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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 20 avril 1926
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1926-04-20, Collections de BAnQ.

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Volume XVn.- No 90.Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.•«.W Et«ta>Uitta et Empire BriUnnlqne .* »« M nn UNION POSTALE .Edition hebdomadaire CANADA.*-w ETATS-UNIS ET UNION POSTALE .3.00 T17 TIWniD LÜi l/Üi VU11C Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Montri^at, mardi 20 avril 1926 TROIS SOÜ8 LE NUMERO Rédaction et adminstration: 336-340 NOTRE-DAME EST KOtrruui, TELEPHONE i .• Main 74«0 Service de noli : KMaeHen.Mtln 61» Admlnletratlen, Main 616S M.Taschereau a bien parlé 11 faut qu’il »e sente appuyé - La plus dangereuse tactique — Contre elle et contre l’impudente attaque d’hier* pratiquons l’offensive — Que tout le monde s’en mêle! M.Taschereau n fait n ces messieurs du cinéma américain la réponse qui convenait.Il les a formellement prévenus que notre province ne se laisserait point dicter par eux sa loi et ses règles de conduite.C’est fort bien, et nous applaudissons, nos amis applaudiront avec nous, aux paroles du premier ministre.Mais sachons tout de suite voir et dire qu’ici l'applaudissement ne suffit pas.Il convient que le premier ministre se sente fortement appuyé par l’opinion publique.Et nous répétons l’appel que formulait hier, en termes si pressants, M.Louis Dupire: que tous les corps qui ont quelque souci de la morale, qui s’intéressent particulièrement à l’avenir de nos enfants manifestent énergiquement leur avis.Ces messieurs du film américain nous fournissent un magnifique champ de bataille: sachons l’occuper.Par l’impudence et la brutalité de leur manoeuvre, ils ont compromis leur campagne et paralysé aux trois quarts ceux qui seraient tentés de leur porter aide: sachons utiliser cette erreur de tactique.Et n’oublions pas que la plus dangereuse de leurs manoeuvres, ce n’est pas celle qui vient de s’afficher avec une telle maladresse et un tel sans-gêne.Il faudra bien davantage redouter les tactiques d’à-côté silencieuses et peu voyantes, celles qui tendront sur tel ou tel point à faire fléchir la rigueur de la censure ou à paralyser l’adoption de règlements nouveaux et nécessaires, comme cette proscription de l’affiche dont parlait hier M.Dupire.Contre les deux types de manoeuvre, en tout cas, la meilleure.des défenses, c’est l’offensive.Pratiquons-la à fond et méthodiquement.* * * Non seulement nous n’entendons point que la vigueur actuelle de la censure s’atténue, mais la question est précisément de savoir si cette vigueur ne devrait pas se fortifier encore.Ainsi que le fait observer le premier ministre lui-même, on a parfois reproché au bureau de censure de n’être pas assez sévère.C’est un point à vérifier — et à rectifier aussitôt, s’il en est besoin.Puis, il faut débarrasser nos rues de la réclame parfois pire, paraît-il, que ce qui se donne à l’intérieur, et contre quoi, en tout cas, les parents sont impuissants à protéger leurs enfants.Ils peuvent bien, en effet, leur interdire le cinéma, ils ne peuvent les empêcher de passer dans les rues où les guette l’affiche.Et si ces messieurs du cinéma ripostent qu’ils ne sont pas les seuls coupables, que d’autres abusent comme eux, nous répondrons simplement: Que tous les coupables soient ensemble frappés! Nous ne tenons pas plus à l’empoisonnement par les uns que par les autres.Comme nous ne tiendrions pas plus à la corruption par les films européens que par les américains.Ce n’est pas ici une question de personne ou de géographie: c’est une affaire de morale et de propreté.Il va de soi que l’appel à l’intérêt privé qu’on a jeté de l’avant ne doit pas davantage troubler l’opinion: les parents ne sont pas obligés de laisser souiller l’imagination et le coeur de leurs enfants pour faire l’affaire de qui que ce soit.5: Ht * Que tout le monde mette donc la main à la pâte ou, si l’on préfère, l’épaule à la roue! Rarement l’occasion a été aussi belle: que les hommes de bonne volonté en profitent pour signifier à tous les intéresses que nous entendons rester maîtres chez nous et faire aussi propre que possible la vie de nos villes.Orner HER0UX P.S.—Au moment où nous revoyons l’épreuve de cet article, le télégraphe nous apporte le texte d’une claire déclaration de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec.Nous sommes assuré que des manifestations du même genre, suivant pelle des Anciens de Sainte-Brigide, se produiront bientôt à Montréal.Plus elles seront nombreuses, et fortes, et mieux cela vaudra.Unis, Elle se déchristianise avec cela.Le millionnaire est une ventouse qui absorbe notre richesse mais qui la dégorge chez l'étranger.Comptez, mais comptez donc le nombre de filles de bonnes familles canadiennes mangées par le mariage mixte! On n attend même pas d'ilre millionnaire pour suivre ce désastreux engouement.Tel qui n'a que cent mille dollars mais peu d’enfants, parce qu'il est snob, de sorte qu'il a pu constituer une dot assez rondelette à la fille, Joue au mil lionnairr et nous.trompe.Quand les sacs d’écus s’intéres^ sent à une.institution, c’est pour Temprelgner de leur snobisme.Voyez rünlverslté.Elle doit fuir l’est et rougir de ses origines.S.E.le cardinal O’Connell a fort raison.La grande richesse ne sied pas A bon nombres de catholiques qui ne seront sûrement jamais assez fins pour subir l’épreuve finale et se glisser à traders le chas d’une aiguille.Ils sont trop chameaux pour le faire.NEMO Bloc -notes n Vactualité Jobarderie et snobisme U faut retenir pour les bien ancrer dans son espril certaines des paroles que le cardinal O’Connell disait dimanche aux membres de la Conférence de Saint-Vincent de Paul.Elles ont leur application chez nous.Voyez plutôt: ".Je croyais autrefois, que ce serait une excellente chose que d'aider tes catholiques à s’enrichir.Mais je ne le crois plus.Une fois prospères, ils nous échappent.Je ne dirai pas que c'est toujours le cas.Il y a encore des hommes et des femmes catholiques qui sont devenus extraordinairement riches et qui continuent à mener une vie ma-Knifiquemert simple.Mais règle générale, la fortune est des plus dommageables aux catholiques."J’aimerais à ne pas avoir à dire une pareille chose mois c’est l’opinion de tous ceux qui sont au courant que certains catholiques auraient mieux fait de rester pauvres que d'acquérir d’énormes richesses.Cela ei'it été beaucoup mieux pour leur propre existence et beaucoup mieux pour leurs chances de salut, beaucoup mieux pour leur caractère.car nous voyons souvent que la conquête subite de la riehes-sé les conduit à la forme la plus stupide de la vanité et de l’orgueil.“Nos gens qui deviennent tout à coup riches perdent la tète et le coeur".Cette sotte vanité a des répercussions sociales et économiques con-sidérables.Sauf des exceptions assez nombreuses et très honorables, le richard, dès sa boule faite, se met à la rouler oubliant le proverbe: "Pierre qui roule n’amasse pas mousse".- Le fait est que ses enfants sont souvent pauvres après sa mort.Son premier geste, ou sa première rotation, si l’on Peut, c'est pour quitter son quartier.U faut qu’il s'en aille vers les régions belles.Mais ses yeux ne l’inspirent pas j en ceci: en toutes choses il ne voit j que la piastre ou son reflet.Il a un billet de banque comme un bandeau | sur la vue.Ce qu'il voit c’est le} cossu, c'est l'expression, de la ri- ' Il quitte ses pairs, U quitte de ses chesse ceux qui ont été les témoins efforts et les collaborateurs volon taires ou involontaires, les instru menls dociles ou indociles de sa fortune.Ce qu’il a amassé dans l’est ou dans tel quartier populeux, il va ingratement le dévorer ailleurs pour qu'aucune miette tombant de sa table ne soit recueillie par les siens.Et cela est le signe d’un manque de coeur.Sa vie quotidienne n a pas créé de fibres qui le retiennent aux choses qui l’entourent.Il n’est pas attaché à l’église où ses enfants furent baptisés, pas attaché à son quartier, pas attaché à ses voisins.Nul tien ne te retient.Il s’en va donc.Le quartier voit ainsi partir les uns après les autres tous ceux qu'il a enrichis.Et sa déchéance s’accélère.Tous les gens Influents l'abandonnent; son sort est de plus en plus misérable.Il devient une géhenne.N’clt-ce pas toute Vhistoire de ta déchéance de l’est?j.a paroisse se transforme.Les vides sont comblés par des étrangers d’une autre religion.Ils corrodent petit à petit toute la paroisse catholique et française, vidée par le snobisme: et au bout de.peu de temps on verra l'église se dresser inutile au milieu d'un désert de fidèles comme un berger qui a perdu son troupeau.L’histoire lamentable de tant d’églises protestantes se répétera pour nous.C’est une.perte, d’argent et, moralement, cJest une désolation.Si on s'enracinait dans son quartier, si on usait de son prestige pout l'améliorer, cette amélioration profiterait à soi-même et à tous ses voisins et on ne verrait pas les slums remplacer graduellement le quartier habitable, parce qu'on a laissé la lèpre le gagner.y q d’autres conséquences sociales bien plus graves.A quoi servent.du point de vue.national, nombre de nos millionnaires?Où vont nos millions?Nous serons toujours des victimes de l’émigration comme au début du régime anglais.Le millionnaire père émigre de son quartier.Sa fille elle, va plus loin: elle apporte ses érus dans le camp adverse quand elle ne les traverse pas eh Europe — soit en Angleterre soit en France, suivant les courants de.la mode .soit aux Etats- Aliez-vous en” C’est ce que le Star de Montréal répétait hier soir à M.Meighen.M.Meighen a toutes sortes de qualités, dit le Star, en premier-Montréal, “des qualités qui l’imposent à l’admiration de tous ceux qui le connaissent; il est le premier parlementaire de la Chambre des Communes.Il a derrière lui l’appui loyal de tous les membres de l’op-osition”, et personne ne réussira inciter les députés de gauche à quitter Meighen, à le jeter par-dessus bord.IjO Star en sait quelque chose, s’H ne le dit pas, et lord Atholstan aussi.“Mais il y a une loyauté qui doit primer toutes les autres, chez la plupart des membres de la gauche, leur loyauté envers leur parti et leur pays’’.Aussi bien, selon le Star, faut-il que M.Meighen, même s’il est desservi par les circonstances, se rende compte que “la mémoire de ses actes, quand il fut ministre, le rend impossible, dans la province de Québec.Tant qu’il sera le chef du parti conservateur, le Québec continuera de le juger d’après son passé.Ce sera la grande question électorale dans cette province-ci.Il en résulte que chaque fois que les conservateurs se battent sous Meighen, ils abandonnent d’avance la province de Québec aux libéraux.Or, telles que les choses se passent dans le pays, aucun parti protectionniste ne peut avoir la majorité dans le pays s’il n’a avec lui le Québec.Les conservateurs ne peuvent faire mieux que ce qu’ils ont déjà fait, dans l’Ontario.Us ne peuvent compter gagner beaucoup de terrain dans les Provinces Maritimes où il n’y a plus que six députés libéraux.La combinaison progressiste-Dunning de l’ouest coupera leurs chances dans les prairies.Il faut qu’ils entament le Québec solide, ou bien ils se briseront contre l’écueil d’une défaite”, écrit le Star, en insinuant que sir Charles Tupper sut se retirer, lorsque deux élections lui prouvèrent qu’il ne gagnerait rien.Pourquoi, alors, — c’est la finale de l’article du Star, •— M.Meighen ne sc poserait-il pas cette question : "Est-ce juste envers le parti conservateur, qui m’a donné les plus J [rands honneurs et m’a fait ce que e suis, de faire le jeu des libéraux en leur laissant dans les mains l’arme la plus précieuse qu’ils ont en temps d’élections, celle qui leur assure un Québec solide.ma direction du parti conservateur?” On peut croire que M.Meighen vouera à tous les diables le Star et son directeur, qu’il écoutera M.Lespérance plutôt que lord Atholstan, et que les combinaisons montées contre lui pour lui faire abandonner la direction de son parti n’ébranleront pas sa volonté ferme de rester chef du parti conservateur, Cela fera le plus grand plaisir du monde aux libéraux québécois.puisque M.Meighen, quels que soient ses qualités et son talent, et quelques amis personnels qu’il ait dans notre province, parait y avoir moins que jamats l'oreille et la sympathie de la niasse du publtc.Vexemption ties enfants Sur ce point, la loi de l’impôt du revenu reste ce qu’elle était avant le discours de M.Pobb, jeudi dernier; un chef de famille doit ajouter à son exemption présente de $3.000 une somme de $500 par enfant de moins de 18 ans.Ainsi un père de famille qui a $6,000 de revenu annuel, tout compris, et a trois enfants de 18 ans ou moins, établira sa feuille d’impôts comme suit: "Exemption statutaire accordée aux gens mariés.$3,000.Exemption pour 3 enfants de moins de 18 ans, $500 par enfant, $1,500.Total des exemptions, $4,500.Taxe de 2 pour cent sur la différence entre $4.500 et $6,000, soit $1.500, — $30.’’ C’est tout ce qu’il aura à verser au fisc; la loi dit en effet que sur les premiers $2.000 excédant le montant exempt d’impôts, le fisc ne prélève que 2 pour cent, au lieu de 4 pour cent, ces années dernières.D’après l’ancienne loi, ee père de famille n’était exempté que jusqu'à concurrence de $2.000 d’abord, puis d’une somme additionnelle de $1,-500 pour ses trois enfants, laissant une marge taxable de $2.500 sujette A un impôt plus élevé que présentement.Ce que le fisc perd par suite du remaniement à la haïsse de l’impôt sur les salaires et les traitements, il le reprendra en partie au moyen de la taxe sur les dividendes versés aux particuliers, taxe qui les atteint personnelle- la session fédérale M, Woodsworth parle de nationalisation Fl a des projet» considérahle», que la Chambre n'approuve pas - M.Caban et l’initiative privée — Le» taux de transport du C.N.R.et Québec — M.Dunning met les choses au point — Le budget de nos chemins de fer UN DEFICIT DE 44) MILLIONS ?(Par Léo-Paul Desrotlers) Ottawa, 10 Au Canada, le mot "socialisme” cat tabou.Personne n’ose le prononcer, et si un réformateur plus hardi que les autres commet cette audace, il reçoit sans tarder un plat d'tau sale sur la tête.Comme Von est hypocrite, c’est le mot “nationalisation”, ou le mot "étatisme” qu’on lui a substitué.Nous ne sommes pas socialistes, certes, mais le plus grand réseau des chemins de fer canadien appartient à l’Etat.Ontario possède un système public de distribution et de production de l’électricité, Québec vend des alcools sous la devise Je me souviens, diverses provinces de l’ouest administrent des fils téléphoniques, et presque toutes les municipalités du pays pbmpent elles-mêmes l’eau que boivent leurs contribuables.Si l’on étudie au préalable tous ces faits, on 4rouvera moins étrange que M.Woodsworth, député de Winnipeg, ait présenté aujourd’hui une résolution socialiste dans toutes ses parties.Selon lui le gouvernement "devrait recouvrer pour le public les mines de houille et les chutes qui sont actuellement exploitées dans l’intérêt des corporations privées plutôt que dans l'intérêt du peuple”.M.Woodssvorth, comme on le voit, voudrait nationaliser d’un coup le charbon et l’électricité, établir une commission centrale chargée d’administrer le tout pour le plus grand bénéfice du contribuable.M.Woodworth n’a pas de mauvais motifs cependant.Il constate que c’est surtout le capital américain ou étranger qui vient développer nos ressources hydrauliques, par exemple, et il craint la mainmise des étrangers.Tous les profits, dit-il, que donnent de beaux contrats de trente ans s’en vont de l’autre côté de ’ * frontière, aussi, et c'est le plus bertu de notre argent qu’on draine minutieusement vers d’autres pays.Jusqu’ici nos mines de charbon n’ont pas payé un grôs tribut à l’étranger.Mais comme elles sont riches, immenses, cela viendra un jour.Sur le chemin du projet de M.Woodsworth, il y a un gros obstacle, les droits des provinces et l’Acte de l’Amérique britannique du Nord.Mais M.Woodsworth est iconoclaste et ne se gêne pas.Comme ee personnage qui aurait voulu que le peuple romain n’eùt eu qu’une tête pour la lui couper d’un coup, le député de Winnipeg voudrait que le Canada formât un tout uni, centralisé, afin de lui appliquer d’un coup toutes ses réformes.Il proteste continuellement contre l’Acte fédératif et le déclare périmé.11 le pulvériserait volontiers pour appliquer à tout le Canada la loi de huit heures de travail, une loi fédérale et définitive de pensions aux vieillards.etc.Aujourd'hui encore il demande la révision du pacte fédératif pour mieux nationaliser les mines et les chutes; car ce pacte fédératif laisse aux gouvernements provinciaux le droit presque exclusif d’en disposer comme ils voudront.* * * M.Maclean, le vieux député ontarien, trouve tout cela à son goût ftarce qu’il a saisi le mot "nationa-isation” dans le discours de M.Wfoodsworth, et que ce mot suffit pour lui faire admettre toutes les théories.Mais M.Cahan, de Saint-Laurent-Saint-Georges, député à la voix tonitruante, ne chante pas la même chanson.Les choses sont bien comme elles sont, dît-il.Chaque province développe ses mines ou ses ressources hydrauliques, ment.Et il est certain que.quoi que fassent les porteurs d'actions à dividendes, l’impôt dont M.Robb a frappé leurs revenus de ce chef restera pour quelques années au moins.C'est son affaire Les journaux américains à sensation ont fait grand bruit autour du mariage récent d’un millionnaire de 51 ans qui vient d'épouser une fillette de 15 ans.On peut croire que l’un et l’autre ont fait une folie.Mais cela justifie-t-il les nouvellistes d’avoir harcelé ce couple, les journaux d’avoir publié de longues colonnes sur ses allées et venues, et le public américain d’avoir voilu tout savoir de cette folle aventure?Un quotidien remarque que ce prurit de publicité qui porte les gens à se mêler de ce qui ne les regarde pas a fait passer les cancans de petit village au rang de nouvelles presque internationales et que, dans n’importe quel autre pays que les Etats-Unis, les journaux et le public auraient conclu de ce mariage qu’il peut être saugrenu, mais que cela n'est en somme que l’affaire du nouveau ménage et peut-être des deux familles.Seulement, et de plus en plus, le public aime à se mêler des affaires des autres, surtout si cela ne le regarde pas du tout.C’est une des conséquences du journal à ramage, h tapage et à commérages.G.P.aï comme il lui plait, scion scs tendances, sa mentalité et ses désirs.auébec est satisfaite de In régie des cools, l’Ontario de son hydro-électrique, mais lui pour sa part, est opposé à la nationalisation, en général; car elle détruit l’initiative et souvent l’honnêteté.Il est opposé en particulier à une nationalisation 3ui s’élèverait sur les ruines des roits provinciaux.M.Heaps, le collègue de M.Wods-worth, affirme que le socialisme ne détruit pas l’initiative des individus et qu’il peut avoir du bon.La “municipalisation” de l’électricité dans Winnipeg a.dit-il, diminué le coût de l’électricité, et le C, N.IL sera bientôt une des entreprises les mieux administrées du pays.))c ))c M.Stewart, ministre de l’intérieur, est conciliant.Les provinces veulent garder leur autonomie, elles en sont jalouses, on ne peut rien faire sans elles.11 faudrait plutôt coopérer avec elles qu’agir sans les consulter.La coopération pour la protection de nos forêts a déjà fait de grands progrès, elle en fera encore, et c’est un modèle de ce qu’il faut faire.Il demande à M.Woods-w’orth de retirer sa résolution-; mais le chef de l’opposltfon a des idées plus nettes sur la matière que M.Stewart.Car M.Meighen déclare, comme M.Cahan, que le projet de M.Woodsworth est absurde, fou, impossible.et que c’est une inanité ue d’y penser un moment.Si le fé-ral veut mettre la main à la nationalisation, qu’il commence par les choses qui sont de son ressort et laisse les provinces tranquilles, en possession de leurs droits.Pour sa part, il est prêt à voter contre la résolution et sans attendre une seconde.Sur ce, M.Woodsworth retire sa résolution.QUEBEC ET LE C.N.R.M.Campbell, progressiste, présente une autre résolution et qui intéresse vivement la ville de Québec et ses environs.M.Campbell veut que le conseil d’administration du C.N.F.impose des taux de transport moins élevés sur te blé entre Armstrong et Québec, et même entre Armstrong et les Provinces Maritimes afin de développer les ports canadiens de l’Atlantique et de laisser sortir par une route canadienne les grains de L’Ouest qui s’en vont en Europe.M.Campbell formule le même grief que nous font entendre les Quôüècqis depuis quelques années, grief qu’ils ont soumis à la Commission des chemins de fer, il y a peu de temps.Si les taux de transport sur le blé qui prévalent dans l’Ouest étaient appliqués sur le Transcontinental, les agriculteurs n’auraient qu’à payer onze sous par boisseau et ils pourraient profiter de la route la plus courte vers la mer.Us épargneraient ainsi huit à dix millions par année, tout le blé passerait par une route canadienne, au lieu de s’en aller aux Etats-Unis, et le port de Québec prendrait un essor inouï.Même le commerce du bétail avec.l’Angleterre deviendrait beaucoup plus fructueux, car cette route est plus courte de 200 milles que la route de Montréal et offre d’autres avantages.Mais, selon M.Campbell, la direction du C.N.R.ne veut pas entendre raison.Elle impose des taux bas dans l’Ouest jusqu’à Fort-William et Port-Arthur.Ces taux plus bas ne l’empêchent pas de réaliser de gros bénéfices, car c’est en septembre, en octobre, en novembre qu'elle attrape les plus beaux surplus.Et après avoir amené le blé jusqu’à la tête des grands lacs à ces taux bas, mais rémunérateurs, sir Henry Thornton impose d'autres taux beaucoup plus élevés sur le Transcontinental jusqu’à Québec, de sorte que le blé fait un détour, quitte notre pays, s’en va à Buffalo, à Chicago et de là se rend à la mer par les voles ferrées américaines.En un mot, on bloque la voie canadienne, on la bouche hermétiquement par des taux trop élevés et la voie américaine recueille le tout.* * ?M.Fleming, un petit vieux tout blanc, parle ensuite pour les Provinces Maritimes avec une énergie qu’on n’attend pas de lui.Tl manie ses poings comme des marteaux ou bout d’un manche, gesticule et parle avec force et chaleur.Cet ancien remler ministre du Nouveau-runawiclt est l’un dès meilleurs orateurs de la gauche bien qu’on l’ait placé un peu à l’écart.M.Fleming demande au parlement d’imposer les taux du Pas-du-nid-du-Corbeau sur le Transcontinental et l’Intercolonial afin d’exécuter les promesses des hommes d’Etat qui ont construit ce chemin de fer.Il plaide chaudement pour la route toute canadienne pour le blé canadien, montre comme quoi le C.P.R.et le C.N.R.font de très beaux profits à des taux réduits dans l’Ouest durant tout l’automne.Les Provinces Maritimes, comme un membre dont on aurait coupé tea R’ B: Trois trains et un tiers! Voilà ce que représente le chiffre exact — moins quatre.Et il reste encore plus de deux mois! Mais nos voyageurs ont suivi nos conseils: ils ont voulu être prudents.Le délai est près d’expirer, en effet, pendant lequel nous pourrons disposer à notre gré de l’accommodation dans rhôtel si commode, si central, dont nous avons retenu la grande majorité des chambres.On ne doit pas non plus perdre de vue qu’en plus du logement de nos propre» voyageurs, il nous faudra pourvoir à celui des voyageurs de VAction catholique de Québec et à celui de la Société Saint-Jean-Baptiste d’Amérique.Nous le répétons donc à nos lecteurs: dans votre intérêt comme dans le nôtre, pressez-vous! Faites tout de suite le dépôt réglementaire de $25.00, sans quoi vous ne pouvez vous compter comme officiellement inscrits.Il est à noter que, biqn qu’il s’agisse d’un congrès eucharistique, Messieurs les ecclésiastiques restent dans la proportion des voyages passés.Us constituent le tiers du total.Les dames constituent l’autre tiers ou presque.Plusieurs personnes nous écrivent ou nous téléphonent chaque semaine pour savoir si celle-ci peuvent voyager commodément avec nous.C’est l’évidence même! L’expérience de celles qui ont fait les voyages antérieurs les peut entièrement rassurer.Comme toutes les dispositions sont prises d’avance, comme l’itinéraire est réglé tel un papier à musique, que rien n’est laissé au hasard, le voyageur se trouve placé dan» toutes les conditions de confort désirables.On n pourvu à tout.Il n’a qu’à se laisser porter.Il a toute sa liberté de temps et d’esprit noue jouir pleinement de son voyage.C’est donc la réalisation de toutes les conditions exigibles pour là plus difficile des voyageuses.Les anciens ne sont que dans la proportion de 95, soit moins d’un tiers.11 est vrai que les promesses d’adhésions de leur part dépassent sensiblement ee chiffre.Mais comme nous l’avons maintes fois dit, les risques sont trop grands cette année pour que nous puissions les inscrire officiellement sans qu’ils aient rempli les formalités requises.Qu’ils se pressent de se mettre en règle, s’ils ne veulent perdre cette occasion de cueillir une étoile de plus, pour certains la troisième! Enfin nous attendons que la liste soit plus longue pour publier les souscriptions pour le drapeau canadien.11 nous en arrive fréquemment.Nous l’avons déjà dit.il nous faut une somme de près de deux cents dollars pour faire broder un drapeau digne des voyageurs de la province de Québec qui, après le rongrès, restera à l’église Notre-Dame de Chicago, paroisse de Franco-Américains, Vôiri donc cette statistique: TROIS TRAINS NORMAUX Anciens Prêtres.I .aïquea.Femmes.Nouveaux Prêtres.Laïques.98 Femmes.36 O if 29 95 69 93 73 235 330 195 132 9.3 339 Au total: Prêtres.195 Laïques.132 Femmes .Tous les voyageurs ci-dessus sont Inscrits pour le voyage no 1 et pas un seul pour le no 2.ce qui prouve hién la supériorité du no 1.Le no 2 est l’équivalent de ee qu’offrent d’autres organisations.Comme nous voulons arriver à temps cette année et ne rien négliger pour cela, nous rappelons à ceux de nos annonceurs et amis qui veulent offrir des cadeaux aux voyageurs du Devoir — comme réclame évidemment — deux indications principales: ils doivent se hâter de nous faire parvenir ces cadeaux et.ensuite, ils doivent pourvoir aux besoins de tous.Il y aura cette année vraisemblablement rien que dans le groupe du Devoir plus de cinq cents voyageurs.On obtient tous les renseignements nécessaires en s'adressant au Devoir (voyage).artères qui charrient le sang, s’appauvrissent, languissent et meurent parce qu'elles ne retirent aucun bénéfice du trnsport des céréales qui va enrichir chemins de fer et ports américains.M.Charles Marrile.député de Bo-naventure, parle en faveur de la motion et cite de nombreuses résolutions adoptées par divers corps publics de la ville de Québec.Il raconte le débat qui a conduit à la construction du Transcontinntal.Dans le temps, on voulait que ce chemin de fer servit surtout à écouler vers Québec et les Provinces Maritimes toutes les céréales de l’Ouest.M.Stevens propose un amendement.Si le parlement, dit-il, se met dans la tête de fixer les faux, ce qu’il n’approuve pas, que le parlement les fixe dans l'Ouest comme dan» l’Est.La Colombie anglaise demande depuis longtemps qu’on ap- Îdique dans les Rocheuses et la Coomble anglaise les taux qui prévalent dans POuest proprement dit.Si on met en vigueur ces taux d'Armstrong jusqu’à Québec et les Provinces Maritimes, qu’on fasse la même chose pour la Colombie anglaise ou bien il votera tout court contre la résolution.Même mesure de justice pour tous.Voilà la question élargie; les dé-(Suite à la 2«me page) Au Mexique Sous avons déjà signalé l’extrême gravité de la situation religieuse au Mexique.Rien ne peut davantage la souligner que 1rs Interventions réitérées du Souverain Pontife.Dans une première lettre au cardinal Pompili, le Pape avait demandé au monde catholique des prières pour les victimes de la persécution.Les dépêches de.ce matin noas apprennent que Sa Sainteté vient de s’adresser directement aux catholiques du Mexique dans une.lettre où II flétrit la législation persécutrice et se plaint de la façon dont est trotté son délégué.Nous publierons cet Important document dès que le courrier nous l'aura apporté.Poéi Déménagez-vous ?Avez-vous besoin de papeterie nouvelle?Si vous déménagez, Si vous avez besoin de renouveler votre papeterie ou de modifier celle que vous avez.N’oubliez point aue l'imprimerie du Devoir.'136.rue Notre-Dame est (Téléphone, Main 7460), vous fera rapidement, élégamment tout ce dont vous avez besoin.L’imprimerie du Devoir fait tous les travaux, depuis la plus simple carte de visite ou d’affaires jusqu'au journal et au livre de luxe.Prix et devis fournis sur demande.V I 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 20 AVIL 1926 VOLUME XVI! — No 90 /Vo* entrevu?» L’Oeuvre apostolique de Jésus-Ouvrier M.l’abbé Schuh nous parle de la création à Genève d’un foyer international catholique pour faire contre-partie aux organisations neutres, maçonniques ou protestantes Les cannes tie division entre la Suisse et la république soviétique de Russie Un «nmd nombre d’écrivain» et de sociologues catholiques émettent depuis longtemps Je voou de faire revivre, adaptée naturellement aux conditions de la vie moderne, l’ancienne corporation ouvrière qui a été l’une des principales caractéristiques du Moyen-Age et qui s’est maintenue jusqu'à lu Involution.C’fst.dnn* une certaine mesure, ce que Mussolini tente de réaliser en Italie.Mais l’ancienne corporation n’était pas «implement utn» association d’ouvriers exerçant un même métier dont la pratique était sévèrement réglementée.Elle avait aussi un caractère religieux très accentué qui se manifestait par la création de confréries spéciales à chacun des arts c* métiers érigés en corporations.Les membres de la corporation, qui étaient tous membres de la confrérie, avaient leur patron particulier qu’ils invoquaient au cours de cérémonies religieuses spéciales et complétaient ainsi par une vie religieuse intense leur oeuvre de tous les jours.t aspect si important pour tous les catholiques sincères revit de nos jours, au moins dans une certaine mesure, dans lo.s nombreuses unions ouvrières catholiques qui naissent dans tous les pays.Mais il convenait, puisque le« organisations ouvrières deviennent internationales et qu’elles epopèrent d'un pays à l’autre pour atteindre les buts qu’elles sc proposent, do compléter leur oeuvre par la création d’un centre international que le curé de la paroisse Ste-Ootilde, de Genève, M.l’abbé Jules Schuh, est à accomplir.M.l’abbé Jules Schuh a posé les premiers jalons de l’oeuvre apostolique de Jésus-Ouvrier alors qu’il exerçait le ministère dans le diocèse de Regina, sous la direction de S.G.Mgr Mathieu, en février 1916.Le but de cotte confrérie était, comme l’explique le fondateur lui-même dans un article récent, “d’honorer spécialement les labeurs et les fatigues du Divin travailleur de Nazareth, de lui faire amende honorable pour les innombrables péchée commis dans le monde du travail et de susciter des apôtres dans les milieux ouvriers, pour aider au salut et à la sanctification de ceux qui gagnent le pain de chaque jour à la sueur de leur front.” Au cours de la même année.M.l’abbé Schuh est retourné en Suisse et a été nommé à la cure de la paroisse Ste-Glotilde, k Genève.Naturellement, il reprenait dans cett.ville l’oetivre commencée au Canada.Dès le mois de mars 1917, suivant l’exemple dç Mgr Mathieu de Regina, Mgr Placide Colliard, évêque de Lausanne et Genève, approuvait l’oeuvre apostolique de Jésus-Ouvrier et disait son espoir de la voir se répandre dans les autres paroisses de son diocèse.Peu de temps après, djes letfres d’encouragement ont été envoyées par d’autres évêques, puis par des cardinaux et dès le 18 juin 1929, dans une lettre de la secrétairerie d’Etat, Sa Sainteté Benoit XV vient d’encourager l’oeuvre naissante.En janvier 1921.une nouvelle lettre du Saint-Père bénit lp pieux projet d’élever à Genève une église à Jésus-Ouvrier et le 8 avril 1921, l’oeuvre est érigée en Prtnxrrla ou Archicon-frérie universelle dont le centre est è la paroisse Ste-Clotilde, de Genève.“L'Oeuvre est appelée à prendre encore plus d'importance, nous disait hier M.l’abbé Schuh qui est de passage à Montréal, l'hôte de M.le curé Dupuis de la paroisse Saint-Kusèbe.depuis que Genève est devenu un centre intcrnatlionail de première granduer.Depuis la créa-lion de celte oeuvre essentiellement pieuse, on a vu toutes les nations s’unir en Société des Nations dont le centre est à Genève, Puis ce fut, comme complément de celle-là, le Bureau international du travail, organisation neutre sous la direction de l’ancien décidé socialiste français.M, Albert Thomas.” Plusieurs des collaborateurs de M.Albert Tho- mas «ont de» catholique» convaincu», tout comme l’e»t par exemple sir Eric Drummond, le secrétaire* général de la S.D.N., mais, comme cette dernière, le Bureau international du travail ignore tout esprit religieux.D’autre part, si ce» deux Importantes institutions internationales ont un caractère essentiellement neutre, on a vu venir se grouper à Genève toutes sortes d organisations protestantes et maçonniques qui usent de toutes leurs influences dans le monde international.La lettre suivante de l’évèquc de Lausanne, Genève et Fribourg montre bien les grandes lignes «e cette propagande non catholique et explique le but que l’Oeuvre Apostolique de Jésus-Ouvrier est appelée à poursuivre dons ce domaine: UNE LETTRE DE S.G.MGR BESSON Evêché de Lausanne, Genève et Fribourg.Fribourg, le 20 septembre 1925 Monseigneur, Autour de lu Société des Nations et du Bureau international du travail, l’action internationale s’intensifie de plus en plus à Genève.C’est une action politique, sociale, et aussi religieuse, qui se développe sans cesse grâce au concours des représentants des diverses nations »ic l’Europe et du monde entier.L’Association maçonnique internationale est venue rejoindre ici la Young Men’s Christian Association, la Fédération chrétienne des étudiants.l’Alliance universelle des nations chrétiennes, l’Armée du salut.I-e vingt-cinq août dernier, au cours de la Conférence des Eglises, à Stockholm, on a proposé la création d’un Bureau des Eglises (séparées de Rome) à Geneve.Pour "appuyer leur action, ces divers groupements disposent île ressources financières inépuisables, L’Oeuvre de Jésus-Ouvrier sera précisément aussi, à Genève, un centre international, mais un centre catholique, un foyer de prières, un Sanctuaire du travail, pour coopérer, par l’activité surnaturelle, à la paix sociale, en même temps qu’à la prospérité des nations et du salut des classes laborieuses.Les catholiques du monde entier comprendront, Nous en sommes sûr, qu’il ne doivent pas être moins empressés à soutenir cette Oeuvre catholique de leurs deniers, que d’autres ne le sont à promouvoir une action qui trop souvent ignore Dieu, ou du moins la sainte Eglise.Nous recommandons vivement à votre Grandeur Monsieur l’abbé Schuh, curé de Sainte-Clotilde et fondateur de l’Oeuvre de Jésus-Ouvrier, espérant qu’Elle voudra bien encourager et favoriser sa mission.Veuillez agréer.Monseigneur, l’expression de mes sentiments respectueux et eonfraterncllement dévoués en N.S.+ MARIUS BESSON, Ep.Laus., Gen., Frib.LA RUSSIE DES SOVIETS ET LA SUISSE verneraent soviétique ne rappelle ce côté de la question.ig 4i ab En terminant, Al.l’abbé Schuh a parlé de l'organe de l’Oeuvre apostolique de Jésus-Ouvrier, Le 1 ravail.(Vest une petite revue mensuelle de 82 pages, tonnai de poche, dans ¦-quelle ou traite les questions sociales, et surtout la question ouvrière, d’après les principes du catholicisme.On y fait surtout revivre les anciennes corporations ouvrières, leur organisation, leur réglementation, les caractéristiques distinctives de chacune, etc.Ainsi, dans Je numéro de mars, après un article de M.l'abbé Sehub, qui raconte sa mission au Canada, on remarque une description des arts au moyen âge et à l'époque de la Renaissance, une autre des arts et métiers à Paris depuis le XlIIc siècle, un conte de Pierre l’Ermite, une étude de l’industrie à Fribourg et d’intéres-sautc reproductions de journaux catholiques des principaux pays européens et du Canada.LETTRES AJ DEVOIR Nona ne punirons quo des lettres signées, ou des communications ac-compagnes» d’un* lettre «ignée, avec adresse authentique.Nous n# prenons pas 1a reapoasabiltté do ce qui parait sous cette rubrique.Un juste milieu Notre ministre des douanes vient de nous rendre un service, qui, pour être venu un peu tard, vaut infini* ment mieux que s'il n'itait lamais venu! , , , , .Nous voulons parler de la série de revues et de Journaux américains — inutiles, sinon nuisibles sur notre marché — dont il vient d’interdire l’entrée en Canada.Nous n’avons pour cela que des félicitations à adresser à M.Boiyin et — une demande à lut (aire.C’est qu’il continue dans la voie engagée, lit tous les vrais Canadiens lui diront dans quelques années d’ici leur reconnaissance — sinon en pa roles, du moins en pensée.)jt sk Seulement il ne faudrait pas maintenant tomber dans l’excès contraire, car tout le mal qu’on s’g serait donné ne serait peut-être pas compensé par le bénéfice que le peuple dans son ensemble en retirerait.Mais expliquons-nous.Comme le disait récemment à un journaliste de Montréal l’honorable II.H.Stevens, la mise « iindex des "love story magazines”, des “moving pictures magazines” américains s'impose; car si une certaine classe de la longue et étroite famille canadienne — au sens géographique, s'entend — ne trouve d’intérêt gu’à ces sortes de lectures, elle en trouvera tout autant et tout aussi bien au Canada, — et même en français, si elle le désire! Mais par exemple ce gui ne s'impose pas du tout et ne devrait pas être ‘'imposable" c'est l’interdiction des revues techniques, scientifiques et professionnelles américaines.Ce serait enlever à ceux qui ont le devoir de se tenir "au courant" une des sources principales de leur documentation et même un peu de leur Inspiration, car il ne faut pas oublier que pour avoir le devoir de nous préserver de toute infiltration américaine dans nos moeurs, nous n’en avons pas moins pour cela l'obligation d'anal user sérieusement •‘t à fond les méthodes du peuple qui a mieux réussi à certains points de vue et en moins de temps que tout autre peuple.* * * .4 peine sorti de son enfance — et précisément pour cette ratson-là, — le Canada commercial et industriel n besoin encore un bout de s’inspirer et de se documenter chez les autres peuples qui déjà ont subi l’épreuve de 1" adolescence".Et ces autres peuples sont comme vous le savez les Etats-nis, la France, l’Angleterre, etc.Dans notre crainte d’aller nous fondre dans te grand tout américain.ne fermons donc pas notre porte aujourd’hui nu plus prospère de ces peuples.Il est passé au "feu" ban M, Dettljohn trouve si exigent, des gens qui se respectent ne auraient aller une fois au cinéma sans u trouver quelque chase qui cloche.\ém En effet de i’aveu même des sta dlc/ens, 40% des ; la censure sont juq ttstlciens, 40% des films présentée à ils complètement impropres à la représentation dans notre province, et des autres 60% 99'à % sont coupés, tronquée, ou reconstruits.Juger de la camelote gu'on veut nous servir.De deux choses l’une; ou nos censeurs sont insensés ou ce sont les films gui ne sont pas présentables devant des gens qui se respectent.Or.comme il nous faut admettre que ce s°nt les productions qui ne sont pas bonnes, on ne saurait relaçher la surveillance.Donc premier mot d'ordre, ne permettons pour aucune considération qu’on touche au bureau de censure; car le mal est trop putssant et tenace pour se résoudre à abandonner ainsi sa proie; et cette intimidation n'est qu’un moyen détourné de nous faire avaler la pilule.Mats l’attaque est prématurée, il y en a enclore qui veillent.J*e journal en question si "dévoué, aux intérêts canadtens-françats et catholiques", nous représente le désastre financier qui s’ensuivrait.Qu’N ne s’en fasse pas de peine,.Tout d’abord, les Américains, Je dirais mieux la Juiverie, — car il y a aussi nombre de bonnes gens outre quarante-cinquième qui déplorent autant que nous l’état de choses qui leur est Imposé, — ces gens donc n'ont pas encore lâché le marché québécois; et puis quand cela serait, ceux qut y perdront leurs écus, ne seront pas en plus mauvaise posture que ceux qui se font attraper dans des combinaisons minières quelconque.Ve plu* si ces gens ont endossé une mauvaise cause, ils n’ont pas le droit de sacrifier l’intérêt moral de nos enfants et de la généralisation actuelle pour une question de quelques milliers de dollars.Et puis qui nous dit aiie tout serait perdu.Cet état de choses ne pourrait-il servir de point de départ à une organisation d’amusements sur une base moins perverse?Notre histoire peut nous fournir de belles matières à illustration de faits nobles tout aussi appréciables que la camelote de la Juiverie américaine; sans compter que le bon roman canadien et au besoin nous pourrions avoir recours au bon roman franççis pourraient servir a monter de bons films.Quant aux sites nous n’en manquons pas.Cependant nous ne pouvons trop nous are ter à ce rêve, nous avons affaire à plus forte partie.Je ne sais si je suis sous une fausse impression, mais je sens partout autour de nous dans cette province des forces de déchristianisation qut nous minent sans que nous nous en apercevions; et le cinéma américain en est un gras èJêmenl.Devons-nous relâcher la surveillance! Notre censure ne peut actuellement être contrôlée facilement par ceux gui ifoudraient la contrôler et on veut nous intimider pour nous faire fléchir.Restons fermes, gardons nos positions, nous n'y avons rien à perdre, sinon tout à gagner puisque notre émancipation de la tutelle américaine nous obligera à nous suffire par nous-mêmes.Gardons notre individualité et ne prenons donc chez les autres que ce qui fait notre affaire.Et surtout ne soyons pas assez privés de sens national.pour nous laisser imposer ce que nous réprouvons.Voici donc.Monsieur le Rédacteur, les réflexions que je me suis faites à la lecture de larticle en question; et je vous serais bien obligé de les publier en tribune libre de votre journal, afin que l’on ne puisse pas dire que le peuple n’a rien à i*>ir là-dedans._ !.P.BOISVERT.5967.rue Chabot, Montréal.Montréal, 19 avril, 1926.Parlant de la situation politique internationale, M.l’abbé Schuh a expliqué au représentant du Devoir les causes de la division qui existe entre la république soviétique de Russie et la Suisse.Au cours de la révolution bolché-viste de 1917.nous dit notre interlocuteur.la plupart des ambassades et des légations étrangères fu- .rent violées et tous leurs docu- tâtonnements inutiles, la perte d’.__.ments secrets saisis.L'ambassade | Jfnios précieux et d’un capital qui suisse non seulement subit le mè-1 < est_ encore plus — puisque le came sort que les autres mais l'atta-j se compose d’abord du facteur ché d’ambassade fut assassiné dans '— et dont nous avons Ar- les eirconstances les plus révoltan- *®*n {0l^ entier pour donner à notes.Malgré les protestations du! "T V1e économique l'essor néces-gouvernement suisse, les nouveaux jsatre 11 *a prorperfrê.gouvernants révolutionnaires n’ont; _ ULYSSE RACINE jamais fait aucune excuse à ce der- j avant nous.Voyons d’ici comment il s’y est pris.Cela nous épargnera en tant qu’individits aussi bien qu’en tant que collectivité, bien des un Décès PREVOST.SUdanwtoelle mrthe Pvr-V ost «al è Salnt-J*rAm* le 10 Brrtl eourtnt.après une lem«ue maladie.1>* obsèquea aerorrt célébrée* en l’église de Salnl-TérAme, Jeudi prochain après Varrls-ée du train du C.V.R.«Tut laisse la Sure Vtger k O.tS heures et arrive k Salnt-.TérAtne k 10.38 heures.GAUnET-DTJGAB.— A SWaeetues, comté de Montcalm, le 1S avril IMS.est décédée.S 7S ans 4 mois.AïHda Gaudet, veuve de Camille OuRaa.l.es funérailles le tner rredi 21 rcmrartt, » 9 h.30 Parents et «mis sont priés d’y assister sans antre invitation.La Société Coopérative DE FRAIS FUNERAIRES Entrepreneurs «• Paiapes Fnnibrat ut se dresse, vu Vurgence de ournir la matière première nécessaire aux industriels utilisant le bois.et.de nouveau, insister auprès de nos gouvernements et leur signaler que la ligne de danger va être franchie par suite de l'intense développement de.l'industrie de la pulpe et du papier.Il faut crier halle! maintenant et empêcher toute autre exploitation de cette nature ou bien nous aurons • vite fait d’avoir tué la poule aux oeufs d'or.Ixi production du papier au Canada a doublé tous les cinq ans.au cours des dernières quinze an- Réponses intéressantes Au cours de l'année 1925.le fonctionnement et l’entretien des navires, employés comme brise-glaces, dans le Saint-Laurent, ontcoûtè $158,979.16.Depuis la Confédération.la construction de ces brise-glace a coûté $914.195.15; leur fonctionnement et leur entretien, pour la même période, $2,208,133.% ¥ * M.C.- S.Tomnkins a été nomme inspecteur en chef des banques, en vertu de la loi des banques, sect.56A (1).Son traitement est de $15.000 par année.Il a reçu a date, la somme de $21,916.66.Pour 1 aider dans son travail, il a un assistant pratiquait ouvertement.Le témoin «ute le cas d’un employé des Messageries Canadiennes qui transportait régulièrement des cigarettes sur le convoi de Détroit à Toronto.A la fin cet homme fut arrêté à la gare Union.Il portait dans un sac 4000 cigarettes, soit 200 paquets.De son propre aveu, trois fois par semaine, depuis des années, il en passait autant.C’est entre Détroit et Windsor, dit le témoin, que la contrebande de la joie était le plus fréuuent.Il cite un ras où la soie était placée dans une valise fermée à clef.Cette valise \‘ait mise dans le fourgon des bagages et la clef en était remise à un employé du chemin de fer qui la transportait à un tierce personne a Windsor Celle-ci allait réclamer la valise.Des domestiques de wagons-lits et de wagons-salons sont faciles à corrompre.Un nommé Johnson a fait ce métier longtemps et sans être jamais inquiété.Personnellement le témoin a suivi les agissements de quelques-uns de ces individus et les a fait arrêter.Le témoin expose encore auel-ques cas du même genre, et d’au- tres relatifs à la1 contrebande des bas de soie entra Milwaukee et Toronto.Les mêmes contrebandiers transportaient de l’alcool à Milwaukee.Le témoin rencontra à Toron to un nommé Siegel qui lui proposa l’échange d’une cargaison de bas de soie pour une cargaison d’alcool.Apparement les bas ne soie étaient non seulement passés en contrebande mais volés.La bonneterie qui les fabriquait ne vend pas au Canada, et ce qui donnait encore plus de prise aux soupçons, c’est que Siegel disait que ces ba»' étaient fabriqués à London, Ont.SUGGESTIONS Au chapitre des suggestions, le témoin est d’avis que Fou devrait surveiller davantage les ports douaniers; de Windsor, Bridgeburg et Détroit, fouiller souvent les automobiles qui y passent.Actuellement rien n’est plus facile que de passer des Etats-Unis au Canada, sans être soumis à aucun examen.Des contrebandiers se disent touristes et d’autres, ouvriers.Des familles entières, voyageant en auto, avec tente, batterie de cuisine, etc., ne font pas autre chose qu’une cou trebande continuelle.Z1NCK EST ENCORE EN FONCTIONS M.F.W.Wilson, chef du service préventif de la douane, est appelé à témoigner.Il apprend à M.Bennett que le capitaine Zinck est encore en fonction à Lunenburg.Il donne son adresse actuelle.En 1922, M.Wilson l’avait pourtant suspendu.Hier, M.Wilson a écrit une lettre suggérant qu’il soit congédié définitivement, à cause de son incompétence.Le mot incom pétence fait sourire quelques-uns des enquêteurs.M.Paul Mercier dit que cette re commandaüon est arrivée bien tard et qu’il eût mieux valu laisser maintenant cette initiative au comité.Le témoin explique qu’il n’étaft pas libre d’agir, que des influences politiques puissantes se sont exercées.La pression a été telle qu’il n’était plus libre.On lui demande s’il aurait pu ne pas s’occuper de ces ingérences.Il répond que sa situation était intenable, que des politiciens intervenaient constamment dans les affaires de son service.Le témoin lit à ce sujet un rapport qu’il a préparé hier.Il le dépose ensuite devant la Commission.DECLARATION DE M.DUFF M.Duff, assistant-orateur des Communes, demande à faire une declaration au sujet du capitaine Zinck.Celui-ci a été nommé à sa recommandation, il y a quelques années.Il s’agissait de faire surveiller les navires qui font la contrebande des liqueurs.Zinck est un marin de 40 ans d’expérience.Quand il décida d’engager des gardiens, aucun salaire n’avait été fixé par Ottawa.Il donna $5 par jour à ses hommes, éonsidérant que c’était un salaire convenable.Plus tard quand il reçut davantage, il demanda à l’inspecteur Boat ce qu’il ferait avec la différence.Boat lui dit qu’il prendrait des informations.Le capitaine Zinck a parlé de cette affaire à M.Duff, qui devait aussi se renseigner, à Ottawa, apprès de M.Wilson.Malheureusement le capitaine Zinck a été dénoncé avant qu’on lui ait dit quoi faire.Ceux qui disent que le capitaine est incompétent parlent sans savoir.Quant à son honnêteté, elle n’est pas douteuse.Ayant à surveiller la contrebande de l’alcool, il aurait eu bien d’autres chances d’être malhonnête.M.Duff considère qu’il est de son devoir de défendre la réputation de cet homme.Zinck a gardé provisoirement quelques sommes, mais il les a remises au gouvernement.Des gens malicieux en ont profité, entre-temps, pour desservir Zinck.M.Mercier met M.Duff au courant de la lettre que M.Wilson vient d’écrire demandant le congédiement de Zinck.M.Duff dit que le capitaine est prêt à venir témoigner lui-même.La déposition de M.Wilson n’est pas au point.informations de celui-ci sont de seconde main.M.Bennett ne demande pas mieux.Le capitaine Zinck pourra expliquer ses contradictions.On décide d’assigner Zinck qui sera entendu mardi prochain.M.HUBERT GAUTHIER M.Hubert Gauthier est évaluateur en chef, aux douanes de Montréal.Il est douanier depuis 1901.On l’interroge au sujet de la saisie, le 19 juin 1922, d’une consignation d’alcool au nom de G.Charlier.C’était un wagon de chemin de fer supposé contenir de l’huile de coco.On avait payé sur ces marchandises 8581.89 de droits.A la gare d’Outre-mont l’on s’aperçut 4iue le wagon coulait.On le fit conduire au Mile-End où l’on s’aperçut que c’était de l’alcool.H y avait 80 bidons d’alcool et 10 bidons d’huile.La consignation était faite à un nom fictif, G.Charlier.M.Gauthier se rendit au Mile-End et on lui dit que le wagon était au Viger.Il téléphona à cet endroit et on lui dit que le déchargement des marchandises était commencé.11 ordonnait qu’on le fit cesser et il se rendit en hâte au Vigor.Quand il arriva il n’y avait aucun «représentant de Charlier.Les barils étaient là.M.Gauthier en prit des échantillons: 80 contenant de l’alcool «t 10 seulement l’huile de coco.On ne put retrouver les consignataires.Les marchandises furent saisies.Les droits sur l’alcool auraient dû être de $50,080.Les droits perçus sur l’huile de coco n’étaient que de 82,581.La cargaison n’a pas été examinée entièrement avant que les droits fussent payés.Les bidons d’huile de coco étaient placés près de la porte du wagon et ce sont ceux-là qui avaient été examinés.Si les bidons d’alcool n’avaient pas coulé, la contrebande n'nurait pas été découverte.F.: Me Tighe, qui dirige l’interrogatoire, en l’absence de Mc Caldcr, ose des questions assez peu claires.,c témoin y répond comme il le peut et souvent il prend sur lui de rétablir clairement la question.Le comité s’ajourne.DECLARATION DE M.WILSON Voici en substance ce que porte le rapport que M.Wilson a déposé ce matin devant le comité: J’ai recommandé le congédiement du capitaine Zinck.Vous devez tous comprendre pourquoi je n’ai pas recommandé cette chose auparavant.De; puis le jour de sa nomination, j’ai cru et je crois encore qu’il n’aurait pas dû être nommé.Je l’ai souvent admonesté au sujet de son travail.Je ne savais absolument pas qu’il gardait de l’argent des salaires.Mon expression, c’est que je n’ai jamais su d’aucune façon que le capitaine avait été nomme sur la recommandation du député de Lunenberg.Après que Zinck eut remboursé au ministère 81,691 et $888, son salaire, sans que j’en fusse informé, a été augmenté de $50 à $75 par mois.Cela s’est fait le 10 septembre 1925.Le 13 janvier 1926, son salaire a été augmenté à 8100 encore sans que je le sache.Il y a eu aussi d’autres fonctionnaires nommés depuis que je suis chef du service préventif, ce sont des gens que j’aurais congédiés, si j’avais été libre de le faire ou si j’avais eu à recommander leur congédiement, La raison de mon inaction, c’est la politique et je n’en suis pas responsable, car je ne tenais pas du tout à me causer des embarras.Connaissant les conditions politiques, il serait injuste que vous me teniez responsable à ce sujet.Cependant, pour me protéger, je déclare publiquement que doréna que soit le parti au pouvoir, je n hésiterai pas a rapporter aux autorités ce que je pense au sujet des nominations et je ne m’occuperai plus de ce qui pourra m’arriver officiellement.AU CONGRÈS DEjCHICAGO S.E.LE CARDINAL VAN ROS-SUM.PREFET DE LA PROPAGANDE, DIRIGERA LA DELEGATION HOLLANDAISE — LE PRIMAT DE BELGIQUE SERA AUSSI PARMI LES CONGRESSISTES _ Chicago, 20 —- On attend une forte délégation des Pays-Bas au congrès de Chicago.J„e cardinal Van Hossum, primat de Hollande et préfet de la propagande, sera à la tête de la délégation hollandaise.S.G.Mgr Henry Van de Watering, archevêque d’Utrccht, S.G.Mgr Cailler, évêque de Haarlem, dirigeront des groupes «le congressistes.S.G.Mgr Van Roey, successeur de S.E.le cardinal Mercier sur le siège de Malines.viendra aussi au congrès de Chicago, Mgr Kerkhofs, auxiliaire de Liège, sera aussi au nombre des congressistes.Parmi les pe mon nages des Pays-Bas qui prendront la parole au congrès en mentionne: le R.P.Milkenboer, dominicain, professeur de théologie à l’Université de Nygemen, Alphonse Steger, de Dèlft, le maire d’Anvers, Van Cau welaert.I^s réunions des congressistes des Pays-Bas auront lieu à la salle Saint-Jean Berchmans.S.G.Mgr Drossarts, éA'éque de San Antonio, présidera.^ ^ Les Rifains veulent retarder les pourparlers Oudja, 20.(S.P.A.) — On croit dans certains milieux que les Rifains vont tenter de retarder le plus possible les négociations de paix afin de laisser passer la saison du printemps, saison propice pour entreprendre une campagne contre eux, sans qu’il ne soit fait aucune operation militaire.Haddou Ben Hannou, le représentant d’Abd-el-Krim, est parti sur un avion français hier pour aller conférer avec son chef.Il reviendra jeudi.On croit que le chef rifain acceptera d’échanger les prisonniers mais qu’il posera de nouvelles objections quant aux garanties ter ritoriales exigées par la France et l’Espagne.En attendant, les délégués étudient minutieusement la situation.M.Martin pose puis dispose LE NOUVEAU MAIRE SE FAIT PHOTOGRAPHIER EN DEUX POSES, EMPRUNTE UNE PLUME.UN CRAYON ET UN CIGARE POUR MEUBLER SON BUREAU, DISTRIBUE DES OEILLETS ET FAIT CHANGER LE GROS PUPITRE DE LA SALLE DU CONSEIL.— SON NOUVEAU PERSONNEL PARTICULIER Gros vol dans une joaillerie Deux bandits ont brisé la vitrine de la montre de la joaillerie Ernest Bélanger, 2401, rue Ontario est, et ont volé 12 montres et autant de bagues serties de diamants, d’une valeur de 8700.M.Bélanger, éveillé par le bruit, est sorti sur le bal-«?on et un bandit lui a tiré une balle sans l’atteindre.Il a riposté sans plus de succès.La vitrine était tachée de .sang qui avait giclé partout en abondance.Cest le troisième attentat centre cette joaillerie depuis 3 ans.Les voleurs avaient emporté pour 81,500 la première fois et échoué la seconde fois.Les voleurs ont usé d’un nouveau truc pour dépister la police.Pendant qu’ils pillaient la joaillerie, un compère placé à trois arpents plus loin criait à la police.L’affaire est arrivée à 2 heures et demie, ce matin.u ________ Ouvrier électrocuté 1^0 Mardi, 28 ans, rue Mentana.a été électrocuté à mort ce matin à 9 h.15, dans une maison en construction au coin des rues Mont-Royal et deLorimier.B manipulait des fils diargés à haut potentiel, et a mis le pied sur un calorifère.La cahrge de terre contraire ainsi appelée a foudroyé le malheureux.Le fleuve n’est pas encore libre A en juger d’après le rapport du service des signaux maritimes, il ne s’est pas produit' de changements appréciables sur le Saint-Laurent et sur la rivière Richelieu depuis hier.La glace tient bon de Longue-Pointe à Sorel; sur la rivière Richelieu, on traversait encore sur la glace en aval de Saint-Denis, ce matin.De même, dans le golfe, selon le dernier rapport du Mikula, il ne paraît pas s’être produit d’amélioration sensible depuis deux jours.A divers endroits, comme à Halifax, à 1 lie Saint-Paul, on signale' de fortes tempêtes de neige.Maisons qu’on démolira rue Delorimier La commission du port fera commencer incessamment la démolition des maisons du côté ouest de la rue de Lorimier qui se trouvent sur la ligne que suivrâ la descente du pont.La commission fera soumissionner ce travail.La commission, nous apprenait le président de la commission, a pu acheter ces maisons à très bon compte et n’a pas encore eu à recourir à l’expropriation.Il est vrai que le cas de l’usine Barsalou n’est pas encore réglé.Chez les étudiants en droit «Les élections du comité de régie ont commencé ce matin chez les étudiants en droit.Les résultats obtenus jusqu’à présent sont les suivants: M.Gérard Lemire a été élu vice-président, M.Jean Lètournémi, secrétaire-trésorier ,M.Léonard Léger, archiviste, M.Gérald Dubeau, conseiller de 3èmc année (par acclamation) et M.Maurice Fortin, maltre-de-chapellc (par acclamation).Soyez un dépôt ! L’un de nos amis, qui tient à avoir le Devoir tôt, à ne jamais le manquer, a recouru è un truc ingénieux.Il s’est constitué dépôt à lui tout seul.Après avoir conféré avec l’administration, et comme il est sur le trajet régulier des livreuses, on a consenti è déposer le Devoir û sa porte tous les soirs, à condition qu’il paie pour deux numéros.Il paie les deux numéros, mais il les prend aussi.Il lit l’un; l’autre sert pour la propagande.C'est un bon Lorrain, peu riche, mais qui est imbu de la nécessité de l’apostolat social et qui croit l’exercer efficacement en remplaçant le mauvais journal par le bon.Il est si fier du Devoir qu’il vient d'abonner son frère .en Europe, pour lui faire, dit-il, connaître et goûter le Canada français.Si vous voulez l’imiter — et que vous habitiez sur le trajet régulier des livreurs — libre à vous.Prenez deux numéros.C’est une propagande efficace et intelligente.Pour fins de propagande — en dehors de Montréal et de sa banlieue — qu’on le note bien, ainsi l’exigent les règlements postaux — l’administration a consenti des abonnements d’un mois à 50 sous.La reprise du débat sur le budget corse l’intérêt de la lecture d’un journal bien informé spécialement des choses politiques.C’est le moment de le pousser.fi k Sans aucun apparat ni aucune cérémonie spéciale, le greffier de la ville a proclamé les nouveaux échevins élus au nombre de vingt-trois, dans son bureau, à dix heures ce matin.Puis il a procédé û la prestation du serinent d’office de chacun des échevins.Le maire Martin v a mis plus de forme, cependant.Il a fait demander le greffier dans son burca i, avec son registre et le livre du Saint Evangile; puis il a appelé les photographes des journaux pour le troquer en deux poses différentes, l’une au moment où, debout, il prêtait serment sur l’Evangile, et l’autre à l’instant où il apposait sa signature dans le registre officiel.M.Martin avait alors à scs côtés lusieurs échevins, entre autres MM.Brodeur, Turcot, Morgan, Quintal.Gabias, Rochon, Yaillan-court, Emond, Mercure.Comme le photographe s’apprêtait à presser la poire, M.Martin remarque que MM.Brodeur et Turcot sont à sa droite et à sa gauche: “C’est comme un pressentiment, dit-il; j’ai un des deux à côté de.moi qui sera président du comité exécutif.Ce sera l’un des deux sûrement!" La cérémonie terminée, le greffier a réintégré son bureau pour continuer à recevoir le serment d’office des autres échevins.M.MARTIN EMPRUNTE UNE PLUME.UN CRAYON ET UN CIGARE Le maire a tout révolutionné en arrivant à son bureau, ce matin; naturellement, le bureau était vide, et la table était nue.“Il n’y a rien ici”, dit-il en arpentant la salle à grands pas; alors il court à l’un des échevins qui l’accompagnaient et lui emprunte un crayon, à un autre, il prend une plume, à un troisième un cigare, et dépose le tout sur la table.Le jeune secrétaire va La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et la censure des films Résolution en faveur d’une censure sévère, de Tin-terdiction de jeter des circulaires suggestives aux portes et d’etuler des scènes inconvenantes sur les panneaux-réclames Jean n g !.f u.p '£(‘è 8'v ?^ • d u conseil général de la Société St- Jean*^Rlil^.de M°ntrettl.séance du 19 avril 1926, aVrNDH qu.e ,C8 dl8tril>uteur8 de films américains mena-KedeM'0yC0tler “ provlnce de Québec, si la censure ne se re- ATTENDU que le Bureau de censure de la province de Québec ne peut être accusé d’avoir outrepassé ses droits en opérant des coupures nombreuses et nécessaires dans les films américains; ATTENDU que le film américain en général fait une oeuvre mauvaise auprès de notre population, en jouant le rôle de démo-4.lI»*Ur Ct idc «lénationalisateur par la déformation intellec-patriotes™0 a e qU 0pcre dans * esPrit la conduite de nos corn- mmîLriJt011! ÜU.e c0:nseil général de la Société Saint-Jean-nnfoKU» Montréal, reuni en assemblée spéciale, lo félicite l’ho-norable Premier Ministre de la province de Québec de la ferme ,alque,Je1il “ déclaré que la province ne doit aucunement relâcher les règlements de sa censure, 2o demande instam-ment aux autorités municipales de Montréal d’interdire la publicité des théâtres de cinéma au moyen de circulaires jetées aux portes et de panneaux-réclames où des scènes dégoûtantes s’étalent trop souvent pour tenter et salir l’âme des enfants.«OP»* de Çette résolution soit adressée à l’honorable Pre-micr Ministre de la province de Québec, aux autorités municipales de Montreal et aux journaux.Des félicitations à M.Taschereau La Société Suint-Jcun-Bap liste île Québec approuve énergiquement 1 attitud e prise par le premier ministre au sujet de la cen sure des films et x’ient partout et apporte un en crier, un panier, des buvards, des accessoires de bureau.Puis, M.Martin sc prépare à p«rêter son serment d’office; il s’étonne qu’un tapis me recouvre pas le parquet, qu'il n'y ait point de rideaux, ni de stores dans les fenêtres.Il trouve son bureau trop petit, trop sévère.Il se dirige alors vers la chambre du conseil, et après une inspection sommaire, il trouve que le fauteuil du maire est encombré d’un pupitre, trop large.“J’aurai l’air d’un enfant d’école en arrière de cela, dit-il; faites-moi disparaître cela, je veux être libre de mes mouvements pour présider les séances avec décorum”.On obéira.(Le pupitre s’en ira pcxur cédig la place à un guéridon à la droite du fauteuil.Puis M.Martin demande de placer des stores dans toutes les fenêtres du conseil ct un tapis sur le parquet.DES OEILLETS EN CADEAU Après avoir distribué ses ordres à droite et à gauche, le maire est revenu dans son bureau, avec un air plus réjoui; il a donné des oeillets à quelques échevins, portant lui-même à sa boutonnière Je traditionnel oeillet rouge.Tout le personnel de son bureau est renouvelé.Mlle Ernestine Les-pérance sera sa secrétaire officielle, avec M.Gabriel Morin, comme sténographe; l’agent Henri Fou-creau est nommé son garde de corps.Nous verrons partir l’ancien personnel, qui se composait de M.Maurice Grondin, secrétoire, de Mlle Rose Aline LapflanfP, sténographe, et de l’agent Lucien Lépi-ne.PREMIERS ACTES DE M.MARTIN Une fois proclamé maire, M.Martin a convoqué la première séance du conseil pour vendredi après-midi, au lieu de lundi; le greffier enverra les avis en conséquence.Puis, en présence d’une dizaine d’échevins il a nommé M.l’échevin Théodore Morgan, de Saint-Georges, comme maire suppléant, afin de faire plaisir à l’élément anglais, qui l’a appuyé durant la campagne.Enfin, il nous a remis le texte dé la prière qui sera lue au début de chaque séance du conseil.Le voici : TEXTE DE LA PRIERE “O Dieu éternel et tout puissant de qui vient tout pouvoir et procède toute sagesse, par qui les rois régnent et font des lois justes, nous voici assemblés en votre présence pour porter des lois destinées à faire le bien et la prospérité de notre ville; accordez-nous.nous vous en supplions.Dieu de miséricorde, de ne.désirer que ce qui est conforme 4 votre volonté, de le rechercher avec prudence, de le connaître avec certitude et de l’accomplir parfaitement pour l’honneur et la gloire de votre nom et le bonheur de notre patrie.Ainsi soit-il”.Le R.P.Le Gallois Le R.P.Alexandre Le Gallois, p.t s.e., supérieur du collège Saint-Alexandre d'Ironside, est de passage à l’archevêché ces jours-ci.Québec, 20, (D.N.C.) — Le bureau de direction de la Société St-Jean-Baptlste de Québec, à une réunion générale, hier soir, à la salle paroissiale de Jacques-Cartier, a adopté à runanimité une résolution qui comporte des félicitations à l’adresse de M.L-A.Taschereau.Cette résolution proposée par MM.Arthur Duval, notaire, et Télespho-re Verret, se lit comme suit: “La Société St-Jean-Baptiste de Québec, après avoir pris connaissance de l’énergique déclaration faite le 19 avril 1926 par l’hon.premier ministre de la province de Québec, en réponse à une récente manoeuvre des producteurs de films américains dirigée contre le bureau de censure provincial des vues animées, déclare appuyer entièrement l’attitude prise par l’hon.M.Taschereau dans les circonstan- ces, ct proteste hautemenft au nom de la moralité publique, contre une manoeuvre propre à égarer l’opinion et à compromettre le travail du bureau de censure provincial des vues animées.” M.Ic commandeur C.-J.Magnan, président général de la société St-Jean-Baptiste, présidait la réunion °*,?ses félicitations person- nelles à celles que contenait la résolution.11 insista sur le danger du mauvais cinéma.Les membres du Bureau de direction se sont occupés aussi de l’organisation préparatoire à la célébration de la fête nationale.Le 24 juin prochain.Il semble décidé que l'inauguration du monument Jacques-Cartier sera remise à l’automne et l'on ferait à cette occasion une fête spéciale pour la jeunesse des écoles.Le R.P.Oscar Morin, des Pères Blancs, nommé préfet apostolique dans le Soudan français La nouvelle préfecture po rtera le nom de Navrongo et se trouve sur la Côte d’or - Quelques notes biographiques sur le n ouvel élu Québec, 20 (D.N.C.) — Un câblogramme reçu hier au Postulat des Pères Blancs Missionnaires d'Afrique, rue des Remparts, apprend que le Rév.Père Oscar Morin, de Montréal, vient d’être nommé par le Souverain Pontife préfet apostolique d’une nouvelle préfecture au Soudan.Le Père Morin, dont la famille demeure à Lachine.fui le premier élève du Postulat de Québec avec le R.P.Fillon, qui en est aujourd’hui le supérieur.II partit en 1902 pour le Maroc.Depuis 1921, il était supérieur régional de tout le Soudan français.La nouvelle préfecture apostolique, dont le Père Morin prendra charge, portera le nom de Navrongo”.Elle est située sur la Cote d or et comprend un grand nombre de missions qui sont desservies pour la plupart par des Canadiens.La nomination du Père Morin au titre de préfet apostolique de Navrongo a été accueillie avec joie à Québec.Le Père Morin se trouve présentement a Maison Car-fee, à Alger, où il assiste au chapitre de la Congrégation.Le Père Oscar Morin est né à Montréal, il a fait scs études au col-ege de Montréal et est entré chez les Pères Blancs de la Maison Carrée, Alger, en 1901.11 a été ordonné pretre à Carthage par Mgr Combes en juin 1905.LE DEBATJ5UR LE BUDGET M.Forke parlera cet après-midi - M.Manion suivra Ottawa, 20 (D.N.C.) — M.Forke, chef du parti progressiste, reprendra cet après-midi le débat sur Je budget.M.Manion ouvrira ensuite le feu contre les réductions tarifaires effectuées par lo gouvernement et un ministre lui répondra.On ne s’attend pas â ce que le parti conservateur présente tout de suite son amendement protectionniste.11 attendra probablement le résultat de l’entrevue que le gouvernement doit avoir ces jours-ci avec une délégation de l’Ontario.Le débat sur le budget pourra être violent sur ce point et prêter à des incidents intéressants.Les conservateurs attaqueron probablement aussi l’Imposition d la taxe de l’impôt sur le revenu su les dividendes.la; gouvernemen frappe cette classe de contribua blés d’un double impôt, le premie sur les profits de la corporation e le second sur les dividendes.Les libén.ux prétendent que cel te double taxe est juste, car disent ils, le gouvernement se doit d’ini poser une taxe plus lourde sur le revenus non gagnés et qui provien nent d’un capital investi que su les salaires.Le ISorge partira samedi Leningrad, 20 (S.P.A.) — D’après les préparatifs qui sont faits, il est probable que le dirigeable Norge, qui doit servir à l’expédition arctique d’Amundsen-EUs-worth, partira pour le Spitzberg vers midi, samedi prochain.La station météorologique pendant toute la durée du voyage, fera tenir aux officiers du dirigeable, par radio, les prévisions atmosphériques.S.G.Mgr Comtois sera sacré le 28 juillet Les Trois-Rivières, 20.— Le.sacre de Mgr Comtois, évêque de Barca ct auxiliaire des Trois-Rivières, est définitivement fixé au 28 fuillet.Le délégué apostoltaue sera prisent.Le cabinet Taschereau se réunira demain Québec, 20, (D.N.C.) — Les membres du Conseil exécutif provincial sc réuniront à Québec demain sous la présidence de M.Taschereau.Il se pourrait que l’on fasse demain la nomination du commissaire des mines.Projet d’un convoi-exposition Toronto, 20 (S.P.A.) — Parlant au cours d’un dîner du Young Men's Club de Toronloo, hier soir, M.le sénateur C.-P.Beaubien a expose les grandes lignes d’un plan pour envoyer un convoi-exposition en Grande-Bieiagne. LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 20 AV1L 1926 VOLUME XVII — No 90 FUNÉRAILLES DE M.AIME DUBUC A L’EGLISE STE-MARÜUERITE- MAHIE __________ Mardi dernier à l’église Ste-Mar-guerite-Marie ont eu lieu les funérailles de M.Aimé Dubuc, épicier et boucher depuis 38 ans, rue Ontario est.Ancien marguillier de la paroisse du Sacré-Coeur; gouverneur à vie de l’hApital Notre-Dame.La levée du corps fut faite à la demeure du défunt par son frère M.l’abbé Zotique Dubuc, curé de St-Valentin, et le service a été chanté par M.le curé J.-A.Gratton, assisté de MM.les abbés F.Charbonnier et J.-A.Dallaire.Aux petits autels les messes ont été dites par M.le curé Z.Dubuc et M.l’abbé O.Gariépy.Dans le choeur on remarquait M.le curé Papineau de Ste-Cathe-rine, M.le curé NV.Caumartin de St-Victor, et M.l’abbé E.Léonard.La chorale sous la direction de M.Albert Goulet a rendu la messe de Pérosl.Conduisaient le deuil: le gendre du défunt, M.Charles-Aug.Gascon; ses petits-enfants: Ixiuis-Cb., Jacques, André, Jean-Joseph; ses frères: Joseph, de St-Isidore, Hormis-das, Anthime, épicier, Phidimc, voyageur de la Maison Hudon-Or-saii; ses beaux-frères : Rosario Verdon, Alphonse Charron, H.Vin-celette, Ed.Guérin, D.Moquin; ses neveux: Aimé Tongas, H.Dubuc, L.Dubuc, Henri Uoudriau, P.Morin, Eug.Dubuc, P.-E.Dubuc, H.Malo, P.Moquin, Anatole, Edouard, Charles, Paul, Roger, Louis-Geo.Dubuc, Jos.Gariépy, Léopold, Roméo, Hector, Lionel Vincclette, Réal Charron.Dans le cortège: Dr H.Deslau-riers, député, C.Houde, député, Ernest Langlois, échevin, Dr Raphaël Trudeau, Dr Raoul Masson, Dr E.Malo, Dr Thomas Guimond, M.W.Deschénes, notaire, Albert Hudon, de Hudon-Orsali, S.Jeannette, prés, de la Mutuelle d’immeuble, Er.Dubuc, A.Boillard, avocat, Alf.Mercure, F.Paquette, Z.Gascon, Jos.Gascon, Auguste Dionne, Odilon Lemire, Eug.Doucet, MM.Emile, Phidime, Joseph, Ernest, Zénophi-le et J.-A.Dubuc, Auguste Desjardins, A.-B.Durocher, Eug.Cha-pleau, R.Ranger, A.-R.Ranger, H.Delorme, F.-X.Chartier, Eug.Martin, E.Rochon, J.-B.Ouellette, Art.Ouellette, F.Ledoux, Jos.Meunier, Jos.Girouord, L.Bourbonnière, G.-A.Archambault.J.-A.-W.Dufault, Placide Malo, Art.Noël, J.-A.Joli-coeur, O.Keyes, J.-O.Ricard, D.Patenaudc, J.-O.Pesant, F.Hard, E.Frappier, H.Poupart, O.Davi- fnon, D.-O.Poupart, F.Patenaudc, sidore et Raphaël Tougas, et grand nombre d’autres.La famille a reçu de nombreux tributs floraux, offrandes de messes et témoignages de sympathies.LES BREVETS D’INVENTION UNE REUNION DES PROCUREURS DE BREVETS D’INVENTION LICENCIES LES SYNDICATS CATHOLIQUES CERCLE DE MUN Le cercle ouvrier de Mun se réunit ce soir, à S h.15 -p.m., à la salle No 2, édifice dea syndicats catholique*, 655.dcuMontigny est.M.l’abbé A.Choqueitc, auménler du cercle, donnera une conférence Intéressante comme toujours sur les questions sociales et ouvrières, conférence qui fera suite ù la série qu’il a commencée depuis septembre dernier.Tous les syndiqués catholiques et les ouvrier* en général sont les bienvenus.CERCLE LEON XiII! Le cercle Won XIII a tenu jeudi dernier une séance instructive.M.A Charpentier a relu un travail qu'il avait donné devant les membres du cercle Léon XIII en 1919, sur les développements du syndicalisme catholique et des relation* qu’il aurait probablement avec les unions neutres.Ce travail était fort intéressant à entendre surtout après sept années de développement intense du syndicalisme catholique.Une discussion pleine d’intérêt et des réminiscences Instructives ter-niinèreat la soirée.M.A.Charpentier a donné aussi un cours d’histoire ouvrière.Il a parlé des développements de l'unionisme chez les typographes partir de 1840 jusqu'au début du vingtième siècle.La prochaine assemblée du cercle aura lieu le 29 avril prochain.Conférence et cours d’histoire ouvrière.SYNDICAT DES CARROSSIERS Demain soir, à 8 h.15 p.m., salle No 3.édifice de# syndicats catholiques, assemblée du syndicat catholique national de* carrossiers.L’ordre du jour comporte le rapport des officiers et des délégués.Initiation des nouveaux membre*.Rapports sur le* assurances sociales.Tous les membres sont priés de prendre note et d'assister.Par ordre.SYNDICAT DES CORDONNIERS Les locaux Nos I et 4 pour les monteurs et les travailleurs du stock se réunissent demain soir à 8 h.15 p.m., salles Nos 2 et 4 des syndicats catholiques, 655, deMontigny est.Rapports de M.G.Laurier, agent d’affaires et des officiers.Rapport sur le placement.Rapport sur la visite des ateliers et sur le chômage.Tous les membres sont priés de prendre note et d’être présents.Ottawa, 20, (Spécial au Demie)— Les procureurs de brevets d’invention licenciés du Dominion se sont réunis au Château Laurier vendredi.Les statuts préparés par un comité provisoire, choisi lors d’une réunion qui eut lieu ici antérieurement, furent étudiés, révisés et finalement adoptés.Russel F.Smart, d’Ottawa.agissait en qualité de président de rassemblée, et Alex, E.Macrae, d'Ottawa, comme secrétaire.Les officiers pour l’année courante ont été élus pour agir jusqu’à la prochaine réunion générale, qui doit avoir lieu en janvier 1927, à vin endroit qui sera décidé plus tard.Les oJiciers élus sont: président.J.E.Maybee, de Toronto; viee-presi-dent.F.R.NV.Allen, de Montréal; secrétaire-trésorier.Alex.E.Macrae, de la firme Marks & Clerk, d’Ottawa; conseillers, .A.Robie, de la firme Marion d* Marion, de Montréal, et H.J.F.Dennison, de Toronto.Le but de cette association, appelée: the Canadian Institute of Patent Attorneys, sera d’aider à Famé-lioration et à l’avancement du système de brevets d’invention, marques de commerce et droits d’auteur; d’aider au développement de l’industrie au Canada, de propager parmi le public les connaissances de la protection de la propriété scientifique ou Industrielle, rie veiller ou maintien de la considération et de la dignité de la profession de procureur de brevets d’invention.Les membres de eet institut se composent de tous les procureurs de brevets licenciés du Dominion, ainsi que ceux des autres pays autorisés par le département d’Ottawa à pratiquer devant le Bureau des brevets canadien.Ces derniers seront connus comme membres étrangers.A la réunion de vendredi étaient représentés les membres de toutes les parties du Canada; eeux qui n’ont pu s’y rendre envoyèrent leur approbation par lettres ou télégram-mc._ La General Motors rouvre ses portes Oshawa, 20 TsdP.C.l — L'établissement de la General Motors Corporation of Canada a été rouvert hier matin après avoir été fermé durant 2 jours seulement en raison de la modification du tarif sur les autos importés.Tous les employés, au nombre de trois mille environ, sont retournés à l’ouvrage.Lord Byng est souffrant Port-Arthur, Ontario, 20 —Le baron Bvng de Vimy, gouverneur général du Canada, qui est à faire sa tournée d'adieu au pays, souffre d’infection à un pied et n’a pu quitter son train à son arrivée ici hier.L’état du gouverneur général n’est pas grave, mats il ne peut se tenir debout.Le Dr J.-C.Gillie, de Fort-NVHliam, est monté à bord du train à Nipigon et prodigue ses soin» au malade.a Un suicide Arthur Brunet, 38 ans, 334, rue Cadieux, a été trouvé mort dans sa chambre hier après-midi.Il s’était tiré une balle de révolver au coeur.Brunet était malade depuis quelques semaines.UNE FEMME DE STRATFORD Ramenée à la santé par le Composé Végétal de Lyoia E.Pinkham Stratford, Ont.—"Dix jours après la naissance de mon premier bébé, Je commençais à travailler, et le douzième jour ja faisais mon blanchissage.Comme j’étais jeune (mariée à 19 ans) je ne savais pas ce que c’était, alors j’ai négligé jusqu’à ce que je fusse épuisée, affaiblie et nerveuse, avec dérangement douloureux.Pendant près de 2 ans, je n’ai pu dormir, je me plaignais sans cesse non pas d’un “mal de tête” mais d’un "mal au cerveau.” Maman prend le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham pour le retour de l’&ge et me le recommanda.Après deux bouteilles je commençais à dormir un peu et me sens mieux.Je n’ai ja-nais été malade depuis, excepté pour é, j’en ai pris trente bouteilles.Je rouve que l’accouchement se fait plus facilement, car à mes trois oremiers bébés, les douleurs étalent affreuses, mais non pas au quatrième, car je suis beaucoup plus forte et fais tout mon travail seule.Je prends encore le Composé Végétal "u queJe nourris mon bébé.” •— Mme Orner Paul, 49 Cherry St., Stratford, Ontario.y Si vous souffrez de eee faiblesses lui causent des symptômes tels que louleurs au côté et au dos, et sensations nerveuses, essayez tout de uite le Composé Végétal.:r=! PETIT BOTTIN DU MONDE PROFESSIONNEL On a "souvent besoin d’un plus ferré*’ que sot’—dirait Lafontaine S Avocats Json Ftatcux, L.U.B.Aldirlc BUIn.L.WU BLAIN & FAUTEUX avocats ImSiaubU Duluth, ehumbru 11, Muln Ml» W ou*ut.ru» IMn-Dam».Dentiste la fut» dot théâtf» 8t-D»nla Dr Julien Wché DENTISTE! IMS HUB SAINT-DENIS TM.K«t *1»T Kantrdal Notaire TdMphsn» i Mala Mil Horace Lippé FUc*aient» d*»rfl»nt — Kiglamfnt» da »«ee«».•t«n» » AdmlnUtratlan d» proprUU».«te.11.PLACE D’ARMES MONTBEAL Avocat Tél.RuttrUi Main SSM D»a»lctU i Bit OIM Eugène Simard, b.a., 1.1.1» IMMEUBLE “SAUVEGARDE" II.Notra-D»m» K»t Montrdnl Economie?Cesser (Pannoncer peur économisa* «’est agir comme celui qui arrêterait sa montre poor sauver du temps.Notaire Main 1859 Bélanger & Bélanger Prêt* hypothécaires 30 rue Bt-Jaeques - « Montréal Avocat Mata tSM-SMl Ea faea du Fatal» d» Jurtlc» René Théberge IMMEUBLE “SAUVEGARDE" n NOTRE-DAME EST.«ait» St.MONTREAL Médecin TiMsbana Flateau M«! 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sous la direction du syndicat catholique No 3 des ouvriers textiles.Tons les ouvriers el ouvrières de l’ouest de la ville (usines de St-Henri, Côte-St-Paul et Verdun) sont priés ci’assister.Il y aura initiation des nouveaux membres.Plusieurs discours de grand intérêt seront prononcés.Le syndicat No 3 organise avec les arrangeurs de métier du local No 1 un grand cuehre-coneert qui aura lieu, mardi, le 27 avril pro chain, à la salle Collège St-Henri, rue St^Iacques.Le comité donnera rapport.Un grand nombre de prix ont déjà été recueillis.La soirée sera un succès et tous les amis des syndicats et des ouvriers textiles sont priés d’assister à cette soirée sociale.II y aura musique d’orchestre.A LACHINE Le Conseil Centrai des syndicats catholiques de Lachine s'assemble ce soir, à 8 h.à la salle de l’Acadé mie Ficher, lâème avenue.Rhp-ports des comités.Rapports des officier.Tous les délégués, sont priés d’assister sans faute.Par ordre.SYMPATHIES Le syndicat catholique national des charpentiers-menuisiers a voté à sa dernière assemblée une résolution de sympathie à l’égard de M.O.Filion, président du Syndicat, et de sa famille qui viennent d’être affligés par la perle de Mme Fricot, belle-mère de M.Filion, décédée récemment, _ Huit personnes brûlées à mort à Chicago Chicago, 20 (S.P.C.).—Huit personnes ont péri dans les flammes et 19 autres ont été grièvement brûlées.Trois personnes ont été brûlées à mort et 4 blessées au cours d’une fête d’anniversaire.L’un des hôtes a commis la sottise de jeter du pétrole sur un foyer de poêle incandescent.Une pluie de feu s’est abattue sur les convives avec les résultats qu’on sait.Quatre autres personnes ont été tuées et cinq brûlées grièvement au cours d’une partie d'amusement.Nombre des convives étaient de.s narcomanes et 4 pompiers en voulant les sauver ont été grièvement brûlés.Un pompier a été écrasé à mort entre un auto et une voiture de pompiers à un coin de rue.Deux autres pompiers ont été blessés ainsi que les quatre occupants de Fautomo-bilc.| ____ Accusé de suppositions de personnes Herbert NVright a subi son procès hier après-miiil sur l’accusation d’avoir passé des “télégraphes” au nom de trois personnes.Les victimes du truc ont témoigné.Vers la fin du procès.Me Philippe Monette, procureur de Wright, n soulevé un point de droit.Il prétend que d’après la loi des convictions sommaires.on ne peut accuser un individu de plus d'une offense à la fols Le juge Enright a pris l’affaire sous délibéré et rendra jugement lundi prochain.Le cautionnement a été retiré et NVright demeurera en prison jusqu’à cette date.Promotions dans la police Le lieutenant Trépanier, du poste no 2, a été promu au rang de capitaine pour le même poste.Les agents L’Héroux et Vincent sont tééeéééésss IL Y À QUINZE ANS | n************ LE DEVOIR DU 20 AVRIL 1911 La Société royale vient d’ouvrir ses rangs à trois écrivains de type très différent, mais dont l’entrée à notre Académie sera saluée de tous avec plaisir.Ces écrivains sont M.l’abbé Amédée Gosselin, recteur de l’Université Laval, qui a récemment publié sur l’instruction publique sous le régime français un ouvrage qui fera date, M.Albert Lozeau, l’un des plus aimés des poètes de la jeune génération, et M.Pierre-Georges Roy, chercheur patient et laborieux.$ 4c $ Dans une lettre qu’il vient d’adresser à S.G.Mgr Bruchési, S.E.le Délégué apostolique Mgr Sta-|ni, exprime le bonheur que lui ont ait éprouver les démonstrations qui ont marqué sa visite à Montréal, le jour de Pâques.* * * Dans sa causerie d’adieu, le conférencier de Notre-Dame, le R.P.Hcrvclin a fait l’éloge de Théodore Botrel, le barde breton.Il a montré en Botrel l’homme, le chansonnier, le poète et le chrétien.* * * Les appareils de sauvetage.— Les commissaires de la ville demandent que tous les immeubles soient convenablement pourvus d’appareils de sauvetage.Le chef des pompiers sera nommé inspecteur de ce service.Dentiste Dr Ad.L’Archevêque Tel.Bélair 1!«1 4M.PARC LAFONTAINE Angle Ctirlat»ph»-CeIo*»b Notaire L.-D.dément 30, rue St-Jacquee Tél.Main 8558 Rés.Westmsnnt U90-J Professeur' TU.Lancaster 1141 Canr» préparatoire da profasaenr René Savoie, I.C.I.E.Droit.Médecin», Phamacl», Art Dan taira Canr» claaaiqna, commarclal.Lfona privé.» lélt, RUE SAINT-DENIS PéméKagat» hl«nt*t i SM Bkwfctaafca mwt C UN A R O ANC H O R ANC H OR-DON A LD SO N DEPARTS DR NAVlMCS PASSAGERS DE MONTREAL S0 avril, Laetitia, à Glasgow.S0 avril, Auranla, t Liverpool.1er mai, Ausonia, t Ply., Cher., Londrr» 8 mal, Alaunla, a Ply., Cher., Londres.14 mal, Athenla, à Balfast, Glaigow 14 mal, Antonio, à Ply., Cher., Londres.22 mal, Ascanla, à Ply., Cher.Ixmdrea 28 mal, I^tltia, à Belfast, Glasgow.4 Juin, Aurania, à Liverpool.5 Juin, Ausonia, à Ply., Cher, Londre».11 Juin, Athenln, à Belfast, Glasgow.12 Juin, AUuiila, & Ply., Cher., Londres.Les anciens de S t-J eau-Be rch in ans Vendredi soir de la semaine dernière, a eu lieu la première réunion des anciens élèves de l’école Saint-Jean Berchmans.Cette réunion avait pour objet 1» fondation d’une amicale et l’organisation du prochain conventum qui doit avoir lieu en juin.Pour couvrir les frais de ce conventum, il a été décidé d’organiser un euchre.Ce euchre aura lieu le 27 mai, à l’Académie Maric-Immaculé, coin des rues .Ma ric-Anne et de Lanaudière.Les membres du comité sont: Président, M.E.-N.Hébert; vice-président, M.Henri Saint-Pierre; secrétaire, M.Ernest Gareau; secrétai re-corrcspondant, M.Armand Séné cal; trésorier, M.I.Lapierre; directeurs: MM.Dr Adolphe L’Archevêque, Rodolphe Corbeil, Eugène Doucet, Jos.La garde, Dr A.Belanger.L.Marcoux, R.Giguère.Les anciens sont priés de communL-quer avec le secrétaire, Ernest Ga-reau.655, rue Fable.Tél.Bélair 3277F.Dernier Appel DE NEW-YORK à Ply.Cher., South.Nouveau pensionnat à Chicoutimi Quebec, 20, (D.N.C.) — La ville de Chiçputimi sera dotée bientôt d’une nbuvelle institution nécessitée par l’augmentation de la population et le développement de la ville.Les soeurs du Bon-Pasteur de Chicoutimi commenceront, en effet, dans quelques semaines, la construction d’un vaste pensionnat.>s soeurs du Bon Pasteur de Chicoutimi qui ont la direction de ce pensionnat en même temps que de l'Ecole normale des filles ont décidé d’avoir un édifice distinct pour leur pensionnat.Elles conservent la maison actuelle pour leurs cours de l'Ecole normale et clics construiront un nouvel édifice très moderne er approprié aux besoins de l’en-droit.Le traitement * des fonctionnaire» Ottawa.20, Le cabinet a reçu de la Commission du service civil le rapport de la revision des salaires.Los fonctionnaires du service intérieur et extérieur qui reçoivent moins que $2,400 par année recevront une augmentation.à ce que l’on dit ici, et l’on ajoutera à leurs salaires une somme qui ne sera pas inférieure au boni qu’ils recevaient en temps de guerre et qui, dans quelques cas, pourra être supérieure à ce boni.Le rapport de la Commission du service civil qui conseille ces augmentations est devant le cabinet et celui-ci l’étudiera sous peu et prendra une décision.Les élections à St-Lambert 28 avril, Mauretania, à Ply., ( her., hou 5 mai, AqvUtanla, Cher., Southampton.• I niai.Berennsrl», * O " "•xî.U.mntot Autres départs réguliers -pour Plymouth, Le Havre, Londres, Liverpool.Glasgow et Hambourg et da Boston A Uverpool.Braehurva llluatrées, iut*a da départ»» ata, aur demanda.(Service françal») The ROBERT REFORD Co.Limited Montréal (téléphone Main SMI) ou d»a a tant» locaux.Knowles a reçu 50 votes de plus que son adversaire, M.P.-E.Potter.Le vote a été très faible; seulement 870 votes ont été enregistrés sur un total de 2500, soit un tiers des votants.Au quartier no 2, M.N.-L.Henderson siégera, ayant été élu par acclamation; il est d’ailleurs le seul membre réélu de l’ancien conseil.Feu la ILM.Cécile La révérende mère Cécile (née Drolet), qui était la doyenne des RR.SS.de la Providence, est morte à la maison-mère de cette ins titution, rue Fullum, la semaine dernière.Elle était la dernière soeur qui ait connu la fondatrice des Soeurs de la Providence, la mère Gamelin.Mère Cécile était âgée de 92 ans et était dans sa 74ème année de vie religieuse.Elle fut une femme de haute valeur, particulièrement distinguée.et d’une piété remarquable.Elle est morte en possession de toutes ses facultés.Elle avait occupé avec compétence des fonctions très élevées, ayant été successivement supérieure, assistante générale et supérieure provinciale.Elle avait été.quatre fols jubilaire.L’absoute, lors du service, a été Même si vous ne savez pas encore OÙ vous allez déménager, veuillez remplir le coupon ci-dessous autant que possible, et envoyez-le-nous par la poste aujourd’hui.P.G.WEBBER, Gérant.F.G.WEBBER, Gérant.The Bell Telephone Company of Canada , Montréal ,Ye déménage le .».* .mon numéro de téléphone est ma nouvelle adresse sera-.VW W •! (WW t* » ,« », iww •• •: w • :¦»*: W » .» « •« w*' i IMW* * '• - WW 1 Nom Dîner des anciens de Saint-Jacques Les anciens de l’école Saint-Jacques se sont réunis hier soir pour leur dîner d’avril.M.C.-H.D’Amour présidait.M.Achille Langlois a fait l’élo- auouu.c „„„ v,u ______ .de M.Emile Déom, un ancien, faite" par s! G.Mgr Deschamps et I û1'* ,'ient ,(ip mourir, le service a été chanté par trois de ,;.AsS?"*t,io'.?!» fle ses arrières-neveux, les RR.PP.Maurice, Olivier et Vincent-Paul Beaulieu, S.T.L’assistance au service a été particulièrement nombreuse et toutes les communautés de la paroisse étaient représentées.M.A.-C.Langevin et M.A.-NV.Knowles ont remporté les honneurs de la journée, hier, dans les quartiers nos 1 et 3 de la municipalité de Saint-Lambert.M.Langevin Une ligne électrique du lac Saint-Jean à Québec fions à MM.Bclcourt et Montpetit pour leur défense de notre parler, lors de la dernière conférence nationale d’éducation.Plusieurs convives ont pris la parole, dont MM.C.-H.D’Amour, Achille Langlois, Bernard Bourdon et Max.Gagnon.* Les compagnies de chemins de fer séviront Québec (D.N.C.) — Le gouvernement provincial vient de charger un ingénieur du département de la voirie d’examiner les plans de la compagnie Shaudnigan Water and PoU>er qui projette de construire une puissante ligne de transmission d’énergie électrique du Lac Saint-Jean à Quét»ec.Cette compagnie veut traverser le parc nationale des Laurentides pour sc rendre à Québec et utiliser l’ancien chemin de Québec.Les travaux qu’elle ferait pour construire cette ligne de transmission ouvrirait pratiquement la route Quèbee-Lac Saint-Jean qj coûteraient plusieurs millions de dollars.La compagnie est en pourparlers avec le gouvernement à ce sujet et le gouvernement a chargé un Ingénieur d’examiner le tracé de la route.M.Pierre Rolland élu échevin d'Outremont M.Pierre Rolland, échevin du quartier ouest d’Outremont, a été réélu hier par une majorité de 320 voix sur son adversaire, M.Isidore Crépeau.Le nouvel élu a pris des majorités dans tous les douze poils établis dans le quartier; les contribuables ont enregistré 624 votes Les compagnies de chemins de fer nous signalent un état de choses contre lequel elles sont absolument décidées de sévir au sujet de l’usage illégal des billets d’abonnement sur les circuits suburbains.On sait que ces billets, vendus en livrets mensuels à ceux qui voyagent tous les jours entre un centre Important et un autre point situé dans un rayon d’un certain nombre de milles, ne sont valables que pour les personnes qui en font l’achat.Or il arrive fré-quemmenbqu’iis servent à toutes sortes de gens autres que ceux qui en sont les véritables propriétaires.II y a même des individus qui font un commerce de ces billets mensuels.les louant au jour le Jour moyennant un profit sur chaque passage.Lassées de ces abus, les compagnies de transport ont décidé de sévir avec rigueur contre ces corn merçants peu scrupuleux.Des procédures ont même déjà été prises dans trois ou quatre cas que l'on tenait sous observation depuis quelque temps.Dans l’un de ces ca», la personne en cause a été trouvée coupable et condamnée à l’amende, tandis que deux autres attendent actuellement leur procès.SITE INDUSTRIEL Environ 53,000 pieds de terrain situés dans district manufacturier et longeant les voies du C.P.R.Voie d évitement d’environ 275 pieds de long sur la propriété et hangars occupés pour commerce de bois et charbon.Hypothèque peut être assumée pour faciliter l’achat.Pour copies du plan du terrain et autres renseignements, s’adresser au soussigné: J.PAUL VERMETTE, Immeuble Power, 83 Craig Ouest, Lan.7268 Montréal M.Brunhes à le Fédération Saint-Jean-Baptiste Les dames de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste recevront M.Jean Brunhes, mercredi, le 21 du courant, à trois heures de l'après-midi, au siège de la Fédération, no 443, rue Sherbrooke est.Les membres de la Fédération sont priés d'y assister sans autre ‘ iti il était re- Depuis quelques années, ,il él visiteur d’écoles et s’occupait de crutement., .Les funérailles auront heu à La-prairie, le mercredi, 21 du courant, après l’arrivée du train.invitation „„___ __________ __________ ____ défait M.J.-À.Rousseau par une ma- dont 472 pour M.Rolland et 152 nommés sergents pour le poste no 2.jjOrité de 24 yotx, tandis que M.[seulement pour M.Crépeau.P Les compagnies de chemins de fer ont donné à 1 qu’à leurs age Focil ouvert.L eurs conducteurs ainsi ents l’ordre d’avoir ,’on peut donc s’atten Mort du R.F.Louis-Eugène Le R.F.Louis-Eugène, des Frères de l'Instruction Chrétienne vient de mourir à Laprairie, à l’Age de 52 ans, après plus d'un an de maladie.Au moment où la Congrégation venait s’implanter au Canada, il contribua à sa prompte diffusion r par son sèle et ses talents.Il est - l’auteur de plusieurs des manuels pb dre à ce qu’une guerre Incessante | scolaires de la Communauté, ainsi soit faite à ceux qui utilisent Blé- que de bon nombre de poésies qu’il gaiement les billets d’abonnement.I publia sous le nom de Jean Credo.A TAcadémie Querbes Ce soir, à Ia~salle de TAcadémie Querbes.1185, avenue Fairmount.Outremont, à 8h.30, le cercle St-Viateur de TA.C.J.C.représentera la spirituelle comédie de Daniel Auschitzky, “L’Académicien”.Cette pièce, nouveau genre, intéressera les auditeurs par sa gaieté do bon «loi et surtout par 1 idée qui s’en dégage.Le Cercle s’est assuré le concours de MM.Maurice Lambert et Roger Pinard qui sont déjà bien connus du public.Venez encourager une oeuvre de jeunesse, LETTRES DE FADETTE Sème «t «ente aénea, 55c franco Sème série .80c franco Remise spéciale pour les commandes h la douxaine.En vento à la librairie du “Devoir**. VOLUME XVII — No 90 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 20 A VIL 1926 HISTOIRE TRISTE Ha avaient été camarades au collège puis plusieurs années sans se voir.Ils venaient de se retrouver dans ce pays désert que le gouvernement faisait explorer et arpenter.Travaux, fatigues, isolement les rapprochaient, la sympathie s'éveilla et ils devinrent des amis.Le soir, devant le feu allumé près des tentes du camp, ils s’amusaient à évoquer des souvenirs de collègej à se raconter des impressions de voyage et des histoires un peu folles de leur jeunesse joyeuse.Aux conversations succédaient parfois de longs silences, et chacun, dans la fumée de sa pipe voyait un fan'Ame aimé qui le hantait mais dont il s« gardait bien de jmrler.f , Un soir qu'il faisait froid, sous l’abri de la tente, ils se sentirent plue près l’un de l’autre.plus intimes.Dehors on devinait l’obscurité profonde, le silence de cette solitude sauvage était percé soudain d’un cri de hibou, et le vent, dans les cimes des arbres de la forêt, les faisait bruire comme les vagues déferlant sur le rivage.Impressionnés par leur isolement et leur politude, ils éprouvaient cependant le bien-être d’être ensemble.Longtemps ils laissèrent leur pensée flotter dans un rêve imprécis et puis l’un d’eux rompit le silence, et par bribes d'abord, et ensuite, d’abondance, il parla de son amie, de celle dont son coeur était rempli et qui orientait sa vie vers le bonheur.Heureux d’avoir osé briser la glace, il allait.il allait.Pour parler d’elle il avait des mots délicats et émus, il parsemait son récit de petits détails précis, qui, peu à peu, pour Antoine, donnèrent la vie à cette silhouette de jeune fille blonde, mince qui lui semblait étrangement familière, et dans son propre coeur, il regardait l’image d’une jeune fille blonde, mince, dont la voix grave et douce remuait l’âme.Pierre continuait de parler: ses confidences, enfin libres, arrivaient pressées, enfouie, comme des volées d’oiseaux qui émigrent.Antoine l'écoutait, son intérêt changé graduellement en une angoisse grandissante: à des mots, â une tournure de phrase cités par Pierre, les soupçons vagues se précisèrent: ces mots étaient l’écho de mots déjà entendus.N’y tenant plus, il questionna: —Tu ne m’as pas dit son nom, encore ?—Un nom doux comme elle.Aline.Un silence, le doute s’enfonçait.Antoine, d’une voix dure, continua à interroger.—Elle est de Montréal, je suppose?—Non, de Québec.—Et elle t’aime?Vous êtes fiancés?Il était si troublé, si tremblant, que c’était miracle que Pierre ne le remarquât pas, mais, tout à la griserie de ses évocations, il répondit avec complaisance: —Nous nous aimons, entre nous, notre mariage est décidé, mais nous n’annonçons pas encore nos fiançailles; Aline, désire attendre.elle m’a demandé d'être patient.v Où Antoine trouva-t-il la force de murmurer: —C'est mademoiselle Aline X n’est-ce pas?—Oui.répond l’autre perdu sans sa rêverie.Antoine est écrasé comme si une pierre avait roulé sur son coeur; toute son angoisse préalable n’a pas suffi, à le préparer au choc qui l'étourdit.Dès qu’il le peut, il sc lève et sort vivement.—Où vas-tu ?lui crie Pierre.—Fumer dehors.et il se sauve, tout seul dans le nsir.Devant lui marche son rêve: un spedrel Son amour trahi, tous les mensonges de sa fiancée dont il tient, entre ses doigts crispés, la dernière lettre, paréo de mots doux et caressants qui lui ont dilaté le coeur, hierl Et elle a fait cela, sa fiancéel L'amuser pendant qu’elle en aime un autre.ou bien est-ce l’autre qu’elle àmuse ?D’un côté ou de l’autre mensonges et faussetél L’ombre est épaisse, il se heurte aux arbres, il ne sait où il va, et son rêve mort grimace à ses côtés.; • El les étoiles, en haut, palpitent et tremblent comme lui dans l’air glacial FADETTE.LES RÈGLEMENTS UMV citai IAiKES L'ECOLE POLYTECHNIQUE S’OP-POSE A LA MODIFICATION DE L'AHTICLE 13U Nous avons appris que l’Ecole polytechnique et l’Ecole de# hautes études commerciales se sont prononcées contre la modification auc la commission des études de l’Université do Montréal projette de faire subir au texte de l'article 130 des règlements généraux de l’université.La Faculté de droit n’a pas encore communiqué sa réponse à Ja commission, mais on croit savoir que cette Faculté so prononcera contre la modification projetée parce que cette faculté "ne voit pas qu’il soit besoin de modifier le texte actuel de l’article 130”.On se rappelle que déjà l’Ecole des sciences sociales et la Faculté des lettres ont répondu qu’elles approuvaient la modification proposée pur quelques-uns des membres de la commission des études.Quant aux autres F’acultés et écoles affiliées, elles n’ont pas encore, parait-il, donné leurs réponses à la commission des études, mais c’est l’opinion de plusieurs que la Faculté de médecine, celle de philosophie, l’école dentaire, l’école vétérinaire et l’école de pharmacie accepteront la modification de l’article 130.On sait que l’article 130 des règlements généraux a trait aux nominations au corps enseignant de l’Université.On en veut modifier le texte pour éviter des abus possibles, le texte actuel n’étant pas suffisamment clair et n’indiquant nas, selon plusieurs des membres de la commission des études, toute la portée de l’autorité du chancelier en cette matière.Quelques-uns des dissidents disent que l’article 17 des règlements généraux établit clairement l’autorité du chancelier et que la mesure proposée est su-peiilue.NouveUe mission des Oblats Sa riche saveur et son arôme se discernent dans T infusion.I! SAL&DA U Fit cat plue économique que n’importe quel autre thé.Etiquette bfiine, 75c.• Mélange Orange Pekoe, 85c.Pèlerinage à Ste-Anne de Beaupré Sous la direction des Pères Oblats, lundi 5 juillet >1926, par lé bateau Montréal, allant directement à Ste-Anne.Adultes 15.25.En- fants: $2.60.Prix des cabines, 4, 5 et 6 piastres., Départ à 8 heures du soir, quai Victoria, (heure avancée).Retour mercredi matin à 6 h.du matin.S’adresser au presbytère St-Pierre, 1201 rue Visitation, téléphone Est 0909.Véritable Reconnu sûr par des millions et prescrit par les médecins contre Rhumes Névralgie Néphrite Lumbago Douleurs Maux de tête Maux de dents Rhumatisme f N’AFFECTE PAS LE COEUR | N’.acceptez que le paquet “Bayer” qui contient 1s modèle d’emploi approuvé.^ Boîtes facilement maniables de 12 tablettes, fl / —•yi Aussi boites de 24 et de 100 chei les phar- ^ maciens._ a.fohrinti*
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