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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 16 septembre 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1938-09-16, Collections de BAnQ.

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Montréal, vtndroéi 16 septembre 1938 JtiDACTION ET ADMINISTRATION 410 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES YfLEMtONf : BEI*ir 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration ; BEIair 3366 Rédaîtion ; BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 Diracteur-sérant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédactaur an chat : Omar HEROUX LE DEVOIR VOLUME XXIX — Ne 215 » - TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA PO«T| EDITION QUOTIOIBNNt CANADA $ «.©O (Sauf Montréal at h barViaua) E.-Uni* at Empira britanniqua 8 00 UNION POSTALE J 0.00 EDITION HMDOMADAHtl CANADA 2.00 E.-UNIS at UNION POSTALE 3.00 M.Chamberlain va consulter ses ministres et Paris-Faible optimisme Le Québec reprend le terrain perdu depuis 1871 Lo situation démographique de notre province dans le Dominion ——.Notre accroissement naturel reste le plus élevé du pays — Les conséquences de l'immigration et de notre émigration aux Etats-Unis - La nouvelle menace — L'exemple de l'Europe occidentale — Saurons-nous maintenir notre natalité?Hitler occuperait le pays des Sudètes le 1er octobre, si.— C'est ce qu'on prétend à Londres, si d'ici là la question des Sudètes ne se règle pas Londres garde une faille lueur d'espoir — Hitler aurait de grandes exigences — Nouveaux entretiens à Cologne la semaine prochaine — Consultations avec M.Baldwin, M.Daladier et les ministres d'Angleterre- Prague mécontent et tenace — Des garanties contre la cession du pays des Sudètes?Le rapport préliminaire de* statistiques vitales du Canada pour 1937 vient de paraître.C’est une publication qui ne s’adresse pas à un public bien étendu.Le rapport définitif, à paraître plus tard, fort volume de plusieurs centaines de pages, contiendra comme d’habitude d’attrayants graphiques et des commentaires résumant les conclusions générales de cette masse d’information.L'^n-nuaice statistique consacre toujours un de ses chapitres à la démographie; les articles qui le composent sont fort bien faits, clairs autant qu’exacts, et leur lecture pourrait avantageusement entrer dans un cours de civisme.C’est le petit rapport préliminaire que ceux que le sujet ; intéresse attendent avec le plus d’impatience, quand arrive le mois de septembre; car il apporte des nouvelles fraîches, ce qu’il y a de plus neuf comme indications sur la population de l'ensemble du pays.Ici pas de commentaires, peu de texte, juste les rubriques, une laconique note explicative ici et là; tout le reste, des colonnes de chiffres qui remplissent 32 pages.Mais comme c’est éloquent! Car ces chiffres, c’est de la vie, c’est le bilan de la principale richesse du pays, notre capital humain.Sans doute il faut faire un petit effort, réagir contre une impression de monotonie qui — les premières fois — se dégage de ces séries interminables de nombres.Il est certain que si l’on pouvait tout à coup apercevoir la phalange des enfants nés au Canada en 1937, voir défilet le cortège de ceux qui sont morts, cela ferait une plus forte impression que la lecture des chiffres 219,988 et 1 13,694.Il est une foule de sujets que l'on a hâte d’examiner dans ce rapport.La mortalité infantile continue-t-elle de reculer?quelle est la situation quant aux principales causes de décès: maladies du coeur, cancer, tuberculose?et la lutte contre les maladies contagieuses; le problème des maladies professionnelles; le chapitre des morts violentes: accidents de toutes sortes, homicides, suicides.* ¥ ¥ Ce qui retient avant tout notre attention en recevant ce > document, c’est la situation du Québec par rapport aux autres provinces, quant au chiffre de la population.L’année 1937 a continué sur ce point une courbe qui date de la conquête, dont l’influence a été masquée pendant longtemps surtout par l’immigration, mais qui s'affirme avec force depuis 1930.En 1871, premier recensement sous la Confédération, notre province avait 32.30 pour cent de la population du pays.(On nous permettra, afin de ne pas multiplier outre mesure les chiffres et pour plus de clarté, de donner au lieu des nombres absolus leurs rapports proportionnels dont le sens est plus évident.) Malgré notre taux d’accroissement naturel plus élevé que celui de toutes les autres provinces, nous avons sans cesse reculé jusqu’en 1921.Du premier au deuxième recensement, l’immigration, qui n’était pas alors très élevée, fut tout de même de l’ordre de 350,000 âmes: et il ne faut pas oublier que déjà à cette époque sévissait chez nous l’émigration vers les Etats-Unis.Puis l’immigration prit une envergure considérable.Plus de trois millions d étrangers entrèrent au pays pendant les premières vingt années du siècle présent; et malgré notre natalité élevée et une hausse importante du chiffre de la population de notre province, la proportion du Québec au total diminuait toujours: 31.42 pour cent en 1881, 30.80 en 1891, 30.70 en 1901, 27.83 en 191 1.26.86 en 1921.Depuis, les choses ont changé.De 1921 à 1931, il est entré au Canada près d’un million et quart d’immigrants, qui.tout comme leurs prédécesseurs, se sont surtout installés dans l’Ouest.Malgré cela, notre proportion à la population totale a augmenté légèrement à 27.70 pour cent au recensement de 1931.Depuis 1930, l’immigration a été fort réduite.A cause du chômage, le gouvernement a décidé de suspendre la propagande qui attirait les étrangers chez nous.Le résultat, c’est que de 1931 à 1 937 inclusivement, il n’est entré au Canada que 113,000 immigrants.Si les choses continuaient ainsi jusqu’au prochain recensement, l’immigration pour les dix ans serait de quelque 188,000; en somme, un million de personnes de moins que pour la dizaine d’années précédentes.D’autre part, notre accroissement naturel n’est plus annulé ou diminué comme il le fut si longtemps par l’émigration des nôtres aux Etats-Unis; nos voisins y ont heureusement mis fin en nous fermant leur frontière.Aussi faut-il voir l’allure à laquelle la province de Québec avance depuis le dernier recensement.Elle avait 27.70 pour cent de la population canadienne en 1931; en 1936.elle a 28.1, en 1937, 28.2; à cette progression elle atteindra en 1941 entre 28.5 et 29 pout cent.La natalité des Canadiens français a toujours été très forte: elle nous a protégés contre toutes les tentatives de submersion: même la grande vague d’immigration qui a amené au pays plus de quatre millions et demi de personnes en trente ans n’aurait pas entamé nos positions dans le Dominion, si seulement dans notre province on s’était occupé de véritable colonisation depuis un siècle, ou au moins depuis quarante ou cinquante ans.Aujourd’hui que la double menace intérieure et exté- ; rieure a cessé, notre natalité reprend le dessus.Et pourvu que le Canada ne se lance pas de nouveau dans l'immigration sur une grande échelle, au recensement de 1951 nous aurons probablement repris notre position de 1871.Le Québec aura bien près du tiers, sinon le tiers de la population canadienne.Si cela se réalise, nous aurons gagné un peu plus de terrain que ne l'indiquera ce chiffre: car, d’une part, la proportion de la population d’origine non française a légèrement diminué dans notre province: 21.96 pour cent en 1871 et 21.90 en 1931 (les Québécois d'origine britannique ont relativement beaucoup reculé, mais les immigrants d’autres origines ont comblé presque tout cet écart), tandis que.d'autre part, les Canadiens français forment un groupe sensiblement plus fort qu'alori dans la population des autres provinces: 8.77 en 1931 contre 6.13 pour cent en 1871.?* * Pourtant il y a une ombre à ce beau tableau.Notre natalité est élevée, mais elle diminue, et rapidement.De 30 par mille âmes en moyenne, de 1926 à 1930, elle n'est plus que de 24 en 1937; aussi notre accroissement naturel a tombé de 17 pat milles âmes à 12.8 pour les mêmes périodes, chute de près du quart.Il est vrai que nous pouvons espérer une amélioration du taux de la natalité en conséquence du rétablissement en ces dernières années du taux de la nuptialité, qui avait beaucoup baissé pendant les premières années de la crise.Si en dépit de cette diminution de notre accroissement naturel nous avançons plus vite que les autres provinces, c’est que leur natalité, pourtant beaucoup plus faible, continue de fléchit autant que la nôtre.L’accroissement naturel de l'Ontario, par exemple, qui est proportionnellement la moitié environ du nôtre, est passé d’une moyenne de 9.8 pour les années 1926 à 1930 à 6.2 pour 1937.Après le Québec, ce sont les provinces de Saskatchewan et d’Alberta qui ont les plus forts taux d’accroissement naturel: mais là intervient un facteur particulier.Cette population fortement composée d’immigrés n’est pas normale: elle comporte moins d’enfants et de vieillards que la population standard, d'où par suite d’un très faible taux de mortalité un taux d’accroissement élevé; il va tendre à diminuer à mesure que l’on s’éloignera de la date d’arrivée de ces immigrés.Après ces deux provinces vient le Nouveau-Brunswick.Là, ce qui relève le taux de l’accroissement naturel, c’est la natalité du groupe acadien.Il convient de noter que, de même, dans les autres provinces anglaises, les gens d’origine française qui s’y trouvent plus ou moins nombreux gardent une natalité plus forte que celle de leur entourage.Nous avons donc une bonne natalité: l’une des plus hautes de tous les pays civilisés.En effet, la France, l’Angleterre, la Belgique, l’Allemagne n’ont presque plus d’ac-! croissement naturel.En 1929 la France a même eu un excédent des décès sur les naissances; et dans les années suivantes son accroissement naturel a varié entre 1.25 et 2.5 par mille âmes; en 1933, la Grande-Bretagne avait un accioissement de 2.4, l’Allemagne, de 3.5 en 1932.La Suisse, la Suède et la Norvège sont dans une situation analogue.Prenons garde, néanmoins.Ces pays, qui sont arrivés à une quasi-stagnation, avaient considérablement augmenté leur population au coûts du XIXe siècle, tout en envoyant des millions d'émigrants dans toutes les parties du monde.Encore en 1920, l’Allemagne avait un taux d’accroissement naturel plus élevé que celui de notre province en 1937; en Belgique, ce taux a été de plus de 10 jusqu’en 1910; de 1921 à 1925, l’Angleterre avait encore un taux d’accroissement moyen de 8.* ¥ » Notre situation est bonne.Nous pouvons envisager l'avenir avec confiance, — mais i condition que notre natalité se maintienne.Nous avons pu résister, grâce à nos berceaux, à la pression combinée d’une forte immigration étrangère et de l’émigration des nôtres.Ces menaces sont disparues, encore que l’on s’agite en certains milieux pour reprendre la politique d'immigration.La mortalité infantile, qui vers 1910 prélevait chez nous l’effroyable tribut d'un enfant sur quatre, a aussi beaucoup reculé, bien qu’il y ait encore du progrès à faire dans ce domaine.Un nouveau danger, plus grand encore parce qu’il frapperait aux sources mêmes de notre vie, commence de se manifester maintenant.Si notre accroissement naturel allait continuer de baisser pour arriver dans un demi-siècle aux taux de l'Europe occidentale, notre situation deviendrait précaire.Livrés à la merci de n’importe quel accident démographique, du premier courant d’immigration d’où qu’il vienne, nous serions alors bien plut mal placés que des pays de vieille civilisation, qui peuvent à la rigueur se contenter d'un accroissement insignifiant ou recourir à l’apport d’immigrants vite assimilés; et cependant ces pays s’alarment avec raison de leur dénatalité.Il faut espérer que nous saurons arrêter sur la pente dangereuse où nous sommes engagés.Dans Y Homme, cet inconnu, le Dr Alexis Cartel écrit: “Tant que les qualités héréditaires de la race seront intactes, la force et l’audace de leurs ancêtres pourront se réveiller chez les hommes modernes.” L’exemple de l’Europe nous montre qu’il est bien difficile de relever la natalité une fois qu’elle est tombée trop bas.Nous ne pouvons pas prendre un tel risque.11 y va de tout notre avenir, de notre survivance tant célébrée jusqu'ici à juste titre.C'est le devoir des pouvoirs publics chez nous de concourir au maintien de notre haute natalité, non seulement en évitant d’imposer des charges trop lourdes à la famille nombreuse, en la détaxant quand c’est nécessaire, mais aussi en prenant des mesures pour que les conditions de la vie moderne soient moins dures pour la famille et pour l’enfant.Les considérations pécuniaires ne comptent pas devant un problème de cette importance.L'on s’efforce avec une sage prévoyance de préserver nos ressources naturelles pour ceux qui nous suivront; faisons en sorte que nos fils soient assez nombreux pour pouvoir garder cet héritage.* » ¥ Notre position dans la population canadienne est inexpugnable pour peu que nous le voulions.La question dépasse évidemment l’ordre économique.Le danger vient au fond de l’abaissement de la moralité et de la migration de la population rurale vers les villes.Il s'agit, en dernière analyse, de savoir si nous saurons, si nous voudrons conserver.raviver en nous les valeurs spirituelles, les vertus familiale* qui ont fait U foref de nos ancêtres.foul SAURIOL RIEN DE CONCRET NE SORT ENCORE DES ENTRETIENS DE BERCHTESGADEN Une très mince lueur de paix subsiste.Hitler aurait demandé nombre de concessions à M.Chamberlain, et lui aurait offert assez peu en retour.Londres est peu optimiste, Paris est calme, Berlin aux aguets, Prague en bataille, Moscou silencieux, et aussi Rome.Le monde attend.Londres prétend que Hitler aurait dit à M.Chamberlain que, si l’imbroglio des Sudètes ne se règle pas pacifiquement d’ici le 1er octobre, l’armée allemande occupera la région des Sudètes dès cette date.Lo difficulté, ce serait de trouver le moyen d’unir les Allemands des Sudètes à l’Allemagne sans que la Tchécoslovaquie s’y oppose.A Munich, ce matin, M.Chamberlain a pris son avion, faisant escale deux heures plus tard à Cologne, d’où il est reparti avec M.Baldwin, qui l’y attendait, pour Londres, où il est descendu à 12 h.30.Il n’apporte aucune garantie de paix; il consultera ses principaux ministres, et aussi M.Daladier, premier ministre de France, avant de retourner la semaine prochaine continuer ses entretiens avec Hitler, près de Cologne, cette fois.L’entrevue d’hier a été plutôt cordiale, mais Hitler ne s’est pas livré.En Angleterre, des journaux reprennent la proposition de transporte.', contre indemnité et avec garantie de l’intégrité du territoire qui resterait à la Tchécoslovaquie, le pays des Sudètes à l’Allemagne, pour éviter ia guerre.Le "Manchester Guardian" et le "Yorkshire Post" sont d’avis que tout est préférable à une nouvelle guerre.En France, où l’on est peu porté à l’optimisme, on s'attend que M.Chamberlain confère demain ou dimanche avec M.Daladier.De Tchécoslovaquie, Henlein a filé a Munich, menacé d'arrestation pour haute trahison.Le parlement est ajourné.Prague envisage avec mécontentement la perspective de nouvelles concessions aux gens des Sudè tes.Il y a bagarres, émeutes et grèves locales étendues.Seize districts sont sous le coup de la loi martiale.Les réfugiés abondent à Prague, pour la plupart Juifs ou Tchèques ayant fui les régions tous régime militaire Le ministère Hodza ordonne aux habitants de remettre sous peines graves leurs armes et leurs munitions à la police militaire.Lord Runciman est parti en avion pour Londres afin d'y consulter M.Chamberlain.A Varsovie, un journal semi-officieux prétend que les Polonais de la Tchécoslovaquie devraient exiger et recevoir exactement les mêmes privilèges que les Allemands des Sudètes.A Genève on pose lo question de savoir si, advenent la guerre, la Bel gique et le Danemark ne seraient pas exposes à voir BeHin leur demander un droit de passage sur leurs territoires et l'exiger même, au risque d'invasion.De Washington on mande que M Rooeeveft, rentré dans fa capitale il y a quelques heures, a contremandé ses conférences de presse "pour raisons internationales'.Il étudie la situation avec ses conseillers.Moscou continue d'observer un silence oèasolu, depuis le début de la semaine.A Ottawa, quelques hauts fonctionnaires, à la Défense nationale, prudents à l'extrême, prennent des mesures de "défense".L’actualité Au royoume des ones, le mulet est roi Une dèpfche, de Hilton.Washington.à la Presse associée mande ceci: Le nouveau committeeman ré publicain, Boston Curtis, a Racné sa nomination ici sans l’ombre d une campagne,.Il a recueilli ses 51 votes sans même présenter de programme.Boston Curtis, un mulet, a été enregistré dans la blanket primary election de Washington (mise en nomination des candidats aux divers offices) par Kenneth Simmons, maire democrats de Milton, qui eut soin de faire attacher au bulletin de présentation l’empreinte du sabot de Boston Milton et signa lui-même en qualité de témoin.Simmons voulait proi: ver, a-t-il expliqué, qu’il avait raison de croire qu’un bon nombre d’électeurs ignorent pour qui ils votent.En vertu du proverbe qui veut que dans le royaume des aveugles les borgnes soient rois, il est fort admissible que les ânes, en monde démocratique, votent pour un mulet.C'est non seulement admissible, mais prouvé, après l’aventure de Boston Curtis.On moque le régime impérial de Rome, époque de la pleine décadence, où un Caligula insane osa faire d’/ncilalus.son cheval, un consul.Boston Curtis, mulet et committeeman, rejoint ri travers les temps le consul Incilatus.Le maire Kenneth Simmons rejoint le césar sadique.Celui-ci eût voulu que le peuple romain n’eùl qu’une tête pour la faire tomber d'un seul coup.Plus raffiné, Kenneth Simmons prouve, sans effusion de sang, que le peuple de sa bonne ville a bien peu de tête ou, mieux, ja une cinquantaine de ses adminis-rés n'ont pas de tête du tout.¥ * * A ma courte honte, je dois confesser que je ne sais pas tris bien ce qu'est un committeeman.Je rn'*n suis enquis auprès d'un camarade plus au courant que moi des affaires américaines.Il m’a avoué son igno: rance.Hais ce n’est pas en vain que j’ai requis srs lumières, car il m’a appris un fait piquant.Au temps où il habitait Ottawa, un chien de salon figura sur la liste des électeurs.En ce temps les recenseurs ou les réviseurs des listes électorales étaient payés à tant la tête pour les électeurs inscrits.Ils n’avaient donc pas le souci de faire des enquêtes approfondies sur le compte des noms qu’on leur donnait.L’un de ces fonctionnaires rentre un bon jour dans une famille à l'heure du repas et recueille les noms.Il y en a sept ou huit.Un pince-sans-rire croit à propos de faire ajouter le nom du chien, qui s'appelle Buster Brown.Le reviseur ne s’inquiète pas sur le moment de la profession de Busier.Rendu chez lui, comme il véri- ' entretien probablement mardi Berchtesgaden, 16 (S.P.A.) — Le premier ministre Chamberlain est parti pour Londres sans avoir obtenu la garantie de paix qu’il était venu chercher.Le Rcichsfiihrer et lui doivent avoir un nouvel entretien dans quelques jours — probablement mardi, près de Cologne.Si la situation n’est pas brillante, elle n’pst toutefois pas tout à fait sombre.Ni les Britanniques ni les Allemands ne manifestent beaucoup d’enthousiasme.Le Reichsführer n’est pas venu souhaiter bon voyage à M.Chamberlain.Il est demeuré dans sa retraite alpestre, h 8 milles de l'hôtel de Berchtesgaden où logeait le premier ministre.Le soleil s’efforçait de percer des nuages lourds de pluie au moment où M.Chamberlain est monté dans l’auto qui l’a conduit à l’aéroport de Munich.Le ministre des affaires étrangères von Ribbentrop a dit à M.Chamberlain: “Le soleil brillera pour votre voyage”.M.Chamberlain a répondu: “J’espère que le soleil brillera”.Des observateurs se sont demandé.si MM.Chamberlain et von Pibbentrop parlaient ainsi afin de laisser une impression réconfortante à ceux qui les entouraient.Ouoi qu’il en soit, un haut personnage ailemand s’est emuressé de dire à un journaliste: “Ne prenez pas cela pour un symbole”.M.von Ribbentrop a accompagné M.Chamberlain jusqu’à Munich.On pense qu’il retournera chez le Heichsfürer.Les personnalités des deux côtés ont refusé net de révéler ce qui s’est dit au cours de la conférence chez le Reichsführer.Les observateurs croient que M.Hitler n’a pas cessé d’appuyer l’exigence des Allemands des Sudètes qui veulent .l’union à l’Allemagne.11 s’agirait I de savoir comment pourrait s’effectuer l'union exigée.Ce serait le problème que M.Chamberlain aurait à soumettre au cabinet britannique avant un nouvel entretien avec le Reichsführer.D’après des informations qui n’ont rien d’officiel le Reichsführer exigerait beaucoup en retour de peu.La décision que prendra la Grande-Bretagne influera sans doute beaucoup sur l’attitude de la France et sur celle de la Tchécoslovaquie.1: j fie son travail et qu’il constate que dans ladite fainillc, comme dans tant d'autres à Ottawa, tout le monde est civil servant, il fait sans tergiverser \ de Buster Brown un fonctionnaire fédéral.Et c’est ainsi qu’un toutou figura sur la lisle électorale de la capitale en qualité de fonctionnaire publie.La s’est arrêtée la galéjade.On aurait pu la pousser plus loin.Il aurait suffi d’entrqr Busier Brown comme concurrent dans un ministère dirigé par quelque fanatique, ri un postulant canadien-français pour que ledit Brown obtint d’emblée la nomination.¥ ¥ ¥ Des bouffonneries de ce genre ne se passent pus seulement en pays anglo-saxon.On se rappelle, peu de temps avant la Grande Guerre, la souscription pour le monument Hé-gésippr Simon, qui fit '‘marcher" tant d'hommes politiques en France.Simon.Hègesippe, était donné pour un conventionnel qui avait fait de grandes et courageuses choses pour la démocratie.Le comité qu’on avait formé pour recueillir les souscriptions avait pris pour devise: Quand le soleil se lève, les ténèbres s’enfuient ou quelque bobard (avant lo lettre) du même genre.Or c'était un personnage purement mythique, fa-\ nriqué de inuies pièces par Alain Mellet, je crois, que cet Ilégésipve Simon.Les vrais démocrates, les purs des purs, ne voulant pas être taxés d'ingratitude envers un tel héros, souscrivirent généreusement pour l’érection de son monument et q allèrent évidemment dans leurs lettres d’ertvoi d’un éloge ému des vertus civiques de ce fier apôtre de la démocratie.Voilà un tour joué aux politiciens par un homme ne letlres.Hais quelque cent ans plus tôt, les hommes de lettres avaient été proprement rou- Henlein réfugié en Allemagne Prague, 16.(A.P.) — Les grèves, les sabotages et les bagarres se propagent aujourd’hui dans les villes et villages allemands de Tchécoslovaquie à la suite du mandat d’arrestation émis par le gouvernement de Prague contre le chef des Sudètes, Conrad Henlein, qui s’est réfugié en Allemagne.Le gouvernement tchécoslovaque a décidé d’accuser Henlein de trahison après qu’il eut publié son manifeste réclamant l’annexion des régions su-dètes à l’Allemagne, manifeste qui a été porté à la connaissance de tous les Sudètes par la radio allemande.On n’a pas trouvé Hon-lein à sa maison d’Asch que sa femme et ses deux filles avaient également quittée.La nouvelle a fini par transpirer que Henlein était rendu à Munich.Le passage en Allemagne du chef des Sudètes rend impossible toute reprise directe des négociations entre le gouvernement tchécoslovaque et la minorité allemande.Le retour à Londres de la mission Runciman cf le décret du président Renés ajournant indéfiniment le parlement tchécoslovaque, diminuent encore d’autant les perspectives de règlement pacifique.29 morts La loi martiale a été proclamée dans seize districts allemands de Tchécoslovaquie et ce sont des soldats nui font la patrouille dans les rues nés principales villes allemandes du pays; ces soldats ont instruction d’écraser toute tentative de résistance.Les rapports officiels disent que les désordres qui ont suivi le discours du chancelier Hitler à Nuremberg ont fait 29 morts et environ 75 blessés.Les lignes téléphoniques et télégraphiques ont été coupées en maints endroits en dépit de toutes les précautions militaires.A Sebas-tianburg, un motocycliste a tue ua officier de gendarmerie tchèque, Jean Hermanek, blessé un soldat tchèque et-effleuré un civil qui passait en déchargeant son revolver.A Rumburg, les manifestants ont défoncé les vitrines des magasins et deux mystérieuses explosions ont endommagé la maison du commandant de la garnison.Deux mille personnes ont manifesté contre le gouvernement à (Suite à la page 3) Le carnet du grincheux Hanleln a filé an Allemagne.La malheur c’eat qua roua sat partisans des Sudètes ne l'aient pas suivi.Cela aurait tôt réglé l’une des plus graves difficultés où se débat l’Europe.* ¥ ¥ Atholl, dit le dictionnaire, “Mot ou récif de corail”.Il y a de quoi ferre faire naufrage à la paix.¥ ¥ ¥ Le thé qu’ont pris ensemble Hitler et Chamberlain sera-t-il breuvage de pa«x?* A * Madame Chamberlain agenouillée dans l'abbaye de Westminster, tandis que son mari volait vers Munich, a fait ce que tant de femmes font aux heures où leurs maris vivent dangereusement.Dieu reste la seule Puissance à invoquer, en de pareilles heures.* ?Plutôt que de venir nous la prêcher, la paix, si on nous la laissait?¥ ¥ ¥ Le Popoie d'ItaKa écrit que Hitier ne saurait que faire de 3 millions et demi de Tchèques.Mais tout le monde saurait quoi faire, à commencer par Coering, de 3 millions et demi de (Tl chèques.¥ ¥ ¥ “Votre Vue Gravure a justement ete prise.Vous verrex-vous même ce que peut marcher l’action.Cette action gravure qui est prise par la pleinne vitesse du newsreel camere sera très en vie reelle et naturel.Cette action de gravure parlante acemets une pleinne couleur pleine pour la ville et qui prouvera plus d’interressanfe pose pour le photographe”.Qu’est-ce que cela?Du yiddish transcrit en Iroquois pour un marchand Israélite de Montréal qui demande à ses clients: ‘‘Ecrivez lisiblement”.Voilà qui n’est guère lisibale.* ?* Il y a dam le pays des Sudètes, qui cherche l’annexion au Reich, un demi-million de Tchèques; et dans le pays où les Tchèques sont en grande majorité, 750,000 Allemands.Allée démêler les blancs et les jaunes d’oeufs battus ensemble dans votre omelette.Le Crinehetn En page 2: Examen des questions canadiennes, par Léopold Richer.Bloc-notes, por E.B.lés par l’un des leurs.Un obscur poète écossais, qui ne pouvait faire lire ses vers, inventa Ossian de pied en cap et prétendit déterrer ses vers.Personne ne voulait lire.HacPher-son: l'Europe, entière voulut lire Ossian.C’est de ses vers apocryphes que sortit le romantisme.Hugo fut nw des fervents admirateurs du barde mythique et j’ai lu que Bonaparte, ce positiviste aux idées clai-; rcs, se reposait de ses conquêtes en I lisant les lieds ossianesques.Paul ANGER Lequel ?Quel journal a donné, chez noua, à tes lecteurs, une carte et une étude de la Tchécoslovaquie les plus compréhensives qui soient?Le DEVOIR d'hier.Le DEVOIR se documente et documente h fond.Lisez le DEVOIR.23 2 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 16 SEPTEMBRE 1938 VOLUME XXIX — Ne 215 Examen des questions canadiennes M.F.-R.Scott, professeur à McGill, les expose et les commente, dans un tout récent ouvrage—L’élément français et Tavenir du Canada — La vie canadienne — Les partis et l’Acte de l’Amérique britannique du Nord — Le problème militaire et l’impérialisme remuant d’un groupe minoritaire Une étude d’actualité par un Anglo-Canadien qui voit clair Bloc-notes ! tenir compte de cette vérité preiniè-1 re.Si cela est juste, de répondre j | M.Scott, le Mexique et les Républi- ! | ques latines devraient se préparer j à combattre en Europe, puisque ces i pays peuvent être envahis tout aussi L’émigration écossaise bien que le Canada.Voici qui fait ° sourire.Et pourtant l’argument vaut autant dans un cas que dans l’autre.Si notre première ligne de défense est sur le Rhin, ce doit être ! la même chose pour les autres pays j d’Amérique.11 n'y a pas à sortir de | là.Ottawa, 16 M.F.R.Scott, professeur de droit à l’Université McGill, vient de publier sous les auspices de l’Institut canadien des affaires internationales un ouvrage utile et condensé sur le Canada tel qu’il est aujourdshui.( 1 ) L’ouvrage a été préparé en vue de la seconde Conférence des relations entre les uations du Commonwealth britannique qui tient ses assises en Australie ces jours-ci.M.Scott s’est tout simplement proposé de donner des aperçus généraux des principaux aspects de la politique canadienne, en insistant sur les éléments de la population, le commerce extérieur, la question constitutionnelle, le problème canadien-français et nos relations avec l'Empire.Etude objective qui a pratiquement le caractère d’un manuel sans en avoir la sécheresse.L’auteur y expose peu d’idées personnelles.Il se contente d’analyser n situation et les opinions.S’il risque ün jugement, c’est d’une façon .tout indirecte.Il suggère plutôt i n esf Pa?> optimiste.Il ne croit pas qu’il n’affirme.Dans l’ensemble i Que notre population atteigne ja- il affirme que nous nous attachons surtout au Québec et à la vallée du St-Laurent — il n’en reconnaît pas moins que notre patriotisme est “l'aspiration naturelle d’un peuple qui a confiance en ' -même et qui est déterminé à survivre en conservant sa langue, ses traditions et sa foi”.Il analyse assez bien nos sentiments pour le Commonwealth et la Confédération; et il opine que nous sommes maintenant en mesure d’exiger une extension des droits que la constitution nous accorde en échange de toute concession en matière d’autonomie provinciale.M.Scott se montre sympathique à notre égard.Ses écarts de jugement à notre sujet viennent plus de ses idées religieuses et sociales que d'une opposition de fond à nos revendications ethniques.La vie du pays On lira avec profit les chapitres qu'il emnloie à la population et à la vie économique du pays.M.Scott ses constatations .sont justes.Mais if arrive parfois que l’auteur comprend plus ou moins bien une doctrine ou une opinion; et alors il commet des erreurs qu’il eût été assez facile de corriger.L'Eglise s'isolerait C’est ainsi par exemple que M.Scott soutient que du fait que fi'ô'/é des catholiques sont d’origine française, l’Eglise tend à l’isolement en matière de politique étrangère et affiche une certaine méfiance a l’endroit de la Société des Nations.Cela est une notable exagération; l’Eglise catholique en Canada n’a jamais exprimé d’avis, ni en ce qui regarde la politique extérieure ai en ce qui se rapporte à Genève.M.Scott dit ailleurs que le nationalisme québécois, dans sa forme la plus .extrémiste, a été appuyé en partie par le clergé, qui a vu en lui un moyen de combattre les effets du désordre social.Ce désordre pourrait donner naissance à un mouvement radical et par suite mettre en danger les richesses et les privilèges de l’Eglise catholique dans la province de Québec.Ça et là, on relève chez M.Scott des écarts de jugement de ce genre.11 faut tout de même louer l’auteur de l’effort sincère qu’il fait pour bien mettre en lumière l’importance du rôle des Canadiens français dans la politique intérieure.L'élément français M.Scott ne se gêne pas pour affirmer qu’il est sage de s’attendre à un accroissement graduel de l’influence de l’élément de langue française et que le Canadien français est le type du Canadien au vrai sens du mot.“Le Canadien français n’attend aucune aide de l’extérieur: il sait qu’il doit compter seulement sur ses propres ressources”, dit-il.Si l’auteur rétrécit l’étendue géographique de notre patriotisme — (1) Canada To-day.en vente au Devoir, $1.25 franco.Avis de décès BELANGER — A Montréal, le 15 septembre 1938, à l’àge de 84 ans, est décédé Elzéar Bélanger, ancien marchand, époux d’Emélie Hamel.Les funérailles auront lieu lundi, le 19 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure, no 1253, rue Notre-Dame est, à 8 lires 45, pour se rendre à l’église St-Pierre-Apôtre,' où le service sera célébré à 9 heures, et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.NECROLOGIE mais les 100,000,000 d’âmes, comme certains auteurs de la dernière décade l’affirmaient.A la fin du siècle les Canadiens seront 18,000,- 000 environ, dit-il, et lorsque notre pays aura une population de 35,-000,000 d’âmes, il sera à son point culminant de développement, car 1 étendue de terre habitable n’est pas infinie.Quant à nos ressources naturelles, elles sont abondantes évidemment, mais non point illimitées ni inépuisables.Chiffres à l’appui, M.Scott jlémontre que nous avons une économie instable, sujette aux fluctuations des marchés extérieurs.Pin somme, on peut tirer cette conclusion de scs analyses que le Canada n’est pas le pays riche que l’on prétend et par conséquent qu’il ne saurait être l’objet des convoitises des puissances étrangères.Les Canadiens ont réussi à prendre place parmi les grandes nations commerciales du monde, grâce à leur esprit de travail et d’initiative.Leur prospérité est encore mal assise et dépendante du commerce international.Les partis et la constitution Les réflexions de l’auteur sur les partis politiques et la réforme constitutionnelle constituent la partie la plus faible d’un ouvrage par ailleurs plein d’aperçus neufs sur nos relations avec les nations du Common wealth et les pays étrangers.M.Scott admet que le sentiment national a accompli des progrès sensi-b’cs depuis la Grande guerre.Pas au point cependant de permettre au gouvernement central d’élaborer une politique extérieure qui aurait des chances d’être approuvée par toute la population.Il cite l’opinion de M.A.-R.-M.Lower, à savoir que “le seul dénominateur commun aux Anglo-Canadiens et aux Canadiens français est une commune allégeance à une patrie commune”.L’opinion publique se divise profondément sur la politique étrangère.Notre association avec les nations du Commonwealth crée des malentendus dangereux.Les partisans de la neutralité canadienne dans le cas d’une guerre à laquelle l’Angleterre prendrait part, s’opposent aux impérialistes, qui n’ont pas encore adopté le Canada comme seule et unique patrie.La défense nationale Le choc des idées a été passablement violent lorsqu’il s’est agi d’établir une politique de défense nationale.M.Scott étudie avec soin le but de nos préparatifs, en détermine la nature et les effets probables.Il ne croit pas que le Canada se prépare uniquement à défendre son territoire.D’après lui les fonctionnaires supérieurs du ministère de la Défense nationale de concert avec les membres de l’état-major suivent la politique d’il y a vingt-cinq ans; ils préparent la coopè-1 ration militaire éventuelle du Canada avec la Grande-Bretagne.J L’auteur appuie sa thèse sur le fait | qu’au lieu de mettre l’accent sur la défense aérienne et navale (ce seyait le cas si on avait en vue la seule défense du territoire canadien.) ou le place sur les préparatifs de l’armée de terre.On motorise l’infanterie, on l’entraîne, on l’équipe de façon qu’elle puisse facilement s’intégrer dans l’armée britannique.M.Scott ridiculise l’idée qu’il faut nous préparer contre des attaques du Japon, de l’Allemagne, ou de toute autre puissance étrangère, il n’accepte pas l’argument invoqué par M.lan Mackenzie, au cours de la dernière session, soit que le Canada doit protéger scs routes maritimes de commerce.Tl établit que nous ne transportons pas les marchandises que nous vendons.Nous n’avons à peu près pas de marine marchande.S'il y avait la guerre?Qu’adviendrait-il dans le cas où | l’Angleterre serait en guerre?La : population se partagerait en deux : groupes à peu près égaux en nombre: les partisans de la neutralité et les partisans de la participation.Parmi les premiers il faut compter le bloc canadien-français presque solide et la moitié des 2,000,000 de citoyens canadiens qui ne sont pas d’origine britannique.Cela fait presque 4,000,000 d’individus, soit 40 pour 100 de la population totale.A ce chiffre s’ajoute un nombre sérieux de citoyens d’origine britannique qui, pour une raison ou pour une autre, ne se soucient pas de se ranger du côté de l’Angleterre dans une aventure militaire.Seulement, ajoute l’auteur, le groupe des impérialistes est puissant.H occupe des positions-clefs dans le gouvernement, le fonctionnarisme, l’armée, la finance, l’industrie, la presse.Quand les impérialistes, décideront de se lancer à l’assaut des gouvernants afin de leur arracher leur consentement à une participation active, ils balaieront probablement l’opposition.Au parlement fédéral les partisans de la neutralité ne contrôlent que 25 pour.100 des sièges.M.Scott place ce chiffre trop bas, à notre avis.A eux seuls les députés de langue française contrôlent 25 pour 100 des sièges aux Communes.D’autres députés — les membres de la C.C.F.et plusieurs députés libéraux de l’Ouest — se joindront à eux.Mais il n’en reste pas moins que la politique de M.King de laisser au Parlement le soin de décider de notre neutralité ou de notre participation est lourde de dangers.M.King restera-t-il neutre en cette affaire?Son vote accordera probablement la victoire à l’un ou l’autre groupe, parce qu’il déterminera en définitive l’attitude officielle du gouvernement.Un livre à lire T.e livre de M.F.-R.Scott, dont nous donnons ici une bien faible idée, tant sont abondantes et variées les questions qu’il traite, est très intéressant et d’une lecture facile.11 n’atteint pas, en son genre, la perfection du Canada puissance internationale, de M.André Siegfried.Il est moins complet que l’énorme bouquin intitulé Social Planning for Canada, publié en 1935 par un groupe de sympathisants de la C.C.F.M.Scott va tout de même plus loin que les auteurs de ces deux ouvrages lorsqu’il parle de nos relations impériales et étrangères.Ses chapitres sur la défense nationale, les avantages et les désavantages de notre affiliation au Commonwealth, le problème de notre neutralité, apportent quelque chose de neuf.On discutera plusieurs de ses idées, on ne lui niera pas une information presque toujours exacte.Tout lecteur averti, en mesure de faire la part des idées indéracinables chez un homme qui ne pari age pas nos convictions religieuses, aura profit à lire cet ouvrage.C’est dans l’ensemble une honnête contribution à l’étude des problèmes d’actualité.Léopold RICHER Les propagandistes britanniques., ils sont nombreux, qui prennent encore la peine de traverser l’At- j lantique pour nous prêcher une po- i litique d’immigration ue sont vrai- ' ment pas heureux par le temps qui j court.L’un des derniers en date, sir Henry Fage-Croft, qui parait bien être de la troupe du général i Hornby, avait à peine commence, i tout récemment, d’exposer aux Sauvages canadiens que nous sommes ses théories de migration impériale, qu’un congrès authentiquement impérial, réuni dans la ville de Sydney, en Australie, entendait des délégués de Grande-Bretagne déclarer que leur pays n’est plus en mesure de laisser ses gens émigrer vers l’étranger, pas même vers les Dominions et autres possessions.La Grande-Bretagne a besoin de tout son monde; la natalité chez elle ne lui permet même plus de maintenir le chiffre de sa population, il lui faut elle-même recourir à l’immigration.Celle-ci lui vient surtout d’Irlande.Ainsi parlaient, il y a peu de jours, les délégués de Grande-Bretagne au congrès de Sydney.Ainsi viennent également de parler, dans un manifeste, les représentants autorisés du parti nationaliste d’Ecosse.L’Angleterre n’a pas trop de tout son monde, l’Ecosse non plus.Celle-ci ne veut plus et ne peut plus servir de réservoir pour le peuplement des autres pays de l’Empirê.Ses porte-parole le disent de façon explicite et nette, ils disent pourquoi cela ne se peut plus.En l’occurrence, les porte-parole sont gens de conséquence.Une dépêche de Londres, que publie le Montreal Daily Star, spécifie que les signataires du manifeste écossais sont des gens qui occupent des postes de premier plan {of outstanding position) en Ecosse même aussi bien qu’en Angleterre.L’Ecosse, disent-ils, n’a pas trop de tout son monde pour faire progresser ses petites industries, pour organiser sa colonisation rurale, le reboisement de son territoire et les industries connexes à la forêt, la décentralisation de l’industrie en général, pour faire revivre ses pêcheries.“Du fait de la négligence, du manque de direction politique pendant des générations, de vastes regions de notre pays ne sont pas peuplées, ne sont pas exploitées comme elles le devraient être.Ces espaces désertiques d’Ecosse nous préoccupent au moins autant que les espaces désertiques du Canada et de l’Australie, il nous faut amener plus de monde dans ces régions de chez nous et non pas permettre à ceux qui s’y trouvent déjà d’émigrer.Il peut même se faire que nous ayons à demander à ceux-là qui ont déjà émigre de revenir au pays.“L’émigration naturelle de l’Ecosse vers les Dominions d’outremer ayant cessé par suite de l’abaissement de la natalité, nous sommes maintenant en face d’une tentative pour créer une émigration assistée, c’est-à-dire artificielle.Il se poursuit une propagande pourtant constante avec cet objet en vue.Les organisations qui ia font iguorent les intérêts de l’Ecosse comme partie du Commonwealth des nations britanniques.Cette citation est EAU des CARMES BOYER ¦M facilite la .digestion sui du sucre ou dans une Infusion En vente ______ ¦^¦¦¦toutes DharmaclesHHBW Les pilotes du Saint-Laurent c^Tg^-V^ 1 1 > “ i La réplique de M.C.-B.Hamelin, vice-président et doyen du comité de l'Association des pilotes du district de Montréal, à M.Dal- j gliesh M.C.B.Hamelin, vice-président et doyen du comité de l’Association des pilotes commissionnés pour le district de pilotage de Montréal, répond aux déclarations surprenan tes de M.Dalgliesh, faites récemment dans un journal anglais du soir.M.Hamelin affirme tout d’abord que M.Dalgliesh représente des intérêts anglais dans une compagnie de navires marchands d’Angleterre.Puis il ajoute; “Moins de politique, dit M.Dalgliesh, et plus d’entrainement et d’expérience dans le service du pilotage sur le St-Laurent.“En ma qualité de vice-président et doyen du Comité de l’Association des pilotes commissionnés pour le district de pilotage de Montréal, je dois dire que durant les 23 ans que j’ai occupé la position de secrétaire-trésorier de l’Association des pilotes, j’vu toujours, avec l’appui de mes confrères, essayé, et nous croyons avoir réussi, de ne pas faire de politique avec les question: qui concernent le pilotage sur le St-Laurent.“Nos apprentis-piloles, en vertu des règlements du pilotage, lesquels furent adoptés avec l’approbation des principaux intéresses, ne sont admis que lorsqu’ils ont atteint l’âge de dix-huit ans ou plus et après avoir subi des examens médicaux sévères et sont ensuite soumis à un long et sérieux entraînement de service en haute nier pour leur apprendre les sciences générales de la navigation et aussi à un autre entrainement qui comprend celui de la navigation fluviale dans cette partie du St-Laurent que l’on appelle le district de pilotage pour lequel ils sont appelés à servir, et ce n’est qu’aprés avoir passé un stage d’apprentissage de plusieurs années et avoir subi des examens sérieux devant un bureau d’examinateurs qualifies et nommés pour cette fonction par l’autorité du pilotage, le département du transport dans le gouvernement du pays, qu’ils obtiennent leur commission de pilote.Nos pilotes sont généralement à maturité, après avoir subi les épreuves sus-memionnées entre les âges de vingt-nuit et trente ans."A différentes époques depuis vingt-cinq ans environ, les autorités du navre de Montreal, les représentants des intérêts maritimes ainsi que plusieurs commanuants de vaisseaux ont.donné des témoignages traduite ^du i(* approbation des services ren- Ce soie à St-Laurent EVANGELINE derniere repré-ientati«n d* de Xavier LEROUX avec Germaine BRUYERE des concerts Columbia.Succès triomphal 30 MUSICIENS D'ORCHESTRE r 1(W exécutonti Billets à prix populaires chez Ed.Archambault, 500, Ste-Cathoriae «m, MArquette 6201 et au Collège St-Laurent.BYwater 1454.La minorité polonaise de Tchécoslovaquie VARSOVIE, Pologne, 16.(A.P.) -Le journal "Kurjer Poranny", que l'on considère comme un organe officieux du gouvernement, déclare aujourd'hui que la minorité polonaise de lo Tchécoslovaquie réclame pour elle-même tout ce que les Allemands des Sudètes peuvent obtenir du gouvernement de Prague."Les Polonais doivent obtenir le même traitement que les Allemands, dit le journal".jourd’hui que les élections génén les en Nouvelle-Zélande se tiei (Iront le 15 octobre prochain.L parti travailliste, qui a accédé a pouvoir pour la première fois dan l’histoire du Dominion en 1935, d< fient 53 des 80 sièges à la Chambr des représentants.Il compte sur J législation socialiste qu’il a fa adopter pour obtenir un neuves mandat.Le chef de l’opposition e: M.Adam Hamilton, ancien mini; tre des postes.AUBRY — A Ville St-Michel, le 14, à 40 ans.Elzéar Aubry.B ARABE — A Montréal, le 14, à 84 ans, Mme Alvina Charland, épouse de feu David Barabé.BISSONNETTE — A Montréal, le 13.A 63 ans.Maria Dupont, épouse de Louis-Joseph Blssonnette.BOUCHER — A Montréal, le 14, à 87 ans, Mme Nap Boucher.BOYER — A Montréal, le 13, A 83 ans, Alphonse Boyer, époux d'Anna Montbleau.PRIERE — A St-Féllx de Valois, le 13, A 80 ans, Joseph Brlère, CADIEUX — A Montréal, le 14, Aimé Cadteux.époux d'Anna Quintal CHAREST — A Montréal, le 14, A 73 ans, Mme Camll Chàrest, née Marie Dupe-rault.CHICOINE — A Montréal, le 13.A 62 ans, Pierre Chlcoine, époux de Malvina Dan-sereau.DE CHANTAL — A Montreal, le 14.A 40 ans, Edgar de Chantal, époux de Cécile Proulx.DES RUISSEAUX — A Montréal, le 15, à 51 ans, Rose Deecoteaux, épouse d'AUred DesRulaseaux.DUCLOS — A Montréal, le 14, A 68 ans.Georgea-A.Duclos.époux d'Adèle Chevrier.DUNN — A Montreal, le 13, A 72 ans.Mme veuve Wm Dunn.née Eltsa Fleury.OESVAIS — A Montréal, le 13.A 60 ans Wilfrid Gervals, époux d'Hélène Morin, , , habck — a st-Martin.le 15, A 19 ans, 1 D ou vient donc le devoir de pro- C°HEBERT*—6A^St^LamberL le 13, A 40 ^°S ,lilv'res Qu' np •,0“s aP; ans.Arsène Hébert, époux de Germanie parlicnncilt pas, (ICS produits qui Ouellette.HENEAULT — A Montréal, le 14, A d» ans, Mme veuve Wilfrid Hébert, née Exil-bert Lemay dit Delorme.L AFL A MME, — A Montréal, le 14.A 28 ne nous appartiennent plus, puisque nous venons de les vendre au moment de leur chargement?laflamme — a Montréal, le 14.a 28 On prétend que la marine de «M, Lucie Plon, épouse de Paul Lafiam- guerre britannique est notre meillcu- landry — a Montréal, le 13.A 75 ans rp défense, que notre sécurité dé-Joseph-Anselme Landry, époux d’Amélin j pend d elle, que, par consequents CSL«CLKRC — A Montréal, le 13, A 57 ans S,,',’k, a °P^S notre Jean-Marie Leclerc, époux d'Emma Gau i rieUiralliC.Scott répond a cela vreau.i que la marine britannique ne serait , ,,i,s ,n0'ns considérable si le Cana-MARioN — a Montréal, le 13.a 56 «ns.; .E>B.Si vous voyagez.«drcsicx-vous *11 SERVICE DES VOYAGES, LE “DEVOIR".Billet* «mi* ptfur tous le* pjy* ju tarif des compagnie* de paquebots, chemins de fer, autobus, aussi hôtels, assurances bagages et accidents, chèques de voyage», passeports, etc» Telephones; BEIait 3361 * d’hui au quartier du port de Barcelone a fait 29 morts et 114 blessés.Le navire anglais Lake-Halhoül a été atteint par des éclats de bombe, mais il n’y a pas eu de blessés.La plupart des victimes sont des gens qui s’étaient mis en ligne pour obtenir des vivres, (’.c quartier de Barcelone, qui a été bombardé a plusieurs reprises, n’est plus habit'' que par les plus pauvres qui vivent au milieu des ruines.“Impressions d’Europe” T.e tirage limité que le Devoir a fait de la récente série d'articles que M.Henri Bourassa lui a donnés sur son dernier voyage en Europe s’est bien vendu, depuis sa publication.Avis à ceux qui veulent se proenrer la brochure, mais ont tardé de passer jusqu’ici leur commande.Il n’y aura pas de réimpression.Prix à l’unité: 15 sous franco; la douzaine.$1.50, port compris.Accompagner la commande de la remise, pour éviler des frais de correspondance, ^- S I ¦ five, du PHP FAITES-VOUS DES "MOTS CROISES"?ALORS.IL VOUS FAUT LE F>etit dictionnaire français LAROUSSE Dans cet ouvrage, on trouvera: lo Le vocabulaire moderne de la langue française, c'est-à-dire la liste des mots usuels, 2o L'orthographe, les différentes acceptions de ces mots accompagnés d'exemples, la prononciation figurée, les pluriels et les verbes irréguliers; 3o Un précis de grammaire avec la conjugaison des verbes; 4o Solécismes et barbarismes à éviter; 5o Un dictionnaire des noms propres.Tableaux et cartes au nombre de 20.Volume de plus de 800 pages.Format 4 x 5'/2.Rehurt * pleine toile.C’est la dernière édition de cet ouvrage.Au comptoir ou par In poste 50s.Service de Librairie du DEVOIR 430, rue Notre-Dame est — Montréal / !  VOLUME XXIX — N« 21Î -» CAU'NDRtIE.R Deituin: «AMCD1, It MT^mbrr l»W Saint Lambert, é».et martyr.L^ter du soleil, s h.Î4.Coucher du soleil, « h.Oî.Leier de la lune, 11 h.11.Coucher de U lune, 1 h.»*.Premier quart, le 1er, à Oh.21m du soir.Pleine lune, le 9, à 3 h.S tn.du soir.Dernier quart, le 18, à 10 h.12 m.du «oir.Nouvelle lune, le 23.i 3 h.34m.du toir.DEVOIR VENDREDI, 16 SEPTEMBRE 1938 Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de l'"A.B.C." et de la "C.D.N.A." NUAGEL'X Et FRAIS Maunum et minimal».Aujourd’hui maximum S4.Meme date l'an dernier 82, Minimum aujourd'hui 48 Même date l'an dernier M.R tROMETRE 10 h.a m.1* 88.11 h.nu.29.85.Midi: 29.62, Chiffres fournis par la Uauon M R d( Meslé.300a.St-Denis.Montréal.Daladier conférerait avec s'est Berchtesgoden chamberlain en «n de semaine [a Grande-Bretagne est-elle prête à assumer de engagements sur le continent?Hitler aurait exigé la tenue d'un plébiscite en Tchécoslovaquie, avec annexion automatique, si le plébiscite était favorable PARIS, 16.(AP.) — On dit que le premier ministre Doladier pro- | jette d'aller à Londres en avion, en fin de semaine, pour conférer avec le premier ministre CRamberlain, d'Angleterre.L'annonce du départ presque immédiat de M.Cnamberlein, ou début de sa visite cher M.Hitler, a causé du malaise en certains milieux.J La visite devait durer jusqu'à samedi, et on suppose alors que les de- | mondes de M.Hitler ont été si radicales que M.Chamberlain na pu répondre sans consulter d'abord ses collègues et lo Fronce.On croit que M.Hitler aurait posé comme condition, la tenue d'un plebiscite avec annexion automatique, s'il est favorable.( Certains observateurs pensent que la France et (Angleterre pourront peut-être y consentir mais qu'il y a peu d'espoir que le gouvernement tchécoslovaque accepte pareille concession.Et ils se fondent sur attitude énergique que le gouvernement de lo Tchécoslovaquie prend dans ses mesures de police Le fait que les conditions posées par Henlein pour I annexion des Sudètes à l'Allemagne ont été publiées d'abord par les organisations de rouvelles et de radio allemandes, au moment où M.Chamberlain débarquait en Allemagne, n'ont guère convaincu les Français que Hitler désirait négocier.La Tchécoslovaquie ne céderait les régions des Sudètes que si sa nouvelle frontière était garantie par les grandes puissances — Chamberlain convoquerait le parlement britannique pour faire ratifier v ce nouvel engagement HITLER EXIGE-T-IL QU'ON LUI ACCORDE UN PROTECTORAT DE FAIT SUR LA TCHECOSLOVAQUIE?Le parti populiste slovaque appuie le gouvernement de Prague Appel aux Sudètes PRAGUE, 16 (A.P.) — Le parti populiste slovaque, qui a toujours réclamé l'autonomie du peuple slovaque au sein de la Tchécoslovaquie, vient de décider d'appuyer le gouvernement de Prague.Les partisans de feu Mgr André Hlinka, qui est mort il y a un mois après avoir consacré sa vie à revendiquer l'autonomie des Slovaques, ont cessé de collaborer avec les Sudètes de Conrad Henlein.A l'issue d une conférence avec le président Benès, les principaux chefs populistes slovaques auraient i declare qu'ils sont prêts à appuyer la coalition ministérielle et même à s'entremettre pour ramener au gouvernement les minorités hongroise et polonaise qui sont mécontentes.Lo radio officielle tchécoslovaque vient d'adrewer aux Sudètes, en ; iHemand, l'appel suivant: "Des tireurs de ficelle étrangers embusqués en toute securité cher-chent à conduire à la guerre civile et à le catastrophe les Allemands des Sudètes.Quiconque déchaîne la guerre civile agit contre les intérêts et la vie du peuple.Il n'y a pas de problème si compliqué qui ne puisse être résolu à l'amiable.Le problème allemand en Tchécoslovaquie sera résolu si les deux partis y mettent de la bonne volonté." LONDRES, 16 (C P.) — Une dépêche à l'agence! que la politique étrangère et économique de la Tehé- ! Hovas affirme que le chancelier Hitler o informé le coslovaquie ainsi découpée ne vienne pas en contradic- j premier ministre Chamberlain à Berchtesgoden que tien avec celle de l'Allemagne.Pour ce qui est du rot j l'Allemagne est prête à occuper militairement les ré-1 lâchement à l'Allemagne des régions sudètes de la gions allemandes de lo Tchécoslovaquie le 1er octobre,: Tchécoslovaquie, le chancelier Hitler ouroit considéré si la crise n'est pas résolue d'ici là la chose comme une affaire réglée d'avance.L'Aile J Le premier ministre discuterait avec ses collègues magne voudrait de plis exercer un contrôle sur la pro j du cabinet dès son retour de lo possibilité de donne» duction des grandes usines d'armements Skoda à Pilsen,! satisfaction au chancelier Hitler qui réclame, à ce quej surtout sur la destination des ormements qui pourraient l'on dit, un plébiscite sur le rattachement è l'Allemagne y être fabriqués des régions sudètes de lo Tchécoslovaquie.Contrairement à ce que l'on avait d'abord annoncé, le cabinet britannique ne se réunirait que demain parce que le premier ministre Chamberlain voudrait consulter le vicomte Runcimon, qui avait été charge d'une mis sion officieuse de mediation en Tchécoslovaquie, qui revient en toute hâte de Prague, ainsi que ses principaux conseillers, lord Halifax, sir John Simon, sir Sa muel Hoare, ovont de rencontrer ses collègues.Le parlement ne serait convoqué en session extraordinaire Roosevelt convoque son cabinet • " ¦ 1 On demande un referendum sur la guerre WASHINGTON, 16 (A.P.) — Le président Roosevelt a convoqué une session de son cabinet, aujourd'hui, après avoir reçu les tout derniers rapports du secrétaire d'Etat Hull sur lo crise européenne.Le président est retourné è Washington, hier soir, de Rochester, Min nesoto, où son fils aîné a subi une opération à l'hôpital Mayo, dimanche dernier.M.Roosevelt a conféré avec M.Hull, pendant un quart d'heure avant i de quitter son convoi spécial, puis tous deux sont allés à la Maison Blanche Les officiers de la Maison Blanche ont annoncé que la conférence de presse habituelle qui devait avoir lieu aujourd'hui, o été contremondée, pour "raisons internationales".Il se peut aussi que le président ne prononce pas j de discours demain, è Poughkeepsie, N.-Y., lors de l'anniversaire de la roti-! fication de la constitution américaine.On affirme que dans plusieurs Etats des Etats-Unis, le Conseil national pour la prévention de la guerre fait circuler des requêtes pour demon der I adoption d'une loi pour tenir un referendum sur la guerre, lors de la prochaine session du congrès américain.Hitler occuperait le pays des Sudètes.Voilà les renseignements obtenus de quelqu'un qui o eu l'occasion de causer avec de hauts fonctionnaires de la chancellerie à Berchtesgoden après l'entretien du premier ministre Chamberlain et du chancelier Hitler.On dit que M.Chamberlain serait venu è Berch-tesgaden disposé d'avance a consentir à ('Anschluss sous une forme ou sous une autre.La Grande-Bretagne et la France sont-eMes prêtes ., à admettre cette demande d'un protectorat à toutes que s'il y avait ure décision extrêmement importante a fms pratiques de l'Allemagne sur la Tchécoslovaquie?prendre, par exemple la ratification d engagements jc||c serait la question qui expliquerait le retour présur le continent de lo port de la Grande-Bretagne.cjpjté de m.Chamberlain à Londres.De tels engagements s'imposeraient probablement gjen que jes personnages officiels allemands et an poursuit la dépêche de I agence Havas, si I on devait, g|0|s Qjent refusé de révéler quoi que ce soit sur le sujet céder à l'Allemagne certaines régions du territoire su jç l'entretien d'hier et sur la marche des négociations, dète cor cette decision entraînerait comme corollaire une garantie internationale de l'intégrité du reste de la Tchécoslovaquie."On considère que si lo France, l'Allemagne, l'Italie et la Russie soviétique doivent s'entendre pour donner cette garantie, il faudrait la collaboration de la Grande-Bretagne, même si tous les gouvernements britan 'impression générale est que ça ne marche pas Les journaux allemands consacrent une large part de leur espace aux "mauvais traitements" que les Tchécoslovaques font subir aux Sudètes.Des mon chettes disent que "les Tchèques sont déchaînés en Sudétie comme les bolchevistes en*Espagne" ou que la misère des réfugiés sudètes est vraiment pitoyable".niques se sont refusés depuis la signature du pacte de Qn insiste sur le fait que le gouvernement de Prague Le prochain entretien d’Hitler avec Chamberlain aurait lieu mardi à Godesberg, près de Cologne Le communiqué officiel après l'entretien de Berchtes-gaden — Le départ du premier ministre britannique pour Londres Locarno en 1935 à assumer de nouvelles responsabilités sur le continent."On a tout lieu de croire que seule cette assurance de la part des grandes puissances pourrait décider le gouvernement tchécoslovaque ô renoncer à ses fron tières naturelles fortifiées dans lo région des Sudètes" CE QU'HITLER AURAIT DEMANDE n'est plus maître de la situation.Les commentaires de la presse allemande sur l'entretien de Berchtesgoden sont aussi maigres que sont abondants ceux qui ont trait aux événements qui se déroulent en Tchécoslo voquie.Le sort de Conrad Henlein, le chef des Sudètes que le gouvernement de Prague accuse de haute trahison, soulève beaucoup d'intérêt à Berlin.Des personnages BERLIN, 16 (A.P.) — Le chancelier Hitler aurait] officiels affirment qu'il est en sûreté en Allemagne, demandé non seulement la cession des régions aile- ils disent qu'ils ne savent rien de ses allées et venues, mandes de la Tchécoslovaquie, mois aussi l'assurance] (Tous droits réservés, "Associated Press", 19381 L’achat de la carrière Martineau Chamberlain est de retour è Londres Bcrchtesitaden, 16 (S.P.A.) — I-c premier ministre Chamberlain sou riait, comme à son arrivée, lorsqu'il a niiiilé Berchtesuaden, i'c malin, a S heures.30 (4 heures 30 à Montréal!, sous une pluie haitan.e.lîien ne permettait ou n'empêchait de penser que cela était une heureuse indication quant à la conférence soudainement interrompue.Britanniques et Allemands gardaient un silence absolu au sujet de l’entrc-lien de trois heures que.le Beielis-führer et M.Chamberlain ont eu hier.Une communication officielle a simplement annonce ceci: “F.c Führer et chancelier du Beich a eu aujourd’hui un entretien avec le premier ministre ne la Grande-Bretagne à Obersalzbourg, au cours duquel a eu lieu un échange de 'lies large el franc au sujet de la situation actuelle.I.e premier ministre de la Grande-Bretagne retourne en Angleterre demain, pour ] consulter le cabinet.Un nouvel en- I Iretirn aura lieu dans quelques | jours”.Bien entendu, celte coin- , nmnication n'étail pas de nature à faire cesser les rumeurs et les conjectures.Il parait qu’à Berlin certains disent que le brusque départ de M.Chamberlain signifie que le Reich ;-] führer et son visiteur sont en dé-j saccord sur des questions fonda-1 mentales.Des observateurs croient que -i la conférence d’hier assure la paix à l’Europe ce sera au prix de sacrifices territoriaux que la Tchéco- 2 heures Slovaquie fera à l'Allemagne.Mais real).on se rappelle que le gouverne-1 de $100,1)01) pou ment de la Tchécoslovaquie a dit.irière Martineau, après une vive dis lors de ses récentes offres à la mi- cussion et deux scrutins.La carriè-norité des Sudètes, qu'il ne pour-jre en question est évaluée pour fins rait pas aller plus loin dans la voie ] municipales à $105,000 et les plaides concessions.priétaires ont fait des offres légales Le prochain entretien du Reichs- a la ville pour la somme de $100,000.LONDRES, 16.(A.P.) - Le premier ministre de Grande-Bretagne, M.Chamberlain, est arrivé à l'aéroport d'Heston a midi et demi (heu- Il*?nî;0ntnftun rèfil"nunî (î’eiï,pnint!re de Montréal).Il rapporte à 1 Londres, pour les soumettre ou ca- binet, les desiderata d'Hitler.j Le conseil municipal a tenu une assemblée cet avant-midi, sous la 1 présidence de At.Adhéinar Ray-nault, maire de Montréal führer avec M.Chamberlain aurait lieu mardi prochain, non loin de Cologne, à Godesberg.Les bulletins météorologiques annoncent que le temps est propice aux voyages aériens de Munich a Londres.Munich, 16 (SPA) — Le premier ministre Chamberlain est parti pour Londres, en avion, à midi 48 (7 heures 48 à Montréal.) A l'aéroport il y avait une garde d’honneur.Elle était confiée au corps d’élite On arbora le Le général Franz von Epp.gouverneur de la Bavière, et d'autres personnages officiels ont salué M.Chamberlain.Une foule nombreuse a acclame le premier ministre.Avant d'entrer dans l’avion, AU Chamberlain a prononcé, au micro, une très courte allocution, qu’il a terminée en disant au revoir en allemand.Il a serre la main à tous ceux qui l'entouraient.¥• * * Le Canada et la guerre "Ce fut franc, mais amical” Préparatifs pour la défense du Canada OTTAWA, 16.(D.NC.l — On apprend que depuis le début de la crise européenne les hauts fonctionnaires du ministère de la défense nationale et les chefs de letat-mo- ! lor ont tenu de fréquentes conférences en vue de se preparer en cas de danger.On s'est efforcé de coordonner les services et de voir a lo protection de lo côte du Pacifique, de celle de l'Atlantique et du golfe St-Laurent.On n'a pas néglige fSuite de In première page) Reiderehremburg et mis le feu en plusieurs endroits, La police a dispersé les manifestants à coups de matraques.A VVarnsdorf, toutes les vitrines des marchands juifs ont été enfoncées.Quatre mille personnes ont entouré le bureau de poste, le palais de juslice et le poste de gendarmerie en réclamant l’élargissement de trois personnes arrêtées pour port d’armes.Les autorités ont réussi à rétablir l’ordre, mais la situation reste très tendue.Deux mille personnes ont pris d’assaut le bureau de poste de Denson et coupé les lignes téléphoniques; un policier a été roué de coups et un autre poignardé.Soixante-dix sudètes ont pris d’assaut les édifices publics à Wernstagt; ils sc sont emparés de la personne du maître de poste qui a finalement été délivré par les soldats.On a fait feu sur les gendarmes à Hennersdorf, Les soldats se sont portés à leurs secours et ont arrêtés 14 hommes des troupes d’assauts sudètes.Le poste de radio de Melnicker a annoncé que des éléments irresponsables dans les syndicats aile-1 tnands s’efforçaient de fomenter des grèves.Deux des principaux organismes syndicalistes des so-cial-clémocrales ont demandé aux ouvriers de ne pas faire la grève à un moment où le gouvernement s’efforce de combattre le chômage.La Croix-Rouge est venue en aide à quelque 3,000 personnes qui se sont réfugiées des régions allemandes à Prague.Nombre de gens de res mêmes régions ont passé la frontière et se sont réfugiés en Allemagne.Un jeune marchand juif de Karlsbad, réfugié à Prague, s’est ouvert les veines et s’est ensuite jeté de la fenêtre de son hôtel, La bourse de Prague qui avait dégringolé s’est un peu remise hier à la nouvelle de la visite de M.Chamberlain à Berrhlcsgaden.Inquiétude à Londres Londres, 16.(S.P.C.) A Lon-t .j!-uuuieni.vu i.m wv,j , dies, plusieurs commencent à voir Tou» ce que je rapporte est desti- f industriel du problème Ces noir P°ur cc.(iui cst.^ con' ne a une discussion avec mes col- K ____• ference du premier ministre Cham- Chules Niagara, 16.(S.P.C.) Le ('.ongrcs des métiers et du travail a adopté une résolution demandant que le Parlement se réunisse sans tarder afin de tracer la politique que le Canada suivrait si une guerre européenne éclatait.11 a ajouté celle résolution à une autre dont voici la des troupes nazistes.substance: nous prions le gouver-drapeau britannique, j peinent de coopérer avec les autres jiays pacifiques du inonde à la (irise de tonte mesure jugée nécessaire pour la destruction du régime de terreur qu’imposent les dictateurs nazisle et fasciste, ce qui écartera la menace d’anarchie internationale et ramènera la paix à l'humanité.J,a résolution relative cation du Parlemen une qui demandait de ne pas faire participer le Canada à une guerre sans qu'il y ait eu un plébiscite sur la question de la participation.Plusieurs délégués ont dit qu’il lègues", dit Chamberlain.Londres, 16 (A.P.).- -Hier ajirès-midi, a déclaré le premier ministre Chamberlain, à l'aéroport d’Heston, j'ai eu un long entretien avec M.Hitler.Ce fut franc, mais amical, .le préparatifs toutefois sont d'inspiration canadienne et n'ont rien ô voir à la politique extérieure du gauver- j nement.fait escale 20 minutes à Cologne cet après-midi.1,’avion a atterri à 50 (?) heures 50 à Alonl- Les troupes d’assaut du chef sudète Frogue o décidé de les dissoudre — Ordre de se départir des ormes et des munitions d’ici 24 heures Cologne.16 (SPC-Havas) — Le,., „ , .premier ministre Chamberlain a ! al1.l,n mouvement qui arrête Hit - - pv.i Coloime 1er • L un deux a propose de ’ chercher l’appui des ouvriers de l'Allemagne, de l’Italie cl du .lapon pour prévenir la guerre.357.50 milles à l'heure Bonneville.Utah, 16 (AP) I,\ capitaine George Eyston a établi un nouveau record de vitesse en automobile avec une vélocité de 357.50 milles à l’heure, battant ainsi le record établi hier par .lohn Cobb.qui avait atteint 350.20 à l’heure.Demain matin, à 11 h.Le gouvernement de la province de Bohême vient d'ordonner à tous les habitants de 63 districts de remettre les arjnrs et les munitions qu’ils peuvent avoir en leur possession dans un délai de 24 heures.Ceux qui ne se conformeraient pas a cet ordre sont jaassiblrs d'une peine d’un mois à cinq ans de prison.Prague, 16 (A.P.) — On apprend1 mjourd'hui de bonne source que1 e gouvernement tchécoslovaque a | lécidé de dissoudre les troupes Tassant du chef sudète Conrad Henlein qui s’est réfugié en Allemagne en apprenant qu'on devait ’arrêter pour trahison.Le premier ministre Hodza et ses collègues du cabinel auraient approuvé les mesures préliminaires à la dissolution des troupes d'assaut, mais le décret de dissolution même ne sciait pas encore prêt.Les membres du corps que Henlein avait organisé sous le nom de Kreiwilligrr Schutzdienst ou Service volontaire de Protection portent l’uniforme.Bénédiction d'une croix ou cimetière Avant la cérémonie annuelle qui sc déroulera dimanche prochain au cimetière de la Côte des Neiges, Son Exc.Mgr Deschamps, évêque auxiliaire de Montréal, bénira au rond-point situé à l’entrée du cimetière une grande croix de 40 pieds de hauteur, nouvellement érigée à cet endroit.M.Louis Rouhier, P.S.S., curé de Notre-Dame, prononcera une brève allocution.Cette cérémonie de la bénédiction de la croix aura lieu à 2 h.45.(Au moment d’aller sous presse) Londres.16 (SPC-Havas) — Dès l’arrivée de M.Chamberlain, le cabinel a été convoqué pour 11 heures demain matin.Cinq ans de pénitencier pour Cuttle William Cuttle, sans domicile connu, a clé condamné ce matin par le juge Alarin à 5 ans de péni-iencier pour un vo) à main armée commis sur la personne de M.Lu-rien Lebeau, employé de la Compagnie des tramways.Ce vol a été commis le 5 septembre dernier alors que M Lebeau était en service sur un solotram.ant m cnn de nous deux comprend tout à fait ce que l’autre |)ense.Vous ne vous attendez jias.cela va de soi, a ce que je jiarle maintenant du résultat qu’aura l’entretien.Tout ce que j'apporte est destiné à une discus sion avec mes collègues, ,1e vous conseillerais de ne pas vous hâte:' d’accejiter les informations autorisées.au sujet de l’entretien.Ce soir je discuterai l’entretien avec mes e a la convo* j collègues et avec d’autres notant-en remplace j mppi |oi-,| Runciman.Plus tard, j»eul-être dans quelques jours, j’aurai un autre entretien avec M.Hitler.Mais il m’a dit .(C.P > __ Le Congrès des métiers et du travail a rejeté hier, après un bret débat, des résolutions pour former un parti politique, et pour donner le status unioniste aux chômeurs.Le débat le plus important s’est déroulé autour de la C.I.fi.Le congrès a adopté une résolution préparée par le comité des résolutions, après des heures de discussion, pour déclarer que les travailleurs doivent rester unis, et que la porte reste ouverte pour entente entre VAmerican federation of Labor el la C.I.O.Le congrès donne en même temps au comité exécutif les pouvoirs nécessaires pour continuer ses efforts de mediation entre les deux grands organismes ouvriers rivaux des Etats-Unis.M.Elmer Roper, d’Edmonton, a proposé que les ouvriers forment un parti politique indépendant.M.Richard Steel, de Toronto, dit que le manque de coordination dans l’action politique dans le pays affaiblissait le travail du congrès.‘‘L’alliance Diiplessis-Hepburn, dit il, a clairement démontré que les intérêts financiers du pays traversent les lignes de parti, en face du réveil des travailleurs, et qu’ils ont jugé bon -Polytechnique de se rendre en France immédiatement après le cours classique: ils auraient trois ans de préparation à faire avant de pouvoir entrer à Polytechnique où le cours est de deux ans, ce qui équivaudrait comme durée aux cinq années du cours de notre Ecole polytechnique de Montréal.!*> concours ' d’admission à l’Ecole polytechnique n’est pas facile à passer, nous dit-il, mais ceux qui échoueraient n’auraient pas perdu leur temps car ils pourraient facilirnent se faire admettre à la Centrale ou à l’Ecole des Mines pour y terminer leurs études de génie.Les années de préparation pourraient se faire au Collège Sle-Gencviève à Versailles, un internat que dirigent les BR.PP.Jésuites, ou encore au Collège Stanislas à Paris.M.Bouchaud, qui est lui-mè me un ancien de Ste-Geneviève, en lient pour le collège de Versailles qui est installé en pleine campagne et non pas au coeur de Paris.Faits divers Mère affreusement battue Sainte-Sophie de Lévrard, 16 ffe des Trois-Rivieres était représentée par S.E.Mgr Altred-Odi* t«fl C«/nt©(* *t !• mitf* Atehe* Pitt, XI, doivent s'ajuster aux condi- | , , , , lions aux besoins, aux traditions i va'p»'fW» u,î .b,°" d« “ment au de Chaque payL Ponl Rockflt*l(i’ a Lachine- rrois Celte lacune, le R.P.Archam-_____________________________________________ bault vient de la combler.Titu- ' laire depuis plusieurs années de la chaire d’Action catholique à l’Uni- j versite Laval il nous donne en un volume de 160 pages la substance de son enseignement.S.Ern.le cardinal Villeneuve, O.M.L, en souhaitant a cet ouvrage “une large diffusion".Fa appelé "le Manuel de chez nous”, et S.Exc.Mgr Gauthier le recommande au clergé et aux fidèles parce qu’ “ils trouveront dans ces pages, sur un sujel qui doil préoccuper prêtres et laïcs, le- précisions et les éclaircissements utiles”.Ce volume, publié par l’Ecole Sociale Populaire de Montréal, sc vend .’>0 sous l’exemplaire au Service de Librairie du Devoir, 430 Notre-Dame est, Montréal, - N Nommez Votre Scotch QUELQUES FRANCHES EXPLICATIONS SUR LES PROFITS DES BANQUES mw sort Un demi pour cent par an de l’actif total ne constitue pas grande marge de bénéfice pour Une entreprise, qu'elle collective ou individuelle.C'est pourtant tout ce que gagnent les banques à charte do Canada.I Les banques allouent des intérêts aux dépôts d’épargne personnels.Elles comptent des intérêts sur les prêts, La différence n'est pas tout profit.Loin de là, et voici pourquoi: (a) Il en coûte de.l’argent pour exploiter une banque.(b) Les réserves liquides des banques ne rapportent rien.(e) Les banques doivent se constitner des fonds de prévoyance en vue de pertes éventuelles- (d) Une grande partie de l'actif des banques ne rapporta que des profits minimes.Las banques canadiennes utilisent les services de plus de 25,000 personnes.Au cours des dix dernières années, les banques d charte du Canada ont versé en traitements et salaires quelque $376,000,000, ce qui est autant de pouvoir d'achat réparti dans tout le pays.années, les en impôts Pendant ces dix banques ont payé $40,831,930 aux municipalités, $14,429,320 aux provinces et $24,027,324 au Gonvemement fédéral, soit un total de $79,-288,574.Les bamjucs ont d’ailleurs d’autres frais: loyers, papeterie et impressions, éélairage, eau et combustible, contributions aux fonds de pension du personne! et versements aux compagnies qui émettent des polices d’assurance collective sur la vie des employés.L'amortissement des immeubles absorbe, chaque année, une somme importante.Tout ce qu’une banque est appelée à payer—impôts, salaires ou autres frais—ne peut être prélevé que sur ses ressources et doit être réglé en espèces.Elle ne saurait s'acquitter en recourant à la magie.La banque ne présente pas uniquement de beaux côtés.Elle comporte aussi des ombres.Les banques doivent toujours être en mesure de payer en totalité leurs créanciers, déposants et porteurs de billets; mais elles ne peuvent pas toujours recouvrer en totalité le, montant de leurs créances.Elfes subissent des pertes, inévitablement; aussi sont-elles tenues de mettre de côté des sommes importantes, afin d’y faire face.Une banque doit toujours maintenir son actif dans un état de liquidité qui lui permette de vous rembourser votre dépôt au moment où vous jugez à propos de le retirer.J,a loi exige que les banque» à charte tiennent en dépôt à la Banque du Canada ou gardent en billets de la Banque du Canada l’équivalent de cinq pour cent des fonds de leurs déposants mais, dans la pratique, elles conservent toujours à peu près le double de ce pour-centage.Or les dépôts à la Banque du Canada et les billets celle-ci* 1^*b prêts bancaires ordinaires, dont la somme s'élevait en moyenne à $1,342,000,000 en 1929, ne se chiffraient plus qa« par $731,000,000 en 1937.Lorsque l’activité économique ralentit ou que les prix fléchissent, les hommes d’affaires restreignent leurs emprunts.Il leur faut moins d'argent pour effectuer un même volume d’affaires.Une opération portant sor 100,* 000 boisseaux de blé exige $150,000 lorsque le blé est à $1.50, mais elle ne demande plus que $100,000 si le prix tombe à $1.Quand la demande des prêta ordinaires se contracte, l'argent, au lien de dormir dans les banques, s’emploie en fonds d’Etat, qui rapportent beaucoup moins.Il est bien évident que les banquiers aimeraient mieux faire des prêts commerciaux.L’argent placé en obligation» du Gouvernement constitue toutefois un prêt, pour les fins de l’Etat, tout comme un prêt à un cultivateur est un créait mis à sa disposition.Les prêts et les placements des banques for-maient en moyenne, en 1937, une somme de $2.158,000,000; en 1929, ils s'établissaient à $1,841,000,000.Ainsi, en 1937, le crédit bancaire au Canada excédait de $317,000.000 les chiffres de 1929, année d’emballemcnL Il en était de même de Far- Î;ent.Au mois d’octobre 1937, es billets de banque entre les mains du jfublic formaient uns somme supérieure de $ 1-7,000,-000 au total d’octobre 1929.Quelques mots, maintenant, à propos de dividendes.La loi sur la banque fixe à $100 la valeur nominale des actions de banque.Les actionnaires ont payé aux banques, à l’émission, un prix moyen de $165 par action.l)c cette somme.de celle-ci* ne rapportent pas j]00'ont é|(; né6 au cotnptf, d interets aux banques a charte.ilal et $63l ont été versés à Il leur est en outre nécessaire |a réserve, d'affecter une somme importante à des placements à court terme rapidement réalisables.[e rendement de ccs titres est faible, d'abord à cause du caractère même des bons du Trésor et autres valeurs à courte échéance, ensuite parce que les banques, qui n’ont le monopole ni de l’argent ni du crédit, subissent la concurrence de nombreuses entreprises industrielles qui engagent leurs réserves liquides dans des placements de ce genre.Les profits des banques proviennent, dans une très large mesure, des prêts; mais une banque ne peut prêter que lorsqu'il se trouve un client disposé à emprunter.Pendant nombre ^’années des bénéfices non repartis, s élevant aujourd’hui "à $34 par action, ont été laissés dans Veutreprâs t»ar les actionnaires et ajoutés à a réserve, pour la plus grands sécurité des déposants et des porteurs de billets.Le placement des actionnaires des banques à charte du Canada s'élève donc maintenant à $19Q par action, en moyenne.Par conséquent, un dividende de R pour cent, par exemple, sur un titre d'une valeur nominale de $100 n’est, en fait, que légèrement supérieur à un rendement de 4 pour cent sur l’argent que Factionnaire a.en réalité, placé ou laissé à la banque.LES BANQUES A CHARTE |)U CANADA Le gérant de lo succursale de.votre Imalilé sera heureux ri* causer de la Italique avec tous.Il répondra ater plaisir d vo» questions, en s'inspirant de sa propre expérience, le prochain article de cette série paraîtra dans ce journal.Attendes.le. fOLUME XXIX — No Z\5 LE DEVOIR, MONTREAL/ VENDREDI 16 SEPTEMBRE Î938 7 La Commission Montpetit aux Trois-Rivières Les secours directs au fédéral et Tassistance publique au provincial — La question des droits successoraux — Une taxe spéciale pour l'école — Imposer aux automobilistes une partie de la taxe de voirie que portent les petits propriétaires — Que les locataires paient leur part du coût de l'assistance publique — Le budget municipal — L'impôt élevé sur la petite propriété entrave la construction, l'hygiène et l'urbanisme Les Trois-Rivières, 16 (D.N.C.).— Les cités des Trois-Rivières, du Cap-de-la-Madeleine et de Grand’Mè-re et quelques-uns de nos principaux corps publics demandent unanimement au gouvernement provincial des changements radicaux dans l’assiette des impôts.Ils ont formule cette demande hier dans les mémoires uu’ils ont présentés à la .Commission de revision des impôts, siégeant au Palais de Justice sous la présidence de M.Edouard Monlpe-tit.Il s’agirait surtout de délester “la petite propriété” d’une partie des impôts qui reposent presque entièrement sur elle et de faire une “plus juste” répartition des taxes mobilières et immobilières.Les suggestions portent tout autant sur les taxes scolaires que sur les taxes municipales, et aussi sur d’autres séries d’impôts ayant trait aux oeuvres sociales comme le secours direct et l’assistance publique, èt aux utilités, comme la Voirie.Notons, en particulier, que la question des droits successoraux a été soulevée par le Jeune Commerce et que le président Montpetit a promis au nom du gouvernement de l’étudier avant longtemps.Les “petits propriétaires” sont grevés de taxes.La question n’est pas neuve, mais elle sc fait de plus en plus cuisante chaque jour.Elle a pris la majeure partie des quelques heures où nos corps publics ont discuté avec les commissaires, hier midi.La cité des Trois-Rivières, que représentait Me Arthur Béliveau, son greffier, veut confier les secours directs au fédéral, l’assistance publique au provincial, etc.M.le commandeur J.-A.Trudel, qui représentait la Comimssion scolaire.a dit qu’une taxe spéciale pour l’école serait vue d’un très bon oeil par la grande majorité de notre population.La Ligue des Propriétaires, repré.sentée par Me Léon Méthct, a suggéré d’établir un mode d’évaluation uniforme dans la province, d’ôter une partie des taxés de la Voirie aux “petits propriétaires”, pour donner aux automobilistes le lot qui leur en revient et de faire reposer les frais de l’assistance publique sur les locataires comme sur les propriétaires.Grand’Mère, par son maire, M.J.O.-H.Ricard, demande que la taxe porte sur les revenus des propriétés et non sur la propriété elle meme.M.le maire Raoul Rocheleau, du Cap-de-la-Madeleine, souhaite que le gouvernement provincial fasse des fois telles que les villes soient en mesure d’obtenir l’argent des impôts municipaux sans avoir besoin d’aller quémander des faveurs de Québec pour triompher des intempéries de leur budget.Entre autres choses, le Jeune Commerce trouve que l’impôt sur la petite propriété est si élevé qu’il en trave l’industrie de la construction, l’hygiène et l’urbanisme.Et comme chacun tire la couverte de son côté, la Ligue des Locataires, par son porte-parole, Me Hormisdas Gariépy, se plaint des termes “exorbitants'’ des loyers et du trop grand nombre de taudis.M.Montpetit avait à ses côtés les commissaires Larue et MacDonald.Me Albert Paquin, avocat trifluvien, agissait comme secrétaire de la Commission.Au début de la séance, M.Wilfrid Gariépy, député fédéral, souhaita la bienvenue aux commissaires et félicita le gouvernement provincial d’avoir nommé des hommes aussi compétents pour s’occuper du très complexe problème des impôts.Il est assuré que la population de la province, celle das Trois-Rivières en particulier, profitera énormément du travail de M.Montpetit et de ses collègues.Au Calvaire d'Oka LE 198e PELERINAGE ANNUEL Oka, 14 (Par coiirrier).— Mercredi le 14 septembre a eu lieu à Oka la traditionnelle fête du Calvaire.A cette cérémonie ont pris part plus de 3,000 pèlerins venus de toutes les paroisses des environs, et même de certaines paroisses fort éloignées, le curé en tête, pour un certain nombre.Une messe d d’abord été célébrée à 9 heures en l’église paroissiale, par M.le chanoine Jean-Baptiste Nadeau, curé de Saint-Pierre de Sorel.Les entants du couvent des religieuses de la Congrégation se sont fait remarquer par la délicatesse d’exécution de leur chant.Vers 10 h.30, les pèlerins se réunissaient sous les pins, au pied de la rnonlagne, devant la grande croix de bois, pour y commencer le traditionnel chemin de croix, prêché celle année, par M.Jean-Baptiste Desrosiers, P.S.S., professeur au Grand Séminaire de Montréal, à l’Institut Pie XI, et à l’Université Laval de Québec.C’est la 198e année qu’a lieu cette cérémonie si simple et si touchante à la fois.C’est en 1740 en effet, que le missionnaire du^ Lac des Deux-Montagnes, aujourd’hui paroisse d’Oka, François Picquet, fit construire dans le flanc et sur le sommet de la montagne sept édicules de pierre qui furent ornés de tableaux de la Passion.C’est devant ces mêmes chapelles rustiques qui ont toujours conservé leur naïve simplicité, et dans la même nature sauvage, que se pressent encore, et avec le même esprit de foi, les pèlerins d’aujourd’hui.Comme par les années passées, une seconde cérémonie semblable à la première aura lieu dimanche prochain, le 18.à 1 h.de l’après-midi (heure solaire), pour ceux que leurs occupations ont retenus le jour-même de la fêle.Adoration nocturne de Montréal Les Adorateurs nocturnes sont priés In de se grouper au calvaire du cimetière de la Côte des Neiges pour 3 h.p.m., le 18 courant; 2o le même jour et à la môme heure, un détachement devra se rendre à la chapelle de la Réparation, au pèle-'inage annuel.Hull recevra dimanche le chef de TA.L.N.Me Paul Gouin, chef fondateur de l’Action libérale nationale, qui, depuis le congrès le Sorel, a pris un contact direct, au cours de deux assemblées régionales, avec la population des Cantons de l’Est, le dimanche 21 août à Asbestos, comté de Richmond, et celle de la région de Québec, dimanche dernier à Beauport, Québec-Comté, a bien voulu accepter l’invitation qui lui a été faite par les électeurs du dis-trief de Huit d’aller leur adresser, la parole, dimanche après-midi prochain, dans la ville même de Hull.L’àssemblée sera ouverte à 3 heures (heure avancée) de l’après-midi, salle de l’hôte] de ville, et présidée par M.Alphonse Moussette, maire de la ville.Celle assemblée est convoquée pour tous les comtés avoisinants, notamment, outre Hull, ceux de Papineau, Gatineau et Pontiac.Les noms des orateurs qui accompagneront M.Gouin, sont les suivants: M.Jean Martineau, M.Philippe Ferland.M.Hercule Riron, cultivateur de Wakefield, et M.Fernand Boisseau.Il va sans dire que le chef de PA.L.N.exposera dimanche prochain les grandes lignes de son programme tel que mis à jour au congrès de Sorel.' (Comm.) M.Bray répond à M.Bonnier Lecfievln de Sf-Henri dit que l'emplacement du tunnel projeté sous le canal Lachine, à la rue de l'Eglise, sera beaucoup plus coûteux, qu'à la rue Briand — Pourquoi le tunnel n'a pas été construit à ce dernier endroit Cinéma et Télévision Nouvelles et commentaires DU HOUVÜUf GIN Gcytinj- ORANGE LIQUEUR Service aéropostal M.George Herring, surinlendant en chef du service des postes terrestre et aérienne du ministère des Postes à Ottawa, annonce f i.service postal aérien régulier entre Winnipeg ci Vancouver, Lethbridge et Edmonton et entre Régi.a et North Battleford, à partir du 1er octobre prochain.Sur la roule Régina-North Battleford, le service sera assuré par les avions des Prairies Airways, niais entre Winnipeg et la côte du Pacifique et jusqu’à Edmonton, les sacs de courrier seront transportés par les avions de Trans Canada Air Unes.Le ministère des Postes annonce que le tarif postal aérien sera de six sous pour la première once, dans les frontières du Canada et du Canada à la Grande-Bretagne et à l’Irlande, et de cinq sous par once ad-ditionnelle.Le tarif des Etats-Unis sera de six sous l’once.L’enregistrement et la livraison par exprès exigeront naturellement un supplément.Dès lundi prochain le 19 septembre les Canadian National Express assureront le transport des colis par avion de Winnipeg à Vancouver.I.’organisation des aéroports des Trans Canada Air Lines se poursuit rapidement et de nombreux travaux importants seront terminés à la fin de ce mois.OISTIlLt ET EMBOUTEILLE AU CANADA Mo».' *1.90 ao.^2.85 Le cardinal Salotti nommé à la Sacrée Congrégation Cité Vaticane, 16 (CP) — Sa Sainteté Pie XI a nommé le cardinal Carlo Saint to, préfet de la Sacrée Congrégation, en remplacement du cardinal Camilo Laurent!, décédée le 6 septembre dernier.Si vous voyagez.jdressei-vout au StRVICE DES VOYAGES.LE “DEVOIR ”.Bille fs émii pour fout let payt au fard des compagnie* de paquebots, chamint da far, aufobu», autai bbfelt, ateurancea bagages et accidents.chèques de voyages, passeports otc.Téléphonom; BElair 3361 * M.Allan Bray, échevin du quartier Saint-Henri, a tenu une assemblée hier soir, dans la salle du collège St-Henri, pour répondre aux attaques de son collègue, M.Arsène Bonnier, député fédéral, et échevin du quartier St-Paul.Une foule considérable s’était entassée dans la salle pour entendre M.Bray.M.Bray rappelle que M.Bonnier n’était rien du tout dans la vie politique de Montréal, lorsque l’administration Houde-Bray a fait construire le tunnel de Wellington, sous le canal Lachine.La même administration avait obtenu les fonds nécessaires pour construire un autre tunnel à la rue Briand.Mais, dans le temps, un groupe de citoyens qui voulaient Ije tunnel à la rue de l’Eglise s’est opposé au projet.L’administration municipale a alors fait faire des enquêtes par deux groupes d'ingénieurs, et chaque fois les ingénieurs ont opté pour Je projet à la rue Briand, parce que beaucoup moins coûteux, tant pour la nature du sous-sol que pour le coût des expropriations.L’administration municipale du temps aurait quand même exécuté le projet, mais à la session de la législature, des députés ministériels du temps ont fait passer une loi qui décrète que si le tunnel en question devait être construit, on ne pouvait le construire ailleurs qu’à la rue Church.M.Bray dit que la construction du tunnel à ce dernier endroit entraînera des dépenses d’expropriation ruineuse.M.Bray parle ensuite des voies ferroviaires élevées et qu’à partir de 1929, il avait combattu le projet, mais sans succès.On veut un tunnel rue Notre-Dame, pour le chemin de fer et fermer des rues, sous prétexte que ça va employer beaucoup de monde et mettre fin au chômage dans une certaine mesure.En réalité, il n’y aura pas plus que 50 hommes qui travailleront, et encore on emploiera des pelles mécaniques pour la consolation des chômeurs qui les regarderont faire.Quand à l’autre tunnel sous le canal, M.Bray dit que dans une motion qu’il a présentée lui-même le 30 mai dernier, il l’a réclamé.Il conseille à M.Bonnier de faire construire son tunnel, au lieu de tenir des assemblées nour expliquer aux gens pourquoi on ne le construit pas.Offices de l'Eglise LE DIMANCHE 18 SEPTEMBRE XVe Dim.après la Pentecôte, Se-midouble (vert).Messe: Inclina, avec Gl.et Cr.; 2e or.de saint Joseph de Cupertino G., 3e m.: (dans les dioc.de Montréal, Valleyfield, Joliette et St-Jean-de-Québec, 2e or.de saint Joseph de Cupertino C., 3e de l’Oct.du Saint Nom de Marie, 4e ni.); préface de la Trinité.— Aux Vêpres du dim.mém.des SS.Janvier.(Ev.) et comp.Mm.(I Vp.) et de saint Joseph de Cupertino C.(II Vp.) : (dans les dioc.de Montréal, Valleyfield, Joliette et Saint-Jean-de-Québec: aux Vêpres du dim.doxologie de la Ste Vierge (Qui nalus es), à la fin de l’hymne, mém.lo de l’Oct.du S.Nom de Marie (I Vp.).2e des Ss.Janvier (Ev.) et comp.Mm.(1 Vp.), 3e de saint Joseph de Cupertino C.(Il Vp.).Ou bien: Une Messe lue ou chantée libre de la Solennité extérieure de N.-D.des Sept-Douleurs.double 2 cl.(blanc).Messe: Stahant au 15, avec Gl.el Cr.; 2e or.du dim., 3e de saint Joseph de Cupertino C.seulement; prose Stabat; préface de la Ste Vierge; dernier Ev.du dim.— Aux 11 Vêpres chantées mém.lo des Ss.Janvier (Ev.) et comp.Mm.(I Vp.), 2e du dim., 3e de saint Joseph de Cupertino C.(II Vp.) [dans les dioc.de M.V., J.et S.-J.de Québec.Aux II Vêpres chantées, mém.lo du dim., 2e ries Ss.Janvier (Ev.) et comp.Mm.(I Vp.), 3e de saint Joseph de Cupertino C.(I Vp.).Ou bien : pour les diocèses de Montréal, de Valleyfield, de Joliette el de Saint-Jean-de-Quéhec seulement: Une Messe lue ou chantée libre de la Solennité extérieure du Saint Nom de Marie, double 1 cl.(blanc).Messe: Vullum, au 12.avec Gl.et Cr.; si la Messe est lue, 2e or.du dim., 3e de saint Joseph de Cupertino C.seulement; si la Messe est chantée, 2e or.du dim.seulement; préface de la Sic Vierge; dernier Ev.du dim.—Aux II Vêpres chantées mém.seulement du dim.et des Ss.Janvier (Ev.) et comp.Mm.(ï Vp.).AU PRONE Aujourd’hui, à Montréal, pèlerinage pour les morts au cimetière de la Côte des Neiges: (dans les paroisses de campagne, on peut faire cette cérémonie au cimetière).Mercredi, saint Mathieu, Ap.et Ev.R.104; Mercredi, vendredi et samedi prochains: 4 temp de l’automne: maigre el jeûne, R.103.[Vendredi, dans le dioc.de Valleyfield.14e anniversaire de.la Consécration épiscopale de Son Exc.Mgr Joseph Alfred Langlois, évêque de ce diocèse.].[Aujourd’hui, on fera la collecte, dans le dioc.de Saint-Hyacinthe, pour le Patronage Saint-Vincent de-Paul; dans le dioc.de Joliette, pour l’oeuvre des séminaristes.].Paris et les films Paris, 16 (PC-Havas) — La Rentrée cinématcigraphirjue parisienne a été marquée par la présentation de quatre films nouveaux de genres divers.La Femme du boulanger, mis en scène par Marcel Pagnol, est comme les deux derniers films de ce metteur en scène, l’illustration cinématographique d’une oeuvre du romancier Jean Giono.Il raconte l’histoire villageoise sur un rythme cinématographique assez lent qui se rapproche du Théâtre filmé préconisé par Sacha Guitry.Le rôle de la femme du boulanger a été assumé par Ginette Leclerc, actrice qui jusqu'il présent n’avait joué que des rôles secondaires et conventionnels et qui, à cette occasion, parvient à la vedette.Piste du Sud est un film saharien, d’un genre de plus en plus en vogue.Le metteur en scène Pierre Billon Ta réalisé sur les lieux mêmes où est censée se dérouler l'action; Tirzit, au coeur même du grand désert africain.Piste du Sud voit la rentrée définitive aux studios du populaire acteur Hené Lefèvre, qui les avaient abandonnes depuis quelques années et avait mis à profit cette retraite pour écrire un roman sur l’armée du salut.Paradis de Satan, est également un film d’exotisme colonial, puisque l’action se déroule dans Vile portugaise tropicale de Sao Thome, au large des côtes africaines du golfe de Guinée.Le thème du film, est les aventures d'un jeune ingénieur qui accepte avec passion la misère d’une mission malhonnête, niais se reprend et fait échouer des projets criminels.Enfin Le Joueur es) [’adaptation assez libre du célèbre roman de Dostoicwsky, réalisé par le metteur en scène Ghérard Lamprecht.Il s’est plu à donner au film une atmosphère 1900, de fantaisie, dans le cadre d'une station thermale allemande.I.e dialogue, oeuvre de Bernard 7Ammer, s’attache également à reconstituer le ton d'une conversation futile et mondaine de cette époque.Et l’influence pessimiste de Dostoicwsky entraine l’action vers une fin tragique.Dans l’atmosphère frelatée d’un grand casino inte •national, Alexis, secré-taiire du fastueux général Kirilof, aime Nina, nièce de celui-ci, jeune fille fantasque en meme temps i(ue secrète.Le générai, de son coté, courtise une aventurière "comtesse” Blanche, qui n’est que l'instrument des machinations d’un escroc "baron” Vincent.Surchargé de dettes, le général attend avec impatience la mort tic sa belle-mère afin d’en hèrilcr.Mais la vieille dame le déshérite, vient dans la ville 1 d'eau et perd allègrement toute sa \ fortune au jeu.C'est la catastrophe finale.Pour réaliser cr film, Ghérard Lamprecht a fait appel a une troupe d’acteurs éprouvés.Le rôle fiévreux de l’inquiet et malheureux Alexis, est tenu par Pierre Blanchard, spécialiste depuis Crime et Châtiment, et Les Bas-Fonds de l'interprétation d’un tel personnage, L’hypocrite Nina an charme tyrannique ci acidulé, est incarnée par Suzelte Mais.Viviane Bornant e a interprété le personnage de l’a-venlurière 1900, dans un style qui l’apparente aux réalisations du même genre de Mae West.Le sombre Roger Karl est le général [utile el décavé dont on se joue, et Marcel André, l’inquiétant "baron” Vincent.Enfin, le rôle de la vieille dame autoritaire butée et jacassante, a élè dessiné avec verve, par Berthe Bovy.Un clou du film est en marge de l’action, la reconstitution de Paris au début du siècle avec les fiacres, les réverbères, les chapeaux tie forme, les omnibus à chevaux, réalise grâce à l’habite moulage de fragments, de “documentaires” authentiques, vieux de plus de trente ans.A Arvida Arvida.16—Le concours de jar dins et l’exposition horticole ri’Ar, vida ont eu lieu ces jours derniers.De l’avis de M.A.Jeanneret, expert du département de l'Agriculture de Québec, cette exposition fut la plus belle qui ait été tenue à la “Ville de l'aluminium”, tant par le nombre que par la qualité des exhibits.11 a déclaré aussi qu'Arvida est In ville la plus propre et la plus belle de la province, Lo C.T.C.C.Pour le progrès des cercles d'étude La Confédération des travailleurs catholiques du Canada apportera celle année une attention particulière aux différents cercles d’étude affiliés à la fédération, et aussi à la fondation de nouveaux cercles dans les centres syndicalistes où il n’en existe pas acliiellement.Le congrès, qui vient de se terminer, a adopté plusieurs résolutions à ce propos.Et la C.T.C.C., selon des voeux adoptés par les congressistes, veut surtout suivre les conseils que lui a donnés Son Eminence le cardinal Villeneuve au banquet de dimanche dernier.Le congrès a, en particulier, recommandé à toutes les fédérations, aux conseils centraux et aux syndicats de toutes les parties de la province de s’occuper activement des cercles déjà fondés, de les aider financièrement ou de fonder de nouveaux centres d’études où les ouvriers pourront s’instruire.Il a aussi signalé l’importance qu’il y aurait d’intéresser les ouvriers à lu lerlure en mettant à leur portée une bibliothèque ouvrière.Mais, le congrès ne s’en est pas tenu à ces questions.Il a suggéré l’organisation de semaines sociales dans le genre de relie qui a lieu chaque année à Vaudreuil, D’après une autre résolution, le Bureau confédéral doit aussi bientôt communiquer avec l’Université Laval de Québec pour organiser un cours par correspondance de l’Ecole des Sciences Sociales.Ciné^Biiide Quelques indications sur les films à l'affiche aujourd'hui (Titres et texte enregistrés — Tous droits réservés.Ottawa 1931) Premières "Copitol" THE SPY KING — Film d«spionns«e: Interprètes: Jane Wyman William Hall.Esther Ralston Pour adultes LETTER PRODUCTION — Comédie.Interprètes: Edgar Bergen.Adolphe Menjou.George Murphy.Pour adultes."Cinéma de Paris" LA MORT DU CYGNE - Comédie dramatique.D’après une nouvelle de Paul Morand.Réalisation de Jean Benoit-Lévy Inttrprèt-s: Yvette Chauviré.Ml» Slavenstca, Janine Charrat.Mady Berry, Jean Pérler Production 1937.Durée actuelle.1 h.35.Pour adultes.En un mot 11 s'agit de l'amour d'une petite danseuse de l'Opéra pour l’étoile du corps de ballet de oette même Institution."Orpheum' ARMY GIRL — Mélodrame Interprètes Preston Foster.Madge Evans.James Gleason.Production Republie.Pour tous.BACK STREET — D'après l'oeuvre de Fanny Hurst.Interprètes.Irene Dunne, John Boles et autres.Pour adultes."Polo ce" THE CROWD ROARS — Les tribulations d'un boxeur.Vedette: Robert Taylor, avec Jane Wyman.Maureen O Sullivan, William Gargan.Production MGM.Durée originale, 90 minutes.Pour tou»."Princess" BOY MEETS GIRL — Comédie aatlrlue, qui se déroule dans le milieu des gens de cinéma.Interprétés: Pat ° Lester.Production Warners.Durée Intégrale.85 minutes.Pour adultes.MYSTERY HOUSE — Mélodrame.Ve-lodrame.Vedettes: Dick Purcell.Ann Sheridan.Pour tous."Saint-Denis" LA DAME DE MALACCA - Comédie dramatique.D'après l'oeuvre de F.de Croisset.Réalisation de Marc Allégret.Interprètes: Richard Wlllm.Edwldge Feulllère.Jean Wall.Copeau.Dorzlat.pe-bucourt.Daussmond.Film Régence.Durée actuelle.1 h.35.Pour adultes MONSIEUR BRELOQUE A DISPARU — Comédie.Auteur.Gultton.Réalisation de Robert Péguy.Interprètes: Lucien Ba-roux.Gabrlelle Dorzlat.Marcel Simon.Brochard, Junte Astor.R.Galle.Marguerite Pierry.Films B.A P 1938.Durée actuelle.1 h.25.Pour tou».Reprises "Amherst" PRISON FARM — Mélodrame Interprètes: Shleley Ross, John Howard.Lloyd Nolan.Pour adultes.HOLD THAT KISS — Comédie-bouffe.Interprètes: Dennis O'Keefe.Maureen O'Sullivan.Jesse Ralph.Mickey Rooney.Pour tous."Beaubien" MAYERLING — Drame, Vedette.Char- "Belmont" THE BARONESS AND THE BUTLER — Comédie.Production 20th Centurv-Fox.Vedettes: William Powell.Annabella.Pour nubile averti., ., RASCALS — Comédie musicale.Interprètes: Robert Wilcox.Rochelle Hudeon.lane Withers.Pour adultes."Cartier" VIVACIOUS LADY — Comédie sociale.Interprètes: Ginger Rogers.James Stewart.Charles Coburn.James Ellison.Pour adultes.BLIND ALIBI — Mélodrame.Interprètes: Frances Mercer Richard Dix, Eduardl Clannelll.Pour tous."Chateau" LA CITADELLE DU SILENCE — Film d’aventures.Interprètes: Annabella.Pierre Renoir.Bernard Lanceret.Le Vlgan, Larouev.Pauline Carton Pour tous.TROIS JOURS DE PERM.— Vaudeville militaire Interprètes: André Berley, Alice Tissot.Dolly Davis.Max Lerel.Jacqueline Daix.Jean Dumontier.Claire Gérard.Pour adultes."Corona" GOLD DIGGERS IN PARIS.— Oomédie musicale.Interprétée Rudy Vallée.Rosemary Lane, Hugh Herbert, Allen Jenkins.Pour adultes PRISON FARM — Voir Amherst."Dominion" MAD ABOUT MUSIC — Comédie musicale Vedette: Deanna Durbin.Pour tou».ROMANCE ON THE RUN — Mélodrame.Production Republic.Interprètes: Patricia Ellis.Grace Bradley.Edward Brophey.William Demarest.Pour adultes.'Empress' TEST PILOT — Histoire d'aviation Vedettes Clark Gable.Mvrna Loy.Pour adultes.BORDER G-MAN — Film d'aventure» dans le décor de l'Ouest américain et des garçons vachers.Interprètes; George O'Brien, Rita LeRov.Hugh Sothem, Robby Burns.Pour tous."Fronçais" THE TOY WIFE — Film d'époque.Interprètes: Luise Rainer.Robert Young Barbara O'Netl.H.B.Warner.Pour adul- UBIG TOWN GIRL — Mélodrame.Interprètes: Claire Trevor.Donald Woods.Pour tous."Granodo" HOLIDAY — Comédie sociale Interprètes: Katherine Hepburn.Lew Ayrea.Doris Nolan.Pour tous.LITTLE MISS ROUGHNECK — Comédie, Interprètes: Edith Fellows, Leo Carrillo.Pour tous."Imperial" RAGE OF PARIS — Comédie.Interprètes: Danielle Darrleux.Douglas Fairbanks jr.Helen Broderick.Mlscha Auer, Louis Hayward, Charles Coleman.Four public averti KING OK THE NEWSBOY — Film qui se déroule dans le milieu Journalistique.Interprètes: Lew Ayres.Helen Mack.Victor Varconl.Sheila Bromley.Alice White.Pour adultes."Lavol" JERICHO — Comédie musicale.Avec Paul Robeson.Maisonneuve" DOUBLE CRIME SUR LA LIGNE MAGINOT — Film d'espionnage militaire dana le décor de la ligne de défense française sur la frontière allemande.Interprètes; Victor Francen, Vera Korene, Pour tou»."Monklond" JOSETTE.— Comédie Interprète»: Simone Simon.Don Ameche.Robert Young.Pour adultes.Mr.MOTO’S GAMBLE — Film policier.Vedette: Peter Lorre.Pour tous."Mount-Royal" KENTUCKY MOONSHINE — Comédie- bouffe.Interprète*: Les frère» Ritz.Pour adultes.ISLAND IN THE SKY — Film policier.Interprètes; Gloria Stuart.Michael Whalen.Pour adultes."Outremont" Même programme que r'Empre»»' "Papineau" Même programme que le Granada."Plozo" Dr RYTHM — Comédie musicale.Interprètes.Bing Crosby.Marv Carlisle.Andy Devine.Rufe Davis.Pour adultes."Regent" VIENT PE PARAITRE La Revanche de Maria Chapdelaine Par Louvigny de”MONTIGNY Volume du plus de 200 pages, format bibliothèque.Au comptoir ou par la poste.$1.00.SERVICE DE LIBRAIRIE PU DEVOIR YOU AND ME — Drame — Production Paramount.Interprètes: Sylvia Svdne, George ’laft.Roscoe Karns.Vera Gordon.Pour adultes.TROPIC HOLIDAY — Comédie musicale Vedettes: Rav Mllland, Dorothy La-mour.Martha Rave.B Burn».Pour tous."Riolto" KIDNAPPED — Diame autour d’un héritage Intérprêtea: Warner Baxter, Freddie Bartholomew.Arleen Whelan.Pour tou».• "Rivoli" BLOCKADE — Film à tendance propagandiste en faveur de* combattants loyaliste» de l'Espagne Pour public averti."Rosemount" Mébe programme que le Mont-Royal."Seville" BLOCK DA LE Voir Rivoli HOLD THAT KISS — Voir Amhcrrt, r Est-ce la guerre ?Aurons-nous la guerre demain?Telle est la question que se posent des millions d’hommes et à laquelle Hitler, dans son discours de Nuremberg, n’a pas osé répondre.Qui de nous se souciait de l'existence même des Sudètes avant qu'un nationalisme outrancier eût jeté dans la marmite internationale — au feu depuis vingt ans, celle-ci finira bien, un jour, par éclater — les folles revendications allemandes?Du moins, les événements de ces temps troublés nous incitent-ils, malgré nous, à apprendre, dans ses moindres détails, la géographie.Nul n’ignore plus que l’Ethiopie, qui a pour capitale Addis Abéba, est une terre africaine et nous avons tous les jours l’occasion d’enrichir notre vocabulaire de plusieurs noms de provinces et de villes espagnoles.A l’école la leçon coûtait moins cher sans doute.Justement à cause de cela, nous y portions une attention distraite.Sous la menace, les j mots se gravent plus profondément dans les mémoires.Le Führer, coud me le Duce, est un terrible pédagogue.Il est permis de ne pas aimer les dictateurs, mais on conviendra qu’ils ont trouvé la vraie formule j pour faire marcher leurs nationaux.Mussolini apparaît sur un balron, Hitler parle devant le micro et c’est une histérie collective qui se manifeste.Les idées qu'ils préconisent sont acceptées sans l'ombre d'examen.Tant mieux si elles sont bonnes, tant pis si elles sont mauvaises.Le reste du monde en est secoué, sinon subjugué.Nous assistons donc au spectacle d’une Europe et même d’une Amérique hantées par l'idée de la guerre.Guerre offensive, guerre défensive, qu’importe aux marchands de canons! Guerre horrible en tout cas, vers laquelle, avant le sang.Tor est drainé.Si c’est là l’aboutissement d’une civilisation dont nous étions fiers au même titre que les sujets de César de leur “civis romanus sum”, reconnaissons que le jeu n’en vaut guère la chandelle et qu’il était peut-être préférable de vivre à l'époque des barbares, quand l’arc, la hache et le bélier étaient les seules armes avec lesquelles on assiégeait les villes.Au moins, cela gre-vait-il moins les budgets que la construction des dreadnoughts et des avions militaires et les populations civiles ne vivaient pas alors sous la crainte constante d'un bombardement aérien.Quelle mouche nous a donc piqués, de quel microbe portons-nous le germe pour que cette science que nous avons eu tant de peine à amasser soit dirigée vers un même but de destruction?Ces dictateurs, qui n’ont qu’à ouvrir la bouche pour être acclamé», que ne prêchent-ils la lutte aux ennemis naturels de l’humanité qui sont les maladies?Ces milliards que nous transformons en fusils, en mitrailleuses, en canom\ que ne servent-ils à de pauvres savants qui, dans le calme du laboratoire, cherchent les moyens de préserver, de prolonger l'existence humaine.En dépit des nuages sombres accumulés, détournons-nous un instant des oeuvres de guerre et considérons ce que les peuples, délivrés de leur présent cauchemar, pourraient, avec des budgets cent fois plus modestes, édifier de solide et de bienfaisant.Représèntons-nous une croisade générale contre le cancer, contre la tuberculose, dans laquelle entreraient des volontaires et des conscrits de tous les âges.L'état-major existe: il a besoin seu-leinent qu’on l'appuie.Grand rêve humanitaire, dites-vous en hochant la tète: l’Europe a bien d’a très chats à fouetter.Alors, laissons faire l’Europe.Puisque nous ne tenons pas à nous battre pour ou cont-e les Sudètes et puisque, d’autr part, nous avons des energies inemployées, tentons de le réaliser chez nous, ce rêve.Le comité provincial de défense contre la tubercu'^^ nous tend la main.Donnons-lui la nôtre.Travaillons de concert à enrayer l’épidémie de la peste blanche.Gar-nos nos fils, gardons-les sains, vigoureux pour les lâches pacifiques de demain.(Communiqué dn comilé provincial Je défense contre la tuberculo- se)._ Avex-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de Librairie du DEVOIR, 430 rue Notre-Dame (est), Montréal.TARIF dec annonces classifiées du "DEVOIR" BKléir 3361 j 1 rent 1» mot.Mc minimum comptant.Annonces facturée» Hic le mot.40c minimum NAISSANCES.SERVICES, SERVICES ANNIVERSAIRES.GRAND'-ME8SB8.REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES, 2e nar mot.minimum de 50c FIANÇAILLES.PROCHAINS MARIAGES *1.00 par insertion.FINANCE D'AUTOMOBILE Ament — Finance — Refinance sur automobile».Votre chèque dans 10 minute» CREDIT MODERNE.4527 St-Dent».MA.5845, J.n.O.HZB3 Auiourd'lin* "Snowdon" ADVENTURES OF ROBIN HOOD — Film d aventures en couleur».Interprète»: Enrôla Flynn.Olivia de Havllland, BbjII Rathbone.Claude Raina.Pour adulte* WALKING DOWN BRODWAY — Film de denre.Six Jeune» danseuse» Jurent de se revoir dans un an Interprète»: Claire Trevor, Phyllis Brook».Leah Rav.Dixie Dunbar, Lynn Bari.Jane Redan Pour adulte»."Strond" Mèéme prodramme que le Français."Westmount" THREE COMRADES — Drame Vedettes: Franchot Tone, Tyrone Power.Robert Tavlor.Pour tou».ONE WILD NIGHT — Film policier Interprètes: Lyle Talbot.June Lang.Pour tous.IT RiCHRRD UJilim fOWIGE ^ FLUiUEREi' ' XA PAM£ « MALACCA'4 Donate Avec MMoque 0/5PARU VZ Aujourd'hui CHMIViRé SinVEIISKR SALIE (LiMATifCE Ouverture des Cours du Soir lundi, 3 octobre à 7.90 h.Matières commerciale* Matières économique* Matières juridiques Matières littéraires et linguistiques On s’inscrit tou» le» jours d« 9 à mfcU, de 1 à S h.et, à partir du 19 septembre, de 7 à 9 h.le soir.Prospectât gratuit rur L’École des Hautes Etudes C< MONTRÉAL r cm les Vou* payée à compter de ^6.34 par mois Ecrivez ou téléphonez pour renjeignemcots.IMPERIAL OIL LIMITED LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 16 SEPTEMBRE 1933 VOLUME XXIX — No 215 COMMERCE ET FINANCE Nouvelles Raisons Sociales Lm sociétés ot compagnies récemment enregistrées liiitible Fire Adjustment Co., 3693 rue St-André, |oseph-Henri Gagnon.Marché Desjardins Market, 164), rue Ducharme, Joseph Desjardins.Hugh Reid’s Colt Practice, Bois Franc, près St-Laurent.Beatrice Badger.i Chait Realty Holdings Reg’d, Morris * Chait.Marché Dorion, Dame Juliette Hurtubise.Les Produits Qua-U-Tex Produits Enrg., Dame Rose-Alba Maillet.Frank's Service Station, angle boul.Graham et Côte de Liesse.Frank Rolland |r.Mammy-Ko of Canada, Solomon Bell.Grey Investment Corporation, 221 ouest, rue St-Jacques, Frs Vczina.Belmont Bowling Alleys, Martin Malko- soff.Rayai Aeademy Billard Hall, 17 ouest, rue Mont-Royal Martin Malkosoff.Le* nouvelles en raccourci La Bourse A la Chambre de commerce Marché de Montréal Prix de détail Viande* (Courtoisie .a la maison Soi Bourn*»*, j Liée, fabricants des produits: La Bella , Fermière).Rosbif* j "Porterhouse” .*0 i Rosbif Tenderloin .30 ' Epaule, haut coté .17 I Surlonge, sans oe .-29 Côté .35 Steak, ronde .26 Filet .PO Les obligation* Bourse des mines .COURS EN FERMETURE HIER DOMINION DU CANADA; Offre Dem.2%.Juin 1er.1944 .98*.99^i oct.15 1939 .100Vs IOIVj 2\’2‘/o Juin 1943 .101% 102% 2%%.nov.1er.1944 .100% 101% 3% oct.15 1942 .103 104 3r-„ perp.8«% 89% 3«'„ Juin 1er 1950-55 .97*/-* 98% 3% Juin 1er 1953-58 .96% 97% 3V«% Juin 1er 1946-49 .101 102 nov.15 1943-51 .100% 101% 3%% Juin 1er 1956-66 .98% 99% 3%% OCt.15 1944-49 .102% 103% _ .I | rues .¦»'J 4%, oct.15.1939 .102% 103% Texte de cinq importantes résolu-1 .i.6 oct.is 1943-45.106% 107% • ¦ , p,-;.d'pvnnsition à Bifteck* 4% oct.15.1947-52 .106% 107% fions — Projet a exposition a Bologne LBF.18 1er sept 1940 .104^ i05l,2 l'étude ___ Au conarès de Hu et Aloyau, sirloin .-85 4J^% oct.15.1944 .110i4 linî I eruae au tunyio UC ‘Hamburger” .^5 UVaVc, tév.1er 1946 .110»a 111 Vi o celui de Lucerne-en-Quebec Frankfurter* .20 nov.1er 1946-5* .110 111 _______ Pointe 'le surloln .-3® Sous la présidence de M.J.-J.Per.Plane .Il, io*u ,,, n» rault, le conseil de la Lnambre «e i Rond8 .26 DE TORONTO (Compilation de la maison BURKE & DANSEREAU & CIR.222 Quest, Notre-Dame) Ouv.xiaut Bas Ferm.Le Curb en général, se comportait assez bien, si celui des obligations était irrégu-lier.Au début de la matinée le marché a fait preuve de quelque activité à Wall Street, où les reculs, quoique légers, étaient nombreux.Un peu avant midi tout est devenu très calme: on attendait les événements d'Europe.Vers midi, alors que le volume des ventes était très mince, las principaux reculs, de 3 points environ, ont été quelque peu réduits.À ce moment le marché n'affichait d'autre tendance que celle de "l'attente".Le marché était nettement à la Entreprise canadienne- baisse en Bourse locale.National française aux Etats-Unis Steel Car a glissé de 3 points, No- , t.r.• - r .j randa Copper de l’/z, Canadian Car La Dominion Preserving Co.Ltd, ;,u; T., , 'T c., .' „ r____ de Montréal, maison canadienne-1 privilégié et St.Lawrence Corp.pri-française réputée dans l’industrie > yilégié de 1V*.Price Brothers, St.des conserves, nous informe qu’elle ! Lawrence Paper privilégié, Dom.Brid-établit une filiale à Manchester, N.- Stce, of c (es actions com_ H., ou, sous la direction de M.P.- 3 ' , r_____.__r n • H.Morin, de Montréal, elle se spé munes de Canadian Car et Domi-cialisera dans la fabrication de la nion Steel and Coal B d un point, soupe aux pois “Habitant”, marque bien connue ici.M.P.-H.Morin agira en qualité de directeur-gérant de la filiale étatsunienne, qui opérera sous la raison sociale “Habitanl Soup”.On fabriquera de la soupe aux pois à la canadienne dès lundi, le 29 septembre, dans un local temporaire: la Dominion Preserving ayant une option sur un des moulins de l’Amoskeag.(P.A.et PC.) — Le brusque retour de Chamberlain à Londres a secoué les principaux marchés financiers.Presque toutes les valeurs, à Londres, à Paris, à Wall-Street, à Montréal et à Toronto, ont dégringolé, tandis que le prix du blé était à la hausse à Winnipeg, « Liverpool raultj |e consei, oe ia u-uamurc “ M se si celui du caoutchouc brut était de laquelle on a décidé de participer Polt*ne .12 ¦ 'i_ k-:cca 1 » mnrrhé Hec denrées au congrès de la Fédération des j^gnon .20 0 la baisse Le marche des denrees, Chambr*s ()e commerce de la pro- ruet frai, .-fo Le transport du blé Le taux de fret pour le transport du blé des Grands Lacs à Montréal a été augmenté de 1-4 de cent par boisseau, hier, ce qui porte le taux à 6 cents le boisseau.On parle d’une nouvelle hausse.• Canada Life La Canada Life Assurance Company annonce trois nominations au département de l’actuaire.M.L.-K.File, récemment nommé actuaire, devient actuaire en chef et MM.J.-D.Williamson et J.-G.Beatty, actuaires adjoints, deviennent actuaires.Brazilian a fléchi de 3/4, Montreal Power et Power Corp.de Vi, International Nickel de '/4, Bathurst, Gypsum, Lake of the Woods, Dominion Tar et Massey-Harris de quelques fractions de point.Les actions minières ont surtout reculé sur le Curb de Montréal.Fal-conbridge Nickel a glissé de .75, Pa-mour de .25, Waite-Amulet de .35, £cst Malartic de .15, Eldorado, O'Brien et Siscoe de .10, Central Patricia, Mocassa, Preston, Read-Au-thier et Sherritt de quelques fractions de point.Asbestos a fléchi de 4 points, Abitibi privilégié de l3/^.Fraser Voting Trusts de l’/2 et Southern Canada Power d'un point chez les industriels .20 .90 vince, qui se tiendra à Hull les 21 et j salé ;;;;;;.'.WWW'.'.''AS à 27 22 septembre, et a celui de la Cham-1 bre de commerce canadienne, du ra,u 28 27 septembre au 1er octobre, à Lu E);>a^e ' j jj ‘ ' ' ' ' ' ' j j.21 cerne-en-Québec.Fesse .23 Au cours de la réunion on a ré- dejf fere a la (commission du commer- jambon i^bf.32 ce et de l’industrie le projet de M.jambon cuit .B.-F.Richardson, en faveur de l’ex- j Lard^aié .H position des produits de la pro- Bacon .43 vince en Australie, en Nouvelle-Ze-lande et dans l’Union Sud-Africaine.On a désigné M.Henry Laureys pour préparer le mémoire que la Chambre soumettra à la commission Montpetit, chargée d'étudier la révision des impôts.Voici le texte des résolutions adoptées pendant la réunion: 4%Vc.nov.1er 1947-57 4%%.nov.1er 1948-58 .110% 4%% nov.1er 1949-59 .111 5- „ nov.15 1941 S'.-c oct.15 1943 112 AVEC LA GARANTIE DE L’ETA l: C.N.R.2% 1942 100 C.N R.2% 1943 C.N.R.2% Vo 1944 99% C.N.R.3‘/o 1944 102% C.N.R.3‘/c 1945-50 97% C.N.R.3% 1948-52 97 C.N.R.3% 1948-53 97 ÎC.N.R.4%% 1951 113 1UO -'4 96% 96 98 114 115 •C.N.R.4 % %, 1S57 .113% 114% îC.N.R.4%% 1955 116 117 Taxes d'église SaueisM La Belle Fermière .AS Porc .25 R4g*l .JO Boeuf .18 V*iu 4* left Fesse entière .*.•••••#.J9 Long1! .29 Çpaule .15 RI* .43 Fol» tranché .45 Langues .JO Epaule .- Gigot .J» VeliBles (Courtoisie de la maison P.Poulin * Cie) Poulets, 3 Ibs à 3% Ibs .M Poulets, 4 Ibs A 4% Ibs .30 Poulets, 5 Ibs et plus .32 Poules 4-4% ibs .J5 Poules 5 Ibs et plus .27 Dindes 8 Ibs et plu» .33 Canards domestiques .38 Canards.Lac Brome .30 Plgeonntaux canadiens .*5 Pigeons, paire .35 Prix d« gros Farine et engrais L’information minière Les pertes par l'incendie Toronto, (P.C.) — Les pertes Bankfield Que l’honorable premier ministre et procureur général soit prié de vouloir bien proposer à la Lé-, Quartler ^n^Jul0^nt9!T.« gislature provinciale, lors de la pro- Quartier de devant court .p rhaine session un amendement à la Doage .*f Loi des paroisses et des fabriques Sf ."i:".".W:::::::::.':: .20 et spécialement aux articles 56 et b'J de ladite loi, comportant que tout acte de répartition de syndics ou de fabrique soit préparé et homologué annuellement, à l’instar de ce qui a Heu sous l’empire du code municipal ou de la loi de l’instruction publique, relativement à l'imposition des taxes ou contributions dites ordinaires et avec les mêmes effets, et édictant que le privilège attaché aux cotisations d’église soit restreint à celles qui sont échues seulement.Perceptions des taxes Que le gouvernement du Dominion, d’accord avec les administrations locales, perçoive lui-même la taxe et fasse remise ensuite aux différentes agences de perception; ou bien fournisse une copie du rapport aux administrations intéressées.Taxes des compagnies Que chaque province ne taxe les compagnies que sur la base du volume des opérations transigees sur son territoireet non pas d’après le montant du capital.Responsabilité des chauffeurs “One la loi des véhicules-moteurs (Courtoisie de la maison Elzébert Tur-Keon.enrg.325 édifice Board of Trade), lcre patente.Manitoba, sac de 98 lbs 4.60 2e patente, Manitoba, sac de 98 lbs .4.20 3e patente, Manitoba, sac de 98 lbs .4.10 Farine 4 pâtisserie, sac de 98 1 be .2.90 Forte à boulanger .4.00 Soif .17.00 Gru rouge .l?-00 Gru blanc .2o.90 Mais africain Jaune .93% Mais africain, blanc .70 Maïs américain, Jaune, no 2 .85 Blé Durum .59 Orge no 3 c.w.43 Avoine no 1 d'alimentation .35% Le secr* (Courtoisie e# u malaon Couvrette-Bau- rlol Ltée).(tax* corn prie*) Granulé 100 Iba Jute .4.90 Granulé 100 'bs coton .4 90 Cassonade no 1, 100 Iba .4.'iO Cassonade no 2.100 1b» .4.60 Beurre et fromage C.N.B.5% 1954 .117% 118% -C.N.R.5% 1940-89 .118% 119% ÎC.N.R.W.I.S.E.1955 .118% 119% ;Mont.Harbor 5% 1949-69 .118% 119% PROVINCES: Alberta 4% 1954 .55 58 Alberta 4%% 1956 .58 61 îBritish Columbia 4%% 1959 .95 as ?British Columbia 5%% 1945 .103 105 Manitoba 6% 1947 .100 102 •Manitoba 4%% 1956 .87 90 N.Bruns.4%% 1951 .90 93 N.Bruns.4%% 1961 .103% 105% Nouvelle-Ecosse 3% I960 .96 98% •Nouv.-Ecosse 4%% 1960 .112 114 Ont.Hyd.3%% 1950-53 .99 101 iOnt.4% 1962 .106 110, ïOnt.4%% 1949 .110 111% Ontario 3%% 1949-51 .10O "101% Frov.de Québec 3% 1951 .95% 97% P.de Québec 3%% 1949 .98 100 Prov.de Québec 4%% 1945-30 110 111% l.P.-E.3% 1945 .98% 100% P de Saskatchewan 4%ermjs lout proprietaire ou con- | Fromage de Qué., doux, en morceau .14 semaine ciose le ia sepumuit se dp lraU élevés.1 * resenes de V .d’automobile reconnu cou- Fronag» can fort, meu!» d*
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