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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 13 janvier 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1940-01-13, Collections de BAnQ.

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Montréal, samedi 13 janvier 1940 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE: BEUir 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3366 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR Dirccteur-jgérant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Omar HEROUX VOLUME XXXI — No 10 - TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $600 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unis et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 10,00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 Des avions anglais survolent l'Autriche et la Bohême " Sur douze vacances au Sénat canadien Si Ton n'y nommait pas que des politiciens?On a fait remarquer tes jours-ci qu il y au Sénat plusieurs vacances.Cinq datent de 1939, quatre de 1938; deux de 1937; et la plus ancienne de 1 936.Rien que pour le Québec, il y a cinq places vides.La minorité française devrait compter cinq ou six représentants de plus au Sénat, dont trois ou quatre de Québec, un du Manitoba et un dernier de l'Alberta.Cela a quelque importance, — sauf pour nos ministres.La vacance de l’Alberta remonte à février 1937, — il y aura bientôt trois ans.Et le fauteuil de feu le sénateur Fortin, de la Durantaye, reste inoccupé depuis 1936, — cela fait presque quatre ans.M.King prend son temps.* Ÿ * Qu'est-ce à dire?Qu’il n'y aurait personne de compétent à nommer à tous ces fauteuils vacants, et dont cinq ou six devraient avoir des titulaires de langue française?No.n pas.Que M.King ne voit personne à désigner à ces douze postes?Il y a pourtant une cinquantaine de Candidas! politiques, hommes ou femmes, à tirer ostensiblement de la langue, à battre avec impatience de la semelle dans l’antichambre du chef libéral, depuis des mois et des mois.Que M.King n’entend désigner personne?Il sait que son parti est en minorité au Sénat et que des douze fauteuils vacants, cinq appartenaient à des conservateurs; il peut donc à son choix les remplacer par des libéraux.Ce serait autant de gagné.La vérité, c’est que M.King attend parce qu’il le veut, parce que c’est dans sa nature d’attendre, de temporiser Bcauceviljê-Est depuis six ans —la Commission annonça la position pour la seconde fois.La Com- mission, qui s'élait montrée si sévère pour les qualifications résidentielles de Bolduc, accepta comme candidat un citoyen de Québec, l’honorable Oscar Drouin, qui venait de démissionner comme ministre des Terres et Forêts.Elle avait pris au sérieux un “tour” qui avait été joué par un Beauceron farceur.Le dernier jour fixe par la Coin- ! mission pour recevoir les deman- ; des d'emploi était le 17 février j 1937.Josaphat Poulin envoya la ! sienne le 8 novembre suivant.Elle i 110 du crise électorale; parfois même ce sera l'un de ces hommes comme il s’en trouve toujours dans les coulisses de la politique, serviables à l’excès moyennant finance, et qui sont les hommes de paille, les pantins de quelques financiers peu soucieux de s’afficher eux-mêmes en public.Le Sénat, sous tous les régimes, depuis 1867, a compté, il compte encore de nos jours des hommes renseignés, honorables, en vedette, dont la valeur impose la présence fu~t natüreflement acceptée, dans cette enceinter Leurs qualités d’esprit ne les ont pas En 1931, d’après le ratinçi du j toujours fait placer où on les a vus, où ils sont.Souvent ce surintendant des postes, Boldii'.lavait conserve 90 points et Poulin 87.En 1937, d’apres le rating préparé conjointement par un inspecteur des postes et un officier de la Commission du Service civil, Poulin, qui était alors 1 ele aern lieux, les arrivistes, les complaisants, pour reprendre au parti les mécontents.Les chefs se sont-succédé et le Sénat a déchu.S’ils n’y prennent garde, bientôt il ne sera plus qu’un vaste miroir aux alouettes, dont M.King se servira, dont M.Manion se servirait, si jamais.Cette tradition d’un Sénat à fond partisan est au reste bien établie.A ce point qu'un journal de parti (le Soleil de Québec) pouvait écrire l’autre soir; “Il arrive, par exception, que des sénateurs soient choisis en dehors des milices politiques.En est-il plusieurs parmi ceux-là ! aux premiers rangs de leur profession, de leurs occu- qui aient véritablement fait leur marque dans cette haute ions, des milieux financiers, industriels, intellectuels, fonction?' A cela, ne pourrait-on répondre: Vous , s’il y eut des sénateurs choisis hors des mi terme parlementaire de son gouvernement.Alors, il décidera dp se décider.Dans l’intervalle, une trentaine de députés libéraux, dont une dizaine de Québec, feront tout ce que M, King voudra qu'ils fassent, et davantage, pour arriver à passer au Sénat.Le Sénat, aujourd'hui, n’est-il pas le paradis promis aux députés complaisants las de la politique,—ou dont les électeurs sont las?Jadis le Sénat était, dans tous les sens, une Chambre haute.N’y pouvaient atteindre que des hommes censés être pations Le Sénat avait, dans l’idée de ceux qui le créèrent lorsque s’organisa la Confédération, double mission; celle de représenter et de protéger les minorités, d’une part; et, de l’autre, celle de parer aux erreurs possibles d'un régime parlementaire électif, démocratique, de freiner en quelque sorte les représentants élus, si par hasard ils allaient prendre des attitudes, voter des lois dangereuses pour l'équilibre d'ensemble du pays.Telle devait cérc, telle fut l'idée des Pères de la Confédération lorsqu'ils décidèrent d’établir le Sénat.De 1867 à 1940, il a passé beaucoup d'eau dans l’Outaouais.beaucoup de politiciens dans les gouvernements.et beaucoup de gens nuis au Sénat.Presque tous les régimes et les gouvernements qui se sont succédé à Ottawa depuis soixante ans ont pratiqué une singulière politique à l’endroit de notre Chambre haute.Pour employer un canadianisme expressif, s’il est peu relevé, ils ont à tour de rôle paqueté le Sénat de créatures politiques, d'organisateurs électoraux, de financiers ou de brasseurs d’affaires généreux envers leur caisse électorale.S’il y eut à travers tout cela de bonnes nominations hors de ces groupes, le choix d'hommes remarquables et vraiment compétents est resté clairsemé.Et même quelques affaires qui ont éclaté ont mis en fausse posture des sénateurs de fortune res du service civil ont brûlé ce qu'ils avaient ad or; et ils ont adore ce qu’ils avaient brûlé! Ils ont lâché Poulin comme une patate chaude et ils ont solennellement confirmé la nomination de Bolduc qui est aujourd’hui, de par la volonté de la Commission dn Service civil du Canada, maître de poste PERMANENT de Beaucevilie-Est, P.Q.“De tous tes candidats à la position de maître de poste de Sussex, N.-B., le Colonel Kinnear, vétéran, était, de l’aveu de la Commission, le mieux qualifié.Néanmoins, malgré les protestations de la Légion canadienne, la Comission du Service civil nomma a celle position l’assistant maître de poste Kirstead en novembre 1936, sous prétexte que le Colonel Kinnear venait d'avoir 6.) ans.“Or, le 18 décembre 1937, la mê- PARIS, 13 (CP.) — On a révélé Kier soir que 110 députés ont signé une requête pour demander que l< Fronce dénonce le pacte militaire franco-soviétique el rompe les relotions diplomatiques avec la Russie.Le document qui a été soumis aux chefs des divers partis o la Chambre a été rédigé por le député Philippe Hennot de Bordeaux; il rappelle que la Fronce et la Gronde Bretagne sont unies pour combattre l'agression et déclare qu'il est impossible d'être participant et neutre à la lois, que l'on ne saurait venir en aide à l'un des belligérant.___soit la Finlande — tout en restant en bons termes avec l'autre.Le comité du suffrage universel de la Chambre des Dépufés vient d'insérer dans un projet de loi anticommuniste des amendements qui auraient pour etfet de démettre de leurs fonctions publiques toutes les personnes qui n'avoient pas quitté les rangs du parti communiste le 1er octobre dernier.Or, il se trouve qu'il n'y a pas de fonctionnaires communistes départementaux ou municipaux qui oient démissionné avant celle date et que tous seraient donc démis.Le projet de lot initial ne stipulait l'expulsion de ces dignitaires ou fonctionnaires communistes que dons le cas où ils refuseraient de désavouer la politique de Moscou.Le parti socialiste, le plus fort groupe en Chambre, a annonce qu'il approuvait les amendements et qu'il voterait en bloc pour la mesure ainsi revisée.Vingt hommes ont été arrêtés à Saint-Denis, qui fut longtemps le centre du mouvement communiste en France, pour avoir formé une cellule communiste dans une fabrique d'avions en dépit de la dissolution du parti communiste.admettez que lieux politiques, ce sont des cas exceptionnels.Notons cet aveu.Ajoutons-y qu’il n'y eut jamais assez de ces exceptions pour que ces hommes fissent nombre.Et s’il était vrai que ces rares sénateurs n’ont pas tous brillé aux tout premiers rangs, combien, des politiciens sur le retour, des brasseurs d’affaires, des hommes d’argent, des avocats de la haute finance passés à la Chambre haute, donnèrent | me Commission a nomme comme même l’impression d’être, voire d'avoir été quelqu’un, | maître de poste de Beaucevillç-Est d’avoir accompli quelque chose de vraiment utile à société?” Y en eut-il quarante en ces derniers vingt ans?Nommez-cn vingt-cinq.Au fond, le Sénat est par la faute de nos gouvernants, de quelque parti qu’ils aient été, en pleine décadencé, tout comme les Communes, du reste, puisqu il s y recrute de plus en plus.Et le député médiocre fait le sénateur médiocre.Nos gouvernants, à tour de rôle, sont, la maîtresse cause de cette chute.Us ne considèrent plus le Sénat que comme lieu de retraite où placer des momies de la politique, des hommes à tout faire du parti au pouvoir, des souscripteurs de fonds électoraux à meme l’argent des autres, souvent.Si nos gouvernants y introduisent parfois quelques hommes de réelle valeur, c’est pour tenter de faite oublier qui durent s’en aller.Et parce que d’autres affaires n’ont j que, des quatre-vingt-seize sénateurs, la plupart devraient nnï prlatê.nn’on a étouffées, d’autres sénateurs sont restes être des hommes de mérite incontestable et de valeur réelle, qui ont rendu ou sont aptes à rendre service à la pas éclaté, qu’on a étouffées, d’autres sénateurs sont restes en place, qui ne donnaient au Sénat aucun prestige.Loin de là.Aux temps présents, le Sénat canadien a médiocre réputation.Pour devenir sénateur, il est vrai, il ne s’agit guère d’ètre désormais quelqu’un.On peut même n être à peu près rien du tout.Avoir quelque argent, savoir en user, être d’une extrêjnc complaisance, cela suffit presque.On doit au surplus avoir rendu ou réussir à faire croire qu on a rendu des services au parti régnant.Qu est-ce qu il a (ait pour le parti?" demandent d abord les chefs, sitôt que surgit un candidat au Sénat,ou si l’on parle de quclqu un qui, dit-on, devrait être à la Chambre haute.Avoir fait cause publique.^ H- V- Le Sénat devait être un maître rouage de nos institutions parlementaires.Il s’est fait, on en a lait la maison de ; • «i t*.* .J ^ 17 XI r 11 • /* Il «lAxf'vit' fitre retraite de la politique et de l'électoralisme.Il devait être le ferme protecteur des minorités.Il est trop souvent J instrument des puissances d argent.Il devrait être utile.Il devient superflu.Il devrait compter une majorité d’hommes en vue.Il est en majorité collection de politiciens las, de nullités prétentieuses autant qu’évidentes.Il devrait être quelque chose, avoir quelque poids, servir le pays.Il n’est ja Josaphat Poulin, qui avait a ce moment 64 ans et 3 mois, et—pour faire preuve de la plus belle logique -— la même Commission a décidé le 2 mars 1938 que “tout candidat de 65 ans sera considéré coüt-me inéligible.” ” La Commission du service civil a des trouvailles rares.L’une de ces perles de la phis belle eau, c'est que Holduc, après six ans de icx-crcice des fonctions de inaitre.de poste, réussit à obtenir 7.5 de moins comme expérience que quand il venait tout juste d’etre nommé.Il avait désappris.C'est en forgeant que l’on devient forgeron, dit la sagesse populaire.La Commission a changé cela.Souhaitons que M.Pouliot continue ses analyses commentées des faits et diets de M Le Bureau.Il a trouvé une meilleure veine que Courtehne n’en eut jamais et il a, avec sa blague à froid, une manière de l'exploiter qui parfois vaut cette du fameux humoriste.P A.quelque chose pour le parti?Cela veut dire l’avoir servi; i pre.SqUC rien, il ne pèse plus guère, il ne sert d'ordinaire avoir perçu ou avoir versé une bonne somme à la qUC deS intérêts de partis.Et 1 on sait ce que cela signifie, caisse électorale du parti; ou s’être trouvé en des circons- Le temps est venu, sinon d’abolir, au moins de réfor- caisse électorale du parti; ou tances favorables pour faire marcher à fond les chefs, s être risqué dans l’aventure et l’avoir réussie.Cet homme a Torcille du public?11 est intelligent, honnête.désintéressé?Il n’a pas souscrit aux fonds d élection son argent, encore moins l’argent des autres, le faisant passer pour le sien?Il tient' ses idées, il n est pas servile, il n’est pas à fond, toujours et partout soumis aux chefs, à leur doctrine politique, quand ils en ont une?Il ne flatte pas platement, il ne grandit pas à 1 excès des chefs de parti?Il a le sens de la mesure, du caractère, de la volonté, l’expérience de la chose publique?Il a même rendu service au public?Cela l’cmpêchcra.sauf de rares exceptions, d’etre sénateur.Ou il n’aura qu une chance sur mille de le devenir, parce qu’il n’est ni créature ni toton politique.On lui préférera tel faiseur d’affaires à la main large, tel tireur de ficelles roué, audacieux et qui sait où placer son argent à l'heure qu’il faut pour huiler la machine, tel basochien d’affaires qui ne sont pas toujours des affaires propres, tel partisan à l’origine de la fortune duquel il y eut quelque commerce cic nature plus ou moins licite, mais qui fut prodigue de son argent en temps de temps „ - .mer le Sénat.Depuis quarante ans.il glisse au niveau de la Chambre élue.Et encore; on peut congédier celle-ci ou, du moins, la renouveler tous les cinq ans, —- changer de nullités.Tandis que le Sénat, lui, s’accroche à perpétuité, La nullité y reste jusqu’à la mort, à moins que le gâtisme n'intervienne, parfois.Un sénat nul, un sénat par exception utile, cela ne suffit point.S'il doit être nul, qu on le tue, il coûte trop cher.S'il ne doit être utile que par accident, cela aussi coûte trop cher.Pourvu que M.King ne s’avise pas, afin de réformer le Sénat, prétendra-t-on, d'y nommer ces mois-ci une douzaine de titulaires, hommes ou femmes, désignés par la haute finanre.l'étroite politique, la reconnaissance partisane, qui fassent simplement nombre, s'assoient aux fauteuils vacants, mais ne donnent à cette Chambre ni plus de poids, ni plus d’autorité, ni plus de prestige, ni plus de vivante valeur! II ne manque pas d’hommes au-dessus de la movenne que M.King pourrait choisir.Ils seraient les premiers qu’écarterait la dominatrice et abrutissante politique de parti.,3 I_40 Georges PELLETIER Lactualiré Les bouffonneries du "service civil" Le député de Témtscouatu, Jean-François Ponliot, est comme l’Allemagne: il ne désarme jamais, C’est lai qui a monté l'enquête sur la Commission du service civil d'Ot-tmva.Il s'est montré dans le rôle de président tellement actif el entreprenant, qn'on s'est arrangé, dam la suile, pour qu'il ne le rc- Son succès aux examens, c'est le si gnal de sa perle.L’article tfc M.Pouliot trois colonnes et chacune //renne pas.Mais il avait déjà réuni une mine de documentation.Il s'amuse, dans le dernier numéro du S»lnt-Lau-renl, à faire pari à scs électeurs, lecteurs de la même feuille, de la comédie bouffe Séraphin Holduc et Josaphat Poulin aux fondions de maître de poste, de Utauceoillc-Esi, Québec.On fuit subir des examens aux deux candidats.Bolduc se classe bon jtrenner.Il était déjà à ce moment maître de poste temporaire.a bien m ________ e/es li- gnes ou presque est à faire pouffer de rire, bien que le narrateur adopte le ton sérieux d’un rapporteur officiel à la Chambre des communes.A peine ici et là un point d’exclamation, on une réflexion à la cantonrmde.H faudrait pouvoir citer tant le texte.Je me contente de la tonte dernière partie.Le 4 février 1P37—Boldtir était! maître de poste temporaire de1 Bloc-notes Epilogue L’affaire de la censure postale semble définitivement réglée.En fait, il paraît bien qu ; nous avons ru affaire à un simple imbécile qui, de son autorité privée, attrait voulu imposer l’exclusif usage de sa langue.On Ta mis à l’ordre et à la raison.L’incident nous a valu plusieurs lettres, dont la suivante, qui nous apporte un fort intéressant témoignage.Elle émane de M.l ernand de llaernc, directeur général de la Ligue de l’Achat chez nous: Au cours tie la dernière guerre, nous écrit M.de Hacrne, j ai servi dans l’armée britannique comme officier-pilote du Royal Living Corps devenu plus tard le Royal Air Force.J’ni naturellement échangé quantité de lettres avec mes parents et amis du Canada.Celte correspondance était nécessairement en français et fui toujours examinée par les censeurs du t< nips.Je ne sais si te censeur britannique connaissait d'autre langue que l’anglais, mais jamais aucune remarque n a été faite ait sujet de la langue employée dans les lettres que i expédiais et que je recevais.Je dois vous faire remarquer que le censeur était alors lof licier du jour (orderly officer) de chaque unité qui examinait les une armée unilingue, l'année canadienne ne l’est pas.Il est évidemment nécessaire que les lettres expédiées pur les membres des troupes en service actif soient censurées et il est évidemment nécessaire que, si elles doivent être censurées, il faut qu'elles soient écrites dans un langage que les censeurs puissent comprendre.Pour ce nui est de l’armée britannique, it n’est pas nécessaire que le.censeur connaisse d’autre langue que l’anglais”.U faudrait que la méthode de censuré très pratique, de 1914-18 soit changée, pour que la supposition du Saturday Night puisse se défendre: “Ce qui est arrivé, supposons-nous, c'est que les troupes canadiennes ont emprunté un censeur à l’armée britannique et ont eu le malheur d'en emprunter un qui ne savait pas que l'armée canadienne est une armée bilingue ou que ie censeur canadien a littéralement suivi les instructions données aux censeurs britanniques”.Mon expérience et mes observations m’ont prouvé, au cours de la dernière guerre, que le Fa-nadien français état' beaucoup mieux apprécié par les Anglais d’Angleterre que par scs propres compatriotes anglo-saxons.Il y a entre V Anglais de la Métro pôle et celui du Canada la même différence de largeur d’esprit qu'entre nos Souverains et nos ministres fédéraux anglo-saxons, qu'ils soient rouges ou bleus.Voici qui prouve, à tout le moins, que ce n’est pas en Angleterre que l’imbécile qui serait devenu fameux, si un charitable silence ne couvrait son nom, aurait pris de mauvais exemples.Pour Thistoire La Saint-Jean-Baptistc de Québec BRIBES DE GRAMMAIRE Démocratie ! — Le compliment est de taille.— En effet, je ne saurais vous icn adresser de plus grand.Ils son! | peu nombreux, hélas, ceux qui ne ! parlent que de ce qu’ils connaissent.I* , , QI La démocratie n’a pas encore trou- OU CHCtcltUfC • ! 'é le moyen de restreindre la libcr- 1 lé de parole et de pensée aux ci-Au cours d’une émission que toyens qui pensent et qui ont quel- le ne veux pas nommer pour l’instant, un parleur nous rebat les oreilles de ce joli refrain: “1,’émission X.vous est parvenue depuis la salle Sainl-Sulpice.” Que pensez-vous de ce depuis?—, 11 est incorrect, Simplieie, c’est-à-dire contraire au bon usage le plus élémentaire.Depuis sert à exprimer le temps: “L’année nouvelle est commencée depuis deux semailles”, il sert aussi à marquer l’ordre: “Les fêtards sont fourbus, depuis le premier jusqu’au dernier” ou le lieu: “Il a marché depuis le fleuve jusqu’à la rivière des Prairies avant d’apercevoir un laxi”.Dans ces deux derniers sens toutefois, depuis recule devant son concurrent plus léger de.qui détient les faveurs de la langue écrite.En revanche, la langue parlée, tournée vers le couerel, emploie ô partir de, qui ne manque pas de lourdeur.Mais quand il s’agit d’indiquer l’origine.il faut être bien bizarre pour employer depuis.La phrase de voire parleur, Simplieie, rappelle les Précieuses; elle est aussi ridicule crue celle-ci: “Mon oncle est arrivé depuis Québec en la ville de Montréal”.le préfère le fridolin comme plus gaulois, quoi qu’en ait dit M.Bruneau.— On a pourtant prétendu me démontrer la légitimité de ce déliais.— Qui “on”?De nombreuses gens, jeunes et vieux, réunis pour discuter.— Ah! — Et des gens calés.Je vous l’assure, car ils ont tranché en une i heure plusieurs questions de politi-| que, de droit maritime, de pedago-! gie.de pisciculture, de morale, votre de théologie.—- Parlaient-ils haut?— Si haut et d’un Ion si assuré que je me sentais tout intimidée.— Pauvre Simplieie, vous avez pourtant sur ces matamores une grande supériorité.— Grands dieux! laquelle?Celte de connaître votre igno- a prié M.l’abbé (iroulx de faire dans cette ville une nouvelle série de cours publics d’histoire du Canada.Bien ne démontre mieux 1 interet que suscitent ces leçons, à mesure qu’elles sont mieux connues.A Montréal, on est passé d’une poignée d’nudileurs à de vastes as- pan ce.semblées.Il faut que rc succès s’ac- j _____ ____________________________ centuc encore.“ ~ ¦¦ Rappelons à ce propos que le pro-: ¥ 4 y chain cours montréalais de M.l’ah- t Malgré le froid qu'il fait en Finlande, hé (îrnulx aura lieu jeudi soir, salle |ei Ru«e$ y trouvent la soupe chaude, de l’Université, rue Saint-Denis.* ?Le professeur parlera de la période de Talon.0.H.Le carnet du grincheux La seule erreur de Staline fut de prendre le cercle arctique pour l'équateur, * * * Pas étonnant tout de même que les s.ldafs de Staline soient des italleux.* * * que chose à dire.Ainsi, la mulli-plieité des opinions émises par les tribuns de carrefour engendre-t-eile dans les esprits un déséquilibre de plus en plus inquiétant.Le mal est parliculièrement dangereux dans une jeune démocratie comme la nôtre, où l'absence de traditions et de discinüne intellectuelle permet aux audacieux de s’imposer par la parade cl les effets faciles au détriment de la vérité.— Seriez-vous partisan de la die-lalure?— Pas si vite, Simplieie.Cherchons d'abord la mesure.- Vous savez pourtant qu'il faut choisir entre deux alternatives?Et vous, Simplieie, vous devriez savoir que deux alternatives comportent quatre issues, puisque par définition une alternative comprend deux termes, tout comme un dilemme.-y- Tiens! j’en écrirai an parleur qui m’a enseigné ce contresens.En attendant, voici la lettre d’“Un correcteur”.— Hum! voilà un titre redoutable, pour le correcteur et pour les corrigés.— Ce monsieur, qui vous écrit périodiquement “aux bons soins du Devoir” se rappelle que celle expression vous avait amusé jadis.Il la défend en ces termes: “Quant à l’expression “aux soins de”, “aux bons soins de”, dans une adresse, vous avez pu en voir plusieurs exemples dans les Nouvelles littéraires au cours de Télé dernier (aoûl ou septembre).” — Je n’ai jamais condamné “aux soins de” que j’emploie fréquemment.ni même “aux bons soins de”.Les deux expressions sont irréprochables au point de vue grammatical.Seulement, la dernière m'enivre de son parfum d'archaïsme, bien qu on tente de la faire revivre en France, et que M.Bruneau, à qui cela convient si bien, la trouve admirable.J’admire, moi aussi, les vieilles choses, cl voilà pourquoi je tiens à les respecter en les laissant dans leur cadre.Auriez-vous Ja sacrilège audace, Simplieie, de porter par la ville te chapeau de votre aïeule?Non, car vous savez bien qu’on en ferait des gorges chaudes.De même, quand on écrit sur une enveloppe “aux bons soins de”, il me semble que le facteur doit s’égayer.En tout cas, si “Un cor-reeleur” avait terminé sa lettre par la formule en vogue du temps de Vnii-iim- “t',; l’honneur d'être, avec Voltaire: ‘‘J’ C’est une fort mauvaise formation à I !e Profond respect, votre très- donner à nos .oldats que de les habituel l et tres-obeissant serviteur”, à se fairs déloger, quand ça ne serait j aurais rien cru mais ioue du Manege militaire de la rue Craig ,ai,s ‘,,*n ’i- Laissons res vétilles, 4 4- ss i relèvent plutôt de l’histoire et ! Cascrner le 65ème régiment au Mo- ‘te Li psychologie que de la linguis* j lordromc, cela entre de plain-pied, si ! La photographie profite de la guerre, i |*on peut.jjrei qans |e programme de s’il taut en juger par certaines montres j motorisation de nos armées, où ce ne sont que beaux uniformes en j « * * images.j Se prétendçe libéral —• avancé — et * ¥ * jailer faire, devant l'Empire Club de To- Le directeur d un hebdomadaire de rente, son petit Arbi .pardon.Har-Montréal est allé interpréter, à Toronto, : c’est à rire, le sentiment de M.Adélard Godbout au , 444 sujet de la guerre et de la participation Variante opportune d’un refrain con-w .1 .i i nu: “C’eit l'avion qui nous mené, Qui noui mène; C'est l'avion qui nous mène En haut.¥ ¥ 4 Un peu comme les Canadiens français, les Finlandais sont de fameu:» québécoise.Y était-il autorisé par le premier ministre?Parlait-il pour le premier ministre?* * * M.Godbout répondra peut-être: la- mais d'Ia vie 1 4 * * Ce en quoi le premier ministre aura, une fois encore, parfaitement raison, * w skieurs de bois.Le .-, j Un journal anglais dit que les Aile lettres expédiées par les soldais.I mands, prisonniers de guerre dans les chent, se mettent au pas de Foie; les f.e courrier reçu au camp était carnpS de concentration, en Angleterre.; Anglais, quand ils traversent en France vraisemblablement ccn-uré ait- n’ont plus qu'à tuer le temps.De quel-1 (;(3nnajSsentt eL(Xi |e Pas-de-Calais.leurs.• que côté qu’on la considère, la guerre Voilà pourquoi je crois que ’r est toujours meurtnere Saturday Night excuse mal tel * * * chauvinisme de quelques cen- | Avec le rationnement, le consomma-iseurs qui ont été blessés dans j j esi montrée si intrépide et si vaiHanu' disant un agresseur aussi puissant qu'il n'est plus aujourd hui un jour nal qui n'en parle, l.es earleatui is te- se sont joints aux journalistes pour comparer la Finlande à gneatt de la fable en face d _ eu plutôt de l'ours pmsqu « convenu de comparer lu cc\ unun.il.Mais le fait, pour la Finlande, d'avoir pu tenir en respee.Jusqu'ici le colosse moscovite, 1 , aisé rudiidration de tous les peu-pU-s, l.es yeux du monde entier se >«rnes vers ce pays aux mibe Après les antics iietits FtaU -s.c'est maintenant la Fmlandi i est devenue la proie tie l'ours, t’.ombien de temps j tenir?Resistera-t-eîlt ! l’a- loup, | jV1'' est Russie a La statistkpie publiée par M.L.Ralston, ministre îles Finances, révèle que malgré la guerre, 1 époque îles vacances de Noël et dim-1res considérations, les propriétaires canadiens sont encore intéressés à améliorer leurs demeures.Le rapport publié par le ministre in-dique que '2.S57 prêts, au montant de !« 1,029,838, ont clé signales en i décembre 1939, en comparaison île 2,391 prêts se chiffrant à $958,022 —- ~ I pour le mois correspondant en cooperative des grossistes (Who- ; 19.18., Icsale C.oOperation) fut inaugure.-, (.nuque mois (le I annee 19.19 a eu 1904, quand douze sociétés de ! accusé sur le mois correspondant cunsuiniuateurs formeront la pre de l'iinnée précédente une augmen-inière société coopérative de gros talion du volume des prêts.Il en de Finlande, (S.O.I-i.l.rcsulle '-u douze mois un moulant Son chiffre d’affaires, de $22,480 global de *14,715,309 contre $11.-en 1905.s'était élevé à près «je j 629,747, soit une augmentation île $500,000 quelques années ayant la ofi pour cent.guerre de 191 I.L'entreprise avait ; Le nombre des prêts consentis en connu mi succès presque iniim-dial., Qn(arj0 jU, (.0lirs du dernier mois Kn 1908.une union cooperative « e Cst (ic 1,038 au montant de $590,-sociétés (5.O.F.) tut associée a ''i j ojg.Québec vient en deuxième avec société cooperative finlandaise en ; p|.-(s se c|,iffrant j, $154,909, et gros, ou S.O.F.Bien qu eUc ne fut i,A,iH1,.ta avoc 22fi prêts pour un envahie pem an L."‘" l' ; monlart total de $88,832, occupe (iuerre, la rinlande eut a en soin-! ., frir grandement et le progrès de la Coopération s’en ressentit.Les en- Le traitement des Fonctionnaires Ottawa supprimera-f-il les augmentations statutaires?L'automobile Le fonctionnement d’une automobile Ottawa, 13 ((',.P.).— M.Ralston, minisire îles Finances, a déclaré hier qu’il ne pouvait confirmer ou nier la rumeur que les augmentations statutaires du service civil seront supprimées par le gouvernement fédéral pour la durée de la guerre.Le colonel Ralston dit que le gou-verne'nient n'a pas encore pris de décision définitive à ce sujet.Lue pareille décision affecterait employés et économiserait par année.Au cours des années 1932 33 et 34, le gouvernement Bennett avait suspendu les augmentai ions et ineiils statutaires, à cause crise.Le graissage "Une âme sacerdotale" de ; M.u( i-t elle M.JU .4 : dir e chap ater a : ; \ U>Ï rc l ia Fis aède es fin?(.‘est ce que l’avenii , La tout c.o.c'est un au-ire qu'on est en train d a .en histoire orageuse, ('.ai de ta Finlande est um ie guerre.iande fut conquise par ta 1157; éera'ee par Pierre de 1701 à 1717; puis, par-•'•'.vf.ni entre la Suède et en 1721 € et.pins tard, en rdetenienl enva Ras tîe Laie avait donc irreurs et ic^ hu-erre.Mais ce prie d'une telle vi-rs la Russie : lu; laisser son igean! en duché O qui lui per-existence polili- qe À P celle de la a «smq flK'**?.: -I L TŒOi i ça e- r TE-I'l F4f ¦pu •.: T ¦ .- s JJ que Nicolas j-rfser la Finlande î Mais Tannée ire chose que la t m Finlande, i t*issi~.ee du mou* at î qui commença ires et as capital de t sar l'oeuvre de ees repose aajourd'hui a®'Finlande.Nen est Bse des ns tiens Tsiâis nassî u'C â :'€ saareoser; social et m casœaBïutè.mimms fois cité l'An-«-s psosniers de Be’ïsqne avec « *e lAasesEarli- el la exemples de coope-® SO.US a rarement parie de la Finlande smî.cher celle-ci.la coj-eeotrôJe '.naislenant plus ?e la disîrsbutioa nationa c qa’ta Suède et en Gran-jme.Je mouvement coop -s etead qu'a dix ou dpun ïî lu commerce de détail, n générale des consomma-Helsingfors ouvrit son pre zsmîi vers la fin du siècle Une campagne d’édura-sèe dans les autres parties produisit des fruits et Kriélès virent îe jour.treprises coopératives en l-iulamle: eurent à bure face a des difficultés! considérables.Les cultivateurs qui j lavaient été les fondateurs de plusieurs des premières sociétés avaient j Ides aspirations différentes de celles j | lies uu-inbres des coopératives qui se j i formaient dans les centres indus- I trii ls.Ces divergences de vues attei anirent leur point culminant en Iftlti.H y rut alors rupture serieuse II ne section sc détaeha du mouve-j ment général pour être plus en eon-: formité avec ses aspirations sociales; ils s'appelaient les “progressifs' .Vaine Tanner prit leur cause sen main.I ne union centrale des sociétés Progressives (KK) se for i ma, laquelle fut suivie en 1917 par la "Société en gros”.Aujourd'hui, les deux mouvements, le Neut.e cl le Progressif, font de grands efforts pour faire disparaître toute concur ' rence et toute animosité entre eux ! par un travail éducatif systénuiti-! que, l e mouvement Neutre eoni-nrend 147 sociétés avec au delà île ; 396,000 membres et le mouvement Progressif compte 122 sociétés avec plus de 306,000 membres, dont 55,-000 apparliennent à la grande so-jciflé de consommateurs de Helsinki, appelée “Hlanto”.Ces deux i mouvements contribuent, dans une I large mesure, au bien commun de ! leur pays.L'histoire de la coopération finlandaise est fort instructive.Par plus d’un point elle ressemble à la nôtre.Son étude peut nous aider a éviter des erreurs et à consolider nos positions.J.K.BISSON, agronome aisément la troisième place.Le prix du pain est majoré i CHARI.KS LLCOO, prêtre Saint-Stilpice, 184C>-1926, par l'abbé Henri (iaulhicr.M.I.ccoq est mort en 1920.H 1 i laissé le souvenir d'une très grande Toute pièce de métal frottant contre une autre doit être lubri-! fiée pour éviter l’usure rapide, j réchauffement el le grippage de ces i pièces.F ne huile de viscosité va-1 liée, dépendant de la température atmosphérique et du genre de ino-i leur, est employée pour lubrifier la $850,000 voiture auloimddle.Ainsi pour don-j ucr un exemple de la viseocité de l'huile à employer, on utilise généralement pour le moteur une huile très l'luide (S.\.F.10 W.à S.A, H.50) alors que pour la boite à vitesses et le différentiel un utilise une huile plus épaisse (dans le premier cas, S.VF.90 à S.A.F.140, et dans le second eus, S.A.F.80 à S.A.K.90).Nous ne saurions trop insister sur la qualité de l'huile, car de celte qualité dépendra grandement la vie s plus hautes récompenses en 1893.M.Hasselmans est maintenant le directeur de la sec-lion d’opéra à l’Ecole de musique de ITTnivërsitc de la Louisiane.Tl y dirige également la section de musique de chambre.M.Hasselmans fut l’élève do professeurs aussi réputés que Benjamin Godard, Jules Massenet, A.La-vignac, avant de commencer, â travers l’Angleterre, ITtaiie, la Hollande et l'Allemagne.les tournées qui établirent sa réputation comme membre du fameux quatuor à cordes Capet.Il fit ses débuts comme chef «l’orchestre en 1908, à Paris, aux Concerts Lamoureux.Par la suite, M.Albert Carré retint ses services comme premier chef d’or-chestre de l’Opêra-Comique de Paris où il présida, de son pupitre, à de brillantes saisons.Soldat de la grande guerre, il fut décoré de la Légion d’honneur par le gouvernement français.Par la suite, après une tournée qui le conduisit, une fois de plus, à travers l’Europe, il dirigea de nouveau, pendant deux ans, les oeuvres présentées par l’Opéra-Comique de Paris.Les Montréalais firent la connaissance de M.Hasselmans an cours des saisons 1911-1912 et 1912-1913.M.Hasselmans avait été ap-peli à diriger le Montreal Opera fois aux Varié-Lamoureux et seront réunies Tour ar- ti.sles dans des oeuvres différentes, tour à tour elles se sont succédé, avec le même succès auprès du public; et voilà «tue maintenant une opérette de toute beauté, permet de les réunir pour le plaisir îles habitués des Variétés Lyriques.Dans Blossom Time Caro Lamoureux sera la grande diva, le scintillante Bellubrui.’, la vedette capricieuse et coquette.Mitzi (aMrfhe Lapointe), au contraire, représente la jeune fille sage, réservée, l’amoureuse tendre et dévouée.Charles Goulet personnifiera 1 immortelle figure de Franz Schubert, dans cette oeuvre qui sera présentée au Monument National, les 2a, 26, 27 et 28 janvier prochains en soirée., .Les réservations de billets se font au contrôle des Variétés Lyriques-ouvert tous les jours enlic heures (dimanche excepte), numéros de téléphone pom servation de ces billets casier 3053 -bour 0747.Il) et 6 Les la ré- ____ sont Lan- Plateau 6404 et Har- Concerts symphoniques Brailowsky et Jean Morel Le concert de mardi prochain Quand les Concerts Symphoniques reprendront, maxhi prochain le 1(> janvier, ils offriront un concert qui promet d’etre uu des plus brillants dans l’histoire de la musique à Montréal., , ,,,, En effet, ou entendra le célébré pianiste Alexandre Brailowsky, qui jouera deux concertos avec l’orches-trc., Le concert sera dirige par Jean Morel, premier chef d’orchestre de l’Opéra-Comique de Paris, de l’Opéra Rio de Janeiro et le successeur de Pierre Monteux à l’orchestre Symphonique «le Paris.Le programme que l’on entendra sera le suivant; Ouverture Dcr Freischuls .Weber Concerto de mi mineur .Chopin M.Brailowsky et l’orchestre Symphonie en rc .César Franck Danse de la Mort.Liszt M.Urailowsky et l’orchestre 11 reste encore un certain nombre de bons billets en vente au bureau «le la société, chambre 219 de l’ho- jtcl Windsor, LA.local 219.6037 ou PL.7181, Au Club musical et littéraire FtSTIVU- ' DE MUSIQUE DU QUEBEC, INC.Du 6 au 16 mars inclusivement 285 classes de concours pour diction, art dramatique, musique vocale, chorale et instrumentale en français et en anglais.Date finale d'inscription: 22 janvier Pour renseiKneinents.s’adre-sser au Secrétariat.1265, rue Stanley, Lancaster 9652.LE* VARIÉTÉS LYRIQUES d?iieefîon Daunait Goutef tf)25*?6-27*28JANVIER .et» toiftit.TItff air*ç GOULET Franz scuuoeaT /AARTHE LAP LIONEL O AU NAIS é.'NTE 'ST LAMOUREUX ùjDN DAURlAfc.Billets en vente au Monument National de 10 à 6 heures.Tél.H Arbour 0747, LA.3053, PL.6404 A L'AUDITORIUM DU PLATEAU La fête annuelle des artistes de la radio La fête annuelle des art isles de la radio aura lieu le 45 février, soir du mardi-gras, à i’hôtcl Windsor.A cette occasion il y aura bal costumé, spectacle, couronnement de “Miss Radio 1940”, etc.Le "McGill String Quartet" On annonce la fondation d’un nouvel ensemble instrumental «im sera connu sous le nom de McGid String Quartet.Il est composé de MM.Alexandre Broil et Edwin A.Sherrad, violons.Joseph Oriold, viole, et Jean Bellaml, violoncelle.Le concert de la Croix Rouge Rappelons que c’est le 19 février prochain, au Forum, qu’aura lieu le grand concert offert par les musiciens.de Montréal au bénéfice «te a Croix-Rouge canadienne.De très grands artistes de l’étranger et de notre ville sont mis gracieusement au service de la Croix-Rouge, à celte occasion.Parmi les artistes au programme, mentionnons notre compatriote le grand pianiste Jean Dansereau.Nos deux orchestres symphoniques locaux se feront entendre ensemble ce soir-là, sous la «lirection conjointe de MM.Wilfrid Pelletier et Douglas Clarke.Institut Pie XI facques Fray et Mario Braggiofti, pianistes-duettistes que l’imprésario Louis-H.Bourdon présentera en concert, le mardi 6 février à l’Auditorium du Plateau.J a naïveté ! Com/mni/,.C’est d’ailleurs à cette des six I occasion qu’il fit ses débuts sur le rontinent américain.Plus tard, il dirigea les oeuvres françaises à l’Opéra de Chicago et.en 1921, il était appelé par le gérant-général du Metropolitan, M.Giulio Gatti-Caraza.II devenait, dans celte maison fameuse, le premier chef d’or-français.11 demeura à ce ndopté des réformes verbales fort j poste pendant quatorze ans et ne Cantiques”, M.Louis Bouhier a dé- j ehestre 25c la boite etc Chimique FRANCO Américaine Liée .1566 me St,-DenU Montréal Veuillez m’envoyei un échantillon ds ROBOL Nom Mrewe • V V • bien faites, mais il l’a fail avec une diserélion un peu limide.Le P.Conrad Latour, O.M.I.a aussi fait une édition dans laquelle il a in-troduit des changements plus radicaux dans les paroles cl mis au rebut des airs qu’on prétend aimer! et auxquels on est seulement habitués par paresse de chercher mieux.¦ Le cantique n’est pas fait pour i une élite, mais pour tout le pou-1 pic.N’est-il pas de la plus grande! convenance qu’on ne lui donne que dos paroles qui ne sont pas une offense à son esprit et à son besoin de beauté?* * * Dans ses “Bribes de Grammaire" île la veille de Noël.M.Jean-Marie Laurence dissèque fort gentiinenl le nom de Cité Municipale que l’offrais pour remplacer le grotesque Centre Civique.Là-dessus, le Grincheux l’enterre et propose à sa place Cité Artistique.Je recours donc aux bons services de M.Laurence pour le prier de l’abandonna que pour consacrer ses activités au dopiaine de renseignement.Il est membre île la Faculté de musique de la Louisiane depuis 1936.re qui ne l’empêche pas, chaque hiver, «le retourner à Chicago pour diriger les oeuvres françaises pendant la saison d’opéra.Les pianistes Fray et Bragiotti à Montréal Un événement dans la saison artistique: la venue à Montréal de detlx grands pianistes français, Jacques Fray et Mario Braggiolti, «pie le disque et la radio ont déjà fait connaître cl apprécier au Canada.C’est M.Louis-H.Bourdon qui présentera, en concert, ces deux célèbres artistes, le mardi soir 6 fé-vroir, à l'Auditorium* du Plateau.On sait que les deux pianistes français ont donné des centaines de récitals transmis par les réseaux américains Columbia et National Broadcasting.M.Jean Vallerand, chroniqueur musical au Quartier Latin, organe des étudiants de TUniversilé de Montréal, prononçait récemment, sous les auspices du Club musical et littéraire de Montréal, une causerie joliment documentée intitulée: Les tendances actuelles de la musique française.En voici un résumé forcément succinct.La musique est chose trop belle, trop grande, trop humaine pour qu’elle puisse mourir.Elle ne mourra pas à moins que 1 humanité n’ait mérité sa disparition.Lcr-tains compositeurs, inconsciemment, ont indiqué la voie du salut et ce salut consiste tout simplement dans un reloue à Mozart.Mo-mn avait entrevu tontes les possibilités de la musique.Il connaissait la po-lytonalilé bien avant Schoenberg, mais c’est intellectuellement d a-bord «iii’il a prévu toute la musique moderne.M.Vallerand continue en expliquant pourquoi nous ne sommes plus à l’époque où toute la musique française sonnait identique aux oreilles des auditeurs et où I on accusait un Maurice 4(avc'l «l imiter Dubussy.La cause lointaine de la musique contemporaine remonte a la Révolution française.La musique a suivi pour une fois et sans retard la marche de la littérature.Berlioz.Chopin, Gounod, Cesar Franck, Massenet et Faure ont façonné la mentalité musicale Irau-çaise, ont préparé le terrain a Debussy.H existe une certaine façon de penser à la musique et cost, souligna M.Vallerand, Strawmsky qui concrétise le mieux cette façon de penser.Ce dernier et les musiciens français actuels pensent me-îodiquement, horizontalement, tandis que les classiques pensaient verticalement.La musique française est avide «le lumière, de chuté, recherche la vision nette des choses, ('.'est un art d hommes intelligents.cultivés, qui voit clair dans sa force.La niystque française est une musique a la mesure «le l’homme.M.Jules Jacob, ténor, ac.cotipa-gne au piano par Mlle JacquiRne de Fov, illustra la conference T ' des chants fort goûtés de latjd' toire.Reprise de ses cours Après quinze jours de vacance et une semaine d’examens, l’Institut Fie XI reprendra ses cours la semaine prochaine.1.Lundi, le 15, à 4 h.30 et à 8 b., le cours de dogme sera donné par M.Irénée Sauvé, P.S.S., professeur au Grand Séminaire de Montréal: “Les sacrements communiquent la grâce”.A 5 h.30 et à 9 h., 1e cours de doctrine spirituelle (de reli-gmn) sera donné par M.Paul-Emile Léger, P.S.S., qui traitera de la confession.2.Mardi, le 16, à 4 b.30 et à 8 h., le cours de morale sera donné par M.Jean-Paul Laurence, P.S.S., professeur au Grand Séminaire de Montréal.Ce cours portera sur la nature de la charité.A 5 h.30 et à 9 h., M.Clément Morin, P.S.S., professeur au Grand Séminaire donnera le cours d’Ecriture Sainte.Il traitera des paraboles.3.Jeudi, le 18, à 4 h.30 et à 8 h., le cours de doctrine sociale sera donné par M.J.-B.Desrosiers, P.S.S.: “L’homme, en société, conserve tous scs droits”.A 5 h.30 et à 9 h., le R.P.Adrien Malo, O.F.M., donnera le cours «l’Action catholique: “Le Dogme du Corps Mystique du Christ.” Ges cours se donnent au Mont-Saint-Louis, 244 est Sherbrooke.Les dames et les messieurs y sont cordialement invités.N.B, — Les cours de l’Institut Pie XI sont publics toutes les semaines sous le titre: “Nos Cours”.Cette publication constitue une excellente revue d’Action catholique et de sciences religieuses.On peut s’y abonner, moyennant $2.50 par année, en s'ailrcssant à l’Institut Pie XI, 2065 Sherbrooke ouest, Montréal.A tout nouvel abonné, on enverra les numéros parus jusqu’à date, à savoir les 13 premiers numéros.La Semaine corporative Dimanche et lundi Voici le programme des deux premières journées de la Semaine corporative, organisée par ÏÉüole Sociale Populaire, qui s’ouvre le dimanche 14 janvier et durera jusqu’au 21 : Dimanche — Ih.20.Heure catholique, CKAC.Causerie par le H.P.Archambault, SJ., directeur de l'Ecole Sociale Populaire, sur le caractère et l’opportunité de ccttc Semaine.7h.: Emission de l’Association des Marchands Détaillants, CKAC, première causerie de là série quotidienne: Le problème social actuel, par M.François-Albert Angers, professeur à l’École des Hautes Etudes commerciales.Lundi— 7h.15 Radio-Canada, deuxième causerie de la série «pio-tidienne: Les faux remèdes, par M.Gérard Picard, secrétaire de la Confédération des (Travailleurs catholiques du Canada.8h.30.Au Monument National, è Montréal, grande manifestation corporative sous la présidence de M.L.-Athanase Fréchette, N.P., président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.M.Maximilien Caron, professeur à l’Université de Montréal et président de l’Action corporative, exposera la nature et les avantages du corporatisme.Des représentants des classes patronale, ouvrière et agricole porteront aussi la parole.L'entrée à cette manifestation est libre.Dîner au lieut.-col.H.-L.de Martigny Les amis du 'lieut.-col.H.-L.de Martigny organisent un dîner en son honneur, à l’occasion de sa nomination à un poste important dans les Services de guerre de la Légion canadienne (section de l'éducation).Ce dîner aura lieu au Cercle universitaire, le mercredi, 17 janvier, à 7 h.précises.A l’issue du dîner, le lieut.-eol.de Martigny fera une brève causerie sur la réadaptation du soldat à la vie civile', au retour de la paix.On s’inscrit au Cercle même.Dîner au Cabaret chantant au "Cercle Universitaire" lai diner au Cabaret chantant de 1940 au Cercle universitaire aura lieu le‘samedi 20 janvier, à 7 h.30.Le comité d’organisation qui travaille en calimini afin d’ajouter à l’agrément des convives le charme et la surprise s’est assuré le concours d’arlistes dont il ne tentera pas de faire l’éloge, de crainte d’offenser la vérité en restant en deçà.L’inscription des réponses, se fera rigoureusement suivant l’ordre de réception.Cours sur la Bible Lundi soir prochain, à la salle Saint-François, 2000 ouest rue Dorchester, aura lieu un cours sur la Bible, sous la direction du R.F.Gonzalve, O.F.M., à 8 h.30.Ce cours sera ainsi donné tous les lundis soirs subsécpicnts.Pour renseignements.appeler M.H.-P.Ver-met, CA 1257, ou le R.P.Gonzalve, WI 4261.TARIF des annonces classifiées du "DEVOIR" Telephone: BEIair 3361 cent le mot.35e minimum oomo- •aat Annonces facturées Stic le mot 40c minimum NAISSANCES SERVICES.SERVICES ANNIVERSAIRES.GRAND'-ME8SES, REMERCIEMENTS POUR F 'T I ATHIES ET AUTRES, 2c nar mot.minimum de 50c.ÏTAN-ÇM ILI.ES.prochains maria-OES *1.00 oar injection K VENDRE A vendre greffe du notaire W.Martin, décédé, avec propriété à St-Louis de Gonzague, romté Beauharnols.où 11 pratiquait depuis 50 ans.Bonne clientèle et avantage pour charge des secrétariats.S'adresser au notaire J-A.St-Pierre, 2B ouest, rue St-Jacques, Montréal.Tél, HArbour 4530 Nouveautés canadiennes Les Cahiers des Dix.— Vol.IV.Volume de plus de 300 pages.Au comptoir $1.50, par la poste, $1.65 Charles Lccoq, par M.Henri Gauthier.P.S.S.Volume de 180 pages.Au comptoir $1.25, par la poste .$1.35 La pénétration du continent américain par les Canadiens français, par M.Benoît Brouilleur.Volume de 235 pages.Au comptoir ou par la poste .$1.00 Un homme sortit pour semer, (Le Frère Joseph Moffet, O.M.I.).par le R.P.Eugène Nadeau, O.M.I.Volume de plus de 200 pages.Au comptoir ou par la poste.$1.00 Romans canadiens: La mer qui meurt, par M.l’abbé Lionel Boisseau.Volume de plus de 200 pages.Au comptoir ou par la poste .75 L’Oncle des jumeaux Pomponncl-lr, par Mlle Adrienne Maillet.Volume de 250 pages.Au comptoir ou par la poste .$1.00 Amour moderne, par Mlle l.acti-lia Filion.Volume de 140 pages.Au comptoir ou par la poste .75 Monsieur Jacques R, de Sreven.1790-1872, par Gilles.Volume de 157 pages.Ait comptoir ou par la poste .75 SERVI GE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR A la Vaticane Cité du Vatican, 13 (AP) — La bibliothèque vaticane s’est enrichie hier d’un nombre de croquis du peintre italien Carlo Maratta, du 17ème siècle, Maratla était surintendant des peintures au Vatican sous le règne du Pape Innocent XL Il représente notamment la réception d’une mission envoyée au Va-* tican par le roi de Siam.CHARBON, BOIS, HUILE 70 ANS SERVICE.La plua grosse m»l-soti à Montréal.Les plus bas prix pou.charbon et bols sec à.l'abri.Jos.Cnarle-bols.prop, CHerrler 2161.21-1-40 c hambreT ôLOUER Chambre-boudoir, en avant, ensoleillée, belle localité, maison paisible, 2 adulte», références.MArquette 1921.Chambre et pension demandées Employée de bureau désire grande chambre.ou chambre et boudoir avec com modi-téa, dans bonne famille.De préférence, nord de la ville.Ecrire A case 59.le ‘‘Devoir”.YVONNE PRINTEMPS AU PARIS \ ¦%< Mr La célèbre Yvonne Printemps, vodetto du film “Trois Vitses” on i« sontaino *¦ Cinéma do Paris.^ VOLUME XXXI - No 10 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 13 JANVIER 1940 5 PAGE FEElINihfc s£.en" aimant Directrice : Germaine BERNIER La mer qui meurt1’ Le beau décor ne fait pas vivre les personnages sur la scène de la réalité — Vieilles misères dans un pays relativement jeune — Un livre triste “Jamais, au grand jamais, ou ne pourra élever de nombreux enfants dans l'amour du sol natal, du métier paternel, tant que ce sol et ce métier seront ingrats et feront maudire la vie”.Lionel BOISSEAU “La Gaspésie, le plus beau pays du monde, ne peut plus nourrir ses gens”.Marie Le FRANC Quand on est habitué à entendre les récits enthousiastes des voyu' gears et des villégiateurs en Gaspésie, sur leurs voyages et leurs vacances passés dans le confort, le repos et les distractions, cela surprend qu’un auteur, délaissant l'étude et la description des décors, se penche sur lu vie des paysans et des pêcheurs, analyse leurs misères sans limites et apprécie leur situation aux points de vue social et national.Cela n’arrive pus souvent.Parce que d’abord ,il faut vouloir voir et, ensuite, il faut beaucoup de courage pour dénoncer un état de misère aussi grave et aussi étendu.A chacun de se débattre, n’esl-ce pas?Cette situation n’est pas nouvelle.Déjà, en 1925, le R.F.Marie-Vic-torin lavait énergiquement dénoncée.Dix ans plus lard, Marie Le Franc, écrivain français, ne se contenta pas (le visiter la Gaspésie, mais fit enquête sur place et quand elle parla de la misère effroyable des Gaspé-siens, bien des susceptibilités furent froissées, un ministre même protesta en Chambre.Etail-ce possible qu'une femme, poétesse el romancière, eût pu faire une enquête sociale sans avoir vu double, sans avoir noirci le tableau, pour en tirer plus d’effets?Et pourtant, c’est de la conférence de Marie Le Franc qu’en 1939, M.l'abbé Lionel Boisseau n’a pas craint de se servir pour préfacer son livre.C’est donc qu’il la trouve encore et toujours conforme à la vérité.Et, c’esl un fuit que la conférence de la femme de lettres et le récit du prêtre-auteur sont parfaitement à l'aise et se complètent tragiquement dans un seul volume.D’autres écrivains, préoccupés des questions sociales, onl-ils aussi parlé du problème gaspésien?Je l’ignore.Depuis quinze ans, voilà pour tant trois ailleurs bien courageux qui ont osé en parler et les choses non seulement paraissent être au même point, mais semblent empirer avec le temps.Ce qui a fait écrire à Marie Le Franc: “Je n’ai jamais vu, même dans les coins les plus déshérités de la Bretagne — et, de fait, dans aucun coin du monde que je connaisse — de misère comparable à celle de la Gaspésie.Il y a des cas isolés de pauvreté; il n’y a pas (ouïe une race qui s'étiole, disons le moi, qui dégénère.Tuberculose, alcoolisme, sous-alimentation’’.Que faut-il de plus, en vérité, pour s’étioler et pour dégénérer?Pense-t-on que le niveau moral et mental peut se maintenir dans une bonne moyenne avec des années et des années de ce régime?Après le Frère Marie-Victorin, après Marie Le Franc, l'abbé Boisseau parle aussi de iaicoolismc et de la contrebande, celle “plaie du bas du fleuve.Elle jette sur les rivages la pauvreté, la tuberculose, la fourberie, le mensonge, le parjure dans les cours de justice, le déshonneur dans les familles, le rachitisme chez les enfants, l'abêtissement dans une classe faite pour fournir des êtres robustes, forts et lucides’’.Et les jeunes boivent et s’habituent à boire, parce qu’ils ont l'estomac creux.Cette question de l'alimentation semble être un grave problème parmi les plus graves, en Gaspésie.Pcut-on avoir une idée des tourments de la mère de famille, des jeunes enfants, des adolescents qui ne mangent jamais à leur faim?C’est difficile.Et dire qu’il y a des gens qui font des gorges chaudes sur les caries de rationnement qui ont cours en Europe! D’après ce qui se passe en Gaspésie, je crois que ses paysans et ses pêcheurs se trouveraient bien de n’importe quelle carte de rationnement européen.Mais il y a aussi le problème du logement.V a-t-il aussi des taudis en Gaspésie’?Mais oui.Et l’on croyait que c’était la plaie des seules grandes villes.“Bien des pêcheurs et des habitants, dit l’abbé Boisseau, oui pour maisons de véritables taudis où logent de grandes familles sans l’ombre d’un soupçon de confort".Suit la description de ces taudis et l’abbé conclut: “Vieux, jeunes, chiens, chats, le taudis rassemble ioul eu ses quelques pieds carrés; le taudis est le lit tout prêt à la tuberculose, ci l'anémie, à l'abrutissement’’.Heureusement qu'en Gaspésie, le paysage est vaste, jxircc que l’on pourrait sc demander où peut loger la sérénité de l’atmosphère, de l'ambiance, nécessaire et même indispensable d l’agrément des voyages et des vacances.Mais comment se fait-il qu'un grand pays, si riche en eaux poissonneuses el en forêts ne puisse nourrir ses gens?me demanderez-vous.Lisez "La Mer qui Meurt”* et vous verrez comment on a enlevé leur gagne-pain aux gens de la Gaspésie ou comment les conditions de travail sont devenues impraticables, grâce aux agissements de politiciens dépourvus de sens social comme de sens national.Il est vrai que pour réparer un peu on leur a procuré le Secours d'Etat, mais lout le monde sait ce que cela vaut, au point de vue social et que, même matériellement, ce secours est insuffisant pour garder à la famille ses forces el sa santé.Les seules gens prospères en Gaspésie sont les étrangers qui onl acheté les rivières poissonneuses des gouvernements ou qui achètent le poisson au seul prix qui leur convient.Les pêcheurs sont exploités et les petits gars de Gaspé, qui osent, la nuit, aller pécher le saumon, sont jetés en prison, s'ils sont pris par les gardiens, parce qu'on pense bien qu'aucun pêcheur ou paysan ne peut payer l’amende.Point n'csl donc besoin d'aller dans des pays lointains pour trouver foule une race de miséreux, toute une classe sociale, en train de disparaître sous les fléaux qui l’accablent: tuberculose, alcoolisme cl sons-alimentation.Xos frères et nos soeurs de Gaspésie constituent un malheureux exemple de.la misère en permanence.Qui saura enfin organiser el sauver la Gaspésie?Mystère.Les exploiteurs se succèdent ou sc multiplient dans ce pays; les exploités sont toujours 1rs mêmes.De bonnes initiatives et de louables efforts de part et d’anlrc restent insuffisants ou inutiles parce qu’il ne semble pas y avoir de plan d’ensemble."La Mer qui Mcurl” nous le dit Fantaisie de poète La vie est une fleur que je respire à peine.Car tout parfum terrestre est douloureux au fond.J’ignore l’heure vaine, et les hommes qui vont, Et dans Vile d'Email, ma fantaisie est reine.Mes bonheurs délicats sont faits de porcelaine, Je n'y touche jamais qu'avec un soin profond; Et l’azur fin, qu’exhale en fumant mon thé blond.En sa fuite odorante emporte au loin ma peine J’habite un kiosque rose au fond du merveilleux, J’y passe tout le jour à voir de ma fenêtre Les fleuves d’or parmi les paysages bleus; Et, poète royal en robe vermillon, Autour de l'éventail fleuri qui l’a fait naître, Je regarde voler mon rêve, papillon.Albert S AM AIN assez.Pense-t-on, par exemple, que les Unités Sanitaires peuvent faire lout le bien dont elles sont capables, quand leurs services s’adressent à des gens qui n’ont pas le nécessaire sur la labié de famille et qui vivent en dehors de toutes les prescriptions de l’hygiène?On comprend alors que la mortalité par la tuberculose soit alarmante et qu'un pays si misérable soit déserté.“La Gaspésie est désertée, dit l'abbé Boisseau, non parce que son soi n’csl pas fécond, mais parce qu'elle crève de misère et de délaissement.La pêche se meurt à cause de ses méthodes désuètes, archaïques, faute de marché, faute d’organisation, de coopération.L’agriculture est médiocre, malgré des succès indéniables et des ameliorations récentes.Grande-Anse, paroisse considérable, n’a pu faire vivre sa beurrerie; elle a fermé ses portes faille de lait, faute de troupeaux”.Et dire que si ce pays était organisé et dirigé de façon rationnel’e, selon un plan d’ensemble, scs habitants seraient en sécurité, connai-traient même un minimum de confort, ses enfants auraient le temps de vivre avant de mourir prématurément et moins des autres penseraient à déserter.En ces dernières années, bien des commissions ont voyagé aux Etats-Unis cl en Europe pour étudier ceci ou cela, idle organisation, telle entreprise, etc., etc.Comme on apprendrait avec plaisir qu’une commission compétente est allée en Bretagne, par exemple, éhulicr sur place ses écoles de marine, ses méthodes de pêche, l’organisation de son marche, son industrie de mise en conserve du poisson, etc., etc., Mais nous sommes en guerre.Plus tard viendront les problèmes spèciaux d'après-guerre, plus lard.peut-être.Pauvre Gaspésie! 13-1-40 PRISCA 1 “La Mer qui Meurt”, par l’abbé Lionel Boisseau, avec préface de Marie Le Franc.En vente au Service de Librairie du Devoir au prix de 75s au comptoir ou par la poste.Lo mode Les cinq groupes de lainages nouveaux Paris, 13.(P.C.-Havas).— On peut classer les lainages nouveaux de 1940 en cinq grandes catégories.La première, et la plus importante, groupe tous les tissus pour tailleur, ce sont des draperies en apparence identiques aux tissus masculins, mais de poids beaucoup plus léger et n’ayant pas subi d’apprêt spécial.La deuxième est une variété considérable de diagonales et de serges unies et d'armures de chevron très souples, les uns légers et mousseux pour les robes ou les blouses, les autres de textile très serré, genre gabardine, destiné aux tailleurs et manteaux classiques.La troisième comprend des lainages nattés, genre toile on élamine, à grain très fin cl en relief, souvent tissés de deux fils en catnieu, produisant un effet glacé, un peu changeant.Ces tissus existent en poids divers s’appliquant aux multiples usages auxquels ils sont destinés.La quatrième, pour le manteau sport ou le tailleur, tweeds de fabrication française inspirés des tweeds d’Ecosse évidemment, mais dans la fabrication desquels le bon goût parisien intervient dans le choix des colors, des “boutons” et des “flammes” qui parsèment les fonds gris ou beige naturel.La cinquième embrasse des lissus très nouveaux, exécutés en “trompe-l’oeil”, pourrait-on dire, épais en apparence, mais aussi légers au toucher que des gazes, qui permettront de réaliser des toilettes très féminines dans ces lainages d’aspect masculin.Quelques-uns de ces légers lainages sont même travaillés de jours à fils tirés obtenus par tissage, comme c’est le cas pour une série de “clai” de Rodier.Le coeur de sâ femme dans ses bagages.Charles de Bombelles, qui devait dans son âge mûr épouser secrètement l'impératrice Marie-Louise, veuve de Napoléon, était un curieux personnage: ambitieux-, vaniteux, auloritaire.La baronne du Monte! disait qu’il avait deux voix, l’une formidable et cassante, l’autre douce et timide: “Ces deux voix, écrit-elle, — on pourrait même dire ces deux caractères, — lui ont été très utiles.L’homme timide, réserve et délicat a plu à plusieurs femmes; l’homme rude a discuté, fait ses conditions, remporté des victoires de salon.’’ Né à Versailles en 1784.il avait d’abord servi dans l’armée autrichienne, et était venu à Paris en 1814, comme aide de camp de Schwarzeuberg.Retourné en Autriche, il avait cherché à faire un beau mariage et avait jeté son dévolu sur Mlle de Cavanagh.Elle était riche; il n’avait rien, absolument rien, mais, dans la négociation, il apportait tout le poids de son nom.II aimait du reste Caroline, et il l’épousa à Marseille.La jeune comtesse de Bombelles aimait passionnément son mari, ”1 lui donna deux enfants.Malade de la poitrine, elle mourut à Vienne à l’âge de vingt-cinq ans.Par testament.elle exigeait que son coeur fût mis dans une boîte de plomb, et que son mari ne s’en séparât jamais, même dans ses voy ages les plus courts.On fit donc l’aulopsie du corps, et l’on remit au mari 'e précieux dépôt.Celui-ci en fut bien embarrassé.Pendant quelque temps il le promena dans scs bagages puis, de guerre lasse, le déposa chez son cousin, M.de Louvois, dans la chapelle d’Ancy-le-Frane, en Bourgogne, oit il finit par le laisser définitivement.Cours de Mlle Berthe Gagnon à Verdun Les membres de la Commission scolaire de Verdun, reconnaissant l'importance de la phonétique dans renseignement du français, onl jugé bon de faire donner des cours spéciaux au personnel enseignant de leur municipalité et de confier la direction de ces cours à Mlle Berthe Gagnon, qualifiée de la Sorbonne.Le premier sujet qui sera élaboré lundi prochain traitera de la valeur de l’accent tonique; groupes rythmiques et groupes de respiration; de la valeur de l’accent musical: phrase ascendante, phrase descendante, et modulation à l’intérieur des groupes.La Bonne chanson “Un foyer où l’on chaule est un foyer heureux” Personne n’es! obligé d’acheter un album de "LA BONNE CHANSON”, mais ceux qiii aiment à chanter peuvent difficilement s’en passer.ALBUM 1 à 50: Broché.$1.00 Relié simili-cuir.$2.00 ALBUM 51 à 100: Broché.$1.1)0 Relié simili-cuir.$2.00 ALBUM “Série des Jeunes”: Broché.35 Ajouter .10s pour frais de port dans chaque cas.La collection de Lo Bonne Chanson comprend actuellement 100 chansons différentes et la “Série des Jeunes” (paroles et mélodies».Toutes ces chansons sont choisies avec soin parmi les plus belles du répertoire canadien-français.Une artiste de chez nous a illustré le litre de chaque chanson.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR”.Les activités féminines Chez les Sourdes-Muettes Les daines bienfaitrices, les membres du comité des Jeunes et toutes les amies Je l'Oeuvre des sourdes-muette* sont cordialement Invité» & une Importante assemblée, à l'Institution de ta rue St-Dent», mercredi, Je 17 Janvier, k 2 h.30 précises.Mme Tancréde Jodoln présider» et soumettra A l’assemblée des question» do grand Intérêt concernant les entreprises charitables du printemps.A l’Issue de la réunion, le R.P.Guillaume.O.F.M., professeur au Collège Séraphique de.s Trois-Rivières, donnera une causerie Intitulée: Croisière aux capitales du nord de l'Europe.Tous les membres voudront bien être présents.Au profit de l'Ouvroir des Missions Lundi, le 15 Janvier, à 2 h.30.au no 12Ü Lavler est, aura lieu la partie de cartes mensuelle au profit de l'Ouvroir des missions.Un prix par table et de nombreux prix de présence.Un goûter sera servi.Partie de cartes Lundi, le 15 courant, à 2 h., aura Heu une partie de cartes organisée par les dames patronnesses au profit de l’Oeuvre de la réparation à la T.S.Face, Inc., sous la présidence de Mme A.Bonin.Pour Informations, appeler: AM.4959.LA FED.NAT.S.-JEAN-BAPTISTE Section S.-Ambroise le» cours d'art culinaire donnés par la Fédération dans la paroisse St-Ambrolse, commenceront lundi prochain, 15 janvier.A 8 h., à l’école St-Ambrolse, 8555 rue de NormanvlUe.Tous les membres de la section, ainsi que toutes les personnes que ces cours Intéressent sont cordialement Invltéas.Chez les femmes d'affaires L’assemblée mensuelle de l’Association des femmes d'affaires aura Heu mercredi, A 8 h.du soir, le 17 janvier.A la Fédération, 853 est rue Sherbrooke.Mlle M.Thlbaudeau fera le récit d'un de ses récents voyages au Danemark.Tous les membres ainsi que toute* les personnes désireuses de connaître l'association sont cordialement Invités.Aux Sainte-Anne RécoUection par le R.P.Robert Foutu Dimanche ,14 Janvier, A l’Académie Bte-Auastasle.155 boul.St-Joecph est de 8 h.30 à 11 1t.30 du matin, recollection destinée aux arnica listes et aux membre* du cercle d’études ainsi qu’à leurs amies.Bienvenue A toutes.Partie de cartes et retraites Il y aura chez les Franciscaine» missionnaires de Marie une partie de cartes, au profit de leurs oeuvres, jeudi, le 25 Janvier, A 8 h.30 du »oir.A la salle, 120 rue Laurier est, tél.DO.8028.On peut se procurer les billets A la même adresse Les re-traites fermées commenceront.Jeudi, le 18.A 7 h.30 du soir.La récollection mensuelle des dames, aura lieu mercredi, le 17, A 2 h.30.Archiconfréric N.-D,-des-Molades courir sa carrière?Saluons ensui-te Notre-Dame des Malades, si empressée à prévenir tous les souffrants des bénédictions et de sa douceur.Avons-nous, chers malades, la même ardeur pour commencer chacune de nos journées?Voilà ce qu'il faut examiner, dès ce jour, si nous voulons que toute la retraite porte beaucoup d« fruits.REPONSES.— Non, Seigneur, j’ai commencé ma journée de malade, par un acte d’inimortification, c'est-à-dire un manque de promptitude à donner mon coeur.Et par ce premier acte de faiblesse, j’ai risqué de m’engager dans une série d'infidélités qui s’aggraveront jusqu’au soir.Je n’ai pas non plus, à ma grande honte, fait avec empressement, l’acle d’offrande de toutes les cou-(rariétés de la journée du malade; je n’ai peut-être pas pensé suffisamment aux bons sentiments que je devais avoir et à la reconnaissance que je vous dois, pour cette nuit nouvelle que vous m’avez donnée.CALME.— Ai-je évité tout tumulte de mon âme qui pourrait me désorganiser?Ai-je évité l’impatience et l'anxiété de mes jours passés, au début de ma maladie?Me suis-je imprégné d’un grand esprit de religion, afin de faire de toutes nies actions quotidiennes, un véritable trésor ou je puiserai durant la retraite?MOT D’ORDRE.— Je reconnais.Seigneur, dans mes Journées désordonnées, que la lacune est celle-ci ; apathie du matin, imprévoyance et indévotion.Je vous demande donc pardon d'une négligence si funeste et la grâce d'une plus grande ferveur pour bien préparer et faire ma retraite annuelle.Zoël FRECHETTE, pire, aumônier diocésaine, Sherbrooke, P.U.N.B.— La retraile annuelle sera irradiée des studios de CHLT, Sher-! brooke.L’heure sera annoncée plus : tard.— Z.F., jBrtL Saviez-vous cela ?Bombardement vient de bombarde, qui, comme bombe, vient du latin bombas (qui a le sens de bruit sourd).Au XÏVe siècle, bombarde désignait à la fois une machine de pierre et un instrument de musique militaire.Canon, désignant une pièce d'artillerie (vers 1340), est emprunté à l’italien canonne, augmentatif de canna (tube).Par extension, on a dit “canon de fusil, de seringue” et le mot a désigné aussi familièrement un “verre cylindrique à boire”.Le mot.dans ces acceptions, est tout à fait différent, par son origine, du canon, tenue tliéologi-que, —- le “canon de la messe", — qui vient du grec kanün (règle).Capote est un diminutif de cave, qui est lui-même une forme de chape, Ce mot vient du bas-latin cap-pa, qui désignait une sorte de coiffure.Capote désigna originaire-menl un manteau à capuchon, puis un manteau de soldat.Khaki (ou kaki) vient du mot hindoustan khâki qui désigne la couleur de poussière.Les premier* uniformes dé cette couleur furent adoptés dans_ l’Inde par l’armée anglaise, en 1857, lors de la révolte des Ci payes.Mitraille, au XÏVe siècle, désigne la menue monnaie et par extension la menue ferraille, puis la ferraille des projectiles, car à l'origine les canons étaient chargés avec la vieille ferraille.Ce mot est une altération de mitaille, dérivé de l’ancien français mite, qui désignait une petite monnaie de cuivre, et La Vente Semestrielle EATON de meubles et articles d'ameublement COMMENCE LUNDI ! C’est avec beaucoup d’éclat que s’ouvre cette grande Vente.avec de tris nombreuses aubaines préparées expressément pour le jour d’inauguration — soit lundi! Ces aubaines s'ajoutent aux centaines de spéciaux de la Vente Semestrielle non annoncés dans les journaux! Faites vos achats de bonne heure lundi! Visitez les ¦4e, 5e, 6e et 7§ étages.Cherchez les étiquettes spéciales de la Vente.Voyez les vitrines, y compris celles de l’Arcade, où sont exposées quelques-unes des offres les plus remarquables de la Vente.Les 4e, 5e, 6e et 7e étages restent ouverts ce soir (samedi) jusqu'à 9 heures pour l'inspection préliminaire.On pourra y donner sa commande! Prenez le dîner au Restaurant du 9e étage — ce soir! Répas à .65 et .75 servis de 6 à 8 heures.Musique spéciale. Fanchon.Il approuve son ami l.c Mazier.I mais la souffrance de la jeune fille l’émeut profondément.Oui, c’est jeune d’avoir vingt et un ans; n'en a-t-il pas quarante-cinq déjà?C'est jeune et celte jeunesse laisse tant de temps pour souffrir du même mal! Il doute qu’une petite Le Mazier oublie ni se console.Alors oui, comme c'cst jeune! Chez les Le Mazier, les anniversaires se célèbrent selon un r,te immuable.Eulalie prépare une tarte.On boira de l anisette faite par Marie-Catherine.Fanchon recevra un bouquet de chrysanthèmes roses et quelques menus présents.Babet s’csl chargée de deviner les désirs de sa soeur, mais ils semblent ridicules, frivoles, un peu coupables à Marie-C.alhei ii.e.Pauvre Babet! On croirait qu’elle porte sur elk-mcmc un fardeau, Elle est toujours affectueuse et gaie, ]« petit rayon de soleil de !a maison.Cependant Jean-Baptiste prétend qu'elle prend une mine romantique.“Tu deviens blanche comme une feuille de papier; ta figure rapetis-sc; on ne voit plus que tes >cux, de grandeur ridicule.Et puis, ma petite, je suis bien sûr que tu pleures dans les coins.—Tais-toi! ne dis pas cela aux grandes! —Alors explique-moi ton chagrin.Tu ne veux pas?Décidément, tu ne m’aimes plus, Babet”.Oh! si, Babet aimait son jumeau.Elle aimait plus que jamais chacun des membres de sa famille, plus intensément, plus tendrement, parce qu’elle souffrait.Elle souffrait.Un matin, revenant de Saint-Sulpicc avec Marie-Catherine.elle avait aperçu Fanchon dans une allée du Luxembourg.Déjà clic courait à sa ren-conlrc quand un monsieur était apparu près de sa grande soeur.Fanchon ainsi accompagnée! Babet, très ignoranlc de la vie, et si pure, fréquentait assez le jardin du quartier latin pour savoir que bien des jeunes gens s'y retrouvaient à l’insu des parents.Mais Fanchon pouvait-elle imiter de telles désobéissances?La fillette sentit toute son âme bouleversée.Elle eut pourtant le courage de sc maîtriser.“Marie-Catherine, dit-elle, si nous allions voir les corbeilles de dahlias?Jean-Baptiste les trouve extraordinairement belles, celle année”.Ainsi entralna-t-elle l’aînée loin de Fanchon et de son secret.Mais elle surveilla dès lors les sorties de sa pauvre grande soeur.Fanchon partait trop tôt, elle ne mettait plus “son manteau du malin” pour aller au dispensaire.Ses yeux prenaient une beauté surprenante; quelque chose d’inconnu y rayonnait.Enfin, Babet, aux sens très affinés, trouvait que les gants de Fanchon exalaient un subtil parfum de cuir de Russie et de tabac, un parfum masculin.Sans doute sa main demeurait-elle longtemps dans une autre main.On n'avait jamais raconté à la petile le roman de Fanchon; aussi était-elle épouvantée, n’osant comparer sa soeur à ces jeunes effrontées qu'Fulalie regardait avec tant de mépris lorsqu’elles traînaient le long des allées avec leurs compagnons.Que faire?Raconter aux autres ce qu'elle avait vu?Il Ici semblait que c’éiait trahir.Se taire?C'était laisser Fanchore s’égarer.(A suivre) C* tourna» ns» un Oit m* au no 4W) rua Notre-Dame est.* Montréal, osi l’tms'rl-mnn» Ponuiair* (k rtepoivaannu* lirait**i, snitrtce-nroorlêTalr» — a«or**t rritHW».i cJlrect»ur-»êrant. LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 13 JANVIER 1940 VOLUME XXXI — No 10 84% DES HOMMES.AGES DE 65 ANS, SONT A LA CHARGE D'AUTRUI SOYEZ PREVOYANTS votre Ige artuei est de Au poys des lacs Helsinki, où les nuits sont d’or vert aussi les records de lecture.Helsinki est une des villes où on lit le plus sur la terre, l.es bibliothèques publiques y sont les plus belles du inonde et ies plus fréquentées.Les soirées sont longues en Finlande et étendues.Le reboisement des hauteurs est prévu sur une grande échelle.Les latifundia seront morcelés en divers ots et les paysans résideront dans les fermes au milieu des terres qu’ils cultivent.De De la Saiion Belge, de Bruxelles, numéro du 9 décembre 1939: Four la première fois, j'ai eu le sentiment de la migration humaine — migration possible — dans un marché d’Helsinki.Les paysannes en "platok”, ce mouchoir sur la tète, à la russe, avaient étalé leurs pauvres marchandises, quelques fruits, ouelques légumes, des petits pains, dans un panier ou sur un mouchoir rouge, à leurs pieds.Des paysans en casquette plate, les chaussettes ramenées au-dessus du pantalon, avaient fait de même.Us Îiaraissaieni ne pas tenir au sol sur equel ils étaient placés, s’en détacher, Us attendaient.C.e n’est pas le client qu’ils attendaient, mais autre chose.Quoi?Je ne sais.Autre chose.Ils attendaient, seuls au milieu de eette immense place vide.Us ressemblaient aux émigrants qu’on voit dans tous les ports, dans ces neiites rues où les hotels ont des noms étrangers.Leur situation était si précaire qu'ils seraient partis n’importe où, semblait-il, pourvu qu’on leur eût offert un peu de soleil.L’immense place était pavée _ de grosses pierres tie granit rougeâtre, rondes et rases comme des crânes de cosaques, dures à la plante.La place était barrée d’une immense croix, comme biffée par deux passages de pavés plats qui la rendaient fran-cLL.able.à travers le bossèlement des boulels impossibles.Autour d'elle veillaient des monuments, comme un impérialisme.De fait les monuments sont d’origine impériale et de st'le empire: l’Université et le Palais du gouvernement, qui semblaient faire peser sur ces crânes enfouis et sur ces pauvres hères on ne sait quel despotisme.Ces monuments datent du régime tsariste, du temps de l’oppression russe.Il traîne quelque chose de russe dans la Finlande, à Helsinki.Des bribes.Sur les quais, ces guimbardes conduites par de vieux cochers en casquette plate et bottes de cuir, 3ui passent pour des fiacres.An-essus du cheval s’arrondit celte sorte d’aimant ou de for à cheval, ce bois recourbé qu’on nomme en russe la “douga”, qui s’applique aux brancards de la voiture et qui donne aussitôt à l’équipage l’allure de 1’ “isvostchik’’, le fiacre russe.J’ai connu deux diplomates: l’un Russe, ancien chambellan du Tzar, l’autre Finlandais, qui avait servi lui aussi sous le Tzar mais représentait alors In Finlande indépendante, ils s’entendaient le mieux du monde.Les maisons de la rue qui conduit du port vers le centre d’Helsinki sont encore en bois.Les volets en étaient fermes, cette fois-là.C’était comme une rue qu’on eût abandonnée.Voilà qu’au contraire, au coeur fie la ville, on voit surgir un attachement, une fierté, un amour de so‘-même.La ville est belle, neuve.On n’y décèle aucune envie de s’évacuer, Elle est édifiée à demeure.L'architecture paraît être née du sol, de ce granit rose sur lequel la ville est bâtie et dont semblent avoir poussé les monuments.'rout est vie.On fait fie la vie Jusque flans les cimetières, à Helsinki.Il y a, en pleine ville, un cimetière: une place-jardin plantée de stèles que les rues et les tramways contournent.C’est là que sont inhumés les héros de l’indépendance (qui fut pro-e amée le 6 décembre 1917, il y a ‘J2 ans).Au milieu se trouve le monument de la reconnaissance aux Allemands.11 y a un cimetière immense au bord d’un lac — un de ces milliers de lacs de la Finlande, immobiles et réfléchissants comme des miroirs magiques, sur lesquels nagent d’énormes éponges.Les éponges sont noires.Ce sont des aussi l’hiver.La plus grande librai- j petits centres ruraux, avec église, rie du inonde, tout au moins d’Eu- j ecole, pharmacie, magasins, etc., rope, est la librairie Speckman, à j seront édifies La monoculture ex-Helsinki.J’y 3i trouvé — c’était au ! tensive (cereales, feves pois etc,), - temps des apparitions - la brochu- i üe petit rendement, se transforme- ses nuits sont vertes et soumises au sur ueaurajni» qu’on avait peine ra en culture intensive et varice, soleil de minuit, son jeu national est • tr hez nülls | On envisage un grand devcloppe- Jc ’’pasa-pallo”.qui est à peu près ‘ , , , ment de la culture du coton.Les le base-bail américain.L’attraction Sur la piste du Stade en bois, sans j |ierijes ¦, fourrages seront semees est américaine.La Finlande regar- gradins, sans spectateurs, s ta (le.au- j aVec plus d’abondance.L’élevage de plus du côté de l’Amérique que joiird’hui disparu, vestige de l’âge jq bétail en retirera profit.Des du côté de l’Europe.Elle esl la seule d’or olympique, les athlètes bat-| chemins conduiront à toutes les fiai ait pavé ses dettes de guerre taient les records en se jouant.La parcelles cultivées.Des boeufs et aux Américains.Les Américains ont piste était une des meilleures du charrues seront mis à la dispost-elle une grande tendresse, inonde et le stade, un des plus pau j tion des paysans.Puis ils allaient prendre le vertement fCçaranUssv* des aujourd'hui__ ^ votre indépendance vous garantira un capital de $10.000.00 à £0 ANS CORPORATION DE PRET ET REVENU 934 EST, RUE STE-CATHERINE, , Québec Montréal PL.1510 Edmundston, N.B pour _ Comme eux, elle pratique l'athlétis me.L’athlétisme entre pour une grosse part dans cette connivence.Comme eux, elle a l’espril du record.Le Finnois n'esl content que lorsqu'il a un record à battre.I! fait vres._ _ bain finnois, dit “Sauna”, dans des étuves où régnait de 70 à 80 degrés de chaleur.En sortant de res étuves, — c e (ait un soir de septembre vers les 10 heures Les résultats escomptés de la réforme homme probe.Comme tous ses amis, il n’avait aucune idée de la propagande.11 restera l’homme qui a proclamé la république.On lui en voulait si peu qu’on continua à lui payer sa pension à Copenhague jusqu’à sa mort.CH.KLEBER Courrier de ia Semaine Carence cardinaux.Le lieutenant nous donne le spectacle d’une fausse alerte.Sur son ordre un guetteur signale un avion imaginaire.Avec une étonnante rapidité les pièces sont prêtes à tirer.—Target on!.(Nous sommes sur la cible).La conséquence la plus immédia- —Feu! le de cet échec, c’est l’atroce misc- Une aiguille tremblante dirige le j f,c (llî paysan russe.L'in avril 38.tir; c’est celle du “prédicteur”, U,•^'•icuf/ure socialiste avouait que étonnant appareil qui fonctionne p'^mense majorité des ouvriers des comme le cerveau d’un éblouissant ‘ Kolkhozes n avait pas encore ete reconnu que les Soviets sont très en retard par rapport aux grands pays d’Europe quant à la production agricole par habitant.Il a ajouté que ce retard ne saurait être rattrapé avant dix ou quinze ans! V ?des records avec tout.Au Musée du ! journal en pleine rue.Il faisait Ski, il y a un javelot quasi sacré et i vert.Sur le lac borde de fusains qu’on dit millénaire.C’était l’arme | noirs, le soir était abso ument vert, dont se servaient les anciens Fin- ; On se serait eleve dans le ciel, je ne nois pour tuer les ours.11 est marqué de 31 encoches: une par animal tué.Record.Esprit du record.Chaque village a son record de blé fauché et d’arbres abattus.Le Finnois est un type qui a le record dans le sang.Ce besoin de concourir et de se dépasser, cet entêtement, porte un nom spécial en finnois: le “sisu”.Helsinki possède la plus belle gare du monde, quelques-uns des plus beaux magasins du monde, les magasins de sport les mieux achalandés du monde, (on y vend, à côté des meilleurs javelots du monde, des nécessaires à barbe et des revolvers marqués du Pays de Liège) et le plus beau Parlement du monde.Un record de Parlement.Le record, est pour eux une magie.Il a ses sources dans la magie.Les Finnois sont aujourd’hui détenteurs de records sportifs comme ils furent autrefois “hommes â part”, sorciers, chanteurs de “runo.joueurs de “kantele” et ascètes piétistes.Ils battent les records sportifs et Autrement dit, le régime imisso-linien envisage d’instaurer avec nous 'eussions pu lire le | tous les moyens techniques de notre époque 1 agriculture moderne en Sicile.Il veut féconder les plaines mortes, transformer en près, en jardins, les collines arides.Si la réforme réussit, elle changera non seulement l’aspect de la t’rre sici-améliorera les cau- sais par quelle aspiration, par quel dégagement de la pesanteur.Le ma- tin, a bord de notre navire, à tr - ‘^JV^nnornicm vers le hublot, d’étranges lumières , Porls econon ^ ^ Éïfe'changera nous frappaient, de couleurs d une .conditions de vie de millions violence de cataclysme, jaillissant J Jrho‘jn|UcS> Elle leur donnera une du sein d une écapse.Je revois ces .t,xjS|encc plus humaine.Elle agran-jaunes purs, ces violets, ces bleus dira ]es richesses de la nature.Elle de métal, tel qu'on les trouve, durs, j raultiniiera les possibilités de vie.tranchés, dans les peintures d un p , GENTIZON Kamppuri.Il flottait du métal dans roui umx ¦ l'air.A Helsinki les rais du soleil sont Figures d oujourd hui iouioiirs obliques et l’ombre des réverbères traverse toute la largeur des rues.On est toujours accompagné d'une ombre démesurée et les nuits sont d’or vert — vert comme dans les rêves.(3c feu olympique devait être ailumé sur le sommet de montagnes où le soleil ne se couche jamais.Il eût été descendu vers les stades lout neufs, bâtis en granit rose.Mais que sont devenus les Jeux Olympiques d’Helsinki, qui devaient être les plus purs?Paul WERR1E La fin des “latifundia” Une grande entreprise mussoiinienne Du correspondant particulier du Temps de Baris à Borne.(Temps du 27 novembre): Home, novembre.Latifundia: de lattis, large, et fundus, domaine, dit le Larousse.Celle dénomination s’appliquait dans l'antiquité aux grandes pio-priêtés territoriales de la péninsule.Il s'agit en somme d’une vaste étendue de terrain appartenant à un seul propriêlaire et laissée en grande partie inutilisée.Latifundia Italiam perdidere: ia sentence de Pline a traversé ies âges.En Sicile, de mémoire d’homme, le mal a toujours existé.Certains auteurs attribuent l’origine des latifundia de l’ile à la première guerre Punique, au cours de laquelle i’ile aurait été dévastée tour à tour par les armées romaines et carthaginoises.La plaie se serait prolongée de siècle en siècle par une sérié presque ininterrompue de mauvaises administrations.sement de l'ilc a prouvé l'existence de 2,034 propriétés rurales d’une superficie totale de .391.209 hectares, de 892 avec 432,488 hectares.L'existence des latifundia siciliens de 160 avec 100,1CG hectares, de 64 a des raisons naturelles avec 119,477 hectares.De tels faits, a des raisons naturelles t ((e lels chlffres prouvent l’impor- Mais, dans le fond, il semble bien tance économique et sociale du que les latifundia siciliens ne soient | problème des latifundia siciliens, point une création arbitraire de i.l’homme.Si, aujourd’hui encore, I Lo promesse faite par le Duce aux nombre de propriétés se déploient j Siciliens en août 1937 Philippe Scheidemann De la Liberté de Fribourg, Suisse, numéro du 9 décembre 1939: Berlin, 5 décembre J’ai beaucoup rencontré autrefois cet homme, que les manuels nationaux-socialistes dépeignent comme l’un des principaux responsables du “crime de novembre”.Scheidemann joua un role PO'1-tique très important vers la fin de la guerre, lorsqu'il entra dans le dernier cabinet impérial comme secrétaire d’Etat.Mais il n’a pas les responsabilités dont on le chargea depuis.Ce ne sont pas les socialistes qui renversèrent la monarchie; c’est celle-ci qui s’abandonna elle-même.Le général von (îroener avait en vain conseillé à l’empereur de marcher sur Berlin pour mater la révolta.Pour sûr que, à la vue des régiments du front, les insurgés, qui jouaient bien plus aux insurgés qu’ils ne l’étaient en réalité, se seraient enfuis fiais Hier Kopf, en prenant leurs jambes à leur cou.Scheidemann m’a souvent fait part de sa détresse morale.Souvent, il me parla de cette journée de novembre où il proclama la république, non par enthousiasme républicain, mais pour gagner de vitesse Cari Liebknecht, qui s’était proposé de proclamer dans un meeting du Lustgarten la république des soviets, “Il fallait, me dit-il, agir avec la rapidité de 1 éclair et mettre tout le momie devant le fau accompli.J’improvisai un speeen sur les gradins du Reichstag, en terminant par: “Vive la république démocratique !’’ Scheidemann les campagnes.Le dernier recen- H .j d ifs repr0ches de la part .' .’ “ d’Ebert, qui aurait voulu être prince-régent en attendant de préparer les voies au Kronprinz.Décidément, ces républicains n’étaient dizaine de kilomètres, vous M’aurez plus devant vous qu’un panorama désole de terres arides où affluent ici et là, comme des ossements, des stries de roches calcinées.Peu ou pas de maisons, de chemins, de canalisations, de bétail, d’arbres fruitiers et de légumes.Disséminés dans les vallons, quelques rares parchels de céréales, de pois chiches, de fèves, de lupins.De la bourgade lointain?, dès l’aube, le paysan s’y rend sur son âne pour rentrer le soir dans sa masure.II connaît à peine le propriétaire auquel U est lié.Son gain mensuel se limite à quelques dizaines de lires.Son existence n'est qu’indigence et dénûment.D’où, ce phénomène connu des “délits ruraux” siciliens, synonyme de vie arriérée et d’insécurité dans sur des plaines entières ou s’éien dent des rivages de la mer jusqu'au sommet des montagnes, la raison de cet état de choses doit être recherchée dans des conditions naturelles et historiques.Les latifundia Visitant la Sicile en août 1937 à l'occasion des grandes manoeuvres, le Duce, parlant à Palerme, annonça pour la première fois que le régime allait s’attaquer à cette plaie forets de sapins.Le cimetière n pl : sont moins un produit de l’inert» millénaire.Le 20 juillet 1939, au qu un parc.Or y trouve entre les ; ou (je l’injustice des hommes qu’une • palais de Venise, devant les hiérar-arbres, des fontaines et des lianes | conséquence du climat, des carae- ques fascistes de la Sicile, il expo-uù vont s asseoir les vieillards et les jéristiques du terrain, de ta cons- j sa son programme d’action.Ce plan pas fiers.“Les rênes du pouvoir traînaient par terre, me disait Scheidemann.Il fallait bien les ramasser.Nous le fîmes.Le malheur, c’est que.dès le début, l’idée républicaine fut associée à l’idée de la défaite”.Nous causâmes longuement, pour la dernière fois, en 1932.Je lui fis remarquer qu’il ne tenait qu’aux chefs républicains de rendre populaire l'idéal démocratique en le dissociant de la défaite militaire.“Comment?me demanda Scheidemann”.“En organisant de grandes fêtes populaires a la manière du 14 juillet, avec entree gratuite aux théâtres, aux cinémas, avec (ie grandes retraites aux flam (De Y Illustration, de Paris, 25 novembre 1939, page 330): La guerre a mis en lumière une quantité de petits problèmes de psychologie sociale que nous aurions tort de traiter par le dédain.En voici un qui mérite toute notre attention.La France a accepté, de bonne grâce, une discipline morale de discrétion et de silence pour éviter la propagation des fausses nouvelles.Nous nous sommes résignés à voir nos informateurs officiels répondre à nos questions sur la marche des événements par un “chut’ confidentiel et l’adjuration symbolique de l’index posé sur les lèvres.Mais si cette pratique n’a pas pour les Français de trop graves inconvénients, il n’en va pas de même pour les pays neutres, qui, par contre-coup, subissent, pour ainsi dire, automatiquement, notie régime de restrictions.Dans certaines capitales du Vieux et du Nouveau Monde, il y a en ce moment des secrétaires de rédaction qui dépouillent avidement la presse française, anglaise et allemande pour “fabriquer” leur propre journal.Leurs lecteurs exigent un tableau complet de la situation et il faut, naturellement, collectionner des renseignements des deux côtés de la barricade.Or, si l’Allemagne s’emploie avec ardeur à faciliter leur tâche en les inondant de documents intéressants, de photographies, de reportages attrayants, d’indiscrétions pittoresques, bref de tout un “matériel” journalistique de premier ordre, les gazettes françaises ne leur apportent pas grand chose.On y est modeste, réticent, méfiant.On ne veut rien dire.On a “un boeuf sur la langue”.Voilà qui ne fait pas l’affaire des techniciens de l’information.11 faut remplir des colonnes.II faut donner, coûte que coûte, au public sa ration quotidienne de nouvelles.Si un réservoir est vide il faut puiser dans l’autre.L’important est de noircir du papier à l’heure dite.Quelle que soit la francophilie du journal en question, le devoir professionnel passe avant tout.Et c'est ainsi que des organes qui nous sont franchement favorables s’affligent de publier tant d’informations allemandes en face de si maigres nouvelles de la France.Dans la guerre du papier imprimé, l’essentiel, en effet, c’est d’etre là.L’abstention est déjà une défaite.Celui qui a raison, c’est celui qui, — tendancieusement ou non, peu importe, — a “mâché la besogne” du rédacteur en chef.Or, les Allemands excellent dans cette lâche.Ils assiègent et investissent en ce moment avec beaucoup d'habile?té les salles de rédaction des jout-naux neutres.Us les comblent de documents bien présentes et rendent à chaque instant de précieux services aux metteurs eu pages dans l'embarras.On voudrait bien accueillir la contre-partie française, mais elle est à peu près introuvable.Tant pis pour nous! En temps de paix, nous n’étions déjà pas très habiles lorsqu’il s’agissait de faire notre publicité à l’étranger.En temps de guerre cette carence a des inconvénients beau coup plus graves.Nous pouvons, à la rigueur, la subir ou y remédier personnellement par quelque effort ingénieux, mais nos amis ne comprennent pas que nous les condamnions à cette alimentation débilitante.Car, en définitive, c’est nous qui en pâtissons.LE SEMAINIER calculateur.Atteindre un avion qui se déplace à une hauteur mal déterminée avec une vitesse de quatre à cinq cents kilomètres à l’heure est un problème digne d’Einstein et qui ne peut être résolu que dans un espace à quatre dimensions.Le canon de D.C.A.tire sur un avion futur.Au prédicteur, boite de métal bardée de cadres, l’officier donne les éléments du problème: direction- et vitesse du vent, hauteur de l’appareil déterminée par le télémètre, vitesse de l'avion, et caetera.Entre ces données et la direction du tir doit être établie une équation.Si les données sont justes, l’équation ré- j solue correspond à un avion abattu.! Entre la prodigieuse ingéniosité de | cette machine et le caractère primi- | tif des antres où vivent ceux qui la ; servent, le contraste mérite média-1 tion.L’esprit de géométrie permet- ! trait à l’homme de s’égaler aux1 dieux si l’absence d’esprit de fi-1 nesse ne le rejetait aux Enfers.—L’une des difficultés, dit le lieutenant, est de reconnaître nos appareils de ceux de l’ennemi.j Et les Allemands, de leur propre, aveu, commettent sans cesse les mêmes erreurs.L’amour de l’artillerie est une passion contagieuse.Le soir, au cantonnement, l’officier de liaison français et le Padre, ayant acheté une cible-paillasson et des flèches, s’exercent au tir indirect.Un para-vant cache la cible au tireur.Un observateur lui signale les points i de chute et il doit rectifier le lir C’est un jeu savant.rétribuée pour le travail de l’année précédente! (Suite à la dernière page) Misère du paysan russe Comme turcs comme celles des légumineu- mines firent sauter, en le concas-1 ment les épithètes que lui décoche de véritables forêts sant, le sol stérile et desséché d'une ! la presse nazi-Je de “ ' ne.Comme .Stockholm.toutes ces capitales et ces grandes \ ses.L’absence villes du Nord, de cette bande nor- i augmente la siccité.l e ce fait, les (fique qui va depuis La Haye et I sources sont rares.Quant aux Amsterdam jusqu’à Helsinki en 1 pluies hivernales, parfois torrenti-passant ^ar Oslo, Copenhague, elles, elles tombent sur un sol argi-Stockholm.cette couronne de capi- leux qui ne recueille pas l'eau.La taies pacifiques dont s’orne le som-' Sicile est comme frappée par un met de l’Europe, et qui signalent, tragique divorce entre le ciel et la vaste plaine.Puis, dans cette terre qui dormait depuis des siècles, IftU couples de boeufs traînant autant de charrues ousTircnt pour la première fois des sillons nourriciers.Le plan de M.Mussolini terre.Il n’esl jusqu’aux engrais qui,, „ , , .r, „ n.dans cette île, ne perdent une gran- Quel est le plan du ; f‘ï0115 de partie de leur utilité.Souvent d’abord qu’d concei'ne aOO.OOO hec-mème, ils deviennent nocifs en ce tares (dix fois plus que 1 étendue sens que, n’étant pas dissous pâlies précipitations hydriques, ils dé-i terminent une salure du terrain dé- çu même temps qu’elles rillustrent, ce qu’on peut baptiser: ia civilisa-t-on nordique, faite de sport et de paix, de politesse morale et physique, aujourd’hui menacée, véritable pendant de la civilisation médi- terranéenne., Je revois ces belles rues, ces gran- favorable à J* ‘0"' une i 600 millions sous forme d’aide, de des avenues bordées de grands ho- Don, sur de vastes étendues, oeuvres privées.Un tels, de buddings bâtis dans le gra-| production incertaine .miuiVr(| et demi doit être fourni criminel de novembre”! H fît tout pour bannir le péril bolchevique, couvrant même les assassins de Liebknecht et de Rosa Luxembourg.U trouva même un prétexte pour rompre les relations diplomatiques avec la Russie soviétique, en demandant aux commissionnaires de faire dégringoler en bas de la gare Friedrich les caisses destinées à l'ambassade des Soviets.11 s’en échappa a Avec les Anglais en France DCA.des marais Poutins) et envisage la profusion des tracts de propagande création de 20,000 fermes.L’Etat j ct ,e gouvernement Schideroann eut le moyen de demander le rappel de Joué.On se rappellera aussi que Scheidemann refusa de signer le avancera un milliard, dont 400 millions pour les oeuvres publiques et et insuffi ! nit rose.Elles portent le nom de j santé: .e’est-à-dire impossibilûe J1^1^ propriétaires fon “galan” (avenue), comme celles de i d’obtenir des récoltes vraiment ié-Stockhoini.puisqu’à côté du fin- munératrices, dé faire des amas ne nois on parle encore à Helsinki — .fourrages pour le bétail, de c Helsingfors — ta langue de la Suè- de véritables centres v de.La Finlande a ce trait de coin- j dans 1 aisance et la , imin avec nous qu’elle est un pays ; Dans de pare d lescon (11 to bilingue.Sauf toutefois que la ma- ; tite propriété limitée i Iqm ^ jorité finnoise y est écrasante.hectares ne },c.uf/'‘“J! ' ‘ On croit que les architectes la-bas pâturages sut de - 8 • ‘ ' ont subi l’influence des nôtres, des !culture extensive, c e.t',r.Le Corbusier, des (iropens et des ; géant peu de f,’ - > p, autres?On n’en est pas très sûr.*a>ns étendus, s adaptent a la ra Ils s’appellent ont leur place .i, , .toirc de l’architecture moderne.Ils ; prïniitivet leurs consè- •en est nas très sûr.Tnins étendus, s’adaptent a la ç-a-l Saarinen Siren lu parité productrice du soi.Dou tes mifrauéc'daivs ^ his- latifundia avec leur .distribution i; l?,Twmèrn .1k injuste de la propriété,, leur forme n’ont eu besoin de personne.La gare d'Helsinki, qui est de Saari-ren, est une des plus belles du monde.Une des plus célèbres.Son architecte est connu dans l'Amérique entière.C'est lui qui a conçu l’exposition de Chicago et a jeté je ne sais plus quel énorme pont.11 y n quelque chose d'américain en Finlande, à Helsinki.Aussi quelque chose de nippon et de boréal.La Finlande vit sous trois déclinaisons magnétiques: ses lutteurs sont pareils aux lutteurs japonais, i qucnces sociales déplorables, leur économie malsaine, leur manque de moyens de communications, leur absence île véritables villages au sens européen du mot, la population se voyant forcée de se detacher de la terre, de se concentrer dans de grosses bourgades malsaines et misérables.L'aspect de l'île, aujourd'hui Quittez Païenne.Prenez le di- eiers.Une "Société pour la colonisation de la Sicile", s’appuyant sur le Banco di Sicilia, entreprendra la transformation des latifundia des propriétaires qui ne peuvent ou ne veulent pas procéder d’eux-mêmes à cette réforme.Si le propriétaire est dans l’impossibilité de payer les frais, une jiartie de son domaine reviendra à la société, qui la confiera à l’exploitation directe des paysans.Tout propriétaire réticent sera exproprié.Ainsi, les latifundia seront supprimés par ta collaboration de l’Etat, des banques, des propriétaires, des paysans, sans parler de l’appui des provinces, des communes, des coopératives agricoles.Cette bonification de la terre sicilienne comportera en premier lieu le défrichement du terrain en faisant jouer les mines, en enlevant les pierres.L’un des problèmes principaux, celui de l’eau, sera résolu par la régularisation des cours d’eau, le forage de puits, lu eonstruelion de bassins et d’aqueducs.L’irrigation traité de Versailles, en s’exclamant : "Que la main se dessèche qui ose parapher ce document de honte.Cet homme, un criminel de novembre?Comment donc?Le nationaliste le plus farouche n aurait pu tenir un langage plus altier.Scheidemann et moi, nous nous brouillâmes à la suite d’un dernier entretien vers la fin de 1932.Je m’étais étonné de sa pusillanimité.Il avait pris le nom de son entire Henkel ct U s’etait tait en D’un article de M.André Maurois au Figaro, de Paris, numéro du 29 novembre: Le vent balaie des rafales de pluie.L’eau pénètre, par la nuque et le cou, jusque sous l’impermea-ble.Les pieds glissent dans une glaise couleur de café au lait.— Voyez-vous la batleric?me dit le général.—- Non Sir; je ne vois qu’un champ inondé.— Tant mieux! dit-il.Cela prouve que mes canons sont bien camouflés.Soudain il se penche sur un trou qu’il a, je ne sais comment, décoti vert au coin d’un silo, et appelle: —- Barnett! Un jeune sous-lieutenant sort de terre et nous invite à descendre en son royaume infernal.J’admire qu’il ait pu, dans ce sol spongieux, aménager un abri chaud ct sec.Un poêle ronfle: une lanterne qui res Du Journal de Rouen, numéro du ! 18 décembre: Au moment où Staline intensifie j sa propagande sous toutes les latitudes, il faut étudier avec une attention redoublée ce qui se passe au paradis rouge où le régime, loin de faire le bonheur des populations, n’arrive même pas à nourrir ceux qu’il trompe et qu’il tyrannise.On sait que Lénine avait rangé de son côté les masses paysannes en leur donnant en' pâture les grands domaines (à ia vérité, dans la Russie d’Europe, ils ne représentaient alors que le sixième de la superficie).t Les choses commencèrent à se gâter quand on recommanda aux paysans de se grouper en Kolkhozes.Pourtant, dans l’esprit de Lénine et de Trotsky, ü s’agissait de libres associations qui, dotées par l’Etat de moyens de culture, paieraient l’impôt et une redevance.Si celle conception- léniniste fut un immense échec, elle avait au moins le mérite de ne pas détruire toute liberté dans les campagnes russe*.La dure main de Staline devait tout transformer sans retard.Sous son impulsion, les Kolkhozes furent asservis par l’Etat, leurs membres devinrent de simples salariés, mais des salariés tyrannisés par une armée de fonctionnaires et rétribués d’une manière incertaine, selon le rendement de l’exploitation collective.Cette tyrannie n’a rien donné de meilleur que l’anarchie qui l’avait précédée.A travers tout le territoire, cette année même, une partie des céréales, au rendement d’ailleurs médiocre, a été moissonnée trop lard et s’est perdue.On compte que la moitié des tracteurs (ils sont 500,-3 ans.Sa dépouille est exposce a 720 est, rue Rachel, ;t es funérailles auront lieu à 8 h.30 lundi matin.Depuis 1923, il était ingénieur-resident de la firme National Supply Lompany, de Chicago, et ingénieur en chef, gérant général rie meme que vice-président de cette meme firme, section canadienne.Il était de plus membre de l’Association des Ingénieurs Professionnels de Québec, de l’American Society of Mechanical Engineers, de New-York, et de quelques autres associations analogues.Il avait occupé plusieurs autres postes très im-porlants dans nombre de grosses industries canadiennes, entre autres, H avait été assistant-ingénieur en chef de la Canadian Electrical Products, de Shawinigan.Il avait fait aussi des stages comme ingénieur *des chemins de fer nationaux et comme ingénieur-conseil à la Commission des Eaux courantes de Québec.M.Beausoleil était né à Montréal, le 1er juin 188(1, du mariage de Me Cléophas Beausoleil, C.H., et de Henriette Audeltc-Lapointe.C’est au Mont-Saint-Louis qu’il avait fait ses études secondaires.Il avait été diplômé a l’Ecole Polytechnique comme ingénieur civil et ingénieur minier.Lui survivenl: sa femme, née Jarret (Blanche-Bernadette); trois filles: Mlles Stella et Haymonde, et Mme Allai» Paradis; trois frères, MM.Georges, Louis cl Honore Beausoleil; une soeur, Mme Charles Lemoyne.Causerie du R.P.T.-M.Lamarche, O.P., au Club St-Denis Lundi soir prochain, au club St-Denis.aura lieu, à 7 h.39 du soir, un dîner-causerie lenu sous les auspices de la Société Saint-Jcan-Bap-lislc.section Notre-Dame de Grâce.La causerie sera prononcée par le R.P.T.-M.Lamarche, O.P., qui parlera de la démocratie économique.v*»J .» \ ^.“*1 .- ' BERMUDES Départs de New-York toux l«t umedi# à bord du transatlantiquo » Président Roosevelt *70.Aller ot retour 4 jour* en mer • Séjour entre les raccordements.Chambre «t pension, par jour #7.ANTILLES Navire» Quirigua (9) Tela (12) Chiriqui (2) Caomo (5) Santa Paula (7) Columbia (6) tslieuw Amst-rdam Dixie (10) lamaica (9) Antigua (12) Castilla (12) Munargo ( 1 ) Telemanca (9) Boringuen (51 Statendam (3' Santa Rosa (7) PANAMA - AMERIQUE DU SUD Départa Duré# Jours Prix minimum N.-V.20 janv’.15 210.00 N.-Y.22 janv.13 165.00 N.-Y.24 janv.15 210.00 N.-Y.25 janv.1 1 120.00 N.-Y.26 janv.12 250.00 N.-Y.26 janv.17 195.00 N.-Y.26 janv.11 165.00 N.-Y.27 janv.12 96.00 N.-Y.27 janv.15 210.00 N.-Y.27 janv.12 165.00 N.-Y.27 janv.13 165.00 N.-Y.31 janv.12 120.00 N.-Y.31 janv.15 210.00 N.-Y.1 er fév.i) 120.00 N.-Y.2 fév.12 Va 155.00 N.-Y.2 fév.18 285.00 NOMBREUSES AUTRES CROISIERES TOUT L’HIVER LISTE SUR DEMANDE — DIRE DATE PREFEREE DESTINATION ET ENDROITS VISITES: I 8 J—Miami.Cuba.Avez-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous ou Service de Librairie du "DEVOIR", 430, me No- 2 00 Mme arid IffISliC, 2 1* Program ru* mmlcat, To pou to.j ai ïhg1 jstiiy1 ut *m!uy Hviin, j tri-Dame .(est), Montréal, ( 1 )—Bahamas, Miami.Cuba ( 2 )—Jamaïque.Colombie.Panama.( 3 )—Miami.Haïti.Cuba, f 4 )—Rép Dominicaine.Curaçao, Venezuela.Panama.Cuba.( 5 )—Porto-Rico.nép Dominicain#.( 6 >—Haïti.Venezuela.Curaçao, aussi Guyane et Trinidad, 33 tours.*285 ( 7 )—Curaçao.Venezuela.Colombie.Panama.Haïti ( 9 )—Cuba.Costa Rica.Panam*.(10) —Nouvelle-Orléans, y compris hô- tel et visites (11) —Cuba, 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(toutes choses au I rond secondaires), notre eontribu- —- - j lion à l’oeuvre nouvelle?à ce stage de la création littéraire, ; C,es questions, senties jusqu’à l’cf-que le inonde sache ou non que froi par le grand punlic, quel écri- vous écriviez, que les premières critique canadien.Hors T renie Ar pents qui n’est pas une oeuvre de tout preriiier rang, mais un premier signe de maturité littéraire, nous n’avons rien écrit en 1939 qui dise quelque chose de nouveau, ou même dise quelque chose d’ancien d'une façon nouvelle.Ne nous payons pas de mots.11 est coutumier de geindre—à grands renforts d’épithètes sonores — sur notre petit nombre, notre pauvreté, notre “jeunesse” nationale.Et nos écrivains ne se privent pas, au cours des interminables palabres qu’ils affectionnent, de remarques méprisantes sur l’imbécilité du public, son manque de culture, son snobisme.La vérité crue est moins tragique: le Canadien n’est pas un grand liseur comme le Français ou le Scandinave.Cela est trop vrai.Mais il lit; et il lirait bien davantage si l’on se préoccupait le moins du inonde de l’intéresser.Les seuls qui le fassent son! les Américains dont les revues, — pas toujours aussi mauvaises qu’on veut bien»pond le public.non (’approbation de vos amis, en un mot, qu’on apprécie votre effort.Le inonde, le public n'ont à votre égard qu’une vaste indifférence.Elle est naturelle.L’oeuvre terminée les intéresse seule.El, lorsqu’ils l’auront lue, ils attendront de vous que vous leur en pré-sentiez une nouvelle.— Ce nouveau pain élait excellent, n’est-cc pas?demande mon boulanger.— Délicieux, dis-je.Mais je l’ai mangé hier et il m’en faut d’autre aujourd’hui.Et, pour conserver ma pratique, le boulanger doit, chaque jour, répéter ce chef-d’oeuvre.Il trouve cela entièrement naturel.— Ce livre contenait plus qu’une promesse, dit le critique.— Soit, mais je l’ai lu, répond le public.Quoi de neuf?— Un bon livre par année! s'exclame le critique.Mais n’esl-ce pas magnifique?C’est magnifique en effet, ré- nous le faire croire —- connaissent *n conséquence auprès des Canadiens français un succès que n’oni pas les nôtres.Hares les villages ou les petites villes de la Province où, dans mes nombreux voyages, je n’ai pas trouvé d’oeuvres françaises contemporaines, Et la liste surprendrait beaucoup de nos amers critiques: Romain Holland, Malraux, Saint-Exupéry y voisinaient avec Bazin, Bourget, Bordeaux, Mauriac, Mazeline, Maurois et nombre d’autres.J’ai compté par exemple cent huit copies de Turnin') Wheels de Stuart Cloete sur les rayons d’amis ou de connaissances de province.Et il y avait parmi ceux-ci non seulement des étudiants, des professionnels, mais des comptables, des agents d’assurance, des agronomes, plusieurs cultivateurs «pii avaient passé par le collège ou les écoles d'agriculture.J’ai vu, en bonne place et chez des gens qui ne lisaient l’anglais qu'avec effort, des exemplaires de Gone with the Wind, d’Anf/ionp Adverse, de Off Human bondage et d’autres oeuvres américain s ou anglaises marquantes.H.(i.Wells (surtout son Short Historn of the World et The Shape of Things to come) m’a paru aussi populaire qu’aucun autre écrivain de notre langue.Au vrai, nous lisons beaucoup moins que les Européens, mais tout autant que les Américains, ce qui est raisonnable et correspond à notre “âge” national aussi bien qu'aux conditions locales d’existence.L’auleur américain ne possède sur nous qu’un avantage, considérable il est vrai: à densité égale de lecteurs, son public est trente-six fois plus nombreux.La qualité n’en est toutefois ni meilleure ni pire.Et le problème du nombre n’est pas tout à fait aussi cruel pour nous qu’on le vomirait — faute d'ex cuve meilleure pour notre stérilité litte-rairc.— La Finlande n'a que trois millions et demi Me population: vain de chez nous a tenté d’y répondre?Nous n’entendons parler dans nos livres — “sérieux” ou purement litléraires — que de choses mortes.La plupart de nos petits problèmes, d'ordre polilitjuc, éco-noiniuue ou social ou constitutionnel, ont perdu tout intérêt pour le grand public.Il sait, dans sa sim-plicité, que demain ils auront cessé de compter ou se poseront en termes radicalement différents.Plus vile que l’écrivain un le journaliste canadiens enfermés dans leur tour d’ivoire, il a senli l’axe universel des préoccupations sc déplacer du local au général, de l’individuel au collectif, du traditionnel au nouveau, du sialique au dynamique.Réaliste, il lil, narle, discute, écoute dans la ligne de ses craintes, de ses obsessions, de son angoisse et se détourne de ceux qui nersts-lent à lui donner dti biscuit pour du pain.Laisserons-nous échapper une des hommes ble que le consentement obtenu, > dans la circonstance actuelle, des j Canadiens français comme des La-nadiens anglais, devrait rapprocher à l’avenir ces deux éléments cthni- | ques, el faire disparaître, du côté qui sauront donner forme — par des Canadiens anglais, les derniè- i leurs romans, leurs poèmes, leurs res préventions qui peuvent encore articles, leurs livres — à notre con-j exister à l'égard de ceux qui sont ception obscure, à notre rêve d’un venus au Canada avant eux.L\ j lendemain idéal?Se trouvera-t-il I __ iw parmi nous des esprits et des coeurs I capables d'insuffler une vie littéraire, peut-être éternelle, aux angoisses, aux craintes, aux espoirs, aux désirs qui vibrent au plus profond de nous tous comme ils vibrent au plus profond du coeur universel de l'humanité?Un homme, deux ou trois peut-élre, peuvent aujourd’hui faire participer la nation — d’une manière plus décisive que par des canons, des soldais ou dos matériaux de guerre - aux Inivaux dont le demain universel doit sortir.Et, pour que ce demain soit ce que ,;Que sont-ils devenus 7" ]) spirituelle en général ou sur l’état svrr-dotal et ses (onctions auguste*, de tort belles considérations sur l'Esprit de Fot, la Ct asteté sacerdotale et la Confiance en ?leu comme aussi un commentaire aacé-«ique, savoureux et prenant, de* exhortations (lu Christ aux Anges des sept Eglises au début de l'Apocalynse.Une page d’histoire L’histoire de la Compagnie de ; Jésus au Canada a été racontée de \ façon magistrale et définüivc, croyons-nous, par le P.de Roche- j monteix.Mais il reste beaucoup à glaner.Surtout en se servant des Itclutious, documents de premie: ordre.C’est ce qu’a fait le 1*.Léon Pouliot, qui nous promet d’ailleurs un travail spécial sur l’autorilè bis torique des Relations.Celle fois il nous le voulons, il appartient à ëes i nous donne deux courtes monogra deux ou trois inconnus de décou- phies, l'une sur le P.Massé, tau vrir ce que nous voulons et de le dire dans la langue universelle du génie.Et le jour où nos écrivains sati- ire sur le P.de Noué.Toutes deux s'appuient sur des extraits sans plus.Les détails circonstanciés ne manquent pus, mais ils sont peu rouf se placer sur le plan supé- ; nombreux, l’auteur s’étant content rieur de la solidarité universelle des hommes, nous aurons une littérature.Pas avant.Mourice D'AUTEUIL fois de plus l’occasion?Trouve-1 Vaudreuil village, 1er janvier 1940.Et il achète, car i! est seul ce soir et veut quelque chose à lire, un livre français ou anglais, une revue canadienne ou américaine.L’écrivain américain possède sur nous d’énormes avantages?Je n eu suis pas si sûr.La concurrence correspond là-bas à l’immensité de la population; elle est formidable,.11 y est plus difficile de s’y faire se, Le Canada d’aujourd’hui (1), la une réputation nationale; plus dif- j Liberté, quotidien français de Fri- Sur “le Canada d’Aujourd’hui” En marge du livre du professeur i criplion”, c’csl-à-dire le service ini-F.-R.Scott, de l’Université McGill, : litaire obligatoire.M.King v a Cumula lodag, dont il a paru au consenti, d’aulant plus que les cours de 1939 une édition lïançai- Franeos-Canûdiens n’élaient pas seuls, scmhlc-l-ü, à poser celle con- ficile encore de la conserver.Une lutte s’impose, âpre, quotidien ne; lu moindre défaillance et vous sombrez dans l’oubli.% Moins d’argent chez nous, il est vrai.Mais nos meilleurs travaux trouveront un marché étranger aussi bien qu’un marché domestique; mais on est vite connu chez nous et nos écrivains sont si peu nombreux que vous n’aurez guère de mal à garder les faveurs du public, pour lieu que vous fassiez le moindre effort.La vérité est ailleurs.Nos écrivains n’ont pas su grouper autour d’eux des adhésions loyales; ils n’ont pas su intéresser le public à leur travail.L’argument “public” ne tient dé-cidément plus.Il faut chercher mitre part l'explication de notre stérilité littéraire.Si nous n’avons pas encore constitué chez nous un corps d’écrivains actifs, productifs, originaux; si nous n’avons pas encore un public homogène, passionné d'oeuvres indigènes, il n’en faut blâmer, je le crois, que le faible inlérêt universel de nos oeuvres.La “drave”, la clôlure, le cimetière, l’église du village, la veillée du Jour de l’An, l’épluchetle de blé d’Inde, les “coutumes”, bref, lout le tremblement “couleur locale” n’ont guère de sens pour des gens que sollicitent les tragédies, les comédies, les espoirs, les conflits d’un monde entier en travail d’évolution cl de retournement.Le plan universel mis à la portée du grand public par la presse, les revues, le bourg, Suisse (13 novembre 1939), publie sous l’initiale L une étude intitulée “Le Canada et la guerre” dont nous détachons les passages ci-dessous: * * * On saisira l’ampleur du programme embrassé par M.Scott par cette j que l’Angleterre était ralliée énumération des sujets traités: l’in- France a peut-être été pour q fluence de la géographie; la popula-lion; la nalure de l'économie canadienne; les partis politiques; le mouvement nationaliste au Canada français; les problèmes conslitu-lionnels; l’évolution progressive du sentiment national; le problème de la défense du Canada: les relations extérieures du Canada; avantages et désavantages pour les membres du Commonwealth d’en faire par-lie: le problème de la neutralité; la politique extérieure du Canada; la collaboration entre les membres du Commonwealth.Le recensement de 1931 indiquai! Comme on sait, une difficulté de la composition suiuunle de la popu-la vie politique au Canada consiste j lalion, d’après l’origine ethnique: dans la coexistence de deux élé-] française.2.927.9911; anglaise, 2,-menls ethniques différents, l’élé- ! 741,419; écossaise, 1.340.350; irlan-ment anglo-canadien et protestant, | dai.se, 1.230,808; allemande, 473,-d’une part, l’élément franco-cana-| 544: Scandinave, 228,049: ukrainien-dien et catholique, d’autre pari.: ne, 225,113; hébraïque, 156.726; hol-Trouver enlre ces deux éléments un landaise.148.962; polonaise.145,- dition.Au point de vue militaire le Canada n’enverra donc, jusqu’à nouvel ordre, que des volontaires en Europe.Ainsi.M.Seolt avait raison de dire que les Canadiens français n’ac-ccpteraient pas d’être “forcés” à tiler combattre oulre-mer.Ix: fait de la quelque chose dans leur vote en faveur de la parltcinalion.M.Scott constatait que les Canadiens français n’étaient pas isolés dans l'attitude qu'ils observaient, et cela s’explique par la partie de son livre consacrée à la population du Canada.Celte population est très mixte et l’on ne peut compter, d'une manière générale, que sur les éléments anglais et écossais pour épouser en tou! temps et sans hé-silation la cause de la Grande-Bretagne et de l’Empire.d’agencer des passages qu’il a fait entrer dans la trame de son récit.Aussi bien fait-il goûter la saveur du style de celle époque.11 a su insérer ces citations dans son texte de manière à former un tout homogène.Parce qu’il s’en lient aux faits sans hypothèse, la physionomie des deux missionnaires apparaît en pleine lumière.On assiste au drame: difficultés quasi insurmontables, parfum do vertus sublimes, vie surnaturelle inlense Ces pages ne peuvent que ranimer la foi, la ferveur des lecteurs.Le P.Massé, missionnaire en Acadie, voit sombrer l'oeuvre qui lui est chère: il reviendra au Canada et à nouveau assistera à la ruine temporaire de la nouvelle entreprise.C’est avec joie et fierté que l’on se rappelle qu'un monument à Sillery se dresse sur ses ossements.Le P.de Noue nous apparaît lui aussi rempli do sentiments héroïques, pénétré d’une piété angélique.Pour secourir scs compagnons il s’aventure en plein hiver et meurt virtime de son dévouement.De lui aussi le Canada garde bon ne mémoire puisqu’à Contrecoeur s'élève une plaque commémorative qui rappelle le trépas tragique du P.de Noue.En vente au Service de Librairie du Devoir, 430, rue Notre-Dame (est) à Montréal.Prix: 50 sous.T.IL M.Robert Prévost, journaliste et membre de la Société Historique de Montréal, vient de signer son quatrième volume, Que sont-ils devenus?” Dans un bouquin d’une centaine de pages, Prévost parle du théâtre français à Montréal au début du siècle.A notre connaissance, c’est le premier travail du genre ici.C’est son premier mérite.Son second, c’est d'intéresser ceux qui fréquentaient le théâtre français a Montréal, vers 1900.t .Ce nouveau volume de Prévost , turc.()nl-i!s oublié de frapper a comprend dix-sept entrevues pu ! voire norle?bliées dans un hebdomadaire motu- La bannière de Marie-lmmaculre réalais avec les célébrités théâtra-! «t une revue missionnaire annuelles de Montréal du début du siècle i le et probablement la plus vieille qui vivent encore aujourd’hui, j au pays: quarante-huit ans (Page! Groupées dans un volume où Pau- i Id le est publiée par les Missionnai-leur n’a même pas changé les pre- res Oblats de Marie-linruaeulêe, au La ^Bannière de Marie-lmmaculée#, D'aucuns ne la connaissent peut-être pas encore.Cependant, depuis l quarante-huit ans elle a fait rêguUè-j renient son apparition.Des zéla-i leurs et zélatrices chaque année en retour d’une modeste rétribution nous en offraient l’intéressante Ice- atnbules, ces entrevues perdraient de leur charme, n’étaient certaines anecdotes que Prévost relate avec 'à-propos.C’est la revanche du journaliste sur l’auteur.Prévost, que ronge le ver qu’his-torique qu’on nomme, écrirait Victor Hugo, vient de lecminer un vo juniorat du Sacré-Coeur, Ottawa, Son fondateur est un ancien journaliste au Courrier de Saint-Hgacilithe, devenu minissionnaire oblat de Maric-Immaculée, le P.Louis Gladu.Son but?Susciter des vocations missionnaires.Aider à faire connaître et subsister le juniorat du Saeré- lume qui amusera les moins jeunes, j Coeur, où les Oblats reçoivent, par- Nous sommes certain qu’il l'a sur tout écrit pour les historiens Me demain, ceux qui, dans un siècle ou deux, peut-être davantage, auront le loisir de s’occuper du théâtre français à Montréal au début du XXe siècle.Ceux qui se souviennent de Palmier], d’Elzéar Hamel, de J.-P.Fi-lion, d'Antoine Godeau, de Blanche de Sablonnièrc, de Julien Du oust, d’Eugénie Vcrteuil, du P’Gt Mallet, de Germaine Duvernay, des Dubuisson, de Louls-F.Gauvreau, do Raoul de Beaujour, d’Alfred Nohcor, d’Ernest Ouimel, d’Emile Julliany, Me Pierre Cauvin et de Josette Nuggt seront sans doute curieux de savoir ce qu’ils sont devenus.Prévost l'apprend aux anciens habitués des Variétés, du Populaire, du Xational, des Nouveautés, du Canadien-Français, du Cliante-clerc, du Stella, du Français, do ['Empire, du Saint Denis, etc.Ce qu’il y a de touchant dans :c volume de Prévost, c’est que tous ces artistes d'autrefois s'intéressent encore au sort du théâtre français à Montréal.Chacun y va de ses suggestions pour le faire revivre, accusant le cinéma de lui avoir porté un coup dont il ne sc relèvera que lorsque le public comprendra ce que c’cst que le théâtre français fois presque gratuitement, des garçons, des jeunes gens, désireux de se préparer par les études classiques el une discipline des plus form a'rice à la vie religieuse, sacerdotale et missionnaire sous l'étendard de Ma-rie-lmmaculée.Nous croyons sa-! voir que sans La bannière le junio-ral aurail dû depuis longtemps fermer ses porles, tandis (pic pendant les cinquante ans de son existence il a pu fournir à la Congrégation des Oblats de Marie-Immaculéc des centaines de sujets, cl des plus brillants, dont quatre évêques, sans parler d’une soixantaine de bons prêtres au clergé séculier, et d’un gros millier de scs anciens élèves, qui, n’ayant pas persévéré, font dans le monde honneur à leur Mmu Mater, Voulez-vous mieux connaître la Congrégation des missionnaires Oblats de Marie-lmmaculée, aider au recrutement de sujets pour ce t te si méritante Congrégation, qui se dépenseront, eu votre nom, dans les oeuvres les plus diverses, la prédication, les retraites fermées, les missions chez les infidèles aux glanes polaires nu sous les feux de l’Inde et de l’Afrique, l'enseignement même universitaire, le ministère paroissial, les organisations sociales et patriotiques, sans oublier le Journalisme, etc?.Abonnez-vous * ., ¦ , à , .' lUlll lit «« ” i ' • » » * » » » » j 1111 v ** » s » v* rj sur cette bonne terre d Amérique, • la BHnni, re de Marie-Immaculéc, "Expériences catéchistiques" rai EL.1>K HESTER FEED Ce petit livre n’n PM Un prétention didactique.Mademoiselle Ei.de Besterfeld.répondant aux demandée qui lut ont Me faites tré* souvent, n'a eu d'autre but que programme commun, c’est le pro- ; 503; indienne el esquimau.128,890; d expliquer sa manière de donner te cours blême -i résoudre ’ 'l ,ira oc HeüRlon aux iieCïts et rie livrei les se- mum a rcsoume.! italienne, 98,1/3.crets d-une méthode qui.de ravis auto- Uil passage du livre de M.Scott, En ee qui concerne la religion, la publié avant l’explosion de la pré- répartition était la suivante: eatho-senle guerre, est particulièrement j iimie romaine.4,285,388 (soit 41.-intéressant en ee oui concerne lai.3%); Eglise unie Mu Canada, 2,-participalion du Canada à celle 1017,375; anglicane, 1,635,615; pres-guerre.Après avoir conslalé que bvlérienne.870,728; banlisle, 44.3,-1c seul commun dénominateur entre ) 341 ;'luthérienne, 394,194; mosaï- iiombre d’éditions finlandaises ont atteint rent et cent cinquante mille.presque ridicules, les petites Nos écrivains ont un grand tort: préoccupations locales dfi notre “in celui de se constituer eu caste fer- (ej[i^t.n[Zja niée et "supérieure .Admis au j e i^qpie est sensible au drame; ronibi'J des élus, le nouveau Pl‘J- ej [a scène mondiale lui offre dra-dige se laisse trop vite cnlermei ; mc sur ,|runK) ej j’une qualité n rodons leur cercle restreint.*-V i temde.vitale, qu'il apprécie ci comic sens des proportions, le g'»u ' - : prend, mémo, si les subtiles varia-travail.Il croit avoir lout ai s 111 [ions sur le thème central lui échap-a une lois obtenu 1 appioba it .t n, nreSqUe coniolètenienl quelques critiques et cesse de pro-1 diiirc.Ou, s'il écrit, il sc répété, 'I tourne en rond, dans un cercle étroit d’idées et de préoccupations, cinéma, la radio, rapproché de lui \ Anglo-Canadiens et Fninco-Cana-j que, 155,614; gnccque-orthodoxe, jusqu'à l’angoisse, rend insignifian-, diens parait être une fidélité com- ' 162.389; religions diverses, 472,142.nuine à une commune nation, la na- On peut admettre (tue ee n’est que lion canadienne._ el qtie le Canada parmi les éléments protestants ne pourra devenir un pays a forte | qu’on Irmivc un attachement inron- imilé interne qu’à la condition de i diübnnel à l’égard de la Grande- loi un chien qui cherche par jeu a sc mordre la queue! L’écrivain n’a qu'une justification: écrire.Et cela ne signifie pas barbouiller éperdument du papier, mais dire quelque chose.Il faut pour cela du travail, de la curiosité, de la patience, de l’observation, le goût el l’habitude des idées générales, surtout un grand détachement.Il est certain que Michel-Ange so fichait bien de savoir s il ap Kirtcualt à telle ou telle école, a telle ou telle catégorie.Il pensait, avec une barbare simplicité, qu ?lui suffisait, pour peindre ou pour sculpter, de marbre ou de pierre, de murs blancs ou de toile, et de quelques outils appropriés.On n’écril pas dos livres; on les fait avec son coeur, avec son âme, avec sa lôte.avec scs yeux, sa main, ses oreilles.On les pense, l PARAITRE 'Elisobeth Catéchiste" par TKUESITA Bien des leunes filles sTmaghcmt, que le r6lf do la Catéchiste sp borne A consacrer cnn ou doux heures par semaine A de lou-n«.i élèves.Elles Ignorent que.pour donner aux enfants un peu de science religieuse et d’amour divin, elles doivent les posséder elles-mêmes Cela implique une discipline, une for- du Parlement ont voté etjx-mêmcs ! rente de r“iinitè”.C’est pourquoi pour la partieioalion, niais ils y ont j on a regretté, au Canada français, mis cette condition: que le gottver- île voir M.Scott prendre parti pour nement ne décréterait pas la “cons-1 la centralisation, comme si l’“uni-— , .lé” devait conduire à l’“union”.(1) En venle au Devoir, $1,00 | Pour en revenir à la participa-fi'a|1(,o.1 lion du Canada à la guerre, il sem- j matlou Intérieure constante qui peut et ,, • i • • ¦ ,, * ’ doit se réaliser sous le signe de la tôle, on I a considérée jusqu ICI comme Isain-.altérer en rien sa vie de teune fille diffé- I chrétienne moderne.a plus favorable à U'union’ Ces quelques pages, en donnant des eon-f.eUs, pratiques nés de l'expérience, constituent une excellente méthode de prèpa-rrtlon au rôle de Catéchiste.De façon vivante, en s'inspirant des réalités de la vis moderne, elles feront connaître aux Jeunes apôtres ce qu'elles doivent être en réalité et les inviteront a ne pas être des "Catéchistes amateurs".Editions Casterman.Parts.5 francs."Moi, prêtre!" Km.aisqulere, Ord Praem."Mol.prêtre'".Retralto d’Ordinatlon ou de Rénovation 225 pages lionne Presse, Avcr-bccie; Prix: 15 frs belges.I.e P.Gtsqulére nrésente une nouvelle serle de 18 méditations sur la sainteté sa-cereiotale.Solidité du fond, onction de la forme; souci constant d'étayer la doctrine par des recours à l'Ecriture et aux Pères, surtout S.Augustin, sans négliger les autaurf plus récente: telles sont quelques-unes des caractéristiques de ces pages Originairement adressés A des diacres en retraite préparatoire A l'Ordination sacerdotale.ces entretiens conviennent spé-cla’ement aux approches de !a prêtrise: Us pourront servir de lecture très appropriée aux leunes prêtres, soucieux de ne pas laisser s'évaporer trop vite les Impressions des tour» bénis de l’Ordination et des prémices.A part tes méditations liminaire et finale toutps les autres furent maintes La valeur n’attend pas le nombre des années.Depuis les trois cents ms qu’il a été composé, ce vers fameux du grand Corneille a servi maintes fois.et de nos jours il trouve encore son application, dans la personne d’Eloi Saiilargeon, qui, à l’âge de dix ans, manifestait déjà d’étonnantes dispositions pour l’industrie chandcliére.C’est pourquoi, dés lors, son père jugea à propos, — durant tes vacances scolaires, — de l’initier aux secrets de cette fabrication, dans l’ancienne manufacture de Saint-lsidorc-jonction.Avec l’cxpcricncc prise au cours des années qui suivirent, — lorsque l’établis-semont fut transporté à St-Constant, — E!oi Baillargcon devint en quelque sorte ’3’âmc dirigeante” de l'entreprise familiale.et c’est alors que ses talents d’organisateur et d’animateur lui firent prendre la gérance générale de la Maison P.Baiilargeon, de 1918 à 1928.Mais les ambitions de ce troisième fils do Frédéric Baiilargeon étaient plus vastes.Car.dès 1923, Eloi Baiilargeon, qui avait hérité de l’esprit d’initiative de son père, ouvrait à Montréal meme, au No 4524, rue Iberville, SA PROPRE MANUFACTURE DE CIERGES ET CHANDELLES LITURGIQUES, laquelle connut auss:tôt le succès auprès de la clientèle religieuse; clergé et communautés.Les connaissances spécialisées de Frédéric Baiilargeon avaient donc bien servi a son fils ELOI, peur fonder une industrie, dont dix ans d*cx»stcncc ot de pro- fola propoaéos A (les prêtren séculière ou _____ • , , A des religieux eu retraite annuelle.C'e t ^ ont consacre la renommée, dire que tou» les eeclésiiMtlques pourront : non seulement dans notre province, mais y trouver leur profit IL» goûteront spé- i dans tout le Canada, étalement, A côté d'entretiens sur la vie I-1.T 1% Æ- • * _ 1 \ 1 Mes mois les plus usuels.Pendant Les Missions des reresijssaTKfSfett’rS: role.Us vous arrivera parfois, Blancs en Afrique Le Frère missionnaire L'idéal, (tens nos missions, serait | qu'un Frère soit charge du matériel dans chacune des stations.Prédication, catéchismes, lournôrs d’écoles, visites aux malades, desserte des succursales, préparation des catéchumènes au baptême absorbent la vie des Pères du commencement à la fin de l'année.L’hérésie étendra Me plus en plus son empire si les prèlres doivent mener de fronl le spirituel cl le temporel.Actuellement Mgr Julien projette deux fondations nouvelles.Il lui faudrait un Frère à chaque endroit; malheureusement, il n’y en a aucun de disponible.Dans l’espoir de trouver quelques vocations parmi les jeunes gens qui n'onl pas fait de cours classique, je voudrais vous faire entrevoir le labeur et, je ne crains pas de le dire, le bonheur qu’éprouve un Frère missionnaire en terre africaine.L'arrivée A votre arrivée sur le nouveau continent les gens viennent vous saluer: “Mont, Bambo! (bonjour, F’rère)”.Vous répondrez; “Moni (bonjour” ou bien: “Zikomo (mer-cr^’T'Surtout un sourire soutenu est de rigueur.Ces braves Noirs fixent vos trails dans leur mémoire avec la fidélité d'un appareil photographique.De retour dans leur village ils feront une description si vivante de voire personne que les visiteurs subséquents se diront entre eux: “Voilà bien le nouveau venu dont on nous avait parlé.D’autres tirent des horoscopes ol, sans hésitation aucune, attribuent aux missionnaires fraîchement débarqués Ici ou tel caractère.Celui-ci doit être autoritaire: il pince les lèvres et relève la lèle; celui-là doit être de moeurs douces: il sourit, il a moins de feu dans le regard.El ainsi de suite.Vous ne tarderez pas à connaître dans quel poste vous aurez à travailler.La question de chômage ne se pose pas en pays de mission.Le vicaire apostolique nllcnd avec impatience l’arrivée de chaque caravane; les nominations ne lardent pas à être connues.Au début il faut mener de pair l'étude de la langue et les travaux.Le parler des Nègres est complètement différent des nôtres; néanmoins, au bout de quelques jours, on acquiert un pèlil vocabulaire i comme à eel Anglais, de commander I à un Nègre de vous apporter un chat | lorsque c’est un canard que vous vouliez.Ces deux mots se ressemblent tellement: baka (canard) et i paka (chat).Travaux Passons aux travaux.Si vous tombez dans un poste en fondation, il faut débroussailler, planter des arbres, faire un jardin potager, préparer des matériaux pour les futures bâtisses.Maisons et annexes, écoles et église devront sortir de terre.Préparez-vous donc à devenir eon-tremaîlrc-constructeur.Dans les missions déjà anciennes les occupations ne manquent pas non plus.Les édifices se dégradent, menacent ruine parfois.Il faut remplacer des charpentes, réparer dès gouttières, consolider un (oit ébranlé par le vent.Dans les diverses salles il y a des chaises, des tables el autres meubles qui ont eu à souffrir des fourmis blanches; il faudra donc remplacer 1rs pieds manquants.Afinez-votis d’un rabot pour juxtaposer à nouveau les fenêtres el les porles, gonflées par la pluie.f!e n’est pas loul! Si vous faites une visite au poulailler, vous trouverez toute la gciil gallinacée blottie dans up coin du local.Le coq, juché solennellement sur la porte, semble commander des perchoirs pour lout son monde.L'économe voudrait mesurer la ie.Pour cela, il a besoin d’un piquet stable pour y déposer bou-1 percées ou sans anse, poêles pri-tcillo el entonnoir; ainsi scs instru-j vées ,ie lcurs (|lK.(„.s, p f;u,t son-monts seront a I abri dos petits ,.* chais en quête ,1e distractions.!(,or’ nver- accommoder toujours.A l’église, les domestiques, en ; Un bon matin l'église, les domestiques, en ; En non malin vous vous apcrce-ép oils seta ni, ont fait disparaître les j Vez que le gravier pénètre dans vos plusieurs chaussures.Quoi d’élonnant à cela?petits tubes de tôle de chandeliers.11 faut en découper d'autres dans du fer-blanc et les fixer, car les bougies ont besoin d’un soutien.Un portè-missel a subi plusieurs cassures.11 faut gagner la menuiserie en foute hâte, dégrossir, polir une.planche et la transformer en pupitre.Pendant que vous exécutez ce petit travail, les élèves de l’école arrivent avec des bancs de classe lout branlants.Quelques clous tordus, qui étaient en danger de sc perdre au milieu des copeaux, vont mouler en grade.Un coup de marteau pour les redresser, quelques autres pour les fixer, et ils partent pour la classe avec les écoliers.Boucher I! y a auvsi les grandes journées de boucherie.De temps en temps il faut Hier un porc, le débiter, li-rer parli de loul.Quand on veut transvaser la graisse fondue dans de vieux bidons d’essence, on s'aperçoit que 1a rouille a rongé le mé i Plu La semelle est usée.Que faire alors?Vous adresser au cordonnier?li n’y en a pas! Chausser du ncuf?Nenni, ça coûte trop cher.On a recours à un vieux pneu ou à une peau de vache crevée.En un lour (le main les souliers sonl ressemelées.Vous feriez peut-être piètre figure dans un salon avec de tels escarpins; mais ici on vise plutôt à te solidité qu'à l’élégance.Maman n’est plus là pour voi" à l’élof du vesliairy: ü vous faudra done raccommoder vous-même les accrocs, repriser les bas.poser des boulons.On ne craint nas les quolibets ni les mauvaises langues des voisins et voisines; il n’y a pas de ménages européens dans les environs, et chez lys Nègres le travail d’aiguille est à l'honneur.Une autre fois un Père, revenant d’une visite aux malades, vous confie tout essoufflé qu'un pon! va sombrer; arbres de soutien el travée sont vermoulus.Instinctivement lal et fail des Irons.On court à Far- j vos regards sc jiortenl sur quelques moire des oulils, et.élamcur de for-1 eucalyptus Me la cour.Us seront tune, on bouche prestement tous les Iles piliers du nouveau pont.Quel* petits points suspects.Saucisse, ques croûtes d’arbres en formeront petit salé, préparation des Jambons, le pavé.Quand le travail sera exé-lout cela vous relient la journée en- ; eu té, le constructeur se pâmera Here.; d'aise devant son chef-d’oeuvre et Mais ce séjour prolongé à la cui-1 sera d’avis qu’il ne connaît que ! si Dp vous a révélé l’état pitoyable deux lieaux ponts nu monde: te pont | de'certains ustensiles: marmites | de Québec el.,.le sien.Mécanicien En mission le besoin met au jour des capacités insoupçonnées.On devient mécanicien par dos coups d'uudace répélés.Une panne Mc camion ou de motocyclette se produit-elle, on sorl des outils, des livres descriptifs Me la machine à réparer el l'opération commence, (iraves comme des docteurs en médecine, on fait des pronostics, Mes supputations.Si cola réussit, on se relève content et un tantinet nc-| cessible aux félicitations.Le Frère a aussi la haute mrveil-1 a n ce Mes troupeaux et Mes écuries.Il ne faut pas non plus négliger )e jardin: transport Me ftt-inier.bêchage, rigoles à nettoyer, i>lates4>amlcs à aligner, semis à faire, pommes de terre à emmagasi-i ner, courses éperdues «près tes va-; chos el les biques qui préfèrent la j savoureuse laitue et le chou cro-j quant à l’herbe vulgaire! On a maintes occasions d’exlrai-: re Mes dénis cariées et des chicots ! embarrassanls.Pas n'est besoin | M’inslrunicnls variés.Une pince à , mâchoires extensibles suffit pour saisir et enlever molaires el cani-j nés.Maîtrisez voire sensibilité, ébranlez el lirez sans sourciller; la 1 Ment suivra, soyez-en ccrlains.Vo-i Ire réputation s’étendra vile au loin et vous ajouterez à lotis vos I titres celui de soulager une souffrance de la pauvre humanilé.Il y n un rnélicr que je n’hésiterais nas à ajouter à la liste du ! Frère bricoleur, c’est celui de quê-! tcur.En partant j’ai laissé à 1a j Procure de Québec une besace bien 1 plate; je la réclamerai le jour où on m’avertira qu’elle a pris de l’em-: botipoinL J’ai presque envie d’y j faire broder ces quelques mois: j “Pour t’otatrelien des Frères blancs et des Frères noirs de Mgr Julien”, j Voilà une énumération des principales occupations d’un Frère niis-I sionnaire; je suis loin d’en avoir ! épuisé la liste.Invitation N’allez pas croire surtout que, en Urique, on ne nous donne pas le | temps de penser à Dieu et à son âme.(les divers travaux sont entre-j coupés par des exercices spirituels pendant lesquels on médite sérieusement sur le but Me sa vocation: se sauver loul en contribuant au salut Mes pauvres Noirs délaissés.Puissent ces quelques lignes faire réfléchir les jeunes i|e chez nous qui cherchent encore leur voie.Un amour sincère du Bon Dieu, le zèle j pour le salut des âmes, île la bonne j volonté pour travailler à sa sanctification personnelle: voilà lout ce (qu’il faul pour être un Frère mis-; sionnaire en Afrique.Frère VICTOR-MARIE, P.R.I (Lucien Laliberté, de Dixville.P.Q.) N.B.La prochaine entrée de» j aspiranls Frères sc fera au cours du mois de février.Pour tous renseignements, prière de s’adresser aux Pères Blancs, Evcrell, P.Q.La Procure des Pères Blancs à Montréal est à 1626, rue St-Hubert. LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 13 JANVIER 1940 VOLUME XXXI — No 10 COMMERCE ET FINANCE Marché du bétail Lfs arrivages durant la semaine finissant le 11 janvier 194(1 sur les deux marchés de Montréal furent années de 1914 à 1918.à la fois sous le rapport de l'outillage mécanique et de la main-d’oeuvre expérimentée.En ce moment, un grand nombre ____ I de manufactures, surtout dans l’in- connue M ' betes à cornes, ^ugjriç textile, travaillent au delà (gneaux.lu M pores | (jes |leures réglementaires pour Prenons ce qu’il y a de bon chez eux Les avantages que l'on peut et doit tirer de la Chambre de commerce et de la Chambre cadette Nouvelles Raisons Sociales Les sociétés et compagnies récemment enregistrées 1 Il faul prendre sûrs movens de L’existence de à cette question.veulent el concitoyens anglo-réalisent l’unité.Voilà le Le n’est pas tout d'ambitionner de réussir eu affaires les moyens de réussir, si on lient à réussir.I n des plus ne pas réussir, c'est de croire qu’il existe au milieu de nous des gens qui nous sont supérieurs, les admirer et nous replier dans le laisser faire.On sait où nous a conduit cette formule défaitiste.Aujourd'hui on réagit, Il est grand temps.En face du travail à accomplir, où commencer?l’Ecole des Hautes Etudes commerciales répond d’abord ("c n’est cependant pas suffisant.Il faut plus: il faut des relations intéressantes.Leux (pii fréquentent le Hoard of Trade el le Junior Hoard of Trade savent que nos concitoyens d’origine britannique utilisent admirablement cc.s «leux organismes pour s’ouvrir toutes grandes les avenues du commerce et de l’industrie.Avant appris à mieux se connaître les uns les autres en sc familiarisant avec des problèmes qui les intéressent et qu’ils éltulienl avec I esprit qui les caractérise, quand sonne l’heure, ils savent ce (|U ils presque toujours leur point «le vue l'emporte.Nos canadiens constituent ici la minorité, mais secret «le leur force.Rares sont les Britanniques d’ici qui n'ont pas vu dans le Hoard of Trade et le Junior Hoard of Trade des associations 5 à $4.25, Quelques statistiques de la Metropolitan Life va de la Otlawa.- Les gens du Canada commuaient à jouir d’une bonne j santé exceptionnelle, en 1939.Le ! fait ressort de la très faible fré-! quenee de morlalilé constatée parmi ; environ 1.250,000 Canadiens qui' ont des polices industrielles auprès) de la Metropolitan Life Insurance Company.A la fin de novembre, la fré- j quenee globale de mortalité, parmi les assurés de 1939, était égale à celle de 1938.A ces deux années revient l’honneur d'avoir eu la plus I basse fréquence de mortalité que la | Compagnie ail connue au Canada-! l-es statistiques relatives à la santé, j statistiques des deux dernières an- j nées, laissent deviner qu’un grand : nombre de vies ont été épargnées et qu’une plus grande réduction a pris place sous le rapport des maladies graves, si l’on compare les conditions existant au cours «le ces deux années à celles qui existaient au «lé-but de la présente décade.Sous le rapport «le la santé, au Canada, en 1939, il v a surtout lieu «le remarquer la fréquence de maladies très diminuée parmi les assurés décédés par suite de tuberculose, de pneumonie, «le scarlatine, d’affections diarrhéiques et d’accidents de tout genre.Ce qui nous intéresse surtout, c’est la tuberculose.Aujourd’hui, cctle maladie est la troisième sur la liste des causes de décès parmi ||a fourrure et I exécuter les commandes.La liquidité des marchés en temps de guerre Hawkesbury, Uni.— La liquidité des marchés de valeurs est plus ué-cessairc en temps «le guerre qu'en aucune autre période, a déclaré M.; Cari Bergithon, gérant du service j des relations extérieures de la ! Bourse et du Curb de Montréal, 'dans une causerie prononcée devant le llaiukesbury Women’s Club.Quand notre pays est en guerre, il est essentiel que les rouages de no-{ire organisme financier soient bien | lubrifiés afin qu’ils fonctionnent ' avec la plus grande efficacité.Celle assertion est d’autant plus vraie ; que la guerre actuelle promet d’être une bataille livrée sur le terrain économique aussi bien que sur les charnus de bataille, a ajouté M.Ber-gilhon.Grâce à la position géographique du Dominion et à la merveilleuse expansion industrielle que notre pays a connue depuis 1918, le rôle prépondérant du (Canada au cours du présent conflit, a affirme le conférencier, laissant de côte l’envoi de contingents, sera de fournir aux alliés des matières brutes.des munitions et autres jiro-duils manufacturés.La participation à la guerre stimulera également l'activité de certaines industries connexes.Outre qu’on augmentera le rendement des usines déjà existantes, on érigera de nouvelles manufactures, en particulier pour la fabrication d’avions et de matériel de guerre en général.Si l’on^ en juge par les pronostics de fin d’année de certains industriels en vue, 1940 verra une grande expansion de l'activité commerciale dans tout le pays.Selon M.Bergithon.pour donner un tel essor à l’activité économique, il faudra un surcroît de capitaux.Le pouvoir central lancera dans quelques jours son premier emprunt de guerre, mais les entreprises privées devront également augmenter leur capital si elles veulent se mettre à l’unisson de cet effort militaire.Et c’est ici que la bourse joue uu rôle de premier plan.En i effet, la bourse aide à drainer vers i l’industrie de nouveaux fonds, puisqu'elle offre au commerce des valeurs non seulement un marché libre, mais un marché organisé et bien réglé.Lorsqu’un portefeuillis-le achète des valeurs inscrites ou des valeurs qui sont le point de l'être, il sait qu’il trouvera presque toujours un acheteur le jour où il voudra les revendre.La publication quotidienne des cours de bour-_ , .p;v,, i3 se lui permet de connaître la valeur L estimation dollars de son placement.En valeur de la proÿct.on agricole ca lcrmcs, la tfoursc offre un nadtenne en 1939 a M marnha mobile augmentation d
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