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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 30 juillet 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1938-07-30, Collections de BAnQ.

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Montréal, samedi 30 juillet 1938 VOLUME XXIX » No 175 RIDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES LIPHONEi BEUir 3361 * SOIRS, DIMANCHES ET PETES inistration ; BEItir 3366 dsction : BEUir 2984 «nt : BEUir 2239 DiMcUnr-eériiit i CtorfM PELLETIER DEVOIR FAIS CE QUE DOIS RWicttur m chtf i Omtr HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO' AIONNIMENTS PAR U POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montreal at la bantlaua) E.-Uni* at Empira brltannleua 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 l.-UNIS at UNION POSTALE 1.00 ’est aux Montréalais de le troisième centenaire vitation du maire aux vétérans réunis en congrès à Toronto doit nous le rappeler -L'esprit de clocher bien compris — Des paroisses sorties de la Paroisse — Dès septembre.préparer Nouvelle déclaration de M.Leduc au sujet de son départ du cabinet Duplessis Chez les Acadiens de rilel Impressions d’Europe Son Honneur le maire, M.Adhémar Raynault, vient dresser aux vétérans de la Légion Canadienne, actuelle-nt en congrès à Toronto, l’invitation de tenir à Mont-I leurs assises générales de 1942.U motive son invita-n : cette année-là, notre ville doit célébrer le trois-cen-e anniversaire de sa fondation.Encore qu’il paraisse prenant que la première mention pour ainsi dire offi-lie de ces fêtes soit faite à des étrangers, le geste du ire n’aura pas été inutile.L’on ne saurait en effet, à tir de maintenant, trop souvent rappeler que la date troisième centenaire de Montréal est proche.Ce qui ne nifie pas toutefois qu’il faille s’en remettre aux vété-s même canadiens de la Grande Guerre — certains ntre eux ne sont pas Montréalais—, compter sur leurs les manifestations, si bruyantes, si tintamarresques 'elles aient la réputation d'être, pour marquer oignent le troisième centenaire de la ville fondée par Chome-de Maisonneuve, commencée pat lui, par Vimont, par nne Mance et Jeanne Leber.Si l’on veut que les fêtes du troisième centenaire aient sens, une signification, et cela doit être, c’est aux Mont-lais qu’il'revient de préparer le troisième centenaire de r ville, aux citoyens de Montréal eux-mêmes et non s à la seule administration municipale.A celle-ci appar-ndront certains actes officiels, comme il lui appartien-a, en temps et lieu, d’appuyer de ses deniers des initia-es particulières qui auront pris corps, d’en assurer le ccès.Quant au reste, il faut convenir que maire et éche-s n’ont pas trop de tout leur temps pour s’acquitter de ars fonctions propres, fonctions qui se ramènent à une incipale, voir à la bonne conduite du ménage de la ville.Les célébrations de 1942 marqueront une étape dans istoire de Montréal; elles devraient marquer aussi un int de départ: le commencement de l’esprit civique, du yisme, de l’urbanisme montréalais.L’urbanisme ne doit-il ;ts être une façon de penser, un état d’esprit avant de se duire par des plans et des devis d’architecte et d’ingé-eur?Montréal, la ville des clochers perdus dans la ver-ïre, comme on la désigne souvent, n’a pas beaucoup jsprit de clocher.C’est dommage, si l’on entend l’esprit clocher dans son bon sens, selon le bon sens.L’esprit témoins ne manquent pas.Il suffit dé les interroger, de demander à chacun de faire sa part.Montréal, de par son site même, était appelé à devenir une grande ville.Mais comment l’agglomération de sa population d’aujourd’hui, aux trois quarts ou aux deux tiers française et québécoise, s’est-elle formée?Pour le savoir, c’est l’étude de chacun de ses quartiers, de chacune de ses paroisses, qu’il faut entreprendre, retracer les étapes de leur formation, après être remonté aux causes qui déterminaient ou intensifiaient à telle époque donnée un mouvement de migration des campagnes vers les villes, d’un quartier ancien vers un quartier neuf.Pourquoi et dans quelles circonstances une famille rurale, un fils de terrien a-t-il quitté un jour la terre défrichée par l’ancêtre pour s’établir à Montréal?Et pourquoi dans tel quartier plutôt que dans tel autre?Les quartiers excentriques du Montréal d’aujourd’hui se sont formés de l’accroissement naturel du noyau central mais pas rien que de cela.Les faubourgs se sont peuplés, faubourg Saint-Joseph, faubourg Québec, village Saint-Jean-Baptiste, et tous les autres, dans une large mesure, de l’apport des centres ruraux les plus voisins d’abord, ensuite d’ailleurs.Quartiers et paroisses du sud-ouest, par exemple, la Pointe-Saint-Charles, Saint-Henri, Saintt-Cu-négonde, Saint-Joseph, qui est aujourd’hui une paroisse défunte, Verdun, se sont d’abord peuplés de gens venus de la rive sud, d’en face, de Laprairie, de Saint-Remi, de Saint-Constant, de Saint-Isidore, de Châteauguay, aussi des campagnes de l’île de Montréal, entre Lachine et Sainte-Anne-de-Bellevue.Il ne s’agissait, dans tous ces cas, que d’un donné pout un rendu.Ces mêmes paroisses du sud-ouest ont encore reçu des apports de population venus du bas Saint-Laurent, notamment de L’Islet et de Mont-magny: Y Intercolonial, maintenant fondu dans le Canadien National, a dû contourner tous ces faubourgs avant d’atteindre la gare Bonaventure.Même phénomène démographique dans l’est, qui s’est peuplé de gens des campagnes de l’Assomption, de Jo-liette, de Saint-Paul-l’Ermite et des autres campignes du voisinage.L’actuel maire de Montréal, M.Raynault, citoyen de Le magnifique accueil fait à la mission québécoise Notes de voyage de M.Jean-Marie Laurence f clocher, quand on ne le rapetisse pas, c’est le civisme, j j’Est, n’est-il pas originaire du comté de l’Assomption?patriotisme conscient des réalités ambiantes, de la vie tous les jours.Quoi que l’on dise, quoi que l’on fasse, vie restera quotidienne.Montréal — né Ville-Marie — s’est fondé à l’orée une forêt.Quand tous les arbres de cette île devraient se anger en autant d’Iroquois, avait dit Paul de Chomedey.’est à l’ombre de ces arbres, malgré les Iroquois d’alors, ant les descendants sont d’ailleurs devenus nos amis, que | est dressé le premier clocher, que la première paroisse, Paroisse, s’est organisée.La Paroisse, paroisse mère, paroisse sulpicienne, a essai-ié.non pas depuis trois siècles, mais depuis un siècle seu-ment.L’histoire du Grand-Montréal ne serait pas plus mgue ni plus difficile à écrire que l’histoire du Saguenay, es Saguenéens, quatre ans avant le centenaire du commen-;ment de la colonisation chez eux, s’y sont mis et mis Le Montréal d’aujourd’hui est une mosaïque de la province, du Canada français.Pour connaître son histoire, la faire connaître, il sera nécessaire d’entreprendre Thistoire de chacune de ses parties.D’ici 1942, nous avons le temps, mats tout juste.L’exemple du Saguenay nous devrait être utile.Là-bas, pour connaître l’histoire d’un siècle, l’on s’est mis à interroger les plus anciens témoins.Pour connaître l’histoire récente de Montréal, l’histoire du dernier siècle, qui est celle du Grand-Montréal, il faudra procéder de la même façon.Cela pourrait se faire, comme nous l’avons déjà suggéré, sous les auspices de la Société Historique, avec l’aide et la collaboration de tous et de chacun.Pourquoi pas?Dès septembre, qui marque la fin de la saison des va- (Par Jean-Marie LAURENCE) Voici la lettre de notre distingué collaborateur, M.Jean-Marie Laurence, gue nous annoncions hier et qui montre de quelle fra-lernelle façon sont accueillis par les Acadiens de l’Ut les membres de la mission québécoise.Cela fera particuliérement plaisir à nos lecteurs, dont la générosité a si largement contribué d assurer le succès de cette mission.Une croisade Le chaleureux accueil de nos frères acadiens de l’Ue élargit sin-«ulièrment la portée de notre mission pédagogique., peine pouvons-nous répondre aux invitations de tous les groupes oui désirent nous recevoir.Et comme, à chaque réception, il faut nous fendre d’un discours, nous serons bientôt aptes à faire la campagne électorale .Vendredi, le 22.ce sont nos “élèves” qui nous reçoivent à la salle paroissiale de Miscouche.Sous la direction de M.l’inspecteur Josenh-Wilfrid Arsenault, M.Robert Leclerc et Mlle Hélène Gallant (l’E-vangéline de l’Ile lors du voyage en Louisiane) ont préparé un beau programme de chants acadiens.M.Gilbert Gallant dirige !e choeur composé des institutrices et des instituteurs.A entendre ces mélodies évocatrices chantées uar de jeunes voix dont l’accent anglais évoque une douloureuse page d’histoire, nous comprenons ce que signifie la “tragédie d’un peuple”.Un violoneux, M.Léonard Gallant, nous arrache à nos méditations.Plus jeune que le violoneux de Longfellow, celui-ci a quand même conservé les airs endiablés que nous retrouvons dans nos “ligues” québécoises.C’est l’antidote des danses américaines qui se pratiquent, hélas! ici comme dans le Québec.Délicate attention.l’A/ou-elte de chez nous figure au programme avec noire hymne national.Une fanfare (une musique, si l’on veut) dirigée par notre cicerone, M, Arsène Poirier, exécute une iolie pièce et accompagne les hymnes nationaux.Il serait difficile, je crois, de trouver chez nous, dans un village aussi humble que celui IX Démocratisme, capitalisme, racisme — La Suisse, pays modèle Par Htnri BOURASSA Après avoir jetl an coup d*o Comme d une poignee de .P^mentaires égoïsme, c’est une dé- anxieux de mettre le Canada sous .opnérense leur botte.Il avait revendiqué les vouee ,res «enereuse.droits de l’intelligence et de la diplomatie.Il avait senti que, pour ., .tranquilliser un peuple, mieux va- au-' ne ce,Jenl Pas-lait la douceur et la compréhension que l’entêtement et la bru|alité.Hélas! son état de santé ne lui per La volonté est précise et ferme avec certaines obstinations muettes gre traitement leurs frais de voyage et de pension, avec la perspective de recommencer leurs classes dès le 15 août, on peut conclure que le succès du cours d’été est complet.Nous constatons que les Instituteurs acadiens de Bile connaissent mieux le français écrit que la langue parlée.C’est sans doute la pratique courante de la langue maternelle qui fait défaut.En vue de combler cette lacune, nous travaillons, de concert avec M.l’inspecteur Arsenault, à la préparation d’un programme en marge du programme purement scolaire.Nous donnons en tout quatre leçons d’une heure chaque jour d’après l’horaire suivant: 9 h.30: composition, vocabulaire et analyse; 10 h.45: grammaire et orthographe; 1 h.30: histoire; 2 h.45: conversation et diction.Les derniers jours Voici le programme des derniers jours de notre mission: Mercredi, 27: Voyage à Rustico (centre acadien important).Jeudi, 28: Voyage à la baie de Mnlpcque.Vendredi, 29: Soirée de clôture des cours à Miscouche.Samedi, 30: Deux causeries dans ! ta matinée, puis départ.Jean-Marie LAURENCE m WEUiûïton 1145 Sitn Social: 2639 NOTRE-DAME OUEST La Compagnl» d’Aasurance Funénlr» UEfiTL BOIJCT-IE, LIMITEE Incorporé* par Lettres Patente» de la Province d» Québec au capital da 1150.009 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux an conlcrmltA avec la loi des aaaurancaa.•anctlonnae par la Parlement dt Québee la 22 décembre 1916 Dépôt de *25,000.00 au Gouvernement — Salon* mortuaire» k la disposition du publie.SERVICE JOUR ET NUIT.IGEO.VANDELAC' Fondée en IS90 Limitée Directeurs de funéreltles SALONS MORTUAIRES SERVICE D'AMBULANCE 120 rue Reehel let.Montrée! Tel.BEIeir 1717 L'Ecole des Sciences sociales, économiques et politiques de Montréal La direction et le corps professoral Cette Ecole, une des premières oeuvres de l’Université de Montréal, a pour directeur le secrétaire général de l’Université, M.Edouard Montpetit, avocat, docteur en droit, diplômé de BEcole libre des sciences politiques de Paris, professeur à la Faculté de droit et à BEcole des Hautes Etudes commerciales, membre de l’Académie Royale et de littérature française de Helgique, et membre de la section française de la Société Royale du Canada.M.Montpetit donne à BEcole le droit public.Le personnel dirigeant se compose de professeurs qui se sont specialises dans les sciences politiques, économiques ou sociales.Ce sont : Le T.R.P.Ceslas Forest, doyen de ta Faculté de philosophie; et te R.P.Lévesque, professeurs de philosophie sociale.!.Léon-Mercier Gouin, docteur en droit, avocat, professeur à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales et à la Faculté de droit, diplômé de l’Université d’Oxford; professeur de législation industrielle et d’histoire des doctrines économiques.Le docteur J.-A.Baudouin, médecin hygiéniste, directeur de BEcole d’hygiène sociale appliquée, stagiaire de plusieurs grandes institutions d’hygiène publique, notamment de l’hôpital John Hopkins (Baltimore), et de l’Institut Rockefeller; professeur d’hygiène générale.M.Victor Doré, président de la me il le désirait et comme ses qua lités lui permettaient de le faire.Atteint d’une maladie très grave, il dut remettre le pouvoir entre les mains du duc de Richmond qui, d’un rang social plus élevé, était loin de posséder la valeur de son prédécesseur.Son premier soin fut d’augmenter le budget des dépenses d’une somme de 16,000 louis.C’était le meil; leur moyen de s'attirer Banimosité des Chambres, ce qui ne manqua pas de se produire! 31 juillet 1813 Succès des armées canadiennes La campagne de 1812, entreprise par les Américains dans le but de venir à bout sans faute des armées canadiennes, traîna longtemps d’un incident à un autre avant de connaître une solution définitive.De nombreuses armées étaient engagées sur toute la longueur de la frontière.Au début de l’année 1913, des Anglo-Canadiens réussirent_ à détruire des dépôts de munitions ert territoire américain; ils firent meme 74 prisonniers et s’emparèrent de 11 canons.Au mois de juih, deux corvettes américaines furent capturées.Enfin, le 31 juillet 1813.une flottille commandée par le capitaine Everard détruisit des magasins et des casernes à Plattsburg, à Swan-ton.à Champlain, et captura quatre navires dans le port de Burlington.Ce fut un dur coup pour les Américains; leurs opérations furent paralysées durant tout Bété.Ce fut un peu le commencement de la débandade.Les Canadiens s’en réjouirent vivement.Impressionnable et souvent triste mais jamais découragée.Sentiment du devoir et de la responsabilité qui la rend consciencieuse.Goût des choses bien faites.Assez de méthode et l’ordre va en s’améliorant, car le côté pratique se développe.Elle est jeune avec un côté naif quoiqu’elle soit sérieuse et réfléchie.Sincère, droite et franche mais très très réservée, par fierté et oar timidité.Modeste, aucune tendance vaniteuse et très jolie simplicité d’allures et de langage.L’humeur est capricieuse et change pour un rien.CECILE D.MARGUERITE R.— Vous ignorez évidemment les conditions.Outre te coupon de graphologie.il faut, pour chaque ana- POUR CONSERVER NOTRE HERITAGE FRANÇAIS par Mgr Camille ROY Brochure de 186 pages, format bibliothèque.En vente au pri* de 75 sous franco au SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" 430 Notre Dame est, Montréal AHTIKORLAURENCE PHARMACIE MURENŒ MONTRÉAL /TA.7907 CWXêCN&CTOt Le Collège de Saint-Laurent des Religieux de Ste-Crofx • cours classique • cours scientifique • cours commercial • avantages de la campagne • à proximité de la ville • régime familial • chapelle historique • arène moderne; gymnase • dortoirs à l'épreuve du feu Rentrée: le 6 septembre t Demandez prospectus Illustré VILLE ST-LAURENT (près Montre*!), BYw*Ur 1454*' journal.Les études personnèllës.| besoin d’affection, envoyées directement, sont de un Un peu orgueilleux.et très tira dollar chacune.de.il ne sait pas dire ses sent .IT„„VT .- .’,7 ; ments ou ses impressions et il < GAIE LURON —Avec si peu de- ; sen| sauche souvent: cela le fact enture on ne fait rien de serieux.| contre lui-même.Un peu étourdie, coquette.Mie Volonté impulsive, ardente et pi et dune sensibilité delicate, eue a jr^s forte.Contradictions et discu bon coeuc.mais ses sentiments sjons fréquentes et peu soutenue:, sont peu profonds et peu durables, jj s’ernDorte et plante tout là.Boi Elle aime le plaisir, 1 imprévu et ne volonté, conscience et droitur l’admiration._ sentiment profond de la justice.Sincère et naïve.Elle est vaniteu- L’AUTRE — Elle est délicate imaginative, idéaliste et portée à 1 se et.s’admirant elle-même, elle s’attend à l’hommage des autres.Au fond, elle est sincère et droi- ' rêverie.Elle est tendre et un pe te.elle deviendra plus sérieuse | sentimentale.La volonté est faibli avec les années, et comme elle est généreuse, elle pourrait être dévouée en combattant un petit égoïsme bien marqué.Elle est susceptible et un oeu jalouse.Volonté obstinée et pas énergique.A OUI VEUT SAVOIR Mau- très influençable, incapable de r< sistance forte.Remplie d’illusion sur les autres et sur elle-même, ell ne connaît pas sa faiblesse et croit énergiaue.La volonté est impulsive, ardet te.variable, et se croit autoritair et indépendante.Mais elle est con me de la rire devant la volonté d vais manuscrit: trop court et pa- ceux qu’elle aime.pier rayé; l’autre, des vers et de la copie.On ne fait pas un bon travail avec ca! —Sensé et positif.Il est actif et un peu routinier.Honnête et sincère.il a une sorte de naïveté qui Grâce et charme bien féminin Bon coeur, crédulité et confianc* Orgueil et confiance en elle-mêmi Avec tout cela, on fait facllemer des sottises! JEAN DESHAYE! Coupon er&phologlqu» ESGUISSË GGAGÜCLCGICLE •• de |EAN DESHAYES DeVcIE’* Samedi, le 30 juillet 1938.Bon pour 2 semaines Un coupon valable et 25 sou* en timbres-poste doivent accompagner chaque envol.Tout manuscrit doit être k l’encre, sur papier non rayé.Ne pas envoyer de copie Adresser: Jean Deshayes.le “Devoir".Montréal.UNIQUE CHANCE Maison en bois, 30 x 33 pieds, deux étages, 11 appartements, convertible h peu de frais en plain-pied si désiré; ce fut déjà deux Ipge-ments et la plomberie n’a pas été dérangée.Terrain au delà dq 1800 pieds, jeux de tennis, jardins, fleurs, très beaux arbres: rk, des vergers et un marché •ntral.M.Bona Dussault assistera à cette funion.La sentence de Laprès Les Troi-Rivières, 30 — Armand ^après, de Montréal, un récidivis-trouvé coupable de vol d’arti-jjes d’une valeur de $50 apparte-an‘ à \V.Quenneville, employé du Efacificjue Canadien, à Montréal, a Eté condamné par le magistral La-loursière, à deux ans de péniten-ifier.Gérard Boiselle.d’Almaville, a plaidé non coupable, à l'accusa-ion d’avoir dans la nuit du 17 au |8 mai dernier, é Shawinigan, pénétré avec effraction dans le nia-i Ijasin du bijoutier J.-R.-I.Lafreniè-e.et d'y avoir volé *400 de marchandises.Son procès aura lieu Ijnercredi prochain.¦j Emmanuel Lamothe, de Troi-Ri-l’ières.a comparu sous l’accusation f’I’avoir volé $1,000 à Eucher Mas-jé.11 a protesté de so ninnocence.f|>on enquête préliminaire aura lieu iardi prochain.d4Ecoles et le mouvement scoutisie.Le directeur du "Bulletin National' subira son enquête Le directeur du Bulletin National.25 est, St-Jacques, Louis-Philippe Beauchamp, traduit hier devant le juge Maurice Tétreau sous 1 accusa-tion d’avoir obtenu frauduleusement des sommes d’argent de la Shenvm-Williams et de la Montreal Cotions Ltd de Vallcyfield ,a été libéré sous un cautionnement de $2,000 et subira son enquête judiciaire le 4 août prochain.Selon la Sûreté, Beauchamp aurait obtenu des souscripMons pour la diffusion de son périodique, en prétendant que celui-ci était destine à mettre sous les yeux du public l’oeuvre accomplie jusqu’ici par le gouvernement de l’Union Nationale.Beauchamp se serait meme servi des noms de.plusieurs ministres pour obtenir des souscriptions.On pense nue trois autres arrestations, en rapport avec cette affaire, vont suivre celle de Beauchamp.Disparition mystérieuse de J.-A.-S.Townsend tés à l’Association d’éducation pro-1 el jes ^3 nljijes sont pratiquement , .j.-a- lonir lour termin£Si y compris les grands Ira vaux d’art tels que: tunnels, viaducs, ponts.L’asphaltage de la route procède rapidement.J’aurais pu faire beaucoup mieux dans ce cas comme dans bien d’autres si j’avais eu meilleure coopération de la part du premier ministre et surtout si l’ancienne loi d’expropriation n’avait pas été sabotée.Dans son désir d’avoir le record du nombre des lois passées dans une seule session, le premier ministre ne s’est pas gêné de détruire tout ce qu’il y avait de bon dans l’ancienne loi de la Commission des utilités publiques et cela sans consulter les autorités en matière de voirie.Comme conséquences, les 4,000 cas d’expropriation que nous avons dû traiter (au lieu de 400 cas les années précédentes) nous ont causé des retards regrettables et empêchent même aujourd’hui l’achèvement de certains travaux en cours depuis au delà d’un an.Ne cherchons pas ailleurs la cause des délais dans la construction des chemins.C’est dans cette loi d’expropriation nouvelle qu’elle se trouve et se trouvera tant que la loi ne sera pas amendée.Je ne m’arrêterai pas pour le moment aux interventions de toutes sortes auxquelles nous avons dû faire face, nous avons gagné dans bien des cas, dans d’autres, nous avons dû attendre.Je reviendrai d’ailleurs sur ce sujet uii peu plus tard.En Espagne Malgré des recherches qui durent déjà depuis dix jours sans répit.la Sûreté n’a pas encore retrouvé J.-A.-S.Townsend.27 ans, vendeur de la Canadian Ingersall Band Co.Ltd., dont,la disparition est entourée de mystère.Le 20 juillet dernier, vers midi, l’agent de circulation A.-G.-H.Henley a découvert, sur la route de Gas-pé, une automobile endommagée qui s’était écrasée sur un garde-fou de fer, au-dessus d’un mur de protection d’une hauteur de 500 pieds.Au volant de la voiture, M.Henley a trouvé un homme incons-, rient, du nom de Bouchard.Un sac i de voyage contenant les effets personnels de J.-A.-S.Townsend ainsi qu’une serviette contenant ses papiers étaient intacts, dans la voiture, mais pas de trace de Townsend.Lorsque le compagnon de Townsend reprit conscience, il déclara à la police qu’il ne savait pas du tout ce qu’était devenu celui-ci.Mme Townsend, qui demeure à Ville Mont-Royal, étant en promenade à Sherbrooke, au moment de la disparition de son mari a dit qu’elle n’en avait pas eu de nouvelles depuis dix jours.Il en est de même des patrons du jeune hom me.Au moment de sa disparition, Townsend portait sur lui une somme en argent liquide d’environ $500.Le boulevard Métropolitain Je maintiens encore que le projet que j’ai préconisé (une route au sud des voies du P.G.pour desservir les besoins locaux, puisque 75 pour cent du trafic est strictement local, et un embranchement — dont les journaux anglais ont peu parlé — partant de Strathmore et suivant le tracé du boulevard métropolitain jusqu’au coin des rues St-Laurent et boulevard Crémazie) est encore le meilleur puisqu’il tient compte de tous les éléments du problème, au point de vue tant local qu’extérieur.D’ailleurs, avec ce projet, il ne restait plus que 8 milles à construire pour compléter dans son entier les 18 milles du projet original du boulevard métropolitain.Ceux qui ont assisté à la réunion présidée par l’honorable premier ministre, où étaient invités les membres des associations de Montréal les plus intéressées à la question, savent qu’à aucun moment de la discussion, je n’ai pu faire valoir pleinement mes vues sur ce sujet.Mais tout s’explique, si on veut bien se rappeler qu’à celte époque mon sort était déjà fixé; je devais disparaître comme ministre de la Voirie.Ceci devient plus clair si on connaît les circonstances entourant mon départ.Pourquoi aurais-je démissionné?Je n’ai pas démissionné et c’est le cabinet qui a dû le faire.Je n’avais pas à confesser jugement, quand je n’avais rien fait dy dérogatoire à l’honneur, à l’honnêteté ou à l’étiquette ministérielle.J'étais fort de l’expérience acquise lors de la démission de mon ancien collègue du cabinet, l’honorable Oscar Drouin.Du reste, ce n’était pas la première fois que M.Duplessis me demandait ma démission.Au Club Beuaissance, à Québec, le 24 février 1938, après un souper en présence d’un ministre, de sept députés et de cinq étrangers, dont deux journalistes, dans une scène que je ne décrirai pas en entier, le premier ministre m’a demandé de m’en aller si je n’étais pas satisfait.A brûle-pourpoint, sans être provoqué par les conversations précédentes, le premier ministre se tourna brusquement de mon côte et d’une voix rageuse, m’apostropha en ces termes: "Tu n’es pas capable de mêner le gouvernement 24 heures, ni toi ni un autre, malgré que toi ou les autres s’en croient capables”.„ .‘‘En plus, la loi de la Voirie, (les fameux 50 millions), que tu l’aimes ou ne l’aimes pas, sera presentee en mon nom.Si cela ne le va pas, tu n’as qu’à t’en aile# el tout de suite”., Je passe sous silence les epithetes de haut goût qui accentuaient celte déclaration.Devant les témoins estomaques, dans le silence glacial qui suivit cette déclaration, le premier ministre pondit ce mot d’esprit (?): "Un silence de mort se fit entendre”.Je compris alors que la rupture finale était proche et inévitable.Je m’y préparai et commençai par prendre bonne note de cette scène publique.Puis je poussai aussi vigoureusement que possible le programme entrepris afin de prouver au grand public que le département de la Voirie était administré en vue du bien public.A ceux qui s’étonneraient de cet incident, qu’ils se rappellent mes interventions en Chambre pour le maintien du décorum et de la dignité.Je me suis fait à ce moment des ennemis tenaces qui n’ont pas désarmé.Mais passons, j’y reviendrai.res.Au cours de la dernière séance, des travaillistes ont attaqué le gouvernement au sujet des bombardements de navires britanniques dans les eaux espagnoles.11 a été notamment question du coulage du Dell-wpn dans un port de l'Espagne “gouvernementale”, loué à une | guerre — Refus de participer « une guerre impérialiste — Sécurité collective M.Woodsworth réélu président du parti Edmonton.30 (C.P.).—- Le con- gouvernementale , loue a une „r^s natjonaj ^ ja Co-operative compagnie britannique, le POTï l\e Commonwealth Federation, qui s’est Gandia.Ln navire de guerre br.l‘1 terminé hier soir, a formulé la poli- Je lui ai répondu: non! Lorsque plus tard, le 29 juin, le premier ministre me demanda de nouveau ma démission, en présence d’un député et de son chef de cabinet, je lui ai répondu immédiatement ‘‘Non”, provoquant la crise actuelle.J’aurais pu démissionner en beauté, prétextant ce que le Premier tpinistre me suggérait, accident de l’an dernier, fatigue, etc., mais je m’v suis refusé, préférant mettre en évidence d'une façon éclatante, devant le grand public, la dictature qui s’infiltre petit à petit dans notre organisme parlementaire.La position que j’occupais tannique.le Hero, n’était pas très loin du Delhuun lors du bombardement de cç navire marchand, et il n’est pas intervenu.Le colonel John Llewellyn, lord de l’Amirauté pour le civil, a rappelé à ce sujet que la flotte de guerre a reçu l’ordre de proléger les navires marchands en haute mer, non pas dans les eaux territoriales étrangères.Le chef travailliste.M.Attlee^ a rappelé qu'un Danois, qui était observateur du comité de la nonintervention, a perdu la vie dans le bombardement d’un autre navire marchand britannique, le Kelhvyn.Le premier ministre Chamberlain lui a répondu qu’il ne devait pas parler de manière à donner à entendre qu’on avait délibérément tué cet observateur.Un observateur, a-t-il ajouté, a été tué à un moment où, par suite de ses devoirs, il se trouvait près d’un objectif.Le député travailliste Frederick Cocks, a demandé si le premier ministre savait que l'Itaile a envoyé des renforts considérables à l’Espagne blanche ces dernières semaines.M.Chamberlain a répondu qu’il était telle que l’événement ne pou-, )1e pouvait pas souscrire à l'asservait passer inaperçu et que se trou-j tj0n du député, mais qu'il consen-verait posée définitivement et sé- |jrajj a faire faire une enquête, si rieusement la grande question des ! Ce député lui présentait un rapport ibertés populaires et meme constitutionnelles.Allons-nous abdiquer ici et maintenant tous nos droits?Telle est la question posée en envisageant les répercussions de cet incident.Des abus Le Premier ministre, dans sa première déclaration aux journaux, a parti d’abus sans se soucier de l’équivoque que celte expression pouvait produire dans le public, sans s’occuper des répercussions possibles sur notre mouvement politique.Je l’ai sommé de préciser.Il n'en a rien fait.Si ma demande ne l'intéresse pas, qu’il se rappelle au moins que 28 000 électeurs du comté de Laval ont donné à l’Union nationale la plus forte majorité de toute la province (6,4001 et qu’eux au moins ont le droit de savoir.Il lui sera bien plus facile rte ‘répondre maintenant, puisque, depuis mon départ, une armee de vérificateurs, d’inspecteurs et de mouchards s'est abattue sur le rte parlement de la Voirie.Comme ces procédés s apparentent bien avec ceux en vogue dans certains pavs à mctalure: “Tuons d’abord, faisons le procès ensuite'’.L'Union Nationale Pour mettre à L’aise bien des gens qui s’inquiètent de mes prochain! projets politiques, je leur dis simplement que ’jai cru dans les principes que j’ai énoncés aux dernières élections, j’y crois encore, me-1 me si actuellement on s’en écarte.F.-.T.LEDUC sur.¥• ¥ V Londres, 30 (S.P.C.-Havas) — Au cours de la session ajournée au 1er novembre (elle se terminera sans doute peu après la reprise), les affaires étrangères ont prédominé.Elles ont donné lieu à 25 débats j aux Communes et à 10 débats à la Chambre des lords.Plus de 500 questions y ont eu trait.On se rappelle que parmi les événements de celle session, il v a eu la négociation d’un traité italo-bri-fannique et .surtout la conclusion d’un accord avec l’Irlande.Il y a eu aussi un arrangement avec l’Allemagne au sujet des dettes autrichiennes.En ce qui concerne les affaires intérieures, il convient de rappeler l’adoption de lois sur les industries de la houille, du bacon et du cinéma, sur l’aviation civile, sur la défense contre les aéronefs et sur les congés payés.En avril, ce oui a caractérisé le budget, on le sait, c’a été la hausse oui a porté l’impôt sur le revenu à 5 shillings par livre sterling (27% p.cj.chiffre sans précédent en temps de paix.Rappelons, enfin, que ;e Parlement a approuvé des mesures que le gouvernement a prises en vue d’établir des réserves de denrees au cas de guerre.^ rr Londres, 20 (S.P C.-Havas).— Aux Communes, au cours d’une at laque contre le gouvernement, le député travailliste A.-V.Alexander a affirmé qu’une excessive élévation du coût de la construction des navires en Grande-Bretagne a amené la m politique extérieure du parti, qui comporte la liberté pour le peuple canadien de prendre une décision en cas de guerre, le refus de participer à une guerre impérialiste et l’acceptation de la politique de sécurité collective.La C.C.F.a également ins-erit à son programme la défense des libertés civiles, l’sasurance sur les récolles, l’entrée en franchise des instruments aratoires, l’assurance-chômage, la réglementation des heures de travail de façon à assurer des loisirs aux travailleurs, l’organisation des marchés.M.J.-S.Woodsworth, député de Winnipeg-Nord-Ccntre, a été réélu président de la C.C.-F.et M.J.Cold-well, député de Rosetown-Biggar, président du conseil.M.Grant Mac-Neil, député de Vancouver-Nord, a été choisi comme vice-président pour succéder au professeur King Gordon, de Montréal.Les autres membres du conseil national de la C.C.F., dont Mlle Mary Crawford, d’Edmonton, le Rév.T.-C.Douglas, de Weburn, Saskatchewan, député fédéral, Mlle Béatrice Grigdcn, de Winnipeg, M.David Lewis, d’Ottawa.secretaire général, le professeur F.-R.Scotl, de Montréal, et M.E.-J.Garland, organisateur général du parti.Le conseil comptera de plus trois membres délégués par chacune des organisations provinciales.La révision des.impôts va reorendre Québec, 30.(D.N.C.) - Le comh (é de révision des impôts, qui a sus.pendu temporairement ses délibérât,ons à la fin du mois de juin, reprendra ses séances dès les premiers jours d’août.C’est ce que.nous a annoncé, hier, le major Georges Shink, contrôleur du revenu.Il reste au comité à scruter les domaines scolaire et municipal.Plusieurs témoins seront entendus qui exprimeront leurs vues.On s’attend que ce comilé sera en mesure de faire rapport à l’Assem-blée législative dès la prochaine session.Ce rapport du comité de révision sera très important.On comprend que c’est sur lui que le gouvernement provincial se basera pour faire le rajustement qui s’impose dans les impôls provinciaux à tous les degrés.m» Pour les hôpitaux d'Amos et de Val-d'Or Les Allemands Déclarations de Geebbels et d’Henlein La minorité tchécoslovaque — Membres de la "germanité" — "Le monde démocratique nous a défié au combat intellectuel" .Hendaye, 30.(A.P.) — Les renforts prélevés par les nationalistes le front de Valence semblent j^tvoir réussi à enrayer l’offensive ^ouge dans le sud de la Catalogne.’Les rouges ne sont pas encore par-•Venus à prendre Gandesa,.quartier général des nationalistes dans le secteur, et ils n’ont pas d’autre chose à annoncer depuis 48 heures que Ja prise de quelques carrefours et ie quelques collines.Ils préten-¦irnt par contre qu’ils ont conlre-lattaqué avec succès à Viver, sur le îfront de Valence, el reconquis (quelques positions.^ Le "Hawaï Clipper" San-Francisco, 30 (A.P.) — On ïcroit avoir retracé l’endroit où [l'hydravion “Hawaï” aurait disparu dans l'océan.A 500 milles de Manille, sur la roule normalement sui-|vie par l’hydravion, le “Meigs” avion militaire américain a aperçu une nappe huileuse de 1,500 pied.» de pérunètret Pour identification Townsend mesure 5 pieds 8 pouces et demi, pèse de 132 à 135 livres; cheveux bruns, yeux gris-vert, moustache brune; une cicatrice au-dessus de la tempe droite, deux ou trois cicatrices dans le dos; deux dents du haut plombées en or.Au moment de sa disparition il portait un complet et un 1 pardessus gris foncé, un chapeau gris foncé, une bague à la main droite avec les initiales J.A.S.T., des souliers d'une pointure de 8 et demi.M.l'abbé Léon Boismenu M.l’abbé Léon Roismenu, curé de la paroisse St-Gérard-Majella, de Vaucluse, célébrera demain son 25e anniversaire de prêtrise.Il y aura à cette occasion grand’messt d’action de grâces avec sermon de circonstance par Mgr Chaumont, puis un banquet.Breslau, 30 (S.P.A.).—Au cours d’une fête sportive qui réunissait des Allemands venus de toutes les parties du monde, le chef de la minorité allemande de la Tchécoslovaquie, M.Konrad Henlein, a donné à entendre que cette minorité demeurera loyale à l’Etat tchécoslovaque.Pendant qu’il parlait, on a crié: “Un peuple! Un Reich! Un chef!” Nous, les Allemands de l’extérieur, a déclaré M.Henlein, nous rendons à l’Etat ce qui appartient à l’Etat et au peuple ce qui appartient au peuple; en notre qualité d’Allemands, nous avons accoutumé de remplir conscienciesement les devoirs que nous avons acceptés.Nous prenons j donc sérieusement, a-t-il ajouté, nos devoirs envers l’Etat auquel nous appartenons, mais tout en étant ci toyens de divers pays nous sommes, nous demeurons membres de la germanité.' Le ministre de la propagande Goehbels a déclaré à l’auditoire que l'Allemagne naziste a encore beaucoup de lâches à remplir.Nous avons résolu, a-t-il expiicpié, une petite partie de nos problèmes.Aux points de vu économique et politique, le Reich lutte encore dur pour son existence.Nous sommes un Etat totalitaire et notre entourage est démocratique.Nous devons manifester de la résistance, parce que le monde démocratique nous a défie ¦ui combat intellectuel.Nous ne vou- lions pas ce combat intellectuel, mais nous avons été obligés de relever le défi, Moscou proteste auprès de Tokyo Moscou, 30 (S.P.A.) — Un nouveau combat a eu lieu près du point de jonction des fronlières de la Sibérie, du Mandcboukouo et de la Corée.Un communiqué annonce que des soldats soviétiques ont repoussé des soldats japonais et .des soldats mai à occuper une colline sibérienne.Il y a des tués el des blessés de chaque côlé, mais le communiqué ne donne aucun chiffre.Tl annonce que Moscou a sans tardé fait tenir à Tokvo “une vigoureuse protestation” contre ces “nouvelles provo- Une tragédie à Saraguay Un medecm s'enlève la vie, boule vard Gouin — Sa femme blessée grièvement, est mourante Le Dr Archibald-N.Jenks, dentiste, Medical Arts Building, s’est enlevé la vie.vers minuit, à sa demeure, 8109 ouest, boulevard Gouin, à Saraguay, situé à trois ou Jenks, sa femme, Elizabeth McK.-Jenks, 50 ans, percée de trois balles de revolver.Mme Jenkins est mourante.Elle a été transportée cette nuit au Neurological Institute de rbôpital Royal Victoria.La police provinciale est sur les lieux pour Québec, 30.(D.N.C.) — Le Dr Albini Paquelle, secrétaire provincial, s’est rendu à Val-d'Or, ces jours derniers.Il a fait le voyage en avion.Au rours de sa visite, M.Paquette, a dit que le ministère de la Santé, est prêt à contribuer à la construction de l’hôpital de Val-d’Or, dont on estime le coût à $150,000.Il s’agit .ise au rancart du plan trace P0111' | seulement que les religieuses dont aider la marine marchande bntan-1 ¦ - nique à faire face à une concurrence subventionnée entre l’Amêrjque du Nord et l’Australasie.Il a dit que, pa rsuite de celle élévation, la compagnie du Pacifique Canadien a re !__Te»îrloc #»nmmnnrlf»s r cations par des militaristes japono- tjne en(jUêtc judiciaire.Le Dr mandchous”.Moscou, ajoute-t-il, demande d’infliger aux coupables un châtiment exemplaire et avertit le gouvernement japonais que les Soviets estiment la responsabililé des conséquences d’affaires de ce genre incombe à ses organismes en Mandchourie.Hébert, coroner-adjoint de la ré gion, tiendra l'enquête ordinaire sur la mort du Dr Jenks.150 avions de chasse italiens nonce a faire des commandes en Grande-Bretagne cl que, pour la même raison, des propriétaires de navires britanniques ont fait à 1 extérieur des commandes s’élevant à 5 millions de livres.(Le Pacifique Canadien a des intérêts considerables dans la Canadtan-Amtralasian Line, qui a récemment renoncé a son projet de faire construire deux transpacifiques).L’ancien premier lord de 1 Amirauté a dit qu'il faut attribuer eu grande partie au Royaume-Uni la régression dit commerce mondial el on veut retenir les services, le con seil municipal de Val-d’Or et celui de Bourlamaque, ainsi que les compagnies minières intéressées s’entendent.Le département de l’Instruction publique contribuera aussi à la construction d'une école à Val-d'Or.De même, le ministère de li Santé contribuera pour une certaine part à l’agrandissement de l’hé-pilal d'Amos.Diminution générale de la circulation Québec, 30.(D.N.C.) — M.1-Emile Renaud, secrétaire-trésorier „ .du Club Automobile, nous dit que il a manifesté du pessimisme au su- je |0|jrjsnip continue de s’amélio-jet des difficultés des négociations rer graduellement en nombre et en jet______ relatives à un traité de commerce entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis., , _ , Le président du Board of Trade, M.Oliver.Stanley, a répondu am c’est verser dans la pure “fantaisie” qu'attribuer en grande partie au Royaume-Uni la régression des affaires.Quant aux négociations après avoir donné à entendre qu on lui pose trop de questions à ce sujet, il a dit que le gouvernement désire tout à fait les mener à bonne fin.graduellement qualité.Il y a cette année diminution generale de la circulation au* Etats-Unis et au Canada, mais d# façon plus accentuée dans la provice de Québec, nous dit M.Renaud, à cause de la propagande à rebours qui se poursuit contre nous.M.Renaud espère que les conditions économiques s'améliorant aux Etats-Unis, le mois d’noùl sera meilleur au point de vue touristique, de façon que l’on reprenne ce qui a été perdu à Québec.Un de$ accusés du vol des métaux précieux libéré Un des quatre impliqués dans l’affaire de vol de |nétaux précieux appartenant à l'International Nickel de Port Colborne, Ontario, a été provisoirement mis en liberté movennant un cautionnement de $5,060.Un aulre accusé, arrêté à Sarnia, comparaîtra ici bientôt.Joseph-Wilfrid Tousignant, 5050, rue Garnier, propriétaire d’un magasin d’appareils électriques et impliqué également dans cette affaire.a pu retrouver sa liberté moyennant un cautionnement personnel de 15.000.^ Barcelone, 30 (S.P.C.-Havas).— Il paraît qu’un jeune déserteur, qui’ se nomme, dit-on, Giovanni Spelzi, annonce nue 150 avions de chasse italiens efrectuent des reconnaissances et des tirs à la mitrailleuse pour l’Espagne blanche.Spelzi.qui aurait commandé une escadrille italienne de la flolte aérienne blanche, affirme qu'on a recruté des volon taires en Italie pour faire, en aidant l’Espagne blanche, une “guerre (le libération contre la Russie et contre la France”.Il dit que les aviateurs italiens de l’Espagne blanche pilotent les avions de chasse, tandis que leurs camarades allemands son! chargés des avions d« bombardement.^ Goby Morloy viendra au Canada M J.-A.Gauvitl annonce la venue au Canada, l’hiver prochain, de la grande artiste française.Goby Mor-loy.Elle donnera entre autres, une semaine de représentations à Montréal et une semaine à Québec.Aux fêtes de l'Abitibi Québec, 30.(D.N.C.) — Outre MM.Duplessis et Gagnon, MM.Albini Paquette et Henry L.-Auger sont au nombre des ministres qui sc rendront à Araos pour les fêtes de l’Abitibi.Organisateur conservateur Ottawa.30 (CP) — Le chef du parti conservateur, M.R.-J.Manion, a annoncé hier soir que M.J.-M.Robb avait été choisi organisateur national du parti conservateur.M.Robb.bien connu en Ontario, a été élu pour la première fois i l’Assemblér législative onfarienne en 1915.Il fut défait aux élections de 1919 et de 1923.Réélu en 1926, il devint en 1930 ministre de la santé.M.Robb est médecin, gradué de l’Université de Toronto, u a terminé ses études médicales en 1993, une aepée avant le dçc+eur Mask)*, 6749 UCVUIH» MON I KfcAL SAMtUl 5U JUJLut I RADIO-GAZETTE (y.B.— Tout la* •'rortamme* à onde* eoorles sont donnés kl à l’heure solaire, alors que les programmes américains et canadiens sont à l'heure avancée).Samedi, SO juillet Ondes courtes BERLIN — 8 p.m — Fireworks at the week-end — DJD.23.4 m.1177 még.BUDAPEST — 6 p.m.— Fanlare militaire — HAT4 32.8 m., 9.1 még.TOKYO — 7 li p.m.— Longing lor the Sea — J2K, 15.1 m , 19.79 meg.LONDRES — 7.25 pm.— A Highland Village Concert — OSG.GSP, OSO, GSD GSB ROME — 7.30 pm — Mualque de chambre: le Lido — 2RO.25.4 m.11.81 még , XRP, 30.5 m., 9.83 még.CARACAS — 8.30 pm.— The Continentals (orchestre) — YV5RC.51.7 m.Ï.B meg.BERLIN — 9.15 p.m.— Merry-go-round — DJD, 25.4 m.11.77 még.LONDRES — 9 30 p m.— Saturday Night Sing-Song — GSI, GSD, GSC.GSB.TOKYO — 9.45 p.m.— Variétés — JZK, 15.1 m.19.79 még.PARIS -, 10.20 p.m.— Causerie par M Archinard, en anglais — TPB-7, 23 2 ni., 11.88 még.; TPA-4, 25 8 m., 11.72 még.Radio-France Station Paris-Mondial — tuf 25.24 mètre* et sur 25.80 mètres 7.30 p.m., Concert de musique enregistré* 815 p.m.Informations en français et cours; informations en anglais; propos familiers pour les Américains; concert de musique enregistrée; informations en allemand.parer et offrir des programmes comprenant exclusivement des talents locaux ce qui comporte beaucoup d'IncoBvé-ntenta.J'Inviterai, dlt-tl.les meilleur* chanteurs ou instrumentiste* de l’extérieur à venir prendre part à de* émission* de Montréal, Québec ou Trots-Rivières, selon le cas.Economie de temps et d argent, meilleure tenue dans la présentation.M.Alfred Mignault a l'Intention de présenter tour à tour les prix d'Europe et ceux des nôtres qui ont fait à l'étranger de fructueuses études.Il s'adressera d'ail-cour»; Informations en anglais, concert de , jeurs souvent à eux.Il est de toute Justi-musique enregistrée; informations en al- I ce que ceux qui sont considérés comme lem&nd.Radio-Italie Station 2RO, Rome — sur J1.1J mètre* 7 30 p.m , L’Heure de l'Amérique du Nord — Nouvelles en anglais; un acte d'opéra; nouvelles en Italien.Radio-Etats-Unis If ABC — 34t.6 mètre» - «0 kilocycle* 7 30 pm.Pot-pourri de fin de semaine.8 30 pm., Concert du «tade Lewleohn _ Direction Wilhelm Hoogustraten.10 30 p m.Headline* and bylines.1100 p.m .Orch.de concert de Vincent Lopez WEAF — 454.3 mètre» — MO kilocycle* 7.30 p.m.Interesting Neighbour*.8.00 p.m .Programme Chase and San- born 9 00 p m., 9.30 p.m., familière.10 30 p m Manhattan merry-go-round Album américain de le musique La table rande de l’université de Chicago., 394.5 mètre* — 79# kilocycle* Radio-Italie Station- 2RO Rome — zur 31.13 mètre» 7.30 p.m-, L’Heur* de l'Amérique du Nord — Concert de musique de chambre; nouvelle* en anglais; causerie sur le Lido.villégiature romaine; nouvelles en Italien.Radio-Etats-Unis WABC — 348.6 mètres — 860 kilocycles 7.30 p.m , The Columbia workshop.830 p.m,.Designs In harmony.9.00 p.m , Le professeur Quiz.9.30 p.m .Rendez-vous rythmique 10 45 p.m.Points d# vue américain*.11 00 p.m., Nouvelles du soir, WEAF - 454.3 mètre* - «60 kilocycle* 6.00 p.m.Revue espagnole.6.30 p.m.Sport.8 45 p.m., L'art, de.vivre.8.45 p.m.Barry McKinley, baryton.WJE — 394.3 mètres — 760 kilocycle» 8 30 p.m.Pièce originale, 900 pm.National Barn Dance.19.30 p.m., Concert rythmique.Radio-Canada "N.B.C.Music Guild" Les radiophiles entendront, au cours du NBC Music Guild, le samedi.30, a midi le Quatuor à cordes Frank Kneisel.Les critiques considèrent ce quatuor comme l’un des plus remarquables de 1 heure aux Etats-Unis.Frank Knelsel.Otto Frobn violons, Albert Fracht, alto, et Claus Adam, violoncelliste, en font partie.Ces artistes exécuteront le Quatuor en fa de Mozart et deux mouvements du WJZ 5.45 p.m., The Master Builder 6 00 pm., Concert orchestral WLw.8 30 p.m .Fanfare des Canadian Grenadier Guards 7 00 p.m , Les classiques populaires.8 30 p m , Songs we remember.9 45 p.m.Irene Rich.Radio-Canada Radio City Music Hall of the Air Les concerta diffusés de Radio City Music Hail, le dimanche, à midi et demi, durant la saison d'été sont consacrés à la musique de chambre.Le nom du Quatuor Pérole — l’un des plus célèbres du genre — est à l’affiche pour le dimanche, 31.* Voici son programme: Quatuor en ao mineur, opus 18, no 4, Beethoven; Marche funèbre et cherzo du quintette en ml bé-mal, Schumann (avec Ignace Strasfoge!, •pianiste); Canzonetta, opus 44.no 1, Mendelssohn; Quatuor en la majeur, Dltters-dorf.Les postes de Radio-Canada font le relais de ces concerts.Une oeuvre de Jongen Mlle Marie-Thérèse Faquin, planiste, exécutera le dimanche, 31.5 1 h.30 de iapiès-midt.pour l'auditoire de Roaio-Canada, la Suite en forme de Sonate opus 60 du compositeur belge Joseph Jongen Cette oeuvre est en quatre mouvements: î.Sonatine.II.La neige sur la Fagne.III Menuet dansé.IV.Rondo.Jongen est l’un des compositeur» qui ont rendu Illustre l’art musical belge.Sou oeuvre comprend une Symphonie, des poèmes symphonique» et des oeuvre» chorale».Les concerts de la Clef Magique de la R.C.A.au poste CBF Clair Omar Muser dirige l’orchsetre symphonique Marimba, le seul orchestre du genre dans le monde, au cours du concert de la Clef Magique de la RCA que diffusera le poste CBF de Radio-Canada, le dimanche.31.à 2 h.de l'après-midi.U marimba est un Instrument de musique du genre du xylophone: 11 a été Inventé par les Mexicains.Cet orchestre original Jouera l'Ouverture du Mariage de Figaro, de Mozart; In a Monastery Garden, de Ketelby; Le Vol du Bourdon, de Rlmsky-Korsakow.Edward Davies, baryton, soliste de ce concert, chantera Vision Fugitive, de Mas- l’élite de» musiciens de la province de Québec soient a l'honneur et le public » le diott d’entendre surtout ceux dont l'Etat a défrayé une partie des études a l’étranger.Ainsi, le dimanche soir, 31 courant, M Mignault présentera à l'Heure provinciale, M.Paul Doyon.planiste, M Lionel Daunals.baryton.Mlle Anna Malenfant, contralto, et M.Jacques Gérard, ténor.Le dimanche.14 août.l’Heure provinciale offrira A la population l'audition d’une piece de l'éminent écrivain Henri Gbéon.actuellement dans notre pays pour y faire créer »on Mystère de Saint-Laurent.La pièce de M.Ghèon, choisie par M Mignault est La Fille du Sultan, avec M Jacques Auger et Mlle Estelle Miuffette comme principaux interpietef.Un trio Instrumental composé de M.Auguste Descarrles.pianiste, Albert Cham-berland, violoniste, et Jean Belland, violoncelliste, se fera entendre au cours de cette émission qui débutera par une entrevue de M.Henri Ghèon, faite par M.Victor Barbeau, président de la Société des écrivains canadlens-françals.Le nouveau directeur de l’Heure provinciale est un compositeur et un musicien qui a déjà l’expérience de la radio ayant préparé des programmes éducatns comme La Légende d’un Peuple et La jeune poésie canadienne.Comme compositeur.M Mignault a écrit dans plusieurs genres: musique de Slano, musique d'orgue, mélodies, motets, ulte pour grand orchestre exécutée en 1937 par les Concerts symphoniques, bous la direction de Wilfrid Pelletier.Divertissement pour piano et orchestre, Inédit.On lui doit particuliérement trois contes pour piano sur des scènes de l’Oiseau Bleu, de Maurice Maeterlinck Prend part aux programmes radlopho niques depuis plusieurs années.Notamment, on lui a confié le» émissions ne l'Ame solitaire, la Vieille Maison, la Jeune poésie canadienne.Reportage d'outre-mer Vincent Sheehan, célébra Journaliste américain, analysera la situation européenne.maintenant que la visite de la famille royale anglaise en France est terminée.William Shlrer donnera un compte rendu des manoeuvres militaires tchécoslovaques chez les Sudètes.Shlrer parlera de la petite ville de Milovltza, située à 25 milles au nord-est de la capitale tchèque.Prague.Comme Milovltza est tout prés de la frontière allemande Les manoeuvres militaires seront d’un Intérêt particulier pour le monde entier.Musique pour tous Howard Barlow dirigera la symphonie du réseau Columbia à une autre émission Musique pour tous, diffusée dimanche à 3 h.M.Barlow interprétera pour la première fol» une pièce de Léo Sowerby, Theme lu Yellow.C’est la deuxième de six compositions écrites pour la radio par des Américains en 1938 pour le réseau Columbia que Barlow présentera.C’est une fantaisie basée sur un poème du même titre par Carl Sandburg.Concert sud-américain Quatuor en ré, opus «4 no 3.de Haydn.! senet; siege of Kasan, de Moussorgsky.et d'André Kostelanetz Le concert d’André Kostelanetz aura lieu à Buenos-Aires.Argentine, où 11 dirigera un orchestre formé pour lui par le poste radiophonique E3 Mundo.Il présentera des pièces descriptives de la vie dans le sud de l’Amérique, aux Etats-Unis et au Canada.Alexander W.Weddell, ambassadeur américaine en Argentine, sera entendu au cours de l'émission.Sommaire Pour l'écoute; CBF Au concert de l'Orchestre symphonique de Philadelphie Alfred Wallenstein dirigera l’Orchestre symphonique de Philadelphie, le samedi.30.de 8 h.30 à 10 h.30 du soir, au concert diffusé du Parc Falrmount.Robin Hood Dell.Il a inscrit à son programme la Sym- fibonle no 2 en ré majeur de Brahms et a Suite Casse-Noisette, de Tschalkowsky.Le Jeune planiste américain Henry Harris prendra part a cette audition II jouera, avec rorchesLe, le Concerto en la mineur.de Grieg., ., Le» poète» de Radio-Canada font le relais de ces concert».Columbia Workshop A l’émission Columbia Workshop.1* 30 Juillet, le réseau Columbia présentera l’oeuvre d’Edwln Arlington, Tristram Ce sera une excellente expérience d’adaptation radiophonique et de dramatisation d’une pièce en vers.i Stella Reynolds, qui Jouit d’une bonne i .rtitinn.Hn dtm.nrh» «nir a q h « ^ir^i^^lrcLn^’e'rDér^ncTde U qsce- ! ‘ô Le nom “ MU JEFMarUm’ organis-et qui a beaucoup a experience de la see , te blen o0nnu a* Montréal, figure ai! prone a adapté TrUtam a la radliy Elle a dl.31 i,,met r fait le moins de coupures possible.* vi v^rtin exécuter» le» oeuvre» «ulvan A part la musique de Wagner.Jouée ™ Martin exécutera les oeuvre» sultan deux alra populaire*: When I Have Sung my Song et The Song is You.Les Vass chanteront There’s a Moon over the Old Mill et Cinderella's Fella.On entendra également un sketch Interprété par Vic et Sade.Ce concert qui est un relal» de la NBC sera donné du Chicago Opera House.En roulant ma boula L’émission d'En roulant ma boule, le dimanche, 31 Juillet, aux postes du secteur français de Radio-Canada, sera consacrés à l’Oratoire Saint-Joseph.On y entendra raconter des scènes particuliérement émouvantes sur la vie du Frère André et sur son oeuvre Cette émission est préparée par Marcel Gagntn.Le chef d'orchestre est M Hector Gratton et le réalisateur, Guy Mauffétte.Récital d'orgue Plusieurs éminents organistes du pays ' dont sir Ernest MacMillan Georges-Emile Tanguay, Alfred Whitehead et autres ont été entendus récemment à Radio-Canada par un orchestre sous la direction de Ber nard Herrmann.Il y aura très peu rt ef-fét* de son.La présentation dépend entièrement des acteurs et de 1» direction.Miss Reynolds s’est Introduite »u thèA-tr» par l'intermédiaire de Tristam qui remporta le prix Pulitzer en 1928.Eva Le Galhenne choisissait alors les artistes et Mlle Reynolds fut la première parmi les 950 concurrentes qui obtint du succès avec Isolt.Ensuite, elle travailla avec Le Gal-llenne au Civic Repertory Theatre et ce durant 2 ans, Jouant le rôle-titre de Mar-tlm* d* Jean-Jacques Bernard, la marquise dans Green Cokatoo, Anlas dans Camille.Soeur Tornera dans Craddle Song, et plusieurs autres rôles Importants.In my opinion Au cours de l'émission In My Opinion, présenté» par le poste CXAC, n diriges par M.T H.Carveth vous entendrez M.R Y Dean qui parlera des chemin* de fer canadiens et Mis» Keith McPhee qui j traitera de la part, de la femme dans le monde.Les Diobles Rouges Vous, entendrez un autre programme de musique de dansé présenté à la bonne franquette par ie maître de cérémonies habituel, vous l’avez deviné, Eugène Dal-gncault.Eugène et Suzanne Oadbois ehan’tnt des numéro» populaires et commandent les danses du bon vieux tempi L’orchestre est sous la direction d Eddie ChareUc Voici le* détails du programma pour c« sôlr: Mtrche, Régiment S»mbrp et Meuse 1er*, chaîne, solo d accordéon.Amelia 2» chaîne: aolo, Mlle Gadhcis.3e chain* Tango des fleurs — Demande spéciale, VareOvlenne; Chanson, M Da.-gneault; Folk Joue?; a) Vive la Frame: b) Volae d* .Juin, Slboney.Dimanche, 31 juillet Ondes courtes BERLIN — 6 p m — Concert du dlman-eh* soir — DJD.53 4 m .U 77 még TOKYO — 6 13 p.m.— VtôlOn — JZK 13 1 m.19 79 m g LONDRES -— 6.50 p.m — Service re.i-fleux pour le» enfant» — osa, GSP.060.GSD GSB BUDAPEST — 7 p.m.— Chansons du lac Balaton (choeur) — HAT-4, 32 8 m .B 12 még GENEVE — 7 p m.— La Société de» nations — HfiO.26 j m .11.4 még EINDHOVEN Ravs-Ba» — 7 p.m - Program for thé western hemisphere — PCJ.31 2 m .9.39 még ROME •— 7 30 p m — Nou’-eilts en anglais; un *cté d'opéra — 2RO, 25.4 m„ M8l meg IRF, 20 5 m., 9.85 még CARACAS — 7 J0 p m — Mélodies du mondé — YV5RC M.7 m.3 8 még PARIS — 8.30 p.m.— Gramophone — TPB-7 25 2 ni .11,88 még.BERLIN, — 9 30 p.m.— Concert d'orchestre — DJD, 25 * m .U.77 még, TOKTO — 9.43 p.m.— Chansons populaire» — JZK.15 1 m.19 79 me» LONDRES — 10 30 o,m.— Théitre -Christophe Coiome son premier vovage dé découverte — GSI.GSD, G6C.GSB Radio-France Itatten Paris-Mendtat — sur 23.24 •t sur 25.60 métra* iètre< 7» p SU tr*e Concert de musique «nréfU- tés: Premier mouvement du Concerto en f» majeur, Bach; Soeur Monique.Couperin.Chant et Fugue, Wesley; Ariel.Bonnet; Finale, de la 6e Symphonie.Wldor.Les postes nu réseau Halifax-Vancouver font le relais de ce» concerts.Pour l'écoute A Montréal: CBM Concert champêtre Lé Concert champêtre du dimanche.31, A Radio-Canada sera aous la direction de Jean Deslaurters.On entendra l'ouverture de l'cbéra de Mozart, La Flûte enchantes Woodland Sketches, de MacDowell et Danse, des Scènes napolitaines, de Massenet.Charles-Emile Brodeur, artiste lyrique bien connu des radlophtle», chantera Je Calme, de Grieg.Without a Song, de You-mans et Chant d’amour, de Liszt Ce radio-concert qui passe A 10 h.30 du soir est relayé par les postes du reseaj Halifax-Vancouver.Récital Malenfant Anna Malenfant a Inscrit au programme de son récital A Radio-Canada le dimanche.31.A U h.15 du soir, une oeuvre de Lionel DaunAls Intitulée- Une Jeune fille parle.Elle chantera encore, avec Mlle Jacqueline De Foy au piano, l'air d.Théophaue, de 1 opéra de Haendel, Otto-iié.ie Roi des Aulnes, de Schubert, et Vieil amour, de Brahms Les postes du réseau Halifax-Vancouver feronl le relal* de ce concert L'Heure provinciale 8 00 pm.CKAC — INVITATIONS CHEZ NOS PRIX D’EUROPE avec le concours d’Anna Malenfant, contralto; Lionel Daunals.baryton: Jacques Gérard, ténor, et Paul Doyon.pianiste virtuose.lo Sonate en 1* majeur, Scarlatti — Paul Doyon.2o Chant: al Je suis aimé de la plu* belle.André Messager; b) Le coeur oublieux.Lionel Daunals.ci Rondel d* Thibault de Champagne Henri Gagnon; d) A sa guitare, François Poulenc: •) Anne Jouant de l’esptnétte.Maurice Ravel, fi Anne qui me Ject» de la neige.Maurice Ravel — Lionel Daunals.3o Nocturne en fa majeur.Chopin — Paul Doyon.40 Chant a) L’Air d’Orphée Gluck bi L’Extase langoureuse.Claude Debussy; cl La chevelure.Debussy; d) La mandoline Debussy — Anna M»lenf»nt.5o Arabesque (deuxième), Debussy — Paul Doyon.6o Chànt: *) Berceuse, W«gner; bi Invitation au voyage, Duparc.cl L’automne.Gabriel K»ure: dl La chtnson du pé-chéur.Fauré — Jacque» G«rard.7o Rigaudon Ravel — Pam Doyon.Le nouveau directeur de l'Heure provinciale Pl»ûl»t* et compositeur montréalais, assume depuis deux moi» déjA 1* direction artistique d» I H-ii- re provinciale ou 11 a succédé à m.Heml Lnondal qui occupait ce poste depuis u fondation de ce programme, Inaugruré uar 1* louvêrnéinent de la province.M.Mignault ne fait que commencer 8 présenter des programmes dominicaux d» son cno.x.les sutras ayant été Jusqu’au début de juillet préparés fc l’avance p»r »on prédécesseur.Avec un budget qui n’e»t pas étendu, le nouveau directeur espèic pouvoir donner à l’Heure provinciale une eonaUnt* (Les lettres NBC, A ta suite Ces émissions, signifient: National Broadcasting Company (réseau américain); les lettres CBS (ou WABC) signifient: Columbia Broadcasting System (réseau américain).SAMEDI, 36 JUILLET ^ CBF — 329.7 mètre* — 916 kilocycles 1.00 Orch.de Lee Gordon.1 50 Orch.Klnney.2.00 Orch.Maupln, 2.30 A communiquer du studio.2.45 Orch.Farber 3.00 Golden Melodies, sous la dtr.de Ginsberg.3 30 Orch.Ricardo.4 OO Chanzonnettes française».4.15 Trio instrumental, sous la dlr.de Krasner.4 30 La bourse d» Montréal.4 45 Radio-Journal et la chronique parlée *ur les programmes de la soirée.5.00 Trio Time 5 30 Orch.Sabln.6 00 Revue espagnole 6.25 Intermède musical.6.30 Heure — Orch.de Charette.7.00 Aujourd’hui dans le domaine des sports.Causerie de M.Roland Beau-dry.7.15 Orch Romanelll.7.30 Heure — Le réveil ruraL 745 Orch.Clinton.8 00 Bands acrose the sea, aous la dlr.de Percy Faith.8.30 Heure — Orch symphonique de Philadelphie, sous la dlr.de Wallenstein.Vf 10 30 Kt’s all go to the Mualc HaU, aous la dtr.de George Young.11.00 Heure — Radio-Journal.11.15 Orch.Farmer.1130 Orch.Heldt 12.30 Orch.Relaman.« ta n m Tr,f_____________ bonne tenue musical* et artlatlque Ain», 8.15 pja., Information* eç fraaçsi* et *u lieu daller dans diverse» réflon» pr».CBM — 286 mètre* — 16*0 kilocycle* 1 00 Orch.de Lee Gordon.1.30 Radio-reportage du tournoi pour le championnat canadien du golf, relais de London.2.00 Relais de Londres.3.15 Relais de Port Dalhouate.Radlo-re-portage de» régates de Henley.5 31) Relais de Londres.4.00 Just Mary, causerie d* Mlle Mary E.Grannon.4.15 Régates A Port-Dalhousle.4 30 La bourse de Montréal.4.45 Musical Cocktails.5.00 Radio-Journal et intermède 5 15 Régates de Port-Dalhousle.5 30 Celtic Ceilidh.6 00 Heure — Orch.Meseer.6 30 Orch.de Charette.7.30 The Decibel».7 45 A commfmiquer du studio.8.00 Bands acroes the Sea.8.30 Heure — Orch.symphonique de Philadelphie sous la dlr.de Wallenstein 10 30 l et’s all go to the music hall.11.00 Heure — Radio-Journal en anglais 11.15 The Sport* World, causerie de'Clary Settell.11.30 Orch.de Courcey.12.30 A communiquer du atudto.12.30 Orch.Barron.CKAC — 411 mètres — 730 kilocycles 1.00 Cour* de la bourse.1.15 Nouvelles 1.20 Succès musicaux 1.30 Le monde féminin.2.00 La parade des amateurs.2 45 Prosperity.3.00 Merrymakers.3.30 Chanteurs.4 00 Charles Paul A l’orgue.4.00 Saratoga handicap 4 30 Les événements »oclaux 4.45 Danccpators.3.00 Salle de concert Columbia.5.30 America Dance» 6.00 Nouvelles.6 05 Symphonettee 6 15 Songs for you.6.30 Orch.Hallet.6 45 Nouvelles de cher noua.7.00 Syncopation Piece 7.30 Columbia Workshop 8.00 Saturday night swing club 8 30 What do you know’ 9 00 in my opinion 9.30 Soirée dansant» 10.30 Les Diables rouge» 11 00 AUo.allô, le* sport».11.10 Planologue 11.15 Orchestre» CFCF — 560 mètres — 666 tdl6eVvles CFCX — 49.96 mètres — 400.) kilocycles 1.00 Concert Hall.3 30 Rendez-vous 4.00 Mstinee Club 2 7*1° vocal et ImtrumentaL 6.00 La bourse commentée.9.25 Musique 6 45 Nouvelles-éclairs 7.30 Groupe choral du Mont 8t.Marv » College.NBC.7.45 Revue du sport.9 00 Studio.Bu°ûy Payne, organiste.î?’22 concert rythmique 11.00 Dernière» nouvelle* dé *port Mol- 5©Q CHLP - 266 mètres — U20 kilocycle* ^ 1.56 Heur* ¦— OlAailquca.2 30 Orch.Jurgen*.3 00 Heure — Baseball: Montréal k Balti- more.5.00 Heure et sommaire.5.05 Cocktail capers.5.30 Méli-mélo.6.00 Heure ___ Méll-méla.6.30 Chansons française» 7.30 Heure — Au Samovar.8 00 Studio.8.30 Orch.Vienna 9.00 Heure — Studio.9.30 Orch.Newton 10.00 Studio 10.30 Orchestre — Heure.DIMANCHE, 31 JUILLET 199» CBF — 329.7 mètre* — 91# kilocycle* 12.00 midi.Concert.Disaues phono.12.15 Chansonnettes françaises.12.30 Radio City Music Hall of the Air NBC 1.30 Les chefs-d'œuvre de la musiaue.Au piano.Marte-Thérèse Paqu.n.2.00 La Clef Magique de la R C.A A-, Wells et un orch.sous la «[.de programme.Milton Cross, Ltnton Frank Black.3.00 L’orch.de Richard Himber.3.30 Louise Flores, soprano.____ 3 45 Les Fureurs d un Puriste.Confé- rencier, M Paul Morin.4.00 Sylvia Cvde, soprano.Leonard Warren.baryton.Pauline Alpert.pianiste 4.30 Les chanteurs de Toronto, sous la dlr.d Albert Wh.te-head 5 00 Concert.(Disaues phono.) 5.30 Jean Sablon, chanteur.Km.de la NBC 5.45 Panorama de la vie Internationale.Conférencier.M Georges Langlo s.6.00 Concert svmphonlque sous la dlr de Joseph Chemtavsky.6.30 L’heure exacte 6.30 La musique des Canadian Grenaolur Guards, sous la direction du capitaine J.J.Gagnier.7 00 Maurice Zbrlger et son orchestre.7.15 Chansonnettes françaises.7.30 L’heure exacte 7.30 Le Réveil rural.7.45 Jean de Runanoczy, violoniste.8.00 En roulant ma boule.8.30 Songs we Remember.Orch.sous la dlr.d’Ernest GUI.9.00 L’heure exacte 9.00 Manhattan Merry-Go-Round.avec Rachel Carlay.Pierre LeKreeun, ténor et Porch, de Don Donnle.9.30 Album de musique familière avec Frank Munn.ténor.Jean Dickenson.soprano.Elizabeth Lennox, contralto, les planistes Arden et Arden Haensohen 10 00 A communiquer du studio.10.30 Concert champêtre, avec Charles-Emile Brodeur, ténor, et un orch.sous la dlr.de Jean Deslaurters.11.00 L’heure exacte.11.00 Radio-.Journa! 11.15 Anna Malenfant, contralto.11.30 Musical Mirror.12.00 Fin des émissions.CKAC — 411 mètres — 736 kilocycles 9.00 L’heure — Température.9.00 From the Organ loft.CBS.9.30 Aubade for strings.CBS.: 9.55 Nouvelles press-radio.CBS.10.00 Variétés Instrumentales.10.30 Extraits d’opérettes.11.00 Charles Paul à la console.CBS.11.30 Major Bowes.CBS.12 30 Opportunité.12.45 L’heure du rafraîchissement.1.00 Variétés continentales.1.15 Le quart d’heure familial.1.30 Reportage d’outre-mer.CBS.1.45 Poet s Gold.CBS.2 00 Walberg Brown Strings.CBS.2.30 Summer session.CBS.3.00 Musique pour tous.CBS.4.00 The Farmer takes the mine.CBS, 4 30 Chanteurs CBC.CBS.5.00 Concert sud-africain CBS.5.30 Variétés .continentales.6.00 Music îtfr fun CBS 6.30 Jacques et Jacqueline.6 45 Les nouvelles de chez nous.7.00 Association des Marchands détaillants du Canada.7.15 Joson et Josette.7.30 Trio Markowskt.7.45 Hal Hartley et orch.8.00 L’heure provinciale.9.00 Concerts en Plein air Lewisohn, CBS.10.15 Ra Uo-Journal.10.25 Planologue.10.30 Headlines and bylines, CBS.11.00 AUo, allô, les sports! 11.10 Vincent Lopez et orch CBS.11 30 Paul Pendarvls et orch.CBS.12 00 Will McCuce et orch.CBS.12 30 Henry King et orch.CBS.1.00 L’heure — Fin des émission».CFCF — 50*) mètres — 600 kilocycles CFCX — 49.9 «mètres — 6065 kilocycles 1.00 Radio-piw Music .Hall.2.00 La clé magîoue de RCA.3.30 Soliste de NBC.5.30 Jean Sablon, chanteur.4.00 Su.-.dsv Vesper-.NBC.5.30 Jean Sablon chanteur.5.45 The Master Builder.6.30 Nouvelles.7.00 Les classiques populaires.6.50 Musique.7 00 Les classiques populaires.7.30 .Interesting Neighbours.8 00 Variétés Chase and Sanborn.9.00 Manhattan Merry-go-round 9 30 Album de musique, familière.10.00 Nom- v Cloutier présente: 10.30 Cheerio.11.00 Dernières nouvelles de sport Molson.CHLP — 267 mètres — 1120 kilocycles 1.55 Sommaire.2.00 L’heurg exacte.2.00 Matinee Melodic*.2 15 Chas Laforce et Ole.2.30 Un oeu de tout.3.00 L heure exacte.3.00 Radio baseball: Montréal Royal* A Baltimore.5.55 Sommaire.6.00 L’heure exacte.6.00 Chansons française».6.15 Chas Laforce et Cle.6.30 Chansons française*.6 45 Voyages modernes.7 OO Un peu de tout 7.30 L’heure Financial Loan Bureau Liée.Fin de l'émission.LUNDI, 1er AOUT CBF — 329.7 mètres 910 kilocycles 4.30 Evénements sociaux.4.45 Chansons.5.00 Rendez-vous musical.5.15 KlllblUy champion».5.30 Madeleine et Pierre.5.45 Musique de danse.6.00 Nouvelles.6.05 Eton Boys.6.15 Le don Juan de la chanson.6.30 Une présentation de World.6.45 Les nouvelles de chez nou*.7 00 Choeur de la cathédrale russe.7.15 Light up and listen.7.30 Night on the Trail.7.45 Air Photo 8.00 Monday night Show 8.30 Les vedettes de demain.9.00 Théâtre Mercury.10OO Orch.Irwin.10.15 Radio-Journal.10.25 Planologue.10.30 Del Casino, chansons.10 45 American Viewpoints.11.00 Alio, alio, lea sports.11.10 Planologue.11.15 Orchestres.CFCF — 500 mètres — 600 kilocycle* CFCX — 49.96 metres — 6005 kilocycles 1.00 Concert Hall.1.45 Jack et Loretta Clemens.3.00 Fanfare de la marine américaine.4.00 Matinee Club.6 00 in Bourse commentée.6.15 Musique.6.45 Nouvelles-éclairs.8.30 Studio.9.00 Les maîtres du rythme.11.00 Dernières nouvelles de sport Molson CHLP — 2éfi mètres — 1120 kilocycle* 7.55 Sommaire.8.00 Heure — Réveille-matin musical.9.00 Heure — Chansons françaises.9.30 Musique militaire.9.45 Disques.10 00 Orgue 10.30 Variétés.10.45 Now and thei.11.15 Sydney Torch, organiste.11.30 Chansonnettes.11.45 Orchestre.12.00 Heure — Heure féminine 1.59 Heure — Fanfare de Hollywood.2 30 Half and half.3.00 Heure — Baseball: Montréal à Newark.5.30 Heure et sommaire.5.30 Méli-mélo.6.30 Chansons françaises 7.30 Heure — Commentateur sportif.7.45 Ensemble russe.8.00 Orch.Jones.9.00 Studio.9.30 Orchestre.FERNANDE!.AU SAINT-DENIS N r- TUK TOUT INSE< BIDONS DE 10 20 40 BOlèie 10.00 Nocturne.10.30 Studio — Heure LONGUEURS D’ONDES Métrés Kiloc.CBF 329.7 910 CBM 5Rfl ireui CKAC 411.130 CFCF 500.600 CFCX 49.96 6005 CHLP 286.1Ï20 CHRC 465.615 CHNC «e.312.960 CRCS 200.1300 CKCV .• 222.131U WABC 348.6 880 WEAF 454.3 680 WJZ 394 5 75^ WG Y 379.5 730 WTIC 282.8 1080 WLWL 272.6 1100 Soulage MAUX de TETE Douleurs périodiques ANNONCES MUNICIPAL POSTES DE RADIO-CANADA RESEAU DE L’EST Station Ville CBF Montréal.P.Q.(français) .CBM Montréal, P.Q.CRCK Québec, P.Q.(français) .CRCO Ottawa.Ont.CRCS Chic utlmi P.Q.(français) .CHNC New-Carllsle.P.Q.(français) CRCT Toronto, Ont.CKCW Moncton, N.-B.CFBN Fredericton.N.-B.CJBR Rlmouskl.P.Q.(français).CKCH Hull.P.Q.(français) .RESEAU DE L’OUEST L’émission se donne en espagnol CJCB Sydney.N.-E.CHNS Halifax, N.-E.CFCY Charlottetown.L-P.-E.CRC W Windsor, Ont.CKSO Sudbury, Ont.CKPR Fort-WHUam.Ont.CKY Winnipeg, Man.CKCK Reglna, Sask.1010 CFQC Saskatoon, Sask.84U CFCA Edmonton.Alla.930 CJCA Edmonton, Alta.780 CJOC Lethbridge.Alta.950 CRCV Vancouver, Colombie .1103 N.B.— Les stations énumérées cl-des-sus ne sont pas toutes des stations de l’Etat mats transmettent toutes régulièrement et K des heures déterminées les émisslona de Radio-Canada.RADIO-SALAMANQUE A L’AMERIQUE DU NORD Station Salamanque 28.92 metre» 10.375.4s kilocycles (Heure do l’Est: 9 h a 9 h.45 p.m.) Pour ceux qui désirent des nouvelles de source nationaliste, remission officielle de Radio-Salamanque donne tous les Jours, de 9 h.à 9 h.45, heure de l’Est, une transmission spéciale pour l’Amérique du Nord, Kiloc.910 IMm.950 93j 1120 960 840 .13(0 , 550 .1030 .1210 et en , 1240 930 630 670 788 730 919 ORANE DEMAZIS e» FERNANDEL dans “Regai/i” de Marcel Pagnol aujoj au Sainf-Denit en programme double avec CHARLES VANEL dan* *ion‘\ Au Parc LaFontaine LE CONCERT POPULAIRE DU LUNDI SOIR, 1er AOUT, A 8 H.30 La Société St-Jean-Bapttste de Montréal poursuit avec entrain la série des concerts populaires d’été qu’elle organise annuellement depuis leur Inauguration en 1929.La popularité de ces concerts va toujours grandissante.La foule qui y assiste prouve combien elle les apprécie Le Comité d’organisation, sous la présidence cle M.Emile Pigeon, directeur, s’efforce, chaque semaine, de donner à ce festival de la chanson française un caractère vraiment récréatif et instructif.Le lundi soir, 1er août, aura Heu le quatrième concert de la saison, sous la présidence d’honneur de M.J.Alfred Lar glois, président du Comité régional de l’ouest, auquel cette soirée est dédiée.M.Lacroix fera une courte allocution.M.Arthur Laplerre, directeur de l’Orphéon Laplerre et maître de chapelle â l’église St-Stantslas.dirigera le programme musical dont 11 a choisi les pièces avec le plus grand soin.Les disques qui seront Joués avant le concert ont été pris parmi le produit de la cueillette de l’Oeuvre du disque français.Des haut-parleurs Installés par Stanislas Chalifoux, limitée, techniciens experts, permettront a la foule de suivre attentivement le concert et de se Joindre avec avantage aux artistes qui Interpréteront ie programme suivant; PROGRAMME 1.—O Canada, mon pays, mes amours, M.Antonio Ouellette et la foule.2.—Rêve de valse, de Strauss, Mlle Jean-ne-d’Arc Chapleau.3.—M.Ernest Michaud dans son répertoire: cantates choisies.4.—Maman, dites-moi, de Weckerlln.Mlle Marie-Claire Mardi.5.—Allocution de M.J.Alfred Lacroix, président du Comité régional cle l'ouest de la Société St-Jean-Baptiste de Montrés.,.6.—Chanson du terroir: Marianne s’en va-t-au moulin; Notre grand-pére Noé, M.Arthur Laplerre et la foule.7.—SI vous l’aviez compris, de Denza.M.Rosaire Pion.8.—Valse de Roméo et Juliette, de Gounod, Mlle Gilberte Brault.9.—La maison grlae, de Messager, M.Antonio Ouellette.10.—Récitation par Mlle Jeannine Du-breull.11.—En se regardant, de Delettre,' Mile Marie-Claire Mardi.12.—M.Ernest Michaud dans son répertoire: chansons de bon goût et appropriées.13.—Gavotte de Manon, de Massenet, Mlle Gilberte Brault.14.—J'aurais bien voulu, de Borel-Cierc, M.Antonio Ouellette.35—Récitation par Mlle Jeannine Du-breutl.16.—Chansons du terroir, par M.Eugène Dalgnault.AVI DEMANDE s été f la CITE DE MON! par Cooper Bldg.No 3981 St-Li pour permission d’installer une chi A vapeur de 100 c.v.sur les lots 346.345 et p-1060, quartier St-De 3981 St-Laurent Toute opposition à cette deman être communiquée dans les dix J J.-ETIENNE GAU Greffier de li Montréal, 30 Juillet 1938 Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de librairie du "Devoir".430 Notre-Dame, est, Montréal.Cité d Montré REGLEMENT'No 1515 AVIS PUBLIC est, par les pré J donné que le Conseil de la Cité de réal.en vertu des pouvoirs qui lu| conférés par la charte de ladite Ci par les lois relatives au chômage,! son assemblée tenue le 28 juillet cJ (1938).adopté le règlement suivari Règlement No 1515 pourvoyant à ul prunt de 1957,552.00 en rapport avj secours directs aux chômeurs.Les Intéressés pourront obtenir tel renseignements dont Us auront besa rapport avec le règlement cl-dcss\| s'adressant au soussigné.J.-ETIENNE GALTHl Greffier de Iq Bureau du greffier de la Cité.Hôtel de ville.Montréal.29 Juillet 1938.12.00 Au Jour le jour.12.15 Chansonnettes française».12.30 Radio-journal.12.35 Chansons française» 1.00 Vincent Curran, barsdon.1.15 Pour vous, mesdames.1.30 Trio d i Mont-Royal.2.00 Orch.Roth.2 30 Orch Green.3 00 La musique de la marine des Etats- Unis.4 00 Concert, disques.5.00 Radio-journal et Intermède.5.15 La chronique parlée sur les programmes de la soirée et le disque pour tous.5.30 Les chansons de Georges Toupin.5.45 La bourse de Montréal 6.00 Pauline Rennle et Burt Yarlett, chanteurs.6.13 Pénombre, avec Juliette Drouin, harpiste, et Paul Héroux, accordéoniste 6 30 Heure — Fanfare, sous la dlr.de B Holder, • 7 00 Aujourd'hui, dans le domaine de» sport».7 15 Orch.de Charette.< 30 Heure — Le réveil rural.7 45 Vivian della Chlesa.soprano.8.00 From a Rose garden.Choeur et orchestre sous la dlr.de Marjorie Payne.8.30 Metropolitan Café.Orch sous la dlr tie Kaunat.9.00 Heure — American Rhythm Masters, avec 1 oroh cle Frank Black.10 00 Duo» de piano.10.13 Quatuor a voix d’hommes.1030 Littérature anglaise et américaine Conférencier, M Pierre Davlault.10.45 A communiquer du studio.11.00 Heure — Radio-Journal.11 15 Au rythme de Paris, sous la dlr d’André Durieux.11 30 Orch.Lapp.12.00 Orch.Child.| 12.30 Orch Swanson.CKAC — 411 mètres — 750 kilocycles ! 7,15 Mélodies rythmées.7.25 Sommaire.7 30 Pot-pourri matinal.8 00 Aubade.8 30 Nouvelles, ; 8 35 Chanson* française», j 9 25 Nouvelle*.9 30 Bonjour madame 10.00 Chansons française*.| 10 15 Sérénade tzigane.10.30 Heure récréative.10 45 Mélodie* à l’orgué.11.00 Son!», sea mélodies au piano.}}15 ChansoMT 11.30 Big Sister.H 43 La parade de» mélodie* 12.00 Programme service rapide.12.15 a bâton* rompu» 12.30 La province en progrès.1 00 Cour* de 1* bourse.1.15 Nouvelles agricole*.1.20 Nouvelles.1 23 Succès mualcal.1 30 Le monde féminin.2.00 Capsules mélodiques.3 13 La rue principale.2.30 The Three Console*.3.00 Dear Columbia | 3 30 Programme d* PUtsburf.3 45 Arahei-que* au clavier, t 4.00 Pattern* m owlnf, "Je vois un grand brun portant un paquet Familier—” "Ce doit être Georges qui m’apporte des Sweet Caps! CIGARETTES SWEET CAPORAL “La forme la plus pure tous laquelle le tabac peut être fume.*' v ¦ K DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI BQ JUILLET 1938 Ne 175 VOLUME XXIX PAGLflnlNiN tA Dnctric*: Germaine BERNIER pne des premières choses à apprendre Dont un tramway, à une heure où les voyageurs sont assez nombreux pour que plusieurs soient obligés de rester debout, une petite fille, côté de sa mère, est assise, confortablement, les jambes de travers, ce tui lui permet de voir le mouvement de la rue, mais qui enlève en même •mps une place à un voyageur qui a payé, quand, très probablement, on ’a pas payé pour cette enfant.Une jeune fille arrive, se place debout tout près de la mère, qui ne \aü pas un geste pour libérer une des deux places occupées par sa fille.Plus loin, un voyageur, vieux et chargé d’un paquet, a visiblement tidèe de s’asseoir, d'autant plus qu’il n’a pas l’air d’être très solide sur ts jambes.Il s’approche, met le paquet sur l’espace libre de la banquette, mère, cette fois, ne peut pas ne pas voir, mais elle se contente de regar- Îer sa fille qui, naturellement, en enfant élevée comme elle le parait, ‘est-à-dire mal, ne peut pas penser le moins du monde à s’asseoir cor-ectement pour libérer ce fameux bout de banquette qui donnerait un iège au vieux chargé d’un paquet.En l’occurrence, il ne s’agissait pas de faire abandonner son siège à Eenfant pour le vieillard (ce qu’un enfant de cinq ans, fille ou garçon, eut très bien faire quand il est réellement bien élevé), mais de l’empê-her de prendre une seconde place à laquelle elle n'avait pas droit.Ainsi, non seulement, elle ne se dérangeait pas pour les autres, mais, En cette circonstance, elle nuisait aux autres sans que sa mère s’en in-uiétât; au contraire, l’attilude de celle-ci approuvait le maintien de a fille.Et ces gens n’étaient pas des gens du peuple; leur mise et leur allure ^indiquaient qu'ils appartenaient à la classe aisée et probablement à ce Yiue l’on peut appeler un bon milieu, Seulement, cette maman ne se soucie pas le moins du monde de for-bner son enfant pour savoir vivre en société; elle ne développe ni son ]coeur, ni son sens social, pas plus que son sens de la politesse.Elle l’habitue à faire son affaire sans se soucier des autres, même en nuisant aux autres, quitte à faire partie elle-même "des autres” un jour ou l’autre, quand sa petite aura grandi et que logiquement, celle-ci ne trouvera pas de raison de se déranger, de se gêner pour sa mère plus que pour autrui.Combien, dans tous les milieux, sont élevés de cette façon et ne com- [prennent jamais de toute leur vie leurs obligations envers les autres, qu’elles soient graves ou légères.Et c’est ce qui fait que certains voisins sont insupportables et ont des difficultés partout où Us passent, que des travailleurs ne sont pas estimés par leurs compagnons de travail, que des voyageurs, tout en disparaissant sur les routes à l’allure folle de leurs voitures, trouvent encore le moyen de créer des embêtements ou de causer des accidents aux autres sens se préoccuper le moins du monde des conséquences de leur con-\duite.On pourrait allonger indéfiniment la liste des gens qui vivent comme \,s’i! n'y avait qu’eux dans l’univers à avoir droit à la compréhension, aux ï soins et à la satisfaction.Jamais l’inquiétude de déranger, de déplaire ou r de nuire à leur entourage ne leur vient à l’esprit.Savoir se gêner est la première chose à apprendre, a écrit Diderot.I Pour un grand nombre, c’est bien la dernière qu’ils apprendront, et en-j core plusieurs mourront avant de l’avoir apprise, si l’on en juge par la If façon dont tant d’enfants sont élevés par des parents insouciants, sans K autorité ou dépourvus eux-mêmes de sens social ou de politesse.^ Qu’est-ce que le sens social?Respecter les droits des autres, compter avec les autres, aider les autres.Qu’est-ce que la politesse?S’effacer devant les autres, ménager les autres, se gêner même pour les autres.C’est par l’oubli de soi enseigné aux jeunes dès leur enfance que les caractères acquerront ce sens de la politesse et ce sens social qui, seuls, rendent possible et même agréable la vie en famille comme en société.PRISCA AU REVOIR Sous tes longs cheveux d’or, quand tu cours sur la grève, Au vent, Si quelque prompt ramier touche ton-front qui rêve Souvent, De cette aile d’oiseau ne prends pas, ô ma fille.D’effroi! Pour baiser son enfant, c’est une âme qui bride: C’est moi! Parmi d’emtres enfants qui te font toute heureuse.Le soir.Quand tu vas au jardin, lasse d être rieuse.T’asseoir.Si tu t’inquiétais comment je passe l’heurs Sans toi, Penche un peu ton oreille à cet oiseau qui pleurer C’est moil Marceline DESBORDES-VALMORB Une 6me royonnonte Marie Le Mière Archiconfrérie Notre-Dame des Malades Chers malades, Chers amis des malades, Seigneur, vous êtes la source de vie.Toute maladie ne conduit pas à la mort.Si vous portez attention aux malades, vos connaissances, vous serez en mesure de dire comme nous.Seigneur, vous êtes la source de vie.On voit parfois, dans les hôpitaux surtout, des retours inespérés à la vie.Après que lout espoir humain de guérison est abandonné et que tous les moyens généralement employés sont épuisés, on constate quelquefois des réactions inexplicables.Ces malades, dont on attendait la mort d’un instant à l’autre, ont pris le dessus sur le mal qui les terrassait.Les forces physiques que l’on croyait irrémédiablement épuisées, ont fini par triompher dans un effort suprême et ont répudié le mal réputé incurable.Souvent, ces guérisons inespérées sont attribuées aux ressources mystérieuses de la nature, à une puissance rebondissante du tempérament.Mais, chers malades, le plus souvent, c’est Dieu ou sa Sainte Mère, Notre-Dame-des: Malades, qui est intervenue, et qui a opéré un miracle.Et nous avons vu maintes et maintes fois, après l’application d’une image de Notre- Dame-des-Malades, sur une plaie, un membre meurtri, une douleur aiguë, nous avons vu les malades nous appeler, souriants et confiants dans la Vierge des Infirmes.Qu’y a-t-il d’étonnant, chers amis, Notre-Dame-des-Malades, qui a entre ses mains nos destinées, qu’y a-t-il d’étonnant à ce qu’elle produise une dérogation, avec l’aide de son Fils, à la marche ordinaire des choses?Lui.par qui nous vivons, parce qu’il l’a voulu, ne peut-il pas, s’il le veut aussi, prolonger à son gré notre vie et retarder, aussi longtemps qu’il lui plaît, l’instant de la mort?Et Notre-Dame-des-Ma-lades, que vous invoquez, ne peut-elle pas ne pas intercéder pour vous, puisqu’elle a bien intercédé aux Noces de Canada?Notre-Dame-des-Malades, demanderez-vous pour nous, un semblable prodige?Cette maladie dont je souffre depuis des mois me conduira probablement au terme de ma vie.nn vrme i’ai mis ma ron- C’est en vous que j ai mis ma con fiance, et je sais que vous me relèverez de cette prostration qui m’accable.De retour à la santé, je veux proclamer votre gloire.Je ne voudrai plus vivre que pour vous aimer et vous faire connaître.Je publierai vos louanges.Je ferai connaître ce bienfait inespéré.Ce sera, à l’avenir, mon apostolat de parole; uni à l’apostolat de l’exemple.Vous êtes la source de vie.Chers amis, pourquoi ne pas entrer dans l’Archiconfrérie Notre- Le 11 juin 1938 mourait, à Mon-tebourg (Maffche), une collaboratrice de la Bonne Presse, romancière bien connue dans les milieux catholiques, où sa disparition laissa de vifs regrets.Née de famille bourgeoise profondément chrétienne, Marie Le Mière passa toute sa vie dans sa province de Normandie, dont elle dépeignit dans ses oeuvres les coutumes villageoises et les paysages pleins de fraîcheur.Après de brillantes études dans un pensionnat religieux de la région, où elle acquit ses deux brevets et un talent de musicienne, elle revint à Pont-l’Abbé-Picauville, et ses jours coulèrent, paisibles, entre ses parents âgés, une tante célibataire, et une soeur plus jeune qu’elle, et tendrement aimée, qui devait plus tard être son appui.Ce fut vers 1900 qu'elle se mit à écrire.L’éditeur Henri Gautier, auquel elle avait adressé ses premiers essais, comprit la valeur de la débutante et facilita son entrée dans la carrière littéraire.Très douée et animée d’un ardent désir d’apostolat, Mlle Le Mière se lança dans cette voie avec tout l’enthousiasme d’une âme rayonnante, qui brûle d’utiliser pour Dieu les talents qu’il lui a confiés.Alors commença une période d’activité féconde qui dura plus de trente ans et valut à l’écrivain des succès toujours croissants.Elle publia dans les Veillées des chaumières: la Demoiselle, le Grand choc, l’indestructible chaîne, Rêves et destinées, la Revanche du coeur, pour ne citer que ceux-là.Les lecteurs de la Bonne Presse se rappellent certainement la Rançon de Gisèle la Roche au Moroit, la Voie douloureuse, Josèphe, la Ferme fleurie, le Drame du ménage Burel, et tant d’autres.Avec une satisfaction plus douce encore pour le coeur que pour l’amour-propre, l’auteur sut que pendant la guerre, elle avait élargi son public habituel, en étant lue et goûtée dans les hôpitaux du front.Marie Le Mière écrivait avec une facilité très grande.Son style fluide était fait pour exprimer les plus délicates nuances du sentiment, et l’inspiration qu’elle puisait dans son imagination fertile autant que dans l’observaton directe des êtres et des choses ne tarissait pas.Avec sa finesse de Normande, elle voyait clairement les travers de son prochain, mais elle le jugeait avec indulgence.Cette indulgence pourtant n’excluait pas la force: certains drames de conscience, certains profits d’avares (par exemple Les cousins de la Maynerie), sont burinés en traits de feu.Ses oeuvres tout imprégnées de poésie et de foi sont une leçon d’énergie.Elles chantent le Sursum Corda d’un bout à l’autre et finissent toujours sur une note réconfortante.Elle composait de tête pendant ses insomnies.Lorsque, le matin venu, elle s’asseyait à son bureau, sa légère écriture d’idéaliste couvait sans effort des pages et des pages, et, détail touchant, son père recopiait ses manuscrits.Dame-des-Malades?Participez aussi à la neuvaine de messes pour les malades.Préparez, dans la prière, le cinquième pèlerinage des malades.L’Archiconfrérie Notre-Dame-des-Malades, Zocl Fréchette, prêtre, Sherbrooke, P.Q.Samedi prochain: Patience du malade.En 1917 elle perdit ce fidèle collaborateur; en 1931, ce fut sa mère plus que nonagénaire, et qui conserva ses facultés jusqu’au bout.Alors, Mlle Le Mière dut quitter Pont-l’Abbé, sa maison, l’antique église située à 2 kilomètres et où, quelque temps qu’il fît, elle allait deux fois à pied chaque dimanche remplir les fonctions d’organiste bénévole.Ce fut un arrachement, mais qui eut pour l’exilée une compensation très douce: elle rejoignait à Montebourg sa soeur, directrice d’un important établissement d’enseignement libre, et qui réclamait son concours en qualité de professeur.La femme de lettres retrouvait là le milieu familial et intellectuel dont elle avait besoin, mais sa vie r* i/nnp était changée.Il fallut, non sans regret, qu’elle renonçât à sa plume pour se consacrer désormais à l'éducation de la jeunesse, à laquelle elle se donna avec autant de zèle que de dévouement, sans cesser pour cela d’enseigner la musique, de diriger la schola et de tenir les orgues de sa nouvelle paroisse.Ses labeurs se multipliaient; elle en était récompensée par une extension de rayonnement sur ses élèves qui l’aimaient, et par leurs succès aux examens.Fort à propos pour sa santé, les vacances interrompaient les travaux.Elle jouissait avec délices de longues promenades à pied dans la campagne verdoyante, d’excursions au bord de la mer, et de plus lointains déplacements.Deux voyages en Italie — automne 1932, printemps 1934 — firent vibrer les fibres profondes de l’artiste et de la chrétienne.Les deux soeurs revinrent enthousiasmées de ces visions “paradisiatiques”, disait Marie, et avant-coureurs de celles que bientôt — trop tôt pour ceux qui la pleurent — elle contemplerait de là-haut.Car à se dépenser sans mesure pour le bien, la vaillante ouvrière s’était usée.Ses forces physiques déclinaient de jour en jour; à partir de Pâques 1937, son affaiblissement s’accentua, sans qu’on pût découvrir sa maladie.Elle tomba dans la cachexie tout en gardant un bon moral.“Je puis encore, écrivait-elle, prier longuement, méditer, me livrer à une vie d’âme et d’esprit qui ne fut jamais plus intense: lire, lire, lire, étudier, rouvrir mon piano dans les meilleurs moments.Grâces soient rendues au bon Dieu qui me laisse celle ressource inappréciable!” ’léduite à une effrayante maigreur, elle ne s’alimentait plus, et ni les soins des médecins, ni ceux de la tendresse fraternelle ne purent éviter l'inévitable.Après avoir reçu les derniers sacrements au début d'une très lente et très douce agonie, Marie Le Mière s’endormit paisiblement dans le Seigneur.S?s lecteurs auront une prière pour celle dont la plume irréprochable charma leurs heures de loisir, et dont le nom qui signa tant d’oeuvres élevées et saines, restera synonyme de foi, d’idéal et de pureté.François du CLOS Les activités féminines Partie de cartes Lundi, le 1er août, à 2 heures, | aura lieu une partie de cartes organisée par les dames patronnes-ses au profit de l'Oeuvre de la Réparation de la T.Sainte-Face Inc., au no 4312 Papineau.Pour information appeler: AM 4959.Retraites fermées Au couvent de Marie-Réparatrice, 1025 Mont-Royal ouest.Outremont, il y aura retraites fermées aux dates suivantes: Pour jeunes filles, du 18 au 21 et du 25 au 28 août; du 8 au 11 et du 15 au 18 septembre.Pour daines, du 25 au 28 septembre.On est prié de s’inscrire d'avance, car les demandes sont nombreuses et les places limitées.* * * Au couvent de Marie-Réparatrice, 865 Saint-Charles, Trois-Rivières, il y aura retraites fermées aux dates suivantes: Pour jeunes filles, du 8 au 11 et du 12 au 15 août; du 7 au 10, du 12 au 15 et du 16 au 19 septembre.Pour demoiselles de plus de 25 ans, du 20 au 23 septembre.Pour dames, du 27 au 30 septembre.PETIT CARNET PROCHAIN MARIAGE LANGLOIS-LAUZIER.— Le mariage de Mlle Hélène Langlois, fille de M.et de Mme Euclide Langlois, de Montréal, avec M.Jacques Lau-zier, fils de M.Napoléon Lauzier, décédé, et de Mme Lauzier, de Montréal, sera célébré le samedi 6 août, à huit heures et demie, en la chapelle du Sacré-Coeur de l’église Notre-Dame.l’as de faire-part.* * * On annonce pour le jeudi.4 août, le mariage de Mlle Marie Forest, fille du notaire et de Mme Ernest Forest, de l’Epiphanie, avec le Dr Roland Frenetic, de Saint-Lin des Laurentides, fils de M.et Mme Georges Frenette, de l’Epiphanie.La bénédiction nuptiale leur sera donnée, en l’église de l’Epiphanie, par le T.R.Père Ceslas Forest.O.P., oncle de la mariée, à neuf heures, heure solaire.5SÇL est Jour ^Ouverture dans la Vente Semestrielle EATON de Meubles et Articles d’Ameublement Conditions spéciales de Paiements Différés durant cette Vente 24 MOIS POUR PAYER PAS DE et DEPOT jusqu'à les achats de 50.00 et plus Sur achats de 15.00 et plus — Pas de dépôt 10 mois pour payer.(Moyennant nn supplément ftquMafcto) et mardi sont aussi {vSïüîÎJ JOURS ([’AUBAINES Mut d* 200 iptcijux qui r,« sont pat tnnoneét dant lat journaux feront également en vente! Chaque étage du magasin est rempli d’aubaines opportunes pour Is saison d’été.Cherches les étiquettes spéciales des “Jours d’Aubaines” dans tout lat rayons.EATON CS i MIT*© DC MONTREAL Les nouvelles propriétés des velours Paris.30.(P.C.-Havas) Grâce à une technique nouvelle de tissage, le classique velours d’Amiens fut rendu imperméable.Ainsi, des tissus en coton côtelé, dans lequel, sous toutes les latitudes, sont taillés les vêtements des travailleurs de la ville et des champs, le célèbre mais banal velours d’Amiens entre dans la catégorm la plus raffinée des tissus utilises par la haute couture.Nombreux sont d’ailleurs les velours qui, par suite de divers traitements physiques et chimiques, trouvent désormais des utilisaiions nouvelles.Voici, par exemple, le “submersible” aux poils de rayonne, très touffus sur un fond de soie naturelle: il est non seulement imperméable mais il est encore intachable à l’eau, et même lavable.De telle sorte que nulle femme au monde ne sera plus jamais fondée de redouter la fragilité d’un vêtement de velours et ne pourra pas par conséquent résister à l’attraction de tissus dotés de qualités aussi appréciables.Dans le même esprit, mais sur une trame de coton, voici “brave-tout”, d’une très belle tenue pour des manteaux aussi confortables que pratiques.Et encore deux velours anglais, tout de coton, “ténor” et “démocrate”, convenant parfaitement aux tailleurs de sport Ainsi l'acclimatation du vête ment de velours est aujourd’hui1 un fait accompli cependant que les ; plus beaux velours de soie naturelle ou de rayonne — ou un mélange de ces deux matériaux — demeurent les tissus favoris pour les vêtements et les toilettes du soir pendant la saison d’hiver., Le fait qu’on soit arrivé à varier à volonté le brillant et la matité des velours provoqua l’apparition de velours d’aspects très différents: les uns très brillants à éclats presque métalliques; les autres mats comme du lainage ou de la peau de chamois; d’autres enfin demi-mats, ce qui confère au tissu un curieux aspect de givre dont le plus réussi est sans doute un magnifique tissu de rayonne sur fond de faille de soie naturelle et qui fut baptisé du nom évobateur de “velours des do-ges .Dans le domaine des velours de fantaisie, on compte aussi de nom- breuses innovations: des taches irrégulières sur un velours foncé brillant sur un fond de rayonne mat ajourée: le velours “tweed” à tissage multicolore, imprimé ensuite de petites taches irrégulièrement dissé.minées simulant des “houtons".En tweed écossais; des rayures, des ondées à largeurs décroissantes sur des fonds de voile de même ton; des velours plus ou moins clairsemés, laissant apercevoir un fond de faille ou de taffetas même glacé, parfois même avec addition dans la trame d'un lamé d’or ou d’argent ou, ce qui est plus nouveau, d’une laminette de couleur.C’est encore les velours frappés, à grands motifs de moires; les velours façonnés sur fond surah; et le côté classique des velours de Lyon, à l’envers de la faille, que l’on tisse aujourd’hui en grande largeur on fit cette année un magnifique velours de soie à envers de satin, absolument infroissable, destiné aussi è la grande cape ou au manteau du soir.tCffltHTS te tô* è" L'ABBÉ ^ ViaoRtN GERMAIN ' mo, .CW Bons mots LA PREOCCUPATION DE CHAR- LOT La maman de Chariot est en train de le coucher; elle remarque qu’il est pensif: — A quoi penses-tu.Chariot?demande-t-elle.— Je me disais, maman, que je ne voudrais pas mourir la nuit, parce que j’aurais honte de paraître en pyjama devant le petit Jésus.IL N’Y A PAS DE DANGER — André, en enfonçant ce clou, fais attention à ne pas te taper sur les doigts.Il n’y a pas de danger, maman, c’est ma soeur qui lient le clou.CASA MARIA BON A VENTURE.QUE.Jolie maison do vacance* pour dame» et demntielles, sur la Baie des Chaleurs.Pour Informations et Inscriptions: Institut Jeanne d’Arc, Ottawa.A L’ECOLE Durand?Le maître fait l’appel.Pas de réponse.Le maître, répétant.— Durand?Un camarade.— M’sieur, Durand, Ainsi l’acrlimatalion du vete-1 c>est celui qui est assis à cette place vide.On a perdu le Gulf-Stream Le dernier numéro d’,4 la Page nous apporte l’entrefilet suivant qui nous montre bien que nous ne sommes pas les seuls à nous plaindre de la température changeante et pluvieuse: “11 paraît que si nous avons en ce moment un temps aus- si maussade, c’est à un caprice du Gulf-Stream que nous le devons.Le fleuve marin aux flots tièdes a disparu et on ne sait pas où il est passé.Les Français ont bien raison d’ignorer la géographie, il n’y a pas de science plus capricieuse et plus changeante: tantôt, c’est un Etat qui s’évanouit de la carte politique de l’Europe; tantôt, un courant qui déserte la mappemonde.“Quoi qu’il en soit, le départ du Gulf-Stream nous vaut la pluie.Pourquoi?Ceci est une autre histoire que l’on dédaigne de nous expliquer.“Heureux le temps où, lorsqu’il pleuvait, on se contentait de prendre son parapluie et d’accuser saint Médard.Tout de même si, au cours des vacances, vous retrouviez le Gulf-Stream, n’oubliez pas de le rapporter.________ __________ Les Frères du Sacré-Cœur au Canada, 1872-1936 Volume de 264 pages, 38 hors-texte.Exposé clair et détaillé du déve-loppement de l’Institut des Frères» du Sacré-Coeur au Canada.Voici ce qu’en dit M.C.-J.Magnan, inspecteur général des écoles normales: “Ce volume est une collaboration précieuse à l’histoire de l’enseignement en notre province”.En vente au Service de Librairie du Devoir, 430, Notre-Dame est, Montréal, au prix de .75s franco.The Excelsior Business College Inc CLASSES DU JOUR POUR HUNES FILLES Cour» bilingue complet ou partiel.HA.4838 Diverses machine» à calculer.Leçons privée» pour homme* ou femmes Pri* très modérés.1070, rua ST-HUBERT Feuilleton du “Devoir • s ROSIE et l’AMOUR par Jacqueline Vincent SÜSIBg 30.(Suite) Mme des Essarls a regardé sa fille profondément, et ses yeux sont émouvants comme une prière.—Je retournerai à la Faculté, maman.—Comme tu es docile! Ne te contente pas d’y être présente: cher-ches-y loyalement un intérêt.A cette invite, l’enfant n’a rien répondu.—Ne sens-tu donc pas qu'il est de ton pouvoir de me donner une consolation?fois, Rosie releva la tête, une question dans les yeux.Une impulsion de sa mère la met devant la glace: —Regarde-toi.Rosie s’examine.Elle est vraiment modelée dans une matière trop blanche que, seules, les prunelles animent.C’est drôle d’être bien portante et d’être si pâle.Pour une toute petite fatigue, être blafard*, comme si quelque chose vous consumai! en dedans.—Je n’ai pas très bonne mine, mais je vais bien.—Ne me fais pas regretter, çhérie, de n’avoir pas suivi le conseil du médecin.“Un changement de milieu s’impose”, nous avait-il dit.J’ai pensé que t’éloigner de nous serait pour toi la pire des souffrances en surcroît.Pourtant, quand ton père me dit: “Reprend-elle des couleurs?Je lui trouve la voix si frêle”, j’enfonce un nouveau glaive dans mon coeur en lui répondant: “Non”.—Oh! mère.Vous faire de la peine, moi?C’est pis que tout.Alors.tu vas voir.Je vais tâcher d’avoir faim, d'aller avec erttrain aux conférences; je me forcerai à prendre des notes, à les recopier.Et puis, je sortirai avec des amies, je.j’accepterai leurs invitations, je.• • • Elle n’en dit pas plus long, car sa gorge se noue.Deux sauts la mettent dans l’escalier et la jettent en cette chambre qui est la sienne et qu’elle a voulu reprendre, solitaire.Une fois de plus, elle s’écroule en gémissant: “Ma petite fille”.Car jamais ce ne sont les mots: “Ma petite soeur” qui lui montent aux lèvres.Si la naissance de N'adette ne lui a pas pleinement appris ce qu’est la maternité, elle lui a révélé ce qu’elle sera.Nadette.Rosie l’a tenue nouveau-née, dans ses bras d’enfant, comme les prémices de sa destinée de femme.“Ma petite fille, vivre dans ma petite fille, loin de ma petite fille”.Les larmes coulent.Mais tandis que la jeune fille, en ses élans maternels douloureux, s’accroche à un ruban, à une fleur, à une image, maman, la “vraie” maman efface autour d’elle les traces sensibles de la petite morte.N’a-t-elle pas remplacé la table de salle à manger — cette table carrée où une place demeurait vide — par une autre de forme ovale autour de de laquelle on a rapproché les couverts! Cela ne s'accomplit pas sans souffrance; elle agit pour les autres qui ne doivent pas être immolés au souvenir, mais, ce faisant, elle a avoué: “Je ne rejoins jamais si bien Nadette, là où elle est, qu’en ne la cherchant pas, là où elle n’est plus”.Les larmes coulent.L'avenir a cessé d’être enseveli comme le passé parce que le passé fut trop doux.L’avenir.Rosie le contemple avec des yeux noyés, mais elle le regarde en face.Désormais, elle voudra revivre sinon pour elle-même, du moins pour les siens, puisque c'est une joie qu’elle peut leur donner.— Sais-tu, papa, que Nicole de Kergagny veut m’entraîner à aller chez elle tous les jours?__Pour jouer à la pelote basque?Je suis au courant, maman m’en a parlé.—Et tu ne crains pas que ta longue Rosie grandisse encore si elle cultive ce sport-là?—Quand on lit dans les coeurs, on sait qu’il y a bien des façons de grandir.La jeune fille a glissé sur le contenu de ce propos: —Je crois que ce sera très amusant.Sitôt reçue mon adhésion, les deux équipes de pelotari seront complètes.Désormais, l'auto des de Kergagny s’arrêtera chaque matin, vers neuf heures, devant la villa des Essarts.Nicole en descend, preste bas- Hu- et vivante, pour harponner le bras de son amie et l’entraîner plus vite.Elle a toute la mélancolie des mers bretonnes dans ses yeux verts, une certaine grâce naturelle trop souvent gâchée par ses attitudes mondaines.Pourtant, sa sympathie pour les des Essarts est sincère: —Votre fille deviendra vite.Monsieur, un as de la pelote que.déclarait-elle bientôt à bert.Elle continua, mimant le du bras: — Moi, je lance à la main; frère Hervé dit que je ne ferai jamais que “peloter”.Et celle chis-lera que je ne peux endurer.Rosie est déjà familiarisée à son usage; elle tape aussi fort et aussi juste que les garçons.Un pignon des dépendances de la filature de Kergagnv avait semblé, oar ses dimensions, préparé pour le jeu.D’autre part, un déga-aement cimenté, facile à agencer en fronton, simplifiait toutes choses.La nouveauté de ce sport passionnait tous les joueurs.La même bande de jeunes gens et de jeunes filles se réunissait aux heures lef plus propices pour Hervé de Ker» gagnv, étudiant en médecine et capitaine de l’équipe.Ces parties quotidiennes ont rô» veillé les ardeurs physiques de RoJ sie.Elle arrive, chaque jour plus rose, à l'heure du repas.Bruno et Benoit questionnent leur soeur, s’intéressent aux prouesses du tour.La viç a repris un rythme.mais est-ce bien son rythme?Hubert le «este j sent transitoire, tout comme la ! voix de fausset des iumeaux oui deviennent des hommes.Mai s’est effacé, délivrant le soleil de juin.—Où irez-vous, cette année?demande u.0 tour Nicole dans l’auto qui les ramène et doit déposer Rosie rue de la Bassée.Nous, nous sommes fervents de Paris-Plage, maintenant.Le pittoresque nous trouve blasés.Drôle, hein?—Aucun projet encore, chez nous.(A suivre) mon C» louruai (wt Imprimé au so 430 rua Notre-D»m* e*t> à Montréal, par l'imprimer 1« Populaire (à re»pon»abUtté Unité»>.éd itrlw -propriétaire — Uoorfe» PelMM*.directeur-gérant. LE DEVOIR, MONTREAL SAMEDI BQ JUILLET 1938 LES LIVRES ET LEURS AUTEURS “La Folie de la Croix”1 (i) La Folie de U Croix?Du point de vue ordinaire et hu-nain, ce n’est pas bien fini Du point de vue de Dieu, extraordinaire et surnaturel, il parait que c’est autre chose.En tout cas, histonquernent et dogmatiquement, selon la révélation conservée, expliquée, enseignée par l’Eglise, ‘‘la folie de la croix”, c’est ie Fils éternel de Dieu, le Verbe lui-même, deuxième personne de la Sainte Trinité se faisant homme pour nous sauver et, par là s’anéan-tiss tissant déjà, pour ainsi dire, d’après ies expressions de saint Paul, dont ta plupart des formules de cet article bibliographique ne sont que des décalques en style d’aujourd’hui.Une fois homme, ce Christ du Seigneur, qui aurait pu choisir la joie uns crainte d’abuser jamais (et qui la méritait), a choisi la douleur, la pauvreté, l’humiliation.Et ç’a été, étapes et strophes même de son existence: une etable, une boutique d’ouvrier, des chemins de poussière brûlante, les tortures de l’ame et de la chair, la mort.Oui, la mort d’un Homme-Dieu sur une croix.Et tout ça pour racheter le monde, donner fa Vie, la vraie, aux hommes pécheurs.Scandale pour les Juifs (qui veulent une domination terrestre), Folie pour les nations, les païens (qui exigent quelque chose ne rai tonnable) — folie de la croix, siulr Utia crucis, dit l’Apôtre, mais Sagesse de Dieu.Et ce dogme, ce mystère de l’Incarnation rédemptrice est le plus grand après celui de la Trinité.Il faut y croire.Jusque dans nos vies concrètes, en toute notre activité.En le revivant.Sans quoi nous l’avons de chrétien que le nom.En effet des chrétiens, membres vt frères du Christ, doivent vivre — en leur mentalité théorique et leurs tclions pratiques — tout comme leur grand chef et aîné.Or, nous ivons vu ce qu'il a pensé et fait, comment II a mené une vie surnaturelle et divine avec une chair et une Âme d’homme.Donc.En toute clarté et précision, cela revient à dire que le christianisme véritable ne consiste pas tant à éviter les “choses” déjà défendues par le bon sens, la voix de la conscience, la loi naturelle.(alors il ne serait qu’une religion comme une au tre) ; mais en son essence même, il nous jette en plein divin, où il n’y a certes rien d'humaih.“Et moi je vous dis, proclame Jésus, de ne même pas vous inquiéter du lendemain comme font les païens”.Et pourtant quoi de plus légitime nécessaire?Par suite un chrétien, un vrai, doit donc sacrifier les meilleures des choses, les plus exquises et Permises.Prendre Dieu à la place.référer à tout le reste, à tout le créé, la Beauté transcendante, infinie.Ne se servir de tout le visible que pour grimper voler — en ligne verticale — vers l’invisible.Plus concrètement encore, la folie de ia Croix, selon les expressions littérales du Maître (saint Jean, ch.XII, v.24), ça sera de semer le bon grain de notre vie ello-même, pour récolter éternellement la Vie, la sienne — divine.pour moissonner, récolter, vendanger Dieu, oserions-nous dire.Déjà, ici-bas, dans la paix profonde qui est libération de tout ce qui n’est pas Lui, par le rejet, — le plus racical possible, —de toute servitude, de tout esclavage à autres choses: qui, après tout, ne sont que reflets, images, “échantillons” de Lui; et qui, par suite, une 'ois qii’cl-les ont conduit là, ne sont plus bonnes à rien.Et cette semence, ce détachement des plus nobles choses créées — moyen essentiel de ressembler à Dieu par l'union et l’amour, de devenir semblables à Lui comme c’e.st notre obligation essentielle, d’après l’Evangile toujours — ne devrait pas faire peur à des gens qui se prétendent chrétiens.Et si ces lignes, ces affirmations détonnent, paraissent exagérées dans un journal catholique, c’est la preuve que nous ne sommes plus guère chrétiens.Par conséquent qu’il nous faut le redevenir.Le nouveau livre de l'abbé Anselme Longpré—dont il nous faut tout de même parler — vient à son heure nous le réapprendre.En une attrayante toileUe typographique qui fait honneur à l’imprimerie “i.c Courrier de St-Hyacinthe” (moins les fautes et distractions échappées au proie ou correcteur d’épreu- (1) La Folie de la Croix par l’abbé Anselme Longpré.Vol.de 160 pages En vente chez l’aiiteur, à l’évêché de St-Hyacinthe, au prix de $1.00 ves.); en une forme simple, sobre, mais tout ensemble claire, énergique et de la meilleure frappe française en général — l'auteur, qui n’en est pas à son premier ouvrage, vient de poser solidement les bases d’un édifice important, qu’il nous promet, du reste.En des pages déjà publiées ailleurs (ce qu’il aurait été bon de noter) dans la Revue.Eurharislique du Clergé, très remarquées et- demandées alors par une foule de prêtres, l’abbé Longpré expose d’abord la nature de “la folie de la croix” et la manière de la prêcher.Dans une deuxième partie on nous indique comment la vivre.Jusque dans le détail des repas.Ces pages manifestent surtout une forte et vivante connaissance de l’Ecriture Sainte.Profondément théologiques elles s’appuient en particulier sur saint Thomas d’Aquin, saint Jean de la Croix et saint François de Sales.Même si elles ne plaisent pas, on aura “de la misère” à les déchirer., Il y a entre autres un chapitre intitulé “A l’école de l’Eucharistie,” d’une très haute inspiration mystique et d’une élévation de pensée religieuse, rarement atteinte chez nous, à notre humble avis.Avec une grande humilité et modestie, l’auteur a bâti la moitié de son bouquin avec des matériaux gracieusement fournis par d’autres bons ouvriers de la vigne du Seigneur.Voici, sommairement, ces études: “Les difficultés de la prédication contemporaine et leurs reme-des” (surnaturels uniquement), par le R.P.V.-M.Breton, O.F.M., pages remarquables de pénétrante observation et sens ehrétien aigu.“Prêchons Jésus-Christ”, de S.Ex.Mgr Desranleau — un écho puissant de saint Paul.“La mortification de l’activité naturelle”, même dans l’apostolat et l’étude de la théologie, par un sommet de la théologie contemporaine, le R.P.Carrigou-Lagrange, O.P.C’est du reste à la suite de ce dernier que l’abbé Longpré explique l’axiome thomiste: gratia non tollit naluram”.dans un sens authentiquement surnaturel.“Les repas”, par l’abbé Georges Cabana, directeur du Grand Séminaire de Saint-Hyacinthe; point accomplie par celui qui, depuis bientôt dix ans, s’attache d’un effort patient et tenace à la rénovation de sa patrie, Oliveira Salazai.Depuis l’assassinat du roi Don Carlos, en 1908, le Portugal vivait dans un état d’anarchie.Des réactions diverses avaient été tentées en 1915, 1917, 1919 et 1925.C’est le 28 mai 1926 que le maréchal Goinès da Costa, commandant du corps expéditionnaire portugais pendant la grande guerre, fit triompher la révolution nationale.Il s’agissait maintenant de gouverner.Le 6 juin 1927 Oliveira Salazar, professeur d’économie politique et de finances à l’Université de Coimbra, devint ministre des finances.Mais il n’occupa ce poste que sept jours et regagna sa chaire.Un an plus tard, le général Carmona, élu président de ta République, rappelle Salazar.Celui-ci pose ses conditions et entreprend la tâche ardue de restaurer les finances.M.Chesnelong indique les principales caractéristiques de l’Ltat nouveau, marque les étapes de la "révolution dans la paix”, délimite les frontières qui séparent l’Etat nouveau du fascisme italien et du national-socialisme allemand: “Définir les droits et les garanties des Individus, a déclaré Salazar, les établir et les défendre de telle sorte que l’Etat ne puisse pas les méconnaître ni les citoyens les violer VOLUME XXIX — No 175 impunément, voilà pour l’Etat nouveau, la liberté”.M.Chesnelong insiste sur les relations ue l’Eglise et de l’Etat.“L’Eglise, rendue à la liberté, reste, en Portugal, séparée de l’Etat et ne parait pas s’en plaindre, un concordat existant simplement avec le Vatican, pour le patronage portugais d’Orient.Elle peut opérer sa propre rénovation.Laissée à sa mission spirituelle, elle a les mains libres pour son “Action catholique”, et une coïncidence de plus a voulu qu elle fût fondée en 1933, l’année môme de la promulgation de la Constitution portugaise.La situation a l’avantage d’être très nette”.Et voici la conclusion de M.Chesnelong: “Triomphe de l’idée transplantée dans l’action, sous 1 impulsion d'un homme, en quelques années, le Portugal a été rénove par une doctrine, “construction politique dérivée d’un système de concepts fondamentaux: concept et valeur de la nation, concept de la personne humaine et de scs droits, prérogatives et limites de 1 autorité”, système complet qui, par sa “spiritualité”, son “désintéressement”, sa “tendance universaliste” est une réponse à chacune des grandes interrogations de l’heure présente, tournant de l’histoire de 1 Europe”.J.B.(1) Etudes, 15 rue Monsieur, Pans, Vile, No du 20 juillet 1938.“Notre problème politique” Le dernier livre de Léopold Richer Notre camarade Léopold Richer j ce vaste pays, après quoi on a vient de publier un Délit livre d’une construit un deuxième chemin de brûlante actualité, qui a pour titre: * enemin tu.Notre problème politique.(\) H y traite de la situation de la province de Québec dans la Confédération, et c’est bien là en effet le principal et.somme toute, à cause de ce qu’il implique, “le” problème politique des Canadiens français.S'il mérite qu’on s’'- arrête dans le moment c’est que depuis quelques années une campagne se poursuit en faveur de la modification de notre constitution.Cette question pouvant entraîner pour nous des conséquences graves, il faut que nos chefs y regardent à deux fois avait de nous embarquer dans une telle aventure.Si d’une manière générale l’opine semble mon ^ ne semble pas prête chez .,_____ nous à accepter que l’on modifie de vue historique, liturgique et as- constitution, il n’en est pas de cêticue des prières oui encadrent ces actions physico-humaines à surnaturaliser.c’est une étude qu’on ne rencontre pas souvent.“Sur les traces de Jésus Crucifié”, avec le cardinal Mercier, une grande intelligence et une grande âme; qui nous indique jusque dans les détails des repas, lui aussi, du vêtement, de l’habitation, etc., etc.la manière de nous mortifier.Enfin des pages mordantes de l’abbé J.Leclerc, de Bruxelles, sur “l’Esprit catholique” tout opposé à la routine, tout surnaturel.— Le surnaturel.Intégral, absolu, universel.C’est de quoi est plein ce livre.Fruit de l’étude, de l’observation, de la prière — un grand souffle divin s’en échappe.Une flamme plutôt, qui veut tout embraser.Les coeurs de prêtres d’abord.Pour qu’ils mettent le feu à leur four.Qu’ils aiment Dieu et son Christ-Hostie et qu’ils le fassent aimer.Jusqu'à “la folie de la croix”.Par delà les mots les plus lyriques, par le témoignage franc, la preuve irréfutable des actes, du sacrifice pour celui qu’on aime; Lui, Jésus, Dieu, Ce livre qui est une réponse à des objections plus ou moins ouvertes à une doctrine formellement évangélique et strictement théoîogique, est, comme l’écrit l’auteur au début: “.une introduction à deux autres valûmes, où nous exposerons systématiquement la première et la deuxième' séries des méditations du P.Lacoulure”.A bon entendeur, salut! Robert FORTIN.S.S.S.(Lac Archambault, 17 juillet 1938).Le Portugal d'aujourd'hui Pai décret du 18 octobre dernier, à l’heure où les Etats les plus démocratiques en sont venus à prononcer te mot de “contrôle des changes”, le Portugal a rendu la liberté complète au commerce des devises et à la circulation des capi taux.C'est là un fait important qui fournit même chez les politiciens fédéraux.M.Richer note dès les premières pages de son livre que “sur la question de principe, c’est-à-dire sur la nécessité d’amender ta constitution, MM.Mackenzie King, R.-B.Bennett.Ernest Lapointe.J.-S.Woodsworth.leurs appuis, libéraux conservateurs.C.C.F., et indépendants.sont parfaitement d’accord”.Le seul point sur lequel les politiques fédéraux diffèrent d’uvis c’est sur la procédure à suivre pour adopter les amendements souhaités.Chez les Canadiens anglais tout le monde est d'avis oue si les affaires vont pial au pavs, si l’on sort difficilement de la crise c’esî à cause de la constitution, qui ne permet pas d’apporter les remèdes sociaux nécessaires.Pour eux il faut centraliser, et le mouvement est d’ailleurs déjà lancé et commencé; mais on souhaite aller plus loin, enlever aux provinces certaines de leurs prérogatives pour les donner au pouvoir central.Les Canadiens français voient la question sous un autre jour.D’abord il n’est pas certain que les changements à la constitution corrigeraient les maux dont souffre le pays.Et nous voyons en outre dans la centralisation un grave danger pour le lien fédéral.Mt Richer ajoute avec raison qu’il n’est au pouvoir de personne de dire nue nous resterons ou non dans la Confédération, parce que nous aurons à prendre des décisions sur des événements que nous n’aurons pas choisis, mais que si l’on veut promouvoir le séparatisme il n'v a pas n vers sa propre fille, le vieux maire Quand les nheillec se tromoent le me fit signe de retourner à la hutte.V s obeil,es se Tr°mPent.s.! Le frère de la mourante s’offrit à.Ecrire en mission, miand on es tant que jamais.rrire en mission, quand on est de travail, ce e corvée.Plein je m’y mets ré- La situation était critique et Je qui est ce bonhomme à la langue ^ i * •.solument lorsque je suis dérangé ïvais nas de temns à nerdre.J’ex- si Rien nenHn» rv.i i„ i.'.p avait pris la fuite et ; par un bourdonnement insolite.n’avais pas de temps à perdre.J’ex- si bien pendue.C’est le maire du laissait tnny Ji»?.!?.‘t el i Rar u,n bourdonr plique donc à ma malade que dans village et le propre père de Made-i lument vins 1.eUXi piue.n?ab£°‘] B«z dans mon pot t c.s d'impossibilité on o'ésl pas i lainé qui s, £«,?(! SK XÆ'îïïS.î.?" '5^: bourdonnement insolite.à eau.bzzz dans bzzz derrière 1 rité du missionnaire qui se déran-| mes livres, bzzz partoutl nous chasser de notre pauvre demeure qui ne semble offrir rien de bien enviable.Il est vrai qu'avec loués murs de terre, percés de quelques ouvertures en guise de porte et fenetres, et coiffés d’un toit en paille, nos petites chaumières ressemblent étrangement aux ruches tl autrefois.Quond le missionnaire construit.N’allez pas croire que tous les Missionnaires vivent comme des abeilles, des fourmis ou des taupes! Ici nous sommes dans l’apostolique pauvreté d’une fondation.Tous les fondateurs de poste ont connu ces privations dim début pénible.Mais la santé des missionnaires, le développement normal et la bonne marche d’une mission demandent que l'on sorte au plus tôt de S.U Que pensez-vous d’un te] optimisme?Serait-ce pure témérité de ma part?Si je considère ce qui a été fait dans le vicariat de Navron-go avec l’aide de nos bienfaiteurs, ma confiance est bien placée.Quand on espère quand même.Fonder un poste en pleine brousse au milieu d’une population de 15,000 âmes, sentir qu’on fait Toèii-vre de Dieu en jetant les bases d'une église nouvelle: c’est le rêve de tout missionnaire.Adopter un tel poste pour faire briller la lumière du christianisme dans les ténèbres du paganisme et faire connaître l'amour do Jésus à des milliers d’âmes qui l’ignorent encore: peut-on faire une plus belle proposition à un chrétién qui veut rendre à Dieu amour pour amour, sacrifice pour ., , - - — sacrifice?C'est alors que l’on coin- ce stage de 1 enfance.Une église, prend que les biens de ce monde ne valent que dans la mesure où on les sacrifie pour la gloire de Dieu et le salut du prochain.Quand la charité entre en jeu.Certains préfèrent donner à une oeuvre grandiose, bien lancée et pleine d’avenir; d’autres aiment mieux secourir une oeuvre pauvre, luttant avec les mille difficultés d'une fondation pénible.De quelque catégorie que vous soyez, chers lecteurs, le poste de St-Pierre Cla-ver a ce qu’il faut pour vous intéresser.Ce sont les humbles débuts d’une mission nègre dans une partie bien sauvage du continent africain.Mais connaissez-vous ici-bas d’oeuvre pflis grandiose que de travailler au salut des âmes?Quelle série de contrastes: la Vérité divine prèchée sous un toit de paille, l’Eglise invincible luttant contre la pauvreté et les obstacles matériels de toutes sortes, le Sauveur revivant les jours de Bethléem et du Calvaire afin de gagner quelques âmes de plus! Voilà l’oeuvre à laquelle je vous convie, chers lecteurs, l'oeuvre des oeuvres.En mettant ensemble ma pauvreté et ma bonne volonté avec vos prières et vos aumônes, le succès est assuré pour la plus grande gloire de Pieu et le salut de milliers d’âme à Binduri.Wilfrid VACHON.des Pères Blancs.N.B.— La maison des Pères Blancs est à 1626 St-Hube£t, Manu J real, - -i 11 VOLUME XXIX — N» IQ LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 30 JUILLET 1938 Le parti de l'anglicisation (1760-1774) par Léo-Paul DESROSI ERS XXIV Méprisablos gons.Toutes les victoires de l’année 1766 se produisent en même temps que l’agitation dans les colonies américaines au sujet de la loi des timbres.Elles sont .dues en bonne partie à une politique d’apaisement, puis aux excès de l’aile canadienne du parti de l’anglicisation.Se Jetant avec voracité sur les premières mesures coercitives qui favorisent beaucoup ses intérêts, celle-ci pousse à les appliquer à fond sans se soucier de l’émigration, des désordres et du mécontentement qu’elle peut provoquer.Alors que le cabinet anglais jauge la résistance qui se manifeste sur chaque mesure, joue de la pédale douce ou de la pédale forte, tient compte des intérêts supérieurs, ne perd pas l’avenir de vue, les Anglo-Canadiens de cette première période n’pnt qu’un souci: emplir leur bourse, s’emparer des charges rémunératrices, conserver leurs avantages.Les detx premiers gouverneurs ont flétri cette minorité en des termes burinés dans l’histoire.Murray revient sur le sujet à maintes reprises.“Le gouvernement civil établi, dit-il, il fallut choisir des magistrats et prendre des jurés parmi 450 commerçants, artisans et fermiers méprisables (principalement par le défaut d’éducation).Il serait déraisonnable de supposer qu’ils ne furent pas enivrés du pouvoir ainsi mis en leurs mains contre leur attente, et qu’ils ne furent pas empressés de faire voir combien ils étaient habiles à l’exercer.Ils haïssaient la noblesse canadienne à cause de sa naissance, et parce qu’elle avait des titres à leur respect; ils abhorraient les paysans, parce qu’ils les voyaient soustraits à l’oppression dont ils avaient été menacés.Les représentations des grands jurés de Québec en 1764 (tous anglais et protestants) mettent hors de doute la vérité de ces observations.Ils représentèrent les catholiques comme une nuisance ou à peu près, à cause de leur religion.Le mauvais choix de quelques fonctionnaires envoyés d’Angleterre augmenta les inquiétudes de la colonie; au lieu d’être des gens de moeurs et de talent, ils étaient tout le contraire.Le juge en chef choisi pour faire goûter à 76.000 étrangers les lois et le gouvernement de la Grande-Bretagne, fut tiré d’une prison, et il ignorait le droit civil et la langue des habitants.Le procureur-général n’était pas mieux qualifié du côté de la langue des habitants.Les places de secrétaire de la province, de greffier du conseil, de régis-trateur, de pjrévôt-maréchal, furent données à des favoris, qui les louèrent au plus offrant et ils regardèrent si peu à la capacité de leurs substituts qu’aucun d’eux n’entendait la langue des habitants”.Alors, on le voit bien le type de l’Anglais qui s’installe au Canada après la Conquête: âpre à la curée, roublard, arrogant, dépourvu de scrupules, il veut pressurer à fond le fruit juteux de la conquête.Jusqu’en 1774, par exemple, aucun avocat anglais canadien n’a été admis au barreau d’Angleterre; mais cet Individu souvent ignorant et grossier pousse aux procès et aux chicanes: “dans un mois de domination anglaise, dira Du Calvet, il s’est plaidé peut-être plus de causes que dans un siècle et demi de l’Empire français”.Frais judiciaires et honoraires montent soudainement ensuite: c’est une ascension en ligne droite.Pendant des années, le gouverneur du Canada et le cabinet anglais voudront comprimer ces déboursés qui réndênt la justice inabordable.'Inconvénients encore aggravés par la prison pour dettes.Un grand romancier anglais, Dickens, a peint à plusieurs reprises les horreurs de ce régime; et voilà qu’on tente de l’implanter au Canada.Pour la moindre somme, les Canadiens prennent le chemin de la prison.Murray portera des accusations encore plus graves contre l’aile canadienne du parti de l’anglicisation qui rend la conquête si intolérable; il écrira ce qui suit: “Je crôis qu’à la vérité, ils n’aspiraient à rien de moins qu’à l’expulsion des Canadiens et qu’il était grand temps pour le gouvernement de Sa Majesté de faire tout en son pouvoir pour tranquilliser l’esprit de ces derniers”.Persécutions religieuses et bouleversement des lois auraient pu entraîner une émigration en masse: “.je me fais gloire, dit-il encore.d’avoir fait tout ce que je pouvais, pour gaïder à mon royal maître les affections de ce peuple brave et vigoureux, dont l’émigration, si jamais elle se produisait, serait une perte irréparable pour cet empire.Afin de prévenir ce malheur, je m’exposerais volontiers à des calomnies et à des indignités pires, si c’est possible que celles dont j’ai souffert”.Et Murray revient si souvent sur cette accusation qu’il est difficile de l’oublier.Ils savaient fort bien, dit-il encore, que s’ils pouvaient chasser du pays les gens de condition et la petite noblesse, peu de gens des basses classes voudraient rester.Us savaient que ces gens voudraient au contraire, suivre l’exemple de leurs seigneurs dont le départ leur paraîtrait attribué à la crainte d’être traités par nous, comme il y a peu d’années, l’ont été les Acadiens”.Politique criminelle à laquelle s’oppose Murray: “En toute occasion, écrira-t-il, j’ai consulté les grands propriétaires de la colonie, et j’ai fait de mon mieux pour gagner les coeurs des Canadiens, pour gagner leur affection à notre gouvernement.En agissant ainsi, j’ai déplu aux petits marchands protestants Qui, tous.se coalisèrent pour protester contre tout égard accordé aux pauvres Canadiens.Leur bonheur consistait à trouver une occasion d’insulter quelque noble du pays et de vouer une haine et un mépris particulier à ceux des gentilshommes qui portaient la croix de Saint-Louis”.Carleton usera d’expression non moins fortes.Deux f0U— de grand caractère s’opposent ainsi dès aUX *XCèS du parti de Anglicisation.Us des CanLrand,C?ntraSte entre r°rdre’ Ia modération veuf T , aPPétltB de lR horde Srosslère qui veut changer la conquête en spoliation et en oppres- leur riü* ^ COnquis’ Alors> avec toute l’influence que à rendre u ^ 6 Charge’118 travam*nt en général grosleu Mnrr! SUpportabI*’ Ce “^ant, ils jouent gros jeu.Murray sera rappelé.Léo-Paul DESROSIERS ( Reproduction ,jnt*rditf — Tou* droits réservé*.) Avec les prêtres de» Missions Etrangères Lettre adressée à l’abbé J.Geoffroy Siépingkaï, 30 mai 1938.Je suis un peu en retard dans ma ! correspondance, de sorte que je sens f le besoin de m’excuser.Je cherche un petit conte qui I pourrait vous intéresser; voilà: je j vous raconterai une petite sortie en ville, un jour de grande réjouis- ! sance.Et pourquoi dans ces gran-1 des réjouissances?C’est tout sim- i plement qu’on jouait de la corné-1 die, comme on a l’habitude de ; faire une fois à chaque printemps pour amuser le peuple.Nos bonnes j gens me rappellent, en effet, les anciens -Romains qui criaient leurs exigences à leur empereur: du pain et des jeux! Et de fait, ne connaissant autre chose que le naturel, ils se sont en ¦ quelque sorte tracé un programme:! une part pour le travail dont on ne peut pas se départir, et une part pour les plaisirs.Chaque chose en | son temps, et lorsque les jours de fête arrivent, il ne serait pas avenu de priver quelqu’un de ce qu’il j attend depuis longtemps.C’est comme si l’on se rendait aux nécessités de la vie, mais avec un grain de stoïcisme: parce qu’il ne peut en être autrement.Voilà, en effet, ce dont est faite la résignation païenne.L’on ne sait pas tout faire avec joie, se faire un plaisir du travail, et cela, hélas! parce que l’on ne sait pas le but de la vie.Et c’est bien la raison pour laquelle ils sont si dignes de pitié.Mais me voilà en train de vous faire apitoyer sur nos pauvres gens, lorsque je voulais vous conter une petite histoire! L’autre jour je suis donc allé à la | comédie, en curieux, bien entendu.J’ai vu là une foule énorme, à la recherche de ce qui pourrait flatter ses j yeux, ses oreilles, tous ses sens.La comédie est comme toujours l’exaltation de quelques personnages anciens, dont l’imagination populaire s’est emparée pour grandir leurs faits et gestes, en faire en quelque sorle des héros jusqu’à ce qu’ils deviennent des dieux; ce sont des anciens Seigneurs de guerre dont l’un a remporté les plus glorieuses victoires, dont l’autre s’est immortalisé parce que, vainqueur, il ne molestait pas le pauvre peuple comme tant d’autres; à cela, il se glissera quelques histoires d’amour, pour enjoliver la scène; c’est indispensable.Le peuple avide de ces scènes, les suit avec passion, les croit toutes réelles, y puise sa récréation, en ce qu’elles flattent ses passions; il admire ces grands seigneurs, assez puissants pour se tailler un si beau royaume et se faire une si enviable renommée.Il les envie aussi de les voir dans un si grand bien-être, lorsque lui doit travailler dur et suer pour garder j sa place sous le soleil.Voilà pour la comédie: c’est un résumé, bien entendu.Mais autour de cette comédie se groupe tout un ensemble d’autres amusements divers: jeux de hasards, discours de bonne aventure, etc.Une chose m’a frappé au milieu de tout ce brouhaha.C’est la figure sombre de tous ces gens, le manque d’expression; ils sont allés là se chercher une récréation, et c’est tout comme s’ils n’en jouissaient pas.Ils y passeront du temps, ils y passeront des heures, mais ils retourneront le coeur tout aussi vide que lorsqu’ils y sont venus.Chose bien explicable d’ailleurs.Il manque à leurs .amusements la vraie source du bonheur: toutes ces bagatelles sont trop vaines pour remplir, pour combler le coeur même d’un païen, car il y a au fond du coeur humain un besoin que Dieu seul peut combler: ces récréations, ces amusements pourraient les distraire et les reposer, s’ils trouvaient dans leur coeur un fond de paix et de tranquillité sur lequel ils pourraient greffer leurj effet.Us prendraient par le fait même | 'un sens, une valeur, une puissance j capable de leur faire goûter la vraie, joie.C’est précisément ce vide que nous voulons combler, puisqu’il n’y | a que la doctrine du Christ qui ait : une telle puissance.L’on a toujours soin d’installer la | scène de ces comédies non loin ' d’une pagode; ce sera en même temps pour la foule une merveilleu- ; se occasion de remplir ses devoirs “religieux”.Je me suis rendu! jusqu’au pied de ces dieux à l’air rébarbatif.pour voir et étudier, un peu, en quoi consistent ces superstitions.Il y avait là, à la place d’honneur, un gros dieu à la face toute rouge, exprimant — disent les bonnes gens — la force et la puissance.C’est un ancien seigneur de guerre, qui par ses ruses et ses hardiesses s est taiüé un beau domaine sur cette terre.On l’honore aujourd’hui comme le distributeur de la puissance, des richesses, de tout ce qui peut donner de la gloire et du bonheur.A sa droite siège le dieu de la longévité: il porte une grande barbe blanche, qui le rend digne et vénérable aux yeux de la foule.C’est à lui qu’on s’adressera pour obtenir de vivre de longs jours.tout aussi longs que peut l’exiger une barbe aussi riche.Du côté gauche, c’est la déesse des mères de famille, tandis que dans un petit local avoisinant réside le dieu des grands blessés; pauvre dieu, il est bien digne de pitié avec ses plaies hideuses et son “kao yao”, remède qui lui couvre tout le visage.Devant ces dieux passe la foule demi-curieuse, demi-dévote; les uns s’arrêtent devant les dieux; on les voit se recueillir un moment, exprimer leurs demandes.Puis ils achètent du bonze ou de la bon-zesse,— chacun son tour de garde — plusieurs paquets d’ancens.Le sacrificateur commence par présenter son encens à l’idole tout en lui faisant la grande révérence, cependant que le bonze attire l’attention du dieu sur son fidèle: il répète tout haut la demande de l’intéressé, et frappe de sa baguette la cloche voisine, dont le son lourd aura pour effet de réveiller l’ânie du dieu et la disposer en faveur de la personne qui l’invoque.C’est pitié de voir comme tout se fait avec froid, nonchalance, je dirai, indice que ce n’est pas la confiance qui les meut, mais bien le désespoir, la crainte que s’ils ne lui offrent rien, l’esprit vienne leur faire quelque mal pour se venger.Je puis vous assurer que l’on sort de là le coeur triste: ma visite ne fut pas pour moi une récréation, un divertissement.Ce fut pour moi une nouvelle occasion de réfléchir à la grande pitié des païens: le vide complet de leur coeur, puisqu’ils ne connaissent pas “la source de toute consolation”, le manque absolu de toute espérance, puisqu’ils n’ont rien de solide qu’ils puissent espérer.Je vous invite à les plaindre avec moi; mais que vos plaintes ne restent pas là; qu’elles se concrétisent en prières ardentes envers Dieu, pour qu’il se fasse connaître à eux.Que par Sa grâce II touche les coeurs et se les attire à Lui! Qu’Il fasse disparaître tout ce oui les éloigne de Lui, !es préjugés, les craintes et les appréhensions! Qu’Il leur donne la force de suivre leurs bonnes pensées, de suivre les inspirations de la grâce, si Dieu les appelle à la vraie vie et au vrai bonheur! Bien vôtre en Notre-Seigneur, Antonio LABERGE, P.M.E.Mission catholique, Szépingkai, Mandchoukouo.Cinéma et Télévision Nouvelles et commente ires "Altitude 3,200" .Paris, 29 (P.C.-Havas) — Quinze jeunes gens et jeunes filles, dégoûtes de la vie moderne dans les villes sont partis s’installer dans un cha-lel de montagne pour former une petite colonie vertueuse.Mais ils ne tarderont pas à souffrir cruellement du manque d’allumettes et des rivalités amoureuses.Us finiront par redescendre dans la vallée.Tel est le sujet ^‘‘Altitude 3,200” qu’a nus en scène Jean-Benoit Lévu, l auteur de “la Maternelle” d’après la pièce de Julien Luchaire.Le film, comme la pièce, est une oeuvre de jeunesse autant par les sentiments qu’elle veut peindre et qui sont absolus comme ceux des jeunes gens, que par son interpretation.Celle-ci réunit en effet les plus jeunes acteurs du cinéma français, rassemblés autour de la jeune vedette Jean-Louis Barrault qui g figure comme doyen d’âge de la troupe.• Ce sont Odette Joyeux, Blanchel-le Brunoy, Fabien Loris, Jacqueline Pore/.Seul “l’ainè” est Ledoux, de la Comédie-Française dans le rôle du médecin qui montera de la vallée au chalet des jeunes assoit fes d'allilude lorsque les choses se gâteront entre eux.Ciné-Guide Quelques indications sur les films à l'affiche aujourdhui (TtlrM «t text* enregistré* — Tou» droit* réservé*.Ottawa 1931) Premières "Capitol" HAVING A WONDERFUL TIME — Comédie.Production (RKOl.Vedette» Ginger Rogers.Douglas Fairbanks lr.Pour adulte*.Durée original* de la ptlllcule 70 minute*.Horaires: 10 h.13 h.43.3 h 2«.S h.09.8 b.S3.NIGHT SPOT — Mélodrame.Interprète»: Allan Lane, Gordon Jone», Lee Patrick.Joan Woodburv.Durée originale 80 minute».Pour adulte*.Horaire: U h.34.2 b.07, 4 h.SO.1 b.33.10 b.11."Cinémo de Paris" LEGIONS D’HONNEUR — Drame.Réalisateur, M.Glele*.Interprètes: Charles Vanel, Abel Jacauln, Marie Bell, Pierre Renoir, Camille Bert.Müly Mathls.Production S.P.L.H.1938.Durée originale 1 h.25.Le lieutenant Méharlste Vallin est accusé de mutilation volontaire.Le conseil de guerre va le condamner, malgré les obscurités de renauête.Il refuse de s’expllauer devant ses luges et prétend s'être blessé en manipulant son revolver.Le commissaire le somme de Jurer cela.Vallin s'y refuse, une affaire sentimentale l'en empêche.11 est condamné A trois ans de prison, avec sursis et à.la destitution.Il s'engage alors dans la légion étrangère et meurt au Maroc avant que la vérité l’Innocente.Pour adultes.Horaire: 12 h., 3 h.04.6 h., 9 h.15."Orpheum" DINNER AT TII2 RITZ — Roman d'amour.Interprètes: Annabella.Paul Lukas.David Ntven Pour adultes.BIG TOWN GIRL — Mélodrame.Interprètes: Claire Trevor.Donald Woods."Palace" THE SHOPWORN ANGEL — Romance ayant pour cadre la grande guerre.Interprètes: James Stewart.Margaret Sulla-van.Walter Pldgcon.Production M.G.M.Pour adultes Durée du film 85 minutes.Horaire 10 h.12 h.17.3 h.45, 5 h.13, 7 h.41.10 h.09."Princess" PROFESSOR BEWARE — Comédie Vedette, le grand comique américain Harold Lloyd.Durée originale 95 minutes.Production Llovd-Paramount.Pour tous.Horaire: 11 h.03, 1 h.46.4 h.29.7 h.12.9.55.j "Saint-Denis REGAIN — Drams social.Réalisation de Marcel Pagnol.Interprètes: Cran» Dema-I ris.Fernandel.Marguerite Moreno, Gabriel i Oabrlo.Henri Poupon.Mille Mathls.Le village d'Aublgnane est en ruines 11 n’y demeure plus que 1* braconnier Panturle et une vieille femme: la Mamêehe L* remouleur Gédémus a recueilli Ursule, une fll'e dort les hommes s’amusent Mal» Gédémus ne volt en elle qu'une auxiliaire économique pour tirer sa charette Ursule rencontre Panturle et elle comprend qu’elle sera plus heureuse atec lui.Il» s'installent h Aublgnane et lentement le rlllave va revivre.Pour adultes.OBSESSION — Drame Réalisation de Matwloe Tourneur.Inteeprètes: Charles Vanel.Paul Amlot, Georges Paulala, Bon-vallet, Jean Bars.Louise Lagrange.Yon-nel de la Comédle-Francalse.Durée 37 minute*.Poursuivi par l'Idée fixe que Louise, ss femme lui a été Infidèle.Raymond tente de la tuer.Il a été Interné dan* un asile d'aliénés.Pour une question d'argent »on frère Pierre 1» fait sortir avec l'aide de sa belle-soeur qui, elle ne veut nas, mais qui y est forcée.La femme a peur et hésite sachant que son mari est encor* fou.Raymond revient et ne tarde pas à retomber dans ses crises, il vient pour tuer ss femme, mais se resatslt par un# lueur de bon sens et téléphone au directeur de l'asile de venir le chercher."Arcade" AT1C tU SOU iKL — comédie «e Louis ! VerneuU r< vtion de ' :*uriee Tourneur ! Interprètes: Mu le* Chevalier.Ma-» Olo- : rv André - •raur.Vallée Mills Mathls Tlelor L.nols débarque é Paris fait la ] connaissance d'une Jeune fill* QUI Fin- i troduit au ’ ce où elle travaille.Lar- : nola paste du poste de portier fc celui de < Directeur du Palace, avec le sourire.San» lé eourirv au contraire, son associé VU- i israv déclin* des nrsmléres plaças sut | dernière» et devient clochard.Larnol* le recueille et avec le sourire VlUeroy re-trouve U r- *s II faut de l'optimum» > setir réuselr.I e* moyens prU par Lar- ; nois «ont pratiquement 'mposslbles à 1ml- : ter Larnol» montre de ta reconnaissait- j •e pour celui oui t'a aidé.Pour adulte».| "Belmont" FIRST HUNDRED YEARS — Drame do- I mestlque.Un mari oui pendant un cer- | tain temps a dû se contenter de manger i à l'écuelle que «a femme lui tendait, finit par trouver r* vole dans un» affaire de constructions navalès, TIP OFF GIRLS.— Mélodrame.Interprètes: Roscoe Karns.J.Carrol-Nalah, Lar.ry Crabbe et Bvelyn Brent."Cortier" GOODBYE BROADWAY — Comédie.Interprète»: Alice Brady.Charle» Wlnntnger.Pour tous.PRISON NURSE — Mélodrame Interprètes: Marian Marsh.Henry Wllcoxon.Pour adultes."Beaubien* SOEURS D’ARMES — Drame.C» füm -c- ri®» ia glorieuse histoire de Louise de Bettlgnles.de Léonle Vanhoutte et de» femmes admirables des paya envahU en 1914.Il commence par une présentation de Léon Poirier, montrant comment un même idéal a rapproché pendant la guerre.au point d'en faire deux aoeure d'armes.une aristocrate et une humble fille qui.pendant la paix, seraient pour le moins demeurées étrangères.Puis, en trois parties également émouvantes: servir, souffrir.mourir, ce film évoque ce que fut la vie héroïque de ces femme* qui passèrent souvent la frontière ennemie, quelles furent leurs terribles souffrance* au cours de leur commune captivité et enfin comm-nt sut mourir la principale héroïne.Louise de Bettlgnles.Interprètes: Jeanne Sully.Josette Day.Thorny Bourdelle.Camille Bert.Pierre de Qulngand, Mlhales-co.Pierre Nav.Hugo Weber.Pour tous.TOI, C'EST MOI — Comédie musicale.Interprètes: Pilla et Tsbet.Junle Astor, Saturnin Fabre.Pour public averti."Chateau" JERICHO — Fils mettant en vedette la chanteur nègre.Paul Robeson.Pour tous."Corona" Même programme que l'"Amherst’’."Dominion" SAMSON — Jacques Brachart.financier, épouse Anne-Mari» D Andellne.fille d'aristocrate» ruiné», cette dernière c» sacrifie pour sauver sa famille de la ruine, car elle n'alme pas Brachart.Un bell&tre Jérôme Le Govaln ami d'enfance d’Anne-Marie.préposé un souper fin a l'épouse Insatisfaite Elle accepte avec d'autant plus de facilité que son mari est supposé aller fc Londres, la fiancée de Le Govaln.mise aucou ant.avertit Brachart d» la chose et ce dernier ne part pas.8» ren-«ant compte de son acte, Anne-Mari» n» demeure nas longtemps au souper et revient chez elle o son mari l'attend.Bramait se crclt trahi et déclenche un coup de Bourse qui le ruine lui et L» Govaln.Anne-Marie se nd compte de la bassesit de Le Goval: et rejoint son mari k l'aéro-«ort.Elle part avec lui, apprend k l'ap-préeler et peut-être à l’aimer.Film qui tend A prouver que l'argent n'achète pas la bonheur, pas même l'amour.Interprètes: Harrv Baur.Gabv Morlav.André Lu-guet.Oabrlell» Dorzlat.André Lefaur Pour adulte».TROIS DANS UN MOULIN — Comédie sentimentale.Réalisation de Pierre Wall-le.Interprètes: M Maillot.Colette Dar-fcull.Nlno Costantlnl.Enrlco Glorl.Production (Bianco Films) 1937.Durée originale 1.25.Pour adultes.Des étudiants munis de diplômes, mais sans situation échouent che la cousine de l'un d’eux et décident de travailler en exploitant la ferme.Un eolr 11» recueillent une femme que noursulvent de louches Individus.L'un après l’autre les étudiants tombent en amour avec la fugitive.La fugitive retournera A son passé."Empress" MADEMOISELLE DOCTEUR — Comédie.Interprètes.DI ta Parle.John Loder.Erlch Von Stroheim.Pour adultes."François* FOUR MEN AND A PRAYER — Drame.Interprètes: Loretta Young, George Sanders.Richard Greene.David Niven, C.Aubrey Smith.Pour tous.SWISS MISS — Comédie.Interprètes: Stan Laure!, Oliver Hardy.Pour tous."Granodo" STOLEN HEAVEN — Drame dans le monde musical.Interprètes: Olympe Brad-na.Gene Raymond, Lewis Stone, Glenda farreh.Pour tous."Imperial" COCOANUX GROVE — Comédie musicale.Interprètes: Fred MacMurrav Harriet Hilliard.George Walcott Red Stanley, Pour tous.HUNTED MEN — Histoire de criminels pourchassée.Interprète»: Mary Carlisle, Lloyd Nolan.Lynne Overman, J.Carrol Nalsh, Anthony Quinn.Pour adulte*."Laval" LOOK OUT FOR LOVE — Comédie.Interprètes: Anna Neagle, Tulllo Caimlnatl Pour adultes."Lord-Nelson" HAWAII CALLS — Comédie musicale.Interprètes: Bobby Breen.Irvin 8 Cobb.Warren Hull.Pua Lina.Pour tous.THE JURY'S SECRET - Drsme.C'est 1’hlstolre d'un Journaliste-fantôme, qui écrit des articles pour un grand propriétaire de Journaux.Ce Journaliste tue ecn prtron parc» au’U l'apercol» que ce dernier va ruiner la compagnie dan» laquelle lui.le lournaltste a des Intérêts financiers.Suit un procès retentissant Inter- ! prêtes: Kent Taylor.Fay Wray Jane Dar-well.Nancv Grey.Larry Grey.Friz» Lel-ber.Pour adultes."Maisonneuve" Même programme que le ''Chateau”."Monklond" IN OLD CHICAGO - Film sur le Chicago de 1870.Interprètes: Don Ameche Alice Faye Tyrone Power.Alice Bradv Andv Devine Pour tous DAREDEVIL DRIVERS - Film mettant en vedette les as du volant.Interprètes: ! Beverley Roberts.Dick Purcell.Bunter.Olivia d» Halllvand.Bàsll Rath-bone.Bugène Pallette John Haie.RECKLESS LIVING - Mélodrame.Frank Jenks.Harlan Briggs.Charles Judels Poux public averti."Saville" Même programme que le ’’Granada”."Snowdon" Même programme que le ‘'Plasa”."Strand” Même programme que le "Françals", "Westmount" GIRL OF THE GOLDEN WEST — Voir ''Regent".Surintendant des pénitenciers Ottaw», 30.— M.Gustave L.Sauvant, inspecteur des pénitenciers.qui vient d’être nommé surintendant général des pénitenciers du Canada, par intérim, en remplacement du général D.M.Ormond, en attendant la réforme de l'admlnu-tration des pénitenciers par une nouvelle loi fédérale créant une commission, est entré dans cette division de l’administration il y a dix ans.11 fut d’abord instituteur et bibliothécaire au pénitencier dû St-Vincent de Paul, puis, en 1929, il devint employé dans le bureau du préfet.Il fut nommé inspecteur en juillet 1934.Lorsqu’il fut transfère à Ottawa, dans la division de l’inspection, il agissait comme préfet du pénitencier de St-Vincent de Paul.M.Sauvant est un ancien lirofesseur de français au collège militaire de Kingston et vétéran dû la Grande guerre.Il a fait du service dans l’armée française de 1915 à 1919._ L'église de Saint-Julien de Lachute S.E.Mgr Gauthier bénira demain matin à 10 h., heure d’été, la nouvelle église de Saint-Julien de Lachute.Retraites pastorales La première retraite pastorale pour î’archidiocèse de Montréal commencera le 14 août — au lieu du 17 — pour se terminer le 19.La deuxième- retraite pastorale commencera le 21 août pour se terminer le 26.Les deux retraites, qui se tiendront au Grand Séminaire de Montréal, seront prêchées par le R.P.Henri Sainte-Marie, S.S.S."Les Patriotes vengés" Drame en trois épisodes du notaire Paul Guillet, créé à Rosemont par M.Eugène Daignault.a) Où les pondeurs de 1837 sont les pendus de 1937.b) Pages frémissantes sur une époque glormuse.c) Qui ressuscite les grandes figures de 1837.d) Qui met en scène nos chefs nationaux, Papineau et l’abbé Groulx.e) Une leçon de fierté promulguée par nos grands-pères.f) Qui s’inspire de la doctrine de l’abbé Groulx et dédaigne les trahisons de nos historiens bureaucrates.g) Levain qui fera se multiplier les patriotes.En vente à la Librairie du Devoir.L’exemplaire, cinquante sous.Le Pape condamne à nouveau les erreurs racistes et exalte l'action catholique Dans un discours qu’il a adressé à 200 assistants ecclésiastiques de la jeunesse italienne de l’Action catholique, le Pape a de nouveau condamné le racisme.Il a notamment déclaré: On dirait vraiment qu’on a oublié cet article du Credo: Credo in ccclesiam catholicam.Catholique et universelle et non pas raciste, non pas nationaliste, non pas séparatiste, mais catholique.Et c’est ainsi que doit être l’Action catholique.C’est l’esprit le plus important, c’est l’esprit de la foi qu’il faut porter partout.L’esprit de la foi qui est partout, qui voit dâns la lumière de la foi, dans le sens de la foi, et alors, tout est à sa place, même les plus grandes misères humaines.Mais il faut dire qu’il y a quelque chose de détestable, c’est cet esprit de séparatisme, de nationalisme exagéré qui, précisément parce qu’il n’est pas chrétien, finit aussi par n’être pas humain.Cela aussi sert à vous mettre en lumière, en pleine valeur, la mission que l’Eglise vous confie en vous appelant assistants de l’Action catholique.L’Action catholique est au fond la vie de l’Eglise parce qu’elle est la vie catholique et qu’il ne peut pas y avoir action sans vie.Et que serait la vie sans action?Ainsi, dire Action catholique veut dire, doit dire vie catholique.C’est pour cela que l’Action catholique, nous l’avons dit, est la prunelle de nos yeux, ce qu’il y a de plus cher dans notre coeur.Ce n’est pas un luxe, c’est la vie catholique; ce n’est pas une Industrie, c’est la raison pour laquelle le Seigneur nous a mis au monde et puis est venu au monde pour le sauver.CHARLES ST-DENIS iharus vanta.JEAN YONNELdlOUiSE LAGRANGE; Repi uses "Amhersf" YHE COUNT OF MONTE CRI8TO.— Roman d'aventures adaoté du célébré roman d'Alexandre Duma* Interorétes: Robert Donat.Elias» Landl.Pour tous.COLLEGE SWING - Comédie mualea-le Interprète.): George Burns, Gracie Alien.Bob Hope, Bvn blue.Four adulte»."Mounf-Roval" •NOW WHITE AND THE SEYBN DWARFS — Premier film Important de ( sains animés couleur» de Walt Dis nev d’anrés un conte des frères Orlmm | O» film m'-Que une étape dan» le dé : velopnement de la technique et l'art ea rlcntural au Cinéma En breî c>»t l'hle- [ tolr» d'une lolle urlntesee oui doll fuir : les mêchancetéd de sa bsile-mêr» jaiou** : Pour tou*."Orleans" Même programme au» 1» "Mount-Royal” "OutrcmonI" Même programme ou» T'Empr*»»" "Papineau” DOCTOR RHYTHM.- Comédie mus!- ; cale.Interprètes: Andy Devine.Rufe Davis.Franklin Pangborn.Laura Hope Crewe Pour public averti.DANGEROUS TO KNOW - Hlitolre d» gangitera.Interprète»: Anthony Qulnn, : Roscoe Kama, Hedda Hopper.Lloyd Nolan, Anna May ' ong.Pour adultes.! "Hiuia” 1 MERRILY WE LIVE.- Comédie.In terprétee: Constance Bennett, Brun Aherne, Billie Burke, Pat Everton.Pour adulte».ARSENE LUPIN RETURNS.- Film policier.Interprètes: Mclvyn Douglas, Warren William, Virginia Bruce.Pour tou*."Regtnf" GIRL OF THE GOLDEN WEST — Comédie musicale dan» le décor de la Ca-! llfomle de l'êpoquc do 1850.Interprète»: e»nnette MacDonald.Nelson Eddy.Walter Pldgeon.Léi Carlllo.Pour tous."Rialto" "Rivoli" Même programme qu» le "Belmont”."Rosemount" Même programme que le “Mont-Roval”."Savoy" ADVENTURES OF RUBIN HOOD — Film d'aventures en couleurs détA tourné au silencieux et enrichi du son et de» cou- Uuia.Inlerpréte*.Claude Rains, Ian i FAITES INSTALLER UN FOYER “VOLCANO” .ET PAYEZ-LE AVEC LES ECONO-MIES REALISEES EN PEU DE TEMPS.Si vous utilisez l'huile légère ou l'anthracite; si vous consommez 50 tonnes ou plus de charbon Buckwheat, vous pouvez faire installer un foyer automatique "VOLCANO" et le payer rapidement avec les économies réalisées.Peu importe le 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les circonstances présentes qui émeut la Chine.Nous avons dit dans notre article du 9 juin que la véritable raison du rappel des instructeurs allemands en Chine était probablement la nouvelle orientation que prenaient les relations nippo-alie-jnandes en ce qui touche au conflit si no-japonais.Des télégrammes récents paraissent nous donner raison.Jusqu’ici l’Allemagne, comme on l'a dü, comme nous l’avons écrit nous-mê-me, jouait sur les deux tableaux.Elle avait avec le Japon un accord anticommuniste en bonne et due* forme, et cependant elle aidait la Chine de ses conseils et de son matériel de guerre.Or dans une dépêche envoyée le 28 juin à l’agence japonaise Domei par son correspondant à Berlin, celui-ci déclare qu’à son avis “des deux thèses qui divisent la diplomatie allemande, médiation ou appui total au 'Japon, celle-ci l’aurait finalement emporté à la suite de la récente visite à Berlin du général Ott, ambassadeur du Reich à Tokio.M.Trautmann, partisan convaincu de la politique d'équilibre entre la Chine et le Japon, aurait été, en conséquence, sacrifié”.Tout cela est évidemment d’un très haut intérêt et, encore une fois, ne nous étonnerait pas.Que le Japon ait fait tout ce qu’il fallait pour supprimer la situation pour le moins fausse dans laquelle était l’Allemagne vis-à-vis de lui.cela n’est que naturel, et que le triangle anticommuniste Rome-Berlin-Tokio soit à la veille d’être renforcé à propos de la Chine, comme l’écrivait l’envoyé spécial du Popo-lo d’italia à Shanghai que nous avons cité ici le mois dernier, cela est fort possible, car il en est temps.L’époque des suggestions du dehors n’est pas loin.Chacun s’y prépare afin de n’être pas pris au dépourvu.Les Chinois, qui sont de fins diplomates, ont dû prendre depuis longtemps leurs précautions.On faisait remarquer ces jours-ci dans les milieux politiques de Tokio qu’il se trouve, au sein des deux gouvernements provisoires de Pékin et de Nankin, des personnalités chinoises qui, ayant appartenu au Kouomintang, pourraient n’avoir pas perdu toute attache avec lui et être tentées de sonder les véritables intentions du maréchal Tchiang Kai Chek.Le contraire en effet, nous étonnerait beaucoup.Toutefois il ne saurait être question de médiation d’une tierce pmssance.Toute tentative de ce genre, disait une dépêche de Tokio du 27 juin, se heurterait à Tokio à une fin de non-recevoir pure et simple tant que le Japon n’aura pas obtenu un succès militaire décisif tel que la prise de Hankéou.Mais la même dépêche ajoutait: “Par contre, il semble que la diplomatie britannique estime le moment venu d’étudier les possibilités d’un rapprochement des relations anglo-japonaises.” D’autres dépêches ont depuis lors exprimé les (’ -ix mêmes opinions, et l’arrangement douanier anglo-japonais a confirmé la seconde il n’y a pas longtemps.Quoi qu’il en soit, nous ne cesserons de guetter le geste que fera ou le» mot que prononcera, quelque jour, l'Angleterre pour des raisons que nos lecteurs connaissent et qu’il nous est agréable de retrouver sous la plume d'un auteur dont nous avons déjà signalé le sens politique et la connaissance des affaires extrême-orientales.Dans un livre qui vient de paraître.intitulé la Chine capitaliste (Gallimard) (1).M.Maurice La-chin pose la question: “Quelle est j l’attitude de l’Angleterre 'en Kxtrè-me-Orientl ?” Et il répond: "La question de la sauvegarde de ses intérêts en Extrême-Orient prime toutes les autres.Mais, s’empresse-t-il d'ajouter, d’autres raisons di- rigent la politique anglaise vers une voie de prudence.Au début du conflit, l’Angleterre, menacée en Europe, se sait impuissante en Extrême-Orient.Bien qu’elle s’efforce de déclencher une action économique contre le Japon, elle ne désire pas intervenir de tout son poids.Pourquoi?L’Angleterre veut réduire les ambitions nippones en Chine, mais elle ne veut pas provoquer un affaiblissement trop prononcé du Japon.La Chine est en voie de reconstruction.Que la Grande-Bretagne provoque (ou laisse s’accomplir) l’écroulement du Japon, et la Chine, dans vingt-cinq ans, réalisant les visions prophétiques de Sun Yat Sen, deviendrait forte comme dix puissances de la taille de l’Angleterre.Par quels moyens l’Angleterre pourrait-elle alors exercer une pression sur la Chine?Autrement dit, mieux vaut pour l’Angleterre n’avoir affaire dès à présent qu’à un Japon avec lequel elle s’est déjà entendue en Extrême-Orient et peut s’entendre encore demain, plutôt qu’à une Chine puissante, et à tous ceux qui l’auraient aidée à le devenir.C’est pourquoi un jour viendra — qu’elle ne laissera pas passer — où l’Angleterre, sans ostentation, sans paroles solennelles, offrira ses bons offices très simplement aux deux parties, et s’il ne sort pas de là une “ paix anglaise”, il n’en est pas moins certain que ce qui se passe à présent en Extrême-Orient ne se terminera pas sans l’Angleterre.juin, M.Garvin énumérait les conditions auxquelles selon lui la paix pouvait être maintenue dans le monde.Une de ces conditions était la suivante: “Guetter les événements en Chine.La froide ténacité du jugement britannique portera alors ses fruits.” Toute la politique anglaise en face du conflit sino-japonais est dans cette phrase, qui non seulement fixe d‘une façon saisissante, on pourrait dire impressionnante, l’attitude britannique, mais montre en outre que l’Angleterre attend froidement un profit des événements.Condition du maintien de la paix dans le monde, sans doute, mais aussi plan arrêté pour réaliser un gain: c’est ainsi qu’il faut lire YObserver.Achevant de citer M.Lachin à l’appui de notre propre opinion, voici la troisième raison qui d’après lui dicte sa conduite à l’Angleterre: “L’Angleterre et le Japon sont les deux derniers grands empires du monde; les intérêts britanniques sont dans leur majorité asiatiques.L’effondrement de Tem-pire nippon qui, aux yeux de l’Angleterre, serait la conséquence inévitable d’une défaite japonaise par trop éclatante se traduirait pour l’idée impériale par une perte de prestige dont l’Angleterre subirait le contre-coup.L’Angleterre songe moins à intervenir, en règle générale, dans la guerre que dans la préparation de la paix.Passant en revue la situation internationale dans VObserver du 18 (1) “Pourquoi ce titre: La Chine capitaliste?écrit l’auteur dans son avant-propos.Parce que c’est la tentative d’édification d’une “Chine capitaliste” qui motive le drame intérieur et extérieur de la Chine depuis le début du vingtième siècle.’’ — Soit! Pourtant nous eussions préféré un titre qui dit mieux tout ce qu’il y a dans cet ouvrage d’un puissant intérêt.Mais passons.La France est allégée Le Parlement est en vacances CONSTIPATION (PAR LOUIS MADELIN, de l’Académie française) De l'Epoque, de Pans, numén.du 22 juin: Nos représentants au Parlement — après une session exceptionnellement courte — viennent de reprendre le chemin des champs.Ils n’ent sont pas tous désolés, mais la nation est encore moins désolée qu’eux.Disons-le: sans distinction de parti, ou à peu prés, elle s’en montre comme* allégée.Et voici quarante ans que.toutes les fois que les députés sont congédiés, je constate dans la masse ce même sentiment — plus ou moins net — de soulagement.Nous sommes un drôle de peuple: nous avons pendant près d’un siècle, de 1789 à 1870, fait révolution sur révolution pour obtenir de gérer nous-mêmes, par rétablissement et le renforcement du régime représentatif, les affaires de notre pays, e( quand nos représentants se voient renvoyés chez eux, tout le monde a l’air de dire: “Allons! le gouvernement va pouvoir travailler sérieusement”.Et notez que cela n’est pas d’hier; une des circonstance:.qui, en 1791, rendait la première de nos Assemblées — la Constituante de 1789 — assez irn populaire, c’est qu'elle avait entendu siéger, sans désemparer d’un pour, pendant deux ans et demi.I.a même aventure — pour la même raison — discréditait, environ l'automne de !794, l’Assemblée Géante, la Convention nationale, qu', Plie, paya d’une impopularité formelle la fatigue qu’une session de Irois ans.sans une heure de congé, avait infligée au peuple — et d’ail leurs à elle-même.Les Conseils du Directoire n’étaient pas assemblés depuis six mois qu’on mettait à leur nctil lout c.' qui survenait de malfaisant et quand, par un reste d’e-gards pour le régime dit représen-talif, la Constitution dt i’an VIT eut conservé un Tribunal dont les seances seraient publiques, les In hunes, d’abord assez pleines, peu à peu se vidèrent.Le peuple ______ d
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