autour duquel les meilleurs éléments pourraient faire bloc.C’est sans doute cette idée qui a inspiré le projet comportant la création de ce qu’on appelle, peut-être à tort, un conseil économique.Le terme buceau de contrôle serait vraisemblablement plus juste, mais il y a des termes impopulaires.Celui-ci en est un depuis qu’on l’a employé, sans justification, répétons-le, pour designer le bureau des commissaires constitué en 1910.Composé de représentants de divers groupes de contribuables (dont les prolétaires ne seraient pas exclus, loin de là!), le conseil économique offrirait une garantie certaine.Ce serait pour la machine administrative ce que fut pour l’automobile l’invention du frein sur quatre roues.De cette fa^on-là, on pourrait espérer voir imposer un terme aux dépenses inspirées par le plus pur électoralisme et voir se rétablir les finances montréalaises.D’un seul coup, on opérerait une substantielle économie de ce côté-là, en effet, puisque les emprunts seraient, toutes choses égales d’ailleurs, beaucoup meilleur marché et que le service des intérêts constitue l’une des plus lourdes charges de notre budget.Dans la création du conseil économique réside la réforme fondamentale du projet proposé.C’est surtout là-dessus qu’il faudra se fonder pour l’apprécier.Les autres modifications, comme on en pourra juger à la lecture du projet que nous publions en page douze du journal, aujourd’hui, ne sont qu’accessoires.duite et sur leur efficacité, qu’ils comptent sur la persuasion.Finissons par ces paroles de Mgr Paquet: “Les moyens persuasifs nous paraissent les seuls dont il soit permis d’user pour rapprocher les syndicats d’employés licitement constitués et le groupe méfiant d’un bon nombre d’employeurs’’.Cela ne veut cependant pas dire qu’aucune réglementation n’est légitime.Au fait, les lois qui sont actuellement à l’étude réglementent, en les protégeant, les dit férentes libertés.illet du soir Le film missionnaire Le film niixsionnaire est encore i enfance: mais le jour n'es! pas nigné où il offrira un intérêt tel, ïil sera possible de le commercia-ser — pourquoi pas?— et de le ire ainsi serrir pleinement aux ns de propanande religieuse.Un lui qui parlera des missions, ins-nira les peuples du travail qu’une ignée de braves exécutent loin de terre natale el en même temps ru recettes pour ces mêmes misons est possible; il a même déjà é tourné.Un effet, le IL P.Stephanas, O.a tourne, il 1/ a quelques allies, “La Soeur Noire’’; voilà un pc de film missionnaire qui, sert les témoignages qui nous sont menus, ronslilve la veine qu'il ut exploiter l’on veut réussir à rodu're quelque pen abondamment el avec an intérêt suffisant.Auparavant, le film missionnaire, r n'était qu'une suite d'images, nrêables sans dctile, mais sans lien' I sans suite.C'esl plutôt d an oeil Uinpidhique que d'un oeil vraiment atércsXé •que le spectateur suivait p projection dans quelque salle e paroisse.Le P.Stephanus a voulu sortir le celle routine, et il a produit une t’imrc vraiment attachante, cons-ruile.sur un scénario écrit selon [s meilleures rèqles de l'école ciné-liatographique la plus moderne.U tourné un film loué par la presse tiropéenne et que ne désavnncrnU ns le "producer” américain le pins II fait des choses du cinéma.(Vest-Idire que le P.Stephanus a jugé bon ’rt//i>r la beauté du documentaire [1 charme d'une histoire suivie.finir intrigue prenante.* * * Le cinéma peut rendre des ser-lioes inestimables à la cause îles lissions; il ne s'agit que de s'en rri’ir à bon escient.Même avec des mourns finan-trrrs restreints, it faudrait que les unis missionnaires fussent fahri-nrs de façon à intéresser le mar-Ihé mondial."La Soeur Noire’’ a zi peu atteint re but puisqu'il a été \cndu dans nombre de naps déjà.Pour oblcnir un rendement fi lancier appréciable, cl servir la eau r de la propagande missionnaire du lénir coup, il faudra que les chié-L/es religieux ou laïcs visent à [rm/rr leurs films comme produc-tons commerciales susceptibles in/érrssrr les grands circuits; il fur faudra s'adapter par consé-nrn/ aux méthodes de fabrication v de dlstrihn’ion 1rs plus moder-i es.Sinon.lç film missionnaire ne Irojjrrssrrrt pas et son ragon d'ac-lon sera bien Inopportunément libit é.Un parlant de “La Soeur Noire", ls/-r« que la '’ommunauté retigieu-L Intéressée, si elle ne.Va déjà pif, ne pourrait prendre 1rs mesures |onr faire voir aux Montréalais re lhef-d'oeuvre gu'nn Oblal a tourne n Afrique et pour lequel une (’g'tnce omn/rtc fait de l 4 propagande?Maurice HUOT Liberté et libéralisme économique Simples réflexions .Vous recevons d'un théologien les observations suivantes: Les hommes sont à eux-mêmes leur propre nrovidence, sous l’action de Dieu qui gouverne toutes choses.Pour s’assurer la subsistance, ainsi qu’à leurs familles, et en même temps pour rendre service à < la société, ils doivent travailler d’esprit et de corps, utiliser toutes les ressources doi t le Créateur les a doués.De là 'e devoir et le droit d'appliquer leurs énergies, selon leurs aptitudes et leurs goûts variés, soit à la culture des champs, soit à l'exercice d'un métier, d’un art, d'une profession quelconque; de là le droit de louer, en échange (l’un salaire, leurs forces, leur adresse, leurs talents, à qui ils veulent et aux conditions qu’ils veulent; de là enfin la liberté du travail.Liberté du travail, liberté de conduire ses propres affaires, liberté de s’associer 'm non à d’autres hommes pour une fin particulière: toutes ces libertés s’enracinent dans le libre arbitre et dans la nécessité pour chacun de pourvoir, par un usage raisonné de scs facultés, a soi-même et aux siens.Toutes ces libertés tiennent donc à la nature.Toutefois la liberté du travail y lient de plus près que la liberté d’association, parce qu’elle se lie directement ot immédiatement aux besoins premiers de l’homme.L|associai ion est jr besoin secondaire.Mgr L.-A.Pftque» écrit: "C’est un principe de droit naturel que l'homme est maître de son travail.U peut disposer selon sa convenance de l'exercice de ses énergies corporelles et mentales.Ce droit, antérieur à l’établissement des associations, 11c saurait, d'une façon géne-ra'e, être supprimé par elles’’.l.es sociologues démocrates ne tiennent guère compte de cette vérité.Us n'nsrnt peut-être pas y contredire, unis trsque la liberté du travail et de l’entreprise vient en conflit avec les exigences des associations, ils crient: le droit de la pluralité l’emporte sur le droit de l’unité.Dnn« cette affirmation, qui voudrait être un raisonnement, I imagination tt la sensibilité ont plus de part que la raison.D’abord, les individus groupés en association ne sont as nécessairement plus nombreux que les travailleurs isolés; ensuite et surtout, la valeur d'un droit u d’une liberté ne doit Bloc-notes Il faut l’encadrer L'Ottawa Journal d’hier terminait son article de tête sur la crise autrichienne par ces étranges paroles: En ce qui concerne te Canada, ce drame européen ne peut comporter qu'une leçon.La leçon, c'est que, ainsi qu’il convient à notre association avec l’Empire britannique, nous devons suivre l’exemple britannique en continuant à travailler pour ta paix, en l’espérant, tout en nous préparant d jouer notre rôle dans le cas d’une guerre.Et nous n’avons guère à avoir de doute sur la part que nous devrions être appelés ri jouer dans la guerre.Notre contribution, la prochaine fois, si, malheureusement, il doit g avoir une prochaine fois, sera une.contribution aérienne, contribution de pilotes entrninés et d'avions de combat, et c’est en ce sens que te gouvernement de ce pays devrait diriger ses énergies défensives.Ainsî, que la guerre éclate pour n’importe quoi, pour une aventure africaine ou asiatique, qui ne nous intéresse d’aucune façon, le Journal tient pour assuré, pour tout naturel, que nous en serons.Il faut encadrer pareille déclaration.Elle révèle un état d’esprit qui pourrait nous coûter encore très cher.KJ’ai accompli la pins grande oeuvre de ma vie” 'Plus on fait obstacle aux Allemands, plus les Allemands sont forts" — allemande s'est unifiée"-Les luttes de la Marche de l'est Seyss-lnquart "gouverneur" de l'Autriche 'La nation Louis DUPIRE Le passe améric*;*v pas s’apprécier d’après la règle du nombre, mais d’après le poids nié-laphysiquc, si l’on peut ainsi parler.Quelle est I nature de chacun des droits en collision?Quels sont les rapports de chacun avec le droit naturel?Voilà ce qu’il faut examiner en premier lieu.Or, le droiî de disposer à sa convenance de scs énergies physiques et intel- lectuelles est primordial, il est antérieur à l’élablissement des associations.parce qu’il est plus étroitement lié à notrr nature; par conséquent, d’une façon générale, il ne saurait être supprimé par les syndicats.Mais, dira-t-on, vous devez considérer le bien commun, qui exige la primauté du syndicat.Est-il bien sûr que le bien commun demande de sacrifier un droit primordial à un droit secondaire?A l’heure pre sente, du reste, la collision de droits n’est pas entre l’existence îles syndicats et la liberté du travail, mais entre les exigences de> syndicats et la liberté du travail.Le bien commun réclame-t-il vraiment qu’on sacrifie la liberté de l’embauchage et la liberté du travail aux exigences des associations?11 est plus facile de Taffir-mer que de le prouver.A notre avis, ce que veut le bien commun, c’est qu’on harmonise entre elles, autant que possible, toutes les libertés légitimes: la liberté de l'embauchage et la liberté du travail avec la liberté d’action des syndicats.Ne supprimons pas l’une, sut tout ne supprimons pas les plus naturelles au profit de l'autre.Libéralisme économique, prolev lern-t-on! Attendez un peu, prenez le temps de réfléchir.Que de mois sc prononcent ainsi à tort et à Ira verls en guise d’arguments! Qu'est-cc donc que le libéralisme?Lu système qui favorise les abus de la liberté, qui cherche à affranchir la liberté des règles de la morale, au lieu de la contenir dans les limites du bien.S'agil-H de cria en ce moment?S’agit-il d’entretenir des abus, des pratiques conlraires à la morale?Bien de malhonnête à louer ses énergies, avec les rapacités particulières nue peut donner ie métier, «à qui l'on veut et aux conditions que l’on veut: qu'on fasse le contrat par soi-même ou par l'intermédiaire d’une nssoci.i lion, on reste dans 1» ligne du droit naturel, qui en pareille matière consacre la liberté.La liberté économique est une chose, le libéralisme économique en est une autre.Le libéralisme, comme dit Mgr Elie Blanc, “tend à diminuer la liberté du bien; au lieu de chercher le concert des li-bertés, il opprime l’une par Tau-Ire”.Aclucllcmcnt.nous voyons des gens qui travaillent à opprimer liberté individuelle Is liberté individuelle du travail pas s'apprécier d'après ta regie cm par la liberté des syndicats.Si, par nombre, mais d’après le poids nié- hasard, le libéralisme économique -.- se trouvait de leur côté! Qu'on nous entende bien.Nous encourageons les catholiques à faire partie des syndicats catholiques.Bien organisés et bien dirigés, res syndicats feront beaucoup de bien.Mai* pour recruter des membres, qu’ils comptent sur leur bonne con HITLER PORTERA-T-IL UN JOUR LA COURONNE IMPERIALE?VIENNE, 15 (S.P.A.) — Ce matin, place des Héros, le Reichsführer Hitler a adressé une allocution aux Autrichiens.Allemands et Allemandes, a-t-il dit — «n substance, — ces jours derniers ont eu lieu des événements qu'on ne peut pas encore apprécier.La nation allemande s'est unifiée.Je sais que le nouvel élément du Reich accomplira son devoir comme l'autre.Je donne à soixante-huit millions d'Allemands l'auurance que ce pays est allemand.Votre devoir immédiat consiste à travailler ferme à la solution de problèmes économiques et à faire de ce pays un nouveau rempart de la nation allemande.Au cours des siècles, les tempêtes de l'est se sont heurtées contre la vieille Marche de l'est.Durant les siècles futurs, le bonheur et la paix de notre grand peuple aura une inébranlable garantie.Je ne peux pas donner le signal de la tâche sans louer les membres nazistes du gouvernement autrichien.Je remercie le "gouverneur" de l'Aitriche, M.Seyss-lnquart, et les nombreux idéo-listus qui ont travaillé avec lui.(Leur oeuvre) montre qui plus on fait obstacle aux Allemands plus les Allemands sont forts.Ces années de souffrance m'ont montré toute la valeur des Autrichiens.Maintenant je peux dire à la nation que j'ai accompli la plus grande oeuvre de ma vie.En qualité de chef et de chancelier de la grande nation allemande, j'annonce à l'histoire l'entrée de ma patrie dans le Reich allemand."GOUVERNEUR" Des observateurs notent que ie Reichsführer a qualifié M.Seyss-lnquart "gouverneur".Ils disent que cela indique bien que l'Autriche n'est plus qu'une division administrative du Reich.Ces observateurs considèrent l'évocation des luttes de la Marche de l'est comme un indice de la reprise de la politique vers l'est.LA COURONNE IMPERIALE C'est M.Seyss-lnquart qui a annoncé à la foule l'arrivée du Reichsführer.Des paroles qu'il a prononcées ont porté certains de ses auditeurs à penser qu'il se peut qu'un jour le Reichsführer porte la couronne impériale.Voici ces paroles.A une heure lourde de conséquences, le Führer-chancelier s'est rendu au palais de la vieille capitale impériale, gardienne de la Couronne.Ce soir, à Manchester, New-Hamp-sbirc, il y aura, sous les auspices nu Club franco-américain rie Saint-Augustin, ce que l’on appelle une classe de naturalisation.On imagine bien que l’objet de celte note n’est pas simplement de souligner ce fait d’ordre local.Ce qui nous parait particulièrement intéressant, c’est le sujet de la conférence que donnera à cette occasion notre confrère Josaphat Benoit, rédacteur en chef de l’Avenir national.M.Benoit traitera en effet de 1’ "apport des Français et des Canadiens français au progrès matériel et moral des Etats-Unis, depuis la découverte de l’Amérique à venir jusqu'à la deuxième Guerre de l'Indépendance en 1812’’.11 illustrera sa conférence à l'aide de cartes géographiques.Le sujet est passionnant; car Français et Canadiens français ont, avant 1812, parcouru la majeure partie de ce qui est aujourd’hui les Etats-Unis.Ils y ont fondé — sans parler même de la grande colonie de la Louisiane-des établissements qui subsistent encore.En rappelant aux Franco-Américains ce glorieux passé, on leur donnera le sentiment très net qu’ils sont ehez eux aux Etats-Unis.Ils sont, ils ont été pendant les trois derniers quarts de siècle les meilleurs ouvriers de la prospérité industrielle de la Nouvelle-Angleterre; mais leurs relations avec ic pays sont beaucoup plus anciennes.Mieux ils connaîtront l’histoire de leur race en Amérique, plus ils seront disposés à regarder avec un juste dédain ceux qui oseraient les traiter de Unrcigncrs, d’étrangers.Pour 1942 Tant qu’on ne se sera pas décidé à nous donner une réponse satisfaisante, nous poserons cette vieille et nécessaire question: (Juc se propose-l-on de faire pour commémorer, en 19A2, le troisième centenaire de la fondation de Montréal?11 ne reste plus, d’ici 1942.que trois ans neuf mois et demi.Il est plus que temps de songer à cet nommage.O.H.Le carnet du grincheux Nos sénateurs trouvent que les enveloppe* dont ils se servent, i Ottawa, manquent fort de gomme.Et cela, dans une grande fabrique de colles ! ?Le Star rappelle à Hitler,^ —— allez voir s'il lit le Star ! — que "quiconque se sert de l'épée périra par l’épée".Le Star se doute-t-il que cette parole évangélique s'applique i qui se sert de la force brutale et que le tour de Londres même, dans ce cas, pourrait venir ?Avec quoi donc s’est biti UMPAAARI f *44 “Napoléon aussi entra jadis à Vienne., .et ce Hitler d'evant-hî*r finit ses {ours sous la garde de soldats anglais, M.Bennett et la "Banque du Canada L'ancien premier ministre signale des erreurs que le gouvernement King et la Banque elle-même auraient commises, d'après lui — Suite du débat sur le Crédit social En dix ans, près de 900,000 immigrants sont entrés au Canada ivar Léooold BICUER) Oftawa, 15.— Si l’on avait besoin d’une autre preuve du peu d’importance que les députés, dans leur très grande majorité, attachent à ce qui se dit aux Communes, les deux séances d’hier l’ont fournie de décisive façon.Pendant que les cré-ditistes reprenaient le débat sur la motion de défiance — ou de censure — que leur chef, M.John Blnckmore.proposait la semaine dernière, les dépuiés élaient partout, excepté à leurs pupitres à la C.bambrc.Au début de l'après-midi, les ministres étaient au poste, attendant les interpellations habituelles.Dès que le débat a repris, les ministres ont quitté la place et, avec eux, la plupart des députes.M.Ernest Lapointe a résisté plus longtemps que les autres, la.ssant ensuite la Chambre à la garde de M.W.-D.Euler, ministre du Commerce et des jeunes ministres, MM.Norman Rogers, J.-L.Usley et lan Mackenzie.Au commencement de la séance, le député indépendant de t.omox-Alberni, M.Neil, a fait un bel ef-lort pour plaider la cause des députés, en marge de la résolution du premier ministre spécifiant que dorénavant les avis de motion et ,es ordres du gouvernement auraient priorité, le mercredi, sur toutes les autres affaires.M.Neil a demande que l’on permit aux députés, au nom des véritables principes démocratiques, de discuter les résolutions qu'ils avaient inscrites au à Sainte-Hélène’’ (le Sur d’hier soir).C'est rappeler, avec beaucoup de tact, un fort agréable souvenir aux amis français de l'Angleterre.?* Lorsqu'il s’agit de la radio, le metteur en scène s'appelle de plus en plus le metteur en ondes.Pourquoi ne pas dire: le metteur en l’air ?Ça ferait plus ima- ,,# * * * Le Cliveden Se», dont on parle tant ces jours-ci, et qui a précipité la démission de M.Eden, comprend les deux frères Astor, du Times et de I Observer, lady Astor, lord Lothian, lord Londonderry, sir Neville Henderson, ambassadeur à Berlin, lord Halifax, plusieurs rédacteurs du Time», etc.On taxe de germanophilie le Cliveden Se».Ce qui es» certain, c’est qu’il a si bien manoeuvré que Hitler a pu conquérir l’Autriche sans verser une goutte de sang.Hell Cliveden Se» t * * ?Comme les armées anglaises, la diplomatie anglaise se fourre parfois dans de singuliers pétrins, — e» y conduit sussi le reste du monde.Le Crinehenx feuilleton.Le premier ministre lui h répondu que le gouvernement ne faisait que suivre les traditions parlementaires.De sorte que demain sera la dernière journée réservée aux résolutions des députés.Ceux-ci n’auront maintenant qu’une heure le mardi soir et qu’une heure le vendredi soir pour présenter leurs bills et leurs projets.L’immigration Au début de la séance, également, le gouvernement a répondu à un certain nombre de questions.M.Azellus Denis, libéral de Saint-Denis, Montréal, avdil posé la question suivante: “Que/ est le nombre des immigrants entrés nu Canada, par année, depuis 1926 jusqu’à maintenant?” M.T.-A.Crerar, ministre des Ressources, lui a répondu que de 1920 à 1937 inclusivement.844,450 immigrants sont entrés au pays; 1920, 135,982; 1927, 158,880; 1928.106,783; 1929, 104,993; 1930.104,800; 1031, 27,- 530; 1932, 20.591; 1933, 14,382; 1934, 12,470: 1935, 11,277; 1936, 11.043; 1937, 15,101.Pendant les douze années de 1926 à 1937, il est donc entré au pays 844,450 immigrants, dont le plus grand nombre, soit exactement 731,450, pendant les dernières années du régime libéral, de 1926 à 1930 inclusivement.Sous le régime conservateur, grâce à des mesures de plu* en plus restrictives, l’immigration a tombé de 27,530 en 1931, à 11,277 en 1935.Voici que l’immigration a de nouveau une tendance à la reprise.En 1937, il nous est arrivé 15,101 immigrants comparativement à 11,643 en 1936.L’augmentation n’est pas considéra-lile en soi, mais par comparaison avec le chiffre de l’année précédente, elle est tout de même de près de SOTfe.11 est au moins une chose dont les libéraux ne pourront pas accuser les conservateurs, c’est d’avoir inondé le pays d’immigrants.Les libéraux doivent assumer la pleine responsabilité de cette politique nui nous coûte, en assistance de chômage et en pension de vieillesse, des millions et des millions de dollars.Vu Texpi ricnce du passé, n’allons pas main tenant permettre la reprise d’nne immigration massive.Et surtout, de telle immigration de gens refoulés do certains pays d’Europe.MM.Howe et Gardiner «n avion A la fin des préliminaires, M.R.-B.Bennett a fait de l’humour sur le compte de deux ministres avec lesquels 11 ne s’entend pas toujours d’une façon très amicale: MM.C.-D.Howe et J.-G.Gardiner.On sait que c’est avec ce dernier que M.Bennett a les discussions les plus vives et les plus acerbes.I.es deux ministres ont quitté la capitale ces jours derniers en aéroplane, le premier pour faire l’inspection des li1 gnes aériennes transcanadiennes, le second pour visiter les régions qui, l’an dernier, étaient affectées par la sécheresse.On rapportait hier que les deux ministres avaient fait un atterrissage forcé non loin de Winnipeg.M.Bennett a fait mine rie s’inquiéter d’eux, ce qui amuse Ja Chambre.M.King a répondu en souriant que ses deux collègues étaient sains et saufs.M.Bennett a paru rassuré*, La motion Blackmore Les députés, après avoir ri un peu, se sont mis à écouler des discours sur la motion de défiance de M.Blackmore, à savoir que le gouvernement n’avait pas encore pris les bons moyens d'utiliser les ressources du Canada en vue de faire disparaître la pauvreté.Le premier orateur de l'après-midi a été M.W.-A.Tucker, libéral de Rosthern.Tout en affirmant qu’il ne voterait pas en faveur de la motion de censure, parce que d'après lui le gouvernement libéral a fait quelque chose pour hâter le retour à la prospérité, M.Tucker a dit qu’il n'avait aucune excuse à faire parce qu’il avait un jour demandé au gouvernement d’émettre pour $718,000,000 de papier-monnaie.La semaine dernière le ministre des Finances, M.Charles Dunning, avait consacré une partie de son discours à réfuter les idées du député de Rosthern.M.Tucker lui a rendu le compliment, en réfutant la plupart des avancés de M.Dunning.Tout en admettant que le gouvernement avait adopté une politique de crédit plus facile, M.Tucker a été d’avis que Ton devait faire davantage.Il a répété sa thèse de l’autre jour en faveur d’une inflation sévèrement contrôlée.Comme d’habitude, M.Tucker a su intéresser la Chambre si, en revanche, quelques-unes de ses idées, ne sauraient être acceptées qu’avec une bonne mesure de prudence.M.Coldwell Le second orateur a été M.M.-J.Coldwell, député C.C.F.de Rose-town-Biggar.M.Coldwell, tout comme M.Tucker, est un orateur prisé, aux idées claires, à la phrase incisive.11 a annoncé son intention de voter en faveur de la motion Blackmore, parce qu’elle renfermait une vérité.En effet, le gouvernement fédéral a négligé d’utiliser les ressources du pays aux fins de satisfaire les besoins de la population.M.Coldwell a tout au plus reproché aux créditistcs d’avoir trop insisté sur le seul aspect monétaire de la réforme à accomplir.La réforme de la monnaie et du crédit s'impose, mais il faut y joindre la nationalisation des mines, de la forêt, des pouvoirs d’eau et des grandes industries.Des de- (Suite à la page 3) En page 2: La thèse de M.Oscar Boulanger contredit l'histoire de la Confédératioii, par Alexis Gagnon* i VOLUME XXIX — No 61 La thèse de M.Oscar Boulanger contredit l’histoire de la Confédération 'Tomprowif, traité, contrat, arrangement", disent les Pères de la Confédération, de Macdonald à Brown et o Cartier Dire que TActe de l'Amérique Britannique du Nord fut simplement une loi, c'est ne pas dire toute la vérité Québec, 15 — Nous avons vu hier comment sir John Macdonald, après avoir déclaré que, pour lui-mème, il préférait l’union legislative, mais que la présence des deux races l’obligeait à conclure en faveur de l’union fédérale, preuve oue la Confédération fut donc un compromis entre ces deux races.Cm que d»ait M.George Brown Voici ce que disait M.George Brown, président du conseil executif- “Voici un peuple compose de deux races distinctes, pariant des langues différentes, dont les institutions religieuses, sociales, «nunicipales et éducationnelles sont totalement différentes; dont les animosités de section à section étaient telles qu’elles ont rendu tout gou-?ernement presque impossible pen-dant plusieurs années; dont la constitution est si injuste au point de vue d’une section qu’elle justifie le recours à toute espèce de moyens pour y remédier.Et cependant nous sommes ici siégeant, discutant patiemment et avec calme, atin de trouver un moyen de faire disparaître pour toujours ces griefs et ces animosités.Nous cherchons à faire paisiblement et d’une manière satisfaisante ce que la Hollande tt la Belgique, après des années de luttes, n’ont pu accomplir.Nous «herchons par une calme discus-*ion à régler des questions que rAutriche et la Hongrie, que le Danemark et l’Allemagne, que la Rus-lie et la Pologne n’ont pu accorn- Elir.“Je ne rappelle ces anciens ¦mps que pour faire remarquer yue les descendants des vainqueurs et des vaincus de la bataille de 1759 siègent ici aujourd’hui avec toutes les différences de langage, de religion, de lois civiles et d’habitudes sociales presque aussi distinctement marquées qu’elles l’étaient il y a cent ans.Nous siégeons aujourd’hui et cherchons à l’amiable à trouver un remède à des maux constitutionnels dont se plaignent, — les vaincus?Non, mais dont se plaignent les conquérants.Ici siègent les représentants de la population anglaise qui réclame justice — justice seulement; et ici siègent les représentants de la population française qui délibèrent dans la langue française sur la question de savoir si nous l’obtien-Irons.” .“Que nous demandions une réforme parlementaire pour le Ca- nada seul ou une union avec les provinces maritimes, il faut con-Ecoutez, écoutez! Là est toute la aussi bien que les nôtres.Ce projet peut être adopté, mais nul autre qui n’aurait pas l’assentiment îles deux sections ne pourrait pas l’être.“Procureur général Cartier — Ecoutez-Ecoutez! Là est toute la question! “Hon.M.Brown — Oui, c est la toute la question.C’est >ine oeuvre pour laquelle chacun a fait sa part de concessions; il n’est pas un des trente-trois auteurs qui n’ait eu.sur quelque point, à mettre de côté ses opinions.’’ Plus loin, George Brown déclare: “Nos amis du Bas-Canada ne nous ont concédé la représentation d’après la population qu’à la condition expresse qu’ils auraient l’égalité dans le conseil législatif.Ce sont là les seuls termes possibles d’arrangement et, pour ma part, je les ai acceptes de bonne volonté”.Plus loin, George Brown admet qu’il est opposé aux écoles séparées.“J’admets, dit-il, qu’à mon avis cela fait tache au projet dont la chambre est saisie; mais c’est une des concessions que nous avons dû faire pour assurer l’adoption de cette grande mesure de réforme.” George Brown était le fondateur et le directeur du Globe, de Toronto.D'Arcy McGee M.D’Arcy McGee, ministre de l’agriculture, dit, à la séance du 9 février, ce qui suit: “Eh bien, messieurs d’origine française, nous proposons de re-meitre sous votre protection ccs compatriotes depuis si longtemps perdus (allusion aux Acadiens); car dans l’union fédérale nous recon-naitrons l’égalité des deux langues, et ils se rallieront naturellement à vous; leurs requêtes vous seront adressées, et leurs représentants s’allieront naturellement à vous.” Une autre preuve que ce fut bien un compromis entre les deux races, ce sont les déclarations maintes fois répétées, sur la protection de la minorité anglaise du Ras-Canada.à tel point que l’article de la Confédération qui garantit les té et que si nous les votons nous de- vons les voter toutes afin de n’en pas changer le caractère.” Le même jour, à l'Assemblée législative, M.Thomas D’Arcy McGee, ministre de l’Agriculture, après avoir raconté comment, au mois d’août 1864, eut lieu dans les Provinces maritimes une gwinde visite officielle comprenant qqarante députés fie la province dit Canada, et vingt-cinq conseillers législatifs, des journaliste, etc.Le mois^ suivant, eut lieu la conférence de Charjotte-town, où les Provinces Maritimes, qui avaient décidé de se former en union, abandonnèrent leur projet pour celui de la confédération canadienne.Au mois d’octobre eut lieu la grande conférence de Québec.Et M.McGee ajoute: “Ce fut donc à la suite de cette combinaison d’esprits distingués et de cette coalition de chefs sans cesse opposés jusqu’à ce jour, — à la suite de cette suspension d’armes entre les partis de chaque province, après tous ces travaux et tous ces sacrifices et après que tous les obstacles antérieurs eurent été tous vaincus,— que le traité fut conclu et signé par nous tous." “Ce trotté'' Plus loin, M.McGee déclare: “Nous l’avons adopté comme principe de notre futur gouvernement (régime confédératif), il ne reste qu’a régler certains détails; ces détails vous seront soumis et il n’est pas au pouvoir du gouvernement d’v rien changer, même si c’était le désir de la Chambre.La Chambre peut rejeter ce traité, mais nous ne le pouvons pas (le changer) et les autres provinces qui ont pris part aux négociations sont dans la même impossibilité; nous ne pouvons consentir à changer le moindre détail.Voici en deux mots notre position: nous sommes engagés sur l honneur et la bonne foi vis-à-vis de quatre de nos soeurs colonies à executer< le projet adopté ici dans la dernière semaine d’octobre.Nous sommes engagés, d’après la première résolution de l’adresse, a soumettre ce projet à Sa Majesté afin qu’il lui plaise ordonner qu’une loi soit passée à cet effet.” A la séance du 10 février, au Conseil législatif, M.Aikins, de l’opposition, se plaint amèrement quon ne puisse modifier les résolutions.Les ministres, dit-il, s’opposent à toute expression d’opinion a l’égard de ces resolutions autres que celles que peuvent renfermer les discours des honorables députés, c’est-à-dire qu’elles ne peuvent être changées, modifiées ou amendées sous aucun rapport.“.Il nous est permis de les discuter, mais non d’aller plus loin.” A la même séance, un autre oppo-sitionniste, M.Reesor, exprime les mêmes plaintes et dit: “Mais le gouvernement veut tout ou rien.Puisque, comme l’a dit le gouvernement, il va falloir ou les adopter ou les rejeter en entier.” M.Campbell—C’est cela meme.’ Votes pris par provinces Au cours de la même séance, M.Walter McCrea, conseiller pour Western, explique la nature du trai A "'is de décès MAUCOTEL — A Outremont, le 14 mars 1938, est décédé à 79 ans Jules-Aimé Mancotel.époux de Mar- ?uerite Renaud.Funérailles le jeudi 7 courant.Le convoi funèbre partira du No 824, rue Champagneur.à 8 hres 15 du matin, pour se rendre à l’église Ste-Madeleinc d’Outre-mont, où un premier service sera télébré à 8 hres 3û et de là à l’Oratoire St-Joseph, où un second service sera chanté à 10 heures.L’inhumation à Longueuil.Parents el amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Le défunt elait membre du Tiers-ordre, de l’Adoration nocturne, de la Société de Tempérance St-Pierre et de la Congrégation des hommes des P.du Très-Sl-Sacrement.droits des minorités dans le do- té ou compromis intervenu entre les — -’ ' “ —- provinces: “Dans la conférence (de Québec), les votes ont été pris par provinces et non pas par délégués, en sorte qu’il était impossible qu’une province quelconque fût noyée par les autres au moyen d’un plus grand nombre de représentants.” “Si les délégués de l’une ou l’autre des provinces avaient pense qu’ils ne pourraient pas s’entendre entre eux sur quelqu'une des propositions qui leur étaient soumises, ils n’avaient qu’à le dire, et le projet de confédération, au moins en ce qui les regardait, aurait été abandonné.11 ne pouvait réellement y avoir aucun danger à cause de l’inégalité du nombre mainc éducationnel, fut rédigé sur tout à la demande des anglo-protestants.Un passage du discours de M.D’Arcy McGee, ministre de l’Agri-culture, le fait bien voir: (Séance du 9 février): “Je ne suis aucunement effrayé de la perspective d'une majorité française dans la législature locale; car si elle est injuste ce ne pourra être qii'accidenlellement, et qu’on sache bien que si je parle ainsi ce n’est pas parce que je partage ta même crovance religieuse, car la langue et le sang son! des barrières oue la religion elle-même est Impuissante à faire disparaître.Je ne crois pas non plus que mes com- patriotes protestants doivent avoir j des représentants, puisque chaque aucune crainte que ce soit, parce! province avait le pouvoir de se que les Canadiens français n’ont protéger contre toute injustice que jamais été intolérants; leur carac les autres auraient pu tenter de tere ne s’v prête pas.à moins tou- commettre à son égard.” tefois d’être persécutés, mais alors! A la séance du 15 février au il n'arrive que ce qui a lieu pour Conseil législatif, le conseiller Tho-toutes les autres races de toutes les, mas Bennett, représentant d East-croyances.” ern déclarait ce qui suit: \r îva-,.,.\i„f i l -, “Puisque le chef du gouverne- M.D Arcs McGee declare ensuite | ment ^ l’antre Chambre a dé- NECROLOGIE BKLIVEAU — A Montréal, le 13.William Béliveau, époux de Marle-Poulae Boucher.GABON — A Montréal, le 12.à 77 ans.Mlle Clara Caron.CHARRON — A Richelieu, le 13.Mme Henri Charron, née Aiphonstne Farand.CLERMONT — A Montréal, le 13.à 72 ans, Edmond Clermont, époux de Louise Coupai.DOPRK — A Montréal, le 13.fr 93 ans Féllcla Boutolle, veuve de Françols-X Dupré.FAFARD — A Montréal, le H, à 33 ans, Edouard Fafard.OADOURY — A Montréal, le 13.a 75 ans.Mme E.Oadoury, née Joséphine Labbé.GOSSELIN-LAFONTAINE — A Montréal.le 13.é 79 ans.Mme Hélène Qoese-Un-LaFontalne, veuve du Juge ülrlc Lafontaine.GRAVEL — A 8t-Timothé«, Zéphlrtn Gravel, époux d'Alma Comeau.GUERIN — A Montréal, le 13.à 53 ans Mme Suzanne Beauchamp, épouse en 1res noce» de feu Alfred Husereau; en 2es.de Louis Guérin.HAMELIN — A Montréal, le 13.K an».Mme Frédéric Hamelln.née Emm Léger.JULIEN — A St-LouU de Gonzague, le 12.k 83 an*.Nap.Julien, époux de feu Olympe Paquette.JODOIN — A Longueuil.le 13.k 8 ans.Jean-Réal, fils de Paul-Emile Jodoln et de Laure-Annette Robert.LAPOINTE — A Montréal.le 13.k 56 ans, Alma Marin, épouse d'Emile Lapointe.LBCAVALIER — A Ville 8t-Laurent, le 13.Matbildée Dagenals, épouse de Romuald Lecavaller.MARCHAND — A Montréal, le 12.k 55 Vns, Donalda-Marguerite Dubreull, épous-le feu Ludger Marchand.OLIVIER — A Montréal, le 13.k 80 ans Mme veuve Arthur Olivier, née Comélln Belle-Isle.PELLETIER — A l'Assomption, le 12, a B5 ans, Mlle Thiana Pelletier.PEPIN — A Arthabaska.le 12.k 89 ans Mme veuve L.-Ovlde Pépin, née Loulse-A McArthur.PROVOST — A Ste-Julle de Verchéres.le 13.k 72 ans.Rose de Lima Provost, veuve de Bruno Provost.RIXNDEAU-MALCHELOSSF.— A Mon’-réal.le 12, k 37 ans, Mme Gérard Malche-loaee.née Anna Rlendeau.ROBILLARD — A Montréal, le 13, Dr Paul Robtllard.époux d’Isabelle Valois.TOURANGEAU - A Montréal, le 14.k 88 ans, Rachel Tremblay, veuve de Rodolphe Tourangeau.__ , .pas prêt à prendre la responsabi- autant pour les catholiques du jjg VO(Cr pour Un amendement Haut-Canada, (ce qui fut fait d ail- qui aiira ce résultat.” leurs).; .“Nous voulions nous entendre" Autres preuves Lors de la séance du 21 février, sir Hector-I.ouis Langevin, solliciteur général de l’Est, disait: “Nous n'allions pas à cette conférence pour discuter de simples questions de forme, nous n’y allions pas pour imposer de vive Voici d’autres citations prouvant oue la Confédération fut bien un pacte à base de compromis et un véritable trailé.Lors de_ la séance du 8 février, 1865.M.Georse Brown dit ce qui suit: "Qu’il n’v ait donc aucun mal-J force nos opinions aux autres; entendu sur la manière en laquelle nous voulions nous entendre avec le gouvernement présente cette me- les provinces d’en bas.11 ne s’a-sure à la C.hambre.N'qus ne la pré- gissait pas de former une consti-sentons pas comme parfaite, mais tution faible et injuste et qui par bien comme une mesure si avanta- là même se serait écroulée le len-«eusc au peuple du Canada que demain.Nous n'avons donc pas tout ce qu’on lui impute de mal, à ! dû ni voulu profiter de notre po-I tort ou à raison, disparaît devant sition, mais nous avons traité les •sjses mérites.Nous la présentons ! autres provinces sur un pied d’é-non pas exactement dans la forme i «alité, n’ayant pas en vue de leur que nous Canadiens aurions aimé ! imposer notre loi, mais voulant à lui donner, mais dans la meilleu- pou?entendre avec elies e» rendre rc forme oui pouvait être acceptée justice à toutes”.par les cinq colonies qui doivent1 ^'c débat se continuait et, le 6 former l’iinion, — nous la préson-1 mars 186.), sir John Alexander te ns dans la forme adoptée par les ! ^rdonald.procureur général de cinq gouvernements et par le gou-11 ()u A,hcrton, avec M.rulur ,!‘a,rance' a^esseur général; K£erJ‘2l,,urIe'.PeovUeur pour Qué-htc.et Henri-J.Pilon, secrétaire.I.n personnalité de Christian Rn-kovski est trop connue en France pour qu’il soit nécessaire d’insister sur elle.Ancien ambassadeur de i l’U.R.S.S.à Paris, il élait très re-1 pondu dans tous les milieux français.M.Anatole de Monzie lui a consacré des pages fort intéressantes dans son H re Destins hors série.Rakovski, qui avait fait ses etudes de médecine à l’Université de Montpellier, pensa sérieusement un moment à demander la nationalité française pour se présenter comme candidat socialiste aux élections legislatives.Repr''seniant de 1 U.R.S.S.à I.ondres puis à Paris, il dut quitter Paris apri's un esclandre qu on n’a pas oublié et, rentré à Moscou, fut exclu du parti comme trotskiste, puis exilé à Barnooul, en Sibérie.Il vlnl à résipiscence en février 1934 et envoya un télégramme de soumission au comité central.Autorisé à rentrer à Mogcou, » oc- I cupn les fonctions de commissaire adjoint à la santé publique.Mais au procès de janvier 1937, Drobnis affirme que Rakovski connaissait l’existence du centre terroriste trotskiste et les instructions de Trotski, relatives au sabotage et au terrorisme.Krestinski (condamné à mort) Nicolas Krestinski, né en 1883, fils d’un professeur de lycée, a fait des études de droit.Membre du parti depuis 1903, il fut député bol-cheviste à ia Douma.Prédécesseur de Staline comme secrétaire général du parti, il fut ensuite, pendant neuf ans, de 1921 à 1930, ambassadeur de l’U.R.S .S.à Berlin, puis commissaire adjoint aux affaires étrangères.Son dernier poste avant son arrestation, a été celui de coni-misaire adjoint à la justice.Il avait fait partie un moment de l’opposition trotskiste.Malgré ses efforts, il n’arrivait pas à cacher ses sympathies pour l’Allemagne et le rapprochement franco-soviétique n5a jamais eu en 1 I un très chaud partisan.Son remplacement par M.Via.dimir Potemkine, en avril 1937, fut à cet égard symbolique.Rozenholz (condamné à mort) A.-P.Rozenholz était membre du parti depuis 1905.De 1925 à 1927, il fut chargé d’affaires, puis conseiller à l’ambassade de PU.^1.S.S.à Londres.Commissaire du peuple au commerce extérieur, il mena les négociations avec M.Paul Marchan-deau, alors ministre du commerce, lors de la visite de ce dernier à Moscou en décembre 1935.Pletniov (25 ans d'emprisonnement) Le professeur D.-D, Pletniov, fort connu dans la société moscovite où il était spécialiste des maladies du coeur et même répandu dans le corps diplomatique, avait fait l’objet d’une violente attaque de la Pravda en juin 1937.Après avoir attiré chez lui une de ses clientes, il avait abusé d’elle et l’avait sauvagement mordue.Craignant un scandale, il essaya d’acheter son silence, puis tâcha de la faire enfermer dans un asile d’aliénés.Il alla même jusqu’à ’ui conseiller de se suicider.Il se croyait au-dessus des lois en raison de sa haute situation dans le monde médical.Il fut condamné à deux ans de prison avec sursis._______ Pour la loi du cadenas.Quebec, 15 — L’Union nationale de Limoilou nous transmet pour publication la résolution suivante adoptée le 12 mars en faveur de la loi du cadenas: Attendu que l’article 98 du Code criminel a été aboli il y a deux ans par le Gouvernement fédéral, et que l’erreur qui a été ainsi commise se prouve de jour en jour par l’accroissement des activités communistes dans ce pays; Attendu que les idées communistes sont contraires au bon ordre, à la paix et à nos principes catholiques; Attendu que pour le bien de notre religion et le bon renom de notre race c’est un devoir pour nos représentants à Ottawa de coopérer avec le Gouvernement provincial de Québec dans la lutte que celui-ci a entreprise contre le communisme; Attendu que pour combattre le développement du communisme dans cette province le Gouvernement Duplessis a adopté l’énergique Loi du Cadenajs; Il est résolu à l'unanimité: Que l’Unité Nationale de Limoilou donne toute cette approbation à cette loi et en félicite l’auteur; Et de plus qu’il soit demandé à M.Ernest Lapointe, Ministre de la Justice et député fédéral de Québec-Est.de ne pas se plier aux exigences de ceux qui lui demandent le désaveu de cette loi.mais au contraire de se faire un devoir d’en faciliter l’application.Que copie de cette résolution soit transmise à MM.Mackenzie King, premier ministre du Canada; Ernest Lapointe, Ministre de ia Justice; R.B.Bennett, chef de l’opposition à Ottawa, et Duplessis, premier ministre de la Province de Québec, ainsi qu’aux journaux de Québec et de Montréal pour publication.________ _ "Ls communisme, dilemme des chrétiens" par DANIEL-ROPS "Tout en observant, à l’égard des dissidents les réserves nécessaires, il faut que nous soyons aux écoutes de leurs âmes, sans cesse préoccupés de les comprendre toujours mieux: que nous les approchions avec des dispositions de respect et d’amitié; que nous évitions de les qualifier trop précipitamment de perverses, et sans être des dupes, que nous les traitions avec la condescendance ’bue le Christ montra toujours aux brebis égarées qu’l] rencontrait sur sa route.” “Vous convertirez ceux qui sont séduits par les doctrines communistes dans la mesure où vous leur montrerez que la foi au Christ et l’amour du Christ sont inspirateurs de dévouement et de bienfaisance.dans la mesure où vous leur montrerez que nulle part ailleurs on ne trouvera pareille source de charité." (Pie XI.discours de Noël, aux évêques de France).Tel est le sens de la critique pertinente de Daniel-Hops.Critique 3ui se veut impartiale, sans laisser 'être implacable.Car un grand souffle de charité anime ces pages, et "la charité c’cst le grand besoin de l’heure présente”.Brochure de 32 pages au prix de cinq sous l’exemplaire: Service de Librairie du Devoir.Feu M.Colixte Péloquin ê.//wwDRY GIN oieniLê rr kmwwtmli.^ au camaoa 25 »K.*1.60 - 48 et.«2.70 St-Hyacinthe, 14 (D.N.C.) — Un des citoyens les mieux connus de Sorel, M.Calixte Péloquin, ancien employé du gouvernement fédéral, est décédé samedi à l’hôpital Saint-Charles de Saint-Hyacinthe, d’une embolie qui suivit une intervention chirurgicale.11 était âgé de 69 ans.Le défunt était le père de M.l’abbé Raoul Péloquin, vicaire à Be-leoil.Il avait épousé en premières noces Mlle Alexina Paul, et en secondes Mlle Marie-Rose Duperré, qui lui survit.Lui survivent aussi trois autres fils, Charles et Maurice, de Sorel; Gaston, Scotstown; deux filles, Mmes E.Duchesneau, (Alexina), et Joseph Proulx (Juliette), de Springfield, Mass; trois frères, MM.Pierre et Joseph Péloquin, Sorel; David, Northbridge, Mass.Les funérailles auront lieu mardi à Sorel, en la paroisse de Notre-Dame, à 10 heures, après l’arrivée du train de Montrai.à Vancouver M.S.J.Hungerford, président e( directeur du Réseau national, annonce que l’hôtel construit par la Canadien National à Vancouver sera ouvert au printemps ou au commencement de l’été 1939; L’hôtel de Vancouver du Canadien Pacifique sera fermé et le nouvel hôtel sera exploité en commun par les deux grands réseaux canadiens.LA BEAUTÉ HE VA PAS SANS SANTÉ.JE j LE CONSTATE A MON TEINT 1 DEPUIS QUEJEPRéNDSDU SEL ABBEY’S CHAQUE JOUR.ABBEYS ¦a m.Eiiff.èiJM’fl Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ARPENTEURS & INGENIEURS M.LABBtCOUIL-M CAl LLOUX-.fl 0 PAPlMtAU .1.c.Ae'ftMÎuia-OiOMfcTU.’ iMGÉttiEU!^ COM/til/ LL/ InocMieiR/ a/akÜs , &UL -'T-JACOUt/'-MOflîl PLÀ7XAU 3451-3452 t- t-OIflCg.THILm 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dans les iries de fin de saison.La troisième partie à l’affiche ce bir mettra aux prises les Maroons 1 les Bruins alors que ces deux Pubs se feront la lutte à Boston.Cliff Oison prend deux chutes sur Powell La séance de lutte du promoteur Ganson, au Forum, hier soir, a été de courte durée et à 10 heures et 35 les onze ou douze cents spectateurs quittaient le vaste em-phithéâtre de la rue Ste-Catherine ouest pour réintégrer leurs foyers après avoir été témoins d’une séance médiocre.Le combat principal fut très court car c’est en moins de trente minutes que Cliff Oison triompha par deux chutes consécutives sur son rival Dick Powell, qui pesait 16 livres de plus que son adversaire.La finale fut une piètre exhibition de lutte car les deux rivaux se sont surtout appliqués à porter toutes sortes de coups défendus et avoir recours à des tactiques brutales.Oison s’est révélé supérieur à son rival et après 17 minutes et 38 secondes d’un free-for-all le Suédois a forcé son rival à lui concéder la première chute par une prise d’or-teils et dans le second engagement l'arbitre déclara Oison vainqueur au bout de 6 minutes et 42 secondes alors que Cliff s’était assuré la même prise.Everett Marshall n’a eu aucune difficulté à vannere Freddie Myers et d’ailleurs les spectateurs s’attendaient à voir le gars de l’ouest l’emporter facilement sur son rival.chute fut accordée par l’arbitre Murray après 14 minutes et 47 secondes.Dans les autres combats à l’affiche Lou Plummer triompha de Marvin Westenberg pendant que Bill Sledge avait raison de Tony Parkin.Sommaire: Cliff Oison, 215, Beaudette, bat Dick Powell, 230, Blueville, deux chutes consécutives, 17.38 et 6.42.Everett Marshall, 217, La Junta, bat le Dr Frederik Myers, 211, New-York, une chute, 15.47 minutes.Lou Plummer, 235, New-York, bat Marvin Westenberg, 233, Tacoma, une chute, 17 minutes.Lieutenant Bill Sledge, 219, bat Antoine Parkin, 209, Montréal, une chute, 13.11 minutes.Charlemagne gagne la deuxième Une deuxième .victoire pour les Québécois .es champions de la Métropole C’est ce soir que s’ouvre le lour-h de boxe amateur pour le cham-lônnat «le Montréal et comme les jmeurrents sont fort nombreux le fogramme comportera plusieurs jim bai s et les amateurs en auront Mir leur argent.Ce tournoi se Isputera au gymnase du Y.M.H.A., Tenue Mont-Royal Ouest, se conti-liera demain soir au même en-toit.[Le Jverly Connu unity Center a Importé l’honneur d’avoir inscrit plus grand nombre de concur-|nts dans ce tournoi avec dix-huit, passant de beaucoup les autres sociations, le University Sctlle-nt venant en deuxième place |ec 10.(Les clubs canadiens-français se-|nt bien représentés, bien que foules inscriptions n'aient pas en-|re été reçues.De fait seules cette club Champêtre sont entre les lins des organisateurs, mais les recteurs des clubs Montcalm et pntenac les ont avisés «juc la liste leurs concurrents avait été |icée à la poste hier et serait re-: aujourd’hui.otrs DeZwirek et Irving Phil-|s qui sonl en charge de ce tour-ont actuellement en mains une le de 50 représentants de diffères organisations, et le chiffre a de beaucoup dépassé lorsque inscriptions finales auront été lues.-a pesée des boxeurs se fera au-Jrd’hui de deux heures à sept 1res au Y.M.H.A., et les juges «le ¦pesée sont Sylvio Mireault et |k Ross.Tous les concurrents h requis de se présenter pour |éc et examen et devront appor-en même temps leur carie d’a-Iteur.ve Castilloux gagne à Toronto Toronto, 15 —- Johnny Gaudes de kinipcg a remporté la victoire is la rencontre principale de la pce «le boxe disputée ici hier alors qu'il a remporte la dé-|on sur Mog Mason dans un com-de 10 rondes, disputé devant 10 personnes.la sensatlèn de la soirée a ce-[dant été Dave Castilloux de Itrénl, qui a infligé une magis-le raclée à Mel Glionna, qu’il contrait pour la deuxième fois Is la semi-finale.Castilloux n Iporté une victoire «les plus faci-I alors «pi’il a cogné ferme pen-|t 8 rondes, infligeant une pro-ile entaille au côté «le la tête de >nna pondant qu’il lui fermait [1 complètement, hatilloux est parti hier soir pour lerville, Maine, où il doit rentrer vendredi soir Honey MHo-I champion poids-plume de la [velle-Angleterre dans un combat ix rondes.Il reviendra ensuite mtréal où il se remettra b reniement en vue de son combat [re Ginger Foraa, à Toronto, le La série de détail pour le championnat de la Ligue de l’Est s’est continuée hier soir à l’Arena de l’Académie Roussin alors que les clubs Chevaliers de Colomb et Charlemagne étaient aux prises.Dans la première joule disputée la semaine dernière les Chevaliers de C.avaient obtenu la victoire sur leurs rivaux mais hier soir les rôles changèrent et c’était au tour du Charlemagne d’avoir raison de son rival et c’est par un résultat de 5 à 3 que la victoire fut enregistrée.Le Charlemagne prit l’avantage à la première période, mais avant que la période prenne fin les Chevaliers avaienl pris l’avance quand Bouchard et David comptèrent tour à lour.Toutefois, le Charlemagne égalisa le score à le deuxième période pour s'éviter l’élimination et conserver des chances «te remporter le championnat de la ligue.Bessette, avec deux buts, dont celui qui décida de l’issue de la joute, et un assist, ainsi que les frères Albert et Ernest Laforce et Beau-ciianip furent les étoiles des vain-«lueurs, tandis que Price, dans les huts des Chevaliers de Colomb, et St-Arnaud et Bouchard se mirent en évidence pour les vaincus.Cliff Goupille, joueur de défense du Canadien, accompagné «le Bill Brosscau, annonceur sportif de la radio, mit la rondelle au jeu devant la plus grosse assistance de la saison, soit environ 1,500 personnes.Les deux clubs en viendront de nouveau aux prises lumli soir pro-Roussin h-al hpu chain à l’Arena de l’Académie Houssin dans la joute décisive de la série «le deux dans trois.Première période 1.Charlemagne: A.Laforce .4.02 2.C.de C.: Bouchard.7.03 3.C.de C.: David .10.23 Pun: Shields, BouchanJ, Bernard (mauv.cond.), Bessette (mau-cond.).Deuxième période 4.Charlemagne: Beauchapm.4.51 Ln: Aucune.Troisième période 5.Charlemagne: Bessette .8.45 6.C.de C.: Sl-Arnaud .9.16 7.Charlemagne: Bessette .11.30 8.Charlemagne: E.Laforce.17.19 Pun : Shields, Ouimet, E.Laforce.Arbitres: Tahamount et Barrette.Québec^ 15.— Les As de Québec semblent être sur la voie d’un autre championnat chez les seniors de la Q.A.H.A.car après avoir gagné lu première joute de la série finale de la ligue Senior de Québec, dimanche dernier, au Forum de Montréal, les Québécois ont enregistré une autre victoire hier soir contre les Leafs de Verdun par un résultat «le 2 à 0 et il ne faut plus qu’une vie toire aux gars de la Vieille Capi taie pour se qualifier pour les séries de la coupe Allan.Le troisième match de la série sera disputé mercredi soir à Montréal.Frank Stangle a compté le premier point de la joute à la premiè re période et il a aidé Emile Fortin à compter le second six minutes avant la fin du match.Le Jeu a été rapide du comme» cernent à la fin du match chaule ment contesté et l’allure a été vertigineuse pendant les quelques dernières minutes, alors que les Leafs ont lancé cinq avants à l’attaque, bombardant sans arrêt les buts d’Alex Bolduc, qui a dû se surpasser pour s’assurer son blanchissage.Québec a eu l’avantage cependant pendant le match, mais Claude Burke a été pratiquement invincible dans les buts de Verdun, volant une demi-douzaine de points apparem ment assurés à Ray MaJenfant, Albert Perreault et Lloyd McIntyre, à la 2e période.La chance a souri à Burke une fois cependant, car un lancer de Malenfant a frappé un poteau du filet après que Burke eut tenté en vain de le bloquer.Les Leafs se sont servis à bon escient de Ledoux, Dupont et Jerry Walker, trois membres du Verdun junior, tous rapides; les trois juniors ont repoussé habilement nombre d’assauts des As et ils ont été presque aussi dangereux à l’offensive que les gros canons des Leafs: Bill Summerhill, les frères Bour-cier, Meronek et Med Martel.Un arrêt sensationnel a empêché Verdun de compter un point qui aurait probablement donné la victoire aux Leafs, vers le milieu de la 1ère période lorsque Smiley Meronek a décoché de 10 pieds des buts un terrible lancer.Bolduc a réussi à toucher la rondelle avec le bout de son patin et le caoutchouc a roulé à côté du filet, et Pete Martin s’est échappé un instant plus tard pour arriver sans obstructions devant Burke, qui a bloqué son lancer au moyen d’un plongeon sensationnel.Stangle a compte son but sur une passe de Fortin après 17.04 minutes de jeu.Burke a bloqué son lancer de la ligne bleue, mai * la rondelle est retombée sur la glace et a roulé dans le filet.Burke a été impuissant lorsque Fortin a compté.Tondreau avait porté la rondelle jusque dans le coin de la patinoire, pour ensuite faire une passe à Stangle, dont le lancer a été bloqué par Burke.Fortin s’est cependant emparé du retour du coup et il a compté facilement.Bolduc a été coupé au-dessus de d’oeil droit lorsqu’il a été frappé par la rondelle dans une mêlée à la première période et le jeu a été interrompu de quelques minutes pendant qu’on le pansait.Alignement des équipes: QUEBEC — But: Bolduc; défenses: Brennan et Taugher; centre: Tondreau; ailes: Fortin e tStangle.Subs.: Gauthier, Mclntyr, Martin, Perreault, Wing, Boudreau, Malenfant.O'Connell.VERDUN — But: Bourque; défenses: Titcombe et Gallagher; centre: Walker; ailes: Ledoux et Dupont.Subs.: Tourville, Desroches, Meronek.J.Bourcier, C.Bourcier, Summerhill, Martel.Arbitres: B.Hedge et Dinty Moore.Première période 1— Québec: Stangle (Fortin) 17.04 Punitions: Malenfant, Taugher, Tourville, Martin.Deuxième période Pas de point.Punitions: Gallagher (2), Tour-ville.Troisième période 2— Québec: Fotin (Tondreau-Stangle) .14.05 Punition: Taugher, Hockey à l'école Jean-de-Brébeuf Samedi, le 12 mars eut lieu la dernière partie de détail entre le Petit Canadien” et l’“Athlète’’.Une assistance assez considérable: 400 à 500 personnes.En l’absence du gérant de l’équi-P®’ !,e.,Frère directeur dirigea les hostilités.M.Roger Ferras agissait comme arbitre.1ère manche.— M.Desrochers, Petit Canadien, a compté le pre- Il n 1 ! t r» c o r» r* A c l*A.a Gordie Drillon toujours en première place La saison régulière de la Ligue de Hockey Nationale tire à sa fin et les compteurs n’ont plus qu’une semaine pour décider de la première position chez les artilleurs du circuit Calder.Actuellement, Gordie Drillon, des Leafs de Toronto, est en tête du circuit et tout semble indiquer qu’il remportera le championnat individuel chez les professionnels, car l’avant du club trontois a une avance de trois points sur Sylvanus Apps, du même club, et il est peu probable «ju’il y ait des changements d’ici la fin de la série.Comptant deux buts la semaine dernière, Drillon a augmenté d’un point son avance sur Syl Apps.I la 48 points, divisés également en buts et e nassistances, et Apps le suit avec 20 buts et 25 assistances.Drillon mène en buts avec 24, un de plus que Georges Mantha, des Canadiens.Apps a le plus d’assistances, une de plus que Drillon.Paul Thompson, des Black Hawks de Chicago, est toujours en tête de la section américaine, et en troisième place du classement général.Paul a 21 buts et 22 assistances à son crédit.L’ouverture de la saison le 30 avril SECmON OAHADIXNNS Drillon, Toronto .Apps, Toronto .20 Mantha, Canadien .22 Sohrlner, Américain .io Thome, Toronto .Stewart, Américain H.Jacküon, Toronto .le lë Haynes, Canadien .12 Blake, Canadien .1S Wiseman, Américain .18 Lorrain, Canadien .Oracle, Montréal .Caln, Montréal .Gagnon, Canadien .Ward, Montréal .9 Marker, Montréal .8 Horner, Toronto .4 Anderson, Américain Chapman, Américain .2 Fowler, Toronto .10 Boll, Toronto .10 Drouin, Canadien .7 Trottler, Montréal .9 Kelly, Toronto .9 Mets, Toronto .13 Carr, Américain .Sorrell, Dét.-Am.9 BUnco, Montréal .9 Siebert, Canadien .8 R.J.Smith, Américain .Lépine, Canadien .5 Davidson, Toronto .2 ConacLer, Toronto .7 Jerwa, Américain .3 Evans, kVntréal .Buswell, «JXhadlen .Joliat, Canadien .Chamberlain, Toronto .Runge, Montréal .Robinson, Montréal .4 Shields, Montréal .Wentworth, Montréal , Desllets, Canadien .4 Gallagher, Américain ., Goupille, Canadien .3 Beattie, Dét.-Am.3 Parsons, Toronto .S Mondou, Canadien .2 Cook, Montréal .2 Wilson, Canadien .Brown, Canadien .j.0 D, Smith, Montréal .3 Emms, Américain .X Hamilton.Toronto .Burke, Ch.-Can.6 Shannon, Montréal .0 Kampman, Toronto .1 Mancuso, Canadien .1 Day, Américain .0 Klein, Américain .n Johnson.Américain .0 Murray, Américain .0 Raymond, Canadien .Croghan.Montréal .B.A.P.U 24 24 58 4 20 25 45 9 22 18 40 12 19 14 33 22 13 20 33 Ü 17 15 32 29 16 16 32 18 12 20 32 33 16 15 31 33 18 12 30 25 11 19 30 14 12 18 30 32 11 19 29 10 12 16 26 9 9 15 24 *34 8 15 23 35 4 19 23 •80 3 20 23 20 2 21 23 8 10 11 21 8 10 10 20 18 7 13 20 8 9 10 19 42 9 10 19 25 13 5 18 12 13 5 18 12 9 9 18 4 9 9 18 4 8 9 17 54 7 10 17 21 3 12 17 24 2 15 17 50 7 9 18 6 3 13 16 53 4 11 15 59 2 13 15 24 6 7 13 24 2 12 14 51 5 5 10 21 4 6 10 13 5 4 9 67 4 5 9 32 4 S P a 3 6 9 10 3 5 8 40 3 5 8 s 3 4 7 0 2 4 6 0 2 4 S 0 2 4 6 0 0 5 5 14 3 1 4 47 1 3 4 6 0 4 4 41 O 3 3 35 O 3 3 20 1 1 2 48 1 1 2 4 0 2 2 14 0 1 1 0 0 0 0 16 0 1 1 32 0 1 1 4 0 0 O 4 * Punition d’un natch pour insubordination non comprise.SECTION AMERICAINE Shlblcky, Rangers Gottaellg, Chicago Watson, Rangers Barry, Détroit .M.Colville, Rangera Getüffe, Boston .Schmidt, Boston Pettlnger, Boston Trudel, Chicago .Hextall, Rangers Llscombe, Détroit Goldsworthy, Boston Dahlstrom, Chicago H.KUrea, Détroit Pratt, Rangera Keeling, Rangers Shlll, Am.-Ch.McDonald, Détroit Jenkins, Chicago .Young, Détroit .Bruneteau, Détroit Ooodfellow.Détroit Levlnsky, Chicago .Portland, Boston .Cooper, Rangers .21 22 43 14 20 18 38 6 16 21 37 8 14 21 35 0 17 17 34 11 17 16 33 26 14 19 33 22 10 22 32 4 17 13 30 9 13 17 30 12 12 18 30 22 6 24 30 53 9 20 29 34 11 17 28 16 16 11 27 12 8 19 23 11 11 14 25 18 12 11 23 S 1 11 22 16 11 11 22 16 10 12 22 15 8 13 21 14 6 13 21 10 17 3 20 6 12 8 20 30 8 12 20 18 10 9 19 19 9 10 19 14 10 8 18 11 9 9 18 10 3 13 18 56 4 13 17 6 8 9 15 24 3 10 15 *80 6 8 14 12 4 9 13 52 3 10 13 42 1 12 13 60 4 8 12 14 B 3 11 24 7 4 11 2 S 6 11 18 3 8 11 0 3 7 10 14 1 8 9 26 3 3 8 24 3 2 7 2 2 3 7 18 0 6 6 13 3 2 5 4g 0 S 5 24 3 1 4 54 1 3 4 6 2 1 3 4 Les fervents du soceer attendent impatiemment l’ouverture «le la prochaine saison*qui sera inaugurée le 30 avril alors que les clubs de la section Est, de la Ligue Nationale feront leurs débuts.Voici le calendrier des îoutes qui senxnt disputées au cours des prochaines séries: Section Est Avril 30—Carsteel vs Hamilton Un., Maisonneuve Rovers vs Sons of England, Wanderers vs Hoyal Victoria Hospital, Can.Nat, Rys vs C.P.R.Glen Yards.Mai 7 — Hamilton Un.vs Maisonneuve Rovers, Sons of England vs Can.Nat.Rys, Royal Victoria Hospital vs Carsteel, C.P.R.Glen Yards vs Wanderers.Mai 14 —Maisonneuve Rovers vs C.P.R.Glen Yards, Can.Nat.Rys vs Royal Victoria Hospital, Carsteel vs Sons of England, Wanderers vs Hamilton Un.Mai 21 — C.P.R.Glen Yards vs Carsteel, Royal Victoria Hosp.vs Maisonneuve Rovers, Sons of England vs Wanderers, Hamilton Un.vs Can.Nat.Rys.Juin 4 — C.P.R.Glen Yards vs Sons of England, Can.Nat.Rys vs Carsteel, Royal Victoria Hosp.vs Hamilton Un.Wanderers vs Maisonneuve Rovers.Juin 11 — Hamilton Un.vs C.P.R.Glen Yards Maisonneuve Rovers vs Can.Nat.Rys., Sons of England vs Royal Victoria Hosp., Carsteel vs Wanderers, Juin 18 — C.P.R.Glen Yards vs Royal Victoria Hosp., Maisonneuve Rovers vs Carsteel, Wanderers vs Sons of England, Can.Nat.Rys vs Hamilton Un.Juin 25 — Hamilton Un.vs Carsteel, C.P.R.Glen Yards vs Can.Nat.Rys, Sons of England vs Maisonneuve Rovers, Royal Victoria Hosp.vs Wanderers.Juin 30 — Can.Nat.Rys vs Sons of England.Juillet 2 — Maisonneuve Rov.vs Hamilton Un., Carsteel vs Royal Victciria, Wanderers vs C.P.R.Juillet 9 —- C.P.R.vs Maisonneuve, Royal Victoria vs Can.Nat.Rvs, Sons of England vs Carsteel, Hamilton vs Wanderers.Juillet 21 — Can.Nat.Rys vs Wanderers.Juillet 23 — Carsteel vs C.P.R., Maisonneuve vs Royal Victoria, Sons of England vs Hamilton.UfermpÜna * rttport«r un marché actif Pour les raisons que norm avons relatées dans nos commentaires de la semaine dernière, nos distributeurs locaux continuent à s aprovlslonner modérément; cependant, au cours des derniers Jours enregistré une augmentation substantielle dana le* achats pour expé-dltlons urgentes à dœtlnalton des cen-trt\s ruraux et afin de 'pouvoir suffire A cette dernière demande.Il a fallu se rendre aux exigences des détenteurs qui commandaint des prix plus élevés Suivant le relevé final compilé par le du Gouvernement Fédéral.les stocks détenus en entrepôts par tout le Canada, au 1er mars, êtaienT approximativement 8.000.000 de Ivs de moins comparativement à la date correepondan-te de 1 an dernier et de nature à consolider la situation présente de oe marché Lee arrivages de beurre frais sont encore très légers; toutefois, on rapporte des arrivages de 4.480 boites de beurre néo-zélandais qui furent raldement absorbés.Au cours de l’avant-mldl, le H mais ie No 1.Pasteurisé d’herbe reclasslflé au gros était coté de 35’àc 4 35éic la livre et le beurre frais de 35%c à 35>4c la livre FROMAOE Le marché au fromage est ferme et lea prix du coloré de Québec varient de 141ic à 14'je la livre.Semaine finissant le 12 mars.— POULETS ABATTUE, engraissés au lait.A-5 Ibs et plus .os A-4 à s ibs .27 B-5 ibs et plu» ." b-4 à 5 ibs .;;;;;;;;; 5 POULETS ABATTUS, sélectionnés.— A-5 Ibs .2g B-5 Ibs et plus .04 B-4 4 5 Ibs .Ï23 C.8 Ibs et plu» .20 C.5 Ibs Jusqu'à 6 Ibs .' ’ Jt C-4 à 5 Ibs .19 VEAUX ABATTUS, — Bons .j g POULES ABATTUES, sélectionnées.- A-5 ibs et plu» .51 B-4 Ibs à 5 Ibs .20 B-5 Ibs et plus .' on B-4 à 5 Ibs .W.'.ils C-5 Ibs et plus .! ! .! !.17 C-4 à 5 ibs .Ig Coqs .lu OEUFS.— A-Gros .27 A-Moyens .25 A-Poulette» .04 b-.24 c-.>2 Bur les prix cl-haut mentionnés, noua retenons une commission de 5% aux coo pératlves affiliées, et 8% aux expéditeurs individuels.PORCS ABATTUS — A-Bacon de choix.135 à ISO Ihs, net .13 Marché des changes Cours moyens^ à l’ouverture tels que tournis par L.-G.Beaubien et Compagnie; .Pair Ouv.Franc’ej'fr’anc *.*^ M Belgique, belga .Italie, lir e.Suisse, franc .Hollande, florin .h,spagne, peseta .Suede, couronne Norvège, couronne 0.268 Danemark, cour.0.268 Brésil, milreis .0.1196 Etats-Unis, dollar 0.1390 0.0526 0.193 0.402 0.193 0.268 .1689 .0526% .2302 .5553 .0600 ,2567 .2505 .2226 .0590 $1.00 3/16% Prime 4020 Allemagne, r.mark 0.2382 A MIDI Cours fournis par la Presse Canadienne A Montréal: Livre sterling.• *4.98% Dolla raméricain-$1-00 9/64 Franc.A New-York: .Q77, Livre sterling .Dollar canadien.99 ao/ol Franc .030b \ Paris* Livre sterling.165.00 frs Dollar canadien.• 42.90 1rs Dollar américain .32.47% 1rs En or: ,0 v 1 j Livre sterling .1* sn.l u.Dollar américain.en o- Dollar canadien.59.3ts.Marché de Calgary Bourse de Montréal ComplUtlor.de U maison L.-G.BEAUBIEN * CIE Valeurs Ouv.Haut 3a* lî hrs Brazilian .10 Can.Celanese prlv.10O .Can.Cement .9Vk.Can.Cement prlv.101 .Can.Car & Fd.C.Car & Fd.pr.22% ., .».Can.Poe.Rv .flti C.Steamships .2'j Can.Steam, prlv.9 Cockshutt Plow .31j D.Steel & Cl ’’B'' .12% Dryden.6 Gurd, Chs & Co.7'4 H.Smith.14 Holllnger C.Gold .13 Imp.OH.J8% Int.Nickel .48% Int.Petroleum .30% Massey-Harrls .McColl Frontenac .12 Mont.Power .30 Mt.Pow.Deb.50% Hat.Brew.Noranda .Power Corp.Price, com.Price, prlv.Reg.Knit, prlv, Shaw.W.& p Canadienne .Montréal .40 .59 .12% .13 .43 .23 20V BANQUES .161 .200 • • • • 13 ia% is 7% 7 7 18% 49% 18% 48% 18% 49% '«% 8% "6% 50% 50% 50% 59% 58% • • 59% • • • * • • • • • • «• Le Curb Ouv.Haut Bu 11 hn 59 1 50 20 ’a 51/4 5% 5% 5% 47.Cours tournis par BEAUSOLEIL & BEAUSOLEIL Advance .Admiral.Alberta Pacific.Anaconda.British Dominion Calgary and Edmonton Calmont.Common.Commonwealth.Dalhousle .Davies Petroleum .Firestone .Foundation.Freehold.Globe .Hargal.High wood Sarcee .„.Horne OH.Lethbridge .Madison .• « • • • Mcoougall Segur .Mercury.Mill City.Monarch.National Petroleum .New Valley.Okalta, com.oka) ta prlv.Pacalta .Prairie Royalties .Kicnland.Rltchfleld.Sunset Three Point .U urner Valley United Oils .Vulcan.Wait Valley .Waymarn , .Wellington .West r lank .Royal Crest .Spyhlll .• • • • • • Offre Dem.08 — .01% .05% .24 ,09 .10 .12 2.46 2.55 .40% .42 .55 .60 .28 .32 .50 — .50 — .15 .16% .16 .05% .15 .19 .13 _ 1.17 .03% — .06 .07 .19% .20% ¦liis .07 — .16 —- — .24 .06 .08 1.57 — 30.00 31.00 .32 .34 .12 .07 41.00 — .33 .34% .10 .07 — , j "i — 1.00 .13 — .00 ' 4 .03 .07 • i 12 .10 — .14 CompOatiott de la maison L.-J.FORGET & CIE 421.Saint-François-Xavier.Montréal Valears 77 Asbestos .500*Abmbi .170 B.Am.OH .580*Cons.Pap.15*Ford A.10 McL.Paper 12 11 Melcher B .8 % Ablttbl Prf.14 25 Donna.A .5 00 • INES— 2100 Aldermac , 51 50 50 500 Boris cad.10 « .voting ., , 2S •U.S.Elec.L.and P.A .1J % 12 % •U.8.Elec.L.and P.B .1 % l V.DISTRIBUTORS' GROUP INC VÎL h Am.T.S.1953 .1 93 2.05 *2® 2 40 2 55 :j?0 1956 .2 2fi 24;> •Do 19j8 .2 40 2 30 •-Fonds américains.Oeufs Prix la douzaine po*ir les oeufs lUrts dans des carton* aux détaillants.Le* oeufs en vrsc se vendent un sou de moins A-t gro* .32 A-l médium .30 A-l de poulettes .m A-gros .29 A-médlum .28 A de poulettes .!.11’.’.127 Les céréales Blé Northern no 1 .y 4g Blé Northern no 2 .‘J.143% Blé Northern no 3 .f 1 26 Avoine no 3 .39 Avoine d'alimentation ."'rge no I .n Dréche prêche de brasserie, gros, $33 la tonne; détail, $35 la tonne.Nos entrevues M.Mercadier de Madaillan Le représentant de "Ciné-France" et des "Amis de TEcran français" vient enquêter sur la situation du cinéma français en Amérique — La société, qui groupe des noms illustres et quelque 20,000 membres, veut que les films français soient des oeuvres d'art de haute portée morale — Combattre les métèques La France, conscience d’une critique hostile chez les cinéastes américains et canadiens, vient de déléguer pour la représenter en Amérique et au Canada, M.Henry Mercadier, marquis de Madaillan, représentant officiel des Arm's de l'Ecran, du Journal de Paris et du journal Ciné-France.Nous avons eu la bonne fortune d’interviewer M.Mercadier à son hôtel — Hôtel Shelton, Lexington Avenue, New-York, — et d’obtenir ainsi des informations très intéressantes sur les activités de la France dans le domaine du cinéma.M.Mercadier est descendant de Mercadier de Madaillan, lieutenant compagnon d’armes et grand ami de Richard Coeur-dc-Lion pendant la Troisième Croisade.M.Mercadier fit ses études à l’Ecole Bossuet, où il était compagnon de classe de Philippe Daudet, fils de Léon Daudet et du fils (riïenri Massis.Depuis, il fut secrétaire de rédaction, rédacteur en chef ou directeur de cinq journaux de province, il a collaboré à tous les grands journaux et aux principales revues littéraires françaises, publiant, par ailleurs quatre volumes de poèmes dont la critique a fait de très grands éloges.M.Mercadier est, en plus, un conférencier en salle ou à la radio, chroniqueur judiciaire, critique théâtral.11 s’est depuis quelques années consacré, d’une part, à l’étude des questions cinématographiques, et d’autre part au grand reportage, qu’il associe en se passionnant pour la propagande de son pays, par la parole et à toutes les tribunes.La première question que nous lui posions fut de lui demander comment il associait autant d’activités, d’un caractère apparemment si différent, avec sa mission en Amérique.“Toutes sont étroitement liées, nous répondit-il, le Ciné-France, par exemple, est le plus important et le plus lu de tous les journaux de cinéma français.Il a plus d’autorité sur le public, parce qu’il est le seul qui refuse absolument le moindre centime de publicité cinématographique.Fondé par quelques jeunes gens, dirigé par Paul Pavaux.un jeune journaliste très estimé de tous ses confrères et qui sait faire de son journal, non seu lement une oeuvre critique remarquable et d’une absolue indépendance, mais encore un organe de bien public où sont très sévèrement commentés les écarts de conduite des producteurs français, mais encore exalte tous les principes qui doivent faire du cinéma français une oeuvre d’art d’une haute et pure portée morale.Par la liberté d’o pinion, la sévérité du verbe, la logique et la droiture des campagnes qu’il mène, Ciné-France n’est pus seulement le défenseur du “beau” cinéma, mais l’apôtre du “bon’’ cinéma.Au reste, tout ce que Paris compte de grands écrivains et de grands journalistes, de Louis Lat- zarus aux frères Tharaud, de José (iermain à André Lichtenberger, tient à honneur d’y collaborer”.“Parallèlement à leur action journalistique, continue M.Mercadier, les fondateurs de Ciné-France, qui ne veulent que servir le public, mais le servir toujours mieux et davantage, ont entrepris, sous la direction de Maurice Labro, d’organiser dans toutes les villes de France, une Assoeiatiori des spectateurs de cinéma, nommée les Amis de l’Ecran, qui groupe, a l’heure actuelle, plus de 20,000 membres à travers toute la France.Cette association, placée sous le patronage de toutes les Ligues françaises de bien et de moralité publique, vivement encouru,-«e par des personnalités telles que S.Em.le cardinal Verdier, archevêque de Paris, l’amiral Mornet, MM.Louis Lumière, Funck-Brentano, Louis Madelin, André Maurois, Henry Bordeaux et tant d’autres, qui ont bien voulu collaborer à son oeuvre publique, se propose et réalise le groupement de tous les Français et amis de la France qui ne veulent pas que le cinéma français soit un art de l’élite ou une industrie néfaste à la morale et à la paix publiques.Elle combat sans merci lous les métèques, trop nombreux dans le cinéma français, qui ne voient, dans la production des films, qu’un moyen rapide de s’enrichir, au détriment trop souvent de la santé morale et de la propagande nationale dans le public.“Elle veut que le cinéma soit u i art pour tous, sévèrement contrôlé, autant dans sa réalisation technique que dans sa pensée génératrice, elle veut que soient par lui respectées la décence, la pudeur, les bonnes moeurs et que chacun puisse assister à n’importe quelle représentation de cinéma sans être victime de trafiquants sans vergogne, sans y trouver matière à perversion.Elle veut que le cinéma français soit un art absolu, mais un art propre et décent, qui ne serve ni à pervertir ni à ridiculiser ni à amoindrir aucune des notions sacrées de famille d honné-teté et de patrie, sur quoi sont fon-dées toutes les sociétés humaines.L’impartialité absolue de la lutte entreprise par la presse dans Ciné-France corrobore et conduit la lutte menée par l’Association des Amis de l’Ecran, directement dans le public, par la parole, par l’écrit, par l’exemple”, M.Mercadier.qui est membre-fondateur de l’Académie Pyrénéenne, dont le premier président fut M.Louis Barlhou, fut choisi par un comité spécial, comme délégué aux Etats-Unis et au Canada.C’est la première fois que les Amis de l’Ecran essaient d’attirer à eux el d’alerter tous les Français et tous les francophiles de l’étranger.L’en-1 reprise fut couronnée de succès en France.On espère recruter dans le public américain et canadien des membres pour les Amis de l’Ecran français en organisant des confé- rences et en entrant en rapports avec toutes les ligues, les associations.organismes et personnalités qui consacrent tous leurs efforts à la défense morale et â l’éducation du public, pour entreprendre avec eux ie groupement de tous les amis du cinéma français en Amérique sous le signe de la bonne tenue, de la probité morale et de l’amour de la langue française, de la pensée française, non pas telle que, trop souvent, la présentent et l’exploitenl d’éhontés trafiquants, mais telle qu’elle est en réalité, dans sa droiture et sa beauté.On s’insurge con-Ire celte tendance excessive, née de combinaisons commerciales scandaleuses, qui permet aux ennemis de la France et de son prestige d’en stigmatiser la légèreté, l’immoralité, ie mépris de toute regie morale el de toute loi de probité intellectuelle, à la faveur de quelques exemples, trop fréquents cependant, de films parfaitement scandaleux, immoraux et bas, qui n’ont rien de commun avec l’âme, avec la pensée, avec la loi et la santé du peuple de France, pour celte seule et unique raison que, dans tous les cas incriminés, les producteurs de ces films ne sont pas français.M.Mercadier fut très agréablement surpris d’apprendre que les Franco-Américain de New-York ont déjà conçu une oeuvre identique aux Etats-Unis.Les Amis de la Langue française, association fondée par les officiers de la Société Sl-Jean-Baptisie de New-York, qui a pour but de présenter des films français dans les Etats de New-York et de la Nouvelle-Angleterre, est une oeuvre de la même portée morale que les Amis de l'Ecran en France.M.Mercadier a donc offerl son concours, avec l’espérance qu’il pourra être utile de quelque façon.M.Mercadier, en plus, nous prie de communiquer aux lecteurs du Devoir le message suivant: “Que toute personne, intéressée d’une manière quelconque au cinéma français, désirant obtenir certaines informations concernant le cinéma, les Amis de l’Ecran, le Ciné-France, ou cherchant un conférencier.etc., veuille bien communiquer avec lui à l’adresse suivante: Hôtel Shelton, Lexington Avenue, New-York.N.-Y.” Avant d’entreprendre le voyage au Canada, qu’il doit faire bientôt, M.Mercadier désirerait établir les contacts nécessaires avec toutes les personnes intéressées au cinéma français au Canada, pour pouvoir ainsi assurer la réussite de son entreprise.Paul-E.GUILBAULT L’Indépendance des Philippines MANILLE, Philippines, 15.(A.P.) — Le président Quezon s'accorde à dire avec le haut-commissaire Paul McNut qu'il y aurait lieu de ré* examiner la question de l'indépendance des Philippines à la lumière des récents événements européens.M.Quezon a exprimé cet avis après une allocution à la radio pro* noncée de Washington par M.McNut.D'après les accords actuels, les Philippines deviendront indépendantes en 1946.M.McNut prétend que les Philippines deviendront un champ rougi par la guerre si elles deviennent complètement indépendantes.Il vaudrait mieux, dit-il, leur accorder une autonomie intérieure aussi grandt que possible et conclure avec elles d'excellents traités de commerce.Contre les armements Les Jeunes Réformistes à Lachine M.Carignon déclare que libéraux et conservateurs ont vécu en concubinage pour ce qui est de l'impérialisme et demande que l'on profite du congrès pour épurer le parti conservateur Dans Saint-Denis Ce soir, devant l’Association des propriétaires et hommes d’affaires de St-Denis, causerie de M.Roger Brossard.avocat, sur la loi des contrats collectifs.La réunion se tiendra à 8 h.30.dans la salle de l’Académie Laurier, 5105 Resther (angle Laurier).La maladie de la tache d'encre.M.René Pomerleau traitera de la maladie de la tache d’encre des peupliers à la réunion de la Société canadienne d’Histoire naturelle demain à 8 h.15.au laboratoire de botanique de l’Université de Montréal.Le Frère Jules parlera de la vie et des moeurs d’un de nos grands papillons de nuit, le telea polyphemus.Les Jeunes Réformistes ont tenu dimanche après-midi, à la salle municipale de Lachine, une assemblée de protestation contre la politique d’armements du gouvernement King et la participation du Canada aux guerres de l’Empire.S.H.le maire Anatole Carignan avait accepté le présidence d honneur de l’assemblée et le président actif était M.Louis-Joseph Gaston.M.Armand Laforest a démontré à la lumière des événements récents que le Canada n’a rien à attendre de la Société des Nations et il a demandé le retrait du Canada de la S.D.N.M.Roger Lahaie a exposé les méfaits des fabricants d’armements et réclamé la nationalisation des industries de guerre.M.Roger Provost s’est attaché à établir que le lien impérial comporte plus d’inconvénients que d’avantages et il a demandé que le Canada se sépare de l’Empire et entretienne des relations plus étroites avec les pays d’Amérique.M.Lucien Croteau a déclaré qu’il est exagéré pour le Canada de dépenser $70,000,000 en deux ans pour les armements, que personne ne nous menace, que les armements mènent à la guerre et que l’élection de Saint-Henri est la preuve que la population est opposée aux armements.A la suite des discours des Jeunes Réformistes, les citoyens de Lachine présents à l’assemblée ont adopté la résolution suivante: “Il a été décidé, sur proposition de M.Alfred Lahaie, secondée par M.Napoléon Varin, que les citoyens de Lachine s’opposent au programme d’armements du gouvernement King et demandent a ce dernier de les remplacer par un programme de travaux publics.“Cette résolution fut adoptée à l’unanimité par rassemblée.” M.le maire Anatole Carignan, député de Jacques-Cartier à l’Assemblée législative, a prononcé une brève allocution à la fin de l’assemblée.Il déclare qu’il reconnaît que le parti conservateur a besoin d’être épuré en ajoutant que s’il a déjà lui-même servi ce parti il tient avant tout à conserver son indépendance d’opinion.S’il y a quelques conservateurs dans cette salle, dit-il.je leur demande de surveiller la prochaine convention générale afin de débarrasser le parti des vieilles barbes et de lui donner une loiletle nouvelle, un esprit nouveau.Quant au parti liberal, il ne m’appartient pas, dit-il, de faire son procès, je laisse aux partisans le soin de le faire.Je tiens à dire cependant qu’en face de l’impérialisme, libè* raux et conservateurs ont vécu en concubinage.Le maire considère que la ques* lion des armements est très impor* tante à l’heure actuelle, et il en» courage les jeunes à continuer leur campagne à travers la province, sans soulever les attestions de race et de préjugés.Car, dit-il, il faut réaliser l’union des deux races appelées à vivre ensemble dans !• pays canadien.M.Narcisse Lalande est élu préfet de Jacques-Cartier L’assemblée régulière du Conseil du comté de Jacques-Cartier a été tenue à l’hôtel de ville de Pointe-Claire.Tous les maires des différentes paroisses du comté étaient présents, Outre l’élection du préfet.M.Narcisse Lalande, maire de la paroisse de Ste-Geneviève, le conseil a réengagé son secrétaire-trésorier.le notaire J.-Armand Dugas, de Ste-Geneviève, et le vérificateur, M.Lucien Benoit, de St-Laurent.Me Maurice (kmsineau demeure l’aviseur légal du conseil.L’assemblée était sous la présidence de M.Zotique Rivard, préfet dont le mandat se terminait ce jour._________ L'occaimie?Etude historique de Léo-Paul Desrosiers “Personne, dit lord Durham, s’il n’était influent ou s’il n’avait le secours de quelque influence, ne pouvait prétendre à la possession d’un pouce de terre dans la province.” Cette citation de monsieur l’abbé Gronlx dans sa conférence sur “Ce qu’il faut penser de 37”, vous convaincra de l’opportunité du livre de Léo Paul Desrosiers: L’Accalmie, étude détaillée du gouvernement de tord Durham, de sa mission, de sa personnalité, etc.Dans ce livre, paru ces jours derniers au Devoir, Léo Paul Desrosiers reconstitue cette époque importante de l’histoire des Canadiens français.Epoque émouvante, dramatique,-que cette accalmie entre les deux révolutions.L’auteur campe ave* beaucoup de couleur lord Durham et sa famille, son entourage, le cadre dans lequel il évolue avec son conseil.C’esl un livre à la fois forl instructif et d’une lecture facile ef agréable.En vente dans toute bonne librairie, au Devoir, et chez l’auteur 19 Butternut Terrace, Ottawa.$1.0é l’exemplaire.TOUT LE MONDE £ .J*';:-1- W; tv 4
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