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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 17 octobre 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1938-10-17, Collections de BAnQ.

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Montréal, lundi 17 octobre 1938 REDACTION IT ADMINISTRATION 430 1ST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELERHONE : REUir 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3366 Rédaction BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR Directeur-gérant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en ckef : Omar HEROUX VOLUME XXIX - No 241 O •.— .-.— TROIS SOUS Li NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal et le banlieue) E.-Unit et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE .10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 “Le Canada nation souveraine Un nouvel avertissement de lord Tweedsmuir-Le premier intérêt du Canada est d'organiser et de développer sa vie propre; son premier souci ne tient pas au Vieux Monde, mais au Nouveau, proclame notre gouverneur La Canadian Pteu ne nous apporte que de brefs extraits ! En d’autres termes, comme LaFontaine 1 écrivait à Ellice du discours prononcé samedi, à l’Université Western, de il y a près d’un siècle, le Canada est pays d’Amérique.London, en Ontario, par lord Tweedsmuir, notre gouverneur général.Mais ces extraits méritent d’être encadrés et soulignés d’un double trait.Le Canada, a dit lord Tweedmuir, a sans conteste, de grands devoirs et de grandes responsabilités, en tant qu’Etat souverain et que partie de l’Empire britannique.Etat souverain: il faudrait enfoncer le mot dans le cerveau de ces braves gens qui s’en vont répétant encore, pa-rait-il, que le Canada est une colonie anglaise.A ceux-là l’on pourrait aussi faire lire la dépêche qui s’étalait en première page du Standard de samedi, où il était dit que dès que le Roi mettra le pied sur le sol canadien, lors de sa prochaine visite, les fonctionnaires anglais devront se retirer devant ceux du Canada et que, dans notre pays, le Roi ne pourra agir que sur le conseil et d’après l’avis des ministres canadiens.* * * , Etat souverain, et partant maître de ses actions.Mais un Etat qui fait aussi partie de l’Empire et qui, à ce titre, a des responsabilités et des devoirs, noteront d’autres.Evidemment, nous sommes ici en face d’une situation de fait, qui coexiste avec la situation de droit.Mais, sur les conséquences de ce double état de choses, lord Tweedsmuir lui-même s’est déjà expliqué en termes formels.— La première obligation du citoyen canadien, a-t-il dit, vise le Canada, et non point le Commonwealth des nations britanniques.Et, dans ce discours de London même, tout aussitôt après avoir rappelé notre qualité d'associé à l’Empire, il a précisé: Mais le Canada ne vit pas dans l’atmosphère fiévreuse du vieux monde, ce qui marquait immédiatement la profonde différence qui nous sépare de l’Angleterre.Et, s’il a noté, ce que personne ne songe à contester, que, pas plus qu’aucun autre pays, le Canada ne peut s’abstraire de la vie générale de l’univers, c’était pour ajouter qu’il est du devoir du Canada d’avoir sa politique propre dans le domaine international aussi bien que dans celui des affaires nationales.Notez-le bien: d’avoir sa politique internationale, et non point de faire sienne la politique de l’Angleterre, non point d'endosser tout simplement les engagements et la politique de Londres.¥ ¥ « Sur la situation de fait qui est la nôtre, lord Tweedsmuir a formellement déclaré: Mais son intérêt premier [au Canada] est de se développer lui-même; son premier souci ne vise pas l’ancien monde, mais le nouveau — But her prime interest is self-de-Velopment ; her chief concern is not with the Old World, but with the new.Cette radicale différence de situation impose des politiques diverses, ainsi que l’indique le plus simple bon sens.Et un Etat souverain a le droit, pourvu qu’il ne viole pas la morale, de faire la politique qu’exigent ses intérêts.Quand finirons-nous par nous en aviser?* * X.Les préjugés ont la vie dure.Au moment où s engage une nouvelle campagne impérialiste, nous nous heurtons à des formules qui étaient déjà vieilles il y a trente ans et plus.Ainsi l’on s’avise d’opposer le chiffre des dépenses militaires de la Grande-Bretagne à celui des nôtres.Comme s’il pouvait y avoir un point de comparaison quelconque entre les obligations d’un vieux pays qui, ayant étendu son pouvoir dans le monde entier, se heurte partout à des concurrences ou à des hostilités et celles d’un pays neuf qui n’a d’intérêts essentiels que chez lui.Comme s’il y avait un point de comparaison quelconque encore entre un pays riche, dont toute la vie économique est organisée, et celle d’un pays neuf qui a encore tout à construire.* * * On s’acharne à faire des comparaisons entre l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud et nous, oubliant tout à fait que nos situations sont très différentes: que la Nouvelle-Zélande, par exemple, se croit dans la dépendance absolue de l’Angleterre, que tel autre Dominion a un mandat à sauvegarder et se trouve, partant, menacé par d’éventuelles revendications coloniales de la patt de l'Allemagne, tandis que lo nous pouvons vivre sans nos associés du Commonwealth et que, 2o.nous avons cette originalité de n’avoir tiré de la Grande Guerre que des plaies et des bosses, de n’avoir pas le moindre pouce de territoire ou 1 ombre d’un mandat à protéger.* * * L’un des graves inconvénients de l’impérialisme, ce n’est pas simplement d’habituer les gens à cette absurde pensée qu’il faut sacrifier aux intérêts de l’Empire ceux du Canada, mais de leur faire perdre de vue les intérêts mêmes du Canada.Sur ce point encore, lord Tweedsmuir nous rend le service de nous rappeler au sens des réalités.Her prime interest, dit-il du Canada, is self-development.Son premier intérêt, c’est d’organiser et de développer sa vie propre.Programme de bon sens» et qu’il ne faut jamais perdre de vue.Et Dieu sait si nous en avons encore de la besogne a faire chez nous pour mettre en ordre notre propre maison! Orner HEROUX Mouvements de troupes à la frontière de la Hongrie et de la Tchécoslovaquie Z£r v L’invasion japonaise du sud de la Chine se poursuit avec une étonnante rapidité Opinions En marge d'un vieux débat Un débat est désormais engagé dans notre province sur la question de l'enseignement de l’anglais.Il intéresse le pédagogue, l'homme d’affaires, l’industriel, le commerçant.Il vaudrait sans iloule mieux se demander qui il n’intéresse pas.Cette question, comme tant d’autres, offre plusieurs aspects.Un des plus intéressants et celui qui soulève pour le moment le plus d’ires dans certains cercles est celui qui a trait à l'enseignement de la langue de Shakespeare à l’école primaire.Quelques-uns, et non des moindres, voudraient retarder ces leçons jusqu’au milieu du cours en question.Ceux-là apportent pour motiver leur attitude une raison de préséance à donner à la langue française.Ils opinent que sans cette mesure l’élève n’apprend ni le français ni l’anglais, mele les deux et devient plus tard ce que l’on commence à appeler, non sans quelque ironie aujourd’hui, un “parfait bilingue’’.D’autres ne veulent pas entendre parler de cette suppression de l’enseignement de l’anglais, dans les basses classes du cours primaire.Et il g a les aspects ethnique, social, économique de la question qui sont discutés.Bref, que sortira-t-il de ces discussions?Qui a tort, qui a raison?Il est probable que la 9éritê est ici assez partagée.Un journaliste, rangé du côté de ceux qui veulent de ( anglais à tous les stages et à toutes les sauces, invoque pour prouver sa thèse le fait que nous habitons un continent où la langue est celle de PtO millions d'individus.Or, comme nous ne comptons dans ce tout que pour trois millions—nous ne parlons que du Québec—les chiffres dans leur brutalité nous demandent donc de se fondre dans ce grand tout anglophone.La langue française ne devant servir que dans nos relations avec nos compatriotes et encore dans nos seules relations de caractère social.D’autres esprits abondent aussi en ce sens et ajoutent que le français nous doit être un précieux mopen de culture générale, en nous reliant avec la littérature française ancienne et moderne, mais ajoutent que sa valeur économique nous vaut peu sur le continent américain.Et ces opinions d’aller se nuançant, se tempérant on s’accentuant à l’infini.L auteur de ce billet aime par tempérament la modération.Il est prêt à toncêdcr autant qu’il peut à la bonne foi, à l’intelligence et au jugement des autres.Aussi ne cherchera-t-il pas à prétendre trancher inopinément un sujet qui fera longtemps encore l’objet des opinions les plus diverses.Il se.contentera de poser simplement quelques questions à ceux qui ont une foi aveugle an succès des nôtres dans cette province, par la diffusion de la connaissance de la langue anglaise.Il demande, par exemple, si l’industriel, ou le commerçant anglais, embauche un de nos compatriotes pour ses connaissances de la langue anglaise, ou plutôt pour se faciliter les relations av"c la clientèle canadienne-française?Nous connaissons un voyageur de commerce, un des nôtres, qui> travaillant pour une firme anglaise et devant dans notre province visiter ses compatriotes, a très peu à parler l’anglais.Ses services sont commercialement effectifs, et la maison qui l’a engagé le reconnaît.C’est un Canadien français qui travaille pour un étranger, non pas parce qu’il a à se servir de l’anglais mais bien plutôt du français.Dans le cas de ceux qui exercent des professions libérales, parmi les nôtres, sont-ils bien nombreux ceux qui vivent d'une clientèle anglaise dans le Québec?Ceux qui voudraient voir l’anglais se répandre davantage parmi nos compatriotes et qui voient la le moyen de notre salut économique ont-ils songé que depuis cinquante ans on n’a pas fait autre chose que d’enseigner cette langue dans toutes les écoles primaires et secondaires, sans compter les collèges commerciaux, et les Business Colleges?Les résultats sont-ils si brillants?Pour ce qui est de la masse des travailleurs, ouvriers de toule^ca-tegorie, la méconnaissance de * anglais est-elle vraiment une cause de.chômage?Nous ne le croyons pas.Enfin dernière question pouvant paraître saugrenue mais pouvant aussi illustrer un certain illogisme.Comment se fait-il que VIsraélite, qui doit s’y entendre dans le commerce, s’évertue à afficher dans notre province un visage français et que les nôtres coiffent leurs rua-gasins de raisons sociales anglaises?Nous ne croyons pas à l’abstention totale de la connaissance de la langue anglaise.Nous voulons même que tous et chacun d’entre nous en sachent le plus possible.Pour la simple raison qu'il vaut mieux connaître plus que rupins.Le journaliste que je mentionnais tout à l’heure le disait: “Cette connaissance de l’anglais nous ouvre lu possibilité d'opérer plus de contacts ".Hais là n’est pas toute la question; il s’agit de savoir d quel âge on doit commencer d apprendre â l’enfant la langue de la fière Albion, et dans quelle mesure elle lui sera économiquement utile.Et nous concluons en opinant que cet enseignement ne doit pas avoir Heu avant que l’enfant ait pris déjà de bonnes notions de sa langue maternelle.X us opinons encore, d'après l’expérience et les faits, que l’emploi de l’anglais comme véhicule économique pour les nôtres ne s’est pas, dans le passé, avéré aussi efficace qu’on le dit.Toute celle question du savoir anglais est relative.Au fond chaque individu peut seul décider la dose qu'il lui faut pour ses besoins quo- tidiens.Ceci nous donne assez de marge.En fait, à partir de zéro jusqu’à cent.m: H.Bloc-notes Le transport aérien Le premier départ du service transcanadien régulier par la voie des airs s’est accompli, ce matin, à l’aéroport montréalais de Saint-Hubert.Dans le ciel gris, qui annonçait une pluie d’automne, un gros avion du type Lockheed, portant une forte cargaison de marchandises, y compris un fromage d’Oka que le maire de Montréal envoie en cadeau au maire de Vancouver, s’est envolé pour Winnipeg.Dans la capitale manitobaine, cet avion fera la liaison avec un autre avion du même genre qui poursuivra immédiatement le voyage jusqu’à la côte du Pacifique.La traversée du pays, presque d’un océan à l’autre, prendra, selon l’horaire prévu et établi, un peu plus de Vingt-quatre heures.A son petit déjeuner de demain, le maire de Vancouver pourra se régaler du fro mage que M.Raynault s’était procuré chez les moines d’Oka.En même temps que le départ montréalais, un autre départ s’accomplissait à l’autre bout.Un avion du même genre est parti de Vancouver, quelques heures plus tôt cependant.A cause de cette avance et aussi d’une jonction plus rapide à Winnipeg entre le service de l’ouest et celui de l’est, la cargaison aérienne partie, hier soir, de Vancouver à destination de Montréal, atteindra Saint-Hubert à la fin de l’aprcs-midi, un peu après cinq heures.Sa randonnée aura été d’à peine dix-huit heures.Pour le moment, ce courrier aérien ne se charge que du transport des marchandises en messageries.Il ne prend pas de passagers et il n’est pas courrier postal.Tout cela se fera pourtant à brève échéance.Il n’y a tout de même pas si longtemps que les Montréalais voyaient pour la première fois un avion apparaître dans leur ciel.C’était à l’été de 1910.Le comte Jacques de Lessens, qui participait au premier meeting d’aviation canadien, à Lakeside, sur le lac Saint-Louis, venait se promener jusqu’au dessus de la ville dans un appareil Blériot, Tout le monde en était dans l’étonnement.Peu de mois auparavant Louis Blériot lui-même avait réussi cet exploit de «franchir la Manche, non pas de Paris à Londres mais simplement de Calais à Douvres, performance qu’avaient accomplie déjà des nageurs de grand fond.Les hommes ont depuis appris à voler pour de bon.ils en ont pris l’accoutumance.lia le font même presqu'en toute sûreté.Un conseil de l'aéronautique qui siège à Washington vient justement d’an- noncer l’invention d’un appareil qui donnera encore plus de sûreté aux avions, appareil qui, paralt-il, prévoit et annonce les pannes.Ces mêmes avions toutefois qui vont rendre de grands services par le service transcanadien des airs, qui en rendent déjà par d’autres services établis ailleurs, par dessus les continents, les mers et les océans, ne seront-ils pas appelés à faire oeuvre de destruction?Us ont récemment été bien près de l’être.Il ne faut pas beaucoup de temps pour faire d’un avion de commerce un avion de combat.Les lois de la civilisation interdissent généralement les batailles de coqs.Il n’y a pas encore de lois internationales qui défendent aux hommes de se servir, pour s’entre-tuer, des ailes qu’ils se sont données.Ce n’est certes pas un signe de bien haute civilisation.Les secourus de l’Etat Le conseil municipal répétera, à sa réunion de demain, un geste qui lui est devenu coutumier, un geste presque rituel, mensuellement rituel.Il votera l’argent qu’il faut pour les secours directs de novembre, une somme de $999,685, dont $68,865 qui serviront à couvrir les seuls frais d’administration.NLa liste des récipiendaires est longue de 24,560 noms et les personnes qui attendent cette distribution pour vivre, qui comptent, en principe, là-dessus pour se procurer ie pain quotidien, sont au nombre de 105,-471.C’est une amélioration sensible, si l’on compare ces chiffres à ceux du mois correspondant de l’année dernière.La distribution faite alors était de $1,025,990, à 26,427 personnes.Le chômage secouru n’en reste pas moins, à Montreal, comme d’ailleurs dans la plupart des villes du Canada et des Etats-Unis, un problème d’envergq-re.Sera-t-il jamais résolu autrement que par des distributions d’argent par l’Etat?L’on commence à se demander, ici et là, s’il ne serait pas à propos d’enlever le droit de suffrage à ceux qui dépendent ainsi du secours direct, autrement dit de la charité publique.La question s’est posée par exempté à Toronto, dans maints endroits des Etats-Unis également.No taxation without representation, c’est l’un des grands principes, sinon le principe essentiel du régime démocratique à la mode anglo-saxonne.Ce même principe ne devrait-il pas jouer dans l’autre sens: no representation without taxation, pas de représentation à ceux qui n’acquittent pas l’impôt.Les secourus de l’Etat font précisément le contraire que d’acquitter des impôts.Aux Etats-Unis, ceux qui préconisent le retrait du droit de suffrage aux chômeurs secourus invoquent un motif fort plausible: n’est-il pas vraisemblable que les millions de citoyens qui vivent des graluités de l’Etat, chaque fois qu’ils sont appelés à voter, n’accordent leur faveur qu’au parti et aux candidats qui leur promettent ie plus?Et la conséquence logique n’est-elle pas la surenchère dans l’invitation au chômage?Le public américain ne paraît pas cependant disposé à pareille réforme électorale.Au contraire.L’American Institute of Public Opinion, qui tient des enquêtes et organise des plébiscites officieux sur une infinité de sujets, a questionné un grand nombre de personnes, pas des secourus, sur ce point particulier.Les réponses ont été dans une proportion de 81 pour cent pour ie maintien du droit de suffrage des secourus et contre ce maintien dans une proportion tie seulement 19 pour cent.Les plébiscités considèrent généralement que les secourus ne sont pas responsables de la situation qui leur est faite et que l’Etat ne doit pas profiter de leur malheur pour les priver de leur droit de citoyen.Le danger de surenchère dans l’invitation au chômage n’en subsiste pas moins.Les plébiscités de Vlnstitute n’ont peut-être pas non plus pensé à une chose, c’est que les secourus de l’Etat, privés du droit de suffrage, ne seraient pas seuls dans ce cas.Les juges en sont également privés, au Canada comme aur Etats-Unis, depuis qu’il y existe des constitutions.E.I.La loi martiale proclamée à Canton—On croit que la bataille décisive va se livrer près de Tsensing, à 45 milles à l'est de Canton La presse japonaise s'oppose à toute entente avec la Grande-Bretagne HONG-KONG, 17 (A.P.) — L'invasion japonaise du sud de la Chine se poursuit avec une rapidité qui étonne les observateurs militaires.L'importante ligne de chemin de fer Canton-Kowloon — la grande voie de communication entre la Chine du Sud et la colonie anglaise de Hong-Kong — a été coupée à deux points différents.Une colonne débarquée dans le delta de la rivière des Perles s'est avancée à l'intérieur sans ren contrer de résistance sérieuse pour couper la voie à 15 milles au nord de Hong-Kong.Une autre colonne s'est avancée vers l'ouest et a coupé la voie à mi-chemin entre Canton et Hong-Kong.Les aviateurs japonais ont bombardé les voies ferroviaires Conton-Kowloon et Canton-Hankéou et incendié d'innombrables villages.Les avions japonais qui étaient maîtres des airs ont mitraillé les troupes chinoises en plusieurs endroits.Les observateurs militaires croient que la bataille décisive va se livrer près de Tsensing, à 45 milles à l'est de Canton.Le terrain en cet endroit se prête fort bien à la défense.La loi martiale a été proclamée à Canton et l'on rapporte que 500,000 civils ont déjà quitté la ville pour se réfugier à l'intérieur.La présence des soldats japonais sur la frontière de la colonie anglaise de Hong-Kong et l'interruption des communications ferroviaires entre la colonie et Canton posent la question de l'avenir économique de Hong-y.Kong.Est-ce que la colonie pourra continuer à jouir de la prospérité que lui a value la guerre sino-japonaise?On estime qu'il y a environ 750,000 tonnes de marchandises actuellement entreposées à Hong-Kong et que le résultat immédiat de l'invasion japonaise a été de diminuer de 2,000 tonnes par jour les marchandises expédiées de Hong-Kong.Les approvisionnements militaires à destination de la Chine s'accumulent dans le port.TOKYO ET LONDRES TOKYO, 17 (C.P.-Havas) — Comme la presse japonaise est unanime à réclamer une attitude de fermeté de la part du gouvernement vis-à-vis de la Grande-Bretagne, on croit que le premier ministre Fumi-maro Konoye va adopter une politique dilatoire jusqu'à ce que l'expédition contre Canton ait donné des résultats avant d'entreprendre des négociations avec la Grande-Bretagne.La presse japonaise s'oppose à toute entente avec la Grande-Bretagne et dénonce l'aide que la Grande-Bretagne a accordée au maréchal Tchiang Kai Chek par voie de Hong-Kong.On croit que le successeur de M.Kazushige Ugaki, qui a dû démissionner comme ministre des affaires étrangères en raison de son attitude trop conciliante A l'endroit des puissances occidentales, sera M.Yosuke Matsuoka, président du Chemin de fer de la Mandchourie du Sud.Portrait politique Georges-H.Héon Inconnu hier, aujourd’hui le personnage le plus discuté.Sa montée météorique est peut-être le seul événement politique encourageant de ces dernières'années.Passé des Cantons de l’Est dans Argenteuil, le comté ne crut pas su tromper en l’envoyant tout de suite aux Communes.Argenteuil, qui se fit représenter jadis par Abbott et tout récemment par Pcrley, ne sous-estima pas son jeune député, mais il n’aurait pas donne une preuve de bon jugement s'il avait cru qu’Héor.continuerait l’oeuvre d’Abhott et de Perley.Tout le contraire devait ar-river.A peine député, Héon fut entoure, choyé, porté aux nues.On le compara aux plus grandes figures de la politique canadienne.Il regardai* bouche railleuse, méprisante.Quand il paria pour la première fois, sur le ton définitif qui lui est propre et qui inspire singulièrement le respect, on sut qu’on avait en lui un partenaire qui exigerait, non rien que des paroles de bonne amitié, mais des actes de loyauté.En face du mastodonte Bennett il se tint droit.Héon scandalisa en osant, lui, jeune inconnu, sc comporter en égal du chef démissionnaire et toujours craint.Il conquit ainsi de l’ascendant sur ses collègues anglophones.Ils prirent l’habitude de le consulter.Toujours il leur tint un langage net, car Héon aime disposer rapidement des affaires courantes.Sur les questions importantes il voulut bien s’expliquer mais ne broncha pas.On ap-orit ainsi à traiter avec lui sous peine de l’avoir contre soi.Héon a le don de causer aux An-grophones un plaisir désagréable.Ils aiment l’entendre, tout en protestant énergiquement contre ce qu’il dit.Sa crânerie leur suggère de belles indignations.Héon a compris, dès les premiers jours qu’il a passés à Ottawa, qu’aux violents il faut faire violence, aux forts opposer la force.Avec tous, mettre cartes sur table et dire: "Cela ne m’agrée pas.Voici ce que je veux”.Au congrès national du parti conservateur il prit d’emblée attitude de chef.II rabroua Meighen d’une voix que la fatigue rendait rauque, lançant aux quatre coins de la salle des phrases qui retombaient en longues de plomb sur la tête des dé légués de l’Ontario et de l’Ouest.Iî fit entendre à Bennett et à White qu’ils ne constituaient pas le parti a eux seuls.Aux impérialistes il déclara que le Québec combattrait leur doctrine.Il se comporta de telle sorte que Ton s’aperçut qu i' n’entendait être, ni dans le présent ni dans l’avenir, la victime de la ruse non plus que de la brutalité.On tenta de le circonvenir, de l’amener à un compromis: peine perdue.On se prépara à l’affronter: on recula à la dernière minute.Les Anglo-Canadiens, inquiets de son irrédentisme, l’invitèrent à aller dire à Winnipeg ce qu’il voulait.Il y alla.La Free Press s’en mord encore les pouces.Ses compatriotes attendent beaucoup de lui.Il a tout pour réussir, jeunesse, ardeur au travail, goût d l’élude, parole facile et forte, maîtrise des deux langues officielles, rapidité du coup d'oeil et de la de cision dans l’action, courage indomptable et sang-froid dans les grandes batailles.Il sait maintenant ce qu’il peut accomplir, ayant fait de brillantes premières armes.Ses succès ne lui montent pas au cerveau.Ils lui suggèrent plutôt d’utiles réflexions.Il garde beaucoup de lucidité, voit clair à travers les hommes.Héon ne s’engage totalement que dans la certitude.Il tempère du mieux qu'l' peut des ambitions nationalistes.Léopold RICHER L'enquête sur la Bren ajournée à demain A la Nouvelle-Orléans Le huitième congrès eucharistique national commence à midi Nouvelle-Orléans, 17 (S.P.A.) — Le huitième congrès eucharistique national commence à midi.On croit que 14 des 19 archevêques du pays et 86 de ses 94 évêques participeront au .congrès.On sait que le légat de Sa Sainteté est le cardinal Mundelein.Un des évêques qui se sont rendus pour l’ouverture, Monseigneur Schrembs, de Cleveland, a fait remarquer que le communisme et l’ambition d’hommes qui cherchent à s’emparer du pouvoir et à gouverner par la force ont de mauvais effets sur la situation mondiale.Dans l'orbite de l'axe Rome-Berlin Rome, 17 (AP) — L’"Infonna-zione diplomatica”, organe officieux du gouvernement italien, vient de laisser entendre que la Tchécoslovaquie doit entrer dans l’orbite de Taxe Rome-Berlin et adapter sa politique â celle de [’Allemagne et de Tllnlie.Le bulletin prévoit que les négociations entre la Tchécoslovaquie et la Hongrie reprendront d’ici quelques jours et que la Hongrie obtiendra gain de cause._ En Espagne Madrid, 17.(A.P.) — Les aviateurs nationalistes ont bombarde plusieurs ports du Levant, notamment Valence, Gandia, Dénia.On ne signale aucune activité par les divers fronts en Espagne.Les autorités de la Catalogne viennent d’abolir la sieste traditionnelle du midi et de fixer la journée de travail de 9 h.du matin à 4 h.de Taprès-rnidi, afin de ménager l’énergie électrique.Ottawa, 17.(D.N.C.) — On a ajourné l’enquête Davis sur les mitrailleuses Bren à demain, le juge uu.M.Mi.c .Davis Siégeant à la Cour suprême la^ manoeuvra du coin de Toeil, la | aujourd'hui.Le carnet du grincheux Le Standard se proclame modestement "Canada’s Best Newspaper”.Qu’il publie de nouveau un article comme celui qu’il donnait samedi sur la sorcellerie au pays de Québec et l’on saura qu'il est "Canada'» Worse Liar”.* * * Parions que le Star a assez de iarnl-goine pour ne pas aller reprendre à son compte les cocasseries du Standard sur l’affaire de Saint-Méthode.1 Quand il s'agit de soigner à la fois sa caisse et le tirage den* les milieux de langue française, le Star a plus de flair que son fiston.* ¥ * Pourquoi Hitler veut-il trois fois plus d'avions que John Bull?Il est déjà bien plus en l’air que John Bull, surtout depuis Munich.?Même si la saison des huîtres bat son plein, est-ce une raison pour mettre le mobilisation au lieu de la mobilisation, dans une manchette de ce journal?La coquille de l’huître est utile.Celle du journal est de trop.Il y a toujours plus de coquilles dans un quotidien que de perles.¥ ¥ ¥ Des journaux ont prétendu voir M.Duplessis en vacances à l’Anse-à-Gilles, district de Québec, alors qu'il voyageait outremer.M.King est moins loin: aux Bermudes, de sorte qu’on peut le suivre de plus près.ie ic Si le conseiller Armand Taillon réussit à délivrer son quartier de la hideur des piliers du C.P.R., il pourra piquer un joli plumet à son chapeau, car ce sera I# premier acte efficace surgi d’un déluge de promesses qui dure depuis quinze ans.¥ -f- ¥ Que les bonnes âmes se rassurent: le comité d'organisation arrivera peut-être en retard pour préparer les fêtes du troisième centenaire, mais il pourra, à loisir cette fols, préparer celles du quatrième centenaire.?Le Canada annonce que M.Duplessis ‘‘chasse de la province une importante industrie du tourisme”.Si c'était vrai ce serait d'autant plus regrettable que certains journaux partisans, en calomniant nos routes tout l’été, ont déjà chassé des milliers de touristes.?¥ ¥ Si M.Winston Churchill avait tenu la barre à la place de M.Chamberlain nous eussions eu la guerre; et, le jour d’actions ds grâces, l’univers eût été la symbolique dindon de la farci.ie le * On voit bien que le bouillant V/inston descend en ligne directe de "Malbrough s’en va t'en guerre.” ?On annonce qu’une rébellion vient d'éclater dans la province de Sonora, Mexique.Enfin, ce pays retrouve sa situation normale.?M.Raynault, dit une nouvelle sera le parrain du vote féminin.Il est à craindre qu'il ne porte aux fonts baptismaux qu’un filleul mort-né.* * * Un conférencier de l’association de le jeunesse libérale prétend établir que M.Paul Gouin ”ne fut jamais avare d’éloges à l’adresse de MM.Taschereau et Duplessis”.Façon d’inférer qu’injures comme éloges peuvent fort bien porter à faux quand on s'esf une fois avéré mauvais tireur.Le Crindtemc DEMAIN “Après Munich” “La paix européenne ?” Une nouvelle lettre de M.Alcide Ebroy Demain, le "Devoir",publiera une nouvelle lettre de ion correspondant d'Europe, M.Alcide Ebray, ancien ministre résident de France: "Après Munich" — "La paix européenne?" — Le "parti de la guerre" — Propositions et contre-propositions onglo-françoises et allemandes — L accord de Munich — Prague accepte) en protestant — La "curée" — Con- séquences.1 2 LE DEVOIR, MONTREAL LUNDI 17 OCTOBRE 1938 VOLUME XXIX — No 241 Le mouvement des coopératives de consommation dans e Québec Le premier congrès tenu hier à Montréal — L'Alliance des Coopératives de Consommation — La centralisation des achats Les coopératives de consomma-j raient au mouvement.tion qui s’organisent un peu par- Les congressistes .^4" tout à travers la province depuis au Club Canadien ou les delibera-quelques mois ont tenu hier leur j lions se sont tenues en «amJlle a premier congrès sur l’invitation de table a 1 issue du dejeuner.La d “La Familiale” de Montréal.Les ! cussion a revele plus d un fait inte-déléHués des diverses copératives ressant.Pour ce qui est de 1 etude, ont fêté les bases d’une association la Coopérative de Quebec étudiait pour finsde solidarité morale et de depuis déjà deux anslesquestions nnL.-.nHf.mih ils ont remis a de cooperation et Sainte-Anne de nlu-f Hrd la création d’une fédéra-1 la Pocatière, dont l’Ecole d’Agncul-«on proprement Prépare pour la fin de l’année, de Hal Roach.Un Journaliste épouse une un opera-comique sur la vie de riche héritière acre* s'être fait donner une i entrevue.Interprètes: Virginia Bruce.Clau- ! *-— 1 — .—- de GUllngwater.Patsv Kellv, Etienne Gl- i rardot.Harry Langdon Pallette.Pour 1 tou»."Palace" THAT CERTAIN AGE — Comédie musicale avec l'excellente petite chanteuse Deanna Durbin.Pour tous."Princess" I AM THE LAW — Mélodrame D’après ' une nouvelle du Liberty Magazine due à Fred Allhoff.L’hlatolre d'un homme de : loi qui s» propose d'épurer sa ville de ses racketeers.Interprètes: Edward G Robinson.Barbara O’Neil, John Beal.Otto Kruger.Durée originale 80 minute».Produc- | tlon Columbia.Pour adultes.CITY STREETS — Comédie.Interprète*: Léo Cartllo, Edith Fellows.Pour tous.Chez les professeurs, Mme Alber- glas Walton.Arirtte Duncan.Ferdinand Munler, Clarence Wilson.Pour public averti.DERNIERE SEMAINE Reprises "Arcade" 10 00 Mme Hortenan Lord, 10.30 Studio — Heure.LONGUEURS D’ONDES CBM .CBF .Mètre* 286 Kiloc.10.0 CKAC CFCF .411, 730 CFCX .CHLP , CNRO .CHNC , CRCS , a * .g , 266.465.312.112u 64fl 960 CKCV .WABC WEAF , WJZ .WG Y WTIC .WLWL ?••••«*#»«••»• 222 3486- .454 3 394.5 379.5 282 8 272.6 1310 «50 660 760 79U 1030 1100 FEMMES — Drame.D'après l'oeuvre de : M.Mozowlcz Réalisateur, Bernard Ro-I land.Interprètes: J.Andrewska, Jeanne 1 Boltel.Henri Rouan.Production: Soar-I cltce 1937.Durée actuelle.1 h 14 L'hls-' tolre de la petite ouvrière séduite et abandonnée Pour adultes.TROIS ARTILLEURS AU PENSIONNAT — Comédie.Le* aventure* de trois réservistes qui sautent le mur d'un couvent au POSTES DE RADIO-CANADA RESEAU DE L'EST Station Ville CBF Montréal 1 français) .CBM Montréal.P.Q.CBV Québec (français) .CRCO Ottawa.Ont.CBJ Chicoutimi (français) .CHNC New-Carllsle (français) .CRCT Toronto, Ont.CKCW Moncton, N-B .CFBN Fredericton.N-B.CJBR Rlmouskl (français) HUl1' P
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