Le devoir, 27 octobre 1941, lundi 27 octobre 1941
"Le Canada eat un* nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la 3rande-3retagne, ou des États-Unis, ou de qui que ce soit d'autre, l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir da loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth brit annique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” fw-x-sn Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Diractsur-airsnt : Gaorget PELLETIER Rédacteur en chef t Orner HEROUX Montréal, lundi Î7 octobre T9#T REDACTION IT ADMINISTRATION 410 BST, NOTRI-DAMI MONTREAL TOU# LES SERVICES TELEPHONE t BELir 33*1* SOIRS.DIMANCHES ET PETES Admlniitratlon t BEIair 3361 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 3361 On ne gagnera la guerre que par l’invasion complète de l’Allemagne (row an page )) L’industrie de la pèche dans Le rappel des principales clauses de la loi de neutralité les Iles de la Madeleine Les moyens de transport lui ont manqué pour se libérer de (’exploitation par quelques marchands — Des produits des pêcheries madelinotes qui nous viennent après un détour par Halifax ou Boston — C’est le cas pour le homard qui ne porte pas souvent une étiquette indiquant son véritable lieu d’origine Les Iles de la Madeleine sont déficitaires, du point de Vue économique, nous avons eu Toccasion de le constater.Elles importent la presque totalité de ce qui leur est nécessaire et les exportations que leur permet le produit de leurs pêcheries sont loin, très loin, d’établir l’équilibre.Ce qui explique que tant d’insulaires madelinots sont constamment en dette, une année et parfois plusieurs années en avance, envers certains gros marchands, des li"s ou de l’extérieur, qui les exploitent depuis toujours.Il serait certes possible à cette région lointaine, presque perdue, de notre province de remédier à cela, de s’organiser une économie plus balancée.Mais il y aurait gros à faire; il s'agirait d’arrêter et de mettre en oeuvre un vaste programme de réforme, avec, comme de raison, l’encouragement et l’aide de toute la province et des autorités gouvernementales, celles de Quépec.Quand on part de si loin que les Iles de la Madeeleine, il faut de l’aide de l'extérieur, c’est indispensable.Et en l’occurrence, cette aide de l’extérieur devrait être d'abord et surtout celle qui peut venir du pays québécois, à moins que celui-ci ne soit prêt à reconnaître que les Iles ne lui appartiennent pas, que ses habitants ne sont pas de la famille, A venir jusqu’à ces dernières années, alors que la compagnie Clarke Steamship, d’ailleurs nantie d’un substantiel octroi provincial mais qui s’imposait certes en pareil cas, s’est mise à faire la liaison entre Montréal, Québec, en passant par plusieurs endroits de la côte gaspésienne.et les principaux ports madelinots, la population de l’archipel n’avait, non pas pour se rappeler mais pour apprendre qu’elle était québécoise, à peu près rien, si ce n’était d’un scrutin de temps à autre pour s’élire un député à Québec et un autre à Ottawa, ce dernier qu elles ont d’ailleurs toujours eu conjointement avec la circonscription de Gaspé-Nord.Cette circonscription de Gaspé-Nord était alors composée de deux parties, assez semblables quant à la population, mais qui n’avaient entre elles aucun contact direct.Tant que les Madelinots n’ont eu que le service intermittent du navire postal le Lovât, dont les propriétaires touchent du gouvernement fédéral un octroi annuel de quelque $48,000, ils n’avaient de relations suivies qu'avec les Provinces Maritimes, par Souris, dans l'Ile du Prince-Edouard, par Pictou et par Halifax, en Nouvelle-Ecosse.En plus de cela, des navires des Etats-Unis, ayant notamment Boston et Gloucester, au Massachusetts, comme ports d’attache, fréquentaient périodiquement les Iles, comme il les fréquentent encore, pour faire des cueillettes du poisson pêché dans ces parages.C'est ainsi que souvent des consommateurs montréalais, québécois ou trifluviens peuvent se procurer du poisson ou du homard des Iles de la Madeleine, sans savoir que c’en est, sans avoir aucun moyen de s'en rendre compte.Ces produits des pêcheries madelinotes leur parviennent par l’entremise de marchands de Halifax et même des Etats-Unis, qui ne manquent, comme de raison, jamais de poser leurs propres étiquettes sur le poisson qu'ils achètent en vrac et mettent eux-mêmes en paquets, dans leurs établissements, et même sur les conserves de homard qui sont pourtant préparées dans les homarderies des Iles.Le homard des eaux madelinotes, soit dit en passant, a la réputation d’être de qualité supérieure, ce qui tient, paraît-il, au fait qu’on commence à le pêcher de très bonne heure dans la saison, dès le mois d'avril, alors que ce crus-.tacé est à son mieux, qu’il offre une chair bien ferme.Mais sorti des Iles, le homard madelinot perd généralement son identité, on lui en fabrique une nouvelle soit dans les Provinces Maritimes, soit à l’étranger, et quand il parvient sur les marchés de consommation, voire sur nos marchés québécois, il porte d'habitude une marque mensongère.Ça n’est que tout récemment que des coopératives des Iles ont entrepris de mettre leurs étiquettes sur les boîtes de homard, du moins celles qui prennent 1« route des marchés québécois.L’un des grands désavantages des pêcheurs madelinots, t’est qu’ils sont presque complètement dépourvus de moyens de transport à eux pour se mettre en relations avec l’extérieur.Il suffirait probablement des doigts d’une seule main, et peut-être y en aurait-il de reste, pour compter les goélettes madelinotes capables de faire un assez long parcours en mer.L’automne dernier, au moment où S.A, R.la princesse Alice lançait son appel en faveur de ceux des gens des Iles de la Madeleine qui étaient dans le besoin — ça n’était pas le cas de tous, ni même le cas de la majorité, on a bien insisté, au cours de mon passage là-bas, pour que je le sache et pour que je l’écrive, — la Chambre de commerce des Jeunes, à Montréal, organisait une guignolée qu’elle destinait aux Iles.Elle avait projeté que des gdélettes de là-bas pourraient venir, chargées de poisson, jusqu’à Montréal, pour retourner ensuite avec les secours recueillis.Au vrai, les pêcheurs madelinots auraient été bien en peine de diriger une seule goélette si loin que Montréal.Ce ne sont pas des goélettes qui leur servent à l’exercice de leur métier, mais de simples barques non pontées, mesurant à peine une vingtaine de pieds de quille et pas plus d’une trentaine de pieds de la tille avant à la tille arrière.Il y a des goélettes d’assez bonnes dimensions sur les fonds de pêche madelinots, mats elles appartiennent pour (^plupart à des Acadiens de la côte du Nouveau-Brunswick, surtout du port de Caraquet.La pêche que font les Madelinots est sédentaire, c’est une pêche côtière.Leurs barques, leurs bottes ainsi qu’ils les désignent d'ordinaire, généralement pas garnies de voiles, munies d'un simple petit moteur peu puissant, ne s’éloignent guère à plus de vingt milles en mer, pour la pêche à la morue, et encore faut-il que le temps soit favorable.Cette année, par exemple, la saison des morutiers madelinots.à venir aux premières semaines de septembre, avait été à peu près nulle, à cause du vent, des grosses mers et des tempêtes.Les fonds de pêche pour le homard sont généralement un peu plus rapprochés et le maquereau, beau poisson d’un bleu étincelant, se pêche à la ligne à faible distance de la rive; de même pour le hareng, dont la prise, au filet, se fait chaque printemps en très grande abondance, mais que les insulaires ne considèrent pourtant pas comme une pêche.Le hareng, ainsi que la coque ou clovisse, sert principalement à la fabrication de la boette, c'est-à-dire des appats pour la pêche au homard, à la morue et au maquereau, II y a bien quelques établissements, appartenant à des marchands, pour la préparation du hareng fumé, boucané, comme on dit plutôt, mais ce poisson ainsi préparé n’entre pas pour grand'chose dans l’ensemble de la production qui se vend.Le hareng, dont la prise se fait de bonne heure au printemps, immédiatement après la chasse au loup-marin, est conservé maintenant dans deux entrepôts frigorifiques que le gouvernement de Québec a fait construire, il y trois ou quatre ans, dans l’île de l'Etang du Nord et dans celle du Havre-Aubert.De ces entrepôts, il en faudrait un dans chacune des principales îles, car sans boette, sans bonne boette —> il paraît que le poisson sait faire son bec-fin.pour ce qui est des appats qui l’attirent et le tentent — les diverses pêches, pêches que les Madelinots tiennent pour véritable, authentiques, ne donnent pas de rendements satisfaisants.D’autant plus qu’en ayant de sentrepôts frigorifiques en nombre suffisant et partout de dimensions assez vastes, il serait possible d’y garder, non seulement le hareng et les coques de la boette, mais aussi le poisson pris et préparé pour le marché.De cette façon les Madelinots parviendraient probablement à faire une place sur les marchés québécois'pour une partie de la production de leurs pêcheries, es qui ne serait à dédaigner ni pour eux, ni pour nous.27-X-41 Emile BENOIST qui mit des choses à se reprocher au chapitre du vol pur.Ainsi, il u a cette lettre d'un jeune homme qui, suns hesitation, écrivait qu'il venait acquitter le prix d’une cravate dont U s'étail emparé dans un moment de hâle, paree que le commis, alors fort occupé, tardait à le servir.U y a aussi une certaine proportion de gens qui emportent de menus objets par pure distraction.Quelques-uns de ces clients restituent Vobjet pris ainsi.La plupart, jugeant leur acte sans portée, gardent tout simplement les objets.Le lotal des pertes encourues de par les diverses catégories de gens qui, pour une raison ou pour une autre, se servent à même les comptoirs publics se chiffre dans les milliers de dollars annuellement.U est pourtant un danger auquel les propriétaires de ces magasins doivent parer, disait en terminant le détective: c’esl celui d’intenter une cause à un client innocent mais soupçonné.Car celui-ci peut revenir en justice contre le magasin.Chose étonnante: il s’est déjà produit des cas où on jouait au voleur pour ensuite obtenir des dommages du magasin.Ce que le detective a oublié de nous dire, c’est que, en dépit du vol à l’étalage, les magasins font encore des affaires intéressantes puisque, jusqu'ici, ils n'ont rien fait pour mettre leur marchandise hors de la portée immédiate du public.27-X-41 M.H.Le campagne à ce sujet se poursuit aux Etats-Unis — L’invasion de l’Europe continentale est-elle praticable à l’heure qu’il est ?— Réponse de M.Eden à ceux qui la demandent au plus tôt — Y a-t-il des points faibles dans la défense des côtes de l’Europe ?Les projets allemands sur Rostov et Astrakhan LE GOUVERNEMENT KING ET SA REGLEMENTATION DES PRIX ET SALAIRES A Ottawa Le gouvernement passe d’un extrême à l’autre La guerre seule est responsable de la nouvelle législation économique de M.King, dit M.McLarty — Le rôle des provinces, dans tout cela?—Attention à l’après-guerre — M* ^•c^cr es* parti à cause de la bureaucratie tra-cassière — Guérir une brûlure par le feu LE CHOIX HEUREUX DU CAPITAINE DE NIVERVILLE (Par Léopold RICHE/ti Ottawa, 27-X-41 — Le ministre du Travail, M.Norman McLarty, a annoncé samedi, tout d’abord dans, une conférence de presse, puis dans une allocution à la radio, les règlements de la nouvelle politique de salaires et d'allocations de vie chère.Il s’agit, dans l’ensemble, d’étendre le champ d'application de la politique ouvrière du gouvernement fédéral; de créer des organismes nouveaux, notamment un conseil national du travail ainsi que cinq conseils régionaux, un pour chacune des régions suivantes: les Provinces maritimes, le Québec, l'Ontario, les Provinces de l'Ouest, la Colombie canadienne.Dorénavant tout employeur du bâtiment, ayant un personnel de dix ouvriers oit plus sera obligé de payer l’in-* démnité de vie chère; il en sera de même de tout autre patron ayant , un personnel de cinquante ouvriers t iqio inc s’applique pas aux Industries do l'agriculture et de la pêche, non plus qu’aux hôpitaux, aux congrégations religieuses, aux institutions de charité et d'éducation qui ne sont pas administrées sur une base rémunératrice.Les employeurs qui peuvent établir qu’ils sont incapables, du point de vue financier, de payer l'indemnité pourront être autorisés à ne pas la payer ou à ne la payer qu’en partie.A cause de la guerre “La seule justification de l’intervention gouvernementale dans l'application de la foi économique de.l’offre et de la demande et dans le domaine des privilèges exercés par BiHtf du tolr Vol à Tétologe Le voleur d’aujourd’hui peut èlre le repentant de (jfinain.Ceci n’est pas t’extrait d'un, sermon d’hier, mais la parole d’un détective attaché à un grand magasin de Montréal, qui donnait ces jours derniers à un journaliste scs impressions sur le vol à l’étalage dans les magasins à rayons.Selon ce surveillant des comptoirs publics, si beaucoup de gens s’emparent plus ou moins discrètement d'articles à l’éialage, beaucoup aussi en ont des remords et retournent soit la marchandise, sait l'équiva-lenl en argent.D'aucuns font accompagner leur restitution d une note explicative, la plupart du temps anenyme.Quelques-uns font ce geste avec humour, Ici celui qui écrivait: “Je vous retourne ces quelques articles.Je les avais destinés ô ma femme, mais elle a quillé le nid".Celui-là avait pris des arlicles a plusiàuu reprises.D'autres fols, la noté est celle d'un coeur franchement contrit et se termine par un larmoyant Forgive me, ou un pieux Priez pour moi.// y a aussi celte letlre venant d’une ville étrangère et dont l'auteur, tout en enrichissant son envoi d'un chèque de deux dollars, expliquait nu destinataire qu'il élait venu à Montréal sur le pouce (hitehiking) el qu'il avail escamoté une bouleiUe de lotion à un comptoir de parfumerie beaucoup plus par habitude de Bloc-notes Détails précis La Voix d’Evangeline (numéro du 23 octobre) nous apporte des détails précis sur l'organisation, aux Provinces Maritimes, des services de l'assurancê-chômage.Cela vaut la peine d’être textuellement cité: On a publié ces jours derniers, à l’occasion de l’iumigurathn du Bureau de la Coûné-fssioii de VAssurance-chômage pour les provinces maritimes, les noms des officiers de.eel important organisme.Le surintendant, pour cet te région, c’est M.II.P.Hartley, Ç.H.Il aura vour l'assister le major Silas C.Wright, surintendant adjoint, M.It.V .Sladen, inspecteur régional, ./.P.Keating, Ha-milton tiaird et G.H.Purdy.De ces six fonctionnaires un seul, M.Sladen, cannait le français et le parle couramment.Les autres sont unilingues, ce qui veut dire en pratique qu’ils n-t (Suite à la dernière page) Le carnet du grincheux Deux amis arrivaient à l’église, hier, en discutant la réglementation Hes bonis de guerre.L’un d’eux, député fédéral,, dit à l'autre: '‘Pas besoin de vous en faire avec ça, c’est pour boucher des gueulards.” .«fc * * * Personne ne lit le Jour, sauf les correcteurs d’épreuves (notre sympathy leur est aequisel et Pamphile qui l'im- prime.Mais la Caiette, qui a les mêmes appuis que le Jour, le cite parfois.Grâce à ce carambolage les articles de celui-ci atteignent quelques lecteurs.?* * Nous doutons cependant que cela fasse toujours du bien i Jean-Charles.Les Anglo-Saxons n’ont que dégoût pour les itoolpigeom.ainsi qu’ils appellent les indicateurs de police.* * V Voici un passage de la traduction d’un article du Jour dans la rubrique French Press de la Casette; He who runs may read that the Devoir is anti-British, that it was fundamentally opposed to Canada's participation in the wet; that it secretly applauded the capitulation of Vichy and af that time hoped Britain would not continua alone to fight Hitler, and that today it wishes Russia may be defeated and considers it desirable that a peace by compro-mise shall be the sequence to Russia's defeat.¥ * * ''Secretly applauded" .Jean-Charles fouille les reins et les coeurs tout comme Himmler.Rien de plus nazi que de chercher querelle d'Allemand.Espérons que le prix de la délation a monté depuis les trente deniers.* * * M.Roosevelt et M.King sont des copains.Mais Mme Roosevelt nous a tout l’air de ne pas voir là une raison suffisante pour approuver le New Deal de notre premier ministre.* * * Voici en effet, selon la traduction du Canada de ce matin, ce que dit la femme du président au sujet de la fixation des salaires: Les Russes n'ont pas encore admis la perte de Kharkov, ville industrielle du bassin de la Doneti et qu'on a souvent comparée à Pittsburg, la ville amé ricaine de l'acier; mais, selon les dépêches de I''Associated Press”, les Allemands affirment depuis quelques jour* s'être emparés de Kharkov et s'ils mentent dans nombre de leurs communiqués officiels ou exagèrent leurs faits d'armes, ils n'ont pas encore menti quand ils ont dit avoir pris telle ou telle ville de Russie."Give the devil his due".La perte de Kharkov est un ennui sérieux pour les Russes, du point de vue industriel, I et un embarras pour le maréchal Timoshenko, qui vient de prendre le commandement des armées du sud.On prévoit que le prochain objectif des Allemands ce sera Rostov, qui défend jusqu'ici le chemin des champs de pétrole du Caucase et la route de la mer Caspienne.On porte aussi d'Astrakhan, dans le delta du Volga, l'une des grandes routes fluviales de la Russie.Si cela se faisait, cela barrerait aux Russes la route de l'Iran par la mer Caspienne, et créerait des obstacles aux transports d'approvisionnements anglais et Américains à destination de la Russie par voie du qolfc Persique et du chemin de fer transiranien.Il est indubitable que les deux villes de Rostov et d'Astrakhan tombant aux mains des Allemands, le réapprovisionnement de la Russie par l'extérieur serait singulièrement critique.On a parlé d'envois considérables du port de Boston à celui d'Arkhangelsk, sur la mer Blanche; mais pour cela il faudrait que les transports américains ou russes fussent formés en convois puissamment défendus, à travers l'Atlantique, tout comme ceux qui ravitaillent l'Angleterre.Le Reich a ses submersibles au guet et la voie du golfe Persiqye reste la plus facile, malgré tout, si elle est la plus longue, avec celle de Vladivostok, que les Japonais peuvent bloquer n'importe quand.Il y a quelques heures, le premier ministre Tojo, du Japon, a déclaré que son pays n'o pas à reculer et qu'il peut foire la guerre, sans tenir compte des pressions internationales.On interprète cela comme une répons* à peine déguisée à la déclaration de vendredi dernier du secrétaire oméricoin de io Marine, M, Knox, qui a dit plus ou moins diplomatiquement: "Je m'attends à un choc avec le Japon n'importe quand".En Angleterre tout un groupe ouvrier tenre de déterminer un courant d'opinion favorable o une invasion britannique du continent européen.M.Eden a répondu il y a quelques heures à ceux qui préconisent cette diversion en faveur des Russes et a insisté sur ce qu'il ne faut pas faire courir à Londres le péril d'un nouveau "Dunkerque".En France, l'opinion est agitée par suite des relations en France occupée entre Allemands et Fronçais.Aux dernières nouvelles, on parle de pistes que les Allemands auraient découvertes, au sujet des attentats de Nantes et de Bordeaux, déjà durement réprimés et qui pourraient coûter la vie à une nouvelle série d'otages déjà incarcérés.M.Roosevelt et M.Churchill ont l'un et l'autre protesté contre le massacre d'otages innocents et le général de _______ ________________________ _ ., Gaulle a demandé par radio à ses partisans en Fronce après Dunkerque, afin de parer à la défense essentielle de cesser tout travail pendant cinq minutes, vendredi i Royoume-Uni à peu près totalement dégarni prochain, en mémoire des otages fusillés et en guise d'armes et d'artillerie, le professeur Thomas ajoute fera face.Il ne s'agit pas de plaire aux gens, il faut d'abord agir sagement.On n'improvise pas,* en temps de guerre, si brillamment que ce soit.A ceux qui ont critiqué le premier ministre, M.Churchill, à cause de sa prétendue inaction, M.Eden répond qu'en vérité ils ne savent ce qu'ils disent et que, pov:r une part, du fait de M.Churchill et de ses initiatives, l'Angleterre est dans une situation meilleure qu'en 1940, notamment dans le Proche-Orient.M.Alexander, premier lord civil de l'Amirauté, dit pour sa part qu'il importe d'abord de protéger le centre de l'Empire, la Grande-Bretagne, et qu’il est essentiel de commencer par fabriquer et tenir en réserve le maximum d'armements possible, pour gagner la guerre.L'attaque contre laquelle proteste M.Eden, au sujet de M.Churchill, est le fait d'un député travailliste en vue, Emmanuel Shinwell, qui a dit à Cambridge, il y a déjà plusieurs heures, que si le premier ministre n'émonde pas son cabinet, "le pays cherchera bientôt l'homme qui jettera dehors le premier ministre Churchill (the country would seek the ouster of Prime Minister Winston Churchill)".Il a conclu: "Je commence à croire qu'il n'est pas de l'intérêt public que les membres du gouvernement présent restent aux affaires du pays".Dons une longue lettre au "Times" de New-York ^ÜRÜSSEU don ameche KAY FRANCIS Tfè'Sÿcâ Tùù c'.ùffpes" IMPÉRIAL Aujcurtl'hul et jusqu’à jeudi SONJA 1IENIF, JOHN PAYNE "SUN VALLEY SERENADE" 2omr spectacle : "WILD GEESE CALLING" VFlllé» d'ama*eur»“ A , MSTiNli; swtKMwi JOinil M**- ' 2K, ¦ 30*' ’30/40c Mardi le 28 octobre.G’est demain soir que M.Thibault, P.S.S., recommence ses cours de chant grégorien à l’Université de Montréal, rue St-Denis.Comme par les années passées, le cours comporte la prépara* tipn à la direction du chant grégorien, suivant une interprétation ba- .» M mÂmc c/a i i n; I 1 v il * «un H III IIIIl, 1 U ICI |!I v t H V1\PI t l/r» Ces attraction* .f,0”*éc sur les principes de l’Ecole de les auspices du comité d’épargne de guerre.Hier, la vedette invitée était Jean Snbton.Une foule des plus denses s’était rendue l’enten-itre, M.H.Solesmes, aujourd’hui enseignés dans toutes les grandes écoles de musique religieuse du monde catholique.L’ouverture est à 7 heures et de-t mie.j VARIITIS LYRIQUES — MONUMENT NATIONAL Direction DAUNAIS-GOULET 27 - 28 - 29 - 30 OCTOBRE 'en «oiretl JOSÉPHINE VENDUE PAR SES SOEURS Opéra-ftouffs en 3 actes de ROGER Mârthe LAPOINTE, Olivette THIBAULT Adrien LACHANCE.Lionel DAUNAI».Charle» COULET Prix de* pltce.*: r?c, 1.Î0, 1.33, 1.(3 (Toute» (axe* incluse») Kn vente: Monument Natlcna! de 10 h.à 6 h.Té).PL.91*1.3 ligne* VOLUME XXXII — No 249 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 27 OCTOBRE 1941 PACE EEMINin Directrice ; Germome BERN'ER Quelques conseils aux nerveux Persuadez-vous que la lutte esl la condition de l’homme ici-bas, et ne cherchez pas sur cette terre un repos que vous n’y trouverez pas parce qu’il n’est pas fait pour elle.Prenez donc votre parti d’engager une lutte sans merci, une lutte a mort.Contre quoi?— Contre votre système nerveux qui prétendrait vous asservir.Mais comment lutter alors que la volonté est atteinte?— En agissant, si absurde que puisse paraître ma réponse.Sous l’effet du découragement vous vous êtes habitués à l’inaction, elle est devenue pour vous une nature; mais "on triomphe d’une habitude par une autre habitude”.Ces*outiIs se rouillent pour avoir été laissés trop longtemps au rancart.Persuadez-vous que votre volonté n’est jamais abolie.En dépit des apparences elle subsiste sous la couche.de rouille, et vous la retrouverez le jour où vous consentirez à l’exercer à nouveau.Vous devez éviter, il est vrai, le surmenage, mais ne soyez pas obsédés par la crainte de vous fatiguer.Vous voyez des malades prendre plaisir à un jeu, à une occupation quelconque, et s’arrêter soudain angoissés par la crainte de la fatigue.Et ils se retirent farouchement à l’écart, et s’enfoncent pour le reste du jour dans leurs rêveries déprimantes sans se douter qu’ils dépensent ainsi autrement d’influx nerveux qu’en sortant de leur terrible moi.Ils ressentent un besoin éperdu de se torturer l’esprit, ils recherchent, ils cultivent dans le passe, dans le présent, dans l’avenir, toutes les causes de désespérances.Ils repassent jusqu’à satiété les amertumes de leur vie, comparant le présent au passé, se représentant ce qui aurait pu être et ce qui n’a pas été, ruminant chaque déception, prévoyant toujours le pire et pour eux et pour les leurs.Toute situation compliquée, difficile, devient irrémédiable: ils ne guériront pas, ils ne seront jamais à même de remplir leur tâche.lx*ur cerveau tourne et retourne dans le même cercle affolé, leur coeur est comme dans un étau, broyé par l’angoisse.Quand donc comprendrez-vous que ce que vous devez redouter ce sont ces rêveries mortelles et non la fatigue de la bienfaisante diversion.N’excédez pas vos possibilités, mais ne vivez pas non plus trop au ralenti.Vivez au contraire à vous occuper continuellement dans le calme., .Soyez tout entier à la tache fixée et terminez-la toujours avant d'en entreprendre une autre.(lardez-vous de la fantaisie: que l'emploi de vos journées soit regie d’avance.Les gens méthodiques qui font chaque chose en son temps ne sont jamais pressés et atteignent sans »ffort au but prescrit au lieu que es autres s’agitent, s’énervent, le plus souvent en pure perte.Entraînez vous progressivement i faire de petites choses e! faites-les très bien.Soyez des indépendants, mettez en pratique la fameuse maxime, •bien faire et laisser dire".Lest une grande force de savoir mépriser le ‘‘qu’en dira-t-on!'.N’analysez pas constamment vos malaises; l’idée crée la sensation.Voire imagination affolée vous por-te parfois à amplifier singuliere-mcnl.Certains malaises qui vous paraissent intolérables seraient parfois ressentis de façon très supportable par un individu à mentalité normale.Ne vivez pas constamment dans l’inquiétude de l’avenir qui sera peut-être différent de ce que vous aurez prévu.Vous passeriez parfois îles journées très acceptables si vous n’étiez obsédés à l’avance par -votre prochaine nuit et le crainte de ne pas dormir.No perdez jamais l’occasion de conseiller les autres dans le bon sens.Les nerveux sont généralement doués d’une grande subtilité: leur jugement n’esl en défaut qu'a leur endroit.On constate maintes fois leur sagesse à l’égard d’autrui.Ne laissez rien percer de vos propres défiences, ce qui affaiblirait votre prestige; mais parlez en toutes circonstances, de manière a donner, tant au moral qu’au phy- sique, l'impression d’un être parfaitement équilibré.Entrez dans la peau du personnage que vous souhaiteriez être, et conseillez en conséquence.A force de vous évertuer à suggestionner les autres dans le droit sens vous réformerez à la longue votre mentalité défectueuse et arriverez à pratiquer ce que vous prêchez si bien.Selon l’avis du Père Eymieu dans son remarquable ouvrage: Le Gouvernement de soi-même, passez votre temps à faire “comme si”.Comme si vous étiez joyeux alors que le sort vous accable et que vous vous sentez tristes à mourir; comme si vous étiez confiants alors que vous désespérez; comme si vous étiez sages alors que vous êtes déraisonnables; comme si vous aviez le goût de l’action alors que tout effort vous répugne; comme si vous étiez décidés alors que vous êtes irrésolus.Ne criez pas à l’impossible.J’ai rencontré plusieurs fois pour ma part des êtres mille fois plus atteints dans leur système nerveux que vous ne l’êtes vous-mêmes (car pour eux il ne s’agissait pas de simples troubles fonctionnels mais de graves lésions); ils passaient sans exagération par de continuelles et harassantes souffrances physiques et morales, et ils ne se laissaient pas dominer par elles.Ils lui opposaient leur volonté accablée mais quand même toujours triomphante, et beaucoup venaient chercher près d’eux appui et réconfort.Ceux-là, il est vrai, étaient dominés par un idéal supérieur, ce qui, toujours d’après le Père Eymieu, est encore le moyen de lutte le plus efficace contre les déficiences nerveuses.Sans doute puisaient-ils le secret de leur force surprenante en cette pensée si éloquemment formulée par Mgr Mermillod: que, cette vie n’est qu’un chemin, un passage, une lutte, une préparation à l’Eternité, où la vie sera pleine, complète, abondante et surabondante.Marguerite Du COL’EDIC —(Le Corps et l'Esprit) - Religieuses de retour d'Europe Saint-Hyacinthe, 27 (D.N.C.) — Six religieuses de la Présentation-de-Marie, qui étaient dispersées dans les pays d’Europe, sont arrivées ce mois-ci à la maison-mère de leur communauté, à Saint-Hva-cinthe.Cinq ries religieuses, parties de France, ont fait la traversée à bord du Nyassa, et la sixième, qui se trouvait en Suisse, à bord de, YEscalibur.Ces religieuses sont les RH, SS.Saint-Xavier (Yvonne Paradis), de Rock Forest, venue d’Alès, Gard., France; Sainte-Cécile (Alberte Pé-loquin), de Saint-Aimé de Richelieu, venue d’Orange, Vaucluse, France; Sainte-Eugénie (Cécile Marc-Aurèle) St-Hyacinthe, venue de Moulins, Allier, France Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus (Annette Charest), de Thet-ford-les-Mines, venue de Saint-Julien en Genevois, Haute-Savoie, France; Claude de la Colombièrc (Gertrude Harbour), de Manchester, N.H., venue de Bordeaux, Gironde.France; Sainte-Avélina (Rachel Rhéaumc), de Cowansville, venue de l’Institut Catholique, Lausanne, Vaud., Suisse.On nous informe par la même occasion que quatre yulres religieuses de la Présentation arrivèrent d’Europe à Saint-Hyacinthe au cours de Tannée, Tune en février dernier, et lis trois autres en août.Ce son! les RR.SS.Cécile-de-Rc-me, (Marie-Ange Larivée, de Westbrook, Me., venue de Bordeaux, France, par Lisbonne; Stanislas de Jésus, (Rose-Anna Frappier), de Woonsocket, R.I., venue d’Orange, Vaucluse, France; Suzanne du Bon Pasteur, (Léontine Campbell), de Saint-Jean d'Iberville, venue d’Aix-cn-Provence, France; Sainte-Mar-cienne, (Jeannette Rivard), de Woonsocket, R.I., venue de Saint-Sébastien, Espagne.La première fil le voyage do retour sur YEscalibur, et les trois autres s’étaient embarquées sur VEscambion.FIGURES D’AUTREFOIS Pour servir votre santé Avez-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous au Service de Li> brairie du "DEVOIR" 430 rue Notre-Dame lest), Montréal.Delphine Chiffres terribles Aux yeux de s^s contemporains elle incarne vraiment ta poésie elle-même, et rien ne peut donner une idée de l’enthousiasme suscité dans la société romantique par cette belle jeune fille “aux boucles blondes, aux yeux couleur de ciel, à la blanche robe Ue mousseline”.A ce moment — nous sommes en 1820 -— Sophie Gay, sa mère, se demande non sans inquiétude quelle destinée est réservée à Delphine qui, adulée par le monde littéraire de l’époque, vit dans une exaltation due à son culte pour l’histoire et pour tout ce qui a trait au lyrisme.Elle a une passion pour Racine, et dit les vers avec tant de souplesse et d’harmonie qu’après une audition d’une de ses élégies, chez Madame Récamier, dans le salon de i’Abbaye-au-Bois, elle reçoit ces simples lignes de Chateaubriand, alors ambassadeur à Londres: “Je sais pourquoi vous dites si bien les vers; vous parlez votre langue.” Tout ce qui lui permet de frémir, de vibrer, la séduit et Penchante; elle ignore l'envie et son âme ne connaît pas la misère engendrée par la bassesse du coeur.Rien ne l’évoque mieux que le fameux portrait peint par Hersent, où elle apparaît en robe blanche agrémentée d’une échape bleue : le regard inspiré, la tête coiffée de ses cheveux arrangés selon la mode du temps; de sa personne se dégage une impression d’équilibre et de pureté, tandis que la ligne de la bouche renferme une part d’ironie qu’il serait vain de vouloir dissimuler.Les compliments des plus hautes personnalités ne font pas perdre à Delphine le sens de la mesure, qui est une de ses qualités primordiales.Charles X lui témoigne de l’intérêt et, le 14 janvier 1825, au vernissage du Salon, après s’être arrêté devant la toile de Hersent, le roi s’approche de la Muse et lui déclare goûter ses oeuvres d’une façon particulière, car, ajoute-t-il, “vous écrivez si bien”.Mais Delphine, ainsi que le proclame sa mère, “aime mieux la poésie que la gloire”, et un secret qu’elle ne parvient pas à garder s’échappe en quelque sorte de ses lèvres par la préférence qu’elle témoigne en faveur de certaines de ses pièces où éclate son bonheur: "Quel bonheur d’être belle alom qu'on est iaimée ! "Bientôt li v* venir I Bientôt 11 va me (voir : "Comme, en me regardent, 11 sera beau [ce goir.El, dans un autre de ses poèmes, elle invoque “l'ange de la poésie”: “Allez, et secondez vous-même “L’ardeur dont 11 eet enflammé :."Ne lui dites pas que Je l'aime.“Mais faites qu’il se sente aimé.” Quel élait donc ce privilégié remarqué par Delphine?Un lieutenant de gendarmes rouges de la garde royale, le comte Alfred de Vigny, poète déjà célèbre.Le roman n’eut, hélas! pas la suite rêvée.La mère d’Alfred refusa son consentement, et celui dont le nom allait devenir illustre épousa, Tannée suivante, une jeune Anglaise, qui fut loin d’être pour lui la compagne idéale.Une solide amitié Ha en tout cas dorénavant Delphine et l’auteur de “Cinq-uMars”, qui n’eut de rival dans ce sentiment que Lamartine.Lui aussi, ayant rencontré Sophie et Delphine Gay, en Italie, voua à Delphine un attachement d’une rare profondeur, qu’il a ainsi défini: “C'était de la poésie, mais point d’amour.Je Tai aimée jusqu’au tombeau sans jamais songer qu’elle était femme; je l'avais vue déesse à Terni.” Jamais, en effet, celui qui a immortalisé Elvire n’oublia le tableau de Delphine, le front charge de mélancolie, assise sur un tronc d'arbre.admirant le paysage de la cascade du Velino, tandis que se dessinait le profil “semblable à celui des femmes des Abruzzes”, de celle à qui l’opinion, en France, avait décerné le titre de Muse de la Patrie.Marc.VARENNE.(Collaboration spéciale au Devoir) Par le Dr Adrien Plouffe Vous n’aimez pas les chiffres.N’empêche qu’ils sont parfois d'une éloquence terrible.11 y a eu 57 cas de diphtérie dans le Dominion pour la semaine qui se terminait le 20 s ' rc.Sur ces 57 cas de diphtérie, 42 sont survenus dans la province de Québec! Vous reconnaîtrez que le point d’exclamation n’est pus superflu, n’est-ce pas, chère madame?Vous pouvez croire parfois — avec une apparence de raison — à l’exagération de ces messieurs qui prêchent Thygiène et la médecine préventive; mais quand vous réfléchissez, vous admettez sans discuter que les hygiénistes n’ont pas tort de revenir avec insistance sur la question de l’immunisation contre la diphtérie.Il y a eu 42 cas de diphtérie dans la province de Québec en une semaine, alors qu’il y avait 57 cas de diphtérie pour le même laps de temps dans tout le Dominion.Est-ce que cela est raisonnable, quand on sait pertinemment que nous n’aurions pas eu un seul cas de diphtérie, si tous nos enfants avaient été soumis aux trois injections d'anatoxine?Pour les six premiers mois de Tannée, à Montréal, il y a eu 14 décès causés par la diphtérie.Et, sur ce chiffre, il y a eu 14 décès chez des tout-petits Canadiens français.Je m’excuse de citer ces chiffres encore une fois mais joints aux chiffres plus haut cités, ils illustrent tellement bien la négligence qui affecte les nôtres! Quant à l’ignorance, elle ne devrait plus exister chez nous.Nos quotidiens, nos hebdomadaires et nos revues donnent généreusement la plus large publicité aux communiqués et aux articles qui renseignent la population sur la nécessité de l’immunisation de tout bébé avant la fin de la première année.On peut immuniser les bébés à partir de 6 mois.L’âge de choix paraît être aux environs du 9e mois.Pourquoi toutes les mamans de Montréal et de la province de Québec ne se font-elles pas un devoir de suivre les instructions officielles à ce sujet?Elles ne peuvent plus ignorer la responsabilité qu'elles osent encourir en négligeant leur devoir, qui est de sauvegarder la vie de leurs enfants.?L’ignorance n’est plus en cause ou, du moins, elle ne devrait plus l’être, mais, par exemple, il y a cette satanée négligence à laquelle on semble abonné.pour toujours! Les hygiénistes ont l'air de vieux rabâcheurs, de radoteurs fastidieux, quand ils reviennent à la charge avec une ténacité sans égale! Et pourtant, à qui la faute, sinon à ceux qui s’obstinent à ne pas comprendre le non-sens d’une mort par diphtérie en 1941?Quand donc tout le monde va-t-il se rendre compte de cette vérité qui crève les yeux! N’est-il pas désolant de constater que pour une seule semaine du mois de septembre, notre province a fourni les trois quarts des cas de diphtérie qui sont survenus dans tout le Dominion?42 cas sur 57! N’est-il pas pénible de constater que dans la ville de Montréal, de janvier à juillet 1941, 14 petits Canadiens français sont morts rie diphtérie sur un total de 14 sur 14 ! N’est-il pas à souhaiter que ces chiffres désolants et pénibles incitent toutes les mamans de Montréal et de la province de Québec à se rendre aux voeux des autorités officielles en faisant immuniser tous leurs enfants contre la diphtérie?Adrien PLOUFFE Fondation récente au Togo Une école pour sauver les petits enfants des lépreux — Oeuvre des ; Soeurs de Notre-Dame des Apô- 1 très — Lyon.— Les missionnaires con-1 tinuent sur tous les théâtres de i l’empire leur oeuvre de charité, j Un bulletin du bureau central de la ; propagation de la foi fait part de la fondation récente au Togo d’une | crèche pour les enfants des lépreux.| En janvier 1941, la Mère supérieure générale des Soeurs de Notre-Dame (les Apôtres visitait Aouf.A 31) kilomètres à l’intérieur de Togo se trouvent des concessions réservées aux lépreux.Aucun Européen ni indigène non lépreux n’y est admis sauf les médecins.La supérieure s’y rend néanmoins accompagnée de la Mère secrétaire générale.Plusieurs mères lépreuses lui tendent leurs enfants pour qu'elle les sauve.1 Si les enfants lépreux sont éloignés de leurs parents avant Tâge de six mois ils peuvent échapper au mal; j passés cet âge ils sont contaminés.La fondation d'une crèche s’imposait.L’autorisation en fut obtenue du gouverneur qui mit i la disposition des soeurs sa maison j vacante à Palime.La crèehe fut | inaugurée le 10 août 1941 par le j gouverneur et monseigneur Gessou, vicaire apostolique.Les enfants sont déjà nombreux.Parfois les pa-j rents viennent les visiter à conrii-' tion de ne pas les toucher ni de les ! caresser.C’est une jeune religieuse qui est chargée de la crèche et qu’on désigne sous le nom “maman des petits lépreux” ."Jusqu'au bout' par DOLLARD DES ORMEAUX Une histoire romancée sur la vocation, histoire attrayante, inspiratrice d’idéal.Intéressera particulièrement les éducateurs et les membres des mouvements spécialisés, Volume de 128 pages, format 6 x 9, illustré.Au comptoir .5fls, par la poste .60s.Service de Librairie du Devoir.Les activités féminines Au pensionnat Se-Emelie A la partie de cartes du 28 octobre prochain.au Pensionnat Se-Emelle.assisteront Mmes Tancrède Jodoln.H.Pigeon.L -E.Toupln, A.-P.Perrault, N.Melançon, a, Durocher, C.-A, Terreault, W, Major, J-C.Arcand, A.ftaynault.W Tremblav, S, Fournier.J.Caron, A, Marroux, H.Ohlcoine, O.Parlseau, M.Chaussée, J -B.Mérlneau.J, Payette, E, Lapai me, p.Collet.A.Sainte-Marie, Q.-L, Gervals.A.Chevrette, M, M Fletcher.M.Dubeau.M, Nadeau.Alb.Marcoux, L.Lévesque, A.Tétre&ult, D.MalnvUie.O.Desmarals.M -E.Caron, P.-A Martin.B.Cyr, L Ro-btllard.R, Chrlstln, L.Aubé, E Lavlgne, W.Comeau.P.Fillon, A Sènécal.P Poupart.R Nldlng.E -D.Lallberté.R.Prud’homme, J.-M -A.Rlopel.R.Bernier.B.Fusev, L.Girard, W.Bueslères, E, Martln-bault.A, Allaire, M.Jje Guerrier, C, Cou-vrette, G.-R Dumas, M, Lapiorre, E Lacroix.J.-F.-A Gatlen.A Dupuis.P Ma-rols.L.Giroux.L.Bringloe.L Savoie.J - B.Dansereau.P -E.Turgeon.U.Bouvier.C.St-Maurice.W.Fttzglbbon.R Bou-dreault.B Lapointe, J.Lachapelle, O, Boileau, G Bourgeois, L.Bélanger.P-A Ro-blchaud.P.Lalonde, F.-V.Despatts.E.Lecompte.J.-L.Gervals.M.Normandeau M.Bolsclair, C.Monette, A.Fredctte, A.Lussier.J.-N.Handheld, A.Despatts, M Van Chestein.M Lachance.M, Guénette.H.Lussier, Emélle Blouln, C.Mousseau.J.Mitchell.M.Baker.P.Olivier, J.Gosselin, J.Lafontaine.T.Demers.L Dufour, M -A.Hamel, B.Corbell.J.Bertrand.L.Dlgnard, E Lafrentère, A De lisle, W.Char-bonneau.F.Pépin, J.Bonnier, F.-X Des-Rochers, N Marceau.A Paul.R, Colleret.L.Tison.P.Lalonde, J.-O.Hamel.D-A.Deeilets, B.Rlvest, O, Chartrand.J.Lo- ranger, E.Loranger, J.Maltais.P.Maltais.M, Lavlolette M Challfoux, E Mitchell.I A, Favreau.N.Hamel.J.-C Bélanger J, Rlopel, Grégoire, Lolselle, Lord, Chevalier, Nadeau, Bergeron.Antontuk.Laimmd, Lavallée, Hotte, Duguay, Brols.Bénard, A.Fecteau.Lanioureux.Richard.Hoberge, Dussault, Dosmesull, Brlssette.Lamy.Therrlen, Payne.L Laurendeau.H.Laurendeau, E.Laurendeau.Mlles A.Gates, H-A.Paquln, G.Slcotte.Th.Sicotte, R, de L Moineau, C.Moineau, M Fabien, T.Dicalre, Mme L.Deslardlns, E.et J.DesJardins, C.Roy.J.Charbonncau, J, Gauthier.T.Mardi.A.-L.Marte: T, Lachapelle, A.Gravel.J.Chai!four, G et O.Renaud.M.Lallberté.H.Prud'homme, A.et M.Audette, D.Lafortuue.B, Lahalse, M.Clermont.M.Larente.J.Delorme, R Dagenals, M.Bergeron.A.Dufresne.G.Dufresne, C Viens.J.Hinton M -L, Fau-teux, Y.Jetté.A.Fortin, G.Charbon-neau.R.Beaulieu, M.et M, Gauthier, C.Rlopel.J.Verdon, M,.Tlermons, L Edger, M.Roy, J, Fltzglbbon, R Dagenals, N Beauchamp.C Légaré.L Oervsls.A Charlebols.L.Vldrlcalre.F.Yergemu, J Valade.C.Dufresne.A Deneault.H Cusack.E.Fréchette, H.Simard, A Lussier.R.Lussier, A.Gatlen, Mad.Gatien.C.Allard.M.Foucher et plusieurs autres Mardi de la Providence Au club Canadien.438 est.rue Sherbrooke.la réunion hebdomadaire de 1 Oeuvre de la soupe avec partie de cartes auia lieu mardi, le 28 octobre, sous la présidence de Mmes ,J.T.Lacroix, Gaston Dou-tre, Théo.Hamelln et Mlle Olivette Bou-rassa.Pour renseignements, tél.HA.5076.Cours de diefion française Le cours de diction française dirigé par Mlle Idola Saint-Jean, sous les auspices de la .Société Sainl-Jean-Bapt.lste, a Heu le mardi soir A 7 h 30, au Monument National.Ces cours sont des plus Importants surtout pour les personne,* qui enseignent et qui parlent en public.Ils sont gratuits.L'Inscription est d’un dollar Les messieurs et les dames qui désirent perfectionner leur langage sont, Invités à suivre co cours.Refroife prêchée par le R.P.Albert Brossord, S.J Le R P.Albert Brossard.S.J .prêchera une retraite fermée pour les Jeunes fil-los au couvent do Marie-Réparatrice.1025 boul Mont-Royal, du 31 octobre au soir au 3 novembre au soir.Cette retraite convient particuliérement A celles qui tro-taillent puisqu’il y a la Toussaint et le dimanche qui se font suite On est prié de s'inscrire sans retard.Ecole Ménagère Provinciale Mardi, le 28 octobre.A 2 h.p.m.A l'Ecole ménagère provinciale, 461 est.rue Sherbrooke, démonstration culinaire du menu suivant: le potage crème de céleri, le lapin en civet, les salsifis panés, la salade canadienne, la pète brisée, les pommes en surprise.Thé-dansant Le thé dansant annuel de la Chambre de commerce des Jeunes de Montréal aura lieu de 6 à B h., samedi soir, le 22 novembre prochain, au salon Rose de l’hôtel Windsor Ce thé dansant est organisé par le comité des Oeuvres sociales de la Chambre au profit de 1 oeuvre de l'hôpital Sainte-Justine.Chez les gardes-malades de Sainte-Justine Les membres de l'Association de» gardes-malades graduées de l'hôpital Sainte-Justine sont cordialement Invités A assister A l'assemblée générale annuelle qui aura lieu A l'hôpital mercredi, le 29 octobre, A 8 h.du soir.Conférence par le Dr M.Major: Impressions d’un voyage A New-York.Le rôle de la femme dans la guerre actuelle “L’effort que tous les Canadiens apportent dans la guerre aetuelle est vraiment magnifique.Chacun dans son domaine, fait (oui ce qui est en son pouvoir.Mais en y réfléchissant bien, est-ce qu’il ne serait pas possible de faire davantage?Oui, nous sommes tous capables d’intensifier notre effort de guerre, en y mettant de noire coeur et de notre volonté”.Voila en substance les paroles du premier ministre du Canada, M.William-Lyon-Mae-kenzie King, s’adressant aux représentantes de la presse réunies en congrès au Château Laurier, à Ottawa, en fin de semaine, selon l’invitation du gouvernement federal er.coopération avec le Canadian Women's Press Club.M.King a donné relie brève allocution à Tissue d'un dîner offert samedi soir, aux déléguées.Le premier ministre a insisté sur la nêces'-si té où nous sommes de compter de plus en plus sur nous-mêmes.En terminant, il félicite les femmes du pays pour leur travail gigantesque et dit combien le gouvernement apprécié cette collaboration à l’effort de guerre.Le sous-ministre de la Défense nationale, le major-général L.-H.En-Flèche, le maire d’Ottawa, M.Lewis, et une personnalité du monde social et politique, Mme George Lîlack, ex-député du l ukon, étaient | également invités d’honneur à ce dîner.Tout comme M, King, le général LaFlècbe reconnaît l’importance du rôle de la femme dans l’effort de guerre et déclare que “pour la conquête d’une paix victorieuse, tout ce que les femmes ont de foi, d’influence, de persévérance, elles doivent le déployer, car nous sommes engagés dans une Julie pour la vie ou pour la mort, et vous, femmes, ajoute-t-il, vous tenez la décision entre vos mains.” Ouvrant la première séance du congrès, samedi matin, Mlle Rosa Shaw, présidente du Canadian Women’s Press Club, donne un bref aperçu de la situation économique actuelle.Nombre de restrictions ont été imposées sur dos articles de toutes sortes qui sont incontestablement d’une grande utilité, mais dont on peut se passer facilement quand on sait que le sacrifice est pour une noble cause, celle d’aider la victoire._ Lo Croix Rouge Les réserves épuisées doivent être renouvelées Quand les bombes des nazis viennent de frapper une ville britannique, les secours les mieux appréciés par les victimes des raids sont certainement les ballots de couvertures de laine et de couvre-pieds envoyés par la population canadienne, selon un message reçu ici de la section de la Croix Rouge canadienne outre-mer.Depuis le précédent appel de la Société canadienne de la Croix Rouge, pour obtenir ces articles si utiles, 138,137 couvertures et 101,-234 eouvrepieds ont été distribués aux victimes des bombardements, dans les hôpitaux militaires et parmi les marins en détresse de la marine marchande.Les réserves sont maintenant épuisées et la direction de la Croix Rouge canadienne signale qu’il est urgent de renouveler ces assortiments afin que les souffrances des populations britanniques bombardées soient réduites au minimum durant les longs mois d’hiver.Les organisateurs des secours britanniques ne tarissent pas d’éloges quant à l’appui splendide apporté par la population canadienne au dernier appel pour ces nécessités vitales.Us insistent sur le fait que ces secours ont contribué à sauver de nombreuses vies.On rappelle que les couvertures doivent être de laine cl neuves “ou en aussi bon état que des neuves”.| Ceux qui ne peuvent fournir des | couvertures ou eouvrepieds peuvent quand même contribuer au succès de ee nouvel appel en donnant j $2 pour l’achat d’une simple rou-j venture.On est prié de faire tous 1 ies envois à la Société canadienne j de la Croix Rouge.Entrepôt national.455 S,-Pierre, Montréal.Tél.: PT.atenu 4861.EATON Complets de tweed 2 pantalons POUR JEUNES GE^S Complets de coupe omple en tweed tout laine de très bonne durée.Tons clairs de gris, brun, vert, textures chevronnées, rayées, quadrillées et unies.Veston droit à trois boutons et quelques modèles à veston croisé.Tailles 33 à 38 dans le groupe.Spécial mardi, .00 CONDITIONS DU PLAN BUDGETAIRE EATON SI DEStRI VêtemznM pour jeune* yen», au deuxième ^T.EATON C» 0 9 MONTREAL IHtTCO Education de la pureté et morale médicale PRECIS DE MORALE MEDICALE — 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DE LIBRAIRIE DU DEVOIR.Il n a pas.son pareil.En hiver, le manteau (ou paletot) de fourrure n'a pas son pareil pour le confort.Ainsi pense tout le monde.Mais pour la qualité et pour la fourrure de séduisante beauté, ainsi que pour les prix et conditions de paiement, les personnes averties savent où s’adresser.Iteid, la maison de fourrure Reid, est l’endroit tout indiqué pour ces personnes, quel que soit leur budget, petit ou gros.Commandes et mesures prises dès maintenant.Livraison à votre convenance.L’accueil le plus cordial vous attend chez J.-F.Reid, 1473, rue Amherst.1 La fin d’Angela Borrell Par José Vincent i.(Suite) __Pobtet, pobrei! répéta-t-elle, désolée, les mains jointes et serrées entre ses deux genoux.Fini le goûter, Guillem, maintenant tout de même un peu à court de gentillesse, fit mine de partir.—Déjà ! .Angela comprenait bien cependant qu'il,fallait terminer iet adieu, et tout de suite encore, pour ne pas prendre le temps de devenir lâche.Et puis, elle commençait de se sentir si mal, si mal! Vraiment il n’eût plus manqué que cela, qu’elle mourût tout net là.sur le plancher de sa cuisine, aux pieds du pauvre petit épouvanté! Alors elle bâcla les derniers baisers et les recommandations suprêmes.De Guiliem elle exigea coup sur coup et pêle-mêle des promesses d’importance et d’intérêt très divers: celle de rentrer au plus droit par la Coume de Moullet, celle de penser quelquefois à elle, celle enfin de ne plus retourner à la rivière, ni seul, ni avec le fils d’Agusti, ni avec le petit Got.- Quant à ta mère, poursuivit-elle, tu n’oublieras pas de l’embrasser pour moi.Ton père aussi, de toutes tes forces.Et lu lui diras, à lui, qu'il faut qu’il vienne ici demain, que c’est très pressé et Que je l’attends.—Oui.je lui dirai, reprit Guillem.Justement il devait aller à An-goustrine acheter des faux.11 s'arrêtera en passant.—Et maintenant, conclut Angela d’un ton très grave et presque impérieux, maintenant, écoute-moi bien: avant de rentrer chez toi, tu passeras à la cure.Tu demanderas M.le Curé.Tu le prieras de venir.J’ai besoin de le voir tout de suite.Entends-tu, petit?—Je veux bien passer â la cure, répondit l’enfant.Mais, depuis ce malin, M.le Curé n'est pas à Targa-sonne.Nous Tavons vu passer devant chez nous aujourd’hui de très bonne heure.Il n (lit à maman qu’il allait à Osséjà pour un sermon, il ne rentrera ici que demain matin.—Ah!.bien, dit simplement Angela.Alors, rentre droit chez toi.Adieu, Guillem.FJt Guillem, ayant embrassé l’aïeule, s’en alla.Pendant un instant, Angela en-j tendit le sourd retentissement des petits sabots dans l'escalier de bois qui traversait l'étable, puis leur cia- j quement sec sur la route tassée et dure.Puis elle n'entendit plus rien.I Donc elle allait mourir toute, seule, sans prêtre.Sans doute, Dieu le voulait ainsi.C’était donc jus-| te.Au reste, elle sc sentait prête, j ayant communié la veille et perdu, j depuis des années, dans la solitude, dans le travail et dans la j prière, la funeste habitude de pé- ! cher.¥ * V Tiens, tiens.Mais, quoi?Elle avait donc dormi.Angela, près la visite de son petit-fils?( Où élait-elle?.Vrai de vrai, ellei ne savait plus.Voilà quelle avait! les joues toutes baignées.Elle ne se souvenait pourtant pas d'avoir pleuré après le départ du petit.Peut-être tout de même.On ne se rend plus très bien compte, quand on est vieux.Et il y a des moments où on ne se rappelle plus rien.Son front était moite, ses mains aussi, — et très froides.Des yeux, Angela cherchait, pour savoir où elle était.Elle avait oublié.Quoi, encore?.Elle était donc tombée?.Mais oui, tout de son long.Une chaise était renversée près d’elle.Pourquoi tombée?.Où ça?Ah! maintenant elle se reconnaissait., Tout ce qui l'entourait et qu’elle avait d’abord à peine pu voir, c’était son chez elle, sa cuisine aux murs jaunis, aux solives enfumées, avec la vieille table, avec la cheminée toute noire, avec le vaisselier de bois blanc, presque neuf, dans lequel étaient rangées les belles assiettes bleues à images de Puy-cerrin.Ce que c’est que de nous.Sainte Vierge, quand notre temps est achevé!.Allons, elle comprenait à présent: c'avait été la dernière alerte avant la fin.Décidément c’était bien pour ce soir.Alors, un peu rie force lui étant revenu, de ses faibles mains, s'appuyant sur le plancher, puis sur la chaise, peu à peu elle se redressa, hagarde encore et titubante, mais peu à peu plus ferme.D’abord elle serra dans un vieux petit buffet très grossier et plus qu'à demi vermoulu la bouteille de ran-cio, le pain blanc et le verre qui avaient servi au goûter de Guillem.Puis, comme maintenant plus rien ne traînait par là et que toutes choses étaient à leur place, elle entreprit de regagner sa chambre.Un grand trouble la saisit.Allons! Gette fois c’étail l'heure pour sûr.Pourtant, à pas épuisés, d une main s’étayant au mur, lentement, lentement, elle put gravir les premières marelles qui conduisaient au second étage de sa maison.Avant d'atteindre le palier sur lequel donnait sa chambre, elle jeta encore un regard sur sa cuisine, toute pleine toujours du souvenir de Miquel.A travers la buée qui voilait ses yeux, elle aperçut, faisant saillie à une des solives du plafond, le croc où feu Borrell avait accoutumé de pendre le gibier qu’il rapportait (le ses longues chasses sur les flancs «le la Solann de Targ.mrc ou ri'Egat ou dans les champs ri’Odel-ho.Elle vit sa chaise, à clic, sa chai- I se basse et le coin de la cheminée I où elle avait tant tricoté pour lui, : et aussi parfois pour leur fils, de ! forts bas ou de fortes manches de i laine.Elle vit aussi les objets de leur j pauvre ménage: la ronde marmite, i le bol du déjeuner de Miquel et le j pot rouge de sa soupe.Et, comme jelle disait adieu à tout cela, la buée ! de ses yeux s’épaissit davantage.De tout son corps elle se rnit à trembler.Mare de lieu! allait-elle donc mourir là, sur cet escalier, ou choir encore, et.cette fois, plus lourdement que tout à l'heure?La mort parfois se fait bonne.11 lui arrive d’avoir, semble-t-il, de tendres pitiés que lui dicte Dieu.Elle voulut bien attendre.Le soir tombait sans hâte.Un peu de brise à peine fraîche descendait «les hauts monts sur la Cerdagne.Lu Solana élait devenue toute mauve.Des sonnailles de boeufs qui descendaient tintinnabulaient au long de ses flancs.Des sabots sc trainaient déjà sur la route.Les plus pressés et les plus affamés des Targason-nais, la besogne déjà terminée, s'en revenaient des champs.La nuit s’annoncait délicieuse.Angela pensa de nouveau à Miquel.I’ll elle se dit que ee serait un beau soir pour mourir.D’une ferme voisine montait le bruit du branle-bas des bêtes qu’on rentrait.Un cheval hennit.Sur son socle de fumier, un coq altier gaillardement cocoricotn.Tout autour de lui, mais plus bas, à la lueur de sa crête, des poules bumbles, consciencieuses et voraces, picotaient encore d’un bec frénétique.Epouvantées et furieuses, les poules s’enfuirent avec des gloussements irrités.Le coq fit comme elle.Dans la fuite éperdue, sa queue seule demeura héroïque.j De la route monta vers la cham-j bre ri'Angela une voix éraillée qui j plaisantait.— Tiens, voilà Angela qui« regar-de sur le chemin si, par hasard, ce j soir, il y a un amoureux qui passe.— Des fois, peut-être, dit à voix très faible Angela qui pensait îou-I jours à Miquel, i — Beau temps pour demain.Et donc.Oui, beau temps.El elle songeait à part soi que de-l’oj'ti.ei effet, de l'autre coté du ciel, il ferait encore bien plus beau l que cc soir-lé.Allons, bonsoir, reprit la voix.Bonsoir, bonsoir, répéta An- gela.(à suivre) C* fOurti*> •»( mDtimè *u no 4M ni» Notr»-l>«m* «t h Montrésl DM l'Impn-m«r!» PoDUlstr* «à r*»Pon«»bilH* UmUôsi Mltrlee-pronrtéulrw — Oter»a» HUOTKt.directeur-xèrant.5898 6 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 27 OCTOBRE 1941 VOLUME XXXII — No 249 Le salaire et l’indemnité de vie chère en temps de guerre Sommaire de l'arrêté ministériel // Ottawa, 27 — Sommaire de l'ar-rrlé ministéflel concernant le salaire et l’indemnité de vie chere en temps de guerre: Objets 1.Procurer l’organisation administrative nécessaire pour l’application du régime du salaire raisonnable de l’Etat et du présent_ arrête, remplace l’arrêté C.P.744(1.qui 2.Accorder patronale une représentation _________ et ouvrière à cette organisation administrative en vue d’assurer l’application pratiques de la politique en question et, au besoin, sa revision, ainsi que le développement d’autres actions pratiques dans le domaine des relations ouvrières._.II.Amender la_ politique elabhe par l’arrêté (i.P.744(1: (a) en étendant son champ d application; .(b) en établissant dates unifor- mes de determination de l’indemnité; , , , (c) en rendant obligatoires les dispositions relatives à la stabilisation des salaires cl à l’indemnite par l’imposition de sanctions en cas de contravention.Orgo rusa lion administrative Ou constituera un Conseil national du travail en temps de guerre composé d’un président et de quatre représentants ou plus ployeurs ou patrons et leurs ou employés d’éducation administrés base non rémunératrice.sur une en motière de soloires de des em (tes travail- respeetivement, et un conseil regional respectivement pour les Provinces marit mes.le Québec, l’Ontario, vinces de la Prairie canadienne, chaque conseil se corn posant d’un ministre provincial du Travail, qui en sera le president, d’un représentant ou plus des les Pro-et la Colombie et _ , employeurs et des travailleurs.Resle à déterminer par règle ments le cadre exact des responsa bilMés du Conseil national et des Conseils régionaux, mais il appartiendra en principe au Conseil national d’élaborer (tes directives generales, tandis que les Conseils ri-gionaux s’occuperont du contrôle, de l’execution et des détails administratifs.Le personnel des Conseils régionaux sera conslilué principalement de fonctionnaires des ministères provinciaux du I ravail qui leur seront prêtés grâce à la collaboration des provinces.Cette politique s’appliquera effective ment comme partie de l’activité ordinaire des ministères provinciaux du Travail, sujet à contrôle général el revision a la fois par le Conseil national et les Conseils régionaux.Plaintes, demandes d’informations, demandes de rajustement do taux de salaire et demandes d’exemption du payement de boni devront être taites en premier lieu aux conseils régionaux.Champ d'application L’arrêté couvre les catégories suivantes d’employeurs: tu) Tout employeur normalement assujetti à la loi des enquêtes sur les différends industriels; (b) Tout employeur engage dans Ja fabrication de munitions de guerre, de fournitures de guerre ou la construction de projets de défense nationale; (c) Tout employeur du bâtiment occupant un personnel ouvrier de dix ou plus; .(d) Tout autre employeur prive occupant un personnel ouvrier de cinquante ou plus; L’arrêté ne s’applique pas aux employeurs (les industries de l'agriculture et de la pêche, non plus qu’aux hôpitaux, congrégations religieuses.institutions de charité ou Dispositions Sauf autorisation écrite du Conseil national du travail en temps de guerre, nul employeur ne peut augmenter ses taux de rémunération de base.Cette autorisation ne peut être accordée que là où le conseï1 aura reconnu les salaires luis.Il ne scfji p»s nécessaire abaisser les taux qui sont excessivement élevés, mais dans de tels cas le conseil pourra ordonner a l'employeur de différer le paiement de l'indemnité de vie chère ou boni du coût de la vie.Dispositions en matière d’indemnité de vie chère Chaque employeur qui paie actuellement une indemnité en vertu de C.P.7440 doit l’augmenter, le ou vers le 15 novembre, d’une somme basée sur la hausse du coût de la vie depuis le dernier indice utilisé pour déterminer le montant de l'indemnité à concurrence d’octobre 1941.Si, en août dernier, il payait une indemnité ou avait augmenté le montant de l’indemnité existante sur la base de l’indice pour juin 1941, il utilisera alors la hausse de l’indicé de juin à octobre.S’il a basé son indemnité ou le changement d'indemnité en- août sur l'indice pour juillet, il utilisera alors la hausse indiquée de juillet a octobre.L’employeur qui n'a pas paye d’indemnité en vertu de C.P.7410 devra le faire le ou vers le la février 1942 sur la basse de la hausse du coût de la vie d’octobre l'.ltl à janvier 1942, ou sur la base de la hausse du coût de la vie pour toute autre période que le Conseil jugeia juste et raisonnable.I.e montant de toute indemnité sera augmenté ou diminué périodiquement les la février, mai, août et novembre, conformement aux décisions qu’annoncera le Conseil.Pour chaque point de pourcentage de hausse dans le coût de la vie, l’indemnité doit être de: (a) 25c.par semaine pour tout travailleur adulte et pour toute autre rnain-d’oeuvre dont le salaire de base est de .«25.00 ou plus par semai- (b) Cn pour cent du salaire hebdomadaire de base pour les travailleurs âgés de moins de 21 ans et les travailleuses dont le solaire de base est inférieur à $25.00 par semaine.L’employeur n’est pas tenu de payer une indemnité aux travailleurs au-dessus du rang de contremaître., ., .Advenant un différend touchant la nécessité de verser une indemnité ou touchant le montant de toute indemnité, la question sera tranchée par le Conseil, dont la decision sera finale et exécutoire pour tes employeurs et les travailleurs concernés.Les employeurs qui peuvent convaincre le Conseil national qu’ils sont financièrement incapables de paver l’indemnité pourront être autorisés à ne la pas payer ou a ne la payer qu’en partie.Ligue patronale des Boulangers indépendants Causeries de MM.Gustave Cardinal, J.-René Viau et de Me Joseph Jean, député fédéral de Mercier, au premier banquet de l’association Au Reform Club Samedi soir, au Reform Club.avait lieu le premier banquet de la “Ligue Patronale des Boulangers Indépendants”, sous la présidence de M.Joseph Robin, président de la Ligue.L'ne centaine de personnes avait répondu à l'appel du secrétaire-trésorier, M.Lorenzo Le-bel, qui agissait comme maître de cérémonie.Après les paroles de bienvenue de M.Joseph Robin, M.Custave Cardinal a démontré qu’il est néces-pour les boulangers indépen- saire dants de s’organiser sc de leurs intérêts, que c’est parce que ne possédaient pas me autrefois, au petit bonheur.11 faut aujourd'hui deux choses indispensables: la qualité et le service.L'individualisme aussi n’a plus sa raison d’ètre, maintenant qué les nombreuses interventions de l'Etat ont pratiquemnet enterré le libéra bxme économique.M.Card nal dit qu'il faut être reconnaissant à la Commission des prix et du ccinmer-ee en temps de guerre d’être intervenue dans la boulangerie pour aider les boulangers, même les bou-! Lingers indépendants.Il espère que cet organisme se rendra à l’idée qu’il faut un prix minimum ! et un poids minimum pour que la ! concurrence soit plus honnête.C'est dans l'union, donc dans la “Ligue Patronale des Boulangers Indépendants” que tout travail dans ce sens peut et doit se faire.M.J.-René Viou M.J.-René Viau, (lc.v« me vice-président, a insisté pour démontrer qu'une association ne vaut ((Ul! par la valeur de ses membres et que c est à cétte condition que ceue des Loulangers deviendra forte.M Lorenzo Lcbel a rendu compte de certaines démarches auptès des autorités fédérales, démarches ten-tees dans l’intérêt des boulangers indépendants, pour souligner le succès remporté.M.Olivier Cardinal a noté qu’il y a longtemps que les boulangers indépendants devraient être réunis cn association.pour Ja défen-II a souligne les boulangers d'organisation professionnelle qu’ils étaient en butte à toutes sortes d’ennuis depuis au moins trois générations.L’industrie de la boulangerie a surtout souffert parce que le gouvernement ne coni-pienait pas !a cause des boulangers indépendants et d’abord et avant tout parce que les boulangers manquaient d’organisation pour exposer leurs griefs et faire valoir leurs revendications.bien compte de ce qui se passe, le gouvernement fédéral n’entend pus agir à la légère.Il consult des techniciens et des experts.Parce que le gouvernement a besoin de l’avis des experts, la "Ligue Putm-üalc des Boulangers Indépendants” a donc sa raison d’être”.En invitant les boulangers à s’unir pour la défense de leur cause, Me Jean a cité le cas des producteurs de blé qui, au nombre de i S0,DIHl, marchent si bien comme un seul homme, avec une cotisaHou annuelle de $1.00, que l’Etat doit même les payer pour les empêcher de produire.Parce qu'ils sont unis, les producteurs canadiens de blé dictent leur volonté au reste du pays.Il n’y a pas de raison pour que les boulangers, les jietits boulangers notamment, ne s’organisent pas pour la défense de leurs droits et assurer leur survie.M.Marcel Mouette, premier vice-président de la “Ligue Patronale des Boulangers Indépendants”, a remercié le député de Montréal-Mercier.FRANCE rôle des préfets légionaux p un Aux obsèques du professeur Lobligeois M.Joseph Jean Les affaires ne se font plus Me Joseph Jean .député fédéral de Montréal-Mercier, après avoir parlé de la boulangerie comme étant une industrie ausv vieil.e que nécessaire, a déclare, entra autres choses: “Notre pays .-.’oriente vers une politique nouvelle, celle de l’économie dirigée.Le Eanada est le premier pays d’Amérique à s’engager dans cette voie.Ottawa, en ci jet, adopte et adoptera encore des décrets qui amèneront une ère nou-iiclle et cette ère nouvelle subsis-com- lera après la guerre.Se rendant Paris.— A l’église Saint-Char-les-de-Monceau furent célébrées les obsèques du professeur Lobligeois, martyr de la science.Cet éminent radiôloque avait demandé la plus grande simplicité ci, selon son désir, aucun discours ne fut prononcé.Seule une belle ronronne de roses rouges et de dalhias jaunes attestait de l’hommage du maréchal Pétain.Une grande foule recueillie axsis-iait aux obsèques.I.e cardinal Su-hard avait tenu à donner l’absoute.Dans l’assistance on remarquait M.Magny, préfet de la Seine, l’artiiral Bardibard, préfet de police, une délégation du conseil municipal et un grand nombre de personnalités.ans.— Dans une déclaration à journal parisien, M.Pierre Pucheu, ministre de l’Intérieur, précise le rôle des préfets régionaux et agents dans la décentralisation actuelle des pouvoirs.Après avoir rappelé que sa tâche consiste dans une administration pratique et en une révision politique du pays, le ministre dit notamment.“Depuis l'oeuvre de rénovation nationale, les préfets, autrefois serviteurs de partis, sont désormais les représentants du gouvernement."Vingt préfets furent nommés pour veiller à l’exécution de mes ordres dans les 90 départements.Une fois par mois, je les réunirai dans mon bureau.Auparavant, ils auront eux-mêmes rassemblé les préfets de leurs régions respectives et me soumettront les doléances et les revendications qu’ils auront recueillies.De cette expérience que je tente en ce moment avec les préfets régionaux, sortira, je l’espère, une leçon utile à la délimitation future des provinces françaises.Le préfet sera secondé par un agent cantonal que Ton désignera parmi les rédacteurs des préfectures, des secrétaires du maire, des maires qui désirent se voir confirmer dans l’administration.Cet agent intermédiaire entre le pouvoir central et les habitants des communes rurales sera une sorte d’ingénieur-conseil des maires de chaque canton”.M.Godbout au "Reform Club" La série des dîners-causerie hebdomadaires du Reform Club sera inaugurée le 22 novembre prochain.M.Adélard Godbout, premier mi- nistre de la province, sera l'invité.M.Marcel Biron, président du comité de réception du Club, annonce que ces dîners-causeries n'auront aucun caractère politique, mais qu’ils auront plutôt une portée nationale M E.Stuart McDougall, président du Reform Club et ancien trésorier provincial, présidera et présentera M.Godbout.Mort de M.R.-P.Chorbonneau M.R.-P.Charbonneau, agronome régional du district de Montréal, est décédé le 24 octobre, en Louisiane, au cours d’un voyage qu’il faisait comme représentant de la province, de Québec, à titre de délégué à l’exposition nationale dt Memphis (Tennessee).Lui survivent: sa femme, Léonie Lavictoire; sa mère, Mme veuve Hormisdas Charbonneau; trois frères, MM.Achillas, de Montréal, Alphonse, de Lachenaie, le frère Julien, C.S.V.; une soeur.Soeur Hélène, de Saint-Rerni de Napierville; un beau-frère, Conrad Lavictoire; deux belles-soeurs: Mmes F.-X.Carlo et Achillas Charbonneau, de Montréal, ainsi que sept nièces.M.Charbonneau fit ses études ail collège Saint-Louis de Terrebonne et à l’Institut Agricole d'Oka.11 .» obtenu un* brevet de l’université de Syracuse.11 était deuxième vice-président de l’Association * H°!-stein-Friesian du Canada, ex-président de l’association des agronomes (filiale de Montréal), et ex-se-rrétaire du Couvoir coopératif do Pont-Vian.Il a également été organisateur de plusieurs fêtes agricoles dans le district de Montréal.La dépouille sera exposée aux salons funéraires de la Société Coopérative, 302 est, rue Sainte-Catherine.Les funérailles auront lieu le jeudi 30 octobre, à Saint-Viateur d’Outremont, et l’inhumation à La-ehenaie.Sanctions Tout employeur contrevenant à um.disposition quelconque de rSarrêté ou à toutes instructions d'un Conseil sera passible d'une amende de St00 a Sa,000.Unit paiement (*e salaires nu cl indemniU en sus des montants prescrits sera considéré comme un débourse injustifié et non reconnu pour les fins tir i’impôt sur le revenu taxe sur les bénéfices et de la excessifs.Trois radios au lieu de quatre ! ETATS-UNIS Economie pour la de matières guerre premieres Ottawa, 25 (communique) —Par la production au cours des mois a seoir de trois radios au lieu de quatre, l’industrie radiophonique canadienne des appareils récepteurs contribuera sa large part en matières premières pour la construction de canons, de chars d assaut.d'avions et d'autres engins de guerre.C'est ce qu'on annonce du ministère des munitions et appro-visic nnements.La production domestique des radios, des laveuses, des poeles, des réfrigérateurs, des aspirateurs sera réduite à l’avenir de 25 pour cent comparativement à la production de 1940 par suite d’une ordonnance émise le 1er oetohre, par M.Allan H.Williamson, régisseur des ap provisionnements.Des chiffres, indiquant les économies approximatives a réaliser dans les principales matières premieres ont été préparés par le régisseur.Ces chiffres se basent sur l’emploi des matières premieres dans l'industrie radiophonique, y compris les importations qui.pour la majeure partie, comportent des produits fabriqués.Ces économies seront les suivantes: acier, 825 tonnes; cuivre, 85 tonnes; cuivre jaune, 30 tonnes; aluminium, 15 tonnes; bois massif, 550,000 pieds de planche; bois de placage.5,400,000 pieds carrés; bois de contre-placage.105,000 pieds carrés; peintures, y compris la gomme-laque, les teintures, la benzine, le vernis-laqué et les fluides pour délayage, 25,000 gallons; carions ondulés, 250 tonnes; résine «t mile végétale.40 tonnes; céramique, $1.375,000; coussinets û billes, $1.500.000: papier pour lampes radiophonique, $1,375,000; cadrans en verre, $125.000; lampes radiophoniques, *750.000, Quatre-vingt-cinq pour eenl du matériel employé dans la fabrication île ces lampes radiophoniques est importe des Etats-Unis.La loi de neutralité Washington, 27 < VP.) — Le comité des affaires étrangères du sénat a adopté samedi, par un vote de 13 a 10.le bill modifiant la loi de neutralité.A la clause originale déjà adoptée par la Chambre, a l’effet d'armer les navires marchands, le comité a ajouté un autre amendement pour supprimer l’interdiction aux navires marchands d’entrer dans les ports des belligérants et dans les zones de combat Trois sénateurs ont annoncé leur intention de présenter un autre amendement pour modifier le titre de la loi de neutralité, parce qu us prétendent que les Etats-l nis ne sont pas neutres, et qu'il est ridicule de continuer à le prétendre.Feu Mme Augustin Magnan Mme Augustin Magnan (Emma Beauchemin), es! décédée samedi matin, à Louiseville, à l’âge de 84 ans.La défunte était la fille de M.Moïse Beauchemin, pionnier des instruments aratoires dans la province de Québec.Lui survivent: une soeur, Mme Alfred Guèvre-mont; deux beaux fils: M.le juge Georges Magnan, de Montréal, M.D.Magnan, de Montréal; et une belle-fille.Mme J.-F.Ferras.La dépouille est exposée a 1 hôpital de Sorel.Le service aura lieu demain matin, à l’église Saint-Pierre de Sorel.Election à la section Notre-Dame du Perpétuel-Secours Avez-voui besoin d* bons livres ?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR" 430 rue No- trc-Ptma .les»», Montreal La section Notre-Dame du Perpétuel-Secours, Société St-Jeen-Baptlate, section no 44, a élu pour 1941-42 le conseil suivant' président.Me Jean Mercier, avocat; vice-président, Armand Ste-Marte; secrétaire, Laurier Caron; trésorier, .loseph Cardinal; directeur du comité d'action nationale.Lucien Dalgneault; directeur du comité d'action économique, Edmond Botaclalr.directeur du comité de propagande.Alcide Lanthler; directeur du comité des loisirs et, ancien président.J.-E Michaud; commlæalre ordonnateur.J,-C -A Picard; vérificateur, Léonard Lalonde; directeur du comité de refrancisation.Bruno Ste-Marle; «umAnler de la soetton.l'abbé Léo Baron L'Installation des officiers eut lieu A la résidence d'été de M et Mme J -A.Cousineau, A Ville LaSalle.UNE SEMAINE DE PASSEE! 1 «c PAR IA PARTICIPATION DE MONTREAL A LA CAMPAGNE NATIONALE D’ARMEMENTS exige /'appui Mat de chaque citoyen Une semaine s‘est écoulée, et nous n'avons réalisé qu'une partie de notre objectif.Mettonivnous à l’oeuvre! Rappelons-nous que notre ville s'est engagée à fournir deux corvettes par mois, tant que la guerre durera.Chacun doit faire sa part.Tout le monde PEUT aider en achetant des Certificats d'Épargne, qui sont à la portée de toutes les bourses.Hâtons- nous de compléter les armes essentielles que notre ville s'est engagée à fournir.Achetons nous-mêmes et faisons acheterdes Certificats aussi souvent que possible.Nms ti’aeons fms atteint notre objectif de la première semaine.Si nous voulons 4 23% 29% 44 43% 44 17 16% 16% 68% 68% 68% 7% ’'% 7% 10% 10 10 12% 12% 12% 17 17 17 32% 32% 32% 33% 33% 33% 5% 5% 5% 23% 23% 23% 434, •i3% 43-N 44 43Ô 43% 34% 34% 341 a 41% 41 41 21% 21% 71% 71% 6 % 6% 27% 27% 24 23% 54% 54% 53% 53 30 29% 8V4 SU 72% 72% 7444 74% 644 27% Statistiques boursières Curb’de Montréaf*1”111"6 t'ermlnée samedi, les statistiques de la Bourse et du Volume des échanges Industriels .Mines .3% Cette Semaine 37,345 41.860 Semaine précédente 32,053 39.823 79,205 71,876 Semaine Correspondante l'an dernier 43,607 66,144 109,751 Marché des grains WINNIPEG Ferai.BIX 6.48 i 5.15 ! 6 05 | d 38 i 5.65 : 5 96 Blé — Octobre .Décembre Mal .Avoine: Octobre .Décembre Mai .___ Orge — 4,75 1 Octobre .g 24 i Décembre 4,98 ! Mai 5 65 ' Seigle — 517 Octobre .» o* I Décembre 7 63 | M®' ¦ 7 I7 i Octobre .s zr i Décembre Mal ., , Blé: — Décembre .Mal .Juillet .Mais — Décembre .Mai .Juillet .Avoine: —¦ Décembre .Mal.Juillet .Fève Soya— Décembre .7.19 ' Mal Int, *'lnmg Lake Shore Lamaque .McIntyre Macasna .Noranda Perron Gold Pickle Crow-Pioneer B 5 00 14% 4.50 49% 3 60 52 1.55 2.80 2.40 5 26 6 06 5.00 6 09 4 11 6 50 4 81 5 00 5 38 6.31 7.27 2 56 10 00 5.41 7 41 Juillet .Seigle — Décembre .Mal .Juillet .ant.Haut Bas clôt.72% 72% 72% 72% 73% 73% 72% 72% 77% 77% 76% 76% 45’.'.45', 44% 45% 45'i 45% 45% 45% 45% 45% 45 45% 55% 55% 55% 55% 55% 55% 56% 55% 55% 56-% 56 56% 53% 54% 54% 54% 54% 57 58 57 58 147 147% 144% '-44% 144% 145 145% 144% 147% 147% 146% 147% CAGO 116 116 114% 115% 120% 120% 119% 120'-j 120 121% 121% 121 78 70 75% 75% 82 82% 81 % an.84 84 83% 83% 47% 47% 50% 47% 47% 50% 49% 50% 47% 49 48% 43% 156 157% 154% 154% 162 162 159 159 162% 162%.160 160 64 64 63 63% 70% 70% 69% 70% 72 72% 71% 72% .cette semaine Nombre des valeurs traitées .194 Hausses .:.77 Baisses .67 Mêmes cours .50 Maxima 1941 .,5 Minima 1941 .^ BIX DES VALEURS INDUSTRIELLES LES PLUS ACTIVES Arttnns Shawinlgan .1893 Brazilian Traction.1752 imperial OU .1579 Imperial Tobacco .1405 Commercial Alcohol .1305 Winnipeg Elec.A .1333 International Petroleum .1210 Ablflbl 6 p.e.pfd.1140 Abitibi .1100 International Nickel .1054 VALEUR DES TRANSACTIONS Semaine terminée le 18 octobre Semaine précédente .Semaine précédente 183 35 89 59 4 7 DES y 4LEURS MINIERES LES PLUS ACTIVES .Action» Sladen .5503 Anglo Can.OU.4509 Home OU .33° 5 Malartlc Goldfields.3200 Wood Cadillac .sjco Sullivan .2300 Siscoe .2200 Aldermac .igyo Noranda .1530 O’Brien .1400 .* 942,149 .$1,348,747 MOYENNES DE LA BOURSE ET DU CURB DE MONTREAL A la fermeture samedi .10 Services Publics 45.0 20 industri- elles 61.7 30 Combinées 56 1 10 Papiers 81.51 15 Mines d'or 66 99 La semaine dernière .44.6 61.1 55 6 F 76.53 68.44 Le mois dernier 47.2 64 .0 58.4 81.32 72.98 L an dernier 56.1 68.9 64.6 88.77 76.59 Chan.net sur la semaine -j 0 4 -1-0.6 0.5 4-4.93 —1.45 Maximum de la semaine .45.3 62 .0 56.4 81.90 68.17 Minimum de la semaine .44.6 60 9 55.5 76.53 66.85 Maximum 1941 54 3 66 6 62 3 88.90 79.99 Minimum 1941 42 1 52 3 49.3 58.98 66 85 Maximum 1940 69.2 92.2 84.4 152 63 100.81 Minimum 1940 50.7 56.0 54.7 66.44 55.16 Cours des trusts fixes 1 X-Do D 1 x-Dlvidend Shares — 4.50 1.01 5.'5 1.12 Marché des vivres PRIX DU GROS A MONTREAL Oeufs En cents la douzaine.— Les oeuf» en petites quantités sont vendus cn boites de carton aux détaillants: libres Us se in i vendent 2 cents de moins la douzaine; ' d demande; o.offert; t.traité: 8 R ou Inspecté par le Bourse du Com- x-Afflliated Fund Inc C.x-Boston Fund Inc.x-Br.Type Investors .x-Bullock Fund Ltd .Can.American Tr.Can.Int.Trust .Can.Inv.Fund .Commonwealth Int.Corp.x-Corporate Tr.Sh.x-Do.accum.x-Do accum.mod.; x-Cumulatlve T.Sh.x-Dlvers.Tr.Sh.C Offre Dem.2.23 2.44 13.25 14.25 08 18 11 85 12.76 3.00 3.45 4.00 4.75 3.20 3 55 2.94 2.10 1.99 2.33 4.00 3.10 x-Fundamental T.S.A .4.07 x-Independenoe Tr.Sh.1.90 x-Mass.Investors Trust .17.17 x-Da, 2nd Fund Inc.8.16 x-Natlon Wide Securities .3.04 x-Do.Voting .99 x-Nor.Am.Tr.Sh.1953 .1.89 X-Do 1956 .2.25 x-Do.1958 181 x-Quarterly Inc.Sh.3.95 United Bond and Sh.6 00 x-U.S.El.L.and P.A.13.25 x-Do.B .1.47 x-fonds américains.4.84 2.13 18.46 8.77 1.11 4.85 7.50 Industriel» Utliit»» publique» Mines d'or .Autres mines p.dc Turner V.Divers .Total Oct.1941 t 7,754,000 5.434.000 4.788.000 ’ 89,000 1.717.000 Oct 1940 $ 7,771.000 5.590.000 4.907.000 87,000 15.090 4.649.000 Slsnv» .os 53 15 09 Sullivan .09 .70 12 35 Sylvanlte .28 2 35 11 95 Teck Hughes ., .40 2 70 14 31 Wr.Harg .40 3 25 12.30 a'5o ! L.A., sou» réserve; I F., j: u! ! gouvernement fédéral Prix de fermeture en ” merce 10 12 ' l',''ral*0E immédiate: 14 29 1667 * 1'> .1» c p rem ivres 1n -.-ii mUohre le» émissions datées les 10 mols au ,l 'Kl nrc i années et 3 p.e.[ quatre dernières année».1.indice de» actions ordinaires recul* de ! 76 0 A 74 9 L'indice de l'an dernier cat A j 80 7: U y a donc déclin de 7.2 p c.ce» | douze dernier* mol» Les action» ont paru ! se raffermir plus récemment L'Indice de I 20 titre» industriels A la Bourse de Mont-I rèal monte de 61 4 le 18 octobre A 81.9 le i 23, La hausse de l'Indice de 20 titre» industriels A la Bourse de Toronto est de 92 67 A 94 18.L'indice hebdomadaire basé sur des facteur» Important» monte de 110 la semaine du 11 octobre A 112.9 la semaine sou» revue, «oit un gain de 17 p e.L augmentation en regard de l'Indire de la semaine correspondante de 1940 (102 5i r»t de 10 p.e.$19.782.000 $23,019.000 1941 1940 $83,977.000 $87,543,000 27.3*83,000 28.508.090 Industriel» .Utilités publiques Mine» d'or .45.748,000 Autre» mine» ¦ 32,88.6.000 P de Turner V.1,247.000 Divers .27.375,000 44.515.000 31.780.000 1.345,090 24.980.000 INDICE HEBDOMADAIRE ET SES SIX FACTEURS.1926-1(10 aemsine Charge- ments Prix Rendement e» Compen-, • sations’ terminé» de de nl:.»i!.,è bancal- wagon» gros de.» obllg l re» 2 OCt.1941 97.1 93 8 145.3 106.2 oct.1941 90 6 93 7 145.3 102 3 oct.1941 84.0 83.3 141.0 82 2 actions ordinai- res 74 9 76.0 80,7 des Transac- tion* boursiè- res 272 32.7 26.7 Indies hebdomadaire 3 112.9 1110 102.5 Total .218.595.000 218,671,000 Easf Kootenay Power Kdst Kootenay Power a eu des ro-eelle.s brutes de $59.702 en septe'ii-bre.soit $7.954 de plus que durant le mois précédent.Tour les premiers six mois du présent exercice fiscal, ses recettes ont accusé une) hausse de «31.619.Avis légal 2.- 1.- La valeur présente d'un revenu ttx* et perpétuel »t basée sur les obliaa lions A long terme du Dominion uvs compensation» bancaires sont tempérées, en de trots semaine» afin d éliminer les fluctuation» prenant, une moyenne mobile irrégulières.Ottawa a été éliminé parce que la comparaison esi infirmée depuis 1*» début» de ta Banque du Canada La pondération des six lecteurs rialeuis e»t déterminé» par la déviation standard de la tendance A long terms de chacun basée sur les données pour le periods a'ètendsnt de tanviei 1919 è aufH 1938 Toutefois in pondération a pour out, non na» de donner l'Importance relative de* facteurs mais de les placer eut un même pied en égnllxsnt la tendance A ia fluctuation La tendance A long ter- 1 m» déterminée par les donne*» semestrielles de 1» période entre guerres est éll- ' miné* «t u «n résuit* un Indie* sxprUu* *n pourceulag* d* U moyenne d* im Province do Québec.District de Montréal N* 2U3513 Cour Supérieure OSCAR LACROIX, cultivateur, de la pa-roias* de Ste-Oenevtève, district de Montréal.Demandeur vs GEORGES W I.IPP de Bayshore City, dan» l'Etat de New-York, un de» Etats-Unis d'Amérique, Défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dan* 1* mol» Montréal.24 octobre 1941 T.DEPATI E.Député-Protonotalre.Marché des changes De la Banque Canadienne National* Service des relations étrangères D'après le» taux de la Banc.ue du Canada.le prix d'achat du dollar étatsunlen est de 10 pour cent et le Prix de vente de U Dour cent A Montréal aujourd'hui tandis que le prix d achat de la livre sterling est de $4 43 et ie prix de vente de $4.47; le franc français n'était pas coté Voici le» taux A l'ouverture sur 1* mar-rhé rie New-York: Angleterre, livre icâbl* chèque» et oa1-* Suisse, franc .2330 Suède.Couronne .2387 Brésil, mtlrels .0505 Chine, dollar HK .2835 Cours tels oue fournis A midi par la Canadian Press: A Montréal.Livre sterling .$4 43 Dollar canadt .$4.47 Franc .Pas coté A New-York: Livre sterling .A.OS’i Dollar canadien .8® 15-16 Franc srauçals .has cot* En or: Livre sterling .1° »h 1 ° Dollar américain < | m 81.06» Moyennes de la Bourse et du Curb de Montréal A-gros • .» .«.50-,50% A-moyen» .1 t ¦ r 48 of.A-poulettes .B — 36-37 C — Marché A terme 24-25 Octobre 28 «1 Prix de vente au romptant Au wngon Petite* quantités A-l gros .58 A-gros .50 54-55 A-movens .,.48 52-53 A-poulette» .36 39-42 B — 35 37-40 c — Potafes 25 27-29 N.B Mountains .95-1.05 Québec no 1 .Québec no 2 .Bourre Prix de fermeture en Bourse du Commerce: Livraison immédiate: Québec, 92 points .328i-.32T* Marché A terme: i Septembre .37'% of.Novembre .321i-.32% | Décembre .33% d | Janvier .33%-.34 Farine (Prix du boisseau en sac* de 98 !b* Escompte de 5 sou» de« au comptant» I* tac pour comraan- (Prix du "ro»' 5.55-5.75 5 OS-5.25 4 83-3 00 ! in 20 30 8 P.Ind.Com.Fer.hier 45 0 61.7 58.1 Il y A 1 MP.4(6 61 1 58.6 Il y A 1 m.47.2 640 38 4 Il y A l an 56.1 68 9 64 6 Ch.net 0.4 + 0 0 4 0.5 Max eem 45.3 «2 0 56 4 Min.F.fC.44 6 609 55.5 Max 1941 54.3 666 «2 3 Min 1941 42 1 52 3 49.3 Msx 1940 69 2 92 2 84 4 Min.1940 » 50.7 MO S4.7 Il) Pap.81 51 76 53 81 32 88.77 I 4 98 81 90 76 53 88 90 58 96 IS Dr 66 99 6L44 72 98 •0,59 1 45 68 17 f'6 85 79 99 «7 38 66.44 SS.18 Première patente .Deuxième patente .Forte A boulanger .Voloilles (Prix la livre au» détaillants pour 1» qualité A La qualité D «si de deux sous e.moins’' Dindons, qualité A.plus de 10 Iba 38- 40 Dindon», qualité A.moins de 10 1b».34 Poulet* envralsséa au lait qualité A.plu» do 5 ths .30 Qualité A 4 Ib» environ .27 Qualité B.plu» de 5 Iba .2Y Qualité B, 4 Ibs environ .25 Fromoqa pour l'exportation (Prix Ontario, coloré .Ontario blanc .Marché domestlqu* On into, blano .%.» du EMPRUNTS de GUERRE.TAXES.et Votre Portefeuille de Valeurs de Placement • Est-ce que le devoir patriotique de placer des montants substantiels sur les Emprunts de Guerre du Dominion—coïncidant avec la nécessité de pourvoir au paiement d’impôts fortement accrus sur le revenu — constitue pour vous un réel problème ?Dans l’affirmative, nous vous suggérons d’avoir, au plus tôt, un entretien avec Tun de nos représentants.11 fera, avec vous, une revue de vos valeurs de placement et il vous démontrera de quel précieux concours peut vous être notre Service de Gestion.Venet nous voir, téléphone* ou écrivez-nous.Ji THE ROYAL TRUST COMPANY .» I leML*.-*• « f fOLUME XXXII — No 249 LE DEVOIR.MONTREAL, LUNDI 27 OCTOBRE 1941 9 LA VIE SPORTIVE t le Canadien l’emporte sur les Sénateurs Les Américains lie New-Haven Otlavva, 27 •— Les Habitants de Dick Irvin se sont rendus dans la capitale samedi pour y rencontrer les Sénateurs de la Ligue Senior de Québec, dans un match d’exhibition et après une lutte serrée et fort intéressante, les salariés de la Canadian Arena Co.sont sortis victorieux par un résultat de 3 à 2.Gordie Poirier, un ancien équipier du Bleu Blanc Rouge, a failli jouer un vilain tour à ses anciens compagnons de jeu.Cet avant a icompté deux fois pour le club amateur de la capitale, la première fois avec l’appui des frères Lemay, puis finalement dans la dernière période avec l’aide de Pratt.Ce n’est qu’en rapidité que les Canadiens ont montré une supériorité marquee.Murph Chamberlain et Tony Graboski ont été les plus impressionnants des joueurs de Dick Irvin sous ce rapport., Elmer Lach a compté le premier but du match pour les Habitants.(après un peu plus de cinq minutes ’de jeu.Lach a passé la rondelle à ,Toe Blake à la ligne bleue d’Otta-vca, et, après avoir contourné la défense, il a pris la passe de Blake pour déjouer Trevor Higginbottom.Les Canadiens ont porté le score à 2-0 une minute et demie plus tard lorsque Chamberlain a déjoué Higginbottom à son tour, après avoir pris le retour du lancer de Ray Gcl-liffe.Graboski, qui avait commencé l’assaut, a aussi reçu le crédit d’une assistance.Les Canadiens se sont relâchés légèrement après cela, et les Sénateurs en ont profité pour attaquer.L’offensive a porté des fruits peu avant la fin de la période, lorsque Poirier a déjoué Bert Gardiner, après une série de passes avec les frères Lemay.Poirier était seul devant le filet et Gardiner n’a eu aucune chance d'éviter le point.Graboski a été coupé au front par un coup de patin accidentel de Jerry Shannon, dans une mêlée à la deuxième période, mais Tony est revenu au jeu un peu plus tard pour compter le troisième point des Canadiens.Graboski a reçu la rondelle de Bobby Walton au centre de la glace et il a évité prestement les joueurs de défenses des Sénateurs pour lancer un boulet dans le coin du filet derrière Louis Saint-Denis, qui avait remplacé Higginbottom dans cette période.Satisfaits de cette avance de deux buts, les Canadiens se sont ménagés à la troisième période, mais, à peine une minute après le début de la période, Poirier a compte son deuxième point avec l'aide de Stan Pratt.Jack Portland était alors en train de purger une punition.Les Sénateurs ont continué leur assaut pendant le reste de l’engagement, mais la défense des Canadiens a tenu bon et Gardiner a été a la hauteur de la situation dans les buts chaque fois qu'il a été menacé.Une nouvelle ligne d’avants des Sénateurs a été fort effective, quoique ce trio n'ait pu compter un point pendant le match.La ligne est formée de George Greene, Johnny Inglis et Henry “Pickies” McN'ieol.Greene joue avec les Sénateurs depuis plusieurs années, mais Inglis était avec les Marlboros de Toronto l’hiver dernier, et McNicol jouait avec le club de la Royal Canadian Air Force, dans la ligne Sénior du district d'Ottawa.Le gardien de buts Bill “Legs-’ Fraser, qui restera probablement amateur avec le Canadien de la Ligue Senior, a fait le voyage avec les Habitants, mais il n'a joué que quelques minutes.Alignement des équipes: CANADIEN.— Buts: Gardiner: defenses: Portland et Reardon; centre Quilty; ailes: Benoit et Dame.Subs.: Fraser (gardien de buts), Blake.Bouchard, Getliffe, Chamberlain.Lach.Graboski, Deniers et Walton.OTTAWA.- Buts: Higginbottom; défenses: Van Daele et Pratt; centre: Cheyne; ailes: Nicholson et Brunnfng.Subs.: St-Denis (gardien de buts), Grant, Feinhardl, T.Le-mav.A.Lemay, Poirier, Greene Carthy.Inglis, Creighton.McNicol, Trainor, Shannon.Arbitres: King Clancy, Happy Shouldice et Peterkin.Première période t—Canadien, Lach 5.37 2— Canadien, Chamberlain 7.10 3— Ottawa.Poirier 16.35 Punitions; Poirier et Bouchard.Deuxième période 4— Canadien, Graboski 17.40 Punitions: Chamberlain.Cheyne, Reardon et Portland.Troisième période ü—Ottawa, Poirier Punition: Chamberlain.1.18 Deux recrues pour les Pats Jack Piley et Maurice Marchant sont arrivés à Montréal en fin de «emaine et nous avons appris qu’ils s’aligneront avec les Pats dans la ligue Québec sénior.Riley, un ailier droit, est arrivé samedi.Il jouait avec les Orioles de Baltimore de l’Eastern Fnited States Amateur Hockey League, la saison dernière.On dit qu'il est un I rapide patineur et un homme dan-J gereux près des filets.Marchant a joué dans la même ligue que Riley l’an dernier, mais non pas avec le même club.Il était membre du River Vale et jouait | comme défense.Il est arrivé dans 1 la métropole hier matin.Il y a maintenant de la glace au j Forum et trois clubs locaux de la ligue Québec senior (les Royaux, les Canadiens et les Pats) comtnen-eeMHit leurs pratiques ce soir, ont eu raison des Rangers Winnipeg, 27.— Les vétérans de la ligue majeure ont dû se contenter de jouer des rôles de deuxième plan samedi soir, et ce sont les recrues qui ont conduit les Américains de New-York à une victoire 2-1 sur ics Rangers.Les Américains ont compté deux buts en moins de quatre minutes après le début du match.Yes Ran-après le début du match.Les Ran-cieux minutes plus tard, mais ils ont été impuissants par la suite contre le vétéran Earl Robertson, qui a été sensationnel dans les buts des Américains.Fred Thurrier, qui n’a joué que quelques parties avec les Américains l’hiver dernier, a compte les deux buts des vainqueurs, tous deux avec l’aide de Pat Egan, un autre jeune.Grant Warwick, qui a aidé Régi-na a gagner la coupe Allan Je printemps dernier, a compte le seul point des Rangers sur une passe de Norm Burns, une autre recrue, qui riait avec Washing! >n dans la ligne amateur de l’Est des Etats-Unis la saison dernière.Les clubs se sont servis de deux juges de lignes, d’après un système suggéré par Frank Patrick, le gérant général des Canadiens de Montréal, vendredi à l’assemblée des gouverneurs de la N.H.L.Ce système a semblé satisfaire tout le monde.Los juges de lignes sont placés à chaque ligne bleue, et ainsi il n’y a qu’un arbitre sur la glace.Les Rangers et les Américains se rencontreront de nouveau ici ce soir et à Port-Arthur mardi.Sommaire: AMERICAIN.— Buts: Robertson; défenses: Egan et Anderson; centre: Benson; ailes: Hill et Thurrier.Subs.: Field, Branigan.Carr, Peters, Kelly, Mosdcll, Boll, Watson, Arm-trong.RANGERS.— Buts: Henry; défenses: Patrick et N.Colville; centre: Pike; ailes: Hextall et Watson.Subs.: Juzda, Coulter, Pratt, Mac Colville, Shibicky, Heller, Warwick, Burns, Smith.Tustin, Kirkpatrick.Arbitres: Windy Lyndon; Gordon Hayes et Stan Swain, tous de Winnipeg.Première période 1 —Américain, Thurrier 2— \mrrieain.Thurrier 3- -Rangers.Warwick Deuxième période Aucun point.Punition: Field.Troisième période Aucun point.Punition: Anderson.1 37 3.27 5.21 est déclassé par les As Shawinigah, 27 (P.C-).— Les As de Québec de la ligue Québec senior ont vaincu les Aigles de New-Haven par le compte de 6-0, dans une partie exihibition, ici hier.Les Aigles, qui avaient fait match nul 4-4, avec les As dans la vieille capitale, vendredi soir, ont été incapables de résister à leurs rapides adversaires.Deux buts en moins d’une minute vers la fin de la première période a commencé le bal pour les As.Hay Malenfant a mené l’offensive des vainqueurs avec deux buts successifs veds le milieu de la deuxieme période alors que les As menaient déjà par 3-0.McMahon a compté le dernier but dans la troisième période, et il a par ailleurs reçu le crédit d’une assistance sur le but de Robertson, qui a été le premier des As après 15 minutes de jeu dans la première période.Biais et Nicholson ont réussi les deux autres buis du Québec; Blais a par ailleurs obtenu deux assistances.Lionel Bouvrette a paru invincible dans les filets des As, et Maurice Courteau, qui l’a remplacé dans la troisième période n’a pas été non plus déjoué une seule fois.Québec: Buts, Bouvrette; défenses, Stahn, McMahon; centre, Robertson; ailes, Rozzini, McClelland; subs, Brennan, Labrie, Tremblay, Goudreault, Nicholson, Blais, Malenfant, Anderson.New-Haven: Buts, Stein; défenses, Hoch, Cain; centre, Bessette; ailes.Shack, Tremblay; subs: Labovitch, Myles, Mancuso, Dziura, McAn-drews, Simon, McEvoy, Wilson, Roche.Arbitres: Crutchfield, Walsh et Martineau.Première période 1— Québec: Robertson (McMahon, Blais).15.11 2— Québec: Blais (McClelland, Stahan) .15.55 Punitions: Labrie, Bessette (majeure), McAndrews, McMahon, Anderson (majeure), Mancuso (majeure).Deuxième période 3— Québec: Nicholson (Tremblay, Goudreault).4— Québec: Malenfant (Labrie, Blais) .5— Québec: Malenfant (Labrie, McClelland) .Punitions: Stahan.Bessette jeure), Nicholson (majeure).Troisième période 6— Québec: McMahon (Blais).Punitions: Stahan (mineure et 10 minutes pour mauvaise conduite).6.09 7.14 9.25 (ma- 17.45 Belle opposition du Cornwall Cornwall, Ont., 27.— La prédiction de l’instructeur Lex Cook à l’effet que ses Volants “leur rendront à tous la vie dure” dans la ligue de hockey Québec Senior, cille saison, reposait apparemment sui des raisons solides.Bien que l'équipe ne soit pas encore complètement organisée et que plusieurs joueurs aient manqué d'entrainement, les Volants ont fait montre de symptômes de classe samedi soir quoiqu'ils aient été défaits 3-2.par les Rouges de Providence de la ligue Américaine.Il y a.e.i-viron une semaine à peine l’exécu-,>f du Cornwall avait décidé d'abandonner toute activité, cette saison, i cause d’un manque rie joueurs.Les Volants ont emprunté une ligne d’avant des Rouges mais leur propre trio, formé rie Blink Bellinger, Steve Latoski et George Shaw a paru égal â la meilleure ligne qui a évolué sur la glace.Bellinger el Augie Herchenratter, ce dernier emprunté du Providence, oui compte pour Cornwall.SonimaTe : PROVIDENCE.Buts: Karakas.défenses: Bush et Steele; centre; Shill; ailes: Mason et Sherwood.Subs.: Ailsby.Lynch, Boucher.Cal-ladine.Collings, lapin et Heenan.CORNWALL.- Buts: Lion; défenses: Ritchie et Drummond; centre: Latoski: ailes: Shaw et Bellinger.Subs.: Gillie, Maundrell, Read, Saunders, Gardner, Lemire.As-mundson.Demarro, Herchenratter.Arbitres: Contant et Dcnneny, Cornwall.Première périôde Aucun but.Aucune punition, Deuxième période 1 Providence.Boucher 18 25 Punitions: Bush et Gillie.Troisième période 2 Cornwall, Bellinger Ml 3— Providence, Sherwood 9-20 4- -Providence, Boucher 12.25 5 Cornwall.Herchenratter 14.2(1 Punitions: Bush et Maundrell.Les Bruins en bonne condition Hershey.27.— Commençant leur deuxième semaine d’entraînement les Bruins de Boston ont été déclarés en parfait condition par le gerant Arthur Ross et le capitaine Dit Clapper el les fervents du hockey qui ont vu les gars de Boston à l’oeuvre prétendent que les Bruins finiront en première nu deuxième place dans la course au championnat de la Ligue Nationale.Clapper s’est dit en forme superbe.Habituellement le capitaine des BGruins est len à se mettre en condition mais au moment où H dot commencer sa quinzième saison il est prêt à faire face à tous ses rivaux el peut jouer sans fatigue, Frank Mario, jeune joueur vie 19 ans, un ancien amateur de Regina, s’est assuré une place sur l’équipe régulière à la suite de son excellente tenue durant les pratiques , À la gérance du Hollywood Hollywood, 27.— Oscar Vit! a éle engagé hier comme gérant du club Hollywood, de la Ligue de la Côte du Pacifique, à la place de Bill Sweeney, qui dirigeait l’équipe l’an dernier.Le contrat de Viü est pour une durée de deux ans mais l’on ne mentionne pas le salaire qu’il recevra.Le président Victor F.Collins a eu des paroles élogieuscs à l’adresse de Vitt et de Sweeney mais n’a donné aucune raison au sujet du départ de son ancien gérant.Vitt, congédié par le Cleveland en 1940, a piloté le club Portland au cours de la saison qui s'est terminée au mois de septembre et à la eon elusion des séries Oscar a donné sa démission.Son club est arrivé en dernière place.Les Amateurs ont triomphé des Habitants Suinl-Hyaeinthe, 27 — Les Canadiens sont revenus d’un voyage dans la capitale où ils ont vaincu les Sénateurs d’Ottawa par 3 à 2.Hier après-midi le tricolore s’alignait contre une équipe d'étoiles, composée des meilleurs joueurs du Canadien et du Royal de la Ligue Senior de-Québec, et les Habitants subissaient un échec par le compte de 6 à 2.Jib Haggerty, qui avait pris la place de Pete Morin à l’aile gauche pour les “all-siai s”, s’est particulièrement rnis en évidence, en comptant quatre points pour assumer le triomphe dos représentants du circuit Slater, tandis que Legs Fraser s'est egalement mis en vedette en bloquant fies coups très durs et très difficiles pour les amateurs.Dans la troisième période Fraser fut toute une révélation et éclipsa Bert Gardiner, le gardien des Habitants, Paul Hayne# et Gus Ogilvie dirigeaient les amateurs contre le club de Dick Irvin.La joute a été contestée pendant deux périodes, quoique les amateurs aient été à l’avant tout le temps.Le frère cadet de Toe Blake.George, a donne l’avantage aux amateurs à la première période, et Bobby Carragher a porté le score à 2 à 0.Haggerty a ensuite compté le premier de ses quatre points à la seconde avant que les Canadiens réussissent enfin à déjouer Fraser.C’esl Murph Chamberlain qui a compté ec point.Peu après le début rie la troisième, Cliff Goupille a porté le score à 3-2, mais les professionnels n’ont pu rien faire par la suite, et Haggerty s’est échappé trois fois pour aller compter des points qui ont rendu la victoire des siens plus décisive.Le trio Quilty-Dame-Bcnoit a été le plus effectif des Canadiens quoiqu'il n’ait pu trouver un point faible au sensationnel Fraser.La foule qui remplissait i’arena, n'a pas ménagé ses applaudissements au grand gardien de buts qui est à l’entrainement avec les Habitants.Glen Harmon s’est froissé un muscle à la première période et il a dû abandonner le jeu.Butch Bouchard.qui s’est blessé légèrement à Ottawa samedi soir, n'a joué que quelques minutes.Alignement des équipes: “ALL-STARS”.Buts; Fraser; défenses: McCurry et Southwick; centre: Vaillancourt; ailes: G.Blake et Richard.Subs.: O’Connor, Heffernan, Haggarty, Brown, Anton, Walton, Harmon, Gruhn, Carragher, Farmer, Morrison.CANADIENS.— Buts: Gardiner; défenses: Goupille et Graboski.centre: Chamberlain; ailes: Sands et GelliflY.Subs.: Lach.H.Blake, Demers, Quilty, Benoît, Dame, Portland, Reardon, Bouchard, O’Neill.Arbitre: Léo Heffernan : juges ries hors-jeux: Marcel Dheere, Jim McFadden.Première période 1.Ail-Stars: G.Rlake .2.00 2.Ail-Stars: Carragher - .7.00 Pun.: Morrison, H.Biake, Haggarty, Lach.Deuxième période 3.All-Slars: Haggarty .12.00 4.Canadien: Chamberlain .16.00 Aucune punition.Troisième période 5.Canadien: Goupille .4.00 6.AH-Stars: Haggarty .6.00 7.All-Stars: Haggarty .13.00 8.All-Slars: Haggarty .14.50 Pun.: Brown 2, Reardon, Chamberlain.Raymond jouera à Shawinigan Armand Raymond.Joueur de défense, qui s’est signalé dans les rangs professionnels et amateurs, s’alignera avec les Cataractes de Shawinigan Falls dans la ligne Montréal el du District.Raymond s'alignait avec le Sl-Jérôme l’an dernier où il forma une défense fort solide avec George Brown.Raymond, qui était recherché par plusieurs clubs, a signé sa carte au cours de la journée d’hier.François Hélu est à former un puissant club avec Roger Bessette, Germain Bergeron, Pat Mercier, Don Hache, Roland Hébert, Bnri Hendrickson, Larry Thibault, Oscar Aubuchon, Gabby Payer, Roland Rossignol, Jacques Lavoie, Jean-Paul Gladu, Fernand Gauthier, Earl Kelly, Henry Hayes, Marcel Filion et autres.Autres défaite du Montréal Toronto, 27 — Le club Balmy Beach a pu enregistrer une victoire facile sur les Bouledogues de Montréal samedi après-midi en celle ville alors que les locaux sont sortis Harvey Jockson exige davantage Toronto, 27.- Red Dutton, gé-j rant ries Américains rie la Ligue l Nationale de Hockey, a déclaré hier | qu'il n’a pu venir à une entente | avec Harvey Jackson à cause de la i question du salaire et le pilote du ! club new-yorkais préleml que l'an- ' cien joueur des Leafs exige $1,0001 de plus que le montant spécifié sur j le contrat qui lui a été soumis, i “Jackson devra accepter mon of-1 fre, a déclaré Dutton, ou bien s’en i aller.” Les Américains de New-York: sont partis de Port Arthur samedi soir mais Jackson n'accompagnait j pas les tricots étoilés.Dix équipes dans la ligue Américaine New-York, 27.(PC) — Le président Maurice Podoloff de la ligue Américaine a déclaré à une assemblée de la ligue hier soir que les décisions de certains bureaux de recrutement du Canada au sujet de passeports aux joueurs de hockey privera la ligue cette saison “de 15 à 18 joueurs”.“Mais ceci ne veut pas dire que la lutte dans la ligue sera moins intéressante”, a ajouté Podoloff, disant que tous les clubs seront au complet pour le début de la saison.Les décisions des bureaux de recrutement ont été discutées longuement pendant l’assemblée.La ligue, qui comptera 10 clubs cette saison avec l’addition du Washington, ouvrira sa campagne mercredi à Cleveland, Philadelphie et New-Haven.Une nouvelle entente avec la N.H.L.au sujet des échanges de joueurs a été approuvée.Dorénavant le président Frank ('.aider aura seul le pouvoir de régler les disputes entre clubs au sujet des joueurs.La joule d’étoiles au profit des joueurs de hockey dans le besoin sera jouée à Cleveland le 3 février.Les joueurs seront choisis à un dîner des journalistes à New-York le 15 décembre.Buffalo a obtenu la permission de commencer ses parties à 9 heures, heure normale de l’est (11) heures, heure avancée de l’est), ce qui est 30 minutes plus tard que la saison dernière.Un seul changement a été apporté à la cédule, qui a été adoptée le mois dernier.La joute Indianapolis à Springfield, qui devait avoir lieu le 29 octobre, sera disputée le 11 novembre.Chaque club jouera 56 parties.La campagne se terminera le 30 mars.Beau début du Washington Lake Placid, 27 (C.P.) —- Les Ulines de Washington ont défait les Bougés de Providence 5-2 ici hier après-midi, dans leur seul joute-exhibition avant l'ouverture de la saison de la Ligue Américaine.La joule a été rapide et rude, mais une seule punition a été infligée, Koiveineimi a mené l'attaque des vainqueurs avec une paire de buts.Polly Drouin, Georges Manilla et Conny Tudin ont compté les autres points de Washington.Les buts de Providence ont été comptés par Babe Tapin et Vince Sherwood.Alignement des équipes: WASHINGTON, — Buts: BibeauTt défenses: Singbush el Shields; cintre: Drouin; ailes: Mantha et Tru-riel.Subs.: Mailley, Gresniik, La-moureux, Tudin, Smith, Koivei neimi, Janke, Zuke, Gauthier.JROVIDENCE.- - Buts: Karakas; défenses: Mason et Herchenrotter; centre: Shill; ailes: Boucher et Os mundson.Subs.: Collins, Calladi-ne, Steele, Sherwood, Lynch.Première période I.Washington: Mantha .2.Providence: Tapin .3.Washington: Drouin .Aucune punition.Deuxième période 4.Washington: Koiveineimi 5.Providence: Sherwood .Aucune punition.Troisième période 6.Washington: Tudin .7.Washington: Koiveineimi Punition: Trudel.Ces portages sont approuvés Chicago, 27 — Le commissaire du baseball, Kenesaw Mountain Landis, a annoncé samedi qu’il approuvait les partages faits par les Reds de Cincinnati, qui ont fini en troisième plaie dans la ligue Nationale et les Indiens de Cleveland qui ont terminé la saison sur un pied d’égalité aveu les Tigers de Détroit dans la ligue Américaine, de leurs parts des recettes de la série mondiale.Les Reds se sont partagé $23.709.-22 en 31 parts complètes de $729.-52 et ont divisé $1,094.29 en cinq autres parts.27 joueurs des Indiens ont reçu des parts complètes de $194.34 et 10 se divisèrent $680.13 sur un total de $5,927.31.Le commissaire a aussi annoncé que les recettes brutes avaient été de $1,107,762, y compris $100,000 pour les droits de radiodiffusion.Joueurs de tennis fronçais au Portugal Madrid — Les joueurs de tenni, français Boussus et Pelizza qui, en compagnie de Destremeau, ont joué j des luttes victorieuses contre les ; Espagnols de Barcelone, se rendent j au Portugal par avion comme invi-I tes de la Fédération portugaise de ! tennis.Destremeau se trouve actu-: ellement à Madrid el les y rejoin-! rira.Les journaux espagnols con-| sacrent de nombrerfx articles illu.s-j très rie photos aux joutes et aux exhibitions des joueurs français.L’ambassadeur François Piétri, qui est membre du comité olympique et président de la Fédération française d’escrime, suit avec intérêt toutes 1rs manifestations sportives espagnoles et ne cesse de prêter aux joueurs français son concours attentif.Puissants athlètes dans la' finale Butch Shapiro, lutteur de Platts-j burg, et George Becker, le chain-uion des poids mi-lourds se rencon-; lieront ce soir dans la finale du programme de lutte nue présentera le ! matchmaker Ray Lamontagne.Ue match sera de deux dans trois à fnir et les amateurs peuvent s’at-| tendre à un match mouvementé et j scientifique, car lors de leur dernière rencontre, ces deux lutteurs : se livrèrent un match des plus inté-1 cessants qui fut goûté des amateurs et se termina par un verdict nul.Les deux idhlètes demandèrent un match à finir, et le matchmaker Ray Lamontagne bâcla immédiatement une rencontre entre ces deux hommes qui se rencontreront ce soir.Dans la semi-finale à l’affiche, Victor Delà marre fera face â Farmer Mack.Johnny Demchuck et Jack Miller, en viendront aux prises dans |e match spécial d’une choie ou 30 minutes.Çob McNabb.le populaire et scientifique athlète de Verdun fera face à l'italien.John C.arochia dans une préliminaire d'une chute ou 20 minutes.Young Marquette, le jeune el agressif lutteur italen et Young Mc-Goy feront les frais du lever de rideau.qui sera d'une chute ou 20 minutes.Buffalo gagne | Hamilton, 27 (P.G.).— Les BJsons de Buffalo ont défait les Hornets de Pittsburgh 3-2 ici samedi soir dans une joute-exhibition.I.es compteurs oui éb Bob Gracie, Maxie Bennett et lony Hernmerling pour Buffalo et G le a Brydson et Curry pour les Hornets, Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ASSURANCES DACTYLOGRAPHES HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Nous Invitons Iss Communautés Rell-aleuses à s© prévaloir de nos services particuliers.441, St-François-Xavier - Montréal Tél.MArquette 23*3-2384 AVOCATS Antole Vanlor, C.R.Guy Vanter Cil VANIER & VANIER AVOCATS 5T ou est, rue Saint-Jacques Tél.HArhnuf 2*41 44 DU NOUVEAU Assortiment complet Underwood.Remlttston.Royal Portatif et Standard Machines à Additionner Calculateurs Protecteurs de Chèques Pupitre*, etc., etc.Canada Dactylographe Enr.Nouvelle adresse : 44 St-|acques O.HArhnur 6!)S*____li,-T.Armand, 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Cuddie.Au troisième quart, Reid, I de 40 pieds des buts, a tenté un au ! tre botté en place qu'il n'a man-i qué que par quelques pouces, j Eddie Thompson, le brillant ! demi des Beaches, qui est un offi j rier pilote dans la Royal Canadian | Air Force, s'est fracturé un os de i la cheville dans une collision avec ] Teri Edwards et Bud Atehpson de , Montréal.Bobby Porter, dont l'éligibilité a été le sujet de longues disputes au début de la saison, a aussi été Iries-s en jouant sa deuxième partie de l'année.Porter s'est froissé tics muscles de l'abdomen au début du dernier quart et il n’a pu terminer la partie.Johnny Ferraro.Hay Mullins, Joe Richman et Fraseront ét éen vedette pour les Bouledogues.La victoire 24-3 des Hough Hitlers d’Ottawa sur les Argonauts de Toronto, samedi, a enlevé à Balms Reich sa dernière chance malhémc-tique de participer aux éliminatoires du Bis Fout Le classement: G Les amateurs sont désappointés Virginia Lasater et Victor Lee, les deux vedettes annoncées pour la réunion d'hier au Parc Richelieu, brillèrent par leur absence sans aucune raison valable et, malgré le nombre imposant des entrées et la lutte intéressante que produisit l'épreuve du 5-milles, un certain désappointement était évident parmi l'assistance.Ajoutons que le plus désappointé fut le promoteur Emile Gaulhieh La classe 2.29 fut remportée par Geo.Stock à Jns, Roy de Sore!, qui remporta les honneurs en trois épreuves consécutives.La classe 2.22 fut gagnée par Pine Ridge Henley, qui remporta les honneurs pour les première et seconde épreuves, sc classant deuxième dans la troisième.La course entre June Todd et Rose Canot fut gagnée par June Todd.Résultats: Classe 2.29 -Bourse $100.Geo.Stock, J.Roy, de Sorel 1 I 1 Glen Elden, Lanthier, S.-Plac.2 5 3 Le Brewer, Corheil liée, Mtl 3 2 il Princess Gasby, Fortin, Conl.6 6 2 Joan Lee, W.Rot h, de Sorel 5 5 3 Charlie Direct, Groulx, Ste B, 4 7 4 Ctc Geneviève Girl, Charesl 7 t 3 Ormond Girl .887 Temps: 2.19'.; 2.20; 2.21.Classe 2.22—Bourse $150.Pine B i tige Henley, H.Fortin 112 Grattan llemley, E.Leboeuf 2 6 I Nohi Mc El w y n n, O.Boisvert 4 3 5 Francis Worthy, Chainey Ml! 3 5 6 Countess Jane Girl.Plouffe 6 2 4 Temps: 2.18, 2.17, 2.16.Course, 5 milles Ouverle.Philip Lee, lien Moisun.S.-Ray.I Home Spun, Perrault Laprairie 2 Barbara Gratlan, L.Bombardier t Col.Uplon.Aire, Caughnawaga 4 Greatmore McKellop, A.Dallaire 5 Anderson & Valiquctte Comptablei-Véritifüiteur* J.-Charl«s Anderson.L.I.C .Ivan Valtquett».C A.L I O.Roméo Carle.C.SCC.C.A.A Dagenals, LS.C., C.A.Oeorees Bernlcr.C.A 84 Notre-Düme oue»t - PL.9709 Wisintainer (r Fils 90* BOULEVARD ST-LAURENT LES ENCADREURS MANUFACTURIERS - e**™ - Miroir* Rcparat-oris d» cadres et miroirs I-Anc.22«4 IMPORTATEURS CARON & CARON Comptable* Agréés — Clmrtered Accountant* Edmond Caron, B A.L.8 C .C A Henri Caron.B A.L UX.L.SC.C.A 50.rue St-Jacque* HArbour 3I>35 MONTREAL 139.rue Alexandre.TROIS-RIVIERES Eendée en 1892 C.X.IAANCHEMONTAGNE A CIE LTEE Importateurs de 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.Argonauts Balmy Beach Montreal .P.N.P.C.P!, Liberty Torid, Led ou x.Montréal r 1 0 61 19 s Star, .1.O.Beaudoin, DeRepent.i 1 0 58 37 R Colleger Unko, R.Pau zé, S.-.1er.r 3 II 22 26 t Mr.Har riman.Corheil Bée, Mtl r 5 II Dl 69 0 T e m p s: 1211 Foster apposé à Johnny Greco Johnny Greco rencontrera, dans un combat de (i rondes, an programme Cast ilItiux-Mancini, Art.Foster, de Buffalo.Foster fui !e seul boxeur professionnel avec Ro-sanno à faire subir un échec à Greet), depuis que celui-ci est devenu professionnel.Dans la suite.Johnny renronlrei a de nouveau Foster a Toronto et le battit aux points avec difficulté.C’est dire que ce troisième combat, entre ces deux hommes servira à élablir la réelle supériorité.Celle préliminaire supportera de beaucoup l’attraction principale car les deux hommes aux prises savent autant 1 un cpie l’autre donner île l'action.De fait, il s'agit d'une troisième rencontre entre les deux hommes que Toronto (entait d’obtenir à tout prix.Il s'agira des débuts locaux de Johnny Green sou> son nouveau gérant Rit Audetie.ipàgnic 4'Asstmnce stpk Vie Saubegarbf MONTREAL NARCISSE DUCHARME, PRESIDENT 27 octobre T 941 Montréal, lundi LE A Ottawa (Suite de la première page) relie raison, cette intervention ne serait pas justifiable", Ainsi la guerre justifierait le gouvernement de passer d'un extrême à un autre.Avant la guerre, il y avait certes du désordre dans les relations entre ouvriers et patrons.Sous prétexte de la loi de l’offre et de la demande, en vertu du libéralisme économique, l’autorité a permis que ce désordre devint sacro-saint, confirmant certaines classe* dans des privilèges abusifs.Avant la guerre, l’autorité avait certes le devoir d’intervenir dans les relations défectueuses qui existaient alors entre diverses classes sociales.11 ne s’agissait pas, pour l’Etat, de se substituer à l’employeur, comme il a tendance à le faire maintenant, mais de légiférer en sorte que les classes sociales se comportassent comme des associées et non comme des ennemies.Du laisser-faire absolu, on passe aujourd'hui au contrôle absolu.Entre les deux il y a la guerre.On prétend que la guerre justifie tout.Mais on ajoute que “fa législation ouvrière adoptée en ver tu de la loi des mesures de guerre ne s’appliquera que pendant la guerre'’.Cela marche C’est à voir.L’expérience démontre que lorsque le gouvernement central s’immisce dans une sphère de juridiction qui ne le regarde pas, que la constitution con-| fère expressément aux provinces (salaires, lois sociales, prix), il ne cède pas volontiers ses positions nouvelles.Le Devoir l’a dit à maintes reprises, dès le début des hostilités: à la faveur de la guerre on exigera des provinces des sacrifices sans limites et on façonnera un étal politique de fait qui contredira nettement l’état constitutionnel de droit.Mais nous n’y pouvons plus rien.Les dés sont jetés.Les lois nouvelles doivent suivre leur cours.Précisément parce qu’elles doivent suivre leur cours, il faut que le gouvernement soit d'une prudence toujours en éveil.L’étendue même de l'intervention que l’Etat doit faire dans le domaine des prix et des salaires démontre qu'à moins de maintenir l'effort de guerre en proportion de nos ressources, le Canada devra faire face à des difficultés qui dafts l'avenir, et peut-être dans un avenir pas très lointain, seront de nature à mettre sa souveraineté en péril.On n’a pas cessé de réclamer, depuis plusieurs mois, un effort de guerre maximum.Ce maximum semble être atteint.Aller au delà, accroître les dépenses publiques (ainsi qu’on se propose de le faire, s’il fallait croire des rumeurs persistantes) serait gravement imprudent.Gouverner, c'est prévoir.Le cas de M.Zeller La démission de M.Walter-P.Zeller comme directeur du Bureau canadien du tourisme, est un incident dont nous n’avons pas encore eu l’occasion de parler.Nommé au cours de l’été pour corriger les erreurs commises par les fonctionnaires du Bureau du tourisme.M.Zeller avait été accueilli favorablement par la presse du pays.Le 21 juillet 1941, le Devoir disait ‘ceci: “L'industrie du tourisme est trop importante pour nous, particulièrement de ce temps-ci, pour que l’on en confie la direction à des irréfléchis.Non seulement le fédéral a besoin de revenus et de dollars américains pour ses opérations financières, sérieusement compromises par les exigences de la guerre, mais les provinces comptent sur le j tourisme pour accroître leurs reve-1 nus.Une foule d’entreprises et d’individus perdent de l'argent par suite de la situation actuelle.La saison est peut-être trop avancée pour porter, dès cet été, un remède efficace au problème.Au moins de-vrait-on prendre immédiatement des mesures pour que les erreurs récentes ne se renouvellent pas l’an prochain.S’il faut pour cela renouveler et augmenter le personnel des bureaux de tourisme tant au fédéral que dans les provinces, que l’on n'héslte pas à y voir avec diligence.Des dizaines et des dizaines de millions de dollars sont en jeu”.Quelques jours plus tard, le gouvernement annonçait la nomination de M.Zeller.Celui-ci est resté trois mois en fonction.A la fin de ce trimestre il en avait assez des méthode» administratives de la bureaucratie.Il a remis sa demission au ministre des Services de guerre.M.Zeller a écrit à M.J.-T.Thorson: “My resignation is motivated solely by the consideration that traininy and experience have accustomed me to a larger measure of directness of action that it seems possible for me to exercise in my present post.— Ma démission est motivée uniquement par le fait que l’expé-tience et l’éducation m'ont habitué à une plus grande mesure u’action directe, qu’il me semble possible d’obtenir dans ma présente posi tien’’.’C’est la condamnation nette des méthodes administratives en honneur dans la bureaucratie fédérale.Le ministre a accepté la démission de M.Zeller.L’ancien directeur du Bureau du tourisme (M.Dolan) continuera de faire des discours.On retombera, c’est à craindre, dans l'ornière des vieilles habitudes.L’industrie du tourisme vaut pourtant qu’on s’en occupe.On l’a vu en 1940 et pendant les r.limiers mois de 1941: les touristes ‘unericains ne viennent pas nous visiter à seule fin de nous venir en aide et de nous fournir les dollars dent nous avons besoin pour faire la guerre.Le tourisme n’est pas une entreprise d'assistance mutuelle.A propos de conscription Un mot.en passant, de la grande question du jour: la conscription.La Gazette de Montréal (25 octobre 1941) reproduisait un article de 1 Evening Telegram de Toronto.Le journal torontois commentail a son tour un article du Kitchener Record, propriété du News-Record, dont M.Euler, ancien ministre du Commerce, est le président.D après le Kitchener Record, il voudrait luaucoup mieux avoir une iepisla-t’in de conscription tout de suite, une législation nette et claire, que ie régime actuel qui consiste à ixer-eei des pressions sur les jeunes recrues.Ces jeunes recrues sont soumises, dit-il, dans les camps d’entrainement, à des pression* dons le but de les amener à s’enrôler dans le service actif outre-mer.Le regime actuel est injuste, soutient le Kitchener Record, en ce que ces pressions sont plus fortes dans des centres d'entrainement que dans d’autres.Il y a là un certain genre de conscription contre lequel beaucoup de gens protestent.Le Kitchener Record et 1 c.vemng Telegram en viennent alors à demander une loi de consci iptlon-Condamner la sorte de conscription que nous avons à l’heure actuelle, pour exiger la conscription genre 1917, c'est recommander de traiter une brûlure par le feu.Ce qu ii faut, tn tenant compte des engagements solennels des hommes qui dirigent le gouvernement, c’est de nous en tenir à un régime honnête de volontariat.Le choix heureux de M.de Niverville Hevenons, pour terminer, sur une nomination annoncée la semaine dernière par le ministre de l’Aviation, M C.-G.Bower.U s'agit du choix du capitaine de Niverville comme commandant de la troisième region d’entrainement aérien.Lors de son élévation au rang de capitaine pour que l’on ne commette pas la même erreur dans l’organisation de la nouvelle commission de contrôle des prix et bonis.Saura-t-on s’en aviser à temps?Pour le Troisième centenaire Une lectrice nous écrivait samedi: J'assistais hier à l'ouverture des Cercles Littéraires du Pen sionnat Mont-Sainte-Marie, rue-Guy.C'était le Cercle du cours des graduées, séance toute consacrée à Ville-Marie et j’ai compris qu’il en serait de même pour tous tes autres cercles de Vannée.Le sujet soumis pour les compositions de concours était: Des nombreuses héroïnes qui illustré-rent les premiers temps de Ville-i Marie, laquelle auriez-vous aimé être?— Le travail fourni à celle occasion pur les religieuses et tes élevés m’a semblé magnifique.Qu’une semblable initiative s’étende à toutes nos institutions catholiques et françaises et on aura fait beaucoup pour aider à convaincre la jeune génération qu elle na pas à rougir de ses origines, qu’une légitime fierté de race n’est pas plus déplacée chez nous que chez les autres.Et voici u .te nouvelle preuve qu’en dépit des temps actuels, on peut offrir aux pères de la cité un bel hommage et tirer de leur histoire de fécondes leçons.Nous répétons que nous serons heureux de recevoir le plus de détails possible sur le mouvement qui se développe dans ce sens.Cela servira à l’accentuer, à l'accelérer.Rien ne vaut, on le sait, la prédication de l’exemple.27-X-41 O' Les colons montréalais dans l’Abitibi M.J.-M.Savignoc est allé visiter les colonies de chômeurs montréalais que la ville a établies — Un véritable succès — La ville o épargné $3,000,000 par cette initiative Me J.-M.Savignne, conseiller municipal et ancien président du comité exécutif de la ville de Montréal, est revenu d’un voyage dans le nord-ouest de la province, où il a visité, en compagnie de M.J.-Ernest Enforce, les régions de colonisation et en particulier les cantons où se trouvent des colons montréalais que la ville a établis dans l’Abitibi, ce qui était le principal objectif du voyage.“Cette expérience, commencée dès 1933, est, dit Me Savignac, un succès, et notre ville eût gagné, à la poursuivre, d’énormes avantages.“J’y ai trouvé les colonies prospères, avec une population énergique.On y voit des paroisses qui peuvent rivaliser avec celles du vieux Québec, paroisses de trois ou quatre ans d'existence, avec presbytère, église, écoles et des milliers d’acres en pleine culture.La vaste majorité des colons ont des bestiaux, porcs, pou- _______— —„ T- , - .^“jles, jardin, quoique, pour une bon- ivait que cet officier était appelé a j ne partie, ils doivent encore acheter e hautes fonctions.Voici qu U est |a farjne pour faire leur pain.Mais ils récoltent les grains nécessaires s nommé commandant d’un grand centre d’entrainement qui comprend l’ile du Prince-Edouard, le Nouveau-Brunswick, la- Nouvelle-Ecosse, la province de Québec et une partie de l'est ontarien.Du meme coup le capitaine de Niverville devient membre de l’état-major de l’aviation.Il y a quelque temps, on a dit, dans les milieux bien renseignés, que le capitaine de Niverville devait être nommé attaché d’aviation à la légation canadienne de Washington.Certes cette nomination eût flatté ses compatriotes de langue française; mais le capitaine aurait été moins à même d’aider ses jeunes concitoyens dans un poste diplomatique que dans un poste de commandement.De pareilles nominations ne vont pas toutes seules.Plusieurs autres officiers d’aviation étaient compétents pour diriger l’école d’entrainement.On croit même que plusieurs étaient en ligne d’avancement.Nous nous réjouissons de la nomination du capitaine de Niverville et nous eu félicitons le ministre.Nous comptons bien que ce dernier nous fournira d’autres occasions de souligner la nomination de Canadiens français à des postes importants dans l’aviation.Léooold RICHER Adoptes Les CAFÉS, THÉS, a CUHmURES de J.A.DÉSY, (Limitée) Qualité supérieure Montréal LË devoir Tarif d’abonnement (hors Montréal) Canada semaine 20 semâmes .35 semaines .50 mois .60 mois .UC mois .1.50 Etats-Unis wnainé .25 mois .75 mois .2.00 à l'alimentation des animaux.“S’il serait oiseux de faire des descriptions à l’eau de rose, ceux qui connaissent ce qu’est la vie du cultivateur moyen — (M.Savignac a travaillé sur la terre paternelle jusqu’à l’âge de 28 ans) — se rendent compte que nos colons montréalais sont dans une excellente situation.En fait, nombreux sont ceux qui ont maintenant un avoir d’une couple de mille dollars et qui mènent une vie saine, alors qu’en sortant de Montréal ils se trouvaient dans une pénurie absolue.Naturellement comme dans tous les milieux sociaux, il s’en trouve quelques-uns moins fortunés, qu’il y ait eu maladie ou manque d'apütii-des naturelles; mais on peut affirmer que la moyenne des résultats est excellente et même surprenante.“Maintenant que huit années se sont écoulées, on peut conclure l’expérience à peu près définitive, et c’est pourquoi je voulais vérifier moi-même les résultats.Ils sont remarquables.“Au 17 octobre 1941, la ville de Montréal avait envoyé 800 familles de chômeurs s’établir comme colons dans l’Abitibi.Sur ces 800 familles il y en a eu 188 qui ont abandonné.Le coût total pour la ville de Montréal a été de $170,303.00, ce qui fait une moyenne de $213.00 par famille, ou $278.00 par famille qui est restée sur sa terre.“Le fait d’avoir rétabli dans la vie économique et sociale 612 familles est en lui-même un résultat magnifique qu’on ne saurait assez louer.Mais si l'on se place du simple point de vue financier, ce fut pour la ville de Montréal une économie importante.“Les familles citadines envoyées en terre de colonisation étaient des familles de chômeurs ou sur le point de le devenir, et comme on avait surtout donné la priorité aux famil-ge aux Provinces Maritimes, il Jfs nombreuses, elles représentaient n’en est pas un qui connaisse fe\lln uoinhre considérable de person-1 1 }nes.On peut estimer une moyenne français, , ._ ,__^ Bloc -notes (Suite de la première page) connaissent rien de la langue que parlent ordinairement quelque deux cent mille citoyens des Pro vinces Maritimes.Autre renseignement qu’il nous parait utile d'ajouter, c’est que M.Sladen n'est nas ici pour y rester.C’est un fonctionnaire d’Ottawa qui doit, un jour ou Vautre, retourner à Ottawa.Autant dire que parmi les officiers supérieurs de la Commission d’assurance-chôma Foire remise par chèque ou poir ou mandat, au "Devoir" Boîte Postale 500, Place d'Ar-mes, Montréal (abonnements) franç Pourtant la Commission aura affaire avec tout le monde dans celle partie du pays.Elle aura aussi affaire avec les employés: bûcherons, commis de bureaux, commis ae magasins, charpentiers, maçons, menuisiers, mécaniciens, cuisiniers et hommes de tous métiers.Or de ces travaillants, Dieu sait si nous fournissons notre part.Il n’est pas une entreprise au Nouveau Rruus wirk, il en est très neu en Nouvelle-Ecosse et dans Vite du Prince-Edouard, où Von ne compte une imposante proportion d’employés de langue française.Au siège régional de la Commission qui a été fixé à Moncton, ils n’auront personne à qui causer.On voit par là quels seront vraisemblablement les inconvénients d’ordre pratique de l’absence dans les cadres du nouvel organisme d’un personnel de langue française compétent et proportionné aux besoins du pays.Il y a la, en plus d’une injustice flagrante, une absurdité administrative qu’il faut s’efforcer de corriger aussitôt que possible de huit personnes par famille, “Or, si on se rapporte aux chiffres officiels des rations payées aux chômeurs par la ville de Montréal, pour les faire vivre, on donnait une moyenne de $12,50 par semaine par famille de huit personnes, soit $650 par an, ce qui ne comprenait pas le loyer équivalent à au moins $150 par année, ni les soins médicaux.ni l’éclairage, en sorte que l’on peut sans exagération porter la dépense annuelle à $800 par année, par famille, soit la somme énorme de $640,000 économisée chaque année, de ,ce fait.“Sans doute les 800 familles se sont pas parties toutes en- 1933 el leur etablissement s’est échelonne sur quelques années; mais l’on peut, compte tenu du décalage à faire, établir une moyenne de cinq années complètes où la ville a été exemptée de payer des secours directs à ces gens.“Incidemment, on sait que les secours directs sc sont prolongés surtout chez les familles nombreuses à cause de l'importance de l'allocation des secours direefs versés.On pourra faire observer que si ces r «ussiiui que chômeurs étaient restes en ville, t’est une raison de plus aussi \ d'aucuns auraient pu sans doute se procurer de l’emploi.En réalité, si A SOREL quelques-uns eussent trouvé de l'emploi, c’est que d’autres seraient devenus chômeurs.Car le chiffre de l’emploi serait reste équivalent.Cela formait donc une économie de $640,0110 par année, soit pour cinq ans $3,200,000 moins les $170,00(1 versés comme part de la ville de Montréal pour l’établissement des colons, “Aucun système pour remédier au chômage n’a donné des résultats aussi probants.“Si la reprise économique s’était faite dans la paix, on pourrait avec raison affirmer que l’expérience montréalaise, pour concluante qu’elle ait été, n’aurait maintenant qu’un intérêt platonique.“Mais la période de guerre et ses conséquences redonnent à cette expérience une actualité aigiie.“Si l’on examine froidement notre situation, on ne peut s’empêcher de songer à la posilion qui nous sera faite le soir de l'armistice, même en supposant les conditions les plus favorables.“Des milliers et des milliers de jeunes gens du Québec qui seront alors demobilises nous reviendront; et le fait qu’on leur paiera des allocations en attendant leur rétablissement dans l’économie civile, seront une façon de secours directs déguisés; de plus les industries de guerre qui fermeront leurs portes renverront des milliers d’ouvriers, citadins et ruraux, qui seront jetés sur le pavé et qui se trouveront sans emploi, du jour au lendemain.Des taxes écrasantes seront un grave embarras pour le commerce et paralyseront nos industries.En même temps il faudra voir à l’établissement de cette jeunesse urbaine qui se sera spécialisée et à rétablissement des fils de cultivateurs qui auront, pendant la période de mobilisation, quitté la terre paternelle soit pour l’entrainement, soit pour les industries de guerre et qui seront d’âge à fonder des foyers.Il ne faut pas oublier que nous aurons, selon toute vraisemblance, une immigration intense venue des vieux pays.“En fait, tous nos hommes politiques les plus avertis admettent que la période d'après-guerre entraînera une crise d’une gravité telle que la crise de 1930 sera relativement légère par comparaison, s’il est vrai que par contre nous aurons acquis une expérience qui permettra d’éviter les erreurs de 1930 à 1939.“Montréal a donc tout Intérêt à renouveler l’expérience de colonisation de 1933.Cette expérience de 1933, qui était unique en son genre, malgré les erreurs inévitables qui entourent tout essai dans l’imprévu et l'inconnu, a été un succès décisif.Non seulement 75% des chômeurs établis sont restés, mais bon nombre des 25% qui ne sont pas restés ont pu s’établir ailleurs, et avant de s’en aller ils avaient accompli, cela va de soi, une besogne considérable qui équivalait aisément à l’argent investi.Ces 612 familles sont sorties du secours direct, elles sont devenues des éléments de production dans les conditions les plus stables possibles.“Or dans tout nouveau plan pour l’établissement de citadins colons, il faudra tenir compte que nombre des difficultés qui affrontaient les colons de 1933 sont pratiquement disparues, Dans l’Abitibi le problème de défrichement se doublait de celui du “muskeg”, espèce de tourbe qui recouvre la terre arable sur une plus ou moins profonde épaisseur et qu’il faut enlever pour atteindre le sol cultivable.Autrefois le colon, après le défrichement des arbres, devait attendre que cette mousse fût desséchée puis brûlée, avant de défoncer le sol.En résumé le colon devait trouver des moyens d'existence pour trois ou quatre ans avartt de la tirer de sa terre.“La grosse machinerie introduite pour l’enlèvement de la tourbe, puis pour l’essouchernent et même le labourage, a révolutionné la technique de colonisation.Aujourd’hui, non seulement les énormes tracteurs A moteurs Diosel arrachent les arbres et font l’essouchement, mais armées de larges charrues, ils éven-trent le “muskeg” dont ils font de longs sillons.Ainsi donc, dès la première année, le sol est préparé pour la culture régulière et l’année suivante le colon s’applique à ses travaux agricoles.“De plus l’innovation introduite il y a quelques années par laquelle dans les périodes de semailles et de récoltes le colon reste sur la terre, au lieu d’aller travailler sur les chemins ou dans les chantiers, a eu pour résultat de multiplier les surfaces défrichées et ensemencées.“Ainsi comprise, la colonisation devient une entreprise agricole normale au lieu d'une série de travaux épuisants qui demandaient une santé et des aptitudes toutes spéciales.“La plupart de ces colons, sinon presque tous, étaient venus à Montréal durant ces dernières années.Us étaient des cultivateurs eux-mêmes ou des fils de cultivateurs; les renseignements et déclaration recueillis par le département de la carte d’identité nous le prouvent.“La grosse machinerie permet aussi les travaux d’égouttement rapide, alors qu’auparavant ils nécessitaient des années de travail.“Désormais placer des chômeurs urbains sur des terres de colonisation ne sera plus une aventure téméraire, mais une entreprise ordinaire.“Aussi les autorités municipales devraient s’intéresser immédiatement et de façon active au prohlè-( me, afin que, l’heure venue, elles j soient prêtes à agir, au lieu de tout bâcler au peüt bonheur, faute d’avoir prévu en temps utile.“El cette oeuvre de colonisation est une oeuvre de paix et surtout une oeuvre d’après-guerre.” Tout prochainement, M.Savignac donnera des précisions,et des renseignements des plus intéressants sur les possibilités du développe-ment merveilleux dans ce coin de terre de l'Abitibi* Lancement de 8 navires de guerre Quatre corvettes et quatre balayeuses de mines — Les allocutions Huit marins français tués Vichy, 27 ( uV - Les autorités françaises ont annoncé samedi que huit marins français avaient été tués et trois autres blessés lorsque des avions anglais ont attaqué le navire français “Divona” de^ 1.530 tonnes qui se dirigeait vers Tunis, Sorel, 27.— Aux chantiers maritimes de Sorel, on a bénit, baptisé et lancé samedi après-midi huit navires de guerre, quatre corvettes et quatre balayeurs de mines.On avait invité pour la circonstance les maires et mairesses des villes dont ces navires porteront les noms, sauf dans le cas de la Malbaie où an lieu du maire et de la mairesse on a prié Mme Pierre-F.Casgrain, femme du député de Charlevoix-Saguenay, M.Casgrain, qui est aussi secrétaire d’Etat dans le gouvernement King.Concéquemment, Mme Casgrain a baptisé la corvette La Malbaie; Mme Arthur Rousseau, femme du maire des Trois-Rivières, a baptisé le balayeur de mines Trois-Rivières; Mme MacOdrum, mairesse de Brockville, a baptisé le balayeur de mines Brockville; Mme G.E.Olive a baptisé le balayeur de mines Transcona: Mme R.T.Forbes, mairesse de Fredericton, a baptisé la corvette Fredericton; Mme R.T.Davis a baptisé la corvette Régina; Mme Andrew Davison, mairesse de Calgary, a baptisé la corvette Cal-gary, et Mlle Jean Mayhew, d’Esqul-malt, a baptisé le balayeur de mines Esquimau.Avant le lancement, l’abbé Martel avait bénit collectivement les navires.On remarquait dans le groupe d’honneur de nombreux personnages distingués, entre autres MM.Joseph et Edouard Simard, maîtres des chantiers de Sorel; Ludger Simard, directeur gérant des Marines Industries; M.Philippe Brais, ministre d’Etat et conseiller législatif, président du comité provincial d'épargne de guerre, qui a mis à son programme : deux corvettes par mois; Mmes Joseph et Ludger Simard; M.le chanoine Jean-Baptiste j Nadeau, curé de Saint-Pierre de I Sorel; M.le chanoine Lucien-Eva-1 riste Cormier, l’abbé Conrad Maurice, curé de Notre-Dame de Sorel; M.Edouard Labelle, président des Canadian Vickers de Montréal, et sa fille, Mlle Marguerite Labelle; M.Charles Rochette, maire de la .Malbaie et préfet du comté de Charlevoix, et Madame; le capitaine Lucien Tardif, le major J.-A.Boivin, le colonel G.D.Massue, du centre d’instruction militaire de Sorel; M.Roland Simard et autres.Mme Pierre-F.Casgrain a rappelé dans son allocution que Cartier vint au Canada avec trois petites corvettes, fruit de l’épargne des gens du temps.Les corvettes de Sorel sont également le fruit de l’épargne, de l'épargne de guerre, dit-elle.11 faut que l'épargne de guerre à Montréal seulement fasse naître deux corvettes par mois, comme celles qui viennent de glisser à l’eau aujourd’hui.L’abbé Gaston Martel, curé de S.-Joseph de Sorel, M.Desmond Clarke, directeur général de la construction navale du Canada, et le capitaine Hibbard, directeur du développement technique du service naval, ont aussi dit quelques mots et souligné l’effort de guerre des Canadiens français.Quelques passages des allocutions de MM.Joseph et Edouard Simard ont été particulièrement remarqués.Le premier, qui est président des Marine Industries, a salué en ces termes la présence de M.l’abbé Gaslon Martel, curé de la paroisse Saint-Joseph de Sorel: M.le Curé, en venant vous joindre à nous aujourd’hui, vous témoignez une fois de plus qu’unft harmonie parfaite existe entre tous les éléments de chez nous pour achever, sans encombre, l’oeuvre entreprise; la poursuite de la guerre jusqu’à l’obtention d’une paix victorieuse.Quant à M.Edouard Simard, directeur général des chantiers, qui ont construit les corvetles, il a souligné le fait que c’est, à sa connaissance, la première fois depuis le commencement de la guerre qu’il y ait eu en une seule fois bénédiction de huit corvettes.Mais il ne s’agit pas là d’un geste publicitaire, afin de ne pas retarder en quoi que ce soit le travail, sept des navires qui ont été bénis aujourd’hui ont été lancés il y a quelque temps.Puis il a laissé voir en ces termes les développements que prend l’industrie de Sorel et le rôle de preipier plan que la population ca-nadienne-française y joue: Ces navires ne représentent qu’une partie de nos activités pour l’effort de guerre.Ce n’est plus nn secret que nous érigeons présentement un chantier absolument nouveau et très considérable où nous pourrons ensuite construire des navires d’un plus gros tonnage.Di cette façon nous aiderons à la solu-lion des deux problèmes vitaux de la bataille de l’Atlantique, celui de combattre les sous-marins et les raiders avec nos corvettes et celui de remplacer les pertes d’approvi-sionnements et de matériaux par la construction de nos gros navires.Ici et à Sorel, avec une population de 12,000 âmes, nous pouvons non seulement construire les navires que vous voyez, mais nous pouvons aussi les armer de canons fabriqués dans nos propres établissements.C’est ainsi que dans un avenir rapproché, nous pourrons construire des navires d'un plus,fort tonnage qui pourront transporter des cargaisons de canons de campagne fabriqués à Sorel; nous ar nierons ces navires avec nos canons navals toujours fabriqués a Sorel et les ferons escorter par des corvettes et des balayeurs de mines construits à Sorel qui seront eux aussi armés de canons fabriqués à Sorel.Voici donc une partie de l’effort de guerre du Canada français.Qu'il me soit permis ici de féliciter chaleureusement nos employés cauadiens-français qui forment Je dirai presque la totalité de noire personnel.Us sont loyaux e* actifs et les directeurs de noire compagnie et moi-même sont très fiers de leurs résultats.Nous ne pouvons pas aller cherrher les ouvriers spécialises dans d’autres villes ou dans les autres chantiers maritimes; alors, nous devons nous limiter à la population rurale.U est donc très compréhensible qu'au dé H««r«( d'affaires : 9 h.a.m.à î h.JO p.m.Parmi* «amadi “La Temaatat”, Ouvert* vendredi *oir jusqu'à 10 heure*.CHEZ DUPUIS Une livraison par jour pour économiser l’essence Pour coopérer avec le Gouvernement et économiser VEUILLEZ EMPORTER LES PETITS COLIS et éviter de demander des rappels de marchandise.Les marchandises achetées durant le jour seront livrées le lendemain sur nos routes de livraison urbaine.“SCOUTS”CATH0UQUES apprenez votre code MORSE avec cet amusant appareil RADIO - TELEGRAPHE l'ensemble comprend : • 2 télégraphes • 2 piles sèches • 2 cmpoules • 50' de fil ciré.Le.tout dans une boîte prête è PLateau 5151 — AU COMPLET 2 .25 I usage.local 202 DUPUIS — rez-de-chausiée (De Montljny) ALBERT DUPUIS, président, A.-J.DUGAL.v.-p et dlr.-sér.ARMAND DUPUIS, sec -trie.but nous ayons eu à envisager des problèmes des plus difficiles en ce qui regarde l’entraînement de simples ouvriers pour en former des experts essentiels à la construe Vm des navires de toute marine que soit.Mais nous faisons des progrès quant à la quantité et à la qualité de nos ouvriers et nous ne craignons pas d’affirmer que rien ne nous fait plus plaisir que de noter ces progrès dans les différents travaux qui se font à nos éjablissements.Tornades désastreuses dans TArkansas Monticello, Arkansas, 27 (A.P.) — Au moins neuf personnes ont perdu la vie ei un certain nombre ont reçu des blessures au cours d’une tornade qui s’est abattue sur Hamburg, dans le sud-est extrême de l’Arkansas, de bonne heure aujourd’hui.Quelques heures plus tôt, une tornade avait fait cinq morts et nu moins 15 blessés, dans une région rurale, près de Dardanelles, dans le centre-nord de l’Arkansas.Accidents de chasse M.Alphonse Emond, 40 ans, 3745 rue Evelyn, a été grièvement blessé hier matin dans un accident de chasse qui se produisit du côté est de l’île des Soeurs, en face de Verdun.M.Emond heurta des pierres du rivage, tomba, et fit partir un coup de son fusil.Ce coup de feu le blessa à la jambe et à la main gauches.—M.Gérai d Tremblay, 21 ans, 2400 est, rue Saint-Zotique, a été hospitalisé à Notre-Dame hier soir après avoir été blessé d’un coup de feu dans les bois de Repentigny.M.Tremblay marchait quand son fusil partit et une balle lui transperça le pied droit.—Un autre accident de chasse est survenu en fin de semaine à Ri-vière-Baudette, quand M.Georges Leblanc, 36 ans, 4403 rue de la Roche, se blessa en faisant une chute dans un fossé.La victime fut inconsciente quelque temps après sa chute.On l’a transportée à Notre-Dame.Lisez les revues Voici celles qu'on peut se procurer à notre Service de Librairie’ Culture — revue trimestrielle — Sciences religieuses et sciences profanes au Canada publiée par les RR.PP.Franciscains Au comptoir 60s; par la poste 70s.Relations — revue mensuelle — sous la direction des RR.PP Jésuites.Au comptoir .25s; par la poste 28s.L'Action Nationale — revue mensuelle — est un organe de pensée et d'action au service des traditions et des institutions religieuses et nationales de l'élément français en Amérique.Au comptoir 25s; par la poste 28s.La Famille — revue mensuelle — au comptoir 19s, par la poste 22s Voici la France de ce mois — revue mensuelle française - publiée aux Etats-Unis.Voici a pour but de présenter en raccourci un panorama de la vie française d'aujourd'hui Ses articles sont de tendances politiques variées, leur valeur essentielle étant de refléter tel ou tel courant d'opinion sensible en France, Au comptoir 25s; par la poste 30s.Le Recueil — revue mensuelle.Au comptoir 25s.par la poste 28s Aujourd'hui - un "Digest" français - mensuel - Politique - Arts Histoire - Sciences — Variétés Au comptoir 25s; par la poste 28s, Cahiers de l'Ecole des Sciences sociales, Politiques et Economiques de Laval Dix cahiers par année.*Au comptoir 15s; par la poste .17s.L'Oeil — revue mensuelle - illustrée politique et littéraire.Au comptoir 10s, par la poste 12s.Poysana — revue mensuelle — Arts ménagers.Au comptoir .10s; par la poste 12s.Regards *— revue mensuelle.Au comptoir 25s; par la poste .28s Bulletin des Etudes françaises publié par les Soins du Collège Stanislas (6 numéros par année).Au comptoir ,25s; par la poste ,30s.
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