Le devoir, 19 avril 1939, mercredi 19 avril 1939
Montréal, mercredi 19 avril 1939 RKDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS US SERVICES TELEPHONE : tEIjir 3361* SOIRS.DIMANCHES (T FETES Administraiioo ; BEIalr 3366 Rédaction : BEiair 2984 Gérant : Büair 2239 LE DEVOIR Directanr-iérant î Caorgei PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur an chat s Omar HEROUX V*01UME XXX — No 90 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA * t 00 (Saut Montréal at la banlieue* E.-Unh at Empira brltannlqua 8 00 UNION POSTALE »0.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS «t UNION POSTALE 3 00 Ils en feront peut-être trop.La campagne des impérialistes — Ses conséquences absurdes —— Inévitables réactions-Sachons organiser les forces proprement canadiennes! —?"We must hang together or we will be hanged together" Ils en icront peut-être trop! Ht, ce sont, on l’aura tout de suite deviné, les impérialistes.Dans l’atmosphère de fièvre on nous vivons actueMc-ment, au milieu de ces dépêches, de ces commentaires radiophoniques, de ces discours échangés d'un bout du monde à l'autre, et des inquiétudes que suscitent les uns et les autres, beaucoup sans doute ne s’arrêtent point à réfléchir sur les conséquences, sur l'exacte portée de la -propagande qui se poursuit.Mais l’on finira par y songer.Déjà, certains excès ont réveillé maints esprits, provoqué de vives réactions.Celles-ci se multiplieront si le calme finit par se rétablir, par laisser aux esprits le temps de réfléchir et par délier les langues que paralyse la déprimante atmosphère d’aujourd’hui.Si.par malheur, nous sommes entraînés dans la'tourmente, la colère — trop tardive, hélas! — sera d’autant plus violente que les dégâts auront été plus considérables.Mais que resterait-il du Canada, de ses richesses, de ses possibilités d’avenir après une nouvelle aventure comme ; celle de 1914-1918?* * ¥ Nous citions hier un texte de la Winnipeg Free Prêt».lement tourné contre MM.King, Manion, Lapointe et les plus grands politiques du passé.L’enquête des Comptes publics à Québec (Lire en page 3) Montréal s’achève, encore qu’il faille procéder avec force prudence et sagesse, à l’avenir, afin d^éviter des embarras comme ceux où l’université faillit s’enliser et se perdre, dans le passé.Ou verra mieux, à l’étude détaillée du projet soumis | hier par le gouvernement quéhé- St l Empire britannique, disait rn effet le Star, o c0,isi stl y a heu d en retoucher cer ., .• - * tains dispositions.Dans lensem- lamais signifie quelque chote, si l auociation a r,t 1 H - - - cet1 Empire a jamais eu quelque Valeur, c’est parce que l’Empire, aux regards du monde, a fait figure de chote une et indivisible en cas de danger.Si jamais l’impression devenait générale, et si, par ignorance, malice ou défaut de compréhension, cette impression paraissait confirmée que cette solidarité n’existe plus, l’influence de l’Empire britannique serait gravement diminuée et son avenir pourrait facilement et de façon nette être mis en péril.Aujourd'hui, plus qu’à aucune époque dans l’histoire de cet Empire, la solidarité est si extraordinairement essentielle que tout homme qui contribue, peu importé en quelque petite mesure que ce soit, à son affaiblissement, fait à l’Empire et à cette partie de l’Empire à laquelle il se trouve appartenir, un mal terrible et est coupable de la pire sotte de déloyauté envers son Roi, son drapeau et ses congénères humains.Raisonnant avec la même passion, avec la même sin- ble, il paraît bien étudié, bien préparé et il a reçu, quant au principe, l’approbation d'autorités compétentes.Pour le reste, c’est l’affaire de nos législateurs.S’ils règlent enfin au mieux et d’accord les difficultés de notre université, ils auront ensemble mérité la reconnaissance du public, de la jeunesse étudiante et la gratitude de l’Université elle-même.Le grand journal libéral de l'Ouest se demandait, à propos gulière logique, ne pourrait-on soutenir que MM.King, de l'incident Grube-Undethill, pourquoi nous n aurions pas le droit de dire ici, sur la politique extérieure de l’Angleterre.ce qu’on peut, tout à son aise, répéter dans les universités et sur les tribunes du Royaume-Uni.C’est une première et inévitable réaction.La passion peut temporairement paralyser ou fausser le fonctionnement de certaines intelligences; la crainte, probablement aussi une conception erronée de ce qu'exigent la grandeur de l’Empire et celle de la race saxonne peuvent pendant quelque temps dote les bouches.Mais l’on ne fera pas indéfiniment accepter à des Anglo-Canadiens de bonne souche, conscients de leur dignité propre, qu’ils doivent renoncer à des droits dont jouis- sent, et qu'exercent largement, les plus modestes de leurs /a même position que l’Australasie.Le canal de Suez n’est congénères de l’autre côté de l'Atlantique.On ne leur fera pas davantage indéfiniment accepter ce paradoxe: le plus grand hommage qu’on puisse rendre aux institutions britanniques, c’est d'imposer au peuple canadien le sacrifice de libertés que les Britanniques ont toujours associées à l'esprit même de leurs institutions.Là-dessus aussi, les commentaires récents du Citizen d Ottawa ouvrent d'intéressantes perspectives.* * ¥ Au fond, la situation dépasse, sous certains égards, tout ce qu’on aurak osé imaginer.Alors que voici soixante-quinze ans, avant meme la Confederation, un homme politique anglo-canadien, M.Pope, futur ministre conservateur, pouvait dire: Notre devoir est de consulter nos propres intérêts.S'il est de notre intérêt d’aller aussi loin que VAngleterre le désire, allons-y; mais surtout n’allons pas au delà de ce que nous considérons que nos propres intérêts exigent (cité par M.Bourassa dans Que devons-nous à l'Angleterre?page 256); alors qu’on pouvait parler ainsi en 1863, nous en sommes rendus au point qu’on prêche un peu partout aujourd’hui cette abjecte doctrine: Que les Anglais fassent ce qu'ils voudront, nous n’aurons qu’à les suivre.L’or, le sang, la vie économique, la vie tout court du Canada dépendront de la seule décision des politiques de Londres, responsables aux seuls électeurs anglais.¥ * Ÿ Il y a plus, et on ne l’a pas assez remarqué: l’article public le 4 avril par le Star de Montréal, et que nous commentions dans le Devoir du lendemain, pourrait être faci- Communistes “Donnez-moi toutes les libertés que je réclame, et je vous les nierai toutes lorsque ce sera moi, le pouvoir’’, disent en somme, et partout, les communistes désireux de prendre le gouvernement de la chose publique.En Russie, la liberté de parole, de presse, de culte, existe-t-elle; et qu'a fait Moscou de la liberté d’opinion?Nihilistes, communistes, anarchistes ont jadis crié contre les abus de pouvoir tzaris-tes.Le gouvernement tombé entre leurs mains, qu’ont fait les bolche-vistes?Ils ont supprimé l’exercice de toutes les libertés qu’ils réclamaient.Qu’ont fait en Espagne les Rouges, qui sc réclamaient et pour lesquels on réclamait, ici et ail leurs, justice et considération?Ils ont jeté en prison, mis au cachot, collé au mur et fusillé tous les gens soupçonnés de ne pas être exactement d’accord avec eux.Liberté, liberté.M.Manion a justement déclaré il y a quelques heures à Ottawa qu’il ne se sent aucune sympathie envers un parti(qui, une fois au pouvoir, n’accorde nulle part quelque liberté que ce soit et qui, cependant, la réclame à tue-tèîe, ici d’abord, le parti communiste.On parle, dans des milieux bourgeois, de la liberté de parole à rc- Non! les theories qu on prêche aujoutd hui sont ttop i bourgeois sont gens naïfs s’ils s'i La Hongfie solidement rattachée à Taxe Rome^Berlin Les ministres des Affaires étrangères de Roumanie et de Yougoslavie iront à Romo ROME, 19.(A.P.) — L'Itolie, qui manoeuvre avec rAllemojjn* au cours de la crise _ européenn* actuelle, semble avoir réussi à rattacher solidement la Hongrie à l'axe Rome-Berlin.Le premier ministra hongrois, le comte Paul Teleky, a déclaré hier soir au cours du dîner que lui a offert le premier ministre Mussolini que la Hongrie est fidèle à la politique de l'axe qu'elle a spontanément adoptée.Le ministre des affaires étrangères de Yougoslavie, M.Alexandre Cinca-Mcrkorich, et le ministre des affaires étrangères de Roumanie, M.Grigore Gafenco, doivent également se rendre en Italie, après le départ du premier ministre et du ministre des affaires étrangères de Hongrie, sur l'invitation du gouvernement italien.M.Cinca-Morkovkh doit rencontrer samedi à Venise le ministre italien des aHaires étrangères, le comt« Galeazzo Ciano.Manion et Lapointe, en écartant d’avance l’idée du recours à la conscription, donc en limitant l’effort possible du Canada, diminuent aux regards de l’univers l’idée que l’Empire fait figure de “chose une et indivisible en cas de danger ”1 Le même argument ne frapperait-il pas en pleine figure M.King qui, en affirmant que le Parlement sera le maître absolu de sa décision, proclame, en théorie tout au moins, la possibilité de l’abstention?Et n’irait-i! pas heurter dans sa tombe sir John-A.Macdonald qui, le 12 mars 1885, dans une lettre à sir Charles Tupper citée par la Winnipeg Free Press du 15 avril, osait écrire: Nous ne sommes pas du tout dans rien pour nous., — ce qui impliquait qu’on ne pouvait imposer à toutes les parties de l'Empire les mêmes obligations et les memes responsabilités?¥ ¥ ¥ absurdes, trop contraires à l’intérêt réel du Canada, à la dignité des citoyens canadiens, pour s’imposer indéfiniment.Elles susciteront, elles suscitent déjà de fortes réactions, bien que celles-ci, à cause de la mainmise des impérialistes sur une si considérable partie de la presse, n’aient guère le moyen de s’exprimer.Du succès d’une politique saine dépend l’avenir du Canada.Attachons-nous donc à deux besognes: 1° Fortifions en nous-mêmes et autour de nous le sentiment proprement canadien et ne nous laissons point ébranler par la tempête qui souffle présentement sur nous; 2° Faisons l’inventaire des forces canadiennes; essayons de grouper, quelles que soient leurs origines, tous ceux qui, scion la vieille tradition de notre pays, veulent mettre au-dessus de tous les autres l’intérêt du Canada.L’affaire en vaut la peine, car il peut s’agir de la vie de nos enfants, de l’équilibre économique er de l’existence politique de notre pays.C’est l’un de ces cas où l’on pourrait, avec grand à-propos.rééditer la vieille formule américaine qui veut qu’on sache se tenir ou qu'on aille ensemble au désastre: W> must bang together oc ice will be hanged together.Orner HEROUX A Ottawa Combien de députés québécois distribueront les discours de MM.King et Lapointe?Plusieurs craignent le contre-coup de ces déclarations participationnistes — La “Fédération libérale nationale” prend des mesures pour les ré-' pandre à milliers d’exemplaires — Le danger de cette propagande — Que vient faire ici M.Baldwin — Et le roi viendra-t-il réellement?— La machine impérialiste travaille à force L’actualité Un auteur Un individu qut se donne comme "auteur” annonçait récemment, ians un journal du malin, un volume dont la qualilé liltéraire va verles faire pleurer d’enthousiasme noire compgtriolc M.Paul Morin, V puriste, si nous en devons juger par le texte de la réclame qui en vante les mérites.Cette réclame csl appuyée par un certain libraire.Ce dernier profile de l’occasion pour annoncer, en plus, des images religieuses, de.la papeterie et des statues.Il a cru ainsi, je suppose, se conformer à l’esprit du bouquin, intitulé “Restauration des Croyances", ni plus ni moins.Donc cet auteur a publié.“Restauration des Croyances” _ est-il son premier et son dermer-ne; Espérons-le, pour la tranquillité de nos esprits et in sécurité de notre syntaxe, à en juger toujours par la réclame qu’il se fait.Mais lequel des deux, du libraire ou de l’auteur, a fait la rédaction Incriminée?Si c’est le libraire, railleur (lrvra;l l'égorger.Pourtant, cette réclame a paru plusieurs fois et toujours dans la même forme.Mors, l'auteur approuve.L’auteur et le libraire sont donc complices dans leur ignorance ou leur stupidité?Voyons plutôt à quel point le développement intellectuel progresse dans certains milieux de la province.Citons quelques exlraits de cette prose merveilleuse.X.avec le livre "Restauration des Croyances'', vient attirer votre attention sur la nécessité d’améliorer les compréhensions, afin d’être exemptés des guerres et autres abîmes.Que l'auteur nous pennelte de préférer la guerre et tes abîmes les plus profonds, à la calamité de lire sa prose ainsi annoncée.El cela conlinue; nous citons; Je vous dis, en vérité, je ne vous raisonne pas de moi-même, c’est Dieu qui vous demande d’avoir ce livre et de le mettre en pratique, chacun.Le voilà inspiré.U adopte le style évangélique.Non, mais que va-t-on prendre encore?Continuons toujours.L’approbation est donnée par Dieu le Père, pour que tout le monde en prenne connaissance, les croyants et ceux qui ne croient pas.Dieu demande à tous de lire et de suivre ce livre pour votre amélioration, que voulez-vous de plus?Ne ten fais pas, o auleur, tu nous as convaincus, nous ne désirons rien de plus pour te juger.Continuons: Ne suivez pas ceux qui vous disent de ne pas vous occuper de ce volume — ils ne vous aiment pas — car, sans le savoir, ils attirent les abîmes en voulant une autorité que Dieu n’aime pas.» Aht qu'en termes galants ces menaces sont faites! C’est égal, mon bon, je préfère attirer les abîmes, comme ta le dis si bien, et négliger ce volume ainsi présenté.Et l'auteur de nous dire en terminant que Jeanne d’Arc et Jésus-Christ sont “en tête de ccj livre".L’auteur n’a pas assez de l’aide, de la divinité?Il a appelé Jeanne d’Arc A son secours, et, selon lui: Elle aidera à faire cesser d’outres abîmes, si vous faites l’obéissance do suivre les explications que ce livre donne.El cela continue.L’auteur ne cache pas que son volume est publié en anglais et en français.Au fait, quel est donc cet homme qui s'expose, ainsi au ridicule?Un illuminé?Un visionnaire?Un faux thaumaturge?Un prophète?Un homme qui recherche les crédules et la hélise?Mystère.Le journal qui a hospitalise cette prose, même à tant la ligne, ne fait pas mystère, lui; il est fort en peine de son espace.pour en disposer de cette manière, v M.H.Bloc-notes Le bill de l’Université La garantie, pur le gouvernemenf de notre province, d’un emprufd n’excédant pas cinq millions de dollars, pour parachever au plus tôt les travaux de l’Université de Montréal; le versement annuel d’une somme de $400,000 à $500,000.pendant dix ans, par le trésor provincial, aux fins de couvrir d’abord les intérêts de l’emprunt de $5 millions, le reste devant subvenir aux frais de l’enseignement à cette université; la formation d’une société dite d’administration de l’Université de Montréal, société créée pour un ferme de dix ans, munie de pouvoirs étendus quant aux travaux, à l’administration et aux biens, meubles et immeubles, de l’Université de Montréal, voilà les grandes lignes du bill numéro 28 déposé hier à Québec, (publié en primeur dans le Devoir), bill aux fins de venir en aide à notre université française et catholique, dont on connaît les difficultés où elle sc trouve.La Chambre débattra les termes de ce bill, d’ici quelques jour^ Le gouvernement avait promis de légiférer là-dessus et d’aider, dans la mesure du possible, le parachèvement de l’Uni-versilé.Il le fait, en des termes et à des conditions que les circonstances imposent.Il n’est pas douteux que les députés s’entendront pour voter dans l’ensemble le bill, même s’il s’en trouve qui estiment devoir y proposer certaines modifications de détail.La réorganisation de notre université attend depuis des années; de même des remaniements devront suivre, aussitôt que l’université aura le budget nécessaire pour faire certains changements, développer certaines facultés, mettre au point certaines méthodes dont l'adoption peut s’imposer.Le recrutement de la société d’administration et la date de son entrée en fonction sont deux points importants.Le reste suivra, car de cette société dépendra dorénavant la bonne administration matérielle de la chose universitaire.On peut compter que la crise de TUniversité de maginent que l’expérience de la Russie, de l’Espaghé, les communistes ne la recommenceraient pas, ici, contre tous ceux qui ne sont pas du parti.L’aventure de Moscou et de Madrid n’a donc pas ouvert les yeux à ces naïfs?Faudra-t-il qu’ils se fissent appliquer le bâillon, le garrot, qu’ils se fissent mettre le pistolet à la nuque pour être enfin convaincus que le pire adversaire de la liberté bien entendue, de la société bien organisée, de la protection des droits élémentaires du citoyen, où que ce soit,, c’est le communisme?On serait presque tenté de leur en souhaiter l’expérience, après quoi la plupart d’entre eux ne seraient plus là, — ils seraient sous terre, dans des fosses anonymes, — pour constater l’étendue de leur erreur el de leur imprévoyance.L’expérience serait malheureusement trop coûteuse pour la société en général.C’est pour cette raison, entre plusieurs autres, qu’il ne faut pas qu’elle sc fasse.“Business as usual” Un amiral anglais a écrit, après la dernière grande guerre, un volume retentissant autant que fortement documenté sur la façon dont certains exportateurs anglais se comportèrent pendant le conflit, faisant un commerce suivi avec l’ennemi, le ravitaillant par le ca-rM de la Hollande et des pays Scandinaves, moyennant profits fabuleux.L’histoire se répéterait-elle?A la veille d’un nouveau conflit Éventuel, le président du Board ol Trade anglais vient de dénoncer les administrateurs de deux maisons d’armateurs du Royaume-Uni qui, malgré l’opposition formelle du Board of Trade, ont vendu trois navires marchands aux Allemands.Qn serait curieux de savoir à quel profit ces Anglais ont fait pareille opération, de nature à créer des ennuie sérieux à la marine marchande britannique et aux transports maritimes du Royaume-Uni, le conflit éclatant.Le gouvernement anglais n’a pas le pouvoir d’interdire à l’heure présente de pareilles opérations commerciales, déclare M.Stanley, président du Board of Trade d’Angleterre.Les députés, aux Communes, ont conspué les auteurs de ces ventes de navires.Cela importe peu à ceux-ci; ce qu’ils voulaient, c’était un beau profit.Le profiteur de guerre recommence: Business as Usual.Chez nous aussi, nous verrons sans doute des ultra-loyalistes s’enrichir à commercer avec ceux dont Us dénoncent aujourd'hui les sentiments à l’endroit de Londres.Four eux, l’argent.G.f.Ottawa, 19 — Les députés libéraux de la province de Québec ont un difficile problème à résoudre: doivent-ils distribuer, aux électeurs de leurs comtés, les textes des discours de M.Mackenzie King et de M.Ernest Lapointe sur la politique extérieure du Canada?S'il ne le font pas, sont-ils prêts à affronter t’ire des chefs en refusant de collaborer à la diffusion des discours?Tel est le dilemme qui se pose pour chaque député, mais à plus forte raison pour les députés du Québec.Ceux d’entre eux qui sont allés dans leurs comtés et qui ont eu l’occasion de sonder l’opinion publique ne sont guère enthousiastes à la pensée de rappeler à l’électeur lu doctrine du parti libéral en matière de politique extérieure.Les chefs et les publicistes du parti s’imaginent que les discours de MM.King et Lapointe répondent victorieusement à toutes les objections et sont de nature à calmer les esprits.Avant le débat sur la politique extérieure, dit-on, l’électeur pouvait avoir ses doutes.Mais maintenant que les chefs ont parlé, il n'y a plus de raison de ne pas approuver la politique ministerielle.Donc, en vue des élections prochaines, la Fédération libérale nationale a pris des mesures pour assurer à ces textes la plus large diffusion possible.On s’est adressé aux députés pour leur demander le nombre d’exemplaires qu'ils vouaient retenir des discours.Plusieurs sont tombés dans le piège et ils ont commandé des centaines, voire des milliers d’exemplaires.Gage de défaite opinions diffèrent quant à la réponse.La plupart des auteurs qui font autorité affirment qu’un Dominion ne pourrait rester neutre.Evidemment, il le pourrait, puisque, maintenant un Dominion peut faire ce qui lui plaît: mais cette façon d agir entraînerait la sécession du Common wealth.” En somme M.Ernest Lapointe s’est prononcé contre la neutralité et, chose étrange, il s’est appuyé sur un texte de M.de Valera pour montrer que la neulralilé est une entre prise coûteuse, M.de Valera a même dit le Ifi février 1939: "En réalité, naturellement, il ne saurait exister de neutralité dans une guerre européenne”.Des députés comparaient hier cette déclaration avec celle que M.de Valera a faite ces jours derniers: “Le désir du peuple irlandais et le désir du gouvernement irlandais est d’épargner à notre nation les horreurs de la guerre.Le but de la politique de notre gouvernement est de maintenir et de préserver notre neutralité en cas de guerre”.Les députés soutenaient que s’il était possible pour l’Irlande de maintenir une politique de neutralité, la chose ne devrait pas être impossible pour te Canada.Quoi qu’il en soit, des' députés estiment qu’en fait de publicité électorale, ils peuvent trouver mieux 3ue les discours participationnistes e MM.King et Lapointe.Quelmies-uns d’entre eux n’ont pas voulu assumer le risque de distribuer dans leurs comtés des déclarations directement attribuables aux chefs du parti, et capables de leur faire perdre leur élection.On comprend qu’ils se récu-« sent et que.s’ils sont prêts à porter le poids de leurs propres déclarations, ils ne sont pas prêts à endosser celles des autres.Qui les en blâmera?A chacun sa tâche et sa , onsabilité.Ce simple fait montre’bien l’écart considérable qui existe entre la doctrine officielle du parti et les convictions de plusieurs députés.La visita de M.Baldwin Dans les milieux parlementaires on cause aussi de la visile de l’ancien premier ministre d’Angleterre, M.Stanley Baldwin, l’homme à la pipe et au tabac Presbyterian Mixture.On se dit qu’un homme de son âge n’entreprend pas la traversée uniquement pour venir donner quelques cours k Toronto, et s’en retourner tout aussitôt.On attendra longtemps le dernier mot de i’énigme.Qu’il suffise de dire que M.Baldwin est un émissaire de tout repos et que, si le gouvernement de Londres lui a confié une mission, on peut être certain qu’il l’accomplira à son honneur, avec le maximum d’efficacité.M.Baldwin a eu dès ces jours-ci l’occasion de rencontrer nos hommes politiques, de s'entretenir avec eux et de les mettre au courant des développements de la politique européenne.Dons l'attente % A part cela, la situation est très calme à Ottawa.On est dans Fatten-te.Le gouvernement procède sans hâte au travail sessionnel.Les ministres continuent de garder le silence sur la politique extérieure, mais on sait qu’ils la suivent de près.Députés et Journalistes, pour tromper leur ennui, commentent des incidents, qui, en d’autres temps, passeraient inaperçus.Ils spéculent beaucoup sur la visite du Roi.Sa Majesté viendra i elle ou ne viendra-t-elle pas?Là-dessus les opinions diffèrent.Ceux qui croient à la guerre prochaine soutiennent que l’on ne permettra pas à Leurs Majestés d’entreprendre le voyage dans des circonstances aussi dangereuses.Mais les préparatifs de la visite royale continuent, ce qui permet d’alimenter la propagande loyaliste et impérialiste.Si la visite n’a pas lieu, on ne le dira qu’à la veille du départ, pense-t-on.D’ici là, la machine impérialiste tournera rond.Léopold RICHER D’autres ne voient pas l’affaire du même oeil.Ils estiment que, en tant que la province de Quebec ^ Québec est concernée, la distribution des ^- discours du premier ministre et du ministre de ia justice est un gage à peu près certain de défaite.Il est entendu, et personne n’entreprendra de démontrer le contraire, que MM.King et Lapointe se sont tous deux efforcés de détruire la théorie que nous pourrions rester neutres dans le cas d’une guerre à laquelle la Grande-Bretagne participerait.* Voici, pour sa part, ce qu’a dit M.Lapointe: ‘‘Un Dominion peut-il garder la neutralité dons une guerre, où sont engagés les autres membres du Commonwealth?La question n'a pas été définitivement résolue et les Les lois du gouvernement progressent Bonne journée de travail — Le bill de l'Université de Montréal — La taxe nouvelle sur Tessence est votée — Les "mandats en blanc" vont disparaître — Modifications à la loi des élections Des séances au comité des Comptes publics Le carnet du grincheux La plupart des professeurs de carrière de l’Université de Montréal reçoivent tout juste une bouchée de pain.Cela n'en sera pas moins pour eux un grand sujet de soulagement de pouvoir compter que cette bouchée de pain leur sera servie ni rognée, n* *n fêtard » 4 ¥ Le soleil ne fait pas les choses à moi-tiéï sjn éclipse partielle d'aujourd'hui est une éclipse complète.* * * Voilà l’enlèvement de la neige suspendu! Ça nous apprendra à compter sur des astres pour réparer nos désastres.¥ ¥ ?Quand nous serons sur pied de guerre, ne manquons pas de réclamer un décret-loi pour interdire les éclipses qui sont une forme de grève.* * * Est-il si injuste que cela de blâmer nos hommes d’Etat de cette éclipse quand tant d’entre eux sont dans la lune?* ?» L’augmentation de ia taxe sur la ga-xoline atteint beaucoup de gens: ceux qui ont des automobiles et ceux, plus nombreux, qui ont des briquets.* * ?Il paraît que Malte est fort difficile à défendre contre l’avion; que la flotte anglaise prenne garde d'y trouver sa.bière.¥ ¥ ¥ Réclamons des routes qui ne coûtent rien, car nous sommes assez taxés.Mettons fin à notre ruine.en entrant dans la guerre.Telles sont les formules antinomiques de nos grands hommes d’affaires.S'ils ne respirent pas librement, iis n'oseront tout de même pas prétendre que c'est le logique qui les étouffe.Le Grincheux (Par ALEXIS GAGNON) Québec, 19.— La journée d’hier a éîé probablement ia plus importante de la session par les mesures que le gouvernement a présentées à la Chambre.Le gouvernement Duplessis a fait adopter en première lecture sa législation sur l’Université de Montréal; il a introduit une nouvelle politique financière pour !a Vojric et augmenté lu taxe sur la gazoline de deux sous pur gallon; il a amendé la loi électorale, en abolissant de façon définitive l’abus des mandats en blanc.Pour l'Université de Montréal Après de nombreuses vicissitudes rUniversité de Montréal volt enfin poindre des jours meilleurs.Depuis des années elle se débattait dans une situation impossible au point que d© temps à autre le gouvernement a dû avancer les sommes nécessaires pour payer les salaires dus aux professeurs.Le gouvernement a créé une société d’administration de sept membres, nommée pour dix ans, composée de S.E.Mgr Gauthier, d’un évêque du diocèse de Montréal, et de cinq autres membres qut seront nommés par le lieutenanl-gouver-neur eu conseil.Tous les biens de l’Université sont transportés k cet« te société qui aura tous les pouvoirs nécessaires pour régler les problèmes financiers de l’institution universitaire.Le bill parait combler les espé rances des plus optimistes.No » seulement le gouvernement, par l’entremise de la société, va terminer les travaux de l’édifice universitaire sur la montagne, mais il y affecte une somme de $5,000,000 dont il garantit le service d’intérêts et d’amortissement.De plus, il vote pour une période de dix années Une somme annuelle d’un deiri-million qui servira à payéf l’intérêt et l’amortissement de l’emprunt de $5,000,000 et assurer les frais de l’enseignement.Si, après dix ans, les finances univer itaires sont remises a flot, la société cessera d’exjftçr et reine -tra tous ses biens à 1 Université.Si.au contraire, la siniationfinan re demeure précaire, le J0"**?*, ment pojirra maiHenir la sociêl (Suite A la paye deux) En page 7 : La Vie agronomique, par Armand Letourneau.Www s* LE DEVOIR, MONTREAL MERCREDI 19 AVRIL 1939 VOLUME XXX — No 90 L'enquête au comité des Comptes publics M.Bouchard veut faire assigner des témoins pour enquêter sur l'administration Duplessis — Le premier ministre répond qu'il s'agit d'une enquête sur l'ancienne administration — La majorité approuve M.Duplessis pas faire entendre des témoins à I _ _ J.décharge.10$ (OIS (111 M.Casgrain — Devant un tribunal, on sait de quoi on nous accuse.! Et il y a une défense, une réponse et une réplique.La défense a le ! droit d’assigner ses propres témoins.Est-cc là du fair play?Le premier ministre n’a rien à cacher.Pourquoi nous priver d’un droit incontestable?M.Duplessis — Il y a eu un procès devant le peuple.M.Bouchard — Oui, et il va y en avoir un autre avant longtemps.L'article 403b gouvernement progressent Voici d’ailleurs l’article en question qui est par lui-même fort élo-queu Lindbergh Washington, 19.(A.P.) Paix impossible en Chine (Suite de la premiere page) Quebec, 19 — A l’ouverture de la séance du Comité des Comptes publics, hier après-midi, M.Bouchard se lève pour présenter une motion.“Nous recommençons, dit-il les séances du comité des comptes publics.H est bien important de définir immédiatement ce que nous allons avoir à faire dans les prochaines séances.A venir jusqu’ici l’opposition n’a pas etc heureuse dans ses demandes pour faire assigner des témoins et élucider certains points de l’administration actuelle.En vertu des pouvoirs conférés au comité les membres peuvent enquêter sur tous les comptes pour constater si .is deniers publics ont été dépensés conformement aux désirs de la Chambre.Jusqu’ici ou nous a toujours rclu-sé le droit de faire entendre des témoins.C’est pourquoi je proposerai la motion suivante: Motion Bouchard “Attendu que la majorité du comité des comptes publics a jusqu’ici refusé à l'opposition le droit de faire entendre des témoins afin de permettre à ses membres de se renseigner sur l’administration ne la province depuis l'accession au pouvoir du régime de l’Union Nationale; ., i “Attendu que cette attitude de la majorité du comité des comptes publies empêche les membres et la députation en général d’obtenir les informations nécessaires sur 1 administration de la province depuis J’avèncment au pouvoir du gouvernement actuel; „ u j “Il est proposé par M.Boucnarn, secondé par M.Casgrain, “Que le comité des Comptes publics permette à l’opposition d'assigner et de faire entendre des témoins pour examiner les comptes établissant l’emploi des crédits votés par la Législature pour faire face aux dépenses publqiues et enquêter sur l’adminisrlation de ta province depuis le 26 août 1936.Manoeuvre électorale M.Duplessis — 11 est évident qu’il s’agit d’une manoeuvre électorale.Nous avons fait adopter par la Chambre une motion autorisant le comité à continuer l’enquête déjà commencée au cours de la session de 1936 et continuée au cours des sessions subséquentes.Il s’agit d’une enquête qui sc rapporte -i l’ancienne administration.Une enquête qui a été approuvée par le peuple.L’opposition n a pas d in-térêt à ce que la lumière se fasse et pour l’empêcher, elle adopte des mesures dilatoires.Le comité ne peut prendre de décisions contraires à celles do la chambre, qui l’a autorisé à continuer I enquête déjà commencée.L’opposition n est pas logique puisque nous lui avons offert de nommer un comité special pour enquêter sur notre administration.Je propose donc que le premier ministre soit autorise a nommer les noms des témoins que le comité a l’intention de faire entendre., M.Casgrain — Nous ne voulons pas que l’enquête sur I ancienne administration soit abandonnée.Nous voulons simplement que les cadres de l’enquête soient agrandis.Depuis le début de l'enquête il est survenu bien >.es événements importants.Un nouveau gouverne-ment ^ été élu.Si le comité a le droit de continuer sa preuve sur l'ancienne administration, il devrait permettre à l’opposition de commencer la sienne sur 1 administration actuelle.U est conforme aux règlements.M.Leduc — Je crois de mon devoir de supporter la motion présentée par le chef de l’opposition.Naissance BINEAlî.— A riiôpital Noire-Dame, le 13 avril 1939, à M.et Mme j.-P.-Armand Bineau, née Lépine (Marguerite), un fils baptisé Joseph-Armand-A miré.L'enquête doit porter non seulement sur l’ancienne administration, mais sur le gouvernement actuel.Ce serait me dérober aux responsabilités que j’ai partagées pendant deux ans que de voter contre la motion.Je continuerai à suivre l’enquête avec intérêt et je m efforcerai de voir à ce que justice soit rendue de part et d’autre.M.Boyer dit quelque chose que l'on ne peut saisir et M.Leduc répond: “Si t’as quelque chose a dire, dts-le donc!” NECROLOGIE ALEXANDER — A Montréal, le * «ns.Mme Arcade Alexander, née Hcdwid- S*AUBRYC— A Montréal, le 16, à 49 ans, Mme Jos.Aubry née Julia Chevrier.BARBEAU — A Montréal, le 18, a 59 ans.Mme Joseph Barbeau, née Marie-Loul-se Cloveau.BELL — A Montréal, le 17, A 64 an.».Mm» William Bell, née Clara Bourgouin.DESJARDINS — A Montréal, le 17, A 73 ans, Joseph DesJardins, époux de Marte Rounscuu; D ESMARCH AIS — A Montréal, le 18.A 84 ans.Mme veuve Simon Desmarchais.née Marie-Louise Jetté, DUFORT — A Montréal, le 16, A 86 ans, Mme Hermll Dufort, née Louisa Lalon- lc.GALLAND — A Montréal, le 16.Mme veuve Pierre Galland, née Octavle Lalande.GAUDET — A Montréal, le 15.A 73 ans, Mme veuve Hector uaudet née Coraélle 3eauregard.GORRY — A Montréal, le 18, A 45 ans, iïenrl Gorrv.époux de Gllberte Belleville.CROSLEAU — A Montréal, lé 16 A 66 tn».Malvina Gauthier, épouse de leu 3harles-Ovlla Qrosleau GUILLARD — A Montréal, le 16.A 75 in».Mme veuve Henri QuUlard, née Joséphine leprovoat.LABROSSE-BOILEATJ — A Oka.le 16.A U ans Mme Elaéar Boileau, née Joséphine Labrosse.LACHAPELLE — A Montréal, le 16, A 52 \ns, Ovtla Lachapelle.t.ALIBERTE — A Montréal, le 17, A 57 ms.Ovlla Lallberté.LALONDE — A Montréal, le 17.A 59 ans, Vllfild isiondc.époux d'Extlda Larlvlère.LAPORTE — A la Polnte-aux-Trcmblcs, « 16.A 91 ans.Euctlde Laporte, époux l'Elisa Jeannette.LEONARD — A Montréal, le 17.A 46 ans, F von ne Ferras, épouse d'Armand Léonard.LETOURNEAU — A St-Remt de Napler-rtlle, I# 16, Arthur Létourncau.époux de Mélina Ménard.„ „ .LORTIE — A Ste-Anne de Prescott, le M.A 75 ans, Ernest Lortle.époux d'Adèle ^MOQUIN — A Montréal, le 17.A 59 ans.loeepli Moquln, époux de Florida Leclalr ROBIN — A St-Vincent de Paul, le 16.) 31 ans Simone, mie de Plerrl Robin et le Béatrice Dagenals., SEL EGAL - A Rrpentlgny le 17, A 74 ms.Eucllde Senécal, époux d Aurélie Bé- ^STEBEN — A Montréal.le 15.A 82 an*.Mme veuve Joseph-Pierre Stcben.née Caroline Bessette.^ VOIBARD — A Montréal, le 16, A 38 ans.Attitude étrange M.Bastien—La conduite du premier ministre est étrange.U est la première fois qu’un premier ministre prend une attitude semblable.L’étude des comptes publics, cela existait bien longtemps avant le premier ministre actuel.De tous les premiers ministres du Dominion il est te seul à prendre cette attitude.Dernièrement le chef d opposition Drew.d’Ontario, demandait une enquête sur la construction d’un hôpital subventionné par la province d’Ontario et M.Hep-înirn accepta avec plaisir, (iliaque fois qu’un chef d’opposition demanda une enquête devant le comité des comptes publics à Ottawa les divers premiers ministres acceptèrent sans se faire prier.Le premier ministre semble vouloir laisser croire que c'est lui qui a institué le comité îles comptes publics.Je suis surpris d’entendre un avocat dire que le fait d’enquêter est une chose exclusive.C’est un exemple extraordinaire d’autocratie sans précédent.Le chef de l’opposition a des renseignements et c’est son'droit de réclamer une enquête.J’espère que le premier ministre reviendra sur sa décision.M.Duplessis.— Le comité des comptes publics pouvait recevoir de la Chambre une mission particulière.Or, la Chambre a confié au comité la mission de faire enquête sur l’ancien régime.L’ancien régime n’aime pas rette enquete qu’il s’est toujours ingénié à faire discontinuer.Malgré un travail absorbant, nous avons réussi jusqu’ici à continuer l’enquête.Je manquerais à mon mandat et à mon devoir si j'arrêtais en chemin.Je l'ai dit et je le répète, nous sommes prêts en aucun temps à faire toutes les enquêtes si on veut porter des accusations.Mais cette enquête sur l’ancien régime, j'ai promis au peuple de la continuer et nous allons la continuer.Je propose que le premier ministre soit autorisé par le comité à assigner les témoins, que M.Casgrain, de Montréal, soit engage comme sténographe et que l’enquête soit ajournée à demain matin, à 10 heures.M.Bouchard.— Un instant! Il y a une motion devant ce comité et elle doit être décidée d’abord.M.Duplessis.— Elle est hors d’ordre.Suivant les règlements M.Bouchard.— Non, elle n’est pas hors d’ordre.Le comité des comptes publics est un comité permanent.Ses fonctions sont déterminées par les règlements, tl n'y a qu’un cas où le comité doit recevoir des instructions spéciales, c’est quand il s’agit d’enquêter sur les sources de revenus de la province.Mais nous ne demandons pas d’enquêter sur les sources de revenus, nous demandons de laisser le comité siéger suivant les règlements de la Chambre.Nous demandons l’exercice d’un droit qui nous est conféré par les règlements.C’est une drôle de façon d’administrer la chose publique que de mettre les gens sous l'impression qu'il n’y a plus de comité des comptes publics pour surveiller la nouvelle administration et que celle-ci peut dilapider à sa guise les deniers de la province.Depuis deux ans, le gouvernement nous refuse un droit que nous garantit la constitution.Nous avons demandé une enquête à plusieurs reprises.Nous avons mentionné des noms et ! des cas.Et on nous a toujours refusé de faire entendre des témoins.M.Taché — Les pouvoirs de ce comité ont été définis par la résolution de la Chambre: ils consistent à continuer l’enquête commencée en 1936.Nous ne pouvons siéger ici que pour cela et la motion est irré-gulière.Vote de 9 à 5 Devant le peuple M.Duplessis — Devant le peuple, nous avons porté des accusations contre l’ancien régime.C’est plus qu’une accusation faite au greffe, c’est une accusation faite devant toute la province.L’ancien régime.lui, a dit qu’il ne voulait pas d'enquête.Et le peuple nous a dit de continuer l’enquête commencée en 1936.Je suis chargé par le peuple de faire l’enquête et je demande l'autorisation d’assigner les témoins.L’ancien régime a été conspué et condamné par le peuple, tl est revenu ici avec seulement 14 sièges et il ne lui en reste plus que onze.M.Bouchard - Le premier ministre ne sait pas compter, nous sommes 19.M.Duplessis — Je suis content de cet aveu.Le chef de l'opposition dit que les nationaux sont avec lui.M.Casgrain — Le parti libéral n’a jamais été opposé à une enquête.Mais il était opposé à une enquête faite par des politiciens qui peuvent commettre des injustices comme vous en avez commis.Nous étions pour une enquête devant un juge de la Cour supérieure.Allez-vous nous l’accorder?M.Duplessis — Nous allons finir celle-ci d’abord.M.Casgrain — Si le peuple avait su que vous feriez, une enquête partiale comme celle que vous faites, il n’aurait jamais voté pour vous.Mais le peuple va se reprendre.avant que les feuilles d’automne ne soient tombées.Mise aux voix, la motion du premier ministre est adoptée par un vote de 9 à 3.Et le comité s’ajourne à ce malin, à 10 heures.; la présente loi est nul s'il porte une | (laïc postérieure à celle où il a été décerné ou s'il ne contenait pas, | au moment ou il a été décerné, une ! désis/nation permettant de consta-pour une autre période de dix an- j ter l'identité de l'infracteur qu’il nées.Cette société aura tous les j vise”.pouvoirs voulus au point de vue fi- ! Sont censés résigner leur fonc-nance.C'est elle qui administrera | don et renoncer à toute pension ou les biens matériels de l’Université | tous autres bénéfices: de Montréal, et qui prendra toutes [ J.Quiconque décerne, signe ou Tchoungking, 19.(A.P.) — Le Le généralissime Tchiang Kai Chek a “1(l3b.Tout mandat d’amener ou I colonel Charles-A.Lindbergh, qui listes'que0'la paix^eiT bnpossibîe Ji est officier de réserve de l’aviation | aussi longtemps que le Japon per-ruilitaire des Etats-Unis depuis 1925, i sistera à vouloir établir un ordre a été appelé à servir pendant quel-1 ”,?Vve?u en.Extrême-Orien aucun ., Chinois qui n est pas un idiot ou ques semâmes par le secretaire de|un traitr^ ne saurait penscr autrc- Ja guerre Woodring, afin de mener | ment.Le général a ajouté que 22 une enquête sur l’organisation des mois de guerre ont fait du Japon centres de recherches en aéronau- une puissance de second ordre et Je Nos éphémérides 19 ovril 1627 Les Cent-Associés Dans le but de hâter l'établissement définitif de la colonie française en Amérique, le cardinal de Bichelieu encouragea la fondation d'unç société à laquelle on donna le nom de “Cent-Associés”.C’était un véritable monopole qu’on accordait à cette compagnie.La charte fut accordée le 19 avril 1627; elle fut ratifiée dix ans plus tard par îc conseil d’Elat.Le capital de cette société commerciale était fixé à 190,000 couronnes; elle devenait virluellement propriélaire du Canada avec le droit de concéder et possédant le droit exclusif d’acheter les pelleteries et de vendre les marchandises nécessaires à la vie des habitants de la colonie.Les droits généraux devaient subsister pour une période de quinze ans, tandis que celui du commerce des fourrures devait lui appartenir à perpétuité.F.es Cent-Associés résolurent d’établir dans la colonie 200 à 300 colons au cours de l’année 1628 et environ 16,000 avant l’année 1643.Mais ils ne purent remplir ce beau programme.Ils finirent par abandonner leurs droits.M.Bouchard —- J’cn appelle de votre décision au comité.Votent pour le maintien de la décision MM.Duplessis, Bourque, Béi-que.Boyer, Duguay, Pcllclicr (Lot-binière).Tardif, Tellier et Labbé.Votent pour le rejet de la décision: MM.Bouchard, Bastien, Cas-grain, Drouin et Leduc.La décision est maintenue par 9 voix contre 5.M.Duplessis Alors, je demande que le comité m’autorise à assigner les témoins nécessaires.Les témoins M.Bouchard — Voici l’une des motions les plus extraordinaires et les plus autocratiques qui soient jamais venues devant ce comité.On ne connaîtra pas même les noms des témoins.Cette motion est.bien dans le Ion.M.Duplessis — C’est la première fois que j’entends dire que le poursuivant est oblige de donner les noms de ses témoins à l’accusé.M.Bouchard — Nons ne sommes pas ici devant une cour de justice.C'est le comité qui doit assigner tes témoins.Cette motion est absolument illégale et contraire à la pratique suivie dans tous les comités.Non seulement on veut prendre les membres du comité absolument à l’iniproviste.mais on veut les empêcher de connaître quels témoins on va assigner.Après cela, s’il plaît an premier ministre d’ajourner l'enquête après l’audition de ses té-^mTtdde°^u Aib\n*lLemi'reEdClm''rrt V0‘' moins, 1 opposition ne pourra même Synopsis du catéchisme de Québec, Montréal, Ottawa par l'abbé Joseph CARRIER, n.Ph.Sous le titre de Synopsis du Catéchisme de Québec, Montréal, Ot-Iptua, M.l’abbé Joseph Carrier présente une série de 80 tableaux synoptiques, dont la seule vue est un puissant enseignement.S’il est désirable qu'à partir de la communion solennelle, les enfants secouent l’esclavage du mot à mot, cet ouvrage les y aidera victorieusement.11 va sans dite que le “Synopsis” a été accueilli avec enthousiasme par les membres de l’épiscopat auxquels l’auteur avait soumis son travail.Tous ceux qui enseignent le catéchisme lui accorderont le même accueil chaleureux parce que leur enseignement sera maintenant de beaucoup facilité.Les instituteurs et institutrices, les élèves des classes supérieures et élémentaires trouveront avantage et profit à adopter cet ouvrage.Do même les laïcs des cercles d’études ou des mouvements spécialisés l’adopteront afin de pouvoir en un seul coup d’oeil rafraîchir leur mémoire sur la doctrine catholique la plus élémentaire.Le "Synopsis” e présente sous une élégante toilette verte, de format 11 x 8, 80 pages, autant de tableaux.Prix: $0.75 l'unité, franco 0.80.Service de librairie du Devoir, 430, Notre-Dame est, Montréal.les décisions, dans ce domaine.Mais elle n’aura rien à voir dans l'éducation et l’enseignement proprement dits.Le bill écarte aussi tous les contrats passés par l'Université pour l’édifice de la montagne, soit pour les travaux, soil pour la fourniture des matériaux, sauf pour les matériaux vendus et livrés à rUiuvcrsité avant te 1er janvier 1934, et qui devront être payés au paix du marché lors de leur achat.De plus, la société agit comme compositeur à l’amiable pour le règlement de toute réclamation provenant de l’annulation de ccs contrats, achats ou engagements; elle seule a le pouvoir d’agir comme tel et d'entendre les réclamations et ses décisions sont finales et sans appel.Le bill donne en plus à la société le droit d’acheler les livres de la bibliothèque Saint-Sulpice.Le préambule du projet de loi annonce que ce dernier a été approuvé par Leurs Excellences NN.SS.les archevêques coadjuteurs de Montréal et les évêques de la province ecclésiastique de Montréal.Ainsi un des graves problèmes qui menaçaient notre haut enseignement va se trouver résolu pour l’heure.Les dépenses de voirie Le gouvernement a présenté de nouvelles mesures qui modifient profondément l’organisation financière de la politique de voirie.On sait que lors de la dernière session, le gouvernement Duplessis a fait adopter une loi qui autorise le ministère rie la Voirie à dépenser $50,090,000 en quatre années pour rénover notre voirie provinciale.Le ministre de la Voirie et le ministre des Travaux publies avaient été chargés conjointement de l’application de la loi.Hier le gouvernement a décidé que seul le ministre de la Voirie, M.Carignan, fera exécuter les travaux.Le fonds de réserve De plus, le gouvernement crée un fonds de réserve pour assurer le service des intérêts et de l’amortissement des sommes dépensées pour les travaux de voirie, à même les $50,000,000 votés l’an dernier.Ce fonds de réserve sera alimen-lé par le produit de la taxe sur la gazoline, taxe qui est augmentée de deux sous par gallon, à la suile de la décision prise par Ontario, dans le même sens.Le premier ministre a déclaré que le produit de l’augmentation de la taxe sera affecté au fonds de réserve.11 ajoute que non seulement les deux sous de taxe par gallon d’essence iront au fonds de réserve, mais qu’on distraira du produit de la taxe une proportion de trois et peut-être même quatre sous, sur le total des 8 sous de taxe.Ainsi on établit de plus en plus le principe que les dépenses de voirie seront payées par ceux qui font usage de la route et que ceux qui réclament des travaux de plus en plus considérables dans ce domaine devront en même temps consentir à en assumer les frais.Le permis réduit à $2.50 La nouvelle taxe n’atteindra que faiblement les petits usagers.M.Duplessis a fait remarquer, en effet, que le gouvernement a réduit au mois de mars dernier, le prix du permis de conduire de $5 à $2.50.Computée à raison de deux sous par gallon, cela signifie que les usagers d'automobile pourront dépenser 125 gallons de gazoline.sans payer plus de taxe que Tan dernier, à toutes fins pratiques, puisque le surplus qu’ils ont à payeY en taxe sur ces 125 gallons d’essence, ils Dont déjà economise sur le prix des permis de chauffeur.Comme les autos consument en moyenne un gallon par 20 milles, cela fait 2,500 milles de roule pour lesquels il n’en coûtera pas plus cher à l'automobiliste que Tan dernier.Le bon bourgeois qui ne sort guère que le dimanche ne sera donc pas très affecté.contresigne un mandat ou d’arrêt postdaté; d’amener “2“Quiconque‘exécute un mandat l™8116 fabrique de II^ille.urs av' -._ 1 parce que son service de reel che est mieux organisé tique aux Etats-Unis.On sait que les Etats-Unis doivent porter les effectifs de leur aviation à 6,000 appareils et que des techniciens ont déclaré au Congrès que TAHe- ons recher- d'amenpr ou d’arrêt qu’il sait avoir I ^-arce ^ue son servlce ^ été postdaté; 3.Quiconque décerne, signe ou contresigne un mandat d’amener ou d’arrêt ne contenant pas une désignation qui permette de constater J'identité de Tinfracteur visé; 4.Quiconque exécute uu mandat d’amener ou d’arrêt qu’il sait n’avoir pas contenn, au moment où il était décerné, une désignation permettant de constater l’identité de Tinfracteur visé; De plus, ces personnes encourent les peines édictées par l’article 357, outre les autres peines et les dommages-intérêts dont elles peuvent être passibles en vertu de la présente loi ou de toute autre loi".moment approche où il ne pourra plus tenir le coup.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR" 430 rue No-Itre-Dame (est), Montréal.132 ANNEES ’EXPÉRIENCE “LE SCOTCH QUI ENCERCLE LE GLOBE' L'opposition au bill L’opposilion a fait une lutte assez vive au projet de loi.Elle prétend que si le gouvernement économisait, il ne serait point besoin de cette taxe.D’autres députes ont fait observer que le gouvernement paie sans avoir augmenté les taxes jusqu’ici, les pensions de vieillesse, aux aveugles et aux mères nécessiteuses; ils ajoutent que si Ton veut dépenser $50,-000,000 pour donner de belles routes aux usagers de l’automobile, il est juste que les usagers et ceux qui en ont profit paient, soit directement ou indirectement.Le bill a été adopté en troisième lecture, hier soir, vers onze heures.L’opposition au complet a voté contre le bill.Quelle date?Voyez ici : 1939 AVRIL 1939 Pim.on.Mar.Mer.Jeu Ven.Sam i ! 2 3 4 5 6 7 8 9 J0 11 12 13 14 15 «U 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 Les mandats en blanc Le gouvernement Duplessis a aboli de façon définitive, complète et absolue la bonne vieille tradition des mandats d’arrestation “en blanc” aux jours des élections.Un sait en quoi consiste un mandat en blanc.Un bon organisateur vient conter à un magistrat des histoires de complots, de trahison, de vol, dont il accuse des adversaires politiques qu’il ne connaît et ne connaîtra jamais, mais qui, d’après l’organisateur, se cachent dans Tombre.Le magistrat signe alors le mandai d’arrestation, mais le papier ne porte aucune mention d’offense, ni de l’individu soupçonné.Cettf pratiqua prend fin parce que le bill, adopté hier, décrète (lue tout magistrat qui signera un de ees mandats, et tout policier qui l’exécutera, sont automatiquement destitués et perdent même tout droit à l’éventuelle pension qu ils pourraient réclamer.La carte d'identité Le bill amende aussi la loi électorale, quant à la carte d’identité.La loi de 1936 décrétait que dans les municipalités où la carte d’identité est en vigueur, celle-ci servira également aux élections provinciales.Or, à Montréal, la seule ville où Ton a tenté d’établir cette- carte, la situation n’est pas claire.Après un travail considérable et mené rondement, on n’a pu persuader plus de ta moitié des électeurs d’aucun quartier de s’enregistrer.Dans ces conditions te gouvernement estime qu’il n’est pas sage de garder dans la loi une disposition qui l’oblige d’utiliser cette carte d’identité dans des conditions désastreuses.Il vaut mieux atlendre.Le Conseil municipal doit décider d’ici tro>> mois s’il garde ou non la carte d’identité.Si celle-ci devient suffisamment répandue, dans un ou deux ans, on pourra ours aviser.Le premier ministre a exprimé Tavis qu’un tel moyen d’identification pour porter ses fruits devra être appliqué dans la province.Seul le président initialera Le projet de loi comprend diverses autres clauses.Ainsi seul le président du scrutin initialera les bulletins, au lieu du président et du secrétaire.Avant 1936, seul Te président ini-] tialait le bulletm, qui alors était ! sans souche.Le gouvernement Duplessis, en 1936, a décret.; que le président du bureau de votation serait choisi par le candidat mu:.’s- i téricl, et le secrétaire par le candi- j dat oppositionniste.On décrétait de j plus que le bulletin aurai; désormais un talon avec numéro et qu il serait initiale et par le président et! par le secrétaire.L’essai de la nou-1 velle loi a présenté des inconvénients assez sérieux.Lors de certaines élections partielles, notamment dans Stanstead et dans Saint-Louis, des secrétaires, par ignorance ou mauvaise volonté, ont reiusé d’initialer les bulletins, bloquant ainsi toute la votation.M.Béique affirme que dans Stanstead, dans certains poils, les secrétaires sont arrivés lard, dans d’autres ils ont retuse d’ini-tialer les bulletins, en sorte que la votation n’a été commencée que tardivement.M.Duplessis dit qu’il faut assurer la liberté du vote.Le secrétaire reste tout de même nommé par j l’opposition pour surveiller.La Chambre a aussi adopté un bill qui permet d'enregistrer les hypothèques consenties à Toffice du crédit agricole, par inscription au lieu de transcription.Nous ayons exposé hier en quoi consistait la nouvelle loi.Le comité des comptes publics Ce comité s’est réuni de nouveau hier matin.Le gouvernement avait fait adopter une motion de convocation du comité pour continuer l'enquête commencée en 1936.L’opposition prétend qu’en plus et en marge de cette enquête menée par le gouvernement elle peut faire la sienne sur l’administration actuelle.M.Duplessis a fait observer que le comité est actuellement réuni en vertu d’une motion autorisant le comité à continuer Tenquête commencée en 1936.Le mandat du comité est donc clair et délimité.Si l’opposition veut faire Tenquête en vertu des règlements ordinaires relatifs au comité des comptes publics.elle n’a qu’a s’en prévaloir, ou bien demander un comité spécial, en formulant ses accusations.On sait qu’au début de chaque session, des comités parlementaires spéciaux sont formés; comité des bills publics, comités des bills privés, des chemins de fer, agricuttu rc, comptes publics, etc.Tout comité spécial peut etrc convoqué en suivant les indications de l'article 349 des règlements de la Chambre, article qui se lit comme suit: “349.Quand un comité na pas été ajourné à une date fixe, il est convoqué par le secrétaire sur la demande du président ou, à son défaut, sur ta demande de cinq membres de ce comité.” Comme on le voit, tout groupe de cinq membres du comité peut demander que le comité des comptes publics se réunisse, et en n’importe quel temps dp la session.Mais le comité des comptes pu lilies quand il n’est pas convoqué pour une fin spéciale, a des attributions déterminées par l’article 390.“390.La fonction du comité des comptes publics est d'examiner les comptes établissant l’emploi des crédits votés par la législature poiir faire face aux dépenses publiques Alexis GAGNON Joms chaque boutülU.it SCOTCH WHISKY M VALLUM'S pg*|)££tt0H On import* oncoro o*|our on vous a découvert l°ut seul?suite un antre médecin, le Dr Paul A.Poliquin.qui déclare avoir exa- miné M.Charles Lanctôt sept ou huit fois depuis avril 1938.—Serait-ce humainement possible de le traduire en justice?reprend le premier ministre.—Vous ne sauriez le faire sans risque pour sa vie, affirme le Dr Poliquin.Si même vous vouliez l’amener ici, ce devrait être sur une civière, car M.Lauctôt garde la chambre cDpasse la plupart de son temps dans son lit, tant son état de santé est précaire.—Vous l’avez vu plusieurs fois?s’enquiert le premier ministre.—Sept ou huit fois depuis avril 1938.Quel âge a M.Lanctôt?demande ! ,lfiues qui assisteront aux fêtes du M.Maurice Pelletier, député de Lot-conaucreursi joème annjversajre de la J.A.C.àlbinière.A l'aéroport de Rockliffe Ottawa, 19 — Le gouvernement construira des laboratoires à l’usage du Conseil des recherches nationales, sur le terrain conligu à l’aéroport de Rockcliffe, a annoncé M.W.-D.Euler, ministre du Commerce.Les nouveaux bâtiments coûteront la somme de $1,459,895.Ils fourniront l’espace requis par les laboratoires actuels ou pour leur expansion, ainsi que pour les experiences en aéronautique.Le terrain est suffisamment vaste pour que, en cas de nécessite, on puisse faire les agrandissements jugés convenables ou utiles.L’emplacement du nouveau laboratoire aérodynamique et des autres laboratoires est éloigné de lu ville, de manière à éliminer les plaintes contre le bruit provenant de l’épreuve que l’on fera subir aux moteurs d’avion ou des autres travaux accomplis dans ces bâtiments.Le Canada et la Tchéco-Slovaquie Ottawa, 19 (D.N.C.) — Le député coopératiste Maclnnis pose au gouvernement quelques questions relatives au commerce canadien avec la Tchéco-Slovaquie qui laissent deviner une .arrière-pensée de boycottage .Le député de Vancouver demande: lo Combien de paires de chaussures le Canada a-t-H importées de la Tchéco-Slovaquie durant l’année 1938?2o Depuis quo, l'Allemagne a pris possession de ce pay* a-l-on imposé certaines restrictions à l’importation de ma rebondi ses venant res, M.de Callières et l’abbé Re-naudot que l’on devait accueillir en même temps comme cela se faisait alors.Racine s’excusa, dit le procès-verbal de la séance du 5 janvier, remontrant à ses confrères “que des affaires et des occupations indispensables” — il s’agissait évidemment des répétitions d'Esther — Pempêcheraient de “pouvoir venir de longtemps” à l’Académie.Celle-ci décida, en conséquence, de faire répondre aux deux récipiendaires par son doyen.Les activités féminines Mort avant l'âge! On lit dans la préface d’Hernani que Victor Hugo datait du 9 mars 1830: “L’auteur de ce drame écrivait, il y a peu de semaines, à propos d’un poète mort avant iàge.” (Il s'agissait du jeune Dovalle, tué en duel à vingt ans.) On est tellement habitué à cette façon de parler qu’on ne s’aperçoit plus de la naïveté qu’elle renferme.On ne psut dire, en effet, qu’il y ait un âge pour mourir.Meilhac et Halévy ont fait, dans les Brigands (1869), une bien fine parodié de ce lieu commun.Au deuxième acte, Falsacappa.le chef des brigands, dit à son fidèle Piétro: Toi qui m’as appris le métier.Toi qui, prenant la place d’un père pendu avant Tâge.C’est ici qu’il convient de rappeler ce mot du compositeur Auber, à qui l’on faisait compliment de sa verte vieillesse: “Que voulez-vous?répondit-il, j’ai passé l’âge où l'on meurt.” On trouve dans la Correspondance littéraire de Grimm, à la date de Retraites fermées Au couvent de Marie-Réparatrice, 1023 Mont-Royal ouest, Outremont, 11 y aura une retraite pour llanc-ées du 27 au 30 avril, pour Jeune» llllea, du 9 au 12 et du 25 au 28 mal; du 13 au 18 Juin; pour demoiselle» Agées, du 23 au 26 Juin; pour employées de bureau du 29 Juin au 2 JuU-let.On est prié de a'inscrlre d'avance.Aux Trois-Rivières Au couvent de Marie-Réparatrice, 865 St-Charles, Trois-Rivières, il y aura re- i traite» fermées pour jeunes lilies du 21 au i 24 avril et du 4 au 7 mal.On est prié de i s'inscrire d'avance.Chez les Franciscaines Il y aura chez le» Soeura franciscaines ! missionnaires de Marie, 80 rue Laurier, une ! retraite pour demoiselle» qui commencera le 12 mal au soir pour se terminer le 15 i au soir et qui sera prêchée par le R.P.O.Qéllnas, S.S.S On.est prié de s'inscrire le plus tôt pos- i sible.Tél.DO.8026.Parties de cartes à l'hôtel de ville ; Parmi les personnes qui assisteront aux parties de cartes qui auront lieu dans le hall d’honneur de l'hôtel de ville, Jeual soir 20 avril et samedi soir 22 avril, sous le patronage rte S.H.le maire et Mme Boude.mentionnons; Mlles L.Mullln.E.Creely, M.Grenier, M.Auger, A.Crepeau, G.Charaberlnnd, Y.Hébert, A.Guertin, R.Üuortln, R.St-Denis, J.Demers, M Ha-drtll, I.Caron, J, Lampron, T.Auger, M.Maguire.Y.Brent, Y.Allard, C.Cantin, K Rloux, A.Leduc, B.Smith, H, Smith, J.Brien, A, Bouthllller, A.Robertson, M St-Cyr, V.Mondello, Y.Mondello, R.A, Lamoureux.L.Leoage.B.et C.Cournoyer.Duranleau, A.Belair, S.Constantin, F.Joannts, J.Marineau.A.Quenneville.M.A.Carrière, R.Rioux, MM O.Rochon.M.Angrignon, L.Charland, P.Charette, G.; Wilson.P.Plché, Jr„ L.Dupuis.H.A.Bou-rasea, P.Bélanger, J.Creeiey, R.Latimer, A.Surprenant, J.R Laroche, McGinnis, I G.Houle, S.Cantin, A Noiet, P.Berthelet, E.Godin, P.Legrl», M, Charest, A.J.Pel-letier.W.Lavertu, O.Picard, A.Marso-lals.J.P.Boileau, A.DesJardins, J.De-bien, A.St-Antoine, G.Ducharme.A.Rlo-pel, G.Lucas.A.Chtcolne, J A.A.Morin, P Boisvert, R.Bouthllller, R.Ethler, P.Auclalr.A.Lévelllé.A Desmarais, M Trempe, D.Pitre, MM et Mmes R.Beau-det, N.Brlcaul, L.Collette, A Gagnon, P.Glard, N.Lajeunesse, E.Poupart, J W Riel, P Geoffrlon, R.Bélanger, E Robl-tallle, J.F Robltallle, R.Pépin, O.Qiroux, E Desroches, E.Bouthllller, R.Lacombe, M.Bernadln, P.N Boudreault, J.M.R.Longtln, P.B.Mallet, A.Vlgeant, F.Lanctôt, A.Paquin, C.Choquette.J.C.Martineau, A.Berthiaume, C.Emard.E.Fia-, mand, D.A, McDonald, R.N.Séguin.L A, Lapointe, Mme» V, O.Hudon, E.Des-parols.A E.Soucy, G.Trudeau, Brossard, L Martin, H.Roy, R.Bernier, A Martin, W.Iiarose.G.Ducharme, M.Tourangeau, A.St-Antolne, J.M Crochetlère, A.Des-longchamps, M.LeGuerrler, Harper, O.Picard, A.Lebeau.J.O Duplessis, P.Panneton, P.Vincent.Landry Pour plus de renseignements, appeler MA.3041.Funérailles de Mme Vincent Lamarre EATON iîL iimî ii!!!?M! Choses et autres CHOSES VUES .J’ai vu def, fleurs magnifiques, des fleurs de serre et des fleurs des champs rivaliser de beauté et de fraîcheur.l'ai vu des jardins enchanteurs .des pommiers en fleurs.des montagnes majestueuses.la mer se brisant sur les rochers.,.J’ai vu des voiliers légers comme la brise glisser sur les flots bleus.la barque du pécheur seeoiJée par la tempête.j'ai vu des coins pittoresques de notre province.une ferme de lotre pays, avant l’orage.un matin enneigé.les monuments de ceux qui font notre gloire.J’ai vu la plus gracieuse des jeunes filles effeuillant la marguerite: “Il m'aime.il ne m'aime pas” .J’ai vu d’adorables bébés joufflus.les premiers pas de poupons roses.et des bambins s’amusant au jeu de golf.J’ai vu l'aïeule égrenant son rosaire.aux côtés d’une madone de Raphael.J’ai vu la famille de nos souverains, le roi, la reine, les petites princesses.J'ai vu de belles eaux-fortes d’Icart, Celos, Romey, Leroy, David, Incas.Les “Vieilles maisons à Gand” de Celos — “Entrée au manoir” d’incas — “Réflexions” d'Icart.et son dernier chef-d'œuvre: “Jupon rose”.J’ai vu.oh!,.j’ai vu tant de jolies choses, que je m’empresse de vous convier à en faire autant.à les voir dans leurs cadres< charmants,,.au rayon des gravures et miroirs, au cin-'’uième chez Eaton.^T.EATON C
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