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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 30 mai 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Le devoir, 1940-05-30, Collections de BAnQ.

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Montrée!, jeudi SO mei 1940 KIDACTION KT ADMINISTRATION 410 1ST.NOTRE.DAMI MONTREAL TOUS LIS SERVICES TELEPHONE : SEU.rJHI* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Admini&traticn : BElair 3366 Rédaction s BEIair 2984 Gérant : BEiair 2239 DEVOIR VOLUME XXXI — Me IM Diractear-gérant : Caargai PELLETIER FAIS Ci QUE DOIS R«4ac»««r m chat : Omar HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR U POSTf EDITION QUOTIDIENNE CANADA Se.oQj (Saut Montréal at la banlleua) E.-Unis at Empira britannique 8 0(3 UNION POSTALE lO fWJ EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2 05 E.-UNIS at UNION POSTAU 3.00 L’Angleterre appréhende une1 ' prochaine et s’y prépare La fête du Sacré Coeur .e drame sanglant recommence — Appel de Nosseigneurs les évêques — Pourquoi nous tourner vers le Sacré Coeur — Eléments essentiels de ce geste — Ses conséquences Ce n'e»t pai U première fois que.faisant écho aux appela du Souverain Pontife et aux consignes de Nosseigneurs les Evêques, nous demandons aux lecteurs du Devoir de célébrer la fête du Sacré Coeur avec le plus de ferveur possible.Au cours de la Grande Guerre, en 1917, nous rappelions les raisons toutes spéciales qui nous incitaient en ces jours tragiques à cet acte de dévotion; l'année suivante, c’était la reconnaissance pour la fin des hostilités et la victoire des Alliés.Nous y sommes revenu en 1920, en insistant sur le motif principal de la fête: rendre au Coeur de Jésus amour pour amour et le dédommager ainsi des ingratitudes multiples dont il est l'objet.Puis en 1 931, la crise économique et ses dures conséquences: la misère, les dissensions, le communisme nous poussaient de nouveau à nous tourner vers le Sacré Coeur.Mais voici qu’en cette année 1940, recommence le drame sanglant d'il y a vingt-cinq ans.Il semblait bien j que c’en était fini de cette guerre inhumaine, de ces tueries massives d'hommes, de femmes et d’enfants innocents, [de tes destructions systématiques de monuments et de ville».Hélas! Une furie de domination s’est emparée de quelques hommes sanguinaires qui veulent transformer I l'univers en un immense champ de bataille.Que nous réserve l’avenir?Non seulement les mois pro-Ichains où la guerre va accumuler ruines sur ruines, mais les années qui suivront, grosses de problèmes économiques | et sociaux ?S'il faut un miracle pour sauver la France, s'exclamait jil y a quelques jours le premier ministre Paul Ravnaud.Ije crois au miracle.A combien plus forte raison, nous Iqui connaissons l’amour infini du Coeur de Jésus, sa ten-Idresse pour les hommes, son désir de voir l'humanité heu-jreuse, devons-nous avoir confiance dans son intervention I souveraine.“En face des malheurs présents qui affligent le monde let des malheurs plus grands qui le menacent, et dont les Icontrc-coups peuvent exercer sur notre vie religieuse, soldais et nationale une puissance désastreuse, viennent Id’écrire nos évêques, que tous purifient leur coeur, lèvent lies bras au ciel et, par la force de leurs prières, calment le (courroux divin et attirent enfin vers la terre les flots de lia divine miséricorde.'' Et ils nous exhortent à célébrer la fête du Sacré Coeur |‘ en un grand esprit de prière et dc^supplication ".Comment Notre-Seigneur ne se lâisscrait-il pas toucher ¦si, d'un coeur vraiment contrit et suppliant, nous nous Itournons vers lui, en ce 31 mai?N cst-ce pas lui-méme qui a choisi ce jour entre tous les Jjours de l'année?qui a voulu que nous le consacrions à sa (gloire et à sa louange?Ecoutons ce qu’il dit à sainte Mar-îucrite-Marie: “Je te demande que le premier vendredi après l’octave du Saint Sacrement soit dédié i une fête aarticulière pour honorer mon Coeur, en communiant ce [jour-là et en lui faisant réparation d'honneur par une amende honorable pour répare): les indignités qu’il a reçues pendant le temps qu’il a été exposé sur les autels ’.L’Eglise a reconnu cette demande en faisant de ce premier vendredi une fête des plus solennelles, en l'élevant au rite double de première classe avec octave.Et que va nous donner en retour Notre-Seigneur?Ses paroles ne laissent aucun doute: “Je te promets que mon coeur se dilatera pour répandre avec abondance les influences de son divin amour sur ceux qui lui rendront cet honneur et qui procureront qu’il lui soit rendu ”.Le Coeur de Jésus te dilatera pour répandre evtc abondance les influences de son divin amour.Comprenons-nous bien tout ce que ces paroles signifient?Le Coeur de Jésus, c'est la source même de toutes les grâces.Aucune, dans 1 ordre actuel de la Providence, qui ne vienne de lui.Il ne désire que les répandre sur nous.Mais il faut certaines dispositions pour les recevoir.Et c’est parce que le monde n a pas ces dispositions qu'il vit sans ce» grâces, qu’il se débat dans les ténèbres, la souffrance et le crime.Or voici que le Christ annonce qu’il va comme ouvrir les écluses de son coeur, que les grâces qui y sont accumulées en sortiront, non goutte à goutte, suivant nos dispositions, mais â flots, à torrents, si nous voulons seulement poser un acte très simple, qui est à notre portée à tous.N’est-ce pas là une des promesses les plus magnifiques et les plus consolantes que la terre ait entendues?Et combien nous serions aveugles si nous allions dédaigner, en ces heures critiques, cette divine protection.Mais Notre-Seigneur a nettement indiqué de qutlle façon il voulait que sa fête fût célébrées communion, amende honorable.Je l’écrivais en 1920: “Moyens faciles, qu’il semble avoir choisis parce qu’ils sont à la portée de tous.L’un et l’autre, d’ailleurs, s'entourent de cérémonies qui peuvent leur donner un vif éclat.La communion implique la messe, l’amende honorable appelle la bénédiction du Saint Sacrement et même une grande manifestation extérieure comme la procession publique.” Quoi qu'il en soit de ces cérémonies, l’essentiel, c’est que le plus grand nombre de Canadiens s’approchent demain de la sainte Table et fassent, au moins dans le sanctuaire de leur âme et avec toute la sincérité dont ils sont capables, amende honorable pour leurs péchés, ceux de leurs compatriotes, ceux de tous les hommes.Fac hoc et vives.La vie est là.La vie spirituelle de chacun d'entre nous que menace d’étouffer un matérialisme croissant.La vie aussi de notre pays exposé actuellement à tant de périls intérieurs et extérieurs.* ¥ * Célébrer la fête du Sacré Coeur, c’est répondre à l’amour de Notre-Seigneur pour nous, c’est tenir compte d'un de ses désirs les plus chers, c’est attirer sur nous-mêmes, nos familles, notre pays, les bénédictions divines, c’est hâter la fin de ce terrible conflit et obtenir la victoire de la justice et du droit.Quel catholique sincère se refuserait à un acte d’une telle portée?30-V-40 Joseph-Popin ARCHAMBAULT, S.J.maladroits.De là ils vous minent au j ^nuTie ! Selon ^ des correspondants londoniens de io "Canadien Presi" les Anglais en vous laisseraient parfaitement inaif- * tèrenls si vous v êliez polis et si vous ne poussiez la condescendant e ! jusqu’à lancer sans conviction des Ah: et des Oh! Une des raisons pour lesquelles i ai épousé Jack, ajoute madame Sherer, c’est juste ment parce que je savais trouver en lui cet homme dont la parfaite indifférence aux passe-temps de cette nature me comblerait de joie.Jack était pour moi un membre de cette aristocratie intellectuelle qui a un souverain mépris pour le travail des mains.Jack travaille honnêtement tout le jour a son bureau, dit la collaboratrice du Junior League Magaxine, et.le soir, il lui semble qu’il doit consacrer ses loisirs à se refaire dans le câline et la paix.Il ne joue pas à l’électricien, au menuisier, ou au charpentier Quand une difficulté matérielle surfit!, j'ai toute liberté de faire venir I expert requis où tenter de faire moi-même la réparation.Un soir, la lumière manqua dans une pièce, Jack, imperturbable, passa sans plus dans une pièce voisine continuer une lecture que je jugeai absorbante.Pour ma part, je descendis à la sont à se demander à quel moment Hitler va frapper son grand coup contre leur pays — Des civils ont commencé une évacuation vers Touest de l'île — Dans les Flandres, la retraite s'opère dans l'ordre mais dans des conditions extrêmement pénibles — Les Alliés tiennent toujours Dunkerque et toute la région circonvoisine a été inondée pour retarder la poussée des Allemands —Le rembarquement des troupes anglaises sous le feu de l'ennemi SIR SAMUEL HOARE EN ESPAGNE ET SIR STAFFORD CRIPPS EN RUSSIE La bataille des Flandres est devenue la retraite des Flandres.Les bulletins émis par Londres et Paris disent qu'elle s'opère en bon ordre quoique dans des condi-72“•'iV"""'' *'ons pénibles Les Alliés sont restés maîtres qit, jai toute liberlé dr^faireVeldr de ?unkerque' ^ les An9lois ont entrepris de se rembarquer pour rentrer chez eux.Ils ont protégé leur retraite en inondant le pays circonvoisin, sillonné de canaux et parsemé d'écluses.En même temps que le rembarquement se fait, les Français livrent de violents combcjs sur l'Yser et dans la région de Cassai, ville - - -.r-’ j- «v-.uwcu.a « i«| située à vingt milles au sud de Dunkerque.A ce qu'on lZdansaVoZcurilé ^Tenlairte ^ 0°^^!¦ T Pluî.reC6nff‘' son dans l’obscurité en tentant de remplacer un fusible.Finalement, nous fîmes venir l'électricien.Parfois ainsi je prends l’initiative de tenter la réparation el le plus souvent je renverse la situation et fais venir l’expert en premier lieu.Ht, parfois, termine cette incrogable humoriste, je regrette In maison de mon père.Comme quoi l’homme idéal n'est pas ce mari trop au-dessus des peins travaux domestiques, par paresse ou incompétence, ni non plus cet mitre qui s’improvise lour à tour cleclncien, mécanicien, peintre les Allemands détiennent la ville de Cossel mais les Fronçais sont fortement retranchés sur le mont Cassel, distant de deux milles, d'où ils dominent lo villa et les plaines envisonnantes.Fronçais ot Anglais restent oussi en communication avec la mer par une partie ou moins de la brèche qui a résulté de lo capitulation de l'armée belge la mission, à ce qu'on dit, d'entamer des négociations en vue d'un accord commercial, de l'amélioration des relations commerciales entre l'Espagne et la Grande* Bretagne.Sir Samuel serait-il également chargé d'engager des conversations à propos de Gibraltar et du blocus de la Méditerranée.On sait que, cas derniers jours, un autre envoyé extraordinaire, sir Wilfrid Greene, est rentré de Rome 0 Londres, après avoir conféré avec le gouvernement de Mussolini, toujours à propos du blocus en Méditerranée.M.Greene a confié alors eux journalistes que Mussolini venait de jeter ''des bases très satisfaisantes" pour un accord à venir.Depuis trois jours, il n'a plus été question de cela.Même que des manifestations tout à fait hostiles aux Alliés franco-anglais se sont produites à Roma at par toute l'Italie.L'Italie a fermé ses frontières qui donnent sur la France et sur la Suisse et l'on a cru qua Mussolini avait pour de bon décidé d'entrer dons la guerre.Etait-ce sa réponse aux offres que lui avait ~• y~• yuviiv.binn-wc au rt'jjunie pi Selon un bulletin fronçais, les Allemands ont lancé j transmises sir Wilfrid Greene?dons cette mêlée 40 divisions d'infanterie, de 440,000 à 600,000 hommes, et 10 divisions d'unités blindées et motorisées.L'inondation du pays autour de Dunkerque 0 cependant modéré leur élan et les retraitants, assistés par l'aviation et aussi per des navires de guerre Uttre d’Ottawa -T I.Arthur Meighen dénonce les antiimpérialistes du Québec ti«nt le parti libéral responsable de l’existence de cet élément, qui retarde notre effort de guerre — Verte réplique de M.Raoul Dandurand—Un sénateur lance un juron dans la chaleur de la discussion—A la Chambre des communes, M.Bruce, ancien lieutenant-gouverneur d’Ontario, réclame la démission du premier ministre — Une délégation ontarienne monstre — L’homme de l'opposition, c’est Ralston — On attaque M.King même quand c’est le premier qui est en cause — Offensive directe contre M.Ernest Lapointe — Les beaux jours de 1917 (Par Léopold RICHER) (Ottawa, 30-V-40.— La situation }litique ne change pas.Les élé-fnts extrémistes restent fort ac-Is.On sent chez eux une détermi-Ition de se porter constamment h lltaque, do harceler le gouverne-pnt, de prendre à partie tantôt M.lekeimc King, tantôt M.Ernest kpointe.Depuis quelques jours, fst contre Si.Mackenzie King l'on en a le plus.Mais hier, M.pest Lapointe a en sa part.Ce Irnicr a failli soulever un débat [agciix en répondant ft de nom-lenses questions de députés, La ripête s’est subitement apaisée.|Are n l'intervention du président la Chambre, M.Glen, Sous pré-cte de la guerre on fait semblant sublier les querelles de partis, kis au fond, il n’en est rien.Ou Ion oublie les querelles de partis.Vst pour donner libre cours aux ntimenis partiripationnistes dont I vigueur devient de plus en plus Iressivp.(Où allons-nous et que devenons-lus?Si l'on ne mate pas, mainte-Int qu'il en est encore temps, ces |ments extrémistes, à quelle ca-Jdrophe pousseront-ils notre lys?Ces gens vont au devant |s coups.Ils se préparent déjà à suffer toute opposition, comme 1?s’est produit pendant la guerre 1914-1918.Ainsi, l'ancien Heu-i«nt-gouverneur de la province l'Ontario, M.H.-A.Frucr.délié ronservateur de Toronto-Park- dale, disait mardi soir aux Communes, en parlant des dangers de trahison: "J’aimerais à demander au gouvernement, rl au minisire de la Justice parliculièremeni.s'ils sont assez aveugles, à la lumière des événements.pour croire que le Canada est à l’abri de ce danger.Ceux qui connaissent noire pays savent que le contraire esl vrai.Nous savons également que plus le Canada hélera cl intensifiera son effort de guerre, comme Vont laissé entendre les ministres ces jours derniers, plus ce danger de l’intérieur deviendra grand".M.Bruce n pris soin de mentionner surtout les communistes.Mais dans In pensée de plusieurs partlcipationnistex à outrance, n’y a-t-il pas place, à côté des communistes et des nazistes, pour ceux qui, pour des raisons nationales, n’approuvent pas les exrés dans l’effort de guerre?Les attaques contre le premier ministre deviennent de plus en plus acerbes.Citons encore M.Bruce, qui disait mardi soir: "Je passe, maintenant à des observations qu'il me répugne, énormément de formuler.J'ai entretenu des relations amicales aven le premier ministre pendant plusieurs année», et j'ai pu admirer set nombreuse» qualité».Peu de Canadiens ont reçu une formation aussi solide rt se sont aussi bien préparés à In vie publique.Chez lui nous admirons In noblesse de caractère rt 1rs idées pacifiques: mois je me demande si ces qualités, (Suite ourrait peul-ctre.traduire par l'expression tou-lJ]to0Ui ou bricoleur.Mon pèrr, dit-elle, était de ceux dont le plaisir est de démolir une maison pour ten-1er ensuite de la reconstruire, (¦e sont ces gens, continue Mary Sherer qui s emparent un bon moment de votre frigidaire et le mettent en pieces sous prétexte qu’il fonctionne mal, cependant que voys voyez avec désespoir vos vivres exposés aux méfaits de la chaieur, et que vous devez cuisiner au milieu des vis, des écrous, des clous, des marteaux et tonrne-vis, dans un véritable décor de quincaillerie, quoi! t.c sont encore ces bricoleurs, qui, une fois le frigidaire remonté g grand peine avec le secours des représentants du fabricant le plus souvent, s'attaquent ensuite au radio avec la furie d'un croisé, le rendent silencieux pour de longs four», causent les courts-circuits, risquent de mettre le feu à la maison en tentant une réparation au fer èlectri-que, font tant et si bien qu'à la fin, sous prétexte d’économiser et surtout dans le but de montrer leur sa-voir-fairc à leur femme, contribuent à augmenter, voire à doubler le coût de la vie.Ce sont encore cet messieurs.continue Mary Sherer, qui, si vous les_ visités, vous entraînent nu fond de la cave pour vous faire voir Ir fruit de leurs travaux manuels le plus souvent aussi grotesques que phi a la maison ics besognes simples qu il sait pouvoir mener à bonne fin et qui sait être assez humble et assez ménager de son argent pour appeler l aide de l’expert quand quelque machine, dont il connaît à peine le nom, lui cause des ennuis, Ei l idéal n’est certes pas d'avoir sans cesse le marteau cl le tourne-vis en main, sous le fallacieux prétexte de vouloir passer le temps, au détriment de la paix de ceux qui sont appelés à vivre dans son entourage.Le juste milieu doit exister entre le maniaque des travaux domestiques et relui qui s'abstient totalement d'apporter aide en son intérieur.M.H.30-V-40 Bloc-notes Mgr Cfabaut Mgr Armand Clabault, coadjuteur du vicaire apostolique de la Baie d’Hudson, Mgr Turquetil, part pour la France.Certains, paraît-il, ont fait b ce propos de singuliers commentaires.On a cru voir dans ce départ la preuve que le gouvernement français avait modifié son attitude à l'endroit de ses nationaux prêtres vivant au Canada.Il n’en est rien, et la vérité est (Suite à la dernière page) que sa mission ¦ • rrrïr-;—:.ou menuisier.E ideal, Mary Sherer l'a i , .¦ - -— -,— ——- ^ laissé finement deviner pur son nio/1 anglais et français qui opèrent le long de le côte, leur c’.esl l’homme qui accom- offrent une résistance acharnée.Pans annonce que des marins français tiennent Dunkerque, tandis que les troupes françaises et Anglaises, — environ 300,000 hommes, — se trouvent cernés dans une poche, exposées aux attaquas de l'ennemi sur trois côtés, depuis la capitulation belge.C est un combat d'arrière-garde que les retraitants livrent partout, en essayant de se retirer d'un territoire qui est manifestement perdu pour eux.Il s'agit pour les Alliés d'en sortir au plus tôt.Les Alliés anglo-français abandonnent actuellement une bande de territoire d'environ 200 milles de longueur, sur une largeur moyenne de 50 milles.Ce territoire est de forme triangulaire.Le côté sud du triangle part d'un point près de Calais en direction de Lille; le côté est, vers le nord, va jusqu'au point juste au sud d'Ostende et sur cette ligne se trouvent Ypres et Armentièrcs.Le troisième côté du triangle, c'est la mer.Le pire danger qui menace la retraite, c'est une violente poussée des Allemands, venant du sud, sur Cassel, dont les hauteurs commandent toutes les pleines des Flandres.Les Français sont encore maitres de ces hauteurs.Cassel est à mi-chemin entre Lille et Dunkerque, sur le côté sud du triangle mentionné.Quant au bulletin allemand, il donne une autre version de ce chapitre en train de s'écrire de la guerre.Il porte que, depuis hier, le corps expéditionnaire britannique est en complète dissolution, qu'il abandonne derrière lui, dans sa fuite vers la mer, un énorme butin.A Dunkerque, disent les Allemands, les retraitants anglais doivent se rendre en petites embarcations jusqu'aux navires qui les attendent au large.Certain; n'auraient même pas la patience d'attendre leur tour, ils se jetteraient a la nage pour atteindre les navires.Cet embarquement précipité s'opère comme de raison sous le feu de bombardements aériens.Les Allemands prétendent avoir atteint ainsi une soixantaine de bateaux du rembarquement, avoir coulé trois navires de guerre et seize transports.Pour ce qui est des opérations le long de la ligne Le carnet du grincheux Maeterlinck traite son roi de Judas dont la défection s'explique “à cause du sang allemand qui coule dans ses veines”.Avis aux journaux ultra»: tous 'es Cobourg ne sont pas Belges.Qu'ils awao-nent leur Gotha.?* C'est fout â fait unbritiih et carrément boche que de iuger quelqu'un avant de l'avoir entendu.?C'est contre la suppression du Sritilh fair play que nous nous battons.* * ¥ M.Norman Rogers a rappelé opportunément et judicieusement des vérités de cet ordre à la Légion, hier.¥ ¥ * Qui nous dira le premier le beau *che-m#, le juteux brassage de millions qui se cache derrière le flag waving des partisans du gouvernement d’union?* * * On ne peut tout de même racheter les chemins de fer de Mackenzie et Mann puisque cela s'est fait déjà une fois en 1917 après qu'on eut distrait le pays avec la conscription.# * * Tel qui manoeuvre auiourd’hui l'offensive pour un cabinet d’uniôn fut le prend manoeuvrier du bill de la fusion des chemins de fer nationaux.* * * Entendra-t-on bientôt crier que c’est une nouvelle fusion de chemins d# fer qui nous fera gagner la guerre?¥ ¥ ¥ Cmquieme colonne, sixième colonne Bientôt septième et huitième.Ainsi on aura un |Ourn»l complet et les canards pourront s'en donner â coeur joie.# * * La nouvelle maladie i la mode, c'est la eolonnite.¥ ¥ ¥ M.Moffatt remplace M, Cromwgll, Il est de !• carrière, comme on dit.C'est laisser entendre qu’il se gardera de puiser dans cette carrière des pierres d'e-choppemtnt et des pavés de l'ours.Le Grincheux SO-V-4* Souhaitons à sir Samuel Hoarc auprès de Franco soit plus heureuse.Fait assez singulier pourtant, cette mission en Espagne survient ou moment môme où un autre émissaire de Londres, sir Stafford Cripps, député de l'aile gauche du parti travailliste, socialiste avancé, que l'on peut mime tenir pour un sympathisant communiste, est en route pour Moscou.On l'envoie, lui aussi, — c'est du moins ce qu'on annonce, — pour négocier un accord commercial.Une situation assez cocosse se présente è son sujet.Sa mission à peine décidée, sir Stafford Cripps, sans attendre que les formalités protocolaires de sa nomination soient remplies, est parti pour Moscou en coup de vent.Londres a annoncé, après coup, que cet envoyé extraordinaire était muni de pleins pouvoirs qu'il aurait à Moscou toute autorité de représentation et de décision.Le "Foreign Office" refusait cependant de déclarer que son envoyé extraordinaire deviendrait ambassadeur du gouvernement Churchill auprès du gouvernement Staline.M.Cripps en route, mais pas encore rendu à destination, voici que Moscou, por la voie de la rodio, et par la voix de son premier ministre, M.Vyacheslaff Molotof, foit savoir à Londres qu'il ne recevra pas sir Stafford Cripps, parce qu'il est un envoyé diplomatiqua non acceptable".Le Kremlin informe Londres qu'il ne recevra pas non plus aucun autre envoyé "spécial", aucun chargé de mission commerciale.Si Londres a des propositions à faire, des propositions d'aucune sorte, d ordre commercial ou autre, qu'il les fasse par son ambassadeur è Moscou, sir William Seeds, ou par un outre qui pourrait être désigné à sa place.Moscou marque-t-il par là qu'il exige immédiatement le remplacement de sir William Seeds por sir Stafford Cripps?Quoi qu'il en soif, sir William Seeds, ambassadeur en titre, n est plus à son poste depuis plusieurs mois déjà.Il a quitté Moscou et il est rentré è Londres sitôt que fut connu dans le monde l'accord germano-russe conclu juste à la veille de la déclaration de la guerre par la France et l'Angleterre è l'Allemagne.Les dépêches qui nous parviennent aujourd'hui de Londres laissent entendre que le gouvernement Churchill serait disposé à conférer immédiatement à sir Stafford Cripps le status d'ambassadeur.Que résultera-t-il de tout cela?Que sortira-t-il de n ~ • .ai, , » ^ t , » i vue rçjuirerg-r-n ac rouT ceio' vue somra-t-H Ha Popennge-Cassel, les Allemands oura.ent cerne .c.et ; rof,ensive diplomatique des Anglais simultanément la de forts groupes de solda s onglats et français.en Espogne „ Rusqsi
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