Le devoir, 28 août 1942, vendredi 28 août 1942
“Le Canada e«t une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (i2-x-yn Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Oirtctsur i Gtorfst PELLETIER RSdactMi tn chef t Om«r HEROUX Montréal, vendredi 28 août 1942 REDACTION ET ADMINISTRATION r 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i BEUir 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FETES A4miniitriti«B t BEIair 3361 Réaction i BEIair 2984 Gérant t BEIair 3361 La situation devient plus critique à Stalingrad (Voir en page 3) Une autre pièce topique la hausse de la criminalité juvénile et Tabsence des mères — Constatations américaines — Un problème d'une extrême importance - Défendre l'intégrité de la famille, la vie normale des mères et des enfants, cest assurément l'une des plus efficaces façons de défendre la patrie Après trois longues années de guerre Voici une pièce nouvelle et topique, que veut bien nous ; communiquer un lecteur.Cest une note inscrite en marge d’un article sur la criminalité juvénile (Juvenile Deli-quency), publiée par le R.P.Kilian Hennrich, capucin, dans le numéro d’août de la Homiletic and Pastoral Review de New-York, bas de la page 1047.Elle se lit ainsi: The latest report on Juvenile Deliquency issued in Albany, N.Y., July 6, 1942, attributes the increase to dislocations in family life, especially to the moving of families into war industry areas and to the greater number of mothers drawn as workers into war plants, since the children are thus left without parental supervision.C’est-à-dire: Le dernier rapport sur la criminalté juvénile publié à Albany, N.-Y., le 6 juillet 1942, en attribue l'augmentation à la dislocation de la vie de famille, spécialement au déplacement des familles dans les régions d’industries de guerre et au plus grand nombre de mères qui sont entraînées dans les industries de guerre, puisque les enfants sont ainsi laissés sans surveillance de leurs parents.Les constatations sont donc partout les mêmes, aux Etats-Unis comme au Canada: hausse, qui inquiète tous les observateurs, de la criminalité juvénile et, parmi les causes de cette hausse, la dislocation de la famille consécutive à la participation des femmes aux industries de guerre.Comment, d’ailleurs, pourrait-il en être autrement?Comment les enfants privés de surveillance familiale ne seraient-ils pas plus que d’autres exposés aux tentations de la rue?Et comment se fait-il qu’une pareille situation ne saisisse pas d’angoisse tous ceux qui ont quelque souci de l’avenir du pays?* ¥ K Certains disent: Mais il y aura les garderies! D’abord, dans une proportion un peu notable au moins, les garderies n’existent pas encore, tandis que jouent à plein tous les facteurs qui menacent la vie morale, intellectuelle et même physique des jeunes.Elles n’existent pas parce qu’à l’épreuve, on s’aperçoit que ce n’est pas une mince affaire que de monter, sur une échelle un peu considérable, de pareilles institutions.Les difficultés de l'entreprise ont été signalées, avec une sèche et brutale éloquence, par une correspondant* du Montreal Daily Star.Où trouver le personnel compétent, en quantité suffisante?où trouver même les locaux?Car il ne s’agit point de loger des mannequins inanimés, mais des enfants vivants, très vivants, qui auront besoin de remuer, à l’intérieur et à l’extérieur des locaux, dont il faudra s'occuper dans le détail, qui ne seront point, parce que leurs mères availlent aux usines de guerre, soustraits aux conditions rdinaires de la vie.qui auront le besoin de manger et, comme dit l’autre, de démanger, etc., etc.Mais, même si les garderies étaient montées avec tout Je soin et toute l’ampleur nécessaires, cela n’empêcherait point, comme disait la correspondante du Star, qu’elles ne sauraient remplacer la famille.L’enfant est né pour vivre dans une famille, sous la direction de sa mère, et non point sous celle d’étrangères, si bien disposées, si compétentes que puissent être celles-ci.Celles dont personne ne peut excéder le dévouement, celles qui s’occupent des orphelins, seront les premières à ne pas contester cette vérité de fait.Autre point: il n’est encore question que de garderies de jour.Que fera-t-on des enfants dont les mères travaillent la nuit?* » ¥ Nous revenons souvent sur cette question, nous y reviendrons plus souvent encore, car le problème est d’une extrême importance.Qu’oo l’envisage du point de vue de la mère ou de celui des enfants, c’est la vie normale de la famille, base et condition de grandeur de la vie sociale, j qui est en cause*.Certes, il y a des cas de nécessité, mais tout le possible ! devrait être fait pout limiter le travail des mères, pour protéger les enfants.Nous nous adressons aux gouvernants, mais il faudrait s’adresser aussi aux particuliers: car, en combien de cas,! si on voulait y regarder de près, ne s’apercevrait-on pas que, même du point de vue intérêt, le travail de la mère se solde par un déficit?Voici un fait qui est d’hier et qui ne doit pas être unique.Un lociste rencontre un de ses amis, dont la femme venait de s’engager dans une usine de munitions.— Pourquoi, dit-il à son ami, as-tu permis cela.?Tu es capable de faire vivre ta femme et ton enfant.— Oh! c’est l’occasion de faire un petit bénéfice?— En es-tu sûr?Il t’a fallu engager une servante pour garder l'enfant.Quand tu auras soustrait des gages de ta femme le salaire de la servante, quand tu auras fait le compte des conséquences de l'absence de ta femme (car tu ne peux pas compter que la servante aura un pareil souci des choses), que te restera-t-il en argent?Et ton enfant, trouves-tu que ce soit juste qu'il n'ait ni les caresses ni les attentions de sa mère, qu’il n'ait affaire qu’à des parents fatigués, trop fatigués pour fui faire des façons, trop fatigués même pour jouir ensemble d'une bonne soirée?Cette servante, à qui tu confies ton enfant, que tu laisses maîtresse dans la maison, la connais-tu?Il faut que tu lui donnes des congés.Sais-tu avec qui elle les passe et ce qu elle peut rapporter à la maison?ce qu'elle peut donner à ton petit?— Oh! je n'avais pas pensé à tout cela.Le lendemain, le lociste apprenait de son ami que la maman rentrait à la maison.¥ * * #Défendre l’intégrité de la famille, la vie normale des mères, la vie et le développement régulier des enfants — ceux qui feront l’avenir — M.King, le sociologue que l’on sait, devrait être le premier à reconnaître, à proclamer que c’est l’une des plus efficaces façons de défendre la patrie.28-VHI-42 OmT HEROUX Dans le cimetière, des monuments témoignent du passé français de ceux dont ils gardent la mémoire.Dans les rencontres, des conversations s’échangent en français; c’est dans cette langue qu’on s'informe des frères du Canada.Dans maints foyers le parler des pieux est de la famille.Aux jours de marché c’est lui aussi qu'on entend çà et là devant l’étalage des cultivateurs venus de la campagne avoisinante, de Bourbonnais ou de.Sainte-Anne.L'origine d'une jmrtie de la population se manifeste d'ailleurs par les noms: Gélineau, Recours, Franchère, Granger, Legris, Bidard, Desmar-tcau, Fortin, Dorion, Drolet, Lambert et la liste s'allonge de centaines d'autres.Xoms bien français.Plus d’un sont descendants des pionniers de Kankakee, eux-mêmes continuateurs de l’oeuvre civilisatrice des découvreurs français du pays des Illinois.1718-19*2: deux dates.Il y a plus de deux cents ans.des noires sont allés en terre de Kankakee, ils y sont encore.?8-vnr-42 Hcrvô ROCH Bloc-notes Que dirait-on ?î.a nouvelle n’est pas encore officielle.mais elle est, parait-il, fon- dee- Le gouvernement aurait décide «le déplacer, comme gérant général de Radio-Canada, M.Gladstone Murray et de lui donner pour successeur M.Thompson, président de l’Université de la Saskatchewan et pasteur protestant.Que dirait-on, dans certains milieux anglo-protestants que tout le monde peut désigner, si le gouvernement s’avisait d’appeler à la direction générale de Radio-Canada un prélat catholique de langue française.fût-il même recteur d’univer- 0.H.# Lç$ soldats de Dieppe L’attaque récente faite par des soldats canadiens contre les forces allemandes qui occupent la ville française de Dieppe a causé du deuil dans beaucoup de foyers canadiens.du Canada anglais et du Canada français, de l’anxiété dans un grand nombre d’autres, parmi les familles des soldats portés blesses ou disparus.11 va sans dire que la sympathie la plus profonde de toute là population est acquise aux parents de ces victimes du devoir militaire.Dans un certain nombre de cas, ceux des disparus, il reste heureusement aux familles un peu d espoir.Des soldats qui furent de l’affaire de Dieppe et qui ne sont pis subséquemment rentrés en Angleterre ont très bien pu éviter la capture par l’ennemi en trouvant asile auprès de Français de la région, qui, à la première chance, faciliteront leur évasion.On comprend parfaitement que.pour cette raison, les autorités militaires ne mettent pas de précipitation à publier la liste définitive des pertes.A tout événement, dans chacun des cas, les parents fies victimes, qu’il s’agisse de soldats tués, blessés, faits prisonniers ou portés disparus, sont les premiers avertis, ils le sont avant même que la nouvelle qui les concerne directement n’ait été communiquée à la presse.Ce qui est de simple convenance.Loyers et taxes La Commission dite des prix et du commerce en temps de guerre a certes à régler des cas innombrables et d’une variété à n’en plus finir.C’est probablement l’un des plus typiques qui vient de lui être soumis par un propriétaire foncier de la ville de Montréal, qui se plaint d’une hausse de l’évaluation de ses biens par les autorités de l’hôtel de ville, ce qui signifie comme de raison une hausse de sa taxe municipale, sans qu’il loi soit pour autant permis de hausser le loyer de son immeuble, peut-être de ses immeubles.Ce propriétaire écrit à la Commission pour lui poser une question: “Comment le propriétaire peut-il boucler son budget si d’un côté on monte ses taxes et de l’antre on l’empêche d’-aug-menter ses revenus en haussant ses loyers?” Il y a là, de toute évidence, quel-! que chose qui cloche.Ça n'est d’ailleurs pas le seul cas du genre.On ne bouleverse pas, ainsi qu’Ottawa l’a entrepris, toute l’économie d’un pays sans que les gens nient à en souffrir.L’économie dirigée peut avoir du bon, en principe, mais encore faut-il alors que l’économie dirigée soit une économie bien dirigée.dirigée dans le bon sens.Ce qui esl loin de toujours être.S’il fallait énumérer les mesures antisociales et antifamiliales de ces derniers temps, on viendrait difficilement à bout de la tâche.28-VIII-42 Emile BENOIST Citation d’actualité "Le trait essentiel de la calomnie, ce n’est pas seulement d’ètre méchante, c’est d’être absurde.La méchanceté est une passion si violente qu’elle aboutit bien vite à la stupidité.Quand on est jeune, ardent, fier, on bondit en apprenant ce qu’elle dit, et on se révolte.Avec % le temps on s y t.lit, et on ne souhaite plus qu’une chose: c’est que la calomnie dépasse toutes les bornes, car alors c’est ellet qui nous justifie et nous venge.” NAPOLEON De choses et autres Sur deux dates Vn jour, lit-on dans Taies ot Kankakee Land, des enfants s'amusant quelaue part dans cette région des Illinois arrosée par la rivière Kankakee découvrirent en creusant le sol une croix, et sur la croix cette épitaphe: Héloïse, femme d’Adrian Robert — 1718 — Toulouse, Languedoc Les fouilles exhumèrent les restes d'Héloïse Robert, un crucifix, un jonc, quelques grains de chapelet.Qui étaient Héloïse et son mari Adrian Robert?Des colons de la Nouvelle-France émigrés de VAncienne.Avaient-ils, en 1718, suivi d'intrépides explorateurs vers la vallee du Mississipi?S'étaient-ils égarés dans leur course entre deux de ccs postes déjà établis à la fin du XVHènie siècle dans les lointaines solitudes de l'Ouest américain par JnUel, le Père Marquette et Cavelier de la Salle?Avaient-ils été victimes d'un Peau-Rouge?La fatigue, la maladie, la le ni pèle avaient-elles triomphé de leur courage?L’immensité sauvage a gardé son secret.Un fait demeure: des Français, dans le temps, onl foulé la’terre de Kankakee.19Ï2.— A quelque cinquante milles au sud de Chicago, dans l’Etat de l'Illinois, sur les rives de la rivière Kankakee, la petite ville du même nom.Elle est la vie.elle évoque l'âme de cette terre de Kankakee.Un voyageur du Canada français la visite.Il sait qu'avec d'autres venus plus lard et plus nombreux des gens de.sa race l'hnbilent; il s’en rend compte sur place.Une paroisse française: Sainte-Rose de Kankakee.Un couvent dirigé par la Congrégation Noire-Dame et dont plusieurs des religieuses viennent du Québec, Le carnet du grincheux Le Jour admet que son directeur, Jean-Charles Harvey, fut témoin au mariage de ”M.Joseph Bois”.Il oublie de dire si ce ‘‘Joseph Bois" n’est pas l’ancien curé Joseph-Anselme Bois, qui est allé, quoique ordonné prêtre, se marier devant un autre ancien curé, du nom de D’Anjou, devenu, lui, pasteur presbytérien Pour s'excuser de sa présence active à cette cérémonie extraordinaire, dans les circonstances que l’on sait, jean-Charles Harvey fait entendre que cette union "a été parfaitement légale".Jean-Charles prend la tangente.Il a trop longtemps vécu parmi les lésuites pour ne pas y avoir appris qu'une chose "légale" peut avoir d’autres aspects, ainsi du point de vue religieux.I! préfère l'avoir oublié.Le "témoin" Harvey fait piteuse mine, une fois sorti de Fontenelie.* ¥ ¥ Mais pourquoi diable s’est-il fourvoyé, ce témoin?Parce qu'il en a la mauvaise habitude.¥ ¥ ¥ ''L’uniforme de soldat canadien du major Bois est resté propre", dit son copain Harvçy.Il y a l'uniforme, il y a aussi le caractère du prêtre.L’uniforme s'enlève, le caractère de prêtre reste : "Sacerdos in aetemum”.Cela aussi, Harvey le sait.¥ ¥ ¥ Une fois de plus jean-Charles se montre tel qu’il est.Et ce n’est pas beau.?* L’Association des francs-libéraux de Québec vient de déclarer dans un communiqué aux journaux qu’elle continuera à défendre les vrais principes libéraux.¥ ¥ ¥ Supposant que le parti principes, qui représente cipes libéraux?M.King, Ralston, M.Cardin, M.Godbout, M.Bouchard, M.Chaloult, M.Drouin, M.Paul Gouin?¥ ¥ ¥ Le communiqué ne le dit pas.Ça serait pourtant intéressant à savoir, ¥ ¥ ¥ Si on en juge par les discours de M.Hepburn, le gouvernement d’Ontario n’est pas, comme cèlui de Québec, une succursale du gouvernement d’Ottawa.* * * Une nouvelle Commission vient d’être créée par le gouvernement King, la Commission de l’Information.A ce train-là, il va falloir sous peu une autre Commission pour cataloguer les nombreuses commissions du gouvernement fédéral.?Toutes ces Commissions sont des organismes pour faire les commissions du gouvernement auprès du peuple canadien.¥ ¥ ¥ Ce brave Torres en a contre le Devoir.C’est peut-être que celui-ci a si bien monté en épingle la qualité de "Français", de Torrès, en septembre 1941.?* * On comprend qu’Harvey recueille cher lui la prose de Torrès.Le Jour est une belle collection de fausses perles .rouges.Le Grincheux 28-VIII-42 libéral ait des les vrais prln-M.Ilsley, M.Raymond, M.Attaques sur un croiseur italien Le Caire, 28 (A.P.) — Le grand quartier général anglais annonre aujourd’hui que des avions torpilleurs de la Royal Air Force ont at-taqué la même nuit et dans les mê-mes parages, près de File d’Anti-cythère, au nord-ouest de la Crète, un croiseur italien de la rlasse du Giuseppe-Garibaldt de 7,847 tonnes et un gros cargo ou pétrolier qui était escorté.On n’a pas pu observer les résultats obtenus par les torpilles, mais on a aperçu le lendemain matin un navire en feu qui était en train de couler sans pouvoir déterminer s’il s’agissait du croiseur ou du cargo.Sur le front même d’Egypte, toute l’activité se ramène à des attaques aériennes et à des échanges d’artillerie.Pourquoi Hitler n’envahit-il pas l’Angleterre au cours de l'été 1940?— Il n’était pas prêt?Elle non plus — Cela ne pourrait guère se tenter maintenant — Hitler a-t-il commis une grave erreur, qui lui vaudrait la défaite finale?— Les Alpinistes dans les passes du Caucase — Perspectives de 1943 LE “GLOBE-MAIL” FAIT UN ACCES DE COLERE EXPLICABLE On se demande parfois si M.Churchill tiendra encore longtemps le pouvoir, en Grande-Bretagne.Il y a remplacé en moi 1940 M.Chamberlain, voilà une trentaine de mois qu'il dirige, en fait, l'effort de guerre impérial.Il sert pour ainsi dire de trait d'uniot entre son pays, la Russie et les Etats-Unis.Il est allé à Washington, il est allé en Russie, il est venu au Canada, il a rencontré en Egypte le premier ministre Smuts, de l'Afrique-Sud, il a nommé en Egypte l'ancie:i ministre d'Australie aux Etats-Unis, et partout presque où il y a besoin de contacts entre les autres nations unies et le groupe anglo-saxon, M.Churchill est présent et fait le travail.Durera-t-il, malgré tous ses déplacements, ses voyages en avion, souvent dangereux, — il vient de voler sue une distance de 15,000 milles, pour aller de Londres à Moscou par voies détournées et pour revenir de sa mission, —et le caractère écrasant de sa tâche?Jusqu'ici, M.Churchill a bien tenu le coup.Et !'on est d'avis, un peu partout dans le Royaume-Uni et ailleurs, que s'il a la ténacité d'un bouledogue, symbole de son pays natal, il est aussi d'une vitalité considérable et qu'il est, comme vient de l'écrire un chroniqueur américain, ''le seul homme d'Etat de la Grande-Bretagne à donner à soi public ce que celui-ci attend, et à l'avoir convaincu de sa capacité de conduire la nation à la victoire finale".Jusqu'ici, en effet, et surtout au lendemain du voyage sensaGonnel du premier ministre Churchill en Orient et en Russie, on ne voit encore personne qui puisse le remplacer à Westminster ainsi qu'à la direction suprême de l'effort de guerre britannique.L'Angleterre tient à lui, il tient à l'Angleterre, il est devenu l image de sa nation et quand il paraît quelque part, on se dit: "Voilà l’Angleterre ", Nul autre, dans la vie politique anglaise d'aujourd'l ui, ne représente autant, avec ses traits personnels, son humour, ses manières et ses attitudes, ses défauts de caractère et ses indéniables qualités, la nation qui est le pivot de l'Empire britannique.FAITS MILITAIRES Ils ne sont pas très nombreux ni très saillants.Bombardement de Cassel et de régions industrielles allemandes par des avions impériaux; attaque aérienne sur l'ancien port de la Pologne restaurée, Gdynia.En Russie, l'encerclement de Stalingrad se poursuit.Des informations parlent d'une avance allemande jusqu'à moins de 15 milles de la ville, que les avions de plongée bombardent sans interruption, allumant des incendies partout dans la ville.Moscou déclare que In situation de ce côté est de plus en plus critique, même si les Russes ont réussi, à ce qu'ils disent, à entourer et à détruire de forts détachements de chars d'assaut allemands, dans le voisinage de la ville en péril.Autour de Moscou, les Russes ont repris du terrain et regagné des avantages, ainsi qu'effacé un saillant des lignes allemandes découpé en territoire moscovite par dés chars d'assaut nombreux et puissants.Berlin affirme que, dans le Caucase, l'entreprise audacieuse de ses troupes de franchir plusieurs cols, en haute montagne, fait du progrès, ils ne sont pas encore, cependant, à portée pratique de la ville de Batoum.Des troupes formées d'hommes dressés à folpinisme, — par conséquent sans doute des troupes en partie autrichiennes ou des gens du Tyrol, — retoulent les défenses russes, plus ou moins lentement.On fait valoir, à ce pro pos, que les Russes se trouveraient bien, dons le Caucase, d'accepter des renforts impériaux venus des In des, où la guerre en montagne, contre des tribus de la région des monts Himalaya ou d'autres chaînes Je montagnes-frontières élevées, a formé des hommes particulièrement audacieux et qui pourraient aider fort à la défense des passes caucasiques.Il faudrait que Staline finît par consentir à laisser passer dans ces régions des troupes venant de la part dos Alliés, ce qu'il n'a pas voulu jusqu'ici.Les Britanniques n'attendent qu'un signe affirmatif de lui à ce sujet.Le fera-t-il?Aux iles Salomon, les Américains paraissent éUe définitivement maîtres du port de Toulagi, que les Japonais tenaient et dont ils se sont chaudement disputé la possession.La flotte japonaise se serait retirée des eaux où les Américains l'ont rencontrée dernièrement.Absence de détails précis.APRES TROIS ANS DE GUERRE Il y aura d'ici troL jours trois ans que la guerre dure.Et Dieu sait ce qu'elle a coûté d'efforts, d'argent d'hommes, de ruines et de pertes de tout genre aux nations qui y sont entrées, les unes après les autres.Il r'y a pas une semaine, notre premier ministre, M.King, faisait entendre que jusqu'ici, les Alliés n'ont pu la gagner et que maintenant il faut la gagner.En fait, d'ici novembre, on verra pour de bon quelle tournure elle va prendre, au cours de la période qui va s'ouvrir le 1er septembre prochain.S'il fallait que la Russie fût vaincue avant novembre 1942, la situation deviendrait extrêmement dangereuse pour l'ensemble des Nations-Unies.D'autre port, si Moscou tient jusqu'à l'arrivee de l'hiver russe, Berlin se trouvera dans une position critique; car Hitler a promis la victoire en peu dî temps à son pays, quand il a lancé sa guerre-éclair, en septembre 1939.Il a eu toute une série de victoires, mais il ne tient pas encore la Victoire définitive pa* les deux ailes et ne l'a pas clouée au poteau d'où i! pourrait l'exhiber à son peuple.La grande erreur, Ter reur capitale, peut-être, qu'il a commise depuis le dé but de 1940, ce fut de ne pas risquer l'invasion de la Grande-Bretagne dès qu'il eut écrasé la France, en juin 1940.Il a laissé passer l'été de 1940 sans tenter outre chose que In bombardement de l'Angleterre; et c« ne sont pas des bombardements aériens qui, ce* temps-ci encore, |>euvent seuls venir à bout d'une nation déterminée o tenir ferme.On expliquera quelque jour comment il se fait que Hitler ne se lança pas dès juillet ou en ooût 1940 sur l'Angleterre démunie d'armes, sans grands secours extérieurs, sans alliés autres que ses Dominions, et dont l'armée n'était pas du tout c pied d'oeuvre.A Dunkerque, l'obstination britannique aidée par la marine française réussit bien à sauver plus de 200,000 hommes de troupes anglaises, mais qu'est-ce que 200,000 ou 300,000 soldats qui avaient pour la plupart dû abandonner leurs armes pendant cette retraite auraient pu faire, avec une aviation peu nombreuse, pour repousser les hordes de Hitle>* jetées par delà la mer du Nord?Mourir, certes; mais mourir sous les masses hitlériennes, sans aucune chance de tenir indéfiniment renvahisseu1- sur les plages anglaises.Hitler ne décida pas l'invasion et de plus en plus elle paraît être devenue quasi impossible, même s'il faut prendre garde que dans un geste désespérément audacieux il se déciderait un jour, devant la perspective d'une défaite continentale, à tenter l'opération.Il o tant risqué jusqu ici et il a tant réussi.A l'heure présente des observateurs qui essaient de se faire une assez juste image de la situation d'ensemble en viennent à cette conclusion que si la nation anglaise est physiquement fatiguée de la guerre, elle ne l'est pas encore autrement et que la détermination de la gagner est enracinée à fond dans les masses.Ni Londres ni l'Angleterre ne veulent envisager mêm# la possibilité d'une défaite finale.L'émpire sacrifiera tout pour venir à bout de Hitler, et pour continuer de durer.Si Washington semble plutôt alarmiste pour ce qui regarde l'offensive de Rommel en Egypte, Londres, d'autre part, ne doute pas de la réussite des çrmes britanniques, de ce côté, malgré les risques évidents que Rommel peut faire courir au Caire et à Alexandrie, car Londres compte sur sa supériorité numérique dans les airs, avec l'aide américaine.Quant aux Indes, on ne croit pas que le Japon, pris avec les Américains dans le Pacifique, aille tenter bientôt quelque offensive considérable vers cet immense pays, pas plus que contre l'Australie dès ces mois-ci.Il y a bien le mouvement indien de Gandhi, mais Londres, qui ne veut pas tenter de nouveau compromis quant à la crise politique avant d'avoir réussi à soumettre la population et mis fin à la campagne de désobéissance, compte qu'avant des semaines les Indiens se seront apaisés et consentiront alors à un accord provisoire.Bref, les observateurs américains qui rencontrent à Washington des militaires, des marins et des diplomates ainsi que des techniciens venant de toufes les Nations-Unies, par voie aérienne, la plupart du temps, concluent de tout ce qu'ils entendent dire par ces voyageurs de milieux différents, la plupart informes eux meilleures sources, que si au bout de la troisième année de guerre, celle-ci reste dangereuse pour les Nations-Unies, il n'y a plus lieu de verser dans le pessimisme qui aurait pu paraître raisonnable et fondé en septembre 1940.Depuis, il y a une coalition anglo-russo-américaine qui peut abattre un jour Hitler.CANADA ¦*».X mm,.ni.Les listes des Canadiens morts, blessés, faits prisonniers ou disparus au cours de l'opération de la semaine dernière contre Dieppe ne sont pos épuisées.Chaque jour il en arrive, et qui portent le deuil ou le chagrin dons nombre de familles de langue française comme de langue anglaise, ou pays.Il n'y a pas quatre jours, le "Star" de Toronto publiait un orticulct rendant hommage aux mo-ts de Dieppe et en profitait pour écrire que "les fils du Canada fronçais éfoient parmi les héros qui ont réussi le coup de Dieppe, !a semaine dernière Tout comme pendant la dernière grande guerre, les Canadiens fronçais, aussi bien qua les Canadiens d'autres origines raciales, se sont distingués par leur bravoure et leur ténacité, dons un* épreuve difficile.Bon nombre de soldats du "22e" et des "Fusiliers", tous Canadiens français, conduits par leurs officiers, avancèrent aux côtés de leurs coma-rades de langue anglaise pour se mesurer avec l'ennemi ", Là-dessus, hier (27 août) l'adversaire du "Star" ae Toronto, le "Globe-Mail", s'est lancé dans une tirade d'un fanatisme voilé.Cette guerre-ci, dit en substance le "Globe-Mail", est une guerre de nations.Pour qu'il y ait la poix, il faudra que ce soif une paix de nations, donc sans distinction de races, d'hommes, de classes, de religion.Il y a donc lieu de s'étonner que le "Star" de Toronto fasse la disfinction entre des I races et de» groupes et donne un crédit particulier aux Canadiens de langue française à cause de leur courage sur les plages de Dieppe ., .A l'heure où les divisions de races compromettent l'union du Canada, voilà que le "Star" lononge particulièrement un groupe du pays de ce que ses gens ont accompli à Dieppe.Pourquoi séparer et distinguer les Canadiens français des autres Canadiens qui se sont battus, à moins que re ne soit pour perpétuer la division au Canada?., Tous Canadiens.Il n y a que cela.Il ne doit y avoir que cela.A quoi le "Star" vient de riposter, en se demandant quelle mouche empoisonnée pique le "Globe-Moil", pour qu'il prenne si mal des louanges adressées à des soldats canadiens-françai:, et qu'est-ce qui justifie cetts sortie intempestive du journal des "Deux-Cents".Nous avons louangé tous les groupes, et simplement signalé que les gens du Canada français éfaient à Dieppe, dit le "Star".Où est le mal?Et y a-t-il tant lieu pour le "Globe-Mail" d'écumer de colère?Le "Star" oublie que le "Globe-Mail" croit atteindre M.King en visant le "Star".Le petit accès risible du "Globe-Mail" le situe comme il le faut, au rang des jaunes que M.King ne saura jamais satisfaire.— G.P, 28-VIII-4* LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 28 AOUT 1942 VOLUME XXXIII - No 300 Le parole du Pope Les bienfaits du mariage indissoluble Nouveaux discours de S.S.Pie XII — Les caractères essentiels du mariage — Les raisons qui appellent l'indissolubilité — Pages de clarté et de souveraine sagesse et de la corruption d’une grande 1 partie de la famille humaine ne .tardera pas à reconnaître dans la IIV1 AT, législation et la pratique du divor U il Cl ce une rïes s°urces p'us ^ata‘ 1 les et les plus coupables.Qui donc saurait nier et contester que Dieu a institué et voulu l’indis-* solubilité du mariage, colonne de | la famille, de la grandeur de la nation, de la défense de la patrie?Ÿ * Ÿ Le lien conjugal est un.Jetez dans le paradis terrestre, première “Considérations austères! serez-\ous peut-être tentes de dire, alors que tout nous sourit à l’entour: notre mutuel amour, dont nous sommes si sûrs, ne nous garantit-il pas l’indéfectible union de nos coeurs?” Chers fils et filles! Qu’il vous souvienne de l’avertissement du Psalmiste: Si le Seigneur ne garde la cité, en vain la sentinelle veille à ses portes! Même cette cité si belle et si forte de votre présente félicité, Dieu seul peut la maintenir par sa grâce et sa loi.Tout ce qui limage du paradis familial, un re-jesj simplement humain est trop ; gard sur le premier lien par lequel le Créateur a uni l’homme et la femme et dont le Fils de Dieu incarné dira un jour: “Que l’homme ne s’avise pas de séparer ce que Dieu a uni.Car, ils ne sont plus deux, mais une seule chair”.Dans l’unité du lien conjugal, vous voyez imprimé le sceau de l’indissolubilité.Certes, c’est un lien où incline la nature, mais qui.loin d’être noué nécessairement par les principes de la nature, s'accomplit moyennant le libre arbitre.Ma,s si la simple volonté des con-Iractants peut l’établir, èlle ne le peut défaire.Cela vaut non seule .Vous empruntons à la Libellé.Iles fleurs et les ronces de la vie et de Fribourg du 13 mai ces ei-j va se perdre dans la tombe.traits de nouveaux discours sur.L’indissolubilité du mariage est le mariage prononcés par S.S.! donc l’assouvissement d un elan du Pie XII dans les premiers yours coeur pur et sans tache,, de lame de mai, semble-t-il.naturellement chrétienne, et elle ne Qu’elles sont donc belles et érla- ; s’évanouit qu avec la mort.DanS la tantes de foi les tentes des familles | vie future, il n’y aura pas de noces chrétiennes' Nos veux voient bril- mais les hommes vivront au ciel 1er en vous la ‘dignité d’époux j comme des anges de Dieu.Lamour non seulement marqués du chrême conjugal, en tant que tel, finit lors- mystique commun à tous les fidèles, que cesse la fin a laquelle il était peuple saint et sacerdoce royal, ordonne ici-bas; mais, en tant qu il selon la parole de saint Pierre, mais | a agi dans les âmes des epoux et es encore élevés, dans Tarte saint de a rapproches dans cct amour plus j men^ p0lir j€S noces chrétiennes, vos noces, par votre libre et mutuel j intime qui unit les coeurs avec icu majs en général pour tout mariage consentement, à la dignité de minis- et entre eux, il demeure uans 1 au- va|jcje conc]u sur terre avec le très du sacrement de mariage; ma- Ire vie, comme demeurent les âmes riage qui représente l’union très j memes ou il habitait ici-bas.parfaite du f.hrist et de l’Eglise et i Pour une autre raison encore, la ne saurait être qu’indissoluble et nature appelle l’indissolubilité du perpétuel.! mariage: il a besoin de cette qualité Mais la nature, que dit-elle de pour protéger la dignité de la per-cette perpétuité?La grâce qui, loin sonne humaine.La vie conjugale ‘ est une institution divine enracinée dans la nature humaine, l’union de deux êtres formés à l’image et res-de Dieu est admirable et.suave; semblance de Dieu qui les appelle toujours il s'harmonise avec la na- à continuer son oeuvre dans la couture dont II est l’auteur.La perpé- j servation et la propagation du gen-tuité et l’indissolubilité qu’appel- ! re humain.lent la volonté du Christ et la mys- | Jusque dans ses expressions les tique signification du mariage chré- | plus intimes, cette vie apparaît tien, elles sont également voulues ; comme une chose extrêmement dé-par la nature.La grâce en assouvit : Hcate; elle rend heureuses, elle cn-!es aspirations, elle lui donne la noblit, elle sanctifie les âmes, lors-force de réaliser son plus haul qu’elle s’élève au-dessus du monde idéal.i sensible sur l’aile du dévouement Epoux, interrogez votre coeur.simultané et désintéressé de cha-Quand vous évoquez le moment j cun des deux époux l’un envers l’au-où vous avez senti qu’à votre affee- |re; par la conscience, enracinée et tion répondait pleinement un autre ; vivante en l’un et l’autre, de s’ap-amour.ne vous semble-t-i! pas que, ! nartenir totalement, de vouloir res-de cet instant jusqu’au oui pronon- ter fidèles l'un à l’autre dans tous cé devant l’autel, la vie ait été pour | les événements de la vie, dans la vous une anxieuse espérance et ! joie et dans la tristesse, dans la une fébrile attente?Cette espérance ! santé et la maladie, dans les jeunes n’est plus un bouton vert, elle est années et la vieillesse, sans limite de la changer, la perfectionne en tout et toujours, trouverait-elle une ennemie dans la nature?Non: l'art une rose épanouie, et votre attente aspire vers d’autres joies.Votre rêve se serait-il 'évanoui?Non, il est devenu réalité.Qui devant l’autel, l'a transformé er ni conditions, jusqu’à ce qu'il plaira à Dieu de les appeler à l’éternité.Cette conscience et cette volonté exaltent la dignité humaine.une union réelle?L’amour, qui : exaitent le mariage, exaltent la na-loin de disparaître est demeuré, turc, qui se voit respectée, elle et s’est senti plus fort et plus solide | s(.s lois; elles exaltent l’Eglise qui.et s’est écrié dans sa vigueur: cet ; jans la communauté conjugale, voit amour doit rester immuable, intact, inviolable, à tout jamais! S’il connaît des aubes et des aurores, l'amour conjugal ne doit pas connaître de déclins ou de saisons, ni des journées grises et tristes, car l’amour doit être toujours jeune et résister aux souffles des vents.Par là, vous conférez à votre amour conjugal inconsciemment.Nous allions dire avec une sainte jalousie, la marque que l'apôlre Paul assignait à la charité: Caritas nunquam excidit, la charité ne passe jamais.Le pur et vrai amour conjugal briller l’aurore de la première fa mille établie par Dieu et le midi de sa divine restauration dans le Christ.Otez cette conscience et cette volonté, et la vie conjugale risquera de glisser dans la boue d’appétits égoïstes qui ne cherchent que leur propre satisfaction et n’oul cure de la dignité personnelle et de l'honneur du conjoint.Non: la dignité personnelle du mari, et surtout qelle de la femme, n’a pas de meilleure défense et tutelle que l’indissolubilité du mariage.Ils versent dans une funeste esl un limpide ruisseau qui jaillit j erreur( ceUx qui croient qu’on peut impétueux du rocher infrangible de | majntenir, protéger et élever la po-la fidélité, coule tranquille parmi ; sjtj0n de la femme et sa dignité sans ~ j prandre pour fondement le mariage Avis de décès 1 u”et i"disso,“We Si, dans un gigantesque et intré-A Sainle-Anne de pjde déploiement de saintes et in-lino domptables énergies, l’Eglise a tou- jours, en remplissant la mission reçue de son divin Fondateur, af- .a f.- _.il.f-a .J l d D’Aoust.Bellevue, le 28 août 1942, est décédé à l’âge de 72 ans, Guisolphe D’Aoust, marchand, époux d’Alphonsine Dan- durand.Les funérailles auront lieu .lundi, le 31 courant.Le convoi fu- mariage indissoluble, louez-la nèbre partira de sa demeure, no 47, d’avoir par là hautement contribue rue Sainte-Anne, à 9 h.15, pour se à sauvegardez les droits de l’esprit rendre à l’église paroissiale, où le contre les impulsions des sens dan; service sera célébré à 9 heures 30, j |a vie matrimoniale et à sauver, et de là au cimetière du même en- avec la dignité des noces, la dignité droil.Parents et amis sont priés! cje )a femme et celle de la personne d’y assister sans autre invitation.! humaine.consentement mutuel dçs deux époux.Le oui qui, de votre volonté, jaillit sur vos lèvres, forme autour de vous le lien conjugal et lie à tout jamais vos volontés.L’effet en est irrévocable.Le son, expression sensible de votre consentement, passe; mais le consentement lui-même est formellement fixé; il ne passe point, il est perpétuel, car il est le consentement dans la perpétuité du lien, tandis qu’un consentement des époux à vivre ensemble seulement quelque temps ne suffirait point à constituer le mariage, L’union de vos oui est indivisible.Mais si la volonté des époux ne peut rompre le lien du mariage, l’autorité supérieure aux époux établie par le Christ pour la vie religieuse des hommes le pourrait-elle peut-être?Le lien du mariage est si fort que, par l’usage des droits conjugaux, il a atteint sa pleine stabilité; nulle puissance au monde — pas même la Nôtre, Vicaire du Christ, — ne saurait le trancher.Nous pouvons, il.est vrai, leconnaî-tre et déclarer qu’un mariage, contracté comme valide, était en réalité nul, du fait de quelque empêchement dirimant, d’un vice essentiel de consentement ou d’un défaut de forme substantielle.En certains cas déterminés, Nous pouvons aussi, pour de graves motifs, annuler des mariages privés de caractère sacramentel.Nous pouvons, enfin, s’il y a une cause juste et proportionnée, trancher le lien d’époux chrétien, leur oui prononcé devant l’autel, quand il est prouvé qu’il n’a pas atteint son accomplissement par la réalisation de la vie commune matrimoniale.Mais, une fois consommé, le mariage demeure soustrait à foute ingérence humaine.Le Christ n’a-t-il pas ramené la communauté matrimoniale à la dignilé fondamentale que, au matin du genre humain, le Créateur lui avait donnée au paradis, à la dignité inviolable du mariage un et indissoluble?Rédempteur du genre humain, Jésus-Christ n'est pas venu supprimer, mais, au contraire, accomplir et restaurer la loi divine, réaliser, supérieur à Moïse, à Salomon et aux prophètes, ce qui avait été annoncé de Lui.Par sa parole qui ne passe pas, Dieu a, dans le mariage, élevé l’homme et relevé la femme, fragile, trop précaire pour se suf fire à soi-même.Mais la fidelité aux commandements de Dieu assurera l’inviolable constance de votre amour et de votre bonheur à travers les vicissitudes de la vie.Le triglochin maritime Une plante nénéneuse pour le bétail Le triglochin, ou herbe en flèche, (Arrowgrass, en anglais) est une plante vénéneuse parce qu'elle produit de l’acide hydrocyani-que, dit M.N.A.Skoglund, aide eu plantes fourragères, à la Station expérimentale fédérale de grande culture de Manyberries, Alberta.C’est une herbe vivace, dressée, qui atteint une hauteur de six pouces à deux pieds et plus.Le feuillage, grêle, vert, charnu, nait d’une base engainée.Les feuilles sont plus courtes que les tiges florifères et sont à demi arrondies.Elles ont un goût extrêmement amer et astringent; c'est par là qu’on les distingue des feuilles de la Sporobo-le, ou “Wire Grass”.L’inflorescence est un épi grêle, portant un certain nombre de petites fleurs vertes, peu voyantes.Le triglochin se rencontre sur une grande étendue des ranches de l’ouest du Canada, mais presque toujours dans les endroits alcalins.I! pousse surtout en plaques plus ou moins grandes qui.à l’occasion, produisent suffisamment d’herbe toxique pour causer une grosse perte de bestiaux.C’est, de toutes les plantes vénéneuses que l’on trouve sur les ranches de l'Ouest canadien, celle qui agit le plus rapidement.Les bovins y sont un peu plus susceptibles que les moutons.L'action du poison est si rapide et si violente qu'on peut difficilement compter sur un remède quelconque.On dit cependant que des injections de nitrite de soude et de thiosulfate de soude combinés sont utiles contre l’empoisonnement des bêtes à cornes et des moutons.II semble que certains aliments, comme le foin de luzerne et le tourteau de lin, retardent la formation d’acide hydrocyanique dans l’estomac de l’animal et qu’ils peuvent, dans certains cas, prévenir l’empoisonnement.Le meilleur moyen de prévenir les pertes est de tenir le bétail loin des herbages où pousse cette plante.L’analyse chimique du triglochin a révélé une haute teneur en sel commun; le manque de sel sur les pâturages donc peut pousser les bestiaux à brouter cotte plante pour se procurer le sel qui leur est nécessaire.On peut prévenir les pertes dans une grande mesure par un peu d’attention.La chose la plus importante est d’apprendre à connaître cette plante pour pouvoir la distinguer sur le ranch ou le pâturage.L'armée canadienne veille sur le soldat Ottawa, 28.— Pour conserver sa réputation d'être l’une des mieux payées du monde, l’Armée canadienne prend soin du soldat même après son licenciement._ On a établi un système rigide en ce qui concerne l’octroi des allocations de retour à la vie civile et des indemnités de vêtements.Voici comment il fonctionne.Allocations de retour à la vie civile Pourvu qu’un homme a fait du service durant 183 jours, il a droit à un mois complet de solde lorsqu’il est réformé.Cette paye d'un mois comprend l’allocation que sa femme reçoit habituellement, pour elle-même et les enfants, s’il y en a.Cela s’applique aux hommes de | tous les grades.Quelques-uns s'enrôlent de nouveau Il y a plusieurs cas d’hommes réformés pour inaptitude physique passagère, qui s’enrôlèrent de nouveau à cause de leur enthousiasme pour la vie militaire.Selon le nombre de jours qu'il fut dans la vie civile, le soldat qui se réengage peut avoir à rembourser une partie de son allocation.S'il a été hors de service durant 30 jours, sa feuille est blanche et il n'a pas besoin de faire de remboursement.Si cependant il a été hors de l’armée durant moins de 30 jours, il devra rembourser une partie de son allocation.Par exem^ie, un soldat qui a été hors de l’armée pendant 10 jours seulement, aura droit au tiers de son indemnité (10 jours sur 30), et il devra rembourser les deux autres tiers.ainsi de suite.Plus qu'une allocation Un homme peut recevoir plus qu’une allocation.S’il a reçu une indemnité de retour à la vie civile, s’il fut ensuite honorablement réformé et qu’il s'enrôle de nouveau, il peut recevoir encore la même indemnité pourvu qu’il fait du,service pendant 183 autres jours et qu’il est réformé ensuite.Allocation de vêtements Voici maintenant pour les allocations de vêtements.L’armée n’oublie pas que le soldat aura à s’acheter des vêtements civils.S’il a été en service durant six mois, il recevra une allocation de 835 pour ses vêtements lors de sa libération.LES MEDECINS RECOMMANDENT NOS .¦AriDift HinniAiRis.i^nc tJpJUdol/ît /klto PHARMACIE MONTREAL L* plus grands P h or macis dm détail au monda.Portas U banda qui conviant & votre malaise.Noua avona un assortiment complet de bandes herniaires, bandes médicales, bas élasUquss.supports, vestes sn chamois ou en flanelle rouge pour ceux qui soutirent de bronchite.Essayage À domicile ou dans nos salons privés ssns irais additionnels.Experts si expertss à votre service alue-tant aelon l'ordonnance de voire médecin.JOUR ET NUIT HH.7E5I Expansion du commerce américo-portugais Washington.27 (A.P.) — Le secrétaire d’Etat des Etats-Unis, M.Cordell Hull, annonce que son pays étudie l’opportunité d’augmenter de façon substantielle ses échanges commerciaux avec le Portugal.Paralysie infantile Le service municipal de Santé a ; rapport» hier un nouveau cas de ; paralysie infantile, admis à l’hôpi-; tal à Montréal, et qui vient de Saint-1 Timothée.Le total des cas depuis ! le detut de l’année est maintenant ! de 49.dont 26 cas de Montréal, et 23 venus de l’extérieur.Grève de sympathie Florence, N.-E., 27 (C.P.) — SepJ cents mineurs, membres des United Workers of American, ont quitté leur travail à la mine de la Nova Scotia Steel & Coal Company, à Florence, N.-E., par sympathie pour vingt-six de leurs camarades qui ont résigné leurs places, hier, en guise ! de protestation au sujet des salaires, Nommé recorder •-v-r ' i .i i» — la femme que les siècles précé- finné et soutenu devant le monde e ¦ - - - .• IÎ 1 rxii£»•»_I a ! avaient abaissée au rang d’esclave et que le plus austère censeur de Rome avait assimilée Le Jt-col.J.-P.Girvan promu brigadier .i Ottawa, 27 (C.P.) — Le ministrs canadien de la Défense nationale, M Ralston, annonce que le lt-coi.John-P.Girvan, 56 ans, de Toronto.attaché aux quartiers généraux de la défense nationale en qualité de directeur de l'entraînement militaire, esl nommé commandant d’une brigade d’infanterie de la 8e division de l’armée canadienne, et Québec, 28 (D.N.C.) — M.Raoul Gagné, membre du Barreau du district de Saint-François, a été nommé recorder de la cité de Sherbroo- qU’ii est promu brigadier, ke, au cours de la dernière séance : du cabinet.L’arrêté ministériel a 1 reçu mercredi la sanction du lieutenant-gouverneur.Voyage de M.Rochette Québec, 27 (D.N.C.) — M.Edga* Rochette, partira demain midi pour aller visiter les paroisses de son comlé à partir de Baie Sainte-Ca-Londres, 28 (C.P.) Le président ; therine jusqu’à Rivière-Portneuf.Il Ae Y Engineering Industries Associa-\ sera, accompagné de M.Edouard tion, M.England, propose l’établis- [ Jomphe, son secrétaire particulier Flottes d'ovions de fret sement d’une flotte civile de 5,000 avions de fret pour faire de la Grande-Rrelagne le noyau des services commerciaux du monde.Cette flotte, dit-il, pourrait faire la dou- Si un homme a fait moins de six mois de service, il reçoit aussi une allocation de vêtements, mais son allocation est moindre que s’il avait complété ses six mois.L’échelle des allocations dans ce cas dépend de la saison.Si un homme est licencié durant l’hiver, soit entre les mois d’octobre et i ______a ^_______ d’avril, on lui alloue dix dollars de 1 phis que durant j’été.Lancement de six navires S il est licencie durant l eté, soit adjoint.Lundi matin, M.Rochette assistera au congrès des trois Chambres de commerce des comtés de Charlevoix et Saguenay, qui se tiendra à hle traversée de l’Atlantique tous ; l’hôtel Tadoussac.les quatre jours et transporter 150,-; Le ministre du Travail, des Mines 000 tonnes de fret dans l’une et ; et des Pêcheries maritimes fera la dans l’autre direction.; visite du comté de Charlevoix un ________ _ ; peu plus tard.Los quatre aviateurs tués à Stratford Stratford.Ont., 28 (C.P.).— Les quatre aviateurs qui se sont tués, mercredi, quand deux avions d’entrainement se sont écrasés à huit milles au nord de Stratford, sont l’aviateur Douglas York, de Toron-.„ .n • ¦ , ., to, le sergent-pilote R.Reid, de à ‘une nature effrenee et un animal Drayton> 0nt., l’officier-pilote J.indomptable (Tile Lively ^'e I Mosher, de Hamilton, et l’aviateur i memenf résolue à conserver perpe I luel et inviolable le lien conjugal, le père, la mère et les enfants voient vaciller et s’éteindre la confiance dans un avenir tranquille et assuré.Pourquoi, demanderez-vous peut-être, étendre ces conséquences également aux enfants?C’est qu’ils reçoivent trois choses de leurs pa- re NECROLOGIE BOUCHER — A Montréal, le 27.Mme Joseph Boucher i Marie Monder).COGAN — A Montréal, le 26, Margaret Gleeson, épouse de teu Patrick Cogan.BOURBE.AU — A Longueull, le 26, A 48 ans, Mme Georges Bourbeau (Juliette Se-nay).BOUCHER — A Montréal, le 28, à 75 ans.Mme veuve Télcsphore Boucher (Victoria Bellehumeur).COLLIN — A Montréal, le 28, à 88 ans, Mme Thomas Collin (Henriette May-rand) desmarches — a Montréal, le ’s, ; développement, ils ont besoin d’une Louise Leduc) atmosphère de joie: or, une jeu- dubois — À Montréal, le 25, à 68 ans.! nesse sereine, une formation et ins- ADUFRîiNE0-.A Montréal, le 28.» si trilc‘,ion harmonieuses ne sauraient ans, Berthe Lemieux, épouse du Dr Eugé- se concevoir sans la fidélité absoiue ce Dufresne : entre les époux.MS^n»rrAeilayn(Jofehtne’sUlhou*: Les enfants ne fortifient-ils point se).le lien de l’amour conjugal?La M.mTvCe“e7ù%^jSn^s'(jeoiphineVou: ruPhire de ce lien tourne à leur let*.; egard en cruauté, elle méconnaît LANGLOIS — A Montréal, le 27 a 29 leur sang, elle humilie leur nom et ans, Mme Arthur Langlois (Eugénie Me- ' Rédempteur a élevé à Lui-même non , j McVicar, de Glasgow, Ecosse.Les seulement l’homme, mais la femme, (jeux avions sont entrés en collision au cours d’une envolée de reconnaissance en prenant d’une femme la nature T 1 „'*ci n-i* frr- humaine et en érigeant sa Mère, bé- Lorsque_ la_ m 1 • nje cn|re t0UtPS ies femmes et cou- ronnée au ciel Reine des Anges et des hommes, en modèle immaculée de vertu et de grâce pour toute famille chrétienne à travers tous les siècles.Jésus et Marie, par leur présence, sanctifièrent les noces de Cana; le divin F'ils de la Vierge y accomplit son premier miracle, comme nts: l’existence: la «oVri.ure^t ‘"OTI!!.1 5! l’éducation, et que, pour leur sain mission au monde et le règne de Dieu en sanctifiant la famille et la source de vie qu’est l’union conjugale.Cana commença l’exaltation du mariage, qui devait être érigé comme symbole de l’union du Christ avec l’Eglise, Comment l’amour conjugal pourrait-il être le symbole de cette union, s'il était délibérément limité, conditionné, dissoluble; s’il était une flamme d’amour qui ne jleur met la rougeur nu front, che bri1^ l,in certain temps?^°t'« elevee à la haute et saine dignité -, I Vient de paraître entre les mois de mai et de septembre, il reçoit dix-sept dollars.Durant l’hirer il en reçoit vingt-sept.Cette différence, évidemment, s’ex-nlique par le fait que les vêtements d’hiver sont considérés comme plus dispendieux et aussi par le fait qu’il en faut en plus grand nombre.La question des allocations de vêtements diffèrent de l’indemnité aux Etats-Unis Washington, 28 (A.P.) — La Commission maritime des Etats-Unis annonce que, le 7 septembre prochain, jour de la fête du Travail, six navires “Liberté” seront lancés aux Etats-Unis.Chacun d’entre eux sera baptisé d’un nom célèbre du travail organisé aux Etats-Unis.Voici les .noms dont ces navires de la marine de retour à la vie civile dans le cas ! marchande américaine perpétueront le souvenir: Samuel Gompers, Andrew- Furu-seth, James Duncan, John Mitchell, Peter-J.McGuire et John-W.Brown.// il loehe)._ , , , , , lavigne — A Montréal, le 27, K 89 ans.; divise leur coeur, les sépare les uns Mme Frédéric Lavigne (Judith Counsel- ! autres et les éloigne du toit ^LEBLANC - A Montréal, le 24, Mme j domestique; elle empoisonne leur Léopold Leblanc (Jeanne Caiyé).j félicité juvénile et, nommage «pi- (DU^MarTiiL MOQtr*‘1' 1# 26’ 8r Mircl! rituel, grave entre tous, elle devient lsclerc — A Montréal, le 25, a 58 pour eux un scandale moral, ans, Slgefrold Leclerc, époux d'OUvlne Que ,je blessures aux âmes de Charbonneau LAMARBRE — A Montréal, le 26.à 4 de sacrement, intimement uni a l’amour du Rédempteur et à l’oeuvre de la Rédemption, il ne peut être et s’affirmer qu’indissoluble et perpétuel.Cette loi apparaîtra comme une Ciné-guide perpétuel (Par M.l’abbé E.Brault, de Sherbrooke) Que vous preniez votre repas au restaurant ou à la maison, vous aimez bien qu’on vous serve une nourriture propre et saine.Quand il s’agit de la nourriture qui sera servie à vous-même ou à vos enfants, ne convient-il pas d’être aussi prudent?On vient de publier un Ciné-Gui-de qui vous est indispensable si vous voulez vous renseigner sur la valeur morale de tous les program- de l’homme qui s’enrôle de nouveau.Elle est remboursable si le soldat retourne à l’armée moins de six mois après sa libération.Cependant, i! y a ressemblance entre les règlements qui régissent l’octroi des indemnités de vêtements civils et les règlements qui s’appliquent aux allocations de retour à la vie civile, en ceci que les allocations de vêtements sont aussi accordées rtc nouveau à celui qui après avoir ! été réformé s’enrôle de nouveau et1 est réformé par la suite.oui; MEUBLEZ VOTRE ^ MAISON CHEZ a^ÛÜPONÎ Lis 4020 1ST STE-CATHERINE FR Os! COIN IfANN.C I : - ira:- r L'école pour les Japonais Lethbridge, Alberta, 28 (C.P.) —| Environ 600 enfants japonais trans- ; plantés du littoral du Pacifique avec leurs familles en-deçà des montagnes Rocheuses, ne pourront pas aller à l’école en septembre, à moins que les autorités fédérales ne prennent les mesures nécessaires pour leur assurer l’enseignement.M.Owen Williams, surintendant ans.Louis L»marbrf, époux d'Elisabeth Labadie.MONUMENTS Fondée Mae sjik I I Drum Manufacturier! de monument! WE.2640 J.Brunetltée ¦4 4485.Céte-de»-N«ige! Montréal CALENDRIER 8e MOIS AOUT 31 JOURS Pcmaln: SAMEDI 2!» AOUT 1942 Décollation dr S.Ican-Baptlste.Lever du soleil.5 h.17.Coucher du sole.l.6 h.44.Lever de la lune.8 h.51.Coucher de la lune.* h.Si*.Dernier quartier, le 3.a « n.4 m.du soir.Nouvelle Lune, le 11.à 9 h.28 m, du soir.Premier quartier, le 19.à 6 h 30 du matin Pleine lune, le 25.k 10 h.4* m.du iotr.Imprimés de deuil MIMCNTOS — IUMIRCU.MINTS Imprimé! «u «r»»**- aJgtn é«* prl» *f «pécim#** aur demanda.f ^’Imprimerie Populaire, Limitée 4S0.Notre-Dame e*t.Montrda» Tél.> BtUii 136» AOUT \94% Dim Lnn Mar Mf» Jen v*n Sam • M IJ » PO 19 © PLI 5 1 3 4 s 4 7 8 10 II 12 13 14 1S 17 18 19 20 21 22 24 2S 24 27 21 29 31 millions de jeunes! En nombre cjp 1'’^jbfcstation d un vigilant amour cas, quelles tristes et lamentables ; T13.fnje '?.ur*ou* 61
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