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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 18 janvier 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1941-01-18, Collections de BAnQ.

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"Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des États-Unis, ou de qui que ce soit d’autre, l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n'est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (12-X-37) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Directeur-gérant : Georges PELLETIER Rédacteur en chef : Orner HEROUX Montréal, samadi 18 janvier 1941 tr |»^ K ¦ | | ¦ .i .i REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LEI SERVICES ITILEPHONE: BEIoir 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3366 Rédaction : B6la!r 2984 Gérant : BEIair .239 La conférence qui ne pouvait réussir Entretien probable entre Hitler et Les provinces ne devaient pas lâcher la proie pour l'ombre M.Joseph Sirois Mussolini en fin de semaine 11 n’y a pas à s'étonner de la tournure qu’a prise la conférence d’Ottawa entre les provinces et le pouvoir central.C’était à prévoir.C’était prévu.C’était inéluctable.Seuls s’étaient abusés sur le succès de cette réunion les gens férus de centralisation et une toute petite partie du public touchée par la propagande fédérale, — celle-ci est allée jusqu'à faire supprimer à la radio toute critique un tant soit peu sérieuse du rapport Sirois-Dafoe.Ceux qui avaient pris la peine de parcourir et d’analyser impartialement les recommandations du rapport et les principales parties de celui-ci s’étaient dit: “Cela ne sautait aller loin.Ce bloc enfariné ne dira rien qui vaille à la majorité des provinces.Eles abandonneraient le certain pour préférer l'inconnu; on ne change pas le défini pour l’indéfini.A l’époque où la décentralisation va devoir s’imposer partout, on ne marche pas de plein gré vers la centralisation.Le faire, c'est rétrograder.Cette manie de remettre tous les pouvoirs aux mains de quelques-uns a fini par créer dans l’univers le mérententemenr, les abus de pouvoir, les abus tout court.La centralisation a tué la Ille République française.La centralisation a causé ce formidable abcès germanique dont l’Europe manque de mourir.Dans le domaine industriel, économique, la centralisation de l'argent, de la production, de la fabrication, de la distribution est en train de conduire le monde vers on ne sait quelles catastrophes.Le monde doit s’orienter autrement.Or le rapport Sitois-Rowell conseille la centralisation.Cela suffit à le rendre suspect.Centraliser les grandes sources d’impôt aux mains d’Ottawa, ce serait passer au col des provinces la laisse de la Banque du Canada, dont les initiales veulent aussi bien dire, et plus justement.la Banque de Centralisation, Nous ne saurions vouloir cela.Plus que jamais chaque province doit rester maitressc chez elle.” ENTRE LE TRESOR FEDERAL ET LA BANQUE DU CANADA” L on a entendu ceci: “Qu’cst-ce que signifierait au juste l'adoption du rapport Sirois-Dafoe?Que le fédéral va percevoir les principaux impôts du pays, économisant des frais de perception aux provinces, leur remettant une part de ce qu’il aura perçu, en retour des concessions qu’elles lui auront faites.C'est tout.Où voit-on là centralisation, attentat à 1 autonomie provinciale?On s’émeut pour rien.” C est à voir.L’impôt, c’est un prélèvement de taxes.Les taxes, c est de l’argent.A l’heure qu il est, les provinces, selon le mode établi d’accord en 1867, prélèvent elles-mêmes l’argent qu’il leur faut pour leurs besoins.Si elles eussent abandonné leurs principales sources d’impôts à Ottawa en retour du versement annuel qu’il offrait, c’eût été pour les provinces devenir dépendantes à un certain degré d Ottawa, hiles n auraient pu dépenser, même pour les fins les plus légitimes, à peu près rien que les allocations qu Ottawa leur aurait consenties.Ces allocations eussent été de l’argent provenant surtout de chez elles, mais distribue par le pouvoir fédéral.Elles n’eussent touché, hors cela, que des bribes et des miettes, à moins de majorer leurs impôts.Une province qui se mettrait à la merci du Trésor fédéral, pour une part, de la Banque du Canada, pour l’autre, —-ce serait, c est presque déjà le cas pour les emprunts provinciaux, depuis quelques années, — cette proyince, à vrai dire, ne serait plus qu’un organisme mis en tutelle.Voudrait-elle dépenser de l’argent pour l’éducation?Voudrait-elle accroître son budget d’instruction publique?il lui faudrait, ou attendre d’Ottawa, ou obtenir par emprunt, après le consentement d’Ottawa, — en l’espèce de la Banque du Canada, — l’argent dont elle aurait besoin pour cela.C’est dire qu’Ottawa aurait le droit de regard, presque le contrôle sur l’enseignement dans les provinces, sur les budgets de l'instruction publique, sur les ptogrammes de voirie, etc.En fait, rien de cela ne regarde Ottawa.Cela regarde en particulier chacune des provinces.Aller abandonner la majeure partie de ses sources d’impôts à Ottawa, en retour d’allocations qu’il réviserait tous les cinq ans, si cela n’était consentir à se mettre en état de sujétion, ce serait tout comme.D’un homme censément raisonnable qui accepterait de propos délibéré d’être mis en pareille posture, on dirait qu'il a fait un marché de dupe, qu il s est fait “rouler”, qu’il consent à porter collier, comme le dogue de la fable, pourvu que le collier soit dore.Ainsi que l’écrivait ces jours-ci M.C.-H.Caban (la Gazette, 14 janvier, page de rédaction), “les gens d expérience qui conclurent en 1867 le pacte de la Confédération voulaient, hors de tout doute, poser les relations financières entre le Dominion et les provinces sur des bases stables, rendant le gouvernement du Dominion responsable de la perception des revenus qu'il dépense annuellement, et chacune des provinces responsable des revenus qu’elle dépense de son côté.Tous ces gouvernements se sont établis sut la base idéale du gouvernement représentatif responsable, à ceux desquels il perçoit les impôts, de la dépense sensée qu'il fait des revenus ainsi prélevés”.A quoi rimeraient la liberté et l’autonomie provinciales, si les provinces avaient abandonné leurs grandes sources de revenus à Ottawa en retour d’avantages incertains et variables?Qu'on vous fasse céder, dans une affaire trop habile, la masse de vos revenus et trouveriez-vous que vous êtes aussi libre, aussi indépendant d'agir que vous l’étiez auparavant?La réponse s’impose.PLUS DE GOUVERNEMENT RESPONSABLE Changez les relations entre Ottawa et les provinces et ctlles-ci se trouveraient en face d'une bureaucratie lointaine, distante, parfois arrogante, qui devrait servir l’Etat et le domine, sans avoir aucune responsabilité à l’endroit de l'électeur.Celui-ci peut, une fois tous les quatre ou cinq ans, chasser ses ministres et ses députes.Contre la bureaucratie bien en place, il ne peut rien tenter, car elle ne tient pas son mandat de lui, elle ne relève pas de l’électeur.En fait, le gouvernement responsable, c’est, pour l’électeur, le droit de disposer du sort de ceux qui le gouvernent, quand ils sollicitent de lui le renouvellement de leur mandat.Il peut alors user de ce droit pour les congédier s’ils n'ont pas agi dans le sens de leur mandat, s'ils en ont abusé, s'ils se sont moqués de l'électeur.Or nous savons, tous tant que nous sommes, si nous ne sommes pas des naïfs, des idéalistes outre mesure bornés, comme il est déjà difficile de faite payer à nos députés et à nos gouvernants le prix de leurs erreurs et des mécomptes qu'ils nous ont valus.Trucs électoraux, corruption électorale, manoeuvres électorales, patronage politique, achats en bloc de factions d'électeurs sans conscience, télégrajihes, tout cela travaille déjà à force à l'encontre de la véritable doctrine, de la mise en pratique du gouvernement responsable.A plus forte raison dès qu’il s'agit d'une bureaucratie nantie de pouvoirs extrêmement étendus, — ainsi ceux des ^ gouverneurs de la Banque du Canada, de tels et tels sous-miniitrcs ou fonctionnaires adjoints au Trésor, de tels et tels fonctionnaires ou commissaires dont, sous couleur de les protéger contre les interventions politiques, on a fait des intouchables, en ce sens qu’ils sont en réalité indépendants même des ministres et des ministères qui les mettent en place.Rien de cela ne correspond aux principes de la saine démocratie pour lesquels nous nous battons en Europe, nous a-t-on si souvent affirmé.Et tout cela est à l’encontre de la doctrine du gouvernement responsable.L’adoption de telles et telles conclusions du rapport Sitois-Dafoe, sous prétexte qu’il y a guerre, urgence de guette, aurait abouti à confirmer, d’une part, les abus existants; de l’autre, à en faire naître de nouveaux, — quand ce ne serait que ceux qui eussent découlé de la révision tous les cinq ans, par un bureau d’irresponsables, du point de vue parlementaire et constitutionnel, de la somme annuelle que le pouvoir central aurait versée à chacune des provinces pour leur assurer le budget de l’enseignement public, Vies oeuvres sociales, etc.Voit-on le favoritisme que tel ou tel régime politique fédéral aurait, par l’entremise de cette commission de finances, pu pratiquer dans l’établissement du chiffre de ces octrois fédéraux annuels?Et quel recours une province plus ou moins mal traitée par ce bureau fédéral aurait-elle eu, en pratique, contre celui-ci?Le recours à une agitation populaire, sans aucune sanction pratique possible, puisque toute commission irresponsable se retranche derrière le pouvoir bentral.De toute évidence, nous aurions eu le gouvernement indirect des provinces par un groupe de bureaucrates sans responsabilité.Le pays connut ce régime avant 1837.Faudrait-il que nous y retournions ces années-ci, à la faveur d’une guerre menée, nous dit-on, contre les adversaires de la démocratie sensée?Ce serait de notre part un acte d’illogisme forcené.LE PRETEXTE DE LA GUERRE Ne parlons que pour mémoire du coup financier d'envergure qu’auraient pu réussir, à la faveur du cri: “Tout pour la guerre”, un groupe de spéculateurs en valeurs mobilières des provinces de l’Ouest; groupe qui aurait pu, écrit au Star de Toronto un courtier de cette ville, se partager un bénéfice de $100 à $150 millions à même des valeurs rachetées à 50 ou à 60 sous dans le dollar, sur le marché canadien, et dont la seule garantie par I Etat central se substituant aux provinces en défaut aurait hissé le prix à 95, voire à 100 sous dans le dollar.Cela seul aurait dû suffire à faire écarter les recommandations du rapport Sirois-Dafoe.On prévoyait plus ou moins cet agiotage, mais on ne mesurait pas l’étendue considérable d’une telle spéculation.Le Canada eût payé tous les frais du gâteau ainsi partagé.Nos seuls frais de guerre, s’enflant démesurément, devraient pourtant suffire à le faite réfléchir.Et rien que cela, entre autres choses, aura justifié M.Caban d’avoir inscrit cette conclusion au bas de son second article à la Gazette (15 janvier) sur le rapport Sirois-Dafoe: “Je n’ai entendu personne conclure, et je ne puis pour ma part m imaginer que le fait pour le Dominion de se charger du service de la dette des provinces aiderait le pays à fournit un effort de guerre plus effectif, comme on l’a prétendu en certains milieux.D après l’Acte de l’Amérique britannique du Nord, 1867, le Parlement fédéral a le pouvoir sans limites de prélever de l'argent par n’importe quel mode ou régime d’impôts, et la liberté illimitée d’emprunter de l’argent sur le crédit public.De quelle plus large autorité le Parlement fédéral a-t-il besoin pour obtenir des fonds en vue de la poursuite de la guerre?” Observation sensée, de l’ordre le plus pratique.La vérité, c’est que MM.King, Ilslcy et la Banque du Canada voulaient se servir du prétexte de la guerre pour prendre au filet les provinces.Il est heureux que la majorité d’entre elles, — toutes celles qui sont solvables, —• aient tenu à garder leur indépendance financière, aient voulu garder le contrôle exclusif de leurs grandes sources de revenus.En fait, — et cela nous l’avons déjà écrit et dit dans des milieux de langue anglaise au Canada (i Geneva Park, Ontario, le 1 9 août 1940), le temps et l’expérience n’ont fait, depuis, qu’affermir cette opinion, — quoi que l’on pense du principe de fond du rapport Sirois-Dafoe, dont nous respectons les auteurs, gens honnêtes, le- mieux intentionnés du monde, nous le reconnûmes dès lors, il était déplacé de tenter d’en imposer les conclusions en vitesse, dès ces mois-ci.Le gouvernement King a commis là une très grave erreur de tactique tt perdu tout sens de la mesure.Les recommandations des commissaires, très grosses de conséquences de tout ordre, ne pouvaient faite l’objet d’un débat clair et judicieux, en plein dans la turbulence d'un conflit international tel que le monde n’en vit jamais.II se peut qu’un jour à venir l’on doive penser à modifier sur des points précis notre constitution.Si jamais le temps vient de le faire, — ce ne devra jamais être en pleine guerre, alors qu’une masse de députés et tant de ministres sont exposés à perdre la tête et même la perdent, — une sorte d’Assemblée nationale, sans aucune préoccupation d'étroite politique, irait, les neuf provinces étant là-dessus unanimes, entreprendre d’examiner la refonte de 1 Acte de 1867.Le rapport Sirois-Dafoe serait apte à servir de base à des débats préliminaires sur ce sujet.On ne devrait pas, même alors, le considérer comme indiquant la solution finale du problème.D'autant qu’il aura vieilli, ne sera plus à date.Quant à tenter plus tard cette étude, il faudra de toute nécessité la poursuivre dans le calme d’une période de paix nouvelle.Avant cela, ce serait prématuré.Ainsi en ont jugé tout au fond, en janvier 1941, la masse des délégués piovinciaux à Ottawa.Us ont sagement agi, s’abstenant de toute décision hâtive qui eût été dangereuse.Cela contrarie, cela vexe M.King?N’importe.Au-dessus des intérêts, légitimes ou non, du gouvernement fédéral, des piétenducs exigences de l’état de guerre, il y a le sens du gouvernement responsable, l'intérêt bien entendu des provinces comme du pays.Cela doit primer tout, même le budget de guerre de M.Usley.La guerre passe.Le Canada demeure.Et les provinces qui ont jadis consenti à le former n’ont pas le droit d’aller se dépouiller, même pour des fins de guerre.Canada d'abord! 18-1-41 Georges PELLETIER En page 2 : Le R.P.Jan Urban, SJ., : la vie et la mort d'un* héros d'aujourd'hui, par le R.P.Joseph Ledit, SJ.M.Joseph Siiois est mort au lendemain de la conférence d’Ottawa, à l’heure presque où venait d’être écarté le rapport désormais fameux qui porte son nom.Lu coïncidence est tragique, profondément émouvante.Le bruit fait autour de ce rapport risque de fausser les perspectives, de donner une idée fort incorrecte de la carrière et de l’oeuvre de M.Joseph Sirois.Dans celte carrière, la pièce autour de laquelle on se bal depuis des semaines ne fera tout de même figure que d’incident.Aucun de ceux, mènie parmi les plus violents adversaires du rapport, aucun de ceux qui ont connu personnellement ou de réputation M.Sirois n’a, dans tout ce débat, élevé contre lui un blâme qui impliquât la moindre mésestime personnelle.Ici même, où l’on a si vivement combattu les conclusions de son oeuvre, il a été spécifié, et de la façon la plus nette, que la bonne foi de l’auteur, ses hautes qualités de coeur et d’esprit ne pouvaient être mises en cause.Quand, voici quelques semaines, Ottawa appela M.Sirois à la prési-dence^ de la Commission d’assurance-chômage, personne ne fut plus que le Devoir empressé à louer de ce choix le gouvernement fédéral, à proclamer qu’il n’aurait pu faire mieux.C’est que M.Sirois était l’honneur même.Il avait reçu un admirable, mais lourd héritage.Son père fut 1 un des plus grands Juristes de son temps et l’un des plus estimés.Le fus sut n’être point indigne de ce beau passé.Comme Sirois l’ancien, il fut le type du notaire de grande classe, savant et de la plus haute intégrité.Sa profession était fière de lui.Hier encore, un homme politique, qui fut, de par ses fonctions, en assez fréquentes relations avec M.Sirois, nous disait: II impose, non seulement l'estime, mais le respect.M.Sirois aura pu, dans un grand débat d ordre public, rencontrer des adversaires, des critiques.Personne ne s est cru le droit de lui ménager la haute, l’indiscutable considération que méritait sa noble carrière.Nous prions Mme Sirois et les siens d'agréer dans leur grand deuil 1 hommage de notre profonde et respectueuse sympathie.O.H.Billet du soir Splendide geste » ¦ de lo Fédération On n’a peut-être pas souligné suffisamment le beau geste qlie vient de faire la Fédération des Œuvres de Charité Canadiennes-Françaises en avançant de deux semaines sa campagne annuelle, afin de laisser champ libre à cinq grandes organisations qui doivent solliciter des souscriptions en faveur des oeuvres de guerre, du 2b mars au 2 avril prochains.Par pure coïncidence, notre ^ Fédération avait, en effet, choisi les mêmes dales que les organisations précilèes.Afin de coopérer à leur effort et pour permettre à leurs auxiliaires de travailler aux grandes campagnes de la fin de mars, les dirigeants de la Fédération et les organisateurs de l’appel annuel ont donc décidé, lors d’une réunion d’urgence, de’ lancer leur campagne dès le 10 mars.Ceux qui sont un peu au courant des details matériels d’une campagne de souscription comprendront facilement les ennuis et même les risques d’un changement de date presque à la dernière heure.Ces ennuis, ces risques, la Fédération a accepté d’en assumer te fardeau et d’en subir, s’il le faut, les conséquences.Ce geste spontané devra, semble-t-il, attirer à la Fédération une sympathie accrue, lui apporter des adhésions nouvelles et provoquer une plus grande générosité.En annonçant la décision prise, le président de la prochaine campagne, Me Philippe Brais, a soulit gné que la modification du premier projet, quant à la date ds l’appel, compliquera singulièrement le travail des dirigeants et des auxiliaires.Les uns cl les autres devront fournir un effort beaucoup plus considérable, mener à bien leur tâche en un laps de temps relativement couM.Tous ont consenti à ce redoublement de sacrifices qu’exige la grave situation actuelle.A la population, maintenant, de faire sa part, d’assurer le succès de la campagne en souscrivant avec pins de largesse que jamais.La guerre, faut-il le rappeler, ne doit pas nous faire négliger les oeuvres de paix.Nous avons encore des pauvres, des miséreux, des malades, des infirmes, des abandonnés.Nous en aurons toujours; et notre devoir sera toujours de leur tendre une main secourable.Il ne doit pas connaître de répit.Tenant compte des circonstances, la Fédération n’a pas augmenté son objectif.C’est dire qu’aucun motif valable ne pourrait justifier un échec.Cet objectif a été sensiblement dépassé, l'an dernier.Il faut qu’il le soit encore cette fois, et il te sera si chacun donne un effort personnel, même au prix de sacrifices.Si la date xic la campagne a été avancée, cet ennui ne prend toutefois pas la Fédération au dépourvu.Grâce à la magnifique organisation de ses services permanents, elle peut, en effel.courir le risque de lancer l’offensive plus tôt qu'elle ne l'avait projeté.C'est avec opli- L’aide supplémentaire de l’Allemagne à l’Italie Le Reich s'efforcerait de mettre fin au conflit italo-grec par des négociations engagées à Athènes BERNE, Suisse, 18.(A.P.) — Les rapports reçus dans les cercles diplomatiques en ces dernières heures des capitales des puissances de l'Axe et des Balkans indiquent que le chancelier Hitler et le premier ministre Mussolini auraient probablement un entretien en fin de semaine.On ne connaît pas le lieu ni l'heure de cette conférence, mais on croit qu'elle porterait sur l'aide supplémentaire que l'Allemagne pourrait apporter à l'Italie.* * * ROME, 18.(A.P.) — La cérémonie que devait présider le premier ministre Mussolini dimanche prochain a été contremandée, à ce que l'on a appris hier soir.II s'agissait d'une distribution de décorations aux agriculteurs méritants qui entrait dans le cadre de la campagne lancée pour que l'Italie cultive assez de blé pour se suffire à elle-même.* * * SOFIA, Bulgarie, 18 (A.P.) — On apprend de source digne de foi que l'Allemagne s'efforcerait actuellement de mettre fin au conflit italo-grec par des négociations engagées à Athènes.On invoquerait comme argument pour convaincre les Grecs de l'opportunité d'un règlement la présence de troupes allemandes en Roumanie.(Dans les cercles officiels à Berlin, on a déclaré qu'il n'y avait aucun changement dan., les relations entre l'Allemagne et la Grèce et que l'on pouvait donc démentir les rumeurs d'une intensification de l'activité diplomatique allemande à Athènes).Dans les cercles allemands de Sofia, cependant, on déclare, sans écorter la possibilité d'une intervention militaire db l'Allemagne dans le conflit italo-grec, que l'Allemagne accueillerait certainement avec satisfaction une solution pacifique.On ajoute qu'il y va évidemment de l'intérêt de l'Allemagne d'empêcher une déroute italienne et que toute l'aide et tous les conseils que l'on apporte à l'Italie sont dirigés en ce sens.misme qu’elle le fait, confiante que la population comprendra la situation et que sa charité s'affirmera plus que jamais.ia-i-4i Lucien DESBIENS Bloc notes Une note du “Canada" Mercredi de cette semaine, le Canada publiait, page 12, qui était ce jour-là sa page financière, sous le titre: A noter, l’entrefilet suivant, en caractère gras, comme pour bien attirer l'attention du lecteur; Un beau travail de la J.O.C.Le service domestique — Gloire et décadence de ce service éminemment social — Ce que la J.O.C.entend faire pour les servantes et les bonnes — Devoirs des employées majs aussi devoirs de leurs employeurs — D'intéressantes suggestions de Mlle Emilia Lacroix — Un bureau de placement sous la direction "jociste" — Autres aperçus sur la question Sait-on qu’en teptembr* 1940, 50.2 nour cent de tout let chômeurt du Canada étaient det citoyen» du Québec, bien que la population de notre province ne repréiente que 28 pour cent de toute la population du Canada et qu’en septembre 1938, notre pourcentage de chômeurs ne s'élevait qu'à 37.8 pour cent.Pourquoi, le pourcentage des chômeurt québécois va-t-il en augmentant, alors qu'il diminue dans les autres provinces?Il y a là une anomalie inexplicable, à moins que nombre de nos gens soient tellement habitués à recevoir des secours directs, qu'ils liment mieux ne pas travailler.Espérons que l’établissement de nouveaux chantiers maritimes et industriels incitera plusieurs d’entre eux à se mettre au travail, afin que l’économie québécoise cesse de souffrir do cette véritable plaie du chômage.N’insistons pns sur les incorrections de forme dont fourmillent ces quelques phrases.Il est tout de même étonnant que cela se soit publié, de façon si apparente, dans les pages de notre libéral confrère du matin.C’est l’aveu pur et simple que, depuis l’accession au pouvoir de M.,Godbout et des siens, le chômage s’est accru dans notre province, de très substantielle façon.Sous le gouvernement Godbout, la province québécoise en arrive à avoir plus de la moitié de tous les chômeurs du pays.Etait-ce de la propagande?Cela se publiait mercredi matin, c’est-à-dire avant que la conférence d’Ottawa, à propos du rapport Dafoe, n’eût tourné en fiasco complet.Il est permis de supposer qu'il s’agissait encore là d’une pièce de la propagande intelligemment imaginée pour faire bien accueillir par le public l'adoption des recommandations du rapport en question.L’une des recommandations ne prévoyait-elle pas que le fédéral prendrait entièrement à sa charge la distribution des secours aux chômeurs nécessiteux?Dans quelle mesure les chiffres cités dans l'entrefilet sont-ils vrais?Rien n’indique d’où on les a tirés.Quoi qu'il en soit, il s’agit certes là d’une propagande plus zélée qu'intelligente.On leur refuse du travail L’entrefilet, que le Canada a tenu à mettre en valeur, laisse entendre que les chômeurs québécois ont tellement pris goût au chômage et aux’secours qu’ils ne tiennent plus à travailler.De quel bon sentiment une telle supposition, au demeuranl fort insinuante, peut-elle partir?Il n’est pas nécessaire de parcourir le champ des hypothèses pont trouver certaines explications, plus que plausibles, à l'anomalie que signale le confrère libéral, des explications au phénomène du chômage québécois.Le gouvernement fédéral distribue des contrats de guerre; il les distribue avec largesse dans toutes les provinces, à part celle de Québec.De plus, les contrats qui viennent dans noire province sont généralement accordés à des gens ou à des sociétés qui ne tiennent pas plus que cela, qui ne lionncnt même pas du toul à embaucher des ouvriers de langue française.Trois jeunes gens de La Tuque nous adressent à ce sujet une lettre que nous reproduisons ailleurs.Tous trois oui suivi, pendant deux La J.O.C., mouvement auquel on doit tant de précieuses initiatives dans les milieux ouvriers catholiques, ne fait que progresser, augmenter ses initiatives et étendre sa bienfaisante influence dans le monde du travail.Nous voulons simplement signaler aujourd'hui au public un secteur où les vaillants dirigeants de la section féminine du mouvement jociste font porter leurs efforts.Il s’agit du service domestique, où travaillent celles que la coutume désigne sous le nom de "servantes” ou de “bonnes”.La J.O.G, ayant pour mission de s’occuper de l'amélioration physique, intellectuelle et morale de la classe ouvrière, ne pouvait se désintéresser du sort de ces milliers de femmes et de jeunes filles qui gagnent leur vie dans les familles.C’est à la J.O.C.que plusieurs de celte catégorie de travailleuses doivent que l’on s’occupe d'elles aujourd'hui.Après avoir procédé à diverses enquêtes, on a conclu à la nécessité d’organiser les servantes en équipes, afin d’assurer leur protection et d’empêcher qu'elles soient exploitées par des employeurs sans scrupules.Ces équipes ont aussi pour but de permettre aux bannes de se connaître entre elles, de discuter de leurs besoins, des moyens d'améliorer leur sort et de se récréer.G’csl depuis Télé dernier que le mouvement en faveur du service domestique a débuté et déjà du beau travail a été accompli.Dans plusieurs paroisses de Montréal et de l’extérieur, les groupements sont formés ou se forment.II reste beaucoup de besogne à faire, Mlle Lacroix, la responsable du service, nous faisait part l’autre soir de beaux projets, entre autres la fon- mois et demi, un cours de mécanique sous les auspices du plan dit A’Ai de à la Jeunesse.Depuis le premier octobre qu’ils cherchent vainement de l’embauchage.Dans les fabriques d’avions où ils se sont adressés, on les a refusés péremptoirement, sous prétexte qu’ils ne savent pas l’anglais.Il n'a même pas élé question d'examen quant à leur compétence technique.La première compétence que l’on exige d’un simple ouvrier, même dans la réserve française du Québec, c’est qu’il sache l’anglais.Le cas de nos trois correspondants ne serait pas le seul du genre.La même chose se répéterait un peu partout.Cela ne peut-il servir d’explication au fait que la province de Québec compte un plus grand nombre de chômeurs que les autres?Le carnet du grincheux 18-T-41 En somme M.King ne veut plus donner un mauvais cinq cents aux provinces, bien que sept sur neuf de celles-ci aient un gouvernement franc libéral et qu'une huitième ait un gouvernement franc King-Lapointe-Godbout.¥ 4 4 Ça sera bien difficile à ta presse ministérielle de prouver que la conférence de la re-confédération a été sabordée par ces maudits tories.* * * Ça été tout simplement un conseil de famille où papa King s'est fait denner dation, dans les centres, d’un home pour les bonnes, où celles-ci pourraient se récréer, loger en période de chômage, recevoir des cours d’art ménager, etc.Le service domestique est une nécessité sociale, il n’y a rien de déshonorant à servir dans les familles et à aider une maman à élever ses enfants ainsi qu’à vaquer aux travaux du ménage; au contraire, c’est une noble tâche puisqu'elle entre dans le plan familial et qu’ellt.y rend des services indispensables.C’est bien ce que la J.O.G.entend prêcher à celles qui, par nécessité ou vocation, désirent consacrer leur activité au service domestique.H est à remarquer toutefois, nous a-t-on dit, qu’il y a présentement une crise du service domestique.Les jeunes filles sont alléchées par une vie plus facile, sinon des gains plus forts, en dehors des emplois privés.Gela est pourtant loin d’êàre toujours vrai, fait remarquer la responsable, en s’inspirant des enquêtes faites par la J.O.G., et de nous citer des ras où des salaires de $35, $40 et même $45 par mois sont payés à des bonnes compétentes et eniière-ment qualifiées.En tout cas, la J.O.G., convaincue que Je travail de l’usine est néfaste en général à la femme, incite plutôt les jeunes filles à demeurer dans le service domestique si elles y sont déjà et à y entrer si elles ont besoin de Iravail, loul en tenant compte évidemment de leur degré de culture et de leurs aptitudes.La J.O.G.a institué un bureau de placement pour le service domestique auquel on peut dès maintenant faire apnel, si Ton a besoin des ser-(Suite à la page deux) un croc-*n-i»mb« par Mitch, !• fiston espiègle.* * * Aberhart a rappelé à ces meilleurs du fédéral Thlstoire du médecin qui affirmait à son patient qu’il n'avait pas la pneumonie mais la bronchit# et qu’il allait l'en guérir.— Mais connaissez- vous bien cela?interroge le patient In- quiet.— Comment donc: je Tai moi-même depuis des années.¥ ¥ * Miteh a embarrassé M.Lapointe.Mitch a des lettres.Il voulait évoquer le baiser Lamourette.¥ ¥ ¥ Lord Edward Eugene Fernando Montagu remplit les colonnes de journaux.Il reçoit plus de publicité que ses nobles pairs qui se font tuer à la guerre.Et I* Star lui en donne plus que tous les autres ioumaux.* ?A Cela rappelle les beaux jours de Milord Arsouillé.?* Conseils pittoresques de prudence: “Un homme vivant paye 25'cents pour se faire raser.Il en coûte $5.00 pour faire raser un mort à la morgue.— Un manteau de laine coûte $40.00.Un manteau de bois (cercueil) coûte $400.— Un taxi pour le théâtre vous coûte $1.00, aller et retour.Mais un taxi pour le cimetière coûte $10.00, pour l'aller seulement.— Restez vivant et épargnez votre argent.C'est facile — Conduisez avec prudence.” * ?* On annonce qu'un distributeur d’autos brigue la mairie dans une Importante municipalité.Il sera élu haut la main.Dame, qui pourrait battre un homme qui distribue des autos?U-i-ti Ce GHnehewi LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 18 JANVIER 1941 VOLUME XXXII — Ne 13 Le R.P.Jan Urban, SJ.Lo vie et la mort d'un héros d'aujourd'hui De Pologne nous arrive, sans détails, la nouvelle de la mort du P.Jan Urban.Le Père Urban fut une des grandes figures de la Pologne catholique! Il devait avoir environ 70 ans quand il mourut.Il était entré dans la Compagnie de Jésus comme jeune prêtre séculier et fut aussitôt attaché à la mission volante de Russie.Cette “mission volante’’ était quelque chose d’extraordinaire.En 1862, le tsar Alexandre II déclara que les catholiques orientaux, dans le dernier diocèse où ils étaient encore reconnus, à Chelm, seraient désormais considérés légalement comme des orthodoxes.Cette mesure fut connue dans l’histoire sous le nom de “Brigandage de Chelm”.Les récalcitrants furent durement opprimés.Leurs enfants devaient être baptisés par le pope; ils devaient faire leurs Pâques à l’église orthodoxe, — sous peine de mesures de police — et il était rigoureusement interdit aux prêtres de rile latin de faire du ministère auprès d’eux.En général, les prêtres latins, pour ne pas rendre impossible loul leur propre travail, se maintinrent à distance des uniates qui furent, par conséquent, complètement abandonnés.Les Jésmtes polonais ouvrirent alors leur “mission volanle” de Russie.Déguisés en marchands de bestiaux, ou en commis voyageurs, ou en commercants ambulants, ils faisaient le tour des communautés uniates et administraient les sacrements.Il arriva souvent, alors, que les meres de famille, à la veille d’avoir leurs enfants, quittaient le village et se cachaient dans les bois,_ pour ne revenir qu’après le baptême.Les Jésuites polonais de la “mission La messe votive solennelle volante” eurent d’incroyables aventures, légendaires encore aujourd’hui en Pologne.C’est à cette mis- | — - - ,i„" 1C jeune Pire Lrbnn (u, pQjjf Jj| Victoire, le _ j.|rpsscSi jrjig demande aux premie- res la déférence, le service honnête et courtois.Elle prie les seconds d’être bons pour leurs employées, de les traiter en tout avec équité, de leur donner le juste salaire, t’exempte d’une vie probe, el de ne lias leur ronfier des travaux au-dessus de leurs forces.Si l’employeur a des droits, I eni ployée aussi en possède.En fait, de part et d'autre rhnrun a des droits et des devoirs, qu'il faut respecter.La J.O.G.ne s’eninloie pas à nuire chose qu’à vouloir faire régner l’harmonie entre employeurs et employés.r JANVIER 1941 j Dim Lun Mar Met Jeu Ven S»m 1 l P.Q.5 © PL.13 « l>O20 1 2 3 4 $ 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 « NL 27 TRES IMPORTANT: La Maison H.de Lanauze fondée depuis bientôt vingt ans n'a ABSOLUMENT AUCUNE RELATION avec d'autres entreprise* dirigées par ses fils.MALGRE LA GUERRE! La Maison H.de Lanauze assure toujours un service rapide sur les nombreux appareils Bolex — Pathé — Eumig et Ditmar qu'elle a vendus.EDUCATEURS ET AMATEURS DE CINEMA Aucun projecteur ne vous offre plus d'avantages que l'Ampro sonore.Prenez en considération: son prix, son rendement, sa précision.Voici le résumé des principaux points recherchés par les opérateurs d'expérience : • Un projecteur léger que l'on peut transporter sans efforts; • Des bras de bobines solides, prêts à servir instantanément; • Un mécanisme durable et très silencieux permettant d'éliminer les boîtes compliquées dites "BLIMP"; • Luminosité de 1000 watts avec ventilation puissante et discrète; • Facilité et simplicité de chargement des films et certitude absolue que les boucles ne se déplaceront pas pendant la marche; • Des boutons de contrôle groupés sur panneau illuminé, prise de micro, phono et mixage de son instantané et progressif; • Une sonorité parfaite et sans distorsion, même lorsque l'ompli est forcé "AU COTON !; • Un fini de qualité irréprochable; • Prix excessivement raisonnable; • Une station de service provinciale, 1027, rue Bleu-ry, pour remplacement rapide de tout matériel.NOUVEAUTE 1941 • Les projecteurs Ampro sont livrés avec le nouveau haut-parleur jumelé qui donne une reproduction sonore impeccable des notes hautes et basses."POPULARITE GRANDISSANTE" • Le nouvel Ampro sonore est adapté et recommandé impartialement par des éducateurs et conférenciers réputés.LE CINEMA POUR TOUS LANAUZE Montréal LA PLUS ANCIENNE MAISON SPECIALISEE H.de VOLUME XXXII >.No 13 *-4 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 CANADA 56.0Ü (Saut Montréal et la banlieue) E.-Unis et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de r"A.B.C." et de la "C.D.N.A." SAMEDI, 18 JANVIER 194Î Ce loir: PLUS FROID Demain: BEAU ET FROID Les débuts d’administration de la Commission municipale M.Lactance Roberge présente son rapport financier pour le premier semestre de l'année fiscale 1940-41, terminé le 31 octobre 1940—Résultat encourageant -Surplus de $457,000 et paiemen de $1,146,000 de dépenses qui auparavant étaient inscrites au compte capita' — Programme de M.Roberge pour libérer la ville des emprunts en anticipation sur le revenu LA GUERRE M.Lactancc Roberge, directeur des finances de la ville de Montréal, publie son rapport pour le premier semeslre de la présente année fiscale municipale, semestre qui a pris fin le 31 octobre 1940.Il s’agit en fait du rapport sur les premiers six mois d’administration de la Commission municipale, à Montréal.En résumé, le semestre se boucle par un surplus de $457,141 et une diminution de $113,568 sur la dette nette de la ville.En réalité le surplus est considérable: environ deux millions de dollars.Car l’administration a payé à même les revenus une foule de dépenses qui étaient auparavant défrayées avec le produit d’emprunt au compte capital, ei qui dans le cas présent atteignent $1,146,109.Ces dépenses, payées auparavant au moyen d’emprunts aux banques, et que la Commission municipale a payées à même le fonds du revenu courant, sont les suivantes: Secours directs, $721,970; subventions à des sociétés de bienfaisance, $200,000; règlement final de la réclamation de la Maisonneuve Quarri/ Company, $91,189; diverses dépenses capitales failcs à même le revenu, $76,345; partie non réalisable du coût des immeubles acquis pour la resubdivision des Ipts du boulevard Saint-Joseph, $35,800, et quelques autres articles.De plus, la Commission municipale, lorsqu’elle s’est emparée de l’administration de la ville, a rnis résolument la hache dans les dépenses d’administration et traitements: Ce budget initial de l’exercice 1940-41, présenté au conseil par le comité exécutif, prévoyait pour les dépenses d’adminislralion et traitements une somme de $16,194,-887.La Commission a révisé ce budget et Ta réduit, le 29 juin 1940, à $15,130,332, soit donc une réduction de $1,064,555 ou $532,000 par semestre.Or l'administration municipale n’a pas dépassé la limite qu’elle s’élait fixée.En sorie que si on fait la comparaison à la lumière du budget présenté au conseil par le comité exécutif, on arrive à ceci: Compression de dépenses de $532,000 sur l'administration et traitements dans les premiers six mois; paiement de $1,146,109, à même les revenus courants, de dépenses qui autrefois eussent été payées par emprunt, et un surplus final de $457,141.En regard de ces chiffres, on peu! soulever la question du paiement des intérêts et contribution au fonds d’amortissement.On sait qu’aulrefois, chaque année, la ville, à même ses revenus, affectait environ $5,000,000 au service des intérêts et du fonds d'amortissement.La Législature, lors de la dernière session, a exempté la ville du paiement de ce service, pendant deux ans.La ville n’a donc pas eu à prendre de revenus ordinaires, au cours de ce semestre, pour payer l'amortissement, Mais cela ne change en rien l’état des dépenses et du revenu ordinaires.Car si (a Commission municipale n’a pas payé ce fonds, en retour elle Ta retranché aussi des prévisions budgétaires.Comme question de fait ce service des intérêts et du fonds d’amortissement a été fait au fonds d'amortissement même pour te premier semestre, car il y avait un surplus de $2,600,000 environ, réalisé sur un rendement plus élevé des placements que celui exigé par le fonds et même il reste environ $61,000 de surplus disponible.La finance, de ce côté, est donc à date.I| restera évidemment, pour le second semestre, à trouver un régime approprié pour pourvoir au rcm-boursemenl des obligations.M.Damien Bouchard, lors de la discussion en Chambre, avait laissé entendre que la Commission municipale recourrait au tirage des obligations par séries.Jusqu’à date, la Commission n’a pas annoncé à quel modalité clic recourrail pour le règlement de cette question.Dans les milieux financiers on exoritne.l'opinion que ce début es! fort swneourageant.D’autant plus qu’on prévoit des réductions importantes de dépenses, notamment celles du chômage.Ces dernières diminuent considérablement chaque mois, et dans certains milieux on croit (pie colle diminution atteindra près de $2,0110,000 par année.L’exccllcnce de la situation financière provient largement de la façon dont les taxes onl été perçues sous la direction de M.Lactance Ilnbcrge, directeur des finances.Le pourrenlnge de perception des taxes dans In période de six mois terminée le 31 oelobrc 1940, par rapport à l’imposition,, s’établit à 82.97 pour cent pour l'impôt foncier, et à 96.62 p.c.pour les taxes d’eau et d’affaires, comparativement à 76.84 p.c.et 84.90 p.c.pour la période correspondante de l’exercice précédent, soit une amélioration de 6.13 p.c.pour l’impôt foncier cl 11.72 p.c.pour les taxes d’eau el d’affaires.M.Roberge vise à obtenir un .rendement de 100 p.r.pour en arriver an jour où la ville n'aura plus beeoiu d’emprunter temporaire- En 1941, la Grande-Bretagne n’a pas besoin de grandes armées d’outre-mer, mais d’armes, de navires et d’avions qu’elle ne saurait payer en entier "Nous aurons encore à subir des souffrances et des tribulations et l'année qui commence ne sera pas facile, mais je n'ai pas le moindre doute sur l'issue finale" (M.Churchill) ment aux banques en anticipation du revenu.On sait que les taxes sont payées à certaines périodes fixes de Tannée.Cependant, il faut bien, entre-temps, payer les salaires, etc., en attendant la rentrée des revenus, et donc, emprunter.Ces emprunts at-tsignenl en moyenne une somme de $17,000,000 chaque année.Or le budget comprend une somme annuelle de $3,000,000 comme réserve pour perles et taxes non perçues.Si le directeur des finances arrive à obtenir une perception totale, cela veut dire qu’il aura $3,000,000 disponibles, en plus des revenus courants, pour administrer, Et s’il réussit à accumuler cette réserve annuelle de $3,-000,000 pendant six ans, il aura une réserve de 818,000,000 en plus des revenus ordinaires, soit suffisamment pour administrer sans emprunter aux banques pour anticipation du revenu.C’est ainsi que les perles pour taxe d’eau, qui étaient de près d’un million Tan dernier, ont été réduites à presque rien, La dette de la ville La detle est parfois appelée obligataire ou flottante et nelle.La dette obligataire ou consolidée ou fondée est la dette représentée par les , obligations émises pâr la ville.Ce ! n’est qu’une partie de la dette, car il faut ordinairement y ajouter la delle flottante constituée par ce que la ville doit aux banques et particuliers.La delle nette, est la dette réelle, qui comprend toulcs les dettes après déduction de l’actif recouvrable.La dette nette au 31 octobre 1940 est de $207,417,691.Au cours du semestre elle avait élé diminuée de $113,568 soit de 0.08%.La dette obligataire de la ville a diminué de $1,369,416, soit de $268,769,676 au 30 avril 1940 à .$267,400,260 au 31 octobre 1940.Ce t dernier chiffre comprend $6,963,-} 500 d’obligations échues entre le 1er mai et le 31 octobre 1940 et en défaut de paiement.Le chômage I.e compte à recevoir du gouver-iiemcnt provincial s’établit à $5,-279,919 au 31 octobre, comparativement à $6,791,457 au 30 avril 1940, soit une diminution de $1,-511,538.Ce compte comprend $966,687 dus par le gouvernement de la province pour travaux de chômage de 1930 à 1933, et $4,313.-2,32 pour secours directs d’avril 1937 à octobre 1940.Par contre le gouvernement provincial réclame de la ville un montant de $1,823,155, représentant la part des gouvernements provincial et fédéral dans le coût de certains travaux de chômage exécutés par la ville en vertu des lois de chômage 1930, 1931 et 1933, et de secours directs distribués par des sociétés de bienfaisance.Cette réclamation est contestée par la ville et n’appa-raît pas aux livres.Au 31 octobre 1910, la ville devait $1,919,542 au gouvernement provincial pour sa part du coût de [’hospitalisation et de l’entretien d’indigents dans les hôpitaux, les asiles d’aliénés, les écoles d’industrie et de réforme.Il reste donc un solde en faveur de la ville de $3,360,377 dû par le gouvernement provincial.Taxes arriérées consolidées On sait qu’eu vertu d’une loi provinciale, les propriétaires de Montréal ont eu le droit de consolider leurs arriérés de taxes sur une période de vingt ans.Le total au 31 octobre 1940 des versements à échoir était de $6,900,471, Secours aux chômeurs Au cours de la période de six mois, finissant le 31 octobre 1240, la part de la ville dans les secours directs s’est chiffrée à $1,280,491 comparativement à $1,839,144 pour la période correspondante de 1939-4(1 soit une diminution de $558,653.Ces dépenses, jusqu'à concurrence de $558,520, furent financées au moyen d’emprunts et le solde, soil $721,970, représentant la dépense du 1er juillet au 31 octobre 1940, fut payée à même le revenu.Le secrétaire américain de la Marine, M.Knox, parle d'une "crise Grande-Bretagne serait menacée d'une défaite imminente" ou la Glasgow, 18 (C.P.) —Le premier ministre Winston Churchill a déclaré hier soir dans un discours qui n’avait pas été annoncé à l’avance et qu’il a prononcé en présence de l’envoyé extraordinaire du président Jloosevelt, M.Harry Hopkins, que la Grande-Bretagne n’avait pas besoin en 1941 de grandes armées d’outre-rner, mais qu’elle avait besoin d’armes, de navires et d’avions qu’elle ne saurait payer en entier.Nous paierons tout ce que nous pouvons payer, dit-il, mais nous ne pouvons payer tout ce dont nous avons besoin.Le premier ministre, qui avait fait l’inspection des défenses de la ville de Glasgow, a présenté M.Hopkins à l’auditoire en exprimant son admiration pour les procédés émouvants auxquels recourent les Etats-Unis pour assurer de l aide à la Grande-Bretagne.M.Churchill a averti la population anglaise, après avoir fait l’inventaire de .ses ressources considérables, qu’elle connaîtrait de nouvelles heures de péril, peut-être pas aussi graves que celles qu’elle a déjà passées, mais qui pourraient être fatales si on allait commettre la moindre négligence.Nous aurons, dit-il, à subir encore pendant des mois des bombardements de nos villes et de nos centres industriels sans être en mesure de répondre aussi vigoureusement.Nous aurons encore à subir des souffrances et tribulations et Tannée qui commerce ne sera pas facile, mais je n’ai pas le moindre douta sur l’issue finale: nous sommes conscients de la justesse de notre cause et nous sommes résolus, à quelque prix que ce soit, à ne pas faillir à Thrmanité en ce tournant de son histoire.Déclarations de M.Knox Washington, HS (A.P.) — Le secrétaire de la marine, M.Frank Knox, a déclaré hier devant le comité des affaires étrangères de la Chambre des Représentants, qui étudie le projet de prêt d’armements du président Roosevelt, que l’Allemagne s’emparerait inévitablement de bases en Amérique du Sud si elle réussissait à vaincre la Grande-Bretagne.• M.Knox a exprimé la crainte que la guerre ne prenne une tournure critique d’ici 60 ou 90 jours.Lorsqu’on lui a posé des questions à ce sujet, il a répondu que sa crainte d’une crise d’ici deux ou trois mois n’était que conjecture, mais qu’il est certain que la pression exercée contre la Grande-Bretagne çst de plus en plus grande.Lorsqu’on lui a demandé de définir la nature exacte de cette crise, il a répondu “une crise où la Grande-Bretagne serait menacée d’une défaite imminente”.Cette crise pourrait être provoquée par ia campagne sous-marine allemande ou encore par les bombardements, quoiqu’on doive louer les Anglais qui ont co'i^vé leur moral en dépit des bombardements.A un autre moment de son témoignage, (on lui a demandé de quelle façon on pourrait amener la défaite de l’Allemagne.M.Knox a répondu que la défaite viendrait de l’effondrement du moral allemand derrière les lignes.Lorsque les villes allemandes seront bombardées comme les villes anglaises !e sont aujourd’hui, dit-il, je ne crois pas que les Allemands tiennent aussi bien que les Anglais.Le secrétaire de la guerre, M.Henry Stimson, qui terminé avant M.Knox son témoignage commencé avant-hier, a exprimé comme lui la crainte d’une crise prochaine.Je ne aurais trop insister, dit-il, sur l’appréhension que j’éprouve de la possibilité^ d’ici 60 jours d’une crise que même mes amis de la droite (les républicains) reconnaîtront comme une crise.L'intervention armée des Etats-Unis Washington, 18 (A.P.) — Le sénateur Burton Wheeler, démocrate du Montana, a déclaré hier soir, en marge du discours prononcé à Glasgow par le premier ministre de Grande-Bretagne, qu’il tenait de plusieurs Sources sérieuses différentes des renseignements portant que M.Churchill insisterait pour obtenir une déclaration de guerre des Etats-Unis et que M.Hopkins aurait été envoyé à Londres par le président Roosevelt pour voir quelles mesures immédiates on pourrait prendre saris déclarer la guerre.Je crois comprendre, de dire M.Wheeler, que les Anglais ne veulent pas seulement des avions et des navires en ce moment, mais aussi des pilotes et des marins pour les monter: le prochain pas serait l’envoi d’un corps expéditionnaire.Tous les citoyens des Etats-Unis devraient se rendre compte que M.Roosevelt nous conduit sur la voie de la guerre, non plus pas à pas, mais par bonds.A Ottowa Premiers ministres chez M.King MM.Aberhart, Godbout et Pattullo confèrent avec le premier ministre du Canada Ottawa, 18 (C.P.) — Le premier ministre de l’Alberta, M.Aberhart, le premier ministre de Québec, M.Godbout, et le premier ministre de la Colombie canadienne, M.Pattullo, se sont présentés dans cet ordre hier, chez le premier ministre du Canada, M.Mackenzie King.On présume qu’ils ont discuté de mesures de coopération et d’assistance mutuelle pour aider à résoudre les problèmes financiers et autres qui sont compliqués par la guerre.M.King a annoncé plus tard qu’il avait également reçu sir Gerald Campbell et le premier ministre de la Nouvelle-Ecosse, M.Macmillan.M.Aberhart et M.Pattullo se joignirent à M.Hepburn, mercredi, dans leur refus d’étudier le rapport de la commission Sirois.M.Godbout a déclaré qu’il avait discuté avec M.King de problèmes communs à sa province et au Dominion.M.Pattullo n’a rien voulu reveler de la nalure de sa conversation avec le premier ministre du Canada.M.Aberhart resta 25 minutes en conférence.Il a ensuite pris le train à destinadon »l’Edmonton.France Cours sur la coopération à St-Stanislas Grâce à l’initiative de M.l'abbé Joseph lludon.vicaire à St-Stunis-las, et de quelques paroissiens qui s’intéressent aux questions économiques et sociales, l’Action corporative donnera, dans la salle paroissiale, 1371 est, rue Laurier, une série de cours qui porteront sur la corporation.Voici le programme: 22 janvier, M.Maximilien Caron (Notions générales et avantages); 29 janvier, M.François-Albert Angers (Gorpo-ration el démocratie); 6 février, M.André Montpetit (La corporation en Suisse); 12 février, M.Maximilien Caron (La corporation nu Canada); 19 février, le R.P.Louis Chagnon, S.J.(L’âme de la corpo-ruliou), L’amiral Darlan Berne, Suisse, 18 (A.P.).— On rapportait hier soir que l’amiral Jean Darlan, ministre de la Marine dans le cabinet du maréchal Pétain, était parti revêtu de son uniforme pour se rendre en automobile en France occupée.L’auto de Tamiral n’était accompagnée que d’une autre voiture où avaient pris place des policiers et une troisième qui transportait de l’essence.On croit que l’amiral Darlan, qui a mené les négociations avec les Allemands depuis le départ de M.Pierre Laval, s’en va de nouveau conférer avec les autorités allemandes.M.Herridge engage M.King à se rendre en Angleterre D'un porl canadien de l’est, 18 (C.P.) — M.W.-l).Herridge.ancien minisire du Canada à Washington, a dit à son arrivée de Grande-Bretagne; “Je demande respec-tucuscmcnl au premier ministre du Canada” dé faire un voyage en Grande-Bretagne afin qu’il puisse “concevoir avec exactitude ce qui s’y passe”.M.Herridge a dit aussi que le peuple anglais “sc met bravement à la tâche de créer un nouvel ordre dans le momie pour l'homme”.Chaque jour, des choses merveilleuses arrivent en Angleterre.On ne parle plus d’apaisement.Tordre ancien est dépassé.Une nouvelle foi en Dieu guide l'Angleterre”, 3 navires de guerre siamois coulés 600 cavaliers siamoi: mitraillés dons la jungle du Cambodge Saigon, Indochine française, 18 (A.P.) — On rapportait hier soir (pie des unités de Tescadre française d’Asie avaient pratiquement annihilé une flottille de trois navires de guerre siamois, tandis que 600 cavaliers siamois auraient été mitraillés dans la jungle du Cambodge, après avoir clé attirés dans une embuscade.Les Français admettaient cependant qu’ils se repliaient sur terre sur une ligne de fortifications qui protège Sisophon, terminus du chemin de fer du Cambodge occidental,* et qui se trouve à une cinquantaine de milles à l’intérieur de la frontière.L’avance siamoise serait soutenue par des chars d’assaut.Pour ce qui est du combat naval, les Français ont annoncé que plusieurs de leurs navires de guerre ont surpris les trois navires siamois au moment où ils tiraient sur un avion français dans ie golfe de Siam, qu’ils les ont attaqués en coulant deux et endommageant gravement le troisième.On n’a pas précisé de quelle catégorie de navires il s’agissait.On croit que les navires français étaient des contre-1 torpilleurs et on sait que la finite siamoise Compte 4 cuirassés et 14 contre-torpilleurs.C’est un représentant de la Texas OU Company, qui a raconté comment des soldats de la Légion étrangère française avaient tendu un piè-,ge à 600 cavaliers siamois sur la route de Sisophon en cachant des mitrailleuses dans la jungle le long du chemin.Le feu des mitrailleuses françaises fut si nourri et si rapide que les cavaliers inexpérimentés furent fauchés en 15 minutes et que trois hommes seulement de toute la colonne réussirent à échapper à la mort.Mort de Soeur Saint-Paul Nous avons le regret d’apprendre la mort de la H.S.Saint-Paul (Marie Vaillaneourt), décédée vendredi matin au monastère des Ur-sulines de Slanstead, province de Québec, à Page de 75 ans et 6 mois et dans la 5lème année de sa vie religieuse .Lui survivent, deux soeurs et un frère: Soeur Saint-Antoine de Pa-dotte, Ursuline à Slanstead, et Soeur Vaillaneourt, de THôtel-Dieu de St-Hyacinthe; M.Georges-Henri Vaillaneourt.de Montréal.Quatre nièces: Soeur Saint-Mathias-Apôtre, mère provinciale des Dames de la Congrégation Noire-Dame, à Jolicl le, Soeur Saint-Vincent de Paul, des Soeurs Grises de Si-Hyacinthe, Mme Cornélius Laiiberté, Mlle Céline Morin el Mlle Fernande Vaillaneourt, toutes trois de Montréal.Quatre neveux: Frédéric, Hudore et Paul Vaillaneoiirt, de Sherbrooke, el notre confrere.Alvarez Vaillaneourt.Lh défunte était la cousine germaine de S.F.Mgr Alplionse-Osias Gagnon, évêque de Sherbrooke.Le service funèbre sera chanté lundi matin au monastère de Stan-stead.Le Devoir offre a la famille en deuil l'expression de scs sympathies.Deux navires italiens coulés Le ''Liguria” et le ''Lombardia'' Londres, 18 (C.P.).— La radio d’Athènes aurait annoncé, d’après le Daily Mail, que les transports de troupes italiens Liguria, de 15,354 tonnes, et Lombardia, de 20,006 tonnes, auraient été torpilles et coulés dans l’Adriatique.Ce sont des prisonniers italiens qui auraient révélé le fait.(Les registres des Lloyds ne mentionnent qu’un navire italien du nom rie Liguria, qui ne jauge d’ailleurs que 174 tonnes, et.ne mentionnent aucun navire du nom de Lombardia.) Athènes, 18 (A.P.).— Un porle-parole du gouvernement grec a déclaré.que les navires italiens Liguria et Lombardia avaient été torpillés en Adriatique en transportant des troupes italiennes de la division des Loups de Toscane embarqués à Brindes et qu’on tenait ces renseignements de soldats de la division qui ont été faits prisonniers.Mort de M.J.-N.Lévesque M.Joseph-N.Lévesque, ancien ingénieur civil au service du ministère fédéral des Travaux publics pour le district de Montréal, est décédé ider soir, après une longue maladie, rhoz sa fille, Mme Armand Re-neault, 7848, rue Christophe-Colomb, à 70 ans.Ti était le beau-père du Dr Adélard Groulx, directeur du Service de Santé de la ville de Montréal.Lui survivent en nuire: six filles: Mme Armand Re-neault fAnaïl), Mme Adélard Groulx (Irène), Mme François Beauregard (Gertrude), Mme N.Fleurant (Madeleine), Mme Gaston Beaulieu (Yvette), et Mme E.Rondeau, (Jacqueline); quatre fils, ie capitaine Paul Lévesque et MM.Guy, Gaston et Gérard Lévesque; trois frères, MM.Pierre, Lévesque, de Hull, Raphaël Lévesque, de Callander, en Ontario, et François Lévesque, de Montréal, et (rois soeurs: la R.S.Blondin, des Dames de la Congrégation de Sherbrooke, Mme Pierre Gélineau, de Hull, et Mme J.-M.Demers, _____ Le cuirassé anglais "Malaya" Berlin, 18 (A.P.) — L’agence allemande DNB a annoncé hier que le cuirassé anglais Malaya avait atteint Gibraltar et montrait des blessures considérables qui lui auraient été infligées par des attaques aériennes.____________ En Albanie Frontière de la Yougoslavie cl de TAlbanlc, 18 (A.P.) — On rapportait hier des combats corps à corps dans le secteur centre du front cuire Tcpelini et Klisoura où Grecs et Italiens seraient à concentrer des troupes.Des spécialistes des questions militaires prévoient qu’il se déroulera là prochainement un combat décisif.Les Grecs sc sont emparés de Klisoura.mais n’ont pas encore pris Tcpelini, Mort du notaire Joseph Sirois Le président de la Commission d'assurance-chômage et l'ancien président de la Commission d'enquête fédérale-provinciale est décédé à 59 ans Québec, 18 (D.N.C.) — M, le no-! taire Joseph Sirois, président de la Commission nationale d’assurance-! chômage et ancien président île la i Commission Rowell-Sirois, est décédé hier après-midi, à Thôpital de TEnfant-Jésus, à Tâge de 59 ans.11 était malade depuis quelques semaines.C’est un éminent juriste qui disparaît en la personne de M.le notaire Sirois.Il était reconnu par tout le pays comme une autorité en matière de droit constitutionnel.Il était professeur titulaire de droit constitutionnel el paroissial à l’Université Laval.Il était chargé de plus d’un cours pratique de notariat et d’un cours de droit constitutionnel et administratif à l’Ecole des sciences sociales et à la Faculté de droil canonique.La Chambre des notaires s’honore de le compter au nombre de ses anciens présidents.M.le notaire Sirois a aussi occupé plusieurs fonctions publiques importantes.Il était membre de la Commission provinciale du rachat des rentes seigneuriales, et président de la Commission nationale d’assurance-chômage.Après la démission de M.le juge Rowell, il avait été nommé président de la Commission créée pour Tétude des relations entre le Dominion et les provinces.Lui survient: sa femme, née La-very, (Blanche); une fille, Mme St-Denis MacDonald (Josette), el deux fils, Me Lavery Sirois, notaire, et M.Jean Sirois, président des étudiants de l’Ecole supérieure de commerce.Contrat pour 18 navires marchands Ottawa, 18.— M.Angus L.Mac-Donald, ministre suppléant des mu-nitiops et approvisionernents, annonce l’adjudication, au nom du gouvernement anglais à des chantiers maritimes canadiens, de contrais pour la construction de 18 navires marchands, ce qui augmente de plusieurs millions de dollars le programme de construction mari-lime au Canada.Ces navires auront une portée en lourd de 9,300 tonnes, ils mesureront 416 pieds en longueur el 56 en largeur, ils auront un tirant d’eau de 25 pieds.Des moteurs à mouvements alternatif el des chaudières marines à foyer d’un seul côté, qui seront fabriqués au Canada, propulseront ces navires.Les plans de ees navires prévoient une capacité de transport maximum leur permettant de faire partie de convois.Leur équipement de manoeuvre est d’un lype tout spécialement économique.On a accordé des contrats pour six navires à chacune des maisons suivantes: Canadian Vickers Limited, Montréal; Davie Shipbuilding and Repairs Co.Ltd, Lévis, Qm\, et Burrard Drydock Co., Ltd, Vancouver, Colombie.Mme Alexandre Chauveau décédée à Québec Québec, 18 (D.N.C.) ¦ .Nous avons le regret d’apprendre le décès survenu hier matin de madame Alexandre Chauveau, née (Adèle) Tessier, femme de feu le juge A.Chauveau.Mme Chauveau était âgée de 90 ans.Il y a à peine tfn mois, elle perdait son fils, le colonel Charles-Auguste Chauveau.Lui survivent: deux brus, Mmes C.-A.Chauveau, de Québec, et Emile Caslonguay, de Montréal; ses petits-enfants, le capitaine Charles Chauveau, Mme Charlie Davie el Mlle Marie Chauveau, Mme Jean Se-nécat (Yvette Chauveau), Mme Albert Doyon (Charlotte Chauveau) et Gérard Chauveau; deux arrière-petits-enfants, Adèle et Pierre Chauveau, enfants du capitaine Charles Chauveau.T,es funérailles auront lieu à Québec, lundi, à 9 h.La guerre aérienne Opérations peu importantes hier soir Bombardements sur Londres, ainsi que dans Touest de l'Angleterre, et contre deux villes dans les Midlands et les Galles — Nouvell# tactique de défense contre les bombardements nocturnes Londres, 18 (C.P.) — Le mauvais temps qui règne en Allemagne et dans la plus grande parlie du continent a empêché l’aviation bri-tannique d’exécuter des opérations importantes hier soir.Les raiders allemands ont dirigé leurs attaques d’hier soir surtout contre le sud des Galles.Dans une ville de celle région quelques incendies onl été allumés et des maisons et édifices commerciaux ont été endommagés.Mais la situation est restée sous contrôle, et de bonne heure ce matin les derniers feux étaient éteints.Le nombre des morts et blessés n’est pas élevé.Après ce raid les Allemands se sont portés contre Londres un peu après minuit.Ils ont été reçus par le plus fort feu de barrage antiavions réalisé jusqu’ici dans ce district.Dans Touest de TAngTeierre on a rapporté que des aviateurs sont montés pour combattre contre les bombardiers allemands.On espère, par cette lactique nouvelle du com-bnt aérien de nuit, résoudre le problème des bombardements nocturnes.La température n’était guère propice aux opérations aériennes la nuit dernière.A Bristol, les pompiers étaient à éteindre les derniers brandons laissés par les incendies de la nuit précédente.On a rapporté que le bombardement incendiaire a allumé dans celle ville une centaine d’incendies dont quelques-uns onl été sérieux; mais au moins 60 de ces incendies onl été éteints en moins de dix minutes.Contre Brest et Cherbourg Londres, 18 (C.P.) — En dépit de la mauvaise température,, l’aviation, britannique a attaqué hier soir les ports de Brest et de Cherbourg occupés par les nazis, et deux aérodromes de la France occupée.On a aussi annoncé que des avions du commandement côtier ont attaqué avec succès des navires ennemis au large de la côte des Pays-Bas.Les opérations de la RAF ont été moins étendues t ue d’ordinaire la nuit dernière à cause des mauvaises conditions de vol dans ie nord-ouest de l’Allemagne el sur la plus grande partie du continent.Dans les Balkans Belgrade, Yougoslavie, 18 (A.P.) - On rapporte que la mainmise de l'armée allemande sur la plupart des lignes de chemin de fer des Balkans pour le transport de troupes en Roumanie aurait provoqué une pénurie de vires et une hausse des prix dans nombre (le villes de Hongrie et de Roumanie, qui n’auraient plus de moyens de ravitaillement.De même, les exigences de Ttlalle qui voulaient sans délai d’énormes quantités de pétrole de Roumanie auraient pratiquement monopolisé les chemins de fer yougoslaves.On rapporte également que la hausse des prix aurait provoqué des émeutes en plusieurs villes de Roumanie et qu’il y aurait un mort el plusieurs blessés à Bucarest.L'aventure du "Sarastone" Gibraltar, 18 (A.P).— Le capitaine Herbert du charbonnier Sarastone, dont le port d'attache est Llanelly au pays de Galles, n raconté à son arrivée de Lisbonne (pic son navire avait livré bataille avec un seul cation à un sous-marin (pii l’attaquait et qu'il l’avait 1res probablement coulé.11 a rendu hommage à l'habileté du canonnier O'Neill qui servait la seule pièce qui se trouvait à bord du charbonnier.Le soits-innrin a été atteint à deux reprises et il s'en dégageait une épaisse fumée lorsque le Sarastone a réussi ¦a s'éloigner.Swansea bombardé Londres, 18 (C.P.)-On annon- ce que c’est le port de Swansea, dans le sud des Galles, qui a subi le principal assaut allemand contre l’Angleterre hier soir.Ce port est situé à 45 milles à l’ouest de Cardiff.Québec a une bonne voirie En soumeilant le rapport annuel, du Royal Automobile Club of Canada, le président, M.P.R.Walters, a souligné hier le bon Iravail routier accompli dans la province au cours de 1940 et en a félicité le ministre de la Voirie, M.Damien Bouchard, M.Ernest Gohier, l’ingénieur en chef.Signalant les différents progrès accomplis en ce sens M.Walters a parlé de la route.Il y a d’abord la roule Montréal-New-York qui.d’une largeur de 40 pieds, construite à l’arriére des fermes, nous permet d’éviter les ccnlres habités.De celle façon, il a été pbssible d’acheter le terrain à meilleur marché.Puis, il y a la route Montréal-Toronto dont la construction avance rapidement.M.Walters parla aussi de la rouie Montréal-Sherbrooke et de la, route nord Montréal-Québec.A propos de cette dernière, il a affirmé | qu’elle doit être consi(Trée com-i me une importante amélioration à j notre système routier provincial, i Le président a aussi remercié le | ministère'de In voirie d’avoir peint des lignes blanches sur plusieurs : de nos routes.Elles contribuent à : la sécurité et elles sont très appré-! ciécs des automobilistes, dit-il.Le Royal Automobile Club a t adopté trois résolutions qui seront | soumises au gouvernement provin-j cial.La première renouvelle Top-[ position du club à la taxe d’eau im-| posée sur les automobiles et à la i taxe sur les radiateurs.Elle demande au gouvernement d’enlever j à la ville de Montréal le droit d’ini-• poser de telles taxes.La seconde ! résolution prie le gouvernement de : poursuivre cette année les travaux I de voirie entrepris l’an dernier, et j la troisième demande à M.T.-D.Bouchard d'établir le long de nos ; principales routes des terrains de j stationnement et des chalets où les I automobilistes pourront se reposer , et se rafraîchir.Mort de Mme Ulric Pleau A l'Epiphanie, chez le notaire Ernest Forest, son gendre, est décédée hier, à l’âge de 90 ans et dix mois, Mme t'iric Pleau, née Pielic (Joséphine).Elle était la mère de la il.S.l’aul-de-Léon dts SS, des Saints Noms de Jésus et de Maris ainsi que de Mme Ernest Forest.Les funérailles auront lieu lundi à 10 lv 30 à rEpipüunic, VOLUME XXXII — No U A f.A SCENE.AU CONCERT ET A L’ECRANj Dans "La Flambée' Magnifique répertoire des ballets russes On pourra voir dans la Gazelle artistique le répertoire vraiment éblouissant que M.Louis-H.Bourdon a arrêté pour la grande semaine des spectacles chorégraphiques du Ballet Russe du colonel de Basil.Jamais encore notre ville n a eu le privilège d'assister, durant a même semaine, à des spectacles uc ballets aussi variés que ceux que va nous présenter au His Majesty s M.Bourdon, du 3 au 8 février inclusivement.\ côté d’oeuvres toujours aimees telles que Les Sylphides (ce P oc me de grâce dansé sur de la musique ,ie Chopin), Le Lac des C(/!?««.musique de Tsehaikowsky, Larm val, Le Mariage d'Aurore, Le Loq d’Or et Scheherazade, on nous onri-ra le fameux ballet Pelroutchka, nue nous attendions depuis si longtemps, Le Bal des Cadets e\ Paga-nini, qui ont connu le plus vif succès à New-York.On reverra, avec la troupe les gracieuses artistes que sont Tatiana Riabouchinska, Tamara louniano-va.Irina Baronova, Tamara (.ngo-rieva etc., les danseurs David tu-chine.Paul Petroff.Dimdn Ros-toff.Michel Panaieff, etc.Les représentations du His Majesty’s seront non seulement une fête pour l'oeil mais un enchantement pour tous les mélomanes, étant donné que toute la musique qui accompagne les ballets du colonel de Basil est choisie parmi les chefs-d'oeuvre de la musique.Ainsi Les Présages ont comme fond musical la célèbre Cinquième Symphonie de Tsehaikowsky.C’est certes une bonne lot tune pour le public montréalais d’avoir une telle série de spectacles, en dépit de la guerre.Aussi l’on ferait bien de retenir ses places des maintenant, si l’on ne veut manque! aucune des grandes oeuvres du repertoire.Les billets sont en vente chez Edmond Archambault et au théâtre His Majesty’s.(Comm.) Récital de Brailowsky Alexandre Brailowsky, “le poêle du piano”, donnera un récital a l’Amliioriuin du Plateau, le hindi 3 février.Aimé et admiré dans cinq con-tinenls, Brailowsky était l’idole de Paris.Son nom à l’affiche causait immédiatement une ruée vers les guichets et tous les billets étaient réservés deux jours après la première annonce de sa venue.Lu trois ans.Brailowsky fut le seul | artiste qui jouâ à bureau fermé.| Cn de ses récitals à Paris rap-porta la somme de 90,00(1 francs (environ $0,000), somme sans pré-j cèdent dans les annales de concerts , en France.Le Théâtre des Champs Elysée* était rempli à craquer et des centaines de fervents se virent refuser l'entrée.Il en fut ainsi lorsque Brailowsky donna, a Paris également, un Cycle Chopin; il avait groupé en six concerts les oeuvres du maître polonais et ces concerts firent sensation et durent être répétés.En fait, ce cycle suscita un tel intérêt et les demandes se firent si pressantes que Brailowsky fut engage pour le donner dans les principaux centres musicaux d’Europe.(Connu.) Récital à Outremont cet après-midi A l'Ecole supérieure de musique Le comité des concerts de l’Ecole supérieure de Musique d’Outremonl prie ses nombreux amis de ne pas oublier le concert donné par Mlles Jacqueline I.avoy, Rolande Lefebvre, Yvette Nauberl, Norma Roberge.Madeleine Lévesque, Yolande C>nur, pianistes; Mlles Mariette Ticrnan, soprano, el Claire De-mers, mezzo-soprano.Ces talentueuses artistes se feront entendre dans des oeuvres de Grieg, Mozart.Haendel, Chausson, Fourdrain, A’er-tli et autres.Le récital aura lieu à 143U boni.Mont-Royal, ft 3 h.30, aujourd’hui, le 18 janvier.Pour tous renseignements, signalez CAlumet 5761.| "Noughty Morietto" Représentation supplémentaire Mordi soir le 28 janvier La direction des Variétés Lyriques devra offrir une représenta-! lion supplémentaire de Naughty Marietta afin de satisfaire à la de-mande générale.Celte représenta-! lion aura lieu, mardi soir, le -8 i janvier.Les biilets sont déjà en ' vente et l’on fera bien de ne pas | perdre l’occasion de voir ce magni-I tique spectacle préparé avec soin par MM.Charles Goulet et Lionel Daunais., Si ce n’esl pas la première fois que l’on joue à guichet ferme une semaine avant la representation, à Montréal — il faut bien admettre aussi la popularité de cette comédie musicale de victor Delbert.On sait déjà que ce sera la première mondiale — en français — de Naughty Marietta et que a version française est de Manuèle Simon et Lionel Daunais.C’est une chose délicieuse que cette oeuvre de Victor Herbert et Montréal a prouvé d’ores et déjà son bon goût en s’arrachant les billets des représentations régulières.La mise en scène a exigé beaucoup de détails, d’étude et de soins.Rien cependant n’a élé épargné par la drfletion, qui aura à coeur d offrir un spectacle ravissant.Les choem s sont tous très jolis.La musique parfois tendre, parfois langoureuse, parfois entraînante de Victor Herbert sera mise en relief par 1 orchestre sous l’habile direction de M.Jean Goulet.Les Morenoff ont préparé deux ballets de qualité que l’on applaudira.Les airs de Aauyh-ty Mariella, que l’on fredonne si souvent sans trop y penser, seront chantés par Adrien Lachance (Dick Warrington), Caro Lamoureux (Mariella), Lionel Daunais (Etienne Grandet), Olivette Thibault, Henri Poitras, Paul de Vassal, Rosaire Pharand, Cécile VanDette, Noël de Tilly, Robert Dupuy et plusieurs autres., , il faut bien se souvenir qu H n y a plus que les billets de mardi soir, 28 janvier, au contrôle et que le meilleur moyen de les retenir rapidement et de s’éviter un désappointement c’est d’appeler immédiatement à PLateau 9161.Naughty Marietta est le premier spectacle de la deuxième partie de la saison.LUNDI A L'IMPERIAL Théâtre HIS MAJESTY’S — Semaine du 3 février l'Impresatio Uouh-H.Bourdon présentera les BALLETS RUSSES Col.W.de Basil 6 représentations en soirée — matinées; mercredi et samedi Prix des billets taxe comprise: En soirée: $1.50 i.$3.25: mercredi en matinée: S1.25 à $2.75: samedi en matinée: $1.35 à $3.En vente chez Archambault et au Théâtre.Une scène de ‘‘ARISE MY LOVE”, avec Claudette Colbert et Roy Milland, film qui sera projeté à compter de ïundi à l’Impertal.Mme Marthe Thierry, qui tient le î premier rôle féminin dans “La | Flambée’’, présentée rc soir et demain, en matinée et en soirée, j au Monument National, par j [’“Alliance Artistique”.V VARIETES LYRIQUES NAUGHTY MARIETTA Les 23-24-25-26 janvier Représentation supplémentaire MARDI (soirée) 28 JANVIER PL.9161 (3 lignes) de 10 hrs à 6 hrs.Le concert du Choeur mixte au Plateau Voici le programme que le Choeur mixte de Montréal, sous la direction de l’organiste réhx-B.Bertrand, donnera le dimanche soir 26 janvier, à l’Auditorium du Plateau, à l’occasion du cinquantenaire de la mort de Lalixa Lavallée, auteur de notre hymne national; Choral (Reste calme, mon âme), de J.-S.Bach; 150e Psaume, de César Frank; Choral (C’est minuit), de Bach; Cantate, de Claude Da-quin; Choral (Tout est consommé),- de Bach; Choral (Le Christ vainqueur), de Bach; Choral (Gloire à Dieu), de Beethoven; O Canada, de Calixa Lavallée.(Cette chorale mixte compte 80 voix)., 'Mireille" de Charles Gounod L’Opéra-Comique de Montréal présentera les 20, 23 et 26 janvier t’oeuvre magnifique de Charles Gounod, Mireille, opéra universellement connu et dont la réputation est aussi grande que celle de Carmen.Voici la distribution: (Mireille) Marthe Létourneau; (Tavcn) F.lisa Gareau; (Vincenette) Lucie Laurin; (Andrelpun) (jeune berger), Jacqueline Deniset; (Clémence) Marie Létourneau; (Vincent) Bo-sairee Bauehamp; (Ourlas) Lévis Sauvé; (Ranion) Jean Vincent; (Ambroise) Phil.Hébert.L’Opéra-Comique de Montréal a confié la partie des choeurs aux jeunes filles de la chorale du St-Ré-dempteur, chorale qui a remporté le trophée au Festival de Québec.M.L-.I.Goulet, chef d’orchestre, dirigera.Billets et renseignements au Ge-sù.(Comm.) Gazette artistique 18 jam., MONUMENT NATIONAL — L’Alliance Artistique (début) dans La Flambée, de Risteraaekers, avec Jacques Auger.Fred Barry, Andrée Basilières, Marthe Thiéry, Olivette Thibault, etc.Aussi les 18 et 19 janvier, avec matinée le 19.* * * 18 janv.: ARCADE.Les Comédiens associés dans l'Amour veille de Robert de Fiers et Caillavet, avec Germaine et Antoinette Giroux, François ilozet, Jaque Gate-lain, etc.¥• * Ÿ 18 janv.; KCOLK SUPERIEURE DE MUSIQUE D’OUTREMONT.— En matinée.Récital de quelques artistes de l’Ecole.* ¥ * 19 janv.: SALLE DU GESU.'— Le Théâtre des Petits, dirigé par Camille Bernard, (en matinée seulement).* * Ÿ 20 janv.; SALLE DU GESU.— L’Opéra-Comique de Montréal, dans Mireille, de Gounod, avec Marthe Létourneau, dans le rôle-titre.Aussi le 23.* * Ÿ 23 janv., MONUMENT NATIONAL.— Les Variétés Lyriques dans Naughty Marietta, de Victor Herbert.Aussi les 24, 25, 26 et 28 janvier.27 janv.; HITZ-CARLTON.— Concert du Trio Pro-Arte.Jfr tfi 2 fév.: HIS MAJESTY’S, — Récital du grand violoniste polonais Bronislaw Huberman.Au bénéfice des oeuvres de guerre polonaises.3 fév.; HI S1 MAJESTY’S.— Le Ballet russe du colonel de Basil dans Les Sylphides (Chopin), Paganini (Rachmaninoff), et Le Bai des Cadets (Strauss).^ ^ ^ 3 fév.: AUDITORIUM DU PLATEAU.— Le célèbre pianiste russv Alexandre Brailowsky, eu récital.4 fév.: HIS MAJESTY’S.— Le Ballet russe dans Le Lac des Cygnes (Tsehaikowsky), Le Coq d’Or (Stravinsky), Le Mariage d’Aurore (Tsehaikowsky).* Ÿ ¥ 5 fév.: Le Ballet russe.En matinée; Le Lac des Cygnes; Cendrit-lon (Erlanger), et Le Bal des Cadets.En soirée; Carnaval (Schumann), Petrouchka (Stravinsky), Prince Igor (Borodine), Le Spectre de la Rose.y y 6 fév.: HIS* MAJESTY’S.Le Mariage d’Aurore, Paganini, Scheherazade (Rimsky-Korsakoff), * # * 7 fév.; HIS MAJESTY’S.- Paganini, Les Présages (Tsehaikowsky), Le Bal des Cadets.* * * 8 fév.; HIS MAJESTY’S.- En matinée: Carnaval, Le Coq d’Or, Le Bal des Cadets.En soirée: Les Sylphides, Petrouchka, Le Mariage d’Aurore.* * * 8 fév.: MONUMENT NATIONAL.__Première représentation de la grande revue Fridolinons ’41, du célèbre Fridolin.'iioraireiies spectacles CINEMA DE PARIS "L'émigrante” 12 h.02.2 h.24.4 h.4fi, 7 h.08, 9 h.30.¦‘Café de Paris” 12 h.40.4 h.02.6 h.49.10 h.11.“Trois artilleurs à l’Opéra” 1 h.55.5 h.17r 8 h.39.ST-DENIS "Coups de feu” I h.05.4 h.08.6 h.46.9 h.49."Place de la Concorde” II h.50, 2 h, 53.5 h.31, 8 h.34, PALACE "Santa Fe Trail” 11 h.04.1 h.43.4 h.22, 7 h.01, 9 h.40.LOEWS "Comrade X” Il h.23, 2 h*.4 h.38, 7 h.16.9 h.55.CAPITOL “Submarine Zone” 11 h.40, 2 h.10.4 h.58, 7 h.37, 10 h.15.“Glamour For Sale” 10 h.15.12 h.54.3 b.33, 6 h.12, 8 h.50.PRINCESS “A Night At Earl Carroll’» 11 h.54.2 h.30.5 h.06, 7 h.42.10 h.18.“World In Flames” 10 h.30.1 h.06, 3 h.42, 6 h, 18, 6 h.54.FAMEUX ARTISTES AU "ST-DENIS" Aujourd’hui - Demain NORMA SHEARER ROBERT TAYLOR "ESCAPE" ;ème spectacle : DANCING ON A DIME' CINfMA^PARIS IMPERIAL Véra Korène et Jules Berry, dans une scène du film “CAFE DE PARIS”, qui prend l’affiche aujourd’hui au Saint-Denis, en programme double, avec Pierre Larquey, dans “TROIS ARTILLEURS A L OPERA a t AUX "VARIETES LYRIQUES' A Ciné-Guide Indications sur quelques films à l'affiche aujourd'hui (Titres ot texte enregistrés — Tous droit» réservés.Ottawa 19371 "Cinéma de Paris" (en deuxième semaine» L’EMIGRANTE —- Drame.Vedettes: Ed-wldge Feulllère.Jean Chevrier, Georges Larmes, Larquey, René Dary.Peur tous.SCENARIO — Christiane Vallée, pour cacher son commerce de contrebande, tient une boite de nuit à Anvers.Christiane possède une, collection de diamants de grande valeur: elle ne s’en sépare Jamais: elle y tient pim que sa vie.Par un concours de circonstances, elle est forcée de s'enfuir d’Anvers, parce qu'elle a dénoncé Tino.un de ses complices oui voulait s’emparer de ses bijoux.Elle s'embarque sur un cargo et se fait passer pour la femmakde Féltppe Monrosa qui.au cours du%oyage.est atteint d’une maladie nécessitant une opération d’urgence.On débarque Monrosa A la première escale.On cherche Christiane qui doit l'accompagner mais elle s’est cachée ne voulant pim retourner à Anvers.Elle est sauvée par un jeune officier qui risque sa situation pour elle.Ce cargo transporte en Afrlque-du-Sud plusieurs centaines d'émigrés.Au port, les autorités sud-africaines refusent de laisser débarquer les émigrés parce que la compagnie minière.responsable de leur venue, est en faillite et ne peut déposer ia garantie exigée.C’est Christiane qui, dans le but de se réhabiliter, sacrifiera ses diamants et sa vie pour que tom œs pauvres gens puissent vivre."Sainf-Denis" CAFE DE PARIS — Drame policier.Ve-dettes: Véra Koréne.Jules Berry, Jacques Baumer, Plâtre Brasscrir.Julien Carotte, Marcel Carpentier J.Coquelln.Arthur Devère, Maurice Escande, Pizanl, etc.Pour public averti.Le Théâtre des Petits au Gesù, demain Ciro Ljmoureux, Olivelfo Thibault, cl Lionel Daunai», Ici» qu on le» verra au Monument National, lor» de» rcpréionlationi de la comédie mutleale: NAUGHTY MARIETTA, que le* Variété» Lyrique» donneront le» Z3, 24, 25 •t 26 ienvier en eoirée^ , r T.e Théâtre îles Petits, dirigé par Mlle Camille Bernard, donnera un grand spectacle, en mnlinée, demnin 19 janvier, à 2 h.30.Outre des films cinématographiques, le programme comprend: “La Cigale et la Fourmi”, comédie en vers, d’Hortense Barrait, avec Monique Hébert et Andrée Miliaire.Danse russe, réglée par M.Gérald Crrvier.avec Pierretle Imblenu.“Grosmaiin au micro”, saynète dr Lina Both, avec Kliane Théber-ge, Monique Hébert, Andrée Miliaire rt André Senécal.“Le Noël des enfants qui n'ont plus de maison”, de Claude Debussy, avec Monique Hébert."Pas de quatre”, sur la valse en si mineur de Chopin, avec Grayee Stephens, Andrée Miliaire.Pierrette imblenu, Dorothy Jarvis, de la classe de M.Crévier.INTERMISSION “Le rêve de Pcrreüe’’.(saynète), d’Alphonse Grozière.avec Kliane Théberge, Andrée Miliaire.Monique Hébert et André Senécal.“Le Cygne”, de Sully Prudhom-me, avec Pierrette Imbleau, avec accompagnement de violon, joué par M.Hubert Séguin (musique de Saint-Saëns).Cinéma.Intermezzo, (danse), de Heinz Provost, avec Andrée Miliaire."La doctoresse”, (comédie en vers), d’Eugène Lcmercier, avec Pierrette Imbleau et André Senécal.(Communiqué) SCENARIO — La nuit du réveillon de la Saint-Sylvestre, au Café de Paris, on tue, à minuit, dans l'obscurité, le maître-chanteur Lambert que la moitié des dîneurs haïssait et craignait.Qui a tué?Fleury, qui souhait avec la propre soeur de la victime.Madame Pivert?Le Rec & qui Lambert avait refusé sa fille en mariage?Cet auteur que le journaliste louche avait calomnié, ce trafiquant d’armes dont Lambert menaçait l’anonymat, et d’autres encore?Les petites histoires viennent à la surface, la peur, la haine affleurent.puis la perspicacité d'un iournaliste fait dévoiler le vrai coupable que l'on emmène.TROIS ARTILLEURS A L’OPERA — Comédie.Interprètes: Pierre Larquey, Roland Toutaln.Paul Azals.Denise Grey.Irène de Trébert.Baron Fils.Francois Duprtet, MtUy Mathls, Festerat.SCENARIO — zéphltar, pharmacien devenu sculpteur, est endormi par son camarade BUlardon, au cours d'une fête donnée dans son atelier.Comme il est sujet au somnambulisme.I! se croit devenu Jacques Dancourt, troisième camarade Justement en période de réserve à la caserne d'artillerie de Versailles.Et sous son uniforme endossé par plaisanterie, il accomplit la période de iDancourt.Mais i mémoire revenue, il subira des foules d'avanies, prison, conseil du major, opéra-; üon.Dancourt.sur le point d'être aban-1 donné par sa fiancée qui le croit infidèle, raconte tout au colonel qui pardonne.Zé-ohltar revient A Montmartre auprès de sa femme, BUlardon so repent de sa farce, et Dancourt épouse celle Qu'Il aime.Au Concert-causerie de mardi Programme du sixième concert-causerie qui aura lieu mardi, le 21 janvier, à 8 h.30 p.m.dans le salon Prince de Galles, de l’hôtel Windsor.M, Jean Dufresne fera les commentaires.Sémiramis (ouverture), de Rossini; Eine Kleine Nachtmusik (sérénade), Mozart.Intermission.Lohengrin (prélude du 1er acte), de Wagner; Les Maîtres-Chanteurs (danse des apprentis), de Wagner; Parsifal (prélude du 1er acte), de AVagner; AA’alkyrie (chevauchée), de AVagner._____ Madeleine et Pierre Cet après-midi, au Gesù, aura lieu la sixième représentation du grand spectacle de Madeleine et Pierre, (samedi après-midi, 18 janvier).Le spectacle commence à 2 h.15 précises.Le titre de la pièce est: “La course d’autos”, un des épisodes les plus populaires du roman radiophonique Madeleine, et Pierre.Vous verrez les interprètes de ce charmant programme paraissant à la scène.Ce sont: Madeleine, Pierre, Zéphirin, Ti-Coune, Georges, Royal, l’oncle Jean, Claire, le Bomm Guillet.(Comm.) Marthe Thierry dans "La Flambée" Marthe Thierry est ce que l’on peut appeler une enfant du théâtre.Son père est M.Antoine Go-deau, ancien administrateur-gérant de l’Académie canadienne d’art dramatique dont la troupe fut tant applaudie aux beaux jours du Stella.Elle est la femme de M.Albert Duquesne.Marthe Thierry réussit avec beaucoup de talent, de souplesse, les rôles de grande coquette et même de composition.Marthe Thierry fut de la création, à Montréal, de la pie- ce de Gandéra, Nicole el sa vertu.Elle y tenait le rôle de Chichette.On la vit aussi dans Un monsieur qui se regrette; Mes femmes, de Pierre Véber et Alfred Duthil; Occupe-toi d’Amélie, de Georges Feyr deau; La Dame aux Camélias, (rôle de Marguerite Gauthier); Les marionnettes, de Pierre Wolff; L’Eventail, de De Fiers et Caillavet; Mon curé chez les riches, Le bicn-aimé, de Jacques Deval; Le cordon bleu, de Tristan Bernard, et combien d’autres.Depuis quelques années, sauf quelques apparitions à la scène, elle s’est consacrée à la radio.Mais elle a consenti à un retour à la scène pour La Flambée, présentée au Monument National, les 18 et 19 janvier.^ | ^ (Comm.) L"'Amour veille" à l'Arcade C’est à compter d’aujourd’hui, et jusqu’à vendredi prochain, que la troupe des Comédiens Associés présente au théâtre Arcade la délicieuse pièce de Robert de Fiers et G.-A.de Caillavet, “L’Amour Veille , une oeuvre pleine de fraîcheur.Cette comédie sentimentale sera interprétée par tous les artistes des Comédiens Associés, entre autres: Mlles Antoinette et Germaine Giroux, Mme Jeanne Demons, MM.Jaque Catelain, François Rozet, Pierre Durand, Mlles Nini Durand, Pierrette Alaric, Maggy Belley, Irène Capri, MM.Camille Duchanne, Jean-Paul Kingsley, Edouard Monnet, Emile Bouffard, etc.C’est dans des décors modernes magnifiques que le metteur en scène, Henri Lctondal, a situé Tactiôn de cette pièce.“L’Amour Veille” a donc pour thème un sujet particulièrement intéressant, celui de l’amour, de l’amour complice de bien des ruines, mais qui fut aussi et surtout Partisan de bien des bonheurs.Donc qu’on ne manque pas cette semaine, au théâtre Arcade, “L’Amour Veille”, avec.Mlles Antoinet-le et Germaine Giroux.C’est une pièce qui fera passer une soirée des plus agréables.(Comm.) ST.DENIS "Copitor SUBMARINE ZONE — Film d’aventure» ot d'action inspiré de la Riierre actuelle.Un bateau va couler en haute mer Plusieurs passagers de caractère bien différent vont montrer leur vrai vlvsaue en face du danger.Il ne fait alors des transformations étonnantes.Les uns vont montrer des vertus insoupçonnées, les autres dos faiblesse» pitoyables.Vedettes: Pat O'Brien, Constance Bennett.Pour tous "Loew's" COMRADE X — Hlstbtro d’un tournv liste audacieux charaé d’un reportage au ’ apys des Soviets.Vedettes: C.ark Gable Hedy Lamarr.Pour tous."Palace** SANTA FE TRAIL — Film d'a ventures qui rappelle les temps où le Kansas était le poste le plus avancé do la civilisation.Vedettes Errol Piyn.Olivia de Havilland.Pour tous."Prince»” A NIGHT AT EARL ÇA RR DLLS ‘-Comédie musicale.Vedette(v^Ro.’*' Hobart.Ken Murray.Ruth Rouen» et Russell HtckX».pour public averti."Imperial' ESCAPE _ Drame.Vedette» : Norman Shearer.Robert Taylor.Four tou».DANCING on A DIME — Comédie mu-strale Vedette»: Grace McDonald «t Robert PaiKc, Pour toux 1 un HOmmE EST TUE DiXPIRSONNtS SONT SOUPÇONNEES .ofRi£Mf LA coupable _ I PLUS MAHOSHOMOU - VCRA KORENÏÏ maurjce escanJe*1*,^®E****'V' CARETTE efMfai JACQUe< BAUMER «iW r*w 1 flUiédatctetiAe.APT, LLEUPJ4 (OPERA I Cittü ! »«uh !« BiJOUM compiolcaf FtÜÏÜtRtI JEAN CHEVrtlia O LARQUEY à la scène aujourd’hui Antoinette et Germaine Giroux dans “L’AMOUR VEILLE’* avec Jaque Catelain, FrançoLs Rozet Réservez vos billets à FA.1104 RECITAL DU TRIO VOCAL PROARTE Philippe Crépeau ténor au RITZ-CARLTON, le 27 janvier à 8.45 p.Jeanne Baulne soprano Juliette Beaudoin Gertrude Baulne mezzo-soprano accompAgnâtnce Billets en vente chez Archambault.Lindsay, ou à FA.1252, AT.2144 et DO.5770.Prix: $1.15 ot $1.65, taxe incluse.CLÂRKGÀBLE HEDY LAMARR Joçtthw .Il» th# Funniei! VjL A l’affiche N:l JLTTif.A l’afflchc fh.Mo.f »««.( JJ -p .C.Ji I.n.W.44 Kl N MUMII ¦muni CORNÜI ¦ I CtKROl NfISH ROSI fflBMI ¦ MINOl anl CÔBIN» Btltl NclMCHlIN I A l’affiche SmCEtii RAYMOND MASSEY ?è semaine VOLUME XXXII — No 1) LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 18 JANVIER 1941 5 Directrice : Germaine BERN‘ER «a PM FEHINin Le martyre de la Belgique On se doutait de ce que ça pouvait tire, on ne l'imaginait pas aussi atroce.Y a-t-il beaucoup de lecteurs qui suivront le récit de la guerre de Belgique par Robert Goffin sans que leurs yeux s’embrouillent plus d’une fois?Non, le courage, la compétence, l’héroïsme ne suffisent pas toujours, lielas! pour résister d la force, A la ruse organisée en système, au nombre écrasant méticuleusement soutenu par un matériel unique et une discipline draconienne et le désespoir des soldats sacrifiés inutilement n’a où avoir d’égale que la désespérance des civils traqués comme des bêtes mus l’ouragan de fer, de feu, de mort.Après avoir décrit “l’enfer du Limbourg”, qui “sera vraisemblablement le souvenir le plus affreux de toute la guerre”, l’auteur ajoute: Si encore la victoire pouvait jeter l’auréole de la gloire sur toutes ces misères! • > Mais même pas cela! La défaite sans pitié, la soumission à un ennemi inflexible, les tourments de la privation et de la faim, dans les foyers déjà saignés par la guerre! Que serait toul cela, s’il n'y avait le fer rouge de la honte, la brûlure «if la calomnie, des bruits de trahisons et de lâcheté! Les 20,500 sacrifiés de la Vile Division témoignent de la grandeur do sacrifice.Et nous pleurons en terre étrangère, parce que ceux de chez nous, nos mères, nos parents, nos amis devient se taire et que nous sommes seuls à penser à nos morts et à nos héros, à entretenir la petite flamme de souvenir et nous- restons interdits devant l’injuste compréhension et le dédain, car nous savons que les Belges ont tenu dix-huit jours et qu’il est bon, dans la distribution des éloges ou des reproches, de comparer de que chacun a fait.L’auteur lui-même ne fqtt de reproches à personne, il ne dénonce ni n'accuse, mais à la constatation des faits qu'il étudie, il est clair que les secours alliés n'ont pas été ce qu’ils auraient dû être, ou qu’ils sont arrivés trop tard.D'ailleurs, les alliés eux-mêmes à ce moment-là n'osaient pas ce qu’il leur fattait pour leur propre défense: comment üumientSi {pi aider 'fin écrit: Depuis plusieurs jours, immense faiblesse des alliés et leur man-une fois l’aviation amie n’a apporté son ré-trqjjton*.L’extension du front belge n’a servi qu’à orts.(On sait que tous les avions belges avaient été détruits à tpur base par l’qoiation allemande avant même l'atlaque des forts.) t Pas nne fois raviatton amfê n’a apporté son réconfort moral à nos tioupes.Quelle tristessef Ç est donc titre que la Belgique n'a pas eu la moitié, pas même le quprt de ce que ses amies ont fourni à l’Espagne rouge, à l’époque de la sanglante guerrè civile.U y a de ces erreurs ou île ces pauvres calculs qui ne prennent pas de temps à coûter cher.Les Belges ont défendu leur jiol pied par pied, mais ils n’ont pu détendre leur ciel qui, dés te 10 mai au matin, appartenait aux Allemands que personne n'a pu déposséder.El après tous les désastres, toutes las douleurs et tous les deuils, dédaignant les conseils et les possibilités de passer en Angleterre et probablement en Antértque comme Ven d’autres, le Roi voulut partager le sort de son peuple et de ses soldats; volontairement, il est resté el subit depuis la captivilê.Malgré les mensonges et les accusations, il est nombre de coeurs qui n oui pas cessé de croire à la loyauté et au courage de Léopold III et qui pressentent que son nom, au ciel de l'Histoire, brillera d'un éclat phu grand el pins pur encore que celui même du Roi-Chevalier, parev-que eétai-là, au lira de la victoire et de la gloire, aura (onnii la défaite et la captivité en plus, afin de rester, malgré tout et en dépit de tout, au milieu-rie son peuple martyrisé.I! est d souhaiter que l’ouvrage de Robert Goffin, (en vente à la Librairie du Devoir),' soit lu par tous ceux qui prétendent que la Belgique n’a pus fait sa part, et très large encore.Si, par hasard, la fameuse “Madame Van Velder 'Kü§uU,ce /tjjre pathétique, peut-être consentirait-elle à remettre au mur feffigie de son Roi qu’elle a décroché avec tant d'indignation au mois de mai.Le grand maréchal de France lui a bien rends su décoration de la ttégion (Fhonncur, que lieynaud, ce menteur, lui avait enlevée.On jmnnait se rfcnsattder, par exemple, quelle serait la réaction, à la lecture de bé' lifrm, dà directeur d’un épais journal montréalais qui a copieusement insulté (pour me servir d’un terme poli), Léopold, en premières pape el quelque temps après, publiait la lettre du cardinal Van lioeÿ, dit ns de la quarante-troisième page! Raffinement de civilisé! « C’est travailler à la justice humaine, il me semble, que de chercher à redonner dans les esprits sa vraie figure au Roi des Belges, à qui l’on peut répéter, avec combien plus de sympathie encore, ces vers que l.ozeau dédiait au roi Albert de glorieuse mémoire: Sire, vous rehausse*: l’homme et la royauté! Quand auprès du soldat qui défend la Patrie, Vous courbez votre front sur la terre meurtrie Personne n’est plûlr grand que votre Majesté! A la dàle du 24 l’état-major beige a coi que de disponibilités, confort moral à nos multiplier Je nombre II disait encore, noUfe poète, dans un poème dédié à la Belgique: Tu vois tomper tes fiïS en héros! Mais ta gloire Débordera dpnuin des pages de l’Hisloire! La France ef)Ï0ï, de quelle ardeur nous vous aimons! Comme avec piété Soüvent nous vous nommons! Ces pensées d’il y « vingt-cinq ans renaissent dans les coeurs canadiens d'aujourd’hui aveé% même ferveur, avec la même pitié tendre.Et maintenant que, tout comme nos aïeux, nous voilà privés — pour combien de temps, hilasl — de journfliix français et belges, de livres, de revues que nous lisions avec plaisir, avec délices presque toujours, je me demande souvent ce que sont devenus dans la tourmente ces écrivains, ces femmes de lettres, ces poètes, ces artisles, tous plus attachants les uns que les autres, que nous avions pris la douce habitude de lire régulièrement ou d’accueillir avec enthousiasme dans leurs publications.Que Dieu leur soit en aide comme « leurs chers et malheureux pays! LES CLOCHES Les cloches dans le ciel ont assez de nuances En pleurant les décès, pour chanter les souffrances.Les cloches, ce mobile et divin truchement, Versant comme des pleurs sur un enterrement, Effeuillant comme des bouquets sur les baptêmes! — Urnes de lilas blancs! — Urnes de chrysanthèmes: -Tantôt on y perçoit les bruits d’un corbillard Qui s’en irait dans la banlieue et le brouillard; Puis, à d’autres moments, oscillant en mesure Sous les nuages blancs en rideaux de guipure, Les cloches, dorlotant les coeurs d'enfants nouveaux Ont ce balancement musical des berceaux! Georges RODENBACH Archiconfrérie N.-D.-des-Malades «-I-41 PRISCA Donner au Christ Toutes nos souffrances C.H.L.T.Vendredi 2h.15, messe expliquée aux malades.Chers Malades,- La Paix — La paix, chers amis, est un don de Dieu; le don le plus excellent qui soit fait au malade.Essayons, en ce jour, de cueillir ce fruit si précieux, mais cueillons-ie sur la croix même que Je bon Dieu nous a donnée.Cette paix surpasse tous les sentiments, et, si nous ne l’avons pas encore trouvée, c’est que nous n’avons pas su la chercher.Paix au pied de la croix: Cette paix au pied de la croix, c’est la paix qu’a ressentie Madeleine à qui Jésus a pardonné beaucoup parce qu’elle avait beaucoup aimé.C’est la paix du coeur qui est touché à la vue des souffrances.et en qui l’amour repentant ramène l’ordre et la tranquillité.C’est la paix de ia conscience purifiée par la retraite, par la réflexion et la contrition.C’est encore la paix de la réparation, c’est-à-dire celle qui commande de mettre un peu de baume sur les plaies de Jésus.Paix sous la croix: Comme Simon, le Cyrénéen, aidons Jésus a porter sa croix.Et comme lui aussi, qui commença à porter sa croix par force, pour finir par la porter avec amour afin qu’elle nous sanctifie toujours davantage.Ce sera alors la paix de la résignation, la paix de l’union avec le distributeur des croix, et la paix produite par Fonction de la croix de Jésus.Paix sur la croix: Avec le bon larron, cloué sur ta croix, disons, nous aussi, que nous voulons nous y abandonner entièrement.Voyons Jésus à nos côtés qui nous distribue sa grâce; voyous la joie que nous aurons dans le paradis, et disons-nous bien que si nous avons la paix sur cette terre, nous aurons une paix bien moins grande à côte du Dieu rémunérateur de nos mérites, dans Je ciel.Moyens pratiques: lo Tenons-nous fidèlement au pied de ia Croix avec Madeleine et Notre-Da-me-des-Malades.2o Quand il nous faudra subir nos croix, et c’est ce qui nous arrive chaque jour, acceptons au moins avec résignation ces épreuves, puisqu’elles nous sont imposées par une force supérieure, et la paix se fera en nos coeurs.3o Nous nous rappellerons que nous ne sommes plus seuls alors; nous unirons nos croix à celle de Jésus et nous demanderons le secours de Marie-Madeleine, de Simon le Cyrénéen, du bon larron, en disant à Notre-Dame-des-Mala-des, que c’est là ia continuation fervente de notre devise; “Donner au Christ, toutes nos souffrances” Mot d’ordre: J’ai péché, pourquoi alors ne souffrirais-je pas?Zoël FRECHETTE, pire, Aumônier diocésain, Sherbrooke.N.B.—Les causeries irradiées durant le Carême constitueront une neuvaine et leur sujet sera “Les apparitions de Lourdes”.Chez les fermières de Ste-Rose Fermières, pour l’élection du bureau de direction.Ont été élues, comme présidente, Mme Rodrigue Poirier, vice-présidente: Mme Joseph David; secré-taire-trésorière.Mme Roma Poirier, bibliothécaire-lectrice, Mlle Rosée Joly; conseillères, Mmes Camille Charbonneau, Hector Locas et Iré-née Bastien, cette dernière a été choisie comme conseillère provinciale.M.l’abbé André Maillé devient aumônier.Après que la nouvelle présidente eut remercié l’assistance et l’agronome, parlé des qualités que doit posséder la bonne fermière, des vetdus qu’elle se doit de pratiquer, énoncé le programme de l’année, ébauché quelques-unes des activi-ts futures, M.Lafortune, agronome, ayant présidé avec Mme Henry Richardson au scrutin secret, porta la parole.Il félicita d’abord les membres de leur heureux choix, souhaitant que l’enthousiasme se maintienne, puis a proposé comme côté pratique la préparation du programme potager et celui de l’embellissement des abords des maisons, avec concours et prix; il promit d’inviter des conférenciers qui rendraient plus instructives et intéressantes les réunions mensuelles du cercle et termina en déclarant que le gouvernement provincial établira dans le comté une coopérative du lin, de sorte que l’an prochain les fermières de Std-Rose pourront se procurer facilement toute la filasse voulue pour pouvoir à leur tour entrer en lice et rivaliser avec les autres cercles de la province dans le grand mouvement du iin.Sainte-Rose de Laval.— Le 14 janvier dernier, à la salie paroissiale de Sainte-Rose, avait lieu l’assemblée annuelle du Cercle des Les activités féminines Partie de cartes au profit du Cercle Missionnaire Samedi, le 25, à 2 h.30, aura Heu, à 120 Laurier est, une grande partie de cartes organisée par le Cercle missionnaire liturgique au profit des missions des Soeurs franciscaines missionnaires de Marie Pour Informations, s'adresser à Jeanne Lantbler, CH.7282, ou Cirez les religieuses, DO.8028.A Verdun La partie de cartes annuelle de l'amicale Notre-Dame du Revoir aura lieu mercredi, le 22 courant, à 8 h., k l'académie N'.-D des Sept-Douleurs, Verdun.Toutes les anciennes élèves et leur» amies sont Invitées.Partie de cartes au Foyer La maison du Rosaire (Le Foyer) donnera sa partie de cartes annuelle dans le sous-sol de l'église St-Sauveur, 375 avenue Vlger, mardi le 18 février, à 8 h.ün goûter sera servi Partie de cartes au profit d'oeuvres sociales Au profit des oeuvres sociales des religieuses de Marie-Réparatrice, une partie de cartes sera donnée lundi, le 24 février, à la salle dorée de l’hôtel Mont-Royal.Ont accepté de former des tables: Mmes Albert de Lorlmler, Albert Hébert, Charles Panet-Raymond, Edouard Marceau, Alfred Thlbaudeau, Archer, Joseph Hurtubise Edmond Brossard, Joseph Sr.wyer, Mlles Thérèse Oravel, Rose Oran-icr, Mmes Emile Simard, O.Lefebvre, D.J.Byrne, Charles Hudon, N.A.Tlmmlns, H.Dandurand, B.de Cbaunac, z.N.Cor-feau, J.A.Julien.W.Archambault, J E.Samson, Eugène Viau, J.E.Martin, Mlles Laurenda Raymond.T.Dalgneault, J, Charbonneau, Gabrlelle Oravel, J.et E.Prendergast, Mmes M.Marcotte, T L Tremblay, E, M.Dosslh, A.Roblllard, An-thlme Fortin A.P.Dorais, J.Gadoury, Raoul de Lorlmler, Maxime Raymond, M.Beullac, B.G.Bourgeois.J.T.Ostell, E Hurtubise, J.A.St-Dcnls, W.Coffin, Adrien Boileau, L.R.Bourbeau, D, McDonald, P Parley.P.Lnplante.de Beauhar-nols, B.Rocher de l'Assomption, Donatien Goyer, Henri Collard.Mmes Deslauriers, Dalgnault et A Poupart, de Ste-Martlne.Pour renseignements, s'adresser k Mme M Marcotte, DO.1438., ¦ ÜÉ HHÏ il MBfe ——— ~ nlï* con'H'cncC .j: 10 janvier q w -— invite* - * c",a"'cs .obaine* en voy tel est füL-—— Récollection et retraites La récollection mensuelle aura Heu dimanche, le 19 janvier, chez les Franciscaines missionnaires de Marie, 120 rue Laurier est, tél.DO.3026.Toutes les Jeunes filles sont cordialement Invitées.Il y sura une retraite pour dames, prêchée par le R.P.Louis-Joseph, O.F.M., k Béthanie.80 rue Laurier est, tél.DO.8026.du 20 au 24 Janvier, et une pour Jeunes filles orêchée par le R.P.Gagnon, du 24 au 26 Janvier Prière de se faire Inscrire au Plus tôt.La récollection pour les dames aura leu mercredi, le 22 Janvier, à 2 h.30 p.m.Retraites au couvent de Marie-Réparatrice 1025 BOUL.MONT-ROYAL, OUTREMONT B y aura des retraites fermées: en février, pour Jeunes filles du 6 au 9, du 13 au 16 et du 24 au 27.Pour dames, du 17 au 20.En mars, pour Jeunes filles, du 10 au 13 et du 14 au 17.Aux Trois-Rivières A 865 rue St-Charles, Trois-Rivières, pour Jeunes filles: du 25 au 28 Janvier et du 30 janvier au 2 février: du 3 au 6 février, du 1 au 10 et du 21 au 24 février.Pour dames, du 11 au 14 février et du 17 au 20.A l'Oeuvre de la Réparation à la Très-Sainte-Vierge Mme Prime Prénovost donne rendez-vous k toutes les amies de l’Oeuvre de la Réparation à la T.S.Face Inc., à l’occasion d’une partie de cartes qu’elle organise pour lundi prochain, le 20 courant, au no 4312 rue Papineau.Elle commencera k 2 h.30 et sera présidée par Mme R.de Tilly.Il y aura quatre prix par table, prix de présence et Jolis prix de bingo.Pour Informations, signaler AM.4959.Chez les ouvrier.» catholiques Dimanche, le 19 Janvier, k 3 h., aura lieu dans les salons de la Fédération nationale St-Jean-Baptlste.853 est, rue Sherbrooke, la réunion mensuelle de la Société des ouvrières catholiques.La causerie sur la Hollande, accompagnée de projections lumineuses, sera donnée par Mlle Madeleine Thlbaudeau; Il y aura programme musical, tirage d'un JoU prix de présence.Les membres et leurs amies sont cordialement Invitées k cette assemblée qui se terminera par le Salut du T.S.Sacrement.Partie de cartes chez les femmes d'affaires L’Association des femmes d’affaires, affiliée k la Fédération nationale St-Jean-Baptlste, organise pocr eudl, le 23 Janvier, à 2 h.30, une partie de cartes, qui aura Heu k la maison d’oeuvres, 853 est, rue Sherbrooke, et sera donnée au bénéfice des oeuvres de cette association.Le même soir, une autre partie de cartes aura Heu à 8 h.30, dans le même but.Partie de cartes de l'Association professionnelle des E.B.Jeudi, le 30.il 8 h.30 du soir, k la Fédération nationale St-Jean-Baptlste, 853 est, Sherbrooke, partie de cartes annuelle de l’Association des employées de bureau au profit des missionnaires Jésuites en Chine.Prix pour chaque table et beaux prix d eprésence.Billets en vente A la Fédération."Je vais être mère'/(1) Conseils aux futures mamans, par le DOCTEUR JACQUES FORTIER INTRODUCTION: Au cours de douze années de pratique obstrétricale, nous avons eu à répondre à bien des questions qui nous étaient posées par des futures mères au sujet de leur condition.Nous croyons faire oeuvre utile en publiant ce livre, qui les aidera à comprendre que la grossesse est un phénomène physiologique et que son évolution doit être guidée par les règles de l’hygiène.Outre l’étude des questions ordinaires, nous avons consacré un chapitre à l’eugénisme, un autre à l’avortement, à ses causes et à ia manière de le prévenir.La stérilité, ses causes, son traitement, sont exposés aussi clairement que possible dans un autre chapitre.En outre, nous avons cru bon de décrire la méthode d’Ogino-Knaus en détail.Nous espérons que ces chapitres donneront à la future mère des connaissances générales sur ces sujéts si importants pour elle.Il nous fait plaisir d’exprimer notre gratitude à toutes les personnes qui, par leur critique constructive ou d’une autre manière, nous ont encouragé à publier ce volume.Nous remercions lout particulièrement le Dr Albert Lesage, doyen de la Faculté de médecine, d’avoir bien voulu présenter cet ouvrage au public et lui donner le secours de sa haute autorité; le P.C.Chaput, S.J., qui a censuré le volume au point de vue de la morale catholique: le Dr L.-E.Fortier, le Dr Louis Fortier, le Dr Gaspard Boulay, le Dr Arthur Magnan, le Dr Raymond Simard, le Dr Roger Dufresne, pour leurs nombreux conseils, qui nous ont été précieux dans la préparation de ce travail.J.F.' (1) Volume de 338 pages, format bibliothèque.Au comptoir $1.50, par la poste $1.60.S.v.p.ajouter la taxe de vente.Service de Librairie du Devoir.Curé à Saint-David Québec, 18 — On annonce à l’archevêché la nomination de M.l’abbé Edmond Pelletier, à la cure de Saint-David de l’Auberivlère.Il était jusqu’ici curé de Notre-Dame-du-Portnge.La raison pour laquelle les fconsN pâtissiers réussissent^ toujours de savoureux desserts ?Ils emploient les essences Jonas.Faites, comme eux! 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Le martyre d’un homme d’honneur traité en suspect et relégué au ban de la société! Mais quoi?fallait-il donc lui laisser Yvonne?A celte pensée, Georges éprouva au fond du coeur un cruel déchirement; le remords, en lui.ne tuait pas l'amour, et c’est là ce qui faisait son tourment plus effroyable.—Yvonne?.lui répétait l’implacable voix.Tu n’es pas digne d’elle, tu ne l’as conquise que par le mensonge.Elle aurait horreur de toi, si elle voyait ton âme.Cela, c’était le pire de tout! A présent, Geirges frissonnait des pieds à la tête.Il avait trompé Yvonne! il avait trompé l’être admirable qui aimait Olivier comme un fils! Des lèvres du jeune homme jaillit une exclamation désespérée; il tomba sur ses genoux, sans savoir pourquoi ni comment.Puis, soudain, il se redressa en chancelant: quelqu’un montait l’escalier; Georges saisil un cliquetis, un bruissement de robe: c’était une religieuse qui venait veiller le mort.A peine était-elle entrée que Fresnay, comme un fou, sortait par une autre porte, il se trouva dans un couloir obscur, tâtonna le long des cloisons; sa main rencontra un boulon qu’il tourna; puis il s’avança, au hasard, dans un espace un peu moins sombre.Où élait-il?Un long soupir, tout à coup, frappa son oreille.Il crut distinguer une forme noire étendue sur un fond pâle.—Georges, c’esl loi?fit une voix faible, entrecoupée.—Yvonne! Elle était allée dans sa chambre et s’était jetée sur son lit pour pleurer toute seule, au milieu des ténèbres, —Mon ami! nppcia-t-clle doucement.I! approcha, se félicitant de ce qu’elle ne le vil pas • • Il sentit autour de lui les bras de sa femme; sur son épaule la tête frémissante de douleur.-Reste là! piiy-clle, sanglotante; parle-moi, ami.parle-moi de choses qui consolent.Hélas! il ne sut que caresser en silence le front enfiévré.Sa gorge était serrée comme dans un étau.Il comprenait bien ce que voulait dire Yvonne; mais il ne pouvait pas lui obéir: sa langue, enchaînée par un silenre inique, se réfusait aux paroles saintes; elles auraient sonné trop faux dans sa bouche.Et la pauvre enfant s’accrochait à lui comme au seul soulien, à la seule protection qui lui restât en ce monde.Ah! si elle avait deviné qu’il était mille fois plus malheureux, plus désemparé qu’elle!.Fresnay défaillait sous le poids si léger d’Yvonne.C'est qu’il était j lourd, bien lourd pour lui, le far-1 deau de cctle innocence.-Parle-moi, je l’en supplie! insistait-elle; parle-moi des belles! réunions de Là-Haut.Cela devenait intolérable.—Ne t’cxaltc pas ainsi! répondit-il sans savoir ce qu’il disait; tâche! île reposer, de dormir.Alors, lentement, les bars d’Yvonne sc détachèrent ; en même temps, comme un oiseau blessé, son âme replia sur cllc-méme les ailes blanches dont elle avait voulu enlacer Georges.Une glaciale impression de solitude venait de l'envahir.Georges s'éloigna, se cramponnant aux meubles; sur le palier, il rencontra Pauline.—Madame est souffrante, dit-il.Occupez-vous d’elle, donnez-lui de lu lumière, faites-lui prendre quel- que chose.—Oui! oui! s’exclama la femme de charge en sc précipitant.“Pauvre Monsieur! ajouta-t-elle tout bas, on croirait qu'il n’a plus hier, sa tête.Il y a de quoi! Hier la noce, et aujourd'hui l'enterrement!” .Fresnay ne pouvait demeurer longtemps dans cette exaltation; les émotions très violentes s'émoussent par leur violence même, et la détente nerveuse qui les suit procure une sorte de soulagement en engourdissant la pensée.II passa les jours suivants dans une accablante torpeur d’âme.L’obligation de parler, d’aller, de venir, de s occuper de mille détails lui pesait, terriblement, et cependant offrait comme un dérivatif à l’angoisse de son coeur.Il lui fallait dissimuler devant tous; Léopold Grandlieu et sa famille arrivaient; le télégramme funèbre les avait rejoints à vingt-cinq lieues de Paris.Us furent corrects, sans étalage de douleur exagérée; mais leur parfait égoïsme perçait bien un peu à travers cet- te correction.—Mon cher, dit le.banquier à Georges, vous avez une figure de l’autre monde! Le jeune homme ne s'en défendit pas: la fatigue, la commotion, 1* chagrin de voir souffrir sa femme suffisaient à expliquer cette altération de ses traits.Plus tard, quand il se rappela ces Journées de deuil, il les vit imprécises.voilées d’un brouillard, Il osait’ à peine approcher du lit et du cercueil de son beau-père; néanmoins, il cherchait à se dir» qu'il avail rêvé, qu'il n’avait pas vécu ces instants d'horreur; hélas! de même qu’après un tremblement de terre, des fissures, des ravages, des écroulements attestent le passage du fléau, l’ûmc de Georges gardait, de l’immense ébranlement, une irate Indélébile.(A suivre) G* lourcü «st 'miélmè au no 430 nj* Notre Dam* ut k Montréal car rltnorl-msrl# Potmlalr* < a responsabilité limit*» l, étl'lrlco-o- lurlêtalr* — George» P*U*W*r.atrectéur-ityrgM LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 18 JANVIER Wl VOLUME XXXII — No 15 1939-40 au Vicariat de Szépingkaï Par Mgr Louis-Adeimar Lapierre, V.A._ i _ Encore une année qui vient de finir, et quelle année! Elle comptera parmi les plus tragiques de l’histoire des peuples.Je laisse à d’autres d’en raconter les malheurs et de redire les ruines qu’elle a accumulées, je me contenterai de parler des faits accomplis par quelques missionnaires dans un coin du Mandchoukouo.Si, dans d’autres pays, la population a vécu dans la terreur et les angoisses par le spectacle des horreurs et des destructions dont elle fut souvent la victime, elle a eu un meilleur soi! dans la mission de Szépingkaï.Pour notre part, nous avons dû subir des ennuis, même rencontrer des obstacles, à raison du conflit qui existe en Orient depuis plus de trois ans: par contre, nous avons joui de la liberté et de la paix.Nos missionnaires ont pu travailler avec sécurité, continuer et même développer leurs oeuvres de mission.Nous devons rendre des actions de grâces au Ciel de la protection accordée et des résultats consolants obtenus.Dans les circonstances présentes, nous devons l’avouer, s'il faut rendre hommage au zèle des nôtres, il faut reconnaître que la fécondité de leur apostolat est surtout un don de la bienveillance divine.Quelques chiffres Le nombre des baptêmes a dépassé celui de l’année précédente: adultes vajides, 1,202; adultes moribonds, 215; enfants nés de parents chrétiens: 398; enfants moribonds, 2,644, en tout, 4,459 baptêmes.La population catholique s’est accrue notablement, elle est passée de 13,023 à 14,229.Nos écoles, malgré le prix élevé du coût de la vie, ont progressé : plus de 1,100 enfants ont reçu l’instruction religieuse dans nos écoles de prières, plus de 1,400 garçons et filles ont fréquenté nos écoles primaires et 375 jeunes gens ont suivi les cours de l’Académie commerciale des Clercs de Saint-Viateur.U V a eu aussi une vie chrétienne plus intense et une fréquentation des sacrements plus assidue: nos missionnaires ont entendu près de 100,000 confessions et distribué plus de 255,000 communions.Pour une population catholique si peu élevée, un peu plus de 14,000 en comptant les non-communiants, c’esi vraiment une preuve que les fidèles du Mandchoukouo ont de la piété.Fondations en suspens Si nous sommes fiers des succès obtenus, en tenant compte de la population du Vicariat apostolique de Szépingkaï, qui est de 3,500,000, on peut dire que 1.202 conversions, c est peu, c’est même trop peu.A cette marche, quand les fidèles de cette région seront-ils en nombre suffisant pour exercer quelque influence?Le malheur, c’est que nos missionnaires sont trop peu nombreux.ainsi que celle des catéchistes, hommes et femmes.Dans les pays catholiques où toutes les familles sont chrétiennes, l’enseignement de la religion est au programme scolaire, le culte religieux régulièrement organisé et la législation civile sont en accord avec les préceptes de Dieu et de l'Eglise.Avec un peu de vigilance, il est relativement facile, dans de pareilles conditions, de former des populations à mentalité chrétienne.Mais c’est autre chose dans un pays païen où les âmes sont pétries d’erreurs et de superstitions, façonnées dans les principes du paganisme.Elles traînent après elles des traditions séculaires pour la plupart en opposition avec la loi de Dieu, et ont en héritage un atavisme qui ne leur permet guère de posséder un idéal très élevé.C’est au sein de pareils éléments que nos missionnaires doivent choisir leurs fidèles et former l’Eglise future.Malgré de nombreux obstacles, et grâce à Dieu, le succès a jusqu'ici couronne leurs efforts.Nous continuons d’espérer en l'avenir.Dessertes Dans le but de former une génération éclairée et instruite de ses devoirs religieux, nos missionnaires s’efforcent d’entrer fréquemment en contact avec leurs fidèles.S’il y en a qui résident loin du poste central, ils les visitent régulièrement La plupart du temps, il y a dans les villages un oratoire où les fidèles peuvent se réunir.Là, le catéchiste, en l’absence du missionnaire, enseigne le catéchisme aux enfants, instruit les catéchumènes et préside, les réunions du dimanche.A cette occasion il fait une lecture instructive et pieuse, il récite le chapelet, il y a chant des mystères du rosaire, quelquefois il Préside les exercices du Chemin de la Croix.Lors de la visite du missionnaire, il y a toujours confession, communion, prédication le soir de son arrivée; le lendemain à la messe, il fait les recommandations qu’il juge opportunes.S’il prolonge sa visite de quelques jours, il en profite pour exhorter les fidèles, instruire les catéchumènes et mieux connaître l’état du poste.De la sorte les fidèles d’un groupe se connaissent bientôt et il s’établit entre eux des liens qui leur permettent de s’entr’aider et de se soutenir mutuellement dans la pratique de la foi.Ces grou pes de fidèles sont déjà un noyau qui donne des espérances pour l’avenir: plus tard ils formeront des chrétientés importantes; la plupart du^ temps il n’y manquerait qu’un prêtre résident pour y organiser régulièrement le culte religieux et réaliser ce qui ressemblerait à une paroisse.Poste central Cependant le gros du travail du missionnaire se fait au poste central, lieu de sa résidence.Etant en nesse qui les fréquentait et même aux parents des élèves qui nécessairement s’intéressaient aux succès de leurs enfants.Quelle oeuvre peut présenter autant d’occasions favorables d’établir des contacts entre le missionnaire et les familles chinoises?Nous avons dû les fermer pour la plupart, nous n’en avons conservé que deux: une à Szépingkaï, l’autre à T’aonan.Je ne parle pas ici de l’Académie Commerciale des Clercs de Saint-Via-teur qui est aussi reconnue par le Gouvernement.Mais ces deux écoles, pourrons-nous les conserver?Dans les conditions présentes, le missionnaire n’a guère d’influence à exercer sur les élèves, le gouvernement y impose un programme d’école neutre d’une stricte observance; il ne permet même pas le contrôle de discipline, il veut être seul à former la jeunesse.Le missionnaire reste cependant devant la population avec l’influence de tenir une école et avec Ja faculté, après les heures de classes, d’ensei-gi.er la religion aux élèves qui acceptent d'assister au cours de catéchisme.Un autre avantage d’une haute portée, c’est d’avoir à la mission catholique une école que le missionnaire peut suivre pour l ins ù Uie musicale Encore la tradition — Parodiant Boileau: Un quatuor vaut bien une longue Symphonie.mais — La musique allemande est morte, vive la française! Mon article du 4 janvier sur la tradition n’a pas eu l’heur île convaincre tout le monde, si j’en juge par le nombre des lettres que j’ai reçues.Au fond, cette question est plutôt du domaine académique, car dans la pratique, un concert ou un récital n’a d’intérêt que si l’exécutant, chef d’orchestre ou soliste, projette dans l’oeuvre une part plus ou moins grande de sa personnalité.Si on ne perçoit pas celte projection, le concert est ennuyeux, plat, comme disent certaines gens.Même si l’on i pense ou qu’on sait que l’interprète truction de là jeunesse nui se des-! a été.infiniment respectueux de la 0 pensee de l’auteur, ceci ne veut pus line soit au sacerdo c^e, j c|jre autre phose qy-ji a comprjs cet.te pensée à travers la sienne et les .1 ouf ,es besoins d une région aus- 1 tienne.Le si vaste et aussi populeuse, il faudrait des centaines de prêtres.Chose regrettable, depuis 1932, leur nombre n’a pas augmenté et les prévisions sont loin d’être rassurantes.Depuis huit ans, aucun poste nouveau avec missionnaires residents n’a été fondé: et même un d eux, Chang Sin Toun, a dû ¦tre abandonné.Pourtant les régions qui seraient en état de recevoir des missionnaires résidents sont nombreuses.Pourquoi nom-mer de nouveau Paokang.Kaitong.I aim Sieiou Choei Heue Tze et mène Wang Ye Miao.etc?Quel bien il s’y ferait! Dans quel- 2»lîe-.-an?xees’ il y aurail de belles chrétientés.Escomptant des recrues plus nombreuses et assuré de conserver les missionnaires en ae-ti'ite, nous avons déjà donné des espoirs a plusieurs de ces postes.Cest regrettable, mais il faudra encore quelques années avant de pou-rÇ.P°n(Ire à leurs demandes et d établir de nouveaux postes avec missionnaires résidents.Organiser l'Eglise Ce n est pas tout de convertir et de baptiser: l’oeuvre importante cest de christianiser les populations, cest d’organiser l’Eglise pour quelle puisse se maintenir, se développer et exercer son action vi-X'r‘an e’ .bienfaisante et salutaire dans les âmes.A cette fin deux choses importent: 10 former des groupes de fidèles bien instruits, dociles aux enseignements de 1 Eglise; 2o établir l’oeuvre des vocations sacerdotales et religieuses soit au soit à la vie religieuse.De plus, à côté de cette école, il devient facile d’avoir un pensionnat, surtout pour les garçons.A Szépingkaï et à T’aonan, si nous avions l’espace suffisant, nous pourrions en recevoir des centaines, avec un prix de pension qui couvre toutes les dépenses.Dans ces pensionnats, l’influence du missionnaire devient plus grande: une religieuse surveille les filles, un religieux, les garçons.11 y a un règlement de vie chrétienne et des cours de religion.Les enfants qui fréquentent les écoles publiques, nécessairement ne peuvent suivre ce cours.11 est vrai que ie grand nombre des enfants ne fréquentent jamais l’école; les rapports officiels ne donnent que 38% d’assistance dans les villes; dans les campagnes, les abstentions sont encore plus nombreuses.Pour remédier au manque d’enseignement religieux dans les écoles, les postes possèdent des pensionnats où des élèves païens en bon nombre se joignent aux catholiques.Ils y prennent leurs repas et y passent la nuit.S’ils doivent suivre les cours d’une école neutre, tous les jours, pour un temps déterminé, ils sont sous l’influence du missionnaire.S’il leur est accordé des loisirs pour les récréations et les jeux, s’ils ont des heures d'étude pour apprendre leurs leçons et faire leurs devoirs de classe, il y a aussi un règlement pour l’étude de la religion, l’explication du catéchisme et les exercices de piété.Ce sont là des moyens d’entrer en communication avec les famil les chrétiennes et aussi avec la population païenne qui regarde alors le missionnaire comme un homme de bien.Elle apprend à le connaître en attendant d’aller à lui pour s’instruire de la religion.L’ensemble de ce ministère apparemment ne comporte rien que de bien ordinaire, et pourtant c’est ___.i par ces moyens que durant l’année contact continuel avec ses fidèles, j i vienl de se terminer nous avons i.hu est plus faede de ks mstrui- ^btenu Jes résultats ci.haut meure et de les former a la vie chre- AU H|S MAJESTY'S connaissances que lui ont données ses études.Donc, deux cerveaux ne pouvant pas èire semblables, il n’y aura qu’une parcelle, la plus obvie à tous, de la pensée de l’auteur que filtrera celle de l’interprète.Et ceci peut même arriver du vivant de l’auteur, s'imposer même, avec ou sans sa permission.Ainsi: la Polonaise en la bémol majeur de Chopin.Le trio débute par deux mesures d’accords lourds arpégés, suivis d’un trait de quatre doubles croches descendantes sur chaque temps, figurant une charge de cavalerie, sur laquelle vient se former un appel de trompettes développé on thème principal.Chopin voulait, de la manière dont il jouait le trio, peindre une charge de cavalerie passant au loin, se rapprochant un peu, pas trop, comme la verrait un spectateur.C’était une suggestion plutôt qu’un tableau et l’effet devait en être décuplé.Son ami Liszt, anticipant en cela le cinéma, voulait au contraire qu'après les coups de canon des deux première mesures, la charge vint tout droit vers le spectateur, commençant lointaine et arrivant sur lui en trombe, au risque de le faire fuir de frayeur.La suggestion voulue par Chopin se muait en vision auditive sous les doigts de Liszt.Qui avait raison?Tous les deux, Chopin au point de vue de son idée créatrice, Liszt à celui de l’interprète, qui ne pouvait abolir sa conception personnelle pour obéir à celle d’un ami.Les deux interprétations sont donc entièrement logi service religieux de cha- CONSTIPATION CE SOIR AU COUCHER Une à deux tablettes ROBOL Résultat demain matin 25e la boîte Cla Chimique FRANCO Américaine Liée 1566, rue Saint-Denis Montréal Veuillez m’envoyer un échantillon de ROBOL Nom ¦ Adressa • * * s » • • • • et’ la Plupart du temps, pas de In mono)™,"i: «Ç * presentent-elles pas des traits com- muns?Les mêmes causes ne risquent-elles pas de produire les mêmes effets?La séparation d’un nemi; plus tard, tes par guerre à outrance avec Gambetta, (|ue Thiers devait, un jour, qualifier de “fou furieux”.J’entendis parler de la fameuse entrevue de Ferrières, au château d’Alphonse de Rotschild, où résidaient l’empereur Guillaume 1er et le prince de Bismarck.Je fus ému des larmes de Jules Favre.Je suivis avec angoisse le récit des voyages de M.Thiers à travers l'Europe, afin d’y trouver un allié, tout au moins un soutien.dan$.des négociations devenues inévitables.Personne ne répondit, pas même les amis de la veille.la monarchie capétienne, il n’y aurait pas plus de France entre Paris, Marseille, Lyon et Bordeaux, qu’entre Ankara et Nidji-Nowogôrod.Il y aurait un certain nombre, plutôt grand que petit, de fédérations gauloises, ligures, ibériennes, des embryons ou des morceaux d'unité eparse, vers le sud-ouest ou le nord-est, peut-être une vallée du Rhône monar-1 gouvernement du tout, la plus som-mqnarchie bre anarchie parmi les horreurs de la guerre étrangère! Voilà ce qu’il importe d’avoir sans cesse devant les yeux.L’esprit ne doit jamais arrêter de considérer et de méditer les préfigurations dont ,1 Histoire n’est que trop pleine.Unité française d'abord.Ce fut notre première réponse aux extrava- communications et les progrès de la technique.“Si l’on songe, écrivait le professeur Rappard, à la multiplicité et à i instabilité des systèmes douaniers et monétaires qui caractérisent et paralysent l’Europe contemporaine; si l’on cherche à faire le compte de toutes les énergies qui se dépensent et s’épuisent dans chacun de nos pays sans autre objet que celui de contrecarrer l’effort des autres; si Ton se représente enfin toutes les pertes qu’entraîne la vaine poursuite d’une impossible autarchie nationale et toute l’abondance qui pourrait résulter d’une saine division du travail et d’un élargissement pour tous du marché commun, les espoirs les plus ambitieux paraissent permis.” C’est pourquoi l’idée de la solidarité européenne telle que la propa L’unité de l'Empire français Un article du "Temps" Le Temps, qui paraît aujourd’hui à Lyon, publiait, le 7 décembre, l’article suivant; Jamais nous ne devons oublier que notre pays a son prolongement outre-mer, qu’il a son empire, et que la même âme l’anime de partout.L’émotionnante fidélité de nos protectorats et de nos colonies envers la Mère Patrie a retenu l’at- i tention du inonde.Séparés de nous par d’énormes difficultés, avec1 leurs communications coupées par i le blocus, les Français d’outre-mer ! auraient eu des raisons plausibles de se sentir isolés et abandonnés.! Mais dans leur isolement matériel, à aucun moment ils n’ont désespé i ré.Ils n’ont pas désespéré précisé j ment parce que la personne qui in- ! carne le chef de l’Etat leur a donné de grandes garanties pour l’avenir et pour l’unité inaltérable de l’Empire français.Ils ont la certitude, malgré leur éloignement et les obstacles matériels, qu’ils sont présents à sa pensée.Personne ne peut douter que la pensée de l’Empire ne soit continuellement présente à l’esprit du maréchal Pétain, comme l’ont montré les paroles qu’il a adressées aux colonies depuis Marseille, la grande ville clé des communications coloniales.Ce message a été adressé tant à ceux qui habitent la métropole qu’à ceux qui se trouvent dans des territoires lointains, sous l’égide du drapeau tricolore.On ne pourrait concevoir une Europe sans la France, mais pourrait-on aussi concevoir un monde sans l’Empire français?La loyauté des habitants des colonies a résisté de toutes parts aux effets du désastre militaire.L'units àbsolue de la France et de son Empire est un fait, et cette unité deviendra encore plus évidente dans l’avenir.R I E N '•il n’en coût e*®1 RIEN si votre généalogie ne contient pas les noms et.prénoms de tous vos ancêtres, dans toutes les branches, j u s -qu’aux premiers arrivés en terre québécoise.Institut Généalogique DROUIN "Une oeuvre nationale" Directeur : GABRIEL DROUIN 4184, rue ST-DENIS MONTREAL Tél.: LAncaster 8151 gances gaullistes du 26 juin dernier ?,e le Ueieh éveille des espérances, «i ._j -'En prévoyant l’établissement de et deux mois plus tard, nous ca- ou une presqu’île armoricaine nnm- ,ïi.!?ns !es1,mêmes choses à nos amis | n’arc!lé.s sûrs, de prix jusles et d’une '».— i , ‘ .’I .I R Hanoi, d ailleurs les mêmes encore monnaie stable, il trouve l’assenli- “Voici la France ce mois” Décembre 1940 de l’ensemble un magma de variétés et ’ de diversités, où le Grec, le Romain, le Punique, le Scandinave, auraient entretenu un grouillement de colonisation toujours mobile et mouvante.Ce chaos n’aurait même pas eu de nom.Ce qui l’organisa toujours et de meme manière fut l’épée, le en tirer profit, oui.je me 'demande | ScUonades‘chîîfs Spériaux^ld si, de lout cela, ne pourraient sor- royaux fondateurs tir une guerre civile plus redouta- je sais mi’îl f-.nt i • , ble que celle de 1871.une révolu- ' ».-S ifpl,A .''l1^ rendre le juste tion plus durable que celle de la Commune ?- Quinze siècles de Noëls français Un choix de textes originaux propres, cette année, à la comme moration de Noël —suivi d'articles sur des sujets d’actualité extraits pour la plupart et comme de coulu me, de la presse et des revues françaises.Au comptoir .25s, plus la taxe.Par la poste .3üs taxe comprise service de Librairie du Devoir.Quinze siècles de Noëis français; Conseils aux vivants, Henry de Montherlant; A la recherche dim équilibré, Georges Duhamel, de ’Académie Française; Hommage uix sports, Jeun Borotra; Lominé aoration, La Dépêche de loulou ,c; En attendant l’autre armistice, Uidré Morize; Le procès de 'a ‘science pure”, Dr Toudouzc; M> ie au point, Maréchal Pétain; Lx rails de In presse française.Polirait du maréchal Pétain, Maurice Marlin du Gard- Gergovie; croquis le guerre, IV, Louis Gillet, de I \ endémie Française; Visiles aux pri sonniers français, Margaret Hu ghes; Richesses souterraines.Louis Houllevigue; Lascaud, Paris Soir; Pour une politique du livre René Jultiard; Comment on construit m igloo, La Montagne, honneur, le juste hommage à l’autre element de la fondation: aux peuples de France, à la tendance de leur amitié, à la substructure de leur pensee et de leur sensibilité profonde.Notre confrère, M.Henry Pour-i it, vient justement de donner chez .Vu-lot, a Clermont-Ferrand, une admirable brochure sur le pagsati français, qu'il a décrit et peint, parfois sculpté, avec un véritable amour.Ua substance de la paysan nerie française recèle de magnifi que nous redisons chaque jour à tous les bons Français: Pétain! Pétain! Pétain!., L’avenir de la France Ce qu'en dit un journal espagnol Madrid, 2 décembre — L’hebdomadaire Destina, sous la signature de M.Jaime Ruiz Manent, publie l’article suivant sur l’avenir de la France: “La plus grande force économique de la France réside dans la fertilité de son sol, peut-être le plus privilégié de l’Europe, dans son industrie et dans l’esprit de labeur des Français.La première ne peu! avoir changé et la baisse que peut Qu’adviendrait-il ?M.Cadars écrivait dans la Liberté du Sud-Ouest, il y a une dizaine de semaines: Je m’adresse aux bons Français qui n’ont pas perdu leur bon sens, à ceux dont la passion ne trouble pas le jugement, et je leur pose deux questions: 1°) Que serait-il arrivé de la F'ran-ce si elle n’avait pas eu le maréchal Pétain au moment de l’armistice?2“) Qu’adviendrait-il de la France si le maréchal s’en allait?Chaque fo’s que j’ai posé ces deux questions à des adversaires du “gou- i ! vernement de Vichy”, j’ai vu ceux-ci | j écarter ces deux hypothèses avec \ effroi.Le maréchal Pétain ECRIVEZ NOUS POUR RENSEIGNEMENTS Où Von s9 habille bien Coupe spéciale j chacun Façon «signée Aussi "Valet Service" à votre disposition ERNEST MEUNIER MARCHAND-TAILLEUR 004, Rachel est - FR.0343-BSSO "Une bienfaisante lumière s'est manifestée." Cependant, au oie! de la France de 1940, riel chargé de tempêles, une bienfaisante lumière s’est manifestée et a réveillé les espoirs.Celle lumière, ce furent les paroles d’un homme, grand par son héroïque passé, par une ténacité victorieuse n„„s , .-.*>•¦•.¦» .- -.— - k-.- sur les champs de bataille, par un I tciiccluenes "’i aJe-’.JÎ.r-S,.q“es’ VV ?Vf,u,r sub.ie le second ne sera prosens humain qui jamais ne se dé- ' ’ et " .mentit.A l’heure la plus critique, il s'adressa à la France et à ses adversaires; il fut écouté.Aux uns il mollira l'étendue des dangers qu'ils couraient, aux autres son honneur d'homme et de soldat.Les uns et les autres comprirent et s’inclinèrent.L'heure était venue pour lui d’oc entier le pouvoir; afin de devenir un sauveur, il s’offrit en victime, il donna sa personne à la France, alors que ('accession au pouvoir ne pouvait être comparée qu'à une ,, , .Ya vrom/e vie natif- idle et sainte révèle de beaux germes et de solides espoirs pour le proche avenir renaissant.Encore bahlement que momentanée.“Si l’on considère les guerres et les invasions subies par la France depuis la Révolution jusqu’aux mo fn,.f u i .na ss , • Facore depuis la Révolution jusqu’aux mo ,' mcltre ensemble, il fautlments actuels, on demeure stupe- i.k.rt'llni‘V d ne faut pas quel fait de la rapidité avec laquelle elle n„„r ., ,i •««» «v m rapidité avec laquelle m relâchent! I ,t c est ce s’est relevée chaque fois, social, nalinnal lien civi ., .-, .qui est plus précieux que tout.C'est lui qu’il faut absolument inscrire en premier dans I ordre des efforts maintenus mi reconnus.Le reste est donné.Donne par une bonne el généreuse nature: les vertus du sol et du sang, montée nu Calvaire.Tenter un coup r .’’N'gjon.la famille, les d'Etat militaire, il l’aurait pu; il ne I „ 'i.(,p,pht,uer *'1 i!0 s'"«ê- 1c voulut lias et, fait presque unique, .j.,"- n ! •Ï'SU^ 1— ALBERT DUPUIS, orésldent A.-J.DUGAL, v.-p.et dlr.-gér.ARMAND DUPUIS, sec.-tré».quée.Elle pense donc comme les] autres, elle agit comme les autres: I elle n’a ni initiative, ni résistance.I Trace de petits entêtements raides et fugitifs.Simple et naturelle, elle n’a pas; l’ombre de vanité.Un peu de susceptibilité.Elle est j sincère mais elle parle peu d’elle et ] de ses affaires.Pas (Pesprit pratique, pas d’ordre et tendance à la paresse.D’ici àj trois ou quatre années, elle se modifiera.C’est encore l’esprit de la petite pensionnaire pour qui -tout est réglé et décidé, d'avance et par les autres.Jacques-Roger.— 11 est très jeune (1) Comme nous sommes /ieii-| et_ d’une sensibilité vive^porté à la reux! 40 photos commentées par tristesse: il a l’ecnture descendante deux pages de texte chacune; 132 Au service des laboratoires de biologie Les Fournitures Biologiques ANDRÉ 1832, Visitation, Montreal pages, format 6 x 9, 75 sous l’exemplaire; 80 sous par la poste.En vente au Service de Librairie du Devoir.Graphologie au “Devoir” ASPIRINE n'affecte pas le coeur Avez-vous besoin de bons livres ’ Adressez-vous ou Service de Li brairie du "DEVOIR” 430 rue No tre-Dame lest).Montréal.Camps de travail Les Allemands ont “organisé” des camps de travail en Belgique, notamment à Limai, Vlesembeck et Erenbodegem.L’autorité militaire a chargé l’Oberarbeitsführer Muller Brandenbourg, qui a organise ces camps en Hollande et au Danemark, de suivre le développement de cette organisation.Par ailleurs, les sous-officiers et soldats de carrière belges, prisonniers en Allemagne, peuvent retourner en Belgique s’ils acceptent de diriger les ouvriers dans ces camps.,, .„ , Le plan de “nazificalion .du pays se poursuit.Mais 1 hostilité de la population contre l’occupant grandit chaque jour.A Londres M.Roger Tavmans, chef-adjoint du cabinet du premier ministre, a été nommé chef de cabinet, et secrétaire du Conseil des ministres.M.Charles Tschoffen devient chef de cabinet du ministre de la Justice., M.Van Broekhuizen, ministre de l’Union Sud-Africaine, est arrivé à Londres, où il continue a repré-senter son pays auprès du gouver-nement belge.Au Congo Le gouverneur général M.Ryek-mans a signé un ordre interdisant la Iranstnission de dépêches coni' mereialcs expédiées du Congo aux territoires occupés par les Allemands, qui seraient susceptibles de renseigner l’ennemi.L’industrie en Belgique Selon des nouvelles de source allemande, la production dims.l industrie du charbon, en Belgique, Frauk-Gilles-Claude.— Reçu les lettres le 6 décembre.Plusieurs, arrivées en novembre, doivent passer avant vous.Soyez patients.Mimi Pinson.— Il est nerveux, d’humeur capricieuse.L’activité est inégale et depend de l’humeur.Je ne le crois pas très travailleur: les difficultés le rebutent et il n’a pas de persévérance.Le coeur est bon, délicat, sensible, el, à l’occasion, il sait se dévouer, mais il n’a pas assez de volonté pour que le dévouement soit égal el constant.Donc, la volonté est faible, indécise et très influençable.Aucune vanité et il déteste la pose et tout ce qui n’est pas naturel.Peu d’égoïsme.Sincère mais peu expansif.Très capricieux.AnnaheUa L.— Délicate, sensible, impressionnable et d’humeur très inégale, un rien l’égaie, un rien l’attriste.Elle n’aime ni l’effort ni le travail el laisse de côté tout ce qui l’ennuie.Bon coeur affectueux.Quoiqu’elle ne soit pas une égoïste, sa nonchalance la porte à ne pas s'occuper des autres.Volonté faillie .et influençable.File n'est pas encore une personne sérieuse, son côté enfant l’empêche d’avoir une personnalité mar- d’un enfant qui s’ennuie beaucoup.Bon, droit et franc.Le bon sens et l’esprit précis et clair, bi réflexion annoncent que le jugement se formera bien.11 est modeste, timide et il manque de confiance en lui.Attentif, appliqué, travailleur, le travail le fatigue facilement, car il est nerveux el délicat.Il est courageux et la volonté est précise, égale et ferme.Il bille contre sa sensibilité si facilement blessée et il la cache autant que possible.Un peu irritable, petites impatiences vite réprimées.C’est un enfant •seuf, babitué à garder pour lui ses impressions et ses sentiments, et il manque de la gaieté et de la joie nécessaires au bonheur des jeunes.Gentil, il gagne à être connu, car il est très timide et si délicat! J’attends.— Imaginative, délicate, sensible et tendre, elle est active, animée, pas très pratique.Elle a le goût des choses de l’esprit el c’esl une idéaliste.Remplie d'illusions et voyant souvent les choses comme elle désire qu’elles soient, elle peut se tromper dans ses jugements, d'autant plus qu'elle n'est pas dénuée de préjugés.C'est une sensitive limide.Droite et franche.Réservée mais pas défiante.Elle n’it ni vanité, ni prétention et sa gracieuse simplicité est aimable.La volonté est faible, capricieuse et influençable.Le dévouement semble peu exercé .et se développera sous la poussée de grandes affections, mais elle a peu d’énergie pour le pratiquer avec persévérance.Bien féminine et plutôt faible, elle profiterait d’une direction sage et forte.BROUSSAILLES — Beaucoup d’i-magination qui nuit à la sûreté du jugement et favorise la culture de la chimère, les exagérations romanesques et le goût de la fantaisie.Le coeur est bon, elle a de la générosité, peu d’égoïsme et cependant peu de signes de dévouement actif.beaucoup de bonnes intentions probablement.Ça ne donne pas grand chose sans l’action.Et ce qui empêche l’exercice du dévouement, c’est une volonté molle, le manque de résolution, pas d’initiative.Elle est souple, cède volontiers et ne sait pas vouloir; c’est un danger quand on se nourrit de rêves! Elle est plus timide qu’elle ne le paraît, elle est même craintive.D’humeur très capricieuse, l’activité est variable el inconstante.La bienveillance crée un optimisme imprudent et elle sera facilement la dupe de ceux qui abuseront de ses naïves illusions.Pas sérieuse: au lieu d’apprendre en observant et en réfléchissant, elle imagine.et se trompe.Elle a de la sincérité, de la bonne volonté, beaucoup d’animation et d’enthousiasme.Si elle devenait plus réfléchie el plus pondérée, elle gagnerait beaucoup pour son progrès et la bonne influence qu’elle pourrait exercer.Jean DESHAYES Coupon Rtapholofflqut ESQUISSE GEAPHOLCeiCUE de |EAN DESHAYES • •l au 'D t voi r>- Samedi, 18 janvier 1941.Bon pour 2 semaines Un coupon valable et 25 aoua en tlmbrea-poate doivent accompaRner cliaque •nvol.Tout manuacrlt doit être i l'encre,' aur papier non rayO.Ne pæ envoyer de copie.Adresser: Jean Deshayei, le "Devoir'', Montréal.TARIF des annonces classifiées du "DEVOIR" Téléphone: BEIair 3361 1 cent le mot 25o minimum domptant Annonce» facturée» mo te mot 40c minimum VAISSANCES sprvicks servi CES \NNIV ERS AIRES.GRAND”• MESSES REMERCIEMENTS PGUP SYMPATHIES ET AO^-EB îc par mot minimum de 50e PIAN-ÇAII.LES PROCHAINS MARIAGES tl ‘0 car "«ertlor IMPOT SUR LE REVENU Pour préparer l'Impôt sur le revenu s'adresser à Mlle Em.Charlebola.2210 Tuppcr.FItzroy 8908.références, expé-lence LIVRES à VENDRE Statuts Refondu» de Québec, volume: comme neufs, avec supplémenta 1909 è 1910.Girard.WAlnut 2781.Maison chauffée à louer Ualeunesse.pré* Jarry.loaement neuf 18 nièces moderne*, propres, eau chaude 1 incinérateur.Adulte».140 par mot».BU-pont 1096.
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