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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 30 décembre 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1941-12-30, Collections de BAnQ.

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“Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des États-Unis, ou de qui que ce soit d’autre, l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.’’ aa-x-sn Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Montréal, mardi 30 décembre 1941 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE t BEIair 3361* Direct«ur-g«ranl : Caorget PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur an chef i Omar HEROUX SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration t BEIa» 3361 Rédaction t BEIair 2984 Gérant : BEIair 336! Une offensive générale contre le Japon (Lireen page 3) Plus de nouveaux tramways.ni de nouveoux autobus, de toute la durée de la guerre — Cela pose un problème de transport que les autorités municipales doivent s'employer sans délai à résoudre-Stationnement et décalage des horaires - Déneigement rapide De Bonaparte à Hitler, de Pitt à Churchill Les usagers du tramway et de l’autobus ont augmenté l'an dernier de 12% et cette année de 15%.Cela donne donc un accroissement total de 27% sut la circulation de 1939.La cause principale, unique à vrai dire, c’est la guerre.Elle a indirectement stimulé le travail dans la quasi-totalité des industries; elle a créé de toutes pièces nombre d’usines nouvelles.Cependant, la guerre enferme le problème du transport dans un cercle vicieirc.Elle congestionne les voitures publiques et elle empêche d'en mettre de nouvelles en circulation.La Compagnie des tramways a reçu depuis le début des hostilités quelque soixante autobus.Elle a eu de la difficulté à en prendre livraison, bien qu’elle les eût commar dés en temps de paix.Depuis, selon des renseignements que nous avons ' de croire conformes, c’est le serrement de la vis, la r > lion totale.Il est presque impossible de mettre plus de tramways en circulation, dans certaines rues, aux heures de pointe; car, comme on dit, ils se marchent déjà sut les talons.Par contre, il serait très possible et très pratique d’augmenter la circulation des autobus.Il y a bien longtemps que nous préconisons Tutilisation à fond de ce mode de transport rapide et flexible, puisque ces voitures ont leur liberté de mouvement, sont autonomes, tandis que les tramways sont prisonniers de leur voie ; un incendie, un embouteillage ou un moindre embarras de circulation les bloquent, les retardent, désorganisent le service d’une section entière.Sans aller jusqu’à “boire l’obstacle’’, comme se vantait naguère de le faire le pneu Bibendum, l’autobus le contourne, prend, si nécessaire, un autre chemin.D’où rapidité de circulation accrue, horaire plus stable.Mais tramways et autobus ont un problème colossal à résoudre.Piétons et usagers des autos particuliers ne représentent que 20% de la population qui se déplace de la périphérie et de tous les autres points en deçà de celle-ci vers le centre ou vers un autre point excentrique.Le flux de cette marée humaine s’accomplit tous les matins dans un espace de temps resserré; et le reflux se produit le soir, sans s’échelonner beaucoup plus.Cependant, on vient de le voir, tandis que la circulation croît dans des proportions imposantes, qu’elle a tendance à croître davantage, la Compagnie doit résoudre le problème du transport non seulement avec le même nombre de voitures, mais avec des voitures qui vieillissent d'autant plus vite qu’elles séjournent le moins possible au garage et en réparation.Ce problème est, pour l’heure, insoluble.Nécessité de guerre.Cest mots sont le sésame à rebours; rien ne va plus quand on les prononce.Que le nombre des voyageurs se multiplie, se double ou se triple par rapport aux chiffres de 1939, une donnée restera constante: le nombre des voitures électriques ou automobiles de la Compagnie.Ÿ Ÿ Ÿ Il faut donc comme solution au problème recourir à autre chose.Etude faite, il ne paraît y avoir que trois facteurs possibles.Le premier, c'est le dégagement de la circulation dans les rues de tramway, surtout, ce qui permet le roulage plus rapide de ceux-ci.Les règlements de stationnement sont inefficaces, s’ils permettent le stationnement d’une demi-beure, voire d’un quart d’heure.Que l’obstacle soit constant ou qu’il se renouvelle constam-j ment, où est la différence?Or une seule voiture hippo ou automobile qui empiète de quelques pouces sur la voie, ce qui est fréquent quand les bancs de neige s'accumulent du côté de la rue, peut faire perdre des quantités d'heures à la population.On n’a qu’à multiplier, pour s’en contfain-| cre, les dix ou vingt minutes perdues par chacun des milliers de voyageurs ainsi retardés.ns doute l’automobü'ste a des droits et paie des immais il importe plus que jamais dans les circonstan-‘résentes de ne pas brimer en faveur d’une minime m de la population voyageuse des 80%, ou plus, de I.L’intérêt particulier perd scs droits quand il a^sc de si graves préjudices à l’intérêt général.On doit donc interdire totalement, aux heures de pointe, le station-: nement dans les rues de circulation intense.| Autre point: le décalage de l’horaire d’entrée et de ; sortie des grandes administrations et des usines.Nous avons touché cet aspect du problème dans notre dernier article, ce qui nous a valu des remerciements du contrôleur | fédéral du transit, M.W.J.Lynch (parfait bilingue, soit I dit entre parenthèses).Ceci ne peut se faite qu’avec l’assentiment du public et c’est parce qu’il appartient aux journaux d’éclairer celui-ci que nous y insistons à nouveau iri.Entrer plus tard ou plus tôt au bureau ou à l’usine pour en repartir de même, 1 cela représente un minimum d'inconvénient en regard des heures et du confort que chacun peut y trouver chaque I jour.Du reste, si l'on n’y vient pas, les ennuis qui résulteront de la congestion des voitures et des instants perdus à faire le pied de grue comporteront des souffrances bien plus fortes.Il faut s’adapter à des circonstances quand | elles sont intcontrôlables.Enfin, revenons à neuf sur la nécessité de déneiger les rues avec toute la célérité possible.Cela aussi est un rude problème, puisque non seulement la machinerie mais la main-d'oeuvre manquent et, pour ce qu'il y en a, ont monté de coût.Mais il faut quand même y réussir.* ¥ * En conclusion, nous croyons urgent que les autorités municipales, qui en ont déjà parlé, prennent l’initiative de réunir les grands employeurs et les représentants des syndicats ouvriers avec ceux des tramways pour mettre sans délai à l’étude le problème du décalage des horaires comme les autres problèmes accessoires.Sans quoi, nous prévoyons que, surtout pendant les rigueurs de l’hiver et en tenant compte des restrictions croissantes à la circulation des voitures privées, la masse de la population aura à subir des inconvénients (pour ne point dire des souffrances) irritants.30-XH-41 Louis DUPIRE Bloc-notes Magnifique début Grâce aux jeunes de la Chambre de coruraerce, cette année 1942 débuter.! loue à Montréal d'une façon magnifique.Après la messe de minuit de Notte-Dame, sur cette Place d’Armes qui rappelle si directement, j si immédiatement son souvenir, les ! représentants de notre ville appor-: teront à Maisonneuve, et par lui à tous les pères de la cité, un hoinraa-I fie solennel.Ainsi, dès sa première heure, sera j qualifiée, caractérisée, l’année jubi-|laire.A l’appe; des jeunes tous vou-I (Iront tépondre.Cette manifestation, i qui sera grandiose, traduira les sen-tirnents du peuple entier, mais il en faudra toujours reporter Je principal mérite aux jeunes hommes d'affaires qui en ont eu l’idée, qui en auront assuré le succès, H e>t particulièrement heureux que le projet soit né dans ce milieu.C’est la preuve que.pour s’intéresser aux choses matérielles, à la mise en valeur des ressources naturelles de notre pays, à (’organisation de notre vie économique, ces jeunes gens n'oublient pas les valeurs spirituelles, qu’ils n’entendent point rompre avec la plus haute partie de notre passé, qu’ils veulent conserver l’héritage entier.Nous les en félicitons unr fois de plus et nous nous en réjouissons.Ce n’est pas simplement une leçon de fidélité: c'est une grande leçon d’espérance et d'optimisme que portera cette manifestation du premier de l'an.Ce d'Entromonf Une dépêche de Yarmouth, en Nouvelle-Ecosse, annonce la mort, à l’âge de 101 ans, du vénérable M.Cyriaque d’Entremont.Si nous ne nous trompons, ce M.d’Entremont, qui appartient à l’une des plus vieilles familles de là-bas, était le descendant direct, l’allié en tout cas, du d'Entremont qui fut le premier député acadien à la Législature de la Nouvelle-Ecosse.» C’était au temps où existait encore en Nouvelle-Ecosse l'obligation, pour siéger à la Législature, de prè- (suite à la page six) Comment William Pitt fut l’âme de la lutte à Napoléon 1er — Et comment Winston Churchill organise la résistance à Hitler— Le prestige anglo-saxon en jeu — Corn* ment M.Churchill, se modelant sur Pitt, a monté la présente Coalition — Et ce qu’il a jusqu’ici obtenu de tous — Les influences mises en jeu — L’homme et ses moyens Le Canada abandonnerait $1,500,000,000 d'avances à Londres, et davantage Le carnet du grincheux A Ottawa M.Churchill aura mécontenté certains esprits malveillants U parle de “l’effort de guerre magnifique” du Canada — Cela ne fait l’affaire ni des “tories” ni des superloyalistes qui ne veulent point voir tout ce que fait le Canada pour l’Empire, — et il n’a pas fini — Les critiques conscriptionnistes font de leur pire pour diviser le pays Londres va-t-il recevoir un cadeau considérable d’Ottawa?•- (Pnr Léopold RICHER) Ottawa, 30-NII-41 — La réception que la ville d'Ottawa a accordée à M.Winston Churchill hier avant-midi a été chaleureuse.On l’avait pourtant organisée à la dernière minute.On croyait, en fin de semaine, que le distingué visiteur n’arriverait qu’aujourd'hui même.Ce n’a été que dimanche soir qu’on a appris définitivement que le convoi portant MM.Winston Churchill et Mackenzie King ferait son entrée en gare hier avant-midi.La ville n’était presque pas décorée et pour cause: on n’avait eu le temps ni de hisser les drapeaux, ni de donner aux rues de la capitale un air de fête.Toutefois il y avait une foule passablement nombreuse à la gare.Le conseil des ministres, 1rs membres du corps diplomatique, les officiers supérieurs des forces armées.les journalistes et plusieurs centaines de citoyens attendaient l’arrivée du train, avec des signes évidents de hâte et d'excitation.M Winston Churchill est apparu.appuyé a li barre du wagon-observatoire.M.Mackenzie King se tenait à scs côtés, ainsi que quelques membres de leurs suites.Le premier ministre anglais avait un énorme cigare aux lèvres, cigare frairhement allumé.Dès que M.Churchill a vu la foule, il a levé son chapeau, il a souri et les spectateurs ont applaudi, A la descente de voiture, M.King a présenté scs ministres au chef d'Etat britannique.Les photographes, juchés sur une roulotte de marchandises, ont attiré l’attention de M.Churchill qui les a regardés fixement, pendant que le déclic des appareils faisait sourire les fonctionnaires e! les journalistes.La foule a crié à deux ou trois reprises, pendant que M.Churchill se rendait à sa voiture.Les gens de Radio-Canada, devançant leurs confrères de la presse, annonçaient à tout le pays les quelques incidents qui venaient de se dérouler.M.Churchill au Conseil de guerre Un peu plus tard, M.Churchill a assisté à une séance du cabinet de guerre canadien.A la porte de l’édifice de l’est se tenaient des gendarmes en motocyclettes, On ignore si les questions étudiées en présence de M.Churchill étaient for! graves ou si l'invitation qu’on 1m avait faite de participer aux déli-béralions du cabinet avait plutôt le caractère d'un hommage officiel, sans conséquence d’ordre pratique.C’est là une question dont on connaîtra le dernier mot peut-êlre aujourd’hui même ou dans quelques jours, au plus tard.La «impie visite de M, Churchill à Ottawa serl déjà la cause britannique.On en allend beaucoup de bien du point de me du rerrulement, ainsi que noire journal le notait hier.Y aurait-il plus que cola?Le gouvernement canadien profilerait-il de la présence du premier ministre anglais pour annoncer une toi de conscription, comme d’aucuns le prétendent?il est audacieux de l'affirmer.M.Churchill, toutefois, devra recevoir un beau cadeau pour son pays.L'actualité Simples erreurs (Suite à la page six) Les astronomes avaient, parait-il, commis une légère erreur dans leur ralcul des espaces interplanétaires, du moins de l’un de ces espaces, celui de la Terre au Soleil ou, si vous le préférez, mais cela revient on doit revenir exactement au même — u moins qu’Euclide et quelques autres géomètres se soient aussi trompés, mêlés dans leurs théorèmes — du Soleil à la Terre.Au vrai, il est ou il parait plus facile pour nous, les hommes — et les astronomes sont des hommes, apres tout, même s’ils ne sont pas exactement semblables aux autres hommes — il parait donc plus facile pour nous les habitants de la \ Terre de partir de celle-ci pour aller jusqu’au Soleil qu’inverse-ment, de partir du Soleil pour venir vers ta terre, dans t'un et Tau-trc cas, que ça soit pour mesurer ou pour un autre motif.En partant de ta Terre, vous avez un point de départ,chose certes important, tout autant que le point d’appui que réclamait un certain Archimède qui ne parait pas, lui.être jamais allé plus loin que sa baignoire, soit dit en passant, n'avoir non plus jamais trouvé à prononcer qu’un seul mot célèbre: Eurêka, mot que tout te monde connaît, à ta s-itlc condition d'avoir fait son cours classique ou d’avoir lu, avec quelque attention, les pages rouges du Petit Larousse.A cause du point de départ, nous pose tons donc en principe que c’est la distance de la Terre au Soleil que Ton peut connaître d’abord: que cet te distance étant connue, Ton cannait pour ainsi dire en même temps ta distance en sens inverse entre ces deux mêmes points, l'as tout a fait en même temps tout de meme.Il g a là une difference, infinéléslinnle, puisque vous g tenez, que nous laissons toutefois n M, Einstein le soin de régler.Il doit en avofr le loisir maintenant que le voilà rendu et établi aux Etats-Unis, Mois revenons-en à notre premier point de départ.Terreur des astronomes.De nouveaux calculs que qient de faire M.H.Spencer Jones, | docteur en astronomie et astronome j rogtd d'Angleterre, établissant que j ta Terre est à 93,005,000 milles 1 (Suite à la page six) Triste fin d’année dans la quarantaine d’un siècle qui paraît déjà vieux.* * * Il serait d’ailleurs temps que les enfants de ce siècle-là allassent à confesse, munis de la contrition parfaite et du ferme propos.¥ ¥ ¥ On n’a que l’âge de ses artères: les artères du monde subissent présentement pas mal de blocus.¥ V- ¥ M.Damien Bouchard paraît avoir l’intention de se servir de sa plume qu’il dit pat rouillée, sans doute parca qu’elle est tout en cr, pour écrire au Devoir.Pareil egard à notre endroit ne saurait manquer de nous toucher.¥ ¥ ¥ Il faut tout de même que nous ayons progressé; nos pères, alors qu’on les tenait dans l’ignorance, ne savaient se servir que de la plume d’oie.?Souhaitons à M.Bouchard que son stylo tout en or influe sur son style.¥ ¥ ¥ Un archdeacon anglican de la ville ch Québec écrit à M.King à propos de l’affaire de Saint-Pierre-et-Miquelon, prend parti pour le Muselier et prétend parler tout particulièrement au nom des Canadiens français.Ceux-ci ne sont pas encore tellement anglicaniséi que cela.¥ ¥ ?Le pauvre cher homme écrit, à ses heures, des vers qui ne sont parfois pas mal.Qu’il s’en tienne donc à cela.¥ ¥ ¥ Qu’il se serve de ses vers, si ses lunettes l’embrouillent.* ?A D'autant plus qu’en vers libres i1 pourra plus librement parler de France libre, à la condition de ne pas le faire pour ceux.qui n’ont pas besoin de lui pour parler en leur nom.* * « Un acteur de Hollywood parti en voyage, en laissant une brunette enfant au foyer, sa femme, en retrouve une blonde à son retour.C’était la même qui avait simplement changé de poil chez le coiffeur.Est-ce cela que les cinéastes appellent du fading, de l’effacement?Grincheux 30-XII-41 Le “Devoir” de ces jours'Ci Demain, mercredi, le "Devoir" ira sous presse vers une heure de l'après- midi.Jeudi, Jour de l'An, et le lendemain, vendredi, 2 janvier, le "Devoir" ne paraîtra pas.Samedi, 3 janvier, le "Devoir" paraîtra dans l'avant-midi, comme touules samedis.On attend cet après-midi le discours que M.Churchill doit faire à Ottawa devant tout un groupe de parlementaires et de journalistes canadiens.Il a parlé hier brièvement, dans un cercle fermé, du "magnifique effort de guerre canadien", d'après un communiqué remis à la presse.On a lieu de croire qu'à la suite de ce voyage du premier ministre du Royaume-Uni au Canada, le gouvernement King déclarera, dans un avenir plus ou moins éloigné, que le Canada abandonne toute réclamation financière qu i! pourrait avoir, — qu'il a en fait, — contre la Grande-Bretagne par suite des avances que notre gouvernement a faites à même les fonds canadiens au gouvernement anglais, pour paiement de fournitures de guerre achetées par Londres au pays.Il y en a à l'heure qu'il est pour un total d'un milliard et demi de dollars.A ce cadeau s'ajouterait la promesse que pour l'avenir er d'ici la fin de la guerre le Canada paiera à même ses propres fonds ce que l'Angleterre achèterait ici.Il s'engagera à ne rien réclamer de Londres à ce suje*, la guerre finie.On ne dit pas si Londres, en retour, obondonnerait toute réclamation de sa part contre le Canada.Point à tirer ou net.Pour ce qui est de ïo question de la conscription pour service outre-mer, on persiste à croire, dans les milieux libéraux, que M.King ne voudra pas revenir sur les engagements qu'il a déjà pris à ce sujet contre pareille politique, à moins de consulter au préalable le peuple, soit par voie de plébiscite, soit dans une élection générale.On se rappellera que ni l'Australie, ni l'Afrique du Sud, ni l'Irlande du Nord n'ont encore établi le service obligatoire.LA GUERRE UN PEU PARTOUT On signale des bombardements aériens plus ou moins sérieux en Angleterre, dans la région du nord-est.Peu de dommages.M.Eden vient de rentrer de Russie où il a eu de longs pourparlers avec Joseph Staline au sujet de la conduite de la guerre, — quelque chose de similaire à la visite de M.Churchill auprès de M.Roosevelt.En Russie même, l'état-major stalinien signale de nouvelles avances contre les Allemands, sons donner autrement de précisions.En Libye, ce sont les Anglais qui enregistrent de nouveaux gains contre les gens de l'Axe, qui prétendent néanmoins tenir leurs positions.Du côté de l'Asie, attaques japonaises nouvelles sur le front de Pérok, au cours desquelles les Anglais disent que l'ennemi perd 40 hommes contre eux, 1 seul.Aux Philippines, la situation des gens du pays est assez embarrassée et les dépêches sont vagues pour ce qui est de l'opposition que rencontrent les forces d'invasion, dont le flot ne cesse pas, sur différents points du littoral.Les nouvelles, quant aux dommages causés à Manille par le bombardement inqualifiable des Japonais, à la fin de la semaine dernière, indiquent qu'ils ont été extrêmement sérieux.Ainsi la bibliothèque dominicaine de Manille, trésor de documents, de manuscrits et de livres relatifs à l'établissement des Espagnols dans l'archipel des Philippines, et à leur règne, jusqu'à la prise de cet archipel par les Américains il y a une quarantaine d'années, a subi des pertes irréparables, par suite du bombardement de samedi dernier.Les Japonais prétendent, de Tokio, que la chute de Manille, — ville ouverte depuis la semaine dernière, — ne saurait farder et en fixent même la capture au 10 janvier prochain, — dons moins d'une quinzaine.Le gouvernement américain à Manille et celui des Philippines ont transporté leurs quartiers généraux hors de la région, depuis jeudi ou vendredi dernier.A New York, il y a quelques heures, l'ancien ambassadeur des Etats-Unis en Russie, Joseph-E.Davies, a déclaré qu'il serait dangereux de vouloir jeter la Russie dans la guerre, du côté de l'Asie et du Japon, pour le temps présent.DEUX COALITIONS Le parrain et le modèle de Churchill, c'est William Pitt, le grand Pitt.Plusieurs premiers ministres se succédèrent en Angleterre, au temps des guerres et des coalitions contre Napoléon Bonaparte.Le plus en vue de tous fut William Pitt, qui mourut en 1806, à 57 ons, et qui prépara la chute de Bonaparte, quoique celle-ci n'arrivât qu'en 1815.Ce tuf lui qui eut l'idée de la coalition des nations hostiles à Bonaparte ou qu'il attaquait infatigablement dans ses nombreuses compagnes.Bonaparte voulait détruire l'Angleterre et son influence sur le continent européen.L'Angleterre voulait non seulement sauver, mais consolider son empire et son hégémonie.Elle y réussit en fin de compte, surtout à couse de sa marine, et puis de son or ainsi que de son influence politique dans differents ! pays où elle avait des agents nombreux et prêts à exécuter tout un programme d'action que traçaient les bureaux de Londres, aux ordres de Pitt et des premiers ministres qui le remplacèrent à compter de 1806 jusqu'à la mort de Bonaparte à Sainte-Hélène.Pitt, dont le père avait été premier ministre du Royaume- i Uni, — William Pitt l'aîné, connu sous le nom de lord ; Chatham, et qui mourut en mai 1778, — entrait ou parlement anglais en 1781, à moins de 22 ons, et y prit i vite une influence marquée.Il devint lord-chancelier de l'Echiquier, et tout le temps qu'il fut dans lo poli- j tique active, il représenta aux Communes l'université i Cambridge.Vers 1783 il fut premier ministre du Royaume-Uni, Il devait le rester sons interruption ! jusqu'en 1801, puis le redevenir un temps.Lo consti- | tution anglaise du temps ne reconnaissait que vague ! ment les pouvoirs spéciaux du premier ministre.Jusqu'à Pitt, le roi prétendait être le véritable chef du ministère, "le seul élément de cohésion du cabinet", j selon l'expression de Georges III.Pitt habitua la nation à considérer qu'il y avait besoin d'un premier ministre réellement chef du ministère et choisissant ses collègues lui-mème.Il n'admettait pas la division des pouvoirs entre le ministre des Finances, qui était généralement premier ministre, et le roi.Il exerça les pouvoirs, s'il eut de la difficulté à faire accepter le titre et ses prérogatives.Tout le temps qu'il fut chef de sa nation, Pitt fut lame de la lutte à Bonaparte, ainsi qu'à la France, soit républicaine, soit impériale.D'abord plus ou moins favorable à la France monar-chisie, event !a chute de Louis XVI, il rangea son pays contre Bonaparte lorsque celui-ci commença ses invasions du côté des Pays-Bas et des bouches de l'Escaut, d'où il menaçait l'Angleterre et ses intérêts en haute mer.Pitt finit par déclarer la guerre à la France de Bonaparte et jusqu'à sa mort, il fut l'artisan infatigable des coalitions qui rangèrent contre Bonaparte une partie des nations continentales: Prusse, Autriche, Russie, Espagne, Royaume des Deux-Siciles, etc.Une coalition était-elle vaincue, Pitt en montait une outre.Argent, influences de fout ordre, conspirations parmi les nations envahies, intelligences et corruption dons tous les groupes et les milieux, Pitt maniait tout, poussait partout la guerre à Bonaparte, rendait coup pour coup.Sa détermination lui survécut.A l'intérieur, so situation se compliquait du fait de la folia périodique du roi Georges III, qui le combattait et le contrariait, avec toutes sortes de plans fantaisistes ou fantasques, pour ne pas dire insensés.En 1801, Pitt dut démissionner par suite d'une crise de rage dn roi contre le projet de Pitt d'abolir la loi du test et de donner quelques droits au~ Irlandais et aux catholiques du royaume.Addington le remplaça, continuant sa politique de coolition contre Bonaparte.Pitt l'aida en sous-main, surtout par rapport à la conclusion du traité d'Amiens.Il vécut un an hors de la politique, endetté à mort.En mai 1803, la guerre avec Bonaparte recommençait.En mai 1804, vu la gravité de la situation et les crises de folie du roi, Pitt reprit le pouvoir et monta d'autres coalitions.Pendant deux ans il mena en réalité la guerre contre Napoléon, il y dépensa sa santé.Après la victoire navale de Trafalgar, ce furent les désastres coalitionnistes, la capitulation d'Ulm et la défaite retentissante d'Austerlitz.Bonaparte était au sommet et l'Angleterre en difficile posture.Pitt tint malgré tout et donna l'exemple de sa persistance obstinée au reste de l'Europe.En janvier 1806, il mourait, mais ayant implanté l'idée de victoire finale dans l'esprit des Anglais.Grenville, Portland, Perceval, Liverpool, qui devaient lui succéder, continuèrent sa politique coalitionniste et l'aide financière anglaise aux notions épuisées par la guerre contre Bonaparte.L'Angleterre elle-même s'y endetta lour-dement, mois elle finit par triompher.Pitt avoif, en définitive, battu le plus redoutable adversaire que l'Angleterre oit jamais eu, avant Hitler.Et il a, à un siècle et tiers de distance, inspiré la politique présente de Churchill._ , ______ DE PITT A CHURCHILL M.Winston Churchill, à 140 ans de distance, a repris la politique de William Pitt.Il a complété à Washington la coalition qu'il méditait depuis des mois, sauf que les circonstances ne la rendaient pas encore tout à fait praticable.En fait, il l'avait presque obtenue.Maintenant il la tient à la face du monde.L'attaque de Pearl-Harbour déclenchée par les Japonais le 7 décembre aura été suivie dans le mois même de lo grande coalition du XXe siècle contre l'Allemagne et son principal associé, le Japon, ancien allié de l'Angleterre pendant toute la dernière guerre et jusqu'en 1922.Sans ovoir l'air de trop solliciter, M.Churchill aura obtenu, depuis son accession au pouvoir, en mai 1940, tout ce que l'Angleterre voulait des nations menacées par Hitler, ou qui le craignaient.Aux jours les plus sombres, après la chute de la France, M.Churchill obtint des Etats-Unis la loi du prêt-bail, des échanges de contre-torpilleurs américains contre des bases navales pour Washington en possessions anglaises, des emprunts de tout genre, des avances par le Canada qui vont se changer, peut-être, en don princier à l'Angleterre à la suite du passage de M.Churchill parmi nous, des millier* et des centaines de milliers de soldats, de marins, d'aviateurs, des navires, tant de commerce que dé guerre, fout cela à nos frais.Il aura mobilisé l'univers contre Hitler obstiné à vouloir humilier et détruire I Empire britannique, à annihiler l'hégémonie anglaise.Churchill a joué du prestige anglo-saxon, de la fierté de race, de sentiment et du song anglais, partout dans le monde, de la communauté d'origines des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne.Lui-même est mi-Anglais, mi-Américain, — $a mère était d'origine américaine, son père fut un des hommes politiques les plus en vue du monde anglo-saxon, pendant l'ère victorienne, lord Randolph Churchill, député et ministre dans différenrs ministères anglais de 1874 à 1895, contemporain de Gladstone de Balfour, de Salibury, de Goschen, de Joseph Chamberlain et d'autres hommes politiques de cette époque.Winston Churchill, né en 1874, aura été journaliste, soldat, aventurier de grande classe, à ses heures, député, puis ministre; enfin il est premier ministre a I opaque la plus critique que l'Angleterre ait traversée pendant l'ère contemporaine.Eloquent original, orateur remarquable malgré un léger défaut de langue, d'une vigueur d'expression achevée, maître de sa langue comme peu d'hommes publics du temps present, esprit subtil, d'une audace parfois empoi-gnonte, il a le magnétisme, le courage, la parole, •a conviction, I ardeur et aussi le sang-froid, l'étendue de conceptions qu il fallait au chef de l'Angleterre présente pour monter la coolition qu'il vient de réussir à Washington et où il aura embrigadé toutes les nationi alliées, dont le Canada.—• G.P.30-XII-U J LE DEVOIR, MONTREAL.MARDI 30 DECEMBRE 1941 Gazette- ____“Tribunaux par Paul SAURIOL Affaire de droif international — La Civil Aeronautics Authority”, des Etats-Unis, peut obtenir de la Cour supérieure un ordre pour forcer des gens à témoigner, devant un commissaire spécial, au sujet de l'émission d’un permis de transport aérien — Opinions divergentes Arrêt de 11 Cour d’appel.26 juin 1941.Dossier no 1955 (C.S, e* parte 4051 John Paterson et Cordon S.Small, intimés appelants.».Richard Ford, requérant intimé.Appel rejeté.M.Ford, consul étatsunien à Montréal, a fait requête eu Cour supérieure, pour obtenir un ordre en njnant à MM.Paterson et Small de témoigner et de produire des documents devant un commissaire nommé par la Civil Aeronautics AiilhurUu, des Etats-Unis.Cet organisme.dont le nom a été changé ensuite en celui de Civil Aeronautics Board, est une agence du gouvernement des Etats-Unis.Pour faire du transport aérien aux Etats-Unis il faut un permis de cette agence, et l’une des conditions requises pour obtenir le permis e’est d’être citoyen étatsunien.I.a Civil Aeronautics Authonti/ avait émis un permis au nom de Marquette Air Unes Inc.Puis l'enquête a été rouverte pour savoir si le détenteur du certificat était bien citoyen des Etats-L'iiis.Et afin de frire cette preuve on a chargé M.Ford d’interroger MM.Paterson et Small,, parce qu’on avait lieu de croire que ces deux officiers ou agents de deux compagnies canadiennes possédaienl des renseignements à ce sujet.C’est pour forcer MM.Paterson et Small a témoigner que M.Ford a demandé un ordre de la Cour.Par jugement du 9 juillet 19f(), M.le juge F ibre-Surveyer a accordé la demande.Les deux intimés ont porté le jugement en appel et la cause i été entendue par sir Mathias Tel-lier.juge en chef de la province, el MM.les juges Letourneau, Hall, Ga-lipeault et Barclay.La majorité de la Cour, sir Mathias Tcilier et MM.les juges Hall et Galipeault ont rejeté l’appel, MM.ies juges Letourneau et Barcaly étant dissidents.Voici des extraits des notes de MM.les juges Galipeault et Letourneau: M.le juge Galipeault: “.j'en viens.facilement à la conclusion que ia commission adressée à l’intimé, émanant de la i Civil Aeronautics Authority, a bien I été cruise par un tribunal compétent ou de juridiction compétente des Etats-Unis d’Amérique, et ce bien au sens de notre ^législation, que ce soient: la Loi concernant certaines matières spéciales reîati- i ri banal exerçant déléj ’ c’est ves à la procédure, S.R.Q.(1925) ch.277, art.16 (1921), ou l'article 1445 (1907) de notre code de pro-j cédure civile, ou encore, J'Aefe de j la Preuve du Canada (1927) R.C.S., i ch.59, sec.41.“Il esl certainement moins facile j de décider si l’affaire ou la procédure pendante devant ie tribunal ci-haut indiqué, et qui a donné lieu à la commission comme à la demande de production et d'interrogation tie témoins, est bien de la nature de celles indiquées ou pre-! vues dans les lois sus-relatées.“Pour mettre nos Cours en mouvement.leur donner la liberté d’a-! gir, on le sait, non seulement l'ordonnance ou la commission doit j être l’émanation d’un j compétent, niais encore il faut que j devant lui soient pendants d’après ! l’Acte de la Preuve du Canada, ver-I sion anglaise “any rivti.cummer- demande ! cial ou criminal matter”, version ' J française, “une affaire civile”.| commerciale ou criminelle”; suî-! vant l’article 1445 du Code de pro-| cédure civile, version anglaise “any j civil matter”, version française, “une cause civile”: aux termes de ' l’acte spécial des enquêtes, version | anglaise “any civil or commercial matSer”, version française “une carme civile ou commerciale”.”11 n’y a pas de doute, dans mon esprit, que s’adresse au corps de li-l OU ; d’opérer, en un certain territoire,! une ligne d’aviation ou des avions j pour fins de commerce, il v a devant j le tribunal une demande affectant la propriété, les droits civils.A; plus forte raison les mêmes droits j ou intérêts persistent en jeu, lors-j que devant le même tribunal il est; question de révoquer, suspendre ou modifier la licence qui a été oc- ! troyée.“Mais on dit: Il n’est pas suffi-1 sant qu’il en soit ainsi.ie législateur.a voulu qu’il y eût bien affaire de cette nature devant ici tribunal, soit un véritable procès, j comme on l’entend ici.11 faut! bien ne pas perdre de vue que si s'enquérir, car il n'a pas élé suggéré qu'il pouvait se présenter devant eux des contestations d’un autre genre, d’une autre espèce, que celle que nous révèle le dossier".M.1e juge Létourneau: ".je serais d’avis que la demande qui a donné lieu au présent appel devait plutôt être rejetée, (’.’est dire que mon seul motif serait que l’affaire pendante devant Civil \eronautics Authority de la cité de Washington, district de Golumbia, Ltats-Unis d’Amérique, n'est pas une “cause civile".11 est clair que ceci était une condition essentielle sans laquelle l’ordonnance que le requérant intimé a eue de la Cour supérieure ne pouvait, aux termes de notre (Iode de procédure civile ou de l'article 16 du cbap.277 S.H.Q.1925, qu’il invoque, lui être accordée."Vainement l'on dirait, pour rapprocher le cas d'une "cause civile”, qu'il s'agil du status d’une partie que c’est au sujet de ce t talus que le requérant veut être autorisé à enquêter, car on reconnaîtra tout de suite que ce n'est pas cet incident de l’examen d’un ou de plusieurs témoins à Montréal qui constitue l'affaire (matter), ou la caractérise.‘ Dans l’espèce, il s’agit uniquement de savoir si la Civil Aeronautics Authority qui tient du Civil Aeronautic Art of 193S le pouvoir d’accorder, révoquer ou maintenir un permis, va ou non révoquer ce permis: tribunal administratif, un pouvoir administratif ue.La cause (matter).là qu’il faut la situer, à Washington et dans les conclusions de la telle que formulée à cet endroit, et non dans l’incident d’une enquête à Montréal.“Je sais que l’annulation d’un tel permis, tout comme celle d’un brevet d’invention, peut donner lieu à des intérêts civils, à des recours civils, mais il n’en va pas moins que l’octroi soit un acle administratif, et que s'il a été fait sous la condition de pouvoir être ou suspendu Le Canadien National en 1941 Revue de Tonnée par le président, M.R.-C.Vaughan I L’administration du Canadien National, en 1941, a visé à l’anxlio-| ration constante de> services .fer-i roviaires pour répondre aux !>e-I soins toujours croissants de l’in-I dustrie par suite du passage de la ! paix a la guerre de foute l’écono-; mie canadienne.L’augmentation du transport fer-roviaire, notée dès les débuts de la [guerre, n'a fait que s'accentuer en 1941 et on rapporte cette année une | hausse sans précédent; elle a été de (ill pour cent, relativement au trans-i port effectué au cours de ia dernière 'guerre.Le rôle dominant joue par les chemins de fer du jiays a été clairement démontré.Le trafic s’est accru de Oofo depuis la déclaration de la guerre el le Canadien National a pris toutes les mesures nécessaires pour obtenir le plus fort rendement de son matériel roulant et de ses facilités de transport.Il a fallu, dans certaines régions, améliorer les propriétés de la compagnie; par ailleurs, j on dut se procurer du matériel supplémentaire, exigeant ainsi une très étroite coopération de tous les employés du réseau.L’administration a suivi celte politique d’accorder en toute occasion la première place à l’effort de guerre et de maintenir le réseau en état de répondre aux demandes essentielles de transport.Par transport de guerre, il faut entendre non seulement le déplacement de centaines de milliers de militaires et d’énormes quantités de munitions et de tnalériel de guerre, mais aussi le transport de matières brutes et de ou révoqué, ces suspension ou re-lorsque quelqu’un i vocation, ne laissent pas d’être elles-ie l’aéronautique i mêmes actes administratifs.des Etats-Unis pour obtenir une cence lui permettant d’exploiter produits semi-finis par tout le pays, Il s'ajoute au trafic ordinaire.Les mesures adoptées pour per-mettre au Canadien National de satisfaire à cette augmentation tou-jouts croissante se soil révélées des plus efficaces.Le transport s'est effectué d'une manière expéditive et le service a été très bien maintenu.Ce trafic accru se reflète dans les recettes du réseau.Bien que l’état des revenus et dépenses de décembre ne soit pas encore établi, les recettes de ce mois ajoutées à celles des onze premiers mois de l’année portent les revenus d’exploitation à $303,000,000, Défalcation fai le de toutes les dépenses d’exploitation, y compris la dépréciation du matériel, les recettes neltrs du réseau d’Etat s'élèveront en 1941, à 166,000,000, les plus tories de Unite l’histoire du réseau.Les impôts et les charges fixes, comprenant les intérêts, se chiffrent à $62,000,000 en 1941, de sorte que le réseau d’Elat présentera un surplus d’exploitation, après s’être acquitte de tous les frais d’exploitation, des impôts et des intérêts.Nous avons à faire face, cependant, en 1942, à des augmentations supplémentaires incontrôlables qui sc chiffreront par plusieurs millions de dollars et il n’v a pas d’augmentation correspondante des tarifs pour le transport des voyageurs et des marchandises.Comparaison Le tableau comparatif suivant présente les résultats approximatifs de 1941 et ceux de 1940 et de 1939: Recettes d’exploitation Frais d’exploitation .Revenu net .Quotient d’exploitation 1941 $303,000,000 237,000, (K)0 $ (1 )—chiffres approximatifs.66,000,000 78.2% m d> 5 i ront line family.Il 30 Orgue t J 45 Stories from life.Midi Nouvelles de ia BBC 12.15 Commentaires 12.3e woman In white u.ta Radio-Journal ] 00 Life and love.1.15 Just music 1 30 Ferme et produit» 1.59 Blgnal-horalre.2 00 Happy tang 2.30 B.Leshley, planiste.2 '¦> Intermède.3 00 Story of Marv Marlin 3.15 Vic and Sade 3."0 Nouvelle» 3 33 The passing show 3 45 Sinew» of war 4 00 Against the storm 4 15 Ma Perkins.» 30 The Guiding Light 4 45 Road of life 5 00 Volunteers for Victory 5 43 Chant.6.00 Little Orphan Annie 6 15 Radio-Journal.6 30 Sport.6.45 Nouvelle» de BBC.7.00 Concert.Winnipeg 7.30 The night before.i 8.00 Orch.Kenney.8.30 Cana d 1 a n Grenadier | Guards.8.55 Commentaire» de MB Woodslde 9 00 That Brewster Boy.9.30 Friendly music.10.00 Méditation.10.30 Brothers In arms.11.00 Radio-Journal 11 15 Britain speaks, 11.30 Nouvelles.11.45 Void 19421 CKAC-130 kilocycle» 7.00 Bonne humeur.7.20 lulormatlons.7 25 L Oratolre 7.40 Pot-pourri.7.55 Informations.8.00 Voisinons 8 30 Sport 8.35 Chassons le •ommell 9.00 Nouvelle».9.15 Orgue.9.30 Music Men.9 45 Musique tzigane.10.00 Variétés.10.30 Heure récréative.10.45 Melodies 11 00 Grande Soeur 11.15 Courrier du coeur.11.30 Variétés.11 45 Radlo-potlns Midi Heure ensoleillé* 12 15 Programme de Dium moud ville.12 30 Mélodies chanceuses.12.45 Parade du midi.1.00 Nouvelles.1 10 Betty bee-hlve.1 25 Musique.1.30 Sincerely yours I 43 Big sister 200 Entre vous et mol 2.30 Bourse.2.45 Chansonnette* 3 00 Opéra.4 00 Rhapsodies.4.15 Evènement» sociaux 4 30 Nouvelles.4.35 Bulletin des fermier».4.45 Choeur impérial.5 00 Heure du thé.5.15 Pierre et Pteirette 5 30 Rue Principale 5.45 Madeleine et Plerr* 6.00 Variétés.6.15 Moi, la) dit ça?R25 Intermède 8 30 Sport.835 Ptanologue.6.lu 1» piece du tour.6 45 Nouvelles 7.00 Images de guerre.7.15 Le don Juan 7 30 Nazalre et Uarnabé.7 45 Lionel Parent B 00 Ceux qu’on aime 8 30 La course au trésor, 9 00 Big town, i 930 Vox Pop.10 00 Cavaliers de la Salle 10 15 Présentation World 10 30 Le vagabond 10 45 Journal parlé, j 1.00 Sport u m Ptanologue | 11.15 Danse.I 11.30 Juan Arvlzu.11.55 Nouvelles | 12 00 Le n d an à Montréal.! 1.00 Danse du nouvel an.CFCF-550 kilocycle» I 7 45 Valses j 8.00 Nouvelle».8 10 Musique militaire 815 Church In the wild-wood 8 45 Men of note 8 55 Nouvelles 9 00 Orgue 9 15 Le» soeurs Ross 930 Jim Robertson.9 45 Homemakers 10 00 Breakfast club.II 00 Musical headline» 11.15 Good luck It 30 For ladle» 11.45 Orch.Novelty.11.30 Nouvelle».Midi Mélodie» | 12,15 Musical knights, i 12.30 Prescott present».12.45 Highlights.1.00 Nouvelles I 05 Friendly muslî.1 15 Gwen William».1.33 Master Singer».1.45 Fanfare 2.00 On the high seas.2 15 Book-ends.2 45 Nouvelle*.3.00 Tip and Te»s.3.15 With Lopez.3.30 Into the light.4.00 Cavalcade of drama.4 IS Hpu»e of Peter 4.30 Stars of the week.4.45 Tip and Tes*.5 00 Heure du thé.5.15 Uncle Harry.5.30 Fanfare.5.45 Singing Sam.6 00 Programme.6.10 Town Crier.6.15 Nouvelles-eclalr.6.25 What'» happenlm.6 30 Lucky melodies.6 45 Easy ace».7 00 Rhvthm maker».7.05 Nouvelle» de Hollywood.7 ’o salon de musique.7.15 Better Business Bureau.7 30 Uncle Troy, 7.45 Sport.8.00 Lest we forget.8.05 Imperial leader.8.25 Behind the new*.8.30 Public opinion.9.00 Studio.9.30 Progrès civique et Municipal S Bureau.10 00 Musique de chambre de Basin Street 10 25 Hollywood headliner» 10 30 Nouvelle».10 45 Concert hall.1100 Orchestre 11.15 Résultat» de hockey.II 30 Danse 1 00 Nouvel'e».CHLP-1490 kilocycles 8.15 O Canada.5.16 Nouvelle» 8 25 Sommaire, 8 30 Réveille-matin.9 00 Chansons françaises, 9 15 Radio-Journal 9 25 Les deux sapin».9 30 Chansonnette».9 45 Musique par Cugat.! 10.00 Duo du rêve : 10 15 Pour vous plaire.! 10 30 Parade matinale.11.00 I^s vedettes de la »e-malne 11.15 Orch.Dale ; 11.30 Emission commerciale.i 11 45 Musique militaire.Midi Heure féminine, i 1.00 Radio-Journal.1 05 Heure féminine.2 00 Heure.2 01 Maître» de musique.2 30 U .son et Lisette.2 45 Orch.Crosby.3 00 Extraits d opéras.3 30 Musique tzigane.4 00 Nouvelle».4.10 Orch Heldt.4 30 Chanson» française».5 00 Thé dansant.5 30 Radlo-spéclal.6 00 Méli-mélo.6 15 Radio-Journal.6 25 CHUP ce soir.6.30 Musique sur demande 8 45 Radlo-annualre.7 00 Heure 7 00 Heure familiale.7 30 Five Yeomen.7 45 Variété* 8 00 Orch.Ftorlto 815 Ecole supérieure d» musique d'Outremont.8 30 Rhythmic age.9 00 Heure.9 00 Tragédie» de la vie.9.30 Corde» symphoniques 10 00 Trio Connor.10.15 Nouvelle».10 30 Studio.11 00 Heure.A touv ceux qui les présentes verront ou qu’icelles pourront concerner, —.Salut, Wilfrid GIROUARD, Procureur général.Attendu que la loi 5 Georfie VI, chapitre 15, décrète entre autres choses qu’aussilôt que les personnes chargées de refondre les lois de la province d’un caractère «énéral et permanent auront transmis à Notre lieutenant-gouverneur un exemplaire imp: imé en français et en anglais des lois de cette province ayant un caractère général et permanent.Notre lieutenant-gouverneur pourra, après que l’exemplaire ci-dessus mentionné aura été déposé au bureau du Rreffier de la Législature, fixer par proclamation, la date à compter de laquelle il deviendra en vigueur et aura force de loi sous la désignation de “Statuts refondus de la province de Québec, 1941”, ou “Statuts refondus de Québec, 1941”, ou “Statuts refondus, 1941”; Et attendu que l’exemplaire ci-dessus mentionné a été transmis à Son Honneur le lieutenant-gouverneur, qui l’a fait déposer au bureau du gretfier de la Législature attesté par la signature et le contreseing du secrétaire de la province; Sachez donc que, de l’avis de Notre Conseil Exécutif, Nous déclarons, par la présente proclamation royale, qu’à compter du trente-uniè-me jour du mois de décembre courant, 1941, l’exemplaire imprimé en français et en anglais des lois de cette province, ayant un caractère général et permanent, attesté par la signature de Notre dit lieutenant-gouverneur dn la province de Québec et contresigné par le secrétaire de la province de Québec, et déposé au bureau du greffier de la Législature, deviendra exécutoire et aura force dt loi sous la désignation de ‘Statuts refondus de la province de Qubee, 1941 ’, ou “Statuts refondus de Quebec, 1941”, ou “Statuts refondus, 1941”./Je tous ce que dessus, fous Nos féaux sujets et tous autres que les présentés pourront concerner, sont requis de prendre connaissance et de se conduire en conséquence.En foi de quoi, Nous avons fait rendre nos présentes Lettres Patentes, et sur ieèlles fait apposer le grand sceau de Notre dite province de Québec; Témoin: Notre Très Fidèle et Bien-Aimc le Major-Général l’honorable ses J110>'ens vocaux.( sir EUGENE-MARIE-JOSEPH FI- applaudir plus souvent, SET, KL, C.M.G., D.S.O., VJ)., M.M rnccnn vinlrnirpllis ’’ x,LLD ’ lieutenant-gouverneur de Notre dite province de Québec.A Notre Hôtel du Gouvernement, en Notre cité de Québec, dans Notrei .dite province de Québec ce vinat 1 Plan0> 11 a execute avec autant d es-troisième jour de décembre, en Prit MOSCOU 7.45 p.m.— Nouvelle» *n anglais RNE.12 még .25 m.LONDRES — 8 45 pin.— Democracy marches — GSC, OSD.OSL LONDRES — 10 15 p m.- Civilians war — OSC, GSD.GSL.MOSCOU — 1030 p.m.— Nouvelle» en anglais - RV-96.IS.lf még., 10.7 m.GUATEMALA - U.15 pm - Opéra 2e acte de Paillasse, de Leoncavallo — TOWA 0 68 még .31.3 m.LONDRES — minuit — Music of Britain GSC.OSD, GSL.GUATEMALA — minuit — Nouvelle» | - TC WA.9 68 még.31.3 m./¦> .MOSCOU — 1 «.m.— Nouvelle» F- BV- j 06.15.18 még., 10.7 m.Principaux programmes américains A WABC: 5 00 p.m.Song* of the Centurie», avec l’orchestre de concert Columbia, dirigé par Howard Bartow et Rachelle Rovlna, soprano.5 30 p m., Landt Trio.Sing Alone.7.00 p.m., The Human Side of the new*.7.10 p.m., Good neighbour» new».8 00 p.m.Amas and Andy, comédien*.9 00 p m.Big Town avec Edward Q.Robinson et Ona Munson.10 00 p.m., Texaco Star Theatre 11.15 p m., Golden Date Quartet.A WEAF: 7 30 p.m., Nouvelle» de Hollywood.0 30 p.m.Plantation Party.11 0 0p m., Kay Kyser'» College of Musical Knowledge 12 15 a m .Music y»u want.Pour une nation forte Mile Berthe Chagnon, Infirmière, vient de publier, aux Edition Ber-IV"» ^''ùuette, un volume intitulé: Le Petit Conseiller sur F Alimentation Rationnelle des Enfants.En parcourant ces pages, nous y trouvons réunies toutes les données de l’hygiène de l’en'ance et, en i plus, les menus et les recedes alimentaires appropriées à chaque âge suivant le poids de l’enfant.On ne saurait trop parler d’hygiène alimentaire.Chaque livre ou chaque brochure qui traite de ce sujet a un caractère unique qui reflète les connaissances et l’expérience particulières à Fauteur et qui capte l’attention d’un groupe spécial de lecteur et de lectrices.Le tableau du régime quotidien j d’un enfant de 15 mois à deux ans nous donne la preuve, par sa compilation soignée, que les enfants de tout âge y trouveront toutes les substances nutritives dont ils ont besoin et dans des proportions bien équilibrées.Mlle Chagnon mérite des éloges pour la somme énorme de travail qu’elle s'est imposée en préparant cet ouvrage sur l’alimentation raisonnée des enfants.Nous souhaitons une large diffusion à ce nouveau venu.Miehelle-S.Gosselin.L.S.S.Service de Librairie du Devoir Au comptoir, .75c.; par la poste .85.prit que brillant de Mendelssohn.Nous applaudissons de tout coeur J à cette initiative de ce qu’on pourrait appeler l’Amicale de Nazareth.Maintenant qu’on a ivussi à rallier les forces éparses de l’ancienne école, i! s’agit de n’en pas rester là.Mais comment faire?.Ceci ouvre la porte à un grave problème -— celui de l’Institution même de Nazareth.et nous en parlerons dans une autre chronique.Lucien DESBIENS Dons Welland Le discours de M.Churchill retransmis ce soir A WJ7: Se 1000 p.m.La Société de musique chambre de Basin Street.10.30 pm., Penthouse Party.1100 p.m., Heure d* la mélodie amé ricalne.Principaux programmes canadiens A RADIO-CANADA: 5.30 p.m., M Ludger Faguy, député d’Etat de l'Ordre de» Chevalier» de Colomb.prononcera une allocution A Radlo-Cunada, mercredi, 31 décembre, LA SURVIVANCE FRANÇAISE.- M Adrien Poullot.président du Comité permanent de la Survivance française, doyen de la faculté de» science* de l'Université Laval, donnera une cauaerle aux poete» du secteur français de Radio-Canada, mercredi, 31.Il fera une revue des travaux du comité au coure de l'année écoulée et présentera sea voeux aux groupements de tangue française de l'Amérique du Nord 8.30 p.r.tA musique de» H.M.Grenadier Guard*, A aon concert, de mercredi, Tous les postes de Radio-Canada retransmettront ce soir, à 9 h.3(1, heure avancée de l’Est, un enregistrement sur disques du discours orononcé cet après-midi devant les deux Chambres du Parlement canadien par le premier ministre Churchill.OHawa, 30 (C.P.) —Le ministre du Fravail, M.Mitchell, annonce Qu’il a accepté l’invitation de l'Association liberale du comté tie Welland de se présenter à une convention libérale, probablement prochainement.Mlle Helen Kinnear, choisie le mois dernier par l'Association libérale et qui devait briguer les suffrages le 9 février, a annoncé samedi.qu’elle se retirait en faveur de M, Mitchell.Précédemment, les conservateurs avaient annoncé leur intention de nrésenter un candidat contre Mlle Kinnear, mais ils ajoutèrent qu’ils ne présenteraient personne contre le ministre du Travail.On a appris que la date de la convention n’a pas encore été fixée.L’invitation envoyée à M.Mitchell était signée par M.J.S.Kay-meyer, président de l’Association libérale du comté de Welland.Le siège de Welland est libre depuis la mort de M.A.B.Damude.£our Radio-Canada, exécuter» Children'» larch, de Goldman; Hand» acroaa the 8o», de 3ou»a; Deux choral», de Bach, Bis B»*» Viol; Fairy Dance et Heavy Bixits, de Herbert Spencer, Ce compositeur fait partie du personnel de Radio-canada A Montréal.L’iioraire d-s spectacles SAINT-DENIS "J’arrose me» gallons’’ I h.34, 5 h.06, 8 h, 28 “Le récif de corail” 12 h.3 h.32.6 h.26.9 h.58 LOEWS Dumbo 10 h.12 h.10, 2 h.45, 5 h.20.7 h.55, 10 h.30.The Gay Parisian II h.50, 2 h.25, 4 h.55, 7 h.30.10 h 05.PALACE "Appointment for Love" 11 h.25, 2 h .4 h.40.7 h, 20.10 h, CAPITOL “Birth of the Blue*” 10 h.25.1 h 20.4 h.15, 7 h, 10.10 h.05.‘‘Henry Aldrich for President” 11 h.50.2 h.5, 5 h.40.a h.35 PRINCESS “Unholy Partners” 10 h.25.1 h.20, 4 h, 10.7 h , 9 h.55."Moonlight in Hawaï 12 h., 2 h.50, 5 h.45.8 h.35.Au “Metropolitan ipera” cette semaine New-York, 29 (C.F.) — Voici le répertoire du Metropolitan Opera pour cette semaine: Mardi soir, 30 (à 3h.) : Aida, de Verdi, avec Mmes Roman, Bran-zell et Vutipka, MM.Larron, Warren, Finza, Hatfield et Dudley; Ballet.Chef, Breisach.Mercredi soir, 31: La Fille du Régiment, de Donizetti, avec Mmes Lily Pons dans le rôle-titre et Retina, MM.Raoul Jobin, Baccaloni, D’Angelo, Engelman et Oliviero.Ballet.Chef, Saint-Léger.Jeudi soir, 1er janvier: La Bohême, de Puccini, avec Mmes Grace Moore et Anne-Mary Dickeÿ, MM.Jagel, Brownlee, Cordon, Cehan-ovsky, Baccalonu.Chef Breisach.Vendredi soir, 2: Othello, de Verdi, avec Mmes Roman et Votip-ka, MM.Martinelli, Sved, Moscona, De Paolis, Cehanovslty.Chef, Pa-nizza.# Samedi, 3, en matinée (transmis par radio) : L'Elisir d'Amore, de Donizetti, avec Mmes Ridu Sayao et Rosa Paulee, MM.Landi, Valentino et Baccaloni.Chef, Panizza.Samedi soir, 3: Le Chevalier à la Rose, de Strauss, avec Mmes Lehmann, Stevens, Steber, Petina, Vo-tipka, Bodanya, Dickey, Browning et Van Kirk, MM.List, Olitzki, baum, De Paolis, Cordon, Darcy, Dudley, Gurney, Pechner, etc.Chef, Leinsdorf.•.=ïï «RïCiF^CÛRftiL Nelson Addy -r Rise Stevens, J*n» une scène de l'opérette; “THE CHO-COLATE SOLDIER” su Loew s dès jeudi.Ciné-Cuice indications sur quelques films à l'affiche aujourd'hui (Titrée et texte enregistrée — Tou» droit» réservé» Ottawa 1937 ' "CapiroP BIRTH OF THE BLUES — Comédie musicale.Vedettes: Bing Croaby.Brian Don-levy, Mary Martin."Impérial" A YANK IN THE R.A.F.— Comédie romantique tournée dans le décor e’- la Royal Air Force britannique.Vedettes: Tyrone Power, Betty Grable."Loew's" DUMBO — Le plus récent film de dessins animés d* Walt Disney, "Poloca" APPOINTMENT FOR LOVE — ComédH Vedette».Charles Boyer et Margaret Sullivan."Princess"’ UNHOLY PARTNERS — Film dont l’in trlgue se passe dan» un milieu de lour-naltstes.Vedette»; Edward G.Robinson, Edward Arnold.Saint-Denis J’ARROSE MES GALONS — Comédie-vaudcvllle Vedette»; Bach.Marguerite Plerry.Félix Oudart, Raymond Cordy.Monique Bert, Myno Burney, Yvonne Yma.Marcel Carpentier, Paulals, Slnoêl, Jacques Erwln.SCENARIO — Pour se conformer A une clause teatamentalre, Raymond Plumetit.a épousé sa cousine Aude avec laquelle Il vit de façon austère dan» une demeure seigneuriale.Il profite d'une période militaire pour échapoer A sa femme.mal* ne rejoint pas son corps, croyant qu'un sursis lut a été accordé II est considéré comme Insoumis, mais le* circonstance» le font prendre pour un aviateur Et 11 deviendra célèbre grAce A une périlleuse descente en parachute ou’ll af fectuera malgré lui.LE RECIF DK CORAIL — Drame d'aventures.Réalisation de Maurice Qlelze Interprètes: Jean Gabln, Michelle Morgano Pierre Renoir.Carette.Guillaume de Saxe Saturnln-Fabre.Roger Legrls.Glna Ma-nè*.Pour public averti.A Brisbane, en Austr ’le.Ted Lennard tue.en légitime défen e.un bandit du nom de Brooks II réussit A s'échapper et s'embarque sur un bateau, le "Portland”.oui fait le trafic d’armes et dont le capitaine l'a engagé pour prendre sa Place au gibet si le bateau était arraisonnée et visité par des marins d'Etat.Revenu A Brisbane, après avoir entrevu une lie paradisiaque, "le Récif de Corail” Ted fuit le Policier Abboy et se réfugie.dans une cabane éloignée des villes, où vit Liliane White, elle aussi aolltalre Une idylle s'ébauche.Un tour, Liliane va à la ville et attrape l lnfluenza qui sévit en épidémie.Elle manque mourir.Ted apprend alors la vérité sur Liliane Le policier Abboy, qui s'est aperçu de leurs sentiments.le» laissera partir pour ‘lu Récif de Corail’' où U» ^spêrent refaire leur* vie».________ Festivals de Montréal L’Octuor de Schubert A son premier concert de l’année sous les auspices des Festivals de Montréal, le quatuor à cordes McGill, croyant intéresser le nombre grandissant des amateurs d’instruments à vent, présentera l’Octuor de Schubert.Armand Gagnier, clarinettiste, Guillaume Gagnier, corniste, Boland Gagnier.bassoniste.Chartes Hardy, contrebassiste, se joindront au quatuor à cette occasion.Le concert aura lieu jeudi, le 8 janvier, au salon Prince de Galles de l’hôtel Windsor.Les quatre artistes invités, dont la réputation n’est plus à faire, ont choisi le célèbre Octuor rie Schubert, une des oeuvres les plus susceptibles de mettre en valeur la beauté des divers instruments.Cette composition date de 1824, quatre années avant la mort de Schubert.D’écriture savante, vigoureux et toujours vivant, ce chef-d’oeuvre contient «les thèmes émouvants comme seul Schubert savait en écrire.Dans un des mouvements chaque instrument devient soliste.L'Octuor fut écrit pour le comte von Troyer.Le comtî, mécène de Beethoven, était officier de la cour de l’archiduc Rodolphe.Clarinettiste, il fut ravi de la mélodie si expressive qui lui revint dans FAndante.Aussitôt ter minee, l’oeuvre fut exécutée par le quatuor Ratoumowsky, ensemble auquel Beethoven dédia trois de ses quatuors.^ u» «cmj mm 'I' Soyez geis Distrayez-vous à votre théâtre favori LA VEILLE DD JOUR DE L’AN n™?PALACE H00 CAPITOL H00 PRINCESS q°°-50’ Spectacle scénique AVANT-PREMIERE SUR L'ECRAN Réservez maintenant ! 2ème semain* WALT DISNEY’S “DUMBO” EN TEÇHNICOLORE '^ARfATEST MUSICAL tH* 6 , .ink* th* ^ ^ BiitTHt-’Biuex • —- .r '*r-m ^ « y raffiche 11.-"«f1 Charles “ Marçjaret Rii» Jçlmjon Eugene Psllvrtc '•'** - RuthTerry Reginald Denny mm A l'affiche ÊluWld G.IWÙVHStfHj UNHOLY PARTNERS] tOWM ’*««« MU) SH, ARNOLD • DAY • HUNT William T.Drr • Don Beddo» * l’affiche impérial J dernier» tours ELEANOR POWELL ANN SOTHEKN "LADY BE GOOD" 2éme spectacle : 'TARGET for TO-NIGHT" Achetex tout -'e lilts vos billet* Pour la veille du Jour de l’An.Tou* le» siège» réservés, de SCc et 75c.0 VOLUME XXXII — No SOI LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 30 DECEMBRE 1941 5 PAGE EEMINin lA niant NVst-ce pas la façon la plus compréhensive de prouver la ferme intention que nous avons de survivre en ce coin catholique et français EATON de l’univers.Directrice : Germome BERN'ER Lettre de Fadette Quelle tentation de tristesse, cette fin dfannée, dans la pitié suscitée par la guerre qui ravage l'Europe et l’appréhension de ce que nous réserve ici [avenir! Et pourtant, il ne faut pas se laisser aller à la tristesse destructrice de toutes les énergies et de toutes les initiatives.' L activité généreuse est l antidote de la tristesse et les occasions de l exercer ne font défaut ni chez soi, avec le manque de service, ni au dehors, avec les oeuvres sans nombre organisées pour secourir les misères croissantes.Arrêtons-nous un peu pour les connaître et nous vivrons moins indifférents dans ce monde où tant d’êtres souffrent.Quand les riches comprendront-ils qu'ils ne comptent pas assez quand il s’agit de jouir de la vie et qu’ils comptent trop quand on leur demande d’aider les pauvres?Il se gaspille tant d argent de nos jours! Pas seulement par ceux qui ¦ en ont beaucoup, mais par ceux qui en ont si peu qu’ils sont endettés.C’est comme une contagion qui se répand de haut en bas.Dans la classe ouvrière, des familles vivent péniblement parce que le mari dépense une partie de son salaire pour s'amuser avec ses compagnons.Insensiblement, il a pris l’habitude de distraire du budget familial de petites sommes dont le total au bout de l’année le surprendrait.Et pendant ce temps, la femme a travaillé comme une esclave et n’a pas eu l’argent nécessaire aux besoins de la famille.Dans d’autres cas, la femme du petit employé, du jeune médecin, de l avocat débutant dépense inconsidérément.Son manque d’ordre, ses dépenses inutiles commencent l’état de malaise des jeunes ménages qui amène la grève masculine du courage, de la sobriété et, parfois, de la probité.Ce manque d’économie est la cause première la plus fréquente du naufrage du bonheur domestique.Les dépenses inutiles, soit du mari, soit de la femme, entraînent infailliblement la gêne, les comptes en souffrance, les reproches aigres et les querelles de ménage.Le bonheur familial ne peut s'établir que là où l’ordre et l'économie sont pratiqués de concert, par le mari et la femme.: DnrJs notre Pays' parler de faire des économies, c’est dire un conte de fees! Personne ne le croit possible.“Mais la vie est trop chère! C’est juste pour joindre les deux bouts, on ne peut rien mettre de côté ” Pour croire les protestataires, il faudrait voir comment la maison est Choses de Fronce Le maréchal au Carmel mal entretenus, les conduite, les provisions gaspillées, les vêtements bibelots inutiles.Economiser, ce n’est pas seulement restreindre les dépenses, mais r est faire durer et utiliser tout ce que l’on a.En commençant cette nouvelle année si nous prenions la résolution ferme de ne gaspiller ni l’argent, ni le temps, ni les forces, ni le bonheur?Avec l argent gaspillé, des malheurs eussent été prévenus et tant de soucis évités! Avec tous les Jours perdus on ferait une petite vie.Si l’on ménageait ses forces et sa santé, la vie de la famille serait plus paisible et plus agréable pour tous.Et ne gaspillons pas le bonheur, si souvent compromis, non par la mauvaise conduite, mais par les petits défauts insupportables: mauvaise humeur, discussions oiseuses, reproches injustes, manque d'égards, paroles inconsidérées, autant de coups de hache dans un bonheur fragile qui peu à peu se désagrège.Soyons donc, mes amies, de ces conquérantes de paix et de bonheur qui ont su s’adapter aux conditions difficiles et dont les intérieurs paisibles sont l’expression de leurs succès et non de leurs luttes.J’admire tant les femmes qui, dans toutes les circonstances, ont fait rendre à leurs talents et d toutes leurs facultés le maximum d’énergie.Celles-là n’ont jamais douté de Dieu ni d’elles-mêmes.Presque toujours, douter de soi, c'est douter de Dieu: s’cn prendre à la vie, c’est, au fond, trouver Dieu en defaut et, surtout, c’est ignorer cette loi des conséquences qui Veut que l'on récolte ce que l’on a semé.Au bout de cet ennuyeux sermon, dont j’ai honte, je vous souhaite à tous une bonne année, dont chaque journée, examinée le soir, vous apporte ta joie d’avoir fait lout voire possible.Dieu lui-même ne demande pas plus.FADETTE 30-XII-41 Succès d’une ',rente de charité Les Petites Soeurs des Rouvres, vont pouvoir chonger de maison — Les gagnants des objets mis en loterie à fa vente du 9 décembre La vente de charité qui a eu lieu le !) décembre, à l’hôtel Windsor, en faveur de l’Oeuvre des Petites Soeurs de l’Assomption a réalisé un plein succès.Les dames patronnesses de l’oeuvre sont heureuses d’offrir leurs sincères remerciements aux nombreuses personnes dont le concours dévoue, en toutes sortes de domaines, a permis ce magnifique résultat.La vente de cette année 1941 avait un but précis:* permettre un agrandissement du couvent des Petites Soeurs de l’Assomption, agrandissement de plus en plus nécessaire.Les dames patronnesses sont heureuses d’informer les amis de t’oeuvre que leurs efforts ont permis de commencer la réalisation de ce projet.Au début de l’année 1942, les Petites Soeurs transporteront leur centre d’action de la rue Champlain au no 1626 de la rue S.-Hubert (couvent actuel des Pères Blancs).C’est là que les Petites Soeurs donnent leur rendez-vous aux pauvres comme aux riches.Aux premiers, elles disent que la nouvelle maison sera “leur maison’’ comme l’ancienne.Les privilégiés de la fortune voudront bien, eux, “se souvenir’’ que le magnifique effort de la vente de charité a permis un premier pas et que ce premier pas en appelle d’autres.Mais si le vieux proverbe dit vrai; “Il n’y a que le premier pas nui coûte’’, ne sera-ce pas surtout quand il s’agit de la charité si magnifique en notre ville qu’on ose la croire inépuisable?Voici la liste des gagnants des objets mis en loterie à celle vente de charité: coffre de maison rempli.Mlle Joséphine Rosconi, 4222 S.-Hubert; nappe de dentelle, Mme Boisvert.4227 Fabre; bouteille de scotch, M.Jean Dorais, 3059 North-cliff; oiseau en cage, M.Pierre ïhi-baudeau, 028 Stuart, Outremont; couverture de laine rose, Mme Bey-ries, 8717 boni.LaSalle; tableau de Contant-Delfosse, Mme Arthur Goie, 3409 rue Adam: tableau de Dubois, Mlle Madore, 815 Sherbrooke est; poupée marquise, Mlle Masson, 5978 Durocher; maison de poupées éelai rée à l’électricité, Mgr Chaumont; couvre-lit, Mlle Lucie Desroches, 21,r>3 Desery: corbeille de fruits, Mlle Lespérance, rue S.-Joseph; trieyclelte.Robert Giroux, 1585 Demontigny est; deux vases cloisonnés, Mme G.Lefebvre, 2380 rue Durant son voyage en Gascogne, le maréchal Pétain ne manqua aucune occasion de prendre contact avec le bon peuple de France qui le comprend si bien.Or, dans une ville du Midi située sur son parcours se trouve un Carmel où prie dans le silence du monastère, une de ses cousines.Le maréchal, qui n’ignore rien des lois de la guerre et des principes directeurs de l’Etat, savait aussi que les rois possédaient jadis le droit de franchir la grille de clôture sans encourir l’excommunication.Pourquoi le chef de l’Etat français ne revendiquerait-il pas semblable privilège?Et il s’en alla frapper a la porte du couvent.Grand émoi au monastère.’ Mais le droit canonique permettant cette exception, la grille fut ouverte et les carmélites, le voile baissé, reçurent le maréchal avec les égards dus à son rang.Le maréchal n’était cependant pas satisfait, car il ne pouvait, sous ces voiles, reconnaître sa cousine! Son désir fut aussitôt exaucé à la Joie unanime des religieuses.Ayant ensuite demandé à la prieure si la règle ne s’opposait pas à ce qu’il embrassât sa cousine, il profita de l’autorisation accordée et donna à cette bonne religieuse ce témoignage d’affection.S’étant excusé en souriant “de ne point embrasser toute la communauté”, il se mit à lui adresser une petite homélie, tout comme un prince de l’Eglise.“Servir, leur dit-il, telle est la c osigne que j’ai donnée à tous les Français; c’est aussi la vôtre: Serv! Dieu en observant scrupuleusement votre règle, en vous sacrifiant pour rendre plus forts ceux qui luttent, en priant pour que Dieu me soutienne dans l’accomplissement de mon devoir quotidien, en obtenant du ciel ces trésors de charité qui uniront étroitement autour de moi tous les Français”.Les yeux baissés, les mains jointes, les carmélites recevaient ce message comme venant du ciel, c’était un beau jour dans leur vie de sacrifices pour le salut du monde.Après avoir remercié le maréchal de l’honneur qu’il venait de.leur faire, ces humbles religieuses firent monter vers Dieu une prière plus fervente et acceptèrent plus généreusement les sacrifices de leur vie de renoncement, elles entendaient aussi répondre aux ordres du maréchal; Servir Dieu et la France.PETIT CARNET Le 25 décembre, dans la chapelle S.-Jean-Baptiste de i’Immaculée-Conception, a été célébré le mariage de Mlle Fernande Meunier, fille de M.et de Mme Hermile Meunier, et de M.Phil.Rheault, de Thorold, Ontario, fils de M.Ernest Bheault, décédé, et de Mme Rheault, de Hearst, Ontario.Les nouveaux époux résideront k Thorold, Ontario.Notre-Dame ouest; nappe, Mme A.Marin, 2135 rue Maplewood; nappe.Mlle A.Hébert, rue Delorimier, apt.9; plat de pyrex.Mlle du Tilly, suce- .1.-0.Gravel; voiture de pou-ée, Mme Desgroseilliers, Beauhar-nois; poupée Marie-Claire, Mme Roland Reid, 451 boni.S.-Joscph est; poupée “débutante”, Mlle Maillé.4458 des Erables; jambon, Mme Rolland, 3492 rue Holton: chien, M.Donat Turcotte, hôtel Queen’s; bon de $10 pour étoffe, maison de couture Duchnrme, Mme Cl.Farjon, rue Université; bon de $10 pour étoffe de Bianchini, Férié, Mme Hudon, 5004 ouest, Sherbrooke; bouteille de champagne, Mme Pelletier de Coriolis, 054 Stuart; corbeille de fruits, Mlle Marie Raymond, 443 boni.S.-Joseph; gâteau, Mme Gérard Parizeau, 10 Glencoe; couvre-lit, Mlle Gohier, avenue de l’Epée; la Maison aux phlox, livre de Michelle LeNormnnd, reliure Beaudouin.don de l'auteur, Mlle Ad.Lamothe, 152 Willowdnle; ensemble de skis pour fillette, Mme Yves Bélanger, 2190 Northcliff; une paire de bas, M.Ranger; une frileuse, Mme Gérard Pcladeau, 11 Sle-Marie, Laprairie; Un Afghan, (anonyme).Pour servir votre son té Pour votre survivance (Coüaboartion spéciale au Devoir! par le Dr Adrien Plouffe Dans quelques heures, l’année 1941 entrera dans 1 ombre du passé.C’est le moment de souhaiter la bienvenue à cebe qui s’en vient et d’offrir ses meilleurs voeux aux gens que l’on aime.L’hygiéniste ne peut s’empêcher de songer en ce moment aux mères de chez nous qui avaient un fils a Hong-Kong et qui, dans la doulou reuse angoisse de l’attente, savent demeurer courageusement stoïques, avec l’espoir au coeur que leu • “grand” est toujours vivant.La guerre est un monstre impitoyable et des millions de mamans, d’epouses ou de fiancées pleurent un être chéri qui dort à tout jamais quelque part au front ou au fond de l’océan! Celte sombre pensée doit nous inciter plus que jamais à attacher de l’importance aux gestes qui s’imposent pour la sauvegarde de notre propre vie ou de l’existence des êtres qui nous sont chers.Au cours de l’année 1941, madame, votre chroniqueur en hygiène publique est revenu bien souvent à la charge, pour déplorer l’ignorance, la négligence ou l’insouciance d’un trop grand nombre de nos contemporains.Si la guerre lue, on oublie trop souvent que nous cultivons dgns nos petits jardins des préjugés malencontreux, nocifs, malfaisants et parfois meurtriers.Pourquoi toutes les mamans, par exemple, ne protègent pas leurs toul-petits contre la diphtérie?En 1941, il y a eu à Montréal et dans la province de Quebec nombre d’enfants qui ont succombé à la diphtérie, maladie absolument évitable .Celui qui meurt au front offre sa vie pour son pays.Nos jeunes soldats versent leur sang pour que la liberté continue d’ensoleiller le sol natal! Mais un enfant qui meurt de diphtérie, c’est une mort dont le caractère est d’autant pius cruel que ce décès est inutile, d’autanl plus inepte que ce décès était évitable! A Montréal et dans notre province, maintes nouvelles mamans sont mortes en laissant un autre petit frère à leurs enfants! Elles auraient vécu si elle avaient pris les précautions conseillées par les autorités officielles.Elles auraient dû voir leur médecin durant les derniers mois de leur grossesse.Elles ont négligé de se sounieltre à ces instructions vitales.Elles dorment maintenant au cimetière.A Montréal et dans notre province, de.belles jeunes filles et des gars qui souriaient à la vie sont morts de tuberculose, parce qu’ils ont attendu trop tard pour voir le médecin de famille.Nous pourrions allonger la liste funèbre de nos négligences impardonnables, mais à quoi bon! A l’aube de l’année 1942, l’hygiéniste formule les voeux les plus ardents pour que nos contemporains réagissent contre l’apelhie légendaire, contre la plaie funeste de Là peu près, contre tous les préjugés qui nuisent à la floraison magnifique de la bonne santé.Vous pouvez, chère madame, grâce à l'influence que vous exercez au foyer, aider grandement à la réalisation pratique de ces souhaits! Si les noires ne suivaient pas a peu près les directives des gardiens de la santé publique, il y aurait moins de morts inutiles chez nous.On reproche parfois à l'hygiéniste de s'indigner devant l’indifférence ries uns el l’inconscience des autres, mais sa colère n’est-elle pas excusable, quand il sait pertinemment que des vies d’enfants, de jeunes mamans, de jeunes gens et de jeunes filles sont impitoyablement fauchées par une mort.qui pou voit être évilcet Que 1912 soit une vraie nouvelle année pour vous, chère madame, et pour les vôtres.Que le souci de la bonne santé fleurisse dans votre foyer, pour le plus grand bonheur de toute la maisonnée, du village, de la ville, de la province et du pays.Sachons démontrer au monde que si nous savons mourir pour une belle cause, nous savons aussi prendre les moyens pour sauvegarder ce capital précieux entre tous qu’est la vie humaineï Adrien PLOUFFE Hôpital Notre-Dame Samedi le 27 décembre, avait lieu A l’hôpital Notre-Dame, la fête de Noël.Une brillante assistance composée d’invités de choix, d'adminis-j trateurs, de médecins et de Dames patronnesses, rehaussaient la cérémonie.Plusieurs groupes défilèrent à tour de rôle dans les différentes salles, réconfortant les malades par quelques paroles bienveillantes accompagnées d’un sourire, cetle monnaie d’un prix inestimable.Les invités se rendirent ensuite dans une salle du dispensaire afin d'assister au dépouillement d’un arbre de Noël somptueux lécoré par | Mmes Jacques Fortier, Georges | Kent et Emile Blain, à l’intention des enfants du personnel de l’Hô-pital.Une soixantaine d’entre eux, groupés, attendaient le coeur battant le moment de la distribution des cadeaux.Cette coutume établie depuis bien longtemps à Notre-Dame semble toujours nouvelle, même à ceux qui lui sont restés fidèles.11 y en avait de tous les âges, depuis le bébé blotti dans les bras de sa mère ou d’une soeur aînée jusqu’à la fillette et le garçonnet de 12 ans.Mme B.-G.Bourgeois, aidée des organisatrices, distribua les colis “surprises”.La physionomie radieuse de ces petits faisait plaisir à voir, ils semblaient si heureux au point d’en oublier leur timidité.Un second arbre de Noël, celui de l'Annexe B, fut aussi dépouillé pour un autre groupe d’enfants aussi nombreux et des petits malades cette fois, attendaient les visiteurs.Deux autres Dames patronnesses, Mmes A.Guilbault et Jules Prévosl, avaient présidé à l’organisation.M.l’abbé Malo adressa quelques mots aux enfants, à peine avait-il terminé que l’un d’eux s’élança vers lui, “bras ouverts, prêt à recevoir les gâteries qu’on lui destinait”.Il a été -distribué aux deux endroits des vêtements chauds, des jouets, y compris de magnifiques poupées, des jeux de toutes sortes, des fruits et des bonbons.Tout cela grâce à la générosité des bienfai- 100 tables à thé roulantes Un csdnau pratique t Jolies tables à thé roulantes.Panneaux sculptés, dessus en noyer, tiroir et plateaux da vitre et de bois.A ce prix iusqu'A épuisement de 'a quantité.Prix d'occasion mercredi.13 .69 Meubles, au cinquième "’T.EATON C?.• r MOMTRKAt leurs de l’Hôpital Notre-Dame aux-1 quels les Dames patronnesses re-i liouvelèrenl leurs remerciements j Un petit bonhomme, Maurice A'-j chambault, traduisit toute la reconnaissance de ces enfants cl de leurs parents dans un charmant compliment.Un goûter réunit de nouveau le groupe des invités au salon des Gouverneurs et M.Hector Racine, président de l'administration, clôtura la fête par une brève allocution.La "Voix da la Charité' Voici le sommaire de janvier: Nos voeux; 1942; Nouvel An; Les Rois Mages à la Crèche; Le Saint Nom de Jésus; Vignette-Radiographie; Les Oeuvres de Notre-Dame de la Merci; La Main du Prêtre; Si tu veux être parfait; Dieu le Père; Le traitement de la phlébite (causerie médicale); No- tre prime souvenir; Ancien et nouveau présidents du comité d’administration; L’enfant mystérieux; S.Jean de Dieu préservé miraculeusement des flammes; La fêle patronale du R.P.Maître; Nouveaux profès et novices; La Prière du Gueux; Se détourner du mal et faire le bien; Charité divine; Un trésor; La pensée du Ciel et l’Ouvrier chrétien; S.Jean de Dieu va faire la quête à la cour du roi; In Memoriam; Retour aux traditions chrétiennes; Nos hommages aux nouveaux jubilaires.“La Voix de la Charité” est l’organe des Oeuvres Notre-Dame de la Merci et des Frères Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu.Cette revue est rédigée en collaboration; elle parait tous les deux mois.L’abon-iicment, payable d’avance, est de cinquante cents par année et le coût par exemplaire, de dix cents.On peut s'abonner en écrivant au directeur de la publicité, 667, boul.Gouin ouest, Montréal, ou en téléphonant: DUpont 1148.Il GÂTEAU EN CRÈME GLACEE MELOROL, FANTAISIES EN CREME GLACÉE, POUR LES FÊTES Un chois c!« auccuUnta dsMMirts par Joubsrt.pour r4yal«r tout lo monda at ombaUir votra tobla. GÂTEAU MELOROL — Portion* indiriduaUoa do citai a giaoAa arao Joli» raotiJa décor *Ui*.Fsella è aarrix.3 formata, à la vaniila.Commanda* apécUla* a*écut*aa an 43 utas.8 portion* $1.00 12—$1.23 Ï6-$1.60 PÈRE NOÊL-ai bon h o rama colorié an créai* glaoéo.Délicitux, décoratif pour contra da tabla.8 À 12 portions $1.50 CLOCHE —Un régal pour laa jm** at la palaif, arém# glaoé* à U vanilla a vac noyau da iraiao* jutouao*.8 A 12 portion* $1.50 MOULES INDIVIDUELS —Ccuronnoa d# gui, ch*n- doliam, arbro* da Noël, clochas, péraa Noil .pour chaquo conviv*.$2.25 la douiaina SPECIAL—TARTE À LA CRÈME GLACEE.Savouroua# nouvaauté conaiata an doua rang* d* crimo glacé# à la vanilla at d un rang do fraisoa ou do buttaraootch.5 à 7 portions 57^ la tarte Bnassét de crème glacée avec centre figurant un arbre de Noël ou une cloche et tartes de crime glacée en rente chez Us dépositaires Joubert, B D Commandé! U plus St! paisible gâteau MetOrol tl jantavàti de crime gtacte.Signalez, jutt/u'À S b.du soir, (9 b, lu viillt da Noël et du Jour de l’An) FRonlenac 3121—succursale N.O.G., DExtar 3S6t.L ¦ ! Ll M ITEE RONTENAC 3121 TELEPHONE F Feuilleton du "DEVOIR" par Mm* A.CHABOT IDOLES AUX PIEDS D’ARGILE 23.(Suite) —Elle m’avait bien parlé, à mon arrivée, d’un artiste de talent qui était son voisin, mais votre nom n’ayant pas été prononcé, je ne m’attendais pas au plaisir de vous revoir! —Tout le plaisir est pour moi, croyez-le.Nous pourrons parler ensemble de Bel-Abord, des invités qui l’animaient cet automne, de nos hôtes très accueillants, du pique-nique commencé joyeux à l’orée du Bois des Fées et interrompu par voire brusque autant qu'l-nattendu départ.L’étranger parlaii sans beaucoup élever la voix, une voix musicale qui était un de scs attraits, avec la mélancolie fine de son regard.Tous deux demeurèrent un ins-i tant silencieux, un peu troublés I sans doule par l’imprévu de cette rencontre.Puis, il sortit de la poche inté-; rieure de son veston un portefeuille ! de cuir brun rehaussé de coins | d’or, en lira une miniature, et la tendant à la jeune fille de Paul Arnaud.—Vous voyez, Mademoiselle, que In teinle des cheveux est un peu pâlie par places.J’aimerais savoir exactement de quelle couleur ils étaient.—On m'a toujours dit, Monsieur, que Maman était très blonde, d'un blond cendré, avec une peau très blanche el des veux très bleus.Il i est visible que je ne lui ressemble pasl Il ne répondit que par un sourire, et remettant la miniature en place: —Je vous Ternercie, Mademoiselle, ces précisions me seront d’un grand secours pour achever mon travail que je veux parfait; j’en reparlerai d’ailleurs à Madame votre grand’mère, et j’espère être bientôt en mesure de lui rapporter du moins le modèle.Mais, tandis que M.Devacrt ouvrait son portefeuille pour la seconde fois, sans qu’il s'en aperçut une photographie en était tombée.Huguette se baissa vivement pour la ramasser el, la curiosité aidant, elle ne put se retenir d'y jeter un rapide coup d'oeil.C'était la photographie d'une pv tile fille, une toute petite fille au minois rieur, aux cheveux bouclés, vêtue seulement d’une longue cli*-mise ornée de broderies, et genii ment assise au fond d’un fauteuil antique.Dans le front haut de l’enfant, dans ses yeux clairs, dans la coupe de son visage, on retrouvait nisé-mcnl l'expression de celui de M.¦Jcvacrt.Jeannine avait raison, rl était veuf, veuf avec une enfant.Qu’était devenue cette enfant?Le peintre prit des mains d'Hu-guette la petite carte qu’elle lui fendait, un sourire doux et triste à la fois passa sur sa physionomie fermée, il dit d’une voix qui décelait une secrète émotion: —Ma fille, ma petite Léopoldine, “Dina”.—Vous l’avez perdue?demanda presque bas la jeune fille, toute remuée par ce qu'elle croyait être la chère image d'une petite morte.II releva la tête, et d’un accent un peu étrange; — Oh! non Elle me reste, celle-là, et elle est à moi, bien à moi.Puis il ajouta, un pli douloureux aux lèvres: - Elle est mon seul trésor.Je l'aime doublement, c’est une enfant sans mère.Huguette n’osa risquer un mot de sympathie ou de consolation, elle ignorait tout du drame qui avait dû briser la vie de cet inconnu, mais elle murmura pourtant: —La mignonne est en Belgique, sans doute?Car c’est là, je crois, votre 'pays nalal?.fc —Non, répliqua le père, elle est en France, en Normandie, où j’ai dû la céder pour quelque temps à.sa famille maternelle.On va me la rendre au commencement de la semaine prochaine et je compte les jours qui m’en séparent encore! Vous me permettez, n'est-ce pas, de vous la présenter, ainsi qu’à Mme Mayriel?Je ne connais pas beaucoup de monde ici où je vis en • solitaire, mais j’aimerais que ma | petit Dina n'y vécut pas.elle, en j sauvage, entre un père un peu mi- ; «anthrope et des domestiques dévoués.mais frustes.—Quel âge a votre fillette?demanda encore Huguette que ce sujet paraissait intéresser.—Elle cura trois ans à la Toussaint prochaine.Un court silence régna entre eux.• Ce fut M.Dcvaërt qui le rompit, ' pour rappeler de nouveau quelques | souvenirs du dernier automne qui ; les avaient brièvement rapprochés.| Puis, il se leva et prit congé, j reconduit jusqu’à la porte par la jeune fille, qui, sans hésiter lui ! tendit lu main: ] - Au revoir, Monsieur.J’annoncerai votre visite à grand’mère pour la semaine prochaine, avec votre petite fille?Il la remercia d’un .sourire.Huguette ne monta pas écrire sa lettre.Elle se laissa glisser dans un fauteuil bas, près de la ferêtre voilée de tulle, et la tête renversée en arrière, l’une de ses mains posée sous la nuque, l'autre allongée sur l’appui du siège en tapisserie, elle se plut à revoir par la pensée le correct visiteur de tout à l’heure, son front bien modelé, sa chevelure et sa barbe blondes, son regard clair qu’assombrissait sûrement quelque souri 01 quelque épreuve, son sourire rare, mais très doux.Quel miracle surprenant les avait ainsi remis en présence, “elle et 1 1?” Alors, elle pensa tout bas, avec une confusion qui empourprait mais éclairait naïvement sa bouche encore un nen enfan tine, qui .‘‘’tait peut-être qui sait?le bonheur qui allait s’offrir à elle?Une expression rêveuse et tendre transformait le visage souvent trop grave de la jeune fille, et élis souriait encore, songeus et inoccupée, quand Mme Mayriel.rentra, fatiguée de sa course, presque à l’heure du dîner.Sans retard ell# lui apprit la visite de M.Davaërt cl conta à l'aïeule, surprise, comment ils s’étaient déjà rencontrés plusieurs mois auparavant.Puis on parla de la petite fille.— Ce n’est pas le domestique flamand qui prend soin d’elle, grand’mère?Qui donc l’élève?Une home d’enfant, sans doute, à moins que ce ne soit uns nourrice.- Croyez-vous qu’elle ait perdu sa mère depuis longtemps?Peut-être ne l’a-l-elle pas connue?M.Davaërt n’en porte plus le deuil.Déjà, à Bel-Abord.il avait un veston bleu et une cravate rayée de plusieurs Ions, un peu comme celle d'aujourd’hui.(à suivre) C» ourn»( mp 'mnrim» »o oo 110 ’Vm Notr» Divmr Mt a du rimp*l- fiMtrt» Porunir» A p*»P0D»»DiIU4 UmltWi Mitrleé-rranétair*.— Oeorf** direct* ux-s< Mit. LC UCVUIK, WUP* I Ktftt, MAKLM3U UC!_CNTDRC Saint-Jean-Napiervillc Le mandat de recherches exécuté chez M.Desrochers était irrégulier et nul “La loi des élections de Québec ne prévoit aucune procédure permettant l’émission d’un mandat de recherches1’ — "La saisie pratiquée en vertu de ce mandat est nulle parce que les effets saisis n’étaient que des documents légaux” Texte du jugement de M.le juge Louis Cousineau sur le bref de certiorari demandé par M.Desrochers St-Jean, 30.- - M.le juse Louis Cousineau, de la Cour supérieure, siégean,* à St-Jean, dans le district judiciaire d’Iberville, a rendu un important jugement sur un bref de rertiorari, à lui soumis par Me Oscar Gagnon, avocat de Montréal, ayant comme conseil Me Edouard Asselin, ancien assistant-procureur général ru temps du gouvernement Duplessis, également de Montréal.Par son jugement, M.Je juge Louis Cousineau annule à toutes fins cpie de droit le mandat de recherche, exécuté, le G octobre dernier, dans la ville de St-Jean, soit le jour de l'élection complémentaire provinciale dans le comté de St-Jean-Xapierville, par le shérif, M.Adélard Forget, a la résidence de M.Georges Desrochers, échevin de la ville de St-Jean et contremaître » l’emploi de la Singer Sewing Machine.De par ce mandat, maintenant déclare “nur.le shérif a saisi des documents à la résidence de M.Desrochers, "lesquels étaient d’une parfaite légalité et servaient à faciliter la votation" en faveur de M.Paul Beaulieu, député élu depuis.Le shérif Forget est aussi présentement devant la Cour criminelle de St-Jean pour Pacte uu’il a ainsi posé.Le magistrat Donat Lalande.devant qui eut lieu Penquè-L préliminaire, a condamné le shérif _â subir son examen volontaire.A oici Iç texte complet du jugement civil de M.le juge Cousineau dans lequel il est dit qu’il n’existe pav de tel mandat de recherches en vertu de la loi des élections provinciales: CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT D’IBERVILLE COUR SUPERIEURE Décembre 1941.PRESENT: Thon, juge Louis Cousi* ncau, J.C.S., GEORGES DESROCHERS, de la cité de Saint-Jean, dit district, contremaître a l’emploi de la Singer Sewing Machine Co.Requérant, ROLAND SABOURIN, protonotaire de la Cour Supérieure à Saint-Jean, dit district, et juge de paix dans le même district.Intimé, et ANDRE REGNIER, de la ville de Saint-Jean, dit district.avocat, et JOSEPH H MMLN’GS, potier, tous deux de la ville de Saint-Jean, dit district, Mis-en-cause.LA COUR ayant examiné la requête du requérant el {’affidavit y annexé, ainsi que les documents relatifs j l’instance no 3G41 du greffe de la paix du district d’Iberville et ayant sur le tout délibéré, ATTENDU que le requérant allègue ce qui suit: 1.— Dans le district électoral de Saint-Jean-Napierville, il y a eu, le G octobre dernier, une élection complémentaire pour choisir un représentant de ce comté à la Législature de Québec, et les deux candidats en présence étaient Paul Beaulieu et L.-Omer Perrier.2.- Dans les quelques jours qui ont précédé la votation, il s’est occupe.avec l’aide de quelques voisins et amis, à promouvoir les intérêts du candidat Paul Beaulieu, et, le jour de l'élection, il tenait, dans sa propre maison un bureau de renseignements pour les électeurs; 3.\ ers 4.20 hrs d l’après-midi.le 6 octobre 1941, le shérif du district de Saint-Jean, accompagné de policiers provinciaux et muni d’un mandat de recherches.I signé par l'intimé, a saisi tous les documents en possession du requé-; rant; 4.— Les effets saisis no consistaient qu’en documents utiles cl nécessaires pour faciliter la votation et étaient d’une parfaite légalité au su de l’officier exécutant le mandat; 5.— C’est sur les instructions du mis-en-cause, Me André Régnier, que le shérif du district de Saint-Jean a saisi tous les documents du requérant pendant que le mandat était émis sur la plainte d’un nommé Joseph Hemmings; G.—- Le mandat de recherches émis par l’inlimé est illégal, irrégulier et nul, parce que: a) il «n’y a aucun texte de loi motivant son émission pour la prétendue offense qui y est relntiéc; h) l’intimé n’avait aucune juridiction pour émettre un tel mandat; cl la loi des élections de Québec ne prévoit aucune procédure permettant rémission d’un mandat de recherches; 7.— En outre, la saisie pratiquée en vertu de ce mandat esl nulle en elle-même parce que les effets saisis n’étab'-’t que des documents légaux, ne pouvant servir d’aucune façon à la personnification d’électeurs mais étant destinés et ne pouvant servir qu’à aider l’expression d’opinion du plus grand nombre d’électeurs; 8.— L’intimé est actuellement saisi des procédures sur ledit mandat de recherches; 9.— Il a un intérêt immédiat et direct dans l’émission d’un bref de certiorari puisqu’il était possesseur des documents saisis et qu’en outre il a subi par le fait de ces perquisitions et saisies dans sa propre demeure un grave préjudice; 10.— Il n’y a pas d’appel dans le présent cas; IL — Lesdits André Régnier et | Joseph Hemmings sont mis-en-cau-1 se pour être avertis de la présente requête et entendre le jugement à être prononcé sur le bref dont i l’émission est demandée; ATTENDU que le bref de certiorari a été dûment émis par cette Cour et que la plainte et le mandat de recherches et tous documents relatifs à cette instance ont été produits en cette cause; ledit bref de certiorari ayant été dûment rapporté; ATTENDU que le requérant a inscrit suivant la loi; ATTENDU qu’aucune contestation n’a f produite; CONSIDERANT les allégations et conclusions de ladite requête; CONSIDERANT lesdits documents produits et soumis pour examen en cette cause; CONSIDERANT les stipulations de la Loi des elections de Québec' actuellement en vigueur; Pour ces motifs: DECLARE le ; mandat de recherches en question j irrégulier et nul; DECLARE que l’intimé n’avait pas juridiction; et DECLARE que l’offense alléguée ne donnait pas ouverture à mandat de recherches et que les effets saisis l'ont été sans droit, injustement et arbitrairement.(signé) L.COUSINEAU, J.C.S.AUSTRALIE Après I a guerre Un Bon Whisky- OHiïME mker /a / / vu O.»*'»*' «'*’on9; .mbout*'»* iC0!ü- Sydney.30 (AIM M VV.-M.: Hughes, chef intérimaire de l’op-position, a déclaré qu’après la guerre l’Australie devra rajuster ses idées sur les relations avec les autres nations et en particulier avec l’Amérique, la Chine et la ; Russie."Nous devons, dit-il, nous dé-! pouiller de notre insularisrne, de notre complexe de supériorité, de notre attitude de superbes contre les prétendues races inférieures i qui s’affirment en plusieurs doraai-! nés des rares très supérieures, j quand la grande épreuve se présen-I te."Nous devons même abandonner l’idée que l’Empire britannique toit dominer l’humanité.Il joue un i rôle, et un grand rôle, et en mar-| chant la main dans la main avec j les Etats-Unis et ces autres na-i lions qui hier ne comptaient pas, on devrait constituer un monde i meilleur pour y vivre pour nous ! tous”.L'AUTEUR PREFERE DES ENFANTS MAXINE nous revient dans MICHE UN PETIT GARS DE COUTANCES magnifique volume de 16C) pages, illustré avec soin, couverture en couleurs.Pris: l'exemplaire $0.50; par la poste $0.60 Moxine a le don d'adapter au roman les mille détails de la "Petite Histoire .Dans "MICHE" elle nous reporte aux dernu res années de la conquête, Le héros évolue dans le cadre historique de la nvière Etchemin et de la ville de Québec, au contact des Abénaquis dont il apprécie la loyauté et le dévouement.Les enfants feront leurs délices de ces pages vivantes étayées sur la vérité historique.Ajoutons que l'ouvrage est magnifiquement illustré et que sa toilette attrayante le fait rechercher comme l'étrenne idéale.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” T A Ottawa (suite de la première page) Pourquoi la conscription ?De Washington, en dépêche spéciale au Times de New-York et à L> Gazette de Montreal, un correspondant anonyme disait hier que dans les cercles diplomatiques de la capitale américaine on elait d’avis que le premier ministre du Canada proliférait du discours de M.Winston Churchill aujourd’hui à la Chambre des communes, pour faire une declaration sensationnelle.Bien que le correspondant ne s’aventurât (>'»¦' à révèle’- la nature de cette declaration, il laissait entendre qu’elle pourrait bien se rapporter a la conscription universelle pour service oulre-mer.On se demandait à Washington, ajoutait le correspondant, si le Canada avait décidé de suivre l’exemple de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis sous ce rapport.Le journaliste ne se donnait pas la peine toutefois d’établir la différence qui existe entre la situation du Canada et celle des Etats-Unis et de l’Angleterre.11 se contentait d'une affirmation présentée sous forme d’hy-pothé se.Il rappelait que le Canada n’a pas la conscription pour service outre-mer, mais seulement pour la défense du pays, parce que le gouvernement canadien est d’avis qu il ne peut pas procéder autrement que par le moyen du volontariat pour obtenir des effectifs, sans nuire à la production de guerre.Le correspondant du Times rappelait aussi qu’il n’y a pas longtemps le premier ministre, M.Mackenzie King, a dit que son gouvernement «’imposera pas la conscription pour service outre-mer sans consulter auparavant la population canadienne.Cependant le gouvernement d'Ottawa a toujours été enclin à suivre l'exemple des Etats-Unis.Il se peut que la visite de M.Winston Churchill lui fournisse une occasion propice pour annoncer que, puisque la situation internationale s’est profondément modifiée à la suite de l’agression japonaise dans le Pacifique, un changement d'attitude s’impose au Canada.Thèse ingénieuse .et fausse La thèse est ingénieuse.Elle est surtout intéressante en ce qu’elle montre que les conscriptionnistes exploitent toutes les situations et tous les arguments.Us mettent les diplomates, Je premier ministre britannique et les Etats-Unis de leur parti.Ils oublient seulement de tenir compte de l'opinion canadienne.Le Gallup Poli ou l’institul canadien d’opinion publique fait semblant de s’occuper de la chose.Samedi des journaux, qui ont accepté de publier les résultats de ces consultations populaires, incomplètes et faites dans un but évident de propagande, disaient que l’opinion s'est profondément modifiée au sujet de la conscription depuis les premiers actes de guerre du Japon.D’après ce Gallup Poll, — singerie de plébiscite réel, — TS'Tc de la population de langue anglaise serait en faveur de la conscription pour service outre-mer.Il n’y aurait, bien entendu, que le Québec à tirer de l’arrière.Un simple mot de la part des dirigeants de l’opinion au Canada français suffirait a faire comprendre le bon sens aux gens du Québec.C’est du moins l’avis du Citizen d'Ottawa (29 décembre).Quels sont les vrais chefs ?En fait, il suffirait plus qu’un simple mot de la part des chefs du Canada français pour faire accepter la conscription pour le service 1 outre-n.er.La question se pose d’ailleurs de savoir quels sont les chefs du Canada français.Même si on pouvait les désigner nommément, il faudrait savoir de quelle autorité ils jouissent.La situation n’est pas aussi simple que des propagandistes veulent le faire croire.Nous avons en outre d'excellentes raisons de douter de l’exactitude et île l’objectivite des consultations Gallup.Est-il vrai que 73 p.100 de la population de langue anglaise au pays soit maintenant en faveur de la conscription pour service oq-tre-mer?Ce fait est-il bien établi, en dehors de tout doute?Le meilleur moyen de le savoir serait un plébiscite ou encore une élection générale, élection bien tenue, qui permettrait à chaque citoyen d'exprimer librement son opinion.Ce que l'on oublie de dire Eu face de ces hypothèses et de i ces déductions plus ou moins sn-| lides (beaucoup moins que plus), 1 il y a un certain nombre de certitudes, La première, c’est que d’après M.Winston Churchill lui-même (23 décembre 1941, a Washington), nos deux côtes sont menacées et qu'il faut prendre des mesures pour les défendre.La seconde, c’est que — comme le disait M Curfin, premier ministre d’Australie, ces jours derniers — disperser ses forces constitue un grave danger.Ce danger existe pour l’Angleterre, pour l’Australie et pour le Canada.La troisième, c’est que le Canada, avec sa faillie population est incapable de mobiliser une armée innombrable et de l'expédier outie-rner, sans nuire, par le fait même, a son effort industriel et agricole, effort essentiel a la victoire des armes alliées.Pour constater ecs faits, pas n'est besoin d'imaginer des consultations populaires truquées, de faire intervenir (les diplomates étrangers.La raison suffH amplement.Après vingt ans d'honneur.Les conscriptionnistes emploient tous les moyens pour exercer des pressions sur le premier ministre.Ainsi la Gazelle de Montréal rap-| pelait hier qu’il y a eu vingt ans ce imir-là (29 décembre 1921) que M.Mackenzie King a prêté serment, pour la première fois, comme premier ministre.Elle lui demandait de célébrer dignement cet anniversaire en faisant une déclaration extraordinaire qui ne laisserait nu-cun doute nu sujet de l’effort de guerre du Canada.De son côté le Citizen employait son premier-Ottawa d’hier à une nouvelle demande en faveur d’un gouvernement national, qui serait en réalité gouvernement d'union, puisque le quotidien parle en termes élo-gicux de M.Arthur Meighcn et déplore le fait qu’on n'ait pas fourni à l’ancien premier ministre l’occasion de participer à la direction de l'effort (le guerre.D'un côté ou demande donc an gouvernement d’offrir la conscription totale en cadeau à M.Winston Churchill; de l’autre, on le prie de faire plaisir au premier ministre britannique en établissant un gouvernement d'union.Un coup droit aux mécontents Les conscriptionnistes sont mécontents, voire honteux, de notre effort de guerre.M.Winston Churchill ne partage pas ces sentiments.Au déjeuner, offert en son honneur hier midi au Château Laurier, il a félicité le Canada "de son magnifique effort".Il a déclaré qu’il ne serait jamais retourné en Angleterre sans venir au Canada exprimer personnellement son appréciation de la part que notre pays joue en cette guerre.(De tels propos feront rougir de colère la Gazette, le Globe & Mail, le Telegram, le Citizen, le Journal, M.Meighen, M.Hanson et tous les lories, qu’ils soient dans la politique, le journalisme, la banque, la grande industrie).La lutte sera dure,’a dit M.Churchill.Mais l’Angleterre a éprouvé beaucoup de reconnaissance envers les dominions, lorsque leur aide l'a encouragée à poursuivre le combat.Il a ajouté qu'il croit que le salut du monde dépend d’une organisation qui aurait, à son centre, les peuples de langue anglaise.M.Mackenzie King a fait quelques remarques à ce déjeuner.Il a dit mie M.Chuivhill personnifie le courage et la determination du peuple britannique.Le Canada, pour sa part, a vu clairement la route à suivre.Rien ne sera épargné pour accorder une aide efficace à La métropole.M, le sénateur Raoul Dandurand, leader ministériel à la Chambre haute, a remercie en français M.Churchill, à la fiia de son discours.Ces quelques déclarations, transmises à la presse sous un caractère officieux suffisent à déprécier l’espèce d’orgueil humilié qu'éprouvent nos conscriptionnistes lorsqu’ils parlent de notre effort de guerre.Tous ceux auxquels il reste un peu de jugement sain sont d'avis que le Canada fait un effort de guerre vraiment extraordinaire.L’ordre de notre budget en est la preuve.On ne sert les intérêts de personne, encore moins du Canada que des autres pays, en maintenant une agitation qui détruira la formule d’équilibre ou de compromis qui a permis à notre pays d’accomplir autant en si peu de temps.Léopold RICHER .P 77 Par!e de plus en plus ici de l’intention qu’aurait M.King de déclarer ces jours-ci que le Canada renoncerait au milliard et demi qu'il a déjà déboursé pour la Grande-Bretagne, depuis septembre 1939; et que le Canada continuera d'avancer d’autres sommes considérables à Londres sans en attendre jamais paiement.Joli cadeau de bienvenue à M.Churchill! Bloc-notes (Suite de la première page) ter un serment cui répugnait à la conscience catholique.On sait de quelle façon l’élection d’O’Connell aux Communes anglaises disposa d’une obligation pareille.O’Connell, grand orateur, maître de la mise en scène, donna à son refus de prêter le serment le maximum d’éclat possible.C’est devant les Communes mêmes que.lisant avec soin et lenteur la formule odieuse, il déclara formellement, en la déchirant, que jamais il ne prêterait pareil serment.Le brave d’Entremont, marin courageux.mais peu rompu aux ma-noeuvies oratoires, se contenta de dire, en rejetant son texte: — Jiucr une chose pareille?Mais j'aimerai, mieux avaler un chien de mer la queue la première.Voici un trait qui devrait èlre familier à tous et garder à jamais la mémeire de ce magnifique Acadien.Est-cc que.?L’importance des Etau>Unis dans la bataille du Pacifique WELLINGTON, Nouvelle-Zélande, 30.cl af Ud’ Ge,ait hier Je der-peî.r tour pour une demande d’ap- La mobilisation en Nouvelle-Zélande Auckland, 30 (C.P.)._t a \rn„ 'elle-Zélande a mobilisé aujourd’hui reste de ses troupes territoriale La reserve militaire nationale, com Is 8e congrès annuel de la Modern Language Association of America, qui s’est ouvert ici le 29, a présenté hier matin, à la séance de la section française de l’Amérique du Nord, un intéressant travail intitulé “Premiers livres scolaires canadiens et survivance française.” Au nombre des autres travaux soumis au cours de cette séance, signalons: "L’oeuvre littéraire de j Henri d’Arles”, par M.Adolphe Robert, président de l’Association Franco-américaine ; “Educational trends in French Canada ”, par M.Ian Forbes Fraser; université Columbia; “Present and Future in French-Canadian Nationalistic Literature”, par M.-J.Jobin, Université du Michigan, et “Linguistic Problems in North American French”, par M.Edward B.Ham, Université du Michigan.Dans la soirée, au cours d’un banquet donné par cette même section à l’hôtel Claypool, et dont il était le principal hôte d'honneur, M.Bruchési lut un message du premier ministre de la province de Québec, l’honorable Adélard Godbout, adressé au président de l’association, le professeur John A.Walz, de l’Université Harvard, et aux congressistes.11 prononça aussi un discours dans lequel il traita de la fidélité de la province de Québec et des Canadiens français à la culture française.M.Bruchési, qui représentait également à ce congrès l’Université de Montréal dont il est un des professeurs titulaires, repartira d’India-napolis en avion te 31 décembre, pour être à Québec, au milieu de | sa famille, le Jour de l’An au matin.On trouvera ci-après le texte du message du premier ministre de la province de Québec aux membres i du congrès de la Modern Language j Association of America, un résume ; substantiel du travail présenté par ; M.Bruchési au congrès et la sub-1 stance de son discours au banquet ] de la section canadienne et franco-américaine.Message de Thon.Adélard Godbout < Monsieur le président, Mesdames, messieurs, La premier ministre de la seule ; province de langue française d’Amérique a, je crois, d excellentes raisons intellectuelles et sentimentales de souhaiter le plus franc succès au Congrès de la Modern Language Association of America.La Province de Québec est un rameau de plus en plus vivace de cet arbre français qui étend ses branches dans tous les pays nés de la civilisation.Ce grand arbre peut etre secoué par de terribles tempêtes, nous savons, nous Canadiens français, qui gardons tes traditions de l’héroïsme et de la foi française que le vent du mal ne le déracinera jamais.Votre Association a voulu reconnaître la perma icnce du fait français en Amérique m instituant mi" section consacrée au français de l’Amérique du Nord.C.est une pensée qui nous touche beaucoup et dont je vous renie-cie avec emotion.Notre contribution canadienne à la littérature d’expression française u’esl peut-êtie pas encore d’un ordre parlait: elie marque an moins une volonté de survie et un goût de bien faire qui sont méritoires.Nous devons à la France les qualités d’esprit et de c eur qui nous ont fait choisir définitivement le parti de l’Angleterre et de votre admirable pays dans le conilit uiu menace notre existence.C est pan e que nous sommes restés Français que nous comprenons mieux i importance de ce que nous défendons en commun avec vous.Vos recherches, en fai.ant mieux connaitre la tangue et l'esprit Ilançais, sont une admirable contribution spirituelle à la défense de » liberté.Il nous serait très agréable que, lors de vos prochaines assises, vous fassiez profiter notre Province du fruit de l’esprit qui me.Vous êtes invité tout coeur.Aujourd’hui, il nous fait piaisii de vous déléguer le sous-secretaire de la Province, M.Jean Bruchési, membre de la Société Royale du Canada, qui vous dira l’intérêt que nous prenons à votre association et la sympathie avec laquelle nous suivons ses travaux et son expansion.Prof.John A.Walz, Harvard University, President of the .Modern Language Association of America, U.S.A.Québec, le 19 déc.1941.Les premiers manuels scolaires Lorsque, par le signé le 10 février après la conquête, I officiellement une glaise, les quelque traité de Paris, 17ü3, trois ans e Canada devint possession an-(55,000 sujets du vous ani-chez nous de h Vient de paraître «L’année 1941” Revue de fin d’année de la vie canadienne La livraison de décembre de L’Action Nationale” vient de pa-lifre.C’est un numéro spécial ititulé “L’année 1941 — Les /énements et les hommes: il agit d’une revue de fin d armée es événements politiques, litte bres, économiques et sociaux.Principaux collaborateurs: Léc old RICHER, André LAUREN EAU, François-Albert ANGER' tmond LEMIEUX et CANDID! Ce numéro contiendra en ou e une étude de l’abbé Lions KOULX à propos du troisième mtenaire de Montréal, un gram rticle de INssaviste américei urton LEDOUX sur “L’opinio méricaine et les Canadiens tran ais”, deux poèmes d’Anne HE tIRT, enfin quatre réponses ; ’enquête de “L’Action Nationale Notre culture vue par des obier ateuri étrangers”, celles du co me) Wilfrid BOVEY.de MM Vuguste VIATTE, Félix WALTEI •t I.-C.HUCHES.L’exemplaire: 25 cts: la dou taine S2.50.L’abonnement an nuel i la revue est de $2.(L Ac tien Nationale, Case postale 133, Outremont, P.Q.> roi de France prêtèrent le .serment d’allégeance à Sa Majesté Georges ill, mais, bien que ruinés et vaincus, ils ne renoncèrent pas à survivre, dit M.Jean Bruchési.Si l’église apparut tout de suite comme le seul centre de résistance possible à l’assimilation, on ne tarda pas à se rendre compte qu’elle avait besoin d’une auxiliaire pour que cette résistance pût se prolonger; et c*tte auxiliaire indispensable était i’écoL.Mais que d’obstacles se dressaient: le personnel enseignant manquait, et les livres nécessaires faisaient défaut.Six ans de guerre avaient pratiquement ruiné le pays, et tout commerce avec ia France était interdit.Les Canadiens ne pouvaient compter que sur leur propre initiative pour donner l’instruction à la jeune génération qui devait les perpétuer.L’imprimerie fut une de leurs planches de salut dans cette difficG le situation.Le premier livre sorti des presses dans la province de Québec fut le Cathéchisme du diocèse de Sens, tiré à 2,000 exemplaires.C’était neu, mais le mouvement était lancé: il ne devait plus s’arrêter.Peu à peu les choses s’améliorèrent et l’on enlreprit d’imprimer sur place des livres scolaires en plus grand nombre et en plus grande quantité.On vit donc paraître à Québec, en 1799, les Elements de grammaire latine, en deux parties, et les Eléments de la langue latine, également en deux parties.En 1811, à' Montréal, parut une Grammaire française pour servir d’introduction à la grammaire latine, puis une Grammaire latine suivie d’un traité de versification latine.En cela, nos pères restaient fidèles à la manière française de former les esprits et ils accordaient à l’étude du latin la même valeur de formation qu’en France où 1c français servait d’introduction à l’étude du latin.“Preuve nouvelle, dit M.Bruchési, que les mêmes traditions poursuivaient chez nous des fins identiques”.Les mathématiques ne furent pas oubliées.De 1809 à 1810 furent publiés un Traité d’arithmétique et VArithmétique en quatre parties, ce dernier ouvrage destiné principalement aux futurs marchands et aux artisans, et renfermant un véritable traité de la mesure des surfaces, une preuve de plus de “la volonté de survivance française qui animait nos pères”, dit le conférencier.On eut ensuite le Nouveau Traite abrégé de la Sphère d’après le sgs-lèrne de Copernic, le Traité élémentaire de calcul différentiel et de (aïeul intégral, des livres de géographie, d’histoire de France et du Canada, de mythologie, de grammaire anglaise, voire de chimie, et une grammaire grecque à l’usage du Collège des Sulpiciens, “publication qui suffirait seule à illustrer la continuité de la tradition française de l’enseignement, au Canada, après la conquête”.Dans h intervalle, en 1822.une Société d’Education.fondée à Québec 1 année précédente, avait recueilli en souscriptions un total de ”66 livres, et elle ouvrait une écoD gratuite pour l’enseignement de la religion, du français et des mathématiques.Son président, Jean-François Perreault, avocat, publiait la même année un Cours d'éducation élémentaire, “véritable petite somme de tout ce que l’on enseignait alors dans les écoles primaires de France”.lit M.Bruchési de conclure, en faisant allusion à ces livres d’autrefois: “Sous leur pauvre couverture cartonnée, avec leurs page de papier jauni, ils demeurent un témoignage de l’admirable ténacité, souvent même de l’ingéniosité des ancêtres.de ces Canadiens qui aimèrent mieux, comme l'affirme, entre cent.M.Georges Vattier dans son Essai sur la mentalité ranadicnne-française, se priver de l’avantage que procurerait une plus grande culture, que de risquer d’entamer l’âme nationale du peuple, que do voir sa foi mise en péril" Attitude qui se justifiait fort bien il y a 150 ans, mais qu'il ne saurait être question d’adopter aujourd’hui.ceux qui l’ont adopté comme langue seconde et qui ne cessent de s’abreuver aux sources pures de l’esprit français — leur nombre est incalculable —sont en deuil depuis le mois de juin 1940.Plus que d’autres ils ont compris ce que signifiait alors, pour l’Europe et le monde civilisé, la douloureuse capitulation de la France.Mais, plus que d’autres également, ils se sont dit, avec François Mauriac, que “toute l’histoire de la France ne tient pas dans l’été de 1940”, et que “rien n’est détruit de ce qu’elle a accompli”.Si triste, si affreusement triste que soit le spectacle d'une France aux mains chargées de chaines, d’un Paris écrasé sous la lourde chape de plomb du nazisme, comme il est consolant, d’autre part, de penser que l’esprit de la France n'est pas, lui, prisonnier des barbares, qu’il continue de servir de guide à des millions d’êtres humains, que la langue de Pascal, de Racine et de Paul Valéry, que l’art d’un Watteau, d’un Cézanne ou d’un Renoir recueillent toujours, sur divers points du globe, l’hommage des intelligences et des coeurs, qu’ici même, sur cette terre de liberté, des voix françaises en soulignent la permanence et le rayonnement! Si un tel spectacle a de quoi réconforter, en ces heures tragiques que nous vivons, s’il est un gage du triomphe final des forces spirituelles sur la matière, n'est-il pas en premier lieu un témoignage de reconnaissance envers une dont peu de peuples, dans le monde, n’ont pas d une manière ou d’une autre tiré quelque avantage?Faisons-nous autre chose, en ce moment, qu’acquitter une partie de notre dette envers la France, vous Américains pom qui le nom de La Fayette sonne comme une fanfare, et nous, Canadiens des rives du Saint-Laurent, dont les ancêtres ont ouvert à la civilisation la presque totalité de ce continent?Aux jours heureux cù rien n’entravait l’expression variée de son génie, comme à certaines heures graves de son histoire récente, la France se reposait sur elle-même du soin de répandre à travers le monde tes trésors de sa vie spirituelle, artistique ou littéraire.Elle n’en avait pas moins compris rutiiité de recourir — partout où c était possible — à des auxiliaires qui assuraient la permanence des contacts et facilitaient la tâche des messagers de sa pensée.C’est aux auxiliaires, d’où qu’ils viennent et si modestes soien’.-ils, qu'incombe aujourd'hui le devoir d’entretenir ia flamme vacillante, en attendant le retour de l’ordre et de la liberté dans un monde régénéré qui ne peut se concevoir sans une France rayonnante.A plusieurs reprises déjà, depuis dix-huit mois, ues voix autorisées ont fait, dans ce sens, appel aux Canadiens français.Le 24 juin 1940, Je premier ministre du Dominion, M.King, s’exprimait en ces termes: “Le sort tragique de la Fran-lègue au Canada français le de- Le discours de M.Bruchési ou banquet L'établissement d’une section consacrée nu français de l’Amérique du Nord témoigne à la fois de la hardiesse de ceux qui ont conçu le projet et de l’esprit clairvoyant qui anime la Modem Language As-sorialion.Non sans quelque gêne et beaucoup d’inquiétude, mais avec joie aussi, je vous apporte ce soir la iréponse du “pays de Québec".Je ne suis pas fâché que les circonstances donnent à mon long voyage un caractère particulier et qu'il ait fallu, malgré tout, un peu d'audace à celui qui vous parle, d’abord pour accepter votre invitation, ensuite pour employer, la premiè fois de sa vie, cct “outil des ligne aériennes” dont parle Saint-Exupéry.Le mérite certes n'es! pas grand, coin paré au vôtre, et même qui donne mien.C»r U est plus d’un but Bt c'est 1» but qui tait c’est votre geste tout son prix au pour le vol Intrépide, la gloire de l'essor (Ernest Prévost).Ceux dont le français est la langue maternelle — et ils sont quelques millions sur ce continent — ce voir de porter haut les traditions de culture et de civilisation françaises, et son amour brûlant de J i libellé”.Un an plus tard, le même personnage soulignait de nouveau la responsabilité mie nous snninies heureux et fiers d’assumer."Dépositaires de la culture et des traditions françaises, disait alors M.King, vous devez être aussi les premiers à défendre tout ce que la France, jusqu’à ees derniers temps, représentait dans le monde: culture, beauté, amour du travail et, surtout.amour de la liberté”.Presque au même moment, de passage a Montréal, le colonel Frank Knox prononçait ces paroles lourdes de sens: “Qui douterait, dans votre Nouvelle-France, que la liberté, l'égalité et la fraternité régneront de nouveau dans une France nouvelle?Véritablement, Canadiens français de la province de Québec, où pourrait-cn trouver, ailleurs que parmi vous, plus d'hommes d ascendance française, animés d’une plus chaude sympathie pour ceux qui luttent en prévision dune France nouvelle?” Nul ne saurait dire encore ce que sera la France de demain, politiquement ou socialement.Mais ce que nous savons, ce dont nous sommes sûrs, aussi sûrs que de l’existence du fait français en Amérique, c’est que l’esprit français ne doit pas mourir et no mourra pas.Cet esprit-là, fait de nuances souvent à peine perceptibles, souple, curieux, vif, mobile, sensible comme le Français lui-mè-ine, fa t de clarté et de logique, d'ordre et de mesure, de grâce et de goût, de finesse et de sociabilité, profondément humain et chrétien; cet eqmt-là, les fondateurs de notre pays l’ont eu.Car ce n’est pas seulement leur corps, mais leur âme aussi, avec ses qualités morales et intellectuelles, qu’ils apportèrent de France sur les rives du Saint-Laurent.Cet esprit là, les quelques milliers de.petites gens, qui sont nos ancêtres, l’ont eu également; ils l’ont défendu avec courage, dans l’espoir de le transmettre intégralement à ceux qui viendraient après eux et à qui il incomberait de poursuivre ia tâche jamais achevée.Cet esprit là s’est retrouvé dans l’action héroïque des missionnaires, et jusqu’au martyre! 11 a animé les découvreurs partis à la recherche des “mers donees” et des c hemins qui devaient conduire jusqu’en Chine, les explorateurs et les fondateurs que vous pouvez suivre à la trace sur le sol même de votre République; il a inspiré les paysans tenaces, faiseurs d’enfants et de terres; il a marqué les lois et la langue; il s’esl accordé aux croyances et il a chanté par toutes ccs voix qui reprenaient, à côté d’un berceau, à la lisière d’un bois, au fil d< l’eau on sur le sentier de la guerre, les refrains de bataille ou d’amour.C’est encore lui que nous retromens à l’origine de l’art canadien, dans les oeuvres souvent remarquables des architectes, des portraitistes, des sculpteurs et des orfèvres du XVIHe siècle ou de la première moitié du XIXc, Je ne vous dirai certes pas que nous l’avons conservé intégralement, ni même dans une très large mesure.T.a lâche était au-dessus de nos forces.et ee n’est ni le lieu ni l’heure de vous en rappeler les raisons.Et puis, une fois transplanté en terre canadienne cet esprit devait nécessairement revêtir tel ou tel caractère additionnel, s’atténuer, se transformer dans un sens ou dans un autre, sous l’influence du climat, de la géographie et de l’histoire.Ce qui importa'! il y a cent cinquante ans, ce qui importe toujours, c’est que l'es sence même de cei esprit ne change pas, On bien, alors, il ne s’agira plus d'esprit français, d’un véritable es- prit français qui imprègne les moeurs et les lois, qui marque la langue d’un sceau indélébile, qui se traduit jusque dans la manière de se vêtir, de se nourrir et de s'amuser, qui ordonne les idées et les sentiment;.Les quelque trois millions et plus de Canadiens de langue française, qui forment la part la plus homogène, la plus compacte de la population du Dominion voisin n'ont pas renié leurs origines, il arrive parfois qu'on le leur reproche ou qu’on l’oublie.Et surtout, de combien d’interprétations contradictoires, cette fidélité même n’est-elie pas Je sujet, principalement chez ceux qui n’ont d'autre sources d’information que certains milieux anglo-canadiens où la sympathie est rare, pour ne lias dire inexistante.Aux Etats-Unis en particulier, ils sont encore rares ceux qui connaissent vraiment tes Canadien ; français, ceux qui comprennent notre attitude et nos réactions.La masse continue de nous ignorer, et noos n’avons pas à en être surpris, sachant combien cette niaise connaît peu son propre pays.Quant à ceux qui nous visitent, n’est-il pas vrai que Ja plupart se contentent de découvrir la province de Québec, “a strange fascinating sort of priinitiveness?” Après tout, ce n’est pas ce qui compte, même si nous pardonnons facilement à tels collaborateurs de Life, de Time, de New llepublic ou de Foreign Affairs de prendre parfois plaisir à ____ _ donner, sur notre dos, la mesure pensée de leur petit esprit.Nous ne pouvons rien contre les imbéciles, Jes ignorants et les journalistes de mauvaise foi.Nous ne voulons enregistrer que le témoignage des Américains instruits, dont nous sommes, du reste, beaucoup plus près que certains le croient.Et ce témoignage, Dieu merci, plusieurs nous l’ont déjà rendu avec à-propos; tels, pour m’en tenir à vos compatriotes d’origine anglo-saxonne.Ian Forbes, Fraser, Willa Gather, Elizabeth Armstrong, Sarah Larkin, Evelyn Eaton et le célèbre philologue Mencken.Ceux-là et d’autres pensent avec raison que les Canadiens français représentent, en Amérique, — et depuis longtemps, — quelque chose de différent, de très >•.-sonne), qui mérite cie retenir 1’ai -nlion.Même s’ils doivent admettre, — ce que nous ne nions pas, — que le groupe franco-canadien a trop longtemps vécu comme en va$e clos et n’a pas suffisamment tiré parti, — le pouvait-il toujours?— de ses réelles qualités morales et intellectuelles, de sa filiation avec le génie français, adapte par lui aux circonstances de temps et de lieu, ces Américains ne dissimulent pas la joie qu’ils éprouvent à nous découvrir; ils n’hésitent pas à nous donner la place qui nous revient, dans ia communauté des nations américaines, comme ils savent reconnaître notre contribution de trois siècles à l’histoire de l’Amérique.L’événement qui nous rassemble ce soir, en même temps qu’il consacre, en quelque sorte officiellemen', les travaux déjà faits, marque l’heureux début d’une ère nouvelle dans les relations entre nos deux pays, rapprochés sous le signe de l’esprit français.En annonçant la naissance d'une section consacrée uniquement au français de l’Améiique du Nord, dans les cadres de la puissante Modern Language Association, on a rappelé le mot du philologue Marshall Elliott sur l’objet même de cette dernière quant aux études franco-américaines: “recueillir ce que nous trouvons tout près de nous-mêmes, c’est là notre mission”.Après plus d'un demi-siècle d’attente, il n’est pas trop tard pour commencer ou, si l’on préfère, pour entreprendre sérieusement l’exploilalion du vaste champ qui s’offre à nous, l'élude rationnelle et méthodique du riche patrimoine que nous avons en commun, sinon par les origines, du moins par l'amour égal que nous portons à chacune de ses expressions.Vous représentez une force et vous voulez que cette force, non seulement serve à rapprocher davantage nos deux pays, par autre chose et plus que les intérêts économiques, mais contribue encore à accroître l’héritage spirituel dont nous sommes les dépositaires.Le double but ne saurait être atteint que par une étroite collaboration entre Anglo-Atnéricain, Franco-Américains, Français de France et Canadiens français.El ceux-ci ne sont peut-être pas les moins bien placés, surtout maintenant — et grâce, en particulier à leurs trois universités, Laval, Montréal, Ottawa, pour donner à l'oeuvre entreprise l’ampleur qu’ei-Ic mérite, pour en assurer la durée et le succès.Ne contribueriez-vous, par votre geste, qu’à nous faire mieux prendre conscience de notre valeur, même relative, que nous devrions vous en être infiniment reconnaissants.Quelle que soit l’horreur du drame dont nous sommes en sen hic les acteurs et les témoins, n'hésitons pas à ( multiplier, sur cette terre libre d’Amérique, arro-'éc de tant de sang français, les lieux où souffle l’cspril.Troisième centenaire Prière à Notre-Dame de Montréal religieuse’ de Mont-communication sui La ‘Semaine réal public la vante: S.Exc.Mgr l’archevêque demande à Messieurs les curés de mettre au premier dimanche Je janvier, le 4, le prône sur le mariage qui se fait régulièrement le deuxième dimanche afin que le sermon ce jour-là, le 11, puisse être donné sur la Sainte-Fainilie, dont ou célèbre la fête.Son Excellence permet aussi qu’on remplace en 1942 lu prière sur la paix à ia bénédiction du Saint-Sacrement par la prière i Notre-Dame de Montréal, dont nous publions le texte ici-même.Prière à Notre-Dame de Montréal Notre-Dame de Montréal, nous vous demandons humblement de faire pénétrer dans nos coeurs la leçon de confiance que vous avez donnée à toute l’Amérique par la fondation de Montréal.Ne permettez pas, ô Marie, que nous désespérions jamais de la conversion de tout le inonde à la religion de votre divin F'ils.Donnez, ô Marie, à tous les catholiques de l’Amérique, la même pureté d’idéal, la même confiance que vous avez donnée aux fondateurs de Montréal, la confiance qu’avec vous et par vous ils peu vent renverser tous les obstacles.Que vraiment leur vie soit surabondante de foi et de charité; qu’elle soit d’abord et avant tout ordonnée vers le règne de Dieu et non pas vers les richesses matérielles.Que par là ils se distinguent de tous ceux qui les entourent et ne partagent pas encore leur foi.Vous vous devez, ô Notre-Dame, de continuer votre oeuvre commencée en un acte de foi si pur.Sans vous, nous ne pouvons que languir et disparaître.Avec vous, nous pouvons reprendre le rêve magnifique de la conversion d’un monde.Aidez-nous, secourez-nous.Ainsi soit-il.(50 jours d’indulgence).Imprimatur: t Joseph CHARBONNEAU, Archevêque de Montréal.7 octobre 1941, [ETATS-UNIS Plafond de prix pour les cigarettes Washington, 30 (A.P.)—M.Leon Henderson a annoncé hier soir que l’Ainericaii Tobacco Company a refusé de différer une augmentation de prix des cigarettes Lucky Strike, et, qu’en conséquence, le gouvernement imposera un plafond sur Je prix des cigarettes; ce pla-lond aura pour effet tie supprimer i augmentation que la compagnie a refusé de conlremander.L'administrateur des prix a ajoute que la compagnie n a donné que des renseignements partiels pour justifier l’augmentation de prix, qui est de 57 cents le initie; par celte augmentation le prix de gros j a passé de !j't).53 à ÿ?.!!).L’Office | de contrôle des prix avail demandé i à la compagnie de différer cette I augmentation jusqu’à ce qu’on ait fait enquête sur le prix de revient.Mais la compagnie a refusé.La compagnie a prétendu que : i augmentation de prix avait pour ; objet de maintenir les profits, étant ; donné l’augmentation des axes sur | les revenus et les profits.Elle a sou-.tenu aussi que sa situation quant ! aux lois contre les monopoles se- j rail plus difficile si elle consentait volontairement à la requête de M.Henderson, et elle a ajouté qu’elle sc soumettra à tout plafond imposé par l’Office.Les fonctionnaires de l’Office prétendaient que cette augmentation de prix ne pouvait être permise qu’après une étude bien plus approfondie que celle que la compagnie a soumise, à cause des pro-iits fort intéressants de Ja compagnie et de l’ampleur de l’augmentation projetée.Pour vêtir les soldats allemands Londres, 30 (C.P.) — Une dèpe-che de l’agence Reuters envoyée de Stockholm fait savoir que toute une année de tailleurs et de couturières travaille jour et nuit à refaire pour les soldats les vêtements que le peuple allemand a remis à l’Etat.Parmi ces vêtements, il y a des Âanteaux de fourrures, des chapeaux, des articles de laine, des gants, des sous-vêtements, etc., provenant de tous les coins de l’Allemagne.1 e capitaine Germain Bock F.es autorités militaires du district No 4 viennent de confirmer la nomination du capitaine Germain Bock, du régiment de Châteauguay, au poste d’officier enquêteur du district.Le capitaine Bock occupait ce poste depuis quelques semaines déjà.Le capitaine Rock, avocat bien connu Je Montréal, a occupé durant plusieurs mois le poste d’adjudant au centre d’instruction militaire de St-Jérôme, commandé par le lieutenant colonel Eugène Nantel.Les nouvelles fonctions du capitaine Germ un Bock consistent à faire les enquêtes préliminaires an sujet des différents incidents qui peuvent impliquer des militaires, évitant ainsi les frais de déplacement de toute une Cour d’enquête militaire.Mort de Mme H.Germain Au Mont Saint Hilaire, le 27 décembre 1941, à l’âge de 73 ans, est décédée Mme Hormlsdas Germain, née Brouillettc (Alma).La défunte laisse dans le deuil quatre fils, MM.Arthur, Lucien, Jean-Marie et André; quatre filles, Mme Raymond Fontaine (Thérèse), Mlle Hélène, Mme Victor Lahaise (Madeleine) et Soeur Marie Jean-Pierre, des Soeurs des SS.NN.de Jésus et de Marie; un frère, Lionel, et une soeur, Clara.Les funérailles ont eu lieu ce matin, à 9 heures (solaire).* ** * Le Devoir offre ses sympathies à la famille.NOUVEL AN TRAINS SUPPLÉMENTAIRES entre MONTRÉAL et LES LAURENTIDES, MONTEBELLO, OTTAWA, TROIS-RIVIÈRES, QUÉBEC, MAGOG, SHERBROOKE, ST-LIN, ST-GABRIEL, ETC.Détail» complet» de» agent*.ANNONCES MUNICIPALES “BREBEUF journal mensuel, publié par les élèves du collège Jean-de-Brébeuf 19 AVIS DECEMBRE Pour célébrer le TROISIEME CENTENAIRE t • 5 pages consacrées aux femmes héroïques de Ville-Marie : Jeanne-Mance, Marguerite Bourgeoys, Madame de la Peltrie, Judith de Brésoles, Catherine Mercier, Soeur Morin, "Celle que l'on ne nomme pas", etc., etc.Tous ces articles sont abondamment illustrés.• Contes de Noïl.• ARTICLES sur : Le dilettantisme, le Ski, Paspébiac, l'Acheminement d'une âme vers la perfection, etc.10 En vente au Service de la Librairie du "Devoir" sous l'exemplaire, $1.00 la doux.— Abonnement annuel: $1.00 DEMANDE a été fftit* fc la CITE DE MONTREAL pax Dominion Bros* & Aluminum Foundry company.No 7040 de l’Epee, pour permission de maintenir une fonderie sur le lot no 10, subdivision P-89, quartier Bt-MIrhe.No 5244 Cassraln.Toute opposition 5 oette demande doit être communiquée dans les 15 tour» k J.-ETIENNE GAUTHIER.Greffier de la Cité.Montréal.30 décembre 1941, AVIS DEMANDE a été faite i la CITE DE MONTREAL par Breuvages E.Denis Ltée, No 6314 De-lanaudléne.pour permission d'emmagasiner gaeoltne pour usage personnel (un réservoir 500 gallons) sur le lot no 4.subdivision 566, quartier 8t-EdouMd, no 6314 Delanaudlére.Toute opposition A oette demande doit être communiquée dan , les 15 Jours a J ETIENNE GAUTHIER.Greffier de la Cité.Montréal.30 décembre 1941.N’OUBLIEZ JAMAIS La messe de minuit à Nore-Dame L'année se lerminera à Noire-Dame par une heure sainle de onze heures à minuit pour les membres de TAdoralion nocturne qui occuperont (les .daces d'honneur dans la nef: il y mira exposition du Très Sainl-Sacrement et récitalion de l’office sous la mésidencc «le Son Exr.Mgr Joseph Charbonneau, archevêque de Monlréal, qui, à mi-nuit, exprimera ses voeux pour la nouvelle nni.ee et immédiatement après il célébrera une messe pon-lificale, suivie de la distribution de la sainte communion.Comme il y a encore dos places libres, les personnes désireuses d’en réserver devront s’adresser au bureau de la fabrique, 424 rue Saint Sulpire.M.Churchill au Conseil privé du Canada Ottawa, 30 (C.i’.).— m.Churchill e prêté serment hier comme membre du Conseil privé du Canada.La cérémonie a eu lieu à 8 heures hier soir et c’est le gouverneur général qui a reçu le serment du premier ministre d'Angleterre.Le gouverneur général et la princesse Alice oi l donné hier soir un dîner intime et une réception en l’hon-neôr .— 4| Socony Vac.74 74 74 — 4 Deere & Co.204 194 23 — 4 | South.C.Ed is.18 V* 174 184 +1 ! Del & Hudson 63* 64 64 — 4 : South.Pacific 104 10'ç 104 4- 4 Dtst.Seagram 174 174 174 4- 4 ' South Railway .17 IS3* 164 + 4 Dome Mines 10‘4 104 104 — 4 i Sperry C 284 27 ‘v 27'* — 4 j Du Pont 142 1404 1401 • 4- 4 ! Stan.Oil of N J.41-4 393* 40 —14 ; East, Kodak 1354 134 1354 4-14 i Texas Corp.39 38 38 —1 General Electric 254 244 244 — 4 i Union Carb .704 69 3 * 694 + 4 ! Olidden 114 11 11 — 4 Union Pacific .60 59 60 : Goodrich 144 134 134 —1 United Air L.104 94 104 4- 4 I Goodyear 104 10 10 — 4 j United Fruit .674 67 67 ’* j Great N R P 204 194 194 — 4 U S.P & F .214 204 204 — 4 Great.W S 244 244 244 + 4 1 U.S.Rubber ¦ 154 14 14>* —14 Houston Oil ?"ie 24 24 4 4 U.S.Smelters 45 44 44 —1'* Howe Sound 304 294 294 4- 4 U.S.Steel ., .524 514 52 — 4 Hudson Bay 184 17 17 —Vm I Warner Ptc 5 * 8 5 54 + 4 Int.Harvester 454 444 444 — a* Western Union .23 23 23 -f 1, Int.Nlckrl Ltd.264 254 254 — 4 : Westinghouse .76 744 744 -14 Int, P d F N 134 134 134 4- 4 j Woolworth .234 234 234 — 4 Johns Mamllle 52 SOI* 52 - 1 i Worth Pump .17.4 17 174 4 4 Kennecott 37', 364 37 i 1 1 Yellow Truck .114 It’» 114 - 4 Québec no Québec no 1.33-1.40 1.30-1,40 t 30-1.40 .1.25-1.30 1 00-1.15 Drêcha Dréche de brasserie gros $23; détail $25.Volailles (Prix la livre aux détaillant* Pour !» qualité A La qualité D est de deux sous en motnal Dindon» qualité A plus d.10 Ibs .33-35 Dndons, qualité A.moins 10 Ibs 32 4-,34 Poulets engraissés au lait, qualité A.plus de 5 Ib* .29 Qualité A 4 Ibs environ .28 Qualité B.plus de 5 Ibs .28 Qualité B, 4 Ibs environ .M Les céréales Blé Northern no 2 .,904 Les valeurs industrielles enregistrèrent un nouveau minimum moyen 1941 à 102.9, tandis que les ferroviaires avancèrent de .8 de point de beaucoup la meilleure avance enregistrée en deux semaines.Les utilités faisaient légèrement mieux.Les obligations canadiennes firent preuve de vigueur.Dominion Foundries Dominion Foundries & Steel, Limited, donne avis que la balance des 69,627 prfrts ordinaires de la compagnie payées en partie conformé-i Cdt&wa L.ment au plan de souscription des j f’ênma^T'’7.3 “ employés, sont maintenant entière-j Quebec 'power 109 ment acquittées et réparties.Celle 1 gpr»**** V®® C.I.L B .6 00 oaq.Westinghouse .2 00 Crown Cork.2 00 District Seagrams .2.22 Dominion Bridge ______ 1.20 Dom Glaâs 5.00 Dominion Textile .5 00 I English El.A.2.50 Ford of Can.A .1.00 Imperial OU.50 Imperial Tobacco .40 Int.Coal .600 Int.Nickel .2.00 Int.Pete.1.00 Lake of the Woods .1 20 I Lang J A.70 ! lAura Secord C S S.30 1 Montreal Cotton .4.00 i Mont.Power .______ 1.50 I National Breweries 2 00 I National Steel Car .2.00 Ogtlvle .1.00 and P.60 compagnie se trouve à avoir main-1 !nawtn4*anC* Fl0lir tenant sur le marché 303,613 parts 1 south, can.power”.Steel of Canada .Walker Oooderham Western Groceries WUstl .,.714 Avoine d'alimentation Beurre Prix de ferme tu» a en Bourse du Commerce: Livraison immédiate: Québec, 92 points .34'i t.Québec 38, points .334 °f Marché à terme: Janvier .34-.34'.4 Février .34'i-.344 Mars .S44-.344 Fromaqe Qué et Ont.blanc (pour fromage fabriqué le ou avant te 26 mal 1941 pour exportation au Royaume-Uni) .16 132 de Les obligations canadiennes Bourse de Calgary Par Geo.Beausoleil & Cle.ouest, me Saint Jacques, membre la Bourse des huiles de Calgary Offre Dem, — 10 64 — 22 3 50 15 5 14 (DFRNUKS COURS t>K FERMETURE) DOMINION UU CANADA: Offre Dem., .1004 I01H .984 994 .1014 1034 .1014 1034 .1014 1024 .944 95*4 .994 1004 .984 994 .99 1.00 .99 100 1er 1948-49 .102*1 10314 ï, nov 15 1948-51 .1014 1024 b fév.ter 1948-52 .1014 102*4 b tutu 1er 1956-66 .1014 1024 n oct.15 1944-49 1024 1034 oet 15, 1943-45 .103 4 1044 oct.15 1947-52 .4>b% oct.15 1944 .44% fév 1er 1946 .444 nov.1er 1946-56 — AijOi 1er nov.1947-57 .4 44 1er nov.1948-58 44' lutn 34 34 34 3' b 34, 34 34 34 1956 34' 34 3',' 34 4' , 4'.1054 1064 107 108 109 110 1064 107*4 1074 108 4 1084 1094 1094 1104 1054-1064 AVEC LA GARANTIE Î.E L'ETAT: C N R C.N R C i: R C.N R C N R 24* 1942 24 1943 34% 1944 244 1946 1944 100 IOO U.1014 100'., 1024 100** UHV* 1014 loi'ï 1034 CNR 34 1945-50 084 1004 C NR 3% 1948-52 CNR 3',.1948-03 984 094 C N.R, 3' 1954-59 98 99 C N R ?4% 1951 1154 117 CNR 44': 1956 .116', 118 CNR.44% 1957 .C.N.R 4 , 1955 1184 120 C PR 5'T 1954 1173* 118"* CNR.54 1949-69 .1194 121 CNWISS SU 1955 0.T P 34 1962 .Mont.Harbour 54 1949-69 PROVINCIALES : Alberta 44 1954 .Alberta 444 1956 .B C *44 1953 .B.C 544 1945 .Manitoba 64 1956 .Manitoba 64 1947 .Mont.Harbour 5% 1948-69 .N B.3% 1951 .N B 444 1961 .N.-E 3',, 1950 .N.-E.444 1960 .Ont H.344 1950-38 .Ontario 34 1947-50 .Ontario 444 1949 .Ont 34% 1949-51 .Frov.de QuQébec 34 1951 .prov.de Québec 3’,*4 1949 Prov.de Québec 3'44 1951-53 Prov.Québec 41 aro 1945*50 1.du P.E 34 1945 Saskatchewan 444 1951 .Sask.54 19*5* .« MUNICIPALES ! Calgary 414% 1962 .119 U.121 100 103 1194 121 57 fil 59 63 104 107 1034 1064 96 99 1004 1034 1194 121 91 94 103 106 96 99 no 113 99'.; ion'« 984 1004 107 U 1094 994 1014 944 964 97 99 974 994 108 111 97 100 97 91 874 904 944 98 4 i Edmonton 444 1967 : Halifax 4M*4 1952 .Mon béai 5',.1954 i Montréal 4'24 1971 M.C.S 44 1948 Mti Met 4>i4 1962 .MU Met 44 19*17 .Québec 4'2
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